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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1987-11-28, Collections de BAnQ.

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3' Montréal, samedi 28 novembre 1987 Louise Tremblay : vivre une complicité quotidienne.Lorraine Auger : regarder Apostrophes pour se faciliter la tâche Yves Godin : vivre la fébrilité des dernières heures avec enthousiasme 5ggSp.Noël, période bénie pour les libraires FRANCE LAFUSTE Pour les libraires, Noël est une fête qui ne s’improvise pas.La rentrée scolaire est à peine terminée qu’il faut songer à meubler rayons et comptoirs de livres d’art, encyclopédies, livres pour’enfants, bandes dessinées et romans à la mode.Si les livres se vendent comme des petits chauds en cette période de l’année, certains se vendent mieux que d’autres.Tout dépend du quartier et de la clientèle qui l’habite.La librairie Flammarion, rue Université, est environnée de commerces, de banques, de bureaux, poumons protubérants dans un centre-ville qui draine une population grouillante et nantie.« Nos clients, affirme le gérant, Louis Dubé, ont un bon niveau d’éducation, un bon revenu et n’ont pas peur de délier leur bourse.» « Des clients, poursuit-il, qui reviennent chaque année à la même période, certains de trouver ici ce qu’ils cherchent ».À la clientèle locale se greffe celle venue d’Ottawa, de Vancouver et même des États-Unis, américains bibliophiles et francophiles.La librairie Flammarion, sur la rue Saint-Denis, attire davantage les étudiants et les nouveaux professionnels ou « Yuppies », de dire sa gérante, Danièle Baril.Renaud-Bray est une des librairies les plus en vue du quartier Outremont, Côte-des-Neiges.Située à proximité de l’Université de Montréal, elle bat au rythme syncopé des débuts et des fins de sessions, confirme le responsable des achats, Yves Godin, mais aux alentours de Noël, les étudiants et les enseignants sont rejoints par bon nombre de résidents du centre-ville.À la librairie Guérin, du métro Longueuil, Lorraine Auger voit Monsieur et Madame Tout-le-Monde défiler à longueur de journée, à l’aller ou au retour d’un déplacement à Montréal.Enfin, dans le quartier Ahuntsic, nord de la ville, une clientèle assez âgée (50 à 70 ans) côtoie les adolescents et les étudiants à la librairie Demarc où Louise Tremblay est responsable du service aux collectivités.De l’avis des cinq libraires, Noël est une période effervescente qui demande du calme et du sang-froid.Autre constatation unanime : Quand les clients savent ce qu’ils veulent, c’est parce qu’ils se sont enquis à l’avance des goûts de l’oncle Benjamin, de la tante Constance ou du petit cousin Séraphin.Rares sont ceux qui achètent un livre pour eux-mêmes.Là où les opinions divergent, c’est quand il s’agit de savoir si les clients dans l’ensemble savent ce qu’ils veulent.Réponse de Normand pour les uns, oui catégorique pour les autres.Leurs lectures favorites tous genres confondus FRANCE LAFUSTE Pour éclairer les lecteurs du DEVOIR dans leur choix de livres à offrir à Noël, les libraires interrogés dans l’article ci-contre ont bien voulu faire spontanément une liste de 5 ouvrages qu’ils aiment à part égale tous genres confondus : ?Danièle Baril ( Flammarion, rue Saint-Denis ).— La Servante écarlate — Margaret Atwood - Laffond — L’Italie vue du ciel — Folco Quilici — Artaud — Poésies, contes et nouvelles du Québec — Mondia ( Collection « A l’écoute de la littérature»), 2 cassettes et 1 livres.— Venir au inonde — Marie-France Hébert — La Courte Échelle — La Nuit sacrée — Tahar Ben Jelloun — Le Seuil ?Yves Godin ( Renaud-Bray ).— L’Amour au temps du choléra — Gabriel Garcia Marquez — Grasset — La quête de l’oiseau du temps (4 vol) — Letendre et Rossi — Dargaud — f^e c?rab'ne ~ Pennac — Gallimard, Série noire — L âme désarmée — Alan Bloom — Guérin Splendeurs des jardins — Flammarion ?Lorraine Auger ( Guérin, Longueuil ) Astérix chez Rahazade — R.Goscinny, A-Uderzo — Dargaud — Venir au monde - Marie-France Hébert — La Courte Échelle — Probablement l’Espagne - Claude Charron - Boréal — Paul Desmarais, un homme et son empire — Dave Greber_______ Editions de l’homme — La Popéssa - Paul I.Murphy, René Arlington - Lieu Commun ?Louise Tremblay ( Demarc, rue Fleury ) — L’Ouragan — James Clavell — Stock — Il y aura toujours des printemps en Amérique - Louis Martin Tard — Libre Expression — La maison des jours heureux — Danièle Steel - Libre Expression — Les grands désordres — Marie Cardinal — Grasset — Probablement l’Espagne — Claude Charron — Boréal.