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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1987-09-19, Collections de BAnQ.

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LE-CAHI Nathalie Petrowski est de mauvaise humeur aujourd'hui.Lorsque les hommes s’expriment, pourquoi n’ont-ils pas besoin des femmes ?Lire sa chronique en Page C-2.Mathieu Albert a rencontré Lucinda Childs qui se produit ce soir au Festival international de nouvelle danse, au théâtre Maisonneuve.En Page C-3.Serge TYuffaut trace le portrait de deux sculpteurs de sons : les jazzmen Steve Lacy et Mal Waldron.En Page C~4.Jean-Claude Marsan La population montréalaise a droit à ses rives En Page C-5.Françine Laurendeau nous signale deux très beaux films à l’affiche du Bogart ; Noce en Galilée et The Bee Keeper Page C-6.Et Marcel Jean nous parle d’un film à grand succès, The Kid Brother de Claude Gagnon, qui a remporté le grand prix du Festival des films du monde à Montréal.Lire en Page C-7.Claire Gravel: la Foire d’art contemporain, en Page C-ll, et les constellations picturales de Jocelyn Jean, en Page C-12.Montréal, samedi 19 septembre 1987 ¦mm jrMgs fs-';» «Le théâtre est l’art JEAN ROYER ANTOINE Vitez, le metteur en scène d'Otello à l’Opéra de Montréal, n’est pas seulement un des hommes de théâtre les plus remarquables de France : il est d’abord un homme de langage.Cet acteur devenu metteur en scène est aussi un poète et un traducteur passionné des langues.L’actuel directeur du Théâtre National de Chaillot est d’ailleurs intarissable quand il parle des poètes et de la poésie: de son ami le poète grec Ritsos qu’il a traduit, d’Aragon dont il fut le secrétaire et l’ami.Poète lui-même, Antoine Vitez a publié deux livres de poésie dont un s’intitule La Tragédie c’est l’histoire des larmes.Son aventure à travers le langage a commencé il y a près de trente ans.Jeune acteur dans Partage de midi, en 1958, il avait été bouleversé par le texte de Claudel.« Il m’est arrivé là de comprendre qu’on pouvait exprimer tout dans la langue.Avant de connaître Claudel, je n’étais pas bien conscient du pouvoir de récriture poétique.» L’été dernier, au Festival d’Avignon, il a pu vérifier la grandeur du génie de Claudel.Pour Vitez, Le Soulier de satin est une oeuvre qui reste aussi importante pour la littérature française que La Divine Comédie de Dante l’a été pour la littérature italienne.« Cette oeuvre est un véritable paradis pour le chercheur d’or du théâtre.Elle inventorie la totalité des formes de théâtre, à plaisir et exprès.» La représentation intégrale du Soulier de satin dure près de douze heures.Vitez et sa troupe ont réussi l’exploit avec un véritable succès de public qui leur valut même, au terme d’une représentation sous la pluie, une ovation de 25 minutes.« Nous étions trempés de pluie et de larmes.La communion avec le public était extraordinaire », se rappelle Vitez avec émotion.C’est riche de cette expérience d’Avignon qu’Antoine Vitez s’est amené à Montréal pour monter le populaire Otello de Verdi.Il réalise sa première mise en scène en Amérique mais c’est le soixantième opéra qu’il dirige, après Les Noces de Figaro à Florence, L’Orféo de Monteverdi et La Voix humaine de Poulenc-Cocteau au Théâtre National de Chaillot, entre autres.Pour savoir à quel Otello on peut s’attendre, il faut peut-être connaître la vision du théâtre d’Antoine Vitez.« Pour moi, dit-il, le théâtre est un moyen de démêler les fils de l’inextricable vie.Le théâtre m’aide à dé- mêler les éléments de ma propre vie et je gage que mon théâtre doit aider les autres à faire de même.Le tracé des trajectoires des personnages sur la scène, par exemple, doit être offert au public afin qu’il devienne plus intelligent.Tout notre travail est fait pour devenir plus intelligent.Le théâtre est l’art qui sert à rendre le public plus intelligent.Le public est ému de comprendre.Ce ne sont pas seulement les coups de poing de l’histoire qu’on raconte qui l’émeuvent mais aussi la compréhension du pourquoi des événements qui arrivent ».Pour la mise en scène d'Otello, Antoine Vitez est resté fidèle à sa démarche d’homme de théâtre.Il m’expliquait avec la plus grande modestie, cette semaine, quelques-uns des éléments de son travail qu’il a vu apparaître lors des répétitions.Ainsi retrouvera-t-on les personnages et les événements majeurs de la machination de Iago isolés sous l’arche côté jardin (à gauche de la scène), dans le décor imaginé par Yannis Kokkos comme un tableau de Carpaccio.« Dans la recherche de la clarification du sens par le théâtre, il s’agit de séparer les différents plans du sens et de faire réapparaître au même point, comme un gros plan de l’âme, les événements et les personnages de la machination.» Un deuxième élément, d’ordre moral, intéresse Vitez dans Otello: c’est le destin de Desdémone.L’oeuvre de Shakespeare-Boito raconte la jalousie d’Iago mais aussi la défaite des femmes, comme l’a bien rappelé dans un de ses livres Catherine Clément.« Otello est une fois de plus, sur la scène de l’opéra, la représentation d’une femme détruite, assassinée au sens propre, note Vitez.D’ailleurs, c’est là un thème récurrent de l’opéra italien.C’est étrange.» « Aussi, ce que je veux montrer dans le personnage de Desdémone, c’est l’image de l’agneau expiatoire qu’est la femme.C’est d’autant plus intéressant de voir la descente progressive aux enfers de cette femme.Et c’est notre chance qu’une belle force se dégage de cette admirable chanteuse qu’est Adriana Vanelli.Quant au personnage de Iago, La-jos Miller en est un interprète idéal, selon Vitez.En effet, dit-U, l’acteur a trouvé la bonhommie nécessaire à cette variante de Méphistophélès.Car Boito a fait du personnage de Shakespeare un véritable Méphisto.Imprégné du Faust de Goethe, le Iago de Shakespeare revu par Boito incarne bien « l’esprit qui toujours Suite à la page C-12 qui sert à rendre le public intelligent» célébré Lion d’Or de Venise sert de thème aux fabuleux décors d’Otello, qui ouvre la saison de VOpéra de Montréal, mardi, à la Place des Arts.Le lion de Saint-Marc en bas-relief mesure 25 pieds de hauteur, 40 pieds de longueur, 4 pieds d’épaisseur.Il a été réalisé par les Studios Triède de Montréal, en onze morceaux démontables.Ses artisans, dans l’ordre: François Thibaudeau, Denis Rousseau, René Chiasson.La superbe photo est de Pierre Guzzo.En mortaise, le metteur en scène Antoine Vitez.L’OTELLO D’ANTOINE VITEZ Ces chats-ci sont chats si chatoyants .Les petites MARC MORIN VOUS DÉTESTEZ les chats ?Vous leur trouvez les manières sournoises, les amours par trop bruyantes dans les ruelles au clair de lune, le poil envahissant sur la moquette du salon ?Ils vous font éternuer, pleurer, sursauter lorsqu’ils condescendent à vous frôler du bout de la queue ?S’il s’en trouve un, noir en plus, sur votre passage, vous l’évitez comme la peste, même s’il vous faut passer sous une échelle ?Voici enfin le remède à votre phobie : allez passer une nuit de pure merveille avec les félins de la comédie musicale Cats, qui prend l’affiche le 23 septembre, pour (au moins) trois mois, au théâtre Saint-Denis.Mais, dites-vous, je n’entends rien à la langue de Shakespeare et de John Turner.Qu’à cela ne tienne : la grande majorité des millions de personnes qui ont déjà vu Cats n’y ont compris goutte, tellement les poèmes qui ont inspiré le compositeur Andrew Lloyd Webber sont amphigouriques et alambiqués, d’une mouture littéraire faite d’allitérations, de virelangue, palindromes, contrepets et autres jeux de mots qui font les délices des lettrés.Même la chatte convenablement élevée sur des coussins brodés dans un living de Westmount en perdrait son english — et ses petits — dans les extravagants versets tirés d’un recueil publié en 1939 sous le titre de Old Possum’s Book of Practical Cats.« Old Possum » était le sobriquet donné par le poète américain Ezra Pound a son collègue et ami Thomas Stearns Eliot, poète, critique et auteur dramatique, né à Saint Louis (Missouri) en 1888, naturalisé britannique en 1927 et mort à Londres en 1965.Le titre qui coiffe cet article suggère, bien gauchement hélas ! ce que donnerait en français la traduction des brillants poèmes de T.S.sum umi» si umiuymii! chattes et les gros matous de Cats nous envahissent pour ' AAA- y.' à-; Clïf % /ÈAA 1:1 trois n Photo Oanti Sctwwr De l’avis des critiques new-yorkais, la production canadienne de Cats est supérieure à la version américaine.Eliot, tâche à laquelle, que nous sachions, aucun traducteur n’a osé s’attaquer.Ouvrez grand les yeux pour saisir tous les savoureux détails d’un monde clair-obscur exclusivement habité par le plus bigarré, le plus éclectique assortiment de chats qu’il vous ait été donné de voir.N’en déplaise aux zoo-sociologues Konrad Lorentz et Desmond Morris, on trouve dans Catsd’étonnants et judicieux parallèles avec la condition humaine dans ses avatars les plus sublimes comme les plus sordides : il y a Jennyanydots, la grosse chatte un peu fofolle; Gus, vedette de théâtre à qui les excès de gin ont fait perdre la mémoire mais qui monte tout de même (spectacle dans le spectacle) une pièce de cape et d’épée avec belle en détresse et corsaires.siamois; Rum Turn Tugger, le jeune matou le plus sexy de toutes les ruelles du monde, sorte de Mick Jagger qui joue du pelvis comme le plus déhanché des rockers; Shimbleshanks, qui passe sa vie dans un train ; Old Deuteronomy, le patriarche philosophe qui préside aux passages d’une vie à une autre; Mistoffelees, illusionniste hors pair; Bustopher Jones le caïd qui fréquente les boîtes les plus huppées.Il y a, bien sûr, Grizabella, la Blanche du Bois du spectacle, vieille chatte glamour dont les souvenirs donnent l’air le plus émouvant de Cats, Memory, et dont l’apothéose (les chats ayant neuf vies, la réincarnation leur est un dogme) a été pour moi l’une des scènes les plus remarquables d’un spectacle où les moments forts foisonnent.Cette « félinienne » aventure avait commencé à Londres; elle se poursuit à New York, mais la production qui nous visite est le fait d’une audacieuse compagnie torontoise qui a réussi à trouver $ 3 millions de com-mandites pour lancer, en mars 1985.Suite à la page C-12 I W&V f'- 52*% THEATRE DU NOUVEAU MONDE I MOLIERE DOM JUAN Mise en scène Olivier Reichenbach MICHEL TREMBLAY BONJOUR, LÀ, BONJOUR Mise en scène René Richard Cyr PLAY STRINDBERG (danse de mort d’après August Strindberg) Mise en scène Yves Desgagnés SHAKESPEARE SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ Traduction Michelle Allen i Mise en scène Robert Lepage I O’këefe m t- A B O N N E Z - V O U 74 8 8 sant ne parlez jamais et avez toutes les difficultés au monde à négocier avec l’art de la communication.Votre discours n’a jamais été occulté.Il est diffusé à travers des haut-parleurs depuis deux mille ans.Que vous ayez choisi de dire certaines choses plutôt que d’autres, c’est votre droit, mais ne venez pas me dire que vous avez beaucoup changé et que le féminisme vous a transformés.Moi, il me semble que vous êtes toujours comme avant.Quand vous faites quelque chose, il faut toujours vous encourager, vous applaudir, vous dire à quel point vous êtes, beau, fin, et maintenant, à quel point vous êtes courageux de vous livrer dans votre splendide nudité.Vous pensez peut-être que je suis mauvaise joueuse, que je ne sais pas m’incliner devant vous, quand vient le moment magique, le moment dramatique où vous baissez enfin les armes pour vous abandonner à vos émotions.Mon problème avec vous, c’est que vous tombez sans arrêt dans les stéréotypes, dans des petites cases programmées par vos fantasmes.Vous êtes tantôt feluettes, tantôt machos, vous n’êtes jamais des hommes complets, des hommes avec un corps, un coeur et une tête.C’est peut-être par déformation génétique.Vous avez tendance à voir les choses en pièces détachées, en morceaux choisis.C’est ainsi que vous voyez les femmes, non ?C’est ainsi que vous vous montrez.Noir ou blanc, héros ou bandit, jamais de zones grises, jamais de flou existentiel, jamais de oui mais.Ce n’est peut-être qu’une crise passagère, transitoire, un besoin de s’afficher et de s’assumer publiquement.Les femmes ont fait cela pendant un certain temps.Remarquez qu’elles n’y ont pas récolté grand-chose sinon une saison complète de chômage.Des rôles féminins au cinéma, au théâtre et à la télé, on les comptait déjà sur les cinq doigts de la main.Aujourd’hui, la main a été tout bonnement amputée.Allez voir ailleurs les femmes, votre tour est passé.Moi pendant ce temps-là, je Denis Bernard, vedette de Robert et Compagnie, un téléroman d’hommes .à Radio-Canada.manque de plus en plus d’air.Je me cherche partout sans me trouver, sans pouvoir m’identifier à vos crises de nerfs.C’est un vieux sentiment que je croyais avoir surmonté, l’impression de ne pas exister dans la société, d’être reléguée avec toutes les femmes dans des bureaux et des cuisines, avec en prime cet automne, l’obli- gation d’aller voir vos shows, vos films, vos émissions de télé.Je suis bien prête à y aller, prête à vous, écouter mais tant que vous continuerez à faire comme si je n’existais pas, tant que vous occuperez tout le territoire, ne me demandez pas de vous comprendre.Qu’on ne s’y trompe.C’est une lutte au finish entre nous deux.début PRÉSENTE o RCHESTRE DES JEUNES du Q UEBEC SAISON 1987/88 MICHEL TABACHNIK, directeur artistique SÉRIE MONTRÉALAISE C-2 ¦ Le Devoir, samedi 19 septembre 1987 LE CAHIER DU SAMEDI Nathalie La revanche des feluettes et des machos 25 OCTOBRE Chef invité SIDNEY HARTH Solistes LOUISE BESSETTE, pianiste DANIEL GAUTHIER, saxophoniste MESSIAEN Les Oiseaux Exotiques VILLA-LOBOS Fantaisie pour saxophone et orchestre MOZART Symphonie no 34 6 DÉCEMBRE Chef invité JOHN MATHESON, soliste GÉRALD LÉVESQUE, pianiste BRAHMS Sérénade opus 16 RAVEL Concerto en Sol RAVEL Ma Mère l'Oye 21 FÉVRIER Chef d’orchestre MICHEL TABACHNIK Soliste MALCOLM LOWE, violoniste MAHLER Symphonie no 10 MOZART Concerto pour violon no 5 en La majeur DION Konzert (Oeuvre commandée par l’OJQ) MOZART Symphonie no 36 «Linz» 24 AVRIL Chef d’orchestre MICHEL TABACHNIK Solistes HÉLÈNE MERCIER, pianiste et des solistes de l’OJQ XÉNAKIS Éridanos BEETHOVEN Triple Concerto pour violon, violoncelle et piano TCHAÏKOVSKY Symphonie no 2 «Little Russian» Abonnement: 30 S Salle Pollack, 15 h Info, 282-9465 ?Humeurs A LA SECONDE précise où f\ j’ai franchi la porte d’entrée de la salle Fred-Barry, j’ai manqué d’air.Une sorte de malaise inexplicable, déclenché peut-être par la vue de dizaines de blousons de cuir serrés portés exclusivement par les membres de la gente masculine.La pièce s’appelait, Les Feluettes, une bien belle pièce dit-on, une pièce sur la condition gaie, une pièce de gars.Neuf acteurs sur scène pendant deux heures, sans entracte, sans porte de sortie, sans le moindre modèle féminin auquel se raccrocher, sinon des travestis.La veille, j’avais déjà commencé à trémousser sur mon siège à la première de Douze hommes en colère.Là encore, un paysage humain exclusivement masculin.Douze hommes, énervés, agités, douze hommes qui ont mangé de la vache enragée et pas la moindre femme, maman ou putain, serveuse ou secrétaire, pour détendre l’atmosphère.Quelques jours plus tôt, j’avais vu au cinéma Un zoo, la nuit.J’y avais cherché ne serait-ce que l’ombre d'une fille qui avait du bon sens.J’étais même prête à accepter une femme orignal tant j’étais désespérée de voir mon clan à l’écran.Malheureusement ni la femelle de l’orignal ni la blonde de Marcel, ne sont venues me consoler.L’univers des gars est encore une taverne, une partie de chasse, un club privé, un soliloque dans la nuit.Il ne me restait plus qu’à attendre la première à la télé de Robert et Compagnie, un téléroman sur les hommes, écrit par un homme et joué par des hommes, pour boucler la boucle, nouer la corde et me pendre avec.Comprenez-moi, je n’ai rien contre les hommes.Je pourrais même dire d’eux ce que Sacha Guitry disait des femmes.Les hommes je suis contre.Tout contre.Je n’ai rien contre le fait qu’ils veuillent subitement s’exprimer, nous livrer leur vécu de mâle frondeur ou d’homme blessé, et qu’à défaut d’un utérus, ils jettent leurs tripes sur la table.Je n’ai rien contre le fait qu’ils prennent la parole, mais de là à monopoliser le crachoir, il y a une frontière très fragile.Sont-ils en train de la dépasser ?De dépasser les bornes, je veux dire.Moi, en tous les cas, depuis quelques semaines, je sens mon malaise grandir.Peut-être une crise d’identité, peut-être autre chose.Dans tous les événements artisti ques de la rentrée, je ne me retrouve pas, je ne me retrouve plus.Avant au moins, au cinéma, au théâtre ou à la télévision, on tenait compte de notre existence.On nous montrait tantôt en marionnette, tantôt en poupée gonflable, tantôt en porte-clé, mais au moins on admettait notre présence.Cet automne, on a réglé le problème.On ne nous montre plus.On nous a littéralement chassées des lieux d’expression importants.Ne nous reste plus que l’Espace Go pour nous défouler.Je suppose que c’est mieux que rien, non ?Etrangement la situation ne dérange personne.Pour une fois que les gars s’expriment; tel est l’argument subtil livré par des mâles abusifs sur la défensive.Ou encore : depuis le temps que vous nous cassez les oreilles avec vos histoires de femmes, il est témps qu’on dise notre mot nous aussi.Les femmes pendant ce temps-là, prennent leur trou, opinent du bonnet et restent muettes comme des carpes, sages comme des carpettes.Elles n’ont pas tellement le choix : le féminisme étant passé de mode, la culpabilité aidant, mieux vaut laisser les gars parler.Le deuxième argument qu’on reprend ces temps-ci, est plus pernicieux que le premier.Avec cet argument, on nous fait le coup de l’universalité.L’histoire des Feluettes, nous dit-on, n’est pas une histoire sur l’homosexualité, c’est une histoire d’amour.Et l’amour, tout le monde, femmes y Compris, comprennent cela.Dans Douze hommes en colère c’est de la justice dont il est question.La justice, un grand mythe humaniste ! Les femmes en savent quelque chose.Dans Un zoo la nuit, c’est le rapport au père.Un père, tout le monde en a un, les femmes y compris.Et finalement dans Robert et Compagnie, c’est de l’amitié dont il est question.L’amitié tout le monde connaît cela, même les femmes.N’est-ce pas ?Je suis prête à accepter ces arguments même si parfois ils me restent en travers de la gorge.Je suis prête à dire : hommes ou femmes, pourvu que le show soit bon, quelle différence, quelle importance.Mais de grâce, les gars contez vos histoires à d’autres qu’à moi.Ne me demandez surtout pas de m’extasier sur le fait que vous preniez enfin la parole, que vous osiez enfin livrer vos vraies émotions, vous qui soi-di- GARY RUSSELL violoncelle au piano: Sandra Hunt YVES BOURGADE PARIS (AFP) — Ceux qui ont vu et applaudi sur une scène Maria Cal-las sont de plus en plus rares parmi le grand public d’opéra.Ceux qui, en revanche, grâce aux disques, connaissent sa voix brûlante, prenante et différente à chaque rôle, sont légion.Alors que l’on célèbre le 10e anniversaire de sa mort, le 16 septembre 1977 à l’âge de 53 ans, à Paris, Maria Callas demeure encore une référence.Mieux, elle est une légende bien vivante.Peu importe, en fait, la rareté des témoins oculaires valables et des témoignages filmés de ses prestations scéniques.Certes, ils disent que son visage, son expression étaient transfigurés par l’intensité du théâtre.D’ailleurs, les photos la montrent bouleversante