Le devoir, 1 décembre 1987, Page(s) complémentaire(s)
Luxueuse lingerie.2035, rue Crescent.Montréal 843-3916 Vol.LXXVIII — No 277 ?.Neige fondante.Max.: 0.Demain: nuageux.Détail page 18.Montréal, mardi 1er décembre 1987 extérieur de Montreal métropolitain î>0 cents Cote Nord Gaspesie Toronto.Nouveau Brunswick 60 cents 50 CENTS Marine congédie 16 de ses 36 cadres SERGE TRUFFAUT Parachuté il y a deux mois à peine à la tête de Marine Industrie, M.Robert Tessier vient de saigner la haute direction de cette compagnie en licenciant la moitié des cadres supérieurs du siège social localisé à Montréal.Donnant le coup d’envoi à son plan de redressement de cet ensemble industriel, M.Tessier, selon une source bien informée, aurait en l’espace d’une semaine seulement réduit de 36 à 20 le nombre de dirigeants.Depuis la démission en septembre dernier de M.Jean-Roch Brisson du poste de président et chef de la direction de Marine Industrie, M.Tessier, en tant que vice-président de la Société générale de financement (SGF), assure l’intérim.Avec 65 % des parts de Marine dans son portefeuille, la SG F est l’actionnaire majoritaire de cette entreprise.La différence, soit 35 %, est la propriété de la société française Alsthom.Dans la foulée du geste posé par M.Tessier, on peut s’attendre, toujours d’après notre source, à ce que l’opération d’amaigrissement se pro- EXCLUSIF page aux paliers inférieurs.Une opération qui serait accompagnée, dit-on.d'une plus grande spécialisation des diverses entités qui composent le groupe Marine, à savoir le design, la construction et la réparation de navires, et le matériel hydro-électrique.Dans cette perspective, M.Tessier aurait alloué à M.Don Challinor le siège de président de MIL Davie qui chapeaute toutes les opérations de construction navale de Marine.La réorganisation de Marine s'avère d’autant plus urgente que cette compagnie éprouve une fois de plus de graves problèmes de rentabilité.Pour l'exercice financier en cours, les pertes totaliseraient non pas $ 40 millions comme on l’a cru à un mo-, ment, mais bien $ 50 millions.Le chambardement effectué au cours des derniers jours par M.Tessier semble faire écho pour l’instant aux prières formulées par son prédécesseur, M.Brisson, qui, en février dernier, avait prédit que « l'année 1987 sera très difficile et que de sé- rieuses mesures d'économie s'imposeront ».Si de sérieuses mesures d’économie s’imposent, on peut en toute logique se demander si leur mise en branle ne tombe pas à un bien mauvais moment de l’nistoire de Marine.Actuellement, faut-il le rappeler, le premier chantier naval du Québec livre en effet une forte bataille à la compagnie St John Shipbuilding, du Nouveau-Brunswick, pour obtenir, en tout ou en partie, le contrat de construction de six frégates pour la marine canadienne.Un contrat d’une Voir page 10 : Marine M Rober t Tessier Boul.René-Lévesque Un dernier assaut des anglophones MICHEL C, AUGER Le Conseil municipal de Montréal a approuvé, tard hier soir, le changement du nom du boulevard Dorchester en boulevard René-Lévesque, mais non sans que plusieurs citoyens anglophones soient venus manifester vivement leur opposition à l’Hôtel de ville.Seul le conseiller indépendant Nick Auf der Maur a voté contre le changement de nom du célèbre boulevard.La période des questions des citoyens a été consacrée en bonne partie à la décision du comité exécutif de la Ville, décision qui entrera en vigueur le 1er décembre 1988.La plupart des intervenants ont assimile le changement de nom à une volonté d’effacer l’élément anglophone de l’histoire de Montréal.« Je m’inquiète qu’on veuille ainsi changer tous les noms anglais à Montréal par des noms français », a soutenu M.John Aird, l’un des citoyens venus utiliser la période des questions pour exprimer son opposition.« Comme anglophone, je me sens persécutée par cette décision, par une majorité qui ne protèege pas sa minorité comme dans une société communiste et non comme dans une société démocratique », a renchéri Mme Carole Zimmerman du groupe Quebec For Ail.Le maire Jean Doré a répondu à ces critiques en affirmant qu’on avait choisi le boulevard Dorchester pour perpétuer la mémoire de M.Lévesque parce qu’il « nous semblait Voir page 10 : Dernier AUJOURD’HUI 4 NOUVEAUX CANAUX FRANCOPHONES Une décision du CRTC, annoncée hier, permettra la mise en ondes d’ici un an de quatre nouveaux canaux spécialisés dans le paysage télévisuel québécois.Page 11 SOUPLESSE POUR LES MUTUELLES Québec permettra aux Mutuelles de fonder une corporation mutuelle de gestion pour leur permettre de faire face à la déréglementation.Page 5.LA VÉRENDRYE CONTRÔLE NORMICK C’est une relance pour la Corporation La Vérendrye qui récupère 35 % de Normick Perron.Page 5 LE DOLLAR US EN DIFFICULTÉ La devise américaine a terminé la journée, hier, à New York, à de très faibles niveaux alors que les marchés attendent un geste de Washington.Page 5 .W:\ La suite du drame divise les partis PORT-AU-PRINCE (d’après AFP, Reuter) — Une grande incertitude politique régnait hier en Haïti 24 heures après l’annulation du premier tour des élections présidentielles et législatives, provoquée dimanche par le massacre de 23 personnes par des commandos néoduvaliéristes qui oht également fait 67 blessés.Par ailleurs, l’ambassade américaine à Port-au-Prince a décidé de renvoyer aux États-Unis son personnel militaire.' Un porte-parole a déclaré que l’ambassade des États-Unis avait recommandé une extrême prudence à ses employés américains.Le personnel militaire de la mission, a-t-il ajouté, regagnera les États-Unis aujourd’hui.Cette annulation, décidée par le président du Conseil électoral provisoire (CEP), le docteur Ernst Mirville, pour faire cesser les tueries a été suivie par la des- titution de ses membres par le Conseil national de gouvernement civilo-militaire (CNG) présidé par le général Namphy.Ce dernier devait peu après réaffirmer solennellement à la télévision sa « détermination » de conduire à son terme le processus démocratique qui doit culminer par la remise du pouvoir le 7 février 1988 à un président élu.Ce voeu se heurte cependant à des difficultés et à des inconnues de taille.Parmi les difficultés figure déjà le fait que deux des plus importantes forces politiques du pays, le Front national de concertation, coalition d’opposition au CNG de tendance centre-gauche, dont le candidat est Me Gerard Gourgue, et le Parti démocrate chrétien haïtien ( PDCH ) du pasteur Sylvio Claude, refusent d’allér à des élections sans le CEP dont les membres ont été précisément Voir page 10 : Haïti Ottawa ne veut pas interrompre son aide au « peuple haïtien » déçu à la suite de l’annulation des élections qui devaient mettre fin à trente ans de dictature.Toutefois, le Canada n’entend pas interrompre son aide humanitaire pour autant.À sa sortie de la Chambre, Mme Landry a maintes fois insisté pour dire qu’il n’y avait pas de raison d’interrompre l’aide canadienne car celle-ci va directement au peuple et à des institutions haitiennes dans le besoin Voir page 10 : Ottawa MANON CORNELLIER OTTAWA — Le gouvernement canadien est particulièrement inquiet de l’apparente inaction des autorités Italiennes face à l’escalade de la violence qui a précédé et conduit à l’annulation des élections dimanche a indiqué hier aux Communes la ministre des Relations extérieures Monique Landry.Ottawa est aussi choqué et HAÏTI SOUS LE CHOC Des bulletins de vote calcinés jonchent le sol d’un bureau électoral de Port-au-Prince au lendemain des élections avortées.Contrat de $2,5 milliards Oerlikon: des retombées de $1,2 milliard PIERRE CAYOUETTE L’armée américaine a octroyé hier à la société aérospatiale Oerlikon et à sa partenaire américaine Martin Marietta un contrat militaire évalué à plus de 11,7 milliard US ($ 2,5 milliards canadiens).D’ici à 1992, le consortium équipera de son système de missiles de défense anti aérienne A DATS quatre divisions de véhicules blindés de l’armée américaine.L’octroi de ce contrat militaire aura pour le Canada des retombées économiques de plus de $ 1,2 milliard.