— ¦¦ Il y a bien des personnes qui arrivent avec une liste, soigneusement établie en consultant journaux et magazines, en regardant les émissions littéraires à la télévision.Le Salon du livre permet de compléter la liste.Mais à en croire les libraires, il y a les nombreux indécis à convaincre et tout ceux qui parfois s’entêtent et qu’il est difficile de faire changer d’idée.C’est ici que le rôle du libraire prend tout son sens.« Parfois, le seul indice que nous ayons, c’est une va- «Le test ultime.la preuve d’une bonne organisation, de notre efficacité» gue notion de couleur ou l’épaisseur du livre », dit Lorraine Auger ( Guérin ).Au libraire de trouver.S’il a regardé Apostrophes ou Bon Dimanche, la tache lui sera facilitée.Certains clients mentionnent un genre précis : biographie, roman, livre d’art, guide pratique, essai, livre-gadget, livre cassette.Plus souvent qu’autrement, il faut faire preuve d’ingéniosité, poser des questions du genre : « Quel âge a votre petit dernier, qu’aime lire votre arrière grand-tante et combien voulez-vous mettre ?C’est ce que Louis Dubé ( Flammarion, rue Université ) appelle en riant « jouer au père Noël, participer à des découvertes, faire de petits miracles à partir d’un indice mince comme du papier à cigarettes.» « L’aspect positif de la chose, poursuit-il, c est la complicité qui se crée entre le client et le libraire, c’est plaisanter pour détendre l’atmosphère, surtout quand arrive l’heure fatidique ».« Répondre avec humour, dit-il en forme de boutade, c’est développer un système de défense simplement pour ne pas sombrer».Cette complicité, Louise Tremblay ( Demarc ) la vit quotidiennement avec ses clients, de façon plus in- Photo* LouIm LmiImii Danièle Baril : rester serein et attentif aux demandes.tense à Noël et Lorraine Auger ( Guérin, Longueuil ) parle de cette période fébrile comme d’un moment de grâce, rempli de la joie des préparatifs de la fête.Quant à Danièle Baril ( Flammarion, rue Saint-Denis ) elle avoue qu’il « faut lutter contre une certaine fatigue mais rester serein et attentif aux demandes ».« Refouler son agressivité, d’ajouter Yves Godin ( Renaud-Bray ) quand nous sommes en rupture de stocks pour bien des titres ».Ce dernier vit la fébrilité des dernières heures avec enthousiasme : « elle vient rompre la monotonie du quotidien, les demandes pleuvent et il faut toutes les satisfaire ».Même son de cloche chez Louis Dubé pour qui Noël est le « test ultime, le résultat concret de la bonne organisation de l’entreprise, du soin apporté aux commandes et à la présentation.On a toutes les raisons de se frotter les mains.Quand ça marche, on a là la preuve de notre efficacité ».Il poursuit : « Cette période de ventes très active est aussi l’occasion de déployer nos talents, mettre à profit nos connaissances, proposer des titres, suggérer un Atlas plutôt qu'un dictionnaire à qui aime les voyages ou la géographie.Chez Renaud-Bray, deux secteurs nécessitent la présence et les conseils d’un connaisseur : les livres d’enfants et la bande dessinée.Pour certains libraires, Noël est l’occasion de se mettre en frais, de décorer les vitrines comme chez Flammarion ou sortir un catalogue comme chez Demarc.On met l’accent sur les best sellers bien sûr, mais aussi sur les livres d’art, la littérature jeunesse, la B.D.sans oublier les globe-terrestres et les accessoires de bureaux.Chez Renaud-Bray, on consacre un étage au complet pour présenter les livres de face : « Un livre présenté de face est à moitié vendu », affirme Yves Godin.Les nouveautés inondent les comptoirs d’entrée, endroits stratégiques par excellence, de quoi donner le tournis.Livres sur les oiseaux, les mammifères, la