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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-01-28, Collections de BAnQ.

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SOCIETE traduction • rédaction • interprétation le J entier mot wm—mmm (514) 485-2318 Le Devoir, mardi 28 janvier 1992 D’impressionnantes rééditions Les éditeurs de disques nous promettent de quoi faire vibrer d’impatience l’oreille des mélomanes, écrit Carol Bergeron.D’impressionnantes rééditions seront ainsi lancées sur CD au cours des prochains mois.Mais on attend aussi des nouveautés : deux, entre autres, signées Charles Dutoit et l’OSM.Page B-3 Il y a 20 ans, le « Bloody Sunday » Il y a vingt ans, en janvier 1972, l’armée britannique ouvrait le feu sur une manifestation pacifique organisée par le mouvement catholique des « droits civils » de Londonderry, faisant 14 morts.Une marche identique s’est déroulée, dimanche, pour commémorer le Bloody Sunday (« dimanche sanglant»).Page B-6 Des déchets tarifés La seule façon de réduire le volume effarant et croissant des détritus que nous éjectons quotidiennement serait de facturer les contribuables selon le volume de déchets produits par chaque foyer, écrit Benoît Laplante, professeur d’économie à l’Université Laval.Une mesure qui n’entraînerait pas de hausse de taxe.Page B-8 Un fabuleux Beckett Il faut courir au TNM, écrit Robert Lévesque.Vos amis qui aiment le théâtre ne vous pardonneront jamais d’avoir raté l’un des grands spectacles de théâtre produits au Québec depuis des années.André Brassard réussit à y renouveler C.odot, sans le trahir, l’affaiblir ou le restreindre et les comédiens sont prodigieux.Page B-3 Abandonnés, ils abandonnent Le décrochage est aussi celui des parents et du système scolaire Caroline Montpetit LA VOIX de la jeune fille est tombée comme la foudre dans la salle de bal de l’Hôtel Hilton de Québec, à la clôture du colloque sur la réussite scolaire organisé la fin de semaine dernière à Québec, par la Centrale de l’Enseignement du Québec et par l’Université Laval.« Le système scolaire est malade, disait, du haut de son estrade, Stéphanie Boka, 17 ans.Les polyvalentes sont trop grandes, on s’y perd.Il y a un besoin urgent d'humaniser les ressources.Comme c’est là, nous sommes traités comme des rats de laboratoire ».« Décrocheuse » et « raccro cheuse » du système scolaire québécois, ex droguée désintoxiquée et aujourd’hui élève prometteuse de 4ème secondaire de la polyvalente Deux Montagnes, Stéphanie Boka était seule de son âge, et de son espèce, à s’adresser simultanément au ministre de l'Éducation du Québec, M.Michel l’agé, à la présidente de la Centrale de l’Enseignement du Québec, Mme Lorraine l’agé, à la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Mme Diane Drouin, ainsi qu’aux autres participants du colloque.Devant une foule de professeurs, de travailleurs sociaux, de chercheurs en éducation et en économie, la jeune étudiante identifiait ainsi l’un des thèmes centraux visés par la réforme suggérée par le ministre Pagé : il faut redonner à l’école « une âme », à laquelle pourrait s’identifier les jeunes susceptibles d’abandonner, et recentrer l’école sur les besoins de l’élève.Le constat enregistré par les participants au colloque tout au long du week-end était en effet aussi clair qu’alarmant.Loin d’être le simple fait d’élèves récalcitrants au système scolaire, aux troubles graves d’apprentissage, ou de délinquants « lourds » et irrécupérables, l’abandon scolaire qui marque plus du tiers des jeunes Québécois avant la fin de secondaire, est aussi le produit du « décrochage » des parents, des enseignants en général, et du personnel administratif des commissions scolaires.« Nous nous sommes éloignés des élèves, disait M.Pagé dans son discours de clôture.Les enseignants s’en sont éloignés, le ministère s’en est éloigné aussi.Cela interpelle aussi les parents qui doivent revoir leur engagement auprès des enfants » En effet, les jeunes qui abandonnent l’école le font souvent sans même en aviser un adulte du milieu scolaire, selon une étude intitulée « L’école : facile d’en sortir, difficile j d'y revenir » rendue publique en fin de semaine par le ministère de l’É- j duration.Le tiers des 1242 décrocheurs interrogés dans le cadre de cette enquête (31 %) ont admis avoir quitté l’école avant l’âge réglementaire de 16 ans, et ce malgré les dispositions de la loi sur l’instruction publique.