Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le devoir, 1987-09-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
_ dOutremont ft”** Un coup d'oeil abordable fl£\a * sur la gastronomie ** * Ou ran tout lot |ourt 1030, rue Laurier ouest, 279 7355 Vol.LXXVIII — No 205 *• Ensoleillé.Max.: 24.Demain: ensoleillé .Détail page B-8.Montréal, samedi 5 septembre 1 987 3 CAHIERS—$1.00 AUJOURD’HUI BURUNDI La situation reste confuse au Burundi à la suite du coup d’État de jeudi.Page A-6 MISSION DE PAIX Le secrétaire général des Nations Unies, M.Javier Perez de Cuellar, entreprend la semaine prochaine une mission de paix en Iran et en Irak.Page A-7 DES NOUVELLES DE LA FAMILLE Un florilège de nouvelles par 22 écrivains francophones.Un petit sommet littéraire en soi, aux Éditions l’Instant même.Page C-7.SOL DE RETOUR À MONTRÉAL | Marc Favreau chasse les mots comme des papillons, et réussit des croisements dignes d'un entomologiste délirant.Après cinq ans d’absence, il nous revient au Théâtre Arlequin.Page C-1.K.ARMITAGE: LES POINTES D’ÉROS Elle danse sur une musique punk, et sur pointes avec ça ! Très érotique, dit-elle.Mathieu Albert l’a rencontrée à New York.Page C-1.Le développement du tiers monde est devenu la priorité de la Francophonie ¦ ¦ ¦ Le président français, François Mitterrand, dien Brian Mulronoy à l’issue du Sommet.et le premier ministre cana- MICHEL VASTEL QUÉBEC — Après les problèmes existentiels et de plomberie, le groupe des 41 États et gouvernements ayant en commun l’usage du français a passé hier à une nouvelle priorité: celle du développement.« Ces préoccupations et les objectifs que nous poursuivons ne sont d’ailleurs pas étrangers à la tenue successive au Canada du Sommet de Québec, de la rencontre du Commonwealth à Vancouver dans quelques semaines et du Sommet des sept pays les plus industrialisés, à Toronto en juin prochain, a précisé le premier ministre Brian Mulroney.Le Canada s’y emploiera à se faire l’interprète des difficultés pressantes des pays en développement et à contribuer, dans la mesure de ses moyens, à y apporter une solution ».Le président français François Mitterrand a pour sa part confirmé qu’après avoir été « un projet lentement mûri pendant dix ans, la Francophonie se met en marché .et l’intérêt porté aux problèmes du développement, particulièrement sur ce continent, c’est une sorte de novation que nous avons fortement ressentie ici; après son élément d’abord culturel, le problème du développement devient en quelque sorte notre nouvelle priorité».Et comme pour concrétiser cet engagement, le comité de suivi du Sommet de Québec, qui préparera pendant 18 mois celui de Dakar au Sénégal, a décidé d’étudier la proposition du premier ministre Robert Bourassa de lier le remboursement de la dette des pays les plus pauvres Le niveau le plus bas depuis 1982 Le taux de chômage à 8.8 % OTTAWA (PC) — Le taux de chômage canadien est descendu à 8.8 % en août, une première depuis 1982, comparativement à 9.1 % en juillet et 8.9 % le mois précédent, a annoncé Statistique Canada vendredi à Ottawa.Quelque 1,102,000 Canadiens étaient sans travail en août, le nombre des travailleurs augmentant tout de même de 56,000 par rapport à juillet.Mis à part le mois de juillet, l’emploi est en hausse depuis août 1986.La hausse de l’emploi du mois dernier a surtout touché les 25 ans et Affichage : Québec dépose son mémoire à la Cour suprême MICHEL C.AUGER Le gouvernement Bourassa défendra la validité de toutes les dispositions de la loi 101 sur l’affichage devant la Cour suprême du Canada, à la mi-novembre.Dans son mémoire déposé hier devant la Cour suprême, le Procureur général du Québec estime que la liberté d’expression garantie par les Chartes canadienne et québécoise doit avoir des composantes à la fois linguistiques et commerciales pour avoir préséance sur la loi 101.Un groupe de commerçants, appuyé par Alliance-Québec, conteste les dispositions de la Charte de la langue française qui imposent l’unilinguisme français dans l’affichage public et commercial, les estimant contraires à la liberté d’expression garantie dans les deux chartes.Il s’agit de la même défense qu’avait adoptée le gouvernement du Parti québécois en première instance, pour ensuite être reprise par Voir page A-12 : L’affichage Appauvri et isolé, le Vietnam veut convaincre de son propre glasonost CAROLE BEAULIEU QUÉBEC — Glasnost en vietnamien ça s’écrit coi moi, ouverture.Ca se dit aussi mo cuie, transparence.Et ça se disait souvent cette semaine au troisième étage du Château Frontenac.Au Sommet de Québec, la délégation vietnamienne a pratiqué une agressive politique d’ouverture.Elle ne faisait pas qu’acquiescer aux demandes d’entrevues.Elle en sollicitait, répondant avec une franchise surprenante à des questions encore hier taboues, notamment en matière économique.Les délégués vietnamiens au Sommet francophone ne se sont pas fait prier pour tracer sur les deux syl- labes du mo cuie, les curieux accents d’une langue qui depuis peu se remet à vouloir parler «investissements* et «contacts avec l’étranger«.« Oui, oui, nous avons la glasnost », opine joyeusement le no 2 du régime vietnamien, M.Nguyen Huu Tho, lors d’une entrevue accordée au DEVOIR.« Nous avons fait des erreurs, surtout dans la gestion », a ainsi admis M.Huu Tho, vice-président du Conseil d’État.« Nous le reconnaissons et voulons les corriger.» Pendant la guerre, a expliqué le septuagénaire aux cheveux blancs, le Nord comme le Sud vivait de subventions.« C’était facile.Nous répartissions l’argent sans nous occuper de la production.Quand la paix est arrivée les subventions ont cessé mais nous avons continué à gérer de la même façon».Les rares journalistes étrangers qui ont visité le Vietnam récemment ont tracé le portrait d’un pays appauvri, privé d’aide internationale, en butte à des pénuries chroniques et dont les infrastructures vétustes datent encore de la présence française.M.Huu Tho n’a pas nié l’état catastrophique de l’économie vietnamienne, parlant de « situation très difficile financièrement », « de forêts encore défoliées», «d’environnement menacée » de « cicatrices toujours présentes de la longue guerre » contre les Américains.Le gouvernement d’Hanoi prend depuis peu des mesures pour redresser la situation, dit M.Huu Tho, insistant longuement sur une nouvelle loi.actuellement à l’étude, qui ouvrira le Vietnam aux investissements étrangers.À ce chapitre, le Vietnam compte d’ailleurs, dit-il, sur le Canada.Une délégation commerciale vietnamienne est actuellement en visite au pays.Une délégation canadienne doit se rendre au Vietnam d’ici la fin de l’année, indique-t-il.Selon lui, des entreprises québécoises ont déjà commencé à faire des affaires avec le Vietnam.M.Huu Tho n’a pu préciser quelles sont ces ent reprises et les Affaires extérieures canadiennes n’ont pas retourné hier les appels répétés.Les efforts d’ouverture économique portent particulièrement sur le tourisme et le commerce.Des né-Voir page A-12 : Le Vietnam aux prix à l'exportation des matières premières.Cette question de la chute des prix des matières premières « est un cauchemar », a une fois de plus expüqué le président Abdou Diouf du Sénégal, « et on ne voit pas le bout du tunnel ».Certains pays africains consacrent jusqu’à 80 % de leurs recettes d’exportation à rembourser les intérêts sur leur dette.Comme l’a suggéré le président Mitterrand, le groupe de 41 pays francophones devient, après le Commonwealth entre autres, un nouveau véhicule pour éduquer les opinions publiques occidentales aux problèmes du tiers monde.De hauts fonctionnaires des Affaires extérieures soulignaient par exemple qu’il eût été impensable que le B.urundi fasse la manchette de tous les journaux canadiens si son président Jean-Baptiste Bagaza mavait pas été déchu alors qu'il se trouvait à Québec.Par la même occasion, les Canadiens ont été sensibilisés aux problèmes des États de l’Afrique centrale.Voir page A-12 : Le développement Un 3ième Sommet et des Jeux en Afrique en 1989 plus, une 13ème augmentation mensuelle consécutive pour cette tranche d’âge, a indiqué Statistique Canada.Selon une estimation désaisonna-lisée, le nombre des travailleurs a progressé de 12,000 dans le secteur de la construction, de 10,000 dans celui des finances, des assurances et de l’immobilier, ainsi que de 14,000 dans l’administration publique.Quelque 9,000 travailleurs en moins ont été dénombrés dans le secteur agricole tandis que peu de changements affectaient les autres industries, a indiqué l’agence fédérale.Le taux de chômage a reculé de 0.9 % au Nouveau-Brunswick pour passer à 12.6 %, de 0.5 % au Québec ( 10.5 %), 0.2 % en Ontario (5.8 %) et 0.8% en Colombie-Britannique (H-6%).Ce taux a cependant augmenté de 0.7 % à Terre-Neuve, passant ainsi à 18.2 %, de 0.2 % dans lTle-du-Prince-Edouard (11.7 %) et en Nouvelle-Ecosse (11.7 %), ainsi que de 0.3 % au Manitoba (7.4%).Il est enfin demeuré stable dans les provinces de la Saskatchewan (7.7%) et de l’Alberta (9.9%).Parmi les étudiants âgés de 15 à 24 ans et prévoyant leur retour en classe, le taux de chômage non dé-saisonnalisé était de 8.7 % en août, Voir page A-12 : Le chômage BERNARD DESCÔTEAUX QUEBEC — La francpphonie aura une suite: non seulement un troisième sommet des pays ayant en commun l’usage du français aura lieu en mars 1989 à Dakar, au Sénégal, mais également des Jeux de la francophonie se tiendront au Maroc cette même année.C’est ce dont ont convenu hier les participants au Sommet de Québec après avoir adopté une série de projets de coopération.Ils ont aussi décidé que, sans être encore tout à fait prêts à se doter d’un véritable secrétariat, ils pouvaient avoir assez confiance en l’avenir pour donner à la francophonie un emblème.Il s’agira de l’emblème qui identifiait le Sommet de Québec.Pour les 41 gouvernements représentés à Québec, il ne fait pas de doute en effet que la francophonie a un avenir.Tous l’ont dit hier lors de la clôture, même si on soulignait que l’idée de la francophonie demeure en devenir, en progression.Le président français François, Mitterrand, tirant la conclusion de cette session de travail de trois jours, a dit : « Nous sommes à l’orée d’une nouvelle façon de concevoir les relations de quelque 40 pays nourris aux mêmes sources culturelles ».Le président Abdou Diouf ajoutait que « ce que nous bâtissons