faune, la flore, la cuisine, la peinture, livres-jeux, contes pour enfants, bio- graphies, romans sous toutes les faces, sous toutes les coutures, empilés comme des châteaux de carte, pyramides gigantesques en équilibre, sur la tranche, sur le plat.René Lévesque y est vu de face, de profil, les Valises Rouges, des soeurs Lévesque, en trompe-l’oeil, I’ompéi y est une cité plus ensevelie que jamais.Au palmarès, figurent les best sellers et les livres d’art, mais là encore, les pourcentages varient d’un endroit de la ville à un autre.Chez Guérin, à Longueuil, le livre d’art s’efface au profit des best sellers.« Le best seller est chez nous le livre-cadeau par excellence, reconnaît Lorraine Auger.Il représente 75 % des ventes, les 25 % restants reviennent au livre pour enfants et à la bande dessinée ».Chez Flammarion, rue Université, le livre d’art tient le haut du pavé, chez Renaud-Bray, on vient de partout pour acheter B.D.et biographies.Mais dans tous les cas, le livre d’art sort de son silence marmoréen pendant le temps des fêtes et se vend deux à trois fois plus que endant toute l’année.Environ de 15 20 par semaine du 15 novembre au 25 décembre chez Renaud-Bray, au lieu de 2 à 8, pendant le reste de l’an- née.Partout, les livres ne sont pas plus tôt mis sur les tablettes qu'ils disparaissent en cinq sec.La période des fêtes est une période faste pour les libraires.Selon Danièle Baril, le chiffre d’affaires de Flammarion, rue Saint-Denis, est en décembre trois fois plus élevé que celui de novembre.Chez Guérin, on double le chiffre d’affaires de l’année; chez Flammarion, rue Université, il se situe autour de 35 à 40 %.Avec la rentrée des classes, Noël est la manne du libraire.D’où la nécessité de soigner décor, accueil, présentation et choix de livres, parfois au détriment des livres de fond, comme le mentionne Yves Godin ( Renaud-Bray ).Période stimulante certes mais aussi éprouvante, dure pour les nerfs.Face aux gens pressés, il faut montrer une patience angélique, aux nerveux irritables, un calme olympien.Pas facile quand plus de 500 clients entrent et sortent dans une même journée.Pas étonnant non plus que Noël soit suivi d’une légère «déprime», comme le souligne Louis Dubé qui n’a pourtant pas rhu-meur morose.Quand Alain Grandbois écrivait des lettres bouleversantes à Lucienne ALAIN GRANDBOIS Conservées pudiquement plus d'un demi-siècle par leur destinataire, ces lettres inédites retracent l’étonnante histoire d'amour entre Alain Grandbois et cette inconnue qui préfère toujours l'anonymat de son prénom.Écrites en 1932 et 1933, ces Lettres à Lucienne sont publiées aujourd'hui par les éditions de l'Hexagone [17 octobre 1932] corps du tien, te prendre dans mes bras, chercher tes lèvres — tu es immobile, tes yeux sont clos — et sentir, sous moi, tes genoux s’ouvrir lentement.Mon amour’, mon amour, cette heure vivra-t-elle ?Je ne sais plus rien de toi.Tu rejoins les ombres de la légende.Je doute que tu vives.Dix femmes passent et repassent devant moi.Neuf possèdent tes traits, tes yeux, ta voix.La dixième m’échappe, fuit, voilée.Celle-là seule est la vraie.Je crois parfois la saisir dans la nuit.Mes bras retombent dans le vide.Où es-tu ?J’ai peur du bonheur.UCIENNE, J’ai reçu ta photo, qui est ravissante.J’espère que tu vas pouvoir m’en donner une copie.Je t'expédie l’original — pas toi naturellement — par le courrier de cet après-midi.Il fait depuis deux jours un temps des dieux.Je rage à la pensée que tu serais ici, à côté de moi, si ce maudit retard n’avait eu lieu.Tout sent le printemps.Mais quand le soir tombe, les odeurs s’alourdissent, prennent la force des sèves mûries.Puis la première étoile se lève avec le vent de la mer.Je vois tes yeux, tes mains.Je n’ose plus penser à ta venue.Il me semble que tu ne viendras jamais.Me glisser près de toi, approcher mon Alain.