dans ses principaux rôles.La confrontation des clichés du début des années 50 et de ceux à partir de 1955 rappelle aussi qu’elle osa perdre 30 kilos en quelques mois pour rendre crédibles ses personnages à un public devenu exigeant par le cinéma et la télévision.Ce souci de vérité scénique, peaufiné avec un metteur en scène comme Visconti, s’accompagnait également d’une exigence vocale, qui avait été la première bataille.Là réside sa vraie révolution, dont témoignent ses enregistrements.Son génie était à la fois d’essence théâtrale et musicale.En outre, elle a libéré le belcanto de la virtuosité gratuite pour le rendre à sa signification première et lui redonner sa richesse expressive.Pour elle, qui avait à l’origine une large et puissante voix de soprano dramatique qu’elle avait su assouplir et alléger, l’opéra n’avait pas besoin de belles voix mais de voix capables de servir un compositeur, un texte, une expression.Cette probité l’amena à inventer des couleurs différentes pour chacun des personnages romantiques qu’elle incarna (Lucie de Lammermoor, Norma) ou les héroïnes d’opéras oubliés de Verdi, et naturellement La Traviata et Tosca de Puccini.Jeune artiste d’origine grecque, elle ne fut pas immédiatement comprise dans une Italie qui se figeait dans la seule tradition du chant vé-riste.Elle fut même chahutée à ses débuts, au centre de cabales, entretenues il est vrai, par ses exigences.Le chef italien Tullio Serafin comprit dès 1947 le parti à tirer de cette personnalité exceptionnelle qui, ensuite, rencontra les plus grands, Giu-lini, Karayan, Bernstein, etc.Cantatrice hors du commun au Maria Callas, la légende grandit MARIE ANDRÉE BENNY flûte au piano: Louise Andrée Baril théâtre, la femme fut aussi peu ordinaire dans la vie privée.A partir de 1960, ses apparitions à la scène se sont d’ailleurs raréfiées.Une voix ne peut durer indéfiniment en passant du belcanto au vérisme, de la déclamation à l’expressionnisme.Après sa dernière Tosca, le 5 juillet 1965 à Londres, on ne reverra plus dans un ouvrage lyrique celle que l’on appelait maintenant « La Cal las », a l’exception de sa série de récitals d’adieux de 1973 et 1974.Oeuvres de: Beethoven Chopin Donizetti Bartok JEUDI 24 SEPTEMBRE 20h Billets/8,00$ Salle Redpath 3461 McTavish 878-9680 6 au 24 octobre avec nAanneBédard ents Bernard "‘WtaBoies 17 novembre au 5 décembre! , 55K'£»* SoPhi» ciiUlnanl UHCUSS1Q ¦""ÎWSe Faucher 12 au 30 janvier! Girard HPaul Hébert ü!C0,e Leblanc Zt^uyer 23 février au 12 mars! I •JS ïS V*fr ¦s.^% » %V v .k 7**?.*! -„ Va*.a%.,% \ * exposition de Jack Butler, du 12 sept au 3 oct.GALERIE PINK: 1456 ouest Notre-Dame, Montréal (935-9851)— Peintures de Schuyler Lake, du 16 sept, au 4 oct.du mer.au dim.de 13h.à 17h.GALERIE PORT-MAURICE: 8420 bout Lacor-daire, St-Léonard— € Céramiques anciennes du Nouveau Monde » exposition réalisée par le Musée des Beaux-Arts de Mtl, du 10 au 27 sept, tous les jours GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES: 92 ouest rue Sherbrooke, Montréal (8457125)— Gravures et tableaux anciens du 16e au 19e siècle— Nouvelles acquisitions de Liane Paskaryk, Louise Dufort et Hélène Dubé — « Quintette pour symphonie de couleurs .exposition de Claire Dionne Valois, Lise Paradis, Jeannine Eve Rell, Hélène Dubé, Louise Dufort, du 20 sept, au 7 oct.GALERIE BARBARA SILVERBERG: 2148 Mac-Kay, Montréal (932-3987)— Exposition des oeuvres de Jim Thomson, du 10 au 26 sept GALERIE SKOL: 3981 St-Laurent, ste 222, Montréal (842-4021)— i Québec en régions * exposition de Yvon Proulx et Paul-Emile Saulnier, du 5 au 27 sept — Oeuvres récentes de Judith Berry, du 30 sept, au 18 oct., du mer.au dim de 12h.à 17h.GALERIE TREIZE: 3772 rue St-Denis, Montréal (2855903)— Oeuvres de Isabelle Leduc, du 9 sept, au 4 oct.GALERIE UQAM: Pavillon Judith-Jasmin, 1400 Berri, Salle J-R120, Montréal— Oeuvres des professeurs et étudiants de l'université Won Kwang, du 20 août au 20 sept.— « Sol Ciel ¦ exposition de François Chalifour, du 17 au 27 sept., du mar.au dim.de 12h.à 18h.GALERIE VERRE D'ART: 1518 ouest Sherbrooke.Montréal (932-3896)— Robin Fineberg, du 8 au 29 sept — Chicago International New Art Forms Exposition, Chicago, Navy Pier, du 17 au 21 sept.GALERIE WESTMOUNT: 4935A ouest Sherbrooke, Montréal (484-1488)— Galerie spécialisée en art canadien— Sculptures en bronze de Donald Liardi, et huiles de Zizi Eudes, du 20 au 30 sept., ouvert le dim.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART QUÉBEC: 2025 Peel, Montréal (849-6091)— Exposition de verrerie d'art par Robert Held, du 12 sept, au 10 oct.HÔTEL DE L’INSTITUT: 3535 St-Denis, Mont-réal— « Les cloisons » exposition de Carol Lavoie, du 10 au 23 sept.HÔTEL REINE ÉLIZABETH: Montréal- Exposition de photographies appelée • Le Montréal des Montréalais » ouvert tous les jours HUDSON ART GALLERY: 471 Main Road, Hudson— Exposition des oeuvres de Susan Jephcott, du 19 août au 20 sept., mer.au dim.de 10h à 18h.LANGAGE PLUS: Cegep d'Alma, salle Tremblé, Alma— « Germinatos • exposition de Roch Tremblay, du 11 sept au 2 oct.MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136 de la Gare, Piedmont— Exposition permanente des oeuvres de Daly, Bruni, Duguay, Guertin, Tremblay et plusieurs autres.MAISON DU BRASSEUR: 2901 Bout.St-Joseph, Lachine (634-6488)— Masques par Marie-Josée La-framboise, du 16 sept, au 10 oct.,tous les jours MICHEL TÉTREAULT ART CONTEMPORAIN: 4260 St-Denis, Montréal (843-5487)— Oeuvres de François Vincent, du 9 sept, au 4 oct.OBORO: 3981 St-Laurent ste 499, Montréal (844-3250)— ¦ Québec en régions « Lise Labrie et Jean-Jules Soucy, du 5 au 27 sept, du mer.au sam L’OEIL DE POISSON: 25 bout.Charest ouest, Québec (6452975)— X-33 présente Intuition, installation sculpture, du 2 au 20 sept — Oeuvres de Christian Fontaine, du 23 sept, au 11 oct.OPTICA: 3981 St-Laurent ste 501, Montréal (287-1574)— « Québec en régions ¦ Marie Lippens, peinture, et Denys Tremblay, du 5 au 26 sept., mar au sam.de 12h.à 17h.PALAIS DE LA CIVILISATION: Montréal-« L'or des cavaliers Thraces » plus d'un millier d'objets en or, argent, bronze, cuivre et terre cuite, du 30 mai au 4 oct.— « Cerno More * photographies sur la Bulgarie, du 30 juillet au 4 oct PARC HISTORIQUE NATIONAL LE COMMERCE DE LA FOURRURE: 1255 bout St-Jo-seph, Lachine (637-7433)— Sources de nos plus belles légendes et des plus grands écrits d'aventures, histoire des activités économiques du début du 19e siècle, la traite des fourrures, ouvert tous les jours PARC HISTORIQUE NATIONAL SIR GEORGE-ETIENNE CARTIER: 458 est Notre-Dame, Montréal (2852282)— Photographies de Ulric Bourgeois, jusqu'au 6 oct., tous les jours de 9h .à 17h.LA PETITE GALERIE: 1200 Shefford, Bromont (534-2256)— Oeuvres des artistes de la galerie, dont P Tabouillet, Y.Bergeron, R.Dupuis et J Walsh, sam.et dim.10h.à 18h.POWERHOUSE: 4060 St-Laurent ste 205, Montréal (844-3489)— * Québec en régions » exposition de Diane Grenier, Paméla Landry et Carta Whiteside, du 5 au 27 sept du mar au sam de 12h.à 17h.SALLE RAYMOND-DAVID: 1400 ouest Dorchester, Montréal (285-2341 )— Oeuvres de Edmondo Chiodim, du 11 au 24 sept STUDIO ART ET ARTE: 5709 Darlington, bureau 2, Mtl (737-1085)— Oeuvres d'arl importées du Mexique, de l'Amérique centrale, de l'Amérique du sud.huiles, aquarelles, sérigraphies, céramiques LA TROISIÈME GALERIE: 225 Côte de la Mon tagne, Québec (418-649-9111)— .Circum .peintures récentes de Lucienne Cornet, du 20 sept au 16 oct.du mar.au dim.de 13h.à 17h.et sur rendez-vous UNIVERSITÉ CONCORDIA: Galerie V A.V 1395 ouest Dorchester, Montréal— « Ressources techniques > du 8 au 19 sept., lun.au sam VIEUX PORT DE MONTRÉAL: Montréal- .La rencontre d'un lieu » sculptures de la collection permanente du Musée d'art contemporain de Montréal au vieux-port de Montréal, jusqu'au 27 sept ieu au dim.de 12h.à 18h VIEUX PORT DE MONTRÉAL: Montréal-« Images du Futur 87 » (8451612) pays invité le Japon.en prolongation jusqu'au 4 oct.VU CENTRE D'ANIMATION ET DE DIFFUSION DE LA PHOTOGRAPHIE: 95 Dalhousie, Québec (692-1322)— « Baisers, parade, tableaux, satellites ¦ exposition de Raymonde April, du 9 sept au 4 oct., du mer.au dim.de 12h.30 à 17h.Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal (872-6889)— Kamal Boullata, exposition s'inspirant d'anciens manuscrits arabes — Alain Salesse, sculptures, du 8 au 27 sept MAISON DE LA CULTURE MAISONNEUVE: 4120 est Ontario, Montréal (872-2200)— Peintures et aquarelles de Tania Bebedefl et Piero Richard, du 16 sept, au 4 oct.MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY: 6052 Boul.Monk, Montréal (872-2044)— Photographies de Alain Chagnon, du 10 sept au 3 oct MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal (872-2157)— Les Foutounes Électriques, peinture actuelle, du 10 sept, au 4 oct.MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 de Lorimier, Montréal (872-1730)— Les Loisirs de la Poste, exposition de Edouard Lachapelle, du 14 sept au 11 oct — Hommage à la femme, philatélie, du 18 sept au 11 oct MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal (872-2266)— Peintures-installations de Jean-Pierre Gagnon, du 9 au 27 sept.— Peintures et dessins 1980-1987, de Suzelle Levasseur, du 1er oct.au 8 nov.MAISOH DE LA CULTURE ST-LIN/LAU-RENTIDES: 463 St-lsidore, St-Lin— Exposition des oeuvres de Johanne Gravel et Pierrette Lasalle, du 25 sept, au 7 oct., tous les jours Musées MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Cité du Havre, Montréal (873-2878)— • Espace vidéo » de Paul Landon, du 6 sept au 4 oct — « Triplo Igloo * de Mario Merz, oeuvres de la collection permanente, du 6 sept au 25 oct— Peintures et dessins 1980-1987, de Suzelle Levasseur, du 17 sept au 8 nov — Rétrospective des travaux de Liz Magor, du 17 sept, au 25 oct — Le Musée est ouvert du mar au dim.de 10h.