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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 7 janvier 1992
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-01-07, Collections de BAnQ.

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Volume LXXXIII — No 4^Nuageux avec éclaircies.Max.: -2.Détail page 4 Montréal, mardi 7 janvier 1992 Toronto 85 cents 65* + TPS - TVQ Montréal Londres Hong Kong Communications Design et graphisme Relations interculturelles lé 2 té 23 23 Legault ATERNITt K, SOCIÉTÉ Espoirs et craintes d’une nouvelle « pilule » Au début des années 60, avec l’arrivée de « la » pilule, le monde de la contraception vivait sa révolution.Depuis, la recherche de nouveaux contraceptifs n’est plus à la mode.Pourtant, un nouveau produit, dont les Françaises bénéficient depuis 1988, répond tout à fait à ce besoin de nouvelles méthodes pour contrôler la fertilité : le RU 486, une « pilule abortive », dont le taux d’efficacité ne se dément pas.Page 9 La fin des Coopérants assombrit l’image des assureurs québécois Robert Dutrisac L'IMAGE des assureurs québécois en prend pour son rhume.Les Coopérants, société mutuelle d’assurance-vie, sera liquidée, une conclusion beaucoup moins élégante que le sauvetage proposé par l’Industrielle-Alliance qui n’a pu se réaliser.Après étude, la Société canadienne d’indemnisation pour les assurances de personnes (SIAP) a refusé de participer à ce sauvetage et l’inspecteur général des institutions financières n’a eu d’autre choix que d’ordonner la liquidation des Coopérants.Les détenteurs de polices d’assurance-vie des Coopérants n’ont toutefois rien à craindre.ILs seront intégralement protégés par la SIAP, tout comme ils l’auraient été grâce au sauvetage par l’Industrielle-Al-liance.En revanche, les créanciers ordinaires perdront des plumes contrairement à ce que permettait cette alternative.M.Yves Millette, vice-président de la SIAP, a indiqué qu’une «évaluation minutieuse » de la situation des Coopérants avait montré que le sauvetage n’était plus possible sur le plan financier.Au moment de l’an- nonce de l’entente de principe entre les Coopérants et l’Industrielle-Al-liance en novembre, la SIAP, selon ses calculs, devait avancer 142 millions $ qui s’ajoutaient aux 73 millions $ que déboursait l’Industrielle-Alliance.Or après y avoir regardé à deux fois, ce gouffre s’élargissait à « un peu moins de 200 millions $ », selon M.Millette.Un montant considérable, compte tenu des actifs globaux des Coopérants qui s’élèvent à environ 800 millions $.Ce n’est pas seulement l’image des assureurs québécois qui en prend un coup, leurs portefeuilles aussi s’en trouvent dégarnis.Bien que le fonds d’indemnisation soit un organisme pan-canadien, 95 % de la note sera épongée par des assureurs faisant affaire au Québec, en vertu de règlements que le milieu même a du mal à saisir mais dont il mesure mieux aujourd’hui la portée.La nouvelle évaluation de la SIAP laisse entrevoir des pertes de 100 à 110 millions $ au lieu des 85 millions $ que prévoyait l’organisme il y a un mois et demi.Deux facteurs expliquent cet écart, a précisé M.Millette.D’une part, les Coopérants ont continué à Voir page 4: La fin Le Conseil de sécurité condamne l’expulsion des douze Palestiniens d'après Reuter et I /¦'/’ NATIONS UNIES - Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté hier une résolution « condamnant fermement » la décision israélienne d’expulser douze militants palestiniens des territoires occupés.La résolution a été adoptée à l’unanimité des quinze membres du Conseil de sécurité, États-Unis compris.Cette condamnation devrait inciter les délégations arabes à retourner aujourd’hui à la table des négociations à Washington où doivent reprendre les pourparlers de paix avec les représentants israéliens.Les termes employés dans la résolution de l’ONU sont plus sévères que dans les précédents textes sur le sujet.De sources proches du Conseil de sécurité, on précise que le texte de la résolution a été rédigé par l’OLP.Le Conseil de sécurité y « condamne fermement» la décision israélienne.Il demande en outre à l’État hébreu « d'assurer le retour immédiat et en toute sécurité dans les territoires occupés de toutes les personnes expulsées ».Selon une source proche du Conseil, la version initiale du texte employait l’expression « déplorer fermement », mais l’OLP l’a remplacée par « condamner fermement » après que le département d’État américain lui-même eut utilisé ce verbe.Les douze militants qui ont reçu leur ordre d’expulsion ont fait appel de cette décision auprès des tribu naux militaires israéliens.Les États-Unis ont toujours critiqué ces expulsions, qui sont contraires, comme le rappelle la résolution, à la quatrième Convention de Genève qui réglemente le traitement des civils sous occupation.Mais la dernière décision d’expulsion revêt un caractère particulier en raison de sa coïncidence avec la reprise des pourparlers de paix sur le Proche-Orient, aujourd'hui à Washington.Interrogé sur la poursuite de ces pourparlers, le représentant de l'OLP aux Nations unies, Nasser al-Kidoua, a répondu : « Indubitablement, l'action appropriée prise au jourd’hui par le Conseil influera positivement sur le cours des événements ».Voir page 4: Le Conseil La Cour supérieure autorise Nancy B.à se faire débrancher L’arrêt d’un traitement n’est pas un crime Michel Venne de notre bureau de Québec DANS UNE DÉCISION fort attendue, le juge Jacques Dufour, de la Cour supérieure, conclut que Nancy B.a le droit de demander l’interrup-tiondu traitement qui la maintient en vie et que le médecin qui la libérera du respirateur artificiel pour permettre à la nature de suivre son cours ne commettra pas un crime.En conséquence, une fois les délais d’appel du jugement expirés, soit dans 30 jours, le tribunal permet au Dr Danièle Marceau, médecin traitant, de metre fin au traitement appliqué depuis deux ans et demi à la patiente de 25 ans qui demande à mourir.La fin du traitement interviendra au moment que Nancy B.décidera et son consentement devra être vérifié de nouveau avant de procéder à l'acte qui pourrait lui être funeste.Le Dr Marceau pourra également requérir de l’Ilôtel-Dieu de Québec, où la jeune malade, atteinte du syndrome de Guillain-Barré, est clouée sur un lit, complètement paralysée des épaules aux pieds, l’assistance nécessaire pour que tout se fasse en respectant la dignité de la malade.L’avocate de Nancy B., Me Anne Lapointe, soutient que ce jugement clarifie le droit et pourrait être invoqué par un patient se trouvant dans une situation similaire.Si le jugement porte strictement sur le cas de Nancy B.et que tous les autres cas doivent aussi être considérés comme des cas d’espèce, les principes établis dans la décision feront « sûrement jurisprudence », a soutenu l’avocate.Le procureur général du Québec, M.G il Rémillard, estime qu’il s’agit d’un jugement « éclairant » qui « souligne la cohérence entre le Code civil et le Code criminel », affirme une porte-parole.Le ministre se félicite que la décision, « qui va à l’essentiel et inspire le respect », soit « fondé sur le respect de la vie humaine ».« Les médecins vont savoir un peu plus ce qu’ils peuvent faire et ne peuvent pas faire, a déclaré Me La-pointe aux journalistes.La décision enlève la peur qu’ont les médecins des poursuites criminelles, dit-elle, lorsqu’ils respectent des critères ».Le juge Dufour n’énumère pas une liste de critères mais insiste sur la nécessité que la décision de mettre fin au traitement soit prise par un patient de façon « libre et éclairée» et qu’elle ait pour conséquence de « permettre à la nature de suivre son cours ».« L’homicide et le suicide ne sont pas des morts naturelles, écrit le magistrat.Tandis que dans le présent cas, si la fin de la demanderesse survenait après la cessation du traitement de soutien respiratoire voulue par elle, ce serait le fait de la nature qui suivrait son cours.» Me Lapointe rapporte que sa cliente a reçu la décision avec beau coup d’émotion.Ses sentiments étaient « un peu mêlés », dit-elle.Sa première reaction fut un sourire, puis vinrent les larmes.