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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1987-10-03, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXVIII - No 228 ?Averses.Froid.Max.: 10.Demain: nuageux.Détail page B-10 Montrésl, samedi 3 octobre 1987 4 CAHIERS —$1.00 - d’Outremont 9 Un coup d'oell abordable sur la gastronomie Ouvert tous les lours 1030.rue Laurier ouest, 279 7355 Les Québécois ne veulent plus de Turner PIERRE O’NEILL La très grande majorité des Québécois (70 %) et même une majorité de partisans libéraux (54%), soit ceux qui ont l’intention d’appuyer les libéraux aux prochaines élections, croient que John Turner devrait quitter la direction du Parti libéral du Canada.Ces données ressortent d’un sondage effectué par la maison Léger & Léger auprès de 1,007 Québécois, en- tre le 14 et le 18 septembre, et dont Le DEVOIR a obtenu copie.Les supporteurs de tous les autres partis politiques, néo-démocrates (85 %), conservateurs (77 %), libéraux provinciaux (63 %) et péquistes (82 %), sont également d’avis que M.Turner ne devrait pas demeurer à son poste.Le chef du PLC trouve grâce auprès des Québécois âgés de plus.de 65 ans, des femmes et des al-lophones, qui sont sensiblement moins nombreux à souhaiter son départ de la vie politique.EXCLUSIF Dans l'hvpothèse d’une éventuelle démission de M.Turner, c’est Jean Chrétien qui apparaît encore le préféré des Québécois pour lui succéder.L’ex-candidat au leadership recueille 30 % des appuis, suivi de Pierre Trudeau (16 %), de Raymond Garneau (11 %) et de Paul Martin (4.2 %).De leur propre initiative, les personnes interrogées ont par ailleurs suggéré les noms de trois autres personna- lités qu’ils aimeraient voir à tête du PLC: David Peterson (1,7%), Don Johnston (0 5 %) et Roger D.Landry (0.1 %).Cette enquête d’opinion publique visait par ailleurs à évaluer l’appréciation des Québécois envers les leaders politiques de l’heure, cela en faisant ressortir les qualités les plus recherchées.Lequel est le plus près des gens ?Ed Broadbent, ont répondu 22 % des personnes interro- gées tandis que 15 % disent apprécier Robert Bourassa pour sa compétence.Brian Mulroney et Pierre Marc Johnson sont perçus comme les deux meilleurs communicateurs, pendant que la performance de M M.Turner et Bourassa en cette matière est jugée plutôt médiocre.Ed Broadbent passe pour le chef politique qui véhicule « les meilleures idées ».Et avec Robert Bourassa, il arrive au Voir page A-10 : Turner ¦ Turner lance un appel à l’unité — page A-4 Le ministre du Travail, M.Pierre Cadieux (en mortaise), menace d’intervenir si le conflit aux Postes continue de prendre de l’ampleur.Des altercations ont eu lieu hier à Hamilton entre briseurs de grève et grévistes.Les positions se durcissent Libre-échange: il y a encore un mince espoir PAULE DES RIVIERES Le climat se durcit aux Postes et le gouvernement fédéral menace d’intervenir pour forcer les postiers à retourner au travail.Six villes ont été touchées hier par la grève des postiers, déclenchée mardi soir.La Société des Postes a imposé des lock-out temporaires à plusieurs endroits et, sur les lignes de piquetage, malgré une situation généralement calme, des bousculades violentes ont eu lieu à quelques endroits.À Ottawa, le ministre du Travail, M.Pierre Cadieux, n’a pas donné d’échéance mais a dit que : « je tiens à aviser les parties que le gouvernement ne tolérera pas un arrêt de travail perturbateur à la Société des Postes ».En répondant aux questions des députés de l’opposition aux Communes, M.Cadieux a par ailleurs écarté la nomination d’un médiateur « à ce stade-ci » parce qu’« à mon avis les parties n’ont pas l’intention sérieuse d’en venir à une entente.Il faut nommer un médiateur lorsque les parties sont prêtes à faire une entente ».Les négociations entre le Syndicat canadien des 23,000 postiers et la Société des Postes sont rompues depuis jeudi, lorsque la Société a rejeté une proposition syndicale présentée la veille.L’invitation du ministre du Travail à reprendre les négociations n’a pas été entendue hier mais il est possible que la Société des Postes pose un geste aujourd’hui.Le vaste projet de privatisation des comptoirs postaux de la Société est à l’origine du conflit, parce qu’il signifie la disparition de milliers d’emplois aux Postes, à moyen terme.A court terme, la Société garantit la sécurité d’emploi à ses employés actuels, pour la durée de la convention collective.Le Syndicat des postiers est en « grèves tournantes » depuis mardi BERNARD DESCÔTEAUX SAINTE-ADÈLE - Les députés libéraux ont renvoyé le comité Bacon à sa table de dessin pour encore quelques mois, faute de pouvoir trouver un compromis acceptable sur la question de l’affichage commercial bilingue.Réunis en caucus à Sainte-Adèle hier, les députés libéraux en sont venus à cette solution après quatre heures de discussions sur les recommandations soumises par un comité présidé par Mme Lise Bacon, minis- soir, â l’exception de Montréal, où 3,400 postiers sont en grève générale illimitée.Hier, en plus de Montréal, Edmonton, Hamilton, Ottawa, Dieppe au Nouveau-Brunswick et Saint-Jean à Terre-Neuve.La situation est demeurée calme à Montréal, où les responsables syndicaux donnent de strictes consignes de non-violence, afin de ne fournir Voir page A-10 : Postes tre responsable de la loi 101.Ils sont ressortis de leur réunion aussi divisés qu’ils l’étaient au début.« Nous retournons à notre table de travail pour présenter un rapport final dans les semaines ou les mois qui viennent », a simplement dit Mme Bacon à l’issue de cette réunion.Semblant contrariée par la tournure des événements, elle s’est dite incapable de préciser un échéancier.Comme le suggérait jeudi le premier ministre Robert Bourassa avant de quitter le caucus pour une conférence des premiers ministres à Ottawa, il semble assuré maintenant MANON CORNELLIER OTTAWA — Des différences importantes subsistent entre le Canada et les États-Unis sur le libre-échange, mais des progrès suffisants ont été faits dans la nuit de jeudi à vendredi pour permettre une reprise des négociations.C’est ce qu’a affirmé hier le premier ministre Mulroney à sa sortie d’une rencontre de trois heures avec ses homologues provinciaux.Selon M.Mulroney, les négociations reprises hier matin à Washington permettront de savoir rapidement si les questions encore en litige peuvent être résolues « de façon satisfaisante pour le Canada».Autre bonne nouvelle pour M.Mulroney, les premiers ministres provinciaux l’ont tous appuyé tant pour la stratégie adoptée que pour les objectifs poursuivis.Grant Devine, de la Saskatchewan, a ajouté que ses collègues et lui avaient encouragé M.Mulroney à poursuivre les pourparlers puisqu’on avait l’air de faire des progrès.Cependant, aucun des chefs provinciaux n’a osé se prononcer sur les possibilités d’obtenir un accord dans les délais fixés par la procédure américaine.Quant à M.Mulroney, il a avoué candidement qu’il ne savait pas si on allait obtenir une entente, mais qu’il ne perdait pas espoir.Pendant ce temps à Washington, les négociateurs Simon Reisman et qu’on prendra tout le temps nécessaire pour trouver une solution au problème.La présentation d’amendements à la loi 101 cet automne est de fait quasi impossible, si bien que de délai en délai, rien ne sera fait avant que la Cour suprême ne rende son jugement sur la question de l’affichage.Ce jugement est attendu au cours de 1988.Mme Bacon a contesté le fait que l’incapacité du caucus à réaliser un consensus constitue un échec pour son comité.Depuis maintenant un an, celui-ci cherche un cor.promis Voir page A-10 : Affichage Peter Murphy ont repris leur travail à la suite d’une proposition américaine faite par téléphone vers 22 heures jeudi soir par le secrétaire au Trésor James Baker.A sa sortie de la rencontre des premiers ministres, M.Mulroney a souligné que le retour à la table de né-Voir page A-10 : Libre-échange Apartheid: Reagan ne veut pas de nouvelles sanctions WASHINGTON (AFP) - Le président Ronald Reagan s’est prononcé hier contre l’imposition de nouvelles sanctions économiques contre l’Afrique du Sud et s’est déclaré en faveur d’efforts concertés avec les pays de l’OCDE pour renforcer les États dits de « la ligne de front ».Dans un rapport transmis au Congrès et rendu public par la Maison-Blanche, le président américain déclare que les sanctions économiques édictées par Washington l’an dernier contre Pretoria n’avaient pas réussi à modifier la politique d’apartheid et avaient eu des effets négatifs sur la populaion noire.Il n’a cependant pas demandé leur abrogation.Le président Reagan indique que les produits sud-africains boycottés par Washington (acier, produits agricoles, fer) ont trouvé preneurs en Extrême-Orient, au Proche-Orient en Amérique latine et même en Afrique.Il ajoute que la situation intérieure en Afrique du Sud s’est aggravée (censure, emprisonnement, raids dans les pays voisins.).M.Reagan s’était opposé l’an dernier à ces sanctions « punitives » mais avait été forcé de les promulguer, le Congrès ayant passé outre à son veto.Le chef de l’exécutif exprime le souhait que les États-Unis travaillent avec les pays de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le '’ével'mpement économique) et coordonnent, quand cela est possible, leurs politiques « pour renforcer les Voir page A-10 : Reagan LE COMITÉ BACON DEVRA REFAIRE SES DEVOIRS Les députés libéraux restent aussi divisés sur l’affichage Ces musiciens bizarres qui hantent Victo la marginale PAUL CAUCHON VICTORIAVILLE - Comment un ex-centre de l’industrie du meuble, patelin de Jean Béliveau, peut-elle accueillir la crème de l’avant-garde musicale internationale ?Si vous posez la question sur la grand’rue de Victoriaville —« Victo », comme on dit là-bas — vous obtiendrez des réponses évasives.Encore mieux : une jeune fille vous dira que « la musique actuelle, c’est Céline Dion».Ne riez pas, elle n’a pas tort.Car si la musique actuelle c’est ce qu’on voit et entend le plus, on pensera tout de suite à la colombe vetue de cuir.Mais les organisateurs du cinquième Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV), qui se termine demain soir, n’en ont pas la même définition.Et leur définition suscite beaucoup d’interrogations en ville.Comme une greffe dans un organisme : après avoir frôlé le rejet, « Victo » s’acco- mode maintenant plutôt bien de ces musiciens bizarres.La population semble observer de loin ce qui se passe mais décide quelquefois de plonger.Comme cette vénérable serveuse de restaurant qui s’exclamait de pouvoir entendre des spectacles à l’Église Ste-Victoire, prête à se laisser séduire par des sonorités inédites plutôt que par les Kyrie.La renommée du Festival est d’ailleurs la principale raison qui attire le public.Avant la réputation des Voir page A-10 : Victoriaville Le groupe Tuyo : une musique nouvelle qui déambule dans des cylindres.AUJOURD’HUI LES MAISONS VONT COÛTER PLUS CHER La valeur marchande des maisons à Montréal augmentera de 15 % cette année selon certains experts du secteur immobilier Page B-1 15 MOIS POUR M.-A.BOIVIN L’ex-conseiller syndical de la CSN a été condamné à 15 mois de prison pour les attentats à la bombe contre des établissements de M Malenfant Page 2 plaisir! W KEROUAC PARMI NOUS L’ombre de Jack Kerouac plane sur Québec cette semaine.Une rencontre s’y tient depuis jeudi, avec la participation d’écrivains de plusieurs pays et, entre autres, la première du film Le Grand Jack, d’Herménégilde Chiasson.Pour sa part, LE DEVOIR publie un extrait d’un roman inédit de Jack Kerouac, Pic, traduit par Daniel Poliquin et lancé hier, à Québec, par les éditions Québec/Amérique.Page D-1 DOM JUAN hier cil i sHamecli LLAl*e *««• **d**d .YMW» ¦OUCHARD Le Dom Juan de Molière au Théâtre du Nouveau Monde, qui ouvre la 36e saison, celui de Mozart à l’Opéra de Montréal.Robert Lévesque a interviwé le metteur en scène Olivier Reichenbach Page C-1 LE WINDSOR RENAÎT La «grande dame de la rue Peel», un exemple de ! rénovation réussi.Jean-Claude Marsan nous en parle.I Page C-1 IjttSlNQUUER MWOUR UN SINGULIER AMOUR «Madeleine Ferron au sommet de son talent.» (Le Devoir) — «Un bijou de cadeau qui enrichit la littérature.» (Le Soleil) 200p.-14,95$ A-2 ¦ Le Devoir, samedi 3 octobre 1987 Attentats à la bombe contre des établissements de Malenfant M.A.Boivin condamné à 15 mois de prison SUZANNE DANSEREAU QUÉBEC (PC) — L’ex-conseiller syndical de la CSN Marc-André Boivin a été condamné à 15 mois de prison, hier au Palais de justice de Québec, tandis que son frère Richard a écopé d’une peine de 10 mois.Les deux hommes, qui se sont avoués coupables de complot et d’attentats à la bombe en juin dernier, après s’être mis à table avec la police, sont restés impassibles lorsque le juge Yvon Sirois a rendu sa décision.Hier après-midi, ils devaient troquer l’escorte policière dont ils bénéficiaient depuis quatre mois pour les cellules de détention duquartier général de la Sûreté du Québec.Le conseiller du sous-ministre de la Justice, M.Gérard Galand, a admis hier qu’on ne savait pas toujours où les incarcérer.La logique commanderait qu’ils soient conduits à la prison d’Orsainville, mais l’on craint pour leur sécurité.La décision sera prise sous peu, dit-on.Les deux informateurs seront admissibles à une übération conditionnelle après avoir purgé le sixième de leur sentence.Dans son jugement sur Marc-André Boivin, le jueg Sirois déclare qu’il atenu compte de la gravité des crimes commis — lesquels sont théoriquement punissables par une peine d’emprisonnement à vie — mais aussi de certaines circonstances atténuantes.Le magistrat s’est appuyé sur les plaidoiries de la Couronne, sur le rapport pré-sentenciel et sur la déclaration de l’accusé, qui disait: « J’ai décroché à partir du moment où ça sauté à Chicoutimi, dans le restaurant-cuisine ou près de là, il y avait des bonbonnes de gaz(.).Là, j’ai réalisé que j’aurais jamais été capable de vivre en conscience avec la mort de quelqu’un et que s’il y avait eu un mort sur la conscience au niveau du syndicalisme, le syndicalisme serait mort aussi et j’aurais pas été capable de prendre cela ».Le juge Sirois a décrit Marc-André comme un syndicaliste convaincu, Marc-André Boivin Photo CP un être « mû par des convictions syndicales qui s’est dissocié d’une série d’actes criminels dont il prévoyait la réalisation malheureuse, même s’il a réagi un peu tard ».Il a ajouté que Boivin s’etait livré à la police sans sollicitation extérieure.En aucun temps, le juge n’a mentionné que Marc-André Boivin était une source pour le Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), chose qui a été confirmée par les autorités politiques canadiennes.Boivin a également travaillé pour la GRC, à partir de 1972.Enfin le juge Sirois a noté qu’il y avait peu de chance que Marc-André récidive.« La prise de conscience qui l’a décidé à se dissocier des crimes qu’il prévoyait manifeste bien son repentir et nous fait mettre de côté la possibilité de récidive », a-t-il déclaré.Le même traitement a été servi à son frère Richard.Mais comme le recommandait le procureur Georges Letendre, ce dernier a reçu une sentence plus clémente.Richard Boivin n’avait aucun an-tédécent judiciaire (contrairement à son frère, reconnu coupable de méfait et de grossière indécence) ; il a fait attention pour ne pas atteindre des vies humaines lorsqu’il a posé, à la demande de Marc-André, une bombe au Wandlynn, le 7 octobre 1986 ; et même s’il a reçu de l’argent pour son crime ($ 3,000 au total), il ne vit pas du crime, a note le juge.Le contrat entre Noranda et Québec Charbonneau exige que Lincoln dise tout Le ministre de l’Environnement, M.Clifford Lincoln, « doit divulguer le contrat intervenu entre Québec et la Noranda car les Québécois doivent savoir qui paye vraiement pour que cette compagnie respecte les normes sur les émissions acides».C’est ce qu’a déclaré hier le critique de l’oppositon en matière d’environnement, le député péquiste Jean-Pierre Charbonneau, en réaction à l’annonce que le ministère de l’Environnement avait refusé de divulguer entièrement le contrat passé en mars dernier entre Québec, Ottawa et la Noranda pour la construction d’une acide d’anhydride sulfureux d’une valeur de $ 125 millions.Le DEVOIR, qui avait demandé au ministère le contrat de la Noranda, en appellera devant la Commis- sion d’accès à l’information de la décision de lui fournir une version expurgée.