s’inscrit dans la durée des peuples ».Le premier ministre Robert Bourassa notait de son côté la francophonie comme d’une «oeuvre pour la suite du monde ».La confiance qu'exprimaient hier les chefs d’Etat et de gouvernement repose sur le fait qu’ils ont réussi à rendre « concrète la francophonie ».Celle-ci, même si elle n’a pas de budget formel, disposera de fonds équivalents à plus de $ 72 millions pour la prochaine année pour des projets de coopération.Le Commonwealth qui a 40 ans d’histoire a un budget de $ 92 millions.Ces fonds serviront à financer quelques grands projets comme par exemple TV-5 qu’on veut transformer à terme en véritable réseau de télévision international.Le principal Voir page A-12 : Un 3ième 1 Monika Rust réconforte son fils Mathias après que le tribunal soviétique l’eut condamné à quatre ans de détention hier.La justice soviétique condamne Rust à 4 ans de détention MOSCOU (AFP) — La justice soviétique n’a pas cru Mathias Rust et sa « mission de paix ».En condamnant le jeune pilote ouest-allemand hier à quatre ans de camp de travail pour avoir survolé le Kremlin et la Place Rouge, elle a placé l’honneur de la nation soviétique au-dessus de tout.Contrairement à ce qu’avait requis le procureur, qui avait réclamé huit ans de détention pour violation des règlements internationaux de navigation aérienne, le tribunal de la Cour suprême d’URSS a estimé que le délit le plus grave commis par le pilote amateur de 19 ans était celui de « hooliganisme aggravé ».Dans l’esprit du parquet, Mathias Rust avait fait acte d’hooliganisme et manifesté une « insolence particulière » en se permettant le survol, à très basse altitude, de la Place Rouge et du Kremlin, « centres de la nation et du pouvoir soviétiques».Ainsi, la plus lourde des trois peines confondues infligées à Mathias Rust, quatre ans, punit le délit de hooliganisme, pour lequel le code pénal prévoyait une peine maximale de cinq ans.L’accusé a été reconnu coupable des deux Voir page A-12 : La justice CLAUDE MORIN L’ART DE L’IMPOSSIBLE Un document brûlant d'actualité.«Un panorama d'événements vécus, dont la succession aboutira à notre présence très visible au Sommet de Québec.» (André Patry) 472p.— 22,95$ A-2 M Le Devoir, samedi 5 septembre 1987 L’aide aux pays africains La France ne craint pas la surenchère du Canada BERNARD DESCOTEAUX QUEBEC — La France ne craint ni la compétition ni la surenchère du Canada auprès des pays francophones d’Afrique: non seulement l’effort canadien n’est pas jugé en soi menaçant mais encore pense-t-on qu’il y a place à l’action des deux pays.C’est ce qu’a soutenu hier le ministre français des Affaires étrangères, Jean Bernard Raimond, alors qu’il faisait état des engagements financiers de son pays dans le cadre du sommet.« L’émulation est signe de vitalité », a dit M.Raimond pour qui la surenchère ne représente aucun menace pour la France dans sa zone d’influence en Afrique.« Attendons qu’ils nous aient rattrapés », a lancé sur un ton badin M.Raimond.Au total, c’est 202 millions de francs (environ $ 42 millions) que la France dépensera en 1988 pour des projets de coopération adoptés ici au sommet de Québec, a indiqué M.Raimond.Cette somme vient s’ajouter aux 9 milliards de francs (environ $ 2 milliards) que la France accorde en aide directe bilatérale aux pays du Sud présents à ce sommet de Québec.Au total, a-t-il noté, c’est 24 mil- liards de francs (environ $ 5.3 milliards) que la France dépense chaque année en aide publique au développement.Le Canada, comparativement, a pris l’engagement de dépenser au cours des deux prochaines années une somme de $ 17.9 pour les projets adoptés au sommet de Québec.Cela vient s’ajouter à environ $ 190 millions qui sont dépensés en aide bilatérale auprès des pays francophones présents à Québec.Au total, Ottawa dépense $ 2.2 milliards en aide publique au développement.Ces données enlèvent tout complexe à la France qui n’a par ailleurs aucune envie de suivre le Canada sur la voie dans lequel ce pays s’est engagé mercredi en effaçant la dette de $ 324 millions qu’avaient sept pays francophones à l’endroit d’organismes gouvernementaux canadiens.Ces mêmes pays ont une dette 14 fois plus élevée envers la France qui dit avoir pris des mesures équivalentes à celles du Canada.La situation des pays du tiers monde est telle qu’on ne peut que se réjouir, a dit M.Raimond de voir le Canada augmenter ses contributions.« Plus il y aura d’action, mieux André Arthur aurait dépassé les bornes durant le Sommet SUZANNE DANSEREAU QUEBEC (PC) — L’émission radiophonique d’André Arthur cause des problèmes d’ordre diplomatique au Sommet des pays francophones.Au ministère québécois des Relations internationales, le service de contentieux a été chargé d’étudier les possibilités de plaintes contre l’animateur.Au bureau du premier ministre canadien, on confie que M.Arthur constituait l’une des « appréhensions » des organisateurs du Sommet.Un porte-parole qui a requis l’anonymat a indiqué qu’une rencontre avait même été envisagée entre l’ambassadeur Lucien Bouchard et M.Arthur, avant le sommet.Depuis le mois de juillet, et particulièrement depuis le début du Sommet francophone, l’animateur de CH RC a engagé une croisade contre la tenue du Sommet francophone, fustigeant ouvertement les organisateurs et les dirigeants politiques de cet événement.Mais il y a pire.Cette semaine, s’adressant sur les ondes de « Radio Cannibale » - nom temporaire qu’il donne à son émission - il a traité les dirigeants africains du sommet « d’écoeurants, de charognes et de cannibales qui emprisonnent, assassinent ou mangent leurs ennemis».Le ministère des Relations internationales a obtenu hier les transcriptions des émissions diffusées depuis lundi.Mme Julie Gosselin, du contentieux, a indiqué qu’elle étudiait les « différentes possibilités » de plaintes ou de poursuites.Mais à première vue, elle croit que le gouvernement ne puisse faire grand-chose contre cette manifestation ultime de la liberté d’expression.Le cas André Arthur chatouille depuis longtemps les notables et politiciens de la ville de Québec qui ont eu l’honneur de se faire traiter de « ti-cul », « grosse épaisse » ou de « Dracula ».Mais il semble qu’avec le Sommet, M.Arthur dépasse les bornes.Du côté de la presse, en dénonce sans ambages les propos tenus par M.Arthur.Jean Pelletier, président de la Fédération des journalistes du Québec, est de l’avis que « l’émission de M.Arthur est ignoble, inepte et raciste ».M.Pelletier, qui parle en son nom, déplore l'inertie de la population, des politiciens et des fonctionnaires, qui, selon lui « sont terrorisés par André Arthur».« Les propos de M.Arthur me donnent envie de vomir », raconte Sami Jai, un journaliste de Radio méditer-ranée internationale venu couvrir le sommet, « mais je respecte son droit à la liberté d’expression ».Un attaché politique du gouvernement québécois se demande pour sa part comment cela se fait que les organismes de réglementation permettent la diffusion de tels propos.ce sera », a-t-il ajouté.La contribution du Québec est plus modeste que celle de la France et du Canada.Pour les projets arrêtés par le sommet, le gouvernement québécois versera $ 4.7 millions au cours des deux prochaines années.$ 700,000 iront au financement de l’Institut d’énergie tandis que $ 4 millions seront versés dans un fonds spécial qui sera placé sous l’autorité de l’Agence de coopération culturelle et technique (Acct) et qui servira à financer « multilatéralement » des projets du sommet.D’autres pays, la Tunisie et le Sénégal notamment, ont promis de contribuer à ce fonds.L’originalité de la contribution québécoise vient du fait qu’elle est presque toute entière confiée à l’Agence.Le Québec est partisan de l’aide multilatérale et un ardent défenseur de l’Agence dont on voudrait à terme faire le secrétariat de la francophonie.Aussi, a-t-on décidé de prêcher par l’exemple.La France était le pays le plus réticent à confier ses fonds à l’Acct.Elle a cependant accepté de suivre un peu le mouvement en confiant 40 millions FF à l’Acct et 23 millions FF à d’autres organises multilatéraux dont l’Aupelf.Notons que le sommet a convenu que les pays peuvent financer directement les « opérateurs » chargés de la mise en oeuvre de projets mais que priorité devait être donné au financement multilatéral.La France, le Canada et le Québec sont les principaux contributeurs au finacement des projets adoptés par le sommet.La Belgique n’investit dans la francophonie que par le biais de la Communauté française de Belgique qui elle ne dispose pas de larges budgets.Elle investira surtout par le biais de prêt de personnel.La Suisse a pour sa part promis de contribuer au financement de projets, mais elle doit se concerter avec les gouvernements des cantons francophones.Si on fait le total de toutes les contributions annoncées durant le sommet par ces pays et qu’on les ajoute au budget de l’Agence de coopération culturelle et technique, on constate que la francophonie dispose d’un budget de quelque $ 73 millions par année.Cela se compare fort bien au budget du Commonwealth, consate un membre de la délégation québécoise qui rappelle les différences d’âge des deux institutions.Le budget annuel du Commonwealth est de $92 millions.En Acadie, Antonine Maillet sert de suide à Mitterrand Au Conseil de presse, le vice-président André Audette, explique qu’il doit recevoir une plainte par écrit avant d’étudier le cas.Advenant qu’il juge que les propos de l’animateur sont contraires à l’éthique professionnelle, le Conseil ne peut cependant que blâmer M.Arthur.Il n’a aucun autre pouvoir.D’ailleurs le Conseil a déjà blâmé l’animateur, et celui-ci a répliqué en poursuivant le Conseil pour atteinte a sa réputation.M.Audette a indiqué hier qu’il avait reçu des plaintes d’auditeurs, mais vu qu’elles n’ont pas été formulées par écrit, elles n’étaient pas considérées.L’autre possibilité est une plainte à la Commission des droits de la personne.Mais, explique le porte-parole Gilles Robert, une plainte ne sera jugée recevable que si le plaignant est lui-même victime de discrimination.Et puisque M.Arthur ne parle pas contre personne en particulier mais contre un groupe en général, il est plus difficile de recourir à la Charte, explique M.Robert, corroboré par Mme Gosselin du service du contentieux du gouvernement.Par contre, un gouvernement ou un groupe peut porter plainte en vertu d’un article du code cirminel portant sur la littérature haineuse -comme cela s’est produit dans le cas de Ernst Zundel, accusé d’avoir fomenté la haine contre les Juifs.Mais il semble que les deux paliers de gou-vernemnt hésitent à s’engager dans ce genre d’action.