Le devoir, 3 octobre 1987, Cahier C
jamedi le,cahië Les humeurs de Nathalie.Petrowski commente la bombette littéraire de Dany Lafferrière, qui a pour titre Eroshima.Page C-l Les plaisirs de la mélancolie.Gilles Archambault menacerait-il nos lecteurs de prendre sa retraite ?Page C-2.La chronique de Carol Bergeron., qui se demande pourquoi les Entreprises Radio-Canada négligent les solistes québécois, et à même nos impôts.Aussi, le 40e anniversaire de Pro Musica.Page C-3.Les tronches et les trognes de Truto.De Serge Truffaut, bien sûr, qui fait un rapprochement sublime entre le jazz de Fraser MacPherson et la pêche à la truite Page C-4.Le cinéma de Francine Laurendeau.Le Grand Chemin, un film qui vaut le détour.Page C-5.Le cinéma de Marcel Jean.De cinéma grec, ça existe à Montréal.Huit films au Bogart.Page C-6.Les horaires, tous les horaires.Pages C-7 et C-8.Les arts visuels de Claire Gravel.Suzelle Levasseur, la peinture et le phénomène Page C-S.Montréal, samedi 3 octobre 1987 OLIVIER REICHENBACH Dom Juan, ou jouer sa vie jusqu’au bout ROBERT LÉVESQUE LA PIÈCE a 322 ans.Il n’y a aucun anniversaire en vue, mais soudain tout le monde va la monter.En France seulement, pas moins de cinq Dom Juan feront l’actualité théâtrale : le « grand seigneur méchant homme », comme le présente son valet Sganarelle, a les traits de Francis Lalanne aux Bouffes du Nord, ceux de Jacques Weber chez Renaud-Barrault ; le brechtien Benno Besson le fera évoluer à la Comédie de Genève, Marcel Maréchal à Marseille, et à Montréal cette conjonction autour d’un personnage parmi les plus ambigiis du théâtre classique aura ses échos au Théâtre du Nouveau Monde (dès mardi) où Olivier Reichenbach met en scène la comédie de Molière (avec Albert Miliaire), et à l’Opéra de Montréal (en avril) où le meme Reichenbach dirigera le Don Giovanni de Mozart.Fin de siècle, crise des valeurs, fuite en avant, toutes les raisons sont bonnes pour aller chercher de son dix-septième siècle natal ce personnage parmi les plus angoissés (et les plus angoissants) de la dramaturgie, cynique, jouisseur, qui vit dans l’instant et oublie tout, qui ne veut pas se laisser tourmenter par aucun problème et qui flirte avec le malheur; un type que Molière dépeignit sur commande parce que le « sujet (était) en vogue », les Italiens triomphaient à Paris avec toutes sortes de Dom Juan et il fallait bien les com-pétitionner.Le personnage mythique le plus connu de tous les publics est né sous la plume d’un Molière préoccupé par autre chose (son fils venait de mourir à l’âge d’un an), pressé, qui signa une oeuvre hybride, mal construite, mais qui ne pouvait faire autrement qu’imprimer son génie comique à ce personnage éparpillé dans la légende mais qui, dorénavant, avec sa pièce, jouée seulement quinze fois de son vivant, deviendra la référence.On compte au moins 150 pièces de théâtre qui ont Dom Juan pour personnage central.Celui dépeint par Molière en 1665, le plus connu, avait comme modèle le Dom Juan espagnol que Tifso de Molina créa en 1613 ( El burlador de Sevilla).Des spécia- listes se sont battus longtemps pour savoir si c’étaient les Italiens (qui firent triompher le personnage dans maints habits au Palais-Royal dès le milieu du 17e siècle), ou les Espagnols, qui avaient « inventé » le personnage.Mais avec le temps la France a repris ses droits : c’est celui de Molière qui fait figure de précurseur.Olivier Reichenbach, au Théâtre du Nouveau Monde, avoue qu’il avait Dom Juan dans sa tête depuis son entrée à la direction de la compagnie.« Il y a deux ans, l’Opéra de Montréal m’offre de mettre en scène Don Giovanni, pour la saison 87-88, et c’est alors que j’ai décidé de faire d’une pierre deux coups, de monter la pièce de Molière ici et l’opéra de Mozart à Wilfrid-Pelletier, parce que le mythe me fascine, son essence théâtrale est évidente, Dom Juan c’est l’acteur pour qui le mensonge est l’âme première, le costume l’arme principale, mais à la différence de l’acteur Dom Juan joue son personnage jusqu’au bout, joue sa vie partout ».Louis Jouvet, qui a été un Dom Juan cynique, en 1946, et qui a beaucoup écrit sur le personnage, disait que toute pièce n’est rien d’autre qu’une impérieuse délivrance pour celui qui est hanté par son sujet, mais que le Dom Juan de Molière ne donnait pas ses clefs, ne précisait pas vraiment de quelle délivrance est fait Dom Juan.« Au lieu d’une réponse, c’est une question qu’elle nous apporte, une question qu’elle nous pose », écrivit-il dans ses notes rassemblées chez Flammarion en 1952 sous le titre Témoignages sur le théâtre.Reichenbach en dit tout autant : « La pièce est ambigüe comme nos vies le sont.C’est le constat de nos contradictions, et la mort de Dom Juan nous laisse dans un état de manque, on s’y attend mais on ne comprend pas.Il y a une réplique clef où Dom Juan annonce : « c’est une affaire entre le ciel et moi, et nous la démêlerons ensemble ».Dom Juan, c’est l’aboutissement d’une interrogation ».Malheureux, Dom Juan ?Lui qui a multiplié les conquêtes, tué le père de l’une d’elles, perdu toute attache avec le passé, fait le pari de Pascal à MU-AIRE ¦IBAKD Photo Jacques Grenier W ^ Le directeur artistique du TNM, Olivier Reichenbach.Sur la marquise, les noms (de haut en bas) des interprètes de Dom Juan, Elvire et Sganarelle.l’envers, conjuré les hypocrites, et qui mourra des mains de pierre de la statue du Commandeur (celui qu’il a assassiné) dès lors que lui-même aura fait preuve d’hypocrisie ?Rei-chenbach, qui trouve la question ca- Suite à la page C-10 Femmes-Forces au Musée du Québec Ü .mais où sont donc passées les petites filles modèles ?JULIE STANTON Collaboration spéciale QUÉBEC — D’abord, le choc.Sous la rotonde, un personnage se balance comme dans un linceuil mais aussi énergisé par ces multiples fils multicolores qui le traversent, devant une murale où des loups gueules ouvertes s’avancent, horde menaçante vers une fantastique forme fluide et légère, inquiétante à la manière de Bosch.Le tout est signé Christine Palmieri.D’entrée de jeu, l'oeuvre témoigne de l’ensemble de cette singulière exposition, où l’on a réuni en une forêt touffue — que l’éclairage vient heureusement circonscrire en îlots dramatiques — la production ré- Icente de ces femmes qui ont relégué les petites filles modèles aux oubliettes pour laisser exploser les forces