« Les informations disponibles dans cette affaire nous laissent perplexes, a poursuivi M.Charbonneau.Ottawa parle de subvention quand il décrit ses $ 40 millions.Et Québec nie qu’il en soit ainsi.M.Lincoln a déclaré à l’Assemblée nationale que sa contribution constituait un prêt.Et que le principe du pollueur-payeur était respecté.Je pense qu’il est dans l’intérêt public que l’on puisse savoir ce qu’il en est exactement.» « Si M.Lincoln a raison, ajoute M.Charbonneau, je serai le premier à le féliciter pour avoir fait son travail.Sur des transactions de cette importance, la transparence gouvernementale doii être complète.» \foici le nouveau visage de La Banque d’Épargne.BANQUE LAURENTIENNE DU CANADA ¦V La Banque d’Êpargne fait partie de la vie de milliers de personnes depuis plus de 140 ans.Elle a toujours été présente, dans la communauté, au service des particuliers, petits et grands, de toutes les origines.Si La Banque d’Êpargne prend la décision de s’associer au Groupe La Laurentienne, c’est dans le but clair et réfléchi de se donner les moyens de mieux servir sa clientèle, dès aujourd’hui et encore plus dans l’avenir.C’est pour offrir des services plus complets, plus diversifiés.Derrière ce nouveau visage, il y a donc 141 ans de contacts personnels et quotidiens, 141 ans d’expérience et de service assidu, et plus de mille cinq cent hommes et femmes que vous connaissez déjà.Le nouveau visage de La Banque d’Epargne porte un sourire plein de confiance.Il vous donne des moyens pour l’avenir.BANQUE LAURENTIENNE DU CANADA des moyens pour l’avenir l f P Le Devoir, samedi 3 octobre 1987 ¦ A-3 L’injonction contre les éducateurs innocentés est refusée BERNARD MORRIER Accorder une requête ordonnant à toute personne, libérée d accusations portées contre elle, de communiquer avec qui que ce soit pour assurer sa juste défense devant une autre instance, équivaudrait à la replonger dans la même situation qu’au moment de sa mise en accusation.C’est par cette opinion que le juge Louis de Blois a rejeté hier une demande d’un centre d'accueil visant à empêcher une quinzaine d’éducateurs congédiés de communiquer avec quelque 30 enfants, ayant été préten-dument victimes d’agressions sexuelles l’an dernier.Ces éducateurs, tous libérés au terme d’une enquête préliminaire récente (où certains des jeunes pensionnaires ont témoigné), réclament maintenant leur réinstallation et le litige a été porté devant le Tribunal du travail.Toutefois, malgré la décision de la Cour des sessions de la paix de les innocenter, la direction du foyer maintient sa version des faits reprochés à ses exemployés et craint que ceux-ci « cuisinent » les jeunes enfants pour démontrer plus encore que leur congédiement s’avérait sans fondement.Lors de leur arrestation à l’été 1986, les éducateurs avaient tous été remis en liberté en attendant leur enquête, alors qu’ils s’en- gageaient entre autre à ne pas communiquer avec leurs prétendues victimes.« Cette obligation, de noter le juge, ne tenait plus à leur libération.Et la leur imposer à nouveau équivaudrait à les remettre dans le même état qu’au moment de leur cautionnement, c’est-à-dire des accusés.» Par ailleurs, bien que le centre (dont le nom demeure confidentiel) ait produit des affidavits circonstanciés pour appuyer sa requête, doublés du témoignage d’enquêteurs auprès des enfants, le juge de Blois n’en estime pas moins que ces récits demeurent encore trop vagues et insuffisants pour justifier une ordonnance d’injonction.Quant aux témoignages de psychologues, tendant à démontrer que de jeunes enfants sont généralement influençables, le juge de Blois constate que l’évaluation empirique qu’ils ont soumise, bien que solidairement bien faite, ne vient pas là encore confirmer les faits prétendus pour obtenir l’injonction.Enfin, le juge note aussi qu’aucune preuve n’a été faite que les éducateurs en cause aient communiqué ou tenté de le faire avant et pendant et depuis leur libération.« On ne saurait, conclut-il, accorder une injonction sur une simple appréhension, d’autant plus que les 15 éducateurs visés n’ont aucun antécédent judiciaire.» CAROLE BEAULIEU Vasectomies, ligatures de trompes et interventions chirurgicales visant à réactiver une fertilité interrompue par ces procédures, sont de nouveau gratuites au Québec depuis le 1er octobre.Les médecins du Québec ne peuvent désormais plus exiger de suppléments de leurs patients et patientes, comme ils le faisaient depuis 1986, après qu’un jugement ait déclaré non-assurable une intervention pratiquée à des fins non médicales.Un nouveau règlement entré en vigueur jeudi précise en effet que les stérilisations chirurgicales sont couvertes par la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ))lors-qu’elles sont requises à des fins de planification familiale.« Les médecins demandaient à leurs patients cinq ou six fois plus que le montant prévu par la Régie », rappelle le docteur Auguste Mockle, président de la RAMQ.« Les mouvements féministes, comme d’autres groupes, se sont insurgés».La Régie rembourse les médecins environ $ 170 pour une ligature de trompes, et $ 70 pour une vasectomie, lorsqu’elle est pratiquée en cabinet privée.Le nouveau règlement prévoit que les services médicaux requis à des fins de contraception mécanique ou chimique sont aussi couverts par la Régie.Il prévoit aussi le remboursement des réanastomoses, c’est-à-dire les interventions visant à réparer la stérilité causée par une vasectomie ou une ligature.En 1985, l’État québécois a payé un peu plus d’un million de dollars pour 18,000 vasectomies et $ 3,6 millions pour 22,000 ligatures de trompes.La vasectomie est de nouveau gratuite Saisie de cocaine dans un ex-navire de la GRC HALIFAX (PC) — La police du Guatemala a fait savoir qu’elle avait effectué l’une des plus importantes saisies de cocaïne au monde en arrêtant mercredi une vedette ayant déjà appartenu à la Gendarmerie royale du Canada avec deux tonnes et demie de cocaïne à son bord.Le navire était détenu à Puerto Barrios, environ 240 kilomètres au nord-est de Guatemala City.La police guatémaltèque, en collaboration avec la police américaine, a arrêté huit personnes, dont un Canadien, M.Jean-Yves Gustave Ovide Fillion, 64 ans, de Québec.Deux tonnes et demie, c’est 2,375 kilogrammes de cocaïne valant jusqu’à $ 500 millions US sur la rue.La drogue a été saisie à bord du navire Daring, une vedette cons- truite il y a 29 ans pour la GRC et que la Corporation des biens de la Couronne a vendue en 1985.Construite aux chantiers de Lauzon en 1958 et baptisée Commissioner Wood, la vedette avait Halifax comme port d’attache et servait à intercepter les contrebandiers.Au début des années 1970, la vedette de 53 mètres a changé de nom pour celui de Daring et est passée au service de la garde-côte.En octobre 1985, elle a été vendue à Dragage St-Maurice Ltd., entreprise de dragage de Notre-Dame-de-Pierreville, Qué.« Une chance que ce n’est pas moi.Sans cela, je ne vous parlerais pas au téléphone aujourd’hui », a déclaré M.Raymond Daneau, président de la compagnie québécoise qui a déjà été propriétaire du navire.EXXA DUVET D’OIE BLANCHE Manteaux Jackets Homme - Femme AUSSI TAILLE FORTE 550 President Kennedy métro McGill 843-6248 A St-Jean: 1 Place du Marché 346-6620 SUG.325* CONCOURS D’ORTHOGRAPHE Pour la deuxième année consécutive et pour marquer le sommet de la francophonie au Québec, l'Amicale des Professeurs Français au Canada organise un concours d’orthographe pour tous les élèves des cegeps et collèges de Montréal (5 élèves par collège).Ce concours aura lieu au collège Stanislas le 17 octobre prochain, et la remise des prix le 20 novembre à l’Espace Français.Les premiers prix, deux billets d’avion aller/retour Montréal Paris, sont offerts par la compagnie Air France.Les autres grands prix sont offerts par des organismes français et québécois.Bonne chance aux concurrents que l'Amicale souhaite nombreux.AMICALE DES PROFESSEURS FRANÇAIS AU CANADA Siège Social: 780 BOULEVARD DOLLARD, MONTRÉAL 8, P.Q.H2V 3G5 Abus sexuels dans un centre d’accueil Le Tribunal du travail décidera si les éducateurs seront réembauchés CAROLE BEAULIEU Au moment même où un nombre croissant d’organismes pressent le gouvernement de déclencher une enquête publique sur de présumés abus sexuels survenus dans un centre d’accueil de la métropole, le sort des dix éducateurs récemment libérés de ces accusations, tout comme celui des enfants hébergés dans le foyer de groupe concerné, semblent désormais reposer entre les mains de quatre arbitres du Tribunal du travail.Me René Lippé, René Turcotte et Gabriel Côté, tout comme M.Claude Rondeau, devront trancher au cours des prochaines semaines sur la question de la réintégration au travail des éducateurs récemment libérés, faute de preuves suffisantes.Au nom de la protection des jeu nés enfants hébergés dans ce centre d’accueil, la direction de l’établissement s’oppose en effet à leur retour au travail.Clamant leur innocence, les éducateurs soutiennent pour leur part que le refus de la direction de les réintégrer équivaut à les condamner alors que la Justice a jugé qu’elle n’avait même pas suffisamment de preuves pour tenir un procès.L’audition des griefs doit débuter à la mi-octobre.Selon le directeur de l’établissement, dont l’identité ne peut être révélée, la procédure pourrait se prolonger pendant plusieurs mois, sinon plusieurs années.Pendant ce temps, au cabinet de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Thérèse Lavoie-Roux, on disait ne pas pouvoir répondre aux demandes de plus en plus pressantes du milieu en faveur d’une enquête publique.Hier, l’Association des centres de services sociaux (ACSSQ) a joint sa voix à celle du Comité de la protection de la jeunesse, de la Direction montréalaise de la protection de la jeunesse et à l’Association des centres d’accueil du Québec pour demander la tenue d’une enquete publique sur les événements qui se sont déroulés entre les dénonciations d’abus sexuels, en novembre 1986, et le rejet, récemment, de tous les chefs d’accusation portés contre une quin- zaine de personnes.Selon M.André Payette, porte-parole de l’ACSSQ, seule une enquete publique « menée par des personnes indépendantes qui n’ont aucun intérêt immédiat dans le dossier » pourra faire la lumière sur les événements survenus au cours des derniers mois.« Nous craignons que le comité interministériel formé par la ministre se résume à faire une enquête en catimini, entre fonctionnaires », déclare M.Payette.La ministre de la Santé, Mme Thérèse Lavoie-Roux, a annoncé cette semaine la formation d'un comité inter-ministériel formé aussi bien de représentants des ministères de la Justice et des Services sociaux, que de représentants des associations de centres d’accueil ou des groupes de protection de la jeunesse.« Évidemment le comité ne sera pas formé que de fonctionnaires », a précisé hier l'attaché de presse de Mme Lavoie-Roux disant toutefois ignorer si le ministère étudie ou non la possibilité d'instaurer une enquête publique.Le président du Comité de protection de la Jeunesse, M.Vaughan Do-wie, a déclaré hier au DEVOIR qu’une décision à ce sujet serait prise au cours des prochains jours.« Au ministère de la Justice on nous assure que c’est une question de jours, pas de semaines ».précise-t-il.Questionnés par LE DEVOIR, quelques uns des éducateurs mis en cause ont déclaré ne pas être opposés à l’idée d’une enquête.Même si elle prolonge leur cauchemar, disent-ils, elle pourrait toutefois y mettre fin pour de bon.Au cours de l’enquête menée à l’automne 1986, près d’une trentaine d'enfants ayant déjà séjournés dans ce foyer de groupe du nord-est de la métropole avaient déclaré y avoir été victimes d'abus sexuels.Une quinzaine d'éducateurs et certains de leurs proches avaient subséquemment été appréhendés.Au cours de l’enquête préliminaire plusieurs entants ont modifiés leur témoignage de façon telle que la Couronne a jugé bon de retirer les accusations.Pour l’alphabétisation La campagne Outils pour la paix Nicaragua veut aussi des cahiers CLÉMENT TRUDEL La ville de Montréal a offert d’entreposer cette année - pour la valeur nominale de * 1 - tous les « outils de paix » que l’on recueillera, en octobre et novembre, pour le Nicaragua.De Vancouver, ces dons feront route, début 1988, vers ce pays qui a besoin de « survivre dans la dignité ».L’idée des « outils de paix » est née sur la côte Ouest en 1981 ; le Québec y participe depuis 1984.Il y a plus de 100 villes impliquées dans la campagne.En 1986, cetie campagne a recueilli plus de $ 1,5 million en argent et en matériaux divers: 12,000 crayons provenaient du YMCA de Montréal, des boites de tissus étaient offertes par l’AFEAS de Trois-Rivières et un marchand de Montmagny y allait d’une demi-tonne d’outils tout neufs, etc.Le tout a gagné le Costa-Rica puis a franchi la frontière nicaraguayenne pour atteindre Managua il y a trois mois seulement.Outils de paix espère recueillir en 1987 des cahiers pour écoliers, et pour adultes à alphabétiser; des bottes de caoutchouc destinées aux femmes qui travaillent dans les champs, et de la tôle ondulée pour les sans-abris.Dans d’autres provinces canadiennes, les projets portent sur le transfert de technologie aux pêcheurs nicaraguayens.Un autre groupe se prépare à contribuer à la modernisation de l’agriculture dans ce pays d’Amérique centrale.Des syndiqués veulent aussi expédier au Nicaragua des casques, des masques et autres accessoires reliés a la santé et à la sécurité au travail.' m )+**> v Photo Jacques Grenier The Gazette envahie par la FTQ Quelque 120 manifestants ont brièvement occupé le hall d’entrée de The Gazette hier midi, pour appuyer les pressiers du quotidien anglophone, en lock-out depuis le 10 juillet.C’est à l’invitation de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) que des employés d’autres entreprises en grève sont venues appuyer les pressiers de The Gazette.Changements technologiques et sécurité d'emploi sont en cause dans le conflit.•Seulement (15) disponibles U » Les condominiums les plus luxueux et exclusifs d’Outremont •Un panorama envoûtant au pied du Mont-Royal • Standard de vie de prestige et insonorisation de haute qualité •Trente (30) résidences, penthouses et penthouses de luxe *de 246,000 $ à 524,000 $ «L’adresse à Montréal» l.OOl ouest, boul.Mont-Royal 272-1991 Heures de visite: lundi au vendredi de lOhOO à 18hOO samedi et dimanche de midi à 18hOO Au marathon de Montréal, le 27 septembre, deux Nicaraguayens en fauteuils roulants étaient dans la course; ils veulent financer un atelier de fauteuils pour handicapés, car l’embargo américain empêche l'importation de tels fauteuils.La coordonnatrice pour le Québec d'Outilspour la paix, Mme Suzy Pot vin, fait état d’une campagne parallèle de lobbying auprès des députés au Parlement canadien.Le but est de faire approuver par le Canada le plan de paix Arias (du nom du pré sident du Costa-Rica) pour l’Amérique centrale, et de faire bénéficier le Nicaragua d’un stat ut prioritaire en matière d’aide extérieure.pour le et crayons La campagne < Mils de paix vise la sensibilisation du public aux besoins prioritaires du Nicaragua.Ce pays continue de recevoir des volontaires canadiens qui aident à l’électrification des zones rurales - ce sont des « brigades électriques ».L’été dernier, des Québécois sont allés enseigner l’anglais là-bas.11 y a au Nicaragua une pénurie dans bien des domaines, ce qui entraine l’inflation et, parfois, le marché noir.On espère susctier ici une solidarité « dans la dignité».Les contributions en argent doivent être faites à l'ordre de Suco, Coalition d’aide au Nicaragua, 3738, rue Saint-Dominique, Montréal H2X 2X9.Jusqu'au 31 octobre chez votre libraire GRAND JEU INTERNATIONAL FOLIO 500 PRIX À GAGNER 1er PRIX L'ensemble de lecture FOLIO composé de: • un fauteuil Club Hugues Chevalier (entièrement en cuir) • une mini-chaîne Toshiba • une bibliothèque Ikea entièrement garnie de volumes FOLIO • une lampe de lecture halogène 2e au 4' PRIX Un fauteuil Club Hugues Chevalier (en tissu) 5' au 7' PRIX Une bibliothèque Ikea entièrement garnie de volumes FOLIO 8' au 15' PRIX Un baladeur Toshiba 16' au 150' PRIX Une montre FOLIO 151' au 250' PRIX Un sac à dos FOLIO et 3 nouveautés FOLIO 250' au 500e PRIX Les 5 dernières nouveautés FOLIO.Rendez à FOLIO ce qui appartient à FOLIO A-4 M Le Devoir, samedi 3 octobre 1987 Le chef du Parti libéral au DEVOIR La victoire passe par l’unité du parti rappelle Turner aux libéraux d’ici PIERRE O’NEILL Le chef du Parti libéral du Canada, John Turner prévient les militants de l’aile québécoise que l’unité du parti est un pré-requis à la victoire électorale et a la prise du pouvoir.A l’ouverture de la réunion du conseil général du PLC-Québec, qui se tient aujourd’hui à Lon-gueuil et dont il sera absent, M.Turner a voulu prévenir les contestataires de son leadership des risques qu’ils courent à se complaire dans les divisions internes.Au cours d’un bref entretien téléphonique, le chef libéral a déclaré hier au DEVOIR « Maintenant que le parti remonte la pente dans l’opinion publique, le temps est venu de marcher ensemble.Une fois l’unité du parti rétablie, nous serons en excellente position pour affronter nos adversaires aux prochaines élections».La lecture optimiste que M.Turner fait des plus récents sondages l’amène à la conviction que le parti a passé le creux de la vague et que l’avenir lui sourit.Mais il reconnaît qu’il reste encore de la place pour l’amélioration de l’image que projette le parti.