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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1987-11-07, Collections de BAnQ.

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wih-m, «JIM iur Tiiiw is fe ll SHTHi AKR LE PLAISIR LE PLÆsm LE PL V/ es Montréaloisir: une librairie qui se cherche dans un endroit à devenir Nos collaborateurs ont lu .?Guide d'identification des oiseaux de l’Amérique du Nord, de la National Geographic Society/D-2 ?Écrivains contemporains.Entretiens 4, de Jean Rover/D-3 ?La Fille de Thomas Vogel, de Lise Vekeman/D-3 ?Yves Beauchemin, en toute simplicité, un dossier de la revue Voix et images, littérature québécoise/ D-3 ?Les Pèlerins d'Vtérie.de Marian Pankowski/D-4 ?Les ouvrages traduits en français du poète et romancier albanais IsmaTl kadaré D-4 ?Les Roses de Pline, d'Angelo Rinaldi/ D-5 ?Et les enfants joueront jusqu'à la nuit, de Henri Queffelec/D-5 ?Mon histoire de la littérature française contemporaine, de Jacques Brenner/D-5 ?André Frénaud.de Peter Broome, René Char, de Christine Dupouy, et Ingeborg Bachmann, des Cahiers du G ri f/D-5 ?La Vie de Liszt est un roman, de Zsolt Harsanyi, et Petite Histoire du bandonéon et du tango, d’Arturo Penon et Javier Garcia Méndez/D-6 ?Maternité en mouvement, ouvrage collectif/D-6 j Guide du tube, chez Laffont/Seghers/D-6 O Les Chinois à Montréal, 1877à 1951.de Denise Helly/D-7 n L'État de la France et de ses habitants, sous la direction de Minelle Verdié/D-7 ?Le dernier numéro de la revue Anthropologie et Sociétés, publiée par l’Université Laval/D-2 et D-7 ?Carnets de guerre, de Claude Chàtillon/l)-80 Kn réédition, l’essai de Victor-Lévy Beaulieu sur Jack Kerouac/D H Montréal, samedi 7 novembre 1987 FRANCE LAFUSTE DE L’EXTÉRIEUR, le bâtiment en impose.Construit en 1905 par la famille Louis-Joseph Tarte, sur la rue Sainte-Catherine est, angle Hôtel-de-Ville, il a vibré pendant 65 ans du bruit continuel des presses du journal La Patrie.De l’existence du journal, il ne reste aujourd’hui que son nom gravé dans la pierre, au-dessus de la porte d’entrée.De 1974 à 1984, l’immeuble austère a abrité la fine fleur de la technologie (Haute École de technologie).Aujourd’hui, il s’appelle Montréaloisir, complexe commercial sur trois étages comprenant librairie générale, magasin de disques et restaurant diététique.Place au high techai, vive le m2 vital, la lumière éclatante, l’ordonnancement parfait des lieux.«C’est Yvon Goyette, propriétaire du Marché du livre, qui a eu le premier l’idée de s’aventurer dans l’édifice », dit Robert Leroux, son associé et directeur commercial de la librairie.M.Goyette s’est adjoint des designers de renom pour réaliser le projet d’une librairie avec mezzanine circulaire.Le client est conduit tout naturellement d’une section à une autre par des escaliers aux rampes rouges.Le concept, nouveau au Québec, semble plaire, même si certains clients, me confie Roland Carey, responsable de la section livres, se perdent un peu dans le dédale des aires de circulation et manifestent parfois une certaine impatience.Montréaloisir, installé dans l’ancien immeuble du journal La Patrie, angle Sainte-Catherine et Hôtel-de-Ville.La librairie offre de 50,000 à 60,000 volumes : livres de poche, bandes dessinées, dictionnaires, best-sellers, tous présentés par sections.L’accent est mis sur les livres d’art — photographie, peinture, musique —, sur les dictionnaires et la littérature générale.Roland Carey et Robert Leroux considèrent, toutefois, qu’une librairie générale doit diversifier ses produits pour attirer la clientèle.Ainsi, Montréaloisir vend, en plus des li- vres, des cassettes vidéo* consacrées à des séries télévisées ou à des opéras comme Carmen.Il est question, avance M.Carey, d’installer dans peu de temps un écran vidéo pour renseigner les clients sur les titres disponibles.Montréaloisir est une histoire qui met en scène trois personnages : Yvon Goyette, Jean Monté, Roland Carey.