Le devoir, 19 septembre 1987, Cahier A
„ „rtÇ d Outremont _«;X 3"3 Un coup d’oell abordable UBi*1 1 sur la gastronomie Ouvert tous tes Jour* 1030, rue Laurier ouest, 279 7355 Vol.LXXVIII — No 216 Frais.Max.: 17.Dimanche: pluvieux, venteux.Détail pageB-8.Montréal, samedi 19 septembre 1987 4 CAHIERS —$1.00 «On a dû changer le mandat de Boivin», révèle le ministre Il n’y a plus d’infiltration de la CSN depuis 1984, affirme James Kelleher MICHEL VASTEL OTTAWA — Le Solliciteur général du Canada a carrément nié hier toute possibilité d’infiltration de la CSN, ou de toute autre centrale syndicale au Canada, depuis juillet 1984.« Je comprends les inquiétudes du mouvement syndical québécois, a déclaré M.James Kelleher au DEVOIR hier après-midi, parce que je sais qu’il y a eu de l’infiltration dans les années 70 ».Dès qu’il a été mis au courant de l’affaire Boivin, le Solliciteur général a donc demandé une enquête interne au directeur de l’époque du Service de sécurité, Ted Finn.Son rapport, déjà remis à M.Kelleher, conclut que « le SCRS a utilisé Marc Boivin d’une manière compatible (« consistent ») avec la loi et le mandat du service ».(Cette loi interdit expressément l’infiltration de tout corps public, tel que cela s’était pratique au Québec au début des années 70).De source officielle, on a fait savoir au DEVOIR qu’il fallait comprendre, des propos malgré tout prudents du ministre, que « le Service (de renseignements) n’a jamais demandé à Marc Boivin des informations sur des individus de la centrale (CSN)».M.James Kelleher a ensuite remis EXCLUSIF au DEVOIR le mandat du groupe de travail présidé par l’ancien greffier du Conseil Drivé.Gordon Osbaldes-ton, lequel prévoit, d’ici le 30 octobre prochain, l’établissement d’un « cadre de politiques opérationnelles nécessaires pour appuyer les activités d’antisubversion, y compris le ciblage ».Cela veut-il dire que les vieilles listes d’organisations subversives de la GRC, sur lesquelles on retrouvait des mouvements politiques ou des organisations démocratiques comme des syndicats, n’ont pas encore été changées ?« Je peux dire, a indiqué le ministre au DEVOIR, que lorsque le SCRS a remplacé la GRC, ses pratiques ont été modifiées pour les rendre Voir page A-10 : Kelleher Un accord historique HE WHITE HOUSE WASHINGTON Jk Le président Reagan a confirmé hier l’accord de principe en compagnie de M.George Shultz.Un nouveau sommet Reagan- Gorbatchev Malenfant intente une poursuite de $15 millions Il accuse Gérald Larose d’avoir lui-même commandé le sabotage de ses hôtels QUEBEC — Le président de la CSN, M.Gérald Larose, n’était pas seulement au courant du complot de sabotage contre les hôtels de M.Raymond Malenfant, mais c’est lui qui a commandé ces actes de sabotage.C’est ce qu’affirme M.Malenfant dans une action en dommages-intérêts de $ 15 millions, déposée hier en Cour supérieure, à Québec, M.Larose et deux autres permanents de la CSN, MM.Guy Boisvert et Arsène Henry, sont poursuivis personnellement, de même que la centrale syndicale elle-même.Deux autres syndicalistes, MM.Raynald Tardif et Gérard Thériault sont mis en cause dans cette poursuite de $ 15 millions dans laquelle M.Malenfant, son épouse et ses quatre enfants sont demandeurs.M.Raymond Malenfant La famille Malenfant reproche à M.Larose de ne pas avoir empêché, à titre de président de la CSN, que se produise une série d'actes illégaux (bleu de méthylène dans les réservoirs d’eau du Manoir Richelieu, dé sobéisance à trois injonctions, bombes dans les hôtels de Sainte-Foy et de Chicoutimi) dans le cadre du conflit du Manoir de Pointe-au-Pic.En citant une conversation téléphonique entre MM.Guy Boisvert et Marc-André Boivin (le permanent de la CSN qui a dénoncé le complot à la SQ), la poursuite cherche à démontrer que M.Larose était non seulement au courant du projet de poser les bombes dans les motels Universel de Montréal et Drumondville, mais qu’il a même commandé ces attentats.La famille Malenfant réclame $5 millions en dommages réels, causés par les gestes de la CSN.Ceci corn Voir page A-10 : Malenfant - WASHINGTON (d’après AFP) — Les Etats-Unis et l’URSS sont parvenus à un accord de principe pour conclure un traité sur les missiles nucléaires intermédiaires (INF) et un sommet entre les chefs d’Etat des deux pays aura lieu à l’automne 1987, a annoncé hier un communiqué conjoint soviéto-américain.Ce serait le premier traité à éliminer une catégorie entière d’armes nucléaires, les INF d’une portée de 500 à 5,000 km.Le sommet aura lieu aux Etats-Unis, a précisé le secrétaire d’Etat américain George Shultz dans une conférence de presse, mais la date précise n’a pas été fixée.Elle devrait l’être au cours d’une réunion que doivent avoir le mois prochain à Moscou M.Schultz et le ministre soviétique des Affaires étran- gères Edouard Chevardnadze.Cette rencontre doit permettre de régler « les détails » de l’accord sur les INF, a ajouté le président Ronald Reagan au cours d’une déclaration à la presse.« Toutes les questions de principe ont été réglées », a précisé M.Shultz à l’issue des trois jours de discussions intenses qu’il a eues depuis mardi avec M.Chevardnadze.M.Shultz a précisé que les 72 missiles Pershing 1-A ouest-allemands dotés de têtes nucléaires américaines « ne feront pas partie de l’accord».Après le démantèlement des 'INF, les Pershing IA disparaîtront à leur tour, selon l’engagement pris par le chancelier ouest-allemand Helmut Kohl, a rappelé M.Shultz.Les 72 têtes Voir page A-10 : Un sommet Pour lutter pour les employés du Manoir Larose veut rester président Le président de la CSN, M.Gérald •Larose, sollicitera un nouveau mandat lorsqu’aura lieu le congrès du mouvement syndical, en juin prochain.S’adressant aux délégués syndicaux du conseil confédéral réunis à Montréal, M.Larose a déclaré qu’il était inhabituel de faire connaître une candidature tant de mois à l’avance mais que la « situation exceptionnelle » l’avait amené à poser un tel geste.Le président a précisé qu’il voulait, par son geste, faire savoir à Raymond Malenfant, au patronat et aux différents pouvoirs qu’il n’y avait pas la moindre équivoque quant à son avenir, qu’il entendait lutter pour que les employés du Manoir Richelieu obtiennent justice et que la CSN était unie derrière lui.Ironiquement, l’annonce de la candidature de M.Larose est survenue quelques heures à peine après qu’au Palais de justice de Québec, le propriétaire du Manoir Richelieu, M.Raymond Malenfant, ait annoncé qu’il intentait une poursuite de $15 millions contre la CSN, son président, et deux autres permanents, MM.Guy Boisvert et Arsène Henri.La famille Malenfant estime que M.Larose est fautif parce qu’il n’a pas empêché des actes illégaux, commis dans la foulée du conflit au Manoir Richeüeu.M.Larose a réagi en disant qu’il s’attendait à un tel geste.« C’est la 98e poursuite de M.Malenfant contre les maires, les curés, les avocats, les Chambres de commerce, les syndicats etc.» a-t-il déclaré à des journalistes hier.À Montréal, les représentants syndicaux ont accueilli la combativité de leur président en l’ovationnant longuement.M.Larose, qui a été élu premier vice-président de la centrale en juin 1982, préside aux destinées du mouvement depuis septembre 1983, en remplacement de Donatien Corriveau qui avait démis-Voir page A-10 : Larose La GE à B rom onty une expérience qui fait jaser Modèle pour les uns et fumisterie pour les autres PAULE DES RIVIÈRES À L’usine Générale Électrique de Bromont, il n’y a pas de contremaître, pas d’uniforme et pas de syndicat.Que penser ?Certains fustigent les capitalistes doctrinaires des Cantons de l’Est ; d’autres parlent non moins catégoriquement des « pink and red fluffies » de Bromont, des communistes en déguisement.Entre les deux, de la méfiance, de l’enthousiasme et une grande perplexité.Fumisterie ou innovation ?Les questions s’empilent sur les nouvelles formes d’organisation du travail, que les syndicats regroupent le plus souvent sous le vocable de « stratégies patronales».Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec ( FTQ), M.Fernand Daoust, estime que « dans un environnement en changement, on ne peut écarter le défi par une langue de bois ou une attitude traditionnelle d’affrontement systématique ».La CSN de son côté prépare un colloque sur l’état des relations de travail.Il ne faut pas être déphasé, dit M.Daoust.Les patrons autoritaires d'autrefois, ajoute-t-il, ont souvent été remplacés par des jeunes « qui ont fait le Vietnam, qui ont été axés sur la question nationale au Québec et qui sont ouverts à une plus grande überté ».Ceci dit — et il est sans doute représentatif du milieu syndical en général — M.Daoust exprime une grande prudence, beaucoup d’« inquiétude » et une « méfiance » certaine.Il fait une distinction entre les Voir page A-10 : La GE Photo Jacquet Grenier Sylvain Dion (à droite sur la photo), Denis Gervais, Gaétan Jacques et Gilbert Cabana sont au poste, devant les machines servant à tailler les pièces d’avion que fabrique l'usine GE de Bromont.M.Gervais est un des huit membres de l’équipe de direction de l'usine.TEXTES DE L’EXODE IlectiOM francophonie que un littèrutui I N lM ISSU K DI DI \ OIK LE QUEBEC\ ET LE LAC MEECH • Son passé • Son présent • Sa participation à la francophonie 510 pages — 19.95$ 480 pages — 19,95$ AUJOURD’HUI LE CANADA POSE UNE CONDITION À SON AIDE Dorénavant, l’aide étrangère du Canada sera liée au respect des droits de la personne.Page A-2 LE PLAISIR]^ L if DES AUTEURS MÉCONNUS Anne-Marie Connolly et Michel Therrien, que notre collaborateur Jean Chapdelaine Gagnon a rencontrés, sont deux auteurs de manuels scolaires, l’une publiée chez Guérin, l'autre chez Vézina.Outre les maux de tête que peuvent leur causer les normes concoctées par le ministère de l’Éducation, ils sont tenus à l’écart des associations d’écrivains dits « littéraires ».PageD-1 U-IIËR ClU amedi L’OTELLO DE VITEZ Antoine Vitez, metteur en scène mais aussi poète, raconte son Otello à Jean Boyer: «Le théâtre est l’art qui sert à rendre le public intelligent.» Page C-1 LUCINDA CHILDS DANSE À MONTRÉAL Lucinda Childs danse à Montréal ce soir et demain, au Théâtre Maisonneuve, à 20 h.30.Notre chroniqueur Mathieu Albert l’a attrapée au passage.Page C-3 380 page* — 17,95$ MpM Têt a KRANCOPHOMF Histoiaf PRONXMATM* IJCt-J- .rcjRSPEcnVBS.prrfotftie t.S.\r,,eht>r fcîDérib dit rature A-2 B Le Devoir, samedi 19 septembre 1987 L’ACDIsera décentralisée L’aide du Canada sera dorénavant liée au respect des droits de la personne MARIE TISON OTTAWA (PC) — Le Canada liera son aide aux pays en voie de développement au respect des droits de la personne.C’est ce qu’a déclaré hier le secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures Joe Clark, en réponse à un rapport du Comité permanent des affaires étrangères et du commerce extérieur sur l’aide publique au développement, déposé en mai dernier.La ministre des Relations extérieures Monique Landry a également annoncé une décentralisation de l’Agence canadienne de développement international.L’ACDI devra transférer sur le terrain un plus grand nombre de ses fonctionnaires présentement basés à Hull.Il s’agit de changements substantiels aux politiques courantes, a déclaré Mme Landry.Pour cette raison, le gouvernement déposera à l’automne une stratégie globale en matière d’aide publique au développement, qui devrait préciser davantage ces modifications.Dans son rapport, le comité parlementaire avait recommandé au gouvernement de lier son aide dans les pays en voie de développement au respect des droits de la personne.Pour ce faire, il avait suggéré l’élaboration d’une grille d’évaluation qui servirait à classer les pays selon leur performance au chapitre des droits de la personne.M.Clark s’est dit en accord avec le principe de lier l’aide canadienne au respect des droits de la personne, mais il s’est opposé à l’idée d’élaborer une grille d’évaluation.« Le gouvernement considérera M.Joe Clark les questions des droits de la personne comme une priorité de notre programme d’assistance au développement, mais nous croyons que dans le contexte des relations internationales extrêmement délicates, complexes et changeantes, la méthode la plus efficace de procéder consiste à adopter des politiques et des mesures souples et positives en matière de développement », a-t-il déclaré en conférence de presse hier.Le recours à une telle grille suppose des jugements subjectifs, et risque de provoquer des controverses nuisibles, a expliqué M.Clark.Cependant, le gouvernement s’est engagé à informer les membres du comité du niveau de respect des droits de la personne dans les pays bénéficiaires de l'aide canadienne.Le gouvernement conservateur a adopté les autres recommandations du comité parlementaire concernant les droits de la personne.Ainsi, le Canada n’hésitera pas à réduire ou éliminer son aide de gouvernement à gouvernement lorsque des pays se rendront coupables de violations systématiques, flagrantes et persistantes des droits de la personne, a affirmé Joe Clark.Ottawa s’assurera cependant à ne pas pénaliser doublement les victimes de violation des droits de la persone en éliminant l’aide extérieure.Le gouvernement canadien maintiendra les programmes de développement s’ils peuvent aider les éléments les plus démunis de la population et si un dialogue politique avec le gouvernement en place est encore possible.L’aide humanitaire pour des cas d’urgence continuera a être accordée sans condition, mais son utilisation sera surveillée de près.En outre, le gouvernement créera un Institut des droits de la personne et du développement institutionnel, et interviendra auprès des agences multilatérales de développement pour les encourager à faire mieux observer les droits de la personne.Le gouvernement conservateur a également accédé à la demande du comité parlementaire de décentraliser l’ACDI.Actuellement, le pouvoir décisionnel est concentré à H ull, ce qui implique un nombre impressionnant de va-et-vient entre le Canada et les pays bénéficiaires, a expliqué Mme Landry.Un plus grand nombre d’employés seront affectés à des travaux sur le terrain et ils bénéficieront d’un plus grand pouvoir décisionnel, a-t-elle ajouté.Il est encore trop tôt pour savoir combien de personnes seront déplacées, a affirmé Mme Landry.Elle a cependant indiqué que ce transfert pourrait se faire sur une période de deux à cinq ans.À la demande du comité, le gou- vernement a également accepté de réduire légèrement l’aide liée à l’achat de produits canadiens.Actuellement, 80 % de toute l’aide de gouvernement à gouvernement doit servir à l’achat de biens et services canadiens.Le Canada ramènera ce pourcentage jusqu’à 50 % pour l’Afrique subsaharienne et d’autres pays peu avancés, et jusqu’à 66% pour les autres pays.Le gouvernement a aussi annoncé son intention d’effacer la dette des pays d’Afrique subsaharienne.Il avait annoncé l’effacement de la dette de sept pays africains membres de la francophonie au cours du Sommet de la francophonie tenu à Québec au début de septembre.Mme Landry a finalement annoncé que le Canada avait atteint officiellement en 1986-87 son objectif de consacrer 0.5 % de son Produit national brut à l’aide étrangère.Le gouvernement canadien tentera de maintenir sa contribution à ce niveau jusqu’à la fin des années 80, et d’accroître progressivement son budget d’aide a 0.6 % du PNB en 1995 et à 0.7% en 2000.Le critique libéral en matière d’aide internationale Roland de Corneille a rappelé que les conservateurs avaient promis d’accroître l’aide au développement à 0.7 % du PNB dès 1990.« Il s’agit d’une autre promesse que le premier ministre Brian Mul-roney n’a pas tenue », a déclaré M.de Corneille.Il a également dénoncé le refus du gouvernement d’établir une grille d’évaluation pour juger du niveau de respect des droits de la personne dans les pays bénéficiaires de l’aide canadienne.Décès à 52 ans de J.