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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-01-18, Collections de BAnQ.

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railjppssffii 5Ür Æ& ilk.^ 6ALDESSARI Retrospect!ve / 96 7- / 9,V9 == MUSÉE D ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Montréal, samedi 18 janvier 1992 Snoopy entre au Musée Odile Tremblay MON PREMIER est un chien très brillant qui s’adonne à des activités passionnantes comme jouer à l’as des pilotes combattant le « Bloody Red Baron », ou écrire une prose frénétique sur le toit de sa niche, ou encore parler oiseau avec son ami Woodstock.Mon second est un petit bonhomme très malchanceux qui rate toujours la balle au baseball, que les filles ridiculisent et qui aboutit plus souvent qu’à son tour à la clinique d’une méchante psychiatre, laquelle jubile de lui enfoncer la tête dans ses malheurs.Mon tout est, dixit le Guinness, la bande dessinée la plus lue du monde.Réponse : Peanuts, évidemment, délicate friandise qu’un certain bé-diste nommé Charles M.Schulz nous sert au petit déjeuner depuis 1950,à travers les pages de nos quotidiens.Ses héros portent les noms désormais célébrissimes de Snoopy, Charlie Brown, Linus, Lucy.Et histoire de célébrer avec faste leur quarantième anniversaire, l’exposition Snoopy entre au Musée fait le tour du monde.Elle se ballade depuis 1990 entre la France et l’Amérique pour gagner Montréal ce mois-ci.Car du :il janvier au 29 mars, le Musée des beaux-arts de Montréal ouvre toutes grandes ses portes à la rétrospective Peanuts.Bandes dessinées originales, aggrandisements photos de planches clés, citations géantes des réflexions philosophiques de Snoopy, sans oublier 180 costumes créés pour le chien fétiche par les plus grands couturiers du monde dont Cacharel, Chanel, Lacroix, Armani, Balmain, Lagerfeld.Ça promet, parait-il.Et Montréal aura sa primeur : des niches pour Snoopy conçues par quinze Chaque jour, 200 millions de lecteurs de 2200 journaux dans 67 pays lisent en 24 langues les aventures des amis de Snoopy.Ceux-ci ont fait l’objet de 40 émissions spéciales télé, de quatre longs métrages, de 22 spectacles sur glace, d’une foule d’albums et d’un million de produits à l’effigie des personnages.grands architectes dont Moshe Saf-die, le créateur du récent pavillon Jean-Noël Desmarais du Musée des Beaux-Arts.Montréal espérait la visite de Schulz lui-même pour l'inauguration de l’expo.Mais il se laisse détourner par un tournoi de golf, sa marotte.Je l’ai donc rejoint par téléphone à son bureau de San Ros en Californie.Difficile à imaginer plus anti-star que cet illustre.À 69 ans, le bédiste a beau crouler sous le fric et les honneurs, il se cantonne dans une modestie à toute épreuve, refuse de considérer son travail comme un art majeur, le compare plutôt à la construction d’un jeu de blocs.«Je ne suis ni Picasso ni Sartre», proteste-t-il.À l’entendre.Snoopy est un chien comme les autres, ses héros ne sont en rien des philosophes et le succès Voir page C-2 : Snoopy \\ N ^ » 4^ \j 1 J La mise en scène et le facteur japonais Martine Beaulne monte les Cinq Nô modernes de Mishima-Yourcenar PHOTO JACQUES GRENIER Martine Keaulne Gilbert David Martine beaulne a de qui retenir.Son grand-père, Léonard Beaulne, a été lutteur en Outaouais, au tournant du siècle, avant de se tourner vers le théâtre où il a attiré le public qui l’avait connu dans les arènes.Son père, Guy Beaulne, aujourd’hui à la retraite, a connu une longue carrière au théâtre, à la radio (où il a réalisé entre autres la série des Nouveautés dramatiques dans les années 50) et à la télévision; il a, de plus, fondé l’Association canadienne du théâtre d’amateurs en 1958, et dirigé successi- vement le service du théâtre au MAU, le Grand Théâtre à Québec et le Conservatoire d’Art dramatique à Montréal, entre 1903 et 1987.Née de parents très actifs — sa mère, Pauline Beaudry, a elle-même été journaliste au Droit et à L'Actualité —, Martine Beaulne entre au Conservatoire de Montréal en 1972.À sa sortie, elle joue dans différents spectacles, puis elle joint les rangs du Théâtre Parminou en 1970 où elle pratique la création collective, jusqu’en 1983, et se frotte à tous les métiers de la scène, dans l’esprit coopératif qui caractérise cette compagnie mise sur pied dans la foulée du renouveau socioculturel de l’a-près-68 québécois.« Le goût de créer me vient de cette période», commente-t-elle.« J’aime concevoir et, au Parminou, j’étais heureuse de pouvoir faire un théâtre direct ».Elle se souvient notamment des étés passés à la Place Royale, dans le Vieux-Québec, où le Parminou a présenté en plein air, à partir de 1979, des spectacles de création d’une demi heure, inspirés de thèmes tirés de l’histoire du Québec : Madeleine de Verchères, Québec 1850, Samuel de Champlain, etc.Toujours en 1979, une bourse la conduit au Japon, puis dans les pays de l’est (Russie — elle y voit entre autres des spectacles de la célèbre Taganka —, Tchécoslovaquie, Pologne).Mais c'est le choc nippon qui lui ouvre des perspectives nouvelles sur le jeu et la création.Elle retourne au Japon en 1981, en 1984 et en 1988, pour des séjours variant de trois mois à un an.« À la fin des années 60, commente-t-elle, le Japon a vu émerger un gi and nombre de compagnies d’avant-garde.Comme le théâtre n’y est pas subventionné par l’État, les petites troupes, pour survivre, ont alors développé des ateliers de formation, particulièrement à Tokyo».Martine Voir page C-2 : Beauine Jeune pianiste deviendra grand À huit ans, Jean-François Latour raflait le premier prix du Concours de musique du Canada.En 1990, il donnait deux récitals couronnés de succès à Paris et était proclamé l’an dernier lauréat du Festival de musique classique de Montréal.On compare déjà Jean-François Latour, maintenant âgé de 15 ans, à Louis Lortie.Marie Laurier l’a rencontré.Page C-fi LIVRES Yves Simon, le Médicis Le romancier Yves Simon recevait le prix Médicis, en décembre dernier, pour La dérive des sentiments.Yves Simon, c’est aussi le chanteur, l’auteur-compositeur de Au pays des merveilles de Juliet, le journaliste, le voyageur, et avec son regard de chat il a sans doute aussi sept vies.Odile Tremblay a rencontré l’artiste.Page C-7 CINÉMA L’écrivain et l’exterminateur Bien que Martin Scorsese dise de lui qu’il ressemble à un gynécologue de Hollywood, bien (pie sa fascination pour les insectes soit un tantinet douteuse et que ses films donnent le frisson aux plus courageux el aux plus pervers, le cinéaste canadien David Cronenberg, qui lançait cette semaine à Montréal son tout dernier film, Naked Lunch, se présente comme un homme parfaitement normal, écrit Nathalie Petrowski.Page C-3 MUSIQUE CARRIÈRES ET FORMATION TECHNIQUE RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 31 janvier 1992 PARUTION le 7 février DANS LE DEVOIR U LU LE DEVOIR publiera un cahier spécial sur la formation technique.On y fera le point sur les choix de carrières qui sont offertes aux niveaux secondaire et collégial, tant dans les secteurs privé que public.Les carrières seront regroupées par grands secteurs d'intérêt comme la santé, l’environnement, le textile et la mode, l'aéronautique, les arts et la culture, etc.Il sera également question des grands instituts publics, notamment dans les secteurs agro-alimentaire, touristique, maritime, ainsi que des débouchés universitaires qui s'offrent à ceux qui embrassent une carrière technique.On fera état enfin des institutions ou cégeps qui offrent en exclusivité certains programmes de formation./ t Ç-2 ¦ Le Devoir, samedi 18 janvier 1992 le cahier du V J mm l .0.1 Charlie Brown + Snoopy dé ses bandes dessinées relève de l’é-lijgme du sphynx.« Je me contente dp dessiner ce qui m’apparaît drôle.A,ux autres d’y trouver des messages si| ça les amuse », résume-t-il en un beau laconisme.Pour les déclara-tïpns choc, on repassera.Mais Dieu njerci, des observateurs imaginatifs ont bien voulu trouver dans les Peanuts ce que leur créateur peut-être n’y avait pas mis.Le PDG de l’empire Snoopy est loin d’avoir, comme qqi dirait, le profil de l’emploi., Et pourtant.Chaque jour, 200 millions de lecteurs de 2200 journaux dpns 67 pays lisent en 24 langues ( .dont le Serbo-Croate, le Tagalog, le îjlingit ) les aventures des amis de Snoopy.Ceux-ci ont fait l’objet de 40 émissions spéciales télé, de quatre longs métrages, de 22 spectacles sur gjace, d’une foule d’albums ( 300 millions de livres vendus ), d’un million dé produits à l’effigie des personnages, allant de la carte postale à la nappe en papier, le tout contrôlé par Charles M.Schulz lui-même.Tellement populaires, Charlie et Snoopy, que la NASA en a fait ses mascottes en surnommant ainsi les deux modules d’Apollo 10.Certains considèrent la fortune du père de Snoopy comme la 7e, voire la 5e plus importante des États-Unis.Ses Peanuts lui Charles M.Schulz rapportent la modique somme de 60 à 100 millions US chaque année, dont 80% proviennent des produits dérivés.Chiffre d’affaire : un milliard.Étrange phénomène que cette bande dessinée dont la planète a fait son miel.Née en 1950 avec les baby boomers, elle est venue jeter à la face de l’Amérique triomphante son contrepoids de défaites, de coeurs brisés, de parties perdues.Celle-ci fut trop contente, semble-t-il, d’y mirer ses faiblesses.Si bien que le cabinet de consultation de la méchante Lucy, la couverture doudou du petit Linus, le piano de Schroeder sur lequel le virtuose rejoue sans fin la Sonate Pathétique sont entrés par la grande porte dans l’insconscient collectif.Umberto Eco, l’auteur du Nom de la rose et premier traducteur italien des Peanuts ne qualifie-t-il pas Schulz de poète de la condition humaine du XXème siècle ?PHOTO INTERNATIONAL PORTRAIT GALLERY Mais comment expliquer un tel engouement ?.« On a beau rêver comme Charlie Brown d’être un champion, tout le monde a fait l’expérience de l’échec au cours de sa vie, m’explique Charles M.Schulz.Plus souvent que de la victoire, finalement ».C’est pourquoi à son avis, les anti héros ont la cote.D’autant plus que les vrais comiques ( un autre Charlie, Chaplin celui-là, nous l’a prouvé ) sont des perdants.Quand ses lecteurs le supplient de faire gagner quelque chose au moins une fois à son Charlie Brown, il répond : « Le bonheur est un état merveilleux, mais hélas! pas drôle du tout.Allez faire de la bonne bande dessinée avec ça?».le succès n’a pas changé Charles M.Schulz qui conserve au milieu du tourbillon de ses milliards un train de vie presque de notaire.«Je me suis aperçu que la chose importante demeurait la création quotidienne de mes Peanuts», m’explique-t-il.Surnommé l’homme horloge, il se lève bon an mal an à sept heures du matin, peut pondre au rythme de son inspiration trois, quatre bandes dessinées par jour, ( une seule pour l’édition pleine page du dimanche ).«Je pense à ça tout le temps, me dit-il.Mon inspiration, je la puise partout : En écoutant la radio du matin, en lisant les journaux, en parlant avec mes amis, en interrogeant mes expériences personnelles.Tous mes personnages sont un peu moi-même », dit-il.Les amours malheureuses de Charlie furent jadis inspirées par une jeune fille qui repoussa la demande en mariage de Schulz.Des fois, il fouille à même sa propre chair.Le père de Charles M.Schulz, tout comme celui de Charlie Brown était barbier.Mordu de bande dessiné, il en causait le soir avec son fils qui finit par épouser le dada de papa.« 11 faut dire que j’étais un très mauvais élève, confesse-t-il.Je ne me suis jamais rendu au Collège ».Plus tard, Charles M.Schulz devait apprendre la technique de son métier par correspondance avant de s’engager trois ans à l’armée.Sa carrière, il l’a commencée en produisant des bandes dessinées pour Timeless lopix, revue comique un peu catho.En 47, dans un journal du Minnesota, parait sous sa plume Li’l folks, l’ancêtre des Peanuts qui prendra son nom définitif trois ans plus tard, quand la bande sera vendue à un groupe de journaux.C’est la gloire instantanée.Quelques petites modifications ont lieu au long des ans, ( Snoopy notamment en 58 se met à marcher sur ses pattes arrière ).Et Charles M.Schulz lui, se retrouve, stupéfait, à la tête d’un empire.À l’encontre de bien des gros dessinateurs de bd, Charles M.Schulz a toujours travaillé en solo, sans assistant ni héritier désigné.« J’en ai discuté avec mes cinq enfants et on a établi un contrat, m’explique-t-il.Quand je prendrai ma retraite, ce sera la fin des Peanuts».Aucune date n’est fixée pour l’instant.Snoopy sera-t-il un jour quinquagénaire ?On peut rêver.+ Beaulne Beaulne, tout en fréquentant les théâtres qui continuent les grandes traditions classiques (Bunraku, Nô, f{abuki), en profite pour s’initier à i\es techniques modernes auprès de njaitres, comme Shogo Ohta, le directeur du Théâtre Tenkel Gekijyo, dont on aura pu voir le spectacle Water Station à l’Espace Libre en juin ;?88.