« Pour Oerlikon Aérospatiale, à Saint-Jean, cela veut dire au moins 250 nouveaux emplois directs.Le nombre d’emplois à l’usine québécoise passera donc de 400 à 650.Pour la dizaine de compagnies sous-contractantes, dont Litton et Savastork, cela signifie la création de 250 autres emplois » a dit le Dr Marco Genoni, président de la société Oerlikon.« La seule productions des 60 premières unités pour l’armée américaine représente des retombées d’environ $ 950 millions au Canada », a-t-il ajouté.De plus, l’usine d’Oerlikon à Saint-Jean devra être agrandie de 16,000 mètres carrés.Ces travaux généreront des investissements de $ 33 mil- lions et la création de 200 emplois dans le domaine de la construction.En tout, le contrat de l'armée américaine amènera la société Oerlikon à investir quelque $ 80 millions au Canada.Pour Oerlikon, l’obtention du contrat de l’armée américaine se veut « un facteur déterminant dans la compétition future avec les pays de l'OTAN », a dit M.Genoni.Le système de missiles ADATS a pour but de protéger les troupes des des lignes de front, les aéroports et d’autres installations contre des attaques aériennes.L’A DATS est composé d’un radar de détection et d’une batterie mobile de huit missiles (de 6 à 8 km de portée) installés sur un véhicule blindé de combat de type Bradley M 3 et guidés par un système au laser.Avant 1992, le consortium Oer-likon-Marietta devra équiper quatre divisions mécanisées américaines déployées en Europe, ce qui représente au minimum 170 engins.Dès 1988, cependant, quatre ADATS devront être livrés pour des tests opérationnels.« L’A DATS est le système qui répond le mieux aux besoins de l’armée à la lumière des propositions et des résultats de quatre concur- Voir page 10 : Oerlikon Photo AP Le numéro un soviétique, M.Mikhaïl Gorbatchev, interviewé par l'animateur-vedette de NBC, Torn Brokaw.Gorbatchev lâche du lest sur FIDS WASHINGTON (AFP) - Le numéro un soviétique, M.Mikhaïl Gorbatchev, a affirmé hier que l’URSS considère que l’IDS, le projet de « guerre des étoiles » cher au président Ronald Reagan, « n’est pas un sujet de négociations » tant qu’il respecte le traité ABM de limitation des armements antibalistiques.Au cours d’une longue interview accordée à la chaîne NBC, le secrétaire général du Parti communiste soviétique a reconnu que l’URSS effectue des recherches dans le domaine de l’IDS mais a ajouté qu’elle ne déploierait jamais de tels systèmes.Il a estimé qu’il existe des « perspectives réelles » de progrès dans la voie de la réduction de 50 % Voir page 10 : Gorbatchev Mulroney a fait espionner Pawley MICHEL VASTEL OTTAWA — Le premier mi nistre, M.Brian Mulroney, a profité de la conférence des premiers ministres de la semaine dernière pour faire « espionner » chacun des faits et gestes du premier ministre Howard Pawley, du Manitoba, y compris ses conversations privées.M.Mulroney a confirmé hier que des employés du Bureau des relations fédérales-provinciales ont été amenés à la conférence des premiers ministres dans le seul but d’enregistrer toutes les déclarations « publiques » de ses collègues des provinces, mais a nié que cette filature se soit prolongée jusque dans les réunions privées.Or LE DEVOIR a pu faire confirmer par le greffier du Conseil éxécutif de la province, M.Cliff Scotton, au moins deux incidents pour le moins douteux: ¦ le mercredi soir, au cours d’une réception du gouvernement de l’Ontario, une personne a été surprise tentant d’enregistrer une conversation privée entre M.Howard Pawley et Don Newman, journaliste de CBC et président de la Tribune de la presse parlementaire à Ottawa.M.Newman, qui a confirmé l'incident, Voir page 10 : Mulroney Les Polonais disent non à Jaruzelski VARSOVIE (Reuter) — Tirant la leçon des résultats du référendum de la veille, le gouvernement polonais du général Jaruzelski a reconnu hier avoir échoué dans sa tentative de rallier la population autour de son programme de réformes politiques et économiques, auquel il ne semble cependant pas prêt à renoncer.L’opposition a de son côté déclaré que les résultats de cette consultation équivalaient à un vote de défiance des Polonais à l’égard des autorités.C’est la première fois que des électeurs d’un pays d’Europe de l’Est rejettent une proposition gouvernementale, et les autorités communistes ont été d’autant plus choquées qu’elles s'attendaient, comme la plupart des observateurs, à remporter la victoire malgré le boycottage de l’opposition.Selon la télévision, 44,28 % des 26 millions d’inscrits ont dit oui aux réformes économiques d’austérité proposées par le bulletin de vote, et 46,29 % d’entre eux ont approuvé les propositions de changement politique, qui devaient ouvrir la voie à davantage de liberté individuelle et d’autonomie au niveau local, et à une réforme de la loi électorale.Pour que le gouvernement s’engage résolument sur cette voie, le référendum devait recueillir le soutien de 51 % du total des inscrits.Or, 67,2 % de ceux-ci se sont présentés aux bureaux de vote, un taux de participation relativement bas pour un Voir page 10 : Les Polonais NOUVEAUTÉS S ¦ tr ! /T !• > ftBWBHiIflMB m*- >«f9Wî àu f" t NOUVEAUTÉS — NOUVEAUTÉS — NOUVEAUTÉS — NOUVEAUTÉS — NOUVEAUTÉS Maisons de campagne des montréalais 1892-1924 L’architecture des frères Maxwell France Gagnon Pratte 215 pages.29,95$ (éd.reliée: 49,95$) Illustré de plus de deux, .volume d’histoire et d’an îles, ce de façon magistrale l’héritage extraordinaire légué par Ira architectes Edward et W.S.Maxwell.Les maisons de campagne présentées dans cet ouvrage sont situées à saint-Andrews et dans la région de Montréal.En vente flSIS .Méridien ÉDITIONS DU MÉRIDIEN 1980.rue Sherbrooke ouesl, bureau 520 Montréal (Québec) H3H 1E8 Tél.(514) 932-9037 Les grandes places publiques de Montréal Marc H.Choko 215 pages, 29,95$ (éd.reliée: 49,95$) Ce livre présente l’histoire des qua très grandes —J* publiques du centre-ville de Montréal et celle —i bâtiments érigés autour de ces places.Illustré de 213 photographies contemporaines et d'archive, ce volume nous fait découvrir Montréal.GRANDES PLACES PUBLIQUES MONTREAL J ¦ Le Devoir, mardi 1er décembre 1987 SUITES DE LA PREMIERE PAGE * + Marine valeur de $3.5 milliards.Cela dit, on peut formuler l’hypothèse que M.Tessier, ayant fait son deuil de ce contrat, a décidé sans plus attendre d’enclencher la mécanique de rationalisation et de spécialisation des effectifs.Il doit rencontrer sous peu les représentants des employés pour leur communiquer les grandes lignes du programme de redressement envisagé.Actuellement, Marine Industrie dispose de trois contrats digne d’être qualifiés d’importants.Le premier consiste au coût de $ 350 millions à réaliser l’assemblage de tçois frégates pour le compte de la St John Shipbuilding.C’est cette dernière qui a obtenu la première tranche de construction de six frégates pour une somme de $ 3.5 milliards.Autrement dit, l’entreprise du Nouveau-Brunswick agit comme maître-d’oeuvre, alors que Marine fait uniquement le montage.C’est d’ailleurs sur la base de l’expérience acquise à l’occasion de ce mandat que Marine a pu développer une expertise lui ayant permis de soumissionner pour la deuxième tranche du programme de fabrication de frégates.Suite à l’acquisition il y a un an de la Versatile Davie et de la Versatile Vickers, Marine s’était engagée à construire un traversier pour un montant de $ 130 millions.Pour ce deuxième contrat, des membres du personnel de Marine sont allés étudier au Japon une méthode de production modulaire.Au début de l’automne dernier, ce fut au tour de la division hydroélectrique de la compagnie d’obtenir des contrats totalisant $ 140 millions.Pour l’équivalent de $ 107 millions, Marine installera six turbines-alternateurs de 400 mégawatts de puissance à la centrale LG2A de la Baie James.Enfin, moyennant $ 32.6 millions Marine s’est engagée à fournir des compensateurs synchrones au Manitoba.