« Cela a été un choc d’une certaine façon parce que ça fait longtemps qu'elle attend.La décision arrive.Elle va prendre le temps de l’absorber, de réaliser qu’il y a une décision en sa faveur.» En théorie, la malade pourrait changer d’avis et demander à vivre.Le jugement lui « donne le contrôle Voir page 4: La Cour PHOTO CP Le juge Jacques Dufour Le jugement fait l’unanimité Isabelle Paré TOUS, médecins, théologiens, groupes Pro-vie, autorités religieuses et éthiciens, tous tant les uns que les autres ont acquiescé et salué à l’unisson la sagesse de la décision rendue hier par le juge Dujour dans l’affaire Nancy B.Même les autorités diocésaines de Québec, par la voix de l’abbé Henri Beaumont, théologien au Grand Séminaire, ont conclu que le geste réclamé par la patiente Nancy B.n’avait rien avoir avec l’euthanasie et ne visait qu'à ce « que la maladie suive son cours naturel ».Tant le diocèse de Québec que l’Assemblée des évêques du Québec ont souligné hier que l’Église reconnaissait le droit d’un patient de refuser un traitement ou d’en deman-Volr page 4: Le jugement Le président Gamsakhourdia s’enfuit de Géorgie 4 PHOTO AP zs&r- / mtmm¦ t » *» A Des rebelles géorgiens tirent en l’air en guise de célébration après le départ du président Gamsakhourdia du parlement de Tbilissi (en arrière-plan) après s’y être retranché depuis le 22 décembre dernier.Les dégâts faits à l’édifice témoignent de la violence des affrontements sanglants des 15 derniers jours.Tbilissi passe aux mains des rebelles victorieux d'après Iteuter TBILISSI — Zviad Gamsakhourdia a fui la Géorgie hier avec 80 partisans, en abandonnant un Parlement en flammes aux mains de rebelles triomphants après deux semaines de sanglante lutte pour le pouvoir.Le président géorgien et ses fidèles ont quitté discrètement Tbilissi avant l’aube et sont passés en Azerbaïdjan, république voisine.Depuis, la confusion règne quant à leur destination.Un porte-parole azéri a déclaré à l’agence Tass que le président renversé se dirigeait vers l’Arménie.Mais celle-ci a annoncé qu’il allait à Guiandja (ex-Kirovabad) en Azerbaïdjan.Un porte-parole arménien a aussi démenti que l’Arménie ait of- fert à Zviad Gamsakhourdia l'asile politique.Devant l’évolution de la situation, l’ex-ministre soviétique des Affaires étrangères d’origine géorgienne, Edouard Chevatdnadze, s'est offert pour sortir le pays de la guerre civile.Devant le Parlement de style stalinien, où le président et ses partisans étaient retranchés, sur l’avenue Roustaveli, au coeur de Tbilissi, des rebelles se sont embrassés au milieu des décombres et de la fumée.« Il est parti ! Le dictateur est enfin parti !, a crié un membre des forces de l’opposition.Il n’aura nulle part où se cacher.Nous le traquerons, où qu’il aille ».« La Géorgie peut enfin respirer », a dit un autre combattant.Les adversaires de Zviad Gamsakhourdia, parmi lesquels d’anciens alliés, l’accusent d’avoir essayé d'imposer une dictature à cette républi que de 5,4 millions d’habitanLs.Zviad Gamsakhourdia, élu triomphalement à la présidence en il y a sept mois, rejette cette accusation.Selon des journalistes, plus de 200 personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées depuis que la Garde nationale a essayé de renverser le président le 22 décembre.« Aujourd'hui, 6 janvier, la nouvelle Géorgie démocratique est née, a déclaré le commandant de la Garde, Tenguiz Kitovani.Ce n’est pas seulement le peuple géorgien qui fêtera cette victoire, mais toutes les forces démocratiques du monde».La Garde nationale a formé avec un mouvement clandestin, les Mkhedrioni (Cavaliers), un Conseil militaire qui affirme contrôler le pays.Jaba Iosseliani, chef des Mkhedrioni, a déclaré que les forces de l’opposition pourchassaient le président déchu, bien que que son départ du Parlement ait apparemment été organisé avec l’aide des rebelles.Un des hommes qui ont émergé hier matin du Parlement après avoir organisé le départ de Zviad Gamsakhourdia, l’ex-ministre de la Défense Nodar Georgadze, a refroidi l’optimisme ambiant en disant que la république allait connaître des temps difficiles.« Tous les Géorgiens, tous, sont coupables.Gamsakhourdia a une Voir page 4: Tbilissi ÉDUCATION RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 10 janvier 1992 Le 17 janvier prochain, LE DEVOIR publiera son traditionnel premier cahier spécial bi-annuel sur l’éducation.Il aura pour thème l’évaluation.Autant l'évaluation des programmes d'étude que des méthodes d'enseignement, des enseignants que des dirigeants, des établissements que des équipements.Un sujet de brûlante actualité qui n'a pas cessé de défrayer les manchettes au cours de la dernière année.Nous ferons le tour de cette question très importante à tous les paliers du système, des classes maternelles jusqu'à l’université.Il sera également question, à l'intérieur de ce thème général, des problèmes de la petite enfance.Nous présenterons les points de vue qui émanent des milieux de l’éducation, syndicaux et socio-économiques.Nous rencontrerons les ministres qui sont en charge de ces dossiers.Voici donc un cahier de réflexion qui fera le point sur un dossier chaud, destiné à le rester.PARUTION le 18 janvier DANS LE DEVOIR 2 B Le Devoir, mardi 7 janvier 1992 Le train constitutionnel fédéral redémarre sans les francophones hors-Québec Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa LE TRAIN constitutionnel fédéral redémarre cette semaine pour les autochtones, les provinces et le grand public mais pas pour les francophones hors-Québec qui se plaignent de ne pas avoir encore réussi à y raccrocher leur wagon.Hier, le gouvernement fédéral a offert un prix de consolation aux minorités de langue officielle qui auraient voulu qu’une de ses conférences d’orientation constitutionnelle des prochaines semaines soit consacrée à la question de la dualité linguistique canadienne, à savoir une table ronde dès le 14 janvier sur cette question.L’événement, qui se déroulerait à huis clos pendant une demi-journée, réunirait sous la direction du ministre aux Affaires constitutionnelles Joe Clark et du secrétaire d’État Robert de Cotret aussi bien les organismes porte-parole des minorités que des groupes intéressés comme Canadian Parents for French et le commissaire aux langues officielles.Mais c’est trop peu trop tard pour un des principaux intervenants dans le dossier, la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, qui décline pour le moment l'invitation du ministre.« Ce n’est pas dans une heure ou deux qu’on peut calmer les inquiétudes des communautés francophones quant à leur avenir », explique Marc Godbout, le directeur général de l’organisme qui précise qu’aucune des associations provinciales adhérant à la Fédération ne se présentera à la rencontre si le format actuel est retenu.« On ne veut pas de demi-mesures », précise-t-il.Mais si les minorités francophones réagissent avec froideur à la plus récente offre fédérale, il en va différemment d’Alliance Québec où on se dit très « confortable » à l’idée d’une telle rencontre.« La dualité linguistique est trop importante pour se perdre dans une foule d’autres sujets, affirme son porte-parole Len Macdonald.Nous irons sans faute, avec ou sans eux », ajoute-t-il en parlant des francophones hors-Québec.Selon Alliance Québec, la table ronde du ministre Clark équivaut en effet à la sixième conférence constitutionnelle réclamée par les minorités, encore que sous une forme un peu moins formelle.Il s’agit cependant d’un événement hors circuit, confirme Art Kroeger, le haut fonctionnaire qui coordonne les autres conférences pour le gouvernement.« De mon point de vue, cinq conférences, c’est déjà suffisant.Il n’y a pas de place pour une autre », explique-t-il en se dégageant de toute responsabilité à l’égard de la table ronde de mardi prochain.Car, à tout événement, les événements à saveur constitutionnelle menacent de se bousculer au cours des prochaines semaines alors qu'Ot-tawa tente de mettre un terme à ses consultations pour la fin février.Ainsi : ¦ aujourd’hui, le Comité mixte sur le renouvellement du Canada reprend ses travaux.Pendant deux jours cette semaine, le groupe rencontrera à huis clos les principaux organismes autochtones au pays; ¦ à compter de lundi prochain et à commencer par Bob Rae, de l’Ontario, le groupe de députés et sénateurs rencontrera à tour de rôle chacun des chefs de gouvernements provinciaux au pays.Seule exception.Don C.etty, de l’Alberta, qui déléguera son ministre aux Affaires constitutionnelles Jim llorsman; ¦ les 17, 18 et 19 janvier, à Halifax, aura lieu la première de cinq conférences d’orientation sur la Constitution organisée par le gouvernement fédéral et des organismes associés.Il y en aura ensuite une toutes les fins de semaine jusqu’à la mi-février.Avant-hier, ces organismes ont tiré au sort les noms de 150 Canadiens dont 25 Québécois qui participeront à l’une ou l’autre des