Le devoir, 31 juillet 1987, Page(s) complémentaire(s)
authentique le t'inife cuisine italienne et fruits de mer \ uv La*Ul Rés.: 66S-0780 Vol.LXXVIII — No 174 ?Ensoleillé avec passages nuageux.Max : 22.Détail page 7.Montréal, vendredi 31 juillet 1987 enteneur de Montreal métropolitain bO cents Cote Nord Gaspesie Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Mulroney rappelle la Chambre pour étudier une série de mesures draconiennes Ottawa déterminé à mettre un point au flot de l’immigration clandestine MANON CORNELLIER OTTAW A — Le premier ministre Brian Mulroney est revenu à la charge, hier, avec son intention de rappeler la Chambre.Cette fois, ce serait pour présenter de nouvelles mesures en matière d’immigration.À sa sortie d’une réunion du Cabinet tenue au lac Meech, hier matin, M.Mulroney a dit qu’il était inaccep- >**' #r j*Nis 40 morts à Mexico Un Boeing plein de chevaux s’écrase sur une autoroute PALO ALTO, Mexique (AFP) — Un quadrimoteur transportant des chevaux de course s’est écrasé hier sur une autoroute, près de Mexico, faisant quarante morts, une cinquantaine de blessés et endommageant une trentaine de véhicules dans une zone habitée de la grande banlieue de Mexico, selon un bilan provisoire de la Croix Rouge.L’accident s’est produit à Palo Alto, dans une region montagneuse située à près de 3,000 mètres d’altitude, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest du centre de Mexico, tandis qu’un violent orage tropical s’abattait sur la région métropolitaine.L’appareil, un Boeing 377 cargo quadrimoteur de la Compagnie Belice Air International datant de la fin des années quarante, s’est écrasé quelques minutes après avoir décollé de l’aéroport international de la capitale à 17h00 locales selon la tour de contrôle de Mexico.Avec à son bord une quinzaine de personnes et 18 chevaux de course, l’avion, qui se rendait à Miami, en Floride, s’est écrasé Voir page 10 : Boeing Photo AP Des sauveteurs alignent les corps des victimes de la tragédie aérienne survenue, hier, tout près de Mexico.table que des arrivants illégaux contournent le système et passent devant ceux qui utilisent les voies normales.Il est même allé jusqu’à dire que les 174 Indiens arrivés au début de juillet étaient en majorité des illégaux alors que leur cause n’a pas encore été entièrement entendue.Ce serait à la demande du ministre de l’Emploi et de l’Immigration Benoit Bouchard, et avec l’accord du Cabinet, qu’on aurait décidé de demander le rappel de la Chambre.Il ne s’agirait pas de ramener sur MARIE-CLAUDE DUCAS Un des deux Sri Lankais arrivés mardi dans les Territoires du Nord-Ouest pour demander le statut de réfugié a dû reconnaître, hier, qu’il est autorisé à résider au Danemark au moins jusqu’en 1991.Il possède le statut de réfugié dans ce pays.À leur départ du Sri Lanka, en décembre 1985, lui et son épouse, a-t-il dit, ont séjourné six mois en Inde avant de partir pour le Danemark, où ils sont demeurés un an.Il a toutefois affirmé avoir eu dès le fiébut l’intention de se rendre au Canada.Poopalarathnam Thigamparana-than, 29 ans, était interrogé hier à la table le projet de loi C-55 déposé le 5 mai dernier et dont le ministre de l’Emploi et de l’Immigration ne cesse de parler depuis l’arrivée de 174 Indiens sur la côte de la Nouvelle-Écosse au début de juillet.En fait, les nouvelles mesures modifieraient la loi actuelle d’immigration en vigueur depuis 1976 et constitueraient un sérieux serrement de vis de la part du Canada.Selon le ministre, il s’agit essentiellement de décourager l’immigration illégale et surtout les passeurs et organisateurs de voyages clandestins.Montréal par un officier de l’immigration, en présençe d’un arbitre et d’un conseiller qu’il a lui-même choisi.Sa femme enceinte, Malini Sellathurai, arrivée au Canada en même temps que lui et d'un autre requérant d’origine iranienne, doit être interrogée aujourd’hui.Poopalarat-nam s’exprime en Tamou-1 et a subi son interrogatoire en présence d’une interprète.Les trois passagers ont pris l’avion au Groënland pour se rendre aux Territoires du Nord-Ouest.L’Iranien, M.Mafoud Mafi, qui venait, lui, d’Allemagne, a été interrogé mercredi et son sort sera décidé plus tard.Le représentant du ministère de Voir page 10 : Réfugié Les propositions, présentées hier par le ministre Bouchard, sont très sévères : ¦ imposer des peines beaucoup plus lourdes aux passeurs et leurs complices, soit des amendes jusqu’à $ 500 000 et des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu'à 10 ans; ¦ détenir les arrivants qui ne sont pas munis des documents voulus jusqu’à ce que leur identité soit établie; ¦ refuser l’accès au processus de détermination du statut de réfugié à toute