+ Oerlikon rents », dit un communiqué émis hier après-midi par le Pentagone.« Nous n’étions pas les plus bas soumissionnaires.Nous avons donc été choisis à cause de notre longueur d’avance sur le plan de la technologie », a dit, fièrement, M.Genoni.Le gouvernement canadien avait déjà choisi, en avril 1986, le système ADATS d’Oerlikon pour son programme de défense aerienne à basse altitude.Pour décrocher ce contrat du Pentagone, Oerlikon devait battre trois concurrents : le Liberty de la firme française Thompson-CSF associée à l’américaine LTV aérospace, le Rapier de la British Aerospace et le Roland franco-allemand d’Euromissile.Le rôle de la filiale canadienne d’Oerlikon sera de compléter la phase finale des vérifications des missiles, à Saint-Jean, Oerlikon testera les missiles et procédera à l’assemblage final.« Oerlikon donnera de plus a l’armée américaine la lo- gistique et les pièces de rechange », a ajouté M.Genoni.L’obtention de ce contrat par le consortium Oerlikon-Marietta assure au consortium toute la notoriété voulue pour décrocher d’éventuels contrats pour le compte des pays membres de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), dont la Turquie et la Hollande.En confirmant l’obtention de cet important contrat, la société Oerlikon en a profité pour annoncer la mise en place prochaine d’un centre de recherche et de développement orienté vers les domaines de l’intelligence artificielle, la robotique, la technologie laser, l’optique et l'ingénierie.M.Genoni a confirmé que la création de ce centre dépendait « jusqu’à un certain point » de l’obtention du contrat de l’armée américaine Oerlikon y investira quelque $ 17 millions.Les gouvernements du Québec et du Canada fourniront l’équivalent Le futur centre deviendra « l’un des plus importants centres de recherche et développement en technologie avancée », a dit M.Genoni, avant âe préciser qu’on y effectuerait des recherches tant civiles que militaires.+ Ottawa sans passer entre les mains du gouvernement Namphy.Depuis 1980, l’aide canadienne à H ali est fournie et gérée par des organisations non-gouvernementales et par des agences d’exécution canadiennes choisies par Ottawa selon un processus de compétition.«Je répète que l’argent ne va pas au gouvernement, pas un sou», a-t-elle dit.Elle a assuré que l’Agence canadienne de développement international a les moyens de vérifier que l’aide sert vraiment aux fins auxquelles elle est destinée.Les Etats-Unis, pour leur part, ont annoncé dès dimanche l’arrêt de leur aide militaire et économique.Selon Mme Landry, la situation canadienne est différente puisque son aide est entièrement humanitaire.Le Canada est, en importance, le troisième pays donateur en Hati.Les États-Unis viennent au premier rang avec un budget de près de $110 millions.Ottawa a augmenté son aide à Hati depuis le départ du dictateur Jean-Claude Duvalier en février 86.De $6 millions qu’elle était en 1985-86, elle est passée à $14,7 millions en 86-87 et sera de $15 millions en 87-88.En fait, Mme Landry s’était engagée en novembre 1986 lors d’un voyage à Hati d’accorder $80 millions d’aide de 1986 à 1990.La ministre des Relations extérieures a précisé à sa sortie des Communes que le gouvernement ne prendrait position sur les derniers évènements qu’une fois bien informé de la situation.Les trois observateurs canadiens envoyés en Hati pour veiller sur le processus électoral doivent entrer bientôt au pays.Le gouvernement attend aussi, pour se prononcer, de recevoir une copie du décret émis par le Conseil national de gouvernement (CNG) pour dissoudre le Conseil électoral provisoire (CEP), abroger la loi électoral et reporter les élections à plus tard.Mme Landry a écarté les accusations du CNG à l’endroit du CEP, selon lesquelles ce dernier aurait invité des puissances étrangères à s’ingérer dans le processus électoral.Pour la ministre, l’aide technique à la préparation des élections comme celle apportée par le Canada ne constitue pas une ingérence, surtout que cette aide, note-t-elle, a été fournie à la demande du gouvernement hatien.Quant aux Canadiens se trouvant à Haiti, ils peuvent quitter l’ile depuis hier à bord de vols commerciaux.Le gouvernement ne prévoit aucun plan d’évacuation pour le moment et n’incite pas les Canadiens à quitter l’ile, a noté Mme Landry.Par contre, l’ambassade canadienne à Port-au-Prince essaie de faciliter le retour des gens qui veulent revenir au pays.+ Haïti destitués par le gouvernement.Le pasteur Sylvio Claude a par ailleurs proposé hier l’intervention d’une force multinationale en Haiti si le Conseil national de gouvernement (CNG ) refuse de quitter le pouvoir.M.Claude, qui était considéré comme un des principaux candidats présidentiels aux élections annulées dimanche, a accusé le CNG d’avoir cautionné les actes de violence de dimanche et a déclaré que son parti ne pouvait pas accepter d’aller aux élections tant qu’il serait au pouvoir.Il n’y a que deux solutions pour Haïti, a-t-il déclaré à la radio : « Ou que le CNG s’en aille, ou bien qu’une force multinationale de TON U ou de l’OEA (Organisation des États américains) vienne pour organiser des élections ».> « Il n’y a pas d’élections possibles du tout avec le CNG », a-t-il dit, considérant que l’actuel pouvoir pratique « le duvaliérisme sans Jean-Claude Duvalier », l’ancien dictateur renversé le 7 février 1986.Quatre candidats centristes à la présidence haitienne se sont par contre prononcés hier à Port-au-Prince « en faveur de la démocratie représentative et contre toute intervention militaire étrangère».Ces quatre dirigeants ont estimé dans une déclaration publiée à l’issue d’une rencontre que « les démocrates et patriotes haïtiens ont la responsabilité de trouver une solution démocratique et haïtienne à une situation où le destin de la patrie est en jeu ».Les signataires du document sont MM.Leslie Manigat (Rassemblement des démocrates nationaux progressistes), Louis Dejoie (Parti agricole industriel national), Thomas Dé-sulme (Parti national du travail) et François Latortue (Mouvement démocratique de libération d’Haïti).Ils ont invité les leaders des autres partis qui seraient d’accord sur les deux points de leur déclaration à tenir une réunion aujourd’hui.D’autre part, l’Association des vétérans militaires haïtiens, dans une déclaration sur les événements de dimanche dernier, a condamné le Conseil national de gouvernement (CNG), qu’elle a rendu responsable de tous les morts et blessés haitiens et étrangers.Pour beaucoup d’observateurs, une des inconnues majeures pour les autorités reste l’attitude future de la puissante Église catholique présidée par l’évêque du Cap-Haïtien, Mgr François Gayot.L’Église n’avait pas encore réagi hier aux événements alors que son représentant au sein du CEP, M.Marc-Alex Guerrier, a été destitué par le CNG au même titre que les neuf membres de cet organisme qui était chargé, conformément à la constitution, d’organiser et de superviser les élections dans le pays.L’acceptation ou non par l’Eglise de la destitution des membres du CEP sera déterminante pour la suite de la crise estime-t-on à Port-au-Prince où l’on souligne le profond mécontentement des évêques après la destruction par le feu dans la nuit de samedi à dimanche, par un commando néo-duvaliériste solidement armé, de l’émetteur de la radio catholique, Radio Soleil.