à I8h.— (Vieux Port de Montréal):.La rencontre d'un lieu .sculptures de la collection permanente du Musée, jusqu'au 27 sept.jeu.au dim de 12h à 18h MUSÉE D’ART DE JOLIETTE: Joliette (756-0311)— • Histoires de la région verte: peuplement, culture et religion dans Lanaudière ¦ jusqu'au 11 oct.du mer.au dim.de 12h.à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT: 615 Boul.Ste-Croix, St-Laurent (747-7367)— .25 ans d'acquisitions, vingt-cinq chefs-d'œuvre • et ¦ Les collections cachées •, du 5 avril au 11 oct.— « La main, l'outil et l'encyclopédie • traditions artisanales du Québec, du 18 oct.au 14 fév, 88, du mar.au ven.et le dim.de 12h.à 17h.MUSÉE DU BAS-SAINT-LAURENT: 300St- Pierre, Rivière-du-Loup (418-862-7547)- Oeuvres de Helga Schlitter et de Graham Cantieni, du 3 sept au 18 oct.tous les jours MUSÉE BEAULNE: 96 Union, Coaticook (815845 6560)— Oeuvres récentes de Jacques Clément, du 13 au 27 sept MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 3400 ave du Musée, Mtl (285-1600)— ¦ Leonard De Vinci » ingénieur et architecte, du 22 mai au 8 novembre— mar.au dim.de 10h.à 22h.MUSÉE DU CHATEAU RAMEZAY: 280 est Notre-Dame, Montréal (861-7182)— La Société d'archéologie et de numismatique de Montréal présente l'exposition « Témoignages > 125 ans d'histoire et d’acquisitions, 18 sept au 29 nov., tous les jours de 10h.à 17h.30 MUSÉE D’HISTOIRE NATURELLE GEOR-GES-PRÉFONTAINE: 520 chemin Côte Ste-Catherine, Outremont (277-9864)— Exposition sur les animaux d'hier et d'auiourd'hui, présentée par la Société de biologie de Montréal, du mer.au dim de 10h à 17h MUSÉE DE LACHINE: 110 chemin LaSalle, Lachine (634-3471)— Pierre Leblanc, œuvres récentes.sculptures extérieures, à compter du 11 juillet— .Kimono .œuvres de Louis Lapointe, du 18 juillet au 20 sept — • Les collections du musée: mises en situations .jusqu'au 31 déc — « Les collections du musée: peintures, sculptures et dessins 1795-1940.du 27 juin au 31 déc.MUSÉE LAURIER: 16 ouest Laurier, Arthabaska (357-8655)— Exposition de Suzor-Côté .Retour à Arthabaska ¦ du 31 mai au 27 septembre MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale.Les Eboulements, Oué.(418-635-2243)— Plus de 250 livres et 100 photos sont exposés et interprétés MUSÉE MARC-AURËLE FORTIN: 118 rue St Pierre, Mil (845-6108)— Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin, en permanence— Sculpture sur pierre line de Jean-Charles Charuest, jusqu'au 8 nov.du mar.au dim.de 11h.à 17h.MUSÉE MCCORD D’HISTOIRE CANADIENNE: 690 ouest Sherbrooke.Mtl— > Le Canada dans l’art du potier » exposition permanente— « Le Jardin de Fleurs de Grand-Mère.courtepointes d antan, jusqu'en janv.88 MUSÉE MAURICE GENDREAU INC: 530 Boul Edgar-Hébert, route 132, St-Timothée (377-2011)— Centre d'interprétation d'un mini-village d'autretois.visites de 13h à 15h , aire de pique-nique, 10,000 objets en exposition, du 1er mai au 31 oct du mar au dim de 10h.à 17h MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm, Québec (643-2150)— Oeuvres de John Lyman, à comptèr du 17 sept.— Femmes-Forces, à compter du 24 sept MUSÉE RÉGIONAL DU HAUT-RICHELIEU: 182 Jacques-Cartier N., St-Jean-sur-Richelieu (347-0649)— Musée québécois de la céramique, les sam et dim.de 12h.30 à 17h.et sur rendez-vous MUSÉE RÉGIONAL DE VAUDREUIL-SOU LANGES: 431 Boul.Roche, Vaudreull (455-2092)— Expositions Permanentes: « Résonnances d'une collection > .Éclaire ma lanterne » et.Le coflre à souvenirs » .Des outils qui ont bâti un pays ¦ ¦ Sur la nappe » et « Les deux tont la paire • MUSÉE DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC: 9 rue de l’Université.Québec— • Et puis vinrent les liver-nois > les débuts de la photographie à Québec, du 13 juin au 1er nov — « Legs de Suzor-Côté à son frère .oeuvres et souvenirs, du 28 juin au 29 nov — « Le monde de la francophonie * du 18 août au 1er déc du mar au dim.11h.à 18h MUSÉE DAVID M.STEWART: Vieux Fort, Ile Ste-Hélène (861 -6701 )— « La mère et l'enfant » ex-position qui retrace par l'entremise de gravures, photographies et objets l'histoire de la maternité du 17e siècle à nos jours, du mar.au dim de 10h à 17h MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, Camilien-Houde et chemin Remembrance, Montréal (8456942)- .Histoire d’os.présentation de l'Ostéothèque de Montréal— également collection de mammilères, d’oiseaux, d'insectes, d'armes, d'appelants etc.— Galerie Le Bestiaire: « Les beautés du monde animal » exposition de Carole Dumont, du 8 sept au 25 oct — .La chasse silencieuse et L'histoire de l'arc • jusqu'en janvier 88 Bibliothèques BIBLIOTHÈQUE INTERMUNICIPALE PIER-REFONDS DOLLARD-DES-ORMEAUX: 13555 boul Pierretonds, Pierretonds (620-4181)— Exposition des participants des ateliers Raymond Roy, du 8 au 30 sept, tous les jours BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE DORVAL: 1401 chemin Bord du Lac, Dorval (633-4170)— La Société Historique de Dorval expose une collection de photographies de vieilles maisons situées à Dorval, et construites entre 1680 et 1888, lun.et ven 10h à 17h„ mar au jeu lOh à 21h.BIBLIOTHÈQUE DE ST-LAURENT: 1380 rue de l'Eglise, St-Laurent— Oeuvres de Bernadette Adams, jusqu'au 23 sept tous les jours.THEATRE CAFÉ DE LA PLACE: Place des arts (842-2112)— « ïéte-â-téte ¦ de Ralph Burdman, du 9 sept au 17 oct., du mar.au sam.à 20h.ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— Le Théâtre Zoopsie présente < L'objet révé > événement théâtral de Jacques Bélanger et Marie-Hélène Letendre, du 9 sept au 4 oct.du mer.au dim.à 20h 30— Salle 2: « La paresse .de et par Nathalie Derome, du 10 au 21 sept du jeu au dim.22h 30, et le lundi â 20h.30 ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521-4191)—.Hamlet Machine • de Heiner Muller, m.en s.Gilles Maheu, du 3 au 26 sept, du mar.au sam.à 20h,30— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente ¦ Marilyn .de Jean-Pierre Rontard, du 9 oct au 8 nov du mar au dim.21h.RESTAURANT LA BODEGA: 3456 ave du Parc.Montréal (277-8320)— • Comédienne d'un certain âge pour jouer la femme de Dostoïevski.d'Edvard Radzinski, production du Théâtre de la Nouvelle Lune, du 16 sept, au 11 oct., du mer.au dim.à 20h 30 THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI: 1297 Papineau, Montréal (523-1211)- .La société des Métis .de Normand Chaurette, m en s.Joseph Saint-Gelais, à compter du 23 sept du mar.au sam.20h.30, le dim.à 15h.THÉÂTRE DE L’ESKABEL: 1235 Sanguinet, Montréal (849-7164)— Opéra Fête présente « Genet S.la maison d'illusions ¦ du 2 au 27 sept, du mer.au sam 20630, le dim à 15h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84ouest Ste-Catherine.Montréal (861-0563)- .Dom Juan .de Molière, m.en s Olivier Reichenbach, du 6 au 31 oct.du mar au ven.206, sam 16h.et21h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA (842-2112)- La Compagnie Jean Duceppe présente • Douze hommes en colère • de Reginald Rose, traduction et m.en s Claude Maher, du 9 sept au 17 oct.du mar au ven 20h„ lesam.17h, et 21h.THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins.Montréal (845-7277)— > In Extremis » de William Mastrosimone, traduction et adaptation de Loui-son Danis, m.en s.Serge Oenoncourt, du 15 sept, au 10 oct.du mar au ven 20630, sam.176 et 20h.30 Suite à la page C-10 C-10 M Le Devoir, samedi 19 septembre 1987 LE CAHIER DU SAMEDI La Banque d’Oeuvres d’art du Conseil des Arts du Canada Un programme de location de peintures et (PC) — Les écoles, hôpitaux et bureaux gouvernementaux du Canada ont accès, en retour de coûts minimes, à une véritable banque d’oeuvres d’art, certainement la plus importante au pays.Pour $ 600, ils peuvent choisir certaines des oeuvres contemporaines les plus marquantes au Canada, les exposer dans leurs édifices et les faire entretenir par les plus grands spécialistes du pays.S’ils se lassent de regarder la même peinture ou la même sculpture, ils peuvent l’échanger à tous les trois ans.Cette initiation à l’art est rendue possible par la Banque du Conseil des Arts du Canada, organisme qui célèbre cette année le 15e anniversaire de création de son programme de location.La Banque d’Oeuvres d’art ne loue qu’aux ministères gouvernementaux et aux organismes à but non lucratif qui peuvent puiser à même les 13,871 oeuvres d’art à sa disposition.Les frais de location, pour une seule oeuvre, varient de $ 60 à $ 2,500 par an née.Les contrats de location doivent toutefois être au minimum de $ 600 pour une période de trois ans.De nombreux organismes résistent difficilement à l’attrait de l’offre.Plus de 60 pour cent de cette immense collection, réunie au coût de $ 10.6 millions, est actuellement en location et 87 pour cent de toutes les oeuvres ont déjà été louées au moins une fois depuis leur achat par la Banque d’Oeuvres d’art.Parmi les 307 clients actuels de la Banque on retrouve entre autres l’Ecole secondaire pour personnes âgées de Chilliwack, en Colombie- Britannique, l’Institut du Cancer d’Edmonton, les bureaux de Petro-Canada à Calgary, la Commission indienne de l’Ontario, à Toronto, et l’université St.Thomas de Fredericton.La Banque d’Oeuvres d’art fut créée en 1972, « afin de permettre une meilleure connaissance et le versement d’une aide matérielle aux artistes professionnels canadiens par le biais d’achat de leurs oeuvres, de présenter des oeuvres d’art contemporaines de Canadiens au grand public dans un environnement propice et de stimuler l’expression artistique.» Leona Quiring, consultante de cette banque, affirme qu’il s’agit-là « d’un concept original de création authentiquement canadienne.» Certaines provinces et même l’Australie l’ont pris comme modèle pour créer des organismes semblables.En plus d’acheter et de louer des oeuvres d’art, cette agence conseille également divers organismes dans leurs achats d’oeuvres d’art.Depuis 1977, elle a versé plus de $ 1.3 million — en contrepartie de versements égaux par les acheteurs — de façon à permettre à 63 organismes d’acquérir pas moins de 1,560 oeuvres d’art.Par ailleurs, les contrats d’achat passés par cette banque prévoient que les artistes ont le droit de racheter leurs oeuvres, pourvu que celles-ci aient été aux mains de la banque depuis trois ans au moins.Ces oeuvres ayant généralement pris de la valeur, du fait qu’elles ont été mises en évidence, Jusqu’à maintenant, 127 oeuvres ont été rachetées par leurs auteurs qui se sont prévalus de cette clause.de sculptures unique Suite de la page C-9 THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St Denis, Montréal (844-1793)— « La passion de Narcisse Mondoux » de Gratien Gélinas, m.en s.Yvette Brin-d'Amour, du 1er au 20 sept du mar au ven.20h., sam.I7h.et 21 h., dim.15h — « Margot la folle » d'Antonine Maillet, m.en s.Guillermo de Andrea, du 30 sept, au 31 oct.du mar.au ven.20h., sam.17h.et 21 h., le dim.