personne susceptible de constituer une menace à la sécurité et la détenir jusqu’à leur renvoi à l’extérieur du Canada; ¦ renvoyer une personne qui ne peut prouver le fondement de sa demande.Cette personne aura le droit de porter appel mais ne pourra pas rester au Canada en attendant d’etre entendue; ¦ garder au pays une personne dont la revendication a un fondement va labié.S’il est décidé qu’elle ne répond pas aux critères du statut de réfugié, elle pourra attendre au Canada que son appel soit entendu.S’il est rejeté, elle sera déportée; ¦ renvoi dans un tiers pays, après audition, des personnes qui peuvent l’être si des garanties pour leur sécurité sont obtenues.L’objectif : mettre fin à l'arrivée des immigrants clandestins en s’en prenant à ce qui apparaît être un réseau aux yeux du ministre.Le député conservateur Fernand Jourde-nais, me’mbre du comité permanent de l’Emploi et de l’Immigration, est d’accord pour agir avec sévérité envers les passeurs.Il souhaite cependant, qu’aucun vrai réfugié ne souffre de ces mesures.Mais à son avis, ce sont le système d’accueil des réfugiés et la politique d’immigration qui posent pro- Le Sri Lankais venu du froid a déjà le statut de réfugié au Danemark Selon un comité spécial du Sénat Le Canada, passoire du terrorisme international Le sénateur Jacques Flynn MARIE TISON OTTAWA ( PC) — Les structures que le gouvernement s’est donné pour combattre le terrorisme sont tellement vastes et complexes qu’elles ne peuvent fonctionner de façon raisonnable.C’est ce qu’a indiqué le Comité spécial du Sénat sur le terrorisme et la sécurité publique dans un rapport rendu public hier.« Il y a trop d’organisations qui sont impliquées, trop de potentiel pour du chevauchement, de la duplication d’efforts et des luttes internes », a indiqué le comité, présidé par le sénateur William Kelly.Il existe également un manque de collaboration entre les niveaux fédéral, provincial et municipal, et les procédures actuelles d’immigration sont inadéquates, a indiqué le comité.Le sénateur Kelly, d’Ontario, a .tenu à souligner que le terrorisme n’était plus un phénomène étranger au Canada.« Les incidents terroristes survenus au Canada ou dirigés contre des citoyens canadiens se sont accrus considérablement au cours des 25 dernières années, et cette tendance est appelée à se maintenir dans l’avenir prévisible », a-t-il dé claré.Voir page 10 : Passoire Une recette pour le chaos, s’écrient libéraux et conservateurs Le NPD retirera le Canada de l’OTAN et de NORAD MARIE TISON OTTAWA (PC) — Un gouvernement néo-démocrate retirerait les troupes canadiennes d’Europe et affecterait toutes les ressources militaires à la défense du Canada.Le critique néo-démocrate en matière de défense Derek Blackburn a explicité hier la politique de défense du NPD dans un document de 19 pages.Intitulé « Souveraineté, sécurité et défense du Canada », le document se veut une réponse au Livre blanc sur la défense déposé par le ministre de la Défense nationale Perrin Beatty, le 5 juin dernier.Le document néo-démocrate a eu un impact considérable à Ottawa, à en juger par la réaction des libéraux et des conservateurs.Le critique li-•béral en matière de défense Douglas Frith s’est déplacé pour donner ses commentaires, le premier ministre Brian Mulroney s’est arrêté pour commenter le document et le ministre Beatty a convoqué en catastrophe une conférence de presse pour y répliquer.Pour les libéraux, il s’agit d’une recette pour le chaos et le désordre, pour les conservateurs, un devoir d’écolier.Le NPD voudrait que le Canada se retire de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord) et de NORAD, et qu’il négocie de nouvelles ententes avec les Etats-Unis et ses alliés européens.M.Blackburn a expliqué que son parti avait été un partisan de l’OTAN au lendemain de la Seconde guerre mondiale, alors qu’il était nécessaire de contribuer à la défense d’une Europe ravagée par la guerre.Les pays européens ont maintenant rebâti leur économie et sont capables de se défendre, a-t-il ajouté.Le Canada doit retirer graduellement ses forces d’Europe, après consultation avec ses alliés, a soutenu le critique néo-démocrate.Voir page 10: NPD i WM Les trois députés nouvellement élus du NPD étaient à Ottawa, hier.A l'avant-plan, Marion Dehar, d’Hamilton Mountain, Rod Murphy, whip du parti, John Harris, de Saint-Jean Est et Audrey McLaughlin, du Yukon.blême, et qui provoquent des situations similaire à celle des 174 réfugiés Sikhs.Une semaine après la fin de la dernière session, dans une tentative pour bousculer le Sénat, le gouver- Volr page 10 : Ottawa Le ministre Bouchard était songeur, hier, à la suite de la réunion du lac Meech.AUJOURD’HUI GOLFE PERSIQUE