Le devoir, 23 octobre 1987, Page(s) complémentaire(s)
(/ Vol.LXXVIII — No 244 ?Neige se changeant en pluie.Max.: 8 Détail page 23.Montréal, vendredi 23 octobre 1987 Transport en commun: Québec injectera près de $200 millions BERNARD DESCÛTEAUX QUEBEC — Le gouvernement québécois qui avait entrepris de réduire sa participation au financement du transport en commun fait marche arrière : les subventions au fonctionnement des sociétés de transport en commun seront main- tenues â leur niveau actuel tout en étant ajustées annuellement à révolution du coût de la vie.Le ministre des Transports, Marc-Yvan Côté, en a pris l’engagement solennel, hier, au grand plaisir des administrateurs municipaux qui depuis 1983 voyaient leurs subventions réduites d’année en année tandis qu’augmentaient en proportion in- verse les difficultés financières des sociétés de transport en commun.Le Conseil des ministres a entériné mercredi soir un décret officialisant celte nouvelle politique.Celle-ci permettra à Québec de verser l’an prochain quelque $ 196 millions aux sociétés de transport en commun.La part du lion ira à la STCUM.Elle recevra $ 134,5 millions en 1988, soit $ 6.5 millions de plus que cette année.Cette augmentation de subvention réduira d'autant le déficit de $ 17 mil- Voir page 12 : Transport ¦ L’éditorial de Jean Francoeur — Page 10 VOS HÔTES GUY ET DODO Dîners /.UlU HNS Table d’hôte d'affaires V l*\IUS J midi et soir Cuisine Bourgeoise^Service personnalisé 4024 STE-CATHF.RINE OUEST Métro Alwmer Résen «lions 935-3277 J exteneur de Montreal métropolitain bü cents Côte-Nord.Gaspesie Toronto Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS S Les bourses rechutent — Page 7 * Baisse générale des taux d’intérêt — Page 7 REA: confiance totale en son courtier — Page i 0- pgsî Pour la STCUM Pas de récession en vue et le déficit sera réduit C’est un déblocage important ISABELLE PARÉ Pour la STCUM, le plan d’aide à l’exploitation du transport en commun adopté hier par Québec constitue un « déblocage important » et comporte une reconnaissance expresse du fardeau que représentent les villes de banlieues pour la Société de transport de la CUM.Visiblement réjoui, le président de la STCUM, M.Robert Perreault, n’a pas hésité hier à louanger le décret du ministre des Transports, Marc-Yvan Côté, qui, selon lui, répond aux souhaits émis cet été par la Société lors de la commission parlementaire sur les transports en commun.Voir page 12 : Déblocage La en CAROLE BEAULIEU L’étude légale de l’ex-Solliciteur général de la province, M.Gérard Latulippe, ainsi que sa compagne, Me Sylvie Fortier, ont obtenu des contrats en dehors de la procédure habituelle au Centre des Services sociaux du Montréal métropolitain dont l’administration passée fait toujours l’objet d’une enquête de police.La vingtaine de mandats de règlement de griefs accordés par le .CSSMM à la firme d’avocats McDougall Caron, en 1986, ont été découverts récemment, a confirmé au DEVOIR le directeur général par interim, M.Claude Bilodeau.Ils ont tous été annulés.Le dernier a été plaidé en mai dernier par Me Fortier.« Ces mandats n’avaient pas été accordés par la procédure habituelle », a expliqué M.Bilodeau.Ils avaient été donnés par la direction des ressources humaines à la requête spécifique du directeur général d’alors, M.Jean-Richard Char-bonneau.Le directeur des ressources humaines d’alors, M.Réjean Lefebvre, est suspendu sans solde jusqu’à ce que l’enquête de police ait fait la lumière sur des sommes versées à sa conjointe par un autre sous-contractant du CSSMM.Le « French Power plus que l’ombre de OTTAWA — Les remaniements successifs du Bureau du premier ministre, du cabinet fédéral et de la haute fonction publique ont évacué les Québécois des postes de direction, et une demi-douzaine de grands dossiers économiques en souffrent.Quinze mois après que le premier ministre ait vanté les mérites du « french power » à Saint-Georges de Beauce, soulevant ainsi un toile au Canada anglais, divers remaniements ont éliminé les Québécois de tous les grands dossiers: ¦ au Bureau du premier ministre, le Secrétaire principal, Bernard Roy, s’est totalement détaché des affaires gouvernementales pour se consa- crer, avec le sénateur Norm Atkins, à l’organisation de la campagne électorale; une réunion importante d’organisateurs se tient d’ailleurs à ce sujet samedi matin au Grand Hotel de Montréal; et le nouveau chef de cabinet de M.Mulroney, Derek Bur- Une analyse de MICHEL VASTEL ney, se vante dans des entrevues d’avoir pris l’entier contrôle du bureau du premier ministre, où on ne trouve plus un seul Québécois parmi les cadres; ¦ même si le Québec est la province » n’est lui-même où le libre-échange est le mieux reçu, on ne retrouve aucun Québécois sur un comité spécial de « vente » de l’accord avec les Etats-Unis, présidé par la ministre Pal Carney et M.Burney, et comprenant six autres personnes; des professionnels conservateurs de Montréal, qui voulaient organiser une campagne à travers la province, se sont faits répondre par le bureau de M.Mulroney: « laissez-faire Bou-rassa » ; ¦ il ne reste plus aucun cadre supérieur québécois depuis le départ de Gérard Veilleux au Bureau des relations fédérales-provinciales alors que, sous Pierre Trudeau, ils y exer-Voir page 12 : Ombre LE NOBEL À BRODSKY Le prix Nobel de littérature a été attribué, hier, â Stockholm, à l’écrivain américain d'origine russe Joseph Brodsky.Surtout connu pour ses poèmes, l'auteur émigra en Amérique, en 1972.Âgé de 47 ans, Brodsky est l’un des plus jeunes lauréats du Nobel.Le mois dernier, alors que le jury se penchait déjà sur les candidatures, quelques-uns de ses ouvrages étaient saisis par la police moscovite.Page 13 ET DE 3 POUR LES CARDS Page 24 Lino Ventura Ventura meurt du coeur PARIS (AP) — L’acteur Lino Ventura est mort, hier soir, apparemment d’une crise cardiaque, à son domicile de Saint-Cloud.Lino Ventura était âgé de 68 ans.Il était marié et père de quatre enfants, dont un enfant handicapé qui l’avait amené à créer l’Association Perce-Neige.De son vrai nom Angelo Borrini, d’origine italienne (il est né le 14 juillet 1919 à Parme), il avait été Voir page 12 : Ventura firme de Latulippe a eu des contrats dehors de la «procédure habituelle» Les liens entre M.Charbonneau et la firme de consultants PREMAR, bras administratif de McDougall Caron mis en cause dans la récente démission du Solliciteur général, font aussi l’objet d’une enquête de police.En 1986, la firme de consultants PREMAR avait obtenu des contrats sans appels d’offres du bureau du Solliciteur général pour une valeur de plus de $ 80,000.La même année, elle obtenait sans appel d’offres un contrat de $ 103.00 au CSSMM.Le directeur de PREMAR, M.Serge Martel, avait accompagné M.Charbonneau en Europe dans le cadre d’un voyage d’études.Le ministre de la Justice, M.Herbert Marx, a confirmé mardi qu’il n’avait pas institué d’enquête sur les contrats accordés par M.Latulippe alors qu’il était Solliciteur général.