-P.Tainturier (LE DEVOIR) - M.Jean-Pierre Tainturier, qui dirigeait depuis octobre 1986 la Direction de la coordination interministérielle et de la planification au ministère québécois du Commerce extérieur et du développement technologique, est déc&é hier à Montréal, à l’âge de 52 ans.L’éditeur adjoint de La Presse, M.Michel Roy, s’est dit atterré de la disparition soudaine de celui qui fut son collègue de travail durant une décennie et avec lequel il avait déjeuné mercredi.Une indisposition subite avait laissé croire à une indigestion bénigne mais on dut transporter le soir même à l’hôpital M.Tainturier; deux infarctus successifs devaient le terrasser.M.Tainturier avait été journaliste au DEVOIR et au Monde.En 1966, il était nommé directeur du service des nouvelles étrangères du DEVOIR.Après avoir accompli son service militaire en Algérie, M.Tainturier s’était spécialisé dans les dossiers de politique étrangère, dans la mouvance de Jean-Marc Léger qui, au DEVOIR, insistait alors pour étoffer et diversifier les informations internationales quotidiennes.M.Tainturier coordonna la parution d’un dossier sur la visite retentissante du général de Gaulle au Québec, en 1967.Depuis Montréal, M.Tainturier a aussi signé la correspondance du quotidien parisien Le Monde.Après plus de 10 ans de journalisme, M.Tainturier entra dans la fonction publique qué- bécoise à l’automne 1969; ses premières responsabilités furent celles de conseiller québécois à l’immigration, à Paris.Depuis Rome, il avait ensuite coordonné les dossiers touchant les immigrants et les réfugiés provenant du Proche-Orient et de quelques pays européens.Le sous-ministre Régis Vigneault (Communautés culturelles et Immigration) rappelait hier que Jean-Pierre Tainturier, avec lequel il collabora une douzaine d’années, était un fonceur qui croyait que « l’action génère sa propre logique».Jean-Pierre Tainturier avait formé et dirigé les services à l’étranger de ce ministère, de 1975 à 1982, avant d’être muté à Rome.M.Tainturier a tenu un rôle de premier plan dans l’entente conclue en 1978 sur la compétence québécoise en matière d’immigration: l'accord Cullen-Couture qui établit les normes d’intervention fédérale dans ces mêmes dossiers d’immigration.L’entente Cullen-Couture « c’est lui », précise M.Vigneault; il en a été « l’initiateur, le négociateur et le rédacteur principal », en accord avec le titulaire du ministère à l’époque, M.Jacques Couture.Le défunt laisse dans le deuil sa femme, Christine, et ses deux filles, Marie-Josèphe et Hélène, étudiantes.La dépouille sera exposée le lundi, 21 septembre, à 19h, à la maison Alfred Dallaire (1111 Laurier Ouest).Un service sera chanté le mardi, 22 septembre, à 13h, en l’église Saint-Via-teur d’Outremont.Les Q u é b dont l’éthique fut déjà mise en cause par des organismes publics - continuent d’attiser le feu et d’empêcher un examen rationel des traités, des lois et des négociations touchant les Amérindiens.La FQF semble toutefois modifier lentement son approche dans ce dossier : la déclaration émise par sa direction met explicitement de l’avant la possibilité d’un « juste partage des territoires et de leurs ressources » avec les Amérindiens, ce qui rejoint les revendications fondamentales de ces derniers.A son congrès d’avril dernier, la FQF demandait à Québec de modifier la Loi de la conservation de la faune pour y établir clairement le droit pour les Amérindiens de chasser et de pêcher pour leur substance.Cette demande, qui rejoint la pratique administrative du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche ( MLCP), était assortie d’une autre visant cette fois à interdire aux Amérindiens de faire le « commerce » des animaux ou poissons capturés dans le cadre de leurs activités traditionnelles.Les Attikameks-Montagnais demandent de pouvoir gérer librement la faune des territoires dont ils réclament la protection et la gestion exclusive par traité pour éteindre leurs droits ancestraux.Le GRAND HÔTEL, Montréal, 8 et 9 octobre 1987 FÉDÉRATION DES CÉGEPS Dlrtctton dM ressources humaines 500, boulevard Crémazle Est,Montréal (Québec), H2I TU.: (514) 381-8631, poste 351 La Fédération de la faune Les droits de chasse des Amérindiens ne sont pas assez clairement définis LOUIS-GILLES FRANCOEUR La Fédération québécoise de la faune (FQF) a demandé hier au gouvernement québécois d’en appeler de la récente décision de la Cour d’appel du Québec, qui a reconnu aux Attikamek-Montagnais des droits de chasse et de pêche complets sur tous les territoires compris entre les rivières Saint-Mauricie et Saguenay.Cette demande ne semble toutefois pas viser l’invalidation des droits amérindiens mais de les faire clarifier.La fédération, qui représente plus de 200,000 chasseurs et pêcheurs à travers la province, estime que le gouvernement doit porter cet appel et toug les gestes nécessaires qui permettront « d’élucider » les droits amérindiens de façon à assoir les négociations dans ce dossier sur des bases solides.La FQF, qui « s’inquiète des conséquences possibles de ce jugement », demande aussi au gouvernement de mettre sur pied une « table exploratoire » qui regrouperait ses hauts fonctionnaires, les représentants des Amérindiens ainsi que ceux des pêcheurs et chasseurs blancs.« Nul doute, a expliqué le président de la FQF, M.Léo-Paul Quintal, que cette table tripartite pourrait grandement améliorer la situation actuelle, sinon exprimer les grands principes directeurs des futures solutions afin que le débat s’élève au dessus des conflits raciaux.» Même si la direction de la FQF ne le reconnaît pas explicitement, elle est fort embarrassée du ton raciste sur lequel ces questions sont parfois abordées au sein de ses instances.Plusieurs dirigeants de la fédération n’hésitent pas à convenir, privément, que les reflexes racistes de certains chroniqueurs de chasse et pêche - CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél : (514)934-0272 Télex 05-268656 Cable: MARION Télécopieur Un programme en quatre points Le Canada veut contrer les effets politiques du rapport tendancieux sur les pluies acides GESTION des RESSOURCES HUMAINE QUELS SONT LES OBJECTIFS ET LES CONDITIONS ESSENTIELS À UNE BONNE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES?MANON CORNELLIER OTTAWA — « Science vaudou », « Exercice de propagande politique », « Vision préconçue », « Science incomplète et sélective ».C’est en ces termes sévères que le ministre canadien de l’Environnement Torn McMillan a poursuivi hier à Ottawa ses attaques en règle contre le rapport intérimaire sur les pluies acides du National Acid Precipitation Program des Etats-Unis.Ce rapport rendu public jeudi à Washington conclut que les pluies acides ont un impact minimal sur les lac et rivières, qu’elles n’endommagent pas les cultures ni les arbres.Entouré d’une nuée de scientifiques canadiens de renommée internationale, M.McMillan a précisé qu’il ne s’attaquait pas aux chercheurs américains comme tel.Ce qui le choque, c’est l’interprétation qui a été faite de leurs travaux et du manque de considération qui a été donnée aux recherches internationales et canadiennes.Les scientifiques présents ont unanimement partagé son point de vue, disant que quelque chose avait été oublié entre la compilation des travaux américains et la rédaction des conclusions.A leur avis, il s’agit d’un problème politique car, ont-ils répété, les érables, les bouleaux, les cultures, les lacs sont bel et bien at- teints au Canada et dans l’Est des Etats-Unis.Selon le ministre, le danger de ce rapport est avant tout politique car il pourrait compromettre les efforts canadiens pour obtenir un accord avec les Américains pour qu’ils se fixent des objectifs de réduction de leurs émissions acides.Il espère toutefois que le président Reagan n’en tiendra pas compte.« Ce rapport est significatif parce qu’il provient d’un groupe, issu de plusieurs agences, nommé par le Congrès pour aviser le président et l’administration américaine », a poursuivi M.McMillan, jugeant critique le moment choisi pour le publier.Le Secrétaire aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, a pour sa part dit aux Communes qu’il espérait que ce rapport ne soit pas le reflet des vues de Washington sur cette question et que le président Reagan maintienne son engagement pris le printemps dernier lors de son discours au Parlement.De son côté, M.McMillan ne veut pas laisser les Américains se reposer sur leurs lauriers ni les laisser se nourrir uniquement de cette information.« Notre gouvernement est con vaincu que la science ne doit pas être utilisée comme excuse à l’inaction », a-t-il lancé en guise d’avertissement.Aussi entend-il répondre à un rap- port incomplet par une offensive publicitaire importante pour faire connaître les résultats des recherches canadiennes.