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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1992-01-28, Collections de BAnQ.

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Montrial Londres Hong Kong 514 284 23 23 Communications Design et graphisme Relations interculturelles Vol.LXXXIII — No 22 ?Ensoleillé Max : -6 Détail page B-5.Montréal, mardi 28 janvier 1992 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ SOCIÉTÉ Le déficit du Canada sera ’mm.Abandonnés, ils abandonnent Loin d’être le simple fait d’élèves récalcitrants ou de délinquants, l’abandon scolaire est aussi le fruit du « décrochage » des parents, des enseignants et du personnel des commissions scolaires.Telle est la conclusion du colloque qui a réuni 1000 personnes à Québec en fin de semaine.Un texte de Caroline Montpetit.Page B-l Québec pourrait mettre le TNM en tutelle Robert Lévesque AU CABINET de la ministre des Affaires culturelles, la crise qui vient d’éclater au Théâtre du Nouveau Monde a pris tout le monde au dépourvu, mais elle est considérée comme « très sérieuse » et le chef de cabinet de la ministre Liza Frulla-Hébert, M.Paul Langlois, reconnaît qu’« il y a une situation explosive » qui pourrait conduire à la mise en tutelle de la compagnie de théâtre.M.Langlois a affirmé au DEVOIR hier qu’il convoquait ces jours-ci une séance de travail sur cette crise et que d’ici la fin de la semaine « on aura réuni toutes les informations nécessaires sur la situation, mais aussi sur l’histoire et le rôle de la compagnie afin de faire la lumière sur cette crise et chercher une solution ».Sur les subventions qui ont totalisé 1,2 million?l’an dernier au TNM le ministère a été le plus important bailleur de fonds avec 600 000 $ suivi d’Ottawa avec 500 000 $ et de la Ville de Montréal avec 100 000?.« Il n’y a pas de temps à perdre », a dit M.Langlois, qui reconnaît qu’il faut régler cette situation devenue fort critique depuis que le directeur artistique, Olivier Reichenbach„a révélé (dans l’édition du DEVOIR d’hier) les éléments d’un « putsch » mené par le directeur administratif du TNM, M.Michel Noël, et le président du conseil, M.Pierre Mantha, pour s’ingérer dans la direction artistique de la compagnie de théâtre et doubler celle-ci pour disposer parfois de la salle de la rue Sainte-Catherine à d’autres fins que celles des productions théâtrales du TNM.Le chef de cabinet de la ministre a reconnu que M.Michel Noël avait bel et bien fait parvenir une lettre le 25 mars 91 où il annonçait (deux mois après son entrée en service au TNM) qu’il préparait un plan triennal de relance financière et « artistique » pour la compagnie, lettre dont M.Rei-chenbach n’avait pas eu connais-Volr page A-4: Québec Congrès spécial du PLQ en mai prochain Pierre O’Neill LE PLQ a déclenché le processus préparatoire à la tenue d’un congrès spécial pour débattre les propositions finales d’Ottawa et modifier, s’il y a lieu, le programme constitutionnel que les militants se sont donné le printemps dernier.Réunis jeudi soir dernier à huis clos au secrétariat central de la rue Saint-Denis à Montréal, les membres du comité exécutif du parti ont décidé d’ordonner aux associations de comtés de procéder au choix de leurs délégués en vue de ces assises extraordinaires devant avoir lieu entre le 15 et le 30 mai.Au cours d’un entretien téléphonique, le président du PLQ, M.Jean-Pierre Roy, a précisé hier au DEVOIR que la dernière version des propositions fédérales est attendue vers la fin d’avril et que ce congrès spécial vise à soumettre dans les meilleurs délais le projet fédéral de réforme constitutionnelle aux militants du parti.« C’est en vue d’être capable, soit de se prononcer ou soit d’apporter au programme du parti les modifications qui permettraient d’accepter les offres fédérales.Si ça se rapproche sensiblement du rapport Allaire, peut-être que les mem- bres les accepteront.» Dans l’hypothèse d’un rejet des propositions finales d’Ottawa, le débat suivra son cours jusqu’à l’application de la loi 150, qui prévoit la tenue d’un référendum sur la souveraineté avant le 26 octobre.Mais dans l’hypothèse de l’acceptation des offres par les militants libéraux, qu’adviendra-t-il ?Ce sera au gouverne- | ment de décider s’il va quand même en référendum, rappelle le président du PLQ, convaincu toutefois que ce référendum est incontournable et qu'il aura lieu, quelles que soient les conclusions du congrès spécial.« Je pense bien qu’on serait quand même obligé de le tenir.» De l’avis de Jean-Pierre Roy, l’hypothèse la plus vraisemblable est que la loi 150 soit modifiée pour faire en sorte que le référendum puisse comporter deux volets : la souveraineté et les offres fédérales.« Il pourrait également porter sur les offres fédérales.» La direction du PLQ a soudainement craint d'être devancée par les événements.I ,es statuts du parti stipulent en effet que les secrétaires des 125 associations de comtés doivent être avisés trois mois avant la tenue d’un congrès plénier.Il est par j ailleurs déjà prévu que les associa- j Voir page A-4: Congrès de 31,5 milliards pour 91 Gel de l’embauche et des dépenses discrétionnaires d’après la Presse Canadienne OTTAWA — Trois jours à peine avant la rencontre fédérale-provin-ciale des ministres des Finances, Ottawa a fait savoir hier que son déficit pour l'année fiscale 1991-92 serait de 1 milliard?plus élevé que prévu pour atteindre 31,5 milliards au lieu de 30,5.C’est ce qu’ont annoncé, hier, le ministre des Finances Don Mazan-kowski et le président du Conseil du Trésor Gilles Loiselle en révélant que, devant pareille situation, Ottawa gelait ses dépenses discrétionnaires ainsi que l’embauche dans la fonction publique fédérale.Pour éviter que le déficit ne soit encore plus important, le président du Conseil du Trésor a en effet annoncé que toutes les dépenses discrétionnaires des ministères, du parlement et des sociétés de la Couronne seront gelées pour les deux derniers mois de l’annee fiscale se terminant le 31 mars prochain.Le gel ne touchera pas les dépenses d’immobilisations pour la santé, la sécurité et les services essentiels mais les sommes prévues entre autres pour des achats d’ordinateurs et de meubles et certaines dépenses de voyages.D’autre part, aucun nouveau fonctionnaire ne pourra être embauché avant le 1er avril prochain.L’ensemble de ces mesures devraient faire économiser 200 millions ?au gouvernement fédéral, a dit M.Loiselle.Ces mesures ne seront pas suffi- santes pour empêcher une hausse du déficit les années subséquentes.M.Mazankowski a en effet reconnu que le déficit pour l’année 1992-93 devrait lui aussi dépasser les 25 milliards ?prévus en mars dernier.Le ministre a attribué la hausse du déficit à la chute des revenus du gouvernement provenant des impôts des particuliers et des sociétés.Quant aux revenus nets générés par la TPS, ils seront aussi importants que prévu, soit 6 milliards?.Le ralentissement de l’économie à la fin de 1991 et la lenteur « préoccupante » de la reprise auraient entraîné cette chute de revenus, a expliqué M.Mazankowski.Selon lui, l’économie canadienne a subi le contrecoup de la détérioration de l’économie américaine.Les deux ministres ont refusé tout blâme à l’endroit de leur gouvernement.Ils ont au contraire rappelé différentes mesures d’austérité adoptées depuis quelques années par Ottawa comme le gel des salaires des employés de l’Etat, la vente de biens de la Couronne, la réduction du nombre de cadres et la fin des contributions du gouvernement à la caisse de l’assurance-chômage.Pour eux, ces mesures additionnées à la baisse des taux d’intérêt et du taux d’inflation sont les meilleurs gages d’une croissance économique durable à moyen terme.Le taux préférentiel des banques a atteint la semaine dernière son plus bas niveau depuis 1973, soit 7,5 %.Quant au taux d’inflation, il était de Voir page A-4: Le déficit PHOTO CP Le ministre des Finances Don Mazankowski (au premier plan) et le président du Conseil du Trésor, Gilles Loiselle, hier, à Ottawa.Le PQ accuse Ottawa et Québec d’avoir dissimulé les impacts négatifs du GATT PHOTO JACQUES NADEAU M \ 'S/S* 'sm, Le chef du PQ Jacques Parizeau et son vice-président Bernard Landry, hier, à Montréal, commentant les nouveaux accords du GATT.Catherine Leconte LE PARTI QUÉBÉCOIS a accusé hier les gouvernements de Québec et surtout d’Ottawa d’avoir caché aux Québécois la menace que les nouvelles propositions du G ATI’ font peser sur les pouvoirs économiques de la province, et a sommé les premiers ministres Bourassa et Mulroney de s’en expliquer publiquement.En conférence de presse, le président du PQ, Jacques Parizeau, a même « soulevé l’hypothèse » que le projet d’union économique inclus dans les offres constitutionnelles déposées par Ottawa en septembre dernier pourrait bien avoir été concocté dans le seul but de donner au gouvernement fédéral des pouvoirs additionnels qui lui permettent de tenir ses engagements vis-à-vis du GATT.M.Parizeau n’a en tout cas pas de doute « qu’on nous ait caché ça parce qu’on voyait que ça aurait un impact dans le débat constitutionnel», ce dont il s’est dit « scandalisé ».« C’est du camouflage intellectuel extrêmement grave », renchérissait à ses côtés le vice-président du PQ, Bernard Landry, ancien ministre du Développement économique et spécialiste du commerce international.« C’est un cover-up», a-t-il dit, un geste « anti-démocratique » organisé « parce qu’on savait que l’information (.) aurait pu servir intellectuellement la cause de la souveraineté du Québec » Les dirigeants du PQ paraissaient particulièrement furieux de n’avoir pris conscience de ce grave problème — « On parle de jobs, on parle d’expansion d’entreprises ! » s’est indigné M.Parizeau — que grâce à un article paru samedi dans le quotidien La Presse.Ce dernier citait comme source de cette fuite « un participant à la réunion du conseil des ministres (du gouvernement Bourassa) du 15 janvier», où la question aurait été discutée.Mais après avoir passé au peigne fin les nouvelles propositions, connues sous le nom de « rapport Dun-kel », qui doivent sortir de l’impasse les négociations internationales en cours depuis 1986 dans le cadre du GAIT (Accord général sur le commerce et les tarifs douaniers), les pé-quistes ont effectivement conclu que ces mesures auraient pour effet de « stériliser la plupart des outils éco-Volr page A-4: Le PQ Washington rappelle son ambassadeur à Haïti d’après Feuler et AFP WASHINGTON - Les États-Unis ont rappelé hier leur ambassadeur à Haïti pour protester contre le raid de samedi contre le bureau du dirigeant communiste René Théodore, pressenti comme premier ministre d’un futur gouvernement.« Nous condamnons fermement l'attaque commise samedi par des groupes liés à l’actuel régime à Haïti contre celui qui a été désigné pour être le prochain premier ministre haïtien, René Théodore», a déclaré un porte-parole du département d’État.