Washington, Londres et Paris procèdent à des consultations sur les problèmes de navigation dans le Golfe.Page 4 SRI LANKA Plus de 3,000 soldats indiens ont été déployés dans le nord du Sri Lanka pour faire respecter l'accord de cessez-le-feu entre Colombo et les séparatistes tamouls.Page 4 HAUSSE DU TAUX DESCOMPTE La Banque du Canada a haussé hier son taux d'escompte de 8.76 % à 9.22 %.Cette hausse de près d'un demi-point est la plus importante depuis avril 1986 Page 5 LA MAISON SNC BIENTÔT PRÊTE La construction de la Place Félix-Martin, futur siège social du Groupe SNC, sera terminée à temps pour que la société d'ingénierie-construction y emménage dès janvier 1988.Le dernier coulage de béton a eu lieu hier.Page 6 ^fiencieu* LES ESPRITS les moins originaux se voient surtout chez les esprits doués d'une mémoire prodigieuse.U Quel mal y a-t-il à oublier les morts, si au temps qu'ils vivaient on les ignorait ?¦ Prier les saints, c'est exiger d’eux qu'ils fassent du lob-.bying auprès de Dieu.— ALBERT BRIE Câblosélecteur /.MITSUBISHI La STÉRÉO est au son.ce que la COULEUR est à l’image.Télécouleur 20" Stéréo (GS -12H) Vidéo HO Stéréo Hi-Fi (hs-411) 8390 ST HUBERT (sud de Métropolitain) 388-4777 / 388-1122 SERVICE 783 MISTRAL (coin 8250 St-Hubert) 271-1732 Transformez votre univers : 10 B Le Devoir, vendredi 31 juillet 1987 Le merveilleux monde de la poste à l’horizon de 1992 On achètera ses timbres chez Provigo et on recevra son courrier dans la journée CAROLE BEAULIEU D’ici 1992, le réseau canadien des postes aura bien changé, s'il faut en croire le plan quinquennal rendu public hier par la Société canadienne des postes.Provigo vendra peut-être des timbres, les lettres arriveront le même jour à destination, des milliers de Canadiens recevront leur courrier dans des « superboîtes », de nouvelles machines liront les adresses écrites à la main — accélérant d’autant la livraison — et la majorité des employés qui serviront le public au comptoir ne porteront plus les couleurs de la Société canadienne des postes.À plus court terme, il en coûtera un cent de plus le 1er janvier 1988 pour poster une lettre au Canada, indique aussi le rapport.« Il y a très peu de chances que d’ici dix ans, si vous vous présentez à un comptoir, ce soit un employé des postes qui vous serve », a confirmé hier au DEVOIR le vice-président aux communications de la Société, M.André Villeneuve.« La Société va se retirer presque entièrement des services au comptoir pour se concentrer sur la distribution».Selon M.Villeneuve il est plus « normal » que le personnel effectuant des tâches non spécialisées soit rémunéré au taux du marché — près de $ 6 de l’heure — plutôt qu’au taux de $ 13 actuellement consenti aux syndiqués des Postes.D’ici dix ans, dit-il, 6,000 des 18,000 points de vente de la Société appartiendront à des détaillants du secteur privé, dépanneurs, pharmacies, librairies etc.Le plan général 1987-88/1991-92, rendu public hier, confirme que la Société des Postes n’a nullement l’in- SUITES DE LA PREMIERE PAGE + NPD Le Parti conservateur a déjà commencé à agir en ce sens en modifiant son engagement envers la Norvège, a-t-il souligné.La présence canadienne en Europe est coûteuse, plus d’un milliard de dollars, et surtout symbolique, a soutenu M.Blenkarn.« Le Canada doit promouvoir la stabilité et commencer pour cela en apportant une contribution sérieuse à sa propre défense, a-t-il indiqué.Il devrait baser ses troupes chez lui et faire servir l’argent économisé à améliorer son matériel, le délai de son entrée en action et son efficacité ».« Il est temps que le Canada prenne en charge ses obligations en matière de sécurité à titre de partenaire distinct mais égal dans la défense de l’Amérique du Nord », a-t-il ajouté.Le Canada, selon lui, pourrait collaborer étroitement avec les Etats-Unis en lui garantissant un « avertissement hâtif » de toute attaque nucléaire de la part de l’Union soviétique.Afin d’assurer la surveillance du territoire canadien, le gouvernement devra faire plusieurs acquisitions: commander deux nouveaux lots de six frégates, de nouveaux hélicoptères, des capteurs sous-marins, des avions de patrouille et des balayeurs de mines.Le NPD prévoit un budget militaire qui ne représenterait que de 50 à 60 pour cent du budget prévu dans le Livre blanc de plus de $183 milliards.Les économies seraient réalisées en ramenant les troupes canadiennes d’Europe et en n’achetant pas les sous-marins nucléaires préconisés par Perrin Beatty.Ces sous-marins sont particulièrement coûteux, et l’emploi du combustible nucléaire à des fins militaires ne cadre pas avec l’appui du Canada au principe de non-prolifération nucléaire, a déclaré M.Blenkarn.Le NPD préconise plutôt l’achat de nouveaux sous-marins diesel-électriques.Le premier ministre Mulroney a qualifié d’inacceptables les propositions des néo-démocrates.