« Le risque d’un effet boomerang est trop grand », confie un proche du premier ministre Bourassa.« Si on se met à intervenir, on se met le doigt dans le tordeur », renchérit-on au gouvernement canadien.En vertu de la loi sur la radiodiffusion, le Conseil de radiodiffusion et des télécommunications peut par contre poursuivre M.Arthur, s’il ne répond aux critères de qualité de l’information et d’équilibre dans la programmation.La Loi interdit également des propos haineux.Le CRTC est d’ailleurs déjà intervenu dans les années 70 contre un animateur de CJ AD à Montréal, M.Pat Burns.Celui-ci a par la suite démissionné de son poste.Un porte-parole du CRTC, M.Pierre Pronovost, joint hier à Ottawa, a expliqué que le CRTC ne procédait que s’il recevait des plaintes écrites.Le CRTC peut théoriquement convoquer M.Arthur, réduire la durée du permis de la station de radio et ultimement refuser de renouveler son permis de diffusion.Reste encore une intervention politique de la part du ministre fédéral des Communications.Mais encore là un tel geste est peu probable, explique un fonctionnaire du ministère, en raison du statut autonome dont jouit le CRTC depuis 1968.Il était impossible, hier, de joindre M.Arthur.CARAQUET (d’après AFP) — Le président François Mitterrand a pu jouir, hier, du meilleur guide qui soit pour sa visite de Caraquet, en Acadie: l’écrivain acadien Antonine Maillet, lauréate du prix Goncourt pour son roman Pélagie la charrette.Antonine Maillet, qui avait fait en avion le voyage de Québec, où se terminait hier le Sommet de la francophonie, jusqu’en Acadie avec le président de la France a confié qu’elle avait beaucoup parlé avec lui du peuple acadien, de l’histoire, de la petite histoire, de la littérature orale.« Nous avons aussi défricheté la parenté », a-t-elle ajouté.Avant de préciser aussitôt: « J’ai voulu dire que nous avions fait de la généalogie.» « C’est pour nous un jour historique, c’est la première visite d’un président français.C’est la reconnaissance de trois siècles d’efforts, d’une Acadie vivante, restée’ française dans sa culture, dans sa langue, dans son sang», a conclu Mme Maillet.En venant ici, a déclaré M.Mitterrand, on comprend mieux pourquoi les Acadiens se sont si farouchement battus et ont résisté à tous les malheurs pour revenir chez eux.Pour lui, cette brève visite en Acadie était l’occasion de retrouver des racines communes et projeter vers l’avenir.Comme on lui demandait s’il aimerait se retirer en Acadie, le président français a répondu: « j’imagine très bien la fin d’une vie heureuse dans un paysage de ce type comme on en trouve aussi en France.» Lors de sa « petite visite » de Caraquet, au bord du golfe Saint-Laurent sur la côte est du Canada, habitée par des descendants français depuis le XVIe siècle, le président de la République française a pu mesurer la volonté avec laquelle ces populations de pêcheurs entendent défendre la langue française, les traditions et la culture de leurs ancêtres français, arrivés de leur Poitou natal (centre de la France) avec le navigateur Jacques Cartier.Images d’Afrique recherchées (PC) — Les responsables des Journées du cinéma africain, un festival annuel au Québec, lancent un appel aux particuliers et organismes en vue de récupérer des images prises en Afrique depuis les débuts de la photographie jusqu’en 1950.Les voyageurs, hommes d’affaires, missionnaires, communautés et compagnies sont particulièrement invités à collaborer, a précisé vendredi Françoise Wera, coordonnatrice du projet.Les photos récupérées seront remises aux pays d’Afrique concernés, afin de constituer leurs archives photographiques.Les plus remarquables feraient ensuite l’objet d’une exposition itinérante.La quatrième édition des Journées du cinéma africain aura lieu en avril 1988 à la Cinémathèque québécoise, de Montréal.$100,000 et peut-être un nouveau statut Le Québec appuie les cousins américains CAROLE BEAULIEU QUEBEC — La récolte est mince mais les cousins américains sont contents.Au terme de leur première participation à un Sommet de la Francophonie, les franco-américains de la Nouvelle-Angleterre et du New Hampshire se disaient ravis hier des progrès réalisés.J « Nous ne pourrons jamais vivre .en français, nous le savons », con-.vient M.René Gilbert, président de l’Action pour les franco-américains du nord-est.« Mais il y a un réveil aujourd’hui de la francophonie améri- caine »." Le gouvernement du Québec donnera même un coup de pouce à ce réveil.' Selon des informations recueillies ¦par le DEVOIR, le ministère des Relations internationales a accordé une bourse de $ 100 000, sur trois ans, à la Fondation Euclide Gilbert, un orga nisme qui vise à promouvoir le français chez les étudiants des école du nord-est américain.Les 3,2 millions de franco-américains, plus nombreux que les francophones hors Québec, ont aussi progressé dans le sens d’obtenir un statut particulier au sein de la francophonie, a confirmé hier un porte-parole de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT).« Le projet mûrit, affirme le directeur de cabinet du secrétaire général de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT).Ca débouchera mais il impossible de dire si ce sera au Sommet ou lors de notre conférence de fin d’années».Les franco-américains, particulièrement ceux de la Nouvelle-Angleterre et de la Louisiane, souhaitent être associés plus étroitement aux travaux de la francophonie.Absent du Sommet de Paris, les franco-américains ont réussi cette année à être invités au Sommet, grâce au travail acharné de l’Action pour les franco-américains du nord-est, une organisation parapluie fondée il y a quatre ans et regroupant plusieurs associations américaines de francophones.« Quand M.Rémillard est venu nous voir l’an dernier et que je lui ai demandé de nous associer au Sommet au même titre que le Québec, il a failli tomber sur le dos », raconte aujourd’hui avec plaisir M.Gilbert.A défaut d’une participation, l’Act-fane a réussi à faire inviter une délégation menée par le gouverneur du New Hampshire, M.John Sununu.« Nous ne pourrons jamais être membres à part entière, convient le responsable de la délégation franco-américaine, M.Gilbert, mais nous pouvons créer des liens qui aideront notre culture à survivre».Le temps presse, convient M.Gilbert.Lui qui parle encore français avec le plus pur accent québécois n’a qu’une seule tristesse : ses enfants, eux, ne parlent pas français.Photo PC Le président François Mitterrand s’est arrêté hier au Village historique acadien de Caraquet.Ils étaient une soixantaine à l’époque; ils sont aujourd’hui 300,000 Acadiens dans les quatre provinces Atlantique du Canada.A Caraquet - par un temps ensol-leillé et sous un vent vif et frais - M.Mitterrand a rencontré l’histoire et la tradition de ces populations qui ont dû résister aux Anglais pour préserver leur identité en même temps que leur existence.Aujourd’hui, les pêcheurs acadiens, engagés dans la modernisation de leur activité devenue industrie, tirent leurs revenus de la pêche des homards et des crabes, exportés sur le marché japonais.Au centre acadien de civilisation française, où l’attendaient les enfants des écoles scandant « on veut voir le président », M.Mitterrand a visité une exposition sur la France du XVIe au XXe siècle.Le cortège présidentiel a alors gagné le « village historique acadien », en suivant la côte, le long de laquelle s’alignent les petites maisons de bois aux couleurs pastel.Fait de maisons d’époque, démontées en divers points du pays pour être regroupées dans ce musée vivant et témoigner ainsi du passé acadien, le village est tout entier en bardeaux de cèdre.Un forum des affaires QUÉBEC (PC) — Cent quinze décideurs étrangers sont arrivés hier à l’hôtel Chante-clerc, à Sainte-Adèle, pour participer au premier Forum francophone des Affaires, tenu sous l’égide du Centre de Commerce mondial de Montréal.Ces 115 décideurs proviennent tous de pays francophones du tiers-monde et le voyage de chacun d’eux est parrainé ici par une entreprise québécoise intéressée à établir des liens d’affaires avec celui ou ceux qu’elle parraine.Ce forum qui se déplacera à Québec et à Montréal, est une entreprise inusitée qui représente le plus gros effort canadien jamais effectué sur le plan de la coopération, a déclaré hier en conférence de presse M.Pierre MacDonald, ministre du Commerce extérieur et du Développement technologique du Québec.Participaient aussi à la conférence de presse Mme Monique Landry, ministre des Relations extérieures du Canada et M.Jean-Denis Bélisle, vice-président exécutif de la Société d’études et de consultations du Canadien Pacifique.Un journaliste nommé René Lévesque .QUÉBEC (PC) — On l’a vu asssiter à des conférences de presse de Lucien Bouchard, faire des entrevues, interwiewer son ancien ministre des Affaires intergouvemementales, Claude Morin, mais il a beau faire des efforts il n’est pas tout à fait un journaliste comme les autres.René Lévesque était au Sommet de Québec pour le réseau TVA où il animait une émission quotidienne sur la francophonie.Il était assez amusant de voir l’ancien premier ministre québécois assister à des con- férences de presse des ministres fédéraux.Hier, il a demandé en conférence de presse de devancer si possible les conférences finales car nous « avons des équipements techniques assez importants », a-t-il dit avec humour.Quand on sait comment M.Lévesque était toujours en retard à ses rendez-vous avec la presse, cette préoccupation fait sourire.Il a gentiment décliné une demande d’entrevue car il était trop occupé.MAISONS D’ENSEIGNEMENTS Pour renseignements: Christiane Legault 842-9645 GOETHE-INSTITUT L9 U c’est “fun”tastique ! COURS DE LANGUES TOUS LES NIVEAUX du 8 sept, au 23 déc.1987 Inscriptions: à partir du 24 août de 10hOO à 18h00 CENTRE CULTUREL ALLEMAND Place Bonaventure, Entrée LaGauchetlère S Université Montréal, P.O., HSA 1B8 Té!.: (514) 866-6189 Y MONTRÉAL panfconal centre d'études musicales Pour les tout-petits.5-8 ans Initiation à la Musique Pour les enfants et les adultes Chant choral.Flûte, Guitare.Piano, Violon Pour les musiciens Théorie.Formation auditive.Improvisation, Arrangement Composition.Direction d'ensemble CLASSE OUVERTE.séance d'informations mercredi, le 9 septembre 1987 à 20h.1475 ave Lajoie.Outremont Québec H2V 1P9 Pour de plus amples ___________.renseignements ^ ».