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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1987-12-31, Collections de BAnQ.

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LEjCAHI Fondus en un seul SPÉCIAL DES FÊTES.LE CAHIER DE SAMEDI et LE PLAISIR DES LIVRES vous présentent UNE REVUE DE L’ANNÉE 1987 dans l'univers culturel.¦ UNE ANNÉE D’OR POUR RIVARD.DE PLATINE POUR MARJO, cons tate Jean-François Doré.Page C-2.¦ L’ANNÉE DU STATUT DE L’ARTISTE, rappelle Angèle Dagenals Page ¦ L’ANNÉE DE STATIONS dans le monde des arts visuels, évoque Claire Gravel, mais une année qui se termine SANS SERPENTIN pour Gilles Archambault Page C-5.¦ Que nous réserve enfin la télévision de fin d'année ?BYE BYE ET BILANS, révèle Paul Cauchon Page C-L ¦ 11 vous reste aussi quelques jours pour participer au concours des MEILLEURS FILMS DE L’ANNÉE.Jugez le choix de nos critiques.Page ¦ De son côté.Josée Blanchette termine l'année à la table du LUTETIA Page C-8.¦ Sans oublier les Carnets de Jean-Êthier Blais À LA RECHERCHE DU QUÉBEC de Léon Dion.Le Feuilleton: DONNAFUGATA de Jean Marie La-claventine.Page C-ll.Montreal, jeudi 31 décembre 1987 (SDMÉIM1É Quand un jeunot coiffe les monuments MARCEL JEAN COMME PAR les années passées, nous avons demandé à dix crit iques de cinéma de remettre leur liste des dix meilleurs films de l'année.À partir de ces listes (voir en page C-5), nous avons déterminé la liste-type.N’étaient admissibles que les films montrés au Québec pour la première fois cette année.Pour jouer avec nous à ce jeu, les lecteurs du DEVOIR peuvent nous faire parvenir, avant le 15 janvier, leur classement en remplissant le coupon de participation qu’ils trouveront en page C-5.Nous publierons ensuite leur palmarès.Voici maintenant le palmarès établi par nos invités.1- Mauvais sang (Leos Carax) 2- Full Metal Jacket (Stanley Kubrick) 3- Les Ailes du désir ( Wim Wenders) 4- Family Viewing (Atom Egoyan) 5- Ex aequo: Les Yeux noirs ( Ni- kita Mikhalkov), L’Amie de mon ami (Éric Rohmer), L’Apiculteur (Théo Angelopoulos) et Intervista (Federico Fellini), .6- Ex aequo: Un Zoo la nuit (Jean-Claude Lauzon), The Lightship (Jerzy Skolimowski) et Noces en Galilée (Michel Khleifi).?Maintenant, vous voilà calés dans vos fauteils, smokings et robes longues ajustés, souliers vernis et moustaches cirées, talons aiguilles et coiffures en hauteur.Prêts à assister à la première remise des « DEVOIRS », cette sorte d’Oscars improvisés remis à l’unanimité de la dictature éclairée de votre serviteur.La cérémonie sera simple, pas compliquée, et les gagnants qui en feront la demande recevront gracieusement, par le retour du courrier, un exemplaire du journal d’aujourd’hui.Pour le reste, place aux nominations et aux gagnants.S’il vous plaît, l'enveloppe.?Voir page C-12 : Cinéma Juliette Binoche et Denis Lavant dans Mauvais sang de Leos Carax.ttmiMthie Dragons, Feluettes et Vrai monde La distribution des Feluettes de Michel-Marc Bouchard ¦ ® * * * * *W l J ^, 0% mk ROBERT LÉVESQUE Le théâtre étant le lieu du jeu par excellence, pourquoi ne pas s'amuser à construire un abécédaire de l’année 1987.Entre La Trilogie des dragons, Le Vrai Monde ’et Les Feluettes, vous trancheriez?Ces trois spectacles méritent une première place, et la seconde verrait des titres jouer du coude, Bonjour, là, bonjour, Le syndrome de Cézanne, etc.Alors, jouons ! ?ACTEURS : ceux par qui le théâtre arrive.De 1987, rete- nons : Rita Lafontaine (Le Vrai Monde ?, Oublier), Françoise Faucher (Les Paravents), Angèle Coutu ( Le Vrai Monde ?), Denis Roy (Les Paravents, Les Feluettes), René Gagnon (La double inconstance, Les Feluettes), Yves Jacques ( Les Feluettes), Guy Provost ( Bonjour, là, bonjour), Raymond Bouchard (Sganarelle dans Dom Juan), Robert Lalonde ( Le syndrome de Cézanne), Guy Nadon (La double inconstance), Normand Chouinard ( Les deux jumeaux vénitiens), Patricia Nolin (Tchékhov Tchekhova).ir BRASSARD :« le » metteur en scène.Comme si nous ne le savions pas, il l’a prouvé à trois reprises : avec la prodigieuse direction d'acteurs du Vrai Monde ?de Tremblay, avec la superbe maîtrise d’ensemble des Feluettes de Michel-Marc Bouchard, avec son entêtement à prouver que Les Paravents de Genet lui appartiennent.?CARMEN : l’échec.Robert Lepage s’est attaqué au mythe de la belle cigarière.Il a prouvé qu’un créateur, fut-il exceptionnel, peut se casser la margoulette devant une dévoreuse.?DRAGONS : une grande réussite, et par le même type qui a voulu en finir avec Carmen ! Robert Lepage, avec La Trilogie des dragons dans un hangar du Vieux-Port, a ébloui.Cette Trilogie, Voir page C-12 : Théâtre miwoso» La vie est un téléroman .PAUL CAUCHON AU TOUT début de l’année 1987, Vidéotron avait enfin la permission d’acheter Télé-Métropole et lançait de grands projets, dont la promesse d’améliorer le secteur de l’information.Un an plus tard, la grande chaine privée subit les attaques de Quatre Saisons et modifie son Émission du matin qui devait illustrer ce nouvel esprit.Profitant de la lutte entre les deux réseaux privés, Radio-Canada, naviguant entre les contraintes budgétaires, parvient à conserver le haut du pavé aux heures de grande écoute.Mais pour combien de temps ?Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui brouillait les cartes en acceptant une deuxième chaine privée francophone en 1985 accordait en 1987 des permis à cinq nouveaux canaux spécialisés francophones.L’année 1987 a donc vu la guerre s’aggraver entre les réseaux de télévision, une guerre sur fond de câ- blodistribution où les nouveaux services spécialisés s’ajoutent sans cesse.Quatre Saisons, qui il y a un an misait sur Guy Fournier, Chantal Jolis et Gaston L’Heureux (tous partis en cours de route ! ) et qui stagnait à 4 % de part de marché, termine l’année en arrachant à CFTM des vedettes comme Michel Jasmin et Pierre Marcotte, et en raflant 11 % du marché ( 14 % chez les francophones).Du coup, la concurrence entre les réseaux francophones devient beaucoup plus lourde, alors même que les deux réseaux d’Ètat essuient de fortes compressions budgétaires.Un tel contexte ne fait pas que des malheureux : les producteurs privés poussent comme des champignons et se regroupent pour négocier avec plusieurs réseaux en même temps.En 1987, les grandes tendances d’écoute se sont également accentuées : les Québécois, qui sont les Canadiens qui aiment le plus leur télévision, privilégient avant tout les téléromans et teléséries locales, ainsi que les émissions humoristiques.Voir page C-12 : Télévision Louise Rémy, Andrée Boucher, Michelle Rossignol et Luce Guilbault dans Des Dames de coeur.» «'Sût*?\ «Ph'SocW He ***** - «n MMl éditeur de^'grande littérature DES LIVRES-CADEAUX «ÇA PLAÎT À TOUT COUP! C-2 ¦ Le Devoir, jeudi 31 décembre 1987 ' C* ^ ",a TTZ7 v r uiiibp* La chanson pop et rock en 1987 Année d’or pour Rivard, de platine pour Marjo JEAN-FRANÇOIS DORÉ Année faste, 1987, après celles de vaches maigres que nous avons connues.Du moins en ce qui concerne l’industrie d’ici.Il faut remonter à une dizaine d’années pour retrouver un succès comparable, du moins en termes de ventes, pour des disques québécois.Comme les chiffres de ventes sont le seul paramètre quantitatif qui nous permette d’évaluer le succès d’un artiste ou d’un groupe et d’assurer la continuité, voire la survie de l’industrie, c’est sur eux qu’il faut se baser pour analyser la santé de la chanson québécoise.En ce qui concerne le genre variétés pop-rock, 1987 aura été une année exceptionnelle.Qu’on en juge.Nuance, disque d’or (plus de 50,000 copies vendues), ce qui est exceptionnel pour un premier disque d’un groupe québécois; Rock et Belles Oreilles, disque d’or, une première pour un disque d’humour fait ici; Vue sur la mer de Daniel Lavoie, disque d’or, après le disque platine (plus de 100,000 copies vendues) pour Tension-Attention.Disque d’or également pour Un trou dans les nuages, le superbe disque de Michel Rivard qui est par ailleurs tranquillement à se rendre vers le platine, disque platine pour Marjo, Celle qui va (et qui va très bien merci ), et qui avec ses cent cinquante mille copies vendues pourrait atteindre le double platine dans un avenir pas très éloigné, ce q_i serait remarquable.Sans oublier non plus le Gloser together de The Box.On est encore loin du disque de diamant (un million de copies vendues), mais qui sait, peut-être qu’un jour.Et tout ça sans compter ce que feront bientôt les beaux disques de Pierre Flynn et, particulièrement, de Claude Dubois.Avec ces deux disques l’année se termine en beauté sur une note des plus encourageantes.Comment expliquer ce retour des choses vers un état que l’on n’avait plus connu depuis L'Heptade d’Harmonium et le Fiori-Séguin des Deux cents nuits à l’heure ?C’est un ensemble de choses dont la principale est la qualité.À cette qualité, il faut donner deux sens : un Michel Rivard.sens technique, comme dans qualité d’enregistrement, et un sens subjectif, comme dans qualité des oeuvres elles-mêmes.Le public québécois a le goût et a envie d’entendre la chanson québécoise.Mais il est très capricieux, comme le sont tous les enfants gâtés.Sollicité par les Américains et les Européens, en particulier les Britanniques, dont la qualité d’enregistrement et de réalisation n’est plus à vanter, il exige, et c’est normal, que ce qu’on lui propose soit équivalent.Les premiers à avoir compris ça, et à y avoir consenti l’argent et le temps nécessaires, sont Paul Piché, avec Nouvelles d’Europe, et Daniel Lavoie, avec Tension-Attention.C’est là que le premier pas a été fait et qui ne permettait aucun retour en arrière.Comme les chiffres de vente ont prouvé que la direction prise était la bonne, de nouveaux modèles se sont créés pour les artistes leur permettant ainsi de faire pression sur les producteurs pour qu’iLs développent les fonds.Il ne s’agissait plus de faire un disque aussi bon que ceux de Michael Jackson ou d’un autre, mais de faire un disque aussi bon que celui de Piché et celui de Lavoie, qui, eux, faisaient des disques aussi bons que n’importe où ailleurs.Ce sont les gens de Traffic (Rhéjan Rancourt pour Lavoie) et d’Audiogram (Simard-Ménard-Bélanger pour Piché, Séguin, Corcoran et Rivard) qui ont ouvert la voie royale que les autres ont été obligés de prendre.Oui ça coûte cher, mais oui ça rapporte.Guy Brouillard, le grand manitou de la musique à CKOI : « En adoptant une démarche de marketing ou, même pour un marché local, on rivalise en qualité avec le produit international, les gens de l’industrie du disque au Québec ont prouvé à leur public, leur gagne-pain, qu’il comptait pour eux et que notre produit n’en n’était pas un de rabais.» Il fallait effectivement que l’on sorte un peu des économies de bout de chandelle et que l’on s’éloigne du « Salon de l’artisanat » de l’enregistrement.C’était un artisanat évolué, j’en conviens, avec certains des meilleurs studios d’enregistrement au monde et un accès à de toutes nouvelles technologies permettant, presque paradoxalement, à la fois une meilleure qualité et un coût plus bas.Interfaces musicaux numériques, programmes d’ordinateurs, échantillonnage sonore, j’en passe et des meilleurs ont été appris, apprivoisés et domptés par des techniciens et des réalisateurs de talent comme Paul Pagé, Paul Northfield, Luc Papineau et d’autres.Le second aspect de la qualité est subjectif.C’est la chanson elle-même.Chose remarquable, et c’est en grande partie à la compréhension des producteurs qu’on le doit, les artistes ne sont plus obligés de sortir un nouveau disque par année.On leur donne, ou ils ont décidé de le prendre, le temps de créer.Rivard aura consacré près de trois ans à son disque, Dubois aussi, Lavoie un peu plus de deux, Piché prépare son premier depuis ça, trois ans.Peu importe comment on regarde ça, il faut consacrer à peu près trois ans entre chaque disque, parfois plus, rarement moins, pour que l’ar- Marjo.tiste puisse « faire vivre » son disque d’une part, se laisse « oublier » d’au- tre part, pour être désiré ensuite, et puisse enfin se ressourcer et se renouveler.Le processus créateur ne fonctionne pas sur commande et cela prend un certain temps avant que l’on ait à nouveau des choses nouvelles à dire.Quand on prend le temps la chanson ne risque que d’être meilleure et donc de plaire plus.De tout cela il découle que les radios vont faire tourner les disques plus facilement, qu’ils seront mieux diffusés, que les gens vont les demander, que les magasins vont en acheter pour en vendre, que les spectacles vont se vendre, que les artistes et les producteurs auront plus d’argent et de temps pour en faire d’autres, qui n’en seront que meilleurs, et rebonjour le syndrome Hy-grade.Cette année a prouvé que le petit train était bien installé sur ses rails et, comme chacun sait, petit train va loin.?* * »* * ?QUATUOR VOCAL Chants traditionnels 19, 20, 26, 27 décembre et 2, 3 janvier, 14 h et 15 h NOËL AU CHÂTEAU • Jouets de la Collection Lawrence Wilkinson • MATTEO THUN: le manifeste du superficiel Angle boul.Pie IX et rue Sherbrooke Mercredi au dimanche 11 h à 17h (514) 259-2575 Château Dufresne Musée des arts décoratifs de Montréal Radio-Musique il Radio-Culture il 24 heures sur 24 au réseau FM Stéréo de Radio- Radio-Canada Canada SAMEDI 2 JANVIER 1988 12h00 LES JEUNES ARTISTES Alain Trudel, tb ; Lorraine Prieur, p.Aria et polonaise, op 128 (Jongen); Sonate (Hindemith).12h30 RÉCITAL D'ORGUE Vvon Larrivée.orgue Wolft, salle Redpath de l'Université McGill, Montréal: Cinq Fugues et Quatuor (d'Anglebert); Trois Noels (Daquin).Anim Michel Keable.13h00 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE Chansons, contes et légendes du Saint-Laurent.Anim.Elizabeth Gagnon 14h00 L'OPÉRA DU METROPOLITAN «Les Contes d'Hoffmann» (Offenbach): Gwen-dfyn Bradley.Roberta Alexander.Grace Bumbry, Susan Quittmeyer, Neil Shicoff, James Morris, choeur et orchestre, dir.Charles Ou-toit.Anim.Janine Paquet et Jean Deschamps 18h00 MUSIQUE DE TABLE Anim.Jean-Paul Nolet 19h30 MUSIQUE ACTUELLE Anim Janine Paquet.21 hOO ORCHESTRES AMÉRICAINS Orchestre symphonique de Chicago, dir.Henry Lewis, Marilyn Horne, mezzo Ouv «Guillaume Tell», extr.«Tancredi», Ouv.«La Scala di seta», extr.«Helmira», Ouv.«L'Italienne à Alger», extr «La gazza ladra» (Rossini), extr.«Samson et Dalila» (Saint-Saëns): extr.«Mignon» (Thomas): extr «Thaïs.(Massenet), extr «Sapho» (Gounod); extr «Rodéo» (Copland): «Go’Way from My Window» (Niles); «If You've Only Got A Moustache» (Foster) Anim Jean Deschamps 23h00 JAZZ SUR LE VIF Concert enregistré lors du Festival international de iazz de Montréal 1987.En vedette Pablo Conte.Anim.Michel Benoit.DIMANCHE 3 JANVIER 1988 OhOO MUSIQUES DE NUIT La nuit, des musiques de toutes les époques et de tous les pays vous accompagnent jusqu'à l'aube Anim Monique Leblanc.5h55 MÉDITATION 6h00 LA GRANDE FUGUE Ah(m Gilles Dupuis 9h00 MUSIQUE SACRÉE Chants grégoriens de Noel (anon ); «Cantio-nçç sacrae.(Byrd); «Nisi Dommus» (Handel).Anim Gilles Dupuis f OhOO POUR LE CLAVIER Oeuvres de Gottschalk.«Orfa».grande polka pour deux pianos, op 71 ; Mazurka; «Bam-bôula», op 2, «Le Bananier», op 5; «Le Man-cenillier», op.11; «Souvenirs d'Andalousie», op.22; «Minuit à Séville», op.30; «La Jota aCégonesa», op 14; «The Dying Poet», «Ré-ponds-moi», op.50; «La Gallina».op 53 et «Ûjos Criollos», op.37 Anim Jean Oes-champs 11hOO SUITE CANADIENNE Oeuvres d'inspiration folklorique (1re de 2).Oeuvres de Dessane, E.Gagnon, Fortier, MacMillan.O'Brien, Laliberté.Gigout.Hone et H.Gagnon.Anim.André Hébert.; 12h00 HEBDO-MUSIQUE Magazine musical national et international.Anim Françoise Davoine et Georges Nicholson lîhOO CONCERT DIMANCHE SChubertiade de Hohenems 1987 Andras Schift, p ; Allegretto en do min., D.915, Douze Danses allemandes.D.740, «Galop» en do.D 925, Six Danses allemandes, D 820, «Mélodie hongroise» en si min., D.817 et Quatre Impromptus, D 935 Anim.Jean Deschamps 14H30 LES MUSICIENS PAR EUX-MËMES Inv Dom André Laberge, organiste (dern.de 2).Int, Georges Nicholson.15h30 EN CONCERT Concert enregistré le 25 juin 1987 à la Maison Trestler de Montréal.Gail Desmarais, sop.; Gilles Carpentier, clar.; Lorraine Prieur, p «An die Musik», D 547, «Ach um deine feuch-ten Schingen», D.717, «An die untergehende Sonne», D.457, «Seligkeit», D.433, Sonate «arpeggione», D.821, «Ganymed, D.544, «Gretchen am Spirade».D.118, «Der Musen-sohn», D.764 et «Der Hirt auf dem Felsen», D 965 (Schubert) 16h30 LES GRANDES RELIGIONS «La Voie du milieu ou le bouddhisme» (14e).Absence de Dieu.Inv.Jacques Langlais, rédacteur en chef de la revue «Inter-Culture»; Oung Thim, de la Société Bouddhiste Khmere de Montréal; Robert Linssen, écrivain et conférencier.Anim.Yvon Leblanc.17h00 TRIBUNE DE L'ORGUE Concert d'Aurelio Jacolenna à l'orgue de la salle Paul VI au Vatican.«Évocation à la chapelle Sixtine», Prélude «Zum Haus des Herrn», «Ave Maria», «Requiem», «Salve Regina» et Choral «Nun danket aile Gott» (Liszt).Anim Michel Keable Prod.Radio Vatican.18hOO MUSIQUE DE TABLE Anim.Jean-Paul Nolet 19h30 MUSIQUE ACTUELLE Anim.Janine Paquet.21h00 LE PETIT CHEMIN Anim Jean Deschamps.22h00 COMMUNAUTÉ DES RADIOS PUBLIQUES DE LANGUE FRANÇAISE • «L'Autre Parallèle: les chemins de l'ombre» (6e de 12).La Sainte, la Femme, la Sorcière.Marie.Eve, Lilith et les autres: qu'ont-elles que les hommes n'ont pas?Inv.E.Badinter et J De Gravelaine.Prod.R.T.B.F.23H00 JAZZ SUR LE VIF Concert enregistré lors du Festival international de musique actuelle de Victoriaville 1987.En vedette.Cecil Taylor.Anim.Michel Benoit.LUNDI 4 JANVIER 1988 OhOO L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.Une invitation à risquer l'aventure d'une nuit en musique Anim Myra Créé 5h55 MÉDITATION 6h00 LES NOTES INÉGALES Anim.Francine Moreau 7h54 BLOC-NOTES Bulletin d'actualité musicale Anim Françoise Davome et Georges Nicholson 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Le bicentenaire du baptême du Mont Blanc extr «Alpenhornsymphonie» (L Mozart); Symphonie no 4 (Arne), «Poème des montagnes» (d'Indy); «Eine Alpensinfonie» (R.Strauss); «Divertimento à la savoyarde» (Mos-cheles), extr «The Sound of Music» (Rodgers & Hammerstein) Anim Renée Larochelle.(Reprise).11h00 MUSIQUEDECHAMBRE Anim.Michel Keable.12h04 BLOC-NOTES Reprise de rémission diffusée à 7h54 12h10 LES MIDIS DE L'ÉCHANSON Tel un champagne frémissant entre vos lèvres, laissez dans votre oreille couler cette chanson Que son charme éphémère jette une note brève, douce comme le vin servi par l'é-chanson.Anim.André Vigeant.13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Concours-énigme Anim Colette Mersy 16h00 FICTIONS • Magazine de littérature étrangère Trois ouvrages de fiction, parus en français, sont commentés en table ronde Bref aperçu de l'actualité prix, revues, magazines, etc.Chroniqueurs: Stéphane Lépme, Louis Caron et Suzanne Robert Anim Réjane Bougé 16h30 DOCUMENTS • «Petite histoire du blues» (1re de 13) Qu'est-ce que le blues Considérations générales Anim.Gilles Archambault.17h00 LATITUDES» • L'Australie, l'éveil d'une nation» (1re de 12).La Géographie Inv Mark Bromilow, comédien australien qui vit présentement au Québec, et son épouse Marie Dumont.Rech.