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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1987-11-18, Collections de BAnQ.

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Nuageux avec éclaircies.Max.: 12 Détail Montréal, mercredi 18 novembre 1987 50 CENTS Cote-Nord Gaspesie Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents Montréal détient le record canadien du cancer du colon ISABELLE PARÉ La pollution par l'anhydride sulfureux et le faible taux d’ensoleillement sous nos latitudes expliqueraient pourquoi Montréal est la ville où l’on meurt le plus du cancer du côlon et du sein au Canada.Telles sont du moins les conclusions présentées par deux chercheurs californiens, les professeurs Frank et Cedric Garland, qui étaient de passage à Montréal pour rendre compte des résultats de leur étude épidémiologique sur les taux de mortalité imputables à ces deux types de cancer dans 29 villes américaines.Selon ces chercheurs de l’Université de Californie à San Diego, il y aurait une forte corrélation entre les taux d’anhydride sulfureux dans l'air, qui font obstacle aux rayons ultra-violets du soleil, et l’incidence de ces deux formes de cancer.La pollution, conjuguée au faible taux d'ensoleillement, entraînerait une carence en vitamine D, estiment les Dr Garland, dont l'absorption se fait naturellement par la peau lors d’une exposition aux rayons UV du soleil.D’où, concluent les chercheurs, les taux plus élevés de cancer du sein et du côlon qui-affligent les régions nordiques et polluées.« Au Canada, le taux pondéré de morta- lité par cancer du sein et du côlon est de quatre à six fois supérieur à ceux enregistrés à l'équateur.C’est à Montréal, où l’on constate des fortes concentrations d'anhydride sulfureux qui bloque les rayons dans l'atmosphère, qu'on note la plus forte incidence de ces cancers au Canada », soutient le Dr Cedric Garland.D'autres polluants atmophériques comme les hydrocarbures et le protoxyde d'azote n’ont pas le même effet de filtre sur les rayons solaires, précisent les épidémiologistes.Montréal connaît le plus haut taux de cancer du sein et du côlon au Canada, soit 30,8 cancer du sein par 100 000 habitants.contre 25,5 à Toronto, et 23.8 cancer du côlon à Montréal contre 15,1 à Toronto.Les données d’Environnement Canada démontrent que le taux d'anhydride sulfureux est plus faible à Toronto qu'à Montréal.et ce, à cause de la direction et de la force des vents, croient le Dr Garland.De plus, dans les villes de l'Est des États Unis, la concentration des industries et des fonderies qui produisent le plus d’anhydride sulfureux expliqueraient les taux supérieurs de mortalité reliés à ces cancers.Forts des chiffres avancés par l'Organisation mondiale de la Santé (ONU), les Dr Garland ont observés la même corrélation dans le nord de l'Europe, tout particuliè- rement autour de la ceinture industrielle de la vallée de la Rhur en Allemagne, ou l’on meurt plus du cancer du sein et du côlon qu'ailleurs en Europe En plus, la rigueur de notre climat qui empêche de s’exposer plus de six mois par année aux rayons du soleil, est une raison de plus pour diminuer les chances d’assimiler la fameuse vitamine par l’épiderme, ajoutent les docteurs Et selon les chercheurs, la diète riche en protéine et en gras animal des habitants nordiques ne peut expliquer l'écart qui existe entre les taux de cancer recensés dans les pays du Nord et du Sud.Voir page 10 : Montréal Un navire maudit à Montréal Photo CP Le Ciudad de Inca, navire jumeau du Marques qui a sombré près des Bermudes, en 1984, engloutissant 19 vies alors qu’il faisait route vers Québec, mouille présentement dans le port de Montréal après une saga qui en a fait un navire maudit.(Informations page 10) Selon un sondage sur la loi C-22 Les Canadiens approuvent le Sénat Face à des amendes de $ 5,000 par jour Les internes rentrent OTTAWA (d’après PC)— Au moment où des députés du caucus libéral s’apprêtent, aujourd’hui.à demander à leurs aînés du Sénat de cesser leur obstruction et d’accepter le projet de loi C-22 sur les brevets pharmaceutiques qu'ils ont rejeté à deux reprises depuis les six derniers mois, un sondage de Elliot Research Corpde Toronto indique que 73 % des Canadiens (69 % au Québec) appuient la position des sénateurs libéraux contre 27 % qui continuent de faire confiance au gouvernement et à l’industrie innovatrice des produits pharmaceutiques.En fin d’après-midi, un porte-parole du bureau d’Allan Mac-Eachen.ancien ministre de l’ère Trudeau, chef de file de l’aile favorable à l'affrontement, vérifiait auprès de certains médias s'ils connaissaient les résultats du sondage effectué au début de la semaine pour le compte des fabricants de produits génériques.Voir page 10 : Les Canadiens CAROLE BEAULIEU Menacés de lourdes amendes, les médecins résidents et iniques du Québec ont mis fin, tard hier stoir, à la grève générale déclenchée hier matin par 80 % des jeunes médecins des 41 hôpitaux universitaires du Québec Les porte-parole des jeunes médecins ont dit rentrer au travail « avec dépit et amertume » et ont accusé le premier ministre Robert Bourassa de « se cacher derrière un organisme tampon pour imposer un Les attaques MICHEL VASTEL OTTAWA — Le premier ministre de l’Ontario a décidé de ne pas répondre aux attaques personnelles que le premier ministre Mulroney lance depuis quelques jours.David Peterson a plutôt donné ordre à ses ministères de mettre à jour plusieurs études techniques sur l’impact d’un accord de libre échange avec les États-Unis.WASHINGTON (d'après AFP) — Washington ne croit pas au plan de paix du Nicaragua et rejette la proposition du président Daniel Ortega.