« En réponse à ces agissements, nous allons rappeler notre ambassadeur (Alvin Adams) à Washington », a ajouté Joe Snyder.L’armée haïtienne, qui a renversé le président Jean-Bertrand Aristide le 30 septembre, a déclaré dimanche qu’elle déplorait le raid effectué par la police lors d’une réunion privée à laquelle assistaient des personnalités politiques.L’opération a fait un mort, un garde du corps de René Théodore.Par ailleurs, le gouvernement provisoire haïtien a condamné hier cette agression.Le gouvernement provisoire se déclare, dans un communiqué, « résolu à mettre fin à ces comportements » des forces de l’ordre.Il annonce qu’il a ordonné au commandant en chef de l’armée, le général Raoul Cédras, l’arrestation d'un sous-officier, le caporal Démosthène Jean-Frédéric, accusé d’avoir frappé certains participants.Le gouvernement demande qu’une enquête soit également engagée par le commissaire du gouvernement, équivalent du procureur de la république, à l’égard des autres membres de la patrouille de police.Il seront poursuivis pour « homicide volontaire, sévices, coups et blessures volontaires ».Le communiqué rappelle l’irruption d’un « groupe d’agents de la police métropolitaine » au siège du Mouvement pour la Reconstruction nationale (MRN, le parti de M.Théodore) où « certaines personnalités ont été frappées alors qu’elles étaient dans l’exercice de leurs droits légitimes».Il signale, enfin, que « des échanges de coups de feu auraient également eu lieu entre les policiers et M.Yves Jean-Pierre (le garde du corps de M.Théodore) qui a trouvé la mort en la circonstance».Toutes les victimes ont indiqué que M.Jean-Pierre, dont l’arme avait été confisquée auparavant, a été abattu de sang froid de trois balles dans la tête après qu’il eut indiqué à l’un des agresseurs qu'il était le garde du corps personnel de M.Théodore.Le commandant en chef de l’armée, le général Raoul Cédras, avait auparavant de son côté, dans un communiqué du Grand quartier général, énergiquement condamné Voir page A-4: Washington LE DEVOIR publiera un cahier spécial sur la formation technique.On y fera le point sur les choix de carrières qui sont offertes aux niveaux secondaire et collégial, tant dans les secteurs privé que public.Les carrières seront regroupées par grands secteurs d’intérêt comme la santé, l’environnement, le textile et la mode, l'aéronautique, les arts et la culture, etc.Il sera également question des grands instituts publics, notamment dans les secteurs agro-alimentaire, touristique, maritime, ainsi que des débouchés universitaires qui s’offrent à ceux qui embrassent une carrière technique.On fera état enfin des institutions ou cégeps qui offrent en exclusivité certains programmes de formation.RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES CARRIERES ET FORMATION TECHNIQUE 842-9645 Date de tombée le 31 janvier 1992 PARUTION le 7 février DANS LE DEVOIR * / A-2 ¦ Le Devoir, mardi 28 janvier 1992 Les fêtes des 125 ans du Canada n’auront rien de politique, avancent les deux présidents Josée Boileau LE COMITÉ des fêtes des 125 ans du Canada lançait hier soir à Montréal le troisième volet de ses célébrations.Et ni le climat politique ni la récession ne refroidissent l’enthousiasme des deux coprésidents de l’événement, MM.Frank King — qui fut organisateur des Jeux olympiques de Calgary — et Claude Dupras — l’ancien chef du Parti civique qui avait remplacé Jean Drapeau il y a quelques années.Rencontrés en entrevue, les deux hommes ont plaidé en choeur que les festivités qui se préparent sont apolitiques et non partisanes.Certes elles arrivent à un moment délicat, mais ce n’est pas négatif en soi, disent-ils.« Nous ne sommes pas là pour prendre part au débat, explicite M.King.Mais n’est-ce pas un bon moment, en cette année exceptionnelle, de voir quelles sont les valeurs et les forces de ce pays ?» « On va aider à ce que 1992 passe mieux, on va amener une bouffée d’air dans ce débat constitutionnel dont les gens ont assez entendu parler.Les politiciens n’ont pas besoin de nous», renchérit M.Dupras.L'idée de souligner de façon particulière le 125e anniversaire de la Confédération canadienne a pris naissance à l’automne 1989, bien avant l’échec de l’accord du lac Meech et ce qui en a découlé depuis ; bien avant aussi que la récession PHOTO ARCHIVES Le logo des fêtes du 125e.frappe le Canada de plein fouet.L’évolution politique depuis trois ans n’ébranle pas M.Dupras.« Le sondage que nous avons mené l’an dernier indiquait que 71 % des Québécois étaient disposés à souligner le 125e anniversaire du Canada sur la base de nos valeurs communes : la liberté, la sécurité, nos préoccupations pour l’environnement.Et ce, sans égard aux débats politiques.« Et puis l’an dernier, juste à Montréal, 35 000 personnes se sont déplacées dans le Vieux Port pour les activités du 1er juillet.Il y a donc des gens pour qui le Canada veut encore dire quelque chose », souligne ce fédéraliste convaincu, longtemps militant du Parti conservateur (il n’en est plus membre depuis 1986) et vice-président du comité du Non en 1980.Quant au contexte économique actuel, il n’est pas sans rappeler celui qui a précédé la tenue des Jeux d’hiver à Calgary en 1988, fait M.King.« On a obtenu les jeux en 1981 et l’année suivante la récession frappait brutalement Calgary.Tout le monde s’interrogeait.Notre réponse c’était que notre projet créait à la fois de l’emploi et de l’espoir.C'est la même chose cette fois-ci.« Il est toutefois évident que dans le climat économique actuel, il est difficile de trouver des commanditaires qui ont beaucoup d’argent à donner.On accueille nos projets avec sympathie, mais on nous offre surtout des biens et des services.Mais les difficultés ne sont pas telles que les festivités soient remises en question.Quand on annonce un projet, c’est qu’on est sûr qu’il va se faire.Dans le doute, on s’abstient d’en parler.» La corporation Canada 125 fournit 30 % des fonds, sur la base de son budget de 50 millions $.Le reste du financement doit provenir de fonds privés.Les célébrations de Canada 125 se dérouleront de mai à octobre.Une quinzaine de projets d’envergure nationale auront cours et le comité s’attend à recevoir des centaines de demandes pour des activités locales.À cette fin il a d’ailleurs lancé dans les médias du pays, il y a une dizaine de jours, une invitation à tous pour soumettre des projets.Hier soir, trois événements nationaux ont été annoncés à la presse.D’abord la tenue d’un concert-gala le 8 juillet, réunissant l’Orchestre symphonique de Montréal et celui de Toronto sous la direction de Chaires Dutoit.Le concert sera télédiffusé en direct sur les ondes des réseaux anglais et français de Radio-Canada.Un autre projet concerne la production de 13 émissions, également destinées aux deux réseaux de Radio-Canada, portant sur les « héros canadiens », ceux qui ont fait preuve de bravoure en posant des gestes extraordinaires dans leur quotidien.Enfin, le concours « Souvenir vidéo » entend inciter les jeunes à mener, sur vidéo, des entrevues avec leurs grands-parents.Ces projets s’ajoutent aux huit événements déjà annoncés à Cal-gary et à Ottawa, et à ceux qui seront dévoilés aujourd’hui à Toronto.De plus, Canada 125 a joint son nom à des activités déjà planifiées par d’autres organismes, comme le Tour de l’île des enfants organisé conjointement avec le comité des fêtes du 350e anniversaire de Montréal, ou l’exposition Guggenheim qui s’ouvrira prochainement au Musée des Beaux-Arts de Montréal.ne vCeu" pïêtreresse L’idée de pouvoirs prépondérants séduit régi par une loi QUÉBEC (PC) — Le Conseil de presse s'oppose vigoureusement à ce que ses activités soient régies par une loi, tel que le propose le rapport Guérin sur l’administration de la justice en matière criminelle.L’organisme tripartite et paritaire chargé de protéger la liberté de presse et le droit du public à l’information où sont représentés les médias, le public et les journalistes, a indiqué hier que si ses interventions étaient encadrées dans une loi, « cela limiterait son rayonnement réel».« Une loi québécoise, a-t-il souligné, ne permettrait pas au Conseil de régir les médias électroniques qui, eux, le sont par une législation fédérale.» Le rapport Guérin, pour sa part, prend en cause le fait que le Conseil de presse s’est buté au cours des dernières années à toutes sortes de difficultés, dont le manque de ressources, un appui inégal de la part des associations constituantes et l’abstention de certains médias, avant d’offrir ses solutions.« Pour résoudre ce problème, précise le document, nous recommandons, sous réserve d’une consultation plus vaste, qu'un conseil de presse soit institutionnalisé par amendement à la Loi de la presse.» Par ailleurs, en adoptant un code de déontologie, les jugements du Conseil, une fois institutionnalisé, pourraient bénéficier de la présomption de faute dans tout litige civil, selon le recommandation Guérin.Le Conseil a rejeté cette dernière proposition en alléguant que « donner une telle portée à ses décisions amènerait inévitablement les parties à se faire représenter par des avocats et à exiger du Conseil qu’il adopte des règles de procédure aussi exigeantes que celles en vigueur devant les tribunaux ».sans convaincre les militants libéraux Michel Venne de notre bureau de Québec L’IDEE, prônée par le gouvernement, d’accepter des pouvoirs prépondérants plutôt que les pouvoirs exclusifs réclamés dans le rapport Allaire semble séduire sans convaincre pour le moment les militants libéraux.Ceux et celles interrogés hier estiment que d’enchâsser dans la Loi constitutionnelle une liste de pouvoirs dits « concurrents avec prépondérance provinciale » peut être acceptable si cela donne au Québec les pouvoirs qu’il veut.Mais cela risque aussi de ne rien changer aux dédoublements et chevauchements coûteux, que le rapport Allaire veut justement éliminer, si le pouvoir fédéral de dépenser est maintenu.Comme le porte-parole du Parti québécois en ces matières, M.Jacques Brassard, les libéraux croient que la proposition en elle-même, dont LE DEVOIR livrait les grandes lignes samedi, n’empêcherait pas Ottawa d’utiliser ses ressources financières, comme il le fait abondamment depuis la guerre, pour envahir des champs de compétence réservés aux provinces.La prépondérance ne s’appliquerait que sur le pouvoir de faire des lois (compétence législative) dans tel ou tel domaine, et non sur le pouvoir de dépenser.M.Brassard fait remarquer en outre que le Québec a mieux que la prépondérance dans la Constitution actuellement.L’article 92 prévoit en effet des pouvoirs « exclusifs » aux provinces, ce qui n’a nullement empêché Ottawa d’empiéter dans ces domaines allègrement.Le ministre des Affaires canadiennes, M.Gil Rémillard, a pour sa part confirmé hier l’intérêt du gouvernement pour les pouvoirs prépondérants.« C’est certainement une façon qui peut nous amener à régler le problème de certaines compétences qui intéressent les deux paliers de gouvernement, on pense à l’environnement, par exemple», dit-il.M.Rémillard convient qu’il faille par ailleurs « encadrer le pouvoir fédéral de dépenser » pour que le résultat global soit satisfaisant et que dans certains domaines « il y ait compensation financière et que dans d'autres on pense à d’autres mécanismes ».Cette idée « ne va absolument pas » à l’encontre du rapport Allaire, ajoute-t-il, puisque « ça respecte le besoin que l’on a d’avoir une maîtrise d'oeuvre dans certains domaines, des pouvoirs partagés ou exclusifs dans d’autres».Le président du Parti libéral, M.Jean-Pierre Roy, estime que cette idée pourrait « être considérée par les membres».Il y voit comme avantage que c’est une proposition acceptable aux petites provinces qui préféreront ne pas se prévaloir de la prépondérance et laisser Ottawa occuper le champ à leur place.Il émet lui aussi des réserves quant au pouvoir fédéral de dépenser.Le président de la Commission Jeunesse du PLQ, M.Mario Dumont, affirme que cette idée est « potentiellement compatible avec le rapport Allaire », si cela permet au Québec d’exercer les compétences dont il a besoin.Mais « il faudrait voir les mécanismes ».a-t-il ajouté.Tout transfert de compétence devrait à son avis être accompagné d’un transfert fiscal, sans quoi le Québec se retrouverait dans une impasse financière.La notion de prépondérance législative ne règle en rien cette question.Les députés Benoît Fradet (Vi-mont) et Jean-Guy Lemieux (Va-nier) soutiennent pour leur part qu'ils attendent les offres formelles d’Ottawa avant de se prononcer.Tous deux demandent ce que cela veut dire la prépondérance.Ils veulent voir comment cela sera présenté.Québec aurait coupé les fonds à l’enquête sur l’équité salariale Josée Boileau LE GOUVERNEMENT québécois cherche-t-il à paralyser l’enquête menée à son égard par la Commission des droits de la personne (CDPQ) sur l’épineux dossier de l’équité salariale ?C’est l’hypothèse à laquelle tendent la CSN et d’autres syndicats du secteur public qui ont constaté que le Conseil du Trésor ne verse plus les fonds alloués à cette enquête d’envergure.