conférences aux frais du gouvernement.Le tirage, précise-t-on, avait été précédé d'une présélection parmi les candidatures des citoyens qui avaient sollicité par écrit une des places offertes au grand public.En tout, 1500 demandes en ce sens, dont 250 du Québec, avaient été reçues par Ottawa pendant la période des Fêtes.eo^V' EXAMENS D'ADMISSION 1992-1993 122e année PENSIONNAT - EXTERNAT Collège Notre-Dame, 3791, chemin Queen Mary, Montréal, H3V 1A8 - 739-3371 Louise Fréchette ambassadrice Dernière chance pour Anjou du Canada aux Nations unies tions unies et, par conséquent, je me trouve très fortunée de prendre ce poste à ce moment très crucial de l’histoire de l’ONU », a-t-elle souligné.Pour Mme Fréchette, l’engagement canadien face aux Nations unies est plus ferme que jamais et elle entend continuer le travail amorcé pour renforcer cette organisation.La nouvelle ambassadrice a rendu hommage à son prédécesseur, M.Yves Fortier, un ami intime du premier ministre Mulroney.Avocat de profession, il était associé au cabinet Ogilvy Renault avant d’être nommé à l’ONU le 27 juillet 1988.Il a conseillé diverses commissions royales d’enquête, a représenté le Canada lors d’arbitrages commerciaux et a été négociateur en chef du Canada dans le différend opposant la France et le Canada au sujet des contingents de pêche.En 1990, alors qu’il était ambassadeur, il a représenté le Canada au Conseil de sécurité, au moment même où l’Irak envahissait le Koweït.Il a donc participé aux diverses négociations qui ont mené aux résolutions contre l’Irak, dont celle autorisant l’usage de la force pour mettre fin à l’occupation du Koweit.La nomination de Mme Fréchette, une Québécoise issue des rangs de la fonction publique, constitue un virage de la part du premier ministre Mulroney.Les deux ambassadeurs précédents, M.Yves Fortier et l’ex-chef du NPI) ontarien Stephen Lewis, avaient bénéficié de nomination politique.Pour Mme Fréchette, cela ne fait aucune différence car l’objectif reste le même, soit mettre de l’avant la politique étrangère canadienne.Elle se considère bien préparée pour occuper ce poste.Elle a d'ailleurs rappelé sa longue expérience au sein de la diplomatie canadienne tant au niveau bilatéral que multilatéral.Elle a déjà travaillé auprès de l’ONU à New York et à Genève, pendant quatre ans.Un activiste qui avait piétiné le drapeau québécois pourrait être expulsé du Reform Party OTTAWA (PC) — Un activiste du Reform Party qui a piétiné le drapeau du Québec pourrait bien être expulsé de la formation politique s’il est prouvé que ses opinions ont causé du tort au parti.La décision sera prise lors de la rencontre du conseil exécutif du parti, qui se tiendra les 17 et 18 janvier à Calgary, a fait savoir Ron Wood, un porte-parole du Reform Party.Gordon LeGrand, un membre de l’exécutif de la section de Leeds-Grenville du parti (dans l’est de l’Ontario), a indiqué qu’il n’avait aucun regret face aux événements survenus à Brockville, en septembre 1989.M.LeGrand, qui a dirigé un groupe pro-anglais appelé Ontario Alliance, a affirmé qu’il avait ainsi manifesté contre la loi québécoise sur l’affichage commercial.Ron Wood a mentionné qu’un dirigeant ontarien du parti rencontrera le conseil exécutif du Reform Party après s’être entretenu avec M.LeGrand.Même s’il n’a pas voulu commenter davantage l’affaire avant que le parti n’ait rendu sa décision, M.Wood a toutefois indiqué que l’expulsion de M.LeGrand est improbable.La députée libérale Sheila Copps a pour sa part affirmé que M.LeGrand avait fait preuve de discrimination par ses agissements.Elle a d’ailleurs qualifié le Reform Party de raciste.102 tonnes de lait en poudre vers Moscou OTTAWA (PC) — Répondant à une demande de l’OTAN, les Forces armées canadiennes collaborent cette semaine à la livraison à Moscou de 102 tonnes de lait en poudre offertes par la Communauté européenne.Depuis sa base de Trenton, en Ontario, un Boeing 707 s’envolera aujourd’hui et demain avec la précieuse cargaison.« Comme toujours, les Forces armées canadiennes sont prêtes à jouer un rôle dans la livraison d’une aide urgente à la Russie et aux républiques du Commonwealth des Etats indépendants », a précisé hier dans une déclaration écrite le ministre de la Défense Marcel Masse.« Cette intervention humanitaire démontre la capacité des Forces armées à accomplir une mission de cette importance dans un délai relativement court».Un appareil allemand livrera également une cargaison de lait en poudre.Cet hiver, la Russie et d’autres républiques de la nouvelle Union soviétique font face à une grave pénurie alimentaire, à la suite de la forte hausse des prix et de problèmes de distribution.L’année 1992 sera dure pour le peuple russe, a pour sa part déclaré Mme Barbara McDougall, ministre des Affaires extérieures.« Si le Canada a accepté de livrer ce lait en riudre, c’est parce qu’il s’est engagé porter assistance aux habitants de l’ancienne Union soviétique en ces temps difficiles», a-t-elle dit.L’OTAN a décidé le mois dernier de contribuer à la distribution d’une aide humanitaire à ses anciens adversaires.Notre-Dame Où l’exigence est de tradition COURS SECONDAIRE • GARÇONS ET FILLES SOUS LA DIRECTION DES FRERES DE SaINIE-CrOIX DERNIERES SEANCES • Les samedis 11 et 18 janvier 1992 pour tous les candidats.Début des examens : 13 h 30 Durée des examens : 3 heures Frais : 30$ I.es candidats se présentent sans rendez-vous et doivent avoir en leur possession une photocopie du bulletin de juin 1991 et de celui de l'année en cours.À L’OCCASION d’élections générales, il arrive que des milliers d’électeurs soient privés de leur droit de vote tout simplement parce que leur nom ne figure pas sur la liste électorale.En vue de l’élection partielle qui se tiendra le 20 janvier dans le comté d’Anjou, le directeur général des élections, Me Pierre-F.Côté, a pris les mesures pour éviter que ces irrégularités prolifèrent.Il a donc annoncé hier que les électeurs de ce comté de l’Est montréalais auront une dernière chance pour s’inscrire sur la liste électorale et qu’à cette fin, une période de révision spéciale aura lieu du 10 au 15 janvier.Ce sera également une occasion d'intervenir pour les électeurs qui auront détecté des erreurs sur la liste électorale.Dans un même temps, le directeur général des élections a fait savoir que des bureaux de scrutin seront ouverts lundi et mardi prochains pour recueillir le vote par anticipation.En vertu de la loi électorale, les électeurs désireux de se prévaloir de ce droit temporel doivent prêter serment au'U leur sera difficile de voter le 20 janvier.Enfin, un bureau de scrutin « itinérant » se rendra recueillir le vote des électeurs retenus dans des centres hospitaliers ou des centres d’accueü, et qui sont incapables de se déplacer, à la condition qu’ils en aient fait la demande avant le 9 décembre.Rae n’est pas coupable SON ACCESSION à la tête du gouvernement ontarien aura étonné le monde politique canadien et consterne le milieux des affaires de sa province.Son premier budget expansif et largement déficitaire a créé des remous à Bay Street et a mérité les critiques du gouvernement Mulroney.Après ces premiers mois difficiles de l’exercice du pouvoir, Bob Rae a consacré les vacances des Fêtes à se reposer dans le Sud, plus précisément à Miami, à quelques milles du condo occupé par Robert Bourassa.De retour hier à Toronto, le jeune premier ministre de l’Ontario a envoyé promener les journalistes qui venaient de lui suggérer que son gouvernement était peut-etre responsable de l’augmentation du chômage et de la détérioration de l’économie de sa province.« Ça n’a pas de sens.Comment expliquez-vous que la situation est la même partout au Canada ?La vraie raison est que nous traversons une sévère période de restructuration de l’économie de l’Amérique du Nord et du monde entier ».Au cours des prochaines semaines, Bob Rae s’affairera à la préparation du budget du printemps, qui, dit-il, comportera des mesures innovatrices pour relancer l’économie.Manon Cornellier PHOTO CP Louise Fréchette dit sa surprise et sa joie à l’annonce d’une nomination aussi prestigieuse.de la Presse canadienne OTTAWA — Le premier ministre Brian Mulroney a nommé hier Mme Louise Fréchette au poste d’ambassadeur canadien aux Nations unies.Mme Fréchette, qui est une diplomate de carrière, remplacera M.Y ves Fortier dont le mandat de trois ans se termine la semaine prochaine.Sous-ministre adjointe aux Affaires extérieures depuis deux ans, Mme Fréchette a déjà été ambassadrice en Argentine et Uruguay de 1985 à 1988 et est entrée au service des Affaires extérieures en 1971.Elle sera la première femme à occuper le siège canadien aux Nations unies.D’ailleurs, sa nomination porte à trois le nombre de femmes chefs de mission à l’ONU sur un total de 166 délégations.Mme Fréchette n’a pu cacher sa joie lorsqu’elle a rencontré la presse hier, avouant être très heureuse et très honorée d’avoir été choisie.