« Cette offre de cessez-le-feu du gouvernement nicaraguayen vise essentiellement à permettre aux san-dinistes de remporter une victoire complète sur les Contras (rebelles nicaraguayens) soutenus par Washington » a estimé hier un haut responsable du département d’État.Le projet de cessez-le-feu rendu public la semaine dernière par le président nicaraguayen Daniel Ortega s'apparente aux « conditions de reddition qu’un commandant victorieux pourrait dicter à un ennemi vaincu », a déclaré ce responsable, décret et ne pas respecter sa promesse de leur accorder l'arbitrage obligatoire ».Le problème, disent-ils, « demeure entier ».Les négociations se poursuivaient toujours tard hier soir dans la nuit.I -es grévistes faisaient l’objet depuis hier après-midi d’une ordonnance émise par le Conseil des services essentiels.Un refus d’assurer ces services, évalués à 90 % des ef fectifs, pouvait leur valoir des amendes atteignant $ 5.000 par jour.« Les résidents internes ne commettront pas un suicide pour faire plaisir à « Ce n’est pas le moment de se lancer des noms, a déclaré au DEVOIR le porte-parole de M.Peterson.Cela nr donne rien de tomber dans la poussière et nous répondrons aux insultes par des faits concrets ».Au cours du week-end en Alberta et hier à Terre-Neuve, le chef du gouvernement conservateur à Ottawa a promis aux régions périphériques du Canada de « devenir riches comme l’Ontario ».« M.Mulroney attise les jalou- qui s’adressait à un groupe de journalistes à condition de conserver l’anonymat.Le plan nicaraguayen prévoit une trêve de trente jours à partir du 5 décembre et le regroupement des anti-sandinistes dans des zones de cessez-le-feu.A l'issue de cette période ceux-ci devront déposer leurs armes et pourront bénéficier d’une amnistie.Le responsable américain, dont le jugement sur le projet de cessez-le-feu nicaraguayen rejoignait celui des Contras, a estimé qu’une fois la période de trêve expirée l'armée san-diniste pourrait encercler les zones de regroupement et les attaquer.Il s’est au contraire prononcé pour un Bourassa », a déclaré hier le directeur de la Fédération des médecins résidents et internes, M.Jean Gouin.Ils ne se casseront pas la tête pour rentrer à 90 %.Ils vont tous être au travail ce matin.Près de 80 % des 1,800 jeunes médecins québécois ont débrayé hier, désertant les salles d’examen de 41 hôpitaux universitaires du Québec.Les soins ont été maintenus, affirmait-on hier auprès de l’Association des hôpitaux du Québec et aucun incident n’a été enregistré.Mais la situation ne pouvait durer au-delà de 36 heures sans que les services soient sies », a déploré David Peterson tandis que son collègue du Manitoba, Howard Pawley, déplore que le gouvernement fédéral « dresse les régions les unes contre les autres».Et on n’a probablement encore rien vu puisque, hier, un tout nouveau « Groupe des opérations pour le libre-échange » est apparu à Ottawa, avec une liste de 66 « évènements » pour la seule semaine du 16 au 22 novembre au cours de laquelle des pouvoir page 10 : L’Ontario cessez-le-feu dans lequel les deux parties conserveraient les positions qu'elles occupent.Par ailleurs, le secrétaire d’État George Shultz a rendu hier une visite impromptue au speaker (président) de la Chambre des représentants, M.Jim Wright, pour enterrer la hache de guerre.Les deux hommes avaient eu la veille un échange, apparemment fort animé, à la Maison-Blanche sur le rôle — jugé trop actif par la Maison Blanche — joué par M.Wright dans les efforts de paix en Amérique centrale.« Le speaker et moi-même avons eu une petite querelle », lundi a dé- Voir page 10 : Les Américains affectés Hier, le centre hospitalier de Sherbrooke avait réduit de 50 % ses interventions chirurgicales.Québec menaçait hier de faire ap pel aux dispositions de la loi 160 si les grévistes ne maintenaient pas les services essentiels « Le gouvernement examine sérieusement la possibilité d'appliquer la loi 160 », a déclaré le ministre délégué à la Santé, M.Robert Dutil.Cette menace a aussi été reprise, à l'Assemblée nationale, par le premier minsitre du Québec, M.Robert Bourassa.Adopté en novembre 1986 pour as-Voir page 10 : Les Internes AUJOURD’HUI JIBACOA Vous connaissez les plages de IVaradero et les quartiers historiques de La Havane ?.Suivez-nous donc jusqu'à Jibacoa Page 13.DÉSACCORD À GENÈVE Les négociateurs américains et soviétiques se sont séparés sans accord définitif sur un traité sur les missiles intermédiaires Page 4 LES BANQUES JALOUSES Tout comme les caisses pop, les banques canadiennes veulent vendre de l'assurance dans leurs succursales.Page 5 sur le libre-échange L’Ontario ripostera pai des chiffres à Mulrone; Les Américains écartent le plan de paix du Nicaragua Doré rencontre des vaches venues du Canada sous forme d’embryons Une ferme laitière en plein Shanghaï DORÉ EN CHINE MICHEL C.AUGER (Envoyé spécial du DEVOIR) SHANGHAÏ — Le maire Jean Doré a chaussé les bottes du fermier chinois et endossé le sarreau blanc du vétérinaire, hier, au dernier jour de sa visite dans la ville chinoise ju-mellée à Montréal depuis 1985.M.Doré et la délégation de Montréal — qui quitteront Shanghaï ce matin