« Il est inacceptable que faute de fonds suffisants, la Commission ne puisse ni payer les honoraires des deux enquêtrices depuis avril dernier, ni poursuivre les travaux », s’indignaient hier en conférence de presse la vice-présidente de la CSN Claudette Carbonneau, entourée de dirigeantes du Syndicat professionnel des diététistes du Québec et de la Centrale des professionnelles et professionnels de la santé.Les trois associations ont déposé il y a quatre ans 19 plaintes de discrimination salariale, touchant autant de titres d’emplois dans le secteur public, devant la CDPQ, organisme chargé au Québec de traiter les cas d’équité salariale.Ces plaintes touchent directement 24 000 salariées du secteur public occupant des emplois traditionnellement féminins, en vue de correctifs salariaux de l’ordre de 54,8 millions $.En obtenant gain de cause, les syndicats estiment que 15000 autres salariées auraient aussi, par effet d’entraînement, droit à des ajustements de salaire de l’ordre de 43 millions $, soit de 2000 $ à 5000 $ par année par syndiquée.À ces plaintes s’ajoute celle déposée par des membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec qui pourrait amener des correctifs de 20 millions $ pour 800 syndiquées.Pour toutes ces plaintes, les parties ont convenu de faire appel à des enquêtrices de l’extérieur.La CDPQ a donc obtenu un budget spécial, en dehors de son budget régulier, au soutien de ces travaux.C’est cette enveloppe qui est maintenant à sec.La direction de la Commission a transmis l’automne dernier une demande de fonds au ministère de la Justice qui, lui, doit s’en remettre au Conseil du Trésor.Quelque 80 000 $ sont requis pour la poursuite du dossier.On attend toujours la réponse du Conseil du Trésor, mais si l’on se fie à la réaction obtenue hier par LE DEVOIR, elle sera fort désinvolte.« Ils ont eu 330 millions $ aux dernières négos.C’est pas encore assez ?», a d’entrée de jeu lancé Jo-celin Dumas, directeur de cabinet du président du Conseil du Trésor Daniel Johnson.« La Commission a reçu comme tout le monde des fonds pour l’année.C’est à eux d’établir leur budget, a-t-il poursuivi.S’ils ont mal planifié, c’est leur affaire.Ils doivent attendre le prochain vote des crédits en mars.Le Conseil du Trésor n’est pas une banque où l’on peut venir piger de l’argent quand on veut.» Une réponse qui a estomaqué la porte-parole de la CDPQ, Paule Sainte-Marie.« Tout ce que je peux dire, c’est que ces fonds ne font pas partie de notre budget régulier, qu’ils sont financés à part comme toutes les grandes enquêtes que nous menons.Et c’est la première fois que nous n’obtenons pas tout l’argent pour terminer.« En attendant, les travaux ne sont pas complètement bloqués, mais ils sont plus qu’au ralenti.» Les associations syndicales, de leur côté, déplorent avec force l’attitude des représentants du Conseil du Trésor depuis le début des négociations dans ce dossier.Le refus du gouvernement de reconnaître l’existence même de dis-crimation sur le marché du travail, qui fait en sorte que les emplois à prépondérance féminine ont une échelle salariale moindre que les emplois traditionnellement masculins, ajoute au mécontentement des syndicats et des groupes de femmes qui les appuient.L’argument de la récession ne les convainc pas : « L’équité salariale, ça fait dix ans qu’on en parle et rien n’est réglé.C’est facile maintenant de prétexter la récession », note Claudette Carbonneau.Il est clair que l’équité salariale deviendra un enjeu majeur des prochaines négociations dans le secteur public qui doivent débuter sous peu.Le président de la New York Power se donne le beau rôle face à Hydro Catherine Leconte LA NEW YORK Power Authority (NYPA), l’agence gouvernementale qui achète de l’électricité à Hydro Québec pour l’État de New York, se donne sans complexe le beau rôle dans le dossier Grande-Baleine aux dépens d’Hydro, dans une lettre publiée dimanche dernier dans le New York Times Magazine.Le président du conseil de la NYPA, Richard Flynn, y affirme carrément que c'est « largement à ma demande pressante » qu’Hydro-Québec « a accepté de ne pas commencer la construction des routes et autres ouvrages auxiliaires avant que l’ensemble du projet (Grande-Baleine) ait subi un processus d’évaluation — une victoire majeure pour ceux qui craignaient que de tels tra- vaux rendent le projet inévitable».En fait, on se souvient — du moins au Québec — que c’est une longue saga politico-judiciaire, alimentée par les poursuites intentées par les Cris et largement médiatisée, qui a conduit le gouvernement du Québec à abandonner en octobre dernier l’idée d’évaluer séparément les impacts environnementaux des routes et aéroports d’accès à Grande-Baleine et ceux du projet hydroélectrique proprement dit.Interrogé sur la version des faits que M.Flynn donne dans sa lettre au magazine dominical du New York Times, un porte-parole d’Hydro-Qué-bec, Jacques-André Couture, déclarait hier que la décision de Québec de réunifier finalement les études des routes et des barrages « n’avait rien à voir avec M.Flynn ».Mais il ajoutait d’un ton conciliant TELEVISEUR GRATUIT OFFRE DÉFIANT TOUTE 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quelque peu contradictoires.M.Flynn donne clairement l’impression qu’il a fait la leçon à Hydro-Québec et que son poids a fait pencher la balance.Il écrit par exemple qu’il a « personnellement avisé Hydro-Québec que nous n’achèterons pas un seul kilowatt de son électricité tant que les problèmes environnementaux et autochtones ne seront pas passés au crible des procédures canadiennes».M.Drouin soutient au contraire qu’Hydro-Québec se comporte d’elle-même de façon responsable vis-à-vis de l’environnement et que la construction de Grande-Baleine ne dépend aucunement du fameux contrat d’exportation de 1000 mégawatts qu’Hydro-Québec et la NYPA doivent ratifier d’ici au 30 novembre prochain.« Hydro-Québec s’est engagée à suivre des pratiques environnementales saines dans ses développements hydroélectriques.C’est pourquoi la société a accepté de participer à cinq études d’impact environnementales indépendantes», écrit notamment M.Drouin.« Quel que soit le prix que nous attachons à notre relation vieille de 75 ans avec l’État de New York, poursuit-il, il est faux de donner l’impression, comme le faisait l’article, que le futur développement hydroélectrique au Québec dépend des achats de New York.» M.Drouin reproche aussi à l’article d’avoir, sur les impacts environnementaux des projets hydroélectriques dans le Nord québécois, « rapporté des distorsions d’activistes » opposés à Grande-Baleine.Mais M.Flynn, dans le texte en vis-à-vis, se plaint surtout que « ce bon article sur le problème de l’électricité québécoise ne rend pas complètement compte des efforts agressifs de la NYPA pour assurer une évaluation environnementale minutieuse du projet Grande-Baleine».Un bon conseil Ne fumez pas LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR 4 Le Devoir, mardi 28 janvier 1992 ¦ A-3 Les douaniers se battront en cour contre l’escouade anti-cigarettes Hollande Parent de la Presse Canadienne LKS REPRÉSENTANTS syndicaux des inspecteurs des douanes canadiennes en poste au Québec ont dénoncé hier la mise sur pied récente, par le Québec, d’une équipe chargée d’endiguer les activités de contrebande de cigarettes et annoncé leur intention de recourir aux tribunaux pour obtenir le démantèlement de cette escouade.En conférence de presse, le président national de Union Douanes Accise, Mansel Legacy, a indiqué qu’il ne croyait pas à l’efficacité d’une telle escouade constituée de policiers à la retraite, sans armes, sans véhicules identifiés et ne pouvant procéder à aucune fouille, saisie et arrestation.En fait, M.Legacy n’y voit qu’une initiative du ministre québécois du Revenu, Raymond Savoie, pour « pacifier les commerçants québécois » dont le chiffre d’affaires en vente de cigarettes a sérieusement diminué au cours des derniers mois.Une quarantaine d’ex-policiers ont commencé leur travail depuis une semaine.D’ici la fin du mois, une vingtaine d’autres leur prêteront main-forte.Il s’agit d’une formule à l’essai pour laquelle la somme de 2 millions $ a été allouée pour les six prochains mois.Les aviseurs légaux de Union Douanes Accise étudient la possibilité de demander aux tribunaux de déclarer illégales les activités de « la police québécoise du tabac » en alléguant que la surveillance des frontières est de juridiction fédérale.Le leader syndical admet volontiers que les frontières canado-amé-ricaines sont perméables et laissent entrer de la littérature haineuse, pornographique, des drogues, des cigarettes et diverses marchandises pour lesquelles aucune taxe ni frais de douane ne sont perçus.Pour stopper ces activités, , - dicaliste croit qu’il urge d’embaucher 1000 inspecteurs des douanes, à l’heure actuelle, 3500 se partagent la tâche à travers le Canada.Inspecteur au poste-frontière de Lacolle, au Québec, et responsable de ce groupe de syndiqués, Paul Desrochers a fait valoir que les agents de douane en poste « sont surchargés et souffrent de stress causé par un public voyageur de plus en plus hostile et violent et qui a en soupé de payer des taxes».La situation risque de se détériorer, a-t-il dit, du fait qu’à compter du 1er février les agents devront en plus percevoir la taxe de vente du Québec de 8%.La tâche deviendra impossible aux 30 postes de frontière au Québec, a affirmé M.Desrochers.Déjà, en dehors des heures de pointe, les douaniers ne fouillent qu’un véhicule sur cinq alors qu'ils devraient en fouiller trois pour assurer un contrôle adéquat, a-t-il dit.Les représentants syndicaux des agents des douanes fédérales considèrent que le problème de l'entrée de criminels recherchés et de marchandises échappant aux taxes et aux douanes est probablement plus important au Québec que dans les autres provinces, en raison des 102 routes ne comptant aucun poste fron- tière et ne faisant l’objet que d'une surveillance .occasionnelle de la Gendarmerie royale du Canada.En deuxième position vient le nord de l’Ontario et ensuite les Prairies, a indiqué le président Legacy.Le syndicat des inspecteurs des douanes fédérales espère que la population fera des pressions sur le gouvernement fédéral pour que ce-lui-ci prenne les moyens nécessaires pour mieux faire respecter ses frontières.A Québec, le ministre du Revenu, Raymond Savoie, a refusé de commenter la prise de position des inspecteurs des douanes fédérales.Québec pourrait sauver 44 millions $ par année en prévenant la naissance de bébés de petit poids Isabelle Paré QUÉBEC pourrait réduire de moitié le nombre de bébés de petit poids chez les mères défavorisées et sauver du même coup 44 millions $ en frais hospitaliers chaque année.Et cela, en donnant simplement un litre de lait par jour à ces femmes, quelques vitamines et des conseils alimentaires.Voilà du moins ce que conclut le Dispensaire diététique de Montréal à la suite d’une expérience menée dans deux régions du Québec avec l’aide des CLSC Matane et de Saint-Henri, où l’on a réduit de moitié l’incidence de bébés de petit poids chez les femmes suivies de près par des diététistes.Le secret : cibler les femmes enceintes défavorisées sur un territoire donné, donner un supplément vitaminique et un litre de lait entier chaque jour pendant 22 semaines de grossesse et prévoir six rencontres avec une diététiste.Le résultat : les femmes de Saint-Henri et de Matane visées par cette expérience ont donné naissance à des bébés d’un poids tout à fait normal, et ce, même si les études démontrent que les nourrissons des mères démunies pèsent de 200 à 300 grammes de moins que ceux des mères de classe plus aisée.