« Nous sommes de nouveau entrés dans une ère duvaliériste », a déclaré le père Hugo Triest, directeur de Radio Soleil, dans une interview accordée hier à Radio Notre-Dame, radio catholique qui émet sur Paris.« Au fond, c’est un coup d’État (.) et ce sont ceux qui sont au gouvernement qui ont fait le coup d’État», a dit le père Triest.+ Mulroney ne connaissait pas cette personne, mais l’adjoint de M.Pawley a assuré qu’il s’agissait de Mme Marie For-tier-Balogh, du Bureau des relations f édrales-provinciales ; ¦ la jeune femme était connue de la délégation manitobaine parce qu’elle n’arrêtait pas de suivre M.Pawley au point où, vendredi, au cours d’une pause-café, elle a tenté une fois de plus de surprendre une converdation entre le premier ministre, son greffier et son attachée de presse.La pratique de l’enregistrement des conversations de premiers ministres — ou de fonctionnaires étrangers, comme on l’avait remarqué au Sommet du Commonwealth — s’est généralisée depuis 1985.À Vancouver, le bureau du premier ministre avait même installé une prise directe dans le mur de la salle où les porte-parole de Mme Margaret Thatcher rencontrait la presse étrangère et canadienne.M.Mulroney a prétendu que c’était la coutume sous l’ancienne administration.« J’ai vérifié, et c’est un non catégorique », a protesté le chef libéral actuel, M.John Turner.« Ce n’est pas une raison de faire comme eux », a pour sa part crié un député néo-démocrate.L’ancien secrétaire du cabinet pour les Relations fédé-rales-provinciales, le sénateur Michael Kirby, a, pour sa part, affirmé que seules les conférences de presse des premiers ministres étaient enregistrées du temps de M.Trudeau.Chose étrange, c’est le premier ministre néo-démocrate, et adversaire du libre-échange, qui semblait faire l’objet d’une filature toute particulière à Toronto la semaine dernière.D’autres premiers ministres ont affirmé ne pas avoir remarqué la présence de fonctionnaires fédéraux dans leur entourage.Salaires: les Anglais toujours au sommet NORMAN DELISLE QUÉBEC (PC) — Les Anglo-Québécois demeurent les Québécois dont les revenus sont les plus élevés, révèlent les dernières statistiques que publie le ministère québécois du Revenu.Les « Statistiques fiscales des particuliers du Québec » indiquent en effet qu’en 1985, les contribuables des comtés du West-Island ont dominé largement le reste du Québec en ce qui a trait à leur niveau de revenus bruts.Dans le district électoral de West-mount, les contribuables ont déclaré des revenus annuels moyens avant impôt de $36,435, c’est-à-dire plus que le double de la moyenne provinciale qui est de $18,149.Huit des 10 comtés électoraux où on retrouve la moyenne de revenus la plus élevée sont situés dans l’ouest de Montréal à majorité anglophone: derrière Westmount suivent les comtés de Nelligan ($28,714), Robert-Baldwin ($28,703), DArcy-McGee ($28,150), Saint-Louis ($27,846), Jacques-Cartier ($23,796), Notre-Dame-de-Grâce ($23,405) et Mont-Royal ($23,405).Seuls deux circonscriptions à majorité francophone se glissent dans cette liste, soit Jean-Talon, dans la haute-ville de Québec, en sixième place à $25,571 et Outremont en septième place avec une moyenne de revenus de $24,099 par contribuable.La moyenne des revenus est calculée en divisant les revenus totaux dans une circonscription électorale par le nombre de contribuables qui y résident.Pour l’ensemble du Québec, les 3,914,602 contribuables ont déclaré en 1985 des revenus bruts de $71,047,106,000, pour une moyenne de $18,149 par contribuable.Les données fiscales de 1985 sont les dernières disponibles et sont actuellement sous presse.Il est intéressant de constater que 20 des 22 comtés où les revenus sont les plus élevés sont tous situés à Montréal ou dans la région immédiate de la métropole.Les exceptions sont deux comtés de la région de Québec, Jean-Talon qui est au sixième rang ($25,571) et Louis-Hébert en 12e place ($22,337).En dehors des régions de Montréal et de Québec, les contribuables déclarant les revenus les plus élevés sont ceux de la circonscription de Pontiac, dans l’Outaouais québécois.Les contribuables de ce comté, qui compte une forte minorité anglophone, déclarent une moyenne de revenus de $19,579.À l’autre bout de l’échelle, c’est surtout dans l’Est du Québec que l’on retrouve les contribuables les plus pauvres.Le 122e et dernier comté de la liste est celui de Matane où la moyenne des revenus bruts s’élève à $12,849, soit $5,300 de moins par année que la moyenne provinciale.Le contribuable de Matane gagne dans les faits trois fois moins que celui de Westmount.Cinq des 10 comtés dont les moyennes sont les plus basses sont situés dans l’Est du Québec.Outre Matane, on retrouve Gaspé ($13,519), Montmagny-L’Islet ($13,739), Bona-venture ($13,771) et Matapédia ($14,023).Mais au 120e et 121e rang sur 122, on retrouve deux comtés du centre-ville de Montréal: Maisonneuve ($13,383) et Laurier ($13,028).Les problèmes de l’industrie du fer ont eu des conséquences sur les revenus des gens de la Côte-Nord qui ont été longtemps classés dans la catégorie des hauts revenus.Les contribuables de Duplessis ont en effet déclaré en 1985 des revenus moyens de $17,034, au 61e rang des comtes du Québec.Dans chaque région, la présence de grosses villes semble avoir un impact automatique sur le niveau des revenus qui sont toujours plus élevés que dans les comtés ruraux avoisinants.Par exemple, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les comtés urbanisés de Jonquière et de Chicoutimi ont des contribuables mieux rémunérés ($18,500et $18,680en moyenne) que les trois autres comtés comportant des zones rurales comme Dubuc ($17,153), Lac-Saint-Jean ($16,044) et Roberval ($15,518).Même phénomène en Estrie où les contribuables de Sherbrooke déclarent des revenus moyens de $18,096 ' alors que les comtés ruraux aux alentours ont une moyenne beaucoup lus basse: $15,368 dans Johnson, 15,507 dans Orford ou $13,432 dans Mégantic-Compton.Les Haïtiens d’ici inquiets et révoltés LIA LÉVESQUE (PC) — Les Haïtiens du Québec sont indignés, révoltés et en colère face à la crise qui secoue Port-au-Prince et à l’annulation du scrutin de dimanche dernier.Malgré la violence qui a marqué les derniers jours de la campagne électorale, puis l’annulation de l’élection, dimanche, les Haitiens « ont plus peur pour l’avenir de leur pays que pour eux-mêmes».« Ils ont plus peur de ce qu’on va faire de leur pays.Leur terreur, elle est pour Haiti.Après tant de luttes, ils constatent où on est rendu et ont peur pour l’avenir », commentait hier, en entrevue avec la Presse canadienne Mme Marjorie Villefran-che, responsable des programmes à la Maison d’Haiti, à Montréal.La crainte des gens est aümentée par le fait que « même à l’intérieur du pays, ils n’ont pas de nouvelles du pays», selon Mme Villefranche.Lundi, au lendemain de l’annulation du scrutin, la situation redevenait un peu plus calme, selon Mme Villefranche.« On peut dire qu’il y a 20% de reprise des activités.Le transport en commun ne fonctionne pas.Les stations de radio ont presque tous sauté.» Au Bureau de la communauté chrétienne haïtienne de Montréal, Mme Rosemay Eustache a pu s’entretenir avec des gens qui habitent Port-au-Prince.Elle confirme que « les gens ne sont pas allés travailler », hier, qu’ils n’ont pas dormi de la nuit et que « 80 à 90 % des commerces sont fermés ».La peur règne.La peur, mais surtout la colère et l’indignation, à en croire les porte-parole interrogés.« Ça faisait longtemps qu’on le disait », clame Mme Eustache.Ces élections libres et démocratiques sous la gouverne du Conseil national de gouvernement, « presque personne n’y croyait».