« Il nous faut présenter une image cohérente »>, avoue-t-il, soulignant qu’il a prêté une oreille attentive aux conseils qui lui ont été prodigués et qu’il n’a pas l’intention de décevoir et qu’il entend livrer la marchandise.Cette attitude de M.Turner a d’ailleurs eu des effets bénéfiques au sein du parti et lui a mérité des appuis inespérés, dont le support inconditionnel du président du parti, Me Michel Robert, qui est revenu à de meilleurs sentiments après avoir été le plus dur critique du style de leadership de son chef.Si des députés ou des présidents de comtés soulèvent la question de leadership aujourd’hui à Longueuil, Me Robert n’hésitera pas à se rendre au micro, aux cotés du lieutenant québécois Raymond Garneau.pour se porter à la défense de son chef.Tous deux ont déclaré hier au DEVOIR qu’ils interviendront avec fermeté pour tuer dans l’oeuf toute vélléité de contestation.Or, s’il faut en croire le président des Jeunes libéraux, M.Denis Coderre, il ne fait pas de doute Photo CP MM.John Turner et Michel Robert lors de l’accession de ce dernier à la présidence du Parti libéral du Canada.que la question du leadership sera soulevée.M.Coderre a précisé hier au DEVOIR qu’il n’a pas l’intention de revenir sur ses positions, qu’il demeure convaincu que John Turner est incapable de conduire les libéraux à une victoire électorale.Il réclamera à nouveau aujourd’hui la tenue d’un congrès de leadership.« Je crois avoir l’appui de plusieurs présidents de comtés.Il y a un profond malaise.C’est un cas de phase terminale».Ce diagnostic de l’état du parti, Raymond Gar-neau le repousse avec vigueur.Non seulement croit-il que la performance de M.Turner s’est grandement améliorée, mais après avoir fait une tournée du Québec et s’être entretenu avec les présidents de comtés, il sait maintenant que la situation est sous contrôle et que la contestation n’a plus prise au sein du PLC.« Les militants sont der rière nous ».Il reconnaît qu’il y aura toujours des gens qui trouveront plus de satisfaction à détruire qu a construire, mais il les trouve beaucoup plus braves sous le couvert de l’anonymat.C’est pourquoi il serait étonné que la question du leadership soit soulevée à Longueuil.A l’instar de son chef, Raymond Gameau proclame que le succès et l’efficacité du parti passent par l’unité.« Un parti divisé ne peut aspirer au pouvoir ».Il invite donc les libéraux réunis en conseil général à « se serrer les coudes ».De son coté, le président Michel Robert se dit fort impressionné par la célérité avec laquelle M Turner a réagi aux suggestions qui lui ont été faites.Il constate que les changements qu’il avait réclamés sont déjà effectués ou en voie de l’être.Ainsi, il se dit très satisfait du ménage que le chef du parti a entrepris dans son bureau.Il s’est désigné un nouveau secrétaire principal, Peter Connelly, qui s’adjoindra Kirk Patrick, qui était chef des opérations dans l’organisation du premier ministre ontarien, David Peterson.Plus encore que les changements survenus au bureau du chef, Michel Robert voit une énorme différence dans le contenu et le ton du message politique que véhicule M.Turner.Ainsi, il note que le chef du parti a pris des positions claire et vigoureuse sur des questions comme l’apartheid en Afrique du Sud, les essais des missiles Cruise, l’accord du lac Meech et le libre-échange.Il croit cependant que les libéraux devront faire preuve de plus d’initiative et être « pro-actifs » sur le plan politique, en proposant aux Canadiens des politiques de rechange sur des dossiers comme l’environnent, la réforme des régimes sociaux, le chômage le développement économique et la stratégie industrielle.« Le parti de l’opposition officielle ne peut se limiter à la fonction de critique du gouvernement.Il doit se comporter comme un gouvernement en attente».En somme, pour Michel Robert, ce n’est pas le style qui faisait défaut chez John Turner mais la qualité et la clarté du message.« La démonstration n’a pas été faite que son style de leadership n’est pas rentable».La proposition de Gorbatchev sur la « zone de paix » dans l’Arctique laisse Ottawa froide OTTAWA (PC) — C’est avec un net scepticisme que le Canada a accueilli la proposition du leader soviétique Mikhail Gorbatchev en faveur de l’instauration d’une « zone de pajx» dans l’Arctique.C’est une proposition intéressante, a déclaré hier le secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, mais elle serait nettement plus attrayante si les Soviétiques démontraient qu’ils sont prêts à faire ce qu’ils prêchent.Le ministre Clark a indiqué que le Canada était ouvert à la discussion du contrôle des armements avec les Soviétiques.« S’ils ont un projet sérieux, nous sommes prêt à l’étudier sérieusement», a-t-il dit, ajoutant qu’Ottawa aimerait accroître ses échanges avec l’URSS en d’autres domaines.Le Canada serait directement concerné par un projet de démilitarisa- tion de l’Arctique, puisque son archipel arctique s’étend jusqu’à l’océan Arctique, que survoleraient les missiles intercontinentaux soviétiques et américains en cas de conflit.Et l’océan Arctique, avec son immense calotte polaire, est devenu un véritable terrain de jeu pour sous-marins nu- cléaires de l’Est comme de l’Ouest.Le ministre de la Défense Perrin Beatty, responsable d’une politique de défense qui préconise une présence militaire canadienne accrue dans le Grand Nord, a fait écho au scepticisme de M.Clark.Les Soviétiques n’ont encore fait aucune offre précise au Canada concernant le projet de « zone de paix ».Les deux hommes ont fait remarquer que la péninsule de Kola, qui s’avance dans la mer de Barents, compte l’une des plus importantes concentrations d’armes et de forces de combat au monde.Andre affirme ne rien pouvoir changer à la loi sur les médicaments OTTAWA (PC) — Le ministre de la Consommation, M.Harvie Andre, a fait savoir au comité sénatorial des banques hier qu’il était dans l'impossibilité de modifier son projet de loi sur les médicaments brevetés.Le comité des banques a été nommé, au début de septembre, pour déterminer s’il y a moyen de trouver un compromis entre les positions des Communes et du Sénat.Dans le principal point en litige, les Communes accordent 10 années sans concurrence des fabricants de Cbnséquence de la fusion de CP Air et de PWA 334 cadres de Canadien International sont mis à pied CALGARY (PC-Le Devoir) — La nouvelle société aérienne Canadien International a annoncé la mise à pied immédiate de 334 cadres et évalue la pertinence de prodéder bientôt à d’autres licenciements dans des postes subalternes.C’est dans l’Ouest du pays que se retrouvent la quasi totalité des postes supprimés.La région de l’Est, qui compte environ 2,000 employés, échappe cette fois à des mises à pied importantes à cause de la forte concentration des activités dans l’ouest des deux compagnies qui ont fusionné pour permettre la naissance de Canadien.La direction de Canadien veut réduire de $ 80 millions ses coûts d’opérations.Peu après la fusion de CP Air et PWA, elle avait fait savoir que des mises à pied seraient nécessaires pour éliminer les dédoublements de postes au sein de la nouvelle entité: Au moment de la fusion, la nouvelle compagnie comptait 13,000 employés répartis dans le monde entier.M.Jack Lawless, relationniste du Canadien, a expliqué que les mises à pied étaient le résultat d’une étude des postes d’administration, faite dans le but d’éliminer la duplication des tâches.Les employés congédiés, a souligné M.Lawless, recevront des indemnités en fonction de leurs années de service.Les cadres savaient depuis quelque temps, a-t-il noté, que le besoin existait de réduire le personnel.« Chaque fois que vous fusionnez des compagnies de l’importance des qua tre sociétés aériennes, comme nous l’avons fait pour former le Canadien, il y a nécessairement du chevauchement et de la duplication », a déclaré M.Lawless.En plus de CP Air et de PWA, la fusion comprend également Eastern Provincial Airways, qui desservait la région de l’Atlantique, et Nordair, au Québec.Outre les 334 mises à pied, 366 autres postes de cadres ont été supprimés par attrition depuis la fusion, portant à 700 le nombre d'emplois qui a été rayé.Le comité qui a suggéré la suppression des cadres entreprend maintenant une étude des autres emplois.Selon M.Lawless, des recommandations devraient être faites avant la fin du mois.• Mais les mises à pied seront plus difficiles à réaliser dans ce dernier cas, a admis le relationniste, parce ces employés appartiennent à des syndicats et qu’il faudra procéder par ancienneté.médicaments génériques aux fabricants de médicaments brevetés.Le Sénat opte plutôt pour quatre ans.« Je ne vois pas comment je pourrais retourner auprès de tous ces investisseurs pour recommencer », a déclaré M.Andre.Il est à prévoir, selon plusieurs, que les prix des médicaments vont être à la hausse au cours de la décennie sans concurrence.Le ministre a cependant fait remarquer aux sénateurs que 85 pour cent de tous les Canadiens sont couverts par des plans d’assurances-médicaments publics ou privés.Le sénateur libéral Stanley Hai-dasz, qui est médecin, a rétorqué qu’il y a beaucoup de pauvres gens travaillant au salaire minimum qui ne sont pas couverts par les assurances.« Ils sont malades eux aussi déclaré M.Haidasz.Le ministre Andre a été le dernier témoin devant le comité, qui rédigera maintenant ses recommandations au Sénat.MAISONS D’ENSEIGNEMENTS goethe q institut (Wjjm \ montréal Nous vous prions de continuer à utiliser la poste comme d’habitude, sans oublier d’inscrire le code postal.c’est jamais trop tard! COURS D’ALLEMAND débutant le 13 octobre 1987 Nous nous engageons à maintenir inscriptions.7 oct.1987 le service postal.SOCIÉTÉ CANADIENNE DES POSTES Le PLC recrute peu de nouveaux membres OTTAWA (PC) Le président de la campagne de recrutement du Parti libéral du Canada, M.Jean Lapierre, a reconnu hier que seulement 10,000 nouveaux membres ont été inscrits depuis que le leader John Turner a fixé un objectif de plus de 100,000 nouveaux membres avant la fin de l’année.M.Lapierre n’en a pas moins exprimé sa confiance de pouvoir atteindre les 1,000 membres dans chacune des 282 circonscriptions électorales du pays.Il y avait environ 150,000 membres en février dernier, au moment du lancement de la cam-, pagne de recrutement.Depuis ce temps, un co-prési- dent de la campagne, M.Terry Popowich, a remis sa démission pour protester contre l’appui de M.Turner à l’accord constitutionnel du lac Meech.Pour M.Lapierre, la faible popularité de M.Turner dans les sondages d’opinion n’a rien à voir avec la lenteur du recrutement des membres.« Vous ne pouvez pas évaluer la performance d’un chef avec le nombre de membres», a affirmé M.Lapierre.Il a rappelé à ce sujet que seulement six des 75 circonscriptions du Québec avaient plus de 1,000 membres, au cours des meilleures années de l’ex-pre-mier ministre Pierre Trudeau.A propos de la loi 101 Le PQ déposera 101 demandes d’enquête SYLVAIN BLANCHARD Le député de Taillon et porte-parole officiel du Parti Québécois en matière linguistique, M.Claude Fi-lion, déposera, au cours, des prochains jours, 101 demandes d’enquête devant la Commission pour la protection de la langue française « dans l’espoir que le gouvernement se décide à faire respecter intégralement la loi 101 ».Ces cas d’infraction ont été relevés dans quatre circonscriptions seulement, celles de Rosemont, Saint-Louis, Saint-Anne et Dorion.Il s’agit de commerces affiéhant dans plusieurs langues, ou en anglais seulement.M.Filion a précisé que, si le coeur lui en dit, il en déposera davantage, mais que, pour l’instant, son travail de policier s’arrêtait là.Faisant le bilan de la tournée provinciale effectuée par les 23 députés péquistes au cours des trois dernières semaines, le député de Taillorudit avoir senti le besoin d’agir après avoir constaté la profonde inquiétude des Québécois face à l’effritement de la loi 101.« À Montréal, a-t-il expliqué, la situation est alarmante.Si Montréal.tombe, toutes les autres régions suivront.La prolifération des affiches commerciales bilingue et unilingue anglaise a atteint un degré tel, qu’on pourrait compter par milliers les cas d’infraction.D’où l’urgence pour les Libéraux de se décider à faire respecter la loi ».Selon lui, Robert Bourassa a déjà .modifié la loi 101.« En refusant de la faire respecter, le premier ministre a provoqué la dégradation du fait français, et ça, c’est une importante modification qui n’a pas été observée seulement par les députés du Parti Québécois.» « En Estrie, en effet, différents groupes sociaux se regroupent en ce moment pour tenter de faire comprendre aux Libéraux que la désobéissance à la loi a des limites.La même chose est en train de se produire dans l’Outaouais ».' Quant aux autres régions de la province, M.Filion souligne que même si les gens de Jonquière, Ri-vière-du-Loup, Rimouski, Gaspé, Val d’Or ou Trois-Rivières ne sont pas confrontés quotidiennement à l’affichage bilingue, la question linguistique demeure une préoccupation majeure ».Mais après l’économie, devait-il laisser tomber quelques minutes, plus tard.La tournée qu’il vient de compléter lui a également permis de constater que.la question linguistique préoccupait énormément les jeunes.