« C’est un très grand honneur que me fait le premier ministre en me nommant à un des postes les plus intéressants de la diplomatie canadienne.» Elle a dit avoir été touchée, émue et surprise par la demande que M.Mulroney lui a faite dimanche par téléphone.Mme Fréchette amorcera son mandat alors que les Nations unies font face à toute une série de nouveaux défis.L’éclatement de l’Union soviétique en 15 États distincts, la crise yougoslave, les négociations de paix au El Salvador, la guerre civile et très meurtrière en Somalie, l’application des accords de paix au Cambodge sont autant d’enjeux qui mettront le rôle de gardien de la paix des Nations unies à l’épreuve au cours des prochains mois.« On a parlé beaucoup au cours des derniers mois de l’importance accrue des Nations unies dans les affaires mondiales.C’est vraiment une nouvelle ère qui s’ouvre pour les Na- Le Canada intensifiera sa lutte contre la surpêche au large de Terre-Neuve Poumon qui respire Cigarette qui expire LONDRES (PC) — Le ministre des Pêches et Océans, John Crosbie, a indiqué hier que le Canada intensifiera cette année ses efforts contre la sur-pêche étrangère au large de Terre-Neuve.Le ministre fédéral, qui arrivera aujourd’hui à Londres, pressera la Communauté européenne d’instaurer des quotas de pêche moins élevés à l’extérieur des eaux territoriales du Canada, lors de sa rencontre avec des représentants du gouvernement britannique et de l’industrie de la pêche.Dans un communiqué de presse émis hier, M.Crosbie a indique qu’en 1992, diverses itiniatives seront mL ses en place afin d’affermir la campagne que mène le Canada dans le but de mettre fin à la diminution des populations de poissons.« Le Canada est disposé à suivre toute avenue qui permettra des progrès tangibles, a-t-il dit.Mais le temps presse et nous avons besoin d’un soutien international, en 1992, pour mettre fin à la surpêche étrangère.» Le ministre a poursuivi en affirmant que la surpêche serait un sujet prioritaire pour le Canada lors de la conférence des Nations unies sur l’environnement, qui se tiendra en juin à Rio de Janeiro.Le Canada demandera également à l’Organisation de la pêche du Nord-Ouest atlantique — un regroupement de pays ayant une industrie de la pêche, dans lequel on retrouve le Ca- nada et quelques membres de la Communauté européenne — de tenir une session spéciale afin de trouver des solutions aux problèmes de surveillance à l’extérieur de la zone de 200 milles qui constitue les eaux territoriales.Au cours de son séjour à Londres, John Crosbie rencontrera David Curry, secrétaire parlementaire du ministre britannique des Pêches John Gummer, et Lord MacKay, président de la Sea Fish Industry Authority.De plus, le ministre fédéral sera l’orateur principal, vendredi, de la conférence traitant des frontières internationales organisée par le Royal Institute of International Affairs.LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 LES dEV0^°NJ|\ Adminis,ra,ion.(514) 844-3361 0UVE*TS SpnWDI Rédac*'°n.(514) 842-9628 AÜ nnÀ 16H30 DÉ 9H°Ü Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro uns Irais.1-400-363-0305 Abonnements les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Set (sans ,rai,ÏZZZZIIZIIIIIZIZZZ.ÏÏ^tS Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 EN BREF.¥ J RISQUER RAS VOTRE VIE LE LAC GÈLE danger -*«SE3* ifàmp+fri "V ""wj !.ww »K.ACTIVITES SPORTIVES INSCRIPTION MIMER MERCREDI 8 JANVIER - DE 10:00 À 19:00 pour les étudiants de IV de M.les abonnés et les participants inscrits au Programme pour enfants et adolescents de l'automne 1991.JEUDI 9 JANVIER DE 18:00 À 20:00 Inscription générale selon les places disponibles LUNDI 20 JANVIER DE 18:30 À 19:30 inscription générale, vérifier les places disponibles.Université, de Montreal Services aui etudiants Service des sports • Accès direct métro station Édouard Montpetit Le Devoir, mardi 7 janvier 1992 EN BREF.Mulroney montre la porte à Spector LE PREMIER ministre Brian Mulroney s’est envolé pour la Floride hier soir, laissant derrière lui l’échafaudage d’un réaménagement important de son équipe de conseillers.Selon des sources, le chef de cabinet du premier ministre Norman Spector se serait résolu à quitter le gouvernement fédéral pour un poste universitaire en Colombie-Britannique.Tout au moins indique-t-on, s’il devait rester à Ottawa, il serait appellé à changer de fonction.Hugh Segal, un ancien bras droit du premier ministre ontarien Bill Davis qui sert de conseiller politique a Brian Mulroney depuis l’été dernier, lui succéderait a la tête des opérations du bureau.Quant à la direction du dossier constitutionnel, elle demeurerait entre les mains du Greffier du Conseil privé Paul Tellier.Depuis l’automne, de profondes divergences de vues ont fait surface entre Norman Spector, qui avait été l’architecte de raccord du lac Meech, et l’équipe entourant le ministre aux Affaires constitutionnelles Joe Clark.Les tablettes Cold Buster OTTAWA (PC) — Des groupes de défense des droits des animaux n’apprécient pas du tout d’être tenus responsables de l’injection d’un produit de nettoyage dans des tablettes Cold Buster à Edmonton, et certains vont jusqu’à affirmer qu’il s’agit d’une tentative délibérée de discréditer leur mouvement.« Croyez-le ou non, il y a un lobby extrêmement fort contre les droits des animaux », a déclaré Mme Stephanie Brown, présidente de la Fédération canadienne des sociétés de protection des animaux.Le fabricant de la barre Canadian Cold Buster a retiré la friandise de quelque 250 points de vente, vendredi, après la divulgation de lettres voulant que du nettoyant à four ait été injecté dans certaines barres.Une des tablettes vérifiées par la police contenait une substance alcaline pouvant causer des brûlures.Les lettres envoyées aux médias par la « milice des droits des animaux » prétendaient que des milliers d’animaux de laboratoire avaient été tués pour mettre au point cette barre.La porte-parole du Conseil canadien sur le traitement des animaux affirme de son côté que des tactiques comme l’injection de poison sont tout à fait conformes aux pratiques des militants pour les droits des animaux.« Ce sont de vrais terroristes.Qui sait ce qui se passe dans leur esprit dérange ?» Le Conseil établit des normes pour l’utilisation des animaux en recherche, mais des critiques soutiennent qu’il se comporte en groupe de pression pour combattre l’influence du mouvement de défense des droits des animaux.Jeunes victimes du tabagisme LONDRES (AP) — Les enfants exposés régulièrement à la fumée du tabac présentent plus de risques d’être victimes d’au moins 50 maladies différentes, dont le syndrome de mort subite du nourrisson et la méningite de l’adolescent, révèle une étude publiée hier en Angleterre.Le docteur Anne Charlton, directrice du groupe de recherche et d’étude sur les enfants à l’Université de Manchester, affirme dans la revue de l’Association pour les droits des non-fumeurs que l’examen de 143 études scientifiques récemment publiées a mis en lumière de nouvelles associations entre tabagisme passif et maladies depuis le dernier examen mondial effectué voilà deux ans.L’abbé Pierre est hospitalisé ROUEN, France (Reuter-AP) — L’abbé Pierre a été une nouvelle fois hospitalisé à l’hôpital Charles Nicolle de Rouen (Seine-Maritime) pour des problèmes cardiaques, a déclaré hier la direction de l’hôpital.La fondateur de la communauté d’Emmaüs est âgé de 79 ans.Il avait déjà été hospitalisé à Rouen du 29 novembre au 10 décembre en raison d’un « essoufflement cardiaque » qui a fait sa réapparition et a entraîné une nouvelle admission à l’hôpital Charles Nicolle vendredi dernier.