« On combattra le feu par le feu », a-t-il dit.Son programme pour les mois à venir est le suivant: ¦ une campagne publicitaire dans les médias américains sur les données canadiennes; ¦ un programme de communication sur les pluies acides.Pour ce faire, on doublera le budget actuel de $ 425,000 et on demandera aux provinces de verser une contribution équivalente; ¦ une tournée ministérielle de discours aux Etats-Unis et aux Nations Unies ainsi qu’une série d’entrevues avec des équipes éditoriales de grands journaux américains; ¦ des pressions accrues auprès du président Reagan, de l’administration américaine, du Congrès et de dirigeants d’Etats ainsi que des rencontres bilatérales avec d’autres ministres de l’Environnement.Les partis d’opposition ont modérément apprécié la réponse du ministre de l’Environnement.Le libéral Charles Caccia estime que le gouvernement aurait dû faire ce genre de campagne bien avant, afin d’éviter les conclusions obtenues.A la Coalition canadienne sur les pluies acides, on est de cet avis, soulignant que les lobbys américains contre le contrôle des émissions acides ont dépensé $ 3 millions l’an dernier en publicité.Pour la néo-démocrate Lynn McDonald, le ministre est quelque peu responsable de l’attitude américaine en ayant accepté le rapport des envoyés spéciaux sur les pluies acides il y a trois ans.Ceci a donné un mauvais signal aux Américains, estime-t-elle, puisque ce rapport favorisait la poursuite des recherches sans proposition d’actions spécifiques.M.McMillan n’a pas partagé son point de vue.Selon lui, recherches et diminution des émissions vont de pair et ne peuvent être dissociées.LA VILLE a Université de Montréal Faculté de laménagement A Montréal AC Québec 29 septembre Jean Doré Le schéma d'aménagement de Montréal 30 septembre Gilles Desaulniers et Hugues Morrissette Québec au fil de l'eau du passé au futur 10 conférences A Montréal les mardis à Î8h du 29 septembre au 1er décembre 1987 Bibliothèque nationale 1700, rue baint-Denis Métro Berri-de-Montigny 6 octobre 7 octobre Stanton Eckstut •Emphasis on Public Space (Battery Park, New York) A Québec les mercredis à 17h30 du 30 septembre au 2 décembre 1987 Implanthéàtre 2, rue Crémazie Sous l'égide de l'université Laval 13 octobre 14 octobre James Bauer •Integrated Resource Management - Working Together We Get Things Done (Ontario) Pour obtenir de plus amples renseignements: (514) 289-2214' (514) 343 6835 (418)845-7386 20 octobre 21 octobre - Didier Olivry L'aménagement des rivières en milieu urbain et périurbain en France JT/S AIR FRANCE le Devoir BEKRI MOTEL onférences Hyd ET LEAL Hydro Québec Direction Environnement ES 27 octobre 28 octobre Lawrence de Martino •The City and the River - a Case Study on the Habitation of the San Antonio River (Texas) 3 novembre Jean Décarie et André Carpentier Archipel : projet d'aménagement hydraulique à des fins urbaines ; étude de planification environnementale 4 novembre Claude Raffestin L'écologie de l'eau à Venise 10 novembre 11 novembre André Guillerme Les temps de l'eau : la cité, l'eau et les techniques (France) 17 novembre 18 novembre Bernard Lassus De l'incommensurable au démesurable de l'eau, un des éléments fondamentaux de l'Art des jardins et du paysage (Rochefort-sur-Mer, France) 24 novembre 25 novembre Michael Hebbert *« It Will Feel Like Venice And Work Like New York » - water and buildings in the redevelopment of London's Docklands 1* décembre Panel L'aménagement du Vieux-Port : problèmes et défis 2 décembre Panel Québec, Montréal, Toronto : trois options portuaires dib ^osia7t/(tfcupsiasi, LL.L sjoocol e£ .Jxocuxeux 36 cm.rue St-Paul.bureau 20I Montréal.Québec H2Y IG3 Tél : (SI4) 3973)547 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien industrlel-commerclal-résidentlel Plus de 30 ans d’expérience 6305, 25a Ave, Roiamont, Montréal P y L’Aide juridique manifestera pour la parité salariale BERNARD MORRIER Poursuivant toujours leur lutte pour obtenir la parité salariale avec les procureurs de la Couronne, les avocats de l’Aide juridique du Québec manifesteront mardi dans la Vieille capitale devant les bureaux du Conseil du trésor.D ici là, la Fédération des avocats de l’Aide juridique du Québec (FAAJQ), qui regroupe quelque 110 membres, a fait savoir hier par son président, Me Ré-jean Lavoie, qu’elle avait commandé des assemblées de toutes ses sections membres, espérant obtenir de celles-ci un mandat de grève générale, qui pourrait entrer en vigueurdans une dizaine de jours.Me Lavoie a par ailleurs fait part de l’inquiétude de ses confrères face a la nomination plus tôt cette semaine d’un conseiller spécial du premier ministre, Me Richard Drouin, dans un dossier ou, selon lui, les parties s’entendent en principe, mais dans lequel aucune offre n ’est faite en pratique.La FAAQ s’étonne de l’arrivée de Me Drouin, d’autant plus que le ministre de la Justice, M.Herbert Marx, avait le 29 mai dernier donné son appui à la parité de traitement avec les avocats de la Couronne, position adoptée depuis par la Commission des services juridiques.Sans compter que, plus tôt, le 10 avril, le président du Conseil du trésor, M.Paul Gobeil, avait de son côté annoncé que la décision de l’organisme qu’il dirige, quant à la question salariale, tiendrait compte de la recommandation de M.Marx et de la Commission des services juridiques.Accusant le gouvernement de ne pas jouer franc jeu, Me Lavoie soutient encore que cette nomination de Me Drouin pourrait s’avérer être une autre manoeuvre pour diversifier le dossier.Me Lavoie, qui répète que les avocats de l’Aide juridique en ont assez du climat malsain qui prévaut, dit que ceux-ci sont plus unis que jamais afin de signifier clairement au gouvernement leur détermination dans la lutte engagée pour les revendications salariales.« Nous n’avons ni fusil sur la hanche pour négocier, ni aucun outil de chantage, mais nous avons la volonté ferme d’obtenir justice », a conclu Me Lavoie, non sans souligner les nombreux télégrammes et lettres adressés depuis plusieurs mois tant au premier ministre qu’à M.Marx pour régler le litige.Il a aussi rappelé les moyens de pression mis de l’avant depuis le 17 août, tels le refus d’ouvrir de nouveaux dossiers et l’indisponibilité aux demandes d’information et aux groupes communautaires (foyers d’hébergement, gens de l’âge d’or et autres), gestes qui ne semblent pas avoir ébranlé le comportement du gouvernement.La parité salariale réclamée avec la Couronne est l’équivalent de ce qui a été consenti aux membres de la fonction publique, plus un rattrapage qui permettrait aux avocats de l’Aide juridique de se rapprocher de la moyenne canadienne.Actuellement, un tel avocat, comptant six ans de pratique, gagne 129,000, soit le même salaire que recevait un procureur de la Couronne en 1985.Le salaire de ce dernier s’élève maintenant à $42,500.Sans preuve d’apport, le patrimoine conjugal ne peut être partagé (B.M.) — Le simple fait d’avoir fait vie commune, que ce soit par les liens du mariage ou autres, ne suffit pas pour qu’une des deux parties revendique une compensation pour son apport au patrimoine commun.Non seulement le conjoint doit-il faire la preuve claire de sa contribution mais encore faut-il que cet apport ait enrichi et augmenté le patrimoine de l’autre partie.C’est par cette décision que la Cour supérieure vient de rejeter une demande de prestation compensatoire de la part d’une épouse ayant récemment obtenu le divorce.Le juge Paul Martineau justifie sa conclusion sur la jurisprudence qui, selon lui, semble maintenant bien établie, du moins en ce qui concerne un tel dédommagement selon le code civil, « source des grands principes directeurs de notre droit ».Il en veut notamment comme témoin le jugement de la Cour d’appel rendu il y a quelques jours et qui annulait une décision de la Cour supérieure obligeant un homme à verser $ 40,000 à son ex-conjointe en remboursement de la prétendue contribution de celle-ci aux biens du couple à travers les années.Le juge Martineau précise encore que le Code civil, par ses articles 553 et 559, lui semble clair et qu’il ne voit nullement dans ses principes une tentative d’égaliser la part du patrimoine que chaque partie recevra lors de la rupture de l’union.L’épouse divorcée voulait obtenir de son ex-conjoint une somme dont le jugement ne fait pas état mais qui, aux yeux du tribunal, semblait injustifiée, la résidente de Pierrefonds n’ayant pu prouver clairement quelle part elle avait contribué au patrimoine conjugal ni, si le cas échéant, cette part avait enrichi et augmenté les avoirs de l’autre partie.Le couple ayant toutefois deux enfants, c’est la mère qui en obtient la garde.Le père devra néanmoins verser $ 400 par mois pour leur pension alimentaire, tout en assumant la moitié de leurs frais de scolarité.Bien que le juge ordonne que les avoirs soient partagés selon les dispositions de la loi, il autorise cependant l’ex-épouse à vivre dans l’ancien domicile du conjoint tant que celui-ci n’en aura pas disposé.Enfin, l’ex-mari se fait intimer l’ordre de ne harceler, ni importuner en aucune façon cette dernière, c’est-à-dire ne la voir ou ne lui parler qu’au moment où il exercera ses droits de visite ou de sortie des enfants.