[16 novembre 1932] Lucienne, J’ai travaillé toute la journée.Je suis fatigué, dégoûté, malade.Tant d’heures, qui pourraient être heureuses, pour cette chose médiocre, sans intérêt.Je viens ce soir à toi comme à une récompense.Je relis tes lettres, j’y retrouve un peu de ton amour.Mais comme je crains que Voir page D-2 : Grandbois Victor-Lévy L’HERITAGE roman Vous aimez l’émission?C’est aussi un livre Victor>Lévy Beaulieu L’HÉRITAGE .mais il ne saurait y avoir de descente réelle dans la conscience québécoise sans excès.Il y a au-delà du réel qui transfigure la banale vie du banal quotidien.c’est.ce qu’expriment mes personnages dans L’HÉRITAGE Victor-Lév/y Beaulieu Les entreprises Radio-Canada Stankç les Editions internationales Alain Stanke .2127.rue Guy.Montreal H3H 2L9 (514) 935-7452 4 D-2 ¦ Le Devoir, samedi 28 novembre 1987 LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR CADEAUX BURGESS * « * *•» « * ¦» * « L'ERMITAGE PEINTURES YTY' YYe À LA & AA -SIECLES- Floramanon ORIGNAL, AUX [oflipai.o) n.m.— 1664.altér de orignac (1605).du basque oregnac.pluriel de oregna «cerf», mot importé au Canada par des immigrants.?Élan* du Canada.Des orignaux.L’orignal a le mufle du chameau, le bois pial du daim, les jambes du cerf Son poil csi mêlé de gris, de blanc, de rouge et de noir.sa course est rapide Chateau Briand.Voyage en Amérique.Hisl nai rem On rencontre encore, assez rarement, la forme orignac [aeipaK].«Les élans, les orignacs et les cerfs» (Sciences et Avenir, mars 1981.p 10) **« *'*»**s cités perdues Empreintes E , empire maya Les s d,sparus.-^rraesan VanGoiSh.leSo>el>enra« $£xann LE DEVOIR GÛSfcaQ MF BORÉAL Le Devoir, samedi 28 novembre 1987 D-13 LE PLAISIR ,]pc LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR es J • livres D est du Goncourt.mais il n était pas «goncourable» EN AVANT, CALME ET DROIT François Nourissier Paris, Grasset, 1987, 268 pages LE FEUILLETON LISETTE MORIN LES CHRONIQUEURS vont enfin pouvoir respirer : la course aux prix s’achève.Et, requis pendant des semaines de lire les challengers, ils retrouveront les écrivains aguerris, ceux-là mêmes qui publiaient cet automne, en même temps que les débutants, un autre numéro de leur.opus ! François Nourissier est l’un de ces romanciers blanchis soils le harnais.On nous pardonnera l’expression, ici deux fois justifiée puisque l’académicien Goncourt porte avec élégance la barbe et les cheveux blancs et que son dernier roman est tout entier dévoué au culte du sport hippique.Plus encore que les lecteurs habituels de romans, ou, si l’on préfère, les lecteurs de romans.habituels, En a vant, calme et droit devrait enchanter les inconditionnels du cheval, les écuyers et les écuyères sportifs plus encore que les bêtes à concours.J’ignore si plusieurs des romans précédents de Nourissier ont connu les honneurs de la traduction en anglais.Mais ce tout dernier possède un vocabulaire, une connaissance si indiscutable de ce que l’éditeur, ou peut-être l’auteur lui-même appelle la morale cavalière, qu’il devrait susciter l’intérêt sinon d’un traducteur tout au moins d’un éditeur d’outre-Manche, comme on dit en France.Personne n’ignore, en effet, de ce côté de l’Atlantique en toùt cas, que l’équitation et son rituel sont associés à la noblesse anglaise.Bien que roturier et tout à fait français, Paul Rodrigue Hector Vachaud d’Arcole — quelle trouvaille que ces prénoms et ce patronyme ! — possède une silhouette que pourraient lui envier bien des cavaliers anglais, « gentilhomme longiligne », au régime de vie Spartiate, pratiquant le mot célèbre d’un prince de Galles, au début du siècle : « A little too much is just enough for me », sans grossir d’un gramme, de l’adolescence jusqu’à la vieillesse.En « inventant » Vachaud d’Arcole, un homme de cheval comme il n’en existe guère dans la littérature romanesque de notre siècle, Photo Irmedi Jung/Grasset FRANÇOIS NOURISSIER.Nourissier, et il ne s’en cache pas, a puisé dans la mémoire, et les souvenirs de certains interlocuteurs dits « privilégiés », qu’en homme bien élevé, il n’oublie pas de remercier en postsface.Il est, cependant, savoureux de lire sous la plume du narrateur, plus jeune que l’auteur, comment il s’y est pris pour « reconstituer » les épisodes de la vie de son personnage qui lui étaient tout à fait inconnus.