vives d’un imaginaire exhalté et ô combien révélateur de leur réalité existentielle.Les artistes de l’an 2000 portent en elles la démesure de cette fin de siècle et leurs fantasmes n’ont rien de reposant.Jusqu’au 25 octobre, trente-cinq artistes, peintres et sculp-teures, présentent ici une soixantaine d’oeuvres dont on chercherait en vain le dénominateur commun sinon cette rage de vivre et de dire cette exaspération.Par exemple, l’époustouflante écriture picturale de Suzelle Levasseur d’où le regardeur a peine à s’extraire, interpellé par le magnétisme d’un regard sans corps surgi d’un foisonnement de couleurs électriques.Quelques pas et le voici profondément rejoint par le tragique déploiement de cet Equus, Horse, Cheval de Sylvie Croteau.Puissant, l’animal crève d’abord la toile toutes forces réunies, on le sent, dans l’ivresse de la course.Que s’est-il passé ?Le cheval a quitté la toile.Poitrail ouvert, il gît sur la terre, il va mourir.Deux salles.Majoritairement de grands formats aux formes asymétriques qui donnent à souhaiter que les architectes s’intéressent de plus près à l’art pictural et lui aménagent des murs aptes à le recevoir dans nos modestes demeures parfois ! Des couleurs fauves, ténébreuses aussi pour dire l’abandon ou le vide.Noms déjà connus, Betty Goodwin, Francine Simonin, Tatiana Demidoff-Séguin, Francine Larivée, ses mousses et lichens sur lesquels on aurait aimé naître et voudrait s’éteindre, Brigitte Radecki qui poursuit toujours le chemin de l’intérieur avec ses Nature morte au calice rouge et Nature morte avec crâne, et d’autres encore.Mais aussi la production de jeunes artistes.La relève.Une proposition pour demain.Ainsi en a voulu Réal Turcot, maître d’oeuvre de l’événement, que ni diplômes spécifiques en la matière, ni fortune — il occupe présentement un emploi de Dressier — ne prédestinaient a devenir l’un des plus importants collectionneurs d’art de Montréal, invité à ce titre par le directeur du Musée, M.Godefroy M.Cardinal, à monter Femmes-Forces.La réponse à cette invitation s’inscrit avant tout dans une démarche passionnée pour Turcot, qui se définit davantage comme un amateur d’art ayant préféré travailler sur le terrain depuis dix ans, c’est-à-dire permettre à l’oeil d’évoluer en fréquentant des centaines d’expositions et en apprivoisant des milliers de tableaux avec son petit calepin de notes à la main, plutôt que de s’orienter vers une maîtrise en histoire de l’art après ses études en anthropologie.« Le fait de présenter ces femmes qui vivent toutes des temps forts de Suite à la page C-10 MilMMMMMRMMMI Le Windsor ¦ Une rénovation, une renaissance ! JEAN-CLAUDE MARSAN /~VUI SÈ souvient aujourd’hui de ¦ ll’hôtel Windsor de Montréal ?Un exemple parmi tant d’au-trescle ces somptueux hôtels à travers le monde qui rappelaient, à la fin du siècle dernier, la gloire et le cosmopolitisme du Londres de la reine Victoria et du Paris de Napoléon III.Construit en 1878 à l’angle nord-ouest de la rue Peel et du boulevard Dorchester, il a constitué pendant plus d’un demi-siècle le palais par excellence des splendeurs victoriennes à Montréal, avec ses grands halls « défiant toute tentative de description » et ses salons « meublés dans le plus pur style égyptien ».Plusieurs têtes couronnées et grands personnages y ont séjourné, ajoutant a sa légende.L’édifice qui est inauguré ces jours-ci et qui porte le nom de Windsor n’est que l’annexe de cet ancien hôtel.Il a été érigé en 1906 par les architectes new-yorkais Harden-bergh et Gilbert, auteurs de plusieurs palaces de renom aux États-Unis.Sans doute cette annexe n’a ni le cachet ni la réputation légendaire de l’hôtel originel, lequel a été démoli en 1959 suite aux ravages de plusieurs incendies.Mais il demeure un des rares édifices à Montréal à rappeler encore le style architectural Second Empire, dont le toit en man- sarde est caractéristique.Et ses grandes salles restaurées du rez-de-chaussée comptent désormais parmi les plus splendides de la métropole.Il s’agit d’un bâtiment typiquement urbain, puissamment ancré sur son site et présentant quatre façades différentes.La plus prestigieuse, qui est toute en pierre de taille, donne du côté de la rue Peel, sur le square Dominion.Celle donnant sur la rue Stanley est en brique rouge tandis que celle de la rue Cypress est en brique ocre.Quant à la façade du côté sud, communiquant avec la tour de la Banque de Commerce, elle correspond à une aile latérale en pierre construite en 1959, laquelle a été exhaussée de deux étages dans le cadre de la présente rénovation.Cet extérieur, articulé par des pilastres, animé par des chaînages et des moulures, surmonté par un toit en mansarde pourvu de lucarnes proéminentes, ne manque ni de grandeur ni d’intérêt architectural.Il correspond bien à ce style que le grand historien d’architecture américain Henry-Russell Hitchcock a qualifié de « modulation pompeuse d’un renouveau Renaissance ».Mais c’est avant tout par la restauration de ses grandes salles au rez-de-chaussée que cet immeuble recyclé révèle toute sa splendeur et s’impose comme un acquis pour Montréal.Le rez-de-chaussée se divise en trois parties.Un corridor central aux proportions imposantes (7 mètres sur 27), appelé le Peacock Alley, donne de part et d’autre sur deux salles de bal aux décorations exquises, la salle Versailles et la salle Windsor.Cette dernière, ainsi que Le Peacock Alley, ont été réalisés en 1923 par l’architecte montréalais John S.Archibald.Dans l’avenir, la salle Windsor poursuivra plus ou moins sa vocation originelle en servant à des locations temporaires tandis que la salle Versailles est en attente d’une occupation commerciale permanente.La restauration de ces trois salles a été extrêmement bien faite, avec un professionnalisme dont il y a malheureusement trop peu d’exemples.Il ne s’agit pas d’une restauration totalement fidèle à l’original.Des éléments nouveaux ont dû être introduits, tels que le lisse dallage de marbre du Peacock Alley et une nouvelle et rutilante quincaillerie pour les portes.L’architecte Ken London, qui a été responsable de la coordination générale et veillé à l’aménagement de ces espaces publics, tient à souligner également que les couleurs employées ne cherchent pas à rappeler celles d’origine.Le résultat apparaît néanmoins superbe et splendide, et met bien en