À l’heure actuelle, le Québec demeure le champion incontesté des bébés de petit poids au Canada, plus de 6 % des nouveau-nés de la province pesant moins de cinq livres et demie.Pis, dans les milieux défavorisés, soit une femme enceinte sur cinq, ce taux passe du simple au double et atteint 12%.« Les bébés de petit poids nécessitent beaucoup plus de soins après la naissance, et leurs séquelles sont nombreuses.Environ 20% d’entre eux souffriront même de handicaps physiques ou mentaux qui engendrent des soins à long terme », affirme Mme Marie-Paule Duquette, directrice du Dispensaire diététique de Montréal.Considérant que chaque année, près de 17 000 femmes démunies mettent au monde des bébés de petit poids dont la première année de vie coûte 5000$ en frais médicaux de plus qu’un nourrisson au poids normal, on estime que ce type d’intervention nutritionnelle sauverait 10 millions $ par an à l’État.Les bébés de petit poids passent en moyenne 28 jours à l’unité des soins intensifs comparativement à quatre jours en pouponnière pour les nouveau-nés de poids normal.Plus encore, avancent les auteurs de l’étude, le trésor public sauverait 91 millions $ en frais médicaux chaque an compte tenu que le cinquième de ces bébés sous-alimentés seront atteints de handicaps qui supposent des soins répétés ou une vie en institution.« On estime à 22 000 le nombre de jours d’hospitalisation entraînés par les bébés de petit poids.La simple prévention par la nutrition pourrait réduire de moitié ces coûts », affirme Mme Marie-Paule Duquette.Comparé aux coûts médicaux mirobolants découlant de la sous-nutrition, le coût moyen du programme de nutrition aux femmes enceintes est évalué à 363 $ par grossesse.Ce qui coûterait en tout et pour tout chaque année 6 millions $ au gouvernement réduisant du même coup de moitié le taux de petits poids à la naissance.Bref, pour chaque dollar investi en prévention, on pourrait en épargner huit par la seule réduction des coûts imputables au système de santé, conclut Mme Duquette.Le sous-ministre associé Roberto Iglesias, dont le ministère de la Santé et des Services sociaux a subventionné cette étude, s’est dit hier encouragé par ces résultats mais dit ne pouvoir promettre que le gouvernement élargira cette expérience.Il faudra attendre la politique sur la périnatalité que prévoit présenter le ministère de la Santé d’ici quelques mois pour voir si Québec prend vraiment au sérieux ce genre d'opération de prévention.Des leaders religieux invitent les gouvernements à agir contre le réchauffement de la planète WASHINGTON (PC) - Des leaders religieux canadiens et américains ont invité hier le Canada et les États-Unis à s’attaquer plus sérieusement au problème du réchauffement de la planète.Pas moins de 22 leaders religieux des deux pays, y compris le secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques canadiens, Mgr James Weisgerber, se sont réunis à Washington pour discuter des changements climatiques.À l’issue de celte rencontre, ils ont émis une déclaration conjointe demandant aux États-Unis de se fixer des objectifs de réduction de gaz carbonique et de s’engager à transférer aux pays en voie de développement la technologie nécessaire à la réduction de leurs propres émissions.Les leaders religieux ont aussi demandé au Canada d’aller au-delà d'une simple stabilisation des émissions de gaz carbonique au niveau de 1990.Le président du Conseil canadien des Eglises, le révérend Bruce McLeod, a déclaré qu’il ne s’agissait pas seulement d'une question environnementale, mais d’une question de justice.Il a expliqué que le réchauffement de l’atmosphère était dû en grande partie au style de vie énergivore des populations du Nord de la planète.Or, ce sont les pays du Sud, en voie de développement, qui vont subir le plus sévèrement les conséquences du changement de climat.Les leaders religieux ont suggéré de recourir davantage à des sources d’énergie renouvelable et à des économies d’énergie pour parvenir à ces fins.Mais il ne s'agit pas de donner l’aval à des mégaprojets comme le développement hydroélectrique de la Baie-James, ont-ils dit.M.llallmand a affirmé qu’il fallait dépendre davantage des mesures de conservation de l’énergie, des programmes d’efficacité énergétique et des sources alternatives d’énergie à petite échelle, « plus douces pour l’environnement, plus économiques et moins destructrices».PHOTO CP Jean Charest annonce un plan de recherche de 85 millions $.Le Canada pourrait aller plus loin dans sa bataille contre l’effet de serre Louis-Gilles Francoeur À SIX MOIS de la conférence internationale de Rio sur le contrôle de l’effet de serre, le ministre fédéral de l’Environnement, M.Jean Charest, a ouvert la porte hier à un raffermissement de la politique canadienne dans ce domaine.De passage à Montréal où il an-i nonçail un investissement de 85 millions $ pour étudier le mégaphénomène planétaire et ses conséquences au pays, M.Charest a en effet déclaré qu’« il n’est pas exclu que le Canada change sa position » sur les objectifs d’économie d’énergie et en particulier sur l’utilisation des hydrocarbures.Le Canada se donne actuellement comme objectif de stabiliser d’ici l’an 2000 ses émissions de gaz.carbonique et d’autres gaz à effet de serre à leurs niveaux de l’an dernier.À cette fin, Ottawa a notamment annoncé l’automne dernier un projet de loi sur l’efficacité énergétique.Un écologiste devait littéralement interrompre M.Charest pour lui demander quand le Canada cesserait-il d’étudier ces phénomènes pour passer concrètement à l’action.Il devait citer le cas de l’Allemagne qui se donne comme objectif de réduire de 20% d’ici l’an 2000 ses émissions.Parmi les moyens d’atteindre ces objectifs, l'Allemagne entend réduire à cinq litres aux 100 km la consommation de son parc automobile d’ici le tournant du siècle.D’autres pays, comme le Japon, ont déjà réussi à diminuer de façon substantielle leur consommation d’é- nergie.Des sceptiques pensent ce- endant que ces pays songent moins protéger l’environnement qu’à se donner d’ici 15 ans un avantage marqué au plan technologique et économique, beaucoup plus important par son amplitude que celui qu’ils ont déjà dans le domaine automobile.M.Charest a pour sa part indiqué que le Canada entend non seulement maintenir sa contribution aux efforts de la communauté internationale pour évaluer rapidement et avec rigueur les conséquences et les moyens de stabiliser l’effet de serre, mais qu’il entend conserver un rôle de leader dans la réflexion et l’action dans le contexte bien précis du Sommet de la Terre, à Rio, en juin prochain.Pour le ministre, « rien ne nous empêche d’aller plus loin » surtout s’il y a un consensus international en ce sens car, dit-il, la position du Canada « n’est pas coulée dans le ciment ».M.Charest a dit qu’il représentera le Canada à la conférence de Rio où quelque 160 pays vont tenter de jeter les bases d’une entente en vue d’enrayer le réchauffement de la planète, causé par la combustion de quantités sans cesse croissantes d’hydrocarbures par les voitures, les centrales thermiques, le chauffage résidentiel, etc.Selon M.Charest, il n’est pas sûr que le premier ministre, M.Brian Mulroney, pourra directement représenter le pays à Rio, comme le feront d’autres chefs d'État étrangers.« On ne connaît pas le cours des événements au pays d’ici juin prochain », a-t-il ajouté, laissant enten- dre que M.Mulroney sera surtout préoccupé par la surchauffe du dossier constitutionnel.Les 85 millions $ annoncés hier serviront essentiellement à analyser les tendances «régionales» au réchauffement, la vitesse et l’ampleur du phénomène en vue de roder des politiques efficaces.Quelque 21 millions $ seront consacrés à la connaissance des processus chimiques, physiques et biologiques qui régissent le climat ainsi que le rôle régulateur des océans.La part du lion, soit 46 millions?sera consacrée à la mise au point des modèles mathématiques permettant de comprendre et de prévoir cette évolution climatique.Par cette contribution, Ottawa entend garder le Canada dans le peloton de tête de la communauté scientifique mondiale, qui utilise maintenant les modèles prévisionnels mis au point par des chercheurs de l’UQAM, où se tenait d’ailleurs la conférence de presse d’hier.L’analyse des conséquences prévisibles de l’effet de serre coûtera 2,6 millions $ alors que la mise en place d’un réseau de détection des changements climatiques nécessitera 14,4 millions.L’effet de serre est un phénomène naturel en voie de dérèglement sous l’action des émissions humaines de gaz carbonique (63%), de méthane (16 %), de CFC (11 %) et d’oxydes nitreux (5%).L’essentiel de ces émissions est le résultat de la combustion d’hydrocarbures à des fins énergétiques, y compris par les automobiles, et par l'activité agricole liée à l’augmentation de la population mondiale.Une première grande enquête sur la santé mentale des jeunes Le PMM perd son chef Laurent Soumis Me ALAIN ANDRÉ renonce à conduire les destinées du Parti municipal de Montréal (PMM) jusqu’au prochain affrontement avec l'équipe du maire Doré lors des élections générales de novembre 1994.Âgé de 50 ans, le chef du PMM a remis hier soir sa démission au poste de chef et de président du parti et cédé sa place de façon intérimaire à M.Claude Lachapelle, un coutier d’assurance et conseiller financier qui réside depuis 20 ans dans le quartier Rosemont.S’il n’écarte pas définitivement la possibilité d’une candidature à la mairie en 1994, l’avocat de formation souhaite consacrer plus de temps à ses électeurs du district Ahuntsic qu'il continuera à représenter à l’hôtel de ville et s’adonner à la pratique et l’enseignement du droit, a-t-il expliqué hier avant la séance du conseil municipal.« Je ne pouvais pas à la fois faire de la politique et m’occuper de l’administration du parti ».a fait valoir le conseiller André que la vie publique a conduit des bureaux du procureur de la couronne, à ceux du comité exécutif sous Jean Drapeau, puis au cabinet de la mairie de Laval.Alain André, qui demeure membre du PMM et de son exécutif, insistait hier sur le travail d’organisation nécessaire au parti qui ne dispose de structures solides que dans 15 des 50 districts électoraux de la métropole.En conférence de presse, M.André a dû admettre que la succession des récents déboires du PMM n’était pas étrangère à sa décision.Après avoir perdu au profit de la Coalition démocratique de Montréal ((’DM) son statut d’opposition officielle acquis lors des élections de 1990, le PMM a échoué dans ses tentatives de fusion avec le Parti civique (PCM) et assisté impuissant au départ, au début du mois, de son dernier conseiller, Pierre Gagnier, qui siège aujourd’hui comme indépendant.De ce triste épisode, M.André garde le souvenir d’une triple trahison : celle du chef du PCM, Jack Chadirdjian, « qui a renié à deux reprises sa signature », celle de son conseiller Gagnier, et enfin la volte-face visiblement plus douloureuse du conseiller Nick Auf Der Maur survenue au cours de ce qu’il a appelé « la nuit des longs couteaux ».Dans ces conditions, « pas question de négocier quoi que ce soit avec qui que ce soit », affirmaient hier à l’unisson le chef démissionnaire et son successeur.Cap sera mis sur la consolidation du parti « pour mettre Doré dehors en 1994».Aux yeux du nouveau chef qui pourrait se présenter lors d’une élection partielle, le Rassemblement des citoyens (RCM) n’est «qu’un petit groupe d’utopistes qui dilapide les fonds publics au nom de mesures socialisantes fastes et inutiles pour satisfaire des idées de grandeur personnelles et donner de l’emploi à des proches ».JACQUES GRENIEH Alain André annonce sa démission.Paul Cauchon LE QUÉBEC compte le plus haut taux de suicide au monde chez les jeunes de 15-19 ans, les statistiques sur les abus sexuels et physiques sont en augmentation, tout comme les données sur l’alcoolisme, la drogue, la violence, l’abandon scolaire.