pour Hong Kong — ont passé la matinée à visiter sous la pluie la ferme laitière No 1 de Shanghaï où vivent une soixantaine de bêtes nees en Chine mais importées du Canada sous forme d’embryons congelés ainsi que plusieurs centaines de leurs congénères typiquement chinoises.Mais ce qui étonne à la ferme laitière No 1 de la Shanghaï Dairy Corporation (qui comme la plupart des sociétés chinoises s’est donné un nom officiel en anglais) c’est qu’elle est pratiquement située au centre-ville, dans un quartier résidentiel à quelques pas d’une grande université et à un coin de rue d’une grande artère commerciale.Fondée en 1936, la ferme No 1 était alors établie dans la proche banlieue de la plus grande ville de Chine.Depuis la libération de 1949, a expliqué le directeur de l’institution, la ferme n'a pas cessé ses opérations mais au cont raire pris de l’expansion même si Ja ville de Shanghaï faisait de même, au point d’encercler maintenant tout à fait la ferme.Bien sûr, pour des questions d’espace et d’humidité — il pleut plus de 150 jours par an à Shanghaï — les vaches sont élevées en étable et non en pâturage comme au Canada, mais les résultats obtenus par les Chinois sont comparables, même s’ils sont encore un peu inférieurs, à ceux qu’on obtient au Québec.Pour la sous-ministre adjointe de l’Agriculture, Mme Agnès Januskie-wicz, les installatioas physiques de la ferme No 1 de Shanghaï sont également comparables a celles des fermiers du Québec.Cependant le taux de gras dans le lait est sensiblement Voir page 10 : Une ferme Carnets SHANGHAÏ — (M.A.) - ¦ À toute heure du jour ou presque, on peut entendre sur l’une ou l'autre des stations de radio chinoises qui peuvent être captées à Beijing ou Shanghaï une leçon d’anglais.Celle de mardi matin enseignait aux Chinois des phrases de conversation usuelle comme « c’est meilleur quand c’est plus cher » et « je veux une chambre avec vue sur Oxford Street » ! ¦ Certains diront que le maire Jean Doré est le digne représentant des Yuppies (young upwar- chinois dly-mobile professionnal), mais en Chine, il faut parler des Yum-mies pour young upwardly-mo-bile marxists (jeunes marxistes qui montent).Le consul-général du Canada à Shanghaï, M.Christian Sarrazin, expliquait aux membres de la délégation montréalaise que le 13e Congrès du Parti communiste chinois qui i s'est terminé il y a quelques semaines a réussi à résoudre la difficile question de la justification des réformes et de l'ouverture de la Chine sur le monde dans la Voir page 10 : Carnets neuve: notre Pays et if, monde Le livre-evenement, d'un ton jusqu'ici inconnu de la part d'un dirigeant soviétique, et la pièce-clé d'un suspens politique à l'échelle mondiale.1 ' Flammarion 10 ¦ Le Devoir, mercredi 18 novembre 1987 Pierre O’NEILL A En coulisses Le retour du Dr Johnson DANS la vie, il y a des gens qui sont toujours pris pour remonter le moral des autres.C’est le cas de Pierre Marc Johnson, qui a vainement tenté pendant deux ans de convaincre les militants pé-quistes qu’il était l’homme de la situation, celui qui allait les sortir de la morosité et permettre au parti de revivre des heures de gloire.Aujourd’hui libéré de ces empêtrements, de ces éternels objecteurs de conscience qui font légion au PQ, M.Johnson s’apprête à retourner à un métier tout aussi exigeant, celui de guérisseur.Ses ennemis jurés, les orthodoxes, prétendent même qu’il n’y a pas eu de putsch, que M.Johnson avait depuis longtemps pris la décision de quitter la direction du parti et que l’intervention fracassante de Gérald Godin n’a fait que lui fourbir le prétexte de se retirer en grandeur.Ils précisent même qu’il y a déjà quelques semaines que le chef démissionnaire a confié à un agent d’immeuble le soin de lui trouver un bureau privé, à proximité de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.La direction de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont a confirmé cette semaine au DEVOIR que le docteur Johnson, en congé sabbatique, pourra réintégrer le personnel de l’institution quand il le voudra.L’hôpital a écrit à l’ancien chef politique pour lui offrir de renouveler son statut de médecin attaché à l’institution et attend une réponse au cours des prochaines semaines.Le mépris n’aura qu’un temps Il est interdit au député franco-manitobain, Léo Piquette, de s’exprimer dans sa langue devant le Parlement de sa province.La fonction publique fédérale redevient graduellement ce qu’elle était: unilingue anglophone.Dans les deux cas, les anglophones peuvent invoquer les circonstances atténuantes: ça se passe au Canada anglais.Mais quand l’injustice se perpétue au Québec même, le goût qui reste est plus amer: les francophones continuent à se faire servir en anglais dans les magasins et restaurants de l’ouest.Et, dans certains hôpitaux anglophones, ils ne peuvent même pas trouver un médecin pour mourir en français.Sans compter le mépris des commerçants qui affichent en anglais seulement.Au cours des derniers douze mois, la Commission de la protection de la langue française a enregistré une augmentation de 157% du nombre de plaintes.La cerise sur le gâteau, c’est l’indignation anglophone qui s’est exprimée contre la décision de la ville de Montréal de changer le nom du boulevard Dorchester en celui du boulevard René-Lévesque.La douleur que les Montréalais et Québécois francophones ont ressentie à la mort de M.Lévesque est encore vive.Et il est