« En 1983, raconte ce dernier, on cherchait à s’implanter dans le milieu du livre.L'occasion nous a été donnée lorsqu’une librairie de Laval a fait faillite.» C’est le début du premier Marché du livre suivi, un an plus tard, par une librairie du même nom, angle Berri et de Maisonneue.1986 : la librairie À lire ouvre ses portes dans un centre commercial de Longueuil, en même temps que Diffusion Alain, grossiste en soldes Voir page D-8 : Montréaloisir Une carrière et trois ans à scruter l’énigme Castro CLÉMENT TRUDEL UN TORRENT de discours, un parti pris tiers-mondiste, c’est Fidel Castro.Tad Szulc, c’est l’enquêteur minutieux, ne délaissant aucun témoin.La rencontre de ces deux êtres a produit un monumental « portrait critique » de Castro sur lequel tiqueront les inconditionnels de Fidel.Depuis la sortie du livre aux États-Unis, des anti-castristes accusent Szulc de complaisance : « À Miami, on a failli me lyncher », confie avec amusement l’auteur.Szulc tente ici de décrypter une personnalité complexe, sans jouer au psychologue amateur ni au freudien du dimanche.Le jeune Castro est manipulateur, colérique.Il y a aussi en herbe Vhidalgo généreux qui conspue les profiteurs, sûr de la stature qu’il acquerra sur les traces de José Marti.L’adulte est réticent à parler du père, sorte de seigneur champêtre ! L'auteur a connu Castro à La Havane, au début de la révolution (1959) en tant qu’envoyé du New York Times.La mémoire prodigieuse qu’on lui connaît viendra-t-elle à défaillir ?Peut-être.En 1984, le « Lider ma-xiino » donne son OK de principe.( 'astro : :I0 années de pouvoir absolu, aux éditions du Roseau, fait 700 pages.Le sous-titre français a surpris l’auteur.« Le texte ne change pas, heureusement.» Suédois, Turcs, Japonais, Espagnols, Portugais, Brésiliens et Allemands ont déjà acheté les droits de ce « critical portrait » de Castro.Détails à foison, tirez vos conclusions.I es pistes sont parfois brouillées.Szulc essaie de répondre à l’essentiel : quand Fidel est-il devenu marxiste ?a-t-il suivi Chibas et le Voir page D-8 : Tad Szulc TAD SZULC (à gauche) avec Fidel Castro, à la Havane en 1985 L Héritage, le téléroman de Victor-Lévy Beaulieu produit à Radio-Canada, était d'abord un roman.Le premier tome de l’oeuvre paraîtra aux éditions internationales Alain Stanké la semaine prochaine, en coédition avec les entreprises Radio-Canada qui nous ont permis de vous en présenter aujourd’hui, en exclusivité, un extrait significatif.Pourquoi Philippe Couture est-il un écrivain raté ?Qu'est-ce qui fait râler Xavier Garneau contre tout le monde ?Pourquoi sa fille Myriam veut-elle l’oublier ?La bonnasserie de l’homme-cheval vaut-elle un amour romantique ?Le fleuve ne charrie-t-il que des misères ?Ce roman nous emporte au coeur de la mythologie québécoise.L’extrait de - L’Héritage que nous vous présentons constitue le coup d’envoi de ce roman.L'Héritage ou le rêve d’écrire VICTOR-LÉVY BEAULIEU BIEN que le jour soit depuis longtemps levé, faisant jaillir la lumière au travers des fentes du store de la fenêtre, Philippe Couture ne s’en rend pas compte.Revêtu de sa chienne de garagiste et calotté de cette visière verte qui paraît lui couper le front en deux, il écrit lentement à la plume sur de grandes feuilles lignées, si absorbé qu’il en a oublié le soleil et la tasse de café qu’il s’est versée tard dans la nuit quand, après être entré dans la chambre, il a allumé le globe de verre de la vieille pompe à essence qu’il y a à côté de son petit pupitre, près de ce maigre rayon de bibliothèque dans lequel de vieux livres de poche, pages écornées, couvertures défraîchies, sentent la moisissure.De toute la nuit, Philippe Couture n’a pas jeté un seul regard au lit, masse de cuivre resplendissante à l’autre bout de la chambre