|K||j i« traiteur cW notre Laurier ouest 272-4086 MM TOUR DE l GASTRONOMIQU CHEZ ANJOU QUÉBEC Votre boucher charcutier traiteur innove pour vous! Tous les mois, notre chef cuisinier choisira et cuisinera des plats d’une province de France.A ne pas manquer dès le mois d’octobre! En vertu d’une entente verbale, Labatt prétend présenter le Grand Prix en 1988 MICHEL C.AUGER Alors que la brasserie Labatt affirmait, hier soir, avoir une entente verbale permettant la présentation d’un Grand Prix du Canada de Formule un en 1988, le fin mot quant à la présentation d’une course sur l’île Notre-Dame l’été prochain semblait tout aussi difficile à trouver que le secret de la Labatt bleue.En début de soirée, hier, le président de la Brasserie Labatt, M.Pierre Desjardins, affirmait par voie LAURENT SOUMIS La Société canadienne du cancer ouvrira l’an prochain à Montréal un pavillon d’accueil pour les personnes atteintes de ce mal et qui doivent séjourner dans la métropole pour y suivre une radiothérapie.La Société a annoncé hier la conclusion d’un accord à cet effet avec l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont situé dans l’Est de la métropole.Le pavillon d’accueil de Montréal sera le douzième centre du genre mis sur pied à travers le pays par la Société canadienne du cancer.Il assurera le gîte à quelques uns des 3,000 patients de la province qui séjournent chaque année à Montréal le temps de se soumettre à une thérapie.Deux autres pavillons semblables existent ailleurs au Québec.Dans la Vieille capitale, le pavillon Carlton-Auger de l’Hôtel-Dieu offre un toit aux patients en cours de trai- de communiqué que les discussions qu’il a eues avec M.Bernie Ecclestone, président de la Formula One Constructor Association, lui permettaient d’affirmer « que Labatt et FOCA se sont entendues sur les modalités financières et les conditions principales d’une entente entre les deux ».Toutefois, M.Desjardins ajoutait du même souffle que l’entente n’était que verbale et admettait lui-même que « techniquement » il pouvait toujours survenir des problèmes si M.Ecclestone « découvre encore des tement.La ville de Sherbrooke dipose elle aussi d’une résidence qui est toutefois administrée par l’entreprise privée.Jusqu’à maintenant la région métropolitaine était totalement dépourvue d’une telle ressource.Pourtant les trois quarts des personnes atteintes du cancer qui résident en province sont traitées dans l’un ou l’autre des six centres montréalais d’oncologie: soient ceux des hôpitaux Maisonneuve-Rosemont, Notre-Dame, Hôtel-Dieu, Montreal General, Jewish General et Royal Victoria.Cette année, quelque 250 patients en radiothérapie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont ont ainsi demandé à être hébergées.Selon Mme Nicole Mireault, porte-parole de la Société canadienne du cancer, la proximité de l’hôpital avec son personnel et ses équipements spécialisés, l’environnement cham- options de dernière minute ».Toujours selon M.Desjardins, « beaucoup d'indices me portent à croire qu’il ratifiera l’entente intervenue avec Labatt», ces indices étant des « confidences » de M.Ecclestone au président de la Fédération canadienne du sport automobile « à l'effet que FOCA était maintenant disposée à signer avec Labatt ».Le président de la FOCA aurait aussi confié à M.Desjardins qu’il avait entrepris des démarches auprès du détenteur actuel des droits du Grand prix du Canada, la firme pêtre et la disponibilité du terrain ont milité en faveur du choix de Maisonneuve-Rosemont.Le bâtiment de six étages sera construit au cours des prochains mois sur le terrain du centre hospitalier situé sur le boulevard L’Assomption, au nord de la rue Sherbrooke.Les personnes qui y séjourneront pourront utiliser les services d’un mini bus les reliant à chacun des centres spécialisés en radiothérapie.Le pavillon d’accueil de Maisonneuve-Rosemont dont les plans architecturaux sont arrêtés pourra accueillir une soixantaine de personnes.Ce sera le troisième en importance au pays après ceux de Toronto (105 places) et de Vancouver (68 places).La Société n’a pas encore arrêté les tarifs qui seront exigés des usagers et de leurs compagnons éventuels.Long-Dilamarter, du promoteur américain Jack Long.M.Long était à Montréal hier, mais il a été impossible de le rejoindre.M Long, qui s’était adjoint la brasserie Molson comme commanditaire, n’avait pu présenter le Grand prix en juin dernier à cause du contrat exclusif de Labatt pour l’utilisation de la piste Gilles-Villeneuve à lTle Notre-Dame.Le bail de Labatt au circuit Gilles-Villeneuve est maintenant terminé, mais la brasserie conserve un droit de premier refus et affirme avoir une entente exclusive avec la Fédération canadienne de sport automobile qui empêcherait la tenue d’un Grand prix par un autre promoteur.Pour sa part, M.Long — détenteur des droits de la FOCA et de la Fédération internationale du sport automobile ( FISA) — affirme que la bénédiction de la fédération canadienne n’est absolument pas nécessaire pour la tenue du Grand prix.M.Long s’est d’ailleurs adressé aux tribunaux cette semaine pour demander une injonction forçant la Ville de Montréal à ratifier l’entente qu’il lui propose pour la tenue du Grand Prix.Au début du mois, le maire Jean Doré avait fait savoir que la Ville ne signerait d’entente touchant la piste de l’Ile Notre-Dame qu’avec un promoteur ayant les trois autorisations requises, soit celles de la FISA, celle de la FOCA et celle de la Fédération canadienne.À la Ville, on réaffirmait, hier, qu’on attendait qu’un promoteur ait toutes les autorisations avant de signer quelque entente que ce soit en vue d’un Grand prix.À l’Hôtel de ville, on se réjouit des déclarations de M.Desjardins qui prouvent que Labatt est plus que jamais intéressée par le dossier, mais on ne croit pas pour autant que tout soit réglé.Pour les patients en radiothérapie La Société canadienne du cancer aura un pavillon d’accueil à Montréal Centre d’Education Physique et des Sports de l'Université de Montréal PASSE-SPORTS POUR DESINSTALLATIONS MODERNES PASSE-SPORTS POUR TOUS • Badminton, racquetball, squash, tennis • piscine olympique, • patinoire, • salles de musculation, • gymnases, studios de danse, • saunas, bains tourbillon et d'eau froide.• Accessible au public • Adhésions quotidiennes, trimestrielles ou annuelles • Tarifs des plus avantageux INFORMATION «SS\, LA FORME PAR DES PROGRAMMES VARIÉS • Activités aquatiques, périnatales, de conditionnement physique et de danse, arts martiaux et gymnastiques douces, sports collectifs et de raquette, programmes communautaires.CEPSUM: 2100, boul.