(W73.1055) ÉCOLE Depuis 1966 7/*»/ n u s L /i /n /¦ irr r COURS DE CONVERSATION ANGLAISE MATIN 84h 7 semaines 199$ APRÈS-MIDI 45h 3 semaines 125$ SOIR 42h 7 semaines 140$ ANGLAIS ÉCRIT (langue des.affaires) 42h 7 semaines 140$ Inscriptions dès maintenant tests de classement: 8, 9, 10 septembre les cours débutent le 14 septembre /u n tn* 277-3323 SUCCURSALE INTERNATIONAL 5550 ave du Parc (angle St-Viateur) 849-8393 (712 e» 732) SUCCURSALE CENTRE-VILLE 1450 Stanley (Metro Peel, sortie Stanley) Cours offerts: • Matinées culturelles musique, chant, danse (3 à 5 âns) • Pre-ballet • Chant et diction • Ballet classique • Ballet jazz • Claquétte • Danse sociale • Baladi (danse du ventre) j • Danse exercice Æ MONTREAL 6455.rue St-André Montréal, Oc H2S 2K6 Tél (514) 270-7343 JOUR ET SOIR Cours mixtes POUR TOUS ¦ de 3 à 77 ans.• Danse moderne “ • Flamenco • Formation de^ mannequin • Comédie musicale LAVAL 1924, rue Vallière Laval, Qc H7M 3B3 Tél (514)663-8184 « Le Devoir, samedi 5 septembre 1987 A-3 MURPHY ARLINGTON PAUL h ET RENE flûctitc Derrière > 1 ta (cm>,lC.¦de VListon du Vatic En librairie ____l à 24,95$ .e t ieu Commun éditions Lieu Cowiuini Derrière rie la femme la de l'histoire Plus influente du Vatican Pendant ^[^téd^ugenio partagea 1 m^èda au trône P^Tpt^esouslenom ieSamvn - et vécut dans ie Pie ^ 'lu’àsa mort, son ombre j gouvernante, À la fois ^eremfnence grise confidente emm du SoU- ct cerbere inüc^ verain la direction un pouv^su fetn- de l’Eglise queeUe, me, avant Ni peu , gommes, d'ailleurs.‘UÆdangërS& apoïrt démocratie se dessine à travers ce 1 '»redpa^ùalin°a qui 1 Se™uSsüa°n^ 1 SeraSÇt peu clairvoyante.1 (Nouuel Obs.l R.-C.n’a pas de politique sur les messages de prévention La vasectomie pourrait aider à prévenir la transmission du Sida Mme Nicole Vaillancourt- Martin Nomination au C.A.du DEVOIR — M.Jean-Denis Vincent, président, annonce la nomination de Mme Nicole Vaillancourt-Martin au Conseil d’administration de l’Imprimerie Populaire Idée, société éditrice du DEVOIR.Directrice de la société Secor depuis 1986, Mme Vaillancourt Martin y supervise les travaux dans les secteurs de la culture et des communications.Diplômée de l’Université de Montréal et du London School of Economies ans Political Sciences, elle fut auparavant conseillère à la Commission Castonguay, professeure à l’É-NAP, directrice de la planification des services de santé au ministère des Affaires sociales, directrice de la mission sociale au Conseil du Trésor et sous ministre adjointe au ministère des Affaires culturelles.Mme Vaillancourt-Martin est également membre des conseils d’administration des Grands Ballets Canadiens et de la Société immobilière du Patrimoine culturel de Montréal.LIA LÉVESQUE (PC) — La vasectomie pourrait être un moyen efficace de prévenir la transmission du virus du Sida.C’est l’opinion qu’a émise hier le Dr Mathilde Krim, une éminente chercheuse des États-Unis, spécialisée dans la lutte contre le Syndrome d’immuno-déficience acquise.Le Dr Krim tenait une conférence téléphonique avec une dizaine de spécialistes canadiens du Sida, réunis au consulat général des États-Unis à Montréal.Pendant une heure, la douzaine de médecins s’est entretenue des plus récents développements en matière de recherches sur le Sida, autant sur les plans de l’éducation populaire, de la prévention, que de l’épidémiologie et des vaccins potentiels.Selon le Dr Krim, la vasectomie pourrait réellement être efficace pour contrer la transmission du Sida, si des recherches plus poussées prouvent effectivement que le virus est transmis par des cellules infectées.Mais les experts ne sont pas encore absolument assurés que le virus HIV soit transmis par ces cellules.Le sperme contient des lymphocytes, soit de petits globules blancs à gros noyaux qui jouent un rôle dans l’immunité de l’être humain contre les maladies.Si le virus se communique par ces cellules infectées dans le sperme, la vasectomie pourrait réduire les risques de transmission.Le Dr Raymond Beaulieu, de l’Hô-tel-Dieu de Montréal, a toutefois opposé une objection de taille : il pourrait tout de même y avoir transmission du virus lors d’écoulement de liquide préséminal, soit dans l’émission de liquide juste avant l’éjaculation proprement dite.Les recherches vers cet « intéressant moyen de prévention », quoi- qu’imparfaites, méritent tout de même d’être poursuivies, estime le Dr Krim.Le Dr Krim a aussi confirmé que, dans certaines régions des États-Unis, on avait réussi à stopper la croissance de la transmission du virus HIV.À San Francisco et New York, particulièrement dans les milieux gais, les comportements ont changé grâce à une campagne d’information intensive.Ainsi, la progression du virus n’a pas vraiment atteint un plateau, mais « la rapidité de transmission du virus décroît » dans ces deux régions, s’est réjoui la spécialiste du Sida.Mme Krim prévoit qu’avec la progression actuelle du Sida chez la clientèle hétérosexuelle, les États-Unis connaîtront bientôt la même répartition sexuelle que l’Afrique, où la proportion est égale entre les hommes et les femmes.Dans l’institution où travaille le Dr Krim, 40 % des sidatiques ont contracté le virus par l’usage de drogue ; et la majorité d’entre eux est hétérosexuelle.Le tiers d’entre eux ne se droguaient pas eux-mêmes ; ils étaient partenaires de drogués, avec qui ils ont eu des relations sexuelles.En Afrique et dans les Caraïbes, le virus atteint aussi bien les hommes que les femmes, les homosexuels ou les hétérosexuels, a indiqué le Dr Krim.De plus en plus d’enfants contractent le virus HIV, et ce dès la grossesse de la mère porteuse du virus.Quant au futur vaccin, qui reste toujours à découvrir, le Dr Krim ne l’attend « certainement pas pour demain ».Bien qu’elle ait « très confiance en la biologie moderne », elle s’attend à ce que le vaccin soit mis au point non pas par une méthode traditionnelle mais par technologie génétique.Il sera constitué, selon elle, de protéines virales pures.Actuellement, les vaccins testés produisent une certaine réaction immunologique mais elle est insuffisante pour guérir le malade.« À la longue, on l’aura », promet-elle, optimiste.Par ailleurs, Radio-Canada nie avoir adopté une politique particulière touchant la diffusion de messages publicitaires sur la prévention du Sida.La décision de ne pas diffuser certains messages relève de la politique générale de Radio-Canada, qui « interdit la vente de temps d’antenne pour la diffusion de messages controversés touchant des questions d’intérêt public qui suscitent de fortes di vergences d’opinion et qui font l’objet de discussion publiques».Dans un communiqué émis hier à Ottawa, Radio-Canada se déclare « tout à fait disposée » à collaborer aux campagnes d’information sur la prévention du Sida et, plus généralement, des maladies transmises sexuellement (MTS).Mais « les opinions sont profondément divisées sur la façon de résoudre le problème du Sida ou des autres MTS », soutient la société d’État, qui se dit prête à diffuser des messages qui présentent clairement le problème a la population, mais sans faire fi des « opinions morales d’une large partie de la population ».Radio-Canada met au défi les publicitaires de prendre en considération cette double préoccupation dans la conception de leurs messages télévisés sur le Sida.« Les exigences de la politique de la société présentent un défi particulier pour le publicitaire, mais elles ne posent pas une difficulté insurmontable.» Une hausse des tarifs postaux le 1er janvier Des démissions massives à l’hôpital d’Arthabaska OTTAWA (PC) À partir du 1er janvier, il en coûtera un cent de plus pour expédier une lettre de première classe à l’intérieur du Canada; le coût d’un tel envoi atteindra donc 37 cents.Par ailleurs, les tarifs imposés pour les colis augmenteront en moyenne de 70 cents.Postes Canada a proposé ces modifications hier afin de porter ses revenus à $ 87 millions l’an prochain, année où la société de la couronne s’attend à pouvoir annoncer un premier exercice financier avec bénéfices depuis nombre d’années.D’après la suggestion qui devra être approuvée par le cabinet dans les 60 prochains jours, après consultation de la population, les tarifs du courrier de première classe destiné aux États-Unis seront haussés d’un cent et passeront à 43 cents et ceux du courrier international de pre- Une première angioplastie au Canada SYLVAIN BLANCHARD La médecine canadienne a peut-être enfin trouvé une alternative au pontage coronarien, cette intervention draconienne qui prend le relai de l’angioplastie lorsque celle-ci ne parvient pas à débloquer des artères qui conduisent le sang au coeur.Une équipe de spécialistes de l’Institut de cardiologie de Montréal, dirigée par le docteur Raoul Bonan, a en effet réussi cette semaine une angioplastie des artères coronaires en utilisant le laser.Cette opération consiste à porter l’énergie qu’il produit au niveau de l’obstruction d’une artère coronaire.La chaleur ainsi dégagée réduit l’obstruction et permet, suite à l’introduction d’un cathéter-ballon, une dilatation plus complète.En d’autres termes, on introduit dans l’artère malade un fine tige plastifiée dont l’extrémité est métallique.Le faiseau de lumière concentré, émis par le laser dans cette tige, réchauffe en une fraction de seconde la pointe de métal qui, elle, pulvérise le matériel obstruant l’artère.Le cardiologue peut ainsi tracer un petit canal tout le long de la partie obstruée.L’opération se poursuit ensuite selon les procédés conventionnels de l’angioplastie.Une tige d’acier est en effet introduite le long du nouveau canal, où l’on y glisse un cathéter dont l’extrémité est constitué d’un petit ballon gonflable.Celui-ci est soufflé à quelques reprises pour que l’artère reprenne son volume normal, permettant ainsi au sang de circuler de nouveau.Une vingtaine d’interventions de ce genre ont été réalisées dans le monde jusqu'à maintenant, mais elle a été pratiquée pour la première fois au pays, mardi dernier.C’est un psychiatre de 68 ans, M.Richard Davidson, de La Tuque, qui a subi l’intervention.Il a reçu son congé de l’hôpital 24 heures seulement après avoir quitté la salle où l’intervention s’est déroulée.