et que recouvre, toute chamarrée de couleurs fauves, cette courtepointe agencée patiemment par sa mère toute cette année-là qu’elle avait mise à mourir.La veille au soir, une fois les bureaux de Médiatexte fermés, Philippe Couture avait traversé le long corridor menant à son studio, ouvert la porte, content de se retrouver enfin de l’autre bord des choses, dans cet immense studio dont les fenêtres donnent sur le Saint-Laurent et qui, tout au fond, abrite cette chambre où il se retrouve toujours dès que la nuit, par grandes envolées sombres, s'empare de Montréal.La porte de la chambre refermée sur lui, Philippe Couture avait enlevé son veston et pris la chienne de garagiste qu’il suspend habituellement à la vieille pompe à essence, s’en était revêtu puis, tout en s’installant à son petit pupitre, il avait mis au-dessus de ses yeux la visière verte.Une fois assis au petit pupitre, il n’avait plus pensé à rien d’autre qu’à écrire, comme il s’y livre toutes les nuits, avalé par le mouvement très lent de sa plume sur le papier, et qui fait venir les mots, pareils à des grappes si chargées que le regard même s’abolit dedans.Mais c’est le matin maintenant, qui chasse les mots et fait revenir l’exigence du quotidien.Quand on en est là, l’écriture n’est plus que ce Suite à la page D-2 PHOTO ANDRÉ LECOZ/ ¦ Radio-Canada Philippe Couture : « Ce n'est pas avec ce genre de poésie-là qu'on gagne le prix David, c’est certain .» (C'est le comédien Jean-Louis Millette qui incarne ce personnage dans le téléroman diffusé depuis quelques semaines par le réseau de télévision de Radio-Canada.) Jean d’Ormesson: «Je donnerais tout pour écrire encore un ou deux autres bons livres» GUY FERLAND LORSQUE Jean d’Ormesson vous met la main sur l’épaule, en vous regardant avec ses yeux bleus perçants, et qu’il vous parle doucement, vous ne pouvez qu’être séduit et acquiescer à ses propos.Il vous entretient le plus simplement du monde de sa vaste trilogie de plus de 1,000 pages qu’il vient de terminer avec Le Bonheur à San Miniato (JC Lattès).Ses nombreux titres honorifiques lui permettent d’oublier toutes les fausses prétentions à la gloire et de se concentrer sur l’écriture.Sa seule vraie passion.Il peut se vanter, sans fausse modestie, d'être un des rares écrivains français à vivre de sa plume.Avec Le Bonheur à San Miniato, ést-ce vraiment la fin du cycle du Vent du soir ?« Oui, la boucle est bouclée.Le premier paragraphe du premier volume est le même que le dernier du dernier volume.Il n’est plus possible, aujourd’hui, d’écrire, comme le faisait Jules Romains, des suites de 27 volumes.Tout va trop vite maintenant.J’ai essayé de faire le roman du siècle.De la moitié du 19e siècle, lorsque le monde devient unifié sous l’impact du bateau à vapeur et du chemin de fer, aux années 1950.La globalité m’a toujours fasciné.Ma trilogie est un roman des transports; des transports sentimentaux et des transports modernes.» Du temps Dans l’immense saga du Vent du soir, il y a beaucoup de personnages.Les quatre soeurs O’Saughnessy, bien sûr, et lés quatre frères Romero, mais également Winston Churchill, Scott Fitzgerald, Ernest ORMESSON (Jean, Bruno, Wladimir, François-de-Paule LEFEVRE d’ORMESSON, comte Jean d’), chevalier de la Légion d’honneur, commandeur des arts et des lettres, officier de l’Ordre national du mérite, chevalier des Palmes académiques, membre de l'Académie française (élu le 18 octobre 1973 au fauteuil de Jules Romains), etc.PHOTO JACQUES GRENIER Hemingway, Staline, Brasillach, de Gaulle, Hess, Hitler, George Patton, Roosevelt, etc.Il est difficile d’établir qui est le personnage principal.