Édouard-Montpetit (angle Vincent d’indy) Téléphone: 343-6150 Information 343-6950 Abonnement Université de Montréal Services aux étudiants Service des sports ASSEMBLÉES PUBLIQUES DES COMMISSIONS PERMANENTES HOTEL DE VILLE Les commissions permanentes du conseil municipal de Montréal poursuivront, au cours des semaines à venir, leurs assemblées publiques.En voici le programme : DATES 22 septembre 30 septembre 1er octobre 7 octobre COMMISSIONS ENDROITS Développement Hôtel de ville communautaire Développement communautaire Développement économique Développement économique 5,700 Westbury (Golden Age Association) Centre Gadbois Hôtel de ville THÈMES Recyclage des déchets (2e séance) Développement des politiques de loisirs - Région 2 Revitalisation économique des quartiers du sud-ouest Revitalisation économique des quartiers du centre-sud Ces assemblées débutent toutes à 19 h 00, et a moins d’avis contraire, se tiennent à l’hôtel de ville, au 275 Notre-Dame est, (métro Champ-de-Mars).Les intervenants qui désirent poserdes questions sur les thèmes à l’ordre du jour de ces assemblées publiques doivent s’inscrire entre 18 h 30 et 19 h 00 aux dates ci-haut mentionnées.Four renseignements additionnels, prière de s’adresser à Claude Pepin, coordonnateur, au 872-3770.Le 19 septembre 1987 Maurice Brunet Greffier de la Ville UNE ASSEMBLÉE PUBLIQUE EN TROIS SÉANCES - Le dossier Overdale a fait l’objet d’une assemblée publique de la Commission permanente du conseil municipal de Montréal sur l’aménagement, habitation et les travaux publics, au cours des dernières semaines.La premiere séance qui eut lieu le 3 septembre, à l’hôtel de ville (photo ci-haut), a permis au promoteur de présenter son projet aux membres de la commission et au public; à M.John Gardiner, membre du comité exécutif d’en faire l’historique, et aux hauts fonctionnaires de la Ville de faire connaître leurs études du sujet.Au cours de la deuxième séance du 9 septembre, en l’église St-James the Apostle, 1439 rue Ste-Catherine ouest, près de Pilot Overdale, les citoyennes et les citoyens du quartier avaient la parole.La dernière séance de cette assemblée publique spéciale sur le projet Overdale avait lieu à nouveau à l’hôtel de ville.Les groupes et associations se sont également fait entendre sur le projet.À L’ORDRE DU JOUR DE L’ASSEMBLÉE DU CONSEIL MUNICIPAL, LUNDI LE 21 Parmi les principaux sujets à l’ordre du jour de l’assemblée du conseil municipal, lundi soir le 21 septembre, il faut noter: • Le décret d’indemnisation des sinistrés de l’inondation du 14 juillet.• Le programme triennal d’immobilisations.• Le dossier Overdale L’assemblée débutera à 19 h 00.Si l’étude des articles à l’ordre du jour n'est pas terminée à cette première séance, les conseillères et les conseillers municipaux la poursuivent le lendemain, à 14 h 00, à moins d’avis contraire.Les assemblées subséquentes du conseil auront lieu les 28 octobre, 30 novembre et 4 décembre.A noter que I assemblée d’octobre, jusqu'ici prévue pour le 26, a été reportée exceptionnellement au mercredi 28 octobre.Elle débutera à 19 h 00, comme à l’accoutumée.POUR TOUTE INFORMA TION SUR LES TR A VA UX DES COMMISSIONS PERMANENTES ET DU CONSEIL MUNICIPAL : 872-3770 Ville de Montréal A-4 B Le Devoir, samedi 19 septembre 1987 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Selon les conclusions d’un rapport préliminaire sur l’Irangate Des membres du gouvernement américain voulaient trouver des fonds pour les Contras WASHINGTON (AFP) - Un rapport préliminaire des audiences du Congrès sur le scandale de l’Irangate conclut que la principale raison ayant motivé les ventes secrètes d’armes à l’Iran était le désir de certains membres du gouvernement américain de trouver des fonds pour les Contras nicaraguayens, a rapporté hier le New York Times.Selon le journal, qui cite des membres des commissions d’enquête du Congrès, le président Reagan a été « manipulé » par un certain nombre de ses conseillers qui l’ont poussé à P' Ti oursuivre les livraisons d’armes à éhéran, afin de récupérer des fonds pour les Contras à un moment où le Congrès avait interdit toute aide militaire aux rebelles nicaraguayens.Toujours selon les mêmes sources, qui ont désiré garder J’anonymat, le rapport établit que M.Reagan — dont les motifs pour approuver ces ventes était d’obtenir la libération des otages américains détenus au Liban — n’a jamais été mis au courant du détournement de fonds aux Contras et semble avoir ignoré beaucoup d’autres détails de cette affaire.Ce rapport, qui fait quelque mille pages, a été remis jeudi dans le plus grand secret aux enquêteurs du Congrès.Ceux-ci ont jusqu’au 28 septembre pour l’amender avant sa publication définitive d’ici à la fin octobre.Selon le sénateur Warren Rudman (républicain - New Hampshire), vice-président de la commission d’enquête du Sénat, ce rapport, qui contient une chronologie détaillée des événements ainsi qu’un certain nombre de recommandations, devrait permettre d’établir « l’histoire complète » du scandale de l’Irangate et de résoudre un certain nombre de points litigieux.Selon les sources citées par le Times, ce rapport devrait être extrêmement critique à l’égard de M.Reagan pour avoir ignoré les conseils du secrétaire d’Etat George Shultz et avoir au contraire suivi les recommandations de M.John Poindexter, ex-conseiller présidentiel pour les affaires de sécurité, et de son aide à la Maison-Blanche, le lieutenant-colonel Oliver North, ainsi que du directeur de la CIA de l’époque, M.William Casey.Le pape demande aux catholiques américains de relever le défi de la sécularisation SAN FRANCISCO (AFP) - Jean-Paul II a demandé hier aux fidèles lacs américains de monter « en première ligne pour protéger les valeurs catholiques contre l’assaut de la sécularisation ».Arrivé la veille à San Francisco -où il avait eu aussitôt une rencontre émouvante avec quelque 60 malades du SIDA - le pape s’adressait à environ 3,000 personnes travaillant pour l’Eglise, réunies en la cathédrale St.Mary.Il a affirmé que l’enjeu du combat des catholiques américains contre l’abandon des valeurs évangéliques était universel.« Votre nation joue dans le monde un rôle allant bien au delà de ses frontières, vous devez être conscients de l’impact de votre vie chrétienne sur les autres.Vous devez répandre l’essence de la parole de Dieu à travers le monde».Avant que le pape ne prenne la parole, une femme et un homme lui ont présenté, en termes modérés mais explicites, le désir de changement des laies américains.Mme Donna Hanson, président du Conseil consultatif de l’épiscopat américain, a insisté sur le besoin d’un débat dans l’Eglise.« Je sais que l’Eglise n’est pas une démocratie gouvernée par le vote populaire a-t-elle dit, mais je m’attends à être traitée comme une adulte mûre, éduquée et responsable.Ne pas mettre les choses en question, ne pas être impliquée, par les autorités, dans un processus de compréhension, équivaut à nier ma dignité de personne humaine ».Elle a demandé au pape si l’Eglise ne pouvait pas accueillir davantage « les femmes, le clergé inactif (autrement dit les prêtres mariés), les homosexuels, les divorcés et tous les hommes de couleur».« Habituée comme je le suis au dialogue, à la consultation et à la collaboration, je n’ai pas toujours le sentiment d’être entendue », a dit Mme Hanson, en invitant le pape à « faire une promenade » avec elle dans la vie des catholiques américains.De son coté, M.Patrick Hughes, qui travaille pour l’archidiocèse de San Francisco, a abordé la question du rôle des femmes dans l’Eglise, demandant que « le sexisme soit rejeté parce qu’il constitue un péché ».Sans demander explicitement l’ordination des femmes à la prêtrise, il a cité l’ancien président de l’épiscopat, Mgr James Malone: «Il faut faire plus pour réaliser l’égalité des femmes.Le temps pour le faire n’est pas illimité ».Evoquant le manque de prêtres et de vocations, il a également demandé que la réflexion sur la nature des ministères ordonnés soit poursuivie : une formule qui sous-entend la possibilité d’ordonner des hommes mariés.Dans sa réponse, le pape a fait preuve de fermeté, mais aussi de compassion.Réaffirmant le rejet de la contraception et l’indissolubilité du mariage, ainsi que l’impossibilité de donner la communion aux divorcés remariés, il a assuré ces derniers de « l’amour profond de l’Eglise » et les a invités à assister à la messe.« L’Eglise reste leur mère et ils font partie de sa vie », a-t-il dit.Parmi les défis de la sécularisation, il a cité le « relativisme insidieux » qui conduit les fidèles à voir dans les vérités de la foi « un ensemble d’opinions comme un autre».« Nous sommes confrontés à un esprit de consommation matérialiste, a affirmé Jean-Paul II, porteur de promesses superficiellement attrayantes mais vides », alors que l’hédonisme « propose toute une gamme de plaisirs qui ne pourrons jamais satisfaire le coeur humain ».Après la rencontre avec les laies, Jean-Paul II devait célébrer une messe en plein air pour près de 80,000 N* LE MONDE EN BREF ¦ Mineurs tués en Afrique du Sud JOHANNESBURG (AFP) — Neuf mineurs sud-africains ont été tués la semaine dernière dans deux mines de la compagnie Anglo-American, a-t-on appris hier au siège de cette compagnie minière, la plus importante du pays.Un porte-parole de la compagnie a annoncé hier que deux mineurs ont été tués et douze blessés lors d’un accident survenu jeudi dans une mine d’or à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Johannesburg.La compagnie a de plus annoncé la mort de sept mineurs le week-end dernier au cours de conflits qui ont opposé les mineurs grévistes du mois dernier aux non-grévistes.Ces conflits ont de plus fait de nombreux blessés a indiqué le porte-parole.La grève des mineurs, qui avait duré 21 jours, avait causé la mort de 12 mineurs noirs.Selon le syndicat NUM, organisateur de la grève, 4 à 500 mineurs avaient été blessés lors de la grève.