« Je n’ai pratiquement rien ressenti, a-t-il expliqué.La douleur que j’endurais à l’estomac est disparue et je n’ai plus aucune espèce de difficulté à respirer.Cette opération m’a fait un grand bien et je n’hésiterai pas à la subir de nouveau si cela devait s’avérer nécessaire.» Plus souvent qu’autrement, les artères complètement obstruées nécessitent une intervention majeure, telle que le pontage aorto-corona-rien.Ce qui bloque alors l’artère est une plaque atéromateuse, une ma- refuse de reconnaître le principe de communication reconnu par la loi 27 qui demande aux médecins de s’impliquer dans la gestion hospitalière.» Le conflit opposant le corps médical à la directrice générale remonte déjà à plusieurs années, au moment où les médecins ont vainement tenté de se faire entendre quant aux orientations et à la vocation du centre hospitalier.Le problème est devenu encore plus aigu depuis le début de 1987, lors des compressions budgétaires, poursuit le Dr Bétit.Aujourd’hui, le centre hospitalier d’Arthabaska, « ayant délibérément accumulé des déficits d’opération au cours des dernières années », se voit contraint par le ministère de la Santé et des Services sociaux d’appliquer un plan de redressement sévère qui, estime le CMDP, affecte directement la qualité des services offerts à la population.« En plus d’une absence flagrante de consultation, la directrice générale n’a retenu aucune de nos propositions dans son plan de redressement », affirme le Dr Bétit.tière solide composée de gras, de cholestérol, de lipide,etc.Le laser parvient à percer cette couche, alors que le cathéter ballon, une fois soufflé, permet la dilatation de l’artère, c’est-à-dire de créer un passage pour que le sang circule bien jusqu’au coeur.Avec l’angioplastie coronarienne traditionnelle, on ne peut faire mieux que pousser le gras de chaque côté, de l’artère, ce qui la force et peut' même parfois la blesser.Le laser lui pulvérise ce gras.C’est la raison pour laquelle les médecins de l’Institut de cardiologie affichaient leurs plus beaux sourires, hier, car ils espèrent que cette technique pourra enfin réduire les cas de resténose.RENÉE ROWAN Si rien ne change au cours des 60 prochains jours, il n’y aura plus de médecins le 4 novembre prochain à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska.En effet, 68 spécialistes, omnipraticiens et dentistes ont remis leur démission hier pour protester contre le fype de gestion de la directrice générale, soeur Claire Perreault.En vertu de la loi 27, les démissions massives représentant 98 % des membres actifs du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMPD) de l’établissement, ne peuvent prendre effet que 60 jours plus tard, soit le 4 novembre prochain.Le CMPD remettait, le 1(> juin dernier, au conseil d’administration de l’hôpital, un vote de non-confiance à l’endroit de la directrice générale qui est en poste depuis bientôt 20 ans, précise le Dr Jean-Luc Bétit, président du conseil.« Soeur Perreault a toujours gardé le même type de gestion autocratique », note-t-il au cours d’un entretien téléphonique.Même aujourd’hui, la directrice générale mière classe de deux cents pour passer à 74 cents.Les hausses les plus importantes seront bées aux colis expédiés par la poste.Voici quelques exemples : ¦ un colis de première classe, pesant trois kilos, franchissant la distance entre Halifax et Ottawa, exigera un déboursement de $ 6.94 au lieu de $5.48 comme actuellement; ¦ un colis semblable mais de quatrième classe, sur la même distance, exigera un déboursement de $3.26 au lieu de $2.50 comme actuellement; ¦ l’expédition d’un colis de première classe, pesant un kilo, entre Montréal et Toronto, coûtera $ 3.95 au lieu de $ 3.74 comme actuellement.Le coût des casiers postaux n’augmentera pas et l’on maintiendra la réduction de cinq pour cent pour le courrier des Fêtes.Il n’y aura pour le moment aucune modification des tarifs pour les publications de deuxième classe.Le ministère des Communications procède actuellement à une révision de ces tarifs, a fait savoir un porte-parole de Postes Canada; si des changements doivent intervenir, le ministère les annoncera séparément plus tard.Bouquets SYLVIE EXPERT-BEZANÇON BOUÜ(JETS Bouquets entraînera le débutant sur les chemins de la création et enchantera les techniciens plus chevronnés, qui y trouveront les expressions les plus achevées de l’art floral actuel.Prix 85,60 • En vente dans toutes les librairies ou directement aux: ENCYCLOPÉDIES POPULAIRES INC.272 rue St-Zotique est, Montréal, H2S 1L3.Tel: 271-1362 Le meurtre à la Ronde Un étudiant de 18 ans s’avoue coupable du crime (B.M.j— L’imprévisible meurtre d’un jeune homme de Brossard, survenu à la Ronde, le 10 juin dernier, lors de la mémorable présentation du spectacle pyrotechnique de la France, a connu son dénouement hier en Cour supérieure.Un étudiant du Secondaire IV, Robert Bonenfant (18 ans), y a en effet reconnu sa culpabilité à une accusation réduite d’homicide involontaire.Le juge Claire Barrette-Joncas, qui préfère obtenir une évaluation psychiatrique de l’accusé, entendra les représentations d’avant sentence le 20 novembre.Bonenfant, appréhendé cinq jours après le crime, avait d’abord été accusé du meurtre sans préméditation de Daniel La-londe, âgé de 19 ans.Ce dernier, atteint de trois coups de couteau, avait dû être transporté par hélicoptère à l’hôpital Sacre-Coeur de Cartierville, où il avait expiré une heure plus tard.Selon ce qui a été révélé à l’enquête préliminaire, Bonenfant faisait partie d’un groupe de jeu- nes gens qui, réunis sur une butte sous le pont Jacques-Cartier, s’amusaient à lancer de la bière et de cannettes vides sur des spectateurs situés à un niveau inférieur.Mécontent de cette attitude qu’il trouvait peu civilisée, le jeune Lalonde s’etait présenté au groupe en réclamant un peu de retenue de la part de certains d’entre eux et plus de respect non seulement pour l’environnement mais pour les autres spectateurs.Pour toute réplique, il eut droit aux trois coups de couteau fatidiques, sous les yeux horrifiés d’une bonne dizaine des quelque 75,000 personnes qui s’étaient déplacées pour admirer le spectacle ce soir-là.Bonenfant avait réussi ensuite à se fondre dans la foule malgré une intervention rapide des policiers de la CUM.Il avait été appréhendé cinq jours plus tard grâce à l’excellente description qu’en avaient donnée des témoins de la scène, demeurés sur le coup impuissants.La bagarre du 14 mai au Forum Aucune poursuite contre Ed Hospodar et les autres BERNARD MORRIER (B.M.)La bagarre générale, qui avait éclaté au Forum, le 14 mai dernier, peu avant un match éliminatoire entre le Canadien et les Flyers de Philadelphie, n’aura aucun rebondissement devant les tribunaux.Cette décision, prise hier par la Direction des affaires criminelles du ministère de la Justice, résulte d’un rapport que lui avait transmis, il y a une dizaine de jours, l’adjoint au Procureur chef de la Couronne à Montréal, Me Jean Morin.Le ministère explique qu’il appartient d’abord aux organismes sportifs de discipliner le sport et de prendre les mesures qui s’imposent dans certaines circonstances et que la justice, si elle a à intervenir, ne le ferait qu’en tout dernier recours.Ce qui, indirectement, invite les membres de la Ligue nationale à prendre leurs responsabilités face à la montée de la violence au hockey.La bagarre générale, on s’en souvient, avait éclaté à la fin de la période de réchauffement des deux équipes, quand un joueur du Canadien, dernier à quitter la patinoire, avait lancé une rondelle dans le filet désert de l’adversaire.Cette manoeuvre, empreinte d’une certaine superstition, avait soulevé l’ire des Flyers qui, s’apprêtant à regagner le vestiaire, avaient fait un retour inattendu sur la glace pour s’en prendre au joueur de l’équipe adverse.Ce qui devait entraîner aussitôt la réplique de la majorité des joueurs du Canadien, le tout en l’absence des arbitres qui se trouvaient dans leur antichambre et qui, de toute façon, a-t-on dit, n’auraient pu intervenir puisque le match n’était pas commencé.Cette bagarre, ponctuée d’une violence rarement égalée au hockey, avait suscité de nombreuses protestations du public et la police de la CUM fut même mandatée au dossier dans les jours d’après pour étudier la possibilité de porter des accusations en Cour criminelle contre certains des belligérants.L’enquête a notamment porté sur le duel mettant aux prises Ed Hospodar et Claude Lemieux.Les policiers avaient estimé cette scène comme étant la plus susceptible de donner des informations valables sur l’état général de la violence qui avait surgi à ce moment-là.S’il est vrai, aux yeux de certains, que les élans de plusieurs joueurs ont débordé les principes du sport dans cette fièvre menant à la conquête de la coupe Stanley, le rapport n’aurait reconnu tout au plus dans l’échauffourée d’avant match que la commission d’actes très « virils » n’ayant engendré toutefois aucune criminalité, bien que la norme, semble-t-il, ait été assez difficile à déterminer. A-4 ¦ Le Devoir, samedi 5 septembre 1987 Les droits linguistiques hantent la campagne électorale en Ontario PIERRE APRIL TORONTO (PC) — Les campagnes électorales des vingt dernières années en Ontario ont toujours eu comme toile de fond le thème controversé : les droits linguistiques de la minorité francophone.u Depuis l’époque du premier ministre conservateur John Robarts (1961 à 1971), de celle de son successeur et dauphin Bill Davis (1971 à 1985), jusqu’à la première campagne du nouveau « Monsieur Ontario » David Peterson, pas une seule campagne n’a été exemptée de ces débats passionnés sur la langue de la minorité francophone.L’actuel premier ministre libéral sortant, David Peterson, que tous les sondages donnent gagnant le 10 septembre prochain, n’a pas échappé à la tradition électorale.Au cours de la campagne de 1985 et de celle qui s’achèvera jeudi, il aura été hanté par ce thème.Il y a une dizaine de jours, la contribution de ces trois premiers ministres vedettes du passé et du présent à la lente évolution des droits des francophones dans cette province a été reconnue par Serge Plouffe, le président de l’Association cana-dienne-française de l’Ontario, l’organisme représentant des 450,000 francophones sur un population de près de neuf millions d’habitants.