à 15h LA LICORNE: 2075 St-Laurent, Montréal (843-4166)— Les Productions Ma Chère Pauline présente « Le troisième fils du professeur Yourolov » de René-Daniel Dubois, m.en s René-Daniel Dubois, du 15 sept, au 3 oct.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1091 Zt rue St-Jean, Québec (694-9631)— « Histoire étrange • collectif d'auteurs, m.en s.Jean-Jacqui Boutet, du 15 sept, au 10 oct.du mar.au sam 20h.30 THÉÂTRE DE L’iLE: 1 rue Wellington, Hull (819-771-6669)— « Coeur de papa » de Jean Barbeau, m.en s.Raphael Albani, du 9 sept, au 17 oct., mer.au ven.20h.30, sam.19h et 22h GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec-Salle Octave-Crémazie: Le Théâtre du Trident présente « Pourquoi moi » de Stanley Price, traduction et adaptation René Dionne, m.en s.Jacques Lessard, du 22 sept, au 17 oct., du mar.au sam.à 20h.CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-« Le bourgeois gentilhomme » de Molière, m.en s.Guillermo de Andrea, du 24 sept, au 3 oct.à 20h., matinée le 3 oct.à 14h.MUSIQUE Populaire L’AIR DU TEMPS: 194 St-Paul Ouest (842-2003)— Jazz du mer.au dim.de 22h.à 02h.30 — Luc Beau-grand et son groupe, en spectacle, du 16 au 20 sept.BAR JAZZ 2080: 2080 rue Clark, Mtl (285-0007)— Alain Caron, bassiste de Uzeb, jeu.à sam.à 22h.— Jazz le dim avec Greg Clayton à 21 h.— Bill Coon, guitariste, mar.à 21 h.— Michael Gauthier, guitariste de jazz, mer.à 21 h.BAR TERRASSE: 1201 Dorchester ouest, Montréal (878-2000)— Raymond Brunet, accordéon, du lun.au ven de 17h.à 19h,30 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, dim.lun.19h.à 24h., mar 20h.à 01 h., mer.au ven 17h.à 22h.— Invité spécial.Mike Gauthier, guitariste, le 20 sept.— Les lundis, à 19h., sessions d'improvisation — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au sam.à compter de 22h.LE BIJOU: 300 rue Lemoyne.Vieux Montréal— Trois tables de blackjack en opération du lun.au ven.de 17h.à la fermeture, et le sam.de20h.à03h — Michelle Sweeney, chanteuse de jazz, soul et R & B.à compter du 5 août, du mer.au sam.à compter de 22h.CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259)— Ajo and The Hungry Boys, le 20 sept — Tous les lundis, danse reggae, salsa— Tous les mardis, soirée rétro— Tous les mercredis, New Music Foundation LE ZIG ZAG CAFÉ: 5358 Lévesque, Laval (661 -4985)— Jazz tous les dim.avec Le Zig Zag Quartet, de 11 h.à 15h.CAFÉ THÉLÉME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)— Jazz les ven.et sam.à 21 h.30 LA CAGE AUX SPORTS: 2250 rue Guy, Montréal (931-8588)— Billy Georgette, pianiste de honky tonk, en permanence à compter de 17h.LE CLUB G.M.: 22 St-Paul, Vieux-Montréal (861-8143)— Jazz live, du lun.au ven.de 17h.à 21 h.— Happy Hours de 17h.à 21h.CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)— Mar.au ven.l'Ensemble Elder Léger, à 17630.CLUB SHIBUMI: 5345 ave du Parc, Mtl (271 -5712)— Tous les lundis Jam Session à 21 h.30 COCK’N BULL: 1944 Ste-Catherine O.(932-4556)— Tous les dim.jazz et dixieland live.HOTEL BONAVENTURE: 1 Place Bonaventure, Montréal (878-2332)— Le Portage: Shirley Alston Reeves, 8 au 19 sept, spectacles du mar.au jeu.21 h.30, 23h.30, ven.et sam.22h.et 24h.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450)— Bar Le Foyer: Deux pianistes en alternance, Tibor Ceasar, du lun.au ven.de 17h.à 20h.— François Comeau, du mar.au sam.de 20h.à 24h.HÔTEL DE LA MONTAGNE: 1430 rue de la Montagne (288-5656)— Cocktail: 5 à 7 lun.au ven.— Le Trio Dave Clark, jazz et contemporain, du mer.au sam.de 21h.à 01h.LE GRAND HOTEL: 777 Université (879-1370)— Bar Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèze, lun.au ven.de 17h.à 01h., le sam.de 20h.à 01 h — Bar Tour de Ville: Le Trio Starlite.mer.au dim.de 21h.à 02h.LA CROISETTE: 1201 Dorchester(878-2000)— Jacques Ouellette, au piano, du dim.au ven.de 18h.à 22h.LE BOULEVARD: 1201 Dorchester, Montréal (878-2000)— Tous le samedis soirs de 196 à 246, musique du Trio Denis Boivin L’ENTRE-TEMPS: 1201 ouest Dorchester, Montréal (878-2000)— L’Orchestre Mexican Connection du mer au sam.de 21 h.30 à 02630 jusqu'au 3 oct — Samedi le 19 sept, fiesta endiablée avec le même groupe, sur des rythmes latino-américains et les succès des Top-Forties LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester ouest (878-2000)— Suzanne Berthiaume, harpiste, tous les jours de 19h.à 23h.L’IMPROMPTU: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun.au sam.de 21 h.à 02h.RESTAURANT LES SERRES: 300 rue Lemoyne, Vieux-Montréal (288-5508)— 2 musiciens ambulants en soirée, violoniste et accordéoniste, du mer.au sam.RESTAURANT ZHIVAGO: 419 St-Pierre, Vieux Montréal (284-0333)— Restaurant dancing-romantique, mar.au sam.de 18h.à 3h.— 2 musiciens de tziganes, mer.au sam de 19h.30 à 23h.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine (861-0657)— Spécial Motown Event, Tribute To The Temptations and The Suprêmes avec Shirley Murray, Royal Flush, Added Sugar and The Risin Sun Soul Train, le 19 sept — Blue Monday Jam Session avec The Ward Brothers Band, le 21 sept.SALLE REINE ÉLISABETH: bar des voyageurs 900 Boul.Dorchester (861-3511)— Normand Zubie et David Lessard lun.et mar.de 17h00 à 22h00— Oliver Jones et Charles Biddles, mer.jeu.ven.de 17h00 à 22h00— Normand Zubie et Daniel Lessard, sam.de 17h00 à 24h00.SALON DES CENT: Zanzibar, 1647 St-Denis, Mtl (288-2800)— Jazz tous les dim.et lundis soirs à 21 h.30 Classique BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE: 1071 rue de la Cathédrale, Montréal (866-1661)— Tous les dimanches à 11 h., le choeur polyphonique de Montréal BASILIQUE NOTRE-DAME: 116ouestNotre-Dame, Montréal (849-1070)— Tous les dimanches à 11 h., grand-messe (grégorien et polyphonie) à l'orgue Pierre Grand'Maison_ CHURCH OF ST-ANDREW AND ST-PAUL: Angle Redpath et Sherbrooke, Montréal (842-3431)— Tous les dimanches à 11 h., chorale de l'église ÉGLISE SAINTE-CUNÉGONDE: 2461 ouest rue St-Jacques, Montréal (937-3812)— Tous les dimanches à 9h„ grand-messe en latin, selon l'ancien rite (chant grégorien) ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: angle Rachel et Henri-Julien, Montréal— L'organiste Jacques Boucher jouera des oeuvres de Couperin et Guilmant, aux messes de 17h.le sam.19 sept, et 10h.et 11 h.le dim.20 sept.ÉGLISE ST-PIERRE-APôTRE: Angle Dorchester et de la Visitation, Montréal— Denise Bellay, soprano, et Jean Ladouceur, orgue, oeuvres de Fauré.Gounod, Vierne et Widor, le dim.20 sept, aux messes de 9h.30 et 11 h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal— Concert-duo de Steve Lacy et Mal Waldron, le 20 sept, à 20h.30 ORATOIRE SAINT-JOSEPH: 3800 chemin Le peintre québécois Lucio de Heusch, lors d’un récent colloque sur les arts, à Montréal, a soutenu que, pour les quelque 1,800 artistes connus et inconnus qui figurent dans la collection de la Banque d’Oeuvres d’art, les chèques versés par cet organisme sont souvent tombés à point, leur permettant de poursuivre leur travail ou même de payer le loyer.Lorsque la banque décide d’acheter une oeuvre qui lui a été recommandée par un jury composé d’artistes, de propriétaires de galeries d’art et de divers autres spécialistes, elle en considère le mérite artistique plutôt que la valeur locative.« Nous n’achetons pas ces oeuvres dans le seul but de les louer », explique Mme Quiring.Cela signifie que certaines pièces de la collection, qui comprend des peintures, sculptures, montages en fibres ou céramiques, graphiques, dessins et photographies, sont difficiles à louer en raison du sujet traité ou même de leurs dimensions.Ainsi, que faire d’une sculpture abstraite en fibre de verre de quatre mètres de hauteur, neuf mètres de longueur et 15 mètres de profondeur.Cette oeuvre d’Ed Zelenak, baptisée Arnprior, pièce de la banque ayant les plus grandes dimensions, a finalement trouvé preneur: elle figurera au Musée de la Civilisation, actuellement en construction à Hull.Les responsables de la Banque d’Oeuvres d’art sont persuadés qu’ils cultivent avec succès un goût populaire pour les oeuvres contemporaines canadiennes.Queen Mary, Montréal (733-8211)— Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, sous la dir.de Gilbert Pate-naude, à la messe de 11 h.— Le dim.20 sept, la messe ¦ Missa Sancti Caroli ¦ de Johann Fux.et le motet • Christe Dei Soboles » de De Lassus — Raymond Daveluy, à l'orgue, à 15630 PAROISSE ST-ANDRÉ-APÔTRE: 10530 Wa-verly, Montréal (739-7692)— L'Ensemble vocal Ka-timavik recherche des ténors, basses et sopranos, expérience chorale ou musicale souhaitée, les répétitions ont lieu le mardi soir à 19h.30 SALLE CLAUDE CHAMPAGNE: 220 ave Vincent d'Indy, Montréal— Concert de l'Orchestre Symphonique de Montréal, chef d'orchestre Richard Hoenich, soliste: Jean Saulnier, piano, oeuvres de Brahms et Dvorak, le 20 sept, à 20h SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— Réunion 87, Maria Dolnycky, piano, le 19 sept, à 16h.