« Son état ne comportait pas de données nouvelles alarmantes, mais cette réhospitalisation a été jugée préférable, par précaution », a déclaré le chef au service de cardiologie de l'hôpital de Rouen, le professeur Letac.Coulée de lave CATANE, Sicile (AP) - Une nouvelle coulée de lave se dirigeait hier en direction d’un village situé à la base de l'Etna, mais les vulcanologues estimaient que la digue de terre érigée au-dessus de la cité devrait la protéger.Le vulcanologue Franco Barberi, chargé des opérations d'urgence, jugeait que la digue de terre en construction sur le trajet de la lave devrait arrêter le flot deux km à l’est du village.Une fois terminée, cette digue mesurera 15 m de haut, 220 m de long et cinq à sept mètres d’épaisseur.M.Barberi estimait que la nouvelle coulée devrait atteindre la barrière aujourd'hui ou demain.PHOTO JACQUES NADEAU Fondant Comme bien d’autres, Stéphanie Beauchemin et Marie-Ève Labrosse n’ont pu skier sur le Mont-Royal, hier.La température clémente et la pluie ont donné un visage printanier au principal parc d amusement montréalais.Même l’orthographe en a été perturbé.La classe moyenne paie de plus en plus d’impôts tout en recevant de moins en moins de services, dénonce la CEQ Caroline Montpetit LA PRÉSIDENTE de la Centrale de l’enseignement du Québec, Mme Lorraine Pagé, a réclamé hier au gouvernement du Québec une commission d’enquête et une réforme sur la fiscalité afin d’alléger le fardeau des taxes des particuliers qui ne cessent d’augmenter au profil des entreprises.Tel est le principal message que la présidente a lançe en conférence de presse hier à Montréal, pour saluer le début de la nouvelle année.« La classe moyenne paie de plus en plus d’impôts et de taxes et reçoit de moins en moins de services», a dit Mme Pagé, qui estime que l’État devrait réviser en profondeur ses recettes fiscales plutôt que de procéder à des coupures aveugles dans ses dépenses.À partir de 1975, l’impôt des particuliers a augmenté trois fois plus vite que celui des entreprises, a dit Mme Pagé.Alors que les entreprises apportaient à l'État 28 % de ses revenus en 1955, leur contribution au Trésor public n’était plus que de 11 %en 1990 Au Québec en 1990, l’impôt des compagnies constituait seulement 6,7 % des revenus fiscaux de l’État, alors que les taxes à la consommation comptaient pour 71 % du Trésor public.Dans le secteur de la santé, Mme Pagé entend résister à la volonté gouvernementale d’imposer de nouveaux frais aux malades.À l’heure actuelle, estime-t-elle, le système de soins de santé du Québec est plus équitable, plus accessible et moins dispendieux que le système privé à l’Américaine.Par ailleurs, la présidente de la CEQ a souligné que le gouvernement du Québec devra faire en 1992 des choix décisifs en prévision d’un éventuel virage constitutionnel vers l’indépendance.À l’orée d’un pays nouveau, il nous faudra, dit-elle, faire le choix de nous redonner un État présent, intervenant et agissant dans le bien commun de tous.« La population maintient son attachement aux mesures sociales dont elle dispose », a dit la présidente, qui affirme d’autre part qu’un Québec indépendant ne saurait se passer d’organisations syndicales.« Qu’il s’agisse de la définition du pays, des choix économiques ou de l'avenir de l’éducaitn et de la santé, nous ne sommes pas un mal nécessaire mais des forces vives sur les- Toronto a perdu 78 000 emplois TORONTO (PC) — Six pour cent des emplois de la plus grande ville du pays, soit 78 000, ont disparu en 1991, démontre une enquête effectuée entre mai et septembre dernier.L’enquête, menée par le service de la planification de Toronto, permet de croire que ce sont les secteurs manufacturier et de l’entreposage qui ont subi les pertes les plus élevées.Le Toronto métropolitain, qui s’é- tend de l'est d’Oshawa à Burlington, à l’ouest de Toronto, a vu disparaître 150 000 emplois au cours de l’an dernier.« Les usines ne font pas que remercier les employés, elles ferment définitivement leurs portes», a remarqué Mme Linda Torney, président du Conseil métropolitain du travail.Le conseiller municipal Joe Pan-talone a noté que le rapport reflétait un double malaise.WASHINGTON (Reuter) - Pour la seconde année consécutive, le nombre de meurtres a enregistré une hausse en 1991 aux États-Unis, passant à 24 020, soit 580 de plus que l’année précédente et 25 % de plus qu’en 1985, révèle un rapport de la commission judiciaire du Sénat publié hier.Joseph Biden, président de la commission, a estimé que la drogue, la facilité avec laquelle on peut se procurer des armes puissantes et les violences entre bandes rivales étaient les principales causes de cette recrudescence des meurtres.Il a reproché au président George Bush de ne pas combattre ces facteurs avec suffisamment d’énergie el notamment de s'opposer à un projet de loi imposant un délai de réflec- Une autre victime de la méningite Le onzième décès depuis un mois HULL (PC) — La méningite a fait une autre victime hier à Hull.Il s’agit d’un homme de 37 ans, dont l’identité n’a pas été révélée, qui est décédé hier matin au Centre hospitalier régional de l’Outaouais (CH RO).L’homme avait été hospitalisé d’urgence dimanche soir apres avoir été trouvé inconscient dans son appartement.Selon le Dr Françoise Bouchard, du Département de santé communautaire de l’Outaouais, les autorités médicales ont d’abord cru à un arrêt cardio-respiratoire.Puis, les symptômes de l'infection à méningocoque sont apparus et il a été traité à l’an-j tibiotique Rifampin.La maladie ! avait toutefois fait son oeuvre et il ! est décédé à 11 h, hier, sans avoir repris conscience.Il s’agit du onzième décès attribuable à la méningite au Canada depuis un mois et du deuxième à Hull.Il y a aussi eu trois cas mortels à Ottawa et trois autres à Valleyfield, Knowlton et Hudson, au Québec.Contrairement au cas de la jeune Anne Desrosiers, de Hull, décédée le 27 décembre, le DSC ne prévoyait pas hier administrer des antibiotiques à une grande quantité de personnes.Selon le Dr Bouchard, l’homme qui vivait seul et était sans emploi avait très peu de contacts.Le DSC a donc conclu son enquête très rapidement hier après-midi et administré l’antibiotique à la famille et aux proches de la victime.quelles la société québécoise peut et doit compter», a-t-elle ajoute.En matière d’éducation, la présidente de la CEQ attend du gouvernement du Québec des mesures concrètes pour redresser notamment le problème du décrochage scolaire « avant qu’il n’atteigne le point de non-retour ».« Ces solutions réelles, dit-elle, ce n’est pas d’ajouter de 3 à 5 jours de classe au calendrier scolaire des élèves.C’est accroître les ressources dans le monde de l’éducation, el particulièrement dans lesmilieux défavorisés, réduire le nombre d’élèves par classe, augmenter les services professionnels et aider davantage les parents en difficulté».Réaffirmant sa foi en l’indépendance du peuple québécois, Mme Pagé a déclaré que les nouvelles propositions constitutionnelles fédérales sont « la goutte qui fait déborder le vase ».L’indépendance du Québec, dit-elle, aura par ailleurs pour avantage de stopper « les dépenses de 10 milliards $ du fédéral en éducation, dépenses qui vont à l’encontre de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (Constitution) et à contrepied de nos volontés collectives ».La disparition d'emplois dans le secteur manufacturier, où les travailleurs sont syndiqués et bien payés, est le genre de perte d’emplois le plus désastreux.Il en découle en effet un ralentissement des affaires au niveau de la vente de détail.Alors que le nombre des emplois à plein temps diminuait, révèle aussi le sondage, le nombre des emplois à temps partiel a augmenté entre 1990 et l’an dernier.580 meurtres.de plus aux États-Unis tion de cinq jours pour l’achat d’armes de poing.La Californie, État le plus peuplé, vient en tête avec 3710 meurtres, en hausse de 4% par rapport à 1990.Elle est suivie du Texas avec 2660 meurtres.Dans l’État de New York, 2550 meurtres ont été enregistrés l’an dernier, soit un recul de 2%.Mme Bouchard a aussi tenu à répéter qu'il n’y a pas d'épidémie dans la région, et qu’il n’y pas lieu d’administrer le vaccin même si le nombre de victimes est inquiétant, car ces cas d’infection à méningocoque ne sont pas reliés entre eux.A Hudson, à l’ouest de Montréal, le décès de Chritina Fauzé, âgée de 16 ans, en fin de semaine, a suscité beaucoup d'inquiétude dans la population, d'autant plus que quatre écoles dans la région ont été fermées pour la journée hier par mesure de précaution.Le Département de santé communautaire de cette région, à Valleyfield, a été débordé d’appels de parents d'adolescents, inquiets face à cette maladie.Une assemblée publique d'information sur la méningite se tenait d’ailleurs hier soir au Hudson Highschool.A Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux a fait savoir que des spécialistes se réuniront jeudi afin ae déterminer de quelle façon les adolescents