Le devoir, 11 septembre 1987, Supplément 2
W*f$i LA METROPOLE W/U|iP|MDORE VOLUME 3, NUMERO 5 SEPTEMRRE 198 7 L'ASIE DES GINS PATIENTS L'ORDINATEUR lUR LES ROUTES assurait habitat! ¦ Marque de commerce Votre maison n’est pas comme les autres.Elle reflète vos goûts et vos désirs.Elle répond à vos besoins.C’est pourquoi Le Groupe Commerce a conçu OPTION PROTECTIONS*, un programme d’assurance habitation pour propriétaires occupants.OPTION PROTECTIONS vous offre un choix de cinq polices différentes: cinq niveaux de protections qui vous permettent d’assurer votre maison en fonction de vos besoins.Ainsi, vous pouvez opter pour la “Protection Minimum”, la “Protection Minimum+”, la “Protection Intermédiaire” ou la “Protection Supérieure”.Vous pouvez aussi choisir la toute nouvelle “Protection Maximum” qui vous accorde un montant unique d’assurance sur l’ensemble de vos biens et une couverture encore plus étendue.Alors, si vous désirez sélectionner l’assurance habitation qui vous convient le mieux, demandez à votre courtier d’assurances de vous parler d’OPTION PROTECTIONS du Groupe Commerce.LE GROUPE COMMERCE Compagnie d’assurances Une présence rassurante VOLUME 3, NUMÉRO 5 SEPTEMBRE 1987 4 6 AVANT-PROPOS Du renouveau Montréal, porte d’entrée sur le Québec Une entrevue avec le maire Jean Doré "vfff* T -w*- 14 L'EXPORTATION • Une affaire de patience g • L’Asie, Klondyke des années 90 u.i • Une double richesse 25 LE TRANSPORT • L’ordinateur ou la vie! • Un nouveau géant: Cabano-Expéditex • Pas de panique face à la technologie Photo de la page couverture: Jacques Nadeau 39 Qu’est-ce qui fait courir Bomem?41 INNOVATIONS La fortune d’un coiffeur-patenteux 44 EN LIBRAIRIE 45 À VOTRE SERVICE La fidélité dans les airs LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 3 Sous le signe du renouveau Pour la rentrée d’automne, LE DEVOIR ÉCONOMIQUE a voulu changer de peau, se donner une allure plus moderne, qui viendrait appuyer le changement de contenu amorcé au début de l’année: une information nouvelle, plus de reportages et d’entrevues, des dossiers plus variés, plus accessibles.Dans cet esprit, la présentation graphique du magazine se veut donc aussi plus souple, plus dynamique.Des chroniques ont disparu au fil des mois, d’autres sont nées.Et tant qu’à faire le choix du renouveau, la «p’tite dernière» s’intitule INNOVATIONS et fait place au génie d’inventeurs d’ici qui se taillent une place de choix sur le marché international.• • • AVANT-PROPOS ché le GREPME (Groupe de recherche et gestion des petites et moyennes organisations et de leur environnement.ouf!), rattaché à l'Université du Québec à Trois-Rivières.Sa conclusion dans le domaine du transport: pas de panique! Le GREPME serait le plus important groupe de recherche sur le PME dans le monde.Plus d’une trentaine de projets en cours, au Québec mais aussi à Madagascar, sur la Côte d’ivoire et au Sénégal, un budget annuel d'environ 300 000 $, financé par divers organismes et par les commandites, une équipe de onze professeurs-chercheurs, le groupe se consacre avec enthousiasme à la double mission qu’il s'est donnée: recherche et service à la collectivité.¦ Pour cette mini-relance aussi, pourquoi pas un «nouveau» maire qui, dix mois seulement après son accession à l’Hôtel de ville, n’a forcément pas fini d’annoncer tous les changements qu'il entend apporter à la vie montréalaise, économique, sociale et culturelle.C’est du moins ce que nous croyions lorsque nous avons sollicité une entrevue avec M.Doré sur l’avenir économique de Montréal.Pour tous ceux et celles qui suivent les affaires montréalaises de près cependant, il n’y a pas de «nouvelle» comme telle à chercher dans les propos du maire.Mais une vue d’ensemble s’en dégage, une stratégie économico-politique s’y dessine.Jean Doré le reconnaît: le leadership politique est disposé à s’effacer derrière celui de l’entreprise privée, au nom des exigences de la concertation, son leitmotiv depuis longtemps.Les Montréalais doivent sans doute s’en féliciter: c’est le résultat qui compte, nous dit le maire, qui déclare aussi que «1ère des contacts individuels et secrets est terminée», dans le domaine des relations internationales.Pourtant.deux mois avant une impor- tante mission en Asie, pas moyen d’en connaître les tenants et aboutissants, ni même dans quels pays M.le maire ira.Ce n’est pourtant pas le genre de voyage qui s’improvise.Surtout si Montréal est appelée à jouer le rôle d’une «métropole internationale forte, au profit de tout le Québec».C’est d’ailleurs à ce mouvement vers l’Asie que nous nous sommes intéressés dans un reportage sur l’exportation.La moitié du monde y vit et ses marchés deviendront accessibles même aux PME québécoises, grâce à la percée qu’y font nos grandes compagnies.11 faut, en effet, avoir les reins solides pour s’attaquer à un marché aussi différent de ceux qu’on connaît, à un monde dont la culture est si profondément «étrange» à nos yeux et surtout si ancienne que le temps qui s’écoule ne compte pas.Ici au pays, c’est à l'impact des nouvelles technologies sur l’emploi que nous nous attardons.Dans l’industrie du transport cette fois, sur laquelle s’est pen- •«1WI1MI Montréal, centre névralgique d’importation et d’exportation.LE DEVOIR DIRECTEUR: Benoit Lauzière yrr^NT » i î RÉDACTEUR EN CHEF: Paul-André Comeau hOUINUMltiUh RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE et responsable de la publication: Paule Beaugrand-Champagne ONT COLLABORÉ À CE MAGAZINE: Anne Gardon, Suzanne Lalande, Jacques Nadeau, Chantal Mantha, Charles Meunier, Jean-Robert Sansfaçon, Marc Sévigny, Pascale Wilhelmy CORRECTION DES ÉPREUVES: Michèle Constantineau PUBLICITÉ: Service de publicité du DEVOIR, (514)842-9645 PRODUCTION: André Lajoie Communication Ltée IMPRESSION: Imprimerie Montréal-Magog DISTRIBUTION: les Messageries Dynamiques, Berthold Brisebois PROMOTION: Roland David le magazine «LE DEVOIR ECONOMIQl JE» est publié par LE DEVOIR, 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Au téléphone: (514) 844-3361 ADMINISTRATION: Gabriel Hudon Courrier de deuxième classe — enregistrement no 7013 le magazine «LE DEVOIR ÉCONOMIQUE» est publié huit fois par année.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada.' ! LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 4 Depuis plusieurs années, la Société générale de financement contribue à doter le Québec d’une infrastructure industrielle dans plusieurs secteurs vitaux.Aujourd’hui, l’avenir s’ouvre aux projets d’envergure et aux entrepreneurs qui voient grand.Lancer une entreprise dans des domaines tels la pétrochimie ou l’électro-métallurgie nécessite un encadrement sûr et un partenaire financier solide.Plus que jamais, le Groupe SGF prend, en 1987, une importance nouvelle dans l’établissement et le développement d’une industrie québécoise vigoureuse.Quand il s’agit de grandes idées, la SGF prend les grands moyens.LE GROUPE ttf SGF « .¦J ffS, ¦y.'YCr 'ï$h,K LEVIER DEPUIS ANS TREMPLIN POUR AVENIR JACQUES NADEAU B MONTREAL, PORTE D'ENTREE SUR LE QUÉBEC Le Québec a besoin d’une métropole internationale forte: Montréal doit jouer son rôle de ville d’interface, au profit de tout le monde.D’où le leitmotiv: il faut se concerter avec les milieux d’affaires, les autres gouvernements, les banlieues et même Toronto.C’est ainsi qu’en entrevue le maire fean Doré tente de cerner l’économie de Montréal dont il tient les rênes depuis bientôt un an.SUZANNE LALANDE Le maire de Montréal s’apprête à s’envoler pour l’Asie.Hong-Kong, T’ien-Tsin et Shangai.Shangai, avec qui Montréal a un pacte d’amitié, veut se lancer dans l’aviculture et lui a demandé son aide.Le maire a bien sûr accepté: peut-on refuser d’aider une amie?Mais comment?Montréal aurait-elle une expertise cachée en aviculture?«Montréal, non, mais Saint-Hyacinthe, oui!» rétorque Jean Doré en enfilant: «Il est bien fini le temps des vieux antagonismes régionaux.Si le Québec va bien, Montréal va mieux et vice versa.En d’autres mots, Montréal a besoin du Québec et le Québec a besoin de Mont- réal.Et c’est mon rôle, comme maire de la métropole, de voir à développer cette synergie entre les deux et de faire en sorte que Montréal serve de porte d’entrée pour l’ensemble du Québec.» Le refrain est maintenant connu.Depuis l’arrivée au pouvoir du RCM, il y aura bientôt un an, les mots consultation, collaboration, concertation ponctuent comme un leitmotiv le discours du nouveau maire.Avec les banlieues, les milieux d’affaires, les autres paliers de gouvernement, le Québec tout entier, avec même Toronto l’exaspérante, la hache de guerre semble avoir été à jamais enterrée.Un changement d’attitude qui semble plaire à ses partenaires.Mais Montréal y gagnera-t-elle?Jean Doré en est convaincu.«C’est là un des principaux constats du rapport Picard, ce rapport sur le développement de Montréal commandé par le gouvernement fédéral.Ce qui a le plus affaibli Montréal, au-delà des effets de la conjoncture, c’est l’incapacité de la métropole et de sa région à se concerter et à développer des stratégies communes.Le Toronto métropolitain n’a pas ce genre de chicane!» Il faut néanmoins admettre que cette conjoncture, néfaste pour Montréal, a été plutôt favorable à Toronto, et que plus le gâteau est LE DEVOIR ÉCONOMIQUE "".6 B * National Car Rental europcar _ _ _ promp a vous! infuse n’existe pas.Elle s’apprend.Vous avez sans doute remarqué l’efficacité et la promptitude du personnel chez Tilden.Cela s’apprend.Et c’est au Collège Tilden qu’on se perfectionne ! Aucune autre entreprise de location de voitures n’offre ce genre d’éducation permanente.Notre personnel accumule près de 200 heures d’études, soit en classe, soit à la maison, soit pour rafraîchir ses connaissances.C’est ainsi que le Collège Tilden enseigne comment aborder toutes les situations imaginables reliées à la location de véhicules.Bien entendu, efficacité et promptitude ne sont pas les seuls objectifs de formation de notre personnel.Celui-ci apprend, d’abord et avant tout, le sens des responsabilités.Et cela est primordial quand on s’affaire à vous plaire.Appelez Tilden pour réserver n’importe où au Canada et dans le monde, par l’entremise de nos affiliés internationaux.Tilden loue plusieurs marques et modèles et met en vedette les voitures Chrysler Canada.1 8702-F gros moins on a besoin de se battre pour hériter d’un morceau convenable.FAIRE DE LA PLACE Il y a, à Montréal, des signes de reprise économique, c’est indubitable.Le chômage est en baisse; légèrement, mais en baisse quand même.Le vacuum, créé par le départ de certains anglophones en 1976, a provoqué un tourbillon d’entre-preneurship du côté des PME.Le secteur tertiaire connaît un essor important et une solide expertise se développe dans le domaine de la consultation.11 y a aussi ce «nouveau climat» sur lequel on compte tant, au point qu’il prend des allures de panacée.Et Montréal se sent «recevante».Mais avant d’inviter de nouvelles entreprises sur le territoire, il faut s’assurer qu’on a ce qu’il faut pour les accueillir.«Montréal a perdu des investissements au profit d’autres villes parce qu’elle avait négligé de réserver les espaces nécessaires et de mettre en place des structures d’accueil, déplore Doré.Notre intention est de travailler à la consolidation du tissu industriel, dans l’est notamment, en revitalisant des aires industrielles anciennes.» 11 affirme même être prêt à sacrifier du résidentiel, plus rentable, pour assurer le maintien de ces espaces.«Il faut à tout prix éviter que les 600 hectares libérés par le départ des raffineries, par exemple, soient démembrés et morcelés pour les rentabiliser avec des développements résidentiels aux retombées fiscales plus intéressantes!» Une saine collaboration plutôt qu’un esprit compétitif.On parle aussi, depuis quelque temps, d’un parc industriel municipal conjoint avec Ville d’Anjou et Montréal-Est.On parle d'incubateurs industriels pour les quartiers du sud-est et du sud-ouest, particulièrement ravagés par les fermetures d’usine, et qui seraient réalisés en collaboration avec les Centres de développement économique et communautaire (CDF.C).On parle de condominiums industriels aménagés dans les nombreuses usines désaffectées de Montréal.Porte d’entrée et de sortie de 80 % de la production québécoise.On en parle.On commence d’ailleurs, ici et là, à trouver qu’on parle un peu trop et qu’on n’agit pas assez.La voie de la concertation oblige certes à quelques détours, mais à quand la réalisation de ces beaux projets?«Ce sont quand même plus que de vagues projets, s’insurge M.Doré.le programme pour le développement économique de l’est de Montréal n’a peut-être pas encore été étudié par le comité exécutif et, par conséquent, n’a pas encore fait l’objet de décisions ni de consultation avec les partenaires, mais ça reste une intention ferme de notre part!» UN LEADERSHIP DISCRET Depuis l’élection du RCM, à toutes les deux semaines les tètes dirigeantes de la Ville, de la CUM, de la C1DEM, de la Chambre de commerce et du Bureau du commerce se rencontrent et font le point.Relance économique, dossiers ponctuels comme l’agence spatiale, le centre financier, la gestion aéroportuaire ou la question des brevets pharmaceutiques.on tente de développer des stratégies communes.Mais dans ces dossiers, la nouvelle administration joue de discrétion.Encore là, le leadership politique semble vouloir s’effacer derrière celui de l’entreprise privée, au nom des exigences de la concertation.Stratégie?