valeur l’architecture historique.Les proportions des salles, leur décor de plâtre peint en blanc et gris, rythmé par des colonnes encastrées et enjolivées de dorures, les plafonds en caissons, agrémentés de motifs en relief, les planchers de marbre et de bois franc, la succession des ouvertures latérales dans le Peacock Alley, à la manière d’une galerie des glaces et à laquelle répond la succession des lustres, le tout possède une grandeur impériale et constitue sans nul doute un des plus beaux intérieurs à Montréal ! Les autres étages ont été complètement transformés et toutes les fenêtres ont été remplacées pour créer des espaces à bureaux dotés du confort le plus moderne et de l’ambiance la plus propice.Ces transformations incluent l’ancienne cour intérieure, située au second étage, qui reliait auparavant l’aile latérale construite en 1959 à l’édifice originel.Cette cour, profitant de l’ajout de deux étages sur l’aile latérale, a été recouverte d’une superbe verrière en quart de cercle, digne de celles des grands halls vitrés des gares de chemins de fer du 19e siècle, créant ainsi un atrium intérieur à l’exemple de celui de la Maison Alcan.À la différence cependant que le jardin d’hiver du Windsor n’est pas accessible au public (sauf sur invitation) et est ré servé à l’usage des locataires de l’immeuble.Si les proportions dé cet atrium sont dynamiques, et son éclairage naturel particulièrement séduisant, son traitement architectural de-meure cependant décevant et en Suite à la page C-10 Ptloto Jacques Grenier Une vue de l’atrium du Windsor particulièrement séduisant.qui bénéficie d’un éclairage naturel YlCLOV-U-'.' Beav&oi \WxC Mpy*' - DEUX OEUVRES MAJEURES DE DEUX GRANDS AUTEURS Marie-Claire Blais: Le sourd dans la ville Victor-Lévy Beaulieu: Jack Kerouac .en format de poche au prix remarquable de 5,95 $ VIENNENT DE PARAÎTRE CHEZ Stankç DANS LA COLLECTION QUÉBEC les Editions internationales Alain Stanke , 2127.rue Guy.Montreal H3H 2L9 (514) 935-7452 < C-2 ¦ Le Devoir, samedi 3 octobre 1987 LE CAHIER DU SAMEDI Nathalie PETROWSKI A Humeurs 9 donne r UOIQU’IL arrive — et les Jmots ne sont pas de moi _ mais d’un écrivain célèbre je dévoilerai le nom plus tard — donc quoi qu’il arrive, je ne bougerai pas d’ici.Je ne me lèverai pas de cette table laquée noire par une geisha au chômage.Je ne quitterai pas ce restaurant, — le Sushi Bar — coin avenue des Pins et Saint-Laurent.Quoi qu’il arrive, et la bombe pourrait me tomber dessus, que je ne voudrais pour rien au monde manquer ce rendez-vous avec l’histoire.Je suis ici depuis une bonne heure et l’écrivain célèbre dont je peux maintenant dévoiler le nom - DANY LAFERRIÈRE - ne veut rien savoir de moi.On dirait même qu’il m’évite.Je sais : je suis blanche, journaliste de surcroît et l’année dernière je n’étais pas à Marienbad.L’année dernière, j’étais à Hiroshima.Les arbres étaient verts, les oiseaux gazouillaient dans les branches, une pluie fine trempait les rues.Je sortais du Musée des horreurs où j’avais vu des mannequins brûlés au 14e degré, des prises aériennes d’une ville dévastée, un piano percé comme une passoire et l’empreinte d’un homme incrustée dans les ruines d’un escalier.Au bout d'une heure, je m’étais sauvée et réfugiée derrière une tasse de thé dans un restaurant voisin.À travers la vitre embuée du restaurant, Hiroshima ressemblait au parc Lafontaine.J’avais repris espoir.La vie continuait « after » Hiroshima.L’année dernière, j’étais donc à Hiroshima tandis que Dany Lafer-rière, l’écrivain célèbre, dispensait la météo à Quatre Saisons.Je sais : l’écrivain célèbre est noir, marié et père de famille de surcroît.Il faut bien qu’il fasse vivre son monde et qu’à la fin de chaque mois, il paie le loyer.Il ne peut pas, comme moi, partir en voyage à tout bout de champ et tenir la province informée de la marche du monde.C’est pourquoi il écrit, je suppose.Pour ne pas trop vivre.Pour ne pas être trop dérangé dans ses devoirs et ses leçons.Je suis toujours au Sushi Bar, coin avenue des Pins et Saint-Laurent.Dehors, le soleil est une splendeur et je me demande ce que je fous en dedans par une si belle journée.Mais qui sait, comme dirait l’écrivain célèbre, si ce n’est pas la dernière journée de l’humanité ?Qui sait si dans quelques minutes, dans quelques secondes, la bombe ne va pas sauter ?À un bout de la table de presse, il y a Patrick Straram qui parle à sa bière.Patrick Straram, j’ai bien peur, parlera à sa bière jusqu’à ce que la bombe lui tombe dessus.Et même après, quand nous serons tous morts et enterrés, Patrick sera là avec sa bière couleur blues clair.Pas juste Patrick d’ailleurs, l’écrivain célèbre sera probablement là aussi.La bombe, il ne la verra même pas passer, ne la sentira même pas tomber.Sa Remington électrique tremblera quelques secondes avant de se remettre à ronronner.Après tout, s’il écrit sur le Japon sans jamais y être allé, je ne vois pas pourquoi la bombe lui tomberait dessus.La bombe, j’ai bien peur, est le pur produit de sa fascination pour les clichés.Les sushis sont arrivés.Ce sont de jolis objets, soigneusement disposés sur un plateau, enveloppés comme des bonbons dans des cornets d’algues vertes.J’aimerais bien que l’écrivain célèbre me verse un peu de saké comme Keiko en kimono dans son roman.Mais l’écrivain célèbre est trop occupé à se bronzer sous les réflecteurs de la télé.La lumière, habituellement tamisée du Sushi Bar, en est toute aveuglée.Des spots accrochés aux quatre coins des murs l’éclairent et le font briller comme un soleil noir.J’ai bien dit : noir.L’écrivain circule dans cet espace comme un zombie.Les mots sont de lui, page 64, Eroshima, 227e ouvrage publié chez VLB.Dans cette page, il affirme : Il n’y a pas de party à Outremont sans poufs.Désormais, il n’y aura pas de party sans Nègre.C’est essentiel pour le décor.Sa présence cautionne tous les fantasmes.Keiko l’avait dit au téléphone à une de ses amies (je tiens cela de Reiko) : « on aura un Nègre ».Moi, je veux bien.Des party à Outremont, j’en ai vus.Il y avait plusieurs nègres et pas l’ombre d’un pouf.J’imagine que ce qui fait la différence entre l’écrivain célèbre et moi, c’est qu’on ne fréquente pas les mêmes party.« Et alors, ton roman ! » qu’il me lance enfin en picorant la substance bizarre qui nage dans son bol de riz.