— The Danovitch Saxophone Quartet et Zuk Piano Duo, le 20 sept, à 20h.VARIETES AQUARIUM DE MONTRÉAL: La Ronde, Ile Ste-Hélène (872-4656)— L'aquarium est ouvert tous les jours de 10h.à 17h.BISTRO D’AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Souper en musique avec Marie-Perle Quintin, à compter de 18h.CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc, Montréal (272-1734)— Brunch tous les dimanches de 126 à 166, musiciens à compter de 13h.CANAL CHAMBLY: Chambly— Visites du canal Chambly, jusqu'au 12 octobre prochain, du mer.au ven.avec réservation, les sam.et dim.des guides attendent les visiteurs de 10h.à 18h.CENTRE CULTUREL FERNAND-CHAREST: 190 Laurier, St-Jean-Sur-Richelieu (346-5372)— Présentation du film Bach et Bottine, le sam.19 sept, à 13h.— Le Théâtre des Confettis présente ¦ Comment devenir parfait en trois jours » le dim.20 sept, à 146— Conférence sur les vins avec dégustation: Les vins d'Allemagne, le lundi 21 sept, à 19h.30 LA CHACONNE: 342 est Ontario, Montréal (843-8620)— Marcel Beaulieu, chansonnier, le 19 sept, à 21 h.CIRCUIT-EST: 1881 St-André, Montréal (525-1569)— Danse Événements Off, Lynda Gaudreau et Sylvain Emard, le 19 sept, à 23h„ le 20 sept, à 14h.FESTIVAL INTERNATIONAL DE NOUVELLE DANSE: Montréal— Uqam, studio-théâtre Alfred Laliberté: Marie Chouinard, Canada, Marie Choui-nard, les 18-19 sept, à 19h.— Théâtre Maisonneuve: Lucinda Childs Dance Cie, USA, Lucinda Childs, les 19-20 sept, à 20h.30— Uqam, studio-théâtre Alfred Laliberté: Jumpstart, Canada, Lee Eisler, le 20 sept, à 196— Uqam, Salle Marie Gérin-Lajoie: Suzanne Linke, Allemagne, Suzanne Linke, les 19-20 sept, à 21 h.TELEVISION SAMEDI O 12.00 12.30 13.00 13.55 14.00 15.30 17.00 17.30 18.00 CBFT La semaine parlementaire à Ottawa Univers inconnus D'hier â demain Nos espoirs 88 Univers des sports Ciné-Famille ¦ Les rêves de Monsieur Rossi • Grand air Génies en herbe Le Téléjournal O CBMT 12.00 The Muppet show 12.30 Wonderstruck 13.00 Newfoundland outdoors 13.30 It’s about time 14.00 Fish’n Canada 14.30 Focus north summer series 15.00 Sportsweekend 18.00 CBC News: Saturday report CD cftm 12.00 Samedi Magazine 14.00 Ciné week-end « Les chariots contre Dracula » fr.80 avec Gérard Filipelli, Gerard Rinaldi et Jean Sarrus 16.00 La lutte 17.00 Plexi-mag SB cfcf 12.00 World wrestling Federation 13.00 Saturday cinema « Stagecoach » avec Willie Nelson, Kris Kristofferson, Waylon Jennings et Johnny Cash 15.00 Canada in view 15.30 50 plus 16.00 Wide world of sports SB RADIO-QUEBEC 12.00 Santé et sécurité au travail 13.00 Les jeux du Québec 13.30 Justice pour tous 14.00 L'engrenage infernal 16.00 Points de vue 17.00 Nord-sud 17.30 Pinocchio 18.00 Passe-Partout €3 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.30 13.00 13.30 14.30 15.00 15.30 16.00 16.30 17.00 17.30 M.A.S.K.Les Pierrafeu Dessins animés Le petit journal hebdomadaire Encyclopédie en images L'exploration et vous Jinny Le vagabond Action jeunesse Le Grand Journal m t v F Q 12.00 Ligne directe: permis de conduire, permi de tuer 13.00 L’opéra sauvage: l’oiseau couleur du temps 14.00 II était une fois le pouvoir: le référendum des dieux 14.49 Tim le robot 15.00 Rigol’été: à quel âge doit-on céder la place aux jeunes 15.55 Radio France Internationale 17.00 Croque-vacances 18.00 Le journal DIMANCHE O CBFT 12.00 Première édition 12.03 Jean-Paul 11 à Fort Simpson 12.20 Émission spéciale Visite de Jean-Paul 11 à Fort Simpson 16.00 La grande visite 17.00 La semaine verte 18.00 Le téléjournal o CBMT 12.00 News Special The Pope's visit 16.30 Hymn sing 17.00 Musical magic: Gilbert and Sullivan at Stratford 18.00 The Disney Sunday movie QD CFTM 12.00 Bon dimanche 14.00 Ciné Week-end « Le petit monde » amér.75 avec Eddie Albert et Tammy Grimes 15.30 Magnum 16.30 Sport-Mag 17.30 Justice pour tous œ cfcf 12.30 Question period 13.00 The Terry Winter show 13.30 Sunday Cinema « Rocket boy » can.84 avec Dave Thomas, Robert Donner et Kathleen Laskie 15.30 Inside the Olympics 16.00 The littlest hobo 16.30 The Pope’s visit CB RADIO-QUÉBEC 12.00 13.00 13.30 m QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 La lutte Quatre Saisons 13.00 Les P'tites vues « Drôle de frimousse » amér.56 avec Audrey Hepburn et Fred Astaire 15.00 Oscar et Félix 15.30 Premières 17.00 D’importance capitale 17.30 Le grand journal 14.00 16.00 17.00 17.30 18.00 Les prophètes d'Israël Gérer sa forêt Les animaux et leurs mystères « Un chien dans un jeu de quilles » avec Pierre Richard, Jean Carmet et Julien Guiomar Shaka Zulu Questions d’argent Conrad le robot Passe-Partout ea t v f q 12.00 13.00 13.30 14.30 15.30 17.00 17.44 18.00 Ligne directe: les merveilleux fous de l'aventure Les animaux du morde • Le génie du faux .avec Patrick Chenais, Sylvie Order et Patrice Kerbrat Bach Radio France Internationale Croque-vacances Compost urbain Le Journal La télévision du samedi soir en un clin d’oeil i 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21K30 22hOO 22h30 23hOO O ( BIT (R.-C.) Montréal CD WCAX (( BS) Burlington WPTZ (NBC) Plattsburgh O ( BV11 (( B( ) Montréal €0 CD CFTM (TV A) Montréal (Kl f(TY) Montréal CIVM (R.-Q.) Montréal \\\\\ (\B( ) Burlington ( KO (TVO) Ontario VE RMONT KlV (PBS) QUAT RE SAISONS Montréal la: Télé journal Q 18h 05 : Impacts News (1 h.) News CBC News Q Ici Montréal Puise Passe-partout 23h30 Bonjour P Docteur 00h00 Baseball Ligue Nationale : Phillies vs Expos Wonderful World of Disney Scarecrow of Romney Marsh It's an Adventure Charlie Brown Movie : Ducktales (Dessins animés) T his Week in Parliament Way ne & Shuster Intern.Pop Express Animateur : Roch Denis Windows À plein temps I5h TO : Football Ligue Collégienne Polka Dot Door Profiles of Nature River .loumevs WOW ! Des chiffres el des lettres l e journal IV KQ (télévision française) Ligne directe Prank’s Place Growing Pains of Ad.Mole Chacun chez soi 227 l-e Téléjournal P Le Poinl/Météo/Sport Movie : The hast Statfighter —É.-lj.1984 Avec Lance Guest, Robert Preston et Catherine M.Stewart The Golden Girls Mama’s Boy 22h 45/Cinéma : Il faut tuer Birgitt Haas Fr.80 —Avec Philippe Noiret & J.Rochefort News Movie : A Soldier Story É.-U.84 —Avec H Rollins jr.1987 Miss America Pageant Animateur : Gary Collins C EL Eoothall : Eskimos vs Roughriders Cinéma : Ee feu du désespoir —É.-U.1984 Avec Farah Fawcett, Paul Le Mat et Richard Masur Émission spé- ciale violence National league Baseball : Phillies vs Expos Kennedy contre Hoffa (2c) Star T reek Doctor Who National Geographic Austin ( in I.imits Lutte Parler pour parler Sur la colline In Session Ciné-répertoire : Les damnés —It.1969 Avec Helmut Berger, Indrid Thulin et Dirk Bogarde Once a Hero Movie Jlark Corner -Ê.-U.1945 Avec Lucille Bail.Mark Stevens et C.Webb Evening At Pops Desperate 21h 45: Conversations The National P Newswatch/Sports News 23h SO : The Sandbaggers Nouvelles P Cinéma: Hallucinations —Am.71 TVA/sport J Avec Marjoe Gortner CTV News p 23h 20 : Pulse Mov.: Diary of A nne Frank Rencontre avec des gens remarquables ABC News P News 22 22 hl5/Movie : The Clouded Yellow —G.-B.51 Avec Jean Simmons et Trevor Howard Movie : Plaza Suite — É.-U.1970 Avec Walter Matthau, Maureen Stapleton et Lee Grant Cinema : L 'empire du grec —É.-U.1978 Avec Anthony Quinn, Jacqueline Bisset et Edward Albert .opéra sauv age Il était une fois le pouvoir Le grand journal Star Treck 23h 40 : Conversations Mystery ! Adventures of Sherlock Holmes — Read Headed League Patrouille du cosmos Rigol’été 22h 50 : Le Journal American P Masters Cinéma : La fdle —It.78 Avec Marcello Mastroianni 23h 20 : Radio-France Internationale La télévision du dimanche soir en un elin d'oeil (ES CBFT (R.-C.) Montréal Téiéjournal Q science* réalité Le sens des affaires L'autobus du Showbusincss: Ani.: J.-P.Ferland T éléjournal P Cinéma : Les années de rêve —Can.1984 Avec Gilbert Sicotte et Anne-M.Provencher Les Beaux Dimanches : Human Sex Sports 23h 20 : La grande visile (3 ) ÂX (CBS) Burlington 16 h : Football Ligue Nationale 60 Minutes (Information) Murder, she Wrote P Movie : Micki and Maude —É.-U.1984 Avec Dudley Moore, Amy Irving et Ann Reinkin News 23h 15 : The Honey mooners CD WPT7.es animaux du monde la- génie du faux (4e) Bach l« journal Radio-frame-Internationale I Douze des meilleures galeries de Montréal se regroupent pour présenter la première foire d’art contemporain r'i «idc n.-.“ - Q.— Pourauoin’va-t-ilDaseu de -~Tr —i-— CLAIRE GRAVEL LA PREMIÈRE foire d’art contemporain bat son plein : douze des meilleures galeries de Montréal, sous l’égide de l’AG ACM (Association des galeries d’art contemporain de Montréal) occupent chacune un stand dans l’espace prêté par la galerie des arts Lavalin : le public va et vient, comparant les oeuvres, leur qualité, leur prix, supputant ses choix dans une ambiance de marché boursier légèrement enivrante.Nous avons rencontré John Daniel, l’actuel président de l’A-GACM et directeur de la galerie Daniel.Q.— « Qu’est-ce qui vous a amené à vous regrouper dans cette Association des galeries d’art contemporain de Montréal ?R.— Nous voulions avoir plus d’appuis des différents ministères des Affaires culturelles, municipal, provincial, fédéral, pour défendre nos besoins, faire la promotion des arts contemporains, vivants.Nous nous sommes regroupés pour être reconnus, pris au sérieux et pour donner un autre genre de cachet à chacun des membres : nous avons un code de déontologie, car il faut que chacun des membres ait une certaine intégrité vis-à-vis le client, le monde extérieur et vis-à-vis les artistes.Il fallait que l’on se protège aussi.Annie Molin-Vasseur (directrice de la galerie Aubes 3935) a fondé et a été la première présidente de l’Association.Q.