¦; En prenant contact avec différents artistes qui ont puisé, par exemple dans le Butô, des principes spirituels indissociables d’une maîtrise corporelle, Martine Beaulne s'est donc prêtée à la discipline monacale que présuppose le training intensif des créateurs japonais.« Les artistes du Japon sont toujours en çréation » constate-t-elle.Ils se \,ouent entièrement à la compagnie qu’ils ont choisie.Le travail est constant et la vie privée n’a pas le sens qu'on lui donne en Occident.« Ce qui est recherché, prévient-elle, c’est essentiellement ce qui, derrière les mots, les faits prononcer.Ijle corps est donc travaillé de manière à atteindre l'épuration, la concentration, la fluidité et la souplesse qui gouvernent l’énergie globale de l etre humain.De plus, le corps est &u]ours considère comme un élé- î V/THEATRE DU RIDEAU VERT ! ’ \r MICTION MmBMID'iMOJBwleaCtSPAlOMNO Du 14 JANVIER AU 8 FÉVRIER 1992 .M MODERNES Y U K I O M I S H I M A TRADUCTION MAROUERITE Youpcenaf?MISE EN SCENE Martine Beaulne AVEC >- i Elise Gullbault Micheline Bernard Vincent Graton Louise Laprade Loulson Dams Jean François Blanchard Katherine Pycock Jocelyn Bérubé Marie Michaud Roch Aubert Jean François Casabonne Marie-France Marcotte Sylvain Massé D»cor : Alain Tanguay Costumer Jean-Yves Cadieux Eclairage-,.Jean-Charles Marie! Musique Vincent Beaulne Direction gestuelle Jocelyne Montpetit ÔA/ec la collaboration du Centre national des Arts 4664.rue St Denis Métro Laurier, sortie Gilford Représentations mar au ven 20h Sam 16h et 21h.dim 15h 84V1793 il ment qui fait partie d’un tout.Les Japonais désignent par le mot ma le principe du vide plein, qui doit guider l’interprète-créateur, que ce soit à travers le silence entre deux mots, l’espace entre deux personnages ou celui entre les acteurs et le public.Toute la démarche vise finalement l’intégration de toutes les dimensions humaines pour obtenir une présence totale ».L’apprentissage de ce jeu dépouillé, économe et concentré, où « l’acteur passe et ne revient pas », amène Martine Beaulne sur le terrain de la mise en scène, elle qui avait vécu jusque-là avec la peur d’apposer sa propre signature à un spectacle.« L’expérience d’ensei gner au Conservatoire et d’y diriger des exercices a sans doute favorisé mon passage à la mise en scène même si je ne souhaite pas arrêtei de jouer» précise-t-elle.Elle fait li saut dans l’inconnu avec L'arbre de: Tropiques de Mishima, une copro duction des Productions Virgo et di Groupe de la Veillée, qu’elle pré sente en septembre 1990.L’intensité et la gravité du jeu sur fond de rela tions incestueuses, dans un spectacle réglé avec minutie, où Monique Lepage effectue un retour remarqué, font de ce premier coup d’essai une réussite.La saison passée, Robert Lepage l’invitait pour sa part à mettre en scène les Cinq Nô modernes, du même Mishima, dans la traduc- tion de Marguerite Yourcenar, pour le Théâtre français à Ottawa.En novembre dernier, elle a monté au Théâtre de la Veillée, avec rigueur et sans compromis, le Don Juan de Milosz, une oeuvre d'une densité et d’une noirceur extrêmes.Quand la direction du Théâtre du Rideau Vert l’a approchée pour la reprise des Cinq Nô modernes, qui y sont à l’affiche depuis mardi dernier, Martine Beaulne a voulu une nouvelle période complète de répétitions et elle a ainsi obtenu de retravailler la production avec la même équipe de comédiens et de concepteurs.« Une mise en scène n’est jamais terminée», explique-t-elle.« Il faut prendre le temps de communiquer une expérience différente dans l'approche du jeu.Au début, les comédiens étaient fascinés par le style, puis, peu à peu, ils se sont tous approchés des questions fondamentales que j’évoquais tantôt.Dans cette démarche exigeante, j’ai eu la chance d’être très bien secondée par Jocelyne Montpetit, familière de l’esthétique japonaise moderne, qui s’est chargée de la chorégraphie, de toute la dimension gestuelle».Yukio Mishima a écrit les Cinq Nô modernes dans les années 50, parallèlement aux romans, comme Le pavillon d'or, qui allaient lui apporter la notoriété dans son pays et à l’étranger.Il s’agit d’une tentative de renouvellement de la thématique tra- ditionnelle — Mishima s’inspire de sujets classiques en les modernisant —, mais dans le respect de la structure formelle et du caractère énigmatique propres au Nô classique.« Dans le Nô, précise Beaulne, le monde surnaturel est étroitement imbriqué au monde des vivants.Mishima maintient cette ambiguïté, en l’appliquant à des personnages contemporains, non folkloriques, comme une vieille femme sans-abri, un jeune aveugle victime de la guerre ou un simple concierge.» Pour sa mise en scène de ces cinq courts drames poétiques, Martine Beaulne a privilégié un dispositif scénique architecturé (conçu par Alain Tanguay), dans les éclairages de Jean-Charles Martel, avec une musique d’inspiration japonaise (confiée à Vineenl Beaulne qui s’appuie sur les sons d'une flûte en bois, symbole de la folie) et des costumes (signés Jean-Yves Cadieux) qui juxtaposent les habits contemporains et les vêtements traditionnels.Une distribution de 12 comédiens — Micheline Bernard, Jocelyn Bérubé, Jean-François Blanchard, Louison Danis, Élise Guilbault, Louise Laprade, Marie Michaud, etc.— et une chanteuse (Katherine Pycock) complètent l’affiche de ce troisième spectacle de la saison du Rideau Vert, qui, souhai-tons-le, parviendra à donner du piquant à une programmai ion décidément peu inspirante.DU SANG.DU RIRE UBU ET MERDRE! TEXTE ALFREDJARRY MISE EN SCÈNE DANIEL ROUSSEL AVEC MARC FAVREAU , ADELE REINHARDT JEANMAHEUX CAROLECHATEL DANIEL DESPUTEAU JEAN-JACQUES LAMOTHE FRANCOIS L'ÉCUYER CHRISTOPHE TRUFFERT PASCAL GRUSELLE STÉPHANE JACQUES BERNARD MENEY CLAIRE GIGNAC MsÜ la nouvelle compagnie théâtrale salle Denise-Pelletier Quand la tradition se renouvelle Jil el (ihiwane PHOTO JACQUES GRENIER Jil el Ghiwane Festival de musique du Maghreb Demain et dimanche 26 janvier Au Balattou, à 22 h.Pascale Pontoreau QUAND on évoque la musique arabe, on suggère une complainte émouvante et masculine, lancinante comme la prière d’un derviche psalmodiant du sommet d’un minaret.Tellement lancinante qu’elle en déroute plus d’un, dérangeant les habitudes accoustiques pour laisser place à l’énervement.Pourtant, quand on persévère, de gré ou de force, la musique soudain nous envahit.Telle une drogue douce —très douce —elle s’infiltre dans nos pores, atteint nos centres nerveux.Le décor s’éloigne, on décolle dans un état second.Kn proie à un vertige subtil, on entre dans la mélodie.Bien sûr tous les musiciens ne parviennent pas à vous emmener dans ce nirvana des sens.Il leur faut le rythme, implacable, permanent.Ce rythme des youyous des femmes.Ce rythme qui invite le roi du raï Cheb Khaled à n’emmener en tournée.Kl puis les instruments.Ce n’est pas tout de vouloir absolument moderniser un style musical, encore faut-il ne pas en altérer l’essence.La part des instruments traditionnels, ou plus exactement leur mélange avec ceux plus modernes ajoute au maintien du style original.Les Marocains du groupe Jil el Ghiwane atteignent cette alliance avec le sourire.Une des particularités du Festival de musique el de danse du Maghreb et de l'Égypte des productions Nuits d’Afrique est d’avoir réuni des musiciens d’origine variée mais vivant tous à Montréal.C’est le cas de Saïd Mesnaoui, créateur de Jil el Ghiwane.Né à Casablanca dans un quartier où tous les enfants — qui sont tous plus ou moins cousins — sont devenus musiciens, Saïd s’imprègne des diverses tendances musicales en vogue à son époque.Conscient de la nécessité de renouveller le style traditionnel, il fonde en 1974 « la génération de la joie, » Jil el Ghi wane.Accompagné de ses deux frères Mohammed et Hassan et d’un ami de longue date Saïd llalifi, le groupe fait ses preuves, entame le circuit des tournées en Afrique du Nord et enregistre deux microsillons en 1976 et 1977.Populaire par son respect de la culture traditionnelle à laquelle il ajoute des rythmes et des mélodies nettement plus modernes, Jil el Ghi wane réussit à toucher une large audience.Maroc, Tunisie, et même Ly bie « Khadafi aime beaucoup ce que l'on chante! » raconte Saïd, mais aussi France — où la musique arabe vit sa véritable émergence depuis quelques années — Belgique et Angleterre ont déjà écouté le groupe.« Bien que nous chantions en arabe — l’arabe populaire pas celui des livres — les gens saisissent l’émotion qu'ils ne comprennent pas.» Les thè: mes fétiches s’attardent à la liberté, la paix et la souffrance et, comme dans la littérature nord-africaine, ses sujets sont abordés grâce aux mé: taphores et aux symboles.Musique subversive ?Pas ici, où les paroles demeurent énigmatiques, mais au Maroc sûrement.« Je peux rentrer, mais je ne peux plus chan ter.C’est pour cela que je suis venu au Québec », précise Saïd Mesnaoui « Cela n'a pas été facile parce que mon groupe n’existait plus, nous vé, lions de le recréer.Pendant les quatre ans où je suis resté seul à Montréal, je me suis contenté d’être musicien et de ne pas jouer ma musique ».Période qui n’a pas été inutile puisque, entre autres, une prestation avec Richard Seguin lors du Sommet de la francophonie en 87 lui a valu la reconnaissance locale.De la même manière, comme la cohésion dans la communauté maghrébine tourne autour du lien culturel, et particulièrement musical, le groupe a vivoté d’un festival à l’autre en passant par les différents centres de patronage.Avec le retour de la formation originelle — « l’immigration ne nous facilite pas vraiment la tâche », signale Saïd — les projets renaissent.Bien sûr un nouvel enregistrement, mais aussi des tournées au Québec.Pour pallier à la méconnaissance de l’arabe el au lait qu’il ne soit pas encore suffisament à l’aise pour chanter en français, Saïd compte distribuer des notes explicatives pendant les concerts.La tête pleine d’idées, les membres de Jil el Ghiwane tentent d’oublier la situation qui prévaut dans leur pays.Saïd d’ailleurs ne veut plus s’en occuper : « C’est toujours la même chose, l’oppression du peuple; mais maintenant le roi a peur.Avec le renouveau islamiste, si l’Algérie devient intégriste, le Maghreb au complet s'y dirige, même si le Maroc est moins fanatique.» Alors les spectacles continuent de défendre la paix au son d’un oud (luth) et d’une hajouj (contrebasse du sud du Maroc), d’un banjo et d’une mandoline el des incontournables congas.Saïd llalifi joue aussi d’une guitare aux atours parfaitement psychédéliques, guitare à huit cordes doublées par deux qui rend un écho particulier.Les quatre musiciens chantent dans cet espèce de choeur masculin dans lequel les voix s’échelonnent na-turellemenl basse, moyenne et haute, nous rappelant parfois les origines du flamenco.Ils nous envoûtent avec un air désinvolte qui ne paie pas de mine.Un charme chaudement efficace dès que vous sublimez le rythme obsédant.16-19-20-21 MARS 1992 CLUB SODA BILLETS EN VENTE AU CLUB SODA : 270-7848 ET ADMISSION.RÉSERVATIONS : 522-1245 4 À I \ T Le Devoir, samedi 18 janvier 1992 ¦ C-3 CINEMA Un film coup de poing « PHOTO ALLIANCE Roy Schneider dans le rôle du I)r.Benway.DAVID CRONENBERG L’écrivain et l’exterminateur Tf .PHOTO JACQUES GRENIER Naked Lunch Réalisation et scénario : David Cronenberg, d'après un roman de William S.Burroughs.Avec Peter Weller, Judy Davis, Ian Holm, Julian Sands, Monique Mercure.Image : Peter Suschitzky.Musique : Howard Shore.(Canada 1991 ) En v.o.anglaise aux cinémas Faubourg 2 et 4 En français Festin nu au Berri.Odile Tremblay N AK Kl) LUNCH, ("est Jack Kerouac qui m’a suggéré ce litre et je n'en ai compris la signification que très récemment, après ma guérison.Il a exactement le sens de ses termes : le festin NU — cet instant pétrifié et glacé où chacun peut voir ce qui est piqué au bout de chaque fourchette.Ce Mal, c’est ce qu'on appelle la toxicomanie, et j'en ai élé la proie quinze années durant.» Les propos sont signés William S.Burroughs, auteur du roman Naked Lunch, publié en 59.Kt voici que le livre-culte de la « beat generation » retrouve son actualité à l’heure où le film choc de David Cronenberg sort dans nos salles.Les admirateurs de la prose hallucinée de Burroughs, dont je suis, vous diront que Naked Lunch est une oeuvre par nature inadaptable à l'écran.Cronenberg le sait également, lui qui a utilisé le livre comme tremplin, après l’avoir assaisonné de ses fantasmes personnels, de monstres et de sang, l’as grand chose à voir avec Burroughs, finalement, si ce n’est la même bousculade d’impressions atroces et fugitives ( et le fait que le comédien principal Peter Weller ressemble physiquement à l’écrivain américain ).Mais quelle ri chesse ! Disons-le tout de suite : le film foisonnant, déroulant, dégoûtant, infamant est un petit tremblement de terre.