« Nous ne sommes pas un pays neutre, et ce gouvernement s’est engagé à accroître nos obligations envers l’OTAN et NORAD parce que nous croyons à la sécurité collective et à la valeur de la défense occidentale, a-t-il déclaré.A un moment approprié les Canadiens jugeront cette politique, et je crois qu’elle sera rejetée substantiellement ».Le ministre Beatty a été particulièrement véhément dans sa critique du document néo-démocrate, une réponse à son propre Livre blanc.« C’est écrit comme une recherche d’écolier», a-t-il lancé.Il a soutenu qu’il serait extrêmement coûteux pour le Canada d’essayer de défendre seul son territoire.En outre, son retrait de l’OTAN et de NORAD lui ferait perdre de l’influence mondiale et endommagerait ses relations diplomatiques avec ses alliés.- M.Beatty a déclaré qu’il se devait de réagir au document néo-démocrate parce qu’il s’agissait de propositions dangereuses qui auraient de graves implications pour le Canada.Les libéraux se sont également empressés de réagir à la politique néo-démocrate.Le critique Douglas Frith a qualifié cette politique de dangereuse.tention de reculer sur ses projets de privatisation qui, dit-elle, peuvent seuls lui permettre d’atteindre ses objectifs de rentabilité et d’amélioration du service.La Société, dont le déficit est encore de $ 132 millions, compte atteindre l’auto-suffisance en 1988-89.Le ministre des Postes, Harvie Andre, a dit oui au plan.Elle prévoit enregistrer un profit de $ 77 millions à la fin de l’année fiscale 1991-92.Le gouvernement du Canada cessera, à compter de mars 1989, de subventionner la Société.Pour atteindre ses objectifs, la Société préconise un vaste programme de rationnalisation de ses équipements, l’intensification de son partenariat avec l’entreprise privée et la réduction de ses coûts de personnel.Dans cinq ans, 1,3 million de nouvelles « superboîtes » apparaîtront dans les rues du Canada.D’ici la fin « Nous aurons un Canada neutre et isolé, a-t-il soutenu.C’est la recette pour le chaos et le désordre ».+ Réfugié l’Immigration, M.Marcel Lévesque, a recommandé que Poopalaratnam soit détenu en raison de sérieux doutes sur sa crédibilité.L’arbitre Clifford Fox doit rendre sa décision aujourd’hui après avoir entendu l’épouse de Poopalaratnam.Celui-ci, qui, à son arrivée à Iqaluit (anciennement Frobisher Bay), s’était d’abord présenté sous le nom de Ratnam Nathan, a admis hier avoir alors menti aux officiers de l’immigration sur plusieurs points « parce qu’il avait peur d’être renvoyé ».Il prétendait entre autres qu’il avait quitté le Sri Lanka le 20 juillet 1987 pour passer par le Pakistan, la Finlande et l’U.R.S.S avant d’arriver au Canada.Il a aussi menti sur sa date de naissance.L’interrogatoire d’hier s’est d’ailleurs souvent déroulé à coup d’affirmations bientôt suivies de démentis, lorsque des contradictions trop flagrantes étaient mises en évidence par l'arbitre ou l’agent de l’immigration.Vers le milieu de son interrogatoire Poopalaratna Thiganparana-than a déclaré : « J’ai menti, mais je veux maintenant dire la vérité.À partir de maintenant, ce que je dis est vrai».Ainsi, Poopalaratnam a d’abord prétendu qu’il ne possédait absolument aucun document d’identité à son départ du Danemark.Lorsque l’officier de l’immigration, M.Marcel Lévesque, lui a présenté divers papiers qu’on avait retrouvés, réduits en pièces, dans les toilettes de l’avion qui les a transportés du Groënland à Iqaluit, celui-ci a d’abord nié avoir eu ces documents avec lui.Mais plus tard, il a admis les avoir détruits.Les papiers en question comprenaient une carte d’identité du Danemark, valide jusqu’en 1991, stipulant que Poopalaratnam a le statut de réfugié, une enveloppe ayant contenu un passeport étranger, un visa de touriste canadien, et enfin une carte de débarquement sur laquelle était inscrite une adresse canadienne sous le nom de Ratnam Nathan.De même, Poopalaratnam a d’abord démenti avoir versé de l’argent à un passeur pour obtenir l’aide et les papiers nécessaires, comme il l’avait déclaré à son arrivée à Iqaluit.Mais en cours d’interrogatoire, il a admis avoir versé l’équivalent de $ 13,500 pour lui et son épouse avant se rendre au Danemark, puis $ 2000 avant de partir pour le Canada.C'est le passeur en question, a-t-il dit, qui leur a recommandé de mentir, de ne pas donner leur vrai nom et de détruire tout papier d’identité, en leur disant qu’autrement ils couraient le risque d’être renvoyés dans leur pays.Lorsqu’il s’est vu demander pourquoi il avait quitté le Danemark alors qu’il avait le droit d’y séjourner, Poopalaratnam a répondu qu’il ne s’y sentait pas bien, qu’il avait de la difficulté à apprendre la langue et qu’il ne voyait aucun avenir pour lui dans ce pays.Il ne s’est pas trouvé d’emploi au Danemark, mais recevait une allocation de bien-être social équivalent à $ 400 US par mois.