« Dans les cégeps, les étudiants ne se gênent pas pour exprimer leur crainte face à la montée du bilinguisme dans la province.La plupart d’entre eux nous ont dit qu’il voulait apprendre l’anglais, mais, qu’avant tout, il voulait vivre en français chez eux ».Le Parti Québécois fera à son tour le bilan de cette tournée au cours des prochains jours.Ce n’est qu’à ce moment.que l’on sera exactement ce qu’il compte faire pour solutionner une situation qu’il déplore depuis très longtemps.Power Corp.investit huit millions à Trois-Rivières TROIS-RIVIÈRES (PC) - La société Journaux Trans-Canada, filiale de Power Corporation, investira près de $8 millions en 1988 dans l’agrandissement de l’imprimerie Trois-Rivières Offset et dans la relocalisation des installations du quotidien Le Nouvelliste, de Trois-Rivières.La nouvelle a été annoncée, hier, par le président du conseil et chef de la direction de Power Corporation, M.Paul Desmarais.L’investissement à Trois-Rivières Offset sera le plus importaht puisque la seule acquisition d’une nouvelle presse impliquera une dépense d’environ $ 4 millions.Les travaux d’agrandissement pour loger cette nouvelle pièce d’équipement représenteront des investissements de $ 1 million.Cette expansion nécessitera l’embauche d’une cinquantaine de nou-.veaux employés.conférence H y d r.o - Q u é b LA VILLE ET L’EAU Les conférences Hydro-Québec présentent A Montréal te mardi à 18h du 29 septembre au 1er décembre 1987 Bibliothèque nationale 1700, rue Saint-Denis Métro Serri-de-Montigny A Montréal A Québec Hydro-Quétoec Direction Environnement A Québec te mercredi à 17h30 du 30 septembre au 2 décembre 1987 Implanthéâtre 2, rue Crémazie Sous l'égide de l'université Laval 6 octobre 7 octobre Stanton Eckstut Emphasis on Public Space (Battery Park, New York) Umveretté de Montréal Faculté de l'aménagement Pour obtenir de plus amples renseignements (514) 289-2214 (514) 343-6835 (418) 845-7386 LE DEVOIR MOTEL Pour toujours mieux vous servir Fiduciaires, le Trust de la Banque d’Épargne, se donne un nouveau nom mettant ainsi en lumière 7 années d’affiliation avec le Groupe La Laurentienne.Pour plus de renseignements, communiquez avec rfic ‘ nos officiers 1253, avenue McGill College, Montréal 878-8181 6633, rue Sherbrooke est, Montréal 253-1720 132, boulevard Labelle, Rosemère 437-0710 Fiduciaires.devient Trust La Laurentienne du Canada * TRUST LA LAURENTIENNE DU CANADA Le Devoir, samedi 3 octobre 1987 La ZAPU mise au ban de la vie politique HARARE (AFP) — Réunions interdites, bureaux fermés, accusations de soutien a la dissidence armée: le gouvernement a mis cette se-babwe13 ZAPU de Joshua N’Komo au ban de la vie politique du Zim- Après 1 éviction de son ancien allié de la conduite des affaires du pays peu après 1 indépendance (1980), puis quelques années d’escarmouches, le premier ministre Robert Mugabe n’essaie plus de minimiser l’ampleur de la crise.Pour la première fois ü a accusé explicitement la ZAPU (Zimbabwe African People’s Union) de collusion avec les « bandits » dont les violences connaissent depuis quelques mois une nouvelle dimension, à travers la province méridionale du Matabeleland.Le 21 septembre, les bureaux du parti de M.Nkomo à Bulawayo, ca-de la Province.ont été fermés.Le secrétaire général du parti, Welshman Mabhena, député, a été arrêté cette semaine, en même temps que d’autres membres du parti, « plus d’une demi-douzaine » selon M.N’Komo, et étaient toujours détenus hier soir.La ZAPU, dont les réunions et meetings politiques avaient déjà été interdits il y a quelques mois, a également perdu le contrôle de six conseils de districts du nord du Matabeleland.Accusés de soutenir les dissidents, ces conseils ont été dissous cette semaine et 104 conseillers renvoyés.Grand perdant de l’après-indépendance, la ZAPU s’appuie sur le soutien des Ndebele, qui constituent environ 20 % des 8.5 millions de Zim-babwéens, contre 80 % de Shonas parmi lesquels la ZANU (Zimbabwe African National Union), détenteur du pouvoir, recrute ses partisans.Le Matabeleland vit au rythme des meurtres, viols et vols Manipulés par 1 Afrique du Sud — et maintenant par la ZAPU - selon Harare rebelles ou simples pillards issus de la guérilla, les « bandits » ont créé un véritable climat d’insécurité dans tout le sud du pays.46 grands agriculteurs blancs ont été assassinés, dont une dizaine depuis le début de 1 année.Si seuls les tués blancs sont recensés, y compris par les media officiels, c’est à cause de leur rôle symbolique et de leur importance économique dans un pays essentieUement agricole.Mais des cèntaines de Noirs, responsables politiques gouvernementaux fonctionnaires, enseignants, commerçants et simples villageois ont egalement été assassinés.Quelques touristes ont également été tués, notamment deux Alle-mands de 1 Ouest sur la route de Bulawayo au centre touristique de Victoria 1 ails au début de l’année.Aussi certaines ambassades ont-elles commencé à prendre des précautions.Un dragueur français découvre deux autres mines dans le Golfe PARIS (d’après Reuter et AFP) — Le dragueur de mines français Ga-rigliano a détecté jeudi et vendredi deux mines devant Khor al-Fakkan, un port des Émirats arabes unis, indique un communiqué de la marine nationale publié hier.Jeudi, le navire français a repéré une mine de fabrication soviétique « qui constituait un danger certain pour les bâtiments devant mouiller dans cette zone », selon l’état-major de la marine nationale.Hier, le Ga-rigliano a découvert une deuxième mine, de type non précisé, non loin de l’endroit où avait été trouvée la précédente.Cette deuxième mine était « en position de combat, c’est-à-dire reliée à son crapaud par un orin à une dizaine de mètres sous la surface de la mer », a indiqué la marine française.« Les autorités des ÉAU ont été avisées et les opérations se poursuivent ».Quant à la mine découverte jeudi, elle était posée sur son crapaud, par environ soixante mètres de fond.Il s’agissait d'un engin du type M08 modifié, de fabrication soviétique.Tandis que l’Iran attaquait dans le Golfe un cinquième pétrolier en l’espace de trois jours, l’Irak a annoncé hier le treizième raid de son aviation en une semaine contre un navire naviguant au large des côtes iranien nés.Selon le capitaine du pétrolier indien Spic Emerald, celui-ci a été soumis, pendant 35 minutes dans le sud du Golfe, à un mitraillage qui a déclenché un incendie à bord mais sans faire de blessés.Un bâtiment de guerre britannique s’est porté au secours du navire de 17,470 tonneaux attaqué par une vedette rapide dans les eaux internationales au large de Doubai, mais la vedette avait déjà disparu.La vedette ne s’est pas identifiée, mais seuls des patrouilleurs iraniens opèrent dans le sud du Golfe, où se trouve l’ile de Sirri.base des Gardiens de la révolution.A Bagdad, un porte-parole militaire a annoncé l’attaque d’un navire au large de l’Iran, en précisant que tous les appareils engagés avaient regagné leur base.Huit des 13 raids annoncés par l’Irak depuis une semaine ont été confirmés jusqu’ici de source indépendante.Le dernier confirmé visait jeudi le chalutier Shen-ton Bluf, touché par un missile dans les eaux iraniennes et dont le capi taine australien a été tué.L'attaque du Spic Emerald et celles qui ont été attribuées à l’Iran ces derniers jours semblent répondre aux raids répétés de l’aviation irakienne contre des objectifs pétroliers iraniens.Elles n’ont toutefois eu que peu d’impact militaire ou éco- Bush réitère l’engagement des USA à défendre l’Europe BRUXELLES (AFP) — Le vice-, président américain George Bush a déclaré hier, au siège de l’Organisation du Traité de T Atlantique-Nord, à Bruxelles, qu’il était venu « réaffirmer l’engagement des États-Unis » envers l’Europe et sa défense et démontrer « l’importance d’une véritable consultation » inter-alliée.Au cours d’une brève conférence de presse donnée à l’issue d’une réunion de deux heures avec les ambassadeurs des 16 pays de l’OTAN, M.• Bush a fait état d’un « consensus général » au sein de l’Alliance atlantique pour l’élimination des forces nucléaires intermédiaires (INF).Il a noté cependant un « éloquent » appel à la prudence de l’ambassadeur britannique, qui redoute un excès d’euphorie dans la population occidentale.En ce qui concerne les prochaines étapes après la ratification probable de l’accord soviéto-américain sur la destruction des INF (de 500 à 5,000 kilomètres de portée), le vice-président Bush a admis la nécessité d’aller de l’avant le plus vite possible dans les négociations en cours à Genève pour la réduction des armes stratégiques intercontinentales (START), puis des armes conventionnelles et chimiques.Interrogé sur les conversations en- gagées par Paris et Londres pour resserrer la coopération entre les forces de frappe nucléaires française et britannique, M.Bush a répondu que « les États-Unis ne devraient jamais paraître négocier avec les Soviétiques » le sort de ces forces.Le vice-président des États-Unis a insisté sur le fait que c’est la « solidarité de l’Alliance » qui a permis d’aboutir à un projet d’accord sur les INF.En acceptant l’« option double zéro », les Soviétiques n’ont fait que répondre à une proposition américaine solidement appuyée par l’OTAN, a-t-il souligné.Gorbatchez rentre à Moscou oartiP rtP 1°, h q h Mlkhai1 Gorbatchev passe en revue l’équipage d'un navire de guerre faisant pa tie de la flotte du nord-ouest, a Mourmansk, au-delà du cercle polaire.À l’issue d’une visite de trois jours dans la region, M.Gorbatchez est rentré à Moscou hier soir en compagnie de son épouse En France Une rentrée parlementaire dominée par les polémiques PADK/AÜD) I „ -;_.* * PARIS (AFP) — La sessiond’au tomne du Parlement français, la dernière avant l’élection présidentielle du printemps prochain, s’est ouverte hier avec un ordre du jour chargé de sujets à polémique : mise en accusation d’un ancien ministre socialiste, débat sur les privatisations, budget 1988 et, sans doute, nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie.Un incident a marqué les premières minutes de cette rentrée parlementaire, à l’Assemblée nationale où les 33 députés du Front national d’extrême-droite ont boycotté l’hémicycle au moment où le président Jacques Chaban-Delmas faisait observer une minute de silence à la mémoire des victimes du nazisme.Cet hommage intervenait après que La violence éclate au Tibet ¦ Six morts et 19 blessés dans une émeute PÉKIN (Reuter) — Six personnes ont été tuées et 19 autres — des policiers — grièvement blessées lors d’une émeute à Lhassa, capitale du Tibet, a rapporté hier l’agence Chine nouvelle.Les incidents de jeudi s’inscrivent dans le cadre d’une tentative visant « à diviser la mère patrie », indique Chine nouvelle.Selon des informations diffusées plus tôt dans la journée de Pékin, les communications téléphoniques et télex avec Lhassa ont été suspendues hier, à la suite d’une importante manifestation dans la capitale tibétaine marquée par des accrochages entre séparatistes et forces de l’ordre.Plusieurs personnes ont été arrêtées à la suite de ces incidents qui ont fait des blessés, informations qui n’ont néanmoins pas été confirmées.L’agence Chine nouvelle rapporte qu’« une émeute a été délibérément provoquée par un petit groupe de séparatistes a l’occasion d’une tentative visant à créer une coordination avec les activités à l’étranger du da-lai lama visant à diviser 1a mère pa- trie ».« Selon des informations préliminaires, six personnes sont mortes et 19 policiers ont été grièvement blessés au cours de l’incident »,ajoute l’agence, qui n’avait pas auparavant donné de détails sur 1a manifestation organisée jeudi à l’occasion du jour de la Fête nationale, marquant le 38e anniversaire delà fondation de la République populaire par Mao Tsé Toung.Ces manifestations paraissent plus graves que les troubles survenus dimanche dernier à Lhassa, a déclaré un diplomate occidental en poste à Chengdu, dans la province de Sichuan limitrophe du Tibet.Une touriste américaine arrivée de Lhassa à Chengdu a déclaré que leur guide s’était hâté d’amener son groupe à l’intérieur du temple de Johkang, haut lieu du bouddhisme ti- bétain, où ils sont restés à l’abri pendant une heure.Un autre touriste américain a dit de Chengdu avoir entendu qu’une grande manifestation s’était déroulée pendant son séjour à Lhassa, au cours de laquelle des armes à feu ont été employées, faisant quatre blessés.L’agence avait fait état de 1a manifestation de dimanche avec 48 heures de retard, affirmant que seules 26 personnes y avaient pris part.Faut a- pouï le cione! Les enfants dessinent des cheveux.NOUS LES TRAITONS! o0e voW® UH jeoo CENTRE lAPHlAM Centre Capillaire Pierre Inc.450 est, Sherbrooke, bureau 450, (MÉTRO SHERBROOKE) 288-38231 Montréal le président du FN, M.Jean-Marie Le Pen, eut récemment qualifié les chambres à gaz des camps de 1a mort nazis, où ont péri quelque 6 millions de juifs, de « point de détail de l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale ».Fait sans précédent dans les annales de la cinquième République française instaurée en 1958,1a mise en accusation d’un ministre a été inscrite à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée.Les députés ont voté, hier après-midi, pour l’inscription d’un débat sur le cas de M.Christian Nucci, ancien ministre socialiste de 1a Coopération, impliqué dans le scandale politico financier dit du Carrefour du développement.Ce débat s’ouvrira mercredi prochain, 7 octobre, en fin d’après-midi.Seuls les socialistes ont voté contre.Soupçonné d'avoir détourné des fonds publics, M.Nucci, redevenu député en mars 1986, risque d’être traduit devant 1a Haute-Cour de Justice, composée de 24 parlementaires.Néo-gaullistes et libéro-centristes, qui détiennent une courte majorité à l’Assemblée nationale, auront mer-credi besoin des voix de l’extrême- droile s’ils veulent ouvrir ce procès.Hier matin, le président du groupe des députés socialistes, M.Pierre Joxe, s’est prononcé pour que « toute 1a vérité » soit faite sur cette affaire et notamment pour que soient examinées les conditions dans lesquelles le principal accusé et accusateur, M.Yves Chalier, ancien chef de cabinet de M.Nucci, « a obtenu un faux passeport du ministère de l’Intérieur » qui lui a permis de rester au Brésil où il s’était réfugié avant de se rendre à la justice française.Cette histoire de « faux passeport », qui émanerait en fait des services secrets français, a été couverte par le Secret-Défense sur décision du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, décision vivement contestée par les socialistes.En revanche, aucune date n’a été fixée pour ta discussion très attendue du programme de privatisations lancé par le gouvernement de M.Jacques Chirac.Une très vive polémique oppose depuis quelques jours le socialiste Pierre Joxe au ministre d’État chargé de l’Économie, des Finances et des Privatisations.M.Edouard Balladur.nomique, les pétroliers poursuivant en général leur route avec quelques avaries.Elles n’en contribuent pas moins à entretenir les tensions politiques dans le Golfe et une incertitude constante à bord des pétroliers, dont plusieurs marins ont été blessés.Contrairement aux Irakiens, les Iraniens ne revendiquent pas les raids anti-navires.Ils ont ainsi imputé à des « éléments suspects » l’attaque jeudi de deux pétroliers japonais, attribuée de sources maritimes et japonaises à des vedettes de Téhéran.À Tokyo, le ministère des Affaires étrangères a annoncé une suspension de 1a navigation de bateaux japonais ou à equipage japonais dans le Golfe jusqu’au rétablissement de la sécurité.Une mesure analogue, prise le mois dernier après l’attaque d’un pétrolier nippon, avait été levée au bout de quatre jours.Sur le front terrestre, Téhéran a menacé de bombarder Bagdad et d’autres grandes villes irakiennes si l’aviation irakienne continuait de frapper des zones civiles en Iran.L’Irak a fait état pour sa part de raids contre des objectifs industriels de l'ouest iranien.Radio-Téhéran a annoncé que ces actions avaient fait plusieurs morts dans 1a population civile.Par ailleurs, Radio-Téhéran a annoncé que l’Iran avait officiellement protesté auprès des États-Unis contre l’attaque et la destruction, le mois dernier par TUS Navy, du bateau Iran Ajr.Téhéran a dit se réserver le droit « d’y riposter et de demander des réparations pour les dommages occasionnés ».L’arraisonnement de l’Iran Ajr, le 21 septembre, avait fait cinq morts.Selon Washington, le bateau avait été surpris par deux hélicoptères en « flagrant délit » de mouillage de mines dans les eaux internationales du Golfe.Dans sa lettre de protestation, l’Iran réaffirme que le bateau était un navire marchand et qualifie l’attaque d’illégale, selon Radio-Téhéran.Enfin, après plus de sept ans de guerre, l’Iran et l’Irak ont décidé de fermer les ambassades qu'ils main-tenanient dans leurs capitales respectives, a-t-on appris officiellement hier à TON U.Le chef de la diplomatie irakienne, M.Tarek Aziz, a confirmé cette mesure au cours d'une conférence de presse hier à TON U, mais il en a minimisé 1a portée et a précisé qu'elle avait été demandée par Téhéran.Il a rappelé que le chargé d’affaires irakien à Téhéran n’avait plus aucun contact politique avec les autorités iraniennes depuis le début du conflit.La 'Turquie sera chargée d’assurer les intérêts des deux pays, et l’échange des personnels diplomatiques iranien et irakien aura lieu à Istanbul une fois les derniers détails de cet échange mis au point sous 1a surveillance du gouvernement d’Ankara, a annoncé un communiqué officiel turc.Nous savons que votre courrier, c’est trop important.Nous vous prions de continuer à utiliser la poste comme d’habitude, sans oublier d’inscrire le code postal.Nous nous engageons à maintenir le service postal.SOCIÉTÉ CANADIENNE DES POSTES Une démarche dynamique.GÉRONTOLOGIE Aux personnes engagées directement dans le secteur du troisième âge, l'Université de Montréal offre un programme de premier cycle axé sur la pratique professionnelle en GÉRONTOLOGIE.Objectifs • Approfondir votre connaissance