«Incontestablement! lance Doré.Ce qui vfJBWWPreS**!'- A.TVM r , .iîtpr u*.LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 8 compte pour moi, c’est le résultat.Qu’un document émane de la Chambre de commerce ou de l’Hôtel de ville, on n’est pas «regardeux» là-dessus.Ce qui importe, c’est qu'on s’entende sur le contenu.» Il y a plus.Jean Doré semble convaincu qu’il pourrait même s’avérer nuisible pour l’aboutissement final de certains dossiers chauds, relevant du fédéral, qu’il s’en fasse «le porte-étendard et le grand défenseur».Une stratégie de non-politisation des dossiers qui serait issue d’une analyse des retombées post-F-18.On se rappelle que l’octroi du contrat d'entretien des F-18 à la compagnie Canadair avait créé, à Ottawa, de violents remous politiques en provenance de Winnipeg.C’est peu après qu’on a commencé à remettre en question l’installation de l’agence spatiale à Montréal, alors qu’avant cela semblait aller de soi.La leçon a donc servi.Les raisons qui doivent prévaloir sont des raisons économiques et l’esprit compétitif doit être banni au profit d’une saine collaboration.«Le Centre financier n’enlève rien à Toronto, pas plus que l’agence spatiale n'enlève de jobs à Ottawa! Mais ils sont un ajout important pour Montréal.Ce n’est pas une question de compétition entre les régions, mais de respect des forces de chacune au profit de l’ensemble du Canada».Un pour tous, tous pour un.«Personne n’a crié au meurtre quand le gouvernement fédéral a mis un milliard de $ dans l’agriculture de l’Ouest parce les fermiers étaient littéralement en train de se faire laver par le dumping que les Américains pratiquaient sur le plan international.C’est dans l’intérêt de tout le Canada d’éviter l’écroulement de l’économie des Prairies.De la même façon, investir dans l’industrie aéronautique à Montréal ne se fait pas au détriment des régions, mais à l’avantage général du Canada.» À bon entendeur, salut!! On a beau dénoncer la compétition et la politisation, il y a parfois des rappels nécessaires! Jean Doré assure par ailleurs être prêt à assumer le leadership qui lui revient, mais sans empiéter sur le terrain du voisin.«11 y a une différence entre leadership et monopole, chacun exerce son leadership au niveau qui lui revient.» MONTRÉAL L’ENTREMETTEUSE L’international serait ainsi du ressort municipal.L’administration Doré a commandé à la firme Jean-Paul l ’Ailier et associés — «après appel d’offres», tient à préciser M.le maire — une étude sur ce que devrait être une stratégie de relations internationales pour Montréal.«Une telle stratégie n’a jamais existé, assure M.Doré.On va donc passer de l’ère des contacts individuels et secrets à l’ère des contacts officiels et systématisés.» les résultats de l’étude ne seront divulgués que plus tard, cet automne.Mais il est clair que dans la distribution provinciale Montréal est assurée du premier Avec plaisir Chez nous, «avec plaisir» est plus qu’une simple formule de politesse.C'est notre façon chaleureuse de répondre à vos besoins en vous accordant une attention spéciale qui fait toute la différence.Évidemment, nous vous offrons un service rapide et efficace, comme tout hôtel de première classe.Pour nous, vous êtes plus qu’un client.Vous êtes un invité que nous recevons avec grand plaisir.Pour réserver, appelez votre agent de voyages ou composez le 1-800-268-9275.De Toronto, composez le 362-3771.HILTON INTERNATIONAL CANADA SAINT JOHN, N.-B.• QUÉBEC • MONTRÉAL (BONAVENTURE) • MONTRÉAL AÉROPORT (OORVAL) • TORONTO (HARBOUR CASTLE) • TORONTO AIRPORT • WINDSOR 9 ¦¦¦¦ Il faut consolider le tissu industriel, dans l’Est notamment.Du côté du tourisme d’affaires, le travail est commencé: la ville de Montréal, le Palais des congrès, le gouvernement du Québec et l’entreprise privée sont à développer un plan stratégique de développement du tourisme qui vise à doubler les revenus.Un travail qui devrait se matérialiser à l’automne.Mais il n’y a pas que le tourisme d’affaires.Doré caresse l’idée de «package week-end» à l’intention des yuppies ou, encore mieux, des dinks (double income, no kids) américains.Des fins de semaine prêtes à consommer, comme les Américains les aiment, incluant le voyage en avion, un concert ou un spectacle, une bonne bouffe.départ vendredi, retour dimanche, le tout délicieusement enrobé dans la pittoresque atmosphère de cette ville que les Américains s’obstinent à appeler le Paris d’Amérique.Petite fin de semaine, grosse facture.Les projets ne manquent donc pas: promotion internationale, revitalisation rôle.«Montréal est la porte d’entrée et la porte de sortie de 80 p.cent de la production provinciale, rappelle le maire.Dans un contexte d’internationalisation des échanges, de réduction des barrières tarifaires, et ce, quoi qu’il advienne du projet de libre-échange, le Québec a besoin d’une métropole internationale forte.Montréal doit jouer son rôle de ville d’interface, au profit de tout le monde.» Le maire partira pour l’Asie, en novembre, avec quelques hommes politiques et quelques gens d'affaires soigneusement choisis.Une mission modeste.Ils vont chercher des débouchés pour le marché, mais aussi d’éventuels investisseurs.Malheureusement, deux mois avant le grand départ, le plus grand secret entoure encore cette mission: qui partira avec le maire, où iront-ils — le japon initialement prévu au programme a été annulé —, qui rencontreront-ils là-bas, y a t-il des secteurs privilégiés?Mystère.Ce qu’on sait, c’est que l’objetif général est de conférer un caractère plus économique au jumelage avec Shangai et d’identifier des lieux de coopération possibles.On a parlé d’aviculture, il y aurait aussi des réseaux de distribution du gaz et d'électricité, et le réseau téléphonique.Shangai a besoin d'une technologie qui lui permettrait d’exporter sa production et d’obtenir des devises.Montréal est prête à l’aider en espérant que cette aide aura des retombées à plus ou moins court terme.Mais, en fait, c’est d’abord et avant tout un premier contact entre deux nouveaux maires.Il reste que le message qu’on veut passer est clair: le Canada, ce n’est pas seu- lement l’Ontario! Le Québec offre, lui aussi, d’intéressantes opportunités à la fois pour pénétrer le marché canadien, américain et même européen, via le port.Montréal, c’est une belle qualité de vie et un secteur tertiaire en pleine expansion.Et le maire a une soif de collaboration encore inassouvie.DESIGN, HI TECH ET PACKAGE WEEK END Les dossiers de l’agence spatiale et des brevets pharmaceutiques ont collaboré à mettre en lumière la vocation technologique qu’on entend donner à Montréal, suivant les recommandations du rapport Picard.Aéronautique, télécommunications, biotechnologie, informatique, etc.occupent une place de choix dans les visées économiques des Montréalais.Mais ce n’est pas une raison pour bouder le textile.«On a l'impression que le vêtement, c’est fini.Mais les entreprises qui restent se sont modernisées; de plus en plus, elles conçoivent et fabriquent avec l’aide de l’ordinateur (CAO, FAO), et le design vient se greffer là-dessus pour concurrencer certains créneaux importants du prêt-à-porter.» Mais il y a un autre volet de l’économie qu'il ne faut pas négliger: le tourisme génère, bon an mal an, près d’un milliards $ dans l’économie montréalaise.Jean Doré estime qu'avec un plan concerté on peut faire encore mieux.«Le tourisme est un des leviers les plus à notre portée actuellement pour générer des revenus importants.» À certaines conditions: développer une image cohérente de Montréal, s'assurer la mise en place de certains équipements, et obtenir la collaboration de tous les niveaux concernés.Des petits week-ends à la française, très profitables./ /> //., V'/V industrielle, agence spatiale, tourisme.sans compter le réaménagement du centre-ville.S’ils se réalisent tous en temps et lieux promis, les prochains mois risquent d’être «chauds» pour Montréal.Une bonne façon pour Jean Doré et son équipe de fêter leur premier anniversaire de pouvoir — pardon — de concertation.¦ LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 10 » * ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ inn Au Canada, l’action est à l’exportation! Info-Export 1-800-267-8376 J41 " En trois ans, le fait d'exporter 95 % de notre production nous a permis de diversifier et de doubler nos ventes J.Nemrava, vice-président senior.Capsule Technology International Ltd.( capsules pour produits pharmaceutiques et systèmes de traitement ) " Depuis nos débuts, en 1969, comme chef de file en technologie, nous devons la plus grande partie de notre croissance à l'exportation ", Dr.J.S.MacDonald, président, MacDonald Dettuiller and Associates, Ltd.f Systèmes de traitement de données) Octobre, le Mois de l'Exportation EXPORTbR, ÇA RAPPOKTt 1+ Affaires extérieures External Affairs Canada Canada EXPORTS BUILD CANADA Canada D.Beaupré, président.SR TELECOM INC.(Systèmes de télécommunications) " En tant que société de la couronne et que manufacturier, les affaires de la Monnaie royale ont crû, grâce à une politique d'exportation efficace " J.C.Corkery, président du conseil, La Monnaie royale canadienne ( monnaies et valeurs en espèces ) “ Nos produits sont conçus en fonction du marché mondial et sont bien accueillis dans environ 40 pays ", • un abonnement gratuit à CanadExport, notre bulletin bi-mensuel qui vous donne les dernières nouvelles sur l’exportation, ses succès et ses perspectives, • des contacts et des renseignements sur des marchés particuliers, < • des informations sur les programmes d’expension des marchés à l’exportation, • des références auprès des autres ministères des gouvernements fédéral et provinciaux ainsi que des organisations reliées à l’exportation à travers le Canada, • des contacts avec les délégués commerciaux dans le monde entier.Appelez-nous maintenant.Nous sommes là pour vous aider, dès aujourd’hui.Un succès international qui peut aussi être le vôtre 17 ©Marque officielle ©Association olympique canadienne 1979 Northern Telecom Fournisseur officiel Matériel de télécommunications Jeux Olympiques d'hiver Calgary 1988 L 'assurance de savoir qu’on a pris la bonne décision et le plaisir de découvrir que l'engagement d’une compagnie va bien au-delà de la vente, voilà deux éléments essentiels à l'entière satisfaction d'un client, d'un bout à l’autre du réseau.Chez Northern Telecom, nous nous engageons à toujours donner cette entière satisfaction au client.C'est à cette condition seulement que nous serons nous-mêmes entièrement satisfaits.Et vous, vous contenteriez-vous de moins?northern telecom /J LIAISONS REUSSIR EN ASIE: UNE AFFAIRE DE PATIENCE Cela ne fait plus de doute, l’avenir du développement économique international réside en Asie.Mais cette région du monde ne sera pas le Klondyke du premier aventurier venu.Les entreprises qui veulent y réussir doivent s’ouvrir à une autre culture, savoir faire preuve de patience et avoir les moyens financiers de ne pas être pressées.Pour rentabiliser au maximum leur périple dans les pays du Sud-Est asiatique, les hommes d’affaires québécois doivent réaliser qu’ils gagneraient beaucoup à s'imprégner de certaines des valeurs propres à la culture orientale.«11 faut se préparer avant d’entreprendre l’exploration des marchés du Sud-Est asiatique, il faut connaître l'histoire du peuple avec lequel on entend négocier, connaître ses valeurs et ses attentes», remarque Normand Bernier, adjoint au président de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, qui a accompagné de nombreuses missions commerciales à travers toute l’Asie.«Pour les Québécois qui vont là-bas, ajoute-t-il, de la patience, une très grande patience, sera nécessaire.De même que le respect de la différence, et la conscience des valeurs de l'autre, qui souvent sont opposées aux nôtres.» UN LONG ET COÛTEUX APPRENTISSAGE En République populaire de Chine, par exemple, selon un document du Service pour l’expansion des exportations (SEE), il faudra en moyenne patienter cinq ans entre les démarches exploratoires initiales d'une entreprise et la signature d'un premier contrat.Me André Dorais, un avocat qui a négocié à plusieurs reprises des ententes entre des grandes firmes québécoises et le gouvernement chinois, confirme cet ordre de grandeur: «Il faut compter de six mois à deux ans pour prendre le pouls du pays et, par la suite, s’ajoutent des délais allant de un à trois ans avant la signature d’un contrat.» En plus d’être patiente, il faut aussi que TEXTES: CHANTAL MANTHA £ Jf l’entreprise soit disposée à consentir de lourds investissements.On doit compter, en frais de représentation et de déplacements, autour de 750 000 9 par an pendant les quatre ou cinq années qui précéderont le premier contrat.Ainsi, pour assurer la présence de Jean F.Gagnon à Beijing, il en coûte annuellement 500 000 $ à la firme Lavalin.Les marchés de la côte orientale du Pacifique ne sont donc pas ouverts à tous.Selon Me Dorais, les barrières majeures que constituent les différentes langues et les coûts élevés d’implantation limitent aux grandes compagnies l’accès à ces marchés, notamment à celui de la République populaire de Chine.