« Que les parents passent en premier, c’est normal, écrivent les au- I teurs de l’étude.Mais que les amis | soient consultés avant le personnel Voir page B-2 : Abandon «M| »»—> mtmm mgm A1* ¦ rr * y PHOTO JACQUES NADEAU Les Maisons de la Culture ont accueilli pas moins de 300 000 visiteurs en 1991.Les Maisons de la Culture se cherchent un deuxième souffle Même si le bilan est positif, Montréal veut faire le point après 12 ans PHOTO PATRICK VILLENEUVE Le réseau a remporté le pari d’attirer à lui le non-consommateur de culture, l’éternel absent des musées et des corbeilles.Odile Tremblay ELLES ONT vu le jour en 80, il y a presque douze ans déjà.Et au rythme essoufflant d’une nouvelle venue par année, des bras leur ont poussé, comme à une poulpe.Aujourd’hui, Montréal n’est pas peu fière de gérer un concept unique au monde en contexte métropolitain : 12 Maisons de la Culture couvrant son territoire presque mur à mur (sauf le centre-ville, saturé d’établissements culturels).Le projet initial était de disperser à travers Montréal des centres culturels cumulant bibliothèque, aire d’exposition, salle de spectacle, etc.En bref, de créer des foyers de culture multiples, accessibles et gratuits, porte-voix des différents quartiers de Montréal.Rendons à André Malraux ce qui est à André Malraux.L’idée appartient à l’ex grand manitou français de la Culture qui instaura sous de Gaule ses propres Maisons dans la province française, loin des feux de Paris, l’éternelle centralisatrice.En 1980, Yvon Lamarre, alors président du Comité exécutif de Montréal, reprit la formule à son compte, l’adapta au contexte d’une grande ville.Depuis, ça roule : Plus de 6000 événements en dix ans.300 000 visiteurs l’an dernier.En 1990, la Ville de Montréal y injectait pas moins de 2 600 000$.Mais près de douze ans après leur création, on a envie d’interroger les Maisons de la Culture.La ville de Montréal en ressent elle aussi le besoin, qui, s’étant mise à l’heure de la compilation, livrera au printemps un énoncé d’orientations.Puis, la Corn mission du Développement Culturel et Communautaire dirigera des audiences publiques sur le sujet.Avant la fin de 92, elle devrait avoir émis une série de recommandations.D'ici là, on suppute.Pas de doute : Le bilan est en grande partie positif.Au fil des ans, les Maisons ont su gagner le respect du milieu artistique et la reconnaissance de la population.« Combien de Montréalais qui jugeaient l’art inaccessible avant l’avènement des Maisons, ont découvert, grâce à nous que la culture, c’était aussi pour eux ?» demande Francine Lachance.De l’avis de cet agent culturel à la Maison Notre-Dame-de-Grâce, le réseau a remporté le difficile pari d'attirer à lui le non consommateur de culture, l’éternel absent des musées et des corbeilles.« La gratuité des événements est déterminante.Imaginez ce qu’il coûte à une famille de cinq (jour aller au cinéma.Alors quand, ça ne vous coûte pas un sou.» Par ailleurs, 60% des usagers des Mai sons sont issus du quartier.« Et ce n’est pas du ‘hit and run’, assure Mi chel Demers du Service de soutien aux Maisons de la Culture à la Ville de Montréal.La clientèle révienl après usage.» Le printemps dernier, un sondage du Groupe Léger & Léger révélait un très haut taux de satisfaction chez les usagers des Maisons de la Cul ture (90%).27 % des Montréalais interrogés déclaraient avoir déjà fréquenté les Maisons de la Culture.« Un gros pourcentage », estime Michel Demers, puisque, toutes disciplines confondues, seulement 48 % de la population consomme des produits culturels.Reste que 72,8 % des Montréalais n’ont jamais mis les pieds dans une Maison de la Culture.Comment les y attirer ?Le client type est une femme dans la trentaine avec 16 ans de scolarité qui gagne un peu plus de $30,000 par année.Elle est blanche, francophone, catholique.Et ressemble finalement .au Québec d’hier.Un maigre 30 % d’allophones fréquente les lieux.Les Maisons de la Culture devront donner un coup de barre pour entrer avec Montréal dans le XXle siècle multi ethnique.« Il faut non seulement rejoindre les néo-québécois, déclare Michel Demers, mais aussi plus d’adolescents, de personnes âgées».Cette année, sous le titre « La culture vue par », une série de onze expositions donnant la parole aux Communautés culturelles fait la tournée des Maisons.