« Toutes les lois, tous les règlements, toutes les procédures ont été respectés », a-t-il déclaré aux journalistes à sa sortie de la Chambre.Il n’y a donc pas matière à enquête, a affirmé le ministre.Le ministère dirigé par M.Latulippe a mis trois mois avant de déclencher une enquête policière en règle au CSSMM, enquete qui fut demandée en septembre par la ministère de la Santé et des Services sociaux, Mme Thérèse Lavoie-Roux.Le ministère avait été saisi d’allégations voulant que certains cadres de la direction du CSSMM ait commis des irrégularités entre 1984 et 1986.PREMAR est l’une des entreprises de consultants ayant le plus profité des largesses de l’administration du CSSMM.Depuis la divulgation en juillet d’un rapport comptable confidentiel accusant l’ex-direction du CSSMM Voir page 12 : Latulippe Reagan veut chasser le vent de la panique LOUIS-GILLES FRANCOEUR Sept experts internationaux affirment dans un rapport remis cette semaine au gouvernement québécois qu’il est techniquement possible - et sécuritaire - de faire passer en tunnel sous le fleuve à la hauteur de Grondines les 2,000 méga-watts qu-’Hydro-Québec doit livrer à la Nouvelle-Angleterre à compter de 1990.Le rapport des sept experts, dont LE DEVOIR a appris les grandes lignes, confirme la solution avancée au printemps dernier par le Bureau d’audiences publiques sur l’Environnement, présidé par André Beau-champ, dans son rapport au ministre responsable du dossier de la 6e ligne, M.Clifford Lincoln.La solution retenue consisterait à faire passer huit cables sous le fleuve, soit deux lignes indépendantes, pour empêcher qu’un bris sur l’une ne coupe le courant aux Amé- ricains.La fiabilité de cette solution, disent-ils, est certaine même si ce sérail la première fois qu’une tension de 450 kv en courant continu traverserait un fleuve comme le Saint-Laurent.Le verdict prononcé par les experts internationaux est même unanime, ce qui a provoqué un fort ressentiment au sein de la société d’Etat où on a déployé d’importants efforts pour décrocher à tout le moins Voir page 12 : Sixième ligne Photo PC Le libre-échange sur la sellette Mille personnes du monde des affaires ont assisté, hier, à Laval, à la première grande conférence sur le libre-échange depuis la signature de l’entente.Les ambassadeurs des deux pays y étaient, Simon Reisman, à gauche, et même Walter Mondale.Informations page 9.WASHINGTON (Reuter, AFP) -Le président Reagan a déclaré hier soir qu’il ne voyait pas de raison de craindre une récession après la forte chute de la bourse lundi, et malgré la poursuite de l’instabilité sur les marchés financiers.Le seul risque qui existe serait de voir les gens, « sans comprendre la situation, se laisser gagner par la panique et cesser d’acheter normalement.» « Cela pourrait provoquer une récession, mais je ne vois pas pourquoi ils feraient cela, » a ajouté Reagan lors de sa conférence de presse télévisée.Il a par ailleurs tenté de désamorcer la crise historique que traverse de dialogue de sourds entre la Maison-Blanche et le Capitole.Cependant, pressé de questions par les journalistes, M.Reagan s’est refusé jusqu’au bout à préciser s’il acceptera ou non l’augmentation des impôts, souvent présentée comme un remède inévitable par la majorité démocrate au Congrès.« Je n’ai pas changé d’avis sur la question de savoir si j’accepterais jamais une augmentation des impôts qui serait nuisible à l’économie », a dit M.Reagan interrogé sur les menaces de veto qu’il a jusqu'à présent brandies contre les projets fiscaux du Congrès.« Je ferai ce que je crois être absolument nécessaire pour l’économie des États-Unis ».Le président a déclare qu’il ignorait encore à quelle date aurait lieu sa rencontre au sommet avec le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev.« Nous n’avons pas de nouvelles et pas de date », a dit, à propos du sommet, le président au cours d’une conférence de presse qui a été consacrée essentiellement aux problèmes économiques et à la crise du marché boursier.11 a précisé qu’il ne pouvait dire s'il serait à même d’annoncer une date aujourd’hui, c’est-à-dire à l’issue des entretiens que le secrétaire d’État George Shultz a actuellement à Moscou avec le ministre soviétique des Affaires étrangères, M.Edouard Chevardnadze.La tenue d’un sommet Reagan-Gorbatchev, attendue d’ici la fin de l’année aux États-Unis, avait été an-Voir page 12 : Reagan Sept experts internationaux d’accord La 6e ligne sous le fleuve : très faisable et sécuritaire Wall Street en annonçant un dialogue sans condition avec le Congrès sur les moyens de réduire le déficit budgétaire fédéral, problème numéro un de l’économie américaine.« Je mets tout sur la table, à l’exception de la protection sociale, sans Le président Reagan aucune autre condition préalable et j'appelle les leaders du Congrès à faire de même ».L’ouverture faite par le président devrait mettre à fin à plus de six ans AUJOURD’HUI 1111 i.i ii 1 Ml J >11)11 i y i.i •o*iv SONY (SEES BS* OIQI TA l tOMCCOCMANOtM r o n / g a e ELECTRONIQUE 12 heures de musique numérique SANS INTERRUPTION ! 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¦ enfin, les simples députés qui se permettent de critiquer ouvertement le gouvernement, comme MM.Fernand Jourdenais (sur l’Immigration), François Gérin ( sur le financement du parti), Louis Plamondon (sur la gestion des Postes ou le professionalisme du bureau du premier ministre justement), se font irrémédiablement écarter de tout poste comme ceux de président de comité ou de secrétaire parlementaire.Après les premières années où M.Mulroney encourageait ses députés et ministres à « parler fort » pour réclamer une usine d'automobiles ou l’entretien des avions de chasse, les mêmes personnes rasent aujourd’hui les murs et n’osent faire aucune déclaration publique.Quant au ministre politique, Marcel Masse, on lui reproche ses absences trop fréquentes des affaires du parti au Québeç et il a fallu lui adjoindre trois collègues , Mme Monique Landry pour l’organisation, M.Benoît Bouchard pour la collecte des fonds et Mme Monique Vézina pour l’animation des militants.La liste des dossiers en souffrance au cabinet fédéral s’allonge de mois en mois : après la papeterie de Ma-tane, sur laquelle Ottawa refuse maintenant de négocier davantage, on attend la réponse au rapport Picard (vieux de onze mois), la relance du projet du Vieux Port de Montréal et le déblocage de plusieurs dizaines de millions de dollars, un plan de reconstruction de la structure économique et de l’emploi dans l’est de Montréal ( de $ 70 a $ 140 millions réclamait le CREEEM en septembre dernier), l’établissement de l’Agence spatiale, la loi autorisant la fondation d’un Centre bancaire international, etc.M.de Cotret a successivement reculé l’échéance de décision sur les grands dossiers qui intéressent la région métropolitaine de mai, à septembre et maintenant à la mi-novembre.Des fonds spéciaux pour aider les clients de deux banques de l’Ouest, et aider les fermiers des Prairies ont cependant été débloqués en quelques semaines en 1985 et 1986.Et, depuis cet été, les quatre provinces de l’Ouest, et les quatre autres de l’Est, sont maîtresses de leur développement économique grâce au budget des deux Agences qu’on a créées à leur intention.Pendant ce temps, le Board of Trade de Toronto continue discrètement, comme cette semaine, à re-.mettre à des ministres ontariens attentifs, des dossiers très élaborés contre l’établissement de centres bancaires à Montréal et Vancouver.Et on vient de déménager discrètement, d’Ottawa à Toronto, tous les services de l’Inspection générale des banques, (90 cadres et employés), sans qu’aucun fonctionnaire ne proteste comme c’est le cas pour l’Agence spatiale.