« Le personnage principal de mon ro- Volr page D-8 : D’Ormesson Nicolfe Brassard Le Désert mauve Roman * l’Hexagone Nicole Brossard LE DÉSERT MAUVE (’Hexagone lieu distinctif d ROMAN COI .1 KCTION FICHONS lieu distinctif d’édition littéraire québécoise D-2 ¦ Le Devoir, samedi 7 novembre 1987 LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR SELLERS Fiction et biographies 1 II y aura toujours des printemps en Amérique Louis-Martin Tard Libre Expression (1)* 2 Un certain goût pour la mort P.D.James Mazazine (2) 3 La Popessa Murphy/Arlington Lieu commun (3) 4 Les Filles de Caleb II Arlette Cousture Qué./Amérique (7) 5 Les Grands Désordres Marie Cardinal Grasset (6) 6 Un singulier amour Madeleine Ferron Boréal (5) 7 Des cerisiers en fleur, c'est si joli Marcelyne Claudais Mortagne (-) 8 L’Amour au temps du choléra G.Garcia Marquez Grasset (8) 9 L'Univers est dans la pomme Marc Favreau (Sol) Stanké (4) 10 La Maison des jours heureux Danielle Steel Libre Expression (-) Ouvrages généraux 1 Astérix chez Rahazade R.Gosciny A.Uderzo Albert René (D 2 L’État du monde 87-88 Collectif Boréal (2) 3 La Bombe et l'orchidée Fernand Seguin Libre Expression (3) 4 Sauvez votre corps Kousmine Laffont (4) 5 Ces femmes qui aiment trop Robin Norwood Stanké (5) Compilation faite à partir des données fournies par les libraires suivants : Montréal Renaud-Bray, Hermes, Champigny, Flammarion, Raffin, Demarc; Québec Pantoute, Garneau, Laliberté; Chicoutimi : Les Bouquinistes; Trois-Rivières Clément Morin; Ottawa ; Trillium; Sherbrooke Les Biblairies G.-G.Caza; Joliette Villeneuve; Drummondville : Librairie française.Ce chiffre indique la position de l'ouvrage la semaine précédente L’Héritage Suite de la page D-1 qui se refuse d’elle, éclatement de l’oeil dans la lumière.Aussi, Philippe Couture redresse-t-il enfin la tête, faisant basculer le dossier de son fauteuil avant de prendre la feuille qu’il y a sur le petit pupitre et, à voix basse comme il le fait toujours, il se met à lire ce qui de la nuit s’est métamorphosé en mots : Dans ce temps-là, le fleuve appartenait à tout le monde.Dans ce temps-là, le fleuve n'était pas qu’une voie d'eau, c’était grand comme le pays et c'était plein de gens qui l’habitaient de chaque bord, aussi bien dans le bas que dans le haut.Dans ce temps-là, ma mère n’était pas morte, et c’était tout près du fleuve, dans le coeur même de Montréal, l/hiver, ma mère m'emmenait parfois patiner sur le fleuve, et il y avait tant de rire que le froid ne pouvait nous atteindre.Dans les grandes vacances de l'été, nous allions très loin le long du fleuve, avalés par la magie de l'eau, enviant tous ces gens qui en habitaient les bords, loin de Montréal — Montmagny, Kamouraska, Cacouna, les Trois-Pistoles.Tant de fleuve, toujours le même partout bien que jamais pareil ! Sa lecture terminée, Philippe Couture fait basculer encore davantage son fauteuil.Il prend la tasse de café sur le petit pupitre, en boit une gorgée, grimace parce qu’il est froid.Il hoche la tete, regarde les mots qu'il a écrits, et pense Ce n’est pas avec ce genre de poésie-là qu 'on gagne le prix Da vid, c’est certain.On se noie dans l’eau du texte et puis.et puis c'est tout ! Il fait toutefois une dernière tentative, relit Dans ce temps-là, le tleuve appartenait à tout le monde, et grimace encore, mais ce n’est pas à cause du café qui est froid.Il prend la feuille sur laquelle il a raturé toute la nuit, la froisse, et se dit à lui-même : — Quand on écrit pour soi, on n’a pas le droit d’être dérisoire de même I Voyons donc, mon pauvre Philippe Couture !.Recommence-moi tout cela ! Il trempe sa plume dans l’encrier et se remet, sur une nouvelle page blanche, à écrire.Ce temps-là, c’est le nôtre maintenant.et les gens du fleuve y vivent toujours.mais pourquoi et comment.et de quelle.Mais tout de suite Philippe Couture hoche la tête, froissant encore une fois la feuille et la jetant par terre puis, après s’être passé les mains dans le visage, il bâille et ferme les yeux, pensant Mon oeil nyc-talope doit se refermer puisque c’est le jour maintenant.Miriam, Stéphanie