du vieillissement humain, • aborder divers phénomènes liés à la vieillesse, • favoriser une meilleure connaissance du cadre institutionnel etjundique de la retraite, • identifier divers outils et techniques d’interventions et en fournir une meilleure connaissance en vue d'une utilisation opportune, • favoriser dans le cadre du programme, la création d'un lieu d'échange et de réflexion où pourrait être mise à profit votre expérience professionnelle.Conditions d'admission Avoir 21 ans et détenir un D E C.ou l’équivalent, remplir un questionnaire d admission et se soumettre, s'il y a lieu, à une entrevue ADMISSION HIVER 1988: ter NOVEMBRE Renseignements: 3335, chemin Queen Mary Tél : 343-6090 Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente cù/icc//c - c/e - I RHUMART® ANTI-DOULEUR.RÉGÉNÉRATRICE Vous souffrez • d'arthrite • fractures • plaies • stress • entorses • ulcères • migraines • mauvaise condition physique • maux de dos • blessures sportives • mauvaise circulation Le Centre de Santé k RHUMART 1 R» I l-e conditionnement cellulaire RHUMART peut vous aider aO xV3* • DEVENEZ PROPRIÉTAIRE D’UN SYSTÈME RHUMART- • réserver maintenant (514) 861-5565 (il faut laissez votre no.de téléphone) ?devenez maître de votre santé ! J* , (Franchises disponibles) MÉDECINE-BIOÉLECTRIQUE ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦m Inc.Prof.Dr R.A.Drolet Scientiste Ing Bioméd M A Sc ,Ph D A-6 M Le Devoir, samedi 3 octobre 1987 CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.DIRECTEUR(TRICE) ADMINISTRATIF(VE) Une entreprise de services financiers en pleine croissance est à la recherche d'une personne dynamique et capable de relever un défi important dans le domaine de la gestion et du développement d’une jeune organisation.Fonctions: Sous l'autorité du Conseil d’administration, participer étroitement à la planification, à l'organisation et au développement de l’entreprise; coordonner les différents comités du Conseil et en assurer le suivi et assumer la gestion globale de l’organisme.Exigences: • Connaissances et/ou expérience en gestion • Expérience du milieu des affaires et/ou des assurances • Maîtrise de la langue française et connaissances d'usage de la langue anglaise • Capacité de leadership et de travail en équipe • Un diplôme dans les domaines de la gestion, de l'économie ou du commer"e est un atout • La capacité de gérer des systèmes informatisés est également un atout Le poste est situé à Montréal et offre un salaire et des avantages sociaux concurrentiels.Les personnes intéressées, hommes ou femmes, sont invitées à faire parvenir, sous pli confidentiel, leur curriculum vitae avant le 14 octobre 1987 à.Dossier 1382 Le Devoir C.P.6033, suce.Place d’Armes Montréal (Québec) H2Y 3S6 ^-__-/ DIRECTEUR DU CENTRE SPÉCIALISÉ DES PÊCHES ' (Concours ouvert également aux hommes et aux femmes) Le Cégep de la Gaspésie et des îles est à la recherche d'un directeur pour son Centre Spécialisé des Pêches situé à Grande-Rivière.Le Centre est une école spécialisée de niveau collégial pour les étudiants réguliers et les adultes.Il dispense de la formation dans des programmes de pêches et a pour autres missions: l’animation, l’information, l’aide technique et la recherche appliquée dans le milieu des Pêches.FONCTIONS Sous l’autorité du directeur général du Collège, le directeur du Centre Spécialisé des Pêches est responsable du développement et de la gestion globale du Centre.Il participe à l'élaboration des objectifs et des politiques, à la programmation et à la réalisation des activités; il évalue les besoins de l'établissement et fait les recommandations appropriées; il représente le Centre auprès des milieux de la pêche et auprès des organismes et ministères qui sont en relation avec le secteur des pêches de l’administration du Centre; il assure les communications et échanges avec le Collège; il supervise le service de la formation et les services professionnels du Centre; il fixe les standards de réalisation et évalue le rendement de son personnel.QUALIFICATIONS — Diplôme universitaire terminal de premier cycle dans un champ de spécialisation approprié; — Huit (8) années d’expérience pertinente dont au moins trois (3) ans dans un emploi de cadre ou l’équivalent.SALAIRE: 41 339$ à 59 612$ ENTRÉE EN FONCTIONS: le 16 novembre 1987 Les candidatures accompagnées d'un curriculum vitae et des attestations d'études devront être reçues avant 16 heures le 16 octobre 1987 à l'adresse Roger Cabot Directeur du personnel Cégep de la Gaspésie et des Iles C.P.590 Gaspé (Québec) GOC 1R0 HÔTEL-DIEU DE SAINT-JÉROME CONCOURS "POSTE DE DIRECTEUR GÉNÉRAL" TYPE D'ÉTABLISSEMENT: Centre hospitalier régional de 358 lits dispensant des soins generaux et spécialisés de courte durée et opérant un département de santé communautaire.Important programme de développement et de renovation actuellement en cours lequel se traduira par une augmentation de la capacité d’hospitalisation de 65 lits, le développement de nouvelles activités et l'élargissement de programmes et services existants.L'établissement est situé à 50 kilomètres de Montréal au pied des Laurentides.RESPONSABILITÉS: Sous l'autorité du conseil d’administration, le directeur général est responsable de l'administration de l’établissement, de l'élaboration et de la direction des programmmes et des activités, le tout en conformité avec la loi, les politiques et les directives émises par le conseil d'administration et par le ministère de la Santé et des Services sociaux.EXIGENCES: • Formation académique: 2e cycle en administration ou l'équivalent.• Expérience de 5 ans dans une fonction de direction (cadre supérieur).• Une expérience appropriée du secteur des affaires sociales est considérée comme un atout.RÉMUNÉRATION: Selon les normes du ministère de la Santé et des Services sociaux, classe 23.En révision compte tenu des projets en cours.INSCRIPTION: Faire parvenir votre offre de service accompagné de votre curriculum vitae, avant le 30 octobre 1987, au: Président du Comité de sélection Direction générale Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme 290, rue Montlgny Saint-Jérôme (Québec) J7Z5T3 Prière d'inscrire sur l’enveloppe "Concours, Poste de directeur général \y Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme /McDonalds 's STAGIAIRE À LA DIRECTION Nous sommes à la recherche de gens doués et ambitieux aimant travailler en équipe et capables de relever des défis.Programme de formation de 10 semaines rémunérées.—Vous débuterez comme gérant(e) stagiaire.—Vous étudierez les principes de base de gestion et les techniques spécifiques à McDonald’s.Le moment venu, vous aurez la compétence de prendre des décisions, enseigner les marches à suivre et diriger une équipe de 10 à 20 personnes.Les récompenses?La satisfaction personnelle de travailler pour la plus importante compagnie de restauration rapide.Salaire concurrentiel.Augmentation au mérite, programme de bonis, assurance collective, uniformes et repas fournis plus d’autres avantages sociaux.Aucune expérience n’est requise, auto nécessaire.Vous pouvez vous présenter au 560 boul.St-Laurent Ouest, Suite 109 à Longueuil ou téléphoner au: 677-5995.PROFESSEUR-E EN ÉDUCATION, EN DIDACTIQUE DES SCIENCES L Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue annonce l'ouverture d'un poste de professeur-e en éducation, en didactique des sciences Nature du travail En vue de la formation des maîtres, le ou la titulaire du poste se verra confier des tâches d'enseignement et de recherche, de services à la collectivité et d'administration pédagogique Exigences Le candidat ou la candidate possède une formation de base en sciences, une formation appropriée à l’enseignement et à ( apprentissage des sciences et des mathématiques et une expérience pertinente de l'enseignement.Une connaissance de la perspective interculturelle en éducation et une expérience de travail en milieu autochtone seraient appréciées Le candidat ou la candidate possède un doctorat Lieu de travail: Rouyn-Noranda Entrée en fonction: Automne 1987 Traitement Les conditions de travail sont régies par la convention collective en vigueur Le traitement est déterminé selon les qualifications et l'expérience du candidat ou de la candidate "•‘Conformément aux exigences d'immigration Canada, ce poste est offert aux citoyen ne s et aux résident-e-s permanent e s du Canada*'* “‘Seules les inscriptions accompagnées d'un curriculum vitae complet et des attestations d'études seront considérées.Elles devront être acheminées au plus tard le 30 octobre 1987*** Charles Bergeron Directeur du Département d'Éducation UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE 42, rue Mgr Rhéaume Est, C.P.700 Rouyn (Québec) J9X 5E4 »Ê Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue VAssociation Culturelle Yranco-TéNOise OFFRE D’EMPLOI Agent(e) de développement social et communautaire Ce concours s adresse aussi bien aux hommes qu'aux femmes.L’Association culturelle franco-TéNOise (A.C.F.T.) est l'organisme porte-parole des francophones vivant dans les Territoires du Nord-L'A.C.T.F.intervient dans les domaines d'activités où les interets des francophones sont en jeu et principalement auprès des gouvernements fédéral et territorial.SOMMAIRE DE LA FONCTION: sous i autorité du Directeur-général, l’agent(e) de développemen social et communautaire (A.D.S.C.) participe à la mise en oeuvre di plan de développement de l’A.C.F.T.L’agent(e) travaille auprès de associations membres locales en les aidant à identifier leurs be soins et leurs priorités, et assure la formation des bénévoles.Il (elle d0't®,.re caPable de travailler avec initiative, autonomie et respon sabilite.K TÂCHES: identification avec les associations membres des priorités et besoins en formation; répondre à ces besoins; travail de recherche sur des dossiers spécifiques à certaines communautés et sur des dossiers plus généraux; servir d’agent de liaison entre chacune des associations membres; travailler sur des dossiers jugés prioritaires par le comité executif; à I occasion, travailler au plan socio-culturel et servir d’agent de liaison auprès de certains diffuseurs de culture.QUALIFICATIONS: diplôme de premier cycle en sciences sociales ou humaines (préférablement en travail social ou en développement communautaire), et/ou expérience dans le travail de développement social et d'organisation communautaire ou d’animation; connaissance du milieu francophone minoritaire' — connaissance du (ou intérêt au) contexte des T.N.O.et de la question autochtone; expérience en planification et en programmation; facilité à travailler avec des bénévoles et en équipe; maîtrise verbale et écrite des deux langues officielles; etre prêt à travailler en dehors des heures normales, à voyager souvent, à séjourner et à travailler dans plusieurs communautés des T.N.O.sur de courtes périodes de temps; — connaissance de l’appareil gouvernemental et du système politique; — un excellent sens de l’organisation et la capacité de travailler sous un minimum de supervision.TRAITEMENT ET ENTRÉE EN FONCTION: 26,000.00$ annuellement, plus allocation-logement de 4,200.00$ Le début du mandat est prévu pour la fin novembre 1987.Adresser votre demande accompagnée d’un curriculum vitae par courrier prioritaire, avant le 15 octobre 1987 à l’adresse suivante: Directeur général Association culturelle franco-TéNOise Case postale 1325 Yellowknife, T.N.O.X1A 2N9 r Evitez la fumée Pour mieux respirer ^ , J OPTOMÉTRISTE demandé (e) à temps plein.Communiquez au (514)629-1906 Université McGill Professeur adjoint de géographie Nous sommes à la recherche de professeurs dans tous les domaines de la géographie physique: deux postes titu-larisables d'un mandat de trois ans doivent être comblés pour le 1er août 1988; jusqu'à trois autres au cours des deux prochaines années Doctorat indispensable, compétences spécialisées, ingéniosité et passion pour la recherche sur le terrain.Salaire de départ: 32 500 $ canadiens Conformément à la législation canadienne en matière d'immigration, cette offre s'adresse en premier lieu aux citoyens canadiens et aux résidents permanents du Canada Faire acte de candidature (curriculum vitae + noms de trois répondants) auprès du Directeur du département de géographie de l'université MCGill, 805, rue Sherbrooke ouest, Montréal (Québec) H3A 2K6, avant le 1er décembre 1987.Tél.: (514) \398-4113.______________________________ L'Association canadienne de normalisation recherche un TRADUCTEUR TECHNIQUE Le candidat idéal possède: — une formation universitaire en traduction et — cinq années d’expérience en traduction technique, de préférence dans les domaines de l’électricité et de l’électronique.Le candidat que nous recherchons est d’une rigueur à toute épreuve, et son travail demande un minimum de révision.L'appartenance à une société de traducteurs reconnue constitue un atout.CONSEILLER TECHNIQUE La personne choisie travaillera au sein de notre service de traduction et sera appelée à réviser des traductions hautement spécialisées d'un point de vue technique.Cette personne doit être membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec et avoir une excellente maîtrise du français et de l’anglais.La qualité de la langue ainsi que la recherche de la clarté et de l'exactitude sont prioritaires.Elle devra être spécialisée dans les domaines de l’électricité et de l’électronique.Nous offrons une rémunération concurrentielle et d’excellents avantages sociaux.Les intéressés, qui devront se soumettre à un examen, sont priés d’adresser leur curriculum vitae au Service de traduction de: Association canadienne de normalisation 865, rue Ellingham Pointe-Claire (Québec) H9R 5E8 Nous offrons une chance égale aux femmes et aux hommes.POSTES DE PROFESSEUR(E)S L'Université du Québec à Chicoutimi sollicite des candidatures pour combler des postes de professeur(e)s dans les secteurs suivants: A) DÉPARTEMENT DES SCIENCES HUMAINES (SCIENCES DE LA SANTÉ) CONCOURS: D.G.A.-52 LE POSTE: Assurer de l'enseignement et de la recherche principalement dans les programmes de 1er cycle en sciences infirmières.EXIGENCES: • Doctorat en sciences infirmières ou dans une discipline connexe avec une maîtrise en sciences infirmières ¦ Expérience de renseignement et de la recherche universitaire et en clinique - Pouvoir travailler en équipe sur les plans de l’enseignement et de la recherche auprès des adultes dans le cadre d'un programme de formation professionnelle en sciences infirmières • Détenir un permis actif d'exercice de la pratique infirmière au Québec B) DÉPARTEMENT DES SCIENCES DE L'ÉDUCATION (DEUX POSTES) CONCOURS NO: D.G.A.-41 1- Professeur(e) en théorie et pratique de l'enseignement pour assurer des cours, mener et encadrer de la recherche fondamentale et appliquée dans le domaine de l'enseignement, EXIGENCES - Doctorat en sciences de l'éducation Expérience pertinente d'enseignement dans les écoles CONCOURS NO: D.G.A.-43 2- Professeur(e) ayant une formation à la fois en arts et eri psychopédagogie et apte à travailler en pédagogie des arts visuels (didactique, peinture, dessin, modelage, photographie, vidéo, ateliers d'expression, ateliers Arno Stern) et assurer des activités liées aux principes de renseignement et de l'apprentissage.EXIGENCES: - Doctorat en éducation - Expérience pédagogique pertinente.MODALITÉS GÉNÉRALES: - Conformément aux exigences relatives à l'immigration les postes sont offerts aux citoyens canadiens et aux résidents permanents Les conditions de travail sont régies par une convention collective Le traitement est établi selon les qualifications et l'expérience - Entrée en fonction: le 1er janvier 1988 - On fait parvenir son offre de service (avant le 23 octobre 1987 pour les postes en sciences de l'éducation ou le 30 octobre 1987 pour le poste en sciences humaines) à Doyen de la gestion académique, Univesité du Québec à Chicoutimi, 555.boulevard de l’Université, Chicoutimi (Québec) Université du Québec à Chicoutimi Le Devoir, samedi 3 octobre 1987 ¦ A-7 Une idée de la commission scolaire Sault-Saint-Louis Le collège Saint-Louis, une école « privée » dans le secteur public jAn -PIERRE PROULX Un tel proposait jadis de construire les villes à la campagne.La Commission scolaire du Sault-Saint-Louis a décidé, elle, d'ouvrir une école privée dans le secteur public! Ou presque.Cette nouvelle école secondaire, destinée avant tout aux résidents de LaSalle et de Lachine, mais néanmoins ouverte aux voisins, s’appelle le Collège Saint-Louis et est vouée à l’« éducation internationale ».Le Collège n’ouvrira ses portes qu’en septembre 1988 mais, déjà, quelque 140 enfants y sont déjà officiellement inscrits.Mercredi soir, 300 parents se sont déplacés à l’école Cavelier de LaSalle pour participer à une séance d’information.Cette école possède plusieurs attributs d’une école privée qu’elle vise d’ailleurs très explicitement à concurrencer.Environ 170 élèves de Sault-Saint-Louis se sont inscrits cette année dans les écoles secondaires privées de Montréal après leur sixième année.On a simplement décidé d’offrir l’équivalent à la commission scolaire, explique M.Robert Goyer.le coordonnateur du projet.On a même déjà pointé par sondage au cours du mois de septembre, les étudiants dont les parents pensent les inscrire à l’école privée en septembre 1988.On va évidemment leur offrir de s’inscrire au Collège Saint-Louis.Cette commission scolaire a adopté les techniques de marketing et ne s’en cache pas.