maintenant évident que le choc émotif a provoqué le réveil du sentiment nationaliste.En voulant freiner les témoignages et manifestations de cette tristesse collective, peut-être que la minorité anglophone dépasse les bornes et joue avec le feu?Les dividendes du beau risque Depuis l’accession du PQ au pouvoir, en novembre 1976, jusqu’à sa démission en mars 1984, il a été le bras droit de René Lévesque, l’homme fort du régime.Il a fait et défait les ministres à sa guise.Il a contribué au cheminement néo-fédéraliste de son chef, ce que M.Lévesque allait qualifier de « beau risque », au lendemain de la victoire de Brian Mulroney.Aujourd’hui, Jean-Roch Boivin devient vice-président aux ressources humaines de la société ferroviaire fédérale, Via Rail, dont le président est nul autre qu’un ancien ministre péquiste, Denis de Belleval.Ce n’est pas tout ; il y a une vacance à la cour d’Appel du Québec et pour la combler, le premier ministre Mulroney songe à un autre souverainiste non-pratiquant: l’ancien ministre péquiste de la Justice, Marc-André Bédard.Qui a dit que le virage de 1984 n’était pas un beau risque?Le couple Payette - Parizeau ?Les orthodoxes souhaitent non seulement que Jacques Parizeau accepte de se porter candidat au leadership du PQ, mais encore qu’il soit seul sur les rangs.Un plébiscite quoi?Une logique politique d’ailleurs difficile à comprendre.C’est s’illusionner de croire que les pro-Johnson ne tenteront pas de dénicher un candidat capable d’animer efficacement une coalition anti-Parizeau.Les péquistes devraient plutôt tous souhaiter un véritable combat de géants.Lise Payette rallierait probablement les affirmationnistes, les sociaux, les femmes et les jeunes.Sans compter que la collaboration de l’appareil du parti lui est acquise.Avec ces deux communicateurs hors pair, l’ampleur de l’événement médiatique retiendrait des semaines durant l’attention des Québécois.Et le PQ y gagnerait en visibilité, ce qui lui a fait défaut depuis deux ans.A vaincre sans péril, l’on triomphe sans gloire.SUITES DE LA PREMIERE PAGE A Les Américains claré M.Shultz à l’issue de la rencontre, « l’important maintenant est de regarder devant nous et de se concentrer sur les points d’accord ».MM.Shultz et Wright ont ensuite lu un communiqué soulignant qu’ils désiraient tous deux voir le processus de paix aboutir et considéraient que les efforts de paix doivent avoir lieu pour l’essentiel dans la région et « être guidés en priorité par les cen-traméricains ».Les responsables gouvernementaux américains reprochaient au speaker d’avoir participé la semaine dernière aux négociations à Washington entre le président Ortega et le cardinal Miguel Obando y Bravo, chargé de la médiation entre Managua et les Contras.Le président Ronald Reagan avait exprimé lundi son « inquiétude » devant le rôle joué par M.Wright « dans ce qui devrait être une affaire concernant uniquement le gouvernement de Managua et la résistance nicaraguayenne », c’est-à-dire les Contras.A Les Canadiens À la question à savoir si le Sénat devait rejeter le projet de loi C-22 dans sa version non-amendée, 81 % des 601 personnes interrogées ont répondu oui.Pour bien souligner l’impasse, hier au Sénat, un porte-parole libéral, Ian Sinclair, s’est informé auprès de ses collègues si le temps n’était pas venu d’utiliser une mesure extraordinaire pour tenter de solutionner le problème.Le sénateur Sinclair a proposé la formule de la Conférence libre, une procédure qui a été utilisée la dernière fois en 1947 pour dénouer une impasse entre la Chambre haute et les Communes sur une question de modification au Code criminel.La Conférence libre implique qu’un nombre égal de représentants du Sénat et des Communes se réunissent autour d’une table de négociation pour trouver un compromis acceptable aux deux chambres.La proposition de M.Sinclair n’a pas été retenue pour l’instant, mais les députés libéraux ont clairement indiqué qu’ils avaient l’intention de faire plier leurs amis sénateurs.Cette décision des députés de céder au gouvernement et de voter le projet de loi C-22 est aussi partagée par de plus en plus de sénateurs.Hier, le sénateur Pietro Rizzuto, a soutenu que l’affrontement avait suffisamment duré et que le temps était venu de permettre au gouvernement d’adopter son projet de loi.« J’ai combattu pour que le gouvernement apporte des amendements au projet de loi, a précisé M.Riizzuto, dans l’intérêt de la population, mais je ne suis plus du tout d’accord à ce que nous poursuivions l’obstruction ».Dans son raisonnement, le sénateur estime que l’intransigeance du gouvernement sur cette question indique clairement qu’il ne reculera pas.« Il ne nous appartient plus de l'empêcher de légiférer sur cette question, a-t-il dit, je n’endurerai plus que l’obstruction se poursuive, il appartiendra maintenant à la population canadienne de juger les actes de ce gouvernement lors de la prochaine élection».Le sénateur Rizzuto a ensuite promis d’exercer les pressions nécessaires pour faire adopter son point de vue par ses collègues qui veulent poursuivre leur lutte contre le projet du gouvernement.Pendant ce temps, à la sortie des Communes, le député libéral de Sainte-Marie, Jean-Claude Malépart, a promis de dire sa façon de penser aux sénateurs récalcitrants.