«Hé Bouba ! » que je lui réponds, « du calme, c’est pas de moi qu’on parle aujourd’hui, c’est de toi.» L’écrivain célèbre n’a rien à dire sur le sujet sinon qu’il est un honnête père de famille qui fantasme la nuit.Il dit aussi qu’il ne s’intéresse qu’aux clichés.Je ne m’inté- En attendant la bombe Dany Laferrière Eroshima roman vlb éditeur resse qu’aux clichés, c’est écrit en caractères gras dans son livre.Bon d’accord, j’ai compris le message.Bouba, pas besoin de mettre les points sur les « i » et les barres sur les « t ».On s’intéresse tous aux clichés mais la bombe ne va nous tomber dessus pour autant.De toutes façons, si la bombe nous tombe dessus, elle tombera probablement à côté.Ils l’ont dit dans Le déclin de l’empire américain.La bombe, c’est à Plattsburg qu’elle va sauter.Je suis toujours au Sushi Bar et rien n’arrive sinon le dessert servi dans de jolis bois laqués noirs par une geisha recyclée en waiter japonais.Je n’en sais pas plus sur l’écrivain célèbre sinon qu’il donne présentement une entrevue à Francine Grimaldi.Je le regarde du coin de l’oeil.Je le photographie sous toutes ses coutures comme les Japonais devant le Rockfeller Center.Je le regarde trop longtemps, il est en train de devenir un cliché.Le cliché d’un écrivain qui écrit sans s’investir, sans s’émouvoir, sans ressentir, un écrivain en exil dans sa tête.Est-ce cela que les écrivains d’aujourd’hui sont devenus ?Des poseurs un peu blasés installés comme des bouddhas sur des poufs qui attendent la bombe en mangeant des sushis.Give me a break Dany.T’as trop d’imagination et de talent pour n’être que ça : un poseur.de bombes.Il fait décidément trop beau dehors, « outside » comme dirait Marguerite Duras.Au diable l’écrivain célèbre, moi je m’en vais jouer dans le trafic.Je ne sais pas quel temps il fait aujourd’hui à Hiroshima.Il paraît qu’il fait soleil et que les oiseaux gazouillent dans les arbres.On annonce des orages en fin de journée mais rien de très sérieux, ni de très grave.Moi, je vais passer la journée à me promener dans les rues de Montréal après quoi j’irai lire le dernier livre de Dany Laferrière sur mon balcon.Je sais déjà ce que tout le monde va en dire : beaucoup moins bon que le premier.L’écrivain célèbre le sait lui aussi.H a déjà prévenu Michel Jasmin.C’est probablement pourquoi il ne s’est pas trop cassé la tête : 170 pages, écrit gros pour meubler l’espace.Je prendrai au moins une heure et 12 minutes pour le lire.Je le lirai avidement parce que l’écrivain célèbre a le tour de capter mon intérêt.J’adore son style même si je doute de ses motivations.Je frisonnerai probablement vers la fin quand il commencera à perdre un peu le contrôle de la situation, quand il s’abandonnera enfin à une véritable émotion et qu’il descendra de son piédestal de nègre cool et bien pensant.Après quoi je refermerai le livre et j’attendrai la bombe sur mon balcon.Si d’aventure la bombe décidait de ne pas exploser, je crois que je vais faire un malheur.Je vais d’un pas militaire me rendre à la première librairie qui affiche le portrait-robot de l’écrivain célèbre.Et, sans mâcher mes mots, je vais exiger sur le champ un remboursement.,esGmnds Concerts Les plaisirs de la mélancolie À la santé du retraité GILLES ARCHAMBAULT L’ENTREPRISE, comme on dit, était louable.Dans le restaurant où je me trouvais, on avait réservé une salle à un groupe de fonctionnaires qui célébraient un peu bruyamment la cessation de travail de l’un des leurs.Le héros de la petite fête semblait plutôt sympathique.Les cheveux presque blancs, le dos voûté, un sourire d’accueil aux lèvres.Il reçut avec grâce le discours débile que fit celui qui paraissait être l’organisateur de la cérémonie.Un retraité sympathique en somme.Je n’aurais aimé qu’on me dise qu’il avait été au travail une sombre brute ou un enquiquineur de première classe.Il faut croire que j’ai encore besoin de héros.Je pourrais vous parler plus longuement du spectacle qui s’offrait à mes yeux.Je n’ai mangé que du bout des lèvres, la nourriture m’intéressant moins ce soir-là que tout le reste.Les femmes étaient, par exemple, dans un coin dans une extrémité, les hommes de l’autre.Était-ce une consigne ?Avait-on voulu éviter que des quadragénaires avinés ne lutinent des secrétaires sans expérience ?Ou au contraire, n’avait-on pas estimé que les femmes, quand elles s’y mettent, sont de redoutables chasseresses ?Toujours est-il qu’à droite on buvait ferme en se tapant sur le ventre et qu’à gauche on parlait avec gourmandise.C’est la mort dans l’âme que j’ai quitté le restaurant.Je me demande même si j'y retournerai.La cuisine y est tout à fait convenable, le service impeccable et même chaleureux, mais comment pourrai-je m’y trouver sans revoir la tête de mon retraité ?Cet homme semblait déjà mort.On avait beau évoquer les jours de liberté qu’il aurait désormais, personne n’y croyait.La grande rousse qui l’a em- brassé sur les deux joues, le patron qui le regardait avec condescendance, la petite blonde aux seins si fermes, le jeune commis boutonneux, tous lui ont souhaité de longues années de paix.Il pourrait s’occuper de sa collection de timbres, faire des voyages, aller à la pêche autant qu’il voudrait.Certains ajoutaient avec malice qu’il aurait tout loisir d’aller enfin sur les plages européennes contempler de jolies baigneuses aux seins nus.Il se contentait de sourire.La présence de sa femme l’empêchait peut-être de faire un commentaire un peu salace qui aurait indiqué qu’il n’était pas bégueule.Mais elle était là, l’épouse, énorme, l’air mauvais.On n’imaginait pas la voir dénudée.Déjà le visage, on l’aurait souhaité voilé.Pauvre vieux, j’aurais souhaité pour toi que tu disparaisses à jamais de cette terre.Cette mascarade t’embêtait.Je le voyais à tes yeux tristes.Quand ta femme t’a rappelé les conseils du médecin pour t’empêcher de porter à tes lèvres un troisième verre de vin, j’ai eu pitié de toi.Plus brave, je me serais approché pour te dire de ne pas écouter pour une fois ce mastodonte.De toute manière, elle t’aurait maintenant toute à elle.À côté de cet esclavage, le travail te paraîtra bientôt une bénédiction, Oui, j’aurais souhaité que tu meures sur le champ, puisqu’il n’était pas question qu’un tapis magique t’amène dans une autre époque et ailleurs, bien ailleurs.Il est probable qu’on n’organiserait pas de petite fête pour marquer le jour de ma mise à la retraite.Je n’ai jamais caché mon aversion pour les commémorations.Et j’ai bien trop mauvais caractère pour qu’on s’attache à moi.Qu’on se le tienne pour dit, je n’assisterai pas à cet enterrement-là.Quant à l’autre, je serai forcé d’y être.L’esprit un peu absent, tout de même.