« Les archéologues, écrit celui qui fréquenta le manège où officiait Vachaud d'Arcole, dans le dernier tiers de son existence, savent quelles reconstitutions miraculeuses on peut réussir à partir de parcelles de poteries, de torses manchots.[.] J’ai procédé à leur façon », avoue donc celui qui raconte, tout en précisant qu’il lui est arrivé « d’avoir recours à l’imagination ».Trop modeste, il ajoute encore : « J’ai failli écrire — je suis si peu écrivain — à l’imagination pure et simple.» Bien entendu, François Nourissier se sous-estime : il est aussi un écrivain d’imagination.Et si les lecteurs qui le suivent depuis Un petit bourgeois n’ignorent pas les penchants à l’autobiographie et même à une certaine forme d’autopunition de l’auteur d’En avant, calme et droit, ils ne lui seraient pas si fidèles, et depuis tant d’années, s’ils ne le considéraient comme l’un des romanciers les plus doués et l’un des maîtres actuels du style.L’histoire de Hector Vachaud, dit Vachaud d’Arcole, traverse, comme dans un nombre de plus en plus grand de romans contempo- rains, l’Histoire tout court : celle du dernier demi-sièclè, avec et y compris le tragique interlude du dernier conflit mondial.Mais, pour le héros, « prof de cheval », de Nourissier, la drôle de guerre, ui se termine par une jaunisse, ans une clinique au temps de la débâcle, n’empeche ni l’amour des belles montures ni le goût de sacrifier à l’équitation dans les pires conditions et dans la France libre ou la France occupée, selon l’heure et les circonstances.Quelques personnages de femmes rompent, néanmoins, ce qui pourrait apparaître comme le train de vie trop ascétique du héros pour des lecteurs habitués à ce qu’on sacrifie davantage à la bagatelle.La mère de Vachaud, qui lui imposa d’ailleurs la particule, marchande de chaussures avant de se reconvertir, à la libération, dans l’immobilier, est une sacrée bonne femme.Son « initiatrice », l’année de ses 17 ans, est également merveilleuse d’alacrité et d’autonomie, au temps où ne se pratiquaient guère l’une et l’autre dans la population féminine.Quand on la retrouve, à Cannes, au printemps 82, Marthe Reyniet a plus de 80 ans mais elle se souvient de tout et le récit qu’elle fera au narrateur de sa jeunesse et de ses rapports avec le « beau » Vachaud d’Arcole est d’une saveur incomparable.Pour qui apprécie le style des confessions.libres.Mais le héros, j’allais écrire équestre, comme on le dit d’une statue, est d’abord et avant tout l’homme d’une seule passion : celle qui l’asservira toute sa vie au monde des manèges, des écuries, des courses à travers les aubes frissonnantes, les forêts automnales ou printanières.Un homme de cheval.comme l’est également, sans doute, dans uh registre infiniment plus modéré, l’auteur lui-même.Paul Rodrigue Hector Vachaud d’Arcole est sûrement l’un des héros de son oeuvre ro-manesqùe qu’il aura le mieux et le plus finement soigné.Rien d’éton-nant, s’étant pris d’amitié et même d’une sorte de compa ion pour cet homme, qui n’était t , un grand homme dès qu’il descendait de son cheval, refermant le ro nan et quittant le personnage, qu’c n se redise cette citation, cher .par Hector Vachaud d’Arcole, pour « inspirer » ses stagiaires De cinq à vingt ans, on apprend aux jeunes Perses à monter à cheval et à dire la vérité.» C’est, peut-être l’aurez-vous deviné ?une maxime d’Hérodote.bobo! Maman, L’ENFANT ET SON MÉDECIN La pratique quotidienne d’un pédiatre Dr T.Berry Brazelton Paris, Payot, 1986, 191 pages RENÉE HOUDE L’ENFANTet son médecin est la traduction française d’articles écrits entre les années 1970-74 par T.Berry Brazelton, pédiatre de Cambridge.Douze chapitres résolument pratiques portent sur les sujets suivants : l’environnement de l’enfant — les stimulations auditives et visuelles, les jouets, la télé; les enfants hyperactif, l’apprentissage des premiers pas et de la propreté, le rôle de la rivalité fraternelle, l’accouchement sans médication, la manière d’établir une bonne relation avec le médecin de son enfant.Pour chaque chapitre, les exemples précèdent toujours conseils et suggestions.Dans l’ensemble, peu de nouveau.Un rappel de certaines vérités.comme le fait que « le petit enfant a un besoin