— Pourquoi n ’y a-t-il pas eu de foire auparavant ?R.— Il y a eu les Art-expo de Montréal, organisés par Jean Tur-geon, qui a essayé de faire une grande foire des arts où il y avait des cabanes à sucre autant que d’autres genres de peinture.Il n’y avait pas de jury.Vous savez, il y a tant de clientèle potentielle qui n’ose pas entrer dans une galerie : les gens ne s’y connaissent pas, ils ont peur : ils sont beaucoup plus à l’aise dans des galeries qui montrent des choses plus conventionnelles, facilement identifiables.Alors moi je trouvais ça important, les cabanes à sucre : elles aidaient certaines personnes à entrer.Car comment leur ouvrir les yeux ?Tranquillement, en voyant les autres choses, les gens pouvaient apprendre, voir la différence, faire leur propre choix.Puisque nous n’avons pas un système d’éducation qui fait apprendre aux gens dès l’enfance qu’est-ce qu’est l’art, comme ça, il faut donner un chemin facile à suivre.C’est devenu un problème plus tard, car nous avons vu que l’énergie allait toute là, à ces choses très traditionnelles et même à des choses de mauvaise qualité.Et puis cela a dégénéré en faillite.Q- — C’est là que vous avez choisi de vous concentrer ?R.— Nous avons essayé, comme association, de trouver quelqu’un qui voudrait bien commencer une foire qui serait exclusivement d’art contemporain.Avec la compagnie Lavalin, qui fait tellement de promotion vis-à-vis la vie culturelle au Canada, et avec la grande expérience du con- À l’UQAM Cours d’arts plastiques Les Cours du samedi pour tous en arts plastiques reprennent à l’UQAM à compter du 26 septembre prochain.Trois types d’ateliers sont offerts cette année: — arts plastiques pour les 4 à 16 ans (de 10 h à midi) où six regroupements selon l’âge est permettront a chacun de progresser selon un rythme adapte; — art et ordinateur pour les 7 ans et plus (de lOh à midi).Les jeunes intéressés feront l’apprentissage du langage LOGO graphique sur appareils Apple II, moniteurs et imprimantes couleur.Les cours d’initiation seront dispensés le matin tandis que les cours de perfectionnement pour les plus âgés auront lieu le samedi de 13 h à 15 h; — arts plastiques pour adultes sont des ateliers de peinture et de dessin qui se donnent les lundis de 19h à 21h et les mercredis aux mêmes heures, respectivement.Offerts depuis 1948, d’abord à la défunte École des Beaux-Arts puis à l’UQAM, ces cours sont assurés par de jeunes bacheliers en enseignement des arts plastiques sous la responsabilité du département d’Arts plastiques de l’UQAM.Les inscriptions pourront se faire par téléphone (282-3579) aujourd’hui de 9 h à 16 h ou le 26 septembre de 9 h à 10 h 30 sur la Grande place du pavillon Judith-Jasmin (métro Berri-de Montigny) avant le début des cours.Le coût est de $60 pour neuf séances de deux heures chacunes et les matériaux sont fournis.Un atelier sera offert simultanément et sans frais supplémentaires aux parents des enfants inscrits.GAI FRIF DANIFI 2Î59~rue Mackay.Montréal (514) 844-4434 NICOLE ELLIOTT OEUVRES RÉCENTES jusqu'au 11 octobre galerie Frédéric éalarau Oeuvres récentes de Robert Nadon Jusqu'au 30 septembre 307.rue Ste-Catherine ouest suite 515 844-4464 Keitaro Takaki Artiste japonais contemporain Sculptures et aquarelles 19 septembre - 3 octobre Vernissage samedi 19 septembre de 14 à 17 heures Démonstration 26 septembre 13 à 14 heures et de 16 à 17 heures Estampes japonaises XVIIIe et XIXe en permanence Galerie Kô-zen 532, avenue Duluth Montréal (Québec) H2L 1A9 (514) 842-0342 Transition ANDRÉE BEAUREGARD Travaux récents sur papier 1 7 septembre au 9 octobre 1 987 «Point de suspension» CLAUDE FORTAICH jusqu'au 10 octobre ART CONTEMPORAIN GALERIE culturt 360 rue Roy eit Montréal H2W IM?Telephone (514) 843-3596 du mort, ou dim.de 12h à 13h FRANCIS MEAN 23 septembre - 6 octobre 680, rue Sherbrooke ouest Montréal (Québec) H3A 2S6 Tél.(514) 284-3768 Lundi au vendredi de 1 1 h à 17 h.Galerie d'art sans but lucratif commanditée par L Industrielle-Alliance VERNISSAGE en présence deïarti'ste le mercredi, 23 septembre à 19:00 hres t R.TJ S jpktk diot \ 102, Avenue Laurier ouest, Montréal, Québec.H2T2N7 Tél.: 271-1211 John Daniel : « La vie culturelle doit prospérer à la mesure du monde des affaires.servateur Léo Rosshandler, nous en sommes arrivés à cette entente : cette année nous allions avoir une exposition qui s’appellerait Entrée libre à l’art contemporain, avec un regroupement des galeries d’art contemporain membres de l’Association.Une exposition qui durerait six jours, pour montrer au public, au début de l’automne, la rentrée artistique.L’aide de la galerie Lavalin est très importante (espace, catalogue, diffusion) et pour moi c’est une réunion du monde des affaires et de celui des arts plastiques qui est fantastique.J’espère voir dans l’avenir de nombreuses associations comme ça.Q.— Il faut nommer les galeries : Aubes 3935, Cultart, Daniel, Elena Lee Verre d'Art, Esperanza, Frédéric Palardy, Graff, J.Yahouda Meir, Michel Tétrault Art contemporain, Noctuelle/Michel Groleau, Samuel Lallouz et la Galerie 13.R.— Chaque galerie fait son propre choix d’artistes, les oeuvres sont accrochées aux murs, les sculptures posées sur des socles, les gens se promènent, voient quel artiste fait partie de quelle galerie, et puis, s’ils aiment quelque chose, on la leur ISABELLE LEDUC jusqu'au 4 octobre -n 00 < O o CO r CD uj n’y a vraiment pas assez de sculptures à l’extérieur.Dans ma galerie, j’ai le seul jardin de sculptures qui existe au Québec, à l’année longue.Il est mentionné dans le New York Times comme une des attractions de Montréal.J’ai passé toute ma vie dans les galeries d’art.Ça fait seize ans que j’ai ma propre galerie et je me suis Photo Jacquet Grenier aperçu de cette frontière entre les galeries de l’est et celles de l’ouest, le côté français et le côté anglais.Nous, nous nous sommes regroupés, parce que nous avons les mêmes buts.Le moment est arrivé où l’on n’a plus eu peur l'une de l’autre, de perdre nos clientèles.Il faut garder le client pour son amour même de l'art.Et puis, on est tellement sûr que les gens vont aimer ce que Ton aime.On est des optimistes.» Galerie des Arts Lavalin, 1100 Dorchester ouest, de midi à 20 h, jusqu’au 21 septembre.TOM DEAN Excerpts from a description of the universe, 1985 Avec la collaboration de la Banque d'oeuvres d'art du Canada et la Galerie René Blouin Jusqu’au 4 octobre GALERIE MONTCALM Maison du Citoyen La galerie d’Art de la Ville de Hull 25, rue Laurier, Hull, tél.: 777-2781 (fermé le dimanche) Trésors de Bulgarie jusqu'au 4 octobre 1987 au Palais de la Civilisation Ile Notre-Dame Montréal L'OR DES CAVALIERS THRACES Courez la chance de gagner de nombreux prix de présence, dont un séjour d'une semaine pour deux personnes en Bulgarie i Pour la première fois devant vos yeux! Trente-deux kilos d'or! Plus de mille objets éblouissants! i Découvrez la plus grande exposition de trésors, jamais sortis de Bulgarie, i Profitez du site merveilleux sur l'île Notre-Dame, en plein coeur des floralies.Service gratuit de navette entre le métro de l'île Sainte-Hélène et le Palais de la Civilisation Restaurant offrant un menu bulgare Spectacles gratuits de cinéma bulgare Lundi, journée de l'âge d'or Boutique de souvenirs ¦|p|ÉS C-12 ¦ Le Devoir, samedi 19 septembre 1987 LE CAHIER DU SAMEDI Les constellations picturales de Jocelyn Jean CLAIRE GRAVEL Zed Poinpoin, Peintures, Agence d’art Taillefer, Côté-Burnham, 3981 bd Saint-Laurent, suite 202, jusqu'au 27 septembre.Jim Thomson, Les Très Riches Repas, galerie Barbara Silverberg Contemporary Ceramics, 2148 rue Mackay, jusqu’au 26 septembre.François Morelli, Galerie Don Stewart, 2148 rue Mackay, jusqu'au 26 septembre.Isabelle Leduc, Galerie 13, 3772 rue Saint-Denis, jusqu'au 4 octobre.Jocelyn Jean, Indications diverses, Galerie Graft, 963 rue Rachel est, jusqu’au 6 octobre.U N VENT d’ironie souffle dans les ailes d’un ingénieur : voici Zed Poinpoin revu par un cri- tique milanais, Mozart enfant d’un art « définitivement urbain » : le design.Mais Zed reste fleur bleue quelque part, il peint innocemment, sur toile, sur papier et sur des branches de cocotier, dans des couleurs tellement plus douces que ses horribles imprimés qui ont fait se déchaîner toute la presse, il peint donc d’ineffables histoires enfantines où un requin, sur lequel gambade une antilope, vient mettre son nez dans la glace d’une voiture qui coule dans un océan doré.Des cravates et des insectes, des renards accrochés à des ballons, des saints apôtres transformés en cyclopes nous ravissent dans ces oeuvres où la peinture emprunte au graffiti à la fois sa fraîcheur et sa valeur de signe, universel et séculier, dans des représentations suaves, attendrissantes.Jim Thomson produit des pièces de céramique polychrome d’une rare Cats, la comédie musicale à ne pas manquer Suite de la page C-1 un Cats totalement canadien dans un vieux cinéma réaménagé, rue Yonge.Un million de spectateurs l’ont vu dans la Ville-Reine et la compagnie a passé l’été à Vancouver (j’y suis tombé en amour avec toute la troupe, il y a moins d’un mois).Les critiques new-yorkais, invités à la première torontoise il y a deux ans et demi, ont été unanimes à juger la production canadienne supérieure à celle de Broadway.D’une ville à l’autre au Canada, la compagnie s’est engagée à ne rien sacrifier, quitte à trouver une salle qui puisse accueillir la ménagerie (34 comédiens-danseurs-chanteurs, dont 12 doublures, à cause des fréquents accidents de scène) dans un dépotoir urbain, conçu par John Napier, constitué du ramassis le plus hétéroclite d’objets de rebus et, qui plus est, à l’échelle des félins qui y glissent, sautent, dansent, s’affrontent, s’aiment et se le miaulent entre des vieux vé- los hauts de six pieds, des carcasses d’appareils ménagers qui serviraient confortablement de gites aux sans-abri, des boites de conserves, cartons, tuyaux, etc.créant une monumentale sculpture.Je ne dis rien pour le moment (me réservant le plaisir d’en reparler, encore et encore) de la musique d’Andrew Lloyd Webber, déjà familière par Evita et Jesus Christ Superstar, des maquillages et des costumes qui ne manqueront pas d’inspirer les Montréalais au prochain Hallowe’en; de la qualité des chorégraphies; de l’enthousiasme et de la justesse des voix.J’oserai seulement affirmer que Cats est à la zoologie ce que Jesus Christ Superstar fut à la théologie et Evita à la science politique.Que les jeunes chattes et les vieux matous de Cats nous font un bien grand honneur de venir terminer à Montréal l’année du Chat (dans l’horoscope chinois).Et qu’après la francophonie et la québécitude, il fera bon découvrir la Antoine Vitez Suite de la page C-1 nie », celui qui, sceptique et pessimiste, ne voit jamais le beau des choses.Enfin, le metteur en scène a voulu aussi « déromantiser » Otello.