À Notre-Dame-de-Grâce notamment, du 30 janvier au 1er mars, le jazzman Charles Biddle présente un volet sur la culture noire.C’est très difficile d’intéresser les nouveaux Québécois à la culture locale ou universelle, soupire Francine La-chance, de la Maison N DG.Mais quand on organise un événement qui traite de leur communauté, ils ac-courrent.Laissons-leur le temps d’apprivoiser les Maisons.On ne peut forcer les choses.» D’autres initiatives naissent des besoins des personnes âgées.Cette clientèle a souvent peur de sortir le soir.La Maison de la Culture Maisonneuve leur présente alors des Voir page B-2 : Maisons CAMPS D’ÉTÉ RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 7 février 1992 LE DEVOIR publiera samedi le 15 février son cahier annuel sur les camps d’été qui sera distribué à la Foire des camps d'été du Québec qui aura lieu du 19 au 22 février 1992.Nous ferons le tour des différentes formules de camps et des nouvelles initiatives qui ont vu le jour pour l'été qui vient.Il sera également question du travail des moniteurs, des spécificités propres à certains camps et d'expériences heureuses de parents et d’enfants.Nous publierons aussi un guide succinct des éléments à considérer au moment de choisir un camp.PARUTION le 15 février DANS LE DEVOIR B-2 ¦ Le Devoir, mardi 28 janvier 1992 PERSPECTIVES/TRAVAIL Le virage de la CSN : la main tendue aux employeurs Jean Francoeur LA Confédération des syndicats nationaux (CSN) vient de confirmer sa politique de la main tendue aux dirigeants d’entreprise qui envisagent de modifier leur organisation du travail ; elle presse même les syndicats qui lui sont affiliés à « prendre les devants » si la situation l’exige.Ce faisant, la CSN rompt avec un demi-siècle d’un syndicalisme largement dominé par deux préoccupations majeures : d’une part, limiter le champ de l’arbitraire patronal par des conventions de plus en plus détaillées et contraignantes et, d’autre part, s’assurer que les travailleurs recevront leur part de la richesse générée par l’activité de l’entreprise.En fait, les objectifs restent les mêmes, insiste-t-on.Ce sont les moyens qui évoluent dans un effort d’adaptation à des circonstances tout à fait nouvelles.Réunis en conseil confédéral la semaine dernière à Laval, quelque 200 délégués ont entériné, après un débat qui a occupé un jour entier, un document-guide à l’intention des syndicats locaux désireux de s’impliquer dans une démarche conjointe, patronale-syndicale, de réorganisation du travail ou de redressement d’une entreprise.S'il s’agit de « prendre les devants », il s’agit également de ne pas se laisser « prendre de court ».Le document de la CSN, qui s’inscrit dans la suite de l’orientation adoptée par la centrale lors de son congrès de juin 1990, traduit un certain sentiment d’urgence.« Ce n’est pas une figure de style de dire que nous devons choisir entre le déclin et le développement durable », y lit-on.Faute de procéder aux changements indispensables, c’est l’ensemble des emplois qui sont menacés.11 y a là, pour les syndicats, un risque à courir.Mais c’est un risque qu'un bon nombre n’ont plus les moyens de ne pas courir.Pour d’autres, c’est une occasion à saisir au vol.Car, dit le document parrainé par le secrétaire général de la CSN, M.Pierre Paquette, « un certain nombre d’employeurs se rendent compte que les vieilles recettes ne marchent plus ».« On commence à comprendre que les entreprises sont dans un cul-de-sac si elles n’utilisent pas mieux les ressources de [leurs travailleurs].« On commence à comprendre que la rentabilité n’est plus possible sans réduire les coûts du gaspillage créé par une organisation du travail fortement hiérarchisée, autoritaire, où le plus grand nombre est relégué à de simples tâches d’exécution.« On commence à comprendre qu’il faut redonner toute leur place aux valeurs de coopération, de responsabilité et de solidarité.» Le taylorisme a vécu.Il tombe aujourd’hui par larges pans, entraînant dans sa chute une certaine forme de syndicalisme qui s’accrochait à lui, comme le lierre au chêne.Les nouveaux modes d’organisation du travail ont ceci de commun qu’ils font appel à l’autonomie professionnelle, à l’enrichissement des tâches et au travail d’équipe.Et à la connaissance, bien sûr.