« Il était temps », lance M.Goyer.C’est même essentiellement pour cette raison que la nouvelle école s’appelle un collège, comme on dit le Collège Notre-Dame, le Collège de Montréal ou le Collège Brébeuf.On a aussi fait dessiner un logo dont le clacissisme évoque le prestige du « produit » qu’on y propose : une éducation fondée sur l’« ouverture au monde ».Comme à l’école privée, les élèves y porteront obligatoirement un costume.C’est ce veulent les parents qui choisissent ce type d’école, explique M.Goyer.Pour les garçons, chemise blanche à manches longues, cravate de « tricot » marine, débardeur ou cardigan rouge et pantalon marine.Pour les filles, pantalon « plissé » ou jupe avec des bas 3/4 ou des « collants opaques marine.Comme à l’école privée, des périodes d’études obligatoires vont ponctuer la journée et la discipline y sera plus rigoureuse, comme, précise encore M.Goyer, le veulent certains parents.Comme à l’école privée encore, le Collège Saint-Louis est destiné explicitement aux élèves « doués et talentueux ».On tiendra donc en novembre des examens d’admission portant sur les « habilités scolaires » en général, les compétences en français et en mathématiques en particulier et sur les « aptitudes à la créativité » et la « motivation ».Mais l’analogie s’arrête là.A la différence des écoles privées, cette école sera gratuite.A cet égard, ce projet rappelle les anciennes sections classiques que plusieurs commissions scolaires ont ouvertes à la fin des années 1950 et disparues avec l’instauration des écoles polyvalentes en 1964.Au plan pédagogique, le Collège Saint-Louis se distingue par son programme particulier qui mène au certificat international d’enseignement général.Il sera en effet affilié à l’Association des écoles internationales dont le siège social est à Genève et que préside un éducateur québécois, M.Robert Belle-Isle, le fondateur de la Régionale de Chambly.De dernier était, au moment de sa retraite récente, directeur de l’École internationale des Nations Unies à New-York.Cette association est née en 1951 à l’UNESCO'auprès de laquelle elle est d’ailleurs accréditée.Le Collège dispensera le programme régulier du MEQ mais il sera enrichi de certaines matières.Son premier objectif éducatif est « de faire prendre conscience à l’élève de l’interdépendance des êtres vivants, des personnes et des peuples, dans une perspective globale menant à la compréhension internationale, à la coopération et à la tolérance ».Une fois leurs études secondaires terminées, ces étudiants pourront s’inscrire au baccalauréat international décerné actuellement par les collèges Brébeuf, Sainte-Foy ou John-Abbott, et reconnu par la même association, et éventuellement par le cégep public André-Laurendeau de LaSalle.De plus, la Commisssion scolaire L’an 1987 est prolongé d’une seconde WASHINGTON (AFP) - L’année 1987 sera longue car il faudra rajouter une seconde aux pendules avant de basculer dans la nouvelle année si les habitants de la terre veulent rester en harmonie avec la rotation de leur planète.L’observatoire de la marine américaine fait remarquer que ce ralentissement avait déjà eu lieu en 1985 et qu’il avait déjà fallu rajouter une seconde.L’année 1988 ne sera pas en reste puisqu’elle sera bissextile.met sur pied cette année, au primaire, des classes « accélérées » qui vont constituer, explique M.Goyer, les « clubs fermes » du Collège Saint-Louis.Le Collège va dispenser, outre les matières québécoises, un cours intitulé « découverte des média ».On y initiera les étudiants au cinéma, à là publicité, à la presse, à la production technique.Les élèves francophones déjà bilingues pourront s’inscrire en plus au cours d’anglais langue maternelle et l’espagnol y sera obligatoire en 2e, 3e et 4e.Quant à l’enseignement du français, il sera, insiste M.Goyer, l’affaire de tous les professeurs et la performance en français dans les autres matières sera notée.Le cours de mathématique sera enrichi par 1 apprentissage de l’informatique.L’initiation à la danse, l’expression dramatique seront obligatoires en première année de même qu’un cours de méthodologie au travail intellectuel.En cinquième année, le programme d’histoire sera enrichi par un cours d'histoire internationale.Le Collège Saint-Louis sera situé à Lachine dans une ancienne école anglaise actuellement désaffectée.Le même cours sera offert au secteur anglais mais sera dispensé dans les polyvalentes ordinaires.Une seule chose n’est pas encore réglée: le choix du corps enseignant.On attend la fin des inscriptions et on négociera ensuite avec le syndicat des enseignants les aménagements nécessaires à la convention.Autre question en suspens : on ne sait pas encore s’il s’agira d’une école confessionnelle reconnue par le Comité catholique du Conseil supérieur de l’éducation.Chose certaine, le programme prévoit l’enseignement religieux catholique et la formation morale.COLLEGE ST-LOUIS Le logo du Collège Saint-Louis, une école publique aux allures d'école privée qui ouvrira ses portes à Lachine en 1985.Après le séisme de jeudi Les Californiens en attente du Big One LOS ANGELES (AFP) — Ce n'était pas le Big One«, ont constaté les Californiens, avec un mélange de soulagement et d'inquiétude.après le tremblement de terre qui a frappé jeudi Los Angeles, faisant six morts et une centaine de blessés.Le Big One (le grand), c’est le tremblement de terre de grande magnitude que prédisent régulièrement, notamment après chaque secousse importante, les experts et les cassandres.Pour eux, la catastrophe se produira d’ici 50 ans le long de la faille de San Andreas, une rupture géologique qui court de San Francisco au Mexique.La plupart des experts reconnaissent, certes, que la science de la prévision des tremblements de terre n’en est guère qu'à ses balbutiements.Ils affirment cependant, s'appuyant sur la fréquence des tremblements de terre en Californie, que la profondeur de la faille de San Andreas et le nombre de ses ramifications rendent pratiquement certaines leurs prédictions.Les Californiens croient au.Big One: le maire de Los Angeles, Tom Bradley, l’a lui-même mentionné comme une quasi-certitude, jeudi, au cours d’une conférence de presse.Mais la plupart accueillent cette perspective avec plus de philosophie que de peur, soit par fatalisme, soit parce qu'ils espèrent que la catastrophe se produira à coté et non chez eux, soit plus simplement parce que, lorsque la terre ne bouge pas, ils n’y pensent pas.Big One serait un tremblement de terre d’amplitude 8 ou plus sur l’échelle de Richter, comparable à celui de San Francisco en 1905 (quelque 500 morts), plus fort même que celui de 1985 à Mexico (amplitude 7.8 et plus de 5,000 morts).c A R R I E R E S ET P R 0 F E S S 1 O N S ORGANISATION INTERNATIONALE HUMANITAIRE recherche UNIVERSITAIRES avec formation de préférence dans l’administration publique, les sciences sociales et le droit public ou privé avec un minimum de deux ans dans ces domaines d’activités pour: DES POSTES D’ADMINISTRATEURS DE PROJET EN AFRIQUE, EN ASIE ET EN AMÉRIQUE LATINE Excellente maîtrise de l'anglais et du français ou de l’espagnol selon les régions géographiques.Prière d’adresser curriculum vitae détaillé, avant le 19 octobre 1987 à: Dossier 1383 LE DEVOIR C.P.6033, succursale A Montréal (Québec) H2Y 3S6 (Seules les candidatures retenues recevront un accusé de réception) NOTRE RUBRIQUE CARRIERES ET PROFESSIONS a été spécialement créée pour établir un lien entre nos lecteurs et les institutions ou maisons d’affaires.Les annonces publiées sous cette rubrique coûtent 2,50$ la ligne agate.Nous accordons la commission habituelle aux agences de publicité La date limite pour la réception de ces annonces est fixée à 48 heures avant la parution.Pour renseignements et réservations, contactez Francine Gingras à 842-9645 LE DEVOIR 211 rue du St-Sacrement Montréal, Québec H2Y 1X1 Gouvernement du Quebec Ollice des ressources humaines iiif m i i» ***** * REPRÉSENTANTfE) PUBLICITAIRE (Au national) Le Devoir est à la recherche d’un professionnel de la vente afin de compléter son équipe de ventes nationales.Le candidat idéal possédera un diplôme universitaire de premier cycle en marketing ou l’équivalent.Il possédera aussi une expérience pertinente d’au moins 5 ans, acquise dans l’industrie des communications auprès de media d’information ou d’agences de publicité.Nous offrons un défi de taille pour un individu ambitieux, dynamique et agressif qui saura nous représenter efficacement.Notre plan de rémunération est intéressant et nous offrons également une gamme complète de bénéfices marginaux.Si le défi vous intéresse, faites-nous parvenir votre c.v.à: Dossier 1353 Le Devoir C.P.6033, Suce.Place D’Armes Montréal (Québec) H2Y 3S6 Fonction publique du Québec AGENTE OU AGENT DU VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL 39 369 $ à 44 562 $ CONCOURS NUMÉRO 101G-893018:Qc A Québec CONCOURS NUMÉRO 101G-893019:Qc A Montréal Chacun de ces concours vise à combler des emplois au Vérificateur général du Québec dans la ville indiquée et au besoin, pendant au moins un an, des emplois semblables auprès de cette organisation dans les régions administratives de Québec et de Montréal respectivement.ATTRIBUTIONS: Planifier, coordonner et diriger les activités de vérification des états financiers, de la régularité des opérations et d'optimisation des ressources dont la majorité des systèmes est informatisée.Rédiger des projets de rapport à la gestion.Guider et orienter, à l'occasion, l'ensemble des tâches reliées à des projets de recherche et de développement.* CONDITIONS D'ADMISSION: Être membre en règle de l’Ordre des comptables agréés du Québec; 6 années d’expérience pertinente en plus des années de stage de formation.Inclure une photocopie de son diplôme de l’Ordre et de sa carte de membre en règle de l’Ordre des comptables agréés du Québec.PÉRIODE D'INSCRIPTION: 3 octobre au 23 octobre 1987.INSCRIPTION: Le Vérificateur général du Québec, Service des ressources humaines, 900, Place d'Youville local 105, QUÉBEC, QC, G1R 3P7 INFORMATION: Mme Suzanne Auclair, (418) 643-1564.AGENTE OU AGENT DU VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL 31 275 $ à 39 369 $ CONCOURS NUMÉRO 101G-893020:Qc A Québec CONCOURS NUMÉRO 101G-893021:Qc à Montréal Québec Chacun de ces concours vise à combler des emplois au Vérificateur général du Québec dans la ville indiquée et au besoin, pendant au moins un an, des emplois semblables auprès de cette organisation dans les régions administratives de Québec et de Montréal respectivement.ATTRIBUTIONS: Exécuter les activités de vérification des états financiers, de la régularité des opérations et d'optimisation des ressources dont la majorité des systèmes est informatisée.Participer à la rédaction de projets de rapport à la gestion.Prendre charge, à l'occasion, de la réalisation de mandats de vérification et participer à différents projets de recherche et de développement.* CONDITIONS D’ADMISSION: Être membre en règle de l’Ordre des comptables agréés du Québec; 1 année d’expérience pertinente, en plus des années de stage de formation.Inclure une photocopie de son diplôme de l'Ordre et de sa carte de membre en règle de l'Ordre des comptables agréés du Québec.PÉRIODE D'INSCRIPTION: 3 octobre au 23 octobre 1987 INSCRIPTION: Le Vérificateur général du Québec, Service des ressources humaines, 900, Place d'Youville, local 105, QUÉBEC, QC, G2R 3P7 INFORMATION: Mme Suzanne Auclair, (418) 643-1564 * Comment vous Inscrire Il peut exister d'autres conditions permettant l’admission aux concours telles que la compensation de la scolarité par de l’expérience.Les personnes ayant le statut de resident permanent sont admissibles sauf s'il est mentionne qu'elles doivent avoir le statut de citoyen canadien Des renseignements supplémentaires, pertinents a chaque concours, sont disponibles dans les bureaux régionaux de l'Office des ressources humaines et auprès des personnes designées à I item - information L'inscription se tau a I aide du formulaire .Oltre de service » disponible dans les bureaux régionaux de l'Office et auprès des ministères et organismes gouvernementaux L u Offre rie ser vice - doit être expediée a l'adresse indiquée et accompagnée d'une photocopie des originaux des documents prouvant que les conditions d'admission sont satisfaites Pour être acceptées les candidatures doivent être reçues durant la période d'inscrip lion Direction générale Le contexte organisationnel Société du domaine de la traduction et de la terminologie qui fait sa marque de façon exceptionnelle depuis plusieurs années, notre client se distingue par sa préoccupation constante de fournir des services professionnels de haute qualité.Le poste et ses priorités Dans le cadre de son développement, cette société désire s'adjoindre un cadre supérieur qui assumera la direction générale de projets de longue durée à caractère hautement technologique.Relevant du vice-président, Montréal et membre du comité de gestion, le titulaire de cette fonction nouvellement créée aura comme priorités: l'établissement de besoins en ressources humaines et matérielles, la réalisation de nombreux projets, le maintien de normes d'excellence professionnelle et l'administration de différents budgets.Les compétences requises Gestionnaires expérimentés, les personnes recherchées pour ce poste ont acquis une solide expérience de la direction de projets d’envergure.Ils ont occupé ou occupent idéalement un poste en gestion générale dans le domaine de la traduction.Parfaitement bilingues et préférablement de formation universitaire, les candidats ont une connaissance des techniques de gestion de projets.Ils démontrent des habiletés pour les communications et se distinguent par leur leadership et leurs aptitudes à la planification.