« On sentait déjà chez John Robarts, a-t-il dit, une ouverture au fait français en Ontario avec l’établissement des écoles secondaires de langue française.Pour sa part, Bill Davis adoptait la politique de l’éta-pisme en assurant la mise sur pied progressive des services en français dans la province, tout en reconnaissant certains droits devant les tribunaux ontariens.» Cette tradition conservatrice de calmer et de donner satisfaction à la rhinorité francophone petit à petit, sans faire de bruit, a été poursuivie par le premier ministre libéral David Peterson, élu à Queen’s Park en O 1985 à la tête d’une députation minoritaire de 51 membres, après une domination conservatrice de plus de 40 ans.Il forma alors un gouvernement majoritaire grâce à la complicité et l’appui des 23 députés du Nouveau parti démocratique de Bob Rae.Les conservateurs de Frank Miller, disparu de la scène politique depuis, avaient réussi à faire élire 51 candidats.David Peterson.J ,M Ce gouvernement libéral minoritaire, soutenu artificiellement grâce à un pacte « de non-agression » de deux ans avec le NPD, est parvenu à faire adopter dans moins de 18 mois, un projet de loi majeur satisfaisant la minorité francophone de la province.Peterson a renforcé la tradition établie par ses deux principaux prédécesseurs conservateurs et procédait à l’adoption, avec l’appui unanime des conservateurs et néo-démocrates, d’une loi sur les services français gouvernementaux garantis à toutes les communautés de plus de 5,000 francophones (ou dix pour cent de la population) et qui pourraient être étendue sur une base volontaire à toutes les municipalités qui souhaiteraient en faire autant.Cette nouvelle étape franchie, Da- vid Peterson a entrepris la présente campagne électorale de 1987 en proposant, appuyé dans son projet par Bob Rae du Nouveau parti démocratique (NPD), de consacrer la province de l’Ontario officiellement bilingue au cours d’un prochain mandat.Cet objectif semblait évident, puis-qu’avec l’adoption unanime de la Loi 8 sur les services en français à l’Assemblée législative quelques mois plus tôt, l’Ontario devrait satisfaire, d’ici au 18 nqvembre 1989, à toutes les conditions nécessaires pour se déclarer officiellement bilingue.Si l’Ontario devenait bilingue, avec le Manitoba et le Nouveau-Brunswick, il y aurait environ 12 millions de personnes sur un total d’environ 25 millions au pays qui vivraient le principe du bilinguisme.« En prenant le leadership dans ce domaine, a précisé M.Plouffe de l’ACFO, l’Ontario démontrerait le possibilité de vivre dans ce pays d’égal à égal.» Le rêve longtemps caressé par les tenaces Franco-Ontariens de vivre dans une province officiellement bilingue était sur le point de se réaliser et David Peterson croyait sincèrement y arriver au cours d’un prochain mandat.Mais c’était sans compter sur un changement de cap dans la tradition conservatrice.L’actuel chef du parti, Larry Grossman, a choisi de s’opposer à ce projet, de critiquer la Loi 8 sur les services en français qu’il appuyait pourtant à l’Assemblée législative de l’Ontario et de prêter une oreille attentive et complice aux critiques des représentants de la majorité anglophone.La Loi 8 garantit l’enseignement en français aux niveaux élémentaire et secondaire et donne aux francophones une représèntation assurée aux conseils scolaires et leur confie la gestion de l’enseignement en français.Elle fait du français et de l’anglais les langues officielles des tribunaux et garantit la prestation des services gouvernementaux et para-gouvernementaux en français.« Aujourd’hui, a regretté Serge Plouffe, en pleine campagne électorale, Larry Grossman se prononce à tout jamais contre l’adoption du bilinguisme officiel en Ontario.Cette position est non seulement contradictoire, mais elle va à l’encontre de la reconnaissance progressive des droits des Franco-Ontariens entreprise par ses prédécesseurs MM.Robarts et Davis.» Bob Rae À toutes fins pratiques, l’Ontario est déjà une province bilingue grâce à la Loi 8.C’est cette réalité qui a relancé le débat et éveillé de vives critiques chez ceux qui voient dans le bilinguisme une menace à leur sécurité d’emploi et à leur possibilité d’accéder et de conserver des postes dans la fonction publique.A tel point, que le chef libréral et premier ministre sortant a senti le besoin purement électoraliste de modifier ses échéances.Le bilinguisme et les services en français sont devenus des thèmes dont personne ne veut parler mais qui auxquels on est forcé de s’intéresser par une infime minorité agissante bien organisée.David Peterson parle maintenant du bilinguisme officiel comme d’une lointaine réalité.Au cours du débat télévisé entre les chefs des trois formations politiques, le mois dernier, le conservateur Larry Grossman a vainement tenté de faire dire au libéral David Peterson quand il souhaitait concrétiser le bilinguisme au cours des qua-tres prochaines années, juste pour le compromettre aux yeux des critiques de cette politique.A l’occasion d’une tournée électorale dans la région d’Ottawa, le premier ministre libéral sortant, forcé de s’exprimer sur la question du bilinguisme, a sans trop de conviction expliqué que la province se dirigeait vers cet objectif.« Il y a des façons de faire les choses qui permettent d’éviter les tensions inutiles et j’ai la nette impression que le moment viendra où il ne s’agira plus que de faire un pas en avant.La question à savoir si le temps propice se présentera dans deux, cinq, six ou huit ans, je ne peux pas y répondre.» Le leader conservateur a profité de toutes les occasions pour accuser son adversaire libéral de cacher ses véritables intentions sur la question, pendant que le président de l’Alliance pour le préservation de l’anglais au Canada, Ron Leitch, un activiste torontois qui s’est gagné l’appui des radicaux anti-bilinguisme, continued’affirmer que cette question des droits de la minorité francophone est la plus importante de cette campagne.« Les gens vivent dans la peur, a-t-il affirmé, et la Loi 8 sur les services en français encourage la discrimination contre les anglophones.» Pendant toute la durée de la campagne, l’Alliance a acheté des pages de publicité dans les principaux quotidiens ontariens pour dénoncer le bilinguisme et rappeler aux électeurs que le premier ministre sortant David Peterson s’apprêtait à faire avaler de force le français aux anglophones unilingues.À cette attitude, les principaux porte-parole des Franco-Ontariens, le président de l’ACFO en tête, ont répliqué avec indignation.« Le bilinguisme n’est pas un monstre déguisé, a dit M.Plouffe, de telles déclarations ne font qu’ajouter à la confusion et à la mauvaise compréhension du public vis-à-vis le pleine reconnaissance des droits linguistiques des francophones en Ontario.» Pour la première fois depuis sa naissance, il y a plus de 75 ans, l’ACFO, sans prendre officiellement parti dans la présente campagne électorale, a quand même demandé Larry Grossman aux Franco-Ontariens de réfléchir aux conséquences de leur vote le 10 septembre.Le président de l’ACFO, Serge Plouffe a fait cette mise en garde.« Le gouvernement libéral n’a pas profité de l’occasion pour clarifier l’esprit de la loi sur les services en français.Le NPD n’a pas exposé les problèmes des Franco-Ontariens de façon aussi éloquente.Comment peut-on s’attendre à ce que la population ontarienne comprenne le bilinguisme officiel si les deux partis que le défendent n’en expliquent pas le cheminement ?« Bien que le comportement de ces deux partis déçoive l’ACFO, a-t-il poursuivi, nous déplorons vivement la position du Parti conservateur telle qu’énoncée par son chef Larry Grossman.» Le Parti vert est sauvé La Commission des droits de la personne donne raison à une victime de harcèlement (PC) — Le Parti vert du Québec a été sauvé in extremis.Le Directeur général des élections Pierre-F.Côté a finalement renoncé à son intention de retirer son accréditation au Parti vert.D’après la loi électorale, tout parti politique est, entre autres obligations, tenu de produire un ,.rapport financier chaque année.Ce document permet aux électeurs de connaître les sources de financement d’un parti politique et de savoir à quoi servent les sommes qu’ils versent à ce parti.Or depuis le 31 décembre 1986, • le Parti vert n’avait pas produit de bilan financier, contrevenant ainsi à la loi.Le directeur général des élections, chargé de veiller au respect de la loi électorale, a alors tenté de contacter le Parti vert, son chef ou son représentant officiel.Pas de réponse.Lettre après lettre.M.Pierre-F.Côté avait finalement convoqué les représentants du Parti vert, le 11 juin dernier à Montréal, pour qu’ils expliquent leur « oubli » et produisent leur rapport.Personne ne s’est même présenté à la convocation.Dès lors, le directeur des élections aurait pu, sur-le-champ, retirer son accréditation au Parti vert.Il a pourtant préféré attendre, laissant une « dernière chance» aux écologistes.Les représentants du Parti vert se sont finalement manifestés.Le 5 août, ils ont remis leur rapport financier dûment complété au directeur général des élections.Le 25 août, celui-ci ac- ceptait de ne pas retirer leur autorisation.