Âmes sensibles s’abstenir.Ceux que la vue d’horribles bestioles aux appendices visqueux et dégoulinants fait tourner de l’oeil éprouveront ici le grand haut le coeur.Le Canadien David Cronenberg a fait sa marque dans le film d'horreur (The Fly, Scanners).Il n’allait pas changer de style en s’aventurant dans le royaume plus intérieur de la drogue et de ses méfaits.Horreur au programme, donc.Raconter Naked Lunch est une entreprise hasardeuse.Le film, proprement dantesque, tient de la traversée des enfers.Il met en scène un exterminateur de coquerelles Bill Lee, intoxiqué par la poudre brune qui tue les parasites.De drogue en drogue, lui et son épouse Joan ( fan- tastique Judy Davis ) deviennent dépendants du’sperme d’un millepatte géant, puissant narcotique, s’il en fut.Lee assassinera sa femme comme William Burroughs a tué la sienne dans la vraie vie, en plaçant une pomme sur sa tête à la façon Guillaume Tell, mais en ratant sa cible.Kn fuite à Tanger, un univers halluciné de visions monstrueuses et de fantasmes homosexuels s’ouvre à Lee.Le héros hantera une espèce d'Interzone peuplée de drogués qui sucent les mille pénis dégoulinants des monstres.Réfugié dans une chambre d’hôtel glauque, sa machine à écrire se transforme en sca-rabé hideux, béant qui parle et l’aspire.Il y aura des scènes très puissantes, comme celle où entre en scène Fadela ( Monique Mercure ), sorte d’Eisa la louve armée d’un fouet, qui se déchire le corps pour changer de sexe.Voyage au fond d’une intoxication, oui, mais aussi exploration de la création littéraire, avec les mêmes hésitations, allers-retours, blocages que l’on retrouve dans le Barton Fink des frères Coen : Naked Lunch est un film à lecture multiple.Les millepattes, figures allégoriques kafkaïennes de la drogue, sont particulièrement immondes.Cronenberg n’a pas su résister au plaisir de multiplier les créatures de cauchemar, dont le caoutchouc tressautant et crachottant dégoûte à défaut de toujours convaincre.Trop de bave, t rop de sperme.I ,es délires de la dro-gue et les fantasmes érotiques ( omniprésents ) peuvent se traduire avec plus de finesse.Cronenberg en est fort capable d’ailleurs.Dans le timbre de voix de Peter Weller, dans son élocution lente, dans ses gestes suspendus, on sent l’étreinte des narcotiques, on pénètre un monde parallèle, assourdi, amorti, bien plus qu'à travers cette surabondance de monstres.Il y des flous dans l’image, des distorsions au grand angle, une musique et un climat hypnotique proprement envoûtants.Et les décors de l’Interzone sont merveilleux.Au départ, Cronenberg voulait tourner ses scènes au Maroc.La Guerre du Golfe l’en a empêché.Les maquettes de studio y gagnent un parfum d’insolite, les ombres en djellabas en deviennent plus inquiétantes, plus surréelles.Ce Naked Lunch délirant, chargé, choquant, monstrueux est un film coup de poing, qui malgré ses dérives vers l’horreur primaire, commotionne le spectateur, le laisse baba.Avec lui, David Cronenberg met vraiment le pied comme cinéaste dans les ligues majeures.Nathalie Petrowski BIEN que Martin Scorsese dise de lui qu’il ressemble à un gynécologue de Hollywood, bien que sa fascination pour les insectes soit un tantinet douteuse, bien que ses films donnent le frisson aux plus courageux et aux plus pervers, le cinéaste canadien David Cronenberg se présente dans la vraie vie comme un homme parfaitement normal.L’homme est tellement normal, affable, poli qu’on s’explique mal le décalage effarant entre le babyboomer décontracté qu’il donne à voir en société et l’horreur répugnante qu’il fait naître à l’écran sous forme de bébittes difformes, de larves inhumaines, de têtes qui explosent comme des cantaloupes géantes et de virus dévastateurs qui peulent la plupart de ses films, de Scanners, jusqu’à Videodrome en passant par The Fly el Dead ringers.Comment expliquer qu’un Canadien tout ce qu'il y a de plus ordinaire, romancier velléitaire et cinéaste à succès populaire, envisage l’écriture et la création comme une tare et un métier des plus dangereux ?C’est ce que j’ai cherché à savoir jeudi dernier au vingt-et-unième étage d’un hôtel où le cinéaste s’était comme une mouche posé, en attendant la sortie de son tout dernier film, une oeuvre aussi spéciale qu’étrange librement inspirée du Naked lunch de William Burroughs qui parut en 1959 au plus grand désespoir de la bourgeoisie américaine bien-pensante.Comfortablement enfoncé dans un divan fushia, le regard allumé derrière le barrage de ses lunettes, David Cronenberg parle de William Burroughs avec autant de ferveur qu’il parle de lui-même avec pudeur.Oubliez les histoires d’enfance malheureuse ou les scènes de grenouilles crucifiées dans la poche du communiant, David Cronenberg prétend qu’il a eu une enfance des plus banales, qu’il aimait les insectes mais qu’il aimait avec une égale dévotion, le animaux et leurs frères les hommes.À 5 ans, David Cronenberg décida qu’il serait écrivain comme son père.À 18 ans, il se mit à écrire en entendant la voix de Williams Burroughs.Quelque temps plus tard sans qu’il explique pourquoi, il abandonnait le roman pour le cinéma.« Je ne pourrais pas dire que je suis un fan de Burroughs, dit-il.J’ai passé trop temps sur son oeuvre pour devenir fanatique mais disons que son travail a eu une influence marquante sur moi et que cela m’a pris tout ce temps-là pour m’en rendre compte.Quand j’écrivais, c’était plus évident mais quand je suis devenu cinéaste, je ne sentais pas la parenté et je me croyais libre d’inventer mon propre cinéma, sauf que son influence était là.» Cette influence, plusieurs critiques la repèrent avant lui, l’accusant ni plus ni moins de plagier l’écrivain.« Ils ne comprennent rien à l’écriture, rétorque-t-il.Quand on est influencé par quelqu'un ce n’est pas qu’on lui vole quelquechose mais plutôt qu’on se reconnaît en lui.Moi je me reconnais parfaitement dans Burroughs pas au plan personnel encore que nous sommes tous les deux le produit de la classe moyenne nord-américaine mais disons que je me reconnais bien dans son rapport à l’écriture et à la création.C’est du reste le sujet de mon film qui est une sorte de fusion moléculaire entre Burroughs et moi.» Reste que William Burroughs était certainement moins obsédé par les insectes que son double canadien.Ce David Cronenberg dernier avoue candidement qu’il adore les insectes et que nous devrions en faire autant.« Tous ces gens qui s’intéressent aux formes de vie sur les autres planètes devraient aller faire un tour dans leur jardin à la place.Les insectes sont une autre forme de vie sur terre.Leur étude est fascinante et philosophiquement provocante, sans compter qu’en se métamorphosant, ils répondent à un des grands désir de l’homme.» À l’écran pourtant, les insectes de Cronenberg ne sont pas seulement provocants, ils sont parfaitement dégoûtants.Dans Naked lunch par exemple, la machine à écrire de l’écrivain se transforme en énorme bestiole ailée et parlante dont la bouche est la reproduction assez juste d’un anus poilu.Cette idée pour le moins étrange n’est pas l’oeuvre de Burroughs mais bien de Cronenberg.«Je suis conscient que bien des gens vont trouver ma bébilte répugnante, moi pas.Il faut comprendre sa valeur symbolique.Le personnage principal est un exterminateur, symboliquement parlant il veut exterminer l'écrivain et l’homosexuel en lui.Les insectes c’est l’inconscient, c’est tout ce qui le dégoûte en lui, c'est ce qu'il doit confronter pour se libérer sans quoi ces choses-là vont trouver un moyen détourné de s’exprimer.C’est exactement ce qui se produit.» On aura compris que le moyen détourné c’est l’hallucination voire la transformation d’une pauvre petite machine à écrire en monstre glauque et gluant.Le symbole n’est pas particulièrement rassurant, ni le moindre positif.J’en fais la remarque à Cronenberg qui accuse le coup sans chercher à se justifier.« Ultimement le trou de cul qui parle c’est Burroughs et c’est moi.N’importe quel artiste est un trou de cul parlant, n’importe quel artiste est une bouche qu’il essaie de cacher parce qu’elle dit des choses que personne ne veut entendre.Écrire sérieusement c’est plonger dans des prondondeurs dégoûtantes, c’est pourquoi ce n’est pas tout le monde qui écrit.» David Cronenberg pour sa part considère qu’il écrit.Bien qu'il n’ait jamais écrit de roman, il prétend qu’écrire un scénario relève du même processus.Il prétend surtout que nous sommes une société qui a peur du monde intérieur, le physique comme le psychologique.« Pourquoi demande-t-il, n’avons-nous pas de sens esthétique pour notre organisme intérieur ?Pourquoi sommes-nous à ce point dégoûté par nos viscères, par nos organes ?N’est-ce pas incroyable qu’une belle personne se définisse par son apparence extérieure.Moi je trouve qu’on devrait organiser un concours de beauté pour le plus beau foie, les reins les plus parfaitement développés etc.Ce que je veux dire c'est que je crois que nous sommes tous très mal intégrés à notre corps et que nous sommes pleins de haine envers nous-même.» Pour Cronenberg écrire n’est pas une partie de plaisir.C’est une descente aux enfers.« Écrire dit-il en citant Genêt, c’est être prêt à créer quelque chose de dangereux, quelque chose qui peut revenir nous hanter, quelquechose avec quoi on devra vivre toute sa vie.Le plus bel example c’est Salman Rushdie.S’il avait juste raconté ses histoires à ses amis, il n'aurait eu aucun problème.À 10 ans.Burroughs a cessé d’écrire parce que des gamins ont trouvé un journal où il avait écrit qu’il était amoureux d’un autre garçon.On l’a humilié publiquement avec cela.Il a cessé d’é- crire à ce moment-là et n'a recommencé qu’après avoir tué sa femme.Comme il ne croyait pas aux accidents, il a passé sa vie à chercher le sens de son geste à travers ses écrits.» Cronenberg pour sa part passe sa vie à résister au rêve américain.U dit que son rapport avec les États-Unis en est un d’amour et de haine.« Quand on demande aux Canadiens anglais qui ils sont, ils répondent in: variablement qu’ils ne sont pas Américains.("est normal et ça fait partie de l’identité canadienne.Nier cela c’est nier notre identité.De la même manière, essayer de trouver ce qui en nous est spécifiquement canadien et qui n’a aucun rapport avec ail-', leurs, est impossible et ridicule dans; la mesure ou on vient tous de quelque part.Moi je viens d’un pays qui est à l’extérieur des États-Unis mais qui en fait partie.J’ai une perspective sur les Américains que ceux-ci n’auront jamais.» Le cinéaste prétend que ces films sont typiquement canadiens même s’ils obtiennent de grands succès aux É.-U.« Comment pourrait-il en être autrement ?Je suis né ici, je vis ici, j’écris ici.Je n’ai jamais tourné un film à l’extérieur du Canada.On m’envoie souvent des scénarios américains, je pense au scénario de Beverly Il dis Cop, de Topgun, de Flash dance.J’ai répondu à mon agent; qu’ils étaient trop américains et què' je ne saurais pas comment les tourner.Il n’a pas compris où je voulais, en venir.Pour moi c’était clair : les réaliser aurait été une imposture et je me serais probablement cassé la gueule à le faire.» Dernière question.La plupart des ’ cinéastes québécois se plaignent dé manque de moyens du cinéma québécois.La plupart rêvent à voix haute aux salaires faramineux qu’ils pourraient gagner aux États-Unis et auxquels ils n’auront jamais accès.David Cronenberg est-il comme eux ?« Moi je suis très entêté, répond-il Je veux faire beaucoup d’argent en faisant exactement ce qui me plaît’ A choisir entre les deux, je préféré laisser tomber l’argent pour la liberté.De toutes façons, je fais assez d’argent comme ça.Mon seul vice, c’est les voitures.Pour le reste, l’important c’est que j’ai assez d’argent pour envoyer mes enfants à, McGill comme je m'apprête à le faire.Il ne faut pas oublier qu’un film dure 3 ans.Au début quand tu signes ton contrat, l’es tout content à l’idée du montant sur le chèque et puis tu l’oublies complètement.Après cela tu dois faire le film et si tu détestes ce que fais, lu le détestes activement pendant 3 ans et l’argent n’y peut rien sans compter que tu n’a même plus le temps de le dépenser.» Un jour quand David Cronenberg sera en manque de sujets, quand it n’aura plus rien à dire et plus d’insecte intérieur à apprivoiser, il promet qu’il ira tourner un film américain amusant.« Ce sera évidemment ma défaite », laisse-t-il tomber en souriant.TOIO LE HÉROS", UM DES 10 MEILLEURS FIIMS DE L'ANNÉE - L,« 3 «rltlqu»» d« LA PRESSE UN PUR CHEF-D’OEUVRE .¦ IE DfVOtR KSI écrit fl nu» » Kftie par AR1ANF MNOtK IIKINE TOUSLES SOIRS: 7:30-9:15 SAMEDI ET MARDI: 5:30 • 7:30 • 9:15 DIMANCHE:1:30 - 3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:15 849*7277 T0US LES S&RS 700 no.dd.Sh'rbiooi.1 DIMANCHE: 1:00 • 7:00 35, Milton CAMÉRA D'OR PRIX DU PUBLIC ¦ CANNES 91 ¦ k : Un film de JACO VANDORMAEL ' UN FILM DE JEUNET ET CARO MUOmSStM ' e a F F ckoi O jM> CAMPUS OôQfM i> CENTRE-VILLE 2001, RUE UNIVERSITY \m 1:05-3:05-5:05-7:05 -9:05 un film de Clande Chahrol cCZJmO MTl (hampigm Pour information appelez : 849-Fl LM DESJARDINS m COMPLEXE DESJARDINS 1:00-3:45-6:30-9:15 Il am • 10 Dm GAGNANT DE ONZE PRIX INTERNATIONAUX ON RESTE TOUT IMPRÉGNÉ D’UNE ÉMOTION RARE ET TRÈS PURE.i La Presse 1:30- 3:30- 5:30- 7:30 -9:30 .CD G DESJARDINS COMPLEXE DESJARDINS m GC2TcoP jrz Radio Ou, bac INFO-FILNv 866-0111 FAMOUS PLAYERS LESMEI LLEURS ILMSPUB LIAMES CANN 1991 _________ -NATIONAL FILM CRITIC nnibocav 5TIBIOI-, ïdIC f P Le PARISIEN ® Le PARISIEN © JACQUES DUTRONC ¦à Un film de Maurice Pialat nniOOLBY BTEREOl—s.