¦ Graves inondations en Inde NEW DELHI (AFP) — Les inondations qui ont suivi les pluies de mousson en Inde ont fait 83 morts, et l’armée a été appelée à participer aux secours dans les régions les plus touchées, a annoncé hier l’agence de presse PTI.Selon PTI, 65 morts ont été enregistrés depuis jeudi dans l’Uttar Pradesh et le Bihar, deux Etats du nord-est de l’Inde.Le dernier bilan pour le seul Etat du Bihar fait état de 593 morts.Dans le Bengale (Nord-est du pays), l’armée est intervenue jeudi après la crue des eaux du Gange dans le district de Murshidabad, où plus d’un million de personnes sont affectées par les inondations.Quelque 3,000 personnes ont été bloquées à Benares (Uttar Pradesh), ville sainte-de l’hindouisme, à cause de l’annulation de plusieurs trains du fait de l’inondation des voies par les eaux du Gange et de la Yamuna.¦ Nombreuses arrestations en Haïti PORT-AU-PRINCE (AFP) — De nombreuses arrestations (plus de cinquante selon certaines informations) ont été opérées par des militaires hier et deux civiles ont été blessés par balle dans le quartier populaire de Raboteau aux Gonaîves, a indiqué un correspondant de l’AFP sur place.Les militaires affirment avoir été assaillis à coups de pierre et riposté en tirant.Des soldats auraient essuyé des coups de feu dans ce même quartier dans la nuit de jeudi à vendredi, selon un officier dont le correspondant de l’AFP rapporte les propos.¦ Chevardnadze présente ses excuses WASHINGTON (AP) — Le ministre soviétique des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze a présenté hier ses excuses à la suite de l’incident en RD A au cours duquel un soldat américain a été blessé par des militaires soviétiques.Toutefois M.Chevardnadze a estimé que les deux parties étaient en faute dans cette affaire.Selon lui, le soldat américain conduisait une voiture — avec à bord d’autres militaires US — « très près des installations, de la zone qui est strictement interdite aux membres des missions militaires étrangères ».« Ils prenaient des pho-(os d’un avion soviétique », a ajouté le ministre.¦ Un ambassadeur israélien à Vienne ?JERUSALEM (AFP) — Le gouvernement israélien a officiellement reconnu hier son embarras pour nommer un ambassadeur à Vienne qui serait tenu de présenter ses lettres de créance au président autrichien, M.Kurt Waldheim.Dans un communiqué officiel publié hier à Jérusalem, le ministère israélien des Affaires étrangères indique qu’Israël « a un problème spécifique pour nommer un ambassadeur auprès du président Waldheim (.) Il serait regrettable que l’Autriche applique le principe de la réciprocité diplomatique dans ce cas précis ».Le poste de l’ancien ambassadeur d’Israël en Autriche, M.Michael Elitzur, est vacant depuis octobre.C’est un chargé d’affaires qui représente Israël à Vienne depuis lors.Photo AP Un groupe d’homosexuels ont chahuté le pape hier au cours de sa visite à la Mission Dolores, la plus ancienne église de San Francisco.personnes avant de quitter San Francisco pour Detroit, la capitale américaine de l’automobile, sa dernière étape aux Etats-Unis avant une escale au Canada.Sa visite sur les bords du Pacifique semblait avoir provoqué bien moins de manifestations hostiles que prévu.La veille près de 2,000 homosexuels et autres militants libertaires, ont crié « Pope go home » devant la basilique où il rencontrait les malades du SIDA, mais la manifestation nocturne près de la résidence du pape n’a attiré qu’une dizaine de personnes.Le test d’une fusée d’appoint de la navette a été un succès, annonce la NASA Beaujolais nouveau ETS Loron & Fils France Cette année il n’y aura pas de Beaujolais Nouveau dans les succursales de la S.Q.A.Comme par le passé, nous vous offrons l’opportunité d’en commander en importation privée par nos soins, " via les services de la S.Q.A.Achat minimum: 1 caisse Pour tous renseignements écrivez ou téléphonez 1455, rue Bourgeoys Longueuil Québec J4M 1Z5 Tél.: 6474611 ou 647-5377 Télex: 055-62461 dèsQmnS HUNSTVILLE (AFP) - Le test d’une fusée d’appoint (booster) modifiée des navettes américaines, effectué le 30 août dernier, a été un succès, selon les résulats des analyses annoncés hier par la NASA.« Si j’avais à écrire un scénario, je ne changerais pas la manière dont ça a fonctionné », a déclaré le directeur de l’équipe de conception, M.John Thomas, au cours d’une conférence de presse organisée au centre des vols de la NASA Hunstville (Alabama).Le 30 août, le constructeur Morton Thiokol et la NASA avaient procédé pendant deux minutes au premier test grandeur nature d’un booster modifié à la suite de la fuite qui avait été à l’origine de l’explosion de Challenger et la mort de ses sept membres d’équipage en janvier 1986.Après le test, les segments du booster ont été démontés et leur analyse a montré qu’ils étaient restés très bien en place, les gaz brûlants ayant pu être maintenus au moins une dizaine de centimètres des joints (O-Rings), a souligné M.Thomas.Le nouveau type de booster doit encore être teste en novembre, février et mars avant le lancement prévu de la navette Discovery le 2 juin prochain.Cn y \ v RADIO CITE ¦HW* Pour l'AMOUR de la Musique AUX POSTES Parce que la Société canadienne des postes a la responsabilité de maintenir le service postal, nous acceptons actuellement des demandes d’emploi temporaire pour trier et préparer le courrier.Téléphonez au 866-1727.r ____ r SOCIETE CANADIENNE DES POSTES L ACTUALITE INTERNATIONALE L’Irak maintient pour une troisième journée sa pression militaire dans le MANAMA (AFP) — L’Irak a maintenu hier, pour la troisième journée consécutive, sa pression militaire contre l’Iran, provoquant, selon Téhéran, des représailles de l’aviation iranienne contre des installations pétrolières dans le nord-est de l’Irak et le pilonnage d’objectifs économiques et militaires dans le sud-est du pays.Trois installations pétrolières iraniennes, dont un quai et une jetée de chargement dans le nord du Golfe, ainsi qu’un champ pétrolifère, ont été la cible hier de l’aviation irakienne qui effectuait ainsi son 12e raid en trois jours contre ce que l’état-major irakien appelle « des objectifs vitaux alimentant l’effort de guerre ennemi».Ces raids sont la « conséquence de la poursuite de l’agression iranienne » et « l’Irak est déterminé à détruire quotidiennement des objec tifs vitaux en Iran pour riposter au rejet par ce pays des propositions de paix », a souligné l’état-major ira- En même temps, Bagdad a fait état de la poursuite du bombardement de l’artillerie lourde iranienne de quartiers résidentiels irakiens, affirmant que deux civils avaient été tués et 11 autres blessés à Bassorah (principale ville du sud de l’Irak), Khanaqin et Badra, dans le centre-est.Selon l’Iran, ces bombardements ont visé des objectifs économiques et militaires au sud-est de l’Irak, notamment une usine pétrochimique, une centrale électrique et des bases militaires aux environs de Bassorah.Par ailleurs, l’aviation iranienne a bombardé dans la matinée des installations pétrolières irakiennes à Kirkouk dans le nord-est du pays, y provoquant des dégâts importants, toujours selon Téhéran.L’Irak n’a pas confirmé ce raid, mais il a démenti la perte d’un avion au-dessus du Golfe, annoncée par l’Iran, et a affirmé que la situation était calme dans le Kurdistan d’Irak (nord-est du pays), où aucun combat important ne s’est déroulé, selon lui, hormis « quelques infiltrations terroristes ».En revanche, selon le Parti démocratique du Kurdistan irakien (PDK de Massoud Barzani, allié de l’Iran), i?Kurdistan d’Irak a été le théâtre de violents combats qui ont permis aux combattants kurdes d’occuper la ville de Kani Masi et de tuer 500 soldats irakiens.La reprise des hostilités entre l’Irak et l’Iran avait marqué la fin mardi soir de la mission de paix du Golfe t R.4 M Hussein Abdullah Hassan est assis parmi les pierres qui, hier encore, soutenaient sa maison à Basra, dans le sud de I Irak.