fondamental de points de repères précis et rassurants » que « le problème qui se pose aux parents de la génération actuelle vient de ce qu’ils n’ont jamais connu de discipline sécurisante », que la mère « est le relais, l’interprète patiente et sensible entre le monde et l’enfant ».LE PETiT DEVOIR 4 * c * m ~r k * P e.5 t - /z.Un cahier spécialement conçu pour les 6 à 12 ans Un véhicule publicitaire de choix pour des publicités choisies! Réservations publicitaires (514) 842-9645 tara enips Fernand EXP ion Offrez la plus belle de toutes les histoires.Car c’est la nôtre, racontée à travers la vie d'une famille que.l’on suit depuis 1633 jusqu'à aujourd’hui.Louis-Martin Tard nous offre en cadeau ce roman éblouissant et plein d'émotions.Ses héros: les hommes et les femmes venus planter le printemps au coeur de l'hiver.Et c’était nous.Il y aura toujours des printemps en Amérique de Louis-Martin Tard 19,95$ Dominique CLIFT Le pays insoupçonné Si on oubliait la feuille d'érable et le castor.Seul Dominique Clift pouvait relever ce défi audacieux: découvrir ce qu’ont en commun les Canadiens, qu’ils soient de langue française ou de langue anglaise, qu'ils soient de l’Est ou de l'Ouest du pays.Il franchit le seuil des stéréotypes et nous révèle un pays nouveau.Un pays où vivent deux frères ennemis: les Canadiens français et les Canadiens anglais.Le pays insoupçonné de Dominique Clift 18,95$ La bombe et l'orchidée «.les phobies collectives sont aussi menaçantes qui les dangers qu’elles essaient d'éviter.» Fernand Segu La bombe et l’orchidée est un livre précieux et différent.Précieux parce qu’il est un dialogue privilégié avec Fernand Seguin qui se permet ici de réfléchir avec nous sur les choses de la vie.Différent parce que chez lui, la science c’est d’abord et avant tout la vie.Personne ne peut résister à la pensée , riche et profonde de celui qui a si souvent été pour nous un initiateur.La bombe et l’orchidée de Fernand Seguin 16,95$.En vente chez votre libraire Editions Libre Expression Ltée 244, rue St-Jacques, Montréal, Québec H2Y 1L9 I D-14 ¦ Le Devoir, samedi 28 novembre 1987 LE PLAISIR y/pi-LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR SI • h vres «La belle inconnue qui déambule depuis des siècles.» ^ - Jean s.ETHIER-BLAIS A Les carnets CONNAISSEZ-VOUS ces vers du grand Corneille : « La mort en tous les lieux est toujours préparée/ Fuis-la de tous côtés et cours où tu voudras/ Tu n’éviteras pas sa rencontre assurée/ La mort t’attend partout et partout suit tes pas » ?N’est-ce pas Philippe Ariès qui a fait l’analyse du discours du siècle de Louis XIV sur la mort ?Il suffit de lire Bossuet : on se rend compte à quel point nos ancêtres vivaient à l’ombre de la mort.Elle faisait peur, et cette peur était quotidienne.Par des rites savants, par des invocations, on cherchait à se la rendre amicale, sans y parvenir.Aussi les malades, s’ils le pouvaient, faisaient-ils face.Jusqu’à l’invention du mouroir pour tous, on décédait chez soi, assis dans son fauteuil, dans la dignité de cette importante rencontre.Aujourd'hui qu’on ne croit plus à rien, ni à l’éternité de l’âme, ni à son assomption vertigineuse dans l’Amour, on meurt sur un lit de solitude, gonflé par les drogues, parmi l’indifférence d’autrui.Des hommes et des femmes, admirables et bons Samaritains, suivent des cours et accompagnent le moribond jusqu’aux portes de l’au-delà.Y a-t-il un au-delà ?Ne sombrons-nous pas dans le néant, armes et bagages entremêlés ?Que sommes-nous, sinon cette poussière à laquelle nous retournons ?