=^RSC7FP PARISIEN 1 1 30-5 00-8 30 tr SEMAINE Le PARISIEN ® 400 STI CATHERINE O 066 3656) PARISIEN 4 100-4 30 8 00 Films du Crépuscule présente: é/ Sélection V».tVues \ d'Afrique iij 1991 Un pur délice, une comédie mordante ! otJoLimOD à TAMAmm AH/ Les ravages de la T.V.américaine dans les cultures arabes ! un film de MAHMOUD ZEMMOURI MAINTENANT A L’AFFICHE! Le PARISIEN .*60 STE CAT Ht N INC O 660 3656 J 1 20-3 20-5 20-7:20-9:20 a C-4 ¦ Le Devoir, samedi 18 janvier 1992 le cahier du t • ameai CINEMA « Chassez le colon, il revient par les airs >) (maxime arabe) De Hollywood à Tamanrasset Ecrit et réalisé par Mahmoud Zemmouri, avec Mustapha El Anka, Ouardia Hamtouche, Arezki Nebti, Mostepha Stiti, Driss Jahoui, Ahmed Mazouz, Fawzi B Saichi, Mostepha Zerguine, Larbi Zekkal, Evelyne tjaroche.Image : Mustapha Belmihoub.Son : Rachid Bouafia.Zemmouri fait scandale Odile Tremblay I.A SORTIE montréalaise du film De Hollywood à Tamanrasset, du réalisateur Mahmoud Zemmouri s’effectue dans un climat houleux qui n'est pas sans rappeler les grincements de l’affaire Rushdie.En effet, je film franco-algérien, prenait l’affiche à Montréal au cinéma Parisien hier, soit le lendemain de la date initialement prévue pour le deuxième tour de scrutin en Algérie.Or, ces élections ont été bloquées, comme on sait, après que le parti islamiste ait obtenu le suffrage populaire au premier tour.Le distributeur Louis Dussault, directeur général des Films du Crépuscule, est inondé, chez lui comme ;i son bureau, d’appels téléphoniques menaçants en provenance du Front Islamique du Salut ( FIS ).Les adeptes de ce parti politique intégriste algérien voient dans le film rien de ¦moins qu'une offense à la religion islamique et crient à la provocation.»< .le me fais traiter de fils de Satan, révèle le distributeur harcelé.On dit que je périrai, qu’Allah se vengera ».La comédie De Hollywood à Taman fasset évoque, sur un mode rigolo, -l’impact de l’influence américaine en Algérie.Malgré son caractère tout à fait inoffensif, le film subit les persécutions du FIS depuis les premiers jours de son tournage algérien en 90.Quatre fois, les décors du film ont été ’détruits, la comédienne Ouardia {Hamtouche fut brutalisée, le réalisateur, insulté, etc.Mais, à Montréal.Louis Dussault m’entend pas se laisser intimider par les menaces qui l’accablent à son tour.Pour lui, la sortie montréalaise ;du film n’a rien à voir avec de quelconques motifs politiques et la coincidence des dates est pur effet de hasard.« Ces menaces téléphoniques sont inaceptables au Québec et, à no-•tre avis, n’importe où dans le monde », déclare-t-il.Le directeur des Films du Crépuscule invite le pu blic québécois de toutes origines et de toutes religions à courir en nombre voir De Hollywood à Tamanras sel.Ironie du sort, le film, gagnera «ans doute, dans cette sombre histoire, une publicité inattendue.Musique : Jean-Marie Sénia Algérie-France, 1990 87 minutes.Version originale, sous-titres français.Au Parisien.Francine Laurendeau LES PRODUITS qui nous viennent d’Afrique du Nord sont trop rares.Le récent succès de Halfaouine, du réalisateur tunisien Ferid Boughedir.prouve pourtant qu’un film arabe de qualité, s’il est solidement appuyé par la presse et le bouche à oreille, trouve son public même s’il est réalisé et interprété par de parfaits inconnus (inconnus pour nous).Halfaouine a gardé l’affiche 18 semaines à Montréal, ce qui est une jolie performance.Et les distributeurs estiment que la carrière du film n’est pas terminée, d’autant plus qu’il sortira bientôt en vidéocassette.Je souhaite le même sort à De Hollywood à Tamanrasset, du réalisateur algérien Mahmoud Zemmouri dont vous connaissez peut-être Prends dix mille balles et casse-toi ou l.es Polies Années du Twist.(Ces deux films ont fait partie de la programmation du Festival des Films du Monde).Zemmouri est également acteur à ses heures, on l’a vu dans Tchao Pantin, de Claude Rerri, Pinot, simple flic, de Gérard Jugnot, La Smala, de Jean-Loup Hubert.J’aime beaucoup son premier long métrage.Prends dix mille balles raconte la pénible aventure d’une famille algérienne qui, après avoir vécu en France (c’est là que les enfants sont nés et ont grandi), revient dans son pays d’origine où elle se découvre étrangère.Racontée sur un ton proche de la comédie italienne, cette histoire respire l’authenticité et nous fait aborder une réalité encore peu connue que Cheb (dont on attend toujours la sortie) exploitera dans un registre plus dramatique.J’ai raté Les Folles Années, qui a fait un malheur dans les festivals, mais j’espère vous avoir convaincus que ,-e m L’antenne parabolique « couscous » du film De Hollywood à Tamanrasset.Mahmoud Zemmouri est un cinéaste intéressant dont il faut voir le dernier film.Dans un petit patelin (Tamanrasset est une banlieue d’Alger), la population est partagée en (leux partis bien distincts : les « paraboles » et les « non-parabolés ».Il ne s'agit pas des paraboles de Salomon .mais de la coûteuse, de la précieuse antenne parabolique grâce à laquelle les privilégiés peuvent capter la télévision française c’est-à-dire.l’Amérique.Car la télévision française diffuse les versions doublées des séries américaines les plus célèbres.Et chacun des « parabolés » de s’identifier au personnage de son choix.Tel est Kojak, les autres sont Colombo, Clint Eastwood, Barelta.Un père de famille sexagénaire s’est rebaptisé J.R.et joue les séducteurs.Il a recours — car son charme n’agit pas seul — aux pratiques du magicien du village.Sa femme, corpulente et haute en couleurs, se prend du coup pour Sue Ellen.Tout ce monde parle un mélange cocasse d’arabe, comme de bien entendu, mais aussi de français, un curieux français de doublage de films américains, une langue qui est donc joyeusement anachronique.Quant aux autres, les non initiés, les péquenots, ils sont condamnés à regarder la télévision algérienne.Ou, au mieux, en bricolant avec des casseroles une antenne artisanale savoureusement appelée « l’antenne couscous », ils arrivent à capter les émissions égyptiennes.Tout cela sur le ton de la farce.Ce n’est pas toujours subtil subtil, mais c’est désopilant et rafraîchissant comme traitement de l’impact de l’influence américaine en Afrique du Nord et aussi, peut-être, du vide culturel ambiant qui rend cette influence plus puissante encore.On s’étonne d’apprendre que ce film sympathique et bon enfant a été littéralement persécuté, que des intégristes ont tenté d’en arrêter le tournage en incendiant les décors et en brutalisant la comédienne Ouardia Hamtouche (Sue Ellen).Et à l’heure où l’inquiétant Front Islamique de Salut jette l’anathème sur l’Occident satanique, on se dit que c’est Zemmouri qui frappe juste : est-ce que l’humour n’est pas l’arme la plus efficace contre la colonisation par les airs ?FILMS/VIDÉO Yves d’Avignon MILENA Drame biographique de Véra Belmont.Avec Valérie Kaprisky, Stacy K each.Guidrun Landgrebe et Yves Jacques.En français le 23 janvier.Fille d'un professeur, chirurgien réputé de l’université de Prague, Milena doit commencer ses études en médecine en 1920.Mais les arts l’attirent, d'autant qu’elle va rejoindre à Vienne son amie Olga, journaliste.Elle marie ensuite Ernst Polak, mais le quitte plus tard reconnaissant en lui les défauts d’un viveur impénitent.En rentrant à Prague, elle se lie d’amitié avec Franz Kafka, puis elle épousera un architecte communiste, avec qui elle aura un enfant.Le film évoque la vie de Milena Jesenski, surtout connue pour ses relations avec Kafka.AY CARMELA Comédie dramatique de Carlos Saura.Avec Carmen Maura, Andres Pajures et Gabino Diego.En version originale s.-t.en anglais le 23 janvier.Une flamboyante artiste de cabaret, en compagnie de son époux Paulino, rend moins sordide la vie des combattants de la guerre civile espagnole.Quand les deux sont interceptés au-delà de la frontière ennemie.Carmela et Paulino devront offrir leur meilleur spectacle à leurs gardiens fascistes.Puisque Carmela estime qu’il faut toujours donner le meilleur de soi en spectacle.Mais jusqu’où peut-elle aller pour satisfaire cette règle .Drôle ! Tordant ! Désopilant ! Le ballet qui rit du ballet.CHOREGRAPHIE: PETER ANASTOS après le livre d'EDWARD GOREY, traduit et adapté par JEAN-CLAUDE GERMAIN DÉCORS ET COSTUMES : EDWARD GOREY NARRATEUR :JEAN LECLERC AUSSI AU PROGRAMME LES QUATRE TEMPÉRAMENTS Balanchine JARDI TANÇAT Duato TCHAIKOVSKY PAS DE DEUX 6*7*8 FEVRIER 1992, 20H n Salle Wilfrid-Pelletier UU Place des Arts ADMISSION 522-1245 ou 1-800-361-4595 Place des Arts (514) 842-2112 ou à tous les comptoirs ADMISSION Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 10 $ (trais de service) Billets a partir de 16.80 $ (TPS incluse) * 33 % de réduction pour étudiants et 3e ége' Piece d'identité requise a l'entrée 484 Radio •X?Québec Hydro Québec THE NASTY GIRL Comédie satirique de Michael Verhoeven.Avec Lena Slolze, Robert Giggenbach et Hans-Reinhard Muller.En version originale s.-t.en anglais le 23.Mais quand elle n’était pas gentille, elle était The Nasty Girl.Sonja, une élève moderne, met innocemment sa petite ville bavaroise sans dessus dessous en fouillant dans le passé de cette communauté, durant les années 30.Gagnant de l’ours d’argent et choisi le meilleur film selon le public du dernier festival de Berlin.WILD HEARTS CAN’T BE BROKEN Comédie dramatique de Steve Miner.Avec Gabrielle Anwar, Michael Schoeffling et Cliff Robertson.En anglais le 22 janvier.L’histoire vraie d’une jeune rebelle qui n'a jamais cessé de surmonter tous les obstacles qu’elle rencontrait et qui deviendra la vedette d’un spectacle itinérant à titre de « plongeuse à cheval ».Il lui faut donc sauter du haut d’une tour pour retomber dans une pièce d’eau 40 pieds plus bas.Avec l’aide du fils du patron — le père de celui-ci la croit trop fragile — Sonora s’entraîne en cachette pour le saut périlleux et devenir la vedette spectacle.Mais un malheureux incident.BLACK RAINBOW Drame fantastique de Mike Hodges.Avec Rosanna Arquette, Jason Robartset Tom llulce.En français le 23 janvier.Un journaliste découvre que la vie d’une voyante très lucide et celle de son père sont menacées lorsque la jeune femme est hantée parties visions de morts violentes mettant en cause un riche industriel corrompu.SEPT FILMS DE WALT DISNEY /t ventures ou comédies pour enfants.Sept films en français, cinq de plus en anglais, le 21 janvier.Collection vidéo des chefs-d’oeuvre de Walt Disney que plusieurs réclamaient depuis belle lurette.Il s’agit de versions cinématographiques originales mais nouvellement restaurées de 20 000 lieues sous les mers.Un amour de coccinelle, L'histoire de Robin des Bois, Un vendredi dingue, La course au trésor, La fiancée de Papa et Les enfants du Capitaine Grant, pour les sorties en français.Également disponible The Miracle (Avec Beverly D'Angelo, en anglais le 23) : le cirque arrive en ville, ce qui veut dire qu’il y aura d’autres sujets de rêve pour Jimmy et Rose, dont cette mystérieuse femme, qui éveillera en Jimmy un amour obsessionnel.Spirit of 76 ( Fin anglais le 22) : Des gens du 22e siècle doivent retourner en 177fi pour une mission spéciale qui aura pour but de sauver la planète.Malheureusement, une erreur d’ordinateur les amènera plutôt en 197fi, dans l’ère du disco.A VENIR ( 'hienne de vie (29) ; Hot Shots (30) ; Sam et Moi (29) ; La Fissure II (30); Mobsters (30).François Camirand et René Brisebois Mise en scène de René Richard Cyr avec Benoit Brière, Robert Brouillette, Michel Laperrière, Han Masson, Anne-Marie Provencher, Daniel Simard, et les concepteurs Jean Bord, Suzanne Harel, Alain Roy, Guy Simard, Michel Smith.Du 20 janvier au 15 février 1992 Mardi au samedi 20h.Dimanche 15h.Théâtre de Quat'Sous 100, ave.des Pins Est, Montréal Réservations: 845-7277 LES VACHES SUCREES EN VENTE CHEZ AMiMÿÊUÔISI (514)522-1245 3 iTttifi I ORCHESTRE SYMPHONIQUE VAIIjI I DE MONTREAL Charles dutoit LES GRANDS CONCERTS Lawrence Foster, chef Angela Hewitt, piano 21 et 22 janvier, 20h00 BRAHMS: Variations sur un thème de Haydn, opus 56a MOZART: Concerto pour piano no 20 en ré mineur, K.466 ENKSCO: Symphonic no I en mi bémol majeur, opus 13 cftj SALLE WILFRID-PELLETIER Cormiiiinditairi's: 21 janvier Lavery de Billy Canadien Pacifique Limitée IN VENTE Al.'OSM H42-W5I I I AUX (il .TCI HIT'S 1)1 I.A 1*1,ACTDIS ARTS K42-2112 BILLETS: 44,681.32,45$ 23,41$ 10,10$ Causerie Pré-concert IKh.Mt, Billets: 3,00$ commanditée par: ÎTI)C (Valette i Le Devoir, samedi 18 janvier 1992 ¦ C-5 I MP SSBSkSI vsJ.f LENS .S' • ?ARIZONA* GRANDE DIVA DE L OPÉRA MARILYN HORNE “CONCERT ROSSINI” (en hommage du 200e anniversaire) MARILYN HORNE Mezzo-soprano coloratura de l'Opéra Métropolitain Airs et ouvertures de: Semiramide, Tancredi, L’Italiana in Algeri et La Donna del Lago.ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d'orchestre: ALEXANDER BROTT LUNDI, 27 JANVIER 1992, 20H.mmitm uniïeL Billets: $20 - $25 - $30 à la Place des Arts r> Salle Wilfrid-Pelletier U O Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 S (+ T.P.S.) sur tout billet de plus de 10 S.A rJ Concert de musique ancienne aux instruments d’époque VENDREDI 24 ET LE SAMEDI 25 JANVIER 1992 A 20 H Bach Intime III Des sonates de Johann Sébastian Bach Un SIÈGE RESERVE POUR SEUIEMENT 18 S (Étu0I»NT-E ET AiNÉ-E : 12 S) À In salir Itnlfialh tir ri/nirrrsitr Mrdilt rttr MrTm tsh linrlrii l’rrll 355 -1825 LA RELEVE DU CINEMA FAIT VOIR SES PELLICULES.Voyez les plus grands courts métrages de la relève québécoise dans le cadre du programme Fictions 16/26, tous les dimanches à 20 h 30.DEMAIN SOIR: «Diogène» Radio L’autre télé.L’autre vision.Québec TÊi.Êvigrm Crise du Hugo Léger COM MK on dit communément, Alexandre Dubois ( René Gagnon) a tout pour être heureux : une femme, belle et intelligente, un fils de sept ans, un nouveau poste de vice-président dans une agence de pub, une Volvo de l’année, une maison vachement design.Mais dans la tête, ça ne tourne plus très rond.Même si elle prétend toujours l’aimer, sa femme a un amant, et Alexandre Dubois ne le prend pas.Mais là, pas du tout.Cet adultère (oh, le vilain mot) que d'autres envisageraient comme une erreur de parcours dans la vie d’un couple, ressuscite de vieux démons en lut et prend des proportions étonnantes.Il quitte femme et enfant, emploi et cellulaire, et achète le chalet où il est né.Au centre de ses flashbacks et de ses idées noires, une mère adorée (Monique Lepage) qui n’est pas blanche comme neige, ,1e Ji’en dis pas plus, de peur de réveiller liedipe.Écrit par Yvon Rivard et réalisé Siar Jacques Leduc, L’enfant sur le ac (Radio-Canada, demain, 20 h) ne pêche pas par excès de vraisemblance.Les ficelles du drame sont bien visibles, et le téléspectateur !iourrait se lasser de voir de bons ac-eurs (en particulier, René C.agnon) Jes tirer.On a un peu de mal à croire te retour en enfance d’Alexandre (en particulier, la scène où il s’enferme dans un placard comme le font lous les enfants).Reste un téléfilm, habilement tourné, bien joué, qui se laisse regarder sans difficultés.Après l’éloquence démonstration de Solo dimanche dernier sur la déconfiture du couple contemporain, L’enfant sur le lac accroche un nouveau grelot au traîneau.Ce téléfilm se termine par une étreinte empoisonnée où Alexandre dit à l’oreille de £à femme : « J’te déleste».Et ce n’est pas du deuxième degré.Ça va mal dans les chaumières québécoises.4- nouvelle patrie.Kt toujours, partout, la télé, éternellement ouverte dans chaque chambre visitée, comme si elle contenait à elle seule l’âme des États-Unis.Le voyage se termine à Las Vegas, le cimentiaire clignotant semé de gobe-rêves, puis à Bodie, une ville-fantôme, au beau milieu du désert, au bout de la légendaire route W>.Ilôtel Chronicles s amuse à le-pousser les limites du genre documentaire.Alternant la voix off d une narratrice qui visiblement pleure un amour, les films d’archives (1 arrivée des immigrants en Amérique, la guerre du Vietnam, J FK, le Krach de 1929, le premier homme sur la lune, etc.) et les interviews, Léa Pool laisse respirer les mois et les images, le sens et les plans.Mais sous le vagabondage, la rigueur.Inspirant.couple, prise deux Une scène de Hotel Chronicles, un film de Léa Pool.MISE EN SCÈNE: BRIGITTE HAENTJENS AVEC MARC BÉLAND, SYLVIE DRAPEAU, DAVID LA HAYE, NORMAND CANAC-MARQUIS, PATRICE COQUEREAU ET ISABELLE VINCENT.DU 14 JANVIER AU 15 FÉVRIER 1992 • 5066, RUE CLARK Le vieux sage DIOGÈNE LANTEIGNK est un vieux sage qui tient depuis 50 ans un kiosque à journaux en plein coeur de Montréal.C’est la bonté incarnée, cet homme, et la preuve vivante que la vie est encore possible dans les centre-villes des grandes cités.Seulement voilà : l’administration municipale veut l’expulser.On lui offre une place dans les galeries souterraines.Il refuse.Résolu à résister jusqu’au bout, il couche dans sa bicoque depuis un mois.« Un capitaine n’abandonne jamais son bateau », dit-il.jamais à court de paraboles.Kn attendant l’inévitable, il nourrit un robineux, sert d’intermédiaire entre deux amoureux, traite ses clients aux petits oignons.Son kiosque est le point de chute de plusieurs personnages : sa petite-fille Catherine, une chauffeure d'autobus, un ambulancier, une vieille mondaine el un policier.Diogène (Radio-Québec, dimanche, 20 h :10) a tout pour plaire : un scénario bien ficelé d’André Mi-chaud, une intrigue ramassée, filmée par un réalisateur d’expérience Michel Brault (Les Ordres.Les Noces de papier) et une finale dont je vous laisse la surprise.Un téléfilm charmant qui dénonce discrètement la déshumanisation des grandes villes.Journées d’Amérique LÉA POOL a une prédilection poulies hôtels.Après La femme de l’hô-tel, le long-métrage qui l’a brillamment fait connaître, la réalisatrice continue son itinérance : elle court d’un lobby à l’autre, d’un groom à l’autre, d’ùn desk à l’autre, de New York en Arizona, dans un film mi-fiction, mi-documentaire qui a pour titre Hotel Chronicles ( Radio-Canada, demain, 14 h).De toute évidence, Léa Pool aime l'anonymat des hôtels.l'intimité feutrée des lobbys où l’on règle le sort de son monde à voix basse, la nonchalance des gens qui n’y font que passer, le ralenti d'une vie qui coupe court au train-train, sans doute s’y reconnaît-t-eile.Hôtel Chronicles pourchasse le rêve américain, de la Côte est à la Côte ouest, chez les Indiens Navajo (parqués dans une réserve clôturée) et les chauffeurs de taxi, un rêve un peu mité, inaccessible, d’argent et de réussite sociale.Première station : Ilôtel Chelsea, New York.Une chanteuse rock italienne, clone de Nina llagen, et son agent, viennent chercher le succès, comme des milliers d’immigrants ritals l’ont fait avant eux.Au Frontier Motel, dans le far-west, un Hongrois d'origine, plus cowboy que les cowboys, vénère sa RACINE RÉSERVATIONS 271-5381 OU RÉSEAU ADMISSION 522-1245 ^^7377460526 C-6 ¦ Le Devoir, samedi 18 janvier 1992 le cahier du Jean-François Latour, un jeune pianiste qui veut devenir grand Marie Laurier J KAN-FRANÇOIS LATOUR a bien essayé de raidir ses cheveux bouclés comme ceux d’un angelot de la cathédrale de Chartres mais il a dû y renoncer : d frise naturellement « Cela faisait mon désespoir quand j'étais plus jeune mais aujourd’hui je ne m’occupe plus de ce détail.» Plus jeune, à 15 ans ?« J’aurai Ifi ans le 21 janvier», s’empresse de nous préciser cet adolescent précoce qui a déjà en poche son diplôme collégial en musique, une étape qu’il a franchie avec brio et qui lui permettra d’entrer à l’université une fois ses éludes secondaires terminées, soit l’année prochaine.Car Jean-François Latour a déjà établi son plan de carrière : il veut devenir pianiste de concert.Kt un grand: «Je ne pense qu’à cela».Il faut le croire : déjà à trois ans, il réclamait un piano à ses parents.Un instrument qu'il n'avait pourtant touché qu'en pianotant sur un piano-jouet qui faisait partie de son imaginaire dans un milieu familial modeste où personne pourtant n’était musicien.« Devant mon insistance, mes parents m'ont finalement acheté un piano et à cinq ans j’ai commencé des leçons à l’École de musique de Verdun affiliée à Vin cent-d’Indy, avec Yolande Gau-dreau.» Celle-ci demeure toujours son professeur et elle partage la formation de Jean-François avec le pianiste, pédagogue et musicologue Marc Durand.Étudiant en Secondaire IV à l’école Joseph-François Perrault qui offre une concentration en musique.Jean-François sait fort bien concilier les exigences de cette double formation académique et artistique, avec évidemment la complicité et le sou- ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d'orchestre: ALEXANDER BROTT MICHALA PETRI, flûte à bec «de renom international» CONCERTOS DE HANDEL, SAMMARTINI, VIVALDI MOZART — MAHLER — BROTT LUNDI, 10 FÉVRIER, 20h Billets C?RA|:i) 25 S, 18 S en vente à la Place des Arts cft) Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 $(+ T.P.S.) sur tout billet de plus de 10 S.PHOTO JACQUES GRENIER Jean-François Latour tien de ses professeurs et de ses parents.Tout comme ce climat feutré fîbneerts demusiaiiô Allegn hautbois Théodore Baskin Diane Lacelle clarinettes André Moisan Mark Simons bassons Timothy McGovern Carmeile Préfontaine cors James Sommerville Jean Goudreault contrebasson Bruce Bower Oeuvres de Beethoven jeudi, 23 janvier 1992, 20h.Salle Redpath Université McGill Entrée libre Ce concert est présenté grâce a une subvention spéciale du "Music Performance Trust Funds" obtenue par la Guilde des Musiciens du Québec.favorise l’éclosion du talent de sa petite soeur de 12 ans, Jacinthe qui fréquente la même école.Les deux petits Latour qui ont déjà fait tandem à un Sons est Brioches à la Place des Arts, feront partie d’une tournée de l’Orchestre symphonique Jean-François Perrault en France l’été prochain, Jacinthe comme violoniste et Jean-François comme soliste, ce dernier pour la deuxième fois puisqu’il a vécu cette expérience d’une tournée de l’orchestre en Europe en 1990.Dès ses premières leçons de piano, Jean-François étonna son professeur et ses parents par sa vicacité et sa rapide maîtrise des gammes, du solfège et de l'harmonie.« J’apprenais en effet très vite, dit-il en se voulant modeste, un menuet de Bach par semaine.» Ce qui ne l’empêchait toutefois pas de s’adonner aux activités sportives de son âge, ses parents veillant soigneusement à instaurer un sain équilibre entre les exigences d'uqe carrière naissante et celles de l’évolution normale d'un enfant.à huit ans, Jean-François raflait déjà un premier prix, celui du Concours de musique du Canada, une distinction qu’il devait recevoir plusieurs fois par la suite, en 1987, 1988 et 1989, tout en participant à de multiples émissions de radio et de télévision canadienne et américain, ainsi qu’aux festivals de musique.Kn 1987, il remportait aussi le premier prix de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et en 1991, le jury lui accordait à l’unanimité le 1er prix du Concours de l’Orchestre symphonique de Mont-Royal, en interprétant un concerto de Liszt qu’il jouera de nouveau avec ce même orchestre le 111 mai prochain.Kn 1990, il donnait deux récitals à Paris et à Fleury-Mérogis qui furent couronnés de succès.L'année dernière, Jean-François était proclamé lauréat au Festival de musique classique de Montréal et grand prix du festival de l’Association des professeurs de musique du Québec.Tout récemment, il représentait Radio-Canada au concours international radiophonique ( 'oncer-tino T ni gu dont il attend les résultats.Invité « chouchou » du Pavillon des arts de Sainte-Adèle, Jean-François Latour remplit à chaque fois cette salle et il s’y produira pour la troisième fois le samedi 8 février, le public appréciant sa virtuosité d’interprète des grands classiques, Chopin, Schubert, Haydn, Mozart, Beethoven.Kt bientôt Ravel et les compositeurs québécois Clermont Pepin et François Morel.Il se réserve Brahms pour un peu plus tard, « quand j’aurai atteint la maturité requise », dit-il prudemment.Conscient de faire partie de la cohorte des jeunes pianistes de talent à travers le monde, Jean-François juge stimulante cette compétition, convaincu de pouvoir y faire son chemin, lui que la critique compare déjà à Louis Lortie.« Ce n’est pas tout d'avoir du talent, il faut aussi travailler fort et je crois sincèrement être en mesure de me tailler une place parmi les meilleurs», promet-il avec une belle assurance.Car Jean-Farnçois réfléchit à son avenir.Pour l’instant, il admet être encore en quelque sorte un élément de curiosité, à cause de sa jeunesse cl de sa virtuosité.Mais qu’en sera-t-il dans quelques années ?« Il n’en tient qu’à moi, j’en conviens.Une chose est certaine: un pianiste doit avoir un profond respect pour les oeuvres qu’il interprète, connaître le mieux possible le climat dans lequel elles ont été composées.Une fois cette technique dominée, si tant est qu’on y parvient, l’artiste participe du sentiment pressenti en décryptant la partition, en approfondissant le langage musical, en lui ajoutant sa couleur personnelle.Tenez, je n’ai que 15 ans, bientôt lli, il n’est pas dit que je jouerai Chopin toujours de la même manière à 30 ou 40 ans, mais je suis certain que je resterai rigoureusement fidèle à son écriture.» Ces principes fondamentaux, Jean-François Latour les a aussi appris en suivant des classes de maîtres avec Monique Deschaussées, Lazar Berman, Leon Fleischer, Ne-lita True, Anton Kuerti.Kt en écoutant jusqu’à plus soif Murray Perahia, son idole.ORCHESTRÉ METROPOLITAIN \ de Jean Racine, m.en s Brigitte Haent-jens.du 14 janv au 15 fév à20h MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal (598-5810)— Le Théâtre Populaire du Québec présente • Le pays dans la gorge • de Simon Fortin, m en s.Serge Denoncourt, du 16 au 25 janv à 20h , relâche les dim el lun.