« L’armée est macoutisée ; on a intégré les duvaliéristes », se plaint Mme Eustache.La présence étrangère ou, du moins, des pressions étrangères sur Haïti, s’avèrent de plus en plus nécessaires.Dimanche, au cours d’une manifestation à Montréal, M.Serge Jovin, président du Comité de coordination de la solidarité au Canada avec le peuple haitien, disait souhaiter que le Canada « désavoue publiquemenet le coup d’État planifie par l’armée ».Mme Villefranche, de la Maison d’Haïti, s’attend à ce que les pays occidentaux apportent une aide à Haïti, mais pas n’importe laquelle.Elle suggère au Canada de réclamer publiquement le rétablissement du Conseil électoral provisoire, qui seul organisera de vraies élections libres et démocratiques.La présence de ce conseil « est la seule voie » avec « l’appui, plus que jamais, de pays étrangers», selon la porte-parole.Mme Eustache, du Bureau de la communauté chrétienne haïtienne de Montréal, est d’accord avec la présence étrangère à Haïti, à condition que ce soit le peuple haïtien qui en profite.En bout de ligne, les pays étrangers devront se retirer pour laisser les Haïtiens instaurer eux-mêmes une véritable démocratie.« Si les Américains voulaient vraiment que les Haitiens aient la paix, ça fait longtemps qu’ils auraient pris ces voyous, qu’ils les auraient placés à bord d’un sous-marin et qulls les auraient laissés sur une île , croit Mme Rosemay Eustache.Tous ont af firmé que l’annulation de l’élection de dimanche était prévisible, vu l’escalade de violence, et vu le fait que le Conseil national de gouvernement, sous le général Namphy, organisait l’élection.L’élection doit avoir lieu coûte que coûte, soutiennent-ils, mais pas dans de telles circonstances.Aux pressions internationales de jouer.Les Cubains détiennent 90 otages Attente à Atlanta Ils étaient cependant visibles aux journalistes puisque ces personnes, munies d’enregistreuses, circulaient librement sur le plancher de la conférence alors que les journalistes étaient soigneusement contenus derrière des cordons de sécurité.« Est-ce que c’est cela votre sens de la morale publique ?», a lancé hier M.Turner au cours de la période de questions.M.Mulroney, qui a semblé prendre plaisir aux ricanements de ses propres députés, a répliqué que ces employés fédéraux font « seulement partie de la horde des journalistes qui se massent autour des premiers ministres lors des scrums, (des échanges brefs de questions-réponses entre deux séances de travail) ».La pratique est d’autant plus bizarre que les conférences fédérales-provinciales sont placées sous la responsabilité d’un secrétariat indépendant, chargé aussi des accréditations.Les employés fédéraux ne sont pas accrédités comme des journalistes et rien dans leur identification ne permet aux membres des délégations provinciales de les « repérer » comme des « agents de communications ».De plus, les enregistrements effectués par les journalistes ne sont pas « publics », contrairement à ce que prétend le premier ministre, mais seules les parties qui sont diffusées tombent dans le domaine public.À telle enseigne que M.Howard Pawley a demandé, et n’a pas obtenu, une copie des enregistrements qu’on tentait de faire de ses conversations.Il serait enfin intéressant de savoir ce que le gouvernement fédéral ferait si les gouvernements provinciaux étaient eux aussi intéressés à amener sur le plancher des conférences fédérales-provinciales une douzaine d’agents de communication chargés d’enregistrer les conversations des autres chefs de gouvernement.Il y aurait alors autant depni-crophones derrière les premiers ministres qu’il y en a devant.?Gorbatchev des armes stratégiques, pour laquelle un traité est en principe prévu pour 1988.Il a en outre affirmé que si l’administration américaine désire réellement une solution politique au problème de l’Afghanistan, « cela pourrait être fait très rapidement ».« Je crois que la question de l’IDS n’est pas un sujet de négociations », a déclaré M.Gorbatchev au cours de son interrview avec le principal journaliste-présentateur de NBC, Torn Brokaw.À une semaine de son arrivée à Washington pour un sommet avec le président Reagan, il a ainsi repris la formulation qu’utilise habituellement celui-ci, mais il a ajouté une restriction substantielle : « Le respect strict du traité ABM ».« Dans la mesure où FIDS ne va pas à l’encontre du traité ABM, lais-sons-le, laissons les Américains agir, laissons les Américains se complaire dans la recherche », a poursuivi le leader soviétique.« Nous parlerons des armes offensives stratégiques, des niveaux et des sous-niveaux, et nous avons quelques mesures que nous pourrions prendre pour rencontrer les Américains à mi-chemin », a poursuivi le dirigeant soviétique, parlant de la substance de ses prochains entretiens.En ce qui concerne les missiles stratégiques, « nous sommes prêts à accepter une réduction de 50 % au cours de la première étape, en respectant strictement le traité ABM », a-t-il précisé.« Nous pensons qu’il est possible de faire beaucoup de travail avec cette administration pour avancer substantiellement dans cette très importante direction du contrôle des armements », a déclaré M.Gorbatchev qui, tout en parlant de « perspectives réelles », ne s’est pas prononcé expressément sur les chances de signature d’ici à l’été prochain d’un traité de réduction des armements stratégiques.« Je pense que nous sommes engagés dans des recherches, dans des recherches fondamentales, concernant ces aspects qui sont couverts par l’IDS des États-Unis », a ajouté le secrétaire général en soulignant que « pratiquement, l’Union Soviétique fait tout ce que font les États-Unis ».« Mais nous ne construirons pas d’IDS, nous ne déploierons pas d’IDS et nous demandons aux États-Unis d’agir de même », a-t-il souli-gné.« Si les Etats-Unis n’entendent pas cet appel, nous trouverons une réponse », a conclu sur ce sujet le numéro un soviétique, qui a estimé que dans ce cas ce sont les Américains qui seraient à blâmer.' ATLANTA (AFP)- Une «minorité agressive » de détenus cubains empêchait la libération des 90 otages de la prison d’Atlanta (Géorgie) hier au huitième jour de leur mutinerie, ont indiqué en début de soirée les autorités américaines.Au départ 1,118 détenus cubains, qui craignaient d’être rapatriés à Cuba au terme d’un accord entre les États-Unis et ce pays, annoncé il y a dix jours, avaient participé à cette prise d’otages.Selon un représentant du département de la Justice, M.Patrick Kortem, actuellement « une minorité agressive semble en mesure d’intimider la majorité des prisonniers et d’empêcher toute solution ».L’annonce d’un accord dimanche dans un autre centre de détention à Oakdale (Louisiane), où 950 détenus ont libéré les 26 otages qu’ils retenaient, n’a provoqué aucune réaction parmi les mutins d’Atlanta, ont indiqué les autorités.Les détenus d’Oakdale ont quitté leur centre de détention incendié pour être transportés à bord de cars vers une douzaine de prisons améri- A propos de l’Afghanistan, M.Gorbatchev a affirmé que son pays « recherchait les moyens d’amener une solution rapide à ce problème ».« Je crois que si l’administration américaine désire sincèrement que ce problème soit résolu, qu’il y soit mis fin par des moyens politiques, cela pourrait être fait rapidement ».Le numéro un soviétique a convenu qu’il existait « une certaine asymétrie » dans le rapport des forces en Europe.« Nous sommes prêts à traiter cela sans délai », a-t-il dit en précisant que l’URSS avait déjà formulé des propositions et attendait « une position plus active, une réponse plus active de la part de l’OTAN».