« Les pièces de Shakespeare, comme celles du kabuki japonais, racontent des faits divers sordides.Otello pourrait parfaitement s’intituler : Un meurtre au quartier général, et se situer au Vietnam, par exemple.Il faut montrer ce sordide, le déromantiser.J’ai horreur de la représentation idéalisée du crime.C’est pourquoi vous verrez que l’assassinat de Des-démone par Otello n’est pas montré selon le cliché romantique.Il y a là quelque chose de misérable et de dé- risoire.Cela se retrouve dans Shakespeare, j’en suis convaincu.» « Le théâtre de Shakespeare m’a aussi appris, conclut Vitez, que les grands hommes sont petits.Brecht nous a bien dit que les grands criminels historiques ne sont pas grands: ce sont seulement leurs crimes qui sont grands et non pas eux.Inversement, les petits ne sont pas petits.Nous sommes aussi dignes d'intérêt que les grands.C’est pourquoi une pièce comme Otello peut nous toucher.Nous pouvons très bien nous identifier à des personnages qui sont au-dessus de nous ou loin de nous, dans les étoffes d’une autre époque.Freud et la psychanalyse ont démontré que tout est réversible.Nous ne sommes pas indignes des grands mythes de l’humanité.» EXPOSITION galerie Lise Jourdenais Du 22 septembre au 4 octobre Vernissage le 22 septembre entre 17h30 et 21h00 teller UKA< 1504, rue Sherbrooke ouest.Mondial, téi.: 933-9877 Ouvert mardi à samedi de 9h00 i 7h30 dimanche de 14h i 17h ACHETONS PEINTURES ET SCULPTURES DE QUALITÉ MARDI AU VENDREDI DE 9H À 17H30 — SAMEDI DE 9H À 17H GALERIE DOMINION le plus frand choix de peintures et sculptures au ( anada dans b plus grande galene marchand d'art au ( anada.1438 ouest, rue Sherbrooke 845-7471 et 845-7833 RAYMOND GERVAIS Vernissage: 19 septembre, 16h 19 septembre — 17 octobre 1987 GALERIE CHANTAL BOULANGER ¦372 Ste-Catherine o„ local 502, Montréal (QUÉBEC) H3B IA2 (514) 397-0044 Mar, au sam, de 12h è 18h.COURS PE PEINTURE ^ uarelle Maurice Dominque, s.c.a.Dessin & couleurs Y van Dagenais D-Ulle Liltorio Del Signore Dessin & peinture Marie cinq-Mar» A*#.CENTRE CULTUREL DE VERDUN ~E^ 5955, av.Bannanlyne VEBQUN Verdun, Qc H4H 1H6 765-7170.Un» «xpo-fofe» de l'Auociation dos galeries f d’art contemporain de Montréal du 16 septembre au 21 septembre 1987, î, de 12 h à 20 h, / ‘ Entrée libre ^ ^ ^ La Galerie des arts Lavalin/ .„ 1100, bout Dorchester Ouest, Montreal mSLs Tét: 876-4455, poste 3220 X félinitude avec des chats si marrants, si chamarrés, si chahuteurs, si chaleureux.I GRAHAM CANTIENI « PARAT AXE » 15 septembre — 30 octobre SERVICES CULTURELS DU QUÉBEC 117, rue du Bac, Paris RUSSELL T.GORDON «SÉRIE FEDORA » CHAPEAUX jusqu’au 29 septembre WADDINGTON & GORCE INC.1504 rue Sherbrooke Ouest 934-0414 — 933-3653 fermé le dimanche et lundi I iiWffiM I TrATnA tB MUSEE McCORD D’HISTOIRE CANADIENNE (.90, RUE SHERBROOKE OUEST (MÉTRO McGILI.) Le Passé en Peinture Découvrez des oeuvres d'art exceptionnelles, prêtées par les Archives nationales du Canada, dont plusieurs nbnt jamais été vues par le public.Portraits et vues topographiques des 18e et 19e siècles.Une occasion unique! Du mercredi au dimanche de 11 h à 17h Entrée: 1,00$ Information 398-7100 Le Musée remercie de leur appui les Musées nationaux du Canada, le ministère des Affaires culturelles du Québec et le Conseil des arts de la CUM.CONSERVATOIRE ./«ALLE À l’occasion de la parution de la 11e édition de LA PHONÉTIQUE FRANÇAISE de Georges Landreau revue et corrigée par France Arbour, Madeleine Alluisi Boileau et Jacques Laurin.Nous sommes à la recherche d'exemplaires parus entre 1927 et 1966.Renseignements: Jacques Laurin Directeur général Tel.: 288-4140 Comme l’aurait dit un politicien aujourd’hui réincarné : « Chat ch’est un show ! » perfection, à travers une mise en forme lourdement parée : Les Très Riches Repas serait la vaisselle des heures gourmandes du duc de Berry, dont Thomson se nomme le nouveau Limbourg.Les assiettes murales et les sculptures résument des mélanges de styles, d’un baroque jamais kitsch.L’oeuvre d’Isabelle Leduc prend un aspect guerrier et religieux : là où l’on croit voir des peaux et de l’acier, il n’y a en fait qu’un travail extrêmement délicat de transformation du papier dont la pulpe peinte, tendue sur de fragiles arcs de bois, dessine des formes primitives et acérées, puissamment symboliques.Les plus petites pièces, où la magie semble resserrer ses fluides, sont les plus fortes, affûtées comme des silex, d’une symétrie héraldique, médiévale.Autour de 14 oeuvres récentes, les peintures tirées de son Livre des Sept Maisons et des dessins et lavis des Studies for Becket de 1986, Fran-çois Morelli a reconstitué les grandes étapes d’une démarche de sept années : trois « sculptures » : Nest, Divestment et Monolith (1981), sarcophages de bois, de paille et de coton, de forme humaine, retracent le périple de l’artiste aux confins de plusieurs cultures.Cette transculture, vécue comme un drame, Morelli la portera ainsi sur son dos, et marchera de l’édifice des Nations-Unies à New York aux rives de l’Hudson, puis le long du Saint-Laurent.Il ira, ainsi chargé, jusqu’au sud de la France et de l’Espagne.Trois grands cibachromes illustrent sa performance Ninamata à Alma (1982) : à l’intérieur de l’Humanoïde se trouve un poisson; l’enveloppe est brûlée sur la neige ; l’artiste et l’animal contemplent cet embrasement générateur de déchets empoisonnés.Le sacré, l’expression de la douleur causée par la déperdition de l’identité, par la souillure et par l’aliénation, constituent le sens premier de l’oeuvre de Morelli; ses dernières Études pour Becket placent des êtres humains au bout de structures architecturales imaginaires, à la fois gardiens et otages d’un monde chaotique.Jocelyn Jean, après des années de recherches, de tâtonnements à travers ce que l’historien d’art allemand Wôlfflin nommait « les principes fondamentaux » ; le linéaire — le dessin — et le pictural — la couleur —, a abouti à une symbiose d’une superbe maturation plastique.Jean se débattait entre une volonté de construction rigoureuse et sa soif insatiable de la couleur, qu’il va peindre à l’acrylique, à l’huile, frotter dans le bois, lécher avec un pinceau, malaxer dans la cire d’abeille, appliquer au couteau, une couleur maîtresse qu’il musèlera en lui donnant la forme immense de galaxies, de continents, de cordillères, d’archipels.Jocelyn Jean apprivoise les couleurs délaissées, les oranges, les violets, les verts acides, les verts bleutés et leur restitue toute leur aura.La couleur traverse le mur, elle est traversée par lui; les découpes de contreplaqué décrivent des spires, des ellipses, se juxtaposent, se chevauchent, rentrent l’une dans l’autre, se dédoublent et s’écartent, dans un amalgame de territoires connus : celui de l’art, du carré d’Albers, de l’ex-pressionnisme-abstrait, du shape-canvas, et celui de l’enfance au bord de l’océan Atlantique, de la fascination aussi pour les arcs-en-ciel, les atlas, les cartes marines, les étoiles.Aux formes fondamentales, statiques, répondent des mouvements colorés magnifiques : les arbres, montagnes et océans sont désubstantia-lisés à travers leur bi-dimensionna-lité plaquée sur le mur : ils deviennent des aires réflexives, à la limite de l’expérience spirituelle, à laquelle se réfèrent l’abstraction et l’iconicité géographique.Jocelyn Jean nous donne six pièces à la fois sévères et sensuelles, d’une séduction absolue.Tmittr^i PEVOIR pour le ciott®1- À la veille de son départ pour le Mexique, invité par l’Institut National des Beaux-Arts RENÉ DEROUIN vous invite à voir sa COLLECTION D’ATELIER du dimanche 20 au dimanche 27 septembre 1987 de 10h à 17h au 1303 Montée Gagnon, Val-David.Rens.: (819) 322-7167 René Derouin est représenté par Michel Tétreault Art Contemporain, 4260 rue St-Denis, Montréal.4 L'oeuvre complète de René Derouin est disponible à la galerie.y 0) XQ) 0) 3(5 c O O La rencontre d’un lieu Sculptures de la collection permanente Cette exposition a lieu au Vieux-Port de Montréal: édifice de l’ancien poste de police.Jeudi au dimanche de 12h00 à 18h00 Jusqu'au 27 septembre ¦ Triplo Igloo Oeuvre de Mario Merz tirée de la collection permanente du Musée Jusqu’au 25 octobre ¦ Llz Magor Jusqu’au 25 octobre ¦ Suzelle Levasseur Peintures et dessins 1980-1987 Jusqu'au 8 novembre Service d'animation et d’éducation ¦ The Bounty of the Earth Bande vidéo tirée de la collection permanente de Paul Landon Jusqu'au 4 octobre Michael Morjfcïs-Micl\______srrî3naro Entrée libre au Musée Cité du Havre Renseignements: 873-2878 MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL
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