("est pourquoi le ministère de la Santé et des Services sociaux entreprend cet hiver une enquête statistique sur la santé mentale des enfants et adolescents, la première du genre au Québec, afin de bien identifier la nature des problèmes, leur prévalence et les facteurs de risque chez les 6 14 ans, particulièrement en ce qui concerne la dépression, l’anxiété, les troubles de conduite et l'hyperactivité.L’enquête sera menée par Santé-Québee (l’organisme relevant du mi- nistère et des départements de santé communautaire) en collaboration avec l’Hôpital Rivières-des-Prairies, hôpital psychiatrique pour les jeunes.Cette enquête veut aussi permettre de répondre partiellement aux questions soulevées par le rapport du Groupe de travail sur les jeunes présidé par Camil Bouchard, ainsi que par le rapport Harvey sur le fonctionnement du système de protection de la jeunesse, (leux rapports rendus publics depuis décembre.On attend d’ailleurs demain le dernier morceau de ce trio, le rapport du groupe présidé par le juge Jasmin sur la loi de la protection de la jeunesse.Le rapport Bouchard avait mis l’accent sur de nombreux phénomènes de détresse chez les jeunes mais déplorait aussi le manque d’ou- tils de recherche scientifiques pour mesurer le tout.Le docteur Jacques MacKay, directeur de l'hôpital Rivières-des-Prairies, fait remarquer que le domaine de la santé mentale est celui où la recherche médicale est la moins avancée, et les retards sont encore plus importants en ce qui concerne la santé mentale des enfants.À cause de « l’extrême complexité des problèmes psychiatriques » la science rencontre une certaine difficulté à mettre au point des instruments de mesure précis, problème auquel s'est attaqué le Service de recherche de l’hôpital.L’enquête sera menée du 10 février à la fin mai auprès de 2400 enfants et adolescents de 6 à 14 ans, divisés en trois groupes d’âge, et choisis au hasard a partir du fichier des allocations familiales.Les parents choisis recevront bientôt une invitation à participer à la recherche, et le cas échéant deux intervieweurs prendront rendez-vous pour rencontrer et les parents et les enfants de façon séparée.Pour les enfants de moins de 11 ans on utilisera un questionnaire faisant appel au dessin.Les parents seront également invités à autoriser que le professeur soit interrogé.« Nous essayons d’établir une interaction entre le jugement du parent, celui du professeur et celui de l'enfant lui-meme », explique Aline Émond, directrice de Santé-Québec.Selon les responsables de l'enquête les résultats permettront de mieux ajuster les programmes actuels de santé mentale et de développer des programmes de prévention.Le Dr MacKay ajoute qu’on cher che aussi à mieux identifier les rapports entre santé mentale et conditions socio-économiques, sujet largement discuté mais pour lequel il existe peu de données scientifiques précises.L’enquête permettra aussi de comprendre pourquoi la majorité des enfants qui font face à des problèmes de santé mentale ne se retrouvent pas dans les services du réseau.Le ministère investit 500 000 $ dans ce projet, l’hôpital assumant une partie des frais supplémentaires en personnel et en support technique.Les résultats seront dévoilés autour de mai 1993, et Rivières-des-Prairies prépare également une au tre enquête, qui porterait sur les jeunes des communautés culturelles et qui serait menée immédiatement après l’enquête de Santé-Québec.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonde en 1832 55 St Jacques Montreal.Quebec Canada, H2Y 3X2 Telex 05 268656 Fax.4514)845 7874 Tel (5141987-6242 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce II A-4 M Le Devoir, mardi 28 janvier 1992 1 i PHOTO AP L’astronaute canadienne Roberta Bonder a participé, hier, dans la navette spatiale, à une petite cérémonie de lancement de pièces de monnaie pour marquer le début des finales de football du Super Bowl.Une journée de plus pour Discovery Chrétien croit à un accord des partis avant le 29 février CAP CANAVERAL, Floride (Reuter) — La NASA a décidé, hier, de prolonger d’une journée la mission de recherche scientifique de la navette spatiale Discovery entamée mercredi dernier.« Nous avons prolongé la mission dans l’espoir d’obtenir de nouvelles données grâce aux expériences en orbite.Huit jours sont mieux que QUÉBEC (PC) - Le réputé écologiste Pierre Dansereau a décidé de se porter personnellement à la défense de la préservation du mont Pinacle, en Estrie, situé dans le comté du ministre de l’Environnement, Pierre Paradis, et sur le point d’être transformé en centre de ski.L’environnementaliste a fait parvenir, vendredi dernier, une lettre au premier ministre Robert Bourassa l’enjoignant de mettre fin aux travaux de déboisement entrepris le 7 janvier dernier au mont Pinacle, dans le comté de Brome-Missisquoi, et qui ont déjà causé, estime-t-il, des SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Québec sance, et qui ne fut pas approuvée non plus au conseil d’administration.Au surplus, M.Langlois reconnaît que 14 rencontres ont eu beu depuis moins d’un an au ministère, entre la sous-ministre Mme Michèle Cour-chesne et M.Michel Noël, rencontres où, en l’absence du directeur artistique, on a discuté de « la revitalisation du TNM », d’un « plan de marketing de la compagnie », et de financement.Il affirme cependant ne pas savoir s’il a été question de « l’aspect artistique » et de l’intégrité du TNM.Mais il reconnaît que « revitalisation » d’une compagnie de théâtre et « mission artistique » peuvent aller de pair.Il précise que Mme Frulla-Hébert n’a jamais participé à ces 14 réunions.Les deux seules fois où le directeur artistique du TNM, M.Reichen-bach, a pu être en présence de Mme Frulla-Hébert., ce fut à l’occasion de rencontres pubüques, le 28 juin 1991 avec l’ensemble du milieu théâtral, et le 23 octobre 1991 lors de la commission parlementaire sur la culture.Il n’y a eu aucun tête-à-tête privé entre Mme Frulla-Hébert et M.Rei-chenbach, alors que son sous-mims-tre multipliait les rencontres à huis clos avec le directeur administratif.Au ministère, on reconnaît aussi que la prochaine saison du TNM est sérieusement compromise, d'abord parce que peu de candidats valables vont vouloir soumettre leur candi- sept pour la science », a déclaré un porte-parole de la NASA à Houston.Le retour de la navette, d’abord prévu mercredi, a été programmé pour jeudi matin en Floride.Au moins deux missions de la navette ont déjà été prolongées, la dernière en 1985.Avec cinq Américains, un physicien allemand et une neurobiologiste canadienne à bord, Discovery a dé- dommages irréversibles à la dernière montagne non encore développée à proximité de Montréal.« Dans le Québec, ce qui nous reste d’érablières bien protégées est dé plorablement insuffisant et la préservation est souvent venue bien après une désastreuse exploitation », déplore l’éminent écologiste québécois dans sa lettre adressée au premier ministre.Hier, l’attachée de presse du ministre Paradis, Sylvie Marier, a répété que ce dossier relève des instances municipales et qu’il n'appartient donc pas au ministre de TEnviron- dature dans un tel contexte, et que de toutes façons le temps imparti pour élaborer une saison théâtrale sera terriblement court.Du côté du directeur administratif, M.Michel Noël, et du président du conseil, M.Pierre Mantha, aucun de nos appels téléphoniques d’hier n’a été retourné, ün était officiellement « en réunion ».Mais en fin de journée, une lettre de M.Mantha est parvenue au DEVOIR dans laquelle le président du conseil ne relève aucun des faits révélés par M.Reichen-bach dans sa dénonciation du putsch faite dans notre édition de lundi.Il passe sous silence la « sortie » de M.Reichenbach.M.Mantha, qui s’adresse dans sa lettre à la directrice du DEVOIR, Lise Bissonnette, « pour que vous me permettiez d’informer un peu mieux vos lecteurs sur ce qui se passe au Théâtre du Nouveau Monde», n’ajoute aucune information précise sur la situation présente.Alors que dans sa réponse aux 84 signataires de la lettre ouverte de jeudi dernier, où le milieu théâtral s’inquiétait de la situation au TNM, M.Mantha affirmait que « le prochain directeur artistique du TNM modifiera nécessairement la vocation du TNM », il affirme cette fois-ci que « le choix de notre prochain directeur artistique sera assurément fait en conformité avec cette orientation », c’est-à-dire, comme il l’écrit, « les pièces du grand répertoire ».M.Mantha écrit que « le TNM ne se lancera pas dans la production de spectacles de variétés».Mais il ajoute : « Nous verrons à optimiser l’utilisation de nos équipements, en particulier notre salle qui nous coûte très cher.Nous recherchons activement des productions qui peuvent contribuer, avec le minimum de risques, à l’amélioration de nos finan ces.Pas plus que toute la société, collé mercredi dernier de Cap Canaveral pour une mission destinée à effectuer des expériences pour le compte d’au moins 14 pays.La plupart visent à améliorer la connaissance des effets de l’apesanteur sur les cristaux, les fluides, les métaux ou les alliages, aussi bien que sur les organismes vivants, dont les êtres humains.nement d’intervenir.Le dossier du mont Pinacle, qui est au coeur d’une bataille serrée depuis cinq ans, a pris une soudaine urgence ces derniers jours avec la reprise intensive de la coupe de bois sur les flancs nord et sud du massif.Le promoteur, Les Entreprises Si-beca, a pu reprendre, il y a près de trois semaines, les travaux de déboisement à l'expiration d’une injonction interlocutoire provisoire obtenue en décembre dernier par l’Association des citoyens de Frelighs-burg, la municipalité où est situé le mont Pinacle.nous n’échappons aux contraintes financières et à la concurrence.» La semaine prochaine, Mme Frulla-Hébert devrait se prononcer publiquement sur la crise du TNM, crise qui rappelle étrangement celle de 1982 où le directeur artistique sortant, M.Jean-Louis Roux, dénonçait déjà l’ingérence du conseil d’administration dans la direction artistique de cette plus prestigieuse compagnie de théâtre québécoise.