« C’est une bonne décision, admet le président de la Chambre de commerce de Montréal, Claude Garcia, il est logique que cet organisme soit tout près des centres de décision des grandes institutions financières.Mais la même logique devrait s’appliquer pour l’Agence spatiale à Montréal.Pourquoi, concluait hier M.Garcia au cours d'un entretien téléphonique avec LE DEVOIR, doit-on toujours se battre et que Toronto n’a jamais à le faire?» C’est peut-être le gouvernement de Robert Bourassa qui a la réponse: on n’entend plus, comme autrefois, les ministres québécois pousser leurs dossiers à Ottawa.Et la porte-parole du ministre des Affaires canadiennes confirme : « on a ôu ce qu’on voulait : le lac Meech, le libre-échange, le F-18, on n’est pas maltraités et, en criant trop fort, on ne va pas forcément obtenir plus ».Les propos de la porte-parole de M.Gil Rémillard font écho à ceux du ministre fédéral Robert de Cotret qui critiquait récemment la campagne « Montréal c’est spatial », jugeant que « ça ne l’aide pas » quand les hommes d’affaires de Montréal deviennent trop bruyants.Comme s’il souffrait encore du traumatisme du F-18, le gouvernement fédéral retarde indéfiniment les décisions et permet ainsi aux oppositions, d’Ottawa dans le cas de l’Agence spatiale, des papetières américaines dans le cas de Matane, de Toronto dans le cas du Centre bancaire,etc., de s’organiser.Les grands dossiers sont maintenant directement traités entre MM.Bourassa et Mulroney, ce qui fait dire à un Conservateur influent de Montréal que « tout se passe comme si le seul ministre important dans te cabinet Mulroney est Robert Bourassa lui-même ».L’ennui est que le premier ministre du Québec ne siège pas à Ottawa sur les nombreux comités fédéraux pour pousser dans le dos d’une fontion publique parfois franchement défavorable aux projets soumis par le Québec.Lorsqu’on lui expose ces préoccupations, le gouvernement Mulroney a deux réponses toutes prêtes: le blocage de la loi C-22 par les sénateurs libéraux coûte beaucoup plus cher à l’économie montréalaise que toute autre décision, bonne ou mouvaise, du gouvernement fédéral; et les Québécois ont eu le lac Meech et le libre-échange: « écoutez ce que Bourassa en dit»! Il y a enfin une autre raison, que certains ministres acceptent d’évoquer discrètement: les ministres et responsables du parti au Canada-anglais ont été fort déçus que malgré le F-lff, les subventions à General Motors et le lac Meech, les Québécois boudent toujours le parti.On a même parlé, au moment du caucus de Rouyn-Noranda cet automne, «d’ingratitude».La motivation n’est plus là et la peur de soulever une autre campagne de protestation dans l’Ouest et en Ontario paralyse le cabinet.?Latulippe d’un certain nombre de pratiques administratives douteuses, les spéculations vont bon train quant au délai inhabituel qui a précédé au déclenchement de l’enquête de police, toujours en cours.« Quand j’ai remis le dossier à la ministre en septembre, j’étais certain que tout de suite après nous serions mis sur table d’écoute, que la police allait s’en mêler, raconte l’actuel président du conseil d’administration du CSSMM, M.Jean-Louis Poirier.Cinq mois après j’ai réalisé que l’enquête débutait à peine».La ministre de la Santé, Mme Thérèse Lavoie-Roux, a reçu le dossier le 19 septembre et l’a transmis au Solliciteur le 1er octobre.Ce n’est que le 15 décembre que le cabinet du Solliciteur a demandé au directeur de la police de Montréal d’enquêter.Les enquêteurs se sont présentés au CSSMM pour la première fois le 18 février.Au bureau du Solliciteur on affirme qu’il s’agit là d’un délai normal.Dans une précédente entrevue au DEVOIR, M.Jean-Richard Charbon-neau avait affirmé que l’ex-Sollici-teur général, M.Latulippe, lui avait offert un emploi de sous-ministre.Il s’était ouvert de cette offre au chef de l’opposition, M.Pierre-Marc Johnson.Depuis le départ de M.Charbon-neau, le conseil d’administration du CSSMM a entrepris un grand ménage.Deux cadres supérieurs ont quitté l’établissement et un troisième est toujours suspendu sans solde.Quatre comités internes de vérification ont été mis sur pied et de nouvelles mesures de contrôle ont été instaurées.Un nouveau directeur général, M.Luc Malo, entrera en fonction en décembre prochain.« Après le départ de Charbonneau, la direction par interim m’appelait presque chaque jour pour me dire, on vient de trouver autre chose », raconte aujourd’hui le président du conseil d’administration.« J’étais sidéré de l’ampleur que ça prenait.Plus on en arrêtait, plus on en trouvait (de pratiques douteuses).Nous étions en contact constant avec le ministère.Dans le fond c’était presque comme une tutelle, mais un tuteur n’aurais jamais pu faire autant si rapidement» Trois mois après la divulgation d’un rapport confidentiel révélant que des gestionnaires du CSSMM ont dilapidé des fonds publics en 1984-86, le plus important établissement de services sociaux au Québec se remet péniblement d’un été difficile.M.Poirier ne se fait pas d’illusions.Les employés dont la confiance a été mise à rude épreuve par une période de gestion carrément abusive, ne lui feront pas confiance aisément.« Je n’ai aucun intérêt dans cet affaire là », rappelle le vice-président distribution chez Provigo.« Je n’ai pas de copains dans le réseau, pas de liens avec les partis politiques.Pour tout vous dire ma femme ne voulait pas que j’accepte ce poste.Les événements lui ont donne raison.Je n’ai jamais passé aussi peu de temps chez moi que cette année.Je suppose qu’il faut payer pour sa conscience sociale » Jean-Louis Poirier et les employés du CSSSMM attendent toujours les résultats de l’enquête de police.+ Sixième ligne un rapport majoritaire.Hydro-Québec a toujours soutenu que la technologie n'était pas à point pour une traversée du fleuve en tunnel et qu’elle ne pouvait s’accomoder d’une ligne experimentale pour desservir des clients qui veulent obtenir des normes de sécurité en matière d’approvisionnement encore plus strictes que celles en vigueur dans la province.Les firmes d’ingénérie SNC et La-valin, les deux principales du Québec, ont pour leur part soutenu qu’une traversée sous-fluviale était réalisable.D’après un rapport découvert par le BAPE en pleine audience, SNC juge le passage en tunnel plus sécuritaire que la ligne aérienne prévue par Hydro-Québec.Lavalin de son côté a même proposé à Hydro-Québec de construire ce tunnel à ses frais moyennant un loyer de $10 millions pendant dix ans, après quoi l’ouvrage serait cédé à la société d’Etat.Evalué en dollars d’aujourd’hui, ce projet aurait coûté environ $75 millions.Les experts internationaux dont les services ont été retenus par Québec le 17 juin dernier estiment quant à eux que la construction et l’installation d’une ligne sous-fluviale coûterait $60 millions.La ligne aérienne prévue par Hydro-Québec coûterait, quant à elle, pas moins de $22 millions, ont calculé les experts.Pendant les audiences, le ministre de l’Energie, M.John Ciac-cia avait déclaré publiquement qu’on construirait les deux lignes, quitte à Selon un sondage auprès des prêtres du diocèse de Hull Le quart des prêtres vivent