qui ont récemment succombé à la méningite au Québec ont contracté la maladie.Cent soixante-trois cas de méningite ont été recensés en 1991 au Québec, comparativement à 127 l’année précédente.Dans l’ensemble du Canada, le nombre total des cas a toutefois diminué de 426 en 1990 à 380 en 1991.Cette maladie est mortelle dans environ 10 % des cas.Plusieurs demandent d’imiter le moratoire américain sur les prothèses mammaires au silicone OTTAWA (PC) — Les services de santé du Canada se sont vu réclamer l’adoption d’un moratoire sur les implantations de prothèses mammaires au silicone, hier, après que les autorités américaines eurent demandé aux médecins de suspendre l’utilisation des prothèses.La Food and Drug Administration (FDA) a précisé qu’elle demandait l’arrêt des interventions jusqu’à ce jusqu que des experts aient étudié de nouvelles données sur ces prothèses.Le ministère canadien de la Santé n’a pas emboîté immédiatement le pas aux Américains, mais une chirurgienne montréalaise qui effectue des implantations à des fins de reconstruction mammaire et esthétiques affirme que plusieurs de ses homologues canadiens éviteront probablement d’utiliser les implants au silicone en attendant les résultats des études américaines.Le Dr Carolyn Kerrigan a ajouté que depuis l’an dernier, elle-même et d’autres chirurgiens ont eu tendance à privilégier de plus en plus les prothèses mammaires remplies d’une solution saline, à cause des doutes qui subsistent sur l’innocuité des modèles au silicone, dont certains craignent qu’ils n’augmentent les risques de cancers et d’autres maladies.Le nombre des femmes qui demandent l’implantation de prothèses mammaires a par ailleurs baissé de façon spectaculaire, a poursuivi le Dr Kerrigan, responsable de la chirurgie plastique à l’hôpital Royal Victoria et secrétaire ae l’Association canadienne des chirurgiens plastiques.Mme Marcella Tardif, porte-parole du mouvement Je sais i Know, groupe de soutien pour les femmes ayant reçu des prothèses mammaires, a déclaré que le moratoire aux États-Unis donnerait le temps aux gens qui doutent de l’innocuité des prothèses de démontrer que leurs doléances sont légitimes.Mme Tardif a elle-même subi une opération pour faire retirer deux prothèses Meme, après des mois de complications douloureuses.Une porte-parole du bureau de protection de la santé à Ottawa a déclaré que le ministère de la Santé n’a pas l’intention d’imiter la décision américaine pour le moment, mais qu’il a demandé des informations à la FDA et qu’il étudiera la question.Mais la députée néo-démocrate Joy Langan, qui s’intéresse à la question de l’innocuité des prothèses, soutient qu’il est crucial que le ministre de la Santé Benoît Bouchard demande aux médecins canadiens de s’abstenir d’utiliser les implants au silicone jusqu’à ce que la FDA ait terminé son étude.On estime à 150 000 le nombre des Canadiennes porteuses d’une prothèse mammaire.Poumon qui respire Cigarette qui expire 4 ¦ Le Devoir, mardi 7 janvier 1992 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 La fin faire des pertes en fin d’année.Mais plus important encore, « des obligations hors bilan difficiles à chiffrer » ont fait monter la note.M.Millette n'a pas voulu préciser quelles étaient ces obligations, mais LE DEVOIR a appris que l'essentiel provenait de la Maison Les Coopérants, sise boulevard Maisonneuve à Montréal.Les Coopérants détiennent quelque 25 % de ce luxueux immeuble à bureaux.Ironie du sort, le Groupe figure parmi ses locataires et a signé un bail à long terme de 30 ans à un prix bien supérieur au prix du marché.Il s’agit d'un engagement de (JO à 70 millions $ que les autres propriétaires de l’immeuble, Corporation Première Québec, Westcliff et l’Ontario Municipal Employees Retirement Service (Omers), entendaient bien voir assumé par la SIAP.L’inspecteur général .Jean-Marie Bouchard a qualifié la liquidation des Coopérants de « cas d’espèce malheureux qui aurait pu être évité».Il ne croit pas que cette chute d'un des monuments de la finance québécoise ait un effet de domino sur d’autres institutions financières au Québec, malgré l’ampleur des sommes en cause dont « l’évaluation serait prématurée ».Du côté de l'Industrielle-Alliance, M.Louis Duclos se disait « déçu » de la tournure des événements.« Sur le plan psychologique, ça va être une grosse affaire (pour le milieu) », a-t-il estimé.Quoi qu'il en soit, « aux mêmes conditions, nous sommes toujours prêts à l'acheter (Les Coopérants) ».La SIAP s’est engagée à rembourser la totalité des créances des assurés au fur et à mesure de leur échéance, même si en principe les indemnisations de la SIAP se limitent à 200 000 $ dans le cas d'une assurance-vie, 60 000 $ dans celui d’un REER et de 2000 $ par mois pour une rente d'invalidité.Cette liquidation risque de s’étendre sur plusieurs années à moins que le liquidateur désigné par l’inspecteur général ne déniche un acheteur pour ce portefeuille d’assurance-vie.M.Millette a indiqué que la SIAP, à la lumière de la déconfiture financière des Coopérants, révisera ses règles au cours des prochains mois.En outre, l'organisme privé voudrait être « associé de plus près au dossier » par l’inspecteur général.« Il faut trouver une façon de travailler ensemble », a-t-il fait valoir.+ Le Conseil Quant aux Israéliens, contrairement à ce qu'ils avaient annoncé dans la matinée de lundi, leurs négociateurs ne se rendront pas ce matin au département d’État mais attendront plutôt l’arrivée éventuelle des délégation arabes à Washington, a indiqué hier en fin d’après-midi Mme Ruth Yaron, porte-parole de l’ambassade israélienne aux États-Unis.« Nous irons au département d’État seulement si les délégations arabes sont arrivées, a indiqué Mme Yaron.Nous n’avons pas l’intention de jouer le jeu des chaises vides et des couloirs vides», a-t-elle ajouté.Yoram Aridor, représentant d’Israël à l’ONU, a quant à lui fait savoir aux membres du Conseil de sécurité que le processus de paix au Proche-Orient ne pouvait être utilisé « comme un écran de fumée des attaques terroristes contre des civils israéliens ».Israël accuse les douze militants palestiniens d’être les membres de groupuscules activistes.Yoram Aridor a reproché au Conseil et à l’Assemblée générale de l’ONU de ne pas avoir condamné la mort de 572 Palestiniens tués selon lui par d’autres Palestiniens depuis le début de l’Intifada.Pour sa part, l’ambassadeur américain aux Nations unies, Thomas Pickering, a estimé que l’expulsion des territoires occupés constituait une violation de l’article 49 de la quatrième Convention de Genève.Toute personne soupçonnée de méfaits doit être jugée et bénéficier d’un procès équitable.Elle doit être emprisonnée si jugée coupable, a-t-il dit.?Tbilissi plus grande responsabilité en tant que président.Mais nous en avons tous notre part, a-t-il dit à la chaîne de télévision américaine CNN.Ce n’est peut-être pas la fin mais le début.Jusqu’à présent, la guerre s’est limitée à l’avenue Roustaveli.Mais elle pourrait maintenant s’étendre à toute la Géorgie».Un incendie faisait rage dans une aile du bâtiment et provoquait l’explosion de munitions abandonnées par les fidèles de Zviad Gamsak-hourdia.Des hommes et des femmes flânaient sur l’avenue, qui était quelques heures plus tôt sous le feu des francs-tireurs, et inspectaient les ruines de quelques-uns des plus beaux immeubles de Tbilissi.Les rebelles ont porté le coup de grâce à la résistance du président déchu en bombardant dimanche soir le Parlement à partir de positions situées dans les montagnes.« Beaucoup de gens sont morts la nuit dernière.Ça bardait, là-dedans», a déclaré Gueler Balikhaladni, un garde de Zviad Gamsakhourdia capturé.Une poignée de responsables faits prisonniers et présentés lors d’une conférence de presse ont renié l’homme qui dominait la politique géorgienne depuis l’effondrement du communisme.Selon des rebelles, Zviad Gamsakhourdia est parti vers quatre heures du matin dans un convoi composé de trois autocars et de trois voitures blindées qui arboraient des drapeaux blancs.A Moscou, par ailleurs, l’ancien ministre soviétique des Affaires étrangères, Edouard Chevardnadze, s’est déclaré prêt à regagner sa Géorgie natale pour y rétablir la démocratie après le renversement du président Zviad Gamsakhourdia.« .Je suis prêt à prendre part au processus démocratique autant que je le peux », a-t-il déclaré dans une interview accordée à la radio russe avant la fuite de Zviad Gamasak-hourdia de Tbilissi, dans la nuit de dimanche à hier.