+ Le déficit 3,8 % en décembre et devrait être de moins de 2% en janvier, a prédit M.Loiselle.La baisse des taux d’intérêt aurait dû, selon de nombreux économistes, permettre à Ottawa de faire des économies.Selon M.Mazankowski, ce sera davantage le cas en 1992-93 si les taux restent aussi bas.Mais il soutient que la majorité des emprunts effectués en 1991 l’ont été au début de l’année fiscale alors que les taux étaient plus élevés et plus près des prévisions du gouvernement.L'annonce de M.Mazankowski survient à un moment critique, deux jours seulement avant la rencontre fédérale-provinciale des ministres des Finances qui doit avoir lieu à Québec jeudi et deux semaines avant la conférence des premiers ministres sur l’économie, le 10 février.Quelques provinces, en particulier l’Ontario, aimeraient qu’Ottawa injecte des fonds pour relancer l’économie et créer des emplois.M.Ma-zankowski n'est pas intéressé à accroître le déficit pour ce faire ni à hausser les taxes pour financer de nouveaux programmes.« Le pays n’est pas d’humeur à accepter un déficit plus important ou des taxes plus élevées.Nos meilleures chances de motiver le secteur privé reposent sur les améliorations que nous apportons à notre compéti tivité et à notre environnement économique », a-t-il indiqué.Pour les partis d’opposition, l’annonce faite par les deux ministres est une claque en plein visage pour les provinces et décevra les Canadiens qui espéraient trouver quelques baumes à leur insécurité dans le prochain budget attendu à la fin février ou au début de mars.?Congrès tions de comtés éliront leur exécutif entre le 25 février et le 30 avril.Le comité exécutif a voulu faire d’une pierre deux coups.Les associations profiteront de cette opération pour procéder simultanément au choix de leurs délégués en vue du congrès spécial.Se pourrait il que la décision de hâter le choix des délégués cache l’intention de tenir un congrès de leadership ?Aucunement, réplique M Roy, affirmant que dans un tel cas, le délai prescrit serait obligatoirement d’au moins deux ans.« Il faudrait d’abord que la situation l’exige.Ce n’est pas le cas.Et on ne [xiurrait pas organiser un congrès au leadership de trois jours en si peu de temps.C’est beaucoup trop compliqué.» Des elections alors?Encore Mario Gilbert de la Presse Canadienne Le chef du Parti libéral du Canada, Jean Chrétien, s’est dit optimiste, hier soir, de voir les trois principaux partis à Ottawa s’entendre avant le 29 février sur un ensemble d’offres constitutionneUes fédérales, acceptables ensuite pour le Québec et le reste du Canada, quitte à remettre à plus tard l’étude de certaines questions plus litigieuses.« Nous croyons qu’il est possible d’arriver à un accord.M.(André) Ouellet et les autres membres du comité constitutionnel (Beaudoin-Dob-bie) me font rapport régulièrement, a-t-il dit.« Mais il faudra apporter des modifications sérieuses aux propositions fédérales — notamment pour l’union économique : ils sont allés trop loin, et ils ont manqué à leur devoir en ne parlant pas de veto régional », a indiqué M.Chrétien, à l’issue d’une rencontre à huis clos de deux heures qu’il a eue à Montréal avec une dizaine de membres du Regroupement économie et constitution, un groupe de gens d’affaires fédéralistes québécois.moins, rassure le président du PLQ, faisant remarquer que le calendrier du plan d’action ne prévoit aucune convention pour le choix des candidats libéraux.« Oubliez cela.» Le comité exécutif du parti a convoqué une réunion des membres du conseil général, instance suprême entre les congrès, et qui regroupe tous les membres de la direction, les présidents de commissions permanentes, députés, présidenLs et secrétaires des 125 associations de comtés.L’ordre du jour n’en est pas finalisé, mais les libéraux songent à profiter de l’occasion pour tenir un colloque sur la pauvreté et lancer leur campagne de financement.+ Le PQ nomiques du Québec ».D’où il conclut que le Québec s’en tirerait beaucoup mieux s’1 devenait un pays indépendant, ce qui lui donnerait le droit de s’asseoir à la table où les 108 pays membres du GATT négocient les règles qui régissent leurs échanges commerciaux.Le rapport Dunkel (du nom du directeur général du GATT) propose en effet d’élargir la définition de ce qu’est une « subvention » gouvernementale passible de représailles commerciales de la part des pays qui s’estiment lésés.Aux termes de cette proposition (qui devrait être soumise au vote des pays membres du GATT d’ici à l’été prochain), seuls des gouvernements nationaux pourraient à l’avenir offrir certaines formes de subventions aux entreprises.Les entreprises qui bénéficieraient d’aides d’un gouvernement territorial ou d’un « sous-État » — comme un gouvernement provincial — verraient automatiquement leurs exportations frappées de droits compensatoires (c’est-à-dire d’une surtaxe douanière).Si ces dispositions étaient adoptées telles quelles, estime M.Parizeau, le Québec « devrait abandonner une bonne partie des politiques économiques qu’il pratique depuis 30 ans ».Par exemple, les prises de participation de la Caisse de dépôt ou de la SDI au capital social des entreprises, les garanties de prêts, les crédits d’impôt comme celui qui a permis de créer le Fonds de solidarité de la FTQ, voire la politique des grappes industrielles, tout cela deviendrait «incompatible avec le GATT».En revanche, si le Québec accédait à la souveraineté, il serait considéré au GATT comme un gouver nement national et conserverait donc la même marge de manoeuvre « On devra faire preuve de flexibilité, il en faudra », a prévenu M.Chrétien.« On fait ce qu’on peut faire tout de suite et si certains dossiers ne sont pas complétés, on les étudiera plus tard.Il s’agit d’avoir un accord dans les plus brefs délais qui soit acceptable par les trois partis fédéraux.Une fois qu’on a voté à la Chambre des communes, notre rôle est pas mal terminé», a-t-il dit.M.Chrétien espère ensuite que les provinces accepteront rapidement les offres du gouvernement fédéral, et souhaite que la population se prononce par voie de référendums national ou provinciaux.« Si les 10 provinces et les deux territoires posent la même question, je n’ai pas de problème avec ça », a-t-il dit.Le chef libéral a aussi rappelé son concept de double majorité — une majorité au Canada, et une majorité dans les quatre régions du pays.Mais qu’adviendrait-il si les législatures provinciales adoptaient des propositions fédérales ensuite rejetées par la population lors d’un référendum ?« Eh bien, on ne procéderait pas, c’est tout», a rétorqué M.Chrétien.qu’Ottawa en matière de politique économique.« Si vraiment, pour pouvoir faire des politiques economiques, il faut être un gouvernement national, devenons un gouvernement national ! », a lancé en confusion M.Parizeau.MM.Parizeau et Landry affirment qu’Ottawa était au courant de la portée de ces propositions depuis juin ou juillet dernier, mais n’en aurait souf fié mot au Québec ni aux autres provinces, toutes affectées dans la mesure où elles fournissent certaines formes d’assistance à leurs industries.Selon les chefs péquistes, le gouvernement Bourassa aurait identifié les impacts du rapport Dunkel à la fin décembre.Or, le ministre fédéral du Commerce extérieur, Michael Wilson, devait faire connaître au GATT la réaction du Canada au rapport Dunkel avant le 13 janvier dernier.Alors que va se tenir en fin de semaine à Montréal la troisième conférence sur les réformes constitutionnelles, consacrée précisément à l’union économique, les dirigeants du PQ ont exigé de savoir quelle position avait prise M.Wilson, et sommé MM.Mulroney et Bourassa d’expliquer leur comportement jusqu’ici et la ligne de conduite qu’ils entendent adopter pour la suite des discussions du GATT.Interrogé hier par les journalistes à propos de cette affaire, John Ciae-cia, ministre des Affaires internationales du Québec, s’est borné à indiquer que le gouvernement du Québec est préoccupé par les répercussions possibles de certaines clauses restrictives des propositions du G ATT, mais que cette préoccupation n’est pas nouvelle et que le Québec a de nombreux alliés dans ce dossier.Québec « veut la plus grande marge de manoeuvre possible », a dit le ministre, ajoutant que le gouvernement canadien et toutes les provinces canadiennes partagent à cet égard le point de vue québécois, tout comme les États-Unis où « les 50 États donnent aussi des subventions ».4 Washington cette agression, et présenté sur les lieux de l'incident sa sympathie aux victimes, ainsi que de nombreux ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques accrédités à Port-au-Prince.Outre M.Théodore, une dizaine de responsables politiques de plusieurs partis avaient été frappés à coups de pied.EN BREF^ Le salaire des femmes rattrape en douceur celui des hommes OTTAWA (PC) — Le salaire des femmes se rapproche doucement de celui des hommes mais n’en représente toujours environ que les deux tiers, a dévoilé hier Statistique Canada.En 1990, les femmes ont gagné 67,6 % du salaire des hommes, comparativement à 65,8 % l’année précédente, a fait savoir l’agence fédérale de statistiques dans son rapport annuel sur le revenu comparé des hommes et des femmes.Le salaire moyen des femmes qui travaillaient à temps plein en 1990 était de 24 923 $, en hausse de 3 % par rapport à 1989, après les ajustements pour inflation Les hommes ont gagne en moyenne 36 863 $ en 1990, soit, après inflation, pratiquement la même chose qu’en 1989.Le rapport indique que l’écart salarial entre les hommes et les femmes a diminué au cours des 25 dernières années, mais que cette progression a été très lente.En 1967, le salaire des femmes équivalait à 58,4 % de celui des hommes.En 20 ans, le salaire des femmes a augmenté en termes réels de 27 % et celui des hommes, de 12 %.Décrocheurs : le PQ appuie Pagé QUÉBEC (PC) — Le ministre de l’Éducation Michel Pagé pourra compter sur l’appui de l’opposition péquiste dans sa lutte contre l’abandon scolaire s’il met en application des mesures comme la diminution du nombre d’élèves par classe et un meilleur dépistage des élèves du primaire susceptibles d’abandonner.C’est ce qu’a fait savoir, hier, le député d’Abitibi-ouest François Gendron en réaction aux propos tenus par le ministre à la clôture du colloque de trois jours qui s’est déroulé en fin de semaine dernière à Québec sur la réussite scolaire.À cette occasion, le ministre Pagé s’est engagé à mettre en oeuvre plusieurs mesures de nature à diminuer l’abandon scolaire en allégeant par exemple la tache des enseignants, en accordant plus de pouvoirs décisionnels aux commissions scolaires, en modifiant le contenu pédagogique de certains programmes dans le régime du ministère, en améliorant le soutien professionnel fourni aux élèves.« Si le ministre s’engage réellement dans cette voie, a dit M.Gendron, il pourra compter sur l’appui de l’opposition officielle.» Le député d’Abitibi-ouest a cependant déploré que le ministre ait retardé de nouveau à la fin de mars l’annonce de son plan d’action.La bataille de l’eau DUBLIN (Reuter) — Des guerres de l’eau pourraient éclater dans le monde si on n’apprend pas à partager cette précieuse ressource, ont averti hier des experts de l’environnement réunis à Dublin sous l’égide de l’ONU.Quelque 500 experts appartenant à une centaine de pays ont aussi exhorté la communauté internationale à trouver des solutions pour assurer la qualité de l’eau pour les soumettre à un « Sommet de la terre » prévu en juin à Rio de Janeiro.« Quatre-vingt-dix pour cent des maladies au niveau mondial ont été transmises par l’eau.La moitié de la population du globe souffre d’infections transmises par cette voie.C’est une question vitale et essentielle », a déclaré le ministre irlandais de l’Environnement Rory O’Hanlon lors de la séance inaugurale.