«Les grandes compagnies, dit-il, sont les pionnières, mais elles chercheront des sous-contractants, qui seront des PME.» Ces pionnières doivent être conscientes qu au-delà des frais élevés nécessaires à la prospection et à la pénétration des marchés asiatiques, il leur faudra aussi apprendre à composer avec les traits culturels spécifiques de leurs partenaires orientaux.PATIENCE, SAGESSE, CONFIANCE Le cadre québécois en mission exploratoire en République populaire de Chine pourrait fort bien acquérir, malgré lui, quelques rudiments de sagesse orientale.11 sera en effet probablement condamné à vivre une vie ascétique bien involontaire.Il ne pourra converser qu’avec de rares personnes, issues de l’élite.Des mandarins qui sont passés par les grandes écoles.Après avoir connu la période des purges, ceux-ci réapparaissent maintenant sur la scène publique, à la faveur des nouvelles politiques de libéralisation de Deng Xiao Ping.Son principal contact avec le monde occidental sera le China Daily, seul journal disponible en langue anglaise et sous contrôle gouvernemental.De plus, il vivra probablement dans une chambre d’hôtel qui, bien que coûtant une fortune à l’entreprise qui l'emploie, sera plus proche de la cellule monastique que de nos standards habituels de confort.Avec le temps, sans doute, les effets de l’ouverture à l’Ouest atténueront la violence du choc culturel.Mais d’ici là, il convient de faire montre de beaucoup LE DEVOIR ÉCONOMIQUE METTEZ NOTRE SAVOIR-FAIRE À PROFIT la Banque Nationale, nous déployons toutes nos ressources afin d'assurer le succès et la croissance de votre entreprise.Peu importe l'envergure ou la complexité de vos projets, ou encore les marchés nationaux ou internationaux avec lesquels vous transigez, vous trouverez auprès de nos directeurs de comptes dynamisme et compétence.La Banque Nationale, un lien privilégié avec la réussite.BANQUE NATIONALE «FinL.les présentations qui rien finissent plus!» JL JL Jacques Pelletier, président de SOM Inc.SOM est un organisme privé de recherche établi à Québec et à Montréal.Son activité commerciale est regroupée en quatre secteurs: les études et recherches socio-économiques, le >narketing, les sondages et l'expertise technique, tant pour les entreprises privées que pour les organismes publics et para-publics.Rira bien qui rira le dernier! “.Tiens, un nouveau jouet?C'est amusant.” Voilà le type de moquerie que nous a valu l'achat de notre système Macintosh'" .De la part de nos analystes, comme de nos concurrents qui eurent vent de notre démarche.Habitués aux systèmes plus complexes souvent en usage dans notre secteur d'activités, ils étaient loin de se douter que le Macintosh et le LaserWriter™ deviendraient, en peu de temps, les outils mêmes de notre succès.Aujourd’hui, tous nos chercheurs en sont équipés et ils sont heureux d’admettre que, dans un sens, cela fait d’eux de meilleurs analystes.Voici votre nouveau crayon.La nature scientifique de notre travail ne fait pas de nous des techniciens en informatique.Loin de là! La plupart de nous n’avions même jamais opéré un ordinateur auparavant.Tout le développement de nos analyses se faisait au avec le reste de notre document ainsi que des tableaux que nous insérions tant bien que mal.Impressionnés par le potentiel du Macintosh et vivement encourages par nous, nos pigistes ont pour la plupart emboîté le pas et un réseau s’installe.Avec le Modem, nous pouvons désormais corn- ” " muniquer, constater l’évolution du travail, comparer les styles, uniformiser, etc.Ce qui facilite grandement la tâche à tout le monde.Voici les derniers-nés de la famille Macintosh: le Macintosh II et le Macintosh SE.Plus sophistiqués et plus puissants que jamais! Garantie d un an prolongeabie* Voir, c'est croire! Le Macintosh aide l’analyste à penser, à structurer son analyse.Branché sur le Vax® 8600, l’appareil agit comme un terminal et permet l’accès direct à un volume inouï de données.De plus, le chercheur peut tout de suite voir sur l’écran le fruit de sa réflexion et décider de poursuivre, modifier ou recommencer.Les erreurs sont vite décelées et le style devient plus intéressant.Il faut comprendre que nos rapports sont si spécialisés qu’ils en sont pour ainsi dire.ennuyeux! Nous en sommes conscients.Mais le fait d’appliquer les célèbres ressources graphiques du Macintosh à notre science a grandement aidé.Les rapports que nous remettons sont maintenant attrayants et faciles à parcourir.La mise en page est aérée, les caractères se lisent bien et les tableaux sont soignés.En d’autres mots, notre produit est plus ACCESSIBLE et les clients en redemandent! Quant à nos concurrents, ils rient de plus en plus “jaune”.Pour plus de détails: 1-800-387-9683 ‘Unis les produits Apple portant le symbole Apple sont protégés par une garantie d un an, sans frais, pièces et service.Cette garantie AppleLWreest prolongeabie.a un coût minime, sur une hase annuelle AppleLWreest disponible exclusivement chez les concessionnaires Apple autorisés au Canada Macintosh est une marque de commerce de Apple Computer.Inc Apple, le logo Apple, LaserWriter.MacDraw.MacPaint, et MacWrite sont des marques déposées de Apple Computer, Inc.PageMaker est une marque déposée de Aldus Corporation.Jazz est une marque déposée de l-otus Corporation.Double Helix est une marque déposée de Odesta Corporation MacGolf est une marque déposée de Practical Computer Applications Inc Vax est une marque déposée de Digital Equipment Corporation Applerfrm-est une marque de service enregistrée de Apple Computer, Inc bon vieux crayon, pour ensuite aller en traitement de texte et en graphisme.Infailliblement, nous avions toujours mille et une révisions à apporter.le client aussi.et tout se compliquait! Parce que chaque nouvelle révision comporte bien sûr des coûts et des délais.Il n’était pas rare de voir nos analystes, ciseaux et liquide correcteur en main, tenter de corriger eux-mêmes les documents! Bref, il fallait réagir et trouver IA solution simple et efficace.Et comment ne pas associer simplicité à Macintosh! Rassurés par la solide réputation d’Apple® et l’excellente garantie renouvelable AppleCarex', nous avons aussitôt acheté une dizaine d’appareils, deux imprimantes LaserWriter, quelques progiciels utiles pour nous: Jazz™’, PageMaker®, MacWrite™', MacDraw1’", MacPaint1’", Double Helix®, (et MacGolf11".pourquoi s’en cacher!) et nous avons dit à nos chercheurs: “.Voici votre nouveau crayon! À vous de vous y familiariser maintenant.” Thus ont relevé le défi en moins d’une fin de semaine.Un réseau s’installe.L’ampleur des mandats qui nous sont confiés, par le gouver nement entre autres, nécessite le recours à des ressources extérieures pour une partie du travail.Ce qui ajoutait jadis au chaos.Coincés dans des délais très courts, nous nous retrouvions à la dernière minute, avec des textes dont le style n’était pas toujours compatible /(e .// Une Invitation Macintosh SE sumsgusi Avez-vous des problèmes à déterminer ce qu’il vous faut en terme de système informatique?Vous avez besoin d’un système qui non seulement s’intégre à votre budget mais peut aussi vous donnez des résultats professionnels?Vous aimeriez qu’il vous permette d’être compétitif à l’intérieur de votre marché tout en étant un système à la fine pointe de la technologie?Si vous venez tout juste de vous reconnaître, faites appel à notre division de COMPTES D’AFFAIRES afin de recevoir une analyse de vos besoins et ce, peu importe la largeur de votre compagnie.Les systèmes Macintosh mc de Apple ® ont prouvé dans le secteur des affaires qu’ils étaient non seulement rentables et efficaces mais qu’ils représentaient la solution technologique idéale.Ils ont également su démontrer qu’en plus d’être fiables, leur facilité d’utilisation les rendent accessibles à tous.Microsystèmes Centrale offre un service après vente des plus complet, allant de la formation du personnel jusqu’à l’entretien de l’équipement chez le client même.Venez rencontrer notre équipe au 3è Salon International «Le Monde des Affaires», du 9 au 13 septembre 1987.C’est avec plaisir que nous vous donnerons toutes les informations nécessaires.MICROS Y STE ME S MICROSYSTEMES MICROSYSTEMES Centrale 1460 CITY COUNCILLORS, MONTREAL, QUE.H3A 2E5 LES SPÉCIALISTES EN MICRO-ORDINATEURS Concessionnaire autorisé Macintosh est une marque de commerce d'Apple Computer Inc.Apple et le logo Apple sont des marques déposées d'Apple Computer Inc. '*«M*f au fait de bien connaître les gens avant de s'engager en affaires.«Alors, l'essentiel est d’établir un contact privilégié avec nos partenaires orientaux.Du moment où vous et votre technologie leur inspirez confiance, ça va.» conclut Me Dorais.Normand Bernier, dont la majeure partie de la carrière s’est déroulée au japon — il y a vécu 30 ans —, abonde dans le mente sens: «C'est avant tout une relation humaine que l’on établit», dit-il.11 croit même que les entrepreneurs québécois disposent, outre leur expertise et leur compétence, d'atouts personnels.«Les Québécois dégagent simplicité et honnêteté.Notre «humanité» est évidente, et pour les Asiatiques c'est très important.» LA PAROLE ET LE DROIT L’établissement d'une relation de confiance est si cruciale pour les Orientaux que, jusqu'à tout récemment, on ne trou- de tact face à nos nouveaux partenaires qui sont d’excellents négociateurs, sérieux et pondérés.«Mais qui ne se préoccupent pas du taux horaire d'un avocat!, ajoute Me Dorais, car ils ne sont jamais pressés de signer un contrat.ils vérifient soigneusement les affirmations qui sont avancées pour ne plus se faire avoir.» Quand ils ont ouvert leurs portes aux investisseurs étrangers, à la fin des années 70, les Chinois ont été floués à quelques reprises, faute de ressources techniques et financières suffisantes pour évaluer les produits et les technologies qu'ils importaient.«Ce sont les aînés, là-bas, qui sont au pouvoir», rappelle Me Dorais.À cinquante ans, on est encore jeune en Chine.Les hommes en place ont connu l'époque où on était mis à l'index pour avoir côtoyé des Occidentaux.C’est différent aujourd'hui, à tout le moins dans les grands centres, mais, «il y a deux ans encore, raconte Me Dorais, un fonctionnaire pouvait refuser de dîner avec nous par peur de se compromettre.On contrôlait qui entrait en contact avec les Occidentaux.» Le gouvernement chinois des années 70 ne permettait pas souvent à des délégations chinoises de sortir du pays.La situation a beaucoup évolué depuis, et aujourd’hui plus d'une délégation par mois vient au Québec, invitée par les gouvernements provincial et fédéral, ou par des sociétés privées.Il n’en demeure pas moins que les Chinois accordent beaucoup d’importance Me André Dorais.Singapour.Le cinquième plus important port au monde et le plus grand de l'Asie du Sud-est.§ 1 vait pas d’avocats en République populaire de Chine, ni au Japon d’ailleurs.Nos partenaires chinois étaient même plutôt réticents à signer des contrats.«Cela s'explique par le fait que depuis l’époque féodale, à Singapour, en Thaïlande, au Japon, et partout en Asie, quel-ques grandes familles seulement détenaient argent et pouvoir», explique Me Dorais.«Elles se connaissaient toutes entre elles, et l'harmonie de leurs relations économiques reposait sur une question d’honneur.» Mais avec la démocratisation et la décentralisation, le pouvoir économique se partage maintenant entre de nombreux intervenants, d'où la nécessité, au demeurant fort bien comprise des Chinois, d’établir des contrats.Il n’en reste pas moins que dans des négociations avec des gens du Parti, fonctionnaires ou ministres, il faut se rappeler que ce sont eux qui, en définitive, font le droit.Le juridique leur semble accessoire, voire malléable.En tant qu’Asiatiques, ils s’attendent à ce que ce soit leur parole qui compte.Mais ils comprennent que quand plusieurs milliards de dollars sont en jeu il faut prévoir tous les détails, et qu’un contrat et des conventions s'imposent alors.C’est pourquoi, malgré une tradition séculaire de bon ententisme, la République populaire de Chine a dû adopter, au début des années 80, une législation compatible avec celles de ses partenaires commerciaux et industriels.«Mais il demeure que notre propension à vouloir tout prévoir dans les contrats peut, nous dit M.Bernier, leur apparaître comme un signe de méfiance.» Un contrat, pour eux, n'est que l’ouverture officielle de la relation.C’est un engagement à se rencontrer souvent pour discuter des orientations à prendre pour le bien des deux parties.Ils recherchent avant tout l’harmonie.Ils tiennent à la solidité à long terme de l’entreprise et ne cherchent pas les profits immédiats.Alors, ils comprennent mal qu’on s’attende à obtenir des dividendes très tôt dans l'affaire! Pour les Asiatiques, en effet, c’est le bien collectif, le groupe auquel ils appartiennent, qui compte le plus.C’est peut-être cette valeur orientale de la solidarité par rapport au groupe que devraient développer nos hommes d'affaires.Selon M.Bernier, «il est regrettable que les Québécois aient perdu, depuis la Révolution tranquille, leur capacité de se mobiliser collectivement pour passer à travers certaines corvées nécessaires, ou pour s’entraider.» Ainsi, les PME, prises individuellement, ne pourront sans doute pas accéder au marché asiatique, mais, regroupées, elle accroissent d'autant leurs chances d’y arriver.C’est à un tel esprit de coopération que les pays de l'Asie du Sud-Est doivent une bonne part de leurs succès, rappelle M.Bernier.