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario.Montréal (288-7211)— • La p'tite marchande ¦ production de l'Illusion, théâtre de marionnettes, texte de Michel Garneau, m.en s.Pelr Baran, du 15 janv.au 7 lév, sam et dim.à 15h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Fred Barry, 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Le Théâtre du 100e Singe présente • Brigitte et Jocelyn en voie de disparition • conception et interprétation: Diane Jean el Alain Francoeur, m.en s.Jacynthe Harvey, du 14 janv.au 8 lév.à 20h 30 NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Denise-Pelletier, 4353 esl Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— .Ubu Roi • d'Alfred Jarry, m en s.Daniel Roussel, du 4 au 14 fév à 20h RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— Le Théâtre de la Manufacture présente ¦ Anna • de Robert Claing.m en s.Marie Laberge, à compter du 7 janv.mar.au sam à20h.30, dim.à 15h.THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI: 3900 St-Denis, Montréal— Le Théâtre Pluriel présente • Lazy-boy » de Isabelle Cauchy.< Sur la route des spéculons > de Jean Schmouth, el € Les limbes—huit portraits » de Michel Marc Bouchard, les 22-23 janv à 20h — ¦ Conte d'hiver 70 .de Anne Legault.du 7 fév au 1er mars THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— « Balconville • de David Fen-nario, m.en s.Paul Thompson, du 9 |anv au 2 tév THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominique, Montréal (843-7738)— Danger Public présente • Danny et les Ilots bleus de l'océan > de John Patrick Shanley, traduction Yves Coderre, m.en s.Jean Laliberté, du 7 au 26 janv.à 20h.30, le dim.è 16tv— Le Théâtre 1774 présente t Woman by a Window • m.en s Paula de Vasconcelos.du 31 janv.au 23 tév, mer.au sam à 20h„ dim.à 15h THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)— f Chapitre deux » de Neil Simon, m.en s Monique Duceppe, du 7 janv.au 8 lév.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— € En attendant Godot > de Samuel Beckett, m en s André Brassard, du 21 janv.au 15 lév., mar au ven à 20h , sam à 16h et 21h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— • Cinq Nô Modernes > de Yu-kio Mishima, traduction Marguerite Yourcenar, m.en s Martine Beaulne, du 14 janv.au 8 lév., mar.au ven à 20h .sam.16h.et 21h., dim à 15h LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec (418-643-8131)— « La maison de Bernarda Alba • de Federico Garcia Lorca, m.en s Michel Nadeau, du 14 janv.au 8 fév, mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean.Québec (418-694-9631)— • Ti-Coq » de Gratien Gélinas, m en s.Ginette Quay, du 14 janv au 8 lév.mar.au sam à 20h 30 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre ô Délire présente • Darwin • texte de Antoine Laprise et Patrie Saucier, m en s.Patrie Saucier, du 9 au 24 janv — Le Carré-Théâtre et Tess Imaginaire présentent .Ale- xis > texte de Guy Dufresne, m.en s.Mario Boivin, du 28 janv.au 8 lév EXPOSITIONS Ateliers et galeries ARTES: 102 ouest Laurier, Montréal (271-1211)— Oeuvres de Chemiakin, Cullen.Laperrière, Riopelle.Tobiasse, Weisbuch et bronzes de Varalta ARTICULE: 15 ouest Mont-Royal, ste 105, Montréal (842-9686)— Empreintes de distance, oeuvres de Sylval Aziz, Catalina Parra et Solomon Tzeggai-Te-teri, du 11 janv au 9 tév., mer au dim.de 12h.à 15h.ATELIER DE GRAVURE DE LAVAL: 74 ave du Pacilique, Laval (662-1513)— Linogravures d'artistes québécois, du tO janv au 16 lév.LE BALCON D'ARTS: 650 rue Notre-Dame, St-Lambert (466-8920)— Exposition permanente des oeuvres de Ayotte, Bertounesque.Brunoni, Cosgrove.Del Signore, Hudon, Tiengo, et plusieurs autres BAR LA CERVOISE: 4457 St-Laurent, Montréal (843-6586)— Oeuvres récentes de Richard Roy, du 8 au 29 janv.CAFÉ LE PÈLERIN: 330 est Ontario, Montréal— Ixii télévision «lu saimuli soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO Cl CBFTfR.C.) Montreal Le téléjoumal g L’envers de la médaille Juste pour rire g Cinéma : La peau et les os —Can.88 Avec Hélène Bélanger et Louise Turcot Le Télé-g journal Cinéma : Le chat connaît l'assassin—Am.76 Avec Art Carney et Lily Tomlin WCAXfCBS) L-—J Burlington News News g Star Search Cinéma : Fatal Attraction —Am.87 Avec Michael Douglas et Glenn Glose Ailing The Family News The Honey-mooners Night Court rë-i WPTZ(NBC) L3J Plattsburgh News News g Jeopardy 1 Wheel Of Fortune The Golden Girls g Empty Nest g Nurses g Sisters g News Saturday Night Live CBMT(CBC) tîJ Montréal Saturday Report g The Tommy g Hunter Show Cinéma : The Secret ol Nimh —Am.82 Dessins animés de D.Bluth Céline Dion — Bravo ! National g Newswatcn 23h45 / The Country Beat 40 BT» Le TVA g éd.18 lires La vie en couleur Top musique Cinéma : L'ensorceleuse— Am.88 Avec Timothy Daly et Kelly Preston AdLib Le TVA g réseau Cinéma : L’eflroyablicréature Am.82 —Avec K.Russell CU\ CFCF (CTV) Montréal News g Hockey World Canadian Figure Skating Championships Murphy g Brown Counterstrike g The Commish g News g News Cinéma 12 ffü» TV5 (Télé Francophones Le tour du Québec Francofolies de Montréal Journal deA2 Vision 5 Thalassa Stars 90 22h50 / Kaleidoscope Le divan (23h45) Journal télé suisse (rtpÿs CIVM (R.-Q.) ÏXJ Montreal Ordy Omni g science Le Clap Médecine apprivoisée Parler pour parler : g Vouloir un enfant à lout prit Cinéma : BroadwayDannvRose— Am.84 Avec Mia Farrow et Nick Apollo Forte Cinéma : Me/o —Fr.86 Avec Sabine Azéma et André Dussoller !20j Kf ' 14h/Musiquevidéo Voxpop Concert plus : Special Jlmi Hendrix (roi II #5 O News g WKRP in g Cincinnati Star Trek: The g Next Generation Who's the boss?g Growing g Pains The Young Riders g The Commish g WKRP in g Cincinnati Baywatch roc) Much 'æÇJ Music 18H30 / X-Tendamix Soul in the City X-Tendamix Spotlight / Barry white X-Tendamix rtvï) VERMONT 3» ETV(PBS) 17 h / Cinéma : Doctor Zhivago —Am.65 Avec Omar Sharif et Julie Christie Cinéma : Kramer vs Kramer—Am.79 Avec Dustin Hoffman et Meryl Streep 23h15 / Cinéma: 2010-Am.84 Avec Roy Scheider et Helen Mirren fêD Montréal La roue chanceuse Les Simpson Elle écrit au meurtre (1 ère/2) Cinéma : La trilogie de Robin des bois: Le retour Am.91 —Avec Richard Greene et Léo McKem Le Grand Journal Sports Plus week-end Cinéma : L'année des méduses —Fr.84 Am.91 —Avec V.Kaprisky et C.Cellier dDfpf McLaughlin Group The Editors Lonesome Pine Specials The Best of National Geographic The Adventures of Robin Hood Red Dwarf The Best of The Montreal Edge International Jazz Festival La télévision «lu «limaïudu* soir «»n un «*lin d'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 CBFT (R.C.) Montreal Le téléjournal g Découverte Surprise sur prise g r o WCAX (CBS) Burlington News Missing / Reward 60 minutes g WPTZ(NBC) Plattsburgh Bob Hope (16h30) News g Eerie, g Indiana The g Torkelsons fr» CBMT(CBC) Montréal The Magical World of g Disney To Road to Avonleag 40 SEX*1 L'événement Drôle de vidéo Rira bien.CC\ CFCF (CTV) «y Montreal News g Travel Travel wsg «a TV5 (Télé “D Francophones L'école des fans Journal de A2 Vision 5 (Xf\ CIVM (R.-Q.) Vil) Montréal Degrassi g Le Clap L'amour qui tue (2e/4) m ïiïr Dadabiz Transit Musique vit WVNY(ABC) Burlington News g Discover New England Life Goes On g @!£ 19h / Backtrax rqq, VERMONT ETV(PBS) Cinéma : Mary Poppins—Am.64 Avec Julie Andrews et David Tomlinson 100 limite Caméra 921 rc-Y) WCFE '3X7 (PBS) The Avengers (17h30) Scholars for Dollars Cosmos 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO Cinéma : L entant sur le lac —Can.91 Avec René Gagnon el Monique Lepage Murder, she wrote g Hot Country Night g Dossler/Les derniers arrivés: Le défi de l’intégration Le Télé-g journal Cinéma : Against her will : An Incident in Baltimore Am.92 —Avec Walter Matthau et Susan Blakely Drug Wars : The Cocaine Cartel g The Valour and the Horror (2e/3) Q Cinéma : Quand Harry rencontre Sally —Am.89 Avec Billy Crystal et Meq Ryan News g Venture g Journal Intime America's Funniest Q 7 sur 7 Fous de g l la pub Histoires inventées America's Funniest g Clip trip Cinéma : The Bear—fi.88 Avec Tchéky Karyo et Jack Wallace Caractères Faut pas rêver Scully rencontre News g Roggin's Heroes Slskel & Ebert Sunday Night Redefining Canada Le TVA g réseau News News g Musique classique Cinéma: Ivan le terrible-Il URSS 45—Avec S.Birman Cinéma : Shakedown Am.88 —Avec P.Weller Commercial Program The man (rom U.N.C.L.E.Vision mondiale Cinéma : Croire à en mourir—Am.I Avec R.Arquette et J.Reinhold Cinéma : La flèche brisée —Am, 49 Avec James Stewart et Jeff Chandler Entertainment Tonight g Journal télé belge Rock Steady Cinéma : She woke up—Am.92 Avec Lindsay Wagner el David Dukes Vldéoclips Spotlight / Power 30 Enya Star Trek : The Next Generation First Look Cinéma : Places In lhe Heart—Am.84 Avec Sally Field et Danny Glover Cinéma : Portrait craché d'une lamllle modèle —Am.89 Avec Steve Martin et Mary Steenburgen King Lear Le Grand Journal Cinéma : And Now for Something Completely Different —GB.71 Sports plus I Passeport Cinéma : week-end | Floride 13 morts 1/2 16 Days ot Glory: Calgary Golden Years. Le Devoir, samedi 18 janvier 1992 ¦ C-11 ARTS VISUELS La trahison du regard .Steve Curtin expose à la Galerie Oboro.Steve Curtin Galerie Oboro 3981, Boulevard Saint-Laurent Suite 499 Jusqu'au 9 février 1992 Marie-Michèle Cron LES TOURS de Steven Curtin sont infernales.Issues d’une série de dessins à l’encre et au crayon qu’il réalisa au cours d’une période de 1K mois, redoutables objets qui jalonnent la galerie Oboro comme des forteresses tronquées de leur nerf vital, revêtues d’apparats architecturaux qui révèlent une grande virtuosité technique dans l’exécution d'infimes détails, les oeuvres à échelle réduite de ce jeune artiste montréalais citent des styles variés et des époques différentes, mauresque, gothique, classique, orientale, entre autres, tout en gardant leur caractère spécifique.Kt de cet éclectisme insolite qui bouscule l'exactitude chronologique, jaillissent des tours, éléments dramatiques par excellence de ce bal travesti qui ensorcelle le regard du spectateur.Constamment stimulé par les formes élastiques de ces « jouets» gigantesques qui rappellent des châteaux de sable éphémères, l’oeil se promène dans les coulisses vides d'un théâtre d’images à la fois austères et somptueuses.! Somptuosité.Une tour shakespea- :¦ • Images du Népal et de la Thaïlande ¦ photographies de Anne de Guise et Daniel Gauvm, du 1er déc.au 1er lév LA CENTRALE: 279 ouest Sherbrooke sle 311-0.Montréal (844-3489)— Installation de Maria Magdalena Campos, du 11 janv au 2 lév, mer.au dim 12h.à 17h.CENTRE DES ARTS VISUELS: 350 Victoria.Montréal (488-9558)— Oeuvres de Scott MacLeod, du 16 janv.au 8 lév CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM: 200 ouest Sherbrooke, Montréal (987-3395)— 86e exposition annuelle du livre de l'American Institute ol Graphie Arts, du 16 janv.au 16 lév CENTRE D'EXPOSITION CIRCA: 372 ouest Ste-Catherine, ste 444, Montréal (393-8248)— Alh-zeimer social de Paul Grégoire, du 11 janv.au 22 lév.mer au sam de 12h à 17h30 CENTRE D'EXPOSITION DES GOUVERNEURS: 90 chemin des Patriotes, Sorel (746-7923)— Peintures de lucio Deheush.du 5 au 26 ianv CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX PALAIS: 185 rue du Palais, St-Jérôme (432-7171)— Laurentides, panorama pictural de 1B99 à nos jours, du 12 janv.au 23 lév, mar.au ven.et dim.CENTRE INTERCULTUREL STRATHEARN: 3680 Jeanne-Mance, bur 103, Montréal (872-9808)— Art Mohawk 92.plus de 50 artistes exposent, du 9 au 31 janv.COMPLEXE DU CANAL LACHINE: 4710 St-Ambroise, Montréal (935-1291)— Galerie Jaune.Oeuvres de Isabella Owoc, du 8 au 31 janv DAZIBAO: 279 ouest Sherbrooke espace 311C, Montréal (845-0063)— Oeuvres de Marc De Guerre, du 11 janv.au 9 lév, mer au dim ot sur rendez-vous ÉDIFICE BELGO: 372 ouest Ste-Catherine.ste 312, Montréal (874-9423)- La Salle des Pas Perdus, installation photographique de Christiane Des|ardins, du 11 janv.au 1er lév., mar.au sam.de 12h à 17h.ÉDIFICE CUMMINGS: 5151 chemin Côte Ste-Ca-Iherine, Montréal— De Feu et D'Exil, exposition de André Elbaz, du 18 janv au 9 lév.ESPACE GLOBAL: 914 est Mont-Royal, Montréal— • Pérégrinations • photo-illustrations et ornements de Robert Gauthier et Danielle Bérard, jusqu'au 26 janv GALERIE D'ART DU COLLÈGE ÉDOUARD-MONTPETIT: 100 est de Gentilly.Longueuil (679-4480)— Peintures/sculptures de Dominique Laquer-re.du 14 janv au 2 lév.GALERIE D’ART CONCORDIA: 1455 ouest de Maisonneuve, Montréal (848-3494)- Biennale des professeurs de la faculté des beaux-arts, du 16 janv.au 29 lév — GALERIE VAV: Multimedia Tea Party, du 13 au 18 janv GALERIE D’ARTS CONTEMPORAINS DE MONTRÉAL: 2122 rue Crescent.Montréal- Oeuvres choisies de J P Riopelle, oeuvres de Andrew Lui, oeuvres d'artistes canadiens— 2e étage: Petits lormats d'artistes do la galerie, tout janv, GALERIE D’ART STEWART HALL: 176 Bord du Lac, Pointe-Claire— ¦ Vingt ans d'histoire, tout en couleur • l'Atelier Le Fil d'Ariane, du 18 janv.au 16 lév t ienne sertie de vitres-miroirs et de petits balcons attend en vain le passage obligé de Roméo et Juliette.