« Comment pouvons-nous faire confiance à quelqu’un qui quitte délibérément un pays libre comme le Danemark, et qui ment de la sorte », a dit M.Lévesque en émettant sa recommendation de détention.«Je n’arrive pas à le croire lorsqu’il dit qu’il a menti parce qu'il était effrayé.Il est venu au Canada pour des raisons économiques seulement».M.Lévesque a en outre précisé qu’il avait téléphoné le matin même à l’ambassade canadienne à Copenhague, où on lui avait affirmé que de l’année, quelque 400,000 adresses postales seront desservies par ces superboîtes controversées.Des milliers de Canadiens ne verront jamais le facteur à leur porte.Plusieurs centaines de bureaux de poste ruraux seront fermés et remplacés par « d’autres alternatives », précise M.Villeneuve.Ces « alternatives » seront une franchise ou un centre communautaire postal, plus adaptés, affirme M.Villeneuve « aux besoins de la clientèle ».Les régions affectées bénéficieront d’un préavis de 90 jours.Les centres communautaires postaux sont « des structures entièrement éclairées avec plancher chauffé, abrités et pourvus de murs de verre trempé entourant un noyau central constitué de boites postales individuelles et de distributrices de timbres », peut-on lire dans le document de la Société.Aucun personnel n’y travaille.Un tel centre communautaire existe déjà à Amber-wood, près d’Ottawa et « a reçu un très bon accueil », affirme M.Ville-neuve.D’ici dix ans, 6,000 des 18,000 succursales de la Société seront des franchises, a déclaré hier M.Ville-neuve.Trois de ces franchises sont déjà en opération et « le taux de satisfaction est très élevé », ajoute-t-il.« Les bureaux de poste, souvent construits dans les centre-ville, sont trop éloignés des lieux où les gens font désormais leurs courses.Nous voulons rapprocher les points de vente des citoyens».La première franchise a été vendue en mars à une pharmacie de Toronto.Deux autres ont été vendues à une pharmacie de Winnipeg et à l’Université de Western Ontario.Une franchise devrait ouvrir au Québec Poopalarathnam et son épouse pourraient regagner le Danemark sans être inquiétés.Le conseiller choisi par les deux Sri Lankais, le révérend Francis Xavier, un pasteur anglican lui-même d’origine srilankaise, s’est pour sa part livré à un plaidoyer en faveur de son client.« Mon client est un homme loyal, sincère, il a menti parce qu’il avait peur, a-t-il dit.Il en est désolé ».Le révérend Xavier a par ailleurs affirmé que son client avait été détenu à au moins deux reprise dans son pays, et persécuté.L’arbitre, M.Clifford Fox, a déclaré en interview que le scénario d’aujourd’hui était fréquent, et qu’il n’était pas rare d’entendre de telles contradicitions de la part d’un requérant au statut de réfugié.Il a ajouté qu’il pensait tout de même « avoir une bonne idée de la vraie situa* tion ».M.Mafoud Mafi, l’Iranien interrogé mercredi, n’avait pour sa part eu aucune réticence à avouer qu’il avait le droit de demeurer en Allemagne après qu’on eût découvert son passeport dans son soulier.Il a déclaré que même là, sa vie était désormais en danger.Mafi prétend faire partie d’une organisation anti-khomeiniste, qui aurait d’ailleurs des ramifications au Canada, et être sur une « liste noire » envoyée à l’ambassade iranienne en Allemgne.Selon la loi actuelle, les requérants au statut de réfugié, qu’on décide ou non de les détenir, doivent ensuite subir un interrogatoire sous serment, puis passer devant le Comité consultatif du statut de réfugié (CCSR) où il est possible qu’on accepte leur demande.Dans le cas d’un refus d’autres recours sont encore possibles.Ces procédures peuvent prendre plusieurs années.Sous la nouvelle loi planifiée par le gouvernement fédéral (C-55), les procédures seraient abrégées et accélérées.Par ailleurs, le gouvernement fédéral redouble d’efforts pour obtenir des indemnités de la part des compagnies aériennes, pour la plupart européennes, qui transportent des réfugiés.En effet, en vertu de la loi canadienne, les transporteurs doivent payer les frais de détention des personnes qui réclament le statut de réfugié, quelle que soit la durée de cette détention.Depuis janivier 1984, les sociétés concernées ont cessé de s’acquitter des frais, trouvant cette mesure « punitive et injuste ».