Élie Fallu Int.et anim.Claudette Lambert 17h30 EN CONCERT En direct du Palais Montcalm de Québec.Michelle Fountain, sop.; Louis Larouche, tp.; Sylvain Doyon, org.: «Ode pour la fête de la reine Anne» (Handel); Concerto en ré pour trompette et orgue (Torelli), «Votre bonté grand Dieu» (Balbastre); extr.«Samson» (Handel); Trois Lieder spirituels (Wolf); Scherzo pour trompette et orgue (Baker); Trois Chants sacrés (Betss); Variations sur «Il est né le divin enfant» (Dartus); Variations sur deux Noels anciens (G.Léveillée); «The Merry Bells» (Handel).Anim.Marie Savane.Entrée libre Pour assister à ce concert, veuillez vous présenter entre 17h00 et 17h20 au Palais Montcalm situé à la Place d'Youville à Québec 18h30 L’AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Pro Musica Antiqua 1987.The Consort of Mu-sicke, dir.Anthony Rooley.«Se tu, Silvio» (d'india); «Lamento d'Arianna» et «Vattene pur, crudel» (Monteverdi); «Lamento d’Ermi-nia» (Rovetta), «Giunto alla tomba» (Maren-zio.d'india, Benedetti, de Wert) Anim.Danielle Charbonneau.21 h30 THÉÂTRE DU LUNDI • 1 re partie magazine d'actualité culturelle.Anim Michel Vais.2e partie: «Bissextile» d'André Jean.Distr.Claude Binet.Marie-Ginette Guay, Denise Dubois, Benoit Gouin, Denis Lamontagne, Gilles Champagne, Jacques Leblanc, Bertrand Alain et Frank Fontaine 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec: Al Gray, Doug Raney, Eddie «Lockjaw» Davis, Mulgrew Miller, James Moody, Jimmy Witherspoon, Jimmy Rushing, Sir Charles Thompson, Red Norve et Memphis Slim Anim Gilles Archambault.MARDI 5 JANVIER 1988 OhOO L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.An:m Myra Créé 5h55 MÉDITATION 6h00 LES NOTES INÉGALES Anim Francine Moreau.7h54 BLOC-NOTES Bulletin d'actualité musicale.Anim Françoise Davome et Georges Nicholson.8h00 LES NOTES INEGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Anniversaire de l'exploratrice française Alexandra David-Néel «Chant de danse» (musique tibétaine); «Paris» (Milhaud); Ouv.«Mignon.(Thomas); «The Moon on High, (musique chinoise); «Second Construction» (Cage), «Dans les Tatras» (Novak); extr.«Rituel du soir» (moines bouddhistes du Népal); extr Symphonie no 1 (Scriabine).Anim.Renée Larochelle.(Reprise).11 hOO MUSIQUE DE CHAMBRE Anim Michel Keable 12h04 BLOC-NOTES Reprise de l'émission diffusée à 7h54.12h10 LES MIDIS DE L'ÉCHANSON Anim.André Vigeant.13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Anim Colette Mersy.16h00 MAGAZINE INTERNATIONAL .DES ARTS DE LA C.R.P.L.F.• Tableau de l'actualité artistique en France, en Belgique et en Suisse.Anim Rachel Verdon 16h30 PRÉSENCE DE L'ART • 1re partie reflet de l'actualité dans des domaines aussi divers que la peinture et la performance - 2e partie: entrevues avec des artistes, théoriciens, historiens de l'art.Anim Gilles Daigneault, Rober Racine Ent à Paris: René Viau 17H30 EN CONCERT En direct de la salle Tudor du magasin Ogilvy a Montréal Davis Joachim, gui : Sept Pièces (Dowland); Thème et variations sur «Greensleeves» et Thème et Variants (O Joachim); «Colorar in Memoriam pour Andrés Segovia» - création (D Dion); «Stimulus A Goad» (O Joachim).Anim André Hébert.En- trée libre.Pour assister à ce concert, veuillez vous présenter entre 17h00 et 17h20 à la salle Tudor, située au 1307, rue Ste-Catherine Ouest - 5e étage 18H30 L'AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Pro Musica Antiqua 1987.Barthold Kuijken, fl.traversière; Wieland Kuijken, viole de gambe; Bob van Asperen, clv.: Sonate, op.1 no 1a (Handel); extr.«Les Goûts Réunis» (Couperin); Sonates, BWV 1034et BWV 1030(J.S.Bach); Sonate en mi min.(Leclair).Anim.Danielle Charbonneau.Pour permettre la diffusion intégrale du «Marchand de Venise», les émissions En toutes lettres et Jazz-Soliloque font relâche aujourd'hui et l'émission L'Embarquement pour si tard.débutera à 1 heure.21 h30 LA COMÉDIE FRANÇAISE • «Le Marchand de Venise» de Shakespeare, enregistré le 13 décembre 1987 au Théâtre national de l'Odéon à Paris.Prod France Culture.MERCREDI 6 JANVIER 1988 1h00 L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.Anim.Myra Créé 5h55 MÉDITATION 6h00 LES NOTES INÉGALES Anim.Francine Moreau.7h54 BLOC-NOTES Bulletin d'actualité musicale.Anim.Françoise Davoine et Georges Nicholson 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Anniversaire du biologiste et écrivain français Jean Rostand.«Papillons», op.2 (Schumann); «Le Festin de l'araignée» (Roussel); «Embryons desséchés» (Satie); Quatuor, op 50 no 6 (Haydn); «The Unanswered Question» (Ives), Barcarolles (Fauré) Anim.Renée Larochelle.(Reprise).11 hOO MUSIQUE DE CHAMBRE Anim.Michel Keable 12h04 BLOC-NOTES Reprise de rémission diffusée à 7h54.12h10 LES MIDIS DE L'ÉCHANSON Anim.André Vigeant.13hOO AU GRÉ DE LA FANTAISIE Les Feux de la rampe Orchestre du XVIIIe siècle, dir Franz Bruggen (Mozart); Vladimir Horowitz (Schumann); Orchestre de la Radio de Francfort, dir Eliahu Inbal (Bruckner); Solistes d'Australie (Mendelssohn).Amm.Colette Mersy.16h00 LITTÉRATURES PARALLÈLES • Magazine littéraire Table ronde réunissant entre autres chroniqueurs Michel Lord (science-fiction/tantastique); Jean-Marie Poupart (policier/espionnage) et Jacques Samson (bande dessinée).Anim.André Carpentier.16H30 SYSTÈMES D'ENSEIGNEMENT AU CANADA• 5e de 18: «Le Secondaire» Rech et int Edith Grenon.Anim.Gustave Héon.17h00 LES PROGRÈS DE LA BIOLOGIE ET DE LA MÉDECINE • Prod Radio France 17h30 EN CONCERT Concert enregistré le 10 mars 1987 à Moncton Richard Boulanger, p.: Sonate, op.120 (Schubert); Intermezzo, op.26 (Schumann); Rondo en la min , K 511 (Mozart); Barcarolle, op 60 (Chopin).«Llsle joyeuse» (Debussy) 18h30 L'AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Pro Musica Antiqua 1987 Deutsche Kamme-rakademie Neuss, dir Johannes Goritzki: «L'Art de la fugue».BWV 1080 (J S Bach) Anim.Danielle Charbonneau-21h30 LE JARDIN SECRET • Voyage aux sources de la création.Inv Madeleine Gagnon Anim Gilles Archambault 22h00 LITTERATURES • «Les Poètes dans la Résistance» (dern.de 5).La Chair de Lazare.Inv.Lionel Richard et Lucien Scheler.Prod.Radio France.22h30 GOURMANDISES • 10e de 18.«Le Goût du vin».Inv.Christian Millau Rech.Isabelle Leduc.Texte et int.René Viau.Lect.Jean Perreault.23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec: Lambert, Hendricks and Bavan, Zoot Sims, Louis Armstrong, Cedar Walton.Duke Ellington, Benny Goodman et Thad Jones.Anim.Gilles Archambault.JEUDI 7 JANVIER 1988 OhOO L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.Anim.Myra Créé.5h55 MÉDITATION 6h00 LES NOTES INÉGALES Anim.Francine Moreau.7h54 BLOC-NOTES Bulletin d'actualité musicale.Anim.Françoise Davoine et Georges Nicholson 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Anniversaire de naissance du poète français Pierre de Ronsard.Extr.«Amours de Ronsard» (Bertrand), Danses de la Renaissance; «Trois Sonnets de Pétrarque» (Liszt); extr.Cantate «Rinaldo», op.50 (Brahms); extr.«Les Nations»: «La Françoise» (F.Couperin); Deux Poèmes de Ronsard (Roussel).Anim.Renée Larochelle.(Reprise).11h00 MUSIQUE DE CHAMBRE Anim.Michel Keable.12h04 BLOC-NOTES Reprise de l'émission diffusée à 7h54.12IH0 LES MIDIS DE L'ÉCHANSON Anim.André Vigeant 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Les 5 clés de sol.Des disques ou des oeuvres dans leur version intégrale qui auront mérité la plus haute cote â l'émission Chronique du disque.Anim.Colette Mersy.16h00 LES IDÉES A L'ESSAI • Richard Salesses s'entretient avec André Glucksmann auteur de «Descartes c'est la France» publié chez Flammarion.16H30 FRONTIÈRES* 2e de 4 Documentaires sur des réalités qui unissent ou qui divisent les collectivités.Aujourd'hui: «La Frontière basco-béarnaise».Prod Radio France 17h30 EN CONCERT En direct de la salle Tudor du magasin Ogilvy à Montréal.Kevin MacMillan, bar., John Greer, p : «Liederkreis», op.39 (Schumann); -Let Us Garlands Bring» sur des textes de William Shakespeare, op.18 (Finzi).Anim.André Hébert Entrée libre Pour assister à ce concert, veuillez vous présenter entre 17h00et 17h20 à la salle Tudor, située au 1307, rue Ste-Catherine Ouest - 5e étage 18H30 L'AIR DU SOIR Anim Danielle Charbonneau.20h00 ORCHESTRES CANADIENS Orchestre symphonique d'Edmonton, dir.Roland Bader, James Campbell, clar : Ouv.«Se-miramis» (Rossini); Concerto no 2 (Weber); Variations sur l'opéra «Rigoletto» de Verdi; Symphonie no 5 (Tchaikovsky) 22h00 LIBRE ÉCHANGE • Pierre Olivier s'entretient avec Jacques René Rabier, conseiller spécial à la Communauté économique européenne 22h30 CONNAISSANCE D'AUJOURD'HUI • 1 re de 13.«De l'homme de nature à l'homme de raison» La première civilisation d'Europe la Crète Inv le professeur Paul Faure, helléniste, de l'Université de Clermont-Ferrand (1re de 2) Int Janine Delaunay.23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Tete Monfoliu, Marian McPartland, Phil Upchurch, Stéphane Grappelli, Jimmy Knep-per, Jon Faddis/Billy Harper, Red Holloway Anim Gilles Archambault VENDREDI 8 JANVIER 1988 0h00 L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.5h55 MÉDITATION 6h00 LES NOTES INÉGALES 7h54 BLOC-NOTES 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Anniversaire du navigateur français Antoine de Bougainville.Ouv.«Le Corsaire» (Berlioz); Symphonie no 100 «Militaire» (Haydn); «Songs of Travel.(Vaughan Williams); Ouv.«Mer calme et heureux voyage» (Mendelssohn); Sonate pour flûte ei piano, op 91 no 2 (Boismortier); «The Sea» (Bridge); «Joueurs de flûte» (Roussel).Anim.Renée Larochelle.(Reprise).11h00 MUSIQUEDECHAMBRE 12h04 BLOC-NOTES Reprise de l'émission diffusée à 7h54.12h10 LES MIDIS DE L’ÉCHANSON 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE 1re partie: l'animatrice reçoit Jean-Claude La-lanne Cassou qui nous rappelle l'importance du luth dans la musique occidentale.- 2e partie: le Quatuor Erato: Quatuor no 7, op 108 (Chostakovitch); Quatuor no 15, K.421 (Mozart); Quatuor en fa (Ravel).Anim Colette Mersy 16h00 AU CINÉMA* Le magazine complet de l'actualité cinématographique animé par Gaétan Lemay en compagnie du critique Richard Gay.16H30 LE SENTIMENT D'APPARTENANCE • 5e de 13 «Mon territoire».Inv.Jean Désy, géographe; Benoit Bouchard, politicien; Bernard Arcand, ethnologue; Jean-Paul Desbiens et Yvon Paré, écrivains; Michel Côté et Pauline Martin, comédiens; Christiane Laforge, journaliste.Anim.Robert Morency.17h00 L'ART ET LA PLUME • 1 re de 8.«La Critique d'art».Inv.Frédéric Edelmann, critique d'art et d'architecture au journal Le Monde.Anim.Charles Temerson 17h30 LES JEUNES ARTISTES Trio Lyrika: Annalee Patipatanakoon, vl.; Roman Borys, vc.; Marie Fabi, p.Trio en sol, H.XV/25 (Haydn); Trio «Vitebsk, sur un thème juif (Copland); Trio en ré min, op.32 (Arensky).18h30 L'AIR DU SOIR Anim.Danielle Charbonneau 20h00 LES GRANDS CONCERTS Danièle Forget, Suzie Leblanc, sop.et Ensemble Arion composé de Claire Guimond, fl.baroque, Chantal Rémillard, vl.baroque; Betsy MacMillan, viole de gambe et Hank Knox, clv : oeuvres d'Élisabeth Jacquef de la Guerre, d'Anglebert et Leclair Anim.Michel Keable 22h00 TRAJETS ET RECHERCHES • Claudette Lambert s'entretient avec Paul-André Comeau, journaliste 22h30 SECONOE DIFFUSION • «Si père et mère m'étaient contés» (dern.de 14) Inv.Gabrielle Poulin.Rech.Danielle Tremblay.Int.Jean Larose.23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec: Clare Fischer, Jeannie/Jimmy Cheatam, Tom Harrell, Red Norvo, Mulgrew Miller et Memphis Slim Anim.Gilles Archambault SAMEDI 9 JANVIER 1988 OhOO MUSIQUES DE NUIT Anim Monique Leblanc 5h55 MÉDITATION 6h00 LA GRANDE FUGUE Anim.Catherine Perrin.10h00 CHRONIQUE DU DISQUE Inv Guy Huot, secrétaire exécutif du Conseil International de la Musique, UNESCO.Paris.Robert Savoie, basse.Anim.Normand Séguin.• ÉMISSION CULTURELLE CBJ-FM 100,9 Chicoutimi CBAF-FM 98,3 Moncton CBOF-FM 102,5 Ottawa-Hull CBF-FM 100,7 Montréal CBV-FM 95,3 Québec CJBR-FM 101,5 Rimouski CBF-FM 104,3 Trois-Rivières v Le Devoir, jeudi 31 décembre 1987 ¦ C-3’ LE.CAH (b '?• o ' v r*f.r ggglBES « a & f Politiques et enjeux culturels 1987: Tannée du statut de 1 / 3s H Photo Archiva* La ministre québécoise des Affaires culturelles, Lise Bacon, se mérite une Sunkist dorée pour sa loi sur le statut de l’artiste, tombée pile pour le gala du 50e anniversaire de l’Union des artistes.ANGÈLE DAGENAIS L’année qui se termine aura été particulièrement riche en débats et rebondissements culturels.Certains orit connu un dénouement heureux, d’autres continueront d’alimenter les manchettes de 1988.Les trois paliers de gouvernement ont apporté leur grain de sel dans le débat public, s’illustrant tantôt par leur balourdise, tantôt par leur clairvoyance.S’il fallait distribuer les Agrumes d’honneur pour 1987, le ministre de la Justice fédéral, Ramon Hnatyshyn, récolterait certainement le Citron amer pour sa loi anti-porno que l’ensemble du pays a raillé et conspué allègrement.Pour sa part, la ministre québécoise des Affaires culturelles, Lise Bacon, se verrait décerner la Sunkist dorée pour sa loi sur le statut de l’artiste, tombée pile pour le gala du 50e anniversaire de l’Union des artistes.Enfin, la Clémentine sucrée aurait été sans conteste attribuée à la Fondation McConnell qui a si généreusement dotée le Musée McCord d’histoire de Montréal d’une pluie bienfaisante de millions (plus d’une vingtaine, raconte-t-on dans les officines .).Conçu à l’origine pour interdire très explicitement dans le Code criminel la violence sexuelle et l’exploitation des mineurs à des fins pornographiques, les concepteurs du bill C-54 (« anti-porno ») n’ont pu résister à l’envie de s’en prendre à toutes les expressions publiques de la sexualité, confondant sans sourciller nudité, érotisme, pornographie et autres déviations dégradatantes du commerce de la chair.Les conservateurs n’ont pas réussi, en 1986, à prendre la mesure du rejet public de leur réforme du Code criminel, pourtant bien intentionnée, puisqu’ils ont récidivé en 1987 avec un texte à peine modifié.Les pornographes, encore une fois, sont morts de rire, toutes les ligues de défense des droits étant obligées de défendre le pire pour sauver le meilleur au nom de la sacro-sainte liberté d’expression.Si le législateur s’était contenté de réprimer les excès, très clairement identifiables socialement, au lieu d’imposer sa moralité aux relents victoriens.Après son adoption en deuxième lecture aux Communes, la loi « antiporno » s’apprête à affronter les assauts qu’une armée de groupes de pression culturels et éducatifs (bibliothécaires et sexologues en tête), aux dents acérées, ne manqueront La semaine prochaine Dès la semaine prochaine, Le Cahier du Samedi retrouvera son véhicule, son contenu et sa date de parution habituelle.Nos lecteurs y retrouveront avec plaisir les plumes de nos chroniqueurs habituels.À tous, une bonne année et de bien beaux samedis passés en notre compagnie.-—- (rrhnrsrîç Quintette (rrhnrsrîç hautbois Theodore Baskin violon Vladimir Landsman alto Charles Melnen violoncelle Katherine Skorzewska piano Dorothy Fralberg Oeuvres de J.C.Bach, Schumann, Martlnu et Mozart Jeudi, 7 janvier 1988, 20 h.Salle Redpath, Université McGill Entrée rue McTavlah, Montréal Entrée libre Ce concert est présenté grâce à une subvention spéciale du • Music Performance Trust Funds» obtenue par la Guilde des Musiciens de Montréal.pas de lui faire subir en commission parlementaire.Plusieurs analystes politiques ont suggéré aux conservateurs de retirer leur bill en préservant ce qui leur reste de vertu plutôt que de se faire déchiqueter (ou déshabiller.! ) encore une fois sur la place publique ! Pendant ce temps, la Ville de Montréal a décidé de « voiler le nu ».Le règlement sur l’étalage de matériel pornographique est sur le point d’entrer en vigueur avec la nouvelle année, tandis qu’avant le 8 mars prochain, journée internationale des femmes, une autre réglementation sur l’affichage commercial devrait, espère-t-on au Comité exécutif de la Ville, débarrasser Montréal d’enseignes annonçant les spectacles des bars et clubs qui se spécialisent dans le divertissement pornographique.Par ailleurs, les 7,000 artistes de la scène, qui étaient prêts en janvier dernier à faire « la grève du spectacle » pour obtenir une législation leur garantissant un statut juridique et un régime de travail normalisé, ont été comblés par le gouvernement du Québec.Ottawa attend encore de se faire tordre le bras.Le moment qu’a choisi la ministre des Affaires culturelles pour satisfaire les desiderata d’une Union quelque peu tapageuse, était tout simplement parfait : la veille de l’immense gala qui devait souligner le 50e anniversaire de l’U DA.Mme Bacon a un sens aigü du timing.Espérons qu’elle n’attendra pas cinquante ans de revendications de la communauté artistique québécoise pour augmenter le budget de son ministère de la centaine de millions qui manquent encore pour atteindre 1 % du budget global de la province, pourcentage qu’octroient avec empressement la plupart des pays dits « civilisés ».Le réseau des institutions culturel- les se construit pièce par pièce, péniblement.Cette année, c’est le Musée de la civilisation, à Québec, qui a ouvert quelques-unes de ses portes au public avant la grande ouverture de l’automne 1988.Le plus gros musée du Québec, avec le plus gros budget de musée du Québec ($ 20 millions), semble en tout cas prêt à relever le défi d’une muséologie moderne et vivante.Les travaux de construction du Musée d’art contemporain doivent reprendre à la fonte des neiges 1988.Mais ce n’est plus $ 20 millions qu’il en coûtera pour déménager le solitaire de la Cité du Havre au centre-ville, mais bien plutôt $ 30 millions.Le comité de l’Orchestre symphonique de Montréal, qui a reçu $ 250,000 de la province pour faire une étude de faisabilité en vue de la construction d’une nouvelle salle de concert pour l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), n’a pas fait trop de vagues en 1987 mais le directeur administratif de l’Orchestre, Zarin Mehta, affirme que 1988 devrait voir la reprise active de ce dossier.Cinq sites ont été sélectionnés ar le comité d’étude, dont celui du oulevard Dorchester (René-Lévesque) coin Drummond a reçu la préférence du comité exécutif de l’OSM et la bénédiction de la Ville de Montréal.L’OSM n’a pas renoncé à l’idée d’un joint venture avec une société immobilière.