« C’est enfantin, a-t-il dit, toute cette attitude démolit la crédibilité PIERRE CAYOUETTE Le Ciudad de Inca, le « vaisseau maudit », est amarré dans les eaux visqueuses du port de Montréal depuis dimanche soir.Venu de Gana-noque, près de Kingston en Ontario, il y demeurera une dizaine de jours, le temps que l'on y effectue quelques réparations et quTil subisse des tests de sécurité.Le voilier controversé partira ensuite vers Halifax, avant de gagner la Grande-Bretagne au printemps.Construit en 1854, près de Barcelone en Espagne, le Ciudad de Inca est le jumeau du Marques, un bateau célèbre qui a fait naufrage en juin 1984.à l’occasion d'une course entre les Bermudes et Halifax.L’incident avait fait 19 victimes.Le Ciudad de Inca, rigoureusement identique, appartient au même propriétaire, le Britannique Mark Litchfield.Les familles d’au moins trois des victimes du naufrage ont intenté des poursuites contre M.Litchfield.Dans les trois cas, les litiges se sont soldés par des règlements hors cour en vertu desquels M.Litchfield a dû verser environ *200 000.à cause de ces démêlées judiciaires, le bateau ne pouvait pas traverser les écluses américaines de la Voie maritime sans risquer la saisie.C’est pourquoi il demeurait près de Kingston, ou il avait sombré en 1985.Mais vendredi dernier, le juge Neal McCum, de Syracuse, a permis au Ciudad de Inca de franchir les écluses américaines.D’où sa présence à Montréal cette semaine.de cette institution qu’est le Sénat.Quand je pense à un Allan MacEa-chen qui aurait perdu son élection s’il s’était présenté en 1984 qui aujourd’hui a le pouvoir d’empêcher l’adoption d’un projet de loi, je trouve cela inacceptable ».A Montréal « Dans certaines villes du nord-est des États-Unis, l’incidence de ces cancers est trois fois plus élevée que dans les villes du Sud, et ce, même si les habitants ont une diète moins riche en gras animal », assure le Dr Cedric Garland dont l’étude repose sur les données du National Cancer Institute des États-Unis.D’autre part, avancent-ils, ces types de cancer sont très rares au Japon, pourtant dans l’hémisphère nord, où les habitants absorbent dix fois plus de vitamine D que les Nord-Américains.Le secret nippon serait le poisson, très riche en vitamine D, que ces insulaires consomment en grande quantité.Pour combler cette carence, les épidémiologistes ne suggèrent pas pour autant de se ruer au soleil, mais plutôt d’adopter un régime riche en vitamine D et en calcium.À ce chapitre, les Dr Garland s’appuient sur l’une de leur recherche, effectuée en 1985, auprès de 1,954 hommes à Chicago, qui démontrait qu’une diète riche en calcium et en vitamine D pouvait réduire de moitié les risques de cancer du colon.Selon les Dr Garland, un adulte doit absorber de 200 à 400 unités internationales de calcium par jour par le biais d’une alimentation équilibrée.Les recherches antérieures des Dr Garland, publiées dans les revues Lancet et International Journal of Epidemiology, ont été subventionnées par le National Institute of Arthritis, diabete, digestive and kidney Diseases et par le gouvernement américain.La présentation des résultats de leur recherche a été subventionnée par le Bureau laitier du Canada.A Une ferme moins élevé.Mais ce que les Chinois peuvent montrer aux fermiers québécois c’est d’investir « dans la productivité, une fois que les installations sont achevées.Une fois que l’étable est bonne, il faut investir dans le productif », affirme Mme Janus-kiewicz, c’est-à-dire de tenter d’améliorer la race et non seulement l’installation.L’une des principales réalisations du protocole Montréal-Shanghaï sera la construction d’une ferme modèle de l’amitié qui symbolisera la coopération entre les deux villes au plan de l’agriculture.Les Chinois investiront dans la construction des bâtiments alors que Montréal — ou plutôt le gouvernement du Québec via, entre autres l’école vétérinaire de St-Hyacinthe — fournira les embryons qui seront ensuite implantés dans des génisses locales.Des experts chinois se rendront au Québec au cours des prochains mois pour discuter concrètement du projet.Toujours dans le domaine agricole, le protocole prévoit également le financement par l’ACDI d’une étude de faisabilité quant à l’achat par Shanghaï d’un équipement complet de ferme avicole.De plus, le centre d’insémination artificielle de St-Hyacinthe et la société Semex vendront à la société laitière de Shanghaï des semences et des embryons congelés.Plus tôt en matinée, la société Marconi faisait la démonstration d’un appareil permettant la mise en activité de 2,000 nouvelles lignes de télex pour la ville de Shanghaï, ce qui lui permettra de doubler sa capacité actuelle.Marconi assurera le fonctionnement de l’appareil pendant quelques semaines puis entend en faire don à la municipalité de Shanghaï.Ce don n’est pas tout à fait désintéressé puisque Marconi veut obtenir un contrat de 11.2 million pour la modernisation du réseau télex de la ville de Shanghaï, contrat qui pourrait déboucher sur une série d’autres dans tout le sud de la Chine et qui signifieraient des contrats entre $ 10 et * 15 Nina Brims, la veuve du journaliste pigiste Ian Brims, mort dans le naufrage de 1984, a qualifié le bateau de « casse-cou ».Mais Nick Dutton, membre de l’équipage de huit membres et porte-parole du propriétaire, s’inscrit en faux contre cette affirmation qu’il juge émotive.« Le bateau nécessite de sérieuses réparations, mais il est arfaitement sécuritaire et naviga-le ».Depuis 1985, le propriétaire a dépense plus de $ 200 000 dollars pour restaurer le voilier.