+ Dernier souhaitable de choisir une rue qui fait le lien entre l’Est et l’Ouest de Montréal ».De plus, le boulevard Dorchester est intimement associé à M.Lévesque puisque la Maison de Radio-Canada, le siège d’Hydro-Québec et les bureaux du premier ministre du Québec s’y trouvent.Souvent, les gens qui étaient contre le changement proposaient plutôt une rue à l’est du boulevard St-Lau-rent, comme la rue St-Denis ou le boulevard Pie IX, a soutenu M.Doré, ce qu’il refuse pour ne pas « perpétuer le mythe qu’il y a un Montreal francophone à l’Est de St-Laurent et un Montréal anglophone à l’Ouest et qu’entre les deux il n’y avait pas de solidarité possible ».Au delà de ses idées politiques, René Lévesque a contribué à faire de Montréal la métropole du Québec moderne, a affirmé le maire et le boulevard qui portera son nom devrait être « un symbole de la nouvelle sérénité des diverses composantes de la société montréalaise ».M.Doré a aussi rejeté la suggestion faite par certains opposants de tenir un référendum sur le changement de nom en affirmant que la Ville « n’a pas $ 6 millions à mettre là dessus ».Les citoyens venus manifester leur opposition au changement de nom ont tenté de prendre à témoin le conseiller Arnold Bennett, membre de la Commission de toponymie, pour qu’il dénonce comme eux cette politique de ne changer que les noms anglais.Malheureusement pour eux, M.Bennett leur a réplique que non seulement la Ville n’avait aucune politique de changer les noms anglais en noms français, mais que les derniers noms adoptés par le comité étaient ceux de Tommy Douglas, David Lewis et Bernard Mergler pour des rues du quartier Snowdon et ceux de Benjamin Franklin et Thomas Paine dans Rivière-des-Prairies.Quant au consseiller indépendant Nick Auf der Maur, il a dit voter contre la proposition, non parce qu’il refusait de perpétuer la mémoire de M.Lévesque « dont la place dans l’histoire est, de toutes façons, assurée », mais à cause du processus suivi par l’administration.En particulier, M.Auf der Maur s’oppose à ce que la Ville n’ait pas attendu un an, comme le veulent les normes internationales et québécoises en matière de toponymie et qu’on ait pas consulté les citoyens vivant près du boulevard Dorchester.caines, a-t-on indiqué de source officielle.Environ 200 détenus d’Oakdale, qui n’ont pas participé activement à la prise d’otages et qui ont obtenu leur libération ainsi que l’autorisation de rester sur le sol américain, ont été transportés à la prison de Fort Polk, à quelque 80 km d’Oakdale.Ils y resteront jusqu’à 120 jours, a-t-on appris de source officielle.À Atlanta toutefois, aucun changement n’était perceptible depuis la libération dimanche de quatre otages.« Nous sommes prêts à être aussi patients que nécessaire en attendant que les détenus cubains prennent une décision pour résoudre la situation sur une base juste et équitable », a déclaré M.Kortem se refusant au moindre commentaire sur le désaccord entre les détenus.Les autorités ne feront pas usage de la force aussi longtemps que les otages resteront sains et saufs, a-t-il ajouté.Les détenus ont fait parvenir un film vidéo sur 70 otages, les montrant en bonne santé, a-t-il indiqué.« J’aurais préféré nommer quelque chose à la mémoire de M.Lévesque dans une atmosphère qui ne susciterait pas les divisions, comme c’est le cas aujourd’hui », a-t-il soutenu.À cela, M.Doré a répliqué que les normes de toponymie n’ont pas de poids légal et que le Comité exécutif avait voulu agir rapidement pour répondre aux réactions des Montréalais lors du décès de M.Lévesque « qui ont dépassé largement les modes d’expression traditionnelles de regret » dans de telles circonstances.Le changement de nom semblait vouloir faire peu de dissidents, même chez les conseillers anglophones du Rassemblement des citoyens de Montréal à qui les opposants avaient publiquement demandé de s’opposer pour se faire l’écho du sentiment de leurs électeurs.Ainsi, pour le conseiller Sam Bos-key, il aurait peut-être été préférable que le Comité exécutif procède avec plus de prudence, « mais je vais voter oui, ne serait-ce que pour prouver qu’il ne s’agit pas d’un complot contre les anglophones».+ Les Polonais pays du bloc soviétique.Pour justifier cet échec, le porte-parole du gouvernement Jerzy Urban a déclaré que les règles fixées au départ étaient plus contraignantes que celles généralement en vigueur à l’Ouest, ou on se contente de la majorité des voix exprimées, sans prendre en compte les abstentions.Il a également dit que les Polonais n’étaient pas encore habitués à cette forme de scrutin qu’est le référendum.Réagissant aux résultats du référendum, le dissident Jacek Kuron a déclaré : « Cela ne veut pas dire que la société est opposée à des réformes économiques et politiques profondes, mais seulement qu’elle n’a aucune confiance en ceux qui les lancent ».De son côté, le représentant du syndicat interdit Solidarité Jozef Pi-nior, a déclaré : « La société est assez mûre pour ne pas soutenir des changements sans liberté politique ni droits de l’homme ».Pourtant, tout en reconnaissant que, du point de vue légal, les résultats étaient insuffisants, Urban a affirmé devant la presse : « Nous avons reçu un soutien décisif pour la continuation de notre programme.La très grande majorité de ceux qui désiraient faire entendre activement leur voix ont soutenu le programme du gouvernement».« Ce résultat ne nous pousse absolument pas à corriger la direction de nos réformes car l’autre solution serait la stagnation et la dégradation économique», a-t-il ajouté.Avant le scrutin de dimanche, les autorités avaient indiqué que si les Polonais ne les soutenaient pas d’un vote positif, le programme de réformes economiques serait appliqué à un rythme plus modéré.Afin de sortir la Pologne du marasme écnomique et d’alléger sa dette extérieure de $36 milliards, le Elan d’austérité et de lutte contre la ureaucratie et l’intervention de l’État prévoyait notamment le doublement des prix des produits alimentaires, et le triplement des loyers et des prix des combustibles SPORTS Le Devoir, mardi 1er décembre 1987 ¦ 19 Slalom de Courmayeur Victoire de Wachter COURMAYEUR, Italie (AFP) — L’Autrichienne Anita Wachter a remporté, hier, le slalom de Courmayeur (Italie), comptant pour la Coupe du monde féminine de ski alpin 1987-1988, devant ses compatriotes Ida Ladstaetter et Ulrike Maier, battues respectivement de 8/100 et de 13/100 de seconde.Ce triomphe autrichien ne modifie pas le classement général de la Coupe du monde dont la Yougoslave Mateja Svet (tombée lors de la première manche) conserve la tête.Josée Laçasse, de Brossard, seule Canadienne à terminer les deux manches, s’est classée à la 17e place.Disputée sur une piste entièrement en neige artificielle et sous le soleil, cette course a posé des problèmes à de nombreuses concurrentes (sept skieuses de la première série chutèrent sur le premier tracé).Aucune Suissesse ne figure parmi les dix premières.