« L’objectif, d’expliquer Zarin Mehta, c’est que le terrain, les 100,000 pieds carrés dont nous avons besoin pour notre salle de 2500 places, ne nous coûte rien.C’est comme ça que nous avions commencé nos démarches, en 1983, avec la société Cadillac Fairview, Le budget de $ 30 millions d’alors devra évidemment être révisé en 1988 quand nous aurons négocié un site avec succès et refait nos plans.Nous comptons solliciter AUDITIONS à L’ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE DU CANADA Interprétation Écriture dramatique Décoration Technique ANNÉE SCOLAIRE 1988-89 DATE LIMITE DES INSCRIPTIONS 1er FÉVRIER 1988 Pour plus de renseignements, prière d’écrire ou de téléphoner à: École nationale de théâtre du Canada 5030, rue St-Denis MONTRÉAL, Québec H2J 2L8 Tél.: (514) 842-7954 «Il ,n\V)\ea Belton BILLETS AU THÉÂTRE ST-DENIS TICKETRON OU TELETRON 288-2525 ’artiste l’aide des trois paliers de gouvernement ainsi que celle du secteur privé ».Vingt pour cent du budget actuel de $13 millions de l’OSM provient déjà du secteur privé.Dans six mois le dossier de la salle de concert devrait connaître quelques développements significatifs, affirme un Zarin Mehta confiant.Mais le succès des uns fait quelquefois le malheur des autres.Quelques dossiers — du patrimoine culturel notamment — trépignent encore faute d’appuis de puissants lobbv : les bibliothèques publiques continuent de se dégrader dangeureuse-ment et d’étouffer dans leurs murs, comme en a fait foi le diagnostic affligeant posé par la Commission Sau-vageau.Bien que les Archives du Québec soient au sec depuis dix mois, la Bibliothèque Nationale est toujours éparpillée aux quatre vents et aucune décision n’a encore été prise quant à sa relocalisation.Mais on nous dit que ça bouge en coulisses.Maigre l’« affront » international que nous a fait subir cette année une France à la mentalité encore très impérialiste dans le dossier du doublage des films et émissions de télévision, quelques-unes de nos productions ont connu des succès remarqués dans plusieurs coins de la planète : le film de Denys Arcand, Le déclin de l’empire américain a été mis en nomination pour un Oscar à Los Angeles sans compter le succès de guichet qui caractérise ses sorties partout.La troupe du Cirque du Soleil a séduit les Américains au point qu’ils envisagent de tourner un film pour immortaliser ses prouesses et sa poésie sur pellicule.L’éditeur québécois Québec-Amérique a fait un malheur avec son Dictionnaire visuel qui lui rapportera des dizaines de millions de dollars de ventes d’ici cinq ans de même qu’une série de produits dérivés informatiques.Côté théâtre, on s’arrache littéralement le one-man show de Robert Lepage, Vinci, dans les festivals européens notamment mais également au Canada-anglais.Le chanteur Daniel Lavoie a remporté deux trophées importants cette année, le trophée Victoire pour le meilleur album de la communauté francophone ( Vue sur la mer) et le trophée Renoncial pour la meilleure chanson de 1987 primée par les auditeurs des radios françaises d’Europe et du Canada (Je voudrais voir New York).Il ne faudrait pas oublier, pour finir, l’éclatant succès remporté par l’Orchestre symphonique de Montréal dans une quinzaine de villes d’Europe l’automne dernier, succès qui a definitivement propulsé notre orchestre, et son chef, au rang des plus importantes formations de l’heure.La télévision de fin d'année Bye Bye et bilans Photo Radio Canada Comme le veut la tradition, le suspense et le secret demeurent entiers sur les torpilles qui enverront par le fond les personnalités publiques victimes de Bye Bye 87.On sait toutefois que Normand Chouinard (Ronnie), Véronique LeFlaguais (Nancy), Michèle Deslauriers (Mita) et Yves Jacques (Brian) y iront d’un numéro sur le libre-échange PAUL CAUCHON Jeudi 3J décembre ?L’étalon noir.Un bon film fa milial adapté d’un célèbre roman pour enfants.Mickey Rooney y joue un rôle sensible.Radio-Canada 19 h 30.?It was twenty years ago Su per-documentaire de deux heures qui recrée avec humour et sérieux l’année 1967, prenant comme point de départ l’album Sergent Pepper’s des Beatles.Diffusé récemment sur PBS, repris à CBC (Radio-Canada) 20 h.?Barnum.Film sur la vie du fondateur des cirques Barnum avec Burt Lancaster et Hanna Schygulla, tourné pour la télévision à Montréal l’année dernière.À voir par curiosité.CBS 21 h.?Bilan 1987.Les correspondants à l’étranger de Radio-Canada font le bilan de l’année à 21 h 30.?Bye Bye 87.Avec des textes de Louis Saia, le rendez-vous annuel, toujours critiqué, jamais boudé.L’équipe de cette année : Michèle Deslauriers, Véronique Le Flaguais, Normand Chouinard, Yves Jacques et Pierre Verville.À 23 h.?Vendredi 1er janvier ?La petite fille aux allumettes.Product ion spéciale d’une heure de la série pour enfants Inimi-nimagino, Radio-Canada 18 h 15.?Rock et Belles Oreilles : liquidation des Fêtes.Reprise du spécial « RBO » de dimanche dernier, inégal mais avec des moments d’un réjouissant cynisme.Quatre Saisons 20 h 30.?Bye Bye 87, reprise à 21 h de l’émission de la veille.?The Beijing acrobatie company.Un must : les acrobates de Pékin en spectacle, une des plus spectaculaires troupes de cirque au monde.PSB/33 22 h 30.?Samedi 2 janvier ?La dentellière.Film très sensible qui a lancé Isabelle II up pert, l’histoire d’une jeune fille amoureuse et timide qui sombre dans la dépression.Radio-Québec 21 h 30.?Dimanche 3 janvier ?La grande visite devient de plus en plus l’émission littéraire qui manque à tous les réseaux.On reçoit aujourd’hui Francine Noël (Myriam Première), Monique Proulx ( Le sexe des étoiles) et Hauteur-compositeur Pierre Flynn.Radio-Canada 16 h.?lin cadeau pour la vie.Émission spéciale de deux heures où plusieurs vedettes tenteront de vous convaincre des bienfaits du don d’organes.Radio Québec 20 h.?Show rock au Spectrum.Montage d’archives avec Corbeau, Michel Rivard, Paul Piché, Da niel Lavoie, Louise Portai, Catherine Lara et Zachary Richard.Quatre Saisons 21 h.?Mount Royal.Émission spéciale de deux heures pour lancer cette production canadienne qui suscitait la controverse avant même d’entrer en ondes.La série sera d’abord diffusée en an glais à CTV (21 h), et les frogs peuvent bien attendre six mois.?Hommage à Ravel avec l’OSM (la 2e suite de Daphnis et Chloé et les Tableaux d'une exposition de Moussorgsky adaptés par Ravel).Radio-Canada 21 h 30 ?Bilan de l’année avec les jour nalistes de CFTM, 22 h.A L’AFFICHE DES LE 12 JANVIER 1988 DE RACINE Mise ï*n sa*ne Olivier Reichenbach Décor Claude Goyette assiste de l)a\ id Gaucher ( ostunies Véronique Borboën Fclairages Michel Beaulieu •Musique Jean Sauvageau Accessoires ( lande Roberge assiste de Jeanne Laperle Direction tie scene Allai» Roi Sophie Clement dans le rôle-titre Pierre Gemlron Gilbert I at liant e Marie-France I ambert Gerard Poirier Pascal Rollin Denis I rudel Anne Bedartl Denis Bernard Françoise Faucher Sophie Faucher Billets en \ ente a cônipter du 21) décembre Du mardi au vendredi 20h Samedi 16h et 21 h Resenaiiohs: SU J-0563 ¦os^Z.O’KëEFE m./ Le I licàlrc du Nouveau Monde/! y 84.rue Ste-Catherinc ouest.^ f Metro Plarc-des-Arts C-4 M Le Devoir, jeudi 31 décembre 1987 “LE MEILLEUR FILM DE GUERRE JAMAIS REALISE.” GLOBE ET MAIL J14 » Un film de Stanley Kubrick "Maestro Mastroianni: Magistral une fois déplus!" Gérard Lefort, LIBÉRATION "Un film dépouillé à l'extrême, mais qui fascine de bout en bout.Mastroianni y est sublime, comme d'habitude." Gerard Edelste.n, L'ÉQUIPE "Angelopoulos raccourcit, rajeunit et extrait de son miel une gelée royale pour amateurs." première "Un très beau film.” Franane Laurendeau, LION D'OR VENISE'KT «ATTENTION, CHEF D’OEUVRE!» - NOUVEL OBSERVATEUR) «?Le meilleur film français de l’année — Bon Dimanche ‘.Un film exceptionnel.avec GASPARD MANESSE • RAPHAEL FEJTO «FRANCINE RACETTE PHILIPPE MORIER-GENOUD scenario et realisation LOUIS MALLE «4UMNCÉ \zz3Pn DESJARDINS BASILAIRE 1 288-3141 EN VERSION FRANÇAISE Marcello Mastroianni icuHeur un film de THEO ANGELOPOULOS avec MARCELLO MASTROIANNI • NADIA MOUROUZI SERGE REGGIANI aiiiake ËHZMKI HJ MI HO U Kiim t r / Inf Quiin f DES LE 25 DEC.12:45- 3:00- 5:10 7:20 - 9:30 COUCHE-TARD SAM.11:30 Mil' l i Dr MAISONNEUVE 849 4518 MT un film de WIM WENDERS avec PETER FALK OTTO SANDER • CURT BOIS I Ht NIS STF CATHERINE 288 ?H BRUNO GANZ • S0LVEIG D0MMARTIN BERRI.12:00 - 2:30 - 5:00 - 7:30 - 9:55 NfMA PINE COUCHE-TARD SAM.: 12:25 STE-ADELE UN FILM DE ¦'.BERNARDO, .BERTOLUCCI "% t'- >- es 1^.Francine Laurendeau.Le Devoir «MERCI LES ENFANTS!" - LE MONDE irrj lj [ rr 'YÎz i ni mi PALME D'OR ^^^CANNES 1987>^^é Par la puissance de son style, sa façon de tailler son récit en grands pans abrupts, de porter ses acteurs ail sublime de leur jeu, d'emporter l'émotion et de laisser en même temps, comme une arête dans la gorge, le subtil reliquat du doute, PIALAT A PRODUIT UN CHEF-D'OEUVRE.— LE MONDE Maurice Pialat signe une de ses oeuvres les plu's fortes.Et les plus personnelles.-L'EXPRESS "SOUS LE SOLEIL DE SATAN"0est avant tout un film "TRESIMPRESSIONNANT".-LIBERATION IUIIS LONE |(H\ LIIIN PETER 11 TtX HE v Kl “THE LAST EMPEROR” LE DERNIER EMDEREUR ?fil oocav'snwmi 1:00 - 4:00 - 7:00 - 10:00 - VERSION FRANÇAISE DAUPHIN BEAUBIEN IBERVILLE 721-6060 VERSION ORIGINALE ANGLAISE PLACE DU CANADA 1:00 - 4:00 - 7:00 -10:00 via chAteau champlain 861-4595 “EXCELLENT.UN FILM CISELE COMME DU CRISTAL, (oanne Woodward est superbe.C'est tout un rôle et Woodward est toute une actrice." /ami Bernard, NEW YORK POST “?V2 Une distribution exceptionnelle." ¦ Kathleen Carroll, NEW YORK DAILY NEWS "BIEN JOUÉ, SPLENDIDEMENT PHOTOGRAPHIÉ ET SUPERBEMENT DIRIGÉ." Mike McCrady, NEWSDAY M GERARD DEPARDIEU SANDRINE BONNAIRE Sous le Soleil de satan un film de MAURICE PIALAT d’après le roman de GEORGES BERNANOS scénario SYLVIE DANTON • photographie WILLY KURANT • caméra JACQUES LOISELEUX chef monteur YANN DEDET • mixage DOMINIQUE HENNEQUIN .musique HENRI DUTILIEUX Symphonie No 11NTERMEZZO 1:15-3:15-5:15-7:15-9:15 COUCHE-TARD BASILAIRE 1 288-3141 SAM.: 11:15 LA MENAGERIE IDE VERRE DES LE 25 DÉC.VERSION FRANÇAISE VERSION ¦jmZ.'S" THE GLASS MENAGERIE ftMlljïilAl I IJIHtlU.IU.'IIIH.'l.-il COIN DE MAISONNEUVE 849 1518 fis.’1 tItItItItItItItIt ¦ “Mickey Rourke est fantastique.Robert Chazal BrcmceSolr ‘Avec humour et poésie, avec ' — ¦ lucidité, Barbet Schroeder signe |MPPW®' là un de ses meilleurs films ' WT Michèle Halberstadt HMUMM / " JÊttÊ^ MICKEY ROURKE / ÊBL FAYE DUNAWAY JÉïWi MfW BûRFLY EN VERSION FRANÇAISE UNfILMDt BARBET SCHROEDER un* comèO*6 *C"'e cXX CHARLES BUKOWSKI EN VERSION FRANÇAISE Dés le 25 DEC.I VERSION ORIGINAL! ANGLAIS* [»J ¦MIMM ü,Vi„\ri ST-OENiS sre-.ATMfBiNE 28B-21IS 2330 AUT DES lAllRENHOfS 666.3684 - 455 HUE PEE.543 3’ mber VERSION ORIGINALE ANGLAISE Denholm Elliott Mis Farrow Elaine Stritch Jack Warden Sam Waterston Dime Wiest CINEMAS CINEPLEX ODEON NIVEAU OU METRO ATWATER 935-4246 Les cadavres s'accumulent, et l'on ne cesse de rire Les gags se succèdent, et l'on ne cesse de trembler Une grande réussite LE -i MOUS1ACHU JEAN ROCHEFORT GRACE DE CAPITANI - JEAN-CLAUDE BRIALY JEAN-LOUIS TRINTIGNANT a.DOMINIQUE CMAUSSOIS prima film 1:00- 3:00- 5:00- 7:00- 9:00 COUCHE-TARD SAM.: 11:00 4 ?COMPLEXE DESJARDINS BASILAIRE 1 288 3141 Cinéphile (Y jl preseme -#*** Ti iiiiéni 'WâtW*/Tl * rf ji it )( j oft;* fiÿapï z&s 'mm.fjr ’4 f ^ A‘ * 'Un film de VOJTA JASNY Um production d« ROCK DEMERS (MC GILLES PELLETIER • KAREN ELKIN • MICHAEL J.ANDERSON • MICHAEL BL0U1N jj ROORIGUE TREMBLAY (CHOCOLAT) -LORRAINE DESMARAIS • MICHÉL^ÉUINE TURMEL- KEN ROBERTS « ANDRE MELANÇ0N dons le rôle dr CERBERE l>Hll»,iT:'ilJL-Vid:U«ll 'CKAC273 # Télévisiondl3 ¦D SI DENIS SI t-CA I HERINfc 288 2115 MAIL CHAMPl AIN 465 590b PARADIS & BR0SSARD CARREFOUR LAVAL | MONTREAL | 6.ASTRE chAteauguay 2330 AUT DES LAURENTIDES 688-3684 1584 MT ROYAL E 521-7870 9480 l AC0R0AIRF 32/ 5001 \msm OMEGA CINEMA J0LIETTE BELVEDERE CINÉMA DE PARIS BOÎTE A Fil MS | j~G CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCEE | J**# GABRIKI.GARCIA MARQIKZ Kl TLR I LW-.KI II OIIKM II t Ml II OMW M INI \ till il\IL • IKI.M |'\1*VS • I H U lilNi IM III IM IH.I.IW • L \KI.(l> KIM.IKIII MlKMIit I It LM LM.11 RIN • 14>M\(11,1 I |(K t VERSION FRANÇAISE COMPLEXE DESJARDINS BASILAIRE 1 288-3141 VERSION ORIGINALE ITALIENNE ix ASTRE 9480 L'ACORDAIRF 327 5001 liiirli] Ippjpi % jp WT Produced bu Robert Oreenhut Written and DireaeJ by Woody Allen COUPONS ET LAISSEZ-PASSER REFUSÉS 7l30 : ilio 5 30 —T¥71ll:Ii1ll:lrl.771 AnOXOiThim., COUCHE-TARD SAM.: 11:30 1616 STE CATHERINF 0 932 2121 Le cJiant dts SÎRÉNES m.Oh lr|«t|,j* (J y I VE HEARD THE MtRMAIOS SINGING .PATRICIA ROZEMA .sheila McCarthy PAULE 8AILLARGE0N olcLi 10 •'iOll 3 10- 5 10 ¦*¦¦¦- _ 7.10-510 coin 0( MAISONNEUVE 8434518 H m JEAN JEANNE Distribution FRANCE FILM SERRÀULT POIRET MOREAÙ Scénario et dialogues JEAN-PIERRE MOCKY - JEAN-CLAUDE ROMER - PATRICK GRANIER Image MARCEL COMBES Musique MICHAEL NYMAN JORGE ARRIAGADA BERRI, 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:30 - 9:30 COUCHE-TARD SAM -1130 CARREFOUR, 7:35 - 9:35 COUCHE-TARD SAM.: 11:25 - PAPINFAU 7 30 - 9-30 r - CARREFOUR LAVAL C—ü!RlNF 788 2115 23.30 AUT DES I AijPf NUDES 688 3684 4519PAPINEAU LE PAPINEAU 521-4239 Le Devoir, jeudi 31 décembre 1987 ¦ C-5 c ’C° o ' c ;m S* Xv r»°f'ï2 ?Les plaisirs de la mélancolie Pas de serpentin S.V.P.GILLES ARCHAMBAULT Que ferez-vous ce soir ?Le 31 décembre est peut-être pour vous une occasion de réjouissances.Si tel est votre bon plaisir, je ne peux qu’applaudir.Je dois bien dire toutefois que jê suis bien heureux qu’il n’en soit pas ainsi pour moi.En pareil moment, je préfère une solitude partagée à tout autre condition.En fin d’année, j’aime bien établir des bilans.Je n’ai pas en tête quelque opération de vérification financière.Le sort m’a mis à l’abri de tracasseries trop pressantes de cet ordre, n’étant ni riche ni pauvre.Non, cette nuit, je vais l’écouler en songeant le plus doucement possible au passé.J’aurai bien une pensée pour l’avenir, mais elle sera timide.Il y a à peine quelques années, j’élaborais des stratégies.Je me promettais de relire Marcel Proust, d’approfondir la littérature sud-américaine, de mettre à jour mes connaissances en histoire.L’âge qui fond sur nous nous métamorphose malgré nous.Le passage d’une année à l’autre n’est plus depuis belle lurette l’occasion de promesses à tenir.Pourquoi s’imaginer qu’on deviendra à l’avenir plus studieux ou plus attentif aux autres ?Notre nature est là qui veille et nous interdit les modifications d’importance.Que m’apportera le bilan que je dresserai ce soir ?Bien peu de choses.C’est l’exercice lui-même que je chéris plus que les résultats qu’il produit.Rien en tout cas qui équivale le vertige des années envolées.Le temps a fui et je suis là.J’ai perdu des amis, en ai conservé d’autres Mes enfants sont des adultes, bientôt je serai un vieillard.Telle m’apparaîtra l’effroyable et consolante évidence.Jadis, la nuit du 31 décembre m’était l’occasion d’une réflexion sur l’écriture.Je déplorais ma flemmar-dise, jê croyais possible de m’octroyer une force de caractère qui m’avait jusqu’à ce jour fait défaut.Cette passion aussi s’est envolée.J’ai toujours la naïveté de croire que l’invention de fictions m’est bénéfique malgré tout, mais je supporte très bien de ne rien faire.Il est peu probable que je déplore vers minuit de ne pas être en bruyante et joyeuse compagnie.Il est tout à fait légitime que mes contemporains souhaitent s’amuser en pareille circonstance.Mais de quoi aurais-je l’air, un serpentin à la main, je vous le demande ?J’admets volontiers que de toutes les manifestations commandées par l’usage celle de souligner l’arrivée de la nouvelle année me semble la plus justifiée.Pour une fois qu’on admet le triomphe du temps sur nous ! Que la joie manifestée soit ou non factice, les pauvres humains ont bien droit à cette mascarade-là.La télévision qui nous promènera ce soir de capitales en capitales se fera l’écho de joies d’apparat, mais enfin.1988 ! J’aurais bien attendu un peu avant d’y arriver.Où sont donc passées toutes ces années ?Avec mes rêves, mes désirs assurément.Pourvu que cette nuit, poussé par quelque démon, je ne m’imagine pas que j’ai tout raté et que je ne suis bon qu’à mettre au grenier de l’oubli.Quand je suis dans ces états, je me contenterais volontiers d’une réception bien moche et complètement ridicule où l’on supporterait de m’entendre pérorer sur l’avenir du monde.Et il n’y aurait point besoin de serpentin.JFAMOUS PLAYERS^ le Voyage" ( I3CG4CT ] A V l3575 *'* du 944 94rc.\%A V.FRANÇAISE A 16h00 k v.ANGLAISE À 13h00.^ oV _ ear's Rockin' Fv e '88 Anim Dick Clark Montand International special Movie : The Electric Horseman —É.-U.1979 p Avec Robert Redford, Jane Fonda et John Saxon T News Movie : A Tale of Two Cities — É.-U.1935 Avec Ronald Colman, Elizabeth Allen et Edna May Oliver Live From Lincoln Center : New Year's Ere data New \ ear's Rockin' Eve '88 Arum Dick Clark 22h 10/Movie : The Prisoner of /emia —É.-Ü.1937 Avec Ronald Colman, Madeleine Carroll et D.Fairbanks jr Happy New Year, U.S.A.! Special Hockey TQS : Les Nordiques is les Rangers I8h 50 : Domicile A2 20h 45 : Documentaire L'Opéra sauvage 1 I c Journal Ça, c'est Paris ! Ins Angeles Now Radio-France-Internationale din lIatb lei 18h00 18h30 19H00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h(K) 22h30 23h()() 23HW dhi.hh 0 CBFT (R.-C.) Montréal Téléjoumal p Voeux Fédéraux I8h 15/Petite fille aux.I9h 15/Cinêma : Les muppets attaquent Broadway —É.-U.1984 P Juliana Donald, Lonny Price et L.Zorich Bye Bye 1987 Téléjoumal P Météo/Sport Cinéma : La rose et la flèche —G.-B.1976 Avec Sean Connerv, Audrev Heoburn et R Shaw C3) WCAX (CBS) Burlington News CBS News Hollywood Squares Beauty and the Beast Movie : Drop Out Mother —É.-U.Avec Valerie Harper, Wayne R< 1988 P ydgers et Carol Kane News WKRP In Cincinnati l op of tin* Pops CD WPTZ(NBC) Plattsburgh I6h 30 / Football : Rose Bowl Football : Orange Bowl, Miami w Oklahoma \ The Year in Re view liS f BMT (CBC) Montréal You Gotta Has New Year's Mess: e Heart iges from Ottawa The Facts P of Life The Gol- P den Girls Movie : All of Me —É.-U.1984 P Avec Steve Martin, Lily Tomlin et Victoria Tennant I'he National P 22h 20 : I'he Journal Newswatch & Sports Good Rockin Tonilc * N GD CFTM (TVA) Montréal lei Montréal Charivari Fantaisies sur glace Cinéma : La cage aux folles II — Fr.1980 Avec Michel Serrault, Ugo Tognazzi et Marcel Bozzuffi AdLib Nouvelles P TVA/Sports Cinéma : Hello Dotty -É.-U.69 Avec B.Streisand CD CFCF ((TV) Montréal 16h 30 / Footbi ill : Rose Bowl Dolly / (Variétés) Miami Vice P Night Heat P CTV News p 23h 20 : Pulse Movie : My Brother Tom (3D ( IVM (R -Q.) Montréal Passe-partout Ciné-Cadeau : Les 12 travaux d’Astérix —Fr.76 Dessins animés de R.Goscinny et A.Uderzo Silicone Karmas Special Fabienne Thibault : Les chants ait més (22) VVVNY (ABC) Burlington News ABC News StarTreck Full House p 1 Married p Dora Mr.Belve- Q dere The Pursuit of Happiness 20/20 News Nighllinc Q (24) ( KO (TVO) Ontario Polka Dot Door The Elephant Show Legends of the World Magic Shadows Love’s Labor Indelibile Evidence The Duchess of Duke Street The Mistress Victoria Wood Alex Colville : t he Splendor of Order (3D V FR MONT F.TV (PBS) The Mac Neil-l Ahrer Newshour Nightly Busi- ness Report Vermont this Week Washington Week in Review Wall Street Week From Vienna : The New Year's C< 1988 ,'lebration : I'he Beijing Acrobatic Movie : The Invisible Man —É.