« Hier on se servait uniquement de nos bras, aujourd’hui on a aussi besoin de nos cerveaux», comme l’a dit un délégué.Si l’on en juge par le débat de mercredi dernier, la nouvelle orientation de la CSN fait facilement consensus chez les syndicats du secteur privé où l’on prend de plus en plus vivement conscience que la crise actuelle n’est pas seulement conjoncturelle, donc passagère.La crise, qui se traduit notamment par de nombreuses fermetures, faillites ou fusions d’entreprises et par la persistance d’un taux de chômage élevé, résiste aux mesures traditionnelles de relance : elle est structurelle.C’est le cas notamment des représentants syndicaux de secteurs particulièrement névralgiques, tels la métallurgie ou les pâtes et papiers, où des expériences novatrices sont en cours.Les seuls bémols sont venus des délégués de la Fédération des affaires sociales (FAS) qui ont fait part de leur profond scepticisme quant à la volonté réelle des employeurs de s’engager dans une véritable démarche de réorganisation de leur mode de fonctionnement.Encore qu’une déléguée, employée d’un établissement public, soit venue dire au micro comment l’absence inopinée et prolongée d’un cadre avait été l’occasion dans son unité de travail d’une expérience d’autogestion qui s’est révélée particulièrement productive et valorisante.La FAS regroupe quelque 100 000 employés des établissements de santé et de services sociaux.Certes, les hôpitaux ne font pas faillite, a-t-on opposé aux réticences de la FAS, mais le débat sur le financement des soins de santé (sujet sur lequel le conseil fédéral de la CSN s’est également prononcé) remet à l’ordre du jour toute la question de l’efficience dans Pierre Paquette, président du Conseil central de Montréal l’utilisation des ressources disponibles, de la gestion de la qualité et des coûts de l’absence de qualité pour les patients : faire les bonnes choses, et les faire comme il faut du premier coup.Jamais, dans le cours de ce débat, la question ne s’est posée de savoir s’il fallait choisir entre un syndicalisme d’affrontement et un syndicalisme de collaboration.Serait-ce que le trop fameux dilemme serait dépassé, et bien fatigués les quelques nostalgiques de la lutte des classes ?Par contre, la politique de la main tendue qu’offre la CSN n’a rien d’une reddition sans conditions.En « prenant les devants » en matière d’organisation du travail le syndicat ne perd pas tout pouvoir de marchandage, loin de là (sauf, bien sûr, dans les cas extrêmes où la situation de l’entreprise est si désespérée que l’exercice d’un rapport de force n’en ferait qu’accélérer la dissolution).On cite même le cas d’une entreprise qui s’était engagée dans une démarche conjointe de réorganisation où le syndicat a pu hâter le renouvellement de sa convention collective en brandissant la menace.de retirer sa collaboration au projet.Pour le syndicalisme, c’est un défi et un risque.Cette poursuite de « nouveaux droits et de nouvelles responsabilités» au sein de l’entreprise traîne sa part d'incertitude et d’insécurité.D’où la tentation de s’accrocher aux acquis et d’accueillir avec une méfiance systématique toute nouvelle initiative patronale a priori suspectée d’être un piege.Mais, à la CSN, on croit plutôt que si le syndicat ne prend pas la place qui lui revient, l’employeur agira seul, ce qui pourrait signifier « l’éclatement des solidarités au profit du développement de relations individualisées entre la direction et les syndiqués».« Un syndicat fort, capable de prendre les devants, est la meilleure garantie que les formes nouvelles de gestion et d’organisation du travail se traduiront simultanément par le progrès de l’entreprise et la qualité de vie au travail.» Dans la démarche proposée, la CSN insiste particulièrement sur les points suivants : 1) Il importe d’abord de faire tomber la méfiance exagérée contre le changement ; on y parviendra par la formation, l’analyse et la réflexion sur la situation concrète de l’entreprise et une meilleure connaissance des nouveaux modes d’organisation.2) En s’engageant dans cette démarche, le syndicat doit définir clairement ses objectifs : améliorer le fonctionnement de l’entreprise et, simultanément, améliorer les conditions de travail.3) Dans le court terme, la promotion de l’emploi par une relance de la productivité et une meilleure organisation du travail, peut menacer quelques emplois.Il ne faut se résigner à des mises à pied qu’après avoir exploré toutes les avenues : élimination de la sous-traitance, formation, recyclage, replacement, mise à la retraite.4) Il faut se prémunir contre les pressions de l’employeur de bouleverser sur-le-champ toute la convention collective.Reconduire plutôt les conventions, quitte à y joindre des ententes temporaires et se réservant de revenir au statu quo en cas d’impasse.5) La négociation collective doit devenir un processus continu et les conventions peuvent se concevoir comme des « entités vivantes » capables de s’adapter constamment aux besoins en évolution.Quant à l’exercice du rapport de force dans le contexte d’une réorganisation fondée sur la valorisation du travail, la CSN en dit ceci : « Si les gouvernements ont pu restreindre le droit de grève, ils pourront difficilement décréter une période légale de non-motivation.Ceci implique donc que nous devons apprendre a utiliser la quotidienneté de notre pouvoir — au lieu de sa périodicité — pour promouvoir la défense de nos intérêts.» DONNER ¦ Plus de 4 millions de dollars : c’est l’objectif de la campagne de financement annuelle de la Fondation des maladies du coeur du Québec, campagne présidée par Nycol Pageau-Goyette de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Depuis plus de 35 ans la Fondation a investi 34 millions $ dans la recherche sur les maladies cardiaques et cérébrovasculaires et plus de 10 millions $ dans des programmes de prévention.On peut contacter la Fondation au 440, boulevard René-Lévesque ouest, bureau 1400, Montréal H2Z 1V7, ou Gilles Deschênes au (514) 871-1551.?¦ Par ailleurs il existe également une Association québécoise pour les enfants malades du coeur, « En coeur », qui s’occupe de recherche en cardiologie infantile mais aussi de promotion de la qualité des soins aux jeunes malades atteints de malformations congénitales du coeur.On peut rejoindre l'Association au 685 chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal, II2V 2C7, (514) 737-0804.?¦ Le 16e Téléthon de la Paralysie cérébrale sera présenté les premier et 2 février prochain au Complexe Desjardins à Montréal ainsi que dans toutes les régions du Québec, le tout étant diffusé sur les ondes du réseau TVA.Informations : René-Pierre Beaudry, (514 ) 257-4341.?¦ La Maison du Parc, une maison d’hébergement pour personnes atteintes du VIII et du sida, et située en face du Parc Lafontaine à Montréal, a ouvert ses portes en décembre et invite individus et entreprises à une campagne de financement originale : grâce à la collaboration du directeur du Jardin Botanique Pierre Bourque chaque don de 1000$ sera associé à un des 150 arbres plantés par le Jardin Botanique pour aider au financement du projet.On s’informe au 1287 rue Rachel est, Montréal H2J 2.19, ou à M.fcmile Emond, (514 ) 523 6467.?¦ Le ministre des Communications du Québec, Laurence Cannon, préside la campagne de financement 91-92 de la Fondation du Québec pour l’implant cochléaire, dont l'objecitf s'élève à 150 000$, en collaboration avec l'équipe du docteur Pierre Fer-ron de l’Hôtel Dieu de Québec.L’« implant cochléaire à multi-élec-trode » consiste en une oreille électronique qui peut remplacer une oreille défectueuse.Grace à cette technique mise au point au Canada par le docteur Ferron il y a sept ans 42 personnes atteintes de surdité pro fonde, dont treize enfants, peuvent aujourd’hui entendre.Cette cam pagne de financement se terminera en mars par un spectacle de Michel Rivard au Grand Théâtre de Québec.On s’informe à la Fondation, 10 rue McMahon, Porte 1880, Québec, GIR 3S1, Francine Carmichael, (418) 692-4109 * ¦ La Société pour les enfants han dicapés du Québec a trouvé une fa çon très originale pour compléter son actuelle campagne de financement, dont l’objectif s’élève à 1,4 million $ La Société organise le vendredi 7 février prochain à 19 h au Forum de Montréal un match amical de hockey au profit de l’organisme, match qui mettra aux prises une équipe de célébrités artistiques et une équipe de politiciens.Les billets pour ce match sont en vente aux guichets du Forum et dans le réseau Admission.On peut aussi contacter la Société pour les enfants handicapés, (514 ) 937-617).m3.Ville de Montréal - Bibliothèque - Plateau Mont-Royal immwÉmim f i i i ' 4 Maisons spectacles le vendredi matin, avec des chansons françaises, des artistes d’autrefois, (Fernand Robidoux).Histoire de rejoindre les ados, neuf maisons viennent