et Kugénio sonl sûrement tous au bureau déjà, à tourner en rond autour des machines, et attendant que j’aille les rejoindre.Pourtant, il reste là, assis dans son fauteuil, incapable de faire le moindre mouvement.Philippe Couture est toujours ainsi lorsqu’il vient de passer une nuit à écrire, aussi vanné que la poésie qui se refuse en lui.Il aura besoin d’un certain temps pour s’oublier dans ce qu'il est et pour faire revenir le monde diurne, celui qui se limite à Médiatexte, petit atelier qu’il a hérité de son oncle, jadis spécialisé dans la rédaction, la composition et l’impression de cartes d’affaires, et qui se charge maintenant d’à peu près n’importe quoi, aussi bien de tracts publicitaires que de monographies d’hommes politiques, de grilles de mots croisés, cachés ou mystérieux, l’éclectisme des cruciverbistes étant en soi une exigence quand la nuit se laisse happer par le jour pour que la poésie ne devienne plus qu’une lointaine et presque inaccessible possibilité.I.a tête renversée par derrière, Philippe Couture y pense alors que le jour ne fait que repousser encore plus loin ce qui de la nuit était chaud, non dans les moLs venant sur le papier mais dans le corps qui les ameutait, par flopées mouillantes.Philippe Couture ferme les yeux et seuls les doigts de sa main droite bougent sur la pile de feuilles qui sont encore sur le petit pupitre parce qu’il n’a pas eu le courage de les jeter au panier, ce qu’elles méritaient pourtant.C’est en tous les cas ce que semble dire le regard de la mère de Philippe Couture dont le portrait, dans son encadrement doré, fait office de presse-papier sur cette pile de feuilles écrites tout au long de la nuit.[.] (Tous droits réservés, 1987, les éditions internationales Main Stanké et les entreprises Radio-Canada.) ¥E A L NDARD NOUVEA UTÉ 13.95$ guérin littérature Distribution: Québec Livres -.Les best-sellers Le monde merveilleux des oiseaux GUIDE D’IDENTIFICATION DES OISEAUX DE L’AMÉRIQUE DU NORD National Geographic Society les éditions Marcel Broquet 1987, 472 pages FRANÇOISE LAFLEUR SAVIEZ-VOUS que l’urubu à tête rouge plane souvent les ailes un peu relevées ?Et que l’urubu noir et blanc plane les ailes droites ?Avez-vous déjà remarqué qu’on trouve rarement en forêt le moineau domestique qui abonde sur les pelouses et trottoirs en milieu urbain ?Et que l’alouette des champs, oiseau tout brun à bec fin, dresse sa huppe modeste lorsqu’elle est troublée ?Êtes-vous étonné d’apprendre qu’il existe neuf sortes d’hirondelles en Amérique du Nord et que quatre d’entre elles logent au Québec ?Plus de 800 espèces d’oiseaux nichent en Amérique du Nord.Plusieurs y sont régulièrement de passage.D’autres s’y égarent à l’occasion.Un oiseau égaré est celui qui s’écarte de sa migration habituelle.Un oiseau visiteur est celui qui fait un arrêt en cours de migration ou ce- lui qui fait une incursion hors de son aire d’habitation.Les égarés et les visiteurs sont imprévisibles.Mais comment les reconnaître ?Comment savoir qui est cet oiseau venu se poser au bord de la fenêtre ?Et celui-là qui virevolte au fond de la cour ?Il ne s’agit pas seulement de voir les oiseaux mais de les identifier avec certitude.Pour connaître le plus d’espèces possibles et pour mieux reconnaître les oiseaux du voisinage, il faut se munir d’un bon guide d’identification.La publication de la National Geographic Society, réalisée en français et adaptée pour le Québec par les éditions Marcel Broquet, est l’un des plus beaux ouvrages publiés à ce jour sur la gent ailée du continent.De superbes illustrations en couleurs accompagnent une carte de répartition et un texte descriptif pour chaque oiseau.On y trouve tous les indices nécessaires à l’identification : les plumages, les traits de terrain, la taille, les chants et les cris, le comportement, l’habitat, les saisons, etc.La qualité de