« Faute de consensus sur le meilleur moyen de partager les ressources en eau, la compétition tournera au conflit », a averti Mostafa Tolba du Programme des Nations unies pour l’environnement.Les responsables de l’< )NU soulignent que l’eau devient de plus en plus rare alors que la population va passer de 2,5 milliards d’hommes en 1950 à 6,3 milliards d’ici l’an 2000.28 janvier par la PC el l'AP 1988: La Cour suprême du Canada déclare que la Loi fédérale sur l’avortement est inconstitutionnelle.1987: Téhéran annonce que les Irakiens ont perdu 1500 hommes, tués ou blessés, au cours de combals aux environs de Bassorah.1986: La navette spatiale américaine “Challenger” explose peu après son décollage de Cap Canaveral: les sept astronautes, dont une femme, qui étaient à bord, sont tués.1983: Le Parti conservateur fédéral vote à près de 67 pour cent contre une révision du leadership du parti, mais Joe Clark estime que le mandat n'est pas clair et demande la tenue d’un congrès au leadership.1977: Le premier ministre canadien Pierre Trudeau déclare qu'il quittera la politique si les Québécois votent pour l’indépendance lors d’un référendum.1976: Le sénat américain approuve la législation fixant à 200 milles la zone de pêche au large de la côte des Étals-Unis.1962: La sonde américaine “Ran-ger-3", lancée en direction de la Lune, manque sa cible et passe à 35 mille kilomètres du satellite de la Terre.1909: Fin du contrôle américain à Cuba.Ils sont nés un 28 janvier: Alexander Mackenzie, deuxième premier ministre du Canada (1822-1892); Colette (Sidonie (labrielle), femme de lettres française (1873-1954).LE DEVOIR LESB^nfoSONT °EV° ! LUN* 0UVEB^ VEo A^'o D£9H0°A Renseignements Administration Rédaction Annonces classées Publicité numéro sans frais (514) 844-3361 (514) 844-3361 (514)842-9628 (514) 286-1200 (514) 842-9645 1 800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montreal.Extérieur (sans trais).(514) 844-5738 I 800-463-7559 Service a la clientele LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 LES MÉDICAMENTS, FAUT PAS EN ABUSER! Santé et Services sociaux Québec PHOTO CP Le chef libéral fédéral Jean Chrétien, a été accueilli, hier, par le représentant du Regroupement Économie et Constitution, Claude Beauchamp, avant la rencontre sur les offres fédérales en matière d’économie et notamment l’union économique.Dansereau à la défense du mont Pinacle ECONOMIE Le Devoir, mardi 28 janvier 1992 EN BREF.Québec veut se défaire de ses intérêts dans l’amiante Construction : une fin d’année encourageante (PC) - I .a force de la construction résidentielle, au quatrième trimestre de 1991, a permis de clore l’année sur un ton optimiste.Le nombre de mises en chantier du dernier trimestre de 1991 était de 55 000 unités selon le taux annuel désaisonnalisé (TAD), un gain de 34 % sur le trimestre précédent.L’activité de la construction résidentielle, au Canada en 1991, a fléchi de 14 %, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCUL).Sur l’ensemble de l’année, le nombre de mises en chantier reculait de 7 %.Ce sont les Prairies qui ont accusé la plus forte baisse.La performance de la construction au Québec s’est traduite par un accroissement important des mises en chantier de maisons unifamiliales (27 %) et de copropriétés de moins de 110000$.A l’inverse, la construction de logements locatifs a accusé une baisse de 28 %.Ogivar se fait saisir LES TURBULENCES qui secouent la forme informatique Ogivar se poursuivent.Hier, par voie de communiqué, la compagnie a fait savoir qu’un créancier privilégié a pris possession de ses biens.La direction demeure toutefois optimiste et est confiante que des arrangements seront conclus sous peu pour assurer la continuité des opérations du fabricant d’ordinateurs.Stone-Consolidated réduit sa production STONE-CONSOLIDATED a annoncé une réduction de production d’environ 30 000 tonnes par le biais d’une fermeture de deux semaines à chacune de ses deux usines de papier journal du Québec.À la division Belgo de Shawinigan, la fermeture débutera le 22 février, tandis qu’à la division Port-Alfred de La Baie, la plus grande usine de la Société, on interrompra la production au début de mars.Le président de la société, M.L.Olivier, a expliqué que ce redressement des stocks a été rendu nécessaire afin d’équilibrer la situation actuelle de l’offre et de la demande.Merrill Lynch : résultats records NEW YORK (AFP) - Merrill Lynch, première firme d’investissement et de courtage financier de Wall Street, a annoncé hier un quintuplement de son bénéfice net au 4ème trimestre 1991 par rapport é la même période en 1990 ainsi qu’un résultat record pour l’ensemble de l’exercice 1991.Pendant les trois mois sous revue arrêtés le 31 décembre, Merrill Lynch a enregistré un bénéfice net de 170,7 millions $ US contre 30,3 millions $ US un an auparavant sur un chiffre d’affaires en hausse de 11,7 % à 3,12 milliards $ US.Le bénéfice net de Merrill Lynch pour l’ensemble de 1991 s’est élevé à 696,1 millions $ US.Pénurie de roubles MOSCOU (AFP) - La hausse vertigineuse des prix depuis début janvier a provoqué une pénurie de roubles dans les grandes villes de Russie, et plusieurs petites banques commerciales ont du interrompre leurs opérations de change.Le manque de monnaie locale est tel que les touristes, jusqu'à présent harcelés pour vendre leurs dollars dans la rue par des changeurs au noir, se voient parfois proposer de racheter des devises étrangères.La masse monétaire a quasiment doublé en 1991 en Russie, mais la lil)ération des prix le 2 janvier a entraîné une multiplication par (rois, quatre ou même dix du prix de certaines marchandises.Montréat-XXM J * 1907.35 - 1.55 I TSE-300 [ J m 3628.50 - 2.25 I Dow Jones b m 3240.61 + 7.83 | Dollar canadien (US Cents) I m 85.19 ^ .27 Or (New Yorfc-USS) - m r 354.80 I + .40 (PC) Claude Turcotte LE MARCHÉ de l’amiante qui s’est redressé depuis deux ans permet aujourd’hui à la Société nationale de l’amiante (SNA) de poursuivre et de compléter le mandat de privatisation reçu du gouvernement en 1986 en disposant de ses intérêts dans la compagnie Asbestos.Celle-ci est aujourd’hui devenue essentiellement propriétaire de terrains et de droits miniers dans le Nouveau-Québec, en plus de détenir une participation de 45 % dans la société en commandite LAB Chrysotile, laquelle fournit du travail à environ 1000 personnes par l’exploitation de quelques mines dans la région de Thetford Mines.Le contrôle de LAB Chrysotile appartient à M.Jean Dupéré par le biais de deux sociétés.M.Benoît Cartier, président d’Asbestos, confirme avoir reçu « plusieurs offres » de la part d’entreprises intéressées à faire l’acquisition des actifs d’Asbestos, mais il a refusé complètement de dévoiler le nombre et la provenance de ces offres.Il procède actuellement à l’étude attentive de ces offres et précise que son mandat n’est pas limité dans le temps, ce qu’il interprète comme une invitation à ce « que les choses soient bien faites et avec les bonnes personnes ».11 veut simplement donner un indice très vague et général à savoir que l’offre a été présentée à « certains investisseurs expérimentés dans l’industrie minière ».Pourquoi vendre Asbestos maintenant et non pas plus tôt ?À cause des prix déprimés de l’amiante en 1986, les actifs d’Asbestos « n’étaient pas vendables ».Ils le sont maintenant parce que le marché mondial de l’amiante a retrouvé des prix qui permettent la rentabilité.Il devient possible de trouver des acquéreurs.Toutes les réponses ont été reçues en décembre dernier, mais aucune suite n’a évidemment encore été donnée par la SNA et le gouverne- ment du Québec qui doivent en dernier lieu donner leur accord à une telle transaction.Le gouvernement est l’actionnaire de la SNA.On sait par ailleurs qu'il y a un contentieux fort complexe avec les actionnaires minoritaires d’Asbestos qui mènent une dure bataille depuis l’acquisition du bloc d’actions du détenteur majoritaire, General Dynamics, par le gouvernement québécois.M.Cartier souligne que c’est précisément en pensant à eux qu’un communiqué annonçant la mise en vente d’Asbestos a été émis, pour y dire notamment ceci : « Advenant la vente de ces intérêts, la SNA et le gouvernement du Québec assumeront leurs responsabilités en vertu de la législation sur les valeurs mobilières en ce qui a trait aux acquisitions antérieures».Le gouvernement reconnaît ainsi que sa responsabilité à l'égard des actionnaires ne se terminera pas avec la vente des actifs d’Asbestos.« Ce n’est pas là une manoeuvre de la SNA pour se défiler », avance M.Cartier qui s’empresse cependant d’ajouter que « la SNA ne prendra sur elle que les obligations qui lui seront dévolues, à supposer qu’il y en ait ».Car, la bataille entre actionnaires minoritaires et le gouvernement se poursuit toujours devant les tribunaux et les commissions de valeurs mobilières concernées, surtout celle de l'Ontario.M.Carmand Normand, coprésident d’un comité qui veille aux intérêts de ces actionnaires, dont le nombre se situe entre 800 et 1000 propriétaires de 1 250 000 actions.Hier et aujourd’hui même à Toronto, la Cour d’appel ontarienne considère une décision prise antérieurement par la Commission des valeurs mobilières en faveur d’une audition complète sur les transactions effectuées au moment de l’étatisation.M.Normand rappelle que lors d’une audition préliminaire, quatre commissaires sur cinq avaient donné leur accord à une audition complète.Le gouvernement québécois en a appelé de cette décision.Pour l’heure, M.Normand se de mande si les actionnaires minoritaires devraient maintenant s'opposer ou pas à la vente des actifs d’Asbestos.Et il se pose la question suivante : « Y-a-t-il une façon de pro téger les intérêts des petits actionnaires ?».Ces actionnaires estiment avoir été sérieusement lésés lorsque le gouvernement Lévesque a consenti 88,27 $ par action à General l)y namics, l’actionnaire majoritaire, en décembre 1987, et qu’il n’a rien offert aux actionnaires minoritaires.Pour qu’ils reçoivent un montant équiva lent à celui de General Dynamaics, il faudrait qu’on leur paie aujourd’hui 140$ par action.Après l’étatisation, les actions d’Asbestos ont connu des fluctuations importantes, baissant même jusqu’à 3$.Depuis 1986, le prix de l’action fluctue entre 4 et 15 $; elle se transigeait à 12$ au moment de la fermeture hier.* * à « * >' PHOTO AP Macy’s se met à l’abri de ses créanciers NEW YORK (AFP) — R.H.Macy, une des plus anciennes chaînes de grands magasins américaines, a annoncé hier avoir demandé la protection de la loi sur les faillites pour se mettre à l’abri de ses créanciers.Cette demande était largement attendue après l’échec, vendredi, d’un plan de reprise de Macy’s par le milliardaire Laurence Tisch.Macy’s se trouve dans une situation financière difficile depuis plusieurs années en raison d’un énorme endettement provenant de son rachat en 1986 par ses dirigeants.Sa dette est estimée à plus de 3,5 milliards $ US.Les difficultés se sont encore aggravées récemment à la suite d’une saison des Fêtes catastrophique.Ses problèmes de trésorerie l’avaient conduite à ne plus payer ses fournisseurs ces dernières semaines.Macy’s, fondée il y a 134 ans, possède un réseau de plus de 250 magasins à travers les États-Unis.Son magasin le plus célèbre se trouve à New York en plein Manhattan, sur la 34e Rue.Le groupe a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 6,7 milliards $ US.Le Conference Board trouve élevé le prix de la lutte à l’inflation OTTAWA (PC) — Le Conference Board du Canada a reconnu, hier, qu’Ottawa a gagné sa lutte contre l’inflation, mais il a noté en même temps que le prix à payer pour une telle victoire a été élevé.