À LA DÉCOUVERTE DES OBJETS DU NOUVEAU AU MUSÉE.** J 4664 V THEATRE DU RIDEAU VERT direction yvette brind’amour - mercedes palomino Du mar.au yen.20h, sam 1 7h et 21 h.dim 1 5h MARGOT r* FOLLE ANTONINE MAILLET mise en scène Guillermo De Andrea Yvette Brind'Amour Jean Dalmain-Janine Sutto k Luis De Cespedes * Alain Lamontagne .rue St-Denis i Laurier sortie Gittord decor Yvan Gaudin costumes ¦ François Barbeau éclairages Nick Cernovitch Réservations de 12h a 19h 844-1793 mm M§M| WÊBÊÊmm wmwmm ÊÊSÊÊÊÊÊÊm WÈÈÊÊm Mardi, mercredi 29-30 SEPTEMBRE 20h00 Charles Dutoit, chef Ida Haendel, violon BEETHOVEN Concerto pour violon CHOSTAKOVITCH Symphonie no 5 Commanditaires: le 29, Banque Nationale le 30, Bell Canada • 3ÜC Oie icc me Si disponibles.KM) billets seront vendus à 6S DHietS ¦ ZV3>, II y lr> 5> et K) 5 Unc heure .mini le début du concert.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CHARLES DUTOIT H Salle Wilfrid-Pelletier U U Place des Arts Réservations téléphoniques 514 842 2112 Érais de service.Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $ Séries d’atelier pour toute la famille venez explorer les objets des collections connaître ses designers VISITE COMMENTÉE • ANIMATION • ATELIER • CRÉATION Tous les dimanches — dès le 11 octobre Tous les ateliers se font sur réservation (514) 259-2575 CHÂTEAU DUFRESNE Musées des arts décoratifs de Montréal 2929, avenue Jeanne-d’Arc OCTOBRE .Le spectacle de la temreet ou.gravée ce spectacle marathon.» _ p t p numéro du Géant, c’est plus que «Le meilleur de tous ses spectacles.I brillant! À ne pas manquer.» _ F#w] .Sol pousse son art encore plus loin ri'eniuminures verbales.» __ COMPLET La Presse DOM JUAN avec Albert Miliaire dans le rôle de Dom Juan et Raymond Bouchard dans le rôle de Sganarelle Mise en scène : Olivier Reichenbach Décor: Claude Goyette Costumes: Yvan Gaudin Éclairages: Michel Beaulieu Musique: Jean Sauvageau Accessoires : Claude Roberge avec Anne Bédard Pierre Yves Delcourt José Descombes François Lamotte Michel Laperrière Patrice L'Ecuyer Jean-Marie Moncelet Aubert Pallascio Christiane Proulx Paul Augustin Querton Linda Roy Yvon Roy DÈS LE 6 OCTOBRE Mardi au vendredi à 20h Samedi à 16h et 21 h Billets en vente dès maintenant Le Théâtre du Nouveau Monde 84, rue Ste-Catherine ouest Métro Place-des-Arts RÉSERVATIONS: 861-0563 Hydro-Québec THEATRE Guichets ouverts des midi Commandes tel avec carie de crédit 288 4261 de llh a 18h Comptoir TlCKfTRON LRIHHIIM 'les nos de sieges ne peuvent etre precises tors de commandes tel 1004 est.Ste Catherine 288 2943 O’KÊEFE ü.DU 15 SEP1 j*j; Radio-Cana Iff Télévision f PHhomfhtI - mH ROBERT •J ¦k 4M r#*TdIMS Depuis sa fondation, la Société a présenté plus de 500 concerts Pro Musica, quarante ans de musique de chambre CAROL BERGERON Qi .UI SE souvient encore du pre-fmier concert de la Société Pro _ Musica ?C’était le 15 octobre un dimanche après-midi à cinq heures, dans la salle de bal du chic hôtel Ritz-Carlton.Rien n’était alors trop beau pour amener le mélomane à se familiariser davantage avec le répertoire de musique de chambre.Pour lancer l’avanture, le Quatuor Stuy vesant et le clarinettiste Clark Brody avaient inscrit à leur programme des oeuvres de Schubert (le Quatuor D.804), de Villa Lobas (le Quatuor no.6, l’un des premiers puisqu’il en a commis 17) et de Brahms (le Quintette op.115 avec clarinette).Dès la première saison, Pro Musica offrait ses six concerts en abonnement.Il n’en coûtait alors que $ 12 et la moitié moins pour les étudiants.Pas très cher, pour s’offrir quelques heures de belle musique dans le décor somptueux du Ritz, n’est-ce pas ?Autres temps, autre moeurs, c’était aussi l'époque des indicatifs téléphoniques à huit chiffres précédés d'un nom.Pour communiquer avec le secrétariat de la Société, il fallait demander « Harbour 0532-0752 » à la standardiste.Revenons à la musique de chambre, car la deuxième affiche de cette première saison annonçait deux interprètes prestigieux : le violoniste Adolf Busch et le pianiste Rudolf Serkin dans des oe-’ ïs de Mozart, Beethoven, Schubert et Schumann.Ensuite, on avait pu entendre le Trio de Trieste dans du Beethoven, du Schubert et du Brahms.Le 20 février 1949, le Quatuor Paganini avait choisi Haydn, Beethoven et Franck.Entouré d’instrumentistes locaux, le célèbre harpiste Marcel Grandjany avait réuni surtout des pages du 20e siècle (Ravel, Debussy, Ibert, Grandjany).Pour terminer en beauté sa première année, Pro Musica s’était offert un récital du baryton Martial Singher accompagné par le Quatuor Julliard.Ces musiciens avaient in- terprété le cycle de la Bonne chanson de Faure, dans sa version pour voix, piano et quatuor à cordes.Aujourd’hui, en 1987, l’activité musicale de Montréal n’est rien de moins que foisonnante.À l’époque (nous sommes toujours en 1948), le bilan de « la chose musicale à Montréal » semblait fort encourageant, tout au moins pour le porte-parole de Pro Musica qui décrivait ainsi la situation : « Au tout premier plan des grandes organisations, il convient de noter notre Société des Concerts (l'actuel Orchestre symphonique de Montréal) dont l’admirable évolution demeure si étroitement liée à l’autorité d’un Désiré Defauw (son mandat à la tête de l’OSM s’étendit de 1941 à 1953); le Ladies Morning Musical Club où toutes les formes de belle musique trouvent, depuis au-delà d’un demi-siècle (précisément, 1892), un véhicule de premier choix; la Société Casavant (de 1936 à 1952, pour la promotion des récitals d’orgue) à l’idéal combien sérieux et élevé.» Selon le voeu de sa fondatrice.Madame Gertrude Constant Gendreau, le but de Pro Musica était, et demeure, de promouvoir la musique de chambre, « le terme de musique de chambre sera interprété dans son sens le plus strict, mais aussi le plus large.Car bien que le quatuor à cordes soit la forme par excellence de la musique de chambre, il est néanmoins orthodoxe d’y ajouter le cycle de mélodies, le cycle de piano, le duo de sonates, le petit orchestre de chambre, ou encore, certaines oeuvres vocales (extrait du manifeste