difficilement leur sexualité MARIE LAURIER Plusieurs prêtres vivent difficilement leur célibat, ont des problèmes sexuels, souffrent d’absence d’amitié et auraient besoin d’un encadrement dans leur vie affective.Pour certains d’entre eux, la solitude est souvent une ennemie davantage qu’une valeur vocationnelle et elle menace bien souvent l’équilibre d’un être humain, fut-il un homme de Dieu.Un sondage réalisé auprès de 94 prêtres, soit 70% de l’ensemble du clergé du diocèse de Gatineau-Hull établit que le quart d’entre eux éprouvent le besoin d’un soutien pour affronter leurs problèmes sexuels.Un répondant sur cinq admet avoir de sérieuses difficultés à vivre en célibataire et un sur dix considère ce statut comme un échec et le vit contre son gré; un prêtre sur quatre est d’accord pour dire qu’il a besoin d’aide pour régler ses problèmes sexuels; un sur 10 est incapable de se conduire en célibataire.Pour 20% des prêtres sondés, le célibat est perçu et vécu négativement, la moitié de ce nombre de façon insupportable, l’autre moitié de façon très inconfortable.Parmi eux, un prêtre sur 50 reconnaît avoir des comportements sexuels irresponsables et a définitivement besoin d’aide spécialisée.Ces faits émanent du rapport déposé hier à Hull par le père André Guindon, o.m.i., professeur en théologie morale à l’Université Saint-Paul d’Ottawa qui a présidé une Commission pastorale concernant l’éthique sexuelle dans le diocèse de Gatineau-Hull.Ce travail avait été commandé en juin 1986 par feu Mgr Adolphe Proulx, évêque en titre de l’endroit à la suite de plaintes et d’allégations de pédérastie et d’abus de mineurs de la part de membres du clergé en exercice, ce qui avait causé beaucoup de remous dans la population et dans les médias de la région.Mgr Proulx, fortement ébranlé par ces révélations, est décédé en juillet dernier et cette initiative Mgr Adolphe Proulx d’une enquête sur un sujet aussi délicat est considéré dans certains milieux comme le testament moral de l’évêque.On estime qu’il pourrait servir de guide ou à tout le moins de piste de réflexion pour tous les autres diocèses.Le document a été remis hier par le père Guindon et ses quatre collaborateurs — Aurélien Bouchard, Michel Séguin, Lyse Caouette-Brochu et Adrian Visscher — à l’abbé Michel Lacroix, administrateur diocésain de Gatineau-Hull en attendant la nomination d’un successeur à Mgr Proulx.Il comprend 112 pages et 42 recommandations sur la formation des prêtres et le soutien qu’ils devraient recevoir de la part de leurs chefs spirituels et des laïcs et il est assorti des résultats de l’enquÊte sur le célibat.Les candidats au sacerdoce devraient bénéficier d’un encadrement solide tout au long de leur séjour au séminaire sans exclure les femmes de ce processus de formation, étant appelés ultérieurement à côtoyer ces dernières dans leur ministère et dans les communautés chrétiennes, fait-on valoir dans le texte.Les équipes de laïcs qui oeuvrent en pastorale dans les diocèses pourraient aussi s’engager à à accueillir régulièrement les séminaristes dans leurs réunions afin de les famliariser à ce milieu mixte dans lequel ils devront éventuellement évoluer.De plus, le diocèse devrait se doter d’un système clair et judicieux d’éducation permanente qui permettrait aux prêtres de refaire le point sur leur apostolat et sur leur style de vie.Le mandat du père Guindon et de son équipe, tel qu’édicté par Mgr Proulx devait dégager explicitement les meilleurs moyens d’« assurer aux candidats au sacerdoce une formation adéquate au ministère pastoral et une meilleure intégration de leur sexualité ».En plus de recommander un encadrement plus solide aux futurs prêtres de la part de leurs chefs spirituels et de la communauté ambiante et à la lumière du sondage mentionné, la commission recommande que « l’évêque du diocèse accorde une priorité réelle à l’établissement, avec les prêtres, de rapports confiants et amicaux qui sont aptes à favoriser l’identité et l’équilibre sexu- els de ceux-ci ».Le diocèse pourrait aussi encourager la participation des prêtres à des cours et à des sessions spécifiques visant à rénover et à approfondir leurs connaissances en éthique sexuelle et professionnelle dans un contexte théologique chrétien, de même qu’offrir au clergé une session sur l’abus sexuel des mineurs et une aide thérapeutique en cas d’égarement.En outre le rapport Guindon qui est divisé en cinq sous-commissions d’étude portant sur l’éducation et la formation des prêtres, les services aux prêtres, les avis juridiques, les services aux familles et les relations publiques, recommande: ¦ que l’évêque de l’Ordinaire du lieu désigne un prêtre à qui il confiera la responsabilité de mener une enquête à la suite d’une dénonciation de comportement sexuel anormal d’un clerc; ¦ que le diocèse apporte un support tangible aux familles dont les enfants ont été victimes d’abus sexuels; ¦ que le diocèse facilite l’accès à des conseillers professionnels pour les membres de son clergé; ¦ que le diocèse ait un système clair et judicieux d’éducation permanente permettant aux prêtres de refaire le point sur leur apostolat et sur leur style de vie.En ce qui a trait aux relations du diocèse avec les médias, les auteurs du rapport ont consulté au préalable des professionnels de l’information pour les fins de leur étude.Ils recommandent que l’Église manifeste de « la transparence et de la vérédi-cité » dans ses communications au public par le truchement des médias avec lesquels elle pourrait établir des relations formelles et suivies.détruire la ligne aérienne si la solution proposée par le président du BAPE, André Beauchamp, s’avérait fiable.Québec s’est ravisé à la suite du rapport de la commission d’enquête, optant pour la ligne sous-fluviale si des experts internationaux la jugeaient réalisable et fiable.La date de livraison aux Américains a donné lieu à de vifs échanges au sein du comité d’experts internationaux qui ont finalement accouché d’un « crash program » permettant à Hydro-Québec de commencer ses livraisons.avec six mois de retard sur l’échéancier prévu.Le programme en question ferait débuter simultanément plusieurs facettes du projet, y compris certains tests de fiabilité des fameux cables qu’on enchâsserait dans le tunnel sous le fleuve.L’expert français du groupe, M.Bernard Riot, chef de la division des lignes souterraines à l’Electricité de France (EDF), a été le plus sensible aux craintes exprimées par les ingénieurs d’Hydro-Québec devant le comité qui a souvent pris l’allure d’une sorte de Cour d’appel -« technique » - appelée à statuer sur le rapport du BAPE.Mais finalement, les experts ont élaboré entre eux un compromis.Ils ont concédé trois mois de tests additionnels au nouveau représentant français qui a remplacé M.Riot.Ce qui permit le dépôt d’un rapport unanime, a-t-on appris d’une autre source bien informée.Le représentant français jugeait inacceptable que l’on se contente des tests effectués jusqu’ici par certains manufacturiers de cables, tests assez éloignés à son avis des conditions réelles de fonctionnement d’une ligne.Le rapport des sept experts a été remis, il y a moins d’une semaine, au ministre de l’Environnement, M.Clifford Lincoln.A son bureau hier, on se refusait d’émettre le moindre commentaire, précisant