« Tout rentre dans l’ordre; leur situation est régularisée » indiquait-on vendredi au bureau de Québec du Directeur général des élections.Le Parti vert peut maintenant continuer à percevoir des contributions auprès des électeurs qui sont sympathiques à sa cause.Il pourra présenter des candidats aux prochaines élections et se voir rembourser ses dépenses électorales, s’il fait élire suffisamment de candidats et répond aux autres normes.Le parti écologiste n’est cependant pas très riche : au 31 décembre 1986, il avait en caisse $86.A son avant-dernier rapport financier, en 1985, il avait accumulé $145.Le chef du Parti vert est Yves Blanchette, qui avait lancé le projet ON ET 85 lors de l’Année internationale de la jeunesse.Son but était de dépolluer les rives du fleuve Saint-Laurent en offrant les emplois ainsi créés aux jeunes, durant l’été.Le projet n’avait guère eu de succès.Il reste donc au Québec 14 partis politiques autorisés: le Parti liberal, le Parti québécois, le Nouveau parti démocratique du Québec, l’Union nationale, le Parti indépendantiste, le Parti progressiste-conservateur du Québec, le Parti vert, le Parti communiste du Québec, le Mouvement socialiste, le Parti citron, le Crédit social uni du Québec, le Parti humaniste, le Parti pour le commonwealth du Canada et le Parti des travailleurs du Québec.LIA LÉVESQUE (PC) — La Commission des droits de la personne vient de donner raison à une syndiquée de la CSN qui se plaignait d’avoir été harcelée sexuellement par le directeur général du CLSC où elle travaille.De mai 1982 à la fin de 1983, la plaignante, Mme Denise Lépine, qui travaillait comme « commis senior », avait reçu des remarques déplacées et des avances sexuelles directes de la part de son patron, M.B.B.Lorsque celle-ci lui a manifesté son refus, M.B.lui a clairement laissé entendre qu’il pourrait exclure son poste de l’unité syndicale (la « désyndiquer »).Le jugement de la Commission des droits a été rendu à la fin juillet mais n’a été communiqué à la CSN, qui défendait la plaignante, que le 19 août.Deux autres employées du CLSC s’étaient plaintes du harcèlement sexuel subi de la part du même directeur général.La commission conclut dans son jugement que ce M.B.B.« a eu à l’égard de ses employées un comportement sexiste et méprisant ».Ce comportement du directeur général du CLSC était « de nature à créer un climat de travail empoisonné pour la requérante », note-t-on dans le jugement.Devant tous les témoignages entendus, dont celui de la victime et du mis en cause, la commission accorde foi à la version de la travailleuse.Elle blâme conjointement le directeur général et le conseil d’administration du CLSC qui l’a embauché.cèlement posés par M.B.B.et n’ont rien fait.Le conseil d’administration a même été saisi d’une plainte de cette travailleuse, en juin 1984, et « est resté passif » malgré tout.A partir du moment où elle a rendu son jugement, la Commission des droits doit tenter une médiation entre le CLSC et la plaignante, afin d’obtenir un dédommagement.M.B.B., lui, a quitté son emploi de directeur général dès 1984.La plaignante, qui travaille toujours comme commis senior, réclame $ 15,000 en réparation pour les « préjudices moraux et l’humiliation» subis.Pour la CSN, il s’agit d’une « première victoire » dans un cas de harcèlement sexuel, indiquait en confé- rence de presse Mme Nicole Grenier, vice-présidente à la condition féminine à la Fédération des affaires sociales de la CSN.« Il faut que le harcèlement sexuel soit vu comme une condition de travail.De cette façon, il entre sous la juridiction du syndicat », qui peut défendre le droit de travailler dans des conditions normales et sereines.Quand l’intégrité physique et morale est menacée, sans compter les menaces de congédiement, de mutation ou de désyndicalisation qui accompagnent souvent de telles avances, c’est tout le droit au travail qui est mas en cause, croit Mme Grenier.La CSN souhaite aussi que soient considérablement diminués les délais d’audition de telles causes.Dans le cas de Mme Lépine, il s’est écoulé 5 ans entre le début du harcèlement, en 1982, et le jugement de la commission, cet été.La plainte a été déposée à la commission en novembre 1984 et la preuve était close en septembre 1986.« C’est beaucoup trop long », fait remarquer Mme Nicole Grenier, parce que cela risque de décourager les plaignantes, à qui on demande déjà « beaucoup de force morale » pour passer à travers une telle épreuve.Egalement, la CSN aimerait que les employeurs songent à mieux aménager certains lieux de travail propices au harcèlement : aires de stationnement ou couloirs mal éclairés, par exemple.Gouvernement du Québec Ministère de l’Éducation Déversement de purin NOTRE-DAME-DE-STANBRIDGE (PC) - « Regardez-moi donc ça, une belle perchaude.Si c’est pas un désespoir.Ça va être une jolie job de ramasser ça.» Ce qui désole ainsi M.Albert Me-lavan, maire de Notre-Dame-de-Stanbridge, ce sont les milliers de poissons morts qui flottent sur la rivière aux Brochets.Sur une distance d’environ 500 mètres, les deux rives sont bordées de carpes, d’achigans, de perchaudes et de barbottes qui montrent leur ventre blanc.Près de la digue située au centre du village, on compte jusqu’à une vingtaine de poissons morts au mètre carré.Nul besoin de chercher bien loin la cause de cet hécatombe, dont les premiers signes alarmants ont été décelés mardi par les villageois.A l’odeur fade de décomposition qui flotte dans l’air, à la couleur noire de l’eau, plusieurs résidents n’hésitent pas à parler de déversement de purin ou d’égout.Un diagnostic confirmé par les inspecteurs du ministère de l’Environnement, qui se sont d’abord assurés que la pollution ne devait rien aux industries de Bedford situées en amont sur la rivière.« Vu la couleur de l’eau, l’odeur et le choc pour une grande quantité de poissons, on pense à un déversement de purin ou de boue de fosses septiques », explique l’ingénieur Berthold Brochu, de la direction régionale de l’Estrie du ministère.« C’est peu probable que ce soit dû à des épandages réguliers de purin, qui aurait été drainé par la pluie.Il y avait bien des épandages au début de la semaine, mais c’est un beau temps pour ça, le sol est extrêmement sec et la terre absorbe tout.On pense à un déversement sauvage », précise M.Brochu.Qui plus est, souligne la commission dans son jugement, trois membres du conseil d’administration ainsi que le président du conseil étaient au courant des actes de har- FS RADIO CITE WJ l'AMOUR de la Musique DU QUEBE Québec t Le Devoir, samedi 5 septembre 1987 ¦ A-5 Le triste Sommet des restaurateurs QUÉBEC (PC) — Plusieurs auraient été portés à croire que la venue à Québec d’une foule de dignitaires étrangers et de leur suite à l’occasion du Sommet de la francophonie aurait apporté du pain sur la planche (et des dollars) en particulier chez les restaurateurs.Eh bien, après une brève enquête, il semblerait que l’événement à portée internationale ait plutôt eu un effet contraire.Les mesures de sécurité extrêmement sévères annoncées depuis un mois, l’appréhension des foules (un peu comme lors des manifestations de Québec 84), les difficultés d’accès dans le Vieux-Québec en automobile, notamment, ont littéralement vidé les lieux pendant trois jours.Attablé dans son restaurant jeudi après-midi, juste en face du Château-Frontenac, Giovanni Venturino constatait avec une certaine frustration la perte de revenus importants en cette fin de la saison touristique.« Si encore on avait attendu après la Fête du Travail pour organiser cet événement fort important pour le prestige de la ville, j’en conviens, de manière à ne pas nuire à l’afflux des touristes; mais non».Ce dernier, comme pour prouver ses dires, a montré son liv-tions pour le dîner.« Regardez, seulement 15 réservations pour ce soir au lieu d’une quarantaine en ce temps-ci de l’année».« Je ne parle pas pour moi seulement; allez voir d’autres restaurateurs du Vieux-Québec et ils vous tiendront des propos semblables», a expliqué M.Venturino.Celui-ci estime à 50 % la baisse de sa clientèle depuis le début du Sommet de Québec.Il est bien prêt à en absorber le coup mais à la condition que des retombées à moyen terme se fassent sentir.M.Venturino demeure cependant confiant que la publicité qu’apporte le Sommet à la ville de Québec incitera des étrangers à venir à Québec dans les années à venir.Le restaurateur déplore cependant que les participants à cette grande assemblée, y compris les journalistes de l’extérieur, n’apportent rien de plus au commerce.« Mais où vont-ils manger?in-terroge-t-il.Mon établissement est situé à deux pas du Château-Frontenac mais je n’ai vu personne d’une délégation venir prendre un repas ici.« Regardez dehors; il n’y a presque personne sur la rue, pas de touristes parce qu’on a vidé les hôtels et interdit l’accès au secteur en automobile.« Et dire que ce sont les derniers bons jours de la saison touristique; c’est bien dommage », a ajouté l’homme d’affaires d’origine italienne qui veut bien faire malgré tout bon coeur contre mauvaise fortune.L’affaire Pelletier Marx donnera suite au rapport ( PC ) — Le ministre de la Justice, Herbert Marx, a annoncé, hier, son intention d'appliquer les recommandations contenues dans le rapport qu’il avait demandé au sujet des circonstances qui ont entouré la mise en liberté d’Adrien Pelletier.Le ministre a annoncé dans un communiqué avoir reçu et examiné ce rapport.En ce qui concerne la conduite professionnelle du procureur de la Couronne qui était chargé de ce dossier lors de l’enquête sur mise en liberté, le ministre a dit qu’il jugeait préférable d’attendre le résultat d’une enquête qui est menée actuellement par le syndic du Barreau du Québec « afin de ne pas entraver la démarche de ce dernier ».M.Marx a par contre annoncé l’application dans les plus brefs délais de certaines mesures destinées à améliorer le traitement des dossiers reliés aux crimes contre la personne et plus particulièrement aux cas de violence conjugale.En vertu de ces mesures, le procureur qui s’objecte dans un dossier à une remise en liberté lors de la comparution sera le même qui procédera à l’enquête sur mise en liberté.Dans les districts où le volume le justifie, les dossiers de violence conjugale seront confiés dès le stade de l’autorisation de la plainte et pour toutes les étapes du processus à un même procureur spécialement désigné pour ce genre de dossiers.M.Marx a également révélé avoir demandé au sous-solliciteur général de prendre les mesures suivantes: — Rappeler à tous les corps policiers qu’il est important d’assurer la présence d’un meme enquêteur pour l’étape de la comparution et de l’enquête sur cautionnement, plus particulièrement dans les cas de violence conjugale; — présenter aux procureurs de la Couronne un rapport médical, lorsque ce document est disponible, et une appréciation particulière de la dangerosité de l’accusé; — vérifier auprès des corps de police municipaux s’ils ont effectivement suivi la recommandation d’encadrer par une directive les interventions de leurs policiers en matière de violence conjugale.Adrien Pelletier avait été remis en liberté moyennant certaines conditions le 27 juillet dernier à la suite de sa comparution pour voies de fait sur son ex-épouse, Hélène Lizotte.CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.Voir aussi en