« Il reste encore beaucoup à faire.Il faut en outre moderniser les gréements », a dit hier M.Colon Tower, membre de l’équipage.Lorsqu’il a acheté le voilier deux mâts en 1980, Mark Litchfield, l’a re-vampé pour qu’il puisse servir lors de tournages de film.Une commission d’enquête britannique sur le naufrage du Marques avait conclu que ni les propriétaires, ni l’équipage du voilier n’étaient responsables de l’accident et que le bateau avait la stabilité nécessaire pour faire face à la tempête.Aux États-Unis, trois causes sur le même naufrage sont en attente.Dans les trois cas, elles impliquent des familles de victimes qui veulent arracher des millions de dollars de dommages à Litchfield en tentant de prouver la négligence de ce dernier et le caractère peu sécuritaire de son embarcation.« Ces causes démontrent bien l’hypocrisie de la justice américaine », pense pour sa part Nick Dutton.millions pour Marconi.Les Chinois avaient prévu une salle immense pour recevoir l’appareil de Marconi qui est à peine de la taille d’un téléviseur.Dans cette salle, ont affirmé les représentants de la firme montréalaise, on aurait eu bien assez de place pour installer tous les équipements nécessaires à faire fonctionner le réseau de 60,000 lignes télex que Marconi vient d’installer à Londres pour British Telecom, ce qui en fait le plus important centre de télex au monde.Le reste de la journée de la délégation montréalaise a été consacrée a des visites d’universités et d’hôpitaux.Ce fut le temps pour la société Alis Technologies de Montréal de faire la démonstration d’un logiciel permettant l’entrée plus facile des caractères chinois dans un ordinateur à partir d’un clavier d’ordinateur classique.Le système qui utilise les ordinateurs Macintosh, permet l’entrée de caractères chinois en leur donnant à la fois une valeur phonétique et sémantique.Si le système est assez facile à utiliser quand on possède assez bien le chinois écrit, nous a affirmé Mme Lu Jia, une spécialiste du traitement de texte en chinois, elle a le désavantage d’être presque inutile quand on veut transcrire un caractère qu’on ne connaît pas d’une manière strictement visuelle.Comme pour montrer qu’ils avaient depuis longtemps développé des méthodes semblables, leurs hôtes chinois leur avaient préparé leur propre démonstration du système Qian qui permet justement l’entrée de caractères chinois de manière visuelle.Les journaux chinois rapportaient justement hier matin que la Commission nationale des sciences et de la technologie avait recommandé une nouvelle technique — développée par le professeur Wang Yangnun — qui se sert de la forme du caractère et permet l’entrée de 160 caractères à la minute, ce qui est plus rapide qu’en anglais.A Carnets théorie marxiste.Ce que d’aucuns voient comme le retour du capitalisme en Chine n’est en réalité, selon les idéologues du Parti chinois, que la réalisation que la Chine n’en est encore qu’au stade primaire de la construction d’une société socialiste et qu’en conséquence, il faut mettre l’accent sur la production au lieu de mettre l’accent sur la redistribution des richesses.Et il n’y a pas de meilleur signe de ce profond changement idéologique que le premier restaurant de fast- food (un Kentucky Fried Chicken, complet avec le portrait du Colonel) qui vient d’ouvrir ses portes à Beijing, tout juste à côté du mausolée du président Mao.¦ Politique d’ouverture ou pas, il y a des choses qui ne changent pas en Chine.Ainsi, quand M.Doré est allé s'adresser aux étudiants en français de l’Institut des langues étrangères de Shanghaï, il a volontairement abrégé son discours pour permettre aux étudiants de lui poser quelques questions.Il y en eut trois, venant tous d’étudiants de classe terminale et commodément placés dans la première rangée de l’auditorium, juste au centre.Quand les trois questions préparées à l’avance ont été terminées, tout le monde s’est levé pour partir même si le programme prévoyait que M.Doré devait passer encore une vingtaine de minutes avec les étudiants.Réforme ne veut pas dire spontanéité.Mais avec 55 conseillers sur 58 à l’Hôtel de ville, M.Doré doit maintenant être habitué aux « questions plantées ».¦ La ponctualité des Chinois est légendaire, mais celle des délégations étrangères, elle, doit être exemplaire.Le bureau des affaires extérieures de Shanghaï donne à chaque délégation un accompagnateur officiel dont le rôle principal est de s’assurer que tout le monde part à l’heure.Le seul ennui c’est qu’il fait si bien son travail que la délégation part souvent avec plusieurs minutes d’avance et doit trouver le moyen de tuer le temps avant le prochain rendez-vous ! ¦ Des repas et banquets offerts à la délégation de Montréal, aucun n’aura eu l’ampleur ou la qualité de ce qui devait être un déjeuner rapide à la ferme laitière No 1 de Shanghaï que M.Doré a visitée hier.Quinze plats, tous meilleurs les uns que les autres dans une cuisine de.type familial nous ont dit les accompagnateurs de la délégation du Québec à Hong Kong.Cette ferme a commencé à produire des vaches Holstein à partir d’embryons congelés achetés au Canada.Les vaches jouissent de la double nationalité étant enregistrées dans les registres canadien et chinois.¦ Alors que sa suite voyage en autobus, le maire Doré et son épouse voyagent en limousine.Celle qui avait été mise à leur disposition à Beijing était une « Drapeau rouge » fort confortable mais de modèle plutôt ancien.