uniquement que le ministre s’accorderait ainsi qu'à ses collègues une période de réflexion de quelques semaines avant d’aller au cabinet avec une solution.Le ministre a déclaré la semaine dernière qu’il rendrait le rapport public après en avoir saisi le cabinet.Au sein d’Hydro-Québec, le rapport des experts a eu l’effet d’une bombe car on pensait obtenir d’eux une oreille plus attentive qu’au BAPE en amenant le débat sur le terrain technique.L’onde de choc passée, on a entrepris de préparer une réplique à ce nouveau verdict défavorable, qui devrait parvenir à M.Lincoln et son collègue de l’Energie au cours des prochaines semaines.Les sept experts dont les services ont été retenus par le décret 961-87 sont MM.Douglas D.Campbell, président de Dolmage & Campbell Ltd, de Vancouver; Ronald E.Harrison, vice-président senior de Techmont Consultants Inc, de Winnipeg; Harry M.Ellis, directeur de la recherche, B.C.Hydro, Vancouver; Kjell Bjom-low-Larsen, directeur techniquE de la division des cables à haut voltage, Standard Telefon Og, Norvège; G.Marzoni, Chef de service du reseau, ENEL, Italie; et M.Riot de l’EDF.?Ventura l’interprète de nombreux films célèbres et était l’un des acteurs les plus connus et les plus appréciés du public français.Touchez pas au grisbi (1954), Ascenseur pour l’échafaud (1958), Classe tous risques (1960), Un taxi pour Tobrouk (1961), $100,000 au soleil (1964), Les grandes gueules (1965), Le clan des Siciliens (1969), Boulevard du Rhum 11971), L’aven- ture c’est l’aventure (1972), Le silencieux (1973), La bonne année (1973), L’emmerdeur (1973), La gifle (1974), Adieu poult (1975), Cadavres exquis (1976), Un papillon sur l’épaule (1978), Garde à vue (1981) étaient ses films les plus connus.Il avait huit ans lorsque ses parents quittèrent l’Italie pour s’installer à Paris (son père était exportateur).Il va donc à l’école communale en France, mais est renvoyé pour indiscipline et bagarres.Il achève très vite ses études et commence à travailler comme groom, puis mécanicien, représentant, et employé de bureau.À la fin des années 40, il devient catcheur professionnel et champion d’Europe de lutte en 1950.À la suite d’un accident survenu dans un combat, il doit abandonner le ring, mais restera fidèle au milieu du sport.Il organise ainsi des matches à la salle Wagram, et c’est là qu’il rencontre Jacques Becker, qui lui propose un rôle dans Touchez pas au grisbi en 1954.Son succès est tel qu’il enchaînera film sur film, avec la série des gorilles.Suivront des dizaines de films qui feront de lui l’un des plus grands comédiens français, dont l’un des plus grand rôles fut aux côtés de Michel Serrault dans Garde à vue de Claude Miller en 1981.+ Déblocage « Il s’agit là d’un déblocage important dans la situation financière que connaît la STCUM et indique la volonté claire du gouvernement de maintenir son engagement dans les transports en commun », a-t-il commente.Toutefois, l’augmentation de $ 6,5 millions des subventions versées à la STCUM par Québec ne règle pas tous les problèmes de la Société à qui il manquera toujours plus de $ 10 millions pour boucler son budget, a tenu à signaler M.Perreault.À ce sujet, le président du conseil d’administration se dit optimiste étant donné la volonté du ministre de s'asseoir pour discuter des problèmes particuliers de la STCUM.Le ministre s’est en effet dit prêt à aider à combler le déficit qui subsistera si, toutefois, la STCUM est prête à «faire sa part».« Le ministre a reconnu que nous avions des coûts supplémentaires à supporter à cause des banlieues et s’est dit prêt à en discuter.M.Côté a ouvert une porte en reconnaissant l’ampleur du problème », a déclaré M.Perreault.Les solutions au fardeau annuel de $ 12 millions que représentent les villes de la Rive-Sud et de Laval feront l’objet de discussions au cours des prochains mois entre les représentants de la STCUM et du ministre des transports, a annoncé M.Perreault.À ce titre, le vice-président du conseil d’administration de la STCUM et maire de LaSalle, M.Michel Leduc, a soutenu que la Société étudiait toujours la possibilité d’une contribution accrue des villes de banlieues ou d’une tarification par zones.« Nous sommes heureux qu’au moins le ministre constate qu’il y a un débordement auquel les autres sociétés de transport n’ont pas à faire face », a fait remarquer M.Leduc.Pour se tirer de l’impasse financière, les représentants de la STCUM ont dit ne pas souhaiter devoir couper les services ou hausser les tarifs.Mais, si cela devient nécessaire, la grille tarifaire pourrait être indexée et un système de zones tarifées, semblable à celle qui existe dans plusieurs grandes villes européennes, pourrait être introduit.D’autre part, la formule d’une enveloppe pour cinq ans, a indiqué M.Perreault, permettra à la Société de planifier avec plus de stabilité son budget.Finalement, on s’entend à la STCUM pour dire qu’il y a désormais un besoin évident de concertation entre les divers réseaux de transport en commun de la région.Les menaces semblent donc avoir cédé le pas aux discussions à la ST-CUM, à en croire les réactions plus que favorables au plan d’aide gouvernemental.Il y a un mois à peine, la Société, acculée à un déficit de $ 17 millions, menaçait de fermer la ligne de métro vers Longueuil et pressait Québec de présenter des « solutions durables aux problèmes de financement du transport en commun à Montréal ».+ Transport lions prévu pour 1988 par la STCUM.Ce déficit fera par ailleurs l’objet d’une mesure spéciale, M.Côté indiquant que le Québec était prêt à assumer par ailleurs une partie de ce déficit.Des discussions auront beu à ce sujet dès aujourd’hui.La nouvelle politique annoncée hier répond aux demandes sans cesse répétées par les municipalités et les sociétés de transport en commun de mettre fin au désengagement de l’État dans le financement du transport en commun.Depuis 1983, les subventions allaient décroissant et dans un document de consultation publié au début de l’été, M.Côté soumettait que la part de l’État, qui assume en plus le coût des immobilisations du métro, devait être réduite.Le problème du financement du transport en commun devait révéler toute son acuité lorsque au mois d’août, à l’occasion d’audiences d’une commission parlementaire, tous les intervenants ont d’une même voix demandé au gouvernement de mettre fin au désengagement et de donner un appui clair au transport en commun.Quelques semaines plus tard, le problème prenait même l’allure de crise lorsque la STCUM se disait incapable de remplir son obligation légale de présenter un budget équilibré pour 1988.La STCUM se disait alors incapable d’assumer le $ 17 millions de déficit prévu et réclamait l’aide de Québec.On menaçait même alors de simplement fermer la ligne de métro de Longeuil si M.Côté ne réagissait pas.Le ministre devait ignorer les menaces de Montréal, disant qu’il fallait en toute logique commencer par définir une politique générale avant de s’attaquer au cas particulier de la STCUM.Il estimait que cette politique allait régler une partie du problème.Ce qui a été retenu est exactement ce que le milieu du transport réclamait.Tout d’abord une reconnaissance explicite du rôle du gouvernement dans le financement ; puis le maintien du niveau des subventions à leur