de la Société).Depuis sa fondation, Pro Musica a présenté plus de 500 concerts, inscrit plus de 2,000 oeuvres à ses programmes et affiché des centaines d’artistes de toutes disciplines.De cette longue liste, citons quelques noms et d’abord des quatuors: Alban Berg, Amadeus, Borodin, Bush, Budapest, Fine Arts, Guarneri, Italiano, Melos, Orford, Pascal, Vegh; des pianistes: Paul Badura-Skoda, Alfred Brendel.Robert Casadesus, Glenn Gould, Friedrich Guida, Wilhem Kempff, Louis Lortie, Radu Lupu, Maurizio Polhni; des chanteurs: Dietrich Fischer-Dieskau (baryton), Maureen Forrester (contralto), Raoul Jobin (ténor), Lois Marshall (soprano), Jessye Norman (soprano), Imgard Seefried (soprano), Gérard Souzav (baryton): des trios: Beaux-Arts, Pasquier; des violonistes: Christian Ferras, Zino Francescatti, Ida Haen-del, Nathan Milstein, Henryk Sze-ryng.Est-ce pour rappeler la présence d un clarinettiste au tout premier concert de Pro Musica em 1948 ?La clarinette a été à nouveau à l’honneur pour ouvrir cette 40e saison anniversaire.Lundi soir prochain, le 5 octobre, à la Salle Maisonneuve de la Place des Arts, le piano prendra à son tour la vedette.La pianiste montréalaise Janina Fialkowska jouera des oeuvres de Schoenberg (l’op.19), Beethoven (Top.111), Schumann (l’op.26), Chopin (l’op.56, no.2 et no.3; et les quatre Scherzos) et Ravel (Ni, roirs).Les autres concerts offriront une belle brochette de musiciens: le pia-' niste Gabriel Tacchino, l’altiste Gé-rard Caussé accompagné de Fran-, çois-René Duchâble, la violoncelliste; Sophie Rolland accompagnée d'Anton Kuerti, le Trio Pasquier, le Quatuor Hagen et l’Octuor de L’Aca-; demy of St.Martin in the Fields.! Pour sa première édition (en) 1948), Pro Musica n’avait pas osé; présenter des musiciens québécois1 autrement qu’en leur confiant un! rôle discret d’accompagnateur.Le; programme de la saison ne précisait-même pas qui étaient ces « artistes, canadiens » qui devaient seconder le; harpiste réputé Marcel Grandjany.! Cette année, Janina Fialkowska et! Sophie Roland sont annoncées au.meme titre que les chambristes-étrangers que l'on a invités.On ne’ craint plus de décevoir le public en affichant des musiciens d’ici.Aux Entreprises Radio-Canada, les solistes québécois sont négligés CAROL BERGERON ON CONNAÎT ou on imagine assez facilement l’extraordinaire banque d’enregistrements musicaux que la Société Radio-Canada s’est constituée depuis qu’elle existe.Elle est d’ailleurs le seul diffuseur radiophonique qui se soit donné la peine de faire jouer puis de conserver et la musique de nos compositeurs et celle de nos interprètes.Les services de musique des réseaux français et anglais et le service international sont devenus de grands consommateurs de la musique qu’ils ont eux-mêmes enregistrée.Ces documents musicaux ne servaient qu’à des diffusions radiophoniques.Même si certains auraient pu facilement être commercialisés, il n’était pas possible de se les procurer avant que l’on mette sur pied une société indépendante chargée précisément de leur diffusion commerciale.Les Entreprises Radio-Canada ( ERC) sont ainsi nées d’un légitime besoin de rendre accessible au public mélomane tout un patrimoine culturel qui après une ou deux diffusions radiophoniques, allait presque inévitablement se perdre dans l’oubli.Pour constituer leur catalogue, les ERC vont surtout puiser dans les réserves du service musical des réseaux français et anglais.Si l’opération s’était faite équitablement, leur collection serait ainsi devenue le renet de l’activité musicale au Canada dans son ensemble.Mais tel n’est pas le cas.Il faut hélas constater que les ERC n’ont jusqu’à présent retenu que fort peu de choses du réseau français, ce qui fait que le Québec est sous-représenté.Sous l’étiquette SM.5000, les Entreprises sortent des enregistrements dont les qualités techniques peuvent se comparer à ce que font dë mieux les grands éditeurs discographiques internationaux.Elles éditent également sur Musica Viva, cependant, les critères d’excellence ne sont pas aussi élevés.Je ne parlerai donc, cette fois-ci, que de la série SM.5000.J’ai déjà souligné dans d’autres chroniques la trop maigre place qu’on a faite à la musique de nos compositeurs.Je me suis penché, cette fois-ci, sur le sort qu’on a réservé aux interprètes solistes.Les disques SM.5000 nous offrent des chanteurs, des pianistes, des organistes, un guitariste et un violoniste.Les chanteurs: le baryton Louis Quilico chante Verdi avec l’Edmon- : ton Symphony Orchestra, dir.Uri Mayer (SM.5043); avec les mêmes musiciens accompagnateurs, Er-manno Mauro se fait entendre dans des airs de ténor (SM.5046).Plus récent, le disque de Judith Forst forme un joli bouquet d’airs français et italiens de Bizet, Gounod, Berlioz, Bellini, Donizetti et Rossini.Elle l’a fait avec le Vancouver Symphony Orchestra sous la direction de Mario Bernardi (SM.5063.C’est sans doute là le plus intéressant des trois enregistrements.Je n’ai pas entendu le SM.5045.Intitulé Oktoherfest opérette, il rassemble des pages de Jo-hann Strauss, Léhar et Kalman, interprétées par Michèle Boucher et Mark Dubois, le Kitchener-Waterloo Symphony Orchestra et Raffi Armenian.Les pianistes: d’abord André La-plante.On n’a réservé à ce pianiste québécois qu’une seule face du disque SM.5020.Il s’y fait l’interprète du Concerto de Grieg, tandis que le Vancouver Symphony Orchestra qui l’accompagne nous offre l’op.ll de Sibelius, également dirigé par Ka-zuyoshi Akiyama.Avec le Toronto Symphony et Mario Bernardi, Arthur Ozolins se voit consacrer tout un disque pour graver le Concerto no.l de Rachmaninoff et Les Variations sur une chanson enfantine de Dohnanyi.Heureusement, le soliste sent fort bien la musique de Rachmaninoff et puis, le choix .des deux oeuvres fait preuve d’un peu d’originalité (SM.5052).C’est à Angela Hewitt qu’on a confié les Concertos BWV.1052,1053 et 1056 de Bach avec le CBC Vancouver Orchestra et Mario Bernardi.Ayant gagné le concours international Bach de Toronto (en 1985) auquel le nom de Glenn Gould était associé, Madame Hawitt enregistre donc du Bach.Mais elle a au moins l’intèlligence de ne pas imiter bêtement le génial Gould (SM.5065).Les organistes: le disque (SM.5024) de la québécoise Mireille Lagacé ayant déjà fait l’objet d’une recension, passons à celui de Hugh McLean (SM.5041).Avec Mario