-IJ.1933 Avec Claude Rains et Gloria Stuart (Ü) QUATRE SAISONS Mrmtréal (99) 1VTQ (télé* ision française) Action réaction La Maison Deschênes Double jeu La veillée chez l'père Jos Rock et Belies Oreilles : Grande liquidation des Fêtes Jasmin Centre-Ville Animateur : Michel Jasmin 1987 Spécial L.Bleu Nuit : La party — É.-U.67 Avec Peter Sellers Tous en piste Des chiffres et des lettres 18h 50 : Domicile A2 Ici on réveillonne Le journal Radio-I'ranee-1 L~t— - nternationale La télévision du samedi soir en un elin d'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22hOO 22h30 23h00 23h30 OOhOO (0 CBFT (R.-C.) Montréal Le lelejournal p I8h 05 : Impacts Samedi de rire ! Ani.: Yvon Deschamps La soirée du hockey : Sabres vs Maple Leafs (En direct du Forum) Téléjoumal P Sports Cinéma : Une place au soleil —Ê.-U.1950 Avec Montgomery Clift, Elisabeth Tavlor ( 3 1 WCAX (CBS) Burlington News (1 h.) Wonderful World of Disney Westward Ho the Wagons High Mountain Rangers Houston Knights West 57th News The Next President CD W PTZ (NBC) Plattsburgh News Mama's Family Simon & Simon The Facts P of Life 227 The Golden Girls Amen J.J.StarbuckP News Saturday Night Main Évent XII Q CBMT (CBC) Montréal CBC News P This Week in Parliament Wayne & Shuster International Hockey Night in Canada : Buffalo Sabres vs Montreal Canadians (Live from Montreal) I'he National Ç Newswatch/Sp< »rtx 23h 45 : 1 xwejoy QD CFTM (TVA) Mrmtréal Ici Montréal K-2000 Chacun chez soi Cinéma : Arthur —É.-U.1981 Avec Dudley Moore, John Gielgud et Liza Minetti Des femmes en or Sur la colline Nouvelles Ç • TVA/sport Cinéma : L 'enje Avec Darren Me » —É.-U.1970 Gavin etjviako CB CFCF ((TV) Montréal Puise Ski Base Frank's P Place Amen Dolly / Variétés Movie : The Ann Jittian Story — É.-U.1988 p Avec Ann Jillian Tony Lo Bianco et Viveca Lin dfors CTV News p 23h 20 : Puise Movie : My Brother lorn (3D ( IVM (R-Q.) Montréal Passe-partout Ciné-Cadeau: Le (Dessins anim merveilleux pays d’Oz —Can.87 âs) À plein temps > Transit Biondi & Cie Cinéma : Im dentellière —Fr.1976 Avec Isabelle Huppert, Yves Beneyton et Flore nce Giorgetti (22) WVNY (AB( ) Burlington ABC News p Sea Hunt p Star Treck : the Next Generation Ohara P Sable P Hotel P ABC News p News 22 23h.l5 : Star Treck the Next Generation (24) (1( 0 (TVO) Ontario Polka Dot Door Profiles of Nature Doctor Who National Geographic Movie : Beloved Infidel —É.-U.1959 Avec Gregory Peck, Deborah Kerr et Eddie Albert 22h 10 : Conversations 22h 40/Movie : Jennifer Jones Tender is Ihe Nig , Jason Robard ht —É.-U.1961 s et Joan Fontaine (3D VERMONT F IN (PBS) The Lawrence Welk Show Austin City Limits Wonder Works p Maricela Movie : The Stranger —É.-U.194 Avec Orson Welles, L.Young et 5 E.G Robinson Movie :28 lip (Documentaire de M Apted) (35) QUATRE SAISONS Montréal WOW ! Lutte Cinéma : Un fauteuil pour deux —É.-U.1983 Avec Dan Aykroyd, Eddie Murphy et Jamie Lee Curtis Le grand journal Patrouille du cosmos Cinéma : Emmanuelle l'antivierge Fr.7e Avec Sylvia Kristel (99) rVKQ (télévision française) 18h 05 : Chico Freeman Affaire suivante Résistances Portraits Claude Nougaro I ,e journal Radio-Franc»-l iternationale ¦¦¦¦¦¦¦¦ 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 HOhnn El CBFT (R.-C.) Montréal Téléjournal P science-réalité I a sens des affaires I/autobus du Showbusiness Animateur : J.-P.Ferland Téléjoumal p Les Beaux Dimanches : Comment acheter son patron Les Beaux Dimanches : Hommage à Ravel Nouvelles du sport 22h 45 : La grande visite C3] WCAX (CBsS) Burlington News Benson 60 Minutes (Information) Murder, she Wrote P Movie : Once Upon a Texas Train —É.-U.1988 p Avec Willie Nelson, Richard Widmark et Angie Dickinson News 23h 15 : The Honeymooners CD WPTZ (NBC) Plattsburgh Focus ’87 Our House P Family p Ties My Two P Dads Movie : An Officer and a Gentleman —É.-U.1981 p Avec Richard Gere, Debra Winger et David Keith lt\ a Living Movie .San Francisco Q CBMT (CBC) Montréal I he Disney Sut Flight of the Ma iday Movie vigator The P Raccoons The Beach-P combers Movie : Brothers by Choice —Can.1986 Avec Charley Higgins, Yannick Bisson et Terence Kelly CBC News p 22h 20 : Venture Nation's Buss.Newswatch 23h 25 : Ihe Pri isoner CD CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Musicart 1 Las deux font la paire L'empire Colby ¦ Revue National internationale e et Nouvelles p TVA/sport Cinéma : Les bootleggers É.-IJ.73 —Avne.R Rpvnnlris CB CFCF (CTV) Montréal 16 h: Hockey / Midget Mac's It Tournoi lajor Family p Ties Frank's P Place W-5 Mount Royal (1er/17) — CTV News 23h 20 : Puise Entertainment this Week (3D ( IVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Ciné-Cadeau : A Dessins animé Istérix et Cléopâtre —Fr.68 s de E.Lateste Un cadeau pour la vie Ias larmes volées (2e) Cinéma : Le cantor de St- Thomas Avec Brian Cox et Simone Fra —G.-B.1985 ncis (22) WVNY (ABC) Burlington ABC News P Three's p Company The Disney Sunday Movie p Flight of the Navigator Spencer : for Hire P Dolly / Variétés Buck James p ABC News P | News 22 23h 15:1a Cité du père (24) (ICO (TVO) Ontario Passe-partout Charlie Brown Fa joueur de flûte Spécial anniversaire Cinéma : La traversée de Paris —Fr.1956 Avec Jean Gabin, Bourvil et Louis de Funès Espace francoph one 1 La troisième va) .J >ue d’Alvin Toffle r (3D VERMONT FTV (PBS) Firing-Line Mark Russell Comedy Hour The Beijing Acrobatics Nature P Masterpiece Th Sorrel & Sons eatre P Inside Televisio n Masterpiece Theatre P (reprise de 21 h.) Mark Russell Comedy Hour (33) QUATRE SAISONS Montréal Ias carnets de 1 vouise Caméra 88 Surprise, sur prise ! Spectrum en Rock Le grand journal Au-delà du réel :i Ias carnets de I /ouise (99) |*V FQ ( télé* ision française ) I8h 10/l/éco- le des fans I8h 45 : Soleil bleu 30 millions d'amis Thé Tango Le cantique des cantiques Apostrophes : Les lectures de Jeanne Moreau Ia journal Radio-France-li • iternationale « C-8 ¦ Le Devoir, jeudi 31 décembre 1987 LEXJAHm Suite de la page C-6 PALAIS MONTCALM: Québec— « Les fridolina-des » de Gratien Gélinas.m.en s.Denise Filiatrault, du 12 janv au 6 fév mar au sam à 20h.MAISON DU CITOYEN: 25 rue Laurier, Hull (771-6Ç69)— « Zig Zag Zodiaque » de Benoit Osborne, production du Théâtre du Funambule, le 3 janv.à 14h THÉÂTRE DE L’iLE: 1 rue Wellington, Hull (819-771-6669)— « Du poil aux pattes comme les cwacs » de Maryse Pelletier, du 12 janv au 20 fév mar au ven.20h 30, sam 19h et 22h CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa- Salle Studio « Angel square » de Alan Davis, du 17 déc au 2 janv à 19h — « A propos de la demoiselle qui pleurait » de André Jean, m en s René Richard Cyr.du 15janv.au 13 fév — Salle Théâtre « Sinners » de Norm Foster, du 7 au 23 janv.à 20h., matinées les sam à 14h MUSIQUE Classique BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE: 1071 rue de la Cathédrale, Montréal (866-1661)— Tous les dimanches à 11 h., le choeur polyphonique de Montréal BASILIQUE NOTRE-DAME: 116ouestNotre-Dame, Montréal (849-1070)— Tous les dimanches à 11 h , grand-messe (grégorien et polyphonie) à l'orgue Pierre Grand'Maison CHÂTEAU DUFRESNE: Angle Pie 1X et Sherbrooke, Montréal (259-2575)— Salon Oscar Miniconcerts de chambre avec le Duo Eurydice, tous les dimanches à 14h 30 et 15h.30 CHURCH OF ST-ANDREW AND ST-PAUL: Angle Redpath et Sherbrooke, Montréal (842-3431)— Tous les dimanches à 11 h .chorale de l'église ÉGLISE SAINTE-CUNÉGONDE: 2461 ouest rue St-Jacques, Montréal (937-3812)— Tous les dimanches à 9h , grand-messe en latin, selon l'ancien rite (chant grégorien) ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: angle Rachel et Henri-Julien Montréal— L'organiste Jacques Boucher jouera des oeuvres de Vierne, Bach, Mulet et Widor a la messe de 17h.le 2 janv.et aux messes 10h et 11 h le dim.3 janv ÉGLISE ST-PIERRE-APÔTRE: Angle Dorchester et de la Visitation, Montréal— Jean Ladouceur, organiste, aux messes de 9h 30 et 11h.MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395 ouest boul.de la Concorde, Laval (622-1437) — Le Théâtre d'art lyrique de Laval présente « Hensel et Gre-tel » de Engelbert Humperdinck, dir musicale Gilbert Patenaude, m en s.Léandre Tiefry, Alice Fournier, soprano, Suzanne Aubin, soprano, Chantal Lavigne, soprano, Gilles Latour, baryton, Sylvia Burla, soprano, Les Petits Chanteurs de Laval, les 26 déc.et 2 janv.à 14h, le 3 janv.à 20h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Concert du Choeur et de l'Orchestre de la communauté Hellénique de Montréal, sous la dir.de Vassilis Had-jmicolaou, le 3 janv.à 15h ORATOIRE SAINT-JOSEPH: 3800 chemin Queen Mary.Montréal (733-8211)— Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, sous la dir de Gilbert Patenaude, à la messe de 11h le dim.Populaire L’AIR DU TEMPS: 194 St-Paul Ouest (842-2003)— Jazz du mer au dim.de 22h.à 02h 30 — Géraldine Hunt et Jim Hillman du 26 au 31 déc.et les 2-3 janv.BAR JAZZ 2080: 2080 rue Clark, Mtl (285-0007)— Le Trio Yvon Thibault, le 1er janv à 22h.— Michael Gauthier, Quartet, le 2 janv à 22h — Greg Clayton, le 3 janv.à 21 h 30 BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 est Ontario.Montréal (843-3808)— Tous les mardis jazz à 22h — Le 5 janv.Brian Coughan BAR TERRASSE: 1201 Dorchester ouest, Montréal (878-2000)— Raymond Brunet, accordéon, du lun.au ven de 17h.à 19h 30 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, dim.lun.19h.à 24h .mar 20h à 01 h , mer au ven.17h.à 22h — Les lundis, à I9h , sessions d'improvisation — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au sam.à compter de 22h — Le Trio de Bernard Primeau dim.de 19h.à 24h — Invité le 3 janv Muhammad Abdul Al Khabyyr, tromboniste, le 3 janv — Live Jazz le midi avec le trio de Claude Foisy, mer.de 12h.à 14h.LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux Montréal— Trois tables de blackjack en opération du lun au ven.de 17h à la fermeture, et le sam.de 20h.à 03h — Michelle Sweeney, chanteuse de jazz, soul et R & B, du mer.au sam.à compter de 22h.BISTRO-BAR BLUES CLAIR: 901 est boul Maisonneuve, Montréal— 5 à 8 les mar.et ven.avec Robert Gélinas, pianiste, (relâche au Jour de l'An) CAFÉ CAMPUS: 3315 Chemin Reine-Marie, Mont- TELEVISION JEUDI O C B F T 12.00 Première edition 12.15 La chambre des dames 13.15 Les grandes villes du monde Mexico 14.15 Cmema « La fille de neige » conte russe 16.00 Félix et Ciboulette 16.30 L'intrigue 17.00 D'une série à l'autre « Le cirque de demain: le ; festival mondiaM 983 » 18.00 Montréal ce soir o c B M T 12.00 Midday 12.57 Community notes 13.00 All my children 14.00 Heritage Theatre 14.30 TBA 15.00 Trapper John m d 16.00 Facts of life 16.30 What's new 17.00 Video hits 17.30 Three's company CD CFTM 12.00 Ici Montréal 12.15 Aimer 12.45 A coeur ouvert 13.15 Cinéma d'après-midi « Les sept cités d’Atlantis » brit 78 avec Doug McClure.Peter Gilmore et Shane Rimmer 15.15 Babillard 15.30 Les vainqueurs de Nakiska 16.00 La bande a mmée 16.30 Galaxie 17.00 De bonne humeur (B CFCF 12.00 The Mary Tyler Moore show 12.30 Puise 13.00 Lifetime 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 Cope s corner 16.05 The price is right 17.00 Family ties 17.30 Cheers CD RADIO-QUÉBEC 14.00 Pause musicale 14.30 15.00 16.00 17.30 18.00 Camp 2 V'Ià I'bon vent Ciné-Cadeau Maya l'abeille Passe-Partout ea QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les Pierrafeu 12.30 Le grand journal 13.00 Marguerite et compagnie 14.00 Les Pûtes vues « Tout le plaisir est pour moi.amér.55 avec Betty Grable, Jack Lemmon et Marge et Gower Champion 16.00 La récréation 16.15 Le petit journal 16.30 Téléfun 17.30 Le grand journal 03 T V F Q 11.50 Domicile A2 14.00 Christmas company 15.00 Radio France Internationale 16.30 L'académie des neuf 17.20 Le Journal 18.00 Tous en piste VENDREDI O C B F T 12.45 Fariboles 13.00 La chambre des dames 14.00 Cinéma « Le voyage fantastique de Smbad » brit 73 avec John Philip Law.Caroline Munro et Torn Baker 16.00 Félix et ciboulette 16.30 Les schtroumpfs 17.00 D'une série à l'autre « Le cirque de demain le festival mondial 1981 » 18.00 Montréal ce soir O C B M T 13.30 The cotton bowl game 17.00 Video hits 17.30 Three s company CB C F T M 12.00 Ici Montréal 12.15 Matinée du Jour de l An 13.30 Aimer 14.00 A coeur ouvert 14.30 Cinéma d'après-midi O C B F T 12.00 Charlotte aux fraises 12.30 Jeunes virtuoses 13.00 D'hier à demain 13.55 Nos espoirs 88 14.00 Cmé Famille • « Heidi » avec Michael Redgrave, Jean Simmons et Jennifer Edwards 16.00 Univers des sports 17.Q0 Grand air 17.30 Génies en herbe 18.00 Le Téléjournal 0 c B M T 12.00 What’snew 12.30 Wonderstruck 13.00 Fish'n Canada 13.30 Land and sea 14.00 Focus north 14.30 Open roads 15.00 Sportsweekend 16.00 It was twenty years ago today 18.00 CBC News Saturday report « Brewster et les six chenapans » amér.82 avec Kenny Rogers, Diane Lane et Erin Gray 16.30 Galaxie 17.00 De bonne humeur 17.55 Vers Calgary 88 luge solo CB C F C F 11.00 CTV Special The tournament of roses parade 13.30 CFCF Spécial Sports cartoon special 14.00 Women of the world 15.00 CFCF Special Movie Presentation « The pied piper of Hame- lin » 16-30 CTV Special « Rosebowl pre-game show » 17.00 CTV Sports Special Rosebowl game CD RADIO-QUÉBEC 14.00 Pause musicale SAMEDI CD CFTM 12.00 Samedi Magazine 14.00 Cmé week-end « Le petit monde * amér 75 avec Eddie Albert, Tammy Grimes, Dame Judith Anderson 15.30 Défi Porsche 16.00 La lutte 17.00 Fame CB CFCF 12.00 World wrestling federation 13.00 Saturday cmema « A dog of flanders » 1959 avec David Ladd, Donald Crisp et Theodore Bikel 15.00 CFCF Spécial 1987 Canadian Rodeo Finals 16.00 Wide world of sports 18.00 Pulse CD RADIO-QUÉBEC 14.00 L'inconnue de Vienne 16.00 Ciné-Cadeau 17.30 Pmocchio 18.00 Passe-Partout 14.30 Femme de chambre 15.00 Mythes en stock 16.00 Cmé-cadeau 17 00 Maya l'abeille 18.00 Passe-Partout Ë9 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 LesPierrafeu 13.00 Marguerite et compagnie 14.00 Les P'tites vues « Monsieur Cory » amér.1956 avec Tony Curtis et Martha Hyer 16.00 La récréation 16.30 Téléfun 17.30 Le grand journal © T v F Q 11.50 Domicile A2 13.47 Opération anti-corrosion 14.00 Noel au coeur 15.10 Radio-France Internationale 16.30 L'académie des neuf 17.20 Le Journal 18.00 Tous en piste 60 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.30 MASK 13.00 Les Pierrafeu 13.30 La récréation 14 30 Le petit journal hebdoma- daire 15.00 Encyclopédie en images 15.30 L exploration et vous 16.00 Jinny 16.30 Le vagabond 17.00 Action jeunesse 17.30 Le Grand Journal 03 T V F 0 12.00 Affaire suivante 12.30 Édition spéciale: les des- sous des prix littéraires 13.39 Terrasses de Vignola 14.00 Portraits de créateurs Thierry Mugler 14.30 Catherine Lara 15.00 Radio France Internatio- nale 16.30 Montagne 16.59 Ariane 84 17.20 Le Journal 17.50 Le bon mot o C B F T 12.00 Première édition 12.03 La semaine verte 13.00 Rencontres 13.30 Lee matinées du dimanche Samson et Dalila 16.00 La grande visite 17.00 Second regard O C B M T 12.00 Meeting place 13.00 Country Canada 13.30 Hymn sing 14.00 Music on a Sunday afternoon: Verdi's Rigoletto 17.00 Durell in Russia 17.30 The Edison twins CD CFTM 12.00 Bon dimanche 14.00 Ciné Week-end • Les patins d'Alfred .amér 75 avec Jim Conway, Jan Murray et Henry Jones 15.30 Magnum DIMANCHE 16.30 Sport mag 17.30 Justice pour tous 18.00 Ici Montréal CB CFCF 12.30 Question period 13.00 The Terry Winter show 13.30 The Hanes report 14.00 FT Fashion television 14.30 The littlest hobo 15.00 10-Pin Bowling 15.30 Sybervision 16.00 CFCF Sports Special Mac's Major Midget hockey tournament QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 La lutte Quatre Saisons 13.00 Les p'tites vues « Te casse pas la tête, Jerry » angl 1967 avec Jerry Lewis, Jacqueline Pearce et Terry Thomas 15.00 Oscar et Félix 15.30 Premières 17.00 17.30 18.00 D'importance capitale Le Grand Journal Les carnets de Louise CD RADIO-QUÉBEC 14.00 « Les comperes » 15.30 intermede 16.00 Cmé-Cadeau 17.30 Bonne Année Charlie Brown 18.00 Passe-Partout m T V F Q 12.00 Trente millions d'amis 12.30 Thé tango 13.00 « Monsieur Benjamin » avec Georges Guéret, Pierre Arditi et Frédéric Pottecher 14.00 Apostrophes Spécial Napoléon 15.30 Radio France Internationale 16.30 Londres-Paris no 1 en Ulm 16.56 Likouala Marine 17.20 Le Journal 17.50 Le bon mot réal (735-T259)— Happening de fin d'année, le 31 déc LE ZIG ZAG CAFÉ: 5358 Lévesque, Laval (661 -4985)— Jazz tous les dim avec Le Zig Zag Quartet, de 11 h à 15h CAFÉ THÉLÈME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)— Jazz les ven et sam.à 21 h 30 CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc, Montréal (272-1734)— Party du Nouvel An, avec Chevere, salsa, le 31 déc — San and Friends, jazz-up, le 1er janv.à 22h — J J and The Ail Stars, jazz quartet, le 2 janv a 22h L.A CAGE AUX SPORTS: 2250 rue Guy, Montréal (931-8588)— Billy Georgette, pianiste de honky tonk, en permanence à compter de 17h LE CLUB G.M.: 22 St-Paul, Vieux-Mor.tréal (861-8143)— Jazz live, du lun au ven.de 17h.à 21 h.— Happy Hours de 17h.à 21 h CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)- Mar.au ven.l'Ensemble Elder Léger, à 17h 30 CLUB SHIBUMI: 5345 ave du Parc, Mtl (271-5712)— Tous les lundis Jam Session à 21h 30 COCK’N BULL: 1944 Ste-Catherine 0.(932-4556)— Tous les dim jazz et dixieland live.LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 97 est Ste-Catherme, Montréal— Party du Nouvel An, Terapie, Vent du Mont Scharr, et F Alfred, le 31 déc — Party du Nouvel An, le 1er janv — Top Dance, le 2 janv.HÔTEL BONAVENTURE: 1 Place Bonaventure, Montréal (878-2332)- Le Portage: Spectacle de Aubrey Mann and Reflections, du 29 déc.au 2 janv.du mar au jeu.21 h., 23h„ ven.et sam.22h.et 24h HÔTEL LE CHÂTEAU CHAMPLAIN: 1 Place du Canada, Montréal (878-9000)— Le Caf'Conc: Tracey Brian en spectacle du 14 au 31 déc.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450)— Bar Le Foyer Deux pianistes en alternance, Tibor Ceasar, du lun.au ven.de 17h.à 20h — François Comeau, du mar.au sam.de 20h.à 24h.HÔTEL DE LA MONTAGNE: 1430 rue delà Montagne (288-5656)— Cocktail: 5 à 7 lun au ven.— Le Trio Dave Clark, jazz et contemporain, du mer au sam.de 21h.à 01 h LE GRAND HOTEL: 777 Université (879-1370)— Bar Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèze, lun.au ven.de 17h.à 01 h., le sam de20h.à 01 h.— Bar Tour de Ville: Le Trio Starlite, mer au dim.de 21 h.