¦ LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 19 ' ¦ ' ¦ ' _ .• • • - IS.L’excellence en affaires, UNE TRADITION QUI.SE PERPETUE ;% Petite entreprise G.G.Cargo ini 11er Industries Inc.Laboratoires DSC Medionics International Inc.Mobilier Forme-D Inc.Rhodnlus Incorporated Productivité Cameo Inc., usine de Montréal Filature Long Sault Compagnie des Filés Dominion, membre de Dominion Textile Inc.Fishery Products International Limited Fording Coal Limited Park City Products Limited Commercialisation Beam of Canada Inc.Cantel Inc.McCain Foods Limited Sun Ice Limited The Lpper Canada Brewing Company Esprit ^entreprise Marc Valin, Président-directeur général Brenka Vidéo Inc.Henrietta Vlrga, Président Canadian Pizza Crust (Western) Ltd.Len Cullen, Président Cullen Country Barns.une division de Wéall and Cullen Nurseries Limited Maurice II.Rollins, Président et chef de la direction Journey’s End Motels Roland Pelletier.Président Transformateur Delta du Canada Liée Collaboration ouvrière-patronale L'usine de Montréal de Camco Inc.et le Syndicat des travailleurs et travailleuses en communication et en électricité du Canada, section locale 501 GE Canada et les employés Lamford Forest Products Ltd.et le Syndicat international des travailleurs du bois d’Amérique, sections locales 1 -118 et 1 -357 Newfoundland Light & Power Co.Ltd., la Fraternité Internationale des ouvriers en électricité, section locale 1620, et la Technical and Clerical Association H.E.Vannatter Ltd.et le Syndicat international des travailleurs et travailleuses unis de l'automobile, de l’aérospatiale et de l’out illage agricole d'Amérique, section locale 251 Innovation Clay-Mill Technical Systems Inc.L'Energie Atomique du Canada.Limitée Société radiochimique Mobile Image Canada Limited Nautical Electronic Laboratories Ltd.(NAUTEL) Centre de recherche Noranda Invention La Fondat ion pour les innovations de l’Université de Toronto International Hard Suits Inc.NewTerh Instruments Ltd.Polysar Limitée UTDC Inc.Design Les Industries Charan Inc.NovAtel Communications Ltd.Production Sysper Inc.Slow & Davis.une division de Steelcase Canada Limitée Winnipeg Man.Mississauga Ont.Markham Ont.Lachute Oc Toronto Ont.Montréal Oc Long Sault Ont.St.John's T.-N.Calgary Alb.Winnipeg Man.Oakville Ont.Toronto Ont.Florenceville N.-B.Calgary Alb.Toronto Ont.Brassard Oc Richmond C.-B.Markham Ont.Belleville Ont.Granby Qc 'RONALE Montréal Oc Bromont Oc New Westminster C.-B.St.John's T.-N.Wallareburg Ont.Windsor Ont.Ranata Ont.Tbronto Ont.Halifax N.-fi.Pointe-Claire Oc Tbronto Ont.N.Vancouver C.-B St.John's T.-N.Sarnia Ont.Toronto Ont.Montréal Oc Calgary Alb.Dorval Oc Mississauga Ont.//// ////> PRIX CANADA POUR UEXCELLENCE EN AFFAIRES Institués par le gouvernement du Canada en 1984.les l’KIX CANADA POUR I/EXCEI,FENCE KN AFFAIRES visent à rendre hommage aux gens d'affaires ipii se distinguent par leur productivité, par leur rendement et par leur exprit d'innovation.Fort prisées des entreprises.ees récompenses constituent le symbole de l'excellence en affaires au Canada.Fa liste suivante offre un aperçu des organismes - entreprises commerciales ou établissements — et des gens d’affaires qui, parmi les quelque 700 participants au concours des PRIX CANADA POUR F’EXCEFFENCE UN AFFAIRES 1987, ont été retenus à titre de finalistes par des jurys de sélection indépendants, formés de spécialistes reconnus du secteur privé et du monde universitaire.Répartis dans chacune des huit catégories du concours, ils recevront, il l'occasion d'une cérémonie nationale prestigieuse qui aura lieu t> Halifax le 22 septembre 1987.la palme d'or, la palme d'argent ou l'une des trois palmes de bronze de leur catégorie respective.Votre entreprise s’inscrit sans doute dans celle tradition d'excellence en affaires que perpétue le Canada, et elle mérite ainsi de part ici per au concours des PRIX CANADA POUR F'EX-CEFFENCE ÉN AFFAIRES.Pour connaître les critères d'admissibilité! ou pour obtenir de plus amples renseignement s sur ce programme.il vous suffit de vous adresser au bureau du ministère de l'Expansion industrielle régionale* le plus près, ou de faire parvenir votre carte de visite au service suivant : Prix Canada pour l'excellence en affaires (ACAE) Développement des marchés Ministère de l'Expansion industrielle régionale 295.rue (,)ueen Ottawa (Ontario) kl A 0115 TÉF : (019) 954-4079 (.ioiivornemohl du ( aiiacbi » (iovommonl oK '.inada Expansion iiidustoollp roqiplialo Ut-tpon.il lndnstn.il I xpajv.i t hon MichotColo Minisjrp Hon Michol Coto Mine.tor Canada 387863 ALVIN CHUNG/ALPHA DIFFUSION Le Klondike des années 90 Depuis que la République populaire de Chine s’est ouverte au monde occidental et que persiste la performance économique de l'ensemble de la côte orientale du Pacifique, tous les pays occidentaux ont les yeux tournés vers cette région du monde qui les attire comme un aimant.Ne serait-ce que par son volume, le marché de ces pays présente un intérêt certain: 2,7 milliards d’habitants.C’est plus de 55 p.cent de la population du monde! Déjà, les échanges de marchandises et de services entre l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada) et ces pays représentent une valeur de transactions de 25 p.cent supérieure aux échanges enregistrés entre la CEE et l’Amérique du Nord.«L’intérêt pour ces marchés est relativement récent, non seulement chez nous, mais dans tous les pays occidentaux», affirme Françoise Côté, du ministère du Commerce extérieur et du Développement technologique.«Au cours des 15 prochaines années, dit-elle, c’est là que se concentrera le développement économique.» Le dynamisme commercial de cette région du monde a permis à plusieurs des États du Sud-Est asiatique de se propulser au rang de «nouveaux pays industrialisés».C’est le cas notamment de Hong Kong, de Taiwan, de la Corée du Sud et de Singapour, qui ont pu réaliser, un peu à la japonaise, des percées technologiques importantes.En conséquence, leurs besoins augmentent sans cesse dans des secteurs industriels où le savoir-faire et la compétence des entreprises québécoises sont reconnus.Le Québec peut donc espérer des percées significatives sur ces marchés.Par exemple, à Hong Kong, on prévoit une forte demande pour des équipements industriels automatisés, pour des équipements médicaux et des produits alimentaires.À Singapour, d’ici 1990, on investira beaucoup dans les secteurs des télécommunications, de l’informatique et des produits de haute technologie.Le Canada, dans son ensemble, a certainement su jouer ses cartes adroitement.L’Asie est maintenant devenue son second marché d’importation après les États-Unis, et la progression des échanges est constante d’année en année.«Mais pour le Québec, soulignait récemment Dominique Bonifacio, directeur du Bureau du Québec à Singapour, cette progression est plus lente et il importe de tout mettre en oeuvre pour accroître sa part du marché et ses échanges commerciaux et technologiques avec cette région du monde.» Grâce à la mission commerciale que le ministère du Commerce extérieur et du Développement technologique organisait en avril dernier, on a pu constater les possibilités qui s’offrent aux entreprises québécoises sur ces marchés.Ainsi, en Malaisie, la firme montréalaise Labvolt décrochait un contrat de fourniture d’équipement pour l’enseignement de l'informatique.Lavalin obtenait un contrat de service pour l’établissement d’une politique nationale des transports.Le Canadien Pacifique, pour sa part, signait une entente avec Kuala Lumpur pour la vente de son expertise ferroviaire.L exemple de la Chine est assez représentatif de l'effort continu et concerté des entreprises québécoises pour se tailler une place sur ces nouveaux marchés.Les réussites d’entreprises québécoises en Chine impressionnent.Ainsi, rappelons que la firme d'ingénieurs-conseils Lavalin est présente à Shenyang dans le secteur de l’exploration pétrolière, à Beijing dans celui du transport en commun, et sur le fleuve Changjian au sein du Consortium International Projet Manager (C.I.P.M.), qui réalise l'étude de faisabilité de ce qui pourrait devenir le plus important projet hydro-électrique au monde.Et parmi la quarantaine d'entreprises qui oeuvrent sur le territoire chinois, signalons l'implantation de l’agence de publicité BCP-Stratégie-Marketing, associée à la Shangaï Advertising Corporation, et les programmes d’échanges auxquels participe l’Institut Armand-Frappier.Un des avantages concurrentiels des entreprises québécoises dans la ruée des pays industrialisés vers les richesses potentielles de la Chine réside certainement dans la complémentarité entre leurs champs d'expertise et les besoins des Chinois.Le dernier plan quinquennal chinois (1986-1990) met en effet l’accent sur le développement où le savoir-faire québécois est reconnu: l’énergie, les télécommunications, l’industrie minière et la foresterie.Une connaissance approfondie des besoins de ce marché, des politiques chi- 1, titi. noises et québécoises en matière de commerce extérieur et d'investissement est nécessaire pour que se maintienne cet avantage qu’a le Québec.Le foisonnement d’activités de préparation, de formation et d’échanges témoigne de l’intérêt du milieu des affaires pour la Chine.Ce mois-ci se tient, à Montréal, un important séminaire sur les transferts technologiques avec la Chine.En plus de servir de lieu de rencontre pour des sociétés canadiennes et des hommes d’affaires chinois, il permettra aux investisseurs éventuels de faire le point sur les aspects juridiques, fiscaux et financiers de nos relations avec ce pays.Du 25 au 29 novembre prochain, Montréal accueillera «Transtech International», une initiative du Centre de l’innovation industrielle de Montréal (CIIM).Cette foire de transferts technologiques, le plus grand marché du genre jamais tenu en Amérique du Nord, ne sera pas en reste en ce qui concerne les marchés du Sud-Est asiatique: la Chine y sera la seconde délégation en importance.André Duquenne, responsable de Transtech au CIIM, nous confirmait aussi la présence de dix participants Taïwanais et de cinq Japonais.Des négociations sont en cours quant à la venue d’une dizaine de Coréens.Autre événement notable, dans le cadre du jumelage des villes de Montréal et de Shangaï, le maire de Montréal, Jean Doré, se rendra en Chine à l’automne.Souvent d’ailleurs, dans plusieurs de ces pays, les portes doivent être ouvertes au niveau gouvernemental d’abord.Pour faire valoir sur les lieux mêmes le savoir-faire et la compétence des entreprises québécoises, les gouvernements y organisent des missions.Ainsi, par exemple, le ministère du Commerce extérieur et du Développement technologique du Québec prévoit être présent au cours des prochains mois au Japon, en Corée et à Hong Kong, ainsi qu’en Chine.¦ Une double richesse Pour mieux connaître nos partenaires orientaux il n’est peut-être pas nécessaire de traverser mer et monde: de nombreux investisseurs chinois, coréens ou taïwanais choisissent le Québec comme terre d’accueil tant pour eux-mêmes que pour leurs capitaux.Au ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration (MCCI), en 1986-87, le nombre de dossiers étudiés a doublé par rapport à l’année précédente, soit 1 640 investisseurs candidats à l’immigration, dont 40 p.cent proviennent de l’Asie du Sud-Est.Selon Daniel Mallette, directeur des Services aux investisseurs du MCCI, on peut s’attendre à une augmentation des candidatures de cette région du monde.«Les demandes en provenance de la Corée du Sud et de Taïwan sont très fortes et, à cause de l’échéance de 1997 pour la rétrocession de Hong Kong à la Chine, on s’attend à une accentuation de l’afflux d’hommes d’affaires de ce pays.» Dans un premier temps, l’immigrant investisseur rencontre un conseiller du service du MCCI, dans son pays, ce qui lui permet de mieux connaître le Québec et de s’informer des occasions d’affaires qui peuvent s'offrir à lui.Le MCCI offre deux programmes d’accueil.L’un s’adresse aux investisseurs actifs, qui veulent créer une entreprise et la gérer, l’autre concerne les investisseurs passifs qui voudraient acheter une participation minoritaire dans des entreprises québécoises dont l’actif est inférieur à 25 millions $.Après analyse de son dossier, sur la base de critères financiers et de son expérience des affaires, le candidat à l’immigration pourra obtenir un certificat de sélection du Québec.Par la suite, il lui faudra obtenir un visa canadien, et, enfin, il pourra venir au pays.Généralement, il faut compter des délais de 12 à 18 mois pour compléter le cheminement d’un dossier.Une fois au Québec, [’immigrant-investisseur oriental vit souvent un choc culturel important.«Pour lui, explique M.Mallette, tout est différent: le système légal, les habitudes commerciales, la culture, la consommation, la fiscalité.Ici, il y a plus de contrôles, plus de syndicats, et la façon de communiquer, de transiger, diffère beaucoup.Les gens de Hong Kong, qui voyagent beaucoup et parlent l’anglais, sont ceux qui s’en tirent le mieux.Ils sont familiers avec le contexte nord-américain, et souvent ils disposent d’un réseau de contacts sur le territoire.Par contre, pour les gens de Taiwan, qui le plus souvent ne parlent que le mandarin, les difficultés sont plus évidentes.