niveau de 1987,.assorti du principe de l’indexation jusqu’à un maximum de 6 % (ce sera cette année 4,75 %) ; enfin, un plan pour cinq ans qui garantira plus la stabilité dans la contribution du gouvernement.C’est le principe de l’enveloppe fermée.La politique du ministre tente par ailleurs de résoudre une aberration des formules de calcul des subventions qui faisait que les sociétés de transport n’avaient aucun intérêt à accroître leur productivité.Les subventions gouvernementales sont fonction des quote-part municipales.Toute réduction des coûts de fonctionnement réduisait la quote-part municipale, ce qui réduisait d’autant la subvention de Québec.Désormais, une société de trans- port qui veut accroître sa productivité, par exemple en instaurant des corridors réservés pour les autobus, pourra signer un contrat avec Québec.Elle aura alors la garantie que sa subvention ne sera pas diminuée par la suite de tout gain de productivité.Cette politique étant établie, on a réglé, croit le ministre, 95 % du problème du transport en commun.Il s’agit maintenant de s’attaquer au reste, dont le problème particulier de la STCUM.L’enjeu des discussions qui auront lieu avec cet organisme aujourd’hui et au cours des prochains jours sera d’établir l’ampleur du problème du déficit.Selon le ministre, les mesures adoptées rendues publiques hier et les efforts faits par la STCUM auraient réduits l’ampleur du déficit à environ $ 8 millions, un chiffre que conteste toutefois la STCUM.Dans un deuxième temps, il s’agira de vojr comment effacer ce déficit.Selon les indications données hier par M.Côté, il faut s’attendre à ce que la solution implique la participation des trois partenaires au financement du transport en commun : les usagers, les municipalités et le gouvernement.Québec n’est pas le seul responsable du problème et ne doit pas en assumer seule la solution, dit-il.Un deuxième problème qui devra être abordé sera celui de l’intégration des services des diverses sociétés de transport, problème qui se pose surtout dans la région de Montréal.On abordera le problème des interfaces entre les modes de transport (autobus, métro et trains de banlieue) et celui de la concertation entre les organismes municipaux de transport.Ce sera aussi l’occasion d’aborder le problème de la contribution financière des municipalités extérieures à l’île de Montréal au financement de la STCUM.L’intégration tarifaire est une bonne idée, tout comme la tarification par zones.Peu importe la solution qui sera retenue, il faut avant tout qu’elle fasse l’objet d’un consensus, dit le ministre qui promet de ne rien imposer à qui que ce soit.+ Reagan noncée, sans date, à l’issue des entretiens que les chefs des diplomaties des deux pays avaient eus à Washington en septembre.Ces entretiens s’étaient soldés par un accord de principe sur l’élimination des missiles intermédiaires (INF) possédés par les deux pays, accord dont les détails ont toutefois continué à être négociés par les deux pays depuis.Au sujet du conflit dans le Golfe, il a averti l’ayatollah Khomeiny que les États-Unis continueront à riposter en cas d’attaque contre des bâtiments américains.Les États-Unis ne sont pas en guerre dans le Golfe mais ils enten- • dent continuer à protéger les voies de navigation, a déclare M.Reagan.« L’ayatollah est en guerre et s’il continue à mener ses actions de provocation », les États-Unis « essayeront de lui prouver que cela coûte vraiment trop cher », a-t-il poursuivi.Le président, qui a paru montrer plus d’assurance en parlant de la situation dans le Golfe qu’en répondant aux multiples questions sur la crise de Wall Street, a réaffirmé que les États-Unis se défendront s’ils sont attaqués.Il a souligné que les Américains se trouvent dans le Golfe uniquement pour assurer, avec d’autres pays, la liberté de navigation our les navires des nations non bel-gérantes. 24 ¦ Le Devoir, vendredi 23 octobre 1987 SPORTS MINNESOTA .*•* .Ecoutez les amateurs de sports: vous pourriez gagner un des 60 bons /A.d’achats des boutiques- ^ \ souvenirs des Canadiens et une des 8 paires de mini-rfï\ billets de saison des X Canadiens de Montréal La “Question-piège Avec Danielle Rainville et Pierre Bouchard de 1BhT à 19h’' du lundi au vendredi CKAC273 LASUPERSTATION Les Twins font face à l’élimination Et de 3 pour les Cards ST.LOUIS (AP) — Curt Ford a cogné un simple de deux points à la sixième manche et Danny Cox a espacé cinq coups sûrs en sept manches et deux tiers, hier soir, aidant les Cards de St.Louis à remporter une troisième victoire en Série mondiale, 4-2, sur les Twins du Minnesota.Les Cards prennent ainsi une avance de 3-2 dans la série au meilleur de sept rencontres en balayant leurs trois matchs à domicile.Cox (1-1 ) a mérité la victoire tandis que la défaite est allée au dossier de Bert Blyleven (1-1).Todd Worrell a pro- tégé le gain.La sixième rencontre aura lieu demain après-midi (16 h) au Metrodome de Minneapolis, où les Twins ont remporté leurs deux seules victoires.Les Straker (0-0) entreprendra le match pour les Twins tandis que John Tudor (1-0) sera d’office pour les Cards.Les Twins ont inscrit leurs deux seuls points à la huitième manche grâce à un triple de deux points de Gary Gaetti contre Todd Worrell.Dan Gladden et Greg Gagne avaient précédemment réussi des simples contre Cox (1-1).Le partant des Cards a permis deux points sur cinq coups sûrs et trois buts sur balles.Les Cards ont ouvert la marque à la sixième manche en y allant d’une poussée de trois points contre Blyleven.Les Cards ont réussi trois coups sûrs, obtenu un but sur balles et profité d’une erreur pour inscrire un troisième point.Vince Coleman a entrepris la poussée en obtenant un simple à l’a-vant-champ.La balle frappée par Coleman en direction du premier coussin a bondi sur la couture du gazon synthétique entourant la surface sablée du premier coussin.Kent Hr-bek n’a pu contrôler le mauvais bond À la suite du blitz contre les Maple Leafs, mercredi soir Perron veut museler les sceptiques FRANCOIS LEMENU BUFFALO (PC) — Jean Perron n’est pas un homme susceptible.Il répond aux journalistes sur un ton posé et réfléchi.Aux questions qui l’agacent, il enchaînera en répondant par une question plutôt que de s’emporter.Mais il y a un sujet, ou devrait-on dire une critique qu’il ne peut encaisser: l’absence d’offensive chez le Canadien de Montréal.Depuis un peu plus de deux ans maintenant, l’entraîneur du Tricolore doit en effet se défendre contre ceux qui attaquent son système dit « défensif » et convaincre les sceptiques que son équipe peut marquer des buts.Ceux qui en doutent encore peuvent consulter le classement.L’équipe a marqué 31 buts en sept rencontres, soit deux de moins que les meneurs du circuit à ce chapitre, les Blackhawks de Chicago.Au lendemain de la victoire de 10-3 remportée contre les Maple Leafs à Toronto mercredi, les journalistes n’ont pas eu à insister longtemps pour obtenir un commentaire bien senti de la part de Perron.