à 02h.LA CROISETTE: 1201 Dorchester (878-2000)-Jacques Ouellet, au piano, du dim au ven.de 18h à 22h.LE BOULEVARD: 1201 Dorchester, Montréal (878-2000)— Tous le samedis soirs de 19h.à 24h , musique du Trio Denis Boivin L’ENTRE-TEMPS: 1201 ouest Dorchester, Montréal (878-2000)— Agnès Sohier, accompagnée de 5 musiciens du groupe Logan, du 2 déc.au 2 janv — Du mer.au sam de 21 h.à 3h.LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester ouest (878-2000)— Suzanne Berthiaume, harpiste, tous les jours de 19h.à 23h.L’IMPROMPTU: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun.au sam.de 21 h.à 02h.RESTAURANT RICARDO: 1652 boul Ste-Adèle, rte 117, Ste-Adèle— Les vendredis, de 19h.à 23h jazz en douceur avec Nick Ayoub, saxophone, et Rob Adams, au piano RESTAURANT LES SERRES: 300 rue Lemoyne, Vieux-Montréal (288-5508)— 2 musiciens ambulants en soirée, violoniste et accordéoniste, du mer.au sam.RESTAURANT ZHIVAGO: 419 St-Pierre, Vieux Montréal (284-0333)— Restaurant dancing-roman-tique, mar.au sam.de 18h.à 3h.— Le Groupe Be-kar, 2 musiciens et une chanteuse, mer.au sam.de 19h.30 à 23h.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine (861 -0657)— Soirée du Réveillon avec Swinging Relatives, le 31 déc — JR Express les 1-2 janv.— Blue Monday Jam Session, avec Paul Arthur and Raisin’Cain, le 4 janv SALLE REINE ÉLISABETH: bar des voyageurs 900 Boul.Dorchester (861-3511)— Normand Zubie et David Lessard lun.et mar.de 17h00 à 22h00— Oliver Jones et Charles Biddles, mer.jeu.ven.de I7h00 à 22h00— Normand Zubie et Daniel Lessard, sam.de 17h00 à 24h00.SALON DES CENT: Zanzibar, 1647 St-Denis, Mtl (288-2800)— Jazz tous les dim.et lundis soirs à 21h 30 De la Saint-Sylvestre .à la saint-glinglin JOSÉE BLANCHETTE LA BONNE TABLE Rococo, Renaissance, Empire, fin de siècle ou Baroque, le Lutetia de l’hôtel de La Montagne se perd dans un enchevêtrement de styles plus lourds et séduisants les uns que les autres.À l’heure des lignes droites, du gris acier et du métal froid, le Lutetia surenchérit avec le marbre vert, les frises dorées, les colonnes torsadées, les fontaines miraculeuses, les angelots descendus du ciel et tutti frutti ! Rendez-vous d’apparat, le Lutetia est un restaurant d’hôtel parmi les plus beaux à Montréal.De plus, on y mange mieux que dans la plupart d’entre eux.Soumise au fla-fla du grand service et aux falbalas de la mise en place, la cuisine d’hôtel perd souvent en saveur ce qu’elle gagne en cloches d’argent.Le Lutetia, grâce peut-être à un décor empreint d’idéaux grandioses, conserve une certaine légèreté, une folie que n’atténuent ni les serveurs aux costards sévères, ni le trajet sur roulettes de la cuisine vitrée aux tables.Le repas devient un jeu, une valse à quatre temps et autant d’assiettes à attaquer de plein pied.Un « caviar » rouge très salé est servi avec croûtons a l’heure de l’apéritif.Par contre, pour souscrire aux goûts d’une clientèle fortement américaine (les serveurs sont usés à l'art de photographier leurs généreux clients attablés), le beurre est lui aussi salé.Le menu gastronomique, fixé à 40 $ (il coûtait 38 $ en 1984) était plutôt réussi dans l’ensemble, mise à part l’entrée de trois saumons.Ceux-ci, regroupés autour d’un mélange de laitues colorées, manquaient de goût quant au saumon mariné, de fraîcheur quant au saumon poché et d’humidité quant au saumon fumé.La seconde entrée de ce menu rattrapait la sauce : le feuilleté de crevettes au fenouil était une vraie trouvaille.La pâte feuilletée aérienne et bien cassante était fourrée d'une purée de bulbe de fenouil onctueuse et garnie de grosses crevettes roses juteuses et croquantes à souhait.Un beurre blanc citronné humectait et acidifiait le tout.À la carte, les demi-portions sont disponibles afin d’accomoder les petits appétits ou de multiplier les combinaisons possibles.La ballotine de faisan en brioche est présentée en tranche épaisse, la brioche sucrée et Photo Chantal Keyser Rendez-vous d’apparat, le Lutetia est un restaurant d’hôtel parmi les plus beaux à Montréal.De plus, on y mange mieux que dans la plupart d’entre eux.sèche farcie de cette charcuterie proche parente de la galantine, trop grasse mais savoureuse.L’idée, bien qu’intéressante, manquait d’équilibre dans les textures.Pin demi-portion également, les noisettes de veau périgourdine, se résumaient à une noisette de veau légèrement trop cuite, recouverte d’une mince tranche de foie-gras et de truffes.La sauce madère très corsée et truffée prenait trop d’ampleur face au veau.Les truffes se confondaient dans le paysage alors qu’elles auraient dû dominer.Au menu gastronomique, on a remplacé l’inévitable sorbet glacial (le cousin germain du trou normand) par une tasse de consommé au xérès et pleurotes.Une excellente pause, maigre et réconfortante à la fois.Suit le médaillon de boeuf à la moutarde de Meaux servi sur un fond prononcé, caramélisé d’une part et fortement moutardéde l’autre.Le boeuf (trop cuit lui aussi) soutenait bien la vigueur de cette sauce.Les légumes d’accompagnement, dans les deux cas, étaient d’excellente qualité mais leur santé réchauffée (bien qu’a/ dente à l’extrême) gênait dans l’ensemble.L’escale fromages fait partie du menu gastronomique.Le magnifique chariot vitré est garni de fromages canadiens et européens.Nous avons goûté un fromage trappiste de Hol-land (Manitoba), un St-Nectaire un peu vert et un Bleu d’Auvergne à point.Des fruits tranchés accompagnent les fromages et le pain était d’une fraîcheur exemplaire, surtout pour un lundi.Les desserts du Lutetia sont nombreux et aguichants.Un nougat glacé, tutti frutti et pralin sur coulis d’abricot, clôturait sur une note joyeuse le menu de six services.Un gâteau meringué au beurre de noisettes, recouvert d’avelines (l’autre nom des noisettes) grillées, était présenté sur crème anglaise.Une alliance classique et riche.Très riche ! Un Crémant d’Alsace ($ 35), tiré d’une carte fort bien détaillée et mieux garnie qu’un porte-feuille après Noël, arrosait ce repas.Le choix de champagnes pour la St-Syl-vestre est appréciable, on y trouve même quelques magnums.Le Lutetia convient tout à fait à ce genre de dîners explosifs où l’ambiance est à la dépense.Un repas pour deux personnes vous coûtera environ 75 $ avant le vin, la taxe et le service.Menu gastronomique de la St-Sylvestre à 100 $ pour 7 services par personne.POUR : La table d’hôte et le menu gastronomique changent toutes les semaines.Préférez ces menus plus originaux à la carte moins saisonnière.Un plus pour le décor et le sapin de Noël qui coiffe la fontaine du restaurant.CONTRE : Des cuissons qui manquent d’exactitude.La musique du bar au premier étage trouble l’impression agréable de voyager dans le temps.LE LUTETIA Hôtel de La Montagne 1430 rue de la Montagne tél.288-5656 GASTRONOMIE CONTACTER CHRISTIANE LEGAULT (514) 842-9645 vous offre MENU SPÉCIAL DU RÉVEILLON DU JOUR DE L AN $35.00 à compter de 18MOO MENU DE LA SOIRÉE DU JOUR DE L’AN $25.00 Reservations: 277-3577/5679 1270, av.Bernard Ouest Outremont Cbambertin Fine cuisine 9 Place Frontenac Pointe-Claire 695-0620 TABLE D’HÔTE (midi et soir) Menu gastronomique le 31 décembre ($45.p.p.) Fermé le 1er janvier 1988 4466 rue Marquette, (angle Mont-Royal) Réservation: 524-7989 MENU SPECIAL rDeswjardiîiSj 1175 Mack RÉVEILLON DU JOUR DE L’AN et JOUR DE L’AN Champagne compris Mackay Pour réservations appelez 866-9741 jjfea Goélette» 388-8393 8551, boul.St-Laurent Près du boul.Métropolitain RÉVEILLON DU NOUVEL AN MU5IQUE, BALLONS, CHAPEAUX, COTILLONS, SERPENTINS, ETC.NOTRE MENU FESTIN RESTAURANT NOUVELLE CUISINE 1422, rue Stanley NOUS FÊTONS LE RÉVEILLON DE L SAINT-SYLVESTRE ¦ Musicien ¦ Menus gastronomiques Pour renseignements ou réservations: 842-651S 1420 rue Peel Montréal 844-5156 1,000 boul.Gouin 337-3540 N'oubliez pas de réserver pour votre RÉVEILLON du JOUR de L'AN Musiciens du mardi au samedi tBon appétit ¦ POUR DEUX AVEC BOUTEILLE DE VIN TOUJOURS LE MÊME PRIX LA TABLE D’HÔTE de S9.95 a $14.95 SERVIE AVEC SOUPE OU SALADE, CÔTE DE BOEUF RÔTI, STEAK AU POIVRE, SOLE AMANDINE, CREVETTES,ETC.vtyx V\Y\ \ TTT> -v-e e cr- llcstauritnt ”€c JTore 1203 rue Bernard Ouest.Outremont.Qué.Restaurant français yy Spécialités de poissons, volaille, viandes Table d'hôte des gens d'affaires à compter de 8.95 à 13.95 ou le soir, en tête-à-tête, de 16.95 à 21.95.Aussi: groupes jusqu’à 80 pers.Réservations: 273-0835, 273-3946 Menu gastronomique du Réveillon du Jour de l’An Au choix: , premier service: ^ potage parmentier ou bisque de homard T deuxième service: sauté de cailles au pineau sur nid de riz sauvage ou escalope de foie gras de canard aux raisins troisième service: arlequin de saumon et mérou au beurre d’orange ou , tourte de crustacés et sa mousseline de légumes quatrième service: sorbet au marc de champagne cinquième service: escalope de saumon au beurre de cidre et salpicon de homard 6u noisettes d'agneau en croûte belle biquette sixième service : les mignardises .$55.°°/pers.Bon Appétit Le Devoir, jeudi 31 décembre 1987 C-9 LE PLAIS LE PU le fl; LE PLAI ^ des J • % livres wm m Monique Proulx: comme un gratte-ciel GUY FERLAND Monique proulx a les deux pieds sur terre.Son premier livre, un recueil de nouvelles intitulé Sans cœur et sans reproche, a remporté le prix Adrienne-Choquette 1983 et le Grand Prix littéraire du Journal de Montréal 1984.Sans s'emballer de ce succès inespéré, en établissant méticuleusement un plan, elle a mis trois ans pour composer son second livre, un roman au titre énigmatique : Le Sexe des étoiles ( voir LE PLAISIR DES LIVRES du 12 décembre).Ce récit sur un sujet difficile — l'identité sexuelle — est écrit dans un style ludique.Il y est question de transsexualisme, d’astronomie et de mycologie, le tout enrobé de relations humaines troubles.Monique Proulx adore jouer avec les mots et ne s’en prive pas.Le lecteur, en se laissant emporter par les phrases et les rebondissements d'action, est conduit à des réflexions profondes qui demeurent, heureusement, sans réponse.Monique Proulx est une fille de Québec.Elle y a habité jusqu’à l’âge de 30 ans.Après son cégep en littérature à Limoilou, elle termine un majeur en littérature et un mineur en théâtre à l’Université Laval.Agente d’information pendant trois ans, elle ne pensait pas qu’on pouvait MONIQUE PROULX : « Un livre, c'est comme un édifice; il faut vraiment que tu construises ça pièce par pièce.» Photo Jacques Grenier vivre de sa plume au Québec.Elle avait déjà écrit quelques poèmes, une pièce de théâtre et quelques nouvelles, mais c'est seulement lorsqu’elle s’est mise à écrire pour la radio et la télévision qu’elle a perçu la possibilité de pouvoir vivre en écrivant.« Ce sont les médias qui m'ont permis de vivre de l’écriture, dit-elle en entrevue.Mais être scénariste, ça prend une bonne dose d’humilité.Pour un producteur, le scénariste est presque rien.Par contre, ce que tu n'as pas en crédibilité, tu l’as en argent; c’est l'inverse de la littérature.enfin, dépendamment du nombre de livres vendus.» Monique Proulx, comme une écolière modèle, se destinait à une carrière de chercheuse en chimie.Étonnant, non ?« Pas tout à fait, de rétorquer l’auteur.La chimie pure et l’écriture se ressemblent.Tous les deux sont des expérimentations d'éléments simples.Et faire de la recherche, comme l’écriture, est quelque chose de très solitaire.» Comme pour illustrer son propos, Monique Proulx relate la longue maturation de son roman.« J’ai mis une année à structurer mon histoire : les situations de départ, les rencontres des personnages, leurs relations, etc.A partir de ce plan bien établi, j'ai laissé les caractères des personnages se développer en parallèle.Je savais où ils devaient aller et corn ment, mais quelquefois c’était eux qui me conduisaient.Un livre, c’est un édifice; il faut vraiment que tu construises ça pièce par pièce.Je ne crois pas à l’improvisation pure.» Forte de ces convictions, Monique Proulx n’a pas ménagé ses efforts pour comprendre le phénomène du transsexualisme.« Sans connaître des transsexuels personnellement, je me suis beaucoup documentée sur le sujet.J’ai lu des livres, beaucoup d’entrevues, et une copine qui faisait une recherche approfondie sur le sujet m’a passé ses notes.De tout cela, il se dégagé toujours les mêmes composantes : difficultés d’accepta tion de soi et des autres, problème de rejet de la société, etc Moi, j’en ai fait un personnage de fiction.Ça m’a permis de m’interroger sur les images sexuelles; car le transsexua lisme nous interpelle en nous posant la question de la norme.Les problèmes reliés à l’identification sexuelle, aux rôles sexuels et aux rapports en tre jes hommes et les femmes m’ont toujours intéressée.Le phénomène du transsexualisme m’a donné l'oc- casion de tout mettre ça en relief.« Qu’est-ce qui fait qu'on est un homme ou une femme en dedans de soi ?Est-ce qu’on pense et qu’on réagit de la même façon suivant qu’on est un homme ou une femme ?Évidemment, il y a la culture, l’atavisme.l’éducation, mais, indépendamment de cela, y a-t-il quelque chose de vraiment féminin ou masculin ?Bien sûr, on ne peut pas répondre à des questions comme celles-là.De toutes façons, l’intérêt est dans la façon de poser les questions, pas dans les réponses, s’il y en avait.» Le Sexe des étoiles est une immense question sous forme de conte philosophique qui prend le transsexualisme comme déclencheur d’interrogations sur le dualisme sexuel.Monique Proulx porte une attention soutenue aux objets et aux détails, avec une inventivité verbale sans pareille.Mais les étoiles, dans tout cela ?Et les champignons ?Disons qu’il faut lever la tête pour observer les étoiles et la baisser mur observer les champignons, et qu'entre les deux, il y a les etres humains qui s’agitent désespérément.Carole Levert: pas besoin de s’appeler Maggie pour être éditrice Photo Louise Lemieux CAROLE LEVERT, directrice générale des éditions Libre Expression FRANCE LAFUSTE ELLE rêvait de travailler dans l’édition, sachant que tous les rêves sont permis.Elle venait de terminer sa maîtrise en littérature à l’université McGill et était à cent lieues de penser qu’un jour, elle présiderait aux destinées de la maison d’édition Libre Expression.Aujourd’hui, Carole Levert, directrice générale, raffinée jusqu’au bout des ongles et délicate comme une poupée de porcelaine, se souvient, ("était en 1983.Libre Expression venait de conclure un premier accord avec le groupe des Presses de la Cité.André Bastien, l’un des fondateurs de la maison d’édition et responsable de la direction éditoriale depuis 1976, devenait du même coup président-directeur général du groupe, à Montréal, en charge de la distribution.Carole Levert, attachée de presse de Libre Expression, prenait la relève.Deux ans plus tard, elle se voyait confier la présidence de l’Association des éditeurs du Québec.De quoi faire pâlir d’envie bien des jeunes filles fraîches émoulues des universités.« Travailler à la direction de Libre Expression n’a pas été un changement radical, commente Mme Levert.De 1978 à 1983, j’avais touché à tous les domaines : éditorial, production, relations publiques, aux côtés d’André Bastien et d’Éric Ghédin, autre fondateur de Libre Expression.Tout cela était bien exigeant mais in- dispensable pour connaître les rouages du métier.» Elle poursuit : « Dès le départ, nous voulions offrir une très grande variété de livres ; fiction, livres pratiques, grands albums, livres d’architecture, etc., bref, de quoi satisfaire le grand public et un public plus spécialisé.» Il reste que le documentaire, récit vécu ou récit d’expérience, est bel et bien l’enfant chéri des éditions : Cordélia ou La Lampe de la fenêtre, de Pauline Cadieux; La Mère d'Édith, d’Édith Fournier, et, plus récemment, Je t’aime la vie, de Ginette Bureau, furent de grands succès de librairie, à peine concurrencés par des ouvrages de psychologie intitulés Le Principe de Lafontaine, de Ghislaine Meunier-Tardif, Pourquoi pas le bonheur, de Michèle Morgan (en coédition), ou Vaincre la déprime, de Henri Martin-Laval.Éclectique, la maison d’édition encourage aussi les essais, politiques ou sociologiques.On se souvient peut-être de Le Fait anglais au Québec, de Dominique Clift et Sheila Ar-nopoulos, ou de Le Parti québécois, de Graham Fraser.Ces ouvrages sérieux côtoient, sur les rayons des librairies, ceux, par exemple, de Thérèse Duval consacrés au sort des secrétaires ou des femmes au travail.Côté biographies, celles de Pierre Péladeau ou de Simone de Beauvoir font les belles heures des libraires.Et les romans québécois et étrangers, sans tenir le haut du pavé, font noble figure; à cet égard, Carole Levert se réjouit d’avoir collaboré avec Louis-Martin Tard à la publication d'un nouveau titre, Il y aura toujours des printemps en Amérique, « projet d’envergure sur lequel nous travaillons depuis quatre ans».Quant aux ouvrages historiques illustrés, ils ont toujours fait l’objet d’une attention particulière, au dire de l’éditrice.Québec : trois siècles d’architecture, album grand format sur impression couleur, riche de 400 photos, voyait le jour en 1979.Et puis, ce fut le tour de Québec : un siècle d’électricité, à la fin de l’année.L’éditrice se rappelle aussi une autre épopée, celle de Québec : 224 photos couleurs, album publié avec la collaboration de Mia et Klaus et dont tout le monde dans le milieu disait qu’il allait être un fiasco : « On a fait mentir les défaitistes », ajoute la jeune femme.Il n’est pas jusqu’au livre d’art qui ne soit tombé entre les mains de l’éditeur.Ainsi, ce Maria Chapdelaine, illustré par Clarence Gagnon et presque identique à la version originale de 1933 des éditions françaises Mornay.Libre Expression s’est associée, pour la réalisation de cet ouvrage, à Art global, maison d’édition québécoise connue pour ses livres d’artistes.Des liens étroits avec les auteurs Au royaume du livre, Carole Levert est reine.Elle jongle avec les titres, les fait danser, virevolter.Dans cette joyeuse ronde enfantine, il n’y a pas d’exclus, seulement des préférés.« J'ai un faible pour les sujets humains, les documents vécus », avoue-t-elle après avoir un peu réfléchi.Il n’est pas surprenant que, dans ces conditions, elle aime plus que tout travailler de concert avec l’auteur pour « vivre ses enthousiasmes, ses recherches, ses passions et voir le livre naître avec lui ».Ce bonheur, elle l’éprouve, entre autres, avec Louis-Martin Tard et considère que savoir ce qui est dans un bouquin, mais aussi ce qui n’y est pas, est un privilège.Même bonheur de partager avec Dominique Clift ou d’autres esprits « éblouissants », pour toujours avoir le « meilleur d’eux-mêmes ».L’aspect commercial ne la rebute pas, loin s’en faut.Après tout, pour etre femme de coeur, Carole Levert n’en est pas moins femme d’affaires; elle « aime bâtir une stratégie pour que le livre paraisse », et elle a à coeur de commercialiser tout particulièrement la fiction : « Pour que la fiction québécoise ait la place qui lui revient, précise-t-elle, il faut travailler longtemps en coulisse, connaître à fond l’auteur, asseoir sa notoriété; les libraires et le public doivent avoir confiance en lui.» Lucide, elle sait qu’il faut compter avec les romans étrangers, américains et européens et, nécessairement, acheter des droits de coédition.Les maisons françaises des Presses de la Cité, Julliard, Solar sont ses partenaires.Pit puis, il y a tous ces auteurs qu’on connaît bien dans d’autres pays et qu’il faut faire aimer au Québec, comme les Amé- ricains Danielle Steel ou Jeffrey Archer.