«Les Coréens, dit M.Mallette, sont peut-être ceux qui sont le plus éloignés, culturellement, de l’Amérique du Nord, et la barrière linguistique est aussi importante pour eux que pour les Taïwanais.» Pourtant, en 1986, les Services aux investisseurs recevaient 272 demandes d’immigration en provenance de la Corée.«C’est que, explique M.Mallette, la Corée incite ses ressortissants à émigrer pour des raisons démographiques: le pays est surpeuplé et très montagneux, les terres arables sont rares.» En conséquence, l’économie de la Corée dépend beaucoup de l’exportation, et l’émigration lui permet d’établir des comptoirs commerciaux partout à travers le monde pour écouler sa production.L’installation de Hyundai à Bromont a permis aux Coréens de mieux connaître le Québec.C’est un autre facteur qui explique l’affluence d’immigrants coréens qui viennent investir ici dans des petits commerces et dans l’immobilier.LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 23 Daniel Mallette.Les retombées économiques de l’immigration d’investisseurs asiatiques sont importantes pour le Québec.L’avoir net déclaré par les quelque 650 candidats originaires du Sud-Est asiatique, dont le MCCI étudie actuellement les dossiers, s'élève en moyenne à 800 000 S.Un sondage récent auprès des investisseurs arrivés en 1983-84 (de toutes les provenances) révèle qu'ils ont en moyenne investi au Québec 175 000 S la première année, et 100 000 S la deuxième année.«C’est intéressant pour nous, conclut M.Mallette, non seulement pour le capital qu’ils apportent, mais pour leur réseau de contacts, qui permettra à l’économie québécoise de se développer à l'extérieur.» Les relations d’affaires établies là-bas, dont bénéficiera le Québec, n’ont pas de prix.D’autant plus qu'il est préférable d'avoir l’appui d’une personne en qui les Asiatiques ont confiance quand on arrive chez eux pour faire des affaires.La présence ici de plusieurs d’entre eux constitue donc en soi une seconde richesse pour nous.À long terme, elle aura, sur l’exportation québécoise, un impact énorme.¦ Les voyages d’affaires sont parfois exigeants.Raison de plus d’exiger la classe Affaires.Tout, clans la classe Affaires, a été conçu pour votre relaxation.L’enregistrement au comptoir réservé à la classe Affaires.Le choix du fauteuil à l’avance.La priorité à l’embarquement et au débarquement, ainsi que la priorité dans le traitement des bagages.La cabine réservée à la classe Affaires, plus spacieuse.Le fauteuil plus large, conçu pour épouser les lignes du dos.Plus d’espace pour les jambes, une table plus grande, le repose-pied.La cuisine raffinée, les appellations contrôlées, les écouteurs électroniques, le choix de lectures et les films MEMBRE DE LALLIANCE DES ASSOCIATIONS TOURISTIQUES CANADIENNES récents.Plein de petites attentions.La classe Affaires met à son horaire plus de 225 vols quotidiens vers 28 grands centres d’affaires à travers le monde.Avec en plus, l’engagement de tous les effectifs d’Air Canada à vous servir mieux que quiconque, pour que vous arriviez à destination au sommet de votre forme.On s’affaire de tout coeur. Al R CANADA 14 POUR LES ROUTIERS, L'ORDINATEUR OU LA VIE! Bon gré, mal gré, le transport devra, lui aussi, s’informatiser.D’ici dix ans, la majorité des camions de marchandises auront deux pilotes, dont l’un n’aura jamais besoin de repos.Mais de façon générale, l’impact des nouvelles technologies sur l’emploi, là comme ailleurs, ne sera pas si terrible.Avant de passer du crayon au piton, il va falloir apprendre à utiliser le crayon de façon rationnelle.C’est ça le problème majeur.Non seulement les transporteurs routiers ne sont pas informatisés, mais peu sont informatisables!» Avec une teinte d’ironie, Louis Fahndrich, rédacteur en chef de Transport routier, le magazine de l’Association québécoise de camionnage (AQC), résume assez bien le défi que doivent s’apprêter à relever les transporteurs routiers du Québec.L’industrie du camionnage est en effet particulièrement en retard quant à l’introduction de l’informatique dans ses opérations courantes.Une étude réalisée par le Groupe de recherche en économie et gestion des petites et moyennes organisations et de leur environnement (GREPME) estime que 73 p.cent des entreprises québécoises sont informatisées.Cette proportion chute à environ 15 p.cent dans le domaine du transport routier.De son côté, l’AQC a mené tout récemment une enquête maison auprès de ses membres, qui révèle que seulement 25 p.cent d’entre eux possèdent un ordinateur, utilisé presque exclusivement pour les opérations comptables.Pourquoi ce retard?«L’industrie du transport routier est encore jeune, rappelle M.Fahndrich, à peine 40 ans.Jusqu’à tout récemment, la majorité des entreprises étaient familiales et fonctionnaient sur un modèle de type artisanal, sans véritable système de cueillette des données.Elles ont grandi, mais leur système est demeuré embryonnaire.» Ajoutons à cela un certain laxisme créé par le quasi-monopole que la réglementation assurait aux détenteurs de permis.Avec la déréglementation, ça va jouer de la dent et de la griffe.Résultat?«On UN REPORTAGE DE SUZANNE LALANDE l’a vu aux États-Unis, résume Louis Fahndrich: les gros ont grossi, les moyens ont crevé.Quant aux petits, c’est comme des maringouins: t’en tues deux, et deux autres apparaissent!» L’industrie du transport routier a durement ressenti les effets de la récession.Selon une récente publication de Statistique Canada, le chiffre d’affaires canadien, qui avait grimpé à 6,6 milliards $ en 1979, a frôlé les 5 milliards $ au moment de la crise.Les recettes de 6,3 milliards $ enregistrées en 1985 démontrent que la pente n’est pas totalement remontée.Et voilà que, bon gré, mal gré, elle se retrouve dans la jungle de la libre concurrence.Pour y survivre, l’informatisa- tion sera non seulement utile mais essentielle: l’ordinateur ou la vie! «De plus en plus, les clients convertis à l’informatique exigeront la pareille des compagnies de transport», prédit le directeur du GREPME et responsable de l’étude, Pierre-André Julien.Malgré les freins prévisibles, autant financiers qu’humains, il est convaincu que d’ici 10 ans la majorité des transporteurs auront, à leur tour, amorcé le virage du siècle.Le transport routier, né avec l’établissement d’un réseau routier digne de ce nom, a pris son véri-g table essor au moment de la grève g des chemins de fer, en 1950.S Aujourd’hui, plus de la moitié des 3 marchandises transportées au q Québec le sont par camion.| Une industrie encore toute 0 jeune donc, mais — on a tendance “ à l’oublier — une des plus impor-| tantes du Québec.Un chiffre 1 s d’affaires qui frise les 2 milliards î, du travail pour quelque 40 000 personnes, plus 200 000 camions sillonnant les routes et transportant annuellement au-delà de 60 000 tonnes de marchandise, l’industrie québécoise du camionnage se classe au deuxième rang sur la scène canadienne, après l’Ontario.UN MAL POUR UN BIEN?Une industrie qui en est à son second souffle et qui s’apprête à vivre d’importants bouleversements au cours des 10 prochaines années avec la déréglementation imminente et l’informatisation inévitable.Il ne faut pas croire que le transport routier a boudé toute innovation jusqu’ici.Les nouvelles technologies ne se limitent pas aux «patentes» en iques, plus sophistiquées peut-être, niais pas nécessairement plus rentables.L’industrie du camionnage est parti- LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 25 mmmSi culièrement énergivore: à elle seule, elle absorbe 20,3 p.cent de la consommation énergétique québécoise.C’est d'ailleurs à cette boulimie coûteuse, dramatisée par la crise du pétrole, que se sont attaquées les premières innovations technologiques: installation de déflecteurs d’air sur le tracteur et la remorque, baisse de la révolution maximale des moteurs, usage de pneus radiaux et allongement des remorques ont permis, selon l’étude du GREPME, des économies de plus de 20 p.cent.Si ces innovations ont eu du succès auprès des transporteurs routiers, c’est qu elles répondaient à un besoin précis et permettaient des économies concrètes.Le monde des transporteurs routiers est particulièrement conservateur.Surtout pas du genre à «tripper» sur l’informatique, sans preuve formelle qu’ils en recevront des dividendes au bout de l'année.Mais leur arrivée tardive dans le merveilleux monde de l’informatique est peut-être un mal pour un bien.Ils pourront.en effet, mettre à profit les erreurs de leurs prédécesseurs pressés et éviter ainsi le piège devenu classique: des équipements ultra-performants ou de rutilants gadgets dont on ne sait que faire.L’industrie du camionnage saura peut-être relever le défi de l'informatisation rationnelle.LA ROUTE INFORMATISÉE 21h30: Accoté sur le flanc de sa remorque, le camionneur observe distraitement le chargement de son camion.Les colis, étiquetés de codes zébrés, défilent sur des convoyeurs et sont acheminés à l’embouchure de la remorque que deux hommes chargent.Plus tôt, dans le bureau situé à l’étage, des employés ont passé la soirée à enregistrer les connaissements sur ordinateur.Actuellement tout est emmagasiné là, sur une disquette: l’heure de la commande, le nom du client et celui du destinataire, le tarif, le numéro du camion qui a fait la cueillette, de celui qui fera la livraison, etc.le document imprimé servira également à la facturation.2.3h()0: Avant de partir, le camionneur tend la main vers une petite boîte noire fixée sous le tableau de bord, et appuie sur un bouton.Pendant tout le trajet, ce tachymètre électronique, ou «tacho», enregistrera toutes les variables importantes: vitesse maximale, temps d’arrêt, consommation d’essence, état des pneus et des freins, etc.À son retour, il n’aura qu’à sortir la disquette, la glisser dans l’ordinateur du central, et ces données s’ajouteront aux précédentes pour fournir une image précise de l’état de son véhicule et de son propre comportement sur la route.lOhOO: Dans le bureau, le répartiteur vient de recevoir une commande.Il jette un coup d’oeil au tableau de la ville que lui renvoie l’ordinateur: des petits points mobiles indiquent la présence des Louis Fabndricb.L’informatique pour la rentabilité et la qualité du service.camions.Il en sélectionne un, à proximité du client, demande à l’ordinateur sa feuille de route et appuie sur un bouton.Dans son camion, le chauffeur choisi voit l’écran de son ordinateur de bord s’allumer: une nouvelle livraison à prendre.Il communique par radio avec le répartiteur, prend la commande et l’insère dans l’ordinateur.À n’importe quel moment de la journée, le répartiteur saura exactement dans quelle partie de la ville se trouve chacun de ses Parmi les innovations déjà adoptées par l’industrie du camionnage: le déflecteur d’air sur la cabine.véhicules, la nature de son chargement, et où il en est rendu dans sa «route».Contrôle de la feuille de route, expédition, facturation, contrôle et entretien des véhicules, répartition, autant d’opérations aujourd’hui presque entièrement faites manuellement et qui, demain, seront confiées à l’ordinateur.Demain, c’est-à-dire dans 5, 10 ou 15 ans.Les équipements existent et n’attendent que des acheteurs.Quant aux acheteurs, ils attendent que le marché leur torde le bras.Ce qui ne saurait tarder.ET APRÈS.11 reste que les entreprises ne vont pas s’informatiser pour les beaux yeux de l’informaticien.Elles le feront parce que ce sera efficace et rentable.Meilleur service, diminution du personnel, réduction de la consommation d’énergie, contrôle plus serré des coûts, etc.Quel sera l'impact de ces nouvelles technologies?Théoriquement, c’est-à-dire si toutes les entreprises se retrouvaient en possession de toutes les plus récentes technologies, l’étude du GREPME évalue que l’emploi diminuerait de 5,8 p.cent touchant surtout les contremaîtres, les employés à tarif, les manutentionnaires et les mécaniciens.La consommation d’énergie serait, elle, réduite de 17,2 p.cent.L’impact probable, plus réaliste, évalue à 50 p.cent la proportion d’entreprises qui, dans 10 ans, auront intégré la majorité des innovations disponibles.Selon le mouvement déjà amorcé, la pénétration la plus importante se fera du côté de la consommation énergétique.Pourtant, cette consommation augmentera, à cause d’une hausse de la demande LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 26 L’interurbain Bell.une raison payante de passer ses grandes journées au téléphone.«Quand vous concevez et fabriquez des matériaux de construction destinés aussi bien à l’usage industriel que commercial, résidentiel ou agricole, vous devez vous tenir au courant des besoins des architectes, des ingénieurs et des concepteurs de projets pour pouvoir vous adapter constamment à l’évolution de la demande.« L’interurbain nous permet de garder un contact suivi avec eux.Il permet aussi à nos représentants de planifier et de confirmer leurs rendez-vous avec nos clients, qui sont répartis sur un vaste territoire.Ils entreprennent ainsi leurs voyages d’affaires en ayant mis toutes les chances de leur côté.