« C’est ma première victoire, vraiment le jour le plus important de ma vie.Je pense beaucoup à Calgary, car c’est mon rêve de participer aux Jeux olympiques », a déclaré Anita Wachter.De son côté, Ida Ladstaetter a expliqué: « Avec mon entraîneur, nous avons beaucoup travaillé l’aspect psychologique du slalom.L’année dernière, je réussissais de bonnes premières manches mais manquais les secondes.C’est bon pour le moral de l’équipe de faire 1, 2 et 3».Le Canadien porte son avance à 7 points sur les Bruins Richer et Naslund mènent l'attaque GUY ROBILLARD ( PC) — L’attaque du Canadien a continué de faire des étincelles hier dans une victoire de 6-4 remportée à l'issue d'un match étonnamment ou- vert mais peu robuste contre les Bruins de Boston.Cette fois, Harry Sinden ne pourra parler des fantômes du Forum ou de la partisa-nerie des arbitres.Stéphane Richer, avec deux buts en sept secondes, et Mats Naslund, Photo CP Randy Burridge s'écrase lourdement sur la glace après être venu en collision avec Chris Nilan le long de la clôture.Les Canucks rendent visite aux Fleurdelisés ce soir Les Nordiques ne peuvent se payer le luxe de perdre des joueurs-clés MARIO LECLERC QUÉBEC (PC) — « Actuellement, le Canadien peut se payer le luxe de perdre quelques joueurs-clés sans trop s’en ressentir.Ce n’est pas du tout la situation qui prévaut a Québec.C’est pourquoi je crois qu’il nous faut absolument éviter les blessures si nous voulons offrir une performance régulièrement intéressante ».André Savard a mis du temps à entrer dans la discussion traitant du problème de relève chez les Nordiques, hier.Mais en indiquant que les siens ne pouvaient « se payer le luxe de perdre des joueurs-clés », il a implicitement répondu à la question que les amateurs de Québec se posent depuis le début de la saison: l'état de la relève chez les Fleurdelisés est-elle adéquate ?Depuis, le 29 octobre, les Nordiques ont perdu les services de deux de leurs piliers, Normand Rochefort et Peter Stastny.Si le dernier a raté trois matchs qui ont résulté en trois défaites des siens, le premier (Rochefort) a été absent pour une période de 12 matchs.Pendant ce temps, les hommes d’André Savard ont conservé un dossier de cinq victoires et sept défaites.« C’est certain que nous devons améliorer notre performance en désavantage numérique mais d’abord et avant tout, on se doit absolument d’éviter les blessures, a répété Savard.Le Canadien a été privé de joueurs comme Robinson, Walter et Green sans connaître une période prolongée d’insuccès.De notre côté, nos vétérans et piliers ne peuvent se permettre d’être absents trop longtemps.Il y a trop de nouvelles figures chez cette équipe pour jouer sans leurs (vétérans et piliers) services», a ajouté l’entraîneur.Savard a encore insisté sur le fait que les Nordiques étaient dans une phase de reconstruction et qu’on se devait d’être patient.« Mais, a-t-il observé, je n’ai pas le contrôle des opinions des amateurs ».HOCKEY LIGUE NATIONALE Conférence Prince-de-Galles Section Charles Adams Pi 9 P n bp bc pts MONTRÉAL 28 16 7 5 108 82 37 BOSTON 26 14 10 2 97 91 30 BUFFALO 24 9 11 4 86 104 22 QUÉBEC 10 11 1 86 93 21 HARTFORD 22 8 10 4 71 73 20 Section Lester Patrick ISLANDERS NY 23 15 7 1 98 74 31 NEW JERSEY .24 13 9 2 86 81 29 PITTSBURGH .24 9 10 5 87 91 23 WASHINGTON.23 10 11 2 74 70 22 RANGERS NY.24 8 13 3 92 97 19 PHILADELPHIE 24 8 13 3 74 95 19 Conférence Clarence Campbell Section James Norrls DETROIT 22 11 9 2 75 72 24 TORONTO 23 10 11 2 97 93 22 CHICAGO 23 10 11 2 94 97 22 MINNESOTA 24 9 12 3 85 95 21 ST.LOUIS 22 8 12 2 76 84 18 Section Connie Smythe EDMONTON 24 14 8 2 113 86 30 CALGARY 24 13 8 3 118 94 29 WINNIPEG 23 10 12 1 83 93 21 VANCOUVER.23 8 13 2 80 90 18 LOS ANGELES.24 7 13 4 90 115 18 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Dimanche Victo'ville 7, T-Rivières 0 St-Jean 5, Verdun 1 Drum'ville 8, Granby 7 Chicoutimi 4, Shawinigan 0 Hier Drum'ville à Laval Ce soir Victo’ville à Hull T-Rivières à Verdun Mercredi Verdun à Laval Chicoutimi à Victo’ville Vendredi Granby à St-Jean Hull à Shawinigan Laval à Chicoutimi T-Rivières à Drum'ville Ligue nationale Dimanche Edmonton 5, Buffalo 2 Rangers 3, Islanders 1 New Jersey 2, Los Angeles 2 Hier Montréal 6, Boston 4 Ce soir Vancouver à Québec Edmonton à Washington Toronto à Minnesota Winnipeg à Los Angeles Mecredi Boston à Hartford Edmonton à Detroit Islanders à Pittsburgh Vancouver à Montréal Chicago à St.Louis Jeudi Rangers à Boston Québec à Buffalo Hartford à Philadelphie St.Louis à New Jersey Toronto à Calgary Winnipeg à Los Angeles Vendredi Chicago à Detroit Islanders à Washington Samedi Chicago à Boston Buffalo à Hartford Vancouver à Pittsburgh New Jersey à Québec Toronto à Edmonton Minnesota à Calgary Los Angeles à Montréal Les meneurs CLASSEMENT Section Robert Lebel Pi 9 P n bp bc pts HULL 31 18 11 2 175 149 38 ST-JEAN 29 16 11 2 142 125 34 LAVAL 28 14 12 2 140 147 30 VERDUN 31 11 18 2 131 187 24 GRANBY 30 8 20 2 135 164 18 Section Frank Dlllo CHiGOUTIMI.30 17 12 1 156 133 35 T-RIVIÈRES 30 15 12 3 161 155 33 SHAWINIGAN .31 15 15 1 183 164 31 DRUM'VILLE 27 13 13 1 124 122 27 VIC'VILLE 29 12 15 2 132 133 26 (Parties d’hier non comprises) b a pts Gretzky, Edm.18 42 60 Savard, Chi 14 36 50 Lemieux, Pitt 21 23 44 Goulet, Qué.16 27 43 Messier, Edm.18 23 41 P.Stastny,Qué 18 22 40 Haw'chuk, Win.12 27 39 Carson, LA 18 17 35 Naslund, Mtl.9 26 35 Robitaille, LA .12 22 34 Dionne, Ran 17 15 32 Poddubny, Ran 15 17 32 Wilson, Chi 8 23 31 Adams, Van 17 13 30 Smith, Mtl 14 16 30 Tantl.Van 12 18 30 Lafontaine.Isl.17 12 29 Yzerman, Det.16 13 29 Simpson, Edm .14 15 29 Bullard, LA 13 16 29 Cicarelli, Mm 13 16 29 Kurri, Edm 12 17 29 ¦ Bonne nouvelle pouf les amateurs des Nordiques, Anton Stastny sera disponible pour le match de ce soir ocntre les Canucks de Vancouver.Sa blessure subie à la cheville gauche lors du match à Pittsburgh, semble moins grave qu’on l’aurait cru.« J’ai obtenu le feu vert du médecin.J’ai visité un spécialiste et il me considère très chanceux de ne pas avoir subi de fracture.Je serai prêt pour le match de demain (ce soir) », a admis le frangin hier.Anton a ajouté qu’il pouvait aider son équipe au cours des prochains matchs notamment lors des supériorités numériques.¦ De son côté, Alan Haworth a recommencé à s’entraîner avec ses coéquipiers hier mais il n’est pas question qu’il soit de l’alignement ce soir contre les Canucks.« C’est beaucoup mieux que c’était il y a deux jours mais je ressens encore de la douleur.Celle-ci se manifeste surtout lorsque j’effectue des mouvements brusques», a commenté le principal intéressé.Haworth s’est infligé une légère entorse au genou droit, jeudi dernier, en jouant au badminton avec quelques coéquipiers.Comme il avait déjà subi une opération, l’an dernier, a ce même genou, Haworth est guidé par la prudence avant d’effectuer un retour au jeu.Il pourrait être disponible pour le match de jeudi à Buffalo.¦ Comme prévu, le capitaine Peter Stastny n’aura pas à se présenter devant le vice-president de la Ligue nationale Brian O’Neill à la suite de son geste posé contre Kerrv Huffman, samedi.Stastny avait écopé d’une pénalité d’extrême inconduite de partie après avoir dardé le joueur des Flyers.Il devra payer une amende de $50.¦ André Savard est d'avis que son plan de match sera plus facile à élaborer, ce soir, contre les Canucks de Vancouver en raison de la présence de Gord Donnelly dans l’alignement.« Les Canucks ont joué agressivement lors de notre défaite a Vancouver.Gord était alors absent.Mais avec le retour de Gord, j’ai l’impression que Vancouver ne pratiquera pas le même style de jeu ».Mark Messier choisi le joueur de la semaine (CP) — L’ailier gauche Mark Messier, des Oilers d’Edmonton, auteur d’une performance de quatre buts et cinq passes en trois matchs, a été proclamé le joueur de la semaine dans la Ligue nationale pour la période se terminant le 29 novembre.Son coéquipier Wayne Gretzky et l’ailier droit Hakan Loob, des Flames de Calgary, étaient également en nomination.Messier a obtenu un but et trois aides dans la victoire des Oilers, 8-7 en prolongation, contre les Devils du New Jersey.Il a ajouté un but et une passe dans une victoire de 4-3 sur les Blackhawks de Chicago.Il a enfin enregistré deux buts et une passe dans un gain de 5-2 contre les Sabres de Buffalo.Gretzky a marqué deux buts et récolté six passes en trois parties, tandis que Loob a obtenu cinq buts et une passe en trois matchs également.avec ses troisième et quatrième en deux rencontres, opt dirigé l’offensive du Canadien, qui a réussi 13 buts à ses deux derniers matches.Chacun a ajouté une passe.Steve Kasper, le meilleur compteur des Bruins, a réussi son troisième tour du chapeau en carrière dans une cause perdante.Quatre autres buts ont été marqués en avantage numérique, deux par chaque équipe.La victoire du Tricolore lui a permis de