Bernardi et le CBC Vancouver Orchestra, il joue quatre Concertos pour orgue de Handel.Je ne vois pas pourquoi s’embarrasser de ce disque quand d’autres ont fait mieux et plus sérieusement le travail d'interprétation que ces oeuvres exigent.Il suffit d’écouter les six Concetos de l’op.7 avec Herbert Tachezi, qui sait merveilleusement varier le texte de Handel, ou Simon Preston, qui préfère la sobriété.Lourd et pâteux, le style d’accompagnement de Bernardi" ne convient absolument pas; Harnoncourt et son Concentus Musicus Wien (Teldec 6.42520 AZ), et aussi Trevor Pinnock et son Engüsh Concert (op,4 et op.7, Archiv 413 465-1 et 413 468-1 ) font un travail incomparablement (Société PRO MUSICA JANINA FIALKOWSKA ¦ Pianiste lundi, 5 octobre, 8 hrs PROGRAMME: Schoenberg, Beethoven, Schumann, Ravel et Chopin Billets: 13$ -11$ - 9$ et 5$ étudiants Pro Musica #408 1410, rue Stanley téL: 845-0532 A VEC LA COLLA BORA T!ON DE: Jiii Hydro-Québec NX?Conseil des Arts du Canada 'ALCAN ' PROCHAIN CONCERT, LE 19 OCTOBRE, 8 HRES FRANÇOIS-RENÉ DUCHÂBLE, PIANISTE ET GÉRARD CAUSSÉ, ALTISTE Théâtre Maisonneuve Réservations téléphoniques Ou Place des Arts 514 842 211 2.Frais de sei 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $.1963-1988 ANS D’EXCELLENCE! ABONNEZ-VOUS _____ À «L’ÉBLOUISSANTE» SAISON 1987-88 ÉPARGNEZ! CÉLÉBREZ! ET OBTENEZ JUSQU’À TROIS CONCERTS GRATUITS! «Hier soir encore, iis ont chanté avec leur excellence proverbiale, inspirés par leur nouveau directeur.» Claude Gingras — La Presse, Montréal, 12 mal 1986 ensemble vocal TUDOR de montréal Patrick Wedd, Directeur artistique GRANDE SÉRIE DU JEUDI 15 OUVERTURE DE LA SAISON* octobre «Mass» de Leonard Bernstein «une oeuvre 1987 de théâtre» Première canadienne! Choeur de 30 voix Orchestre de 14 musiciens 10 CONCERT ANNUEL DE NOËL * décembre «CHANTONS EN CHOEUR» 1987 A Ceremony of Carols de Benjamin Britten Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns Airs connus et cantiques de Noël Avec accompagnement à la harpe et à l'orgue 25 GLORIA! GLORIA! * février Kyrie et Gloria de Antonio Vivaldi 1988 Motet V: «Komm, Jesu, komm» BWV229 de J.S.Bach Oeuvre orchestrale Ensemble baroque Tafetmusikde Toronto 24 PASSION SELON SAINT JEAN mars de Johann Sebastian Bach 1988 Solistes: Valerie Kinslow, soprano; Allan Fast, alto; Peter Butterfield, ténor; Peter Barnes, basse A vec te Studio de musique ancienne de Montréal Endroit du concert à déterminer 21 GRAND CONCERT GALA DU 25e ANNIVERSAIRE avril Chef invité Wayne Riddell 1988 fondateur de TUDOR Surprises! Surprises! Surprises! Artistes invités et Création mondiale d’une nouvelle oeuvre de Patrick Wedd 40 chanteurs anciens et nouveaux de TUDOR! Oeuvres principales: Motet allemand de Richard Strauss Motet «Spem in Alium» pour 40 voix de Thomas Tallis Etc.etc.etc.Une soirée Inoubliable à ne pas manquer! Salle Claude Champagne 4 février 1988 12 mai 1988 SÉRIE ALLEGRETTO DU JEUDI 12 FOLKLORE DE CHEZ NOUS! ** novembre Artistes invités: La bottine souriante 1987 10 CONCERT ANNUEL DE NOËL* décembre «CHANTONS EN CHOEUR» 1987 Voir le programme de la Grande Série! GUITARE CLASSIQUE ET POPULAIRE ** Artiste invité: Bruce Clausen, guitariste Romancero Gitano de Manuel Castelnuovo-Tedesco ConciertoJuglarüe Bernardo Julia Création mondiale d'une nouvelle oeuvre canadienne pour guitare et choeur! CÉLÉBRONS LE PRINTEMPS! ** Artistes invités: Quartango Chansons et rythmes argentins, brésiliens, etc.* Le concert du 10 décembre fait partie des deux séries.Tous les concerts à 20 heures et dirigés par PATRICK WEDD, directeur artistique * Église St, Andrew & St.Paul: section reversée à nos abonnés! ** Salle de concert Pollack Bonus!!! * Chaque abonnement commandé vous donne droit à un billet gratuit pour le concert spécial du Symposium qui aura lieu le dimanche 1er mai 1988.* Le nouveau chef des Tudor fit grande impression Titre - La Presse, Montréal, 28 avril 1986 •L'impression qu 'à laissée ce premier concert du nouveau chef est excellents.Une tait aucun doute que M.Wedd est un musicien extrêmement compétent.un chef à la direction sobre et efficace.de solides qualités d'interprète».Claude Gingras — La Presse Formulaire d’abonnement: ^ Prix des # Jp J' Jeudis de Tudor ÉPARGNES! Grande série (5) $95.( ) x $ 80.$15.Âge d’or & étudiants 51.( ) X 40.11.Série allegretto (4) 60.( ) X 45.15.Âge d’or & étudiants 32.( ) X 25.7.Allegretto & Gala du 25e anniversaire (5) 85.( ) X 65.20.Âge d’or & étudiants 47.( ) X 35.12.La meilleure aubaine! Huit jeudis 140.( ) X 110, 30.Âge d’or & étudiants 75.( ) .X 55.20.TOTAL $ Nom Adresse Code Postal- Téléphone: Rés.Bur.PAIEMENT: ?chèque ou mandat inclus à l'ordre de Ensemble vocal Tudor de Montréal ?Visa N° carte:.Date d'exp.:.Signature Retournez à: Ensemble vocal Tudor de Montréal 1538, rue Sherbrooke ouest #412 Montréal, QCH3G1L5 ____________Renseignements: (514) 932-3376 meilleur.Le guitariste Norbert Kraft et le Winnipeg Symphony Orchestra, dir.Kazuhiro Koizumi (SM.5066), font le Concierto de Aranjuezde Rodrigo et le Concerto pour guitare et petit orchestre de Villa-Lobos.Même si Monsieur Kraft joue fort bien de son instrument, je né sais pas pourquoi il faudrait se procurer une autre version du Rodrigo quand tous les grands guitaristes nous en ont déjà laissé une.Quant au duo Rodrigo-/Villa-Lobos, il n’a même pas le mérite d’être unique : John Williams et Daniel Barenboim y avaient déjà pensé (CBM MI K 33208).Le violoniste Steven Staryk s’est taillé, avec les ERC, la part du lion.11 a d’abord décroché une intégrale en cinq disques des Sonates de Beethoven, avec le pianiste John Perry (SM.5023-5).Apres cela on a publié le Concerto no.l de Chostakovitch.C’est le Toronto Symphony et Andrew Davis qui l’accompagnent (SM.5037).Ici encore, faut-il recommander ce disque quand on sait que David Oistrakh en a gravé une version de référence avec le New Phil-harmonia el Maxime Chostakovilch (le fils du compositeur) pour EMI, en 1974 ?* ; En vente aujourd’hui à 12hOO MAINTENANTS REPRÉSENTATIONS / dont une supplémentaire samedi a 14h30 Vendredi 30 octobre à 20h Samedi 31 octobre à 14h30 et 20h Dimanche 1er novembre à 14h30 & 19h30 Billets 132.50 - $2750 - $22 50 - $18 50 en vente aux guichets de la Place des Arts, à tous les comptoire Ticketron ou achat par carte de crédit au 842-2112 ou au 288 2525 f| Salle Wilfrid-Pelletier U U Place des Arts Réservations téléphoniques 514 842 2112 Fiais do service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $ Jeudi, le 8 octobre, 19h30 0 SU- ION 'VICKERS Charles Dutoit, chef Jon Vickers, ténor Florence Quivar, mezzo-soprano Jonathan Summers, baryton JÊÛ Extraits de / Pagliacci, ! .