«L’interurbain?Pour nous, c’est un outil de gestion efficace qui contribue à la rentabilité de notre entreprise.» Lucien Nantais Vice-président Marketing Montco Ltée L’efficacité passe parBeir Bell Membre du réseau national Telecom Canada LeCNa pris un engagement: )at e/Heuré Br vice Dem OE-MP^QE.- Î5i *èkëom k'MM liâr que • Nu du Waq|)ffi j Libér at1 MM/JJ/Hq.CN : j57j, Commentai res 730/ 1 \s ERVICES Commentaire Commentairês 4 Au CN, nous accordons presque autant d’importance au transport des données qu’au transport des marchandises.Dans notre recherche du maximum d’efficacité, nous avons opté pour ce qui se fait de mieux en matière d’échange électronique de données.Aujourd’hui, nous sommes vraiment fiers de notre service informatisé à la clientèle Al Pozniak Vice-président des Systèmes d'information Rendre les services informatisés plus souples.DEPUIS 35 ANSI o\j Intermodal «Bien sûr, nous voulions un système fiable, complet et souple.Mais nous voulions d’abord et avant tout un système pratique, facile à utiliser, qui nous permette de servir encore mieux nos clients.» Tels étaient nos critères de base dans cette recherche d’une plus grande souplesse de nos systèmes d’échange électronique de données.Ce défi a donné naissance à notre service informatisé à la clientèle-le S.I.C.Il s’agit d’un des systèmes de communication informatique les plus évolués de toute l’industrie du transport.Il associe une gamme innovatrice de logiciels pour micro-ordinateurs à des améliorations importantes à nos services de communi- cation entre unités centrales.Le résultat : un système très souple avec des possibilités d’interface exceptionnelles.Le S.I.C.vous donne un accès instantané aux renseignements essentiels dont vous pouvez avoir besoin en matière de transport et de distribution.Il vous offre un service complet comprenant l’échange d’information pour la correspondance générale, le repérage du matériel, les renseignements sur le connaissement et même le bordereau de paiement.Il réduit considérablement la paperasserie et le travail de bureau tout en améliorant la qualité des communications dans leur ensemble.Le service informatisé à la clientèle du CN permet à son utilisateur de ne rappeler que l’information désirée au moment voulu et d’enregistrer des données pour ne les transmettre que plus tard, à un moment plus opportun.Le S.I.C.est à l’avant-garde de la techno logie de l’EDI.Sa souplesse lui permet en outre de rester à la fine pointe des plus récentes innovations et de s’adapter à révolution de vos besoins.Nos tables à dessin débordent de nouveaux projets pour l’avenir, tels que le virement électronique de fonds, des systèmes de surveillance des wagons et l’accès à des renseignements supplémentaires sur vos expéditions.Ce ne sont là que quelques exemples de la façon positive dont le CN met à profit la technologie de l’information pour améliorer son service, toujours dans le but de devenir la meilleure compagnie de distribution globale en Amérique du Nord.Pour de plus amples renseignements, communiquez avec l’Équipe de soutien S.I.C.du CN en composant sans frais le 1-800-361-0198.Vous serez emballés! CJ\J Devant les défis, on agit 78 qu'on estime à 2,8 p.cent.L’impact sur l’emploi sera minime puisque cette même augmentation de la demande devrait amortir les pertes d'emploi occasionnées par les nouvelles technologies.«Avant, c’était la course au volume, conclut Louis Fahndrich, aujourd’hui, on est plus conscient des coûts.L’informatique va permettre d’améliorer sensiblement et la rentabilité et la qualité du service.Mais qui dit informatique dit transparence.Les vieux routiers boudent l'informatique parce qu’ils ont peur de ne plus pouvoir mettre l’auto de la belle-mère, la bateau du beau-père ou la chambre de la maîtresse dans leurs dépenses! Ils ne se rendent pas compte qu’ils perdent beaucoup plus à fonctionner sans système.» Mais leur règne semble révolu.C’est maintenant l’ère des gestionnaires formés à l'université.Des gestionnaires qui parlent rationalisation, consolidation, informatisation.Nouveau langage, nouvelle vision.L'industrie du camionnage ne sera plus jamais la même.Sur la route des nouvelles technologies, les virages en II sont interdits.¦ Le roi du transport en charges complètes, c’est le Groupe Robert.Le roi du vrac, c’est Provost et celui des lots brisés, Cabano-Expéditex.CABANO-EXPÉDITEX l'informatique au service du contrôle Le gars de l’informatique, c’est peut-être un artiste, mais moi je dois voir à ce qu’il ait les deux pieds sur terre et qu’il pense à une chose: le rapport coùt/bénéfice.L’informatique ça coûte beaucoup trop cher pour qu’on se mette à «freaker» dessus!».Alfred Letarte, vice-président aux systèmes, chez le nouveau Groupe Cabano-Expéditex, est un spécialiste du contrôle de la production.Pour lui comme pour son patron, Reno Érnond, le contrôle, c’est presque une religion.Il a, selon ses propres termes, «gagné ses médailles à réparer des systèmes qui ne fonctionnaient pas».Une sorte de plombier de la gestion.Sans être un informaticien, il est depuis 20 ans un usager fidèle de l’informatique et a bâti toute sa carrière dans l’industrie du camionnage.En tant que vice-président aux systèmes, il est responsable de l’informatique et du contrôle de la production.Et il est catégorique: avant de par- Reno Êntond.Un homme d'affaires qui gère serré et qui aborde les défis avec calme.1er des derniers gadgets, il y a des étapes à franchir et, si sophistiqué soit-il, l’ordinateur demeure un outil, rien de plus.Le Groupe Cabano d’Anjou, modeste transporteur de Rivière-du-Loup, faisait l’acquisition, au printemps dernier, de deux des plus gros transporteurs du Québec, le Groupe Brazeau et Expé-ditex.Du coup, la nouvelle entreprise — qu’on rebaptisera Cabano-Expéditex — fait grimper son chiffre d’affaire de 28 millions $ à près de 200 millions î, quintuple sa flotte de camions, multiplie par douze le nombre de ses employés, et est ainsi propulsée au premier rang des transporteurs du Québec.Un coup de maître pour Reno Emond, président de Cabano d’Anjou.Le but de l’opération?Rationalisation.Pour faire face à la déréglementation, il faudra être gros et organisé.Les frères Émond, Reno et Réal, sont dans le transport depuis 30 ans et intéressés à y rester.Ce qui n’est pas le cas des deux autres.La famille Hamel, propriétaire d’Expéditex, n’a pas trouvé de relève dans ses rangs, et pour Normick Perron, relié à Brazeau via Gestion La Vérendrye, le transport n’a jamais été qu’un à-côté pratique dans le contexte d’une industrie réglementée.La fusion faisait donc l’affaire de tout le monde.«La demande est stagnante, explique Reno Émond, et on ne prévoit pas d’augmentation à court terme.Il était donc urgent de fusionner et de concentrer.» L’opération devrait permettre d’augmenter l’efficacité et la rentabilité.Mais avant, il va falloir procéder à la consolidation: trois organisations, trois systèmes informatiques, trois cultures.«Pour l’instant on essaie de trouver où on va mettre la vaisselle», blague Reno Émond.Même s’il fait partie de la vieille école, celle qui ne «trippe» pas outre mesure sur l’informatique, il reconnaît qu’il va falloir s’y mettre, prudemment, rationnellement, mais sûrement.Des défis qu’il semble prendre avec le calme.d’un vieux routier.Il faut dire que dans le milieu Reno Émond a la TVÎCC + m/FM, LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 30 Bulletin sur les pâtes et papiers Les pâtes et papiers : une réussite canadienne exceptionnelle Au tournant du siècle, la jeune industrie papetière canadienne mettait chaque année sur le marché des produits, d’une valeur de 8 millions de dollars, presque entièrement destinés aux marchés intérieurs.Depuis lors, le Canada est devenu une grande puissance commerciale.Nulle part ailleurs son développement n’est plus apparent que dans la croissance et la renommée mondiale de son industrie des pâtes et papiers.Le Canada est le plus grand exportateur au monde de pâtes et papiers, ses expéditions de par le globe ayant atteint plus de 11 milliards de dollars l'an dernier.L'industrie apporte la plus grande contribution unique nette à l’excédent commercial du Canada - plus de 10 milliards de dollars en 1986.Les pâtes et papiers fournissent l’emploi direct et indirect à plus de 300000 Canadiens et représentent le gagne-pain de plus de 150 communautés de l'Atlantique au Pacifique.La route qui conduit le Canada vers le XXie siècle est parallèle à celle de son plus important secteur manufacturier.En effet, d’ici 1995, la production de pâtes et papiers pourrait atteindre 30 millions de tonnes, soit 7 millions de plus que la production actuelle.Cet objectif se réalisera à mesure que l'industrie canadienne continuera de rencontrer la demande mondiale toujours croissante pour les pâtes et papiers.Ce message est présenté par les producteurs canadiens de pâtes et papiers dans le but de sensibiliser les Canadiens à leur plus importante industrie manufacturière.Pour renseignements: Louis Fortier Bureau de l’information publique l’Association canadienne des producteurs de pâtes et papiers 1155, rue Metcalfe Montréal (Québec) H3B 2X9 L’industrie des pâtes et papiers du Canada Votre courtier vous Il est difficile de s’entendre quand on parle de placements.Il est facile de comprendre pourquoi: il y a autant de façons d’investir qu'il y a d’investisseurs.Certains visent le rendement élevé des placements à risque, malgré la part d’aléas qu’ils comportent.D’autres préfèrent la certitude de placements plus conservateurs, propose-t-il des solutions d’avenir, préférant y aller pas à pas au lieu de sauter dans le vide.En fait, la question n’est pas de trancher en faveur de l’un ou de l’autre, car la solution est de trouver un bon équilibre qui convient à votre ou des solutions à venir?personnalité tout en servant vos intérêts à long terme.Si vous êtes d’accord, nous devrions nous entendre.Et c’est tant mieux.; Car voyez-vous, nous croyons qu’il y a tout à gagner en ne laissant rien au hasard.C’est une affaire de discipline — comme plier son propre parachute.C’est pourquoi nous investissons tellement de temps et d’efforts dans la recherche avant de vous proposer quoi que ce soit.Car la recherche est votre meilleur atout à long terme.La recherche permet de faire la différence entre les placements qui promettent terre et monde et les placements solides conçus en fonction de l’avenir.La recherche nous permet aussi de vous proposer des occasions de placements à court terme, car vous savez que nous visons vos intérêts à long terme.À notre avis, c’est là la meilleure façon de faire fructifier votre argent.NESBITT THOMSON L’argent, notre savoir-faire.& Z'I '/"HUM*, HAMEL TRANSPORT Cabano-Expéditex, ce sont aussi plusieurs petites compagnies achetées au fil des ans.Avant d’en arriver à une gestion du groupe complètement informatisée, il faut standardiser tous les systèmes existants.L’autre volet où l’informatique s’est avérée fort utile, c’est l’entretien des camions, «On a 3 500 véhicules et je peux vous donner l'historique de chacun, combien il a coûté en pneus, les réparations qu’il a subies, sa consommation moyenne d’essence, etc.À chaque fois qu’il entre au garage, toutes les données sont entrées dans l’ordinateur.» Et le «tacho», cette petite boîte noire du camion dont on vante si fort les mérites?«Intéressant, mais loin d’être indispensable», tranche Alfred Letarte.Enfin, les statistiques de ventes sont aussi entrées dans l’ordinateur.On peut donc s’amuser à faire toutes les permutations, toutes les combinaisons possibles.«J’en ai plein la tête, des applications possibles, assure encore M.Letarte.La limite ce n’est pas l’ordinateur; la technologie est en avance sur ce qu’il y a à faire.La limite ce sont les efforts qu’il faut y mettre et, bien sûr, le coût.» Faire le tour du jardin, c’est peut-être trouver des applications en apparence anodines.«Pour accélérer le chargement de la marchandise, on a recours à des palettes sur lesquelles on peut empiler jusqu’à 50 caisses avant de les poser sur le chariot.Ces palettes appartiennent au fabricant, il faut donc trouver un moyen de les lui rendre.Le système de retour des palettes a toujours été pour nous un véritable casse-tête.Nos ordinateurs nous permettraient d’en suivre la trace.» En d’autres mots, l'efficacité et la rentabilité avant le tape-à-l'oeil.L’inutile coûte toujours trop cher.LE PROCHAIN PAS Certaines compagnies de taxi ont complètement informatisé leur système de répartition des appels.Le vice-président aux systèmes de Cabano-Expéditex estime que ce sera, pour sa compagnie, la prochaine étape; informatiser la cueillette de la marchandise.«Les répartiteurs sont d’anciens chauffeurs qui connaissent la ville par coeur, qui ont fait leurs preuves et se permettent de jouer à la prima tlona.On doit les payer le prix fort.Avec un système informatisé, n’importe qui sachant «pitonner» et parler au téléphone pourra agir comme répartiteur.» Alfred Letarte l’avoue sans gêne: il y reputation d’être un dur de dur, pas Séraphin mais presque, un homme d’affaires qui gère serré et à qui rien n’échappe.Et un bourreau de travail comme il ne s’en fait plus, exigeant pour lui comme pour les autres.le genre à tirer profit de la déréglementation, ce qu’il a d’ailleurs déjà commencé à faire.I.E TOUR DU JjARDIN Avec la toute récente fusion des trois entreprises qui non seulement avaient des systèmes informatiques différents mais des standards de productivité différents, il y a du travail à faire.C’est à cela que le vice-président Letarte entend s'attaquer d’abord.