« Et in pulverem reverteris», dit le Psalmiste.Tout est fini, s’exclament les matérialistes en se frottant les mains, llertel lui-même, à Paris, frais émoulu des cercles Ernest-Renan, soutenait que l’homme retournait au néant.Je me moquais de lui.Nous riions, lui néantisant l’humanité entière, moi tenant du libre choix.Les incrédules néantisés, les croyants, au contraire, s’envolaient dans l’éther, la Mort ayant replié sa faux.Hertel, formé à bonne école, bon sang ne pouvant mentir et autres dictons, m’accusait de jansénisme, de soutenir la thèse de la prédestination.Au fond de lui-même, c’est la faux qu’il craignait et son sifflement lorsqu’elle s’approche du vieux cou ridé, chauve à demi, ayant à peine la force de tenir sur les épaules.Mais vivant ! Dans son poème à Théophile Gautier, le cher, beau, éternellement jeune Théo, Victor Hugo l’écrit : « Mon fil trop vieux frissonne et touche presque au glaive/ Qu’est-ce que vivre ou mourir ?» Cette longue introduction pour en venir au curieux livre-poème de M.Daniel Gagnon, La Fée calcinée (VLB éditeur, Montréal, 1987).Une femme meurt, dont le mari s'appelle Jérémie, prénom d’un prophète, selon Voltaire, bien larmoyant.Ce Jérémie n’est plus de la première jeunesse, grison, et infidèle.Sa femme à peine morte, on le retrouve dans les bras d’une autre, qu’il aime, qu’il préfère à la première.C’est souvent le cas lorsqu’un veuf d’âge mûr s’éprend d’une jeune personne.Molière a tout dit là-dessus.Rien à ajouter.Un homme vieillissant, une belle Le dire et le savoir SAVOIR PARLER, SAVOIR DIRE, SAVOIR COMMUNIQUER Josselyne Gérard-Naef Neuchatel/Paris Delachaux et Niestlé coll.« Actualités pédagogiques et psychologiques » 1987, 175 pages RENÉE HOUDE LA SEU LE connaissance de la langue ne suffit pas pour communiquer.Pour communiquer, il faut posséder des connaissances linguistiques — « l’ensemble des règles qui régissent la bonne forme des énoncés de la langue » (p.11) — et des compétences communicatives — « l’ensemble des règles qui régissent l’utilisation de la langue» (ibid.).Délibérément, l’ouvrage laisse de côté les problèmes relevant de la lin- guistique pour privilégier le type de connaissances langagières.Josselyne Gérard y traite de compétence communicative chez l’adulte et nous parle de coopération et d’adaptation verbales, de sémantique du pouvoir et de sémantique de la solidarité puis de bilinguisme; elle consacre un autre chapitre aux tours de parole et à la conversation.Edy Veneziano réfléchit sur les débuts de la communication langagière et se penche plus précisément sur l’adaptation verbale des mères vis-à-vis de leur enfant, se demandant dans quelle mesure elles adaptent leur langage et quels sont les effets d’une telle adaptation.Anne Sinclair affirme que le développement de la compétence communicative se fait relativement tôt chez l’enfant, ce qui remet en question la thèse du langage égocentrique.Enfin, Harold H.Chipman reprend trois cas de communication perturbée : la communication chez les sourds profonds, les troubles de développement communicatif liés à un déficit cognitif, et les perturbations de la communication chez l’enfant dysphasique.A lire par ceux et celles qui s’intéressent a la communication orale et à l’acquisition des compétences communicatives.LE NEVEU Réal Simard • Michel Vastel q\jî.bî£/ estuaire 387-1988 no 47 ’ V }.*>> « JL LL -«gsrés»- •“'.’Ï.SS» •“'"Hi .«'•>* question de poésie La poésie entre l’intime et le social Brossard, Nepveu, Beausoleil, Dupré, Oorion les actes du colloque d’estuaire.En vente chez votre librairie Les poètes en revue 6 décembre Claude Beausoleil et Yves Boisvert 3 Janvier Antonio D’Alfonso et Guy Moineau au Mélomane 812, Rachel est (angle St-Hubert) Montréal — Tél.: 526-9504 tRiQ'3*' 315 Pa%es' 14,9 5$ Contrairement à ce que laissent croire certaines rumeurs, le livre LE NEVEU de Réal Simard et Michel Vastel, ne fait l'objet d'aucun interdit ou embargo et on peut le trouver dans toutes les bonnes librairies.• Un livre qui laisse des impressions très fortes • Écrit dans un style direct et percutant • À l'aspect humain très émouvant • Réal Simard a vécu des événements très troublants qu'il livre au lecteur • LE NEVEU se lit comme un roman, d’une seule traite • Un livre où la réalité dépasse la fiction $ QUÉBEC/AMÉRIQUE & enfant qu’on croit innocente.Les hommes créent leur propre malheur.La morte rôde aux abords de la ville où elle a connu l’amour et le bonheur.Elle supplie son mari de venir au moins s’incliner sur sa tombe.Sa vie, ordinaire, n’a connu qu’une illumination, l’amour qu’elle portait à ce Jérémie, qu’il lui rendait et qu’elle ne réussit pas à oubüer, par-delà l’agonie.Une vie ordinaire, en somme, avec en arrière-plan une autre existence, manquée, dans une abbaye.Le paysage est gothique.La femme se plaint.