« On a plus d’attaque que les gens pensent, a-t-il dit d’entrée de jeu.J’entends dire que Perron et Savard cherchent à endormir les gens en leur faisant croire que le club a une bonne offensive.Mais il est important de se rappeler qu’une équipe n’a pas besoin d’un marqueur de 50 buts pour posséder une bonne attaque».Perron ajoute que les trios de l’équipe sont stables actuellement, qu’il y a une excellente communication entre les avants et entre les défenseurs, et que, par conséquent, les occasions de marquer vont venir.Or, ces occasions ont été nombreuses au cours des trois derniers matchs.Les buts aussi.Le Canadien a enregistré 18 buts lors de ces trois parties remportées successivement contre Pittsburgh (3-2), Minnesota un record d’éauipe en marquant sept Ime période.Le Cana- (5-1) et Toronto (10-3).Et dans ce dernier match, le Tricolore a égalé l’équip buts en deuxième dien avait réussi l’exploit une dernière fois le 18 février 1978 face aux Rockies du Colorado.Parlant de ce match à sens unique, l’entraîneur du Canadien a eu ce commentaire savoureux.« Tous les jeux que j’aurais pu imaginer en 10 ans ont été réalisés mercredi.À un moment, les jeux étaient tellement beaux que j’en étais émerveillé.Les joueurs au banc s’en sont aperçus et ils n’ont pu s’empêcher de rire ».Perron est d’avis que son club est plus solide à l’attaque cette saison.On se rappelera que le Tricolore a terminé la dernière saison avec la troisième pire fiche offensive de la ligue, juste devant les Red Wings de Detroit et les Nordiques de Québec.Perron fait valoir que Kjell Dah-lin, Stéphane Richer et même Sergio Momesso peuvent contribuer à l’attaque cette année.Jusqu’ici, il a raison, du moins dans le cas des deux premiers.En quittant les membres de la presse, Perron n’a pu s’empêcher de laisser échapper cette petite phrase en se remémorant le match de mercredi.« Dix buts, c’est quand même pas pire pour une équipe défensive ».Et je vous remercie.¦ Le Canadien de Montréal affronte les Sabres, ce soir à Buffalo, pour la deuxième fois cette saison.Le Canadien a enlevé le premier match 6-3 le 10 octobre dernier au Forum.Depuis, les joueurs de Ted Sator se défendent assez bien (2-3-2).Le weekend dernier, ils sont allés chercher trois points sur quatre face aux Nordiques de Québec alors que mercredi, à domicile, ils ont perdu 5-3 contre les Whalers de Hartford.Une consolation dans ce dernier match : Pierre Turgeon, le premier joueur réclamé au dernier repêchage, a inscrit ses deux premiers buts en carrière dans la Ligue nationale.Selon des membres de l’organisation des Sabres, Turgeon, qui vient d’avoir 18 ans, sort traquillement de sa coquille.Contre le Canadien, il avait disputé un match très ordinaire.¦ Les Sabres comptent quelques blessés.Le défenseur Shawn Anderson s’est blessé à une cheville mercredi contre Hartford, et il devra s’absenter de sept à 10 jours.Paul Cyr (genou) manquera les matchs du week-end, alors que le gardien auxiliaire Darren Puppa (fracture d’un doigt) n’est toujours pas prêt.et a relayé tout juste en retard à Blyleven.qui couvrait le premier coussin.Le frappeur suivant, Ozzie Smith, a également obtenu un simple à l’a-vant-champ, quand son coup retenu n’a pu être maîtrisé par le lanceur.Après le retrait de Tommy Herr au voltigeur de gauche, Coleman et Smith ont enregistré un double vol de buts.L’adversaire avait réussi au cours de la saison régulière 32 vols de buts en 39 tentatives contre Blyleven et son receveur.Blyleven a ensuite accordé un but sur balles à Dan Driessen pour remplir les coussins.Le droitier des Twins semblaient en voie de se ressaisir quand il a effectué trois excellentes balles courbes consécutives pour retirer Willie McGee.Ford, sur un compte de deux bal les et une prise, a ensuite cogné solidement la balle au centre, permettant à Coleman et Smith de marquer les deux premiers points des Cards.Jose Oquendo a par la suite frappé une balle au joueur d’arrêt-court, mais Gagne a commis une erreur, permettant à Driessen de marquer du troisième coussin et-à Ford d’atteindre le troisième.Tony Pena, huitième frappeur de la manche, a cogné dans un optionnel pour mettre fin à la poussée.À la manche suivante, Gene Larkin est venu frapper à la place de Blyleven, qui a accordé trois points Les Nordiques n’ont pas pu tenir le coup ! MARIO LECLERC En terminant au 14e rang à Rotterdam Le Canada rate les JO de Séoul en gymnastique ROTTERDAM (PC) - Le Canada ne pourra présenter une équipe complète en gymnastique masculine, lors des Jeux olympiques de Séoul à l’été de 1988.Le dramatique verdict a été rendu hier, à Rotterdam aux Pays-Bas, alors que l’équipe canadienne a dû se contenter de la 14e place au classement général par équipe, dans le cadre des 24e Championnats du monde qui s’y déroulent actuellement et qui prendront fin dimanche.Rappelons que seuls les douze premiers pays au classement général des Championnats du monde, méritent le droit de présenter une équipe complète de six gymnastes aux JO par la suite.Et le décor est d’autant plus désolant pour la formation canadienne qu’elle n’aura raté cette douzième position par trois centièmes de point seulement derrière la France.Les athlètes français montrent 567,100 points (exercices imposés et exercices libres) au 12e rang, contre 566,850 pour la Corée du Nord et 566,800 pour le Canada.C’est le cheval-arçons qui aura causé principalement la défaite du Canada, trois de ses athlètes chûtant à cet appareil, ce qui devait déboucher sur un total cumulatif de 45,200 points.« La compétition à cet appareil a été disputée dans des conditions vraiment difficiles toutefois, expliquait l’entraîneur de l’équipe canadienne, André Simard, au cours d’une conversation téléphonique.Au moment où nos athlètes devaient entrer en action, Tim Daggett, des États-Unis, a subi une fracture du tibia en chûtant au saut de cheval, et ce tout près de nous.Cet accident a refroidi considérablement l’atmosphère et ce au moment même où Philippe Char-trand entreprenait sa routine.Ce n’est toutefois pas une raison suffisante, je pense, pour expliquer nos déboires aux arçons».Rappelons que suite aux exercices imposes de lundi dernier, le Canada avait atteint un premier objectif en terminant au cinquième rang tout en devançant notamment la France et la Corée du Sud en particuüer.« Notre avance sur la France est même passée de 1,35 à 2,00 points après les trois premiers exercices (barres parallèles, barre fixe et sol) aujourd’hui.Puis tout s’est écroulé aux arçons », notait encore André Simard, avec une grande désolation dans la voix.Et pour montrer à quel point la lutte était serrée avec la France en particulier, Simard mentionne que cette dernière a montré une moyenne aux appareils de 9,451 points, contre 9,448 points pour le Canada.Un bon point toutefois pour l’équipe canadienne, alors que l’un de ses porte-couleurs, Curtis Hibbert, de l’Ontario, qui a réalisé une excellente performance tout au long des championnats, participera dimanche aux finales par appareil et ce à la barre fixe.C’est la première fois d’ailleurs, dans le cadre des championnats du monde, que le Canada aura le privilège de présenter un de ses athlètes à ces finales.Puis en analysant sommairement les performances de l’équipe canadienne à ces championnats de Rotterdam, André Simard devait conclure: « Il faudra maintenant s’interroger sérieusement et trouver des solutions afin que.nos athlètes puissent performer et ce dans n’importe quelles conditions.Nous aurons beaucoup de travail à faire».QUÉBEC (PC) — Dino Ciccarelli a récolté un but et quatre passes pendant que son équipe