«Cette seule standardisation peut prendre des mois à compléter et.on n’a pas encore parlé d’ordinateur!» Il faut donc commencer par développer des instruments de mesures similaires, apprendre aux chauffeurs à remplir les formules d’une certaine manière, entraîner du personnel pour interpréter les données ainsi recueillies, etc.Après seulement, on consolidera sur le plan informatique.Le système retenu sera vraisemblablement celui du groupe Expéditex développé par la firme NRC.les équipements 115M de Cabano et surtout de Brazeau seront vendus sur le marché de l’usager.Alfred letarte, la quarantaine grisonnante, est de la race des bourreaux de travail, lui aussi, les mots vacances, congés, pauses-café, ont depuis longtemps été bannis de son vocabulaire.Ce n’est donc pas par paresse qu'il met un frein à l’informatique, mais par souci d’efficacité.«On est en affaires pour faire de l’argent, lance letarte avec un haussement de sourcils qui vient appuyer l’évidence de son affirmation.Posséder le dernier cri en matière d’ordinateur, ça n’empêche personne d'être dans le trou- ble! les équipements actuels permettent de nombreuses applications moins sophistiquées mais plus rentables.On va donc commencer par compléter le tour de notre jardin.» Dans l’industrie du transport routier, il y a trois branches; le vrac, les charges complètes et les charges partielles, plus connues sous le nom de lots brisés.Aujourd’hui, la majorité des entreprises s’en tiennent à une branche.Le vrac, le nom le dit, c’est le transport de produits tels le vin, la farine, ou des billes de plastiques.Au Québec, le roi du vrac, c’est Provost.Les charges complètes font référence à un chargement homogène destiné à un client unique.Dans ce domaine, le roi c’est le Groupe Robert.Enfin, les charges partielles sont des chargements de marchandises diverses, destinées à plusieurs clients, dont le roi incontesté, avec la récente fusion, est le Groupe Cabano-Expéditex.le matin, les camions de ville du groupe font la cueillette des commandes reçues la veille; en fin d’après-midi, ils reviennent et leurs chargements sont transférés dans les remorques, selon leur destination: les routiers partent le soir même et, le lendemain matin, la marchandise doit être livrée.Dans l'industrie du camionnage, le temps c'est plus que de l’argent.Toutes ces étapes doivent se dérouler vite et bien, et toutes les informations doivent être enregistrées.Actuellement chez.Bra-z.eau, à Ville Saint-Laurent, tout cela est entré sur ordinateur.Une fois imprimé, le connaissement — ou contrat liant le client, le destinataire et la compagnie de transport — servira également de bon de chargement, de feuille de route et de facture.À peu de chose près, le déroulement sera le même après la consolidation informatique.LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 34 vota LAVOIE RAPIDE VERS LAFRIQUE ET LE MOTEN-ORENT.Téhéran Larnaca Kuwait Tel Aviv Le Caire Bahrain AbouDhabi Jeddah Khartoum Dakar /ia Accra O-o~o Lagos Abidjan Douala Libreville Nairobi Brazzaville Kinshasa O Dar Es-Salaam Johannesburg swissair Marco Polo en perdrait son Latin.Livingstone n’en reviendrait pas.Pourquoi?Parce qu’il existe maintenant une voie efficace, rapide, confortable et civilisée de se rendre dans les antiques capitales d’Afrique et du Moyen Orient, sans passer par eau, ni par monorail, ni même par un tunnel fantastique à la Jules Verne.Cette voie emprunte les avions d’une ligne aérienne remarquable venue d’un petit pays n’ayant à peu près aucun rapport avec ces mondes merveilleux.Vous l’avez deviné.Ce pays c’est la Suisse.Et ce transporteur aérien, Swissair! Il y a pas mal de temps déjà, Swissair est venu à la conclusion qu’elle ne pouvait soutenir avec succès la concurrence internationale qu’en se faisant une spécialité de desservir des destinations situées bien au-delà des frontières suisses et même des limites de l’Europe.Si bien qu’aujourd’hui, Swissair est la voie rapide pour le voyageur voulant gagner les grandes places d’affaires et capitales extérieures à l’Europe.Il n’a qu’à choisir l’une des envolées quotidiennes de Swissair à partir de Toronto ou Montréal et prévoir un changement d’appareil à Zurich ou Genève qui l’aiguillera vers sa destination.Souvent avec moins d’une heure d’attente! Un nombre impressionnant de villes d’Afrique, du Moyen ou d’Extrême-Orient est à sa portée.Sans parler, évidemment, de la quarantaine de villes desservies par Swissair sur le continent européen.La prochaine fois que vous penserez à Swissair, ne songez pas qu’à Heidi.Pensez aux Mines du roi Salomon ou aux Contes des mille et une nuits! Ou mieux, pensez donc à téléphoner à votre agence de voyages.ou encore à communiquer directement avec Swissair.L’art du voyager À partir du 27 mars, 1987, Swissair a 7 vols hebdomadaires entre Toronto/Montréal, Zurich et: Abidjan, Abou Dhabi, Accra, Alger, Amman, Amsterdam, Anchorage, Ankara, Athènes, Atlanta, Bagdad, Bahrain, Bale, Bangkok, Barcelone, Beijing, Belgrade, Birmingham, Bombay, Boston, Brazzaville, Bruxelles, Bucarest, Budapest, Buenos Aires, Caracas, Casablanca, Chicago, Cologne/Bonn, Copenhague, Dakar, Damas, Dar Es-Salaam, Djakarta, Douala, Dubai, Düsseldorf, Francfort, Genève, Gênes, Glasgow, Hambourg, Hanovre, Helsinki, Hong Kong, Istanbul, Jeddah, Johannesburg, Karachi, Khartoum, Kinshasa, Kuwait, Lagos, Larnaca, Le Caire, Libreville, Linz, Lisbonne, Londres, Madrid, Malaga, Malte, Manchester, Manille, Marseilles, Milan, Monrovia, Montréal, Moscou, Munich, Nairobi, New York, Nice, Nuremberg, Oslo, Palma de Mallorca, Paris, Porto, Prague, Rio de Janeiro, Riyad, Rome, Salzbourg, Sao Paulo, Séoul, Singapour, Sofia, Stockholm, Stuttgart, Téhéran, Tel Aviv, Thessalonique, Tirana, Tokyo, Toronto, Toulouse, Tripoli, Tunis, Turin, Varsovie, Vienne, Zagreb, Zurich.Vols journaliers pour la Suisse à partir de Chicago, Boston, et New York. a des avantages certains à remplacer l’humain par la machine.«Une machine c’est pas malade, ça fait pas la grève, une fois que c’est programmé ça travaille d'une certaine façon.» Ce sont donc là des avantages indéniables de l’informatique: un personnel réduit et moins exigeant, un rendement plus régulier, un service amélioré et une productivité accrue.C’est pourquoi, après la répartition, on passera à la feuille de route.Avec un petit appareil à peine plus grand que la main, du bout des doigts le chauffeur va pouvoir entrer le numéro du client, son adresse, la nature de la marchandise, l’heure de la livraison, etc.Quand il reviendra à l’entrepôt, le soir, il n’aura qu’à insérer la disquette dans l’ordinateur.La moitié du travail effectué actuellement par des dizaines de jeunes filles sera ainsi épargné.Et c’est pour quand, tout cela?«Dans trois ans, il faudrait en avoir un bon bout de fait», estime Alfred txtarte qui croit, comme bien d’autres, qu’avec la déréglementation on n’aura plus le choix.«Déjà il y en a qui sont trop loin en arrière et qui vont rater le bateau, d’autres qui n'auront pas les moyens d’embarquer.Et, je le répète, ce n’est pas le gars le plus informatisé qui aura le plus de chance, mais le gars qui va savoir se servir de l'informatique pour contrôler ses coûts de revient.C’est lui qui va gagner!» ¦ L'impact des nouvelles technologies PAS DE PAHIQUE! Il y a quelques années, il fallait 1 000 hommes pour changer deux milles de voie ferrée.Aujourd’hui, grâce à une sorte de longue locomotive qui, à mesure qu’elle avance, remplace les vieux rails et les vieilles traverses, il en faut à peine une centaine.Voilà de quoi donner raison au plus pessimiste des pessimistes.Pourtant, selon une étude effectuée par le GREPME sur l’impact des nouvelles technologies sur l’économie québécoise, des effets aussi spectaculairement négatifs seront relativement rares.Il y aura certes des pertes d’emplois, particulièrement dans les secteurs primaires et secondaires où on s’attend à une décroissance d’environ 2 p.cent.Dans le secteur tertiaire, on s’attend plutôt à un ralentissement de la croissance.«La révolution technologique sera beaucoup moins spectaculaire que certains le prétendaient et elle n’annonce aucune rupture brutale.Dans les prévisions glo- bales, la véritable clé demeure l’évolution de la demande et la croissance économique générale», écrivait Pierre-André Julien, directeur du GREPME dans un récent numéro de la revue Interface, publiée par l’Association canadienne française pour l’avancement des sciences.L’étude, qui touche 64 secteurs de l’économie, évalue l’impact sur le plan de l’emploi, des professions, des matières premières et de l’énergie selon deux scénarios, l’un optimiste, l’autre pessimiste.Et la conclusion qui se dessine se résume en trois mots: pas de panique! «Dans l’ensemble, indique l’étude, les nouvelles technologies ont comme effet direct d’entraîner des économies d’emplois et de matières premières en même temps que des substitutions de professions et d’énergie.Toutefois d’autres variables entrent en ligne de compte (.) Une forte croissance de la demande ou une amélioration de la LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 36 M.Pierre Côté W A compétitivité sur les marchés internationaux peuvent compenser l’effet des technologies.» L’industrie des transports est l’un des secteurs couverts par la recherche.Dans l’ensemble, les prévisions — au niveau de l’emploi — se situent dans la moyenne: pas de diminution importante comme dans la chaussure ou le textile, mais pas d’augmentation relativement substantielle comme dans l’hôtellerie ou les télécommunications.Mais la vue d’ensemble trahit en partie la réalité.Chacun des sous-secteurs du domaine des transports vivra la révolution technologique de façon fort différente, à cause de sa nature propre et des facteurs extérieurs qui influenceront son évolution.C’est le cas des trois sous-secteurs retenus par l’étude: les transports aérien, ferroviaire et routier.Le transport ferroviaire, par exemple, sera l’un des plus durement touchés en terme de pertes d’emplois.D’ici à 1999, on y prévoit une baisse de 56 p.cent.Mais on aurait tort de faire porter toute la faute sur les nouvelles technologies.Depuis 1985 et pour au moins 10 ans, les compagnies ferroviaires ont adopté une politique visant à réduire leur personnel de 10 p.cent annuellement, dans le but d’augmenter leur productivité et d’ainsi mieux soutenir la concurrence avec les autres moyens de transport.Ce n’est pas seulement la faute aux nouvelles technologies.Par ailleurs, sur le plan de la consom- i mation énergétique, qui compte assez [ peu dans les dépenses, la variation sera : à peu près nulle.Dans le cas du trans- j port aérien, l’effet sera complètement | inverse.Les innovations toucheront sur- ; tout les appareils, et viseront à diminuer : la consommation d’énergie (une baisse .de 40 p.cent d’ici 10 ans) et à améliorer la qualité du service.L’emploi ne subira à peu près aucun contre coup.Quant au transport routier, grand consommateur d’énergie, il a déjà intégré de nombreuses innovations visant à réduire : sa consommation, et la tendance devrait 1 se poursuivre.D’autre part, l’introduc- : tion de l’informatique prévue au cours des prochaines années affectera l'emploi de façon sélective.Les camionneurs ne seront pas touchés, mais les contremaîtres et les manutentionnaires devront se recycler.On estime cependant qu’une augmentation de la demande devrait contrebalancer partiellement cet effet négatif sur l’emploi.La chose à retenir, cependant, c’est que tous ces changements vont se faire relativement lentement.Pourquoi?Parce que cela coûte cher, mais d’abord et : avant tout à cause du poids des compor- | tements sociaux.Une force d’inertie avec laquelle toutes les révolutions ont ; dû composer.Rien n’indique que la révolution technologique y échappera.En utilisant CENTAUR, M.Côté a découvert le véritable potentiel de son entreprise.Soyons sérieux.Le nouveau serveur micro-informatique CENTAURMt de Bell Canada ne changera sans doute pas totalement votre personnalité.Mais il transformera votre façon de faire des affaires.Destiné à des PME ou à des groupes de travail de grandes entreprises, CENTAUR procure la puissance d’un PC à des terminaux non intelligents de type ASCII.Selon qu’on l’utilise seul ou avec un PBX, ses 30 portes d'accès peuvent être exclusives ou partagées par une centaine d’utilisateurs occasionnels.CENTAUR est économique.Il élimine la nécessité de faire l’achat d’ordinateurs personnels.Il permet de partager des logiciels d’application MS-DOS et des périphériques coûteux, et de profiter de tous les avantages d’un réseau à un coût raisonnable.CENTAUR est rapide.Ses processeurs assurent aux utilisateurs une vitesse de traitement de près du double de celle d’un PC XT et ce, sans les limites de distance associées aux réseaux locaux.CENTAUR est sûr.Il permet de contrôler avec exactitude qui a accès à quoi, de manière à ce que toute information confidentielle soit pro- tégée.Il assure la sécurité des bases de données communes et des fichiers informatiques, ainsi qu’une gestion efficace des imprimantes et des autres périphériques.Et parce que le système CENTAUR est