+ Le jugement der l’arrêt.Même l’administration de médicaments visant à soulager la souffrance, ayant comme effet secondaire de précipiter la mort, n’est pas perçue comme une forme d’euthanasie « active », conviennent les autorités religieuses.« Elle (l’Église) n’affirme cependant pas pour autant, a conclu l’abbé Beaumont, qu’on doit entretenir à tout prix toute forme de vie, même végétative; elle n’est pas vitaliste à tout prix.».Aussi, il n’est nullement question pour quiconque de songer à contester cette délicate décision qui vise à laisser Nancy B.réclamer qu’on arrête le respirateur qui la rattache artificiellement à la vie depuis deux ans.Le Dr David Roy, éthicien et directeur du Centre de bioéthique de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, s’est pour sa part dit impressionné par la lucidité et la réflexion de ce jugement.Une décision qui, à son avis, entrebâille la porte à ce que des amendements, mis sur les tablettes depuis 10 ans, soient apportés au Code criminel pour clarifier les droits des patients et les obligations du médecin.« 11 faut que l’ambiguïté du Code criminel cesse pour que les patients n’aient plus jamais à recourir à la justice dans ce genre de situation », a souhaité le spécialiste de l’éthique.À son avis, l’interprétation large et libérale donnée à l’obligation prévue par le Code criminel de ne pas mettre en danger la vie d’autres personnes enlèvera aux médecins un poids qui, dans certains cas, pouvait inciter à l’acharnement thérapeutique.Mais le Dr Marcel Boisvert, qui travaille depuis 13 ans à l’unité des soins palliatifs de l’hôpital Royal Victoria de Montréal, estime quant à lui qu’il faudra des changements clairs au Code criminel avant que les médecins arrêtent de pratiquer ce qu’il appelle une médecine « défensive ».« Ce jugement n’empêchera pas le fait qu’il y a toujours des menaces de poursuites.N’importe quel loustic peut survenir et aller en cour.Cela n’enlève pas la nécessité de changer la loi fédérale.Des recommandations claires de la Commission de réforme du droit ont été faites il y a 10 ans.Ottawa n’a pas bronché depuis », a-t-il déploré.Dans la même ligne d’idée, le Dr Augustin Roy, président de la Corporation professionnelle des médecins du Québec, a répété hier que le Code civil du Québec protégeait depuis toujours de façon limpide le droit d’un patient à refuser un traitement.Dans l’affaire Nancy B.toutefois, juge-t-il, le débat a rapidement dérapé autour de l’euthanasie alors qu'il n’en était aucunement question.« Le jugement aura au moins permis de clarifier certaines choses, notamment la différence entre la cessation de traitement, l’euthanasie ou l’aide au suicide », croit le président de la Corporation.Même les partisans du groupe Pro-Vie se sont ralliés hier à cette décision qui, selon leur président, M.Louis Lecompte, ne vise qu'à « laisser la mort arriver naturellement ».Dans ce concert unanime, certains ont toutefois laissé échapper quelques bémols.M.Guy Durand, professeur à la faculté de théologie de l’U- niversité de Montréal, faisait part hier de sa crainte que les médecins se réfèrent à cette décision « comme à une recette ».« Chaque décision doit être individuelle, a-t-il défendu.L’éthique médicale doit être plus exigeante, aller parfois au-delà de la simple volonté de l’individu et tenir compte des répercussions sociales d’une décision».Le seul son de cloche dissident est venu du Manitoba, où une jeune handicapée a supplié Nancy B.de ne pas mettre fin à sa vie.Mme Theresa Ducharme, paralysée depuis l’âge de huit ans par la poliomyélite, a écrit à la jeune femme de Québec pour lui dire qu’elle se trouve dans une situation similaire à la sienne.Maintenant âgée de 46 ans, mariée et militante pour les droits des personnes handicapées au Manitoba, Mme Ducharme a déclaré hier qu’elle était heureuse que personne n’ait donné suite à sa demande de stopper le respirateur quand elle croyait, elle aussi, qu’il serait plus simple de mourir.Cette dernière a même écrit à la ministre de la Justice Kim Campbell pour leur demander d’empêcher ce qu’elle appelle « l’assistance à un suicide », et les presser d’améliorer les soins aux personnes handicapées.Elle a également exprimé l’intention de se rendre par avion au chevet de Nancy B., dans l’espoir de la faire changer d’idée.4 La Cour sur sa vie», note Me Lapointe.« Nancy semble toujours déterminée dans sa décision » d’en finir, ajoute-t-elle.Ce qui chagrine le juge qui écrit : « J’avais à dire le droit sur cette délicate affaire; j’ai rempli mon devoir.Je continuerai quand même à espérer contre toute espérance ».La famille n’a fait aucune déclaration publique.Mais sa mère, son père et ses deux soeurs avaient promis de respecter la décision do Nancy et de l’accompagner dans sa démarche.Selon Me Lapointe, seules les parties en cause (la malade, le médecin, sa famille et le procureur général du Québec) pourraient en appeler du jugement, ce qui est improbable, de même que le procureur général du Canada, en théorie, puisque le Code criminel est en cause.Une association quelconque de militants pro-vie ou autre ne pourrait pas.Le Dr Marceau de même que la direction de l’hôpital ont convoqué les médias ce matin pour une conférence de presse où ils livreront leurs réactions.Durant l’audition de la cause, la médecin s’était déclaré prête à obéir au souhait de sa patiente, si la Cour lui en donnait le droit.La direction de l’hôpital avait plaidé en faveur du respect du libre choix de la patiente et réclamait des balises.Le juge Dufour soutient avoir opté pour une interprétation plus large que littérale des articles du Code criminel, tel que le lui avait suggéré le représentant du procureur général du Québec, Me Louis Rochette, lors de l’audition de la cause fin novembre.L’interprétation stricte aurait « conduit à des absurdités », fait-il valoir.Le magistrat cite la Commission de réforme du droit du Canada qui affirme qu’une lecture exclusive des articles concernés du Code criminel mènerait à penser que « la loi impose l’acharnement thérapeutique.Elle aurait aussi pour effet de faire sérieusement hésiter les médecins à entreprendre un traitement, par crainte de ne pouvoir l’interrompre par la suite, lorsqu’ils ne l’estiment plus utile.Cette règle, si telle était sa portée, toucherait à l’absurde et aurait des conséquences funestes sur la pratique de la médecine».Le juge Dufour devait arbitrer un conflit apparent entre les dispositions du Code civil, qui reconnaissent clairement le droit à un patient de refuser ou d’exiger la cessation d’un traitement, si sa décision est libre et éclairée, et celles du Code criminel.L’article 19.1 du Code civil stipule en effet que nul ne peut être soumis sans son consentement à des soins, qu’elle qu’en soit la nature.Le corollaire de cette doctrine est que « le patient possède généralement le droit de ne pas consentir, ce qui est le droit de refuser un traitement et de demander sa cessation au cas où il aurait été entrepris », écrit le juge.M.Dufour s’appuie également sur le code de déontologie des médecins, lequel « donne priorité au libre choix du patient dans toute décision le concernant sur le devoir du médecin de protéger sa santé ».Le juge estime en outre que « mettre une personne sur respirateur et la maintenir constamment sous l’emprise de cette technique sans son consentement constitue sûrement une intrusion et une entrave qui porte atteinte à la personne de Nancy B.» S’appuyant donc sur le principe de l’autonomie de sa volonté et invoquant son droit à l’autodétermination, écrit le juge, Nancy B.demande que l’on cesse le traitement afin d’être libérée de « l’esclavage d’une machine ».Mais pour que cela soit fait, il lui faut l’aide d’un tiers, et c’est pourquoi le Code criminel est mis en cause.Après examen des articles concernés, le juge conclut que la personne qui mettrait fin au traitement de Nancy B.ne se rendrait coupable ni d’homicide, ni d’aide au suicide, et ne contreviendrait pas aux articles 217 (obligation de poser un acte si l’omission de poser cet acte met la vie humaine en danger), ou 219 (qui définit la négligence criminelle comme découlant d’une insouciance déréglée ou téméraire).Le juge signale que l’article 45 du Code met le médecin à l’abri de la responsabilité pénale si son intervention peut être qualifiée de raisonnable.