l’ouvrage en fait un outil indispensable pour tout ornithologue amateur ou professionnel.De défis en défis LITTERAIRES TÉLÉVISION Au réseau de Télé-Métropole, dimanche entre midi et 14 h.Reine Malo propose, à Bon Dimanche, la chronique des livres par Christiane Charette et la chronique des magazines par Serge Grenier.Au réseau français de Radio-Canada, dimanche à 13 h, deuxième volet d’un entretien de l'animateur de Rencontres, Marcel Brisebois, avec la linguiste et psychanaliste Julia Kristeva., |H r®seau français de Radio-Canada, le dimanche à 16 h, Nathalie Petrowski et Daniel Pinard animent La Grande Visite, une émission où l’on reçoit parfois un écrivain.A TVFQ (câble 30), dimanche à 14 h, Apostrophes : sous le theme « Visages de femmes », Bernard Pivot reçoit, entre autres, Michele Fitoussi et Françoise Sagan.Au réseau Vidéotron, lundi à 21 h 30, à l'émission Écriture d’ici, ,»uS™e Champagne reçoit un écrivain.(En reprise mardi à “5’ vendredi à 4 h 30, samedi à 16 h 30 et dimanche à 10 h 30.) RADIO AM A la radio AM de Radio-Canada, tous les jours de la semaine à 13 h, Suzanne Giguère et Louise Saint-Pierre parlent littérature et théâtre aux Belles Heures.RADIO FM À CIBL-FM, Montréal, dimanche à 17 h 30, à l’émission Textes, Yves Boisvert lit des pages de Hélène Monette.L’émission est une présentation des Ecrits des Forges.À Radio-Canada, lundi à 16 h : Fictions, magazine de littérature étrangère.Chroniqueurs : Stéphane Lépine, Louis Caron et Suzanne Robert.Animatrice : Réjane Bougé.A Radio-Canada, mardi à 21 h 30 : En toutes lettres, magazine consacré à la littérature québécoise, animé par Marie-Claire Girard.« Battures », conte inédit de Lise Gauvin lu par Madeleine Arsenault.À Radio-Canada, mercredi à 16 h: Littératures parallèles (science-fiction, policier, bande dessinée).Animateur : André Carpentier.À Radio-Canada, mercredi à 22 h : Littératures.« Figures de la littérature italienne » (6e de 10 émissions).A Radio-Canada, jeudi à 16 h : Les idées à l’essai.Claude Lévesque s'entretient avec Heinz Weinmann, auteur du livre Du Canada au Québec.Généalogie d’une histoire (l’Hexagone)._m M «Anthropologie et sociétés» fête son dixième anniversaire LES REVUES JULIE STANTON QUÉBEC — Dense, analytique et hautement spécialisée, la revue Anthropologie et Sociétés fête cette année ses 10 ans d’existence par la passation des pouvoirs.Désireux de refranchir la barrière de la lecture, de l’écriture et de la recherche, son directeur-fondateur, Y van Simonis, s’éloigne, en effet, du feu de l’action et de l’édition dont la responsabilité incombe maintenant à Mikhaël Elbaz.À lui de jouer et de relever les nombreux défis reliés, d’une part, à la publication scientifique (pour ne pas dire à la publication tout court) et, d’autre part, à la revitalisation de cette discipline qui doit investir aujourd’hui de nouveaux champs de connaissance, ethnies nomades et sédentaires ayant été toutes nommées, décortiquées, analysées, évaluées à la grandeur de la planète sur laquelle, à l’aube de l’an 2000 et des voyages sur Mars, le lointain et le proche se livrent à un ambigu chassé-croisé ! Mais les défis ne semblent pas effrayer ni l’artisan des premières heures d'Anthropologie et Sociétés, ni celui qui doit en assurer le futur.Publiée par le département d’anthropologie de l’Université Laval, distribuée en France et tirée à quelque 1,200 exemplaires, la revue est l’une des deux seules du genre, c’est-à-dire d’anthropologie générale, à paraître dans le monde francophone.Éditée par le Laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France, son unique homologue est connue sous le titre de L’Homme.