« J ai peur mais je reste », a-t-il affirmé au lendemain d'un bombardement iranien.secrétaire général de l’ONU, M.Javier Perez de Cuellar à Téhéran et à Bagdad.Hier, le chef de la diplomatie koweïtienne, en visite à Paris, s’est montré « pessimiste » sur les chances de succès de cette mission.Cheikh Sabah Ah Ahmed Al-Sabah a déclaré, après avoir été reçu par le président François Mitterrand, qu’il était « plutôt enclin au pessimisme qu’à l’optimisme » au sujet de la mission de M.Perez de Cuellar, soulignant les nombreuses « divergences » qui subsistent entre Bagdad et Téhéran.Par ailleurs, le ministre iranien des-Affaires étrangères, M.Ali Ak-bar Velayati, a rappelé à nouveau hier, à son départ pour New York pour participer à la 42e session de l’ONU, la position de son pays qui exige l’« identification » de l’agresseur, estimapt que « ce serait le premier pas vers l’instauration de la justice ».Pour sa part, l’Irak réclame l’application intégrale de la résolution du Conseil de sécurité ordonnant notamment le cessez-le-feu immédiat, le retrait des forces des deux pays aux frontières internationales et l’échange des prisonniers de guerre.La famine menace le sud du Mozambique Deux des nominations sont provisoires au sein du gouvernement philippin MANILLE (AFP) — Deux des ministres nommés cette semaine dans le cadre du remaniement ministériel opéré par Mme Corazon Aquino ont été désignés à titre provisoire, a déclaré hier son porte-parole M.Teodoro Be-nigno.Manuel Yan, ministre des Affaires étrangères, et Fiorello Es-tuallar, ministre des Travaux publics, ont été nommés provisoirement à ces postes, et Mme Aquino, qui pourrait les confirmer dans ces fonctions, « n’a donné aucune indication à ce sujet», a précisé M.Benigno.En revanche, les nominations du ministre des Finances, du responsable des commissions des Douanes et de l’Immigration, ainsi qu’au poste-clé de « secrétaire exécutif » du gouvernement, où M.Catalino Maracay remplace M.Joker Arroyo, sont définitives.Le sénateur Ernesto Maceda, qui a été reçu hier par Mme Aquino avec 19 autres sénateurs de la coalition au pouvoir, a déclaré que la présidente leur avait demandé de lui soummettre des candidats pour les postes de ministre des Travaux publics et ministre des Affaires étrangères.MAPUTO (AFP) — Au moins six personnes sont mortes de faim, en juillet, dans le district de Mabote (province mozambicaine méridionale d’Inhambane), indique le quotidien de Maputo, Noticias.Les autorités de la province d’In-hambane, déclare le journal, sont « très préoccupées » par l’aggravation de la situation alimentaire, et craignent que la .'ne ne fasse beaucoup d’autres v»e; mes si une aide n’est pas rapidemt i fournie à cette région.La situation dans la province d’In-hambane est en partie due à une sécheresse prolongée qui a paralysé la production agricole.Les conditions de vie dans cette région ont empiré cette année avec la réapparition d’importants groupes de guérilleros de la Résistance nationale mozambicaine (RENAMO).Sur un total de 1,1 million d’habitants de la province d’Inhambane, 652.000 sont exposés à une sérieuse pénurie de nourriture, estime-t-on de bonne source.Selon un rapport secret déposé par le secrétaire général de l’ONU L’Iran maintient ses exigences pour un règlement du conflit NEW YORK (Nations Unies) (AFP) — Les dirigeants iraniens ont maintenu leurs exigences concernant l’identification, le jugement et la punition de l’Irak ainsi que l’octroi de « réparations », comme prix d’un règlement du conflit du Golfe, lors de leurs discussions avec le secrétaire général de TON U le weekend dernier.C’est ce que fait apparaître clairement le rapport secret que le secrétaire général, M.Javier Perez de Cuellar, a présenté mercredi aux membres du Conseil de Sécurité et dont l’AFP a obtenu le texte.Dans ce document, M.Perez de Cuellar a résumé la position iranienne comme suit: (A) L’Iran accepte la mise en oeuvre de la résolution 598 sur la base d’une approche intégrée qui influerait un cessez-le-feu comme une première étape.(B) L’Iran insiste cependant pour qu’un lien soit établi entre le cessez-le-feu et l’identification des responsables du conflit: l’observation d’un cessez-le-feu formel doit être précédée par le processus d’identification de la partie responsable du déclenchement du conflit.(C) L’Iran en conséquence serait prêt à accepter un plan de mise en oeuvre dans lequel l’annonce de l’identification de la partie responsable du déclenchement du conflit et la date de mise en place du cessez-le-feu formel auraient lieu à la même date ».M.Perez de Cuellar ajoute qu’il lui « a été laissé entendre, si cette approche était acceptée par les deux parties, qu’un arrêt non déclaré des hostilités serait mis en oeuvre durant le processus d’identification du responsable du conflit.Lorsque l’identification de la partie responsable du conflit aura été faite, la cessation de facto des hostilités serait remplacée par la déclaration d’un cessez-le-feu formel ».« Il me faut ajouter, précise M.Perez de Cuellar, que dans toutes les discussions sur le problème de l’identification du responsable du conflit, tous mes interlocuteurs iraniens ont exprimé leur certitude que ce processus viendrait confirmer leur position.Ils ont parlé avec insistance de la nécessité d’une détermination (NDLR de l’agresseur ), d’un jugement, d’une punition et de réparations».M.Perez de Cuellar indique dans son rapport que les dirigeants irakiens pour leur part ont déclaré qu’ils n’accepte- raient « en aucune circonstance » un cessez-le-feu de facto, lis se sont en revanche montrés prêts à mettre en oeuvre la résolution 598 « comme un tout intégré » et à coopérer avec lui et le Conseil de Sécurité.Et ils ont insisté pour que la résolution soit appliquée dans l’ordre prévu par la résolution (NDLR: cessez-le-feu immédiat, retrait des forces sans délai sur les frontières).Bagdad, précise le secrétaire général, ne s’est pas opposé à une enquête sur les responsabilités dans la guerre, mais ils ont estimé qu’une telle enquête devait être confiée à un organe impartial « de nature judiciaire ».Dans son rapport, M.Perez de Cuellar indique encore qu’il a proposé aux deux belligérants le plan suivant : (A) À une date spécifique, à définir, désignée pour faciliter les négociations comme le « joui'-J », un cessez-le-feu entrerait en vigueur.(B) À une date spécifique après le jour-J, à définir, le retrait de tous les forces sur les frontières internationalement reconnues entrerait en vigueur (et il serait achevé dans un laps de temps à définir).(C) Au jour-J, une équipe d’observateurs de l’ONU serait envoyée pour vérifier, confirmer et superviser le cessez-le-feu, et par la suite le retrait de toutes les forces.(D) Au jour-J ou à toute autre date agréee, l’échange et le rapatriement des prisonniers de guerre commencerait en conformité avec la 3e convention de Genève de 1949.(E) Au jour-J, j’entamerais les négociations avec l’Iran et l’Irak en vue d’aboutir à un règlement complet, juste et honorable de toutes les issues du conflit, et acceptable par les deux parties.( F) Au jour-J, ou à tout autre date agréée, un organe impartial chargé d’enquêter sur la responsabilité du conflit, entamerait sa tâche.( G ) A une date à agréer, l’organe impartial compléterait son travail.(H) A une date à agréer après le jour-J, j’enverrais une équipe d’experts pour étudier la question de la reconstruction.(I) Au jour-J ou à une date à agréer, j’entamerais des discussions avec l’Iran et l’Irak et les autres états concernés sur des mesures pour renforcer la sécurité et la stabilité de la région ».DUVET D’OIE BLANCHE ORD.300$ 149 i$ EXXA 550, PRÉSIDENT-KENNEDY ©; McGill 843-6248 ST-JEAN: 1.PLACE DU MARCHE cadeau de l’infirmière GÉRONTO Lors de sa première visite chez vous à ’’"f de M™'™' et a Laval Téléphonez tout de suite pour une visite de soins ou traitements à: (514) 385-0828 (Nos prix sont modestes), infirmière Geronto attend votre appel.Cette offre de cadeaux se termine le 30 novembre 1987 Ozdzz £cjlLZ±bl£ du
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