« Elle a fait la Longue marche, celle-là », n’a pu retenir un conseiller de l’ambassade canadienne en la voyant arriver.À Hangzhou, on avait mis à la disposition du maire une Mercedes et à Shanghaï, il roule en Chrysler allongée dont la manoeuvrabilité est étonnante compte tenu des rues étroites dans lesquelles le chauffeur doit se faufiler.A noter que le Consul du Canada à Shanghaï, lui, roule en Toyota ! ¦ Il aura fallu venir à Shanghaï pour apprendre que le maire Doré aura exercé vraiment tous les métiers.En visitant la ferme laitière, le maire a laissé tomber qu’il comprenait fort bien les difficultés des fermiers ayant été lui-même propriétaire d’une ferme.Entre 1974 et 1979, M.Doré fut partenaire dans une ferme de quelque 500 hectares à Saint-Clet dans la région de Vaudreuil.Il affirme avoir passé plus d’une fin de semaine à travailler aux champs et être revenu de Montréal pour y passer des soirées à travailler aux semences et aux récoltes.La ferme où on faisait la culture des grains de provence n’a pas été un succès financier, a admis le maire.¦ Tous les échafaudages en Chine et à Hong Kong (et il y en a beaucoup puisqu’on semble construire ou reconstruire à tous les coins de rue dans ce pays) sont en bambou sans le moindre bout de fer ou d’acier.Un ingénieur québécois qui vit en Chine affirmait que selon lui, le bambou est le matériau idéal pour les échafaudages étant léger et solide tout en étant peu coûteux.« Croyez-moi, si on pouvait en trouver facilement à Montréal, on ferait nous aussi nos échafaudages en bambou », soutient-il.¦ Sous la pluie, Shanghaï ne change pas de moyen de transport.Ses habitants prennent toujours leur bicyclette, mais ils revêtent un imperméable de type « poncho » en plastique vert translucide.Seuls quelques rares originaux ont des imperméables bleus ou roses et on a aussi vu un cycliste qui conduisait d’une main en tenant son parapluie de l’autre.¦ La sécurité des cyclistes est loin d’être assurée dans les rues de Shanghaï où les voitures ne cèdent la priorité à personne.Mais contrairement aux cyclistes montréalais, ceux de Shanghaï ne semblent pas avoir d’association de défense de leurs droits.À preuve, un membre de la délégation montréalaise qui a utilisé un taxi pour se rendre d’un rendez-vous à un autre a vu son taxi frapper un cycliste qui a été projeté contre le mur.Loin de s’excuser, le chauffeur a appelé le cycliste pour lui demander de bien vouloir replacer son rétroviseur qui avait été déplacé par la collision.A L’Ontario liciens fédéraux vanteront les mérites du libre-échange avec les États-Unis.Pas moins de 35 de ces réunions se tiendront en Ontario contre sept seulement au Québec, où le Bureau du premier ministre a officiellement décidé de « laisser faire Bou-rassa ».Le gouvernement fédéral dépensera $ 7 millions cette année seulement pour imprimer neuf millions de brochures publicitaires et les distribuera dans certaines boîtes aux lettres, les bureaux de poste et certains supermarchés.Ces brochures ne présentent que des arguments généraux tandis que toutes les études d'impact des ministères fédéraux sont soigneusement censurées.Le gouvernement de l’Ontario a pour sa part déjà publié trois rapports techniques: ¦ une étude légale de Toronto a mis en évidence trois faiblesses importantes du mécanisme de règlement des conflits commerciaux avec les États-Unis, soulignant notamment que le nouveau tribunal d’arbitrage devra se prononcer sur des règles du jeu qui, elles, n’ont pas changé; ¦ une autre étude souligne que l’emploi de 100,000 femmes est menacé par l’accord de libre-échange ; uoique M.Mulroney ait rejeté cette tude « disgracieuse, trompeuse, une étude dont M.Peterson devrait avoir honte », on attend toujours les contre-études du gouvernement fédéral; ¦ hier, une étude basée sur un sondage auprès d’entreprises employant 80 % de la main d’oeuvre manufacturière en Ontario montre que 400,000 emplois seront « affectés » par une réduction des tarifs avec les États-Unis; là encore, pas d’étude d’impact correspondante à Ottawa, même si elles existent au ministère de l’Expansion industrielle régionale; ¦ le chef de cabinet du ministre de la Consommation, Monte Kwinter, affirmait hier soir au DEVOIR que neuf autres études aussi importantes seront publiées dans les prochains jours : « il est curieux qu’après deux ans de négociations avec les États-Unis, le gouvernement fédéral ne puisse pas prouver, avec des faits, les bénéfices de l’entente avec les États-Unis », souligne le fonctionnaire ontarien; ¦ à Calgary samedi et à Terre-Neuve hier, M.Mulroney a prétendu que l’entente de libre-échange rendra le « reste du Canada » - il ne parle jamais du Québec cependant -aussi riche que l’Ontario, et il s’appuie pour ce faire sur une étude du Conseil économique.Or la présidente, Judith Maxwell, affirmait au DEVOIR il y a deux semaines que le projet d’accord du 3 octobre est tellement différent d’un véritable Traité de libre-échange qu’elle ne pourra se prononcer avant le mois de février prochain.Le manque de profondeur des arguments utilisés par M.Mulroney à travers le pays ne met plus seulement les hauts fonctionnaires fédéraux mal à l'aise, il commence manifestement à embarasser certains ministres et cadres du parti Conservateur.En ce qui concerne le Québec, certaines des études préparées par l’Ontario ont un intérêt