« Au départ, explique M.Simonis, nous étions convaincus, non seulement d’avoir quelque chose à dire, mais de posséder également un marché pour notre publication dont l’un des buts initiaux visait l’entrée des anthrologues québécois sur la scène internationale.Composé de six hommes et d’un nombre analogue de femmes, notre comité de rédaction a pris le parti, dès le départ, de représenter au maximum la diversité des intérêts quant aux réalisations du Québec dans le domaine.Un Québec à la frontière du monde francophone et anglophone.D’où sa spécificité et sa richesse.Un Québec à la frontière aussi de l’empire américain et des ambitions françaises, ce qui l’amène à se nourrir de ces influences extérieures mais sans en reproduire nécessairement le discours.D’où une originalité lui permettant de réfléchir et de publier sur des sujets différents de ceux qu’on retrouve classiquement dans les revues d’anthropologie.Un autre de nos défis ! » Anthropologie et Sociétés publie trois numéros par année, chacun portant sur un thème précis tout en présentant divers articles hors-thème et ses rubriques régulières dont « Débats » qui, on s’en doute, offre l’occasion de croiser le fer avec gens du milieu ou issus de disciplines connexes, gens d’ici ou d’ailleurs.Choisis deux ans à l’avance sur synopsis, les thèmes retenus le sont en fonction de l’intérêt pressenti pour le phénomène appelé à être examiné ici sous la loupe et par la lorgnette anthropologiques, mais aussi avec le concours de sociologues, politologues, urbanistes et autres intervenants qui se sentent plus spécialement concernés par un sujet donné.Selon mes interlocuteurs, le point de vue des femmes anthropologues serait considéré ici comme essentiel car « solidaires les unes des autres dans le domaine, les femmes ont imposé une anthropologie à voix multiples et l’on s’est vite rendu compte de la richesse de leur réflexion ».Des deux numéros parus cette année, « Enjeux et contraintes » interroge les rapports hommes-femmes, tandis que « Indiens, paysans et femmes d’Amérique latine » (recension L'ACCES À L'INFORMATION / Une vie privée mieux respectée un citoyen mieux informé Cinq ans après I adoption à l'unanimité de la Loi sur l accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseigne ments personnels, la vie pri vée des Québécois est-elle mieux protégée?Le citoyen est-il mieux informé?Dans ce document, la Corn mission d accès à I informa tion répond oui et propose des mesures pour parfaire la loi Commission d'accis à l'information, 1987.196 pages i i ai-F.OQ 24203 2 II, Z7 D > En vente dans nos librairies, chez nos concessionnaires, par commande postale et chez votre libraire habituel.Québec Les Publications du Québec CP 1005 Québec (Québec) G1K 7B5 Vente et Information : (418) 643-5150 1 (Sans frais) 1-800-463-2100 a a en page D-7) rassemble des textes qui illustrent certaines tendances de la recherche anthropologique en Amérique latine.À venir, une thématique sur les « Sociétés et pratiques anthropologiques de la périphérie » : lire, anthropologies du Québec, de l’Afrique, du Danemark, de l’Australie ou de tout autre société hors des empires anthropologiques, américain, français et britannique.La publication semblant bénéficier de bases solides, Mikhaël Elbaz croit, pour sa part, que « les cinq prochaines années doivent servir à consolider les acquis, oui, mais aussi à insérer Anthropologie et Sociétés de plus en plus profondément dans le milieu professionnel québécois et international.Ouvrir les débats, répéter avec justesse la recherche et les actions de l’anthropologie québécoise et contemporaine, augmenter de 650 à 800 le nombre de nos abonnés, voilà les prochains défis qui nous attendent ».RECHERCHE Les liquides magnétiques par J.-C Bacri, R.Perzynski et D.Salin Les protéines des membranes par J.-L Popot Les mirages gravitationnels par A.Blanchard, F.Hammer et C.Vanderriest Le "desktop publishing" par P Vandeginste Les hydrates de gaz : de l’énergie congelée par Y Makogon neK-Le5p,'“sw*>>
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