+ Passoire Le comité sénatorial a réclamé une refonte des méthodes employées par le gouvernement dans sa lutte contre le terrorisme.Les sénateurs ont recommandé au gouvernement de regrouper tous les « centres de gestion des crises » des différents ministères au bureau du Conseil privé, les assujettissant du même coup au contrôle direct du ca* binet.Le comité considère qu’au moins six de ces centres sont de trop.Les sénateurs ont accordé une grande importance au problème des procédures d’immigration.« Notre régime de réception des immigrants et des réfugiés est très facile à contourner, a déclaré en conférence de presse hier le sénateur Jacques Flynn, membre du comité.Nos règlements d’immigration sont une passoire à bien des égards, et les terroristes peuvent se faufiler parmi les immigrants et les personnes qui réclament le statut de réfugiés ».Le comité a expliqué que les procédures d’immigration canadienne avaient été formulées à une période de temps beaucoup plus innocente, avant l’escalade du terrorisme mondial.Il s’est inquiété plus particulièrement du nombre de revues et de procédures d’appel auxquels peuvent « d’ici la fin de Tannée fiscale » Selon M.Villeneuve, des entreprises privées comme Shoppers Drug Mart sont prêtes à payer jusqu’à plus de $80,000 pour obtenir une telle franchise « qui augmente l’achalandage» Le plan quinquennal précise que la Société compte réduire ses coûts de personnel de 7,710 années-personnes.Réduire d’une « année-personne », dans le jargon de la Société, ne veut pas nécessairement dire fermer un poste.En réduisant, par exemple, le temps supplémentaire ou l’embauche d’employés temporàires, la Société réduit son nombre d’années-personnes.La sécurité d’emploi est un enjeu majeur pour le Syndicat des postiers qui voit dans les franchises une façon de faire perdre aux Canadiens des centaines d’emplois bien payés en échange d’emplois au salaire minimum.Dans une entrevue téléphonique accordée hier au DEVOIR, le président du Syndicat des postiers, M.Jean-Claude Parrot, a affirmé que le Syndicat allait s’opposer au projet.Selon la Société, le franchisage n’entraînera pas de mises à pied massive mais se fera plutôt par attritions Les salaires et les avantages sociaux représentent 71 % des dépenses totales de la Société.La Société affirme dans son plan quinquennal que les travailleurs des Postes doivent « se montrer disposés à s’occuper du courrier au moment et à l’endroit où il faut le faire.» La Société affirme que tous ces programmes, ajoutés à de nouveaux investissements au plan technologique et organisationnel, lui permettront d’améliorer de 27 % l’efficacité de ses services de livraison.recourir les immigrants qui sont refusés.« Nos procédures d’immigration semblent être sur le point de s’effondrer sous la pression du nombre actuel de demandes d’entrée », ont soutenu les sénateurs.Le comité craint tout particulièrement qu’il soit devenu impossible d’agir rapidement et efficacement pour identifier, expulser, détenir ou refuser l’entrée aux criminels et terroristes.Le comité a recommandé d’apporter des changements aux règlements régissant les visas de transit, et d’amener les transporteurs internationaux à assumer une plus grande responsabilité dans la vérification des documents nécessaires à l’entrée au Canada.Les sénateurs ont jugé par ailleurs que les lois fédérales existantes, avec quelques modifications, constituaient une base efficace dans la lutte au terrorisme.Ils se sont opposes à l’adoption d’un train de mesures spéciales anti-terroristes.+ Ottawa nement avait fait savoir qu’il voulait rappeler les députés pour adopter deux projets de loi sur le transport et un autre sur la protection des découvertes pharmaceutiques.On veut cette fois ajouter à la liste la question de l’immigration.Le président de la Chambre, John Fraser, avait alors refusé et avait exigé que le vice-premier ministre Don Mazankowski s’entende avec les sénateurs.Ces derniers avaient acceptés d’étudier les projets cet été et de boucler le processus le 14 août.Si le parlement est rappelé, ce ne pourrait pas être avant le 9 août, ce qui fait que les délibérations de la Chambre ne seraient devancées que d’une dizaine de jours au maximum.Et encore faut-il que le président de la Chambre accepte de rappeler les députés.En fin d’après-midi hier, il n’avait toujours pas reçu de demande officielle en ce sens.De plus, selon un fonctionnaire, on demande le rappel alors que les propositions législatives qu’on veut soumettre en matière d’immigration ne sont pas encore écrites.L’opposition tant libérale que néodémocrate a refusé de commenter les mesures proposées par M.Bouchard.Dans les deux cas, on préfère attendre le projet de loi avant de se prononcer.Par contre, le libéral Herb Gray et le néo-démocrate Dan Heap se sont interrogés sur l’urgence de la question.Selon M.Gray, le