Équipée d’un oeil électronique qui enregiste le moindre déplacement physique du spectateur, elle oscille alors dans un mouvement lancinant et éclabousse de lumière les étages supérieures.Nous restons sur le pas de la porte, figés devant cette présence anthropomorphique qui se ferme à toute tentative d’intrusion de notre part.Nous sommes tombés dans le piège d’Écho se mirant dans son propre reflet.À côté, une tour blanche entrelace l’intérieur et l’extérieur, escalade des damiers qui se croisent et épousent les planchers des aires ouvertes, fait grimper le regard sur une échelle miniature disposée dans un miroir convexe.Chutes, ascensions, vertiges : l’artiste nous déstabilise et multiplie les points de vue comme dans cette autre construction qui voit ses portes et ses fenêtres condamnés, aveuglés par du plâtre.Tour de Nesle sévère et claquemurée par les passions interdites des rois maudits, tour d'ivoire qui contient quelques astucieuses machinations techniques, elle nous transforme en voyeur impavide et nous incite à percer ses secrets d'alcôve.Kn collant notre oeil sur quatre longue-vues minuscules qui trouent les murs silencieux, nous découvrons GALERIE BROCARD: 2691 Curé Labelle, Prévost (1-224-4294)— Liquidation en permanence de Ayotte.Cosgrove, Masson, Riopelle et plus de 100 artistes canadiens, ven.au dim.de tOh.à 16h GALERIE CLARK: 1591 rue Clark, 2e étage.Montréal (288-4972)— Oeuvres récentes de David Bla-therwick et Harry Symons, jusqu'au 2 lév.GALERIE DARE-DARE: 279 ouest Sherbrooke, espace 311 B, Montréal (844-8327)— Sculptures-céramiques de Nathalie Ducharme, du 11 janv.au 2 fév.GALERIE L'EMPREINTE: 272 est St-Paul, Vieux-Montréal (861-4427)— Peintures de Léa Klein, du 15 janv.au 3 lév.GALERIE GRAFF: 963 est Rachel.Montréal (526-2616)— Oeuvres récentes de Luc Béland, du 9 janv au 9 lév.GALERIE DU GRAVE: 17 rue des Forges, Victoria-ville— Oeuvres de Jean Dubois, jusqu'au 31 janv., mar.au dim.GALERIE HORACE: 74 Albert, Sherbrooke (819-821-2326)— Installation photographique de Margaret Lawther, jusqu'au 2 lév.GALERIE SAMUEL LALLOUZ: 372 ouest Ste-Catherine, ste 528, Montréal (398-9806)— Dessins de Robert Morris et oeuvres de Blair Robins, jusqu'au 8 lév GALERIE LIEU OUEST: 372 ouest Ste-Catherine, ste 523, Montréal (393-7255)— Natures mortes en bronze peint de Léopold L.Foulem, du 4 au 25 janv, GALERIE LUMIÈRE NOIRE: 3575 St-Laurent, bur.222, Montréal (845-1478)— Oeuvres de Pierre Boulay et Gilles Petitclerc.du 14 déc.au 5 avril GALERIE MICHEL-ANGE: 430 Bonsecours.Vieux-Montréal (875-8281)— Oeuvres de Ayotte, Barbeau, Betlelleur, Dallaire, Fortin, Gagnon, Lemieux, Richard et Riopelle GALERIE MONTCALM: Maison du Citoyen, 25 rue Laurier, Hull (819-595-7488)— Oeuvres de Jean-Paul Riopelle.du 12 déc.au 26 janv.GALERIE SÊKAI: 4281A ouest Notre-Dame, Montréal (939-0561 h Artistes de la galerie, jusqu'au 26 janv.GALERIE BARBARA SILVERBERG: 2148 Mac kay.Montréal (932-3987)- Artistes de la galerie, jusqu'au 24 janv GALERIE SKOL: 279 ouest Sherbrooke, ste 311 A.Montréal (842-4021)— Imposture, exposition de groupe, jusqu'au 2 lév GALERIE TROIS POINTS: 307 ouest Ste-Catherine, ste 555, Montréal (845-5555)— Oeuvres de Richard Deschênes, du 8 janv.au 1er lév GALERIE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 2332 Edouard-Montpetil, 4e étage, Montréal— Des Rives on Parallèle, exposition de groupe, du 16 au 30 janv.GALERIE UQAM: Pavillon Judith-Jasmin, 1400 Bern, Montréal (987-8401)— Marcel Saint-Pierre New York Thruway 87-90, du 17 janv.au 23 lév — Oeuvres de Suzanne Paquette, du 17 janv.au 2 lév.GALERIE VERTICALE: 1897 ouest Dagenais, La- PHOTO JACQUES NADEAU une pièce dallée, déformée par un subterfuge optique astucieux, Ces ef-fels d’illusion de la profondeur, d’un volume spatial qui évoque la perspective à «judas» typique du XVIe siècle, s’ingénient à contrefaire la réalité et à nous induire en erreur.Trahison du regard.Car toutes ces tours reportent toujours leur observai ion d’autrui sur elles-mêmes, vibrant d’une vie interne particulière, épiant notre attitude de voyageur égaré dans cette ville-fantôme.Ainsi de celle-ci, plus massive et dont l’appareillage est constitué d’une multitude de briques de plâtre coloré de diverses teintes de rose.Au milieu des créneaux, s’ouvre un puit qu'on imagine sans fond et qui nous précipite sur une image vidéo brouillée, neigeuse.Dans ces mises en scène élaborées où complotent la ruse et la stratégie, Steven Curtin nous déplace comme des pions sur un échiquier pour nous remettre en question en tant que sujet dans le inonde.LOUIS PELLETIER du 18 janvier au 8 février vernissage mercredi 22 janvier de 17h à 19h GALERIE FRÉDÉRIC PALARDY 307 rue Ste-Catherine Ouest Suite 515 Montréal (514) 844-4464 Mar.au ven.de 11 h à 18h sam de 11h à 17h GALERIE D’ART STEWART HALL Centre Culturel de Pointe-Claire 176 Bord du Lac, Pointe-Claire, 630-1254 du 18 janvier au 16 février 1992 “Vingt ans d’histoire.tout en couleur” Une exposition de tapisseries pour célébrer le 20ième anniversaire du “Fil d’Ariane’’ Vous êtes invités au vernissage dimanche, le 19 janvier de 14h à 16h Du lun.au ven.de 14h à 17h — lun.et mer.soir, de 19h à 21 h sam.et dim.de 13h à 17h Admission gratuite — Accessible par ascenseur val (628-8684)— Oeuvres récentes de Michel Goulet, jusqu'au 9 lév.GALERIE DE LA VILLE: 12001 de Salaberry.Dol-lard-des-Ormeaux (684-1010)— Oeuvres de Jackie Rae Wloski, du 8 janv.au 7 tév.GALERIE BRENDA WALLACE: 372 ouest Ste-Catherine.ste 508, Montréal (393-4066)— Oeuvres de Claude-Philippe Benoit et Joseph Branco, du 16 janv.au 22 lév., mar.au sam, de 11 h.à 17h.INSPECTEUR ÉPINGLE: 4051 St-Hubert, coin Duluth, Montréal (596-7764)— .Hommage à H.G.Wells • Oeuvres récentes de Philippe Labelle, du 12 au 25 janv.MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395 ouest boul.de la Concorde.Laval (662-4442)— Exposition Suzor-Coté Cullen jusqu'au 2 fév.MAISON DU CITOYEN: 25 rue Laurier.Hull-Exposition sur Claude Champagne, grande figure de l'histoire de la musique au Canada, jusqu'au 28 janv.MAISON DU MEUNIER: 10697 rue du Pont.Ile de la Visitation (872-5913)— Exposition de 10 aquarellistes: Bélanger, Bérubé, Charliers, Comtois, Foreman, Maisonneuve, Marinier.Michaud, Palmaerts et Philibert, jusqu'au 26 janv.MAISON RADIO-CANADA: Salle Raymond-David, 1400 est René-Lévesque, Montréal (597-5520)— Oeuvres de Jean-Claude Rozec, jusqu'au 24 janv.MICHEL TÉTREAULT ART CONTEMPORAIN: 1192 Beaudry, Montréal (521-2141)- Oeuvres récentes de Kevin Kelly, du 18 janv.au 16 lév.OBORO: 3981 St-Laurent ste 499, Montréal (844-3260)— Installation de Steven Curtin, jusqu'au 9 fév,, mer.au dim.de 12h.à 17h.L'OEIL DE POISSON: 25 ouest boul Charest, Québec (418-648-2975)— Exposition collective sur le thème de la gourmandise, du 16 janv.au 2 tév.REGART: 57 Côte du Passage, Lévis (418-837-4099)— Oeuvres de Gilbert Sevigny et Jean Cou-lombe, jusqu'au 26 janv, mer.au dim de 12h.à 17h.WADDINGTON AND GORCE INC.: 2155 Mac-kay.Montréal (847-1112)— Artistes de la galerie.Alexander, Chaki, Comtois, Curnoe, DI Léo, Lali-berte, Letendre, McEwen, Molinari, Reid, Stewart, et autres Musées MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Cité du Havre, Montréal (873-2878)— Rétrospective de l'oeuvre de John Baldes-sari, réalisée et mise en circulation par le Museum of Contemporary Art de Los Angeles, du 10 nov.au 19 janv MUSÉE D'ART ST-LAURENT: 615 bout Ste-Croix, St-Laurent (747-7367)— .Arts anciens et traditions artisanales du Québec ¦ exposition permanente MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Pavillon Jean-Noél Desmarais Rétrospective des oeuvres de Jean-Paul Riopelle, du 26 nov, au 19 janv.92— Collection permanente— Ouvert du mar au dim.de 11h.à 18h, le sam.jusqu’à 21 h.— Pavillon Benalah Gibb: L'architecture de Edward et W.S.Maxwell, du 13 déc.au 22 mars— Paysages d'hiver au Québec (1850-1950) du 13 déc.au 2 tév — Ralraichissement de l’esprit: récipients à vin et à thé d'Orient, du 13 déc.au 22 mars (MUSÉE)CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 Baile, Montréal (939-7000)- Musée consacré à l'art de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de Maîtres, 120,000 livres, 45,000 photographies, ainsi que des tonds d’archives importants— Corpus Sanum In Domo Sanum: l'architecture du mouvement en faveur de la salubrité domestique 1870-1914, jusqu'au 16 lév.92— Architecture potentielle: jeux de construction de la collection du CCA, jusqu'au 8 mars 92— mer.et ven.de 11h.à 18h„ jeu.11h.à 20h , sam.etdim.de 11h.à 17h.MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie.Québec (418-643-2158)— ¦ Objets de civilisation » exposition permanente — • La barque à voile » exposition permanente.— • Mémoires » exposition permanente.— Messages, exposition sur les moyens de communication entre les individus et les sociétés, en permanence MUSÉE MARC-AURÊLE FORTIN: 118 St- Pierre, Montréal (845-6108)— Oeuvres de Marc-Au-rèle Fortin en permanence— Ouvert du mar.au dim.de 11 h.à 17h„ saut le lundi, visite commentée pour groupes en semaine sur réservation, le dimanche à 14h.30 MUSÉE DE L'ORATOIRE: 3800 Reine-Marie.Montréal (733-8211)— Les crèches à l'Oratoire, 239 crèches de 63 pays, jusqu'au 4 tév.de 10h.à 17h.MUSÉE OU QUÉBEC: f ave Wolfe-Montcalm.Québec (418-643-2150)— La Collection du Musée, exposition permanente— Oeuvre de David Moore, dans la Tourelle du Pavillon Baillargé— • Entre murs et nuages > le jardin de Paul Lacroix, du 30 juin au 31 mars 1992— Vues pittoresques.Photographies de William Gordon Shields, du 4 déc.au 28 fév.1992 — La décennie de la métamorphose, exposition collective, du 22 janv.au 24 mai MUSÉE DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC: 9 rue de l'Université, Québec (692-2843)— Des objets au service du savoir, jusqu'au 1er juin— 1er étage: • Ils signent l'histoire • Archives historiques du Séminaire, jusqu'au 20 oct— Québec en trois dimensions, à compter du 30 janv — Guerres et commémorations, jusqu'au 9 nov — 2e étage: Ecoles du Nord: Hollande et Flandre, jusqu'au 5 avril— Les arpenteurs du ciel, jusqu'au 5 oct.— 3e étage: Les chels-d'oeuvre de la peinture religieuse européenne, lusqu'au 4 mai— Art Oriental, jusqu'au 10 août — 4e étage: Orfèvrerie, jusqu'au 4 mai Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 rue Hochelaga, Montréal (872-8755)— Le Centre Copie-Art présente Copies non conformes, oeuvres d'artistes en résidence du Centre (1967-1991) du 16 janv.au t5 fév Centre Canadien d'Architecture/Canadian Centre for Architecture Musée et centre d'élude voué à l'architecture et son histoire I Architecture potentielle: Jeux de construction de la collection du CCA Jusqu'au 8 mars 1992 Cette deuxième exposition consacrée à la Collection de jeux et de jouets d'architecture du CCA montre comment l'on apprend à inventer des rapports entre la forme de bâtiments, l'espace ( et la structure et à mieux comprendre le monde qui nous entoure.L'acquisition de la collection de jeux et de jouets d'architecture du CCA a été rendue possible grâce à l'appui généreux de Bell Canada.> Des séances de jeu Banque Nationale pour les enfants de 3 à 12 ans se tiennent au CCA les fins de semaine.Pour réserver, veuillez communiquer avec la billetterie au (514) 939-7026.Les salles d'exposition et la Librairie du CCA sont ouvertes aux heures suivantes: mercredi et vendredi, 1 1 h à 1 8h jeudi, 1 1 h à 20h samedi et dimanche, 1 1 h à 17h 1920, rue Baile, Montréal, Québec, H3H 2S6 Stations de métro Guy-Concordia et Atwater.Stationnement disponible.MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.SAMEDI 18 JANVIER LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • valses (J.Strauss) • symphonies op.3 nos 4-5-6 (J.C.Bach) • concerto grosso en la majeur (Muffat) • suites en so majeur et ré mineur (Muffat) • quatuor no 3 (Cherubini) f DEMAIN SOIR, 22:00 • concerto pour piano no 9 JeuneHomme (Mozart) • symphonie no 35 (Mozart) • symphonie no 4 op.90 Italienne (Mendelssohn) • concern pour flûte RV 509 et 514 (Vivaldi) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 t > C-12 M Le Devoir, samedi 18 janvier 1992 4TJ\'V le cahier du i • \±J£ameai ARTS VISUELS Le Luc Béland, Vertigo Maison de la culture Côte-des-Neiges, 5290, Côte-des-Neiges.Jusqu'au 9 février.Luc Béland, Sepulcrum Galerie Graff, 963, rue Rachel est Jusqu'au 9 février.Dominique Laquerre Galerie du Collège Édouard-Montpetit, 100, rue de Gentilly est, Longueuil Jusqu'au 2 février.Jean Dumont LIER, au seuil de la visite d’une exposition ou d’une autre, les notions de code et de précarité, pourrait être le simple rappel d’une prudence nécessaire.Code et précarité du sens vont de pair, puisque le code, qui est la condition nécessaire [tour que le sens nous parvienne, en est dans le même temps le conditionnement et la limite.Partout où sa loi règne, que ce soit dans la part du langage qui résiste à la poésie, ou dans celle de l’art qui ne résiste pas au langage, il ne livre le sens que préalablement mis en forme.Les règles, les lois, les codes sont des conventions qui concourent à transformer, pour nous, la réalité inconnue en un réel qui la cache encore sans la dire.Mais les deux termes sont aussi rapprochés là pour faire ressortir le fait que bien qu’étant des facteurs opératoires, il n’en sont pas moins rarement neutres.Ils pourraient n’être qu’un potentiel, la caractéristique même de l'instant, mais le malheur est que trop souvent nous les projetons dans le temps et la durée, et leur faisons refléter les valeurs positives ou négatives de nos sociétés.Du code, nous faisons alors souvent une vérité, et dans la précarité nous anticipons toujours le malheur et la chute.La solution n’est pas dans la destruction des codes ou dans leur utopique neutralité, mais dans la prise de conscience de l’existence de leur dépendance.Ignorez cette dépendance, et vous vous fermez le monde; reconnaissez-la, et vous ouvrez votre univers à tous les autres possibles.Il en est de même avec le potentiel de la précarité qui est la condition même du mouvement de la vie.Les deux expositions actuelles de Luc Béland, l’une à la Maison de la culture Côte-des-Neiges, l’autre à la Galerie Graff, sont complémentaires, et s’articulent toutes deux à la charnière de la pratique de la peinture et de la notion de référence et d’incertitude.C’est dire que le code et la précarité y sont à l’honneur.Les grands diptyques de « Vertigo», violemment colorés, composés d’une toile rectangulaire ou carrée et d’un châssis aux contours Jean-Paul y f" -f-'w 2 b novembre 1991 -19janvier 1992 ^C’^ÊSSSÈ Pav'N°n Jeon-Noël Desmarais 130 œuvres et 50 années de création : le parcours inventif d'un grand artiste inspiré par la nature.