« Là, c’est une autre paire de manches, avance Mme Levert, car l’auteur n’est pas présent et seule la traduction peut parler pour lui.» Le principe de la coédition n’est pas, cependant, à sens unique.La maison d’édition vend aussi ses droits à l’étranger; cela veut dire que L’Histoire de la baie James,de Roger Laçasse, ou La Peur du grand amour, de Louise Poissant, publiés' chez Belfond, sont quelques-uns des livres de chçvet de nos amis européens.Je l’invite à me dire ce qui marche le mieux au Québec.Carole Levert hésite, tire quelques bouffées dubitatives de sa cigarette.À son avis, c’est la fiction, la biographie, la psy chologie.« En fait, il fau! appréhender les courants, avoir du flair : par exemple, publier Jo Maléjac qui, déjà en 1979, alors que le jogging fai sait à peine parler de lui, nous proposait Courir pour mieux vivre.» Mesurant le chemin parcouru depuis 1984, l’éditrice avance, non sans une certaine fierté, le chiffre de 35 ii Voir page C-10: Éditrice De bien belles MARIE LAURIER ON Y VIENT le samedi, entre deux courses sur l’avenue Laurier, avec ou sans bébé; le dimanche, parce qu’on veut voir Apostrophes, de Bernard Pivot, ou encore le jeudi, vendredi ou toute autre journée de la semaine pour rencontrer des auteurs, des écrivains, participer au lancement d’une nouveauté, ou simplement causer avec la propriétaire et ses collaborateurs.Elizabeth Marchaudon a réussi à créer dans sa petite librairie d’Outre-mont une atmosphère de détente qui est loin d’être incompatible avec l’amour du livre.Bien au contraire, ce climat favorise les échanges entre les amis et les contacts avec les écrivains, d’autant que la libraire offre à l’occasion un verre de vin, des petits fours et des crudités qu’elle apporte de son potager.Une animation toute particulière régnait, ce samedi-là, à la librairie Hermès.Une équipe de l’Office national du film s’affairait autour de Gérald Godin pour capter des images d’un documentaire qui sera diffusé à l’automne 1988 dans le cadre d’une série d’émissions anglophones sur le Canada, dont une consacrée au Québec avec Gérald Godin et Pauline Julien comme figures de proue de révolution du Québec depuis 25 ans.« Il s’agit d’une coproduction de l’ONF et du Public Broadcast System (PBS), nous précise la cinéaste Dorothy Todd-Hénaut.Ce film sur le couple Julien-Godin fera partie d’une série de quatre émissions d'une heure qui seront diffusées à l’automne 1988 par le réseau PBS sur différents aspects de la vie canadienne sous le titre général True North.» Les trois autres émissions porteront sur différents aspects de la vie socio-culturelle canadienne, avec la collaboration de différents écrivains de la trempe d’Antonine Maillet, Mordecai Richler, Margaret Atwood; une autre aüordera les rapports entre le Canada et les États-Unis et la dernière traitera des immigrants.Pour la cinéaste de l’ONF, Pauline Julien et Gérald Godin forment un tandem intéressant et représentatif du Québec culturel et politique des 25 dernières années, en plus de faire vie commune depuis autant d’années.« Je crois que cette association de rencontres chez Hermès deux artistes ardemment engagés au plan politique et culturel est assez unique au Québec, d’où l’intérêt de l’ONF-PBS pour réaliser ce documentaire où l’on insérera des images d’époque, des scènes de la vie quotidienne et professionnelle de nos protagonistes.» Il va sans dire que la présence de l’équipe de l’ONF dans la petite librairie Hermès attirait bien des amis et des curieux, ce samedi-là, ce dont Elizabeth Marchaudon ne saurait se plaindre.Lauréate du prix Fleury-Mesplet décerné pour la première fois à un libraire méritant au Salon du livre de Montréal, en reconnaissance de sa compétence dans le domaine de la diffusion du livre, Elizabeth Marchaudon a voulu faire de sa librairie un lieu de rencontre et d’animation culturelle et c’est dans cet esprit qu’elle ouvre toutes grandes les portes de son établissement à qui veut bien y venir.De nature sociable et joviale, douée d’un sens de l’humour et de la répartie, elle sait se transformer en une hôtesse attentive et discrète, laissant les uns et les autres circuler librement autour des tables et des Voir page C-10: Hermès r-iiviu lai liai rxtry ELIZABETH MARCHAUDON accueillait, ce récent samedi après-midi, GÉRALD GODIN pour le lancement d< son recueil Ils ne demandent qu’à brûler qui regroupe ses poèmes depuis 30 ans.Cette rencontre d'un écrivain avec le public, jeune et vieux comme on peut le constater, se fait dans le cadre du programme des « Belles Rencontres » de la librairie Hermès, avenue Laurier ouest à Outremont.À gauche SHEILA FISHMA traductrice professionnelle des écrivains francophones québécois.-SUR^NCE Santé .madète «W'9®e* bob*-*1- MORIN olawde IMPOSSIBLE , Aux amateurs de documents, offrez.L'ASSURANCE-SANTÉ de Monique Bégin 248p.- 19,95$ L'INDUSTRIE AMÉRICAINE de Bertrand Bellon et Jorge Niosi 264p.- 19,95$ L'ART DE L'IMPOSSIBLE de Claude Morin 480p.- 22,95$ B O R * E A L C-10 B Le Devoir, jeudi 31 décembre 1987 Découvertes Gallimard •Une «lie*»” resser ;“S«cmcM lapar^i^ %nw* nC.-W'* sais ,veaux titres rant ^r.fiAHah SS?* a—*" Sur des mers inconnues unnotiveaLi monde «es hommes Montaigne gue sais-je ?_ g5$ à 1.9,95$ n librairie de 15.!» LE PLAISIR ,Lc LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR es] • livres Les livres du quotidien MARC CHAPLEAU C.Chardon et P.Gilbert, Analyser l’écriture, éditions ESF, 192 pages.POUR COMPRENDRE à quel point l’étude du graphisme se veut sérieuse.Divisé en deux parties (« Connaissance du problème » et « Applications pratiques ») assemblées tete-bêche, ce bouquin aux deux pages couvertures annonce, dit-on, le renouveau de la graphologie.Que vous soyez « dextrogyre » ou « sinistro-gyre », vous apprendrez que le degré de liaison, l’organisation de l’espace, l’angularité et le prolongement du tracé de votre écriture, entre autres particularités, trahissent votre personnalité.Jacques Limoges, Robert Lemaire et France Dodier, Trouver son travail, Fides, 202 pages.« C’EST un mythe et une erreur monumentale de croire que l’emploi idéal est l’emploi à temps plein », préviennent d’emblée ces trois membres du Groupe éducation-chômage.Guidés par une démarche psycholo-gisante avouée, et malgré quelques JACQUES LIMOGES •ROBERT LEMAIREtt FRANCE DODIER UïôiÀAWU ¦& ARMELLE OGER VOYAGE AU PAYS CELIBATAIRES ^ dm vtïkles conceptuahsations tarabiscotées, les auteurs nous disent notamment : 1 ° Pourquoi travailler ?2° Pourquoi bien travailler ?3° Comment travailler (tempspartagé, pigiste, contractuel, etc.) ?Intéressant, quoiqu’il ne faut pas s’attendre à bénéficier de conseils pratiques.Raphaël Brossart, Almanach du La séduction du fragment COOL MEMORIES 1980-1985 Jean Baudrillard Paris, Galilée, coll.« Débats » 1987, 291 pages GUY FERLAND PARALLÈLEMENT à la rédaction d’Amérique, Jean Baudrillard compose un journal fragmentaire, en gribouillant, au gré de la fantaisie, des notes sans suite apparente.Ces aphorismes forment une sorte de mémoire dans lequel tous les thèmes chers à l’auteur se retrouvent pêle-mêle : simulation, séduction, réversibilité, souveraineté de l’objet, indifférence, etc.Prises sur le vif, ces réflexions gardent tout le charme de la pensée informe, de l’intuition.Pourquoi écrire ainsi après avoir publié des essais théoriques de haute voltige intellectuelle ?« Le livre doit se fractionner à l’image de la démultiplication des situations de choc.Il doit se fracturer à l’image des éclats de l’hologramme.Il doit s’enrouler sur lui-même comme le serpent sur les collines du ciel.Il doit renverser toutes les figures de style.Il doit s’ef- facer dans la lecture.» Pour rester au plus près de la vie, pour garder la transparence de l’objet, le livre doit donc se fragmenter.Mais ce morcellement égare et demande une attention soutenue de la part du lecteur.Cette condition remplie, le lecteur peut retenir de bons mots, de belles phrases, quelques intuitions géniales et des idées maîtresses.Parmi celles-ci, mentionnons celle qui préside à l’ensemble de l’oeuvre à venir de Baudrillard : « Le fin du fin est de vivre au-delà de la fin, par n’importe quels moyens.» Au-delà de la mort du sujet, du genre, de la métaphysique, de la science, de l’homme, etc., nous continuons de vivre.Ce journal en porte le témoignage.C’est, d’ailleurs, pourquoi Baudrillard dit à plusieurs reprises : « Le phantasme que cultivent ces notes, c’est d’être lues après, ailleurs, en mon absence définitive.» Rassurons le philosophe, sociologue, anthropologue, écrivain et poète : la séduction incontestable de ces « notes », de ces phrases poétiques par moment, assurera la renommée posthume de l’auteur.+ Hermès rayons bondés de livres.Combien de titres, lui demandons-nous?« Je ne sais pas, je ne les ai jamais comptés, réplique-t-elle en éclatant de rire.Si vous voulez bien le faire à ma place .» Plus sérieusement, elle nous dira qu’il y en a au moins 8,000.Peut-être bien 10,000 ou 12,000?Aux lecteurs et aux habitués de la librairie Hermès de faire leur choix.+ Éditrice vres publiés en 1987, par rapport à 25 il y a trois ans, mais, modeste, elle maintient que tout cela n’aurait pu être réalise sans le soutien de tous dans la maison.Un job de présidente Carole Levert n’est pas femme à se contenter, semble-t-il.Élue, il y a deux ans, à la présidence de l’Association des éditeurs du Québec, elle s’acquitte de ses fonctions sans se départir de son charme.Amenée à suivre de près l’actualité politique et sociale, elle intervient sur un certain nombre de sujets brûlants, pour le compte des 70 membres de l’association.C’est bien là la preuve qu’il n’est pas nécessaire de s'appeler Maggie ou Gertrude Stein pour s’imposer dans un milieu à 75% masculin.Les dossiers pleuvent : statut de l’artiste, loi sur le droit d’auteur et, bien sûr, le libre-échange, mais aussi modification du programme de subventions et d’aide à l’édition, menace d’une taxe sur les opérations commerciales (TOC) et, comme un malheur n’arrive pas tout seul, l’abolition du tarif postal préférentiel sur le livre, « discriminatoire pour les libraires».Carole Levert a décidément appris à hurler avec les loups.L’ange de douceur sortirait-il parfois ses griffes, au lieu de faire patte de velours ?J’en doute.La suffragette de la première heure, T Angela Davis de l’édition, ça n’est pas elle.Carole Levert s’impose par la douceur tranquille et l’art d’etre soi-même.Est-il plus difficile d’être éditeur qu’éditrice ?« Il faut faire sa place, simplement » : réponse laconique qui vaut bien une question perfide ! Evitez la fumée Pour mieux respirer (dont migraine, divorce, partenaire infidèle et cambriolage) et leurs solutions.Un guide pratique, à la mise en pages aérée et aux couleurs pas- sa voir-survivre, Paris, Seuil, 189 pages.POINT n’est besoin d’avoir quelque chose à dire pour publier un livre.Suffit d’un je-ne-sais-quoi.Ainsi, cet « almanach » fourre-tout, qui se met en frais de nous séduire avec des élucubrations du genre : « Douche téléphone : Étant donné l’absence de cabine de téléphone dans les pays sauvages, il est conseillé de se servir de sa douche portative pour appeler son correspondant.» A signaler, par contre, le design agréable de la couverture.Armelle Oger, Voyage au pays des célibataires, Paris, Acropole, 257 pages.APRÈS une vaste enquête, Armelle Oger, 32 ans, célibataire, nous fait découvrir l’étonnante évolution de ceux et celles qui furent longtemps les mal-aimés et les laissés-pour-compte d’une société basée sur le « conju-guo ».Des célibataires, célèbres ou anonymes, se racontent, évoquant tous cette quête d’autonomie qui est peut-être un des phénomènes de société les plus marquants de cette fin de siècle.Alix Kirsta, Le Stress, Paris, Robert Laffont, coll.« Mieux vivre une passion », 192 pages.LES CAUSES du stress, les techniques de relaxation, la saine alimentation et une quinzaine de pages, à la fin, sur les problèmes stressants Y van Bordeleau, La Fonction de conseil auprès des organisations, éditions dfArc, 473 pages.UN OUVRAGE de prime abord rebutant — surtout à cause de l’apparent caractère hyper-spécialisé et tel (douceur oblige).Dommage, cependant, qu’il faille nous servir des photos de coucher de soleil et de jeune femme nue gambadant dans les flots pour nous convaincre des méfaits du stress.des 800 titres donnés en bibliographie — mais qui a tôt fait de se révéler intéressant, tant les renseignements pratiques abondent : comment bâtir un communiqué de presse, présenter un c.v., facturer ses honoraires, soumettre une offre de services, etc.En fait, ce livre, même s’il s’adresse en premier lieu aux conseillers en administration, intéressera aussi les autres professionnels oeuvrant auprès d’organisations.En collaboration, Petit Larousse de la médecine, Larousse, coll.« Références », 995 pages (deux tomes).UNE NOUVELLE édition (1986) pour ce condensé du Grand Larousse de la médecine, parue dans l’excellente collection « Références ».Pour (quasi) tout connaître sur le corps humain, la santé, la médecine et, bien sûr, la maladie.À consulter de-ci de-là, un oeil ouvert et l’autre fermé, histoire de ne pas faire trop de cas des photos.criantes de vérité.LA VIE LITTERAIRE MARC MORIN 25e anniversaire des PUM LES PRESSES de l’Université de Montréal (PUM) ont eu 25 ans en décembre.Fondées en décembre 1962 à l’instigation du vice-recteur Lucien Piché, elles publiaient leur premier titre en 1963.À partir d’un service sans personnel attitré, qui publiait quatre ou cinq titres par an, les PUM, au fil des ans, se sont structurées, puis développées de manière à fournir tout l’éventail de services d’une maison d’édition établie.Aujourd’hui, elles publient de 30 à 40 volumes par an, ainsi que cinq revues scientifiques : Criminologie, Études françaises, Géographie physique et quaternaire, Meta (journal des traducteurs/translators’ journal) et Sociologie et sociétés.L’objectif des PUM est de rendre possible la publication d’ouvrages savants de grande qualité s’adressant à un public spécialisé et donc généralement plus restreint que celui de l’édition commerciale, avec des tirages variant le plus souvent entre 600 et 1,200 exemplaires.Environ la moitié des auteurs publiés sont de l’Université de Montréal, mais les manuscrits de toute provenance sont pris en considération.Les critères de publication retenus sont avant tout la qualit.de l’ouvrage et l’importance de l'apport à l’état actuel des connaissances.Les Presses de l’Université de Montréal publient dans tous les domaines du savoir.Dans le passé, elles ont mis l’accent plus particulièrement sur la littérature, les sciences sociales, la démographie, la criminologie et le droit.Depuis quelques années, les sciences de la santé, la psychologie et l’histoire ont pris de plus en plus d’importance dans leur fonds d’édition.Actuellement, les PUM ont 587 titres disponibles au catalogue dans leurs diverses collections (volumes et numéros thématiques de revues).On trouve leurs ouvrages dans les librairies universitaires et les principales librairies francophones du pays.Les presses diffusent et distribuent elles-mêmes leurs publications dans le monde entier, disposant de relais de distribution dans certains pays, de manière à servir leurs diverses clientèles : bibliothèques, spécialistes, chercheurs, professeurs, étudiants et universitaires, aux quatre coins du monde.L’événement a été marqué par une réception, le 9 décembre, dans le hall d’honneur de l’Université de Montréal, en présence du recteur Gilles-C.Cloutier et d’un grand nombre d’auteurs, collaborateurs et amis des PUM.TÉLÉVISION Au réseau français de Radio-Canada, dimanche à 9 h 30, Livre ouvert, une série conçue pour promouvoir le goût de la lecture chez l'enfant.Au réseau de Télé-Métropole, dimanche entre midi et 14 h, Reine Malo propose, à Bon Dimanche, la chronique des livres par Christiane Charette et la chronique des magazines par Serge Grenier.Au réseau français de Radio-Canada, dimanche à 13 h, à l’émission Rencontres, Marcel Brisebois reçoit Monique Deschaussées, professeur de piano, auteur de Chopin : les 24 Études (Louise Courteau, éditrice, 1986).Au réseau français de Radio-Canada, dimanche à 16 h, Nathalie Petrowski et Daniel Pinard animent La Grande Visite, une émission où l'on reçoit parfois un écrivain.A TVFQ (câble 30), dimanche à 21 h, Bernard Pivot anime Apostrophes.Sous le thème « Les lectures de Jeanne Moreau », la comédienne s'est entourée d’auteurs aussi divers que Georges-Arthur Goldschmidt, Philippe Druillet, Henriette Jelineck, Bernard Loiseau et Michel Tournier.(Reprise le dimanche 10 janvier à 14 h.) Au réseau Vidéotron, lundi à 21 h 30, à l’émission Écriture d'ici, Christine Champagne reçoit un écrivain.(En reprise mardi à 13 h 30, vendredi à 4 h 30 et samedi à 14 h 30.) RADIO AM À la radio AM de Radio-Canada, tous les jours de la semaine, aux Belles Heures, entre 13 h et 15 h, Suzanne Giguère parle de littérature.Demain (1er janvier), de 13 h 05 à 14 h, Louis Caron se raconte à Ginette Bellavance.RADIO FM A CIBL-FM, Montréal, le dimanche 3 janvier à 17 h 30, à l'émission Textes, Yves Boisvert lit des extraits des Cascadeurs de l’amour, de l’auteur franco-ontarien Patrice Desbiens.L’émission, une présentation des Écrits des Forges, est également diffusée sur CKRL-FM (Québec) et CFLX-FM (Sherbrooke).À Radio-Canada, du lundi au vendredi à 16 h : La Francophonie raconte.Demain et vendredi (1er et 2 janvier) : deux dernières de 10 émissions produites par Radio France.A Radio-Canada, le lundi 4 janvier à 16 h : Fictions, magazine de littérature étrangère animé par Réjane Bougé.Chroniqueurs : Stéphane Lépine, Louis Caron et Suzanne Robert.A Radio-Canada, le mercredi 6 janvier à 16 h : Littératures parallèles, animé par André Carpentier, avec les chroniqueurs Michel Lord (science-fiction/fantastique), Jean-Marie Poupart (policier/ espionnage) et Jacques Samson (bande dessinée).A Radio-Canada, mercredi à 21 h 30 : Le Jardin secret.Gilles Archambault reçoit Madeleine Gagnon.À Radio-Canada, mercredi à 22 h : Littératures.« Les poètes dans la Résistance » (dernière de cinq émissions).À Radio-Canada, le jeudi 7 janvier à 16 h : Les Idées à l’essai.Richard Salesses s'entretient avec André Glucksmann, auteur de Descartes, c’est la France (Flammarion).