gouvernement a entre les mains trois rapports et aurait pu agir depuis déjà trois ans.Peu de temps après, M.Heap ajoutait: « Depuis trois ans, Je gouvernement n’a rien fait.Il a attendu jusqu’au 5 mai dernier pour présenter le projet de loi C-55 et n’a accordé que quelques heures de débat le 18 mai.Mais voilà que tout à coup, on a affaire à une urgence et qu’il faut rappeler la Chambre à grand frais».Les deux partis seront cependant présents si les députés sont appelés à siéger en août.Le ministre a dit espérer leur collaboration, l’opposition, quant à elle, attend de voir le texte.Selon certains, la décision d’introduire un nouveau projet est en quelque sorte un aveu d’échec de la part du gouvernement.Pour demander l’adoption accélérée du projet C-55, il lui faudrait l’unanimité de la Chambre.Mais ce projet soulève la critique de députés des trois partis ainsi que d’une série d’organismes humanitaires canadiens et internationaux.Les conservateurs Jim Hawkes, Fernand Jourdenais et John Oostrom exigent des amendements et ne peuvent accepter le projet tel que présenté.Meme chose chez tous les libéraux et tous les néo-démocrates.Washington est accusé d’encourager les Tatars MOSCOU (AFP) — L’Union soviétique a officiellement mis en cause hier les États-Unis dans l’affaire des Tatars de Crimée en accusant « certains de ses diplomates » en poste à Moscou d’entretenir des liens avec les contestataires et de les « inciter à des actes illégaux », se livrant ainsi à des « ingérences dans les affaires intérieures de l’URSS ».Des « représentations orales » ont été faites à ce sujet par le ministère soviétique des Affaires étrangères (MID) à M.Mark Ramee, chargé d’affaires par intérim de l’ambassade des États-Unis, a indiqué l’agence officielle TASS.En même temps, les autorités ont durci leur attitude à l’égard des Tatars en les menaçant de mesures répressives s’ils poursuivaient leur mouvement de protestation à Moscou.Plus d’un millier de Tatars se trouvent dans la capitale, réclamant le droit pour leur peuple — chassé de Crimée en 1944 par Staline — de retourner vivre sur les bords de la Mer Noire.Après avoir toléré pendant une semaine plusieurs sit-in aux abords de la Place Rouge et un grand rassemblement mardi dans le parc d’Ismaîlovo, dans la banlieue Nord-Est de Moscou, la police a interdit hier matin la tenue d’une manifestation de Tatars devant le siège de TASS.Selon l’agence, « l’ambassade des États-Unis a été mise au courant des informations dont dispose la partie soviétique, selon lesquelles certains membres de l’ambassade ont établi des contacts avec les plus extrémistes des représentants des Tatars de Crimée ».Le MID a accusé ces diplomates de tenter d’« inciter » les Tatars de Crimée à des manifestations « nationalis- tes » et « anti sociales ».De telles activités « n’entrent pas dans le cadre des fonctions diplomatiques habituelles », a souligné le MID.La partie soviétique a demandé à l’ambassade des États-Unis de « prendre toutes les mesures nécessaires afin d’exclure tout acte d’ingérence dans les affaires intérieures de l’URSS », a indiqué TASS.Parmi les diplomates américains mis en cause, seul a été cité le nom de M.Shaun Byrnes, l’un des premiers secrétaires de l’ambassade, chargé de la politique intérieure soviétique.Selon TASS, M.Byrnes aurait été « le plus actif dans cette affaire » et aurait eu des « rencontres à des fins de conspiration avec des éléments extrémistes».Pour étayer ces accusations, la télévision soviétique a diffusé hier soir dans son principal bulletin d’informations, Vremia (Le Temps), trois photos montrant M.Byrnes en compagnie de chefs de file du mouvement ta-tar.Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’ambassade des États-Unis a qualifié ces accusations d’absurdes : « Le fait que les diplomates américains aient des contacts avec divers citoyens soviétiques n’a rien d’illégal (.) La plainte soviétique montre que la glasnost (transparence) a ses limites et n’est pas comprise par tout le monde » à Moscou, a-t-il déclaré.L’agence TASS a d’autre part fait état de l’« indignation » des moscovites devant les actions des Tatars « troublant Tordre public ».Elle a annoncé que la municipalité de Moscou avait de ce fait accordé des « pouvoirs supplémentaires » aux organes chargés du maintien de Tordre et de la discipline.Six autres paysans massacrés Haïti : la grève est massivement suivie PORT-AU-PRINCE (AFP) - Le mot d’ordre de grève générale lancée par l’opposition haïtienne contre le Conseil national de gouvernement (CNG) a été massivement suivi dans le plus grand calme hier à Port-au-Prince et dans les villes de province du pays sauf au Cap-haïtien, deuxième ville de la république caraïbe.Ce mot d’ordre avait été lancé mercredi soir par le comité des 57 (organisations et groupements politiques opposes au CNG) qui bénéficie du soutien de la base de l’église catholique pour obtenir le départ du CNG après un incident sanglant au cours duquel un groupe de soldats avait tiré sur une manifestation pacifique, faisant 8 morts et 15 blessés par balle.