« Peut-on qualifier de déraisonnable la conduite d’un médecin qui interrompt le traitement de soutien respiratoire de son patient, à sa demande libre et éclairée, pour permettre à la nature de suivre son cours ?Ou peut-on affirmer qu’une telle conduite dénote une insouciance déréglée et téméraire ?Je ne le crois pas », écrit-il.Le jugement était attendu la semaine prochaine et a pris tout le monde par surprise.Bien que la procédure eut lieu fin novembre, Nancy B.avait demandé à passer un dernier Noël avec sa famille.Durant le temps des Fêtes, la jeune malade a reçu des dizaines de cartes de souhaits à la suite d’un appel de la station de radio CJRP, a Québec.L'affaire est venue aux oreilles du public au cours de l’automne, lorsque la jeune femme s’est adressée à la cour pour faire confirmer son droit de faire mettre fin au traitement dont elle veut être libérée.Alitée depuis juin 1989, et maintenue en vie par un respirateur artificiel, Nancy B.a appris l’irréversibilité de son état en janvier dernier.Ses muscles respiratoires sont atrophiés et les médecins ont diagnostiqué une dégénérescence nerveuse débouchant sur une dénervation complète des nerfs moteurs.Ce qui n’empêchait pas la malade de souffrir.C’est à partir de ce moment que l’idée de demander la cessation du traitement lui est venue.Cette idée s’est affirmée sans cesse par la suite, la malade étant allée jusqu’à entreprendre deux grèves de la faim pour montrer sa détermination.Ses facultés intellectuelles sont intactes.Elle est parfaitement consciente de son état et des conséquences du geste qu'elle demande de poser.Sa mort surviendrait quelques minutes après le débranchement de l’appareil.Personne n’a jamais réussi à lui faire accepter son état.Le juge s’était déplacé lui-même auprès de la malade, le 28 novembre.M.Dufour était sorti de cette rencontre ébranlé, constatant que la jeune femme était lucide mais déterminée à aller au bout de sa démarche.Il avait déclaré que sa décision serait désormais plus difficile à rendre après l’avoir connue, souhaitant qu’elle change d’avis.Nancy B.lui avait répété qu’elle était « tannée de vivre sur un respirateur » avec pour seule occupation la télévision.« Je ne veux plus vivre », avait-elle laissé tomber.Le syndrome de Guillain-Barré est une maladie neurologique qui affecte le système nerveux périphérique.La maladie débute rapidement et la paralysie se fait progressivement.Dans 80 % des cas, les gens s’en sortent complètement.Depuis 10 ans, 22 cas ont été répertoriés au Québec.DECES NÉCROLOGIE DU FRÈRE PAUL-ÉMILE DUPUIS, jésuite À l’IIôtel-Dieu de St-Jérôme, le 6 janvier 1992, est décédé à l’âge de 85 ans, le Frère Paul-Émile Dupuis, jésuite.Né à La Visitation (Qué.), le 5 novembre 1906, il est entré chez les Jésuites le 14 mars 1939.Sa formation terminée, il entreprit une longue carrière comme cuisinier au Collège St-Ignace puis à Chicoutimi (1941-1954).Après deux années de travail missionnaire en Haïti (1957-58), il revint au pays où il fut sacristain à la Villa Manrèse de Québec, puis à l'église du Gésù à Montréal (1970-1988).Après deux années à la Résidence de Québec, sa mauvaise santé l'obligea à se retirer à l’infirmerie de St-Jérôme.Il laisse dans le deuil, sa soeur Or-tense (Mme Émile Proulx), son frère Gérard, sa soeur Marie-Jeanne et sa belle soeur Eugénie (Mme feu Édouard Dupuis), ainsi que de nombreux neveux et nièces, cousins et cousines.Son corps est exposé à la maison des Jésuites de St-Jérôme (175, boul.des Hauteurs).Les funérailles y auront lieu mercredi le 8 janvier, à lOhOO.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 101 Propriétés à vendre AHUNTSIC, Du^ga ow.3 c^a^D'es.2 î/do 2 CoS "es.so ie 'am a e au ^z-ae-c^-ssée avec'oye*.s/soif n g'cra HranJPCOCCS 38 -6777 101 Propriétés à vendre PLATEAU TRIPLEX.3X8 1/2 rénové à "e^, g'O'xje oéce.Vue imprer^be sur yo"*-2oya }eve"u3M7ô$ faJtvo' \ ’'e^ocy, 354-624C.2e/Vax Exce ence "C couder 103 ILE-DES-SOEURS Idéal pecl-à-terre à Vo^'éal 1 036 pi ca.vue spéndde sur v e, 5 m.n du centre-ville Du pfopro 145 000$ Info (418)-682-5507.coxe'ge 7661067 LA METEO «v,v,u-»vcauici fvn,-vi3iuii3 météorologiques /jusqu'à midi, le 7 janvier) ‘ / y compris les hautes cl bassesfO.j /L lempémluros pour les villes.’ fl Whitehorse îl* * B/-16 -Churchill*) \ ‘ -15/-25 Si John s** Thunder Bay CTV.i Sudbury * * • .Winnipeg -7/-9 Seuil Ste Merle Toronto PC Situation générale.Sur l est du Québec, la neige et la bruine verglaçante persistent.Le secteur de Blanc-Sablon échappe a cette situation météorologique De bons vents continuent de souffler sur ces régions Des chutes de neige affectent par ailleurs le centre et l'ouest de la province |usqu'a demain alors que le soleil reviendra timidement sur les régions de l'ouest.Demain, les températures douces que nous connaissons se rapprocheront des normales saisonnières d'ouest en est MONTRÉAL Nuageux avec éclaircies Possibilité de chutes de neige Max.: 2 Mm.l2.Ventsde20 a 40 km/h.Probabilité de précipitations: 30 % Mercredi ensoleillé avec passages nuageux.LEVER DU SOLEIL 7 h 33 COUCHER 16 h 27 QUÉBEC Régions d Abitibi-Témiscammgue nuageux avec éclaircies Possibilité de chutes de neige Ma/ -8 Mm -18 Vents du nord-ouest de 20 a 40 km/h Probabilité de précipitations 30 % Mercredi ensoleillé avec passages nuageux Réservoirs Cabonga et Goum nuageux Possibilité de chutes de neige Max -8 Mm -20 Vents de 20 a 40 km/h Probabilité de précipitations 50 % Mercredi ensoleillé avec passages nuageux ! Pontiac-Gatmeau et lievre nuageux avec éclaircies Possibilité de chutes de neige Max -6 Mm 16 Vents de 20 a 40 km/h Probabilité de précipitations 30 % Mercredi ensoleillé avec passages nuageux Laurentides nuageux avec éclaircies Possibilité de chutes de neiqe Max 4 Mm -14 Vents de 20 a 40 km/h Probabilité de précipitations 40% Mercredi ensoleillé avec passages nuageux Hull nuageux avec éclaircies Possibilité de chutes de neige Max -2 Min :-12 Vents de 20 a 40 km/h Probabilité de précipitations 30% Mercredi ensoleillé avec passages nuageux Trois-Rivieres et Drummondville, Québec.Estrie-Beauce nuageux avec éclaircies Possibilité de chutes de neige Max -2 Mm -10 Vents de 30 à 50 km/h Probabilité de précipitations 40 % Mercredi nébulosité partielle La Tuque nuageux avec possibilité de chutes de neige Max -4 Mm -12 Vents de 30 à 50 km/h Probabilité de précipitations 60 % Mercredi nébulosité partielle Lac St-Jean, Saguenay Réserve des Laurentides.Charlevoix et Riviere-du-Loup nuageux avec chutes der.eige Max -5 Min 12 Vents du nord-ouest de 30 a 50 km/h Mercredi dégagement Rimouski-Matapédia, Ste-Anne-des-Monts et Parc de la Gaspésie nuageux avec possibilité de chutes de neige Max -2 Mm -8 Vents du nord-ouest de 40 a 60 km/h Mercredi nuageux avec chutes de neige Venteux Bate-Comeau nuageux avec possibilité de chute* neige Max 1 Mm -8 Vents du nord-ouest de 50 km/h Probabilité de précipitations 60 % Mercredi nuageux avec chutes de neige Venteux Sept-iles nuageux avec chutes de neige Max -1 Mm -8 Vents du nord-ouest de 40 a 60 km/h Mercredi nuageux avec faible neige Gaspé et Parc Fonllon nuageux avec possibilité de chutes de neige ou de neige fondante Max 1 Mm -6 Vents de 20 à 40 km/h Probabilité de précipitations 60 % Mercredi nuageux avec chutes de neige Ven toux Basse Côte-Nord, sauf secteur de Blanc-Sablon Anticosti averses ou chutes de neige Max 2 Min -6 Vents de 20 â 40 km/h Mercredi faible neige INDEX DES REGROUPEMENTS DES RUBRIQUES 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d’emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 Avis Du lundi au vendredi de 8h30 à 16h00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mil, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR PAR TÉLÉPHONE 286-1200 IQ3 Condominiums Co-propriétés I60 B 251 Appartements-logements Bureaux à louer à louer ¦¦¦¦—-.529 Services professionnels PRES HOPITAL MAISONNEUVE-ROSEMONT Condominium de prest ge, touf du Méritas, 6ème é*age, vue dégagée e: suoerbe sur ville et bo sé b'o’égé.lum.ère Intérieur 1 500 pi ca d'us •erase ryès 0e 400 pi co , 2 i /0a ns.2 goroges mtéheuis Tous se-vees rcluant sauras, ose.res intérieure et erérei/e.Dam tourbillon, sai’e d'exerc.ces Construction 0e qualité, conc e'ge •ésaent, coproo'iétores responsao’es.sécurité, confcrt.proximité de toutes artères Libre immédotement Pr» JiQ 000 5 Sur rendez vous (our: 987 3838, or 388-2704 SHÉONARD 3eau g’ond 5 72, impeccobe, beaucoup de commod ‘és.'> s/oo ns, o’ox - ‘é des centres commerciaux, une vrai ouba nes, faut voir Prix dscutabte 163 00CS 727-7567,353 1382 121 Cantons de l'Est LAC 8ROME MASOiR NVE3NESS Eégame coD,ODré*é de i*ye oya s*e.dars xifee^îe^D'e "ve'a^ ! 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