page A-8 UNE CARRIÈRE Une opportunité d’affaires Le produit existe depuis au-delà de 70 ans, étant le no 1 dans son domaine et dû à une progression constante de notre compagnie, les postes et opportunités suivants sont disponibles.REPRÉSENTANTS(ES): Motivés(es), dynamiques, autonomes 40 000 $ et plus (salaire de base, commissions, etc.) REPRÉSENTANTS(ES) NATIONAUX(LES): Expérience en publicité et habitués de transiger avec des clients majeurs.60 000 $ et plus (salaire de base, commissions, etc.) DIRECTEURS(TRICES) PROPRIÉTAIRES: Si vous avez les aptitudes et le sens de « l’entrepreneurship» 100 000 $ et plus (base, commissions, participation aux profits, etc.) SI VOUS ÊTES QUALIFIÉS(ES) ET INTÉRESSÉS(ES) ___NOUS OFFRONS NOUS EXIGEONS • Produit exclusif • Formation professionnelle • Carrière • Références fournies • Avantages sociaux • Vacances avantageuses • Travail dans votre lieu de résidence • Attitude positive • Travaillant • Responsable • Bon communicateur • Autonome > • Dynamique • Esprit créatif • Automobile Faites parvenir votre curriculum vitae à: PUBLI-DIRECT LTÉE 235 Dorchester est, bureau 202, Montréal, Qc, H2X 1N8 (514) 397-9375 OU 7333 Place des Roseraies, bureau 308, Anjou, Qc, H1M 2X6, (514) 355-6803 Divisés, les journalistes de Radio-Canada votent pour ISABELLE PARÉ Visiblement divisés, les journalistes de Radio-Canada ont timidement reconduit, hier soir en assemblée générale, le mandat de grève que détient leur syndicat depuis mai dernier.Après plusieurs heures de débats longs et parfois déchirants, les journalistes de la Société d’état ont finalement voté, dans une proportion de 53,6 %, en faveur d’une proposition donnant à leur syndicat le feu vert pour le déclenchement d’une grève générale illimitée.Seulement 127 personnes se sont prononcées pour le mandat de grève, 108 autres ont voté contre.Au moment d’aller sous presse, le syndicat se disait déçu du faible mandat obtenu auprès de ses membres.< Même si le message n'est pas fort, il reste qu’on a obtenu la majorité.Il faudra étudier sérieusement la situation avant de décider quoique ce soit », a fait savoir le président du syndicat, M.Jean Larin, indiquant que la possibilité d’une grève générale n’était pas pour autant écartée.Plus tôt en soirée, les membres ont également rejeté, dans une proportion de 52,9 %, les dernières offres déposées par la partie patronale.Faiblement majoritaire, 157 journa- listes ont appuyé le rejet des offres et 139 les ont acceptées.Ce qui, encore fois, constitue une prise de position bien timide, estime le syndicat.Lors d’un vote à main levée, l’assemblée a également voté à l’unanimité en faveur d’une proposition pour la poursuite des négociations sur la base des demandes syndicales.Les 400 journalistes des salles de nouvelles et d’émissions d’affaires publiques de la Société Radio-Canada revendiquent une certaine forme de sécurité d’emploi pour les journalistes contractuels.Le syndicat souhaiterait limiter les motifs que l’employeur peut invoquer pour la grève ¦ le non-renouvellement des contrats que ces journalistes doivent reconduire chaque année.Il y a aussi mésentente au niveau des salaires.La Société offre des augmentations de 3 %, 2 %, et 4 % pour 1985,1986, et 1987.Le syndicat, quant à lui, réclame une augmentation de 10,7 %, comprenant un rattrapage de 6,7 % par rapport à leurs colJ lègues du réseau anglais, pour un contrat de travail qui prendrait fin en novembre 1989.’ Affiliés à la CSN, les membres du Syndicat des journalistes de Radio-Canada sont sans contrat de travail depuis mars 1985.Le gouvernement ne touchera pas $ 10 millions La vente de Quebecair est complétée QUEBEC (PC) — Un peu plus d’un an après la vente de Quebecair à Nordair Métro, une entente finale entre l’acheteur et le gouvernement a été conclue, hier soir, après un sprint de négociations.Déjà hier après-midi, au bureau du ministre des Transports M.Marc-Yvan Côté, on s’affairait à la rédaction du communiqué annonçant la conclusion finale de la vente, au cas où.Une conférence de presse est prévue mardi pour en donner les détails.M.Côté aimerait bien annoncer en même temps la conclusion de la vente et la fin de la grève qui sévit chez Quebecair depuis maintenant deux mois.Même si le ministre affirme que les deux événements ne sont liés d’aucune façon et qu’il n’est pas question que le gouvernement se mêle du conflit de travail, une heureuse coïncidence a voulu que la journée d'hier soit consacrée à d’intenses négociations entre Quebecair, ses employés au sol et ses agents de bord en grève, après des discussions entre la direction de la compagnie et le bureau du premier ministre.Pendant ce temps, le ministre des Transports discutait des dernières modalités de la privatisation avec les actionnaires de Nordair Métro.Il semble que les deux parties se soient finalement entendus sur un prix de vente et sur la façon de respecter les engagements prix par les nouveaux propriétaires.Le 31 juillet 1986, le gouvernement cédait pour $10 millions Quebecair aux actionnaires de Nordair Métro, Canadien International (CP Air), MM.Michel Leblanc, Marc Racicot et Marcel Dutil.Les acheteurs s’engageaient à améliorer le service en région, à replacer les employés mis à pied dans des postes similaires chez d’autres transporteurs et à créer des nouveaux emplois dans l’industrie du transport aérien.OTTAWA (PC) — Le plongeon de John Turner au dernier rang d’un sondage national d’opinion publique fournit une dernière salve de munitions à ceux qui essaient de l’écarter de la direction du parti, a admis vendredi l’un de ses plus fidèles lieutenants, Jean Lapierre, tout en s’abstenant d’identifier les libéraux en question.Mais le député québécois de Shef-ford, qui a été l’un des principaux organisateurs de M.Turner, faisait malgré tout bonne contenance, et il a prédit que son chef et sa formation s’en sortiraient et reprendraient la tête du peloton d’ici deux mois.Un sondage de la maison Angus Reid, publié hier, plaçait le leader néo-démocrate Ed Broadbent au sommet de l’échelle de popularité : 68 pour cent des électeurs lui accordaient leur préférence.Mais son parti, lui, faisait moins bonne figure, ne recueillant plus que Un an plus tard, ces engagements n’ont pas été respectés intégralement.Par exemple CP Air, qui s’était engagée à embaucher des pilotes québécois, ne s’est pas encore exécutée.De 900 qu’il était, le nombre d’employés a chuté à 522 chez Quebecair, 39 pour cent de l’appui de l’électorat, contre 44 pour cent lors du dernier sondage Reid, en août.Le Parti libéral a obtenu 32 pour cent des intentions de vote, une hausse de trois points de pourcentage.Mais la bonne nouvelle a rapidement été assombrie par la chute de popularité de son leader à 29 pour cent.La performance du premier ministre Brian Mulroney, elle, s’est améliorée : il a obtenu 31 pour cent des intentions de vote, une hausse de sept points par rapport à son plus bas score, en mars dernier, dans la foulée de la controverse entourant les problèmes de l’ex-ministre d’Etat aux Transports André Bissonnette.M.Lapierre, qui avait convoqué une conférence de presse pour souligner publiquement la remontée de son parti, a dû se résoudre à répondre plutôt à des questions portant sur son chef.Pour le député de Shefford, les op- dont la taille a été radicalement réduite.Parmi ceux-ci, 300 sont actuellement en grève.?Le ministre des Transports a déjà' laissé savoir que son gouvernement ne recevra pas $ 10 millions de la privatisation de Québecair, le prix ayant dû être ajusté à la baisse en raison de nouvelles considérations.- .I » posants à M.Turner au sein du parti sont surtout d’anciens membres de l’establishment libéral qui voient passer une occasion de reprendre le pouvoir.Ces libéraux savent qu’une élection s’en vient, et ils comprennent qu’il ne leur reste plus grand, temps pour déloger M.Turner.« C’est pourquoi ils essaient si fort; cette fois, ils savent que c’est leur> dernière chance », a-t-il ajouté.U n député libéral québécois et le président des Jeunes libéraux du Québec ont réclamé récemment la-démission de M.Turner, et le prési-! dent du parti a publiquement cri-; tiqué le leadership de son chef.! Du côté des deux autres partis, les conservateurs ont réagi en minimisant la portée des résultats du sondage.Au N PD, le député Lome Nys-i trom s’est refusé à dire si les résul-J tats du sondage signifiaient que! l’heure de gloire de son parti est ter-' minée.Le dernier sondage sera dur à avaler pour Turner, admet Jean Lapierre Qxygène pom i es emmintrs ut utiitnm de poche ARBRES On les°ijiàssacre à la scié! PLANTÉS VERTES Quatre spécial wmomtcnmrnc À MOI CES MONTAGNES LES 10 PLUS BEAUX SENTIERS- v DES MENUS POUR / MARCHEURS - “ , fr r BALEINE BLEUE V-; Le plus gros ^ .show de tous ^ ' *4 «.les temps Je m’abonne à QxYGËNE aaa Envoyez-moi ma gourd’o! (jusqu'à 8 sem.pour la livraison) nom:_________________________________ prénom:_________________________________ adresse:____________________________________________________________i____ ville:_______________________________ province: ______________________________ codepostal:__________________________ no detél :______________________________ ?22,95$ pour 12 nos (2 ans) I I 12,95$ pour 6 nos (1 an) Une économie de 35% sur I___| Une économie de 26% sur le prix régulier en kiosque le prix régulier en kiosque ci-joint: un chèque D un mandat postal paiement par carte: Visa ?MasterCard ?no.de la carte:- date d'expiration:____________________ signature:___________________________ DECOUVREZ LE MAGAZINE DES GOURMETS DE LA NATURE F rrtv le numéro de septembre-octobre est en vente maintenant en kiosque ABONNEZ-VOUS et recevez en prime la gourd’o • invention québécoise • élégante et ultra-légère • capacité de 350 ml • goulot rétractable super pratique • format plat pour porter sous l’anorak envoyez à: OXYGÈNE 110, boul.Crémazie Ouest, bureau 422, Montréal (Québec) H2P 1B9 Le magazine de plein air le plus complet au Québec Paraît tous les deux mois 68 pages toutes en couleur Des reportages- photos passionnants • plein air et loisirs • tourisme-nature • écologie • cuisine-santé • jardinage • aménagement paysager A-6 ¦ Le Devoir, samedi 5 septembre 1987 L’ACTUALITE INTERNATIONALE t i î | Burundi: l’incertitude demeure devant le silence des putschistes klGALI
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.