^ Carmen, 1 Samson (Handel), Peter Grimes, *11 * et le deuxième acte (complet) de Samson et Dalila de Saint-Saëns ^K129iÜSI * ORf'MF «sTRl Cette soirée est commanditée par: SYMPHONIQl I ____1 * i)l! MONTRIAI Vunâciip-ïn lignes aériennes ( anadien International ' Billets: $40, $25, $15 O Salle Wilfrid-Pelletier Réservations téléphoniques KJ KJ Place des Arts 5143422112 Frais de servit m m DONNERAIS À CE FILM ÉTONNANT «MA VIE DE CHIEN».» fïVji - I.Tor«r kirg».1.H> MOKMM.PHIH.K4M AVA .iA" .m.RENÉ MAU) PRÉSENTE La surprise du Festival des Films du Monde de Montréal! "Tacchella fail une éblouissante démonstration de sa passion et de sa connaissance du cinéma.Un délice!" - R»ni HomiT-Roy, CHÂTELAINE "Tacchella dévoile sa grande passion: les cinéphiles ne peuvent rester insensibles.- Manon Giib>n, journal de Montréal "C’est tendre comme un film de Woody, remuant comme chez Chaplin, c est pure cinéphilie radieuse, pure euphorie." - LE MONDE "Un régal! Tous les amoureux du cinéma vont aimer ce film passionnant, qu'il faut aller voir!" _ LEfigaro Prix d'interprétation masculine Ve U THIERRY FREMONT « Vît Vichy '87 ,>y un film de JEAN-CHARLES TACCHELLA fcir isriw jrfr ris' *3 L'HISTOIRE D'UN DUR Q EN MAL DE TENDRESSE «De beaux moments d’émotion.» I© • Raymond Bernatchez.La Presse T $2 Travelling Avant THIERRY FREMONT • ANN-GISEL GLASS • SIMON DE LA BROSSE SOPHIE MINET • LAURENCE COTE • LUC LAVANDIER • NATHALIE MANN «énore ot^noi «i dwiogu» JEAN -CHARLES TACCHELLA “»**“ERAra FILMS • JCT PRODUCTIONS • MALOFILM DISTRIBUTION complexe DESJARDINS BASILAIRE I 288-3141 12:30- 2:50-5:10-7:30-9:45 COUCHE-TARD SAM.: 11:55 P.M.4 1 S % % m II S I I C est une adaptation très réussie d'un excellent roman.Richard Gay LE GRAND CARROUSEL R C On s'attache d'emblée à cette terrible histoire interprétée par des comédiens extraordinaires A VOIR ABSOLUMENT.Jean-Marie Betrond, JOURNAL DE MONTREAL Thierry Frémont a réussi un remarquable rôle de composition et Marianne Basler joue avec beaucoup d'intensité.Raymond Bernatchez.LA PRESSE l MARION d'après le roman de YANN QUEFFELEC PRIX G0NC01IRT 85 1.6 million d'exemplaires vendus «Traduit en 12 langues avec MARIANNE BASLER • THIERRY FRÉMONT • YVES COTTON Distribution PRIMA FILM inc.Television 8.P Quatre Saisons 50 CKAC973 DAUPHIN BEAUBIEN • IBERVILLE 721-6060 3 SEM.: 7:10-9:20.SAM.- DIM.: 1:50 - 4:00 -7:10-9:20 k If I rV Distribution Prima Film I L/ l 12:45.3:00, 5:15, 7:30.9:45.I Couche-tard ven., sam.: minuit.ST DENIS STE CATHERINE -a»»; ANEMONE i Vv RICHARD BOHRINGER ____Unlilmde Jean-Loup HUBERT ste-adele 1987: L’ANNÉE DU ZOO! UN FILM I D'ALAIN I TANNER I 'Attribution ^ y/ FRANCE FILM (_ F DESJARDINS basilaire I 218 314, FU N E hang L AMM E uansmon cm IP % fâ COUChÉ-TARD IÀm.M i :55 P.M.DIDIER FARRE ET ACTION FILM PRÉSENTENT “ Aussi longtemps que ce genre de film sortira du Québec nous mériterons de continuer à exister comme peuple et comme société distinctes en cette terre d’Amérique." - GERARD If BLANC - PPE : “UN ZOO: le trip ville, le trip violence, le trip tendresse, le trip famille.Plus une histoire.Qu'est ce que vous voulez de plus!" - PIERRE FOGIIA.J PR: : IIP - JUGNOI JEAN ROCHEFOR m T A N D E PATRICE LECONTE % % (SÉLECTION OFFICIELLE^ QUINZAINE DES RÉALISATEURS J ^ CANNES 87 (festival'*'^» DES FILMS ¦ MUNICH M ' Moi j'ai vu un Z00 LA NUIT deux fois et je le reverrai.J'en reste tout ému et surexcite deux jours apres' - BRUNO D0STIE.C PRESSE tttt A WIR ABSOLUMENT! - RICHARD GAY BON DIMANCHE ' Un poeme urbain.' UN Z00 LA NJJir candide, provocant révélé un grind et pur comme la premiere comédien oeuvre d'un jeune cinéaste " Roger LeBel - MINOU PETR0WSKY - FRANCINE UURENbEAU .ES BEU.ES «ECREi RC .1 ; :.- , :oo.LA NUIT « n i\ 11 hw i «/n\ mmim GILLES MAHEU û M5fMf FESTIVAL ^ INTERNATIONAL DU FILM ICS «COUCHONS OZ t.â,v.• .a.L OfflCC NATION A,.OU.T .M Ou CANADA x - - 1E.AN ClAUDf.iXllZON -ru,a ou,.HOGEÉUEBCL GILLES MAHI WNf GfBMAlN MOUOf If.WNSNtU LVNNf AMM< ,RiçU« • HQCf.R fHAPPlER ptf.nqf r.fNGH.'N ^Maintenant à l’affiche dans ^cinémas ! FESTIVAL DES FESTIVALS ~ FESTIVAL ^ INTERNATIONAL DES FILMS ~ 2!MI FESTIVAL INTERNATIONAL DES FILMS ht TOKYO A.r FESTIVAL DES FILMS DU MONDE .MONTREAL .I m Chanson interprelOf* par RICHARD COCClAWTE W f Dislrbuion ACTION m*r § 4 Ÿèà CINÉMA PLUS présente CANNES 1987 MARCELLO MASTROIANN.PRIX D'INTERPRÉTATION MASCULINE bES YEUX NOIRS Un film fle NIKITA MIKHALKOV ?L’UN DES MEILLEURS FILMS DE L'ANNÉE 87 RICHARD GAY.BON DIMANCHE Le film le plus séduisant et le plus percutant du Festival.RENÉ HOMIER ROY.MONTREAL CE SOIR Un des plus beaux films de ces dernières années.-FRANCO NUOVO.JOURNAL DE MONTREAL Un film éblouissant, ne le ratez pas! SERGE DUSSAULT: LA PRESSE Mastroianni: un prix d’interprétation tout à fait mérité.—-FRANCINE LAURENDEAU.LE DEVOIR BROSSARD~ s'em": 7:00 *- 9Ti 5.' 8AM.^DIM*.^7wr^4'3o’1^7:00^9:15.^^ rv,r____CARREFOUR.SEM.: 7:00 - 9:20.SAM OIM.: 12:10 - 2:25 - 4:40 - 7:00 - 0:20.COUCHE-TARD SAM.: 11:35 P.M.aOQagSHfl rv.r=rr=r^ - - ma DESJARDINS BASILAIRE 1 288 3141 ?DI?rvl & BROSSARD CARREFOUR LAVAL wvtnt 2130 ADI DI S MUJRHtnDtCMWVj!, ._ 2001 UNIVERSITÉ .!!] (SOUS-TITRES ANGUIS) 2:00 - 4:30 - 7:00 - »:30 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:00 - 9:00 COUCHE-TARD SAM.: 11:00 P.M SI DENIS S1E CATHERINE 288 21)5 «Les frères Taviani nous ont donné leur plus beau film.p* u/cpewadk EN FRANÇAIS UN FILM DE PAOLO & VITTORIO TAVIANI _____________________«J SlOtNIS S1É CAÎHERlNf ?M 2115 MARCELLO MASTROIANNI LES YEUX NOIRS or m NIKITA MIKHALKOV VAÉTHE KflLf ü • flfM SOFONOVA.P* CEI • VSEVOLOD LARIONOV « INNOKENT SMOKTUNOVSKI • ROBERTO HERuTZKA wto baron • oleg kbakcv » youri bowtiriov • qimitri zoiothukin silvana mangano ?QL"»i»™gpl SEM.: 5:00.7:16,9:30 si pénis cwf mA/if .tBg4?io SAM.-OIM.: 12:15, 2:45,5:00, 7:15, 9:30. Le Devoir, samedi 3 octobre 1987 LE CAHIER DU SAMEDI CINEMA Toutes le^'formations à paraître dans cette page doivent parvenir par nt au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes
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