À Radio-Canada, le vendredi 1er janvier à 22 h : Trajets et recherches.Richard Salesses s’entretient avec Gitta Mallasz, essayiste.A Radio-Canada, le vendredi 8 janvier à 17 h : L'Art et la plume (première de huit émissions).« La critique d'art », avec Frédéric Edelmann, du journal Le Monde.À Radio-Canada, le vendredi 8 janvier à 22 h : Trajets et recherches.Claudette Lambert s'entretient avec Paul-André Comeau, rédacteur en chef du DEVOIR.__M M LE PLAISIR //A LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR LE PLAISIR es J • livres Le Devoir, jeudi 31 décembre 1987 ¦ C-11 Nous sommes nous-mêmes en devenir Jean E1HIER-BLAIS A Les carnets POUR terminer l’année, je veux laisser ici parler mon coeur.Quelle occasion plus belle que celle de la parution du premier volume d’A la recherche du Québec de Léon Dion (Presses de l’Université Laval, 1987) ?Dans l’ombre des jeux politiques, Léon Dion est souvent apparu comme un rayon de lucidité, homme savant, vêtu de probité candide et de lin blanc, un brin ironique.À titre de conseiller privilégie, U a représenté Je Québec, ou son intelligentsia, dans de nombreuses commissions d’enquête fédérales.À l’indifférence polie, ou au mépris parfois à peine déguisé de ses collègues d’ou-tre-Québec, il a répondu par une hauteur de vues, un ton professoral, qui en imposaient.Il nous a toujours fait honneur, d’abord parce qu’il est un grand universitaire, ensuite parce qu’il n’a jamais défendu que des causes auxquelles il croyait.Le fédéralisme canadien est l'une de ces causes.Léon Dion y croit de moins en moins, mais il y croit encore.On a l’impression, lecteur impitoyable, qu’il sera toujours prêt à lui donner une dernière chance, sans quoi il tournerait le dos à ce qui a constitué, pendant un demi-siècle, l’essentiel de sa vie pensante.Son dernier recours sera Hegel : Si les faits ne rendent pas justice à la théorie, tant pis pour les faits.D’une commission d’enquête à une autre, nous savons où nous en sommes.Léon Dion y a représenté la lumière et ses nuances, mais l’ombre triomphe.Le dernier paragraphe de son livre est, à cet égard, significatif.Léon Dion aspire au jour où le Canada anglais nous offrira, sur un plat d'or le statut politique qui nous comblera d’aise.Alors, « debout, nous négocierons les clauses constitutionnelles garantissant à deux sociétés dif férentes, à deux peuples distincts, qu’ils coexisteront égaux, heureux, fiers et prospères — et pour longtemps.» Le chien mange son os, ensuite on le caresse.J’ai donc lu ce livre avec une grande joie et une grande tristesse.Voyons les réflexions qu’il a suscitées en moi.Léon Dion est une mine de connaissances.Rien de ce qui touche à la société, à ses composantes, à ses nombreuses démarches, ne lui est inconnu.Il pourrait écrire une Utopie.Il a fréquenté les meilleurs auteurs et, honneur insigne, jusqu’à Karl Popper.Je m’attendais à lire le livre d’un éminent politicologue.J’ai lu celui d'un poète de la vie en société.En plus de ses sources habituelles, Léon Dion a fait appel à quelques-uns de nos bardes, privilégiant Gaston Miron et Félix Leclerc, qui lui servent de points de repère et de garants dans sa quête d’identité.Le poète vit dans les profondeurs de son être ce que le savant scrute par l’intelligence et le raisonnement.Cette méthode permet à Léon Dion d’élargir constamment le débat, mieux encore, de tendre vers sa dimension totale.Nous ne sommes pas une nation comme les autres; en Amérique du Nord, disons-le en toute simplicité, malgré notre faiblesse numérique, nous sommes les souls à accéder à l’universel.Peut-être à cause du tragique de notre situation.D’où vient ce tragique ?Non pas de la Conquête.De nombreux peuples ont été conquis et reconquis.Ils ne s’en portent pas plus mal.Non.Le tragique québécois vient de ce que cette nation conquise pour toujours est d’origine française, qu’elle appartient à la plus haute civilisation de l’Occident moderne.Nous avons été projetés de très haut dans les abîmes et le vainqueur fut l’Anglais, l’ennemi héréditaire.Il ne faut pas taire ce qui fut si nous voulons transformer ce qui est.Notre lâcheté politique naît de cet écrasement métaphysique.Cette chose proprement impensable est arrivée.C’est pourquoi nous avons tant de peine à sortir de l’ornière, la blessure est trop profonde, le sang a trop coulé.Il ne peut donc s’agir, dans l’inconscient collectif, que d’un jugement de Dieu.Ironie du sort, qui ne s’appli- Léon Dion que qu’à nous parmi les hommes : nous sommes d’autant plus fiers que nous sommes plus lâches.« Du fond de l’abîme, je crie vers toi, Seigneur ».Telle devrait être la devise des Québécois, peuple qui ne se souvient de rien.En plus de Miron et des poètes, Léon Dion cite aussi beaucoup l’abbé Groulx.La voix de ce grand homme résonne dans toute sa mélancolie.J’ai été heureux de le retrouver dans ces pages, dominant notre siècle.La thèse de Léon Dion est simple.Nous sommes nous-mêmes en devenir.Je suis de ceux qiu croient que depuis 1763, nous n’avons plus d'histoire, sinon celle, par réfraction, que nos conquérants veulent bien nous laisser vivre, pour nous calmer.Cette tâche leur est d’autant plus facile, que nous sécrétons nos propres bourreaux.Nous les aimons.Le René Lévesque qu’a regretté récemment le peuple québécois, est-ce celui qui anonnait l’indépendance ou celui qui proclamait son retour au fédéralisme ?L’esprit partisan est venu ajouter à notre réalité tragique, sa bouffonnerie.Léon Dion attache beaucoup d’importance à la jeunesse.Elle a en effet le grand avantage sur les hommes de ma génération, de ne pas se mentir à elle-même.Elle a choisi ouvertement le confort et l’américanisation, ce que nous avons fait dans l’hypocrisie et le silence entrecoupés de couplet s revanchards.Une histoire objective du Québec serait un document terrible.Cette histoire sera sans doute écrite, lorsque nous nous serons fondus dans la masse, par un Gibbon chinois.Il n’y a pas à dire, nous sommes à bout de souffle.Le livre de Léon Dion en témoigne, dans sa recherche de la vérité, dans l’intensité de son écriture.Léon Dion revient à lui-même, à son village natal, comme s’il voulait nous dire : Voyez, moi aussi, j’ai vécu cette histoire, j’aime cette terre, je suis l’un de vous.—11 cite aussi Fichte, qui a permis aux Allemands de 1808 de prendre conscience de leur place dans le monde.Les préceptes de Fichte s'appliquent parfaite ment à notre propre devenir (si nous en avons un) : spiritualité de la patrie; pédagogie civique, pri niât de la langue; grandeur de l’Etat.Quelle découverte ! Nous n’en sommes pas à 1808.Nous tergiversons encore.Le jour viendra où, depuis Montréal, qui est leur place forte, les tenants du multiculturalisme deviendront nos maîtres.Je vous laisse penser s'ils s’embarrasseront de scrupules pour nous imposer l’américanisation.La dernière commission d’enquête s’en chargera.Folklore, nous voilà ! Nous voudrons réagir, mais il sera trop tard.Aux retardataires, en septembre, le Préfet de discipline de mon collège disait : Tarde ve netienbus, ossa.Ces trois mots s'appliquent aussi aux peuples.Après ies individus, il faudra bien qu’une génération trahisse en bloc.Commentant la conférence du lac Meech, Léon Dion écrit : « Si mon espoir devait être déçu, comme bien d’autres, sans doute, je réviserai mes propres posit ions politiques, et je n hésiterai pas à m’engager dans la voie de l’indépendance, si la preuve est faite qu’il n'v a pas de sécurité constitution nelle pour le français dans la fédération canadienne.» Ce langage est clair.L’homme qui a écrit ces lignes mérite qu’on le prenne au sérieux.Le lecteur sera sensible à ses doutes, à ses angoisses.Nous pou vons déjà prendre date.Un titre qui se souvient de Lampedusa DONNAFUGATA Jean-Marie Laclavetine Paris, Seuil, 1987, 178 pages LE FEUILLETON LISETTE MORIN COMM E je n’ai pas lu les précédents romans de Jean-Ma-rie Laclavetine, et que l’éditeur m’apprend qu’il est aussi traducteur, j’ai « fouillé » le rayon des Italiens : pas de chance, mes préférés — Calvino, Saba, Del Giu-dice — sont traduits par Jean-Paul Manganaro et René de Ceccatty.Donnafugata est donc pour moi un premier roman d’un auteur encore jeune ( Laclavetine n’a pas 35 ans) et il m’a tout à fait séduite.Et par la double histoire qu’il prétend conter, et qui n’en fait plus qu’une aux dernières pages, et par le style qui se ressent, sans lui emprunter son lyrisme, du contact sans doute quotidien de la langue italienne.C’est par le ton, une certaine désespérance, que ce romancier est italophile.Son roman reste, néanmoins, très français et ses personnages se meuvent dans des lieux indiscutablement français.Pourquoi Donnafugata, qui rappellera à bien des lecteurs un grand souvenir de l’année 1959 : Le Guépard, de Tomasi di Lampedusa ?L’explication est dans le titre et elle nous est donnée tardivement : à la page 144, quand le narrateur écrit, a propos d’une maison qui ressemble à un bateau, que « ce bateau porte un nom, désormais; Thomas l’a baptisé Donnafugata, “femme enfuie”, moins en souvenir de la résidence de don Fabrizio Salina, dans Le Guépard, que parce qu’il n’a jamais connu de femmes qu’en partance, dans sa vie, dans ses livres : insaisissables, réfugiées sur un continent que ses mots ne peuvent atteindre ».On aura déjà compris que ce Thomas est écrivain.Mais, dans le roman de Laclavetine, le personnage-romancier n’écrit pas lui-même son livre.Très âgé, surnommé Monsieur par la servante au grand coeur qui s’occupe de lui et de sa maison, l’écrivain engage une jeune femme, Hélène, à qui il dicte sa dernière oeuvre : « Ma main refuse d’écrire un nouveau livre.Vous la remplacerez », lui dit-il.Nous voilà donc embarqués, nous les lecteurs, dans cette curieuse aventure.Le vieil homme dicte l’histoire de Thomas et de Maria, qui commence à l’époque de la Résistance, dans une ville du sud de la France, et de la façon qu’on pourrait qualifier de banale : Jmn-Varie laelmetine Donnafugata une jeune fille, presque une adolescente, s’occupe d’un combattant de l’ombre réfugié chez elle, qui vit avéc sa mère et sa soeur.Dix ans après, les deux, qui s’aimèrent sans être amants, se retrouvent à Paris, vivent une passion véritable et même dévorante, pour revenir et quinze années ont encore passé, dans la maison du début de leur histoire, en Provence.Ce roman dans le roman, c’est Hélène, faisant office de secré- taire, et souvent de correctrice, qui le revit en le rédigeant pour le vieillard capricieux, quelquefois violent, qui la paie pour cela.Mais, vivant dans cette maison, elle ne peut ignorer Constance, la gouvernante, et surtout Laure, la fille muette de Monsieur.Elle se prend au « jeu de la vérité » et enquête sur le vrai passé de cette famille, sur l’histoire véritable de ceux que l’écrivain nomme Thomas et Maria.Et, la plume à la main, souvent en attente des mots qui viennent difficilement, elle observe Monsieur : « Il te paraît, écrit encore le narrateur innommé dans le récit, très vieux soudain; la peau tavelée, grisaillante, finement réticulée de craquelures, de crevasses, de failles, hérissée de poils incolores, évoque quelque désert brûlé par un soleil a blanc, où seules les flaques pâles des yeux témoignent d’un résidu de vie.» On le voit, le style de Laclavetine est tout ensemble précis et légèrement précieux.Un style qui s’exerce également dans la description des lieux, des jardins, du port où Hélène entraîne la jeune Laure, qui refuse de parler, et, au cours de l’intermède parisien du roman de Thomas et de Maria, de la peinture assez ironique du milieu littéraire et artiste de la capitale.En écrivant l’histoire de cet écrivain, l’auteur se livre à un aveu qui paraît bien personnel : « Futilités, attente lâche, faux oubli, vraie douleur, c’est avec cela qu'on écrit des romans.» Donnafugata est, à cet égard, un roman réussi.À la fois spectatrice et lectrice du roman que lui dicte Monsieur, Hélène le voit tout à coup comme ayant « vieilli de tant de pages ».À la fin de sa vie d’écrivain, il voudrait faire « un portrait de femme; il voudrait que Maria y soit tout entière — mais comment faire le portrait d’une femme qui fuit ?» Un aveu désespéré qui ramène au titre du roman de Jean-Marie Laclavetine, et à son sujet principal : des femmes en fuite.Maria, qui, pour échapper à l’oppressant amour de Thomas, se réfugie dans la folie; Laure, qui a désappris à parler, et, finalement, Hélène, entraînée dans le roman d’un roman, et qui ne peut plus s'enfuir.Une écriture singulière, qui ne se refuse pas les mots rares et même certains néologismes, des personnages fascinants qui, pour reprendre un mot du romancier, « ne possèdent pas la subtile science de l’ennui.» Qui ne sauraient donc la transmettre au lecteur ! Un jardin des merveilles AUSTRALIE, DÉMONS ET MERVEILLES Nicole Viloteau Paris, Arthaud, 1987, 157 pages PAUL-ANDRÉ COMEAU NE SERAIT-CE du cinéma australien, on connaît fort peu cet immense pays du Pacifique.Nicole Viloteau, jeune photographe française, a traversé de long en large, du nord au sud, cet immense territoire et en a rapporté une moisson de photos qui enrichissent nos maigres connaissances scolaires au sujet de l’Australie.Il ne s’agit pas d’un banal album de photos comme on en retrouve au sujet de la plupart des pays et qui servent de cartes de visite un peu raffinées.Nicole Viloteau est aussi et peut-être avant tout une scientifique, zoologue de formation, qui est littéralement fascinée par les reptiles.Or l’Australie abrite un nombre incroyable de ces animaux venus d’urt autre âge qui ont trouvé dans cet immense pays des conditions de survie exceptionnelles.Pays des kangourous, terre d’élevage, far-wesl du Pacifique, chacun de ces clichés est battu en brèche par l’univers que nous dévoile Nicole Viloteau.De chapitre en chapitre, divers types d’un désert rarement visité frappent l'imagination du lecteur.L’Angleterre des traditions ANGLETERRE (pays de Galles/ Écosse) Bernard Rapp Paris, Nathan, 1987, 189 pages PAUL-ANDRÉ COMEAU VOILÀ UN OUVRAGE dont la lecture s’impose à ceux qui veulent découvrir l’Angleterre d’aujourd’hui.Il ne s’agit pas d’un guide spécialisé, encore moins d’un traité sociologique.Mais le livre-album de Bernard Rapp emprunte à l’un et à l’autre genre pour proposer cette visite d’une île qui est trois pays : l’Angleterre, l’Ecosse et le pays de Galles.Si l’on ajoute à ces trois territoires l’Ulster — l’Irlande du Nord — on aura finalement la Grande-Bretagne.Voilà pour la notation politique ! Bernard Rapp est présentateur-vedette des télejournaux à la chaîne française Antenne-2.Ou plutôt, il l’était, jusqu’à la réorganisation du « paysage audio-visuel français ».Il a retrouvé son métier de grand reporter et il continue de présenter sur les ondes françaises des dossiers bien étoffés.C’est, d’ailleurs, le bilan de son séjour en Angleterre comme correspondant de cette chaîne de télévision qu’il présente avec talent et affection dans cet ouvrage.Pendant quelques années, il a promené son regard de Français sympathique sur ce pays qui ne cesse d’etonner le visiteur.Sur ce pays qui nous — c’est à dire les Québécois — a profondément marqués, même si nous l’ignorons ou feignons de l’ignorer.La démarche de Rapp s’inspire d’une visite exhaustive de 111e depuis les falaises de Douvres jusqu’aux côtes des Cornouailles, en s’arrêtant longuement à Londres et dans chacune des régions de ce pays.Cette excursion ne s’effectue pas à la façon des guides traditionnels.L’auteur a puisé dans ses observations, dans ses reportages, des anecdotes, des traits qui permettent de saisir le lien entre l’histoire — ou la légende — et le style de vie d’un peuple.À vrai dire, c’est la seule façon de comprendre cette nation où l’Histoire est une donnée intrinsèque de l’existence quotidienne sous forme de conventions, de rituels et même de lois.Dans cette promenade, Rapp réussit à donner à chaque région une présentation qui visualise les particularismes.Il faut dire que les photographies accompagnent et soulignent le texte : elles ne constituent pas un hors-d’oeuvre, loin de là ! La recherche iconographique mérite ici le qualificatif d’exemplaire.La lecture de ce livre facilite une compréhension des problèmes majeurs que tente de résoudre, à sa façon, la Dame de fer.Toute l’histoire économique depuis la Révolution industrielle s’esquisse dans ces pages qui permettent de saisir l’ampleur du clivage entre le Nord et le Sud.Sous un autre angle, Rapp réussit à camper les particularismes du pays de Galles et de l’Ecosse, qui partagent peut-être une même allégeance à la famille de Windsor mais qui ne se sentent pas « anglais » pour autant ! estuaire Les poètes en revue 3 janvier à 17h Antonio D'Alfonso et Guy Moineau 7 février à 17h Louise Dupré et Jean Royer au Mélomane 812, Rachel est • —J (angle St-Hubert), Montréal — Tél.: 526-9504 LIBRAIRIE HERMES 120, av.laurier ouest >ntre querbes et de l'épée) utremont, montréal H2V 2L4 il.: 274-3669 (autobus 51 et 129) J de 9 à 9,362 jours par année Publié simultanément à Montréal et à Paris o * • ° U LE CHOIX DE DIEU Jean-Marie Lustiger Cardinal-archevêque de Paris Un homme se souvient.Un croyant témoigne.L’Archevêque de Paris accepte de répondre sans faux-fuyants à deux interlocuteurs exigeants.Toutes les étapes de son itinéraire personnel sont abordées.Aucune des grandes questions que la société contemporaine pose à l’Église n’est esquivée, qu’il s’agisse de l’affrontement de l’Église aux différentes idéologies ou de la Parole de Jésus-Christ face aux athéismes modernes.480pages — 19,95 $ Le cadeau idéal pour Noël Guérin littérature Distributeur exclusif: Québec Livres a LE CHOIX SlEU Jean-Marie Lustiger Cardinal-archevêque de Paria Entretien» avec Jean-Loui» Musika et Dominique Wolton Guérin littérature « C-12 II Le Devoir, jeudi 31 décembre 1987 LE LE IaHI LE^ba LE.CAHI Roger Lebel a réussi toute une performance dans Un zoo, la nuit.cciaf des j 4 Théâtre grand prix du Festival des Amériques, et succès à New York, Londres et Limoges, devra être reprise, idéalement dans ce hangar qui fut le lieu magique de 1987.?COLES : Relève de généra 11 tion : le Torontois et ex-hippie 1' Paul Thompson prend la place de Jean-Louis Roux à l’École nationale; le Montréalais et ex-gourou du Grand cirque ordinaire, Raymond Cloutier, succède à Guy Beaulne au Conservatoire.?F ELUETTES : en remettant ce texte ardent, à André Brassard, sur l’homosexualité et la passion, Michel-Marc Bouchard savait-il que Les Feluettes deviendrait l’un des plus beaux spectacles de théâtre de l’année 87 ?L’auteur des Feluettes est devenu le nouveau partenaire de Brassard.Ur.tandem qui promet; en tout cas le tandem de l’année 87.?G É LIN AS: il a signé le premier titre du théâtre québécois en 1948, Tit-Coq; il a créé sa quatrième pièce en 1987, La passion de Narcisse Mondoux.Et on doit à ses archives un des succès de l’année, la reprise des Fridolinades qui faisaient rire le Montréal des années 30.Un exemple de survie.?HAMLET-MACHINE : le rail de Carbone 14 ne mène pas toujours à bonne gare.Avec ce texte d’Heiner Muller, collage de fureur sur l’Europe blessée, Gilles Maheu, l’un des créateurs importants à Montréal, a filé vers ses limites.La magie du Rail, basée sur de furtives impressions, n’a pas joué.L’intellectualisme politique de Muller s’ajuste mal à l’esthétisme plastique de Maheu.Faut pas mélanger les Hamlet et les effets.k IMMORTELS : en septembre une équipe de la revue Lire, dirigée par Bernard Pivot, range Michel Tremblay, pour ses Belles-soeurs, dans la liste des 49 pièces de théâtre de la bibliothèque idéale, toutes époques.En 47e place.?J OU AL : une ancienne bête de course qui ne trouve plus de jockey .?