Énergiques et assurés, ils ont de plus un sens poussé de l'organisation et du contrôle.Veuillez adresser votre curi culum vitae, sous pli confidentiel, au 1425, boul.Dorchester Ouest, bureau 300-C, Montréal (Québec), H3G 1T7, Tél: (514) 397-9655 en indiquant le numéro de référence 237.mÊÊÊÊKÊtÊÊiÊÊÊKÊmm MpPPS»'' y m Bourbonnais GROUPE CONSEIL INC.Directeur général Possibilité unique dans la recherche énergétique Le contexte organisationnel Chef de file dans son domaine, le Centre canadien de la technologie des minéraux et de l'énergie (CANMET) intervient directement dans le secteur énergétique en ce qui a trait au pétrole, charbon et gaz naturel et demeure à la fine pointe de l'économie par la place de premier choix qu'il occupe à l'échelle nationale et internationale dans cette industrie.Le poste et ses priorités À titre de membre de la haute direction du Centre canadien de la technologie des minéraux et de l'énergie, partie intégrante d Énergie, Mines et Ressources, le directeur général formule, établit et administre les programmes du Ministère quant à la recherche scientifique et au développement technologique en ce qui a trait au secteur des combustibles fossiles.Il administre les ressources disponibles pour atteindre les objectifs fixés, évaluer les enjeux en présence et assurer le transfert de technologie dans le meilleur intérêt du Canada.En poste à Ottawa, le titulaire gère un programme national ainsi que deux laboratoires situés ailleurs au pays.Les compétences recuises A titre de grand responsable du programme fédéral de recherche et développement énergétique, vous êtes reconnu pour votre dynamisme, votre maîtrise de ce secteur d'activités, et adhérez aux principes de la saine administration et des communications.Très à l'aise avec la recherche et le développement et l'administration de contrats, vous connaissez à fond les politiques énergétiques nationales.Initiative, entregent et détermination sont des traits qui vous caractérisent.Doté d'un esprit scientifique, vous êtes bilingue et idéalement titulaire d'un diplôme de 3e cycle en génie.Une expérience de travail en recherche dans les domaines soit du charbon, du gaz, du pétrole ou des sables bitumineux serait un atout considérable.Veuillez adresser votre curriculum vitae, sous pli confidentiel au 1425, boul.Dorchester Ouest, bureau 300-C, Montréal (Québec), H3G 1T7, Tél: (514) 397-9655 en indiquant le numéro de référence 238.bourbonnais GROUPE CONSEIL INC. A-8 B Le Devoir, samedi 3 octobre 1987 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs.Gabriel Hudon Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Paule Beaugrand-Champagne Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Godin LA SAGESSE A MOINS d’un revirement plus inquiétant que spectaculaire, le gouvernement du Québec a donc décidé de laisser le temps faire son oeuvre.Il n’y aura vraisemblablement pas de changement au chapitre de l’affichage commercial avant l’arrêt de la Cour suprême sur la valeur du jugement rendu en décembre dernier par la Cour d’appel du Québec.Il faudrait être obtus ou aveuglé pour ne pas dégager telle conclusion à l’issue du caucus libéral tenu à Sainte-Adèle.Ministres et députés se sont bien gardés d’être aussi explicites, mais les parades diplomatiques et les silences gênés sont tout aussi éloquents.Il n’y a aucune honte à choisir la voie de la sagesse, fût-elle politique.On doit en savoir gré au Premier ministre, qui a invoqué des arguments de paix sociale pour justifier sa décision de ne pas libéraliser cette prescription de la Charte de la langue française.Inutile de faire le procès des intentions de M.Robert Bourassa : le jeu serait mesquin, en plus de déboucher sur une forme de stérilité navrante.Après l’improvisation brouillonne des commencements du présent mandat où l’on se lançait à l’assaut de la loi 101, la prudence et la pondération ont retrouvé place et droit.La déception est sans doute vive dans certains secteurs de la collectivité anglophone.Après le véritable ramdam auquel on s’est livré ces dernières semaines, la rancoeur risque de s’aggraver et de s’installer en permanence.A vouloir faire monter le§ enchères, certains protagonistes se sont engagés dans une voie dangereuse.À ressortir des placards fantômes et spectres, ces derniers rendent un très piètre service à l’ensemble de nos compatriotes de langue anglaise.On comprend l’impatience et la frustration qu’affichent plusieurs anglophones.Force est cependant de faire la part des choses.Le présent gouvernement a rempli une partie appréciable de ses « promesses électorales » en faisant voter, l’hiver dernier, une législation qui assure à la collectivité anglophone des droits précis dans le domaine des services de santé.La mesure n’est pas banale.Elle répond à l’une des revendications les mieux étayées qu’ait pilotées Alliance-Québec D’ou l’acquiescement, après hésitation, à cette législation de la part des milieux francophones.Reste l’épineuse question de l’affichage commercial.On peut disserter longuement sur le poids relatif des droits individuels, de la notion de « sécurité collective >».On pourrait tout aussi sé- POLITIQUE rieusement ergoter sur les implications théoriques de la liberté d’expression, du véhicule de cette liberté fondamentale.Ces notions ne sont pas sans poids, ni valeur.Loin de là ! Elles ne doivent cependant pas être dégagées du contexte dans lequel elles s’insèrent et s’actualisent.Derrière la symbolique de l’affichage, c’est la terrible question de la pérennité de la collectivité francophone en terre d’Amérique qui nourrit craintes et appréhensions.Dans toute la rhétorique ressassée ces derniers temps, certains anglophones sous-estiment, s’ils ne l’oublient tout simplement pas, cette donnée fondamentale.Cette inquiétude quasi-existentielle, les leaders anglophones l’éprouvent et l’expriment eux aussi, qui se désolent de voir leurs rangs se décimer dans certaines‘régions du Québec.Symbolique, la langue d’affichage ?Il ne viendrait à personne de le nier.Mais ce symbolisme est suffisamment mobilisateur pour créer un fonds d’unanimité, confus mais réel, au sein de la majorité francophone.Impossible d’expliquer autrement le ralliement des tenants de toutes options politiques, des fédéralistes les plus orthodoxes aux souverainistes les plus intrinsigeants à la thèse de la nécessité de conserver à Montréal un visage français qui a longtemps relevé de la chimère généreuse.Au delà du symnbole, il faut lire cette même inquiétude.Cette réalité, nos compatriotes doivent la prendre en considération.L’actuel délégué du Québec à Londres, M.Reed Scowen, avait bien saisi cette dimension de la question en sondant anglophones et francophones à la faveur d’une démarche personnelle menée avant son retrait de la politique active.Dommage qu’on ne l’ait pas pris davantage au sérieux.Enfin, souhaitons ne pas donner dans le carnavalesque.Personne ne conteste la nécessité d améliorer l’enseignement du français.Les écoliers du Québec auront beau parler le français le plus châtié du monde, cela ne changera rien au fond du problème si Montréal retrouve demain la vitrine anglaise qui a été la sienne durant des décennies.S’engager maintenant dans des distinguo entre la « promotion » et la défense du français c’est encore une fois tenter de noyer le problème.’ A tout le moins, c’est faire preuve d’une incompréhension désolante.On doit espérer mieux.— PAUL-ANDRÉ COMEAU « C’est un défi sans fin » LA COMMUNAUTÉ juive de Montréal vient de célébrer le 70e anniversaire de ses services communautaires.Il s’agit non seulement de la plus ancienne fédération d’organismes de bienfaisance au pays, mais d’une des plus dynamiques encore.Le magnifique cahier qu’AJCS a publié à cette occasion sous le titre, en français, d'Hier, aujourd'hui et à tout jamais, est rempli d’événements qui restent significatifs, non seulement pour la communauté juive, mais pour nos autres communautés.Ainsi, la chronologie comporte la mention suivante pour l’année 1886 : « La population entière de Montréal organise un grand rassemblement auquel préside l’évêque Bond, afin de trouver la meilleure façon de venir en aide au grand nombre de réfugiés juifs, s’échappant des pogroms de Russie, arrivés à Montréal.Trois entrepôts situés à la rue St-Pierre sont convertis en dortoirs et en salles à manger, pour prendre soin de ces nouveaux venus sans ressources.» Écoles, synagogues, bibliothèque, hôpitaux, organisations de jeunes, campagnes philanthropiques, les services se multiplient au point qu’il faut les fédérer.Tout au long du siècle il va s’y en ajouter, au fil des problèmes qui surgissent, la Dépression, l’après-guerre et les rescapés de l’Holocauste, la naissance d’Israël, l’arrivée de juifs francophones, l’affirmation nationale québécoise, le vieillissement de la population.Sauf un Abraham Gradis, qui aide à la défense de la Nouvelle-France au milieu du 18e siècle, les Juifs qui viendront s'établir en Amérique — et beaucoup préférèrent Montréal à New York — n’ont rien de la richesse qu’on associera plus tard à cette communauté.Ils vont sortir de la pauvreté à force de travail, d’éducation et de solidarité.Malgré tout, les oeuvres « charitables » vont rester nécessaires.En 1972, note Joe King dans sa chronologie, la communauté reçoit « avec stupéfaction » les résultats d’un sondage lui dévoilant « qu’une famille juive sur six — soit approximativement 20,000 personnes — vit au seuil de la pauvreté ou en des- sous ».Depuis, les problèmes économiques et les coupures de fonds publics imposent, là aussi, à la fois des difficultés nouvelles et des stimulants.Tout en restant fidèle à son identité, au carrefour de maintes diversités, la communauté juive est fait partie du Québec moderne.Choc des cultures, ouverture sur le milieu, population vieillissante, sens de l’appartenance, fidélité et création, par plusieurs traits la communauté juive de Montréal vit à la même heure que plusieurs autres communautés.En puisant à son expérience, notamment auprès des Services communautaires juifs de Montréal (ACJS), toutes y trouveront de quoi alimenter l’espoir.« Notre peuple a, de tout temps, suivi une tradition qui veut qu’il réponde généreusement au besoin d’autrui — que ce soit au sein de la communauté juive, ou encore au profit de la société dans son ensemble », conclut la publication du 70e anniversaire.« C’est un défi sans fin.» — JEAN-CLAUDE LECLERC L’exemple venu du Nord LES INUIT du Nouveau-Québec viennent de franchir une étape importante sur la voie, longue et tortueuse, de leur autonomie collective.Plus encore, de la manière la plus sobre qui soit, ils tracent la voie aux autres premiers habitants du pays et aux gouvernements qui, de conférences avortées en colloques interminables, n’en finissent plus de tenter de mettre au point des solutions faites sur mesure.En effet, au terme d’un référendum inédit à plusieurs égards, les citoyens des 14 villages nordiques du Québec ont décidé (dans une proportion de 53%) d’élire au suffrage universel l’Assemblée qui rédigera la constitution de leur gouvernement régional autonome, le premier du genre au Québec.Ils ont opté pour la voie difficile et exigeante de la démocratie directe, de préférence à celle de la représentation par des dirigeants d’organismes et des notables.Au Nouveau-Québec comme ailleurs au pays, il y a des années que les autochtones aspirent à une certaine autonomie.L’objectif est clair mais les moyens pour l’atteindre lé sont beaucoup moins.La constituante doit-elle être formée et financée par les organismes en place ?Au contraire, les membres dn groupe de travail devraient-ils être élus et leur travail financé à l’aide d’une taxe prélevée auprès des résidents et des entreprises actives au Nouveau-Québec ?Tel était l’enjeu du référendum de jeudi.Plus concret et moins casuistique que celui de M.Claude Morin, n’est-ce pas ?Sur le modèle de mai 80 au Québec, les deux options avaient leurs prosélytes et leurs détracteurs, les uns et les autres étant regroupés sous un comité parapluie.L’opération, fort complexe, dans un territoire qui couvre le tiers du Québec, a été menée par les Inuit eux-mêmes et selon leurs consensus, avec la bénédiction de Québec et la collabora- tion du Directeur général des élections.Cette expérience-pilote s’est déroulée sans anicroche et est un succès sur toute la ligne.Par exemple, aucune décision n’a été prise sans le consentement unanime des deux groupes en présence qui, à l’avance, ont accepté le résul- Gilles LESAGE ?Lettre de Québec tat du référendum „el convenu d’apporter leur collaboration à la future constituante.De plus, non seulement les Inuit (qui comptent 90% des 3,400 électeurs), mais tous les résidants de la région depuis un an avaient le droit de vote.Semblable à celui des élections générales, le bulletin de vote était rédigé en trois langues, dans l’ordre suivant: inuktitut, français et anglais.Le financement provenait d’un fonds commun, établi par les deux principaux protagonistes (Corporation Makivik et Fédération des coopératives), les autres groupes, et même les électeurs, à titre symbolique.Bref, un ensemble de règles susceptibles de faire rougir les Blancs ! Les deux thèses en présence étaient on ne peut plus explicites.L’une voulait que les membres du groupe de travail soient désignés par les organismes régionaux, en vue de mettre sur pied une Assemblée qui ierve la cause des Inuit et des autres résidants.L’autre, soutenue par les «dissidents» de la Baie James et les coopérateurs, impliquait que la constituante soit élue par la population et financée par elle.Cette option l’a emporté, de justesse certes, mais sa victoire est remarquable, dans le contexte particulier de dépendance, voire d’asservissement, qui sévit dans le Nord.Le renversement est significatif et fort prometteur.Sous la direction de M.Harry Tulugak, les Citoyens pour un gouvernement responsable ont fait valoir avec succès que la formule des organismes et des bureaucrates a été mise à l’essai et a été un échec.Le temps est venu d’essayer quelque chose de nouveau, disent-ils, fondé sur les principes démocratiques, non corporatistes.En appelant au sens du devoir et de la responsabilité, les Citoyens lèveront une taxe volontaire de 1 % sur les ventes au détail (plus de $ 24)0,000 par année) pour financer la constituante, tout en invitant les entreprises à se comporter en bons citoyens corporatifs.Ce sera un moyen efficace de savoir si la population veut vraiment ce gouvernement qu’elle dit vouloir, disent les Citoyens, d’autant que les élus feront un meilleur travail si les fonds proviennent de leurs concitoyens du Nouveau-Québec.Qui dit mieux ?Il est trop tôt pour évaluer les conséquences du choix de jeudi.Tel quel, toutefois, il constitue une étape importante, non seulement en vue d’un futur gouvernement régional, mais dans la recherche d’une société démocratique, donc responsable d’elle-même et de ses décisions, au Nouveau-Québec.Dans LE DEVOIR de mercredi et jeudi, le sociologue Jean-Jacques Simard a bien fait ressortir que cette communauté a décidé de s’organiser pour se gouverner elle-même, sans arrière-goût vindicatif ou revanchard.L’heureuse décision de jeudi lui donne raison.Il faut suivre avec le plus vif intérêt cette expérience inédite.Elle inspirera sûrement l’action des autres premiers habitants de ce pays, peut-être même celle de nos gouvernants.On ne sait jamais ! Puisse l’exemple venu du Nord porter des fruits abondants.tjJjCZSËi V'VU C0 — mm - SÜ$g "copé&tf/brt é&HJXÆs ofekcEs " LWPOWUJT ce toesr pas ca ôfàVOEUR vesoR&UES, Mbis ceoo ft y a BKTtee CBS veux A LETTRES AU DEVOIR ¦ Quelque soit l’âge LE CAS des jeunes assistés sociaux mérite qu’on s’y attarde un peu afin de se rendre compte de la discrimination qui est faite à cette catégorie de citoyens.Soulignons d’abord que les besoins vitaux de nourriture et de logement sont les mêmes pour les moins de trente ans que pour leurs aînés.Et de plus, ils font face à une situation socio-économique qui leur est défavorable.Notre gouvernement provincial doit agir au plus tôt afin que nos jeunes soient traités de façon .équitable puisqu'ils possèdent les mêmes droits que tous les autres bénéficiaires d’aide sociale.Une telle pratique engendre une grande frustration et suscite un manque de confiance envers les institutions démocratiques qui doivent donner l’exemple du respect des droits tels que spécifiés à l’article 10 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.Il s’agit de rétablir un équilibre qui favorisera une justice sociale pour tous, et quel que soit l’âge du bénéficiaire.— RONALD RONDEAU Joliette, le 15 septembre.