« Une peinture généreuse, débordante de vitalité, am?***.TCOOT enracinée dans des espaces lumineux.» (Le Devoir) « On connaît bien mal, Riopelle.Aussi est-ce avec ébahissement que l'on découvre les peintures sur bois des dernières années que bien des jeunes loups lui envieront.» (La Presse) L'ARCHITLCTURL DF EDWARD & W.S.MAXWELL ]pff '/ /.?décembre 1991 ¦ 22 mars 1992 1-jjsÉl : Pavillon Benaiah Gibb Maquettes, dessins, croquis et photographies retracent l'histoire des frères Maxwell, ces architectes à qui l'on doit plusieurs édifices remarquables, dont le pavillon 19! 2 du Musée des beaux-arts de Montréal.Ef a ne pas manquer, les expositions organisées dons le Carrefour: Points de vue Les grands courants de l'art moderne vus par les adolescents du Québec.Pourquoi créer des œuvres d'art ?Pour tenter de découvrir les intentions de artiste au moment de la création d'une oeuvre Un connaisseur a découvrir Une exposition qui se visite comme un jeu de société Spectre de couleurs La couleur dans l'art comme dans la vie de tous li les |Ours é ducati i 1 et ici té ,s’ et culturelles ?tsites commentées, présentées en sol aboration avec 1 Assoc,ation des guides berévo!es jusqu'au 19 décembre 1991 Coup d'œil : découvert du nouveau pa/Jlon er, i'onço • en anglais ’ 1 h les mardis, mercredis, jeudis Jeon-Poul Riopelle en français - • en anglais 3 h les mardis, merae-j s eudis o compter du 8 janvier 1992 Coup d'œil : découver,e du no uvea, oa/ 'on en français, 13 h • en anglais 11 h tous les mercredis Jeon-Poul Riopelle tous '.es mercredis L'Architecture de Edward & W.S.Mavwell en fronça ' h • en anglais 3 ' tous les mercredis En '.empierrer' le mille corré du Musee un diaporama commenté oréserté tous les mercredis au pavillon Benaiah Gibb en frar.ça -, 3 h • en anglais, 11 h Accès libre avec le billet d'entree ou Musee OUVERT SUR comme dans Musé MUSÉE DES, BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL code et la précarité -^T PU—r-T- PA - ' irréguliers, ne livrent au premier regard, à la reconnaissance du spectateur, que quelques surfaces élémentaires, arches ou pignons, qui se répondent d’une toile à l’autre, quelques formes astrales ou exelama-tives qui définissent les châssis, et quelques structures linéaires qui quadrillent les surfaces.Ce qui retient, et pour longtemps, le spectateur au pied des oeuvres c’est, quand il s’en approche, la montée soudaine à leur surface, des éléments minuscules d’une humanité fragmentée et difficilement identifiable.Il faut une longue patience et la volonté de comprendre ce que révèle et cache la peinture, pour faire un tout de ces éléments figuratifs dispersés.On reconnaîtra alors, peints sur un fond jaune-sable uni, les silhouettes de personnages de cirque empruntés aux illustrations d’une vieille encyclopédie; acrobates, trapézistes, saisis en plein vol, mais aussi plongeurs, avions, bicyclettes, animaux .Après que cette humanité ait laissé sur le fond la trace de sa précarité, le tableau est recouvert d’une couche d’un polymère rouge vif que l’artiste arrache ensuite, par endroits, pour découvrir, fragmentés, l’unité et les hasards qu’elle cachait.Les références ?Elles sont multiples et entrecroisées.Il faut se souvenir que Béland se nourrit autant de l’histoire de la peinture que de celle des hommes et de la littérature.Prenez la référence au cirque, par exemple.Le « Circus maximus » elliptique de Home, réservé aux courses de chars, et dont les 12 portes des écuries répondaient aux 12 signes du Zodiaque, est devenu notre piste circulaire moderne ou évoluent les chevaux et les acrobates; lieu ou se succèdent la tension et la détente, la force et l’illusion, le vertige et la peur.Mais sous le rouge de la surface, la piste des jeux fait signe aussi à l’arène des corridas et à la « muleta » qui annonce le sacrifice de la bête, la « guenille sanglante » qui symbolise l’irruption du malheur et de la mort sur le sable gorgé de soleil .Seurat, Degas, Léger, Picasso, Calder et combien d’autres se sont passionnés pour les jeux du cirque et de l’arène avant Béland ! Et cela nous ramène à l’histoire de la peinture que ce dernier revisite à sa manière.René Payant ne fait-il pas remarquer que dans le tableau de représentation, « la tache (la touche) fait figure de « bruit », de parasite qui brouille la visibilité de l’image » 7 Alors que les déchirures de Béland, sortes de « négatifs » de cette tache, révèlent au contraire le désir de Terre, détails de Dominique Laquerre.cette image qui prend vie, non à la surface, mais entre celle-ci et le fond du tableau.Ces mêmes jeux de renversement du temps de la peinture sont à l’oeuvre dans la série des « Sepulcrum », à la Galerie Graff, sous une forme tout autre et inhabituelle chez Béland.Des photos sérigraphiées de Joyce, Nietzsche et Aquin, références littéraires et philosophiques courantes dans son travail, sont encollées, mêlées de témoignages de peintures passées, sur l’envers de boites fixées au mur.Dans chacune d’elles, une petite ouverture, munie d’une porte montée sur charnières, permet de prendre connaissance, si on le désire, de ce que cache le fond/surface am-bigii de la peinture, animaux, objets du quotidien, fragments peints, mémoires connues et inconnues de l’artiste autant que celles de ses références.11 faut voir, et prendre tout le temps de voir, ces deux expositions, en se disant bien que si les notions de mort, de traces, de mémoire, d’intime, nous sont moins évidentes dans Un carrefour intercontinental L'échange extraordinaire entre les cultures de la Sibérie et de l'Alaska.Ne manquez pas votre chance, il n’y en aura pas d’autre! Après douze ans de gestation, voici «Un carrefour intercontinental», une exposition où l’on retrace l’épopée des autochtones de la Sibérie et de l’Alaska qui, des siècles durant, ont échangé fraternellement techniques et coutumes.Manteaux irideseents en peau de saumon, parkas de peaux d’oiseau, vêtements faits d’intestins de morse, masques majestueux et couvre-chefs stupéfiants : six cents artefacts rares, dont la plus grande partie n’ont jamais été exposés en Amérique du Nord, ont élé rassemblés afin que vous puissiez, les admirer.la première que dans la seconde, c’est que les codes de cette dernière, la boîte par exemple, par les images induites du cercueil et du tabernacle, sont pour nous marqués au coin de la notion du sacré, alors que nous associons ceux de la première, qui disent pourtant la même chose, à la légèreté de la distraction et du spectacle.Ces deux expositions sans concessions, qui illustrent parfaitement le renouvellement dans la constance et la maturité dans l’évolution de Luc Béland, sont recommandées à tous, mais particulièrement à ceux que déchirent encore les problèmes de la figuration et de la non-figuration, ainsi qu’à tous les autres qui sont persuadés que l’art n’a pas penser parce qu’il n’est qu’une représentation du réel, alors qu’il est en fait une construction de la réalité.L’exposition Le Fragment/Le Détail, Terre d'Europe/Terre d’Amérique, présentée à la Galerie d’art du Collège Édouard-Montpetit, frappe quant aux codes et à leur absence d’innocence, sur le même clou que celle qui précède.Le propos du travail de Dominique Laquerre n’est certes pas de faire prendre conscience du caractère conventionnel des codes, de leur ancrage dans la société qui les édicte, et de la fidélité avec laquelle ils en reflètent et en modèlent les valeurs, mais l’éventail des codes livrés par son exposition, scientifiques dans la représentation cartographique du monde, artistiques dans celle de ses paysages, aide grandement à celle prise de conscience.Trois excellentes pièces, par exemple, faites de feuilles de plaeoplâ- GALERIE TROIS POINIS MICHÈLE ASSAL Galerie I RICHARD DESCHÊNES Galerie II jusqu'au 1er février Avec la participation du ministère des Affaires culturelles du Québec 307, SAINTE-CATHERINE OUEST SUITE 555, MONTRÉAL H2X 2A3 (514) 845-5555 tre portent, incrustés, des morceaux de tôle rouillée qui symbolisant les continents d’une planisphère, traitent de la dégradation du monde.Vous n’ignorez pas les problèmes de quadrature du cercle qui ressortent de la mise à plat du volume de la mappemonde.Nous savons aujourd’hui, que dans tous les systèmes de projection habituels — les codes de la représentation cartographique du monde — le peu de surface apparente des terres du tiers monde par rapport à celle des terres d’Occident correspond exactement à l’idée que nous nous faisons de l’importance socio-économique et culturelle de ces continents.Devant ce constat, des chercheurs ont d’ailleurs mis au point d’autres codes de projection, tout aussi scientifiques, qui cette fois rendent justice à tous.Il est inutile de revenir, une fois encore, sur le caractère parfaitement conventionnel de « l’invention du paysage » par la peinture ; nous en avons souvent parlé.J’ai beaucoup aimé cette exposition dont les matériaux inhabituels n’en suscitent pas moins, dans le judicieux emploi qui en est fait, un équilibre classique qui aide à l’acceptation des pièces, et qui passionnée de la nature, évite à la fois les pièges de l’écologie primaire autant que ceux de la représentation romantique.Dès qu’on la parcourt attentivement, les échanges ne cessent de s’enrichir entre les oeuvres et le spectateur.Les idées fusent, se branchent, se multiplient, allant du détail aux ensembles, et réciproquement, posant les problèmes de responsabilité, résolvant ceux du simulacre et de la présentation, traversant l’histoire de l’art et des métiers.Croyez-moi : la connaissance de la dépendance des codes, et donc de la relativité des lectures, ne gâche pas le plaisir, bien au contraire.Le monde de Dominique Laquerre n’en est que plus vaste.GALERIE SIMON BLAIS 4521, rue Clark suite 100 Montréal (514)849-1165 Mardi au samedi de 9h30 à 17h30 et sur rendez-vous Riopelle Importante collection d’estampes originales de 1968 à 1989 Service d’encadrements muséologiques FIN I)K SEMAINE «INTERCONTINENTALE» À HUEL/OTTAWA Forfaits à partir de 59$ la nuit.* ‘Selon la disponibilité, tous les forf aits comprennent l'hébergement et l'entrée au MET Hébergement gratuit pour les enfants de moins de I2 ans Communique/ avec I'hotel de votre choix pour plus de renseignements I n prime1 Profite/ de votre passage pour aller -oir les ROLLING SI ONES AU MAX.Billets en quantité limitée Renseignements a l'hôtel.JlôLd Plaza ( i lundiic te (RIO) 778-3880 HÔTEL RAMADA* I -800-567-9607 Dorai Inn Hold I 800-2ô DORAI.(810)770-8550 QRjadisson I 800 333-3333 Skyline Hotel Voyageur MUSÉE CA N ADI I N DES CIVI! ISA HONS Canadian museum OL CIVILIZATION K JT DENYSE GÉRIN-LAJOIE TL LU Profil de la vie UJ J- exposition de photographies _l QC < < 14 janvier -13 février O TJ Rencontre avec l’artiste < mardi, le 21 janvier à 19h30.M ¥ Le* centre» mmtnrmsm m n communautaire» ————— ,u.i»«MooifMi ! 5170 CHEMIN DE LA CÔTE STE-CATHERINE.MONTRÉAI niipRcr 7™ fcj •un dujeu ariax:invena 9ha 14h Dimanche lOhà 17h Luc Béland Oeuvres récentes jusqu'au 9 février 1992 VERTIGO MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEIGES SEPULCRUM Rencontre avec l'artiste le samedi 18 janvier 1992, entre 14 heures el 17 heures Galerie Grafï * 963 est Rachel, Montréal, Qc H2J 2J4 (526-2616) Vjlu mercredi au vendredi de I Ih.à 18h.- samedi et dimanche de I2h.à I7hv
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