À Port-au-Prince, les commerces avaient fermé leurs portes et les transports publics, les fameux « tap tap », étaient inexistants, alors que le centre-ville commercial, visiblement traumatisé par les évènements de mercredi, était très peu animé.Au parc industriel de Port-au-Prince, la présence salariale atteignait cependant 60 a 70 % dans les usines de sous-traitance comme a pu le constater l’AFP.« Les ouvriers sont venus a pied », a déclaré un responsable.Aux Gonai-ves, à Jacmel, aux Cayes, à Jérémie, à Port-de-Paix, la grève a également été très largement suivie.Au Cap-Haïtien, les activités étaient cependant normales alors que des patrouilles militaires en armes étaient nombreuses.Des sources proches de l’opposition indiquent que la grève serait reconduite aujourd’hui et que les journées de demain et dimanche seraient consacrées au « ravitaillement » et à une pause comme cela s’était passé les semaines précédentes.De son côte, le « konakom » (comité national du congrès des mouvements démocratiques), principale organisation du « comité des 57 », a accusé le CNG, dans une lettre à la communauté internationale rendue publique hier, de « créer un climat de terreur dans le pays».Pour sa part, le Parti démocrate chrétien haïtien » (PDCH) du pasteur Sylvio Claude a indiqué dans un communiqué que des rafales ont été tirées contre le siège du parti au centre de Port-au-Prince, au Champs de Mars, dans la nuit de mercredi à hier.Sept stations de radios de la capitale haïtienne ont été mitraillées par des commandos armés non identifiés dans la nuit de mercredi à hier, rap-pelle-t-on à Port-au-Prince.Certains témoins ont aperçu parmi les tireurs qui circulaient en voiture des individus portant des uniformes vert oliye.À propos de la grève, le secrétaire d’État haïtien de l’Information, M.Pierre Robert Auguste, a déclaré à Radio-Lumière qu’elle signifiait perte d’emplois et affaiblissement économique pour le pays mais qu’elle n’aboutirait pas à un changement politique.« Le changement politique peut être obtenu seulement par des élections», a-t-il déclaré.Par ailleurs, six paysans ont été tués à coup de machettes à l’île de la Gonaive mercredi au cours d’une bataille rangée entre paysans, a annoncé hier Radio Antilles International citant son correspondant dans l’île, la plus importante des îles adjacentes d’Haïti, située dans le golfe de Port-au-Prince.Un litige terrien concernant l’exploitation de charbon de bois est à l’origine de ce conflit entre les paysans de Gros Mangle et ceux de la Source, a indiqué le correspondant qui a précisé que des militaires avaient tenté en vain de réconcilier les deux communautés.Le bilan de 6 morts et de 9 blessés graves pourrait cependant être plus important, une autre source citée par la radio faisant état de neuf morts possibles, certains paysans ayant été jetés à la mer par leurs rivaux.Le massacre de plusieurs dizaines de paysans appuyés par des anciens « Tontons Macoutes » (miliciens du régime Duvalier) et encadrés par un mouvement de laïcs s’est produit le 23 juillet et les jours suivants dans le nord-ouest d’Haïti a Jean Rabel.+ Boeing sur l’autoroute Mexico-Toluca, l’un des principaux axes du pays, endommageant une trentaine de véhicules dans sa chute ainsi que plusieurs bâtiments.Parmi les victimes figurent les occupants de l’appareil, sauf le pilote et le co pilote qui ont survécu, de nombreux conducteurs et passagers de véhicules carbonisés ou décapités par l’avion, selon la Croix-Rouge.De violents incendies se sont déclarés lors de la catastrophe.Les secours par hélicoptères ont été considérablement perturbés par la fumée et la pluie diluvienne.L’appareil a heurté dans sa chute plusieurs maisons ainsi qu’un immeuble de trois étages.Il a terminé sa course en flammes, passant sous un pont de l’autoroute avant de s’immobiliser à une quarantaine de mètres d’une station essence contenant près de 100,000 litres de carburant, selon l’envoyé spécial de l’AFP.Des débris de l’appareil ont été dispersés jusqu’à près d’un kilomètre à la ronde.Un élément de moteur de l’appareil a été retrouvé dans une boulangerie.A 20h30 locales, à la nuit tombante, les secouristes tentaient encore de dégager des corps des véhicules calcinés et le trafic était toujours interrompu sur l’autoroute.P [ nt ï iF»
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