« Après cinq ans, a constaté le rap port du groupe de recherche sur l’économie, le gouvernement a atteint son objectif de réduire l’inflation.Mais il a fallu une récession grave et une perte importante d’emplois pour y arriver.» En décembre dernier, le taux annuel d’inflation a baissé à 3,8%.La moyenne de 1992 sera de 2,2 %, a prédit le Board, soit le taux le plus bas depuis 1964.En augmentant les taux d’intérêt pour combattre l’inflation, a-t-il rap pelé, le gouvernement fédéral a ralenti du même coup les dépenses des consommateurs et l’activité économique, tout en faisant augmenter la valeur du dollar canadien et en nui sant aux exportations.Il y a actuellement, a souligné le rapport, quelque 1,6 million de Canadiens en chômage et le pays essaie encore de se sortir de la deuxième pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale.Et en dépit de certaines tentatives de redressement, « la capacité de concurrence du Canada sur les marchés internationaux a continué de | faiblir ».L’économie canadienne, selon le j Board, fonctionne à moins de sa ca-pacité depuis les trois dernières an- j nées, ce qui a coûté aux Canadiens j entre 40 milliards $ et 50 milliards $ j en production perdue.II est vrai, a souligné le rapport, que l’augmentation des taux d’intérêt ne constitue pas l’unique cause de tous les maux.« La baisse (récente) des taux d’intérêt n’a pas été causée par la lutte contre l’inflaion, mais tout d’abord par le ralentissement des affaires et la baisse de la demande de crédit, résultant de la récession.» La contrebande de cigarettes nuit aux ventes de Métro-Richelieu Robert Dutrisac SIGNE de la solidité de son redressement, Métro-Richelieu, malgré le contexte économique difficile et une baisse de ses ventes de 3,7 %, a réussi à hausser son bénéfice net de 60 % au cours du premier trimestre clos le 21 décembre.La chaîne d’alimentation a même raffermi sa part de marché, qui est passée de 26,3 % à 27,2 %, selon un sondage Nielsen cité par la direction.Au cours de l’assemblée annuelle des actionnaires de Métro-Richelieu, le président et chef de la direction de la chaîne d’alimentation, M.Pierre Lessard s’est déclaré « satisfait » de ces résultats.« Nous avons atteint dans l’ensemble nos objectifs », a déclaré M.Lessard qui a été chargé en septembre 1990 avec l’ex-président du Conseil du Trésor Paul Gobeil de réorganiser Métro-Richelieu alors en difficulté.Outre la récession qui a poussé le consommateur à diminuer la valeur moyenne de son panier d’épicerie, les ventes de cigarettes et de tabac ont diminué de 10,415 millions $ au premier trimestre, soit 20% de moins que l’an dernier.« Le prix excessif des cigarettes provenant des taxes trop élévées pousse le consommateur à s’approvisionner de sources illégales», a dit M.Lessard.Au cours de la rencontre de presse qui suivait l’assemblée, M.Gobeil a mentionné que la région de Montréal est la plus affectée par le commerce de cigarettes de contrebande.« Plus on s’éloigne des frontières, mieux c’est», a-t-il noté.L’autre facteur, purement comptable celui-là, c’est le remplacement de la taxe fédérale sur les produits manufacturés, incluse dans les recettes, par la TPS, non comprise dans les ventes celle-là, une différence de Robert Dutrisac LES TROIS ordres de gouvernement — fédéral, provincial et municipal — ont annoncé hier la création du Fonds de développement international de Montréal destiné à attirer les organismes internationaux dans la métropole.Les bailleurs de fonds étaient représentés par le ministre fédéral des Transports et ministre responsable de l’île de Montréal, M.Jean Corbeil, le ministre des Affaires internationales du Québec, M.John Ciaccia et le maire de Montréal, M.Jean Doré.Ottawa, Québec et Montréal verseront chacun une subvention de 2,5 millions $ à ce fonds administré par la Société du Centre des conférences internationales de Montréal (SGCI M), un organisme privé sans but lucratif dont le budget annuel de 1 million $ provient exclusivement de sources gouvernementales, selon les précisions de son président, M.Guy Coulombe.Des négociations ont présentement cours afin que le secteur privé montréalais participe au financement du fonds à hauteur de 2,5 mil- PHOTO CP WÊÊ Üi Pierre Lessard 2,2 %.Les ventes de Métro-Richelieu ont totalisé 524,9 millions $ au cours du premier trimestre, contre 545,4 millions $ l’an dernier, et le bénéfice net est passé de 1,88 million $ à 3,02 millions $, en raison surtout de frais financiers qui ont diminué de 1,3 million.Comme à chaque année, les actionnaires et marchands de Métro-Richelieu ont posé plusieurs questions à 'a direction au cours de l’assemblée.Un marchand a accusé la direction de « réduire la marge bénéficiaire des marchands pour améliorer celle de Métro-Richelieu ».M.Lessard a fait porter le blâme sur la situation économique difficile et a soutenu que « les marges et les ventes » des marchands Métro-Richelieu étaient meilleures que celles de la concurrence.Un autre actionnaire a plaidé pour la réduction des dépenses, « mais aussi à la haute direction ».À ce chapitre, les 14 membres de la haute direction ont reçu l’an dernier une ré- lions $, ce qui porterait à 10 millions $ son budget pour les quatre ou cinq prochaines années.C’est mon objectif (« target») d’annoncer cette participation d’ici le 1er avril, a livré hier M.Coulombe.Quoi qu’il en soit, les engagements gouvernemenlaux ne sont aucunement liés à un investissement du secteur privé.Le Fonds de développement international servira à « faciliter la venue des directeurs généraux » des organismes internationaux à Montréal, a indiqué M.Coulombe, et à payer certains frais de déménagement de ces organismes.« Nous avons un mandat assez wide open», a-t-il dit.Le SCCIM se penche actuellement sur « 20, 25 dossiers » d’organismes qui pourraient s’installer à Montréal, a mentionné M.Coulombe.Parmi ceux-là, on note l’Organisation des agents de bord — dont la venue est justifiée par la présence à Montréal de l’Organisation de l’aviation civile internationale —, le Secrétariat des membres affiliés de l’Organisation mondiale du tourisme, « un dossier quasiment réglé » et, enfin, la création de l’Université de l’espace, un projet de longue haleine.numération globale en espèces de 2,238 millions $, soit une moyenne de 160 000$ par tête de pipe, ce qui se compare aux 1,185 million $ versés à 6 dirigeants chez Provigo, pour une une moyenne de 197 000 $.Mais les dirigeants de Métro-Richelieu peuvent sans doute se rattraper avec le régime d’options d’achat sur les actions de Métro-Richelieu.Réservé à la haute direction, ce régime fut révisé au début de 1991 : au lieu d’options à 8$ l’action, les dirigeants se voient offrir quelque 900 000 options à 4$ l’action.Il est vrai qu’au début de 1991, les actions de Métro-Richeleiu se transigeaient à environ 3,75$.Une autre tranche de 1,5 million d’options fut accordée à d’autres di-rigeants à des prix variant de 2,75 $ à 4,32$ l’action.Tant M.Lessard que M.Gobeil ont refusé de révéler le nombre d’options qu’ils détenaient.« Cela pourrait porter à interprétation, a dit M.Gobeil.Ces options ont été octroyées en fonction de l’utilité à la compagnie».Chose certaine, le cours des actions de Métro-Richelieu s’est grandement apprécié depuis le début de 1991 et le tandem Lessard-Gobeil y est certainement pour beaucoup.En novembre dernier, Métro-Richelieu écoulait sur le marché 3,5 millions d’actions à 6,50 $ pièce.En présumant que ce nouveau lot de 1,5 million d’options revient à MM.Lessard et Gobeil, les deux sauveurs se retrouvent avec quelques millions en poche, sur papier du moins.Que leur saine administration se reflète encore plus sur le cours boursier de Métro-Richelieu et leurs efforts seront récompensés par quelques millions de plus.Par exemple, 1,5 million d’options exercées à une moyenne de 3 $ représentent un profit de 7,5 millions $ dès que le cours du titre atteint 8 $.À leur sommet, les actions de Métro-Richelieu, dont la valeur comptable est de 6,08 $, se sont échangées à 7,63 $ l’an dernier.STERLING WINTHROP INC.Jacques J.Boisvert M.Louis P.Mattis, président, Sterling Winthrop Inc., New York, a annoncé la nomination de M.Jacques J.Boisvert au poste de vice-président de la société et de président de Sanofi Winthrop Pharmaceuticals, Division internationale.À ce titre, M.Boisvert assume la responsabilité des exploitations pharmaceutiques Sanofi Winthrop au Canada, en Amérique Latine, en Australasie ainsi que dans le reste des pays situés le long de la côte du Pacifique.Montréal est dotée d’un fonds de développement international Les pays de l’ASEAN veulent leur marché commun SINGAPOUR (AP) — Soucieux de ne pas être évinces de l’économie mondiale partagée entre les deux blocs européen et américain, les six pays de l’ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) doivent lancer, lors d’un sommet de deux jours qui s’est ouvert hier à Sin gapour, une ébauche de marché commun avec des droits de douane réduits.Totalisant 322 millions d’habitants, soit un chiffre comparable à celui de l’actuelle CEE, les Philippines, la Thaïlande, l’Indonésie, la Malaisie, Singapour et le sultanat de Bruneï entendent ainsi répondre à « l’émergence d’un nouvel ordre international », selon les termes de Corazon Aquino, présidente des Philippines.Ceci est nécessaire, a-t-elle ajouté, pour « s’assurer contre un monde qui, tout en renonçant à la guerre comme mode de gouvernement, adopte l’exclusion économique et la guerre d’usure comme nouvelle stratégie de défense nationale».Pour le premier ministre de Sin gapour G oh Chok Tong, si les négociations commerciales de l’Uruguay Round venaient à échouer, l’Europe ou les États-Unis pourraient être amenés à rechercher « une sécurité économique accrue, même s’ils ne lui donnent pas le nom de protectionnisme.» L’ASEAN envisage également, pour ces raisons, d’élargir sa zone de libre-échange à d’autres pays de la région, notamment la Birmanie ainsi que le Laos, le Cambodge et le Vietnam.Dans un premier temps, ce Marché commun asiatique se traduira par une diminution de cinq pour cent maximum des droits de douane suites produits manufacturés, l’agroa- limentaire (à l’exclusion des produits agricoles non transformés) et les biens d’équipement.Le processus j sera accéléré pour une quinzaine de | produits spécifiques, dont les médicaments, les produits dérivés du caoutchouc et l’huile végétale.En revanche, d’autres produits jugés « sensibles » — comme l’ensemble du i secteur des services — sont exclus.Ces diminutions de droits de douane s’appliqueront progressivement pendant une duree de 15 ans, I une période jugée trop longue par certains membres de l’ASEAN.M.Boisvert est entré au service de la compagnie en février 1989, en qualité de président de Sterling Winthrop Canada, à la suite d’une longue et impressionnante I carrière au sein de l’industrie pharmaceutique.Le Groupe de sociétés pharmaceutiques Sterling Winthrop fabrique et commercialise, à l'échelle mondiale, des produits d'ordonnance comprenant des analgésiques, des anti-infectieux, des agents cardio-vasculaires, des produits de contraste et des spécialités utilisées en hormonothérapie.À la suite d'une alliance novatrice intervenue avec Sanofi, les produits pharmaceutiques seront commercialisés sous le nom Sanofi Winthrop dans les pays aux quatre coins du monde. A-6 ¦ Le Devoir, mardi 28 janvier 1992 Restez pas chez vous V a Venez profiter de la VENTE BAZAR et de rabais allant jusqu’à 50 % sur une foule d’articles sélectionnés.Des rabais après inventaire qui ont du caractère pour ceux et celles qui en ont.Pour des vêtements d’hiver et d’été, pour hommes et femmes, dans des styles, des grandeurs et des coloris variés.| r=T=?=-?=?=?=?=?=?=?=?=T=?=?¦=?¦=T=T=b.T=T=y:===.Tiss-T=^ | PLACE BELLE-COUR*SAINTE-FOY RUE LAURIER* OUTREMONT ! • .
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