- KOKKOS : il a signé les plus beaux décors de l’année 87, VOtelIode l’Opéra de Montréal mis en scène par un homme de théâtre qui n’a pas rencontré les conditions idéales pour l’exercice de son art.Yannis Kokkos et Antoine Vitez travaillaient pour la première fois en Amérique.?LABERGE : l’auteur québécois qui perce en Europe.Marie La-berge, après le succès de L’Homme grise n France (200 représentations), a vu sa nouvelle piece, Oublier, créée au Théâtre National de Belgique deux semaines avant sa première québécoise chez Duceppe.Et on a fermé les guichets ! ?Monument national : la plus belle salle de théâtre, figée dans la poussière.Quand donc quelqu’un, quelque part, prendra les devants pour que les Montréalais, qui manquent scandaleusement de salles de théâtre, retournent au Monument National restauré ?La question de l’année.?NOUVEAU MONDE : rater un Molière au Théâtre du Nouveau Monde, faut le faire ! Albert Miliaire a été un insignifiant Don Juan, dont l’Elvire semblait fuir une audition loupée.La « grande » compagnie s’est relevée, en faisant appel à la jeunesse : René-Richard Cyr, avec Bonjour, là, bonjour, a fait l’entrée la plus remarquée au TNM depuis des années.?ONÉSIME : on se souviendra du personnage, amoureux de Cécile Plouffe (Denise Pelletier), que Rolland Bédard a créé à la télévision.Décédé en mai, à 73 ans, Bédard était une mémoire de la petite histoire du spectacle à Montréal.?PERFORMANCE : Jean Lessard, dans Le troisième fils du professeur Yourolovde René-Daniel Dubois.Durant deux heures, ce comédien jusqu’alors inconnu joue un personnage à la respiration haletante, comme celle d’un chien qui a traversé trois régions pour vous rejoindre.?QUAT’SOUS : on s’ennuie encore de Louise Latraverse.Les années passent, le souvenir reste.?RÉPERTOIRE : René-Richard Cyr met en scène une pièce de Tremblay, 13 ans après sa création, 7 ans après une production qui semblait définitive.Le triomphe de Bonjour, c’est la revanche du répertoire.?SCÉNOGRAPHIE : anné-moyenne.L’ingénieux décor-miroirs de Claude Goyette, pour La double inconstance au TNM, écrasait le chassé-croisé de Marivaux.Martin Ferland, pour Les Para vents, reste sage, mais il a été fort juste pour Le Vrai Monde ?.La plus belle scéno québécoise c’est lu collective de La Trilogie des dragons dans le hangar du Vieux-Port.?TOTALE : on l’appelait « la totale », dans la nuit d’Avignon.Le grand événement théâtral francophone en 87 : la création de l’intégrale du Soulier de satin, de Claudel, dans la Cour d’honneur du Palais des papes.Antoine Vitez a signé le plus beau spectacle de théâtre qu’il m’ait été donné de voir.k U BU : la troupe produit peu, mais bien.Cette année, le groupe Ubu a créé un spectacle fou avec des textes de Kurt Schwitters, Merz-Opéra.Le numéro sur les mots « Ribble bobble Pimlico » demeure inoubliable.?VRAI MONDE ?: il y a les années avec Tremblay, ou sans Tremblay.87 est une année avec.Le Vrai Monde ?, créé à Ottawa, est la meilleure pièce de l’année.Tremblay fait la pause du doute dans son oeuvre, et se demande s’il a le droit de trahir son monde, le vrai, dans un monde théâtral, le faux.Claude, à 20 ans, fait lire sa première pièce à sa mère.Les accents de panique de la « vraie » mère traversent cette oeuvre tel un cri que Tremblay retient depuis les Belles-soeurs.?WOOSTER GROUP : le choc aux résonnances les plus actuelles au Festival de théâtre des Amériques.Ce groupe de New York a joué au Centaur Road to Immortality, Part two, Just the Highs Points, une mise en scène d’Elizabeth Le Compte, spectacle qui met en procès l’Amérique des années soixante.?X -RATED : si le projet de loi conservateur sur la pornographie avait été voté, il aurait fallu cacher ces sexes (des Feluettes) que nous ne saurions voir.?YOUROLOV : René-Daniel Dubois, comme Lepage, essuie un échec, celui du Printemps, monsieur Deslauriers\ échec plus grave parce que l’ambition était grande.Nationaliste, RDD voulait créer la première tragédie de l’a-près-référendum, et la faire jouer par Jean Duceppe.Elle fut joué « chez Duceppe », mais sans le grand comédien.Gérard Poirier ne faisait pas le poids, mais ce sont surtout les coupures dans le texte, la mise en scène pompeuse de Roussel, et le style démago-pompier de Dubois qui ont fait sombrer la machine.RDD s’est retourné, à La Licorne, avec Le troisième fils du professeur Youro-lov.Mais on a compris que le coeur y était moins.?ZÉRO : le théâtre est aussi fait d’échecs, et 87 est riche en bides.Qu’il suffise de nommer, pour courte mémoire, des ennuis qui ayaient nom Balzac, VSOP, Les fantômes de Martin, Pol, Marilyn, Le dernier quatuor d’un homme sourd, etc., et par ici la sortie ! 4 Cinéma Le thème de l’année.5- Les bébés.Les poupons roses se multiplient dangereusement sur les écrans.A un point tel que l’on se demande si Sylvester Stallone, miné par sa baisse de popularité auprès du public et auprès d’une certaine actrice danoise, se décidera à suivre les traces de Torn Selleck et fera de Rambo IV un intrépide baby-sitter.4 Le théâtre.On a parlé de la vague Tchékhov (September, Hôtel de France), mais il ne faudrait pas oublier La Casa de Bernarda Alba, La Mort d'Kmpédocle et The Glass Menagerie.Cela sans parler du théâtre comme sujet ( Prick Up Your Ears, L'Homme renversé et Mon bel amour, ma déchirure).3- Le Viêt-Nam.On a eu Platoon et Full Metal Jacket, Hanoi Hilton et Gardens of Stone, le pire et le meilleur.On en a eu pour tous le goûts et on sait déjà qu'on en aura trois ou quatre autres l’an prochain.Good Morning, Viêt-nam ! 2- Le Diable, les anges et le bon Dieu.Voilà deux ou trois années que le mouvement se remarque : le religieux est à la hausse.À ce chapitre, 1987 a été un sommet avec Le Frère André, Sous le soleil de Satan, Les Ailes du désir, Angel Heart, Le Miraculé, Made in Heaven et autres.1- Le rapport au père.Voilà un autre thème qui occupe le haut du pavé depuis un bon moment déjà.Précisément, depuis 1984, Tannée de Paris, Texas.Mais 1987 a vu apparaître The Lightship, Yeelen, King Lear, Family Viewing, Un zoo, la nuit, et Good Morning Babilonia.Cela sans compter que Platoon, l’un des grands succès de Tannée, n’était rien d’autre que le déchirement d’un fils de la nation entre le bon et le mauvais père.?La cinématographie de l’année.5- L’Italie.Ça va mal en Italie.Le refrain est connu.Mais 1987 a connu les percés de quelques grands auteurs comme Fellini, Mikhalkov et, à un moindre niveau, les Taviani.Disons que cette nomination en est une d’encouragement.4- La France.Parce que les Français ont remporté la Palme d’or, à Cannes, avec Sous le soleil de Satan, le Lion d’or, à Venise, avec Au revoir les enfants, et qu’ils aurait dû ramasser l’Ours d’or, à Berlin, avec Mauvais sang, ainsi que le Grand prix des Amériques, à Montréal, avec L’Amie de mon ami.Mais on ne peut pas tout avoir.3- L’URSS.Glassnot oblige, on a eu droit au Thème de Panfilov, à Repentir de Tengiz Abouladzé, aux films de Kira Muratova et autres trouvailles.2- Le Canada (anglais).Avec Family Viewing de Atom Egoyan, Train of Dreamsde John N.Smith, I've Heard the Mermaids Singing de Patricia Rozema et Life Classes de Bill McGillivray, le cinéma canadien anglais a, peut-être pour la première fois, damé le pion au cinéma québécois sur l’échiquier pan-canadien.1- La Grande-Bretagne.Margaret Thatcher aurait-elle la trempe des muses d’antan ?N’empêche que sous sa gouverne, grâce en partie à la haine qu’elle inspire à quelques bouillants jeunes cinéastes, le cinéma britannique n’a jamais été en aussi bonne santé.Deux films de Stephen Frears ( Prick Up Your Ears et Sammy and Rosie get Laid) ont tracé la voie pour les David Leland ( Wish You were Here), Alan Clarke (Rita, Sue and Bob Too) et Peter Greenaway ( The Belly of an Architect) qui ont composé le cru anglais de 1987.* Le meilleur acteur.5- Jean Rochefort.Son interprétation dans Tandem, de Patrice Leconte, devrait lui valoir un César.On se souviendra de cet aristocrate déchu.4- Roger Lebel.Il est impossible de ne pas mentionner son interprétation du père dans Un zoo, la nuit.un rôle qui couronne une carrière et lui vaudra sans conteste un Génie.3- Robert Duvall.Magistral dans The Lightship, de Jerzy Skoli-mowski, où il campe à la perfection un dandy pervers et séduisant.2- John Malkovich.L’acteur américain qui monte.On Ta vu dans Making Mr.Right, de Susan Seidelman, dans Empire of the Sun, de Steven Spielberg, et, surtout, dans The Glass Menagerie, de Paul Newman.À Taise autant dans la comédie et la super-production que chez Tennessee Williams, Malkovich est désormais un acteur autour de qui Ton peut construire un film.1- Marcello Mastroianni.Qui d’autre ?Il était au centre de L’Apiculteur, des Yeux noirs et de Intervista, trois des meilleurs films de Tannée.Chaque fois grandiose.La personnalité cinématographique de Tannée.•k La meilleure actrice.5- Myriam Mézières.Elle a été le corps d'Une flamme dans mon coeur, d’Alain Tanner, ce qui en fait l’actrice la plus culottée de Tannée.4- Sandrine Bonnaire.La Mou-chette de Sous le soleil de Satan n’a pas fini de nous en mettre plein la vue.Une nature, une vraie.3- Faye Dunaway.Il faut parler du courage et de la capacité de se renouveler dont fait preuve cette exceptionnelle actrice dans Barfly, de Barbet Schroeder.2- Joanne Woodward.Pourquoi ne voit-on pas plus souvent cette actrice de grande envergure qui éclaire de son caractère et de sa subtilité le beau personnage de la mère dans The Glass Menagerie ?1- Juliette Binoche.Il était impossible d’oublier celle qui tenait a la fois de Louise Brooks et de Lilian Gish dans Mauvais Sang.En attendant de la voir tenir le rôle féminin principal dans L’Insoutenable légèreté de l’être, de Philip Kaufman, d’après Milan Kundera.k La déception de Tannée.5- Beyond Therapy.Où s’en va Robert Altman ?C’est à croire qu’il ne le sait pas lui-même, tant il s’enlise de film en film dans une démarche où la mise en scène est de plus en plus absente.4- La Storia.Le roman d’Eisa Mo-rante méritait mieux que le mélodrame qu’il est devenu une fois passé à la moulinette télévisuelle.Encore une fois, on a eu la preuve qu’on ne fait pas des films en coupant par-ci par-là dans les longues series télévisées.3- The Sicilian.Ce devait être l’un des événements de Tannée, c’est devenu quelque chose d’un peu difforme.Entre le très beau et l’abominable, le film de Cimino se promène pendant plus de deux heures.La plupart ont détesté.Les autres sont quand même resté amer devant ce qu’aurait pu (et dû) être le film.2- Ishtar.Dustin Hoffman est un grand acteur.Warren Beatty est une homme intelligent.Isabelle Adjani une bien belle actrice.Allez donc comprendre comment tout ce monde s’est laissé embarqué dans une galère de près de $ 50 millions intitulée Ishtar.1- Chronique d’une mort annoncée.À partir d’un excellent roman, un bon cinéaste a réalisé un film raté.Voilà l’essentiel concernant le dernier Francesco Rosi.?La découverte de Tannée.5- Kira Muratova.Une Soviétique dans la cinquantaine qui fait des films inspires de la vie quotidienne ( Brèves rencontres), voilà Tune des surprises venues avec le dégel.4- Patricia Rozema.Une Toron-toise qui signe un film naif.I’ve Heard the Mermaids Singing a été la bouffée d’air frais qui a fait respirer le Festival de Cannes.3- Jean-Claude Lauzon.On a tout dit sur l’auteur d’Un zoo, la nuit qui n’a rien ménagé pour faire parler de lui partout où il est passé.A travers les éclats et les commentaires inutiles auxquels le cinéaste s’est adonné depuis six mois, il serait souhaitable de ne retenir qu’une chose : il a du talent.2- Michel Khleifi.Ce Nazaréen de 37 ans en est à son troisième long métrage, mais bien peu de gens connaissaient son nom avec qu’il signe Noces en Galilée.I- Atom Egoyan.Il a signé un météore foudroyant dans le ciel si morne du cinéma canadien.Family Vie wing marque définitvement la naissance d’un cinéaste.4 Télévision Dans la liste des 20 émissions les plus écoutées à Montréal cet automne, livrée la semaine dernière par la firme BBM, le constat est clair : sur les 20, neuf émissions sont des séries locales, et quatre des émissions humoristiques (si Ton inclut Le Club Sanbdwich, et il faudrait aussi ajouter Surprise sur Prise, non compilé lors de ce sondage).En septembre dernier la télévision québécoise offrait pas moins de 15 téléromans ou téléséries, dont huit nouveaux — du jamais vu.La télé québécoise redécouvrait également les vertus du quizz, avec un succès plus mitigé (la palme revenant au Charivari de CFTM).Radio-Canada tentait une expérience inédite et réussie avec La cour en direct, et les talk-show en général battaient de l’aile, alors que les galas spéciaux augmentaient de façon exponentielle.Quatre Saisons a pris son envol d’abord avec la diffusion de matchs sportifs (ce qui ne va pas tellement dans le sens de sa demande initiale au CRTC), ensuite en vampirisant des recettes de CFTM (émission débile de fin d’après-midi, par exemple), enfin en lançant de nouveaux produits à succès — dont Caméra 87, magazine qui se dit d’information et privilégie la démagogie.Mais Quatre Saisons demeure une entreprise jeune qui aura encore à se développer pour assurer son succès.CFTM avait beaucoup à perdre cette année, et elle a perdu des plumes, voyant ses revenus d’entreprise baisser pour la première fois alors qu’elle était habituellement la compagnie de télévision la plus rentable au pays (une baisse de revenus de $ 99.4 millions à $ 97.5 millions en 87).Mais on aurait tort de la croire battue, et ses téléromans tiennent le haut du pavé, même si la série numéro un au Québec semble être Des dames de coeur en cette fin d’année.En attendant, Radio-Canada maintient une suprématie relativement nouvelle en soirée et maintient aussi une production de qualité à travers d’innombrables écueils.Radio-Canada, dont 80 % des fonds proviennent de l’État, a essuyé pour Tannée en cours des compressions budgétaires de Tordre de $ 50 millions, et au début de Tannée des politiciens bien intentionnés ( ! ) laissaient entendre qu’une démission éventuelle de Pierre Juneau pourrait mettre fin aux coupures.L’année a donc vu la direction de Radio-Canada prendre le bâton du pèlerin pour défendre l’indépendance du réseau sur toutes les tribunes.Il faut dire que le paysage télévisuel demeure flou dans l’esprit des politiciens.U n an après le dépôt du rapport Sauvageau-Caplan, six mémoires plus tard du Comité permanent des Communes sur les Communications, on attend toujours de la ministre Flora McDonald de nouvelles orientations politiques promises pour la radiodiffusion canadienne.En attendant, les crédits des réseaux publics sont presque fixés « au mois » et le CRTC voit ses décisions prendre de plus en plus d’ampleur.Mince consolation : au Québec, le ministre Richard French confirmait en mars qu’il n’était pas question de privatiser Radio-Québec, après des mois de rumeurs.Parmi les grands débats qui ont agité le monde de la télévision, il y eut celui du doublage à l’automne, les français refusant de considérer des ententes négociées au Sommet de la francophonie.Il y eut aussi l’interdiction de Radio-Canada de diffuser les messages sur les condoms, quelques mois après que Pierre Lambert se soit tapé toutes les femmes qu’il voulait dans Lance et compte a la même chaine.Bel exemple de tartufferie.Autre débat : une semaine de la chapson française sur toutes les ondes en juillet, semaine qui a laissé perplexe artistes et auteurs-compositeurs.Par contre, le gala du 50e anniversaire de l’Union des Artistes a permis la réunion exceptionnelle des artistes et des quatre réseaux francophones.Pour sa part, Radio-Québec lançait une grande campagne de promotion (« Attends, t’as pas tout vu »).Malgré la stagnation des cotes d’e-coute, la direction de Radio-Québec s’est dite satisfaite d’avoir sauvé les meubles dans un tel contexte concurrentiel, et a lancé ses nouveaux Passe-Partout «ethniques», enfin sortis après une difficile négociation avec les artisans de la série.On peut d’ailleurs terminer en remarquant que la production pour enfants est en plein regain.Radio-Canada a amélioré son samedi et dimanche matin, et s’est lancé dans de nouvelles productions (Iniminima-gino, La bande à Ovide) qui ne sont que le début d’une grande offensive.CFTM a lancé un excellent magazine pour enfants, Flash-Varicelle, et Radio-Québec prévoit un plaü quinquennal « Passe-Partout » tout en cherchant à occuper le créneau pour enfants de fin d’après-midi.Ce sera à suivre en 1988.LES BIJOUX DE BRAQUE < n vs par Huger de Loewentelri UN FABULEUX TRESOR DANS LA VILLE cent re d exposition LÉON-MARCOTTE 222) ruq Frontenac, Sherbrooke du 22 décembre J9B7 au tt) janvier l‘)H8 de 10 heures à 21 heures us knifkis Di imposition Df1 .aiioex di aiufjuf.voni tnti/mmint vksIs A m i A/D# MONDIAlt MIX (NIANTS rot ¦ IA afAllSAtiON Dis MKm.bammis'it Dis moins NU.IN nui « dis fNIANTS et* *' O'INTRiC: AIHilît 1% OO ÉTUDIANT: $VOO INI AN!’.*1 OO > t r 2r3 LE DEVOIR © '© M 3(5 £=§ c O O EXPOSITIONS ¦ Jannis Kounellis Exposition organisée par le Museum of Contemporary Art, Chicago.Une première: le Musée d’art contemporain de Montréal inclut 9 oeuvres récentes jamais vues en Europe et en Amérique grâce à une commandite des Lignes aériennes Canadien International.Jusqu'au 14 février John Lyman 1886-1967 Je vis par les yeux / I live by my eyes Rétrospective organisée par le Agnes Etherington Art Centre, Queen's University.Jusqu'au 14 février VIDÉO ¦ Machine / Machines Une réalisation de Pierre Zovilé.Jusqu'au 10 janvier Ouverture Vidéo documentaire réalisé en 1985 lors de l'ouverture du Castello di Rivoli.Turin.Jusqu’au 14 février OFFRE EXCEPTIONNELLl Vente de publications du Musée prix réduits.Dernière fin de semaine -4 NOTER À l'occasion des fêtes, le Musée sera fermé le vendredi 1er janvier.Entrée libre Cité du Havre (514) 873-2878 MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL t'
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