marquait trois buts en avantage numérique, ce qui a permis aux North Stars du Minnesota de remporter une victoire de 5-3 contre les Nordiques, hier soir, devant plus de 13,000 spectateurs au Colisée de Québec.Utilisée à outrance dans la première moitié de la partie, l’unité défensive des Nordiques n’a pu tenir le coup au cours des dernières 30 minutes.La première période s’est disputée sous le signe de la défensive alors que l’officiel Terry Gregson a multiplié les coups de sifflet pour signaler des pénalités.Les North Stars ont joui de quatre attaques massives pendant que les Nordiques en déployaient trois.Néanmoins, aucune équipe n’a pu marquer au cours de ses avantages numériques même si, au milieu de l’engagement, le Minnesota a profité d’une attaque à cinq contre trois.Au surplus, aucune équipe n’a même obtenu une chance réelle de s’inscrire au pointage.Dans cette mer d’attaques en surnombre, il faut cependant signaler le travail remarquable des joueurs à caractère défensif tels Gillis, Côté, Acton et Gagner.Les North Stars ont néanmoins pris les devants 1-0 en première période sur un but de Neal Broten qui a marqué avec 20 secondes à faire dans l'engagement.Broten a pris un deuxième retour de lancer pour battre Gosselin sur sa droite.Scott Bjugstad et Dino Ciccarelli ont obtenu des aides.Après une période terne, le jeu s’est animé en deuxième.Les Nordiques ont profité de cette période médiane pour niveler la marque 2-2 même si les North Stars avaient préalablement pris les devants 2-0.C’est Scott Bjugstad qui a doublé l’avance des visiteurs à 10:15 à la faveur d’un avantage numérique.Les Nordiques se débattaient à cinq contre trois depuis plus d’une minute lorsque Steven Finn a finalement quitté le banc des pénalités.Mais avant qu’il n’intervienne véritablement dans le match Bjugstad sautait sur un retour du lancer du défenseur Ron Wilson pour tromper Gosselin.North Stars 5, Nordiques 3 Première période 1— Minnesota, Broten 2 Bjugstad, Ciccarelli.19:40 Pénalités — Acton Mm, Gillis Qué 0 08, Donnelly Qué 0 54, Lawton Min 5:52, Jackson Qué 7:10, Musil Mm 7:22.Albelin Qué 11 49, Moller Qué 12:31, Graham Min 15:07.Deuxième période 2— Minnesota, Bjugstad 2 Wilson, Ciccarelli.10:15 3— Québec, Goulet 7 Finn, P.Stastny.12:29 4— Québec, Lambert 1 Goulet.Haworth.17:47 Pénalités — McRae Min, Kulak Qué, majeures 0:05, Gillis Qué 1 44, Hartsburg Min 5:40, Finn Qué 8 07, Qué banc (purgée par Kulak) 8:58, Gagner Min 11:13 Troisième période 5— Minnesota, Bellows 5 Broten, Ciccarelli.6— Minnesota, Bellows 6 Ciccarelli, Hartsburg.7— Québec, Brown 3 Haworth, Goulet.8— Minnesota, Ciccarelli 2 Rouse.Pénalités — Haworth Qué 2:33, Gillis Qué 6:28, Wilson Mm, Eagles Qué 6:45.Roberts Min 7:46, Zemlak Mm.Lambert Qué 10:58, Wilson 11:30 Tirs au but Minnesota.10-12-8 — 30 Québec.„.6-10-13-29 Gardiens — Minnesota: Beaupré; Québec: Gosselin Assistance — 13,502.3:52 7:26 .18:48 19:26 BASEBALL LA SÉRIE MONDIALE (Quatre de sept) Samedi Minnesota 10, St.Louis 1 Dimanche Minnesota 8, St.Louis 4 Mardi St.Louis 3, Minnesota 1 Mercredi St.Louis 7, Minnesota 2 Hier St Louis 4, Minnesota 2 (St.Louis mène la série 3-2) Samedi St Louis au Minnesota, 16 h (Tudor 1-0) (Straker 0-1) Dimanche 26 oct.St.Louis au Minnesota, 20 h 25 (si nécessaire) Bloquant le marbre, le receveur Tim Laudner attendait de pied ferme Jose Oquendo, des Cards, qui tentait de marquer du troisième coussin, à la troisième manche.sur sept coups sûrs et un but sur balles en six manches de travail.Keith Atherton l’a remplacé à la septième.La poussée la plus dangereuse des Cards s’est soldée par un double jeu inusité.Alors qu’Oquendo occupait le troisième coussin à la suite du simple de Pena, Cox, sur un compte de deux balles aucune prise, a tenté un amort i-suicide.SS-SSS: TWINS 2 CARDS 4 Minnesota 000 000 020 —2 ab p cs pp ab p cs pp StLouis 000 003 lOx —4 Gladden eg 3 1 1 0 Coleman eg 3 2 1 0 Point victorieux — Ford (1).Gagne ac 4 1 1 0 Smith ac 4 1 2 1 E Gagne DJ- —Minnesota 1.LSB Minnesota Baylor fs 1 0 0 0 Herr 2b 4 0 0 0 9, St, Louis 8 3B- —Gaetti.BV— Gladden (2), Co- Puckett cc 4 0 0 0 Driessn 1 b 3 1 1 0 lemon 2 (6), Smith 2 (2), Johnson (1).S- -Cox, Bly- Hrbek lb 4 0 1 0 Dayley 1 O 0 0 0 leven.Gaetti 3b 4 0 1 2 Worrell 1 0 0 0 0 ML CS P PM BB RB Brunsky cd 4 0 1 0 McGee cc 4 0 0 0 Minnesota Laudner r 2 0 0 0 Ford cd 4 0 1 2 Blyleven P, 1 -1 6 7 3 2 1 4 Newmn fs 1 0 0 0 Oquend 3b 4 0 2 0 Atherton 1-3 0 1 1 1 0 Lmbrdz 2b 2 0 1 0 Pena r 4 0 3 0 Reardon 1 2 3 3 0 O 0 3 Smally fs 0 0 0 0 Johnsn cs 0 0 0 0 StLouis Blyleven I 1 0 0 0 Lake r 0 0 0 0 Cox G,M 7 13 5 2 2 3 6 Larkin fs 1 0 0 0 Cox 1 2 0 0 0 Dayley 1-3 0 0 0 0 O Atherton I 0 0 0 0 Lindmn 1 b 1 0 0 0 Worrell S,2 1 1-3 1 0 0 2 0 Reardon I 0 0 0 0 FI — Atherton.Bush fs 1 0 0 0 D— 3:21 A - - 55,347.Totaux 32 2 6 2 Totaux 33 4 103 HOCKEY Ligue nationale Mercredi Montréal 10, Toronto 3 Hartford 5, Buffalo 1 Calgary 5, Rangers 4 New Jersey 5, Pittsburgh 4 Chicago 5, Detroit 1 Edmonton 6, Los Angeles 2 Boston 5, Vancouver 4 Hier Minnesota 5, Québec 3 Washington 4, Philadelphie 1 Ce soir Montréal à Buffalo Islanders à New Jersey Chicago à Rangers Pittsburgh à Detroit Los Angeles à Winnipeg Edmonton à Vancouver Samedi Boston à St.Louis Chicago à Hartford Buffalo à Pittsburgh Montréal à Washington Calgary à Québec New Jersey à Islanders Rangers à Philadelphie Minnesota à Toronto Vancouver à Edmonton Dimanche Los Angeles à Winnipeg Lundi Calgary a Montréal Philadelphie à Rangers Mardi Edmonton à Québec Chicago à Islanders Philadelphie à New Jersey Los Angeles à Pittsburgh Washington à Vancouver Minnesota à St.Louis Les meneurs (Parties d’hier non comprises) b a pts Lemieux, Pitt.5 Gretzky, Edm.5 P.Stastny,Qué.5 Naslund, Mtl.2 Goulet, Qué.6 Messier, Edm.Poddubny, Ran.Savard, Chi.Anderson, Edm.Bourque, Bos.Haw'chuk, Win.LIGUE NATIONALE Conférence Prince-de-Galles Section Charles Adams Pi g p n bp bc pts BOSTON MONTRÉAL.QUÉBEC.BUFFALO.HARTFORD Section Lester Patrick WASHINGTON.ISLANDERS NY NEW JERSEY PHILADELPHIE .RANGERS NY.PITTSBURGH.Conférence Clarence Campbell Section James Norris CHICAGO 7 5 2 0 33 26 10 TORONTO 6 3 3 0 27 28 6 DETROIT 6 3 3 0 16 22 6 MINNESOTA 7 2 4 1 20 27 5 ST LOUIS 5 1 Section Connie 4 0 Smythe 15 22 2 EDMONTON 6 4 2 0 29 18 8 WINNIPEG 5 3 2 0 19 17 6 CALGARY 8 3 5 0 29 33 6 VANCOUVER 5 2 3 0 19 19 4 LOS ANGELES 6 1 5 0 13 28 2 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC 6 6 6 8 3.1 Smith, Mtl.6 Simmer, Pit.Frycer, Tor.Richer, Mtl.Dionne, Ran.Simpson, Pit.Sahdstrom, Ran 16 15 13 13 12 12 12 12 11 11 11 10 10 10 9 9 9 9 Mercredi Laval 9, Victoriaville 3 Ce soir Verdun à Drummondville T- Rivières à Granby Chicoutimi à Shawinigan Hull à St-Jean Laval à Victoriaville Dimanche Granby à Drum’ville CLASSEMENT T-Rivières à Hull Shawinigan à St-Jean Chicoutimi à Vict'ville Lundi Verdun à Laval Mardi Vict'ville à Chicoutimi Granby à Hull Laval à T-RIvières St-Jean à Verdun Section Robert Pi 9 Lebel P n bp bc pts LAVAL '13 8 4 1 69 66 17 VERDUN 14 6 7 1 71 82 13 ST-JEAN 14 6 7 1 61 63 13 HULL 15 6 9 0 83 88 12 GRANBY 15 3 11 1 64 84 7 T RIVIÈRES .Section Frank 14 8 Dlllo 5 1 86 75 17 CHICOUTIMI.14 8 5 1 73 61 17 VlC'VILLE 13 7 5 1 64 58 15 SHAWINIGAN 14 7 6 1 78 69 15 DRUM'VILLE.14 7 7 0 61 64 14
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