pour la province puisque quelques secteurs industriels font face aux mêmes problèmes.On s’étonne de plus en plus à Toronto du silence de M.Robert Bourassa.Ou bien les études du gouvernement du Québec arrivent aux mêmes conclusions que celles du gouvernement de l’Ontario, dit-on, ou bien elles sont tellement positives ue le premier ministre du Québec evrait s’empresser de les rendre publiques.Tout indique à Ottawa qu’on veut à tout prix éviter une guerre des chiffres et faire plutôt appel aux émotions, en particulier a l’envie que l’Ouest et le Québec ont traditionnellement nourri pour la prospérité de l’Ontario.Or le Conseil économique a déjà établi que si bénéfice il y a dans un Traité de libre-échange, ils seront presque également répartis entre toutes les provinces.Autrement dit, si le reste du Canada devient « plus riche », l’Ontario aussi et l’écart entre les régions restera le même.Hier, la ministre du commerce elle-même, Mme Patricia Carney, a refusé de commenter ces conclusions du Conseil économique, un organisme dont elle a pourtant fait partie avant d’entrer en politique.Le plus curieux dans ce débat est que M.Mulroney a toujours cité en exemple de démocrate l’ancien pre- mier ministre René Lévesque.Mais le gouvernément du parti Québécois avait fait réaliser, avant le débat sur la Souveraineté-Association, une série d’études par un groupe indépendant - le groupe Bonin - et avait publié ses conclusions.On est loin de cette transparence à Ottawa où il est impossible d’obtenir quelque information que ce soit.Les adversaires du libre-échange sont actuellement plus assurés que ses partisans et le président des Travailleurs de l’automobile.Bob White, a prévenu hier le comité des Communes qu’il ne se gênerait pas pour combattre le projet d’entente à travers tout le pays.Au premier ministre qui cite le Pacte de l’automobile en exemple, Bob White réplique que ce Pacte contenait justement des garanties - sur les niveaux d’investissement et de production au Canada -que le projet d’Accord avec les Etats-Unis ne prévoit pas.Le débat va prendre une ampleur exceptionnelle d’ici la semaine prochaine alors que tous les chefs de gouvernement se dirigent vers Toronto pour leur conférence annuelle sur l’économie.Plusieurs premiers ministres comme Brian Peckford de Terre-Neuve, et Frank McKenna du Nouveau-Brunswick, attendront cette conférence pour se prononcer définitivement.En fait, M.Mulroney pourrait se retrouver avec cinq provinces opposées à l’entente, ce qui serait considéré comme politiquement insuffisant.Il devrait alors se résigner à déclencher des élections ce qui, compte tenu de sa popularité personnelle, compromettrait les chances d’un Accord auquel une majorité de Canadiens sont pourtant favorables.18 novembre par la PC at l'AP 1988: le pape Jean-Paul II entreprend un voyage dans le Pacifique.1985: une épidémie de typhoide se déclare à Armero, la ville colombienne ensevelie par un torrent de boue, à la suite de l'éruption du volcan Nevado del Ruiz.198#: décès de Conn Smythe, fondateur des Maple Leafs de Toronto.1978: vingt-sept personnes sont exécutées en Ethiopie, sur accusation de complot contre le régime militaire.A Les internes surer le maintien des services de santé et des services sociaux, la loi 160 prévoit, notamment, des amendes de * 20,000 à $ 100,000 pour les associations syndicales qui y contreviennent et de $ 5,000 à * 25,000 pour les dirigeants syndicaux qui incitent à la défier.Les grévistes quant à eux sont passibles d’amendes allant de $ 25 à $ 100.Aucun déblocage n’était encore survenu hier en fin de soirée dans le différend qui oppose depuis plus d’un an et demi le gouvernement du Québec à ses 1,800 résidents et internes.Les jeunes médecins refusent de travailler plus de 16 heures continues, affirmant que les gardes de 24 et 36 heures mettent en jeu la santé, sinon la vie, de leurs patients.Ils exigent un mécanisme de contrôle des horaires de travail.Québec propose plutôt la mise sur pied de quatre expériences pilote mettant à l’épreuve de nouveaux horaires de travail.Gouvernement et associations syndicales conviennent que le contrat de travail des jeunes médecins québécois est l’un des meilleurs en Amérique du Nord.Les jeunes médecins n’utilisent toutefois pas toujours les recours qui s’y trouvent, contre les abus de garde notamment, par crainte de décrocher de mauvaises évaluations de la part de leurs patrons.Le mot d’ordre de grève a largement été suivi hier au Québec.Près de 80 % des jeunes médecins ont déposé leur stéthoscope et déserté les salles d’examen, confirmait hier l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ).Seul les hôpitaux universitaires de langue anglaise de la région de Montréal ont échappé au mouvement de grève.Certains hôpitaux, tel l’Hôtel-Dieu de Québec, ont été complètement désertés hier, aucun médecin en formation ne se présentant au travaiL Les internes sont des étudiants en médecine qui ont complété leurs quatre années d’étude et travaillent un an à l’hôpital avant de devenir médecin.Les résidents sont des internes qui continuent leur formation à l’hôpital pendant deux ou quatre ans pour devenir spécialiste.Les résidents et internes assument la grande majorité des gardes de nuit dans les 41 hôpitaux universitaires du Québec.Leur salaire varie entre $24,000 et $34,000.Le Ciudad de Inca condamné à errer
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