« Vivante, je mourais, morte je vis », dit-elle.On dirait Marie Stuart.Son mari l’écoutait jouer du piano.La vie, pour elle, est inséparable de la musique.Dans son rêve sépulcral, des musiciens s’avancent sur l’eau, à sa rencontre.Visions fugitives, entre jour et nuit, qui donnent le ton à la première partie.Coup de théâtre, la Mort (avec une majuscule, la vraie, en os et en faux) s’approche de cette femme et la choisit pour en faire sa compagne.L’idée est sensationnelle.Accompagner la mort dans sa course effrénée à la recherche de ses victimes.Voici comment elle se présente : «.La Mort a la tête penchée sur sa poitrine et un peu appuyée sur le bois de sa faux qui repose sur son épaule gauche, oeil d’aigle, nez absent, bouche sans lèvres ni gencives, tempes aplaties, l’air féroce et fou, la belle inconnue marche et déambule depuis des siècles comme si elle allait au carnaval.» On reconnaît notre vieille amie dans sa traditionnelle démarche.Elle est imprévisible.Elle entre dans un cinéma, vite l’incendie, les spectateurs sont calcinés.Le feu est son élément, elle ramène tout, grâce à lui, à sa quintessence.Elle circule dans les hôpitaux.Dans leurs chaises roulantes, les malades la supplient de les arracher à leurs souffrances.Elle méprise tous ceux qui s’agenouillent devant elle.La Mort aime sa liberté de choisir.Peu à peu, sa servante lui découvre des qualités, et même d’amour.Remplace-t-elle Jérémie ?Peut-être que pas.Elle n’en charme pas moins.Jérémie, soudain, est à l’agonie.Sa femme morte se réjouit de l’avoir tout à elle.Hélas ! il ne meurt pas et la narratrice continue son périple au côté de la Mort sur son cheval blanc.Les deux créatures deviennent inséparables.Est-ce le refus de Jérémie de mourir, de venir retrouver sa femme dans l’éternité vagabonde ?Toujours est-il que la narratrice se tourne vers sa compagne et maîtresse et commence à la regarder d’un autre oeil.Se développe une psychologie de la fée calcinée.Elle prend presque forme humaine.Un amour se noue entre ces deux êtres, qui remplace les amours humaines.Le roman-poème devient un chant de célébration, une invite à la Mort dont le caractère change, qui devient même attirante.«.L’envie me prend de m’élancer dans les bras de la Mort, je suis seule avec elle, et j’ai une forte envie d’amour, je veux mourir contre sa poitrine, je ne peux détacher mes yeux ni de ses petits pieds décharnés ni de ses cuisses maigres, je n’ai plus qu’elle au monde.» En somme, le besoin d’aimer est le plus fort, dans l’au-delà comme en ce bas monde.Rien n’est perdu lorsqu'on aime.La Mort n’est pas étrangère à l’amour et le livre se termine sur cette vision de la camarde à la faux souhaitant qu’on l’aime pour elle-même.Trouvera-t-elle preneur ?On peut en douter, malgré les élans d’écriture de M.Daniel Gagnon.Est-ce là un thrène en l’honneur de la Mort ?Non, puisqu’elle ne meurt pas.Est-ce le chant d’amour d’une femme à un homme, de la morte-narratrice à ce Jérémie indéfinissable ?Peut-être.Est-ce, plus simplement, un cantique déguisé à la Mort ?Je penche pour cette dernière solution.Nous savons à quel point la mort est présente dans nos vies.Tout, autour de nous, conspire à nous faire oublier ce dialogue muet.Nous n’en entendons pas moins le sifflement de la faux.Il y a la volupté de cette crainte viscérale dans les parastrophes de M.Daniel Gagnon.Ce n’est pas le moindre charme de ce livre.La?xïnsu P' Chronique _ MB .".• A * de l'humanité Ltn ms*1 tète*'.1 de l'Améri COM» AC TW L'AUTO MEILLEURS ACHATS ÏH1RLEY MACLAINE Smiroir *ij?)USNC l J 'dJn livre, un Cadeau que l ’on apprécie des jours et des jours.Chromq de la France et” Il des Franca Le Grand Larousse en 5 volumes Prix suggéré au ._ 1er janvier 51SJXT 339,95 Chronique de la France et des Français „ Larousse waw / I,7j Chronique de l’humanité Urous“ ssm 71,95 HARRAP'S SHORTER French-Engiish DICTIONARY DICTIONNAIRE Anglais-Français T GRAND JLaioii> EN  VOLUMES Petit Larousse en 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