porter son avance à sept points sur les Bruins, qui ont subi la défaite à trois de leurs quatre derniers matches, après une série de sept victoires.Les Sabres de Buffalo sont troisièmes, à 15 points.Les Bruins ont dominé le premier engagement qu’ils ont néanmoins terminé en déficit de 2-0.Ils se sont butés à un Patrick Rov intransigeant, jusqu'à ce que Bobby Smith et Mats Naslund marquent deux buts en un peu plus d’une minute en fin de période.Cam Neely avait auparavant visé le poteau d'un lancer du revers.Smith a ouvert le pointage en poussant derrière Doug Keans une passe de Claude Lemieux qui avait touché le patin de Michael Thelven, tandis que Naslund a marqué d’un tir frappé après avoir récupéré une rondelle échappée par Rick Middleton.Richer-Richer Pas moins de sept buts ont été réussis en deuxième période, dont deux en sept secondes par Richer, chaque fois après des erreurs gros- e.Nas- sières de Raymond Bourque, lund a coupé sa passe sur le premier et Richer lui a lui-même soutiré la rondelle pour s’échapper seul sur lé second.Après ce deuxième but, la foule s’est mise à Scander « Richer-Richer» comme au beau temps de « Guy-Guy ».Les deux buts de Richer ne constituent pas un record d'équipe, Peter Mahovlich en ayant marqué deux en cinq secondes, le 20 février 1971, dans une victoire de 7-1 contre les Blak-hawks de Chicago au Forum.Naslund avait d’abord fait 3-0 en avantage numérique, sur une belle passe de Larry Robinson.Puis Geoff Courtnall, d’un lancer frappé qui a touché l’intérieur du poteau, et Steve Kasper, à son deuxième retour en avantage numérique, ont marqué deux buts pour les Bruins.Le Canadien a de nouveau explosé en fin de période, avec trois buts en moins de quatre minutes, soit les deux de Richer et celui de Lemieux, un classique pour lui.réussi de l'embouchure du filet sur une passe de Smith.Entre les buts de Richer et celui de Lemieux.Kasper a réussi un deuxième but en avantage numérique, de deux hommes cette fois, à l'aide d’un tir qui a dévié sur Rick Green puis sur Roy.Patrick Roy a déclenché la seule bagarre du match en s’attaquant à Randy Burndge, qui l'avait bousculé avant le troisième but de Kasper, réussi dans un filet désert à la 15e minute de la dernière période.Un total de 17,825 spectateurs s’étaient déplacés pour voir les Bruins, la plus grande attraction au Forum.¦ Réjean Lemelin, qui devait af fronter le Canadien hier, a été blessé à un doigt de la main gauche à l'entraînement matinal et a dû céder sa place à Doug Keans, qui partage également le boulot avec lui On crar gnait même qu'il y ait fracture.¦ Les Bruins traînent leur liste habituelle d'handicapés.Blessé de nouveau à l’épaule dans la victoire de 3-2 contre le Canadien au Garden le 12 novembre, Nevin Markwarth ne de vrait pas jouer avant 10 semaines.Torn Lehman (genou) n'a pas disputé un seul match du calendrier régulier et son retour n’est pas prévu avant deux ou trois semaines.Lyn don Byers a été blessé à l’épaule jeudi contre les Jets de Winnipeg et il ne reviendra pas au jeu avant environ deux semaines.Canadien 6, Bruins 4 Première période 1— Montréal, Smith 15 Lemieux, Green .16:47 2— Montréal, Naslund 10 Nilan.17:56 Pénalités — Linseman Bos 4 23.Neely Bos 6 24.Kordic Mil 20:00.Deuxième période 3— Montréal, Naslund 11 Robinson, Richer.3:52 4— Boston, Courtnall 12 Larson 5 44 5— Boston, Kasper 11 Thelven, Larson.1442 6— Montréal, Richer 15 Naslund.15:16 /-Montréal, Richer 16 15:23 8— Boston.Kasper 12 Thelven, Larson 1644 9— Montréal, Lemieux 9 Smith, Svoboda ,19:14 Pénalités — Pederson Bos 2:31, Courtnall Bos 11:00.Skrudland Mil 13:58, Walter Mil 15 51 Ludwig Mit 16:20 Troisième période 10— Boston, Kasper 13.14:21 Pénalités — Svoboda Mil 4 47.Robinson Mil 8:28, Pederson Bos, Corson Mil, mineures, Burridge Bos.Roy Mtl, mineures, majeures 14 21 „ Tirs au but Boston 14 8 9 — 31 Montreal .7 13 5 — 25 Gardiens — Boston Keans.Montréal Roy Assistance — 17.825 Photo AP Punch Imlach Punch Imlach dans un état critique TORONTO (PC) — George (Punch) Imlach, qui a conduit les Maple Leafs de Toronto à quatre coupes Stanley durant les années 60, reposait toujours dans un état critique au Scarborough General llspital, hier, au lendemain d’une crise cardiaque subie à son domicile.Imlach, âgé de 69 ans, a été hospitalisé dimanche soir.Un porte-parole de l’hôpital a déclare, hier, a 13 h, qu’Imlach demeurait aux soins intensifs et que son état était toujours critique.À son arrivée à l’hôpital dimanche, sa tension artérielle était nulle.Nommé au Temple de la re nommée du hockey en 1984, Imlach a été le directeur général et l’entraîneur des Maple Leafs de Toronto de 1958 à 1969.Sous sa gouverne, les Leafs onl remporté quatre coupes Stanley dont trois de suite de 1962 à 1964, et une qu;i trième en 1967, la dernière saison que la Ligue nationale a compté six clubs.Imlach a été nommé directeur général des Sabres de Buffalo lorsque ceux-ci ont été admis dans la LNII en 1970.Il a eu une première crise cardiaque en 1972.Il dut alors abandonner ses fonctions d’entraîneur mais il conserva celles de directeur général jusqu’en 1978.Il a été de nouveau associé aux Myple Leafs de 1979 à 1981 à titre de directeur général.Mais il abandonna à nouveau ses fonctions en raison de malaises cardiaques qui ont nécessité un pontage.Omnium d’Australie Greg Norman établit deux nouveaux records MELBOURNE (AP) — L’Australien Greg Norman a remporté hier par la marge de 10 coups l’Omnium de golf d’Australie prologné d’une journée en raison du mauvais état du terrain.Sa performance lui a en outre permis d’améliorer deux records vieux de plusieurs années et de se hisser au sommet de la hiérarchie du golf.Le golfeur australien a inscrit sa première victoire en 10 mois en jouant un dernier parcours de 71, un coup sous la normale.Il a terminé l’épreuve à 273,15 coups sous la normale.Sandy Lyle, ancien vainqueur de l'Omnium britannique, a joué 70 hier, terminant le tournoi à 283.L’Écossais Gordon Brand Jr (73) et l’Australein Ron Wood (77) ont fini ex-aequo à 286.Le Torontois Jerry Anderson, vainqueur du Championnat .canadien de la PG A, a commis un irréparable 82 hier et a terminé à la 21e place à 292.Une légère brise et un ciel nuageux a permis aux golfeurs de jouer dans des conditions normales, eux qui, dimanche, ont quitté le terrain pour protester contre le mauvais état du terrain inondé par les pluies.Norman, qui a remporté l’épreuve pour uile troisième lois, a amélioré le record du tournoi qui était de 278 coups établi par Gary Player au Royal Melbourne en 1963.L’Australien a également établi un nouveau record en l’emportant par 10 coups, soit deux de mieux que Jack Nicklaus qui avait devancé Bruce Crampton par huit coups en 1971.Norman a mérité le premier prix de $38,000, et a de; vanté T Espagnol Severiano Ballesteros en tête du classement mondial de golf.\fcuvp ( IkYjiMrt hui*.ardin *Jcticn(ei| HHAMI LE DEVOIR offrent 3 caisses de champagne Veuve Clicquot-Ponsardin Pour participer, vous devez: identifier le mot mystère du «concours champagne» entre 6h00 et 24h00 à l’antenne de Ciel MF 98,5 les jours suivants: 28 et 30 novembre, 1-5-7-8-J 2-14 et 15 décembre.compléter le coupon ci-dessous et l’envoyer à l’adresse indiquée.Les tirages auront lieu les vendredis 4, 11 et 18 décembre entre 1 lhOO et midi.La valeur totale des prix est de 1275$.Vous pouvez participer autant de fois que vous le désirez.Le concours se termine le 17 décembre à minuit.Coupon de participation Envoyer à: Concours Champagne, Radio Ciel MF, Casier postal 98,5, Longueuil (Québec), J4H 3Z3 Nom.Adresse.Codepostal.Pour quel jour participez-vous?, (inscrire la date) Mot de passe de ce jour.I imprimerie | a ftonolds J B Rolland itee t Orchestre Métropolitain
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