conçu, installé et entretenu par Bell, vous n'avez besoin que d’un seul numéro de téléphone pour obtenir un service qui a depuis longtemps fait la preuve de son excellence.Alors n’attendez plus: réveillez la force de votre entreprise ! Faites appel à Bell.1 800 363-2929 Réveillez la force! CONNECTIVITÉ (RTPC, X.25.par ex.) TERMINAL SL-1 ¦LANSTAR'' CENTAUR NUMÉRIQUE LE NOUVEAUSYSTÈME CENTAUR DISQUE Inefficacité passe par Bell" Bell LE DEVOIR ÉCONOMIQUE Membre du réseau national Telecom Canada Notre directeur de comptes ria pas peur de sortir des sentiers battus.Il n’existe pas de chemin unique.tracé à l’avance, pour un directeur de comptes de la Banque Royale.Il explore, chaque fois, toutes les avenues financières susceptibles d’accélérer l’ascension d’une entreprise.Quels outils bancaires conviennent à votre type particulier d’entreprise?Prêts à terme?Télétrésorerie?Crédit-bail?Financement de capital de risques?Le directeur de comptes vous aidera à les choisir et à les agencer.Q$9 Calgary M « CAOC 1979 C’est avant tout quelqu’un de curieux, de dynamique et plein de ressources innovatrices qui prendra plaisir à échanger avec vous et à partager vos projets les plus ambitieux.Venez le rencontrer.Il vous attend à la Banque Royale.BANQUE ROYALE Banque officielle des XVe5 Jeux Olympiques d'hiver wmÊÊHmmKMÊtÊHHÊÊÊMMmmmtÊmmÊÊHMÊHÊÊËmm mmmmmm Qu'est-ce qui fuit courir Bomem?L'exportation! Une entreprise de Ville Vernier, en banlieue de Québec, s’est distinguée comme fabricante de produits de haute technologie.Et ce, à travers le monde! Bomem Inc., un manufacturier d’instruments d’analyse, réalise 90 p.cent de ses ventes à l’exportation.MARC SÉVIGNY Si vous n’avez pas l’habitude des laboratoires de recherche, vous n’avez sans doute jamais entendu parler de spectrophotomètres.La compagnie dont c’est une spécialité, Bomem Inc., est peut-être, elle, mieux connue, surtout depuis quelle s’est méritée le Mercuriade de l’exportation en 1987, C’est un honneur quelle n’a pas volé: depuis 1980, l’entreprise a multiplié par dix le volume de ses ventes avec un produit destiné à une clientèle de spécialistes.Le spectrophotomètre de Bomem, qui sert à analyser et à identifier les composants chimiques et organiques de la matière, s’est imposé dans les laboratoires de recherche du monde comme un des instruments scientifiques les plus précis et les plus performants.Fondée en 1973, Bomem a établi sa réputation avec une technologie de pointe: la spectroscopie infrarouge.A partir de 1975, l’entreprise réalise des contrats de recherche et met au point des spectrophotomètres pour des clients tels Environnement Canada, la Manufacturing Chimists Association, l’Université de Denver et la NASA.Mais c’est au tournant des années 80, au moment de la mise en marché du DA3, un spectrophotomètre conçu pour satisfaire les besoins des laboratoires de recherche, que Bomem connaît un véritable boom.Avec un produit de haute qualité, vendu entre 150 000 $ et 250 000 %, l’entreprise a su exploiter un créneau fécond sur le marché international des instruments scientifiques.«Notre système n’est pas beau à voir, admet Garry Vail, vice-président et directeur général de Bomem, mais il est fonctionnel.Les chercheurs en laboratoire l’apprécient justement parce qu’on peut Henry Buijs, le président, est aussi le savant du groupe.y joindre toutes sortes d’appareils et d’instruments connexes.» Henry Buijs, président de Bomem, est souvent décrit comme le savant du groupe.C’est lui qui est à l’origine des premiers systèmes développés par la compagnie, et il est reconnu comme une sommité mondiale en matière de spectroscopie infrarouge.Jean-Noël Bérubé, un ingénieur originaire de la Gaspésie, et Garry Vail, un Albertain, sont les autres associés de Bomem.Tous trois se sont rencontrés au Centre de recherche de Valcartier, où devait germer l ’idée de commercialiser une technologie combinant de nouvelles techniques optiques et l’électronique.Jouant davantage le rôle d’administrateur dans l’équipe, Garry Vail se souvient des débuts modestes de l’entreprise, quand elle ne pouvait compter que sur un personnel restreint pour rencontrer les exigences de clients internationaux.«De la dizaine d’employés que nous étions au début de 1980, dit-il, nous sommes passés à 135, dont 4(1 personnes affectées à la recherche et au développement.» Aujourd’hui, les ingénieurs et techniciens de Bomem voyagent régulièrement aux États-Unis, en Europe et jusqu’en Extrême-Orient.Des spectrophotomètres ont été vendus en Corée, au Japon et en Chine.Tout récemment, Bomem a même reçu le feu vert pour exporter en Union Soviétique.Exporter n’est pas un luxe chez Bomem, c’est une nécessité.Avec un produit aussi spécialisé, les seuls débouchés intéressants sont internationaux. La manière d'approcher un tel marche-est également un facteur clé.«La réputation compte pour beaucoup, explique Garry Vail, car il s'agit d'un milieu formé de gens qui se connaissent, qui se parlent.Il est important pour nous d’être présents aux conférences, aux grandes expositions.Les autres formes de marketing sont les envois postaux à des clients précis, les annonces dans les publications spécialisées et nos représentants.» À l'étranger, Bornent utilise un réseau d'agents manufaturiers et de distributeurs.Encore maintenant toutefois, une bonne partie du service après-vente est assuré à partir de Québec.Avec 90 p.cent de ventes hors frontières, Bomem doit composer avec le protectionnisme de certains pays et les variations des tarifs douaniers.Par contre, en oeuvrant au niveau mondial, l’entreprise profite des fluctuations des économies nationales.Ainsi, Bomem se trouve maintenant avantagée par le taux de change en Europe.Malgré ses 8 millions $ de chiffre d'affaires (en 1986), Bomem continue de se considérer comme une petite entreprise.On y travaille en équipe dans des départements bien délimités, et les ingénieurs affectés à la recherche y ont une grande liberté d’action.L’entreprise s’est aussi dotée d’une unité «Applications» dont la mission est de mieux satisfaire, sinon devancer, les demandes de la clientèle.Bomem a aussi été la première à se prévaloir d’une SPEQ (Société de placement dans l’entreprise québécoise), par laquelle 57 employés ont acquis une participation dans l’entreprise, y injectant quelque 200 000 $.L avenir de Bomem passe maintenant par la recherche de nouveaux créneaux.Déjà, elle a développé un modèle bas de gamme de son spectrophotomètre, le Michelson 100, un micro-ordinateur robuste servant aux analyses en milieu industriel.On pense en particulier au contrôle de la qualité dans les industries de produits chimiques, des plastiques, de l’aluminium.Non seulement le système permet-il de détecter les impuretés d’un produit, mais il pourrait aussi servir à détecter les fuites de gaz ou tout autre élément présentant un danger pour la santé et l’environnement.«Avec le Michelson 100, qui est vendu environ 20 000 ï, nous avons une chance d’être davantage présents sur le marché local, note Garry Vail.Ses applications étant plus accessibles, nous pouvons viser autant les industries que les collèges, où il servira d’outil d'enseignement.» ¦ ; Pour les affaires: Pour le plaisir: Pour la détente: Avec notre nouvelle aile, côté lac, le centre de villégiature Le Chantecler, situé à 45 minutes au nord de Montréal, fait classe à part en matière d’hôtellerie et de centre de congrès.Nos salles de banquets offrent entre autres une capacité combinée de 1 200 convives.300 chambres et suites luxueuses; 20 salles de réunion et une salle de bal (pouvant réunir plus de 600 invités).cuisine exquise; bars; spectacles.plage privée sur le lac; complexe sportif 4 saisons comprenant: piscine, saunas, racquetball, Nautilus et du ski fantastique! Avec son service de conférence hors pair, des sports à l’année longue, son personnel courtois et l’imbattable atmosphère des Laurentides, Le Chantecler est l’endroit idéal pour vos petits, moyens ou grands congrès! Pour plus de renseignements: Hôtel Le Chantecler, Ste-Adèle, Québec J0R1L0 (514)229-3555 Montréal: 1 (800) 363-2420 Toronto: (416) 889-7531 HÔTEL LE CHANTECLER Le centre de congrès des Laurentides! LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 40 Une perruque fait la fortune d'un.coiffeur Le succès, dit-on, tient parfois à un cheveu.La réussite en affaires de Gaston Gélinas, elle, repose en grande partie sur une volonté peu commune d'améliorer ce qui peut l’être et, cela va de soi, d'en tirer profit.L’origine de cette «success story» remonte au début des années 60.À 18 ans, il est coiffeur pour hommes.Barbier, comme on disait dans le temps.Son échoppe, aménagée dans la maison paternelle, a pignon sur la rue Saint-Georges à Saint-Barnabé-Nord, un petit village situé près de Shawinigan.Un beau jour, un client au crâne dégarni s’enquiert discrètement auprès de lui de la possibilité de «porter des cheveux rapportés».Soucieux de satisfaire son client, Gaston Gélinas se met en quête_ d’une perruque qui ferait l’affaire.«À l’époque, dit-il, c’était un produit rare.Fabriquées en série, les perruques étaient importées et la qualité des matériaux utilisés était mauvaise.L’apparence laissait également fortement à désirer.Le porteur d’une perruque était repérable de loin.C’est alors que j’ai commencé à m'intéresser à l'importation puis, faute d’être pleinement satisfait, à la fabrication de prothèses capillaires pour hommes.» En 1970, fort d’une expérience de quelques années déjà dans la fabrication et la vente de toupets et de perruques, Gaston Gélinas incorpore son entreprise.Il la baptise Aspasie, du nom de la maîtresse de Périclès, qui, 5 000 ans avant Jésus-Christ, rapportent les historiens, fut la première femme à s’intéresser à l’art de la coiffure.Du statut de coiffeur pour hommes, il était donc passé à celui d'inventeur, d'entrepreneur et d’homme d’affaires.Il multiplie les expériences et, malgré l’absence de moyens techniques importants, il innove en établissant un proto- :har, INNOVATIONS cole de fabrication.Mais il lui fallait mettre au point une technique, un moyen qui permettrait de fabriquer une copie exacte du crâne, moulée à partir d’un négatif, d’une copie en creux.LA TÊTE DU CLIENT.EN USINE Pour qu’une prothèse ou un remplacement capillaire soit à la fois confortable et impossible à déceler, il faut en effet, avant tout, l’ajuster parfaitement à la tête du client.Pour bien réussir cela, et comme il n’existe pas deux crânes identiques, il aurait fallu amener la tête du client en usine.Pas évident! Mettre au point une technique qui aurait le même résultat ne l’était pas non plus.M.Gélinas a donc pensé faire appel au Centre de recherche industrielle du Québec, le CRIQ.Jusque là, l’empreinte crânienne se faisait à l’aide de «saran wrap».Pour simplifier le processus, les chercheurs du D’un moule conforme au crâne du client (à gauche), à un élastomètre transparent qui reproduit la sensation tactile de la peau.CRIQ recommandèrent qu’il soit remplacé par un film ultra-mince et d’une grande souplesse, qui garde sa forme lorsqu’on le retire.Sur ce film on trace au crayon gras la ligne des cheveux, puis on le recouvre d’un ruban de type orthopédique.Une fois durci, il donne l’empreinte négative du crâne.Ensuite, pour éviter toute porosité, on a songé à appliquer une couche de silicone à l’intérieur de cette calotte qui est une copie en creux, un moule en quelque sorte, conforme au crâne du client.En usine, on coule dans ce moule une résine qui, au contact d’un produit durcissant, donne une mousse de polyuréthane rigide et très lisse, qui épouse parfaitement la forme de ce «négatif».Cette mousse, grâce à un temps de réaction très lent qui permet à la chaleur de bien se répartir, ne rétrécit pas.Et pour que sa surface ne laisse prise à aucun produit collant, on la recouvre d’un film de polythylène.Celui-ci est mis en place par thermoformage sous vide.UNE PEAU SYNTHÉTIQUE Les premières recherches du CRIQ jugées concluantes, on passa à un autre projet qui consistait à trouver une résine qui serve de base à la prothèse elle-même.«Ce produit, explique M.Gélinas, devait — entre autres caractéristiques — être compatible avec la peau, qu’il en ait la texture, qu'il permette la libre circulation d’air tout en étant flexible, résistant, non allergène et complètement transparent » Les chercheurs du CRIQ procédèrent à une longue série d’essais.Ils utilisèrent des rayons ultraviolets qui simulent l’action du soleil en accéléré.Ils arrêtèrent finalement leur choix sur un élastomètre qui a l'avantage d’être transparent, de ne pas jaunir et qui, en plus, reproduit la sensation tactile de la peau.Flexible, il agit de la même manière qu’une lentille cornéenne souple qui reprend sa forme lorsqu'elle est placée sur l’oeil.Grâce aux efforts conjoints de M.Gélinas et du CRIQ, les prothèses capillaires Aspasie ont aujourd’hui la réputation d’être les meilleures au monde.VENTES DE 1 MILLION $ PAR ANNÉE Le siège social d’Aspasie, qui compte 35 employés, est situé à Saint-Barnabé-Nord, à l’endroit même où M.Gélinas ouvrit son premier salon de coiffure pour hommes il y a plus de 20 ans.L’entreprise possède une usine de montage en Haiti où près de 200 personnes procèdent manuellement à l’implanta- LE DEVOIR ÉCONOMIQUE £
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