¦ Incompétence à l’Habitation Lettre à M.Robert Bourassa DURANT sa courte halte parmi nous, M.Bourbeau aurait pu constater les problèmes aigus de logement qui sévissent à la Pointe : spéculation effrénée sur le marché immobilier, détérioration accélérée des conditions de logements, inflation galopante du coût des loyers et appauvrissement implacable de la population résidante.Nous lui avons montré des condos luxueux qui se construisent en lieu et place de logements familiaux abordables; il n’a pas voulu les voir.Il a rencontré des gens mal-nourris, parce que le prix de leur logement « mange » la moitié de leur revenu et parfois davantage ; il ne les a pas écoutés.Il a aussi rencontré ceux et celles qui attendent désespérément un HLM depuis 5,10 et même 15 ans; il ne s’en est pas inquiété.Mais plus important que tout, il a été reçu par des citoyens et des citoyennes fières de leur histoire et de leurs réalisations; et il les a dédaignés.Pointe St-Charles est le berceau de plus d’une innovation sociale au Québec (la Clinique communautaire a servi de modèle au réseau des CLSC, et les Services juridiques communautaires sont les parents de l’aide juridique).Les gens de la Pointe ont prouvé leur courage et leur débrouillardise (faire autant avec si peu de moyens ! ).Que M.Bourbeau n’ait pas été ému par nos diffficultés, soit ! Mais ce que nous étions en droit d’attendre du ministre responsable de l’Habitation, c’est un minimum d’intérêt et de savoir-vivre.Nous lui avons demandé de soutenir notre projet (un minimum de 500 logements sociaux dans la Pointe, pour que les ménages les plus appauvris puissent se loger décemment et demeurer dans le quartier).Membre de votre gouvernement, M.Bourbeau aurait dû voir là la possibilité de concrétiser vos engagements électoraux en aidant et en soutenant les efforts des gens « les plus démunis ».Qu’il décide de lever le moratoire sur les condos malgré l’avis des groupes intervenus en commission parlementaire, qu’il discrimine les cheffes de famille monoparentale, les personnes seules et les ménages immigrants en attente d’un H LM, qu’il coupe les vivres aux G RT, alors que la clientèle qu’ils desservent revendique de plus en plus de formation, et qu’il choisisse de soutenir la propriété privée (programme de « supplément au loyer ») plutôt que d’investir dans la consolidation du patrimoine social (construction d’OSBL et de coopératives d’habitation), tout cela nous indiquait déjà son incompétence.Mais de plus, nous craignons fortement qu’en n’ouvrant pas l'appel de propositions pour les coopératives de catégorie 2, il fasse perdre irrémédiablement au Québec, des fonds déjà octroyés par le fédéral.Qu’il ajoute de surcroît un manque de respect grossier, c’est un affront inadmissible et scandaleux.Nous sortons de cette expérience amères et indignées.Nous vous demandons, M.le premier ministre, de révoquer M.Bourbeau de l’Habitation.avant que le scandale de la pauvreté ne s’aggrave.— THÉRÈSE STANHOPE pour le Projet St-Charles Montréal, le 24 septembre.¦ La tempête commence Lettre à Mme Monique Gagnon-Tremblay.ministre déléguée à la Condition féminine VOS paroles au DEVOIR ne cachent pas votre complicité dissimulée : « Je ne sais pas.si on doit mobiliser l’avortement ou si on doit attendre .par peur des opposants à l’avortement.» On comprend alors que vous soyez, au cabinet des ministres, assise entre deux chaises : celle du ministre de l’injustice nationale Herbert Marx, qui permet et protège obstinément les avortements illégaux, et celle du ministre délégué à la politique familiale, M.Robert Dutil, tout récemment nommé sous l’exigence démocratique des organismes familiaux pour revaloriser la famille, dans notre société qui se veut « distincte » (non éteinte.ou presque).Une société qui ne mette p.lus la femme à part (ou en compétition) de l’homme dans les mesures gou-vernementales, mais avec l’homme et à l’intérieur de la fa- mille.C’est là qu’il doit y avoir partage proportionnel des tâches, et non pas compétition; égalité dans l’amour, et non rivalité.C’est du moins l’intention et l’action déclarées par le ministre Dutil devant les organismes familiaux vendredi dernier, au Grand Séminaire de Montréal.Votre déclaration audacieuse au DEVOIR, révélant votre « peur des opposants à l’avortement », risque de provoquer la tempête que vous voulez éviter.Vous aviez senti la veille « le barrage d’opposition à l’interruption de grossesse» que les Filles d’Isabelle de Sherbrooke vous ont manifesté, à la clôture de leur congrès régional.C’est le commencement de la tempête qui va souffler sur votre «chaise ministérielle» pour l’approcher de la « chaise de la politique familiale » plutôt que de la chaise du ministre Marx, q.ui néglige en fait (non en paroles) la condition de la femme, celle de la famille et celle de la culture d’expression française au Québec.Vous aurez plus de crédibilité, madame, et de poids, à côté du ministre Dutil, tout près du premier ministre, responsable de la société « distincte » qui doit se bâtir sur la condition revalorisée de la famille, cellule fondamentale, bipartite (bisexuée) de toute société vraiment humaine.— JACQUELINE BOISVERT présidente Association canadienne pour la Famille et l'Immigration Sherbrooke, le 30 septembre.¦ Blessures injustifiables LA SPCA, Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux, visitait vendredi dernier le Jardin zoologique de Granby à la suite d’une plainte de cruauté infligée à un éléphant.Nous avons constaté que l’éléphant avait été blessé et qu’il était sous traitement.Cet incident reflète un manque d’expertise évident dans le traitement de certaines espèces, problème qui sévit à Granby depuis longtemps.D’après différentes versions il appert que plusieurs gardiens inexpérimentés auraient procédé au dressage de l’animal, en l’absence de son gardien régulier.Etaient aussi présents le vétérinaire du zoo, ainsi qu’une dompteuse d’éléphant, engagée pour la période estivale.Les experts du zoo de Metro Toronto et de San Diego, sont unanimes pour dire que de telles blessures sont injustifiables.Le zoo de Toronto ne considère pour s’occuper de ses éléphants qu’une personne ayant au moins deux années d’expérience comme gardien d’animaux, et six mois d’entraînement avec gardien attitré aux éléphants.La SPCA prépare un rapport qu’elle soumettra à la direction du Jardin zoologique.Elle apportera ses recommandations ainsi que les procédures qu’elle entend prendre afin que cette situation ne se reproduise jamais.— LOUIS McCANN directeur de la faune Montréal, le 29 septembre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée.dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X111 est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.Division du Groupe Ouebecor Inc .dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à em- ployer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775.boul Lebeau, St-Laurent.’ LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3.25 par semaine le samedi seulement - , 00 Pour Information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2021 Livraison par porteur: 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gens poursuivis sont des gens que j’estime, ce sont parfois des amis et, dans les cas de poursuites portés à ma connaissance, je n’entretiens nul doute sur l’éthique et la compétence de ces personnes.Ces gens n’ont que deux torts : ils posent des actes thérapeutiques avec des méthodes non-reconnues par la Corporation des médecins et ne font pas partie de ladite corporation.Or, comme chacun le sait sans doute, la loi — au Québec, — réserve aux seuls médecins le privilège du diagnostic et du traitement.En fait, peu importe que le thérapeute « alternatif » soit compétent (et souvent plus il l’est, plus il risque des poursuites), la Corporation des médecins n’a qu’un mot à la bouche : charlatan, et un seul objectif : amener au tribunal tous les « illégaux ».Dans le dossier des médecines douces et des thérapeutes alternatifs, la Corporation des médecins du Québec se comporte tout à fait comme un tribunal de l’Inquisition, pour ne pas dire une mafia.Officiellement — je parle ici de la Corporation des médecins et non des médecins eux-mêmes — il n’y a à l’égard des thérapies alternatives nulle curiosité scientifique, nul examen cri- Les médecines douces se développent rapidement au Québec comme partout dans les pays industrialisés tique des faits et encore moins d’ouverture à la collaboration.En fait, la Corporation des médecins se comporte exactement comme le conseil des sorciers d’une tribu primitive craignant que l’introduction de nouvelles pratiques dont ils ignorent tout (eh non, on ne leur a pas enseigné ça à l’Université) ne vienne jeter à bas leur monopole, leur pouvoir et ce qui leur reste de prestige.Si les dirigeants actuels de la CMQ avaient la moindre honnêteté scientifique, ils feraient le pari que les études et la recherche départageront la vérité de l’erreur.Ils ont, au contraire, choisi l’épreuve de force : la loi dit qu’ils sont les seuls à détenir la vérité alors on charge au cri de « Sus à ceux qui ne sont pas de notre côté».Dans cet.te bataille tout à fait inégale — c’est vraiment David et Goliath qui s’affrontent ici - la CMQ utilise tous les moyens à sa disposition et surtout les plus vils.La pra- tique la plus courante consiste à déléguer de faux malades qui insistent pour que les thérapeutes émettent un diagnostic (et ce diagnostic peut être aussi commun que « mal de dos »).Une fois le diagnostic posé ou le traitement prescrit, il n’y a plus qu’à traîner le thérapeute en Cour pour « pratique illégale de la médecine ».Lorsque la Sûreté du Québec envoie de faux assistés sociaux se faire donner des certificats de maladie par des médecins complaisants, le président de la CMQ crie à l’État policier, lorsque la CMQ envoie ses prétendus malades pour piéger les thérapeutes, il appelle ça « protéger le public ».Quelle curieuse logique ! Ce qui étanne, ici, c’est que la CMQ ne fasse aucune publicité aux condamnations qu’elle obtient.Tout au contraire, elle tient à faire le moins de bruit possible.Dans ces procès, l’hypocrisie et le secret sont poussés à leurs limites kafkaesques : Thank you, Alliance Québec MBOURASSA et Mme Bacon auront eu raison de •prendre tout leur temps avec la mise en place de leur nouvelle politique linguistique.On les a accusés d’attendre que le problème se règle de lui-même, de vouloir placer leurs éventuels opposants sur la défensive et de finasser avec une loi dont tous reconnaissent le caractère indispensable.Et il ne s’agit là que des accusations les plus « polies » ! Mais ce ne sont là que les mauvais côtés de l’affaire.En toute justice, il faut bien admettre que cette valse hésitation n’est pas sans un certain charme.En jouant ainsi au chat avec la souris de l’opinion publique, ils ont fini par forcer Alliance Québec à sortir de ses gonds et à afficher ses vraies couleurs.Personne d’autres, pas même la Société St-Jean-Baptiste ou le Mouvement national des québécois n’y étaient arrivés jusqu’ici.Lors des audiences publiques sur le lac Meech ou sur la politique d’immigration québécoise, les dirigeants d’Alliance Québec ne s’étaient jamais départis de leur calme proverbial, y allant de leurs petits mémoires bien fignolés sur leur attachement à la spécificité québécoise et sur la grandeur de la langue française.C’était sans compter avec le premier ministre et sa vice-première ministre ! Cette fois, finie l’hypocrisie.Les masques sont tombés.Il aura suffi d’une simple lettre pour que l’on comprenne qu’Alliance Québec n’est que la version revue et corrigée, maquillée devrions-nous dire, de ce qu’on faisait dire, par l’intermédiaire de la Gazette, a la communauté anglophone au moment de l’adoption de la loi 22.Le vocabulaire a changé et les insultes se font plus rares, mais cette lettre du nouveau président d’Alliance Québec, M.Royal Orr (oui, c’est son prénom), au premier ministre a dû rappeler a ce dernier de biens mauvais souvenirs.Imaginez donc, M.Orr est insulté.Il refuse à l’avance tout compromis sur la question de l’affichage.Ce qu’il veut c’est re- donner à Montréal son visage bilingue.Rien de moins ne va le satisfaire.Tout au plus est-il prêt à reconnaître l’obligation d’afficher aussi en français.On croit rêver.Et les choses empirent lorsqu’il révèle jusqu’où sa grande générosité le porte : ce cher Royal est prêt à reconnaître que l’obligation d’un affichage en français peut se justifier comme une restriction « raisonnable » à notre liberté d’expression.Bref, nous avons le droit d’exister à condition de ne pas trop exagérer.Daniel LATOUCHE A propos.Et il n’est pas content M.Orr.Tellement pas content qu’il avertit M.Bourassa que son groupe pourrait bien revenir sur sa décision d’appuyer l’accord du lac Meech si le gouvernement n’indique pas tout de suite, en termes non équivoques, que la clause de la société distincte ne veut rien dire.Ce bon monsieur va jusqu’à sommer le premier ministre d’apporter des « correctifs » à l’interprétation erronée que le sénateur Lowell Murray donne de cet accord.Et dire que pendant tout ce temps on soupçonnait ce sénateur d’intentions pas catholiques à l’égard du Québec.À lui aussi, il faudra envoyer des excuses.Quelle est l’erreur du sénateur ?D’avoir déclaré que les accords du lac Meech ne touchaient en rien les droits constitutionnels reconnus de la minorité anglaise du Québec.Et qu’est-ce qu’il aurait dû dire notre ami le sénateur ?Que les accords du lac Meech ne menaçaient pas les droits fondamentaux des Canadiens anglophones du Québec.On peut penser que c’est là une distinction de raison raisonnante et que « droits constitutionnels » ou « droits fondamentaux », c’est du pareil au même.Mais non, vous n’y êtes pas du tout.Heueusement que l’Aliance veillait au grain.Ce qu’Alliance Québec n’apprécie pas, c’est cette référence à des droits reconnus constitutionnellement, ce qui confirme en fait leur statut de minorité.Une référence à des droits fondamentaux leur apparaît plus noble et surtout plus « rentable » car elle justifiera par la suite d’autres demandes.La tactique est habile.Pas question de se placer dans un contexte de minorité car on ne sait jamais ce que les tribunaux pourraient décider sur ce que constitue une minorité et sur la nature des services auxquels elle a droit.À la rigueur, il pourrait arriver que les tribunaux décident d’ajuster le traitement de la minorité anglaise du Québec sur celui des minorités françaises ailleurs au pays.Ce que l’on veut, c’est faire reconnaître une fois pour toute que tous les privilèges dont jouissent ici les membres de cette minorité leur sont en fait acquis parce qu’ils feraient partie du panier des libertés fondamentales dont jouissent tous les Canadiens.Bref, l’une des raisons d’être au Canada, selon Alliance Québec, est de s’assurer que rien n’est fondamentalement changé et ne changera pas dans la situation de la communauté anglaise du Québec.Ce qu’il a dû être conten d’apprendre cela M.Bourassa ! On se croirait revenu aux jours sombres du débat sur la loi 22.Au moins, à l’époque lorsque le West-Island se défoulait sur MM.Tetley, Bourassa et Drummond, on le faisait sans détour, sans sentir le besoin de se cacher derrière le droit constitutionnel.Le retard gouvernemental nous aura aussi permis de constater que certains députés libéraux du Québec n’ont pas de difficultés existentielles à parler de défense de la loi 101 et qu’ils en sont plutôt fiers.On commençait à désespérer de voir ces braves soldats de l’arrière-banc se mouiller.Ils l’ont fait sans détour, comme s’il s’agissait de quelque chose de normal.Et s’ils en prenaient l’habitude.Thank you, Alliance Québec.Cela valait la peine d’attendre.on cache le nom des délateurs (tout en laissant entendre qu’il y a eu dénonciation d’un client), on conseille à tous les poursuivis de plaider coupable (de toute manière la Loi est contre eux et — malheureusement — ne laisse aucune défense possible, même si vous avez sauvé une vie), on craint comme la peste que les médias s’intéressent au sujet et M.Augustin Roy peut continuer tout bonnement à crier au charlatanisme (par définition, tous les thérapeutes non-médecins sont des charlatans) sans jamais avoir à prouver ce qu'il avance.La situation est d’autant plus vicieuse que les poursuivis ne peuvent jamais être jugés par leurs pairs : il s’agit de causes civiles qui se plaident devant un juge seul qui se doit d’appliquer la loi.La conclusion, tout aussi tordue, est à l’avenant : les amendes sont versées directement dans les coffres de la CMQ.Est-ce ça qu’on appelle le dédommagement des victimes ?Le Québec prend du retard Quoique la situation québécoise se compare sous certains aspects à celle de la France ou des États-Unis, les thérapeutiques parallèles jouissent dans ces deux pays de porte-paroles dont le prestige et la réputation ne_peuvent être mis en doute.En même temps, l’effort de recherche commence à trouver sa place dans les universités.Au Québec, foin de ces niaiseries, la médecine officielle ne semble suivre que la voie de la technologie lourde.Ce n’est pas pour rien que M.Roy a une si piètre opinion des CLSC.SOCIÉTÉ JEUNES?A UNE SOCIÉTÉ DES JEUNES?sous la direction de Fernand Dumont « Voilà sûrement un des ouvrages de sociologie québécoise les plus importants de ces dernières années ».Serge Tellier, Nos livres.
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