de s’unir pour présenter en février une pièce du théâtre Le Clou sur le SIDA, les MTS.Mais beaucoup reste à faire pour étendre les clientèles.L’esprit change.Auparavant, les Maisons se faisaient allègrement concurrence, cherchant en cavalier seul à attirer la plus grosse vedette.Aujourd’hui, l’heure est à la mise en commun des ressources.Paradoxalement, on cherche aussi à épouser le milieu de façon plus étroite.Par exemple, en mars, il y aura mois théâtre dans le réseau.En l’honneur du quarantième anniversaire de La Roulotte, le comédien Paul Buisson-neau fera la tournée des maisons.Pour l'accompagner, la Maison Ma-rie-Uguay invite Yvon Deschamps, natif du quartier.Mais à la Maison Mont-Royal, c’est plutôt Jean-Louis Millette qui lui donnera la réplique, parce qu’il a souvent travaillé au Rideau-Vert.On se rapproche du milieu donc.En courtisant aussi les associations de quartier.Dans cet esprit, La Maison Maisonneuve notamment collabore beaucoup avec les groupes populaires, partage les ressources du Collectif du huit mars, de La relance pro-Kst ou de La Puce communautaire.Mais juste au moment où les Maisons de la Culture ont besoin de toutes leurs forces pour changer leurs orientations.Surprise ! voici que pour l’année 92, en ces temps d’onéreuses fêtes de 350e et de récession générale, la Ville de Montréal sabre dans ses budgets.Celui des Maisons de la Culture vient d’être coupé de $ 600 000.Le nombre des spectacles passera cette année de 1150 à 900 ou 1000, les cachels alloués aux artistes tombent de 61 000 $ à 43 000 $.Dur ! Le portefeuille des communications en mange un coup.Les Maisons perdaient il y trois semaines leur seul outil de promotion à l’échelle métropolitaine.Exit Parallèle, l’encarté dans Voir qui présentait le calendrier de leurs activités.Plus d’argent.Plus de publicité.Or, quand, l'an dernier, les Maisons avaient sur une courte période perdu leurs outils de communication, elles ont connu une baisse de fréquentation de 30 à 40 %.Ça augure mal pour 92.« Les coupures ne concernent que l’année 92, a cause des fêtes du 350e », affirme Joseph Biello, responsable du développement culturel de la Ville de Montréal.Mais dans les Maisons, on s’inquiète de l’avenir.Autre hic, le traitement inégal servi aux différentes Maisons de la Culture.Certaines, Frontenac notamment, se prélassent dans leurs beaux équipements, avec auditorium de 350 places et aire d’exposition de 300 mètres carrés.Mais d’autres, plus anciennes, comme Marie-Uguay, ne possèdent qu’une salle transformable de 126 metres carrés.Et puis il y a les vrais parents pauvres, sans équipements ni toit.Car on a beau parler des 12 Maisons de la Culture de Montréal, seules la moitié d’entre elles ont pignon sur rue.Les autres, les dernières venues surtout, comme Ahuntsic, Rivière-des-Prai-ries, Pointe aux-Trembles, constituent de simples ectoplasmes à la recherche d’un corps physique.Ces maisons éclatées doivent quêter dans leurs parages une aire d’exposition par ci, une salle de spectacle par là.Maisonneuve qui est là depuis le début s’accommode de la situation.Elle ne possède qu’une bibliothèque, partage les locaux du cégep Maisonneuve, donne ses concerts dans les nombreuses églises du coin.Mais pour certaines Maisons, loin du Centre-ville, les ressources ambiantes sont tout simplement non existantes.D’ici 95, la ville a promis de donner un toit aux Maisons Ahuntsic et Pointe aux-Trembles.Budget oblige, les autres attendront.Jusqu’aux calendes grecques, peut-être.On ne créera pas non plus de nouvelles maisons, même éclatées.« Tous les arrondissements de Montréal sont aujourd’hui couverts», affirme Joseph Biello.« Ça suffit.» À la Ville, on attend l’énoncé des politiques et les conclusions de la Commission d’étude à la fin de l’année avant de donner un coup de barre, dans l’une ou l’autre direction.Une chose est certaine, pas question de sabrer vraiment dans une formule gagnante.Les Maisons de la Culture sont là pour rester.« Le réseau s’est développé à un rythme épuisant, conclut Michel Demers : douze maisons en dix ans.L’heure n’est plus au développement.Pensons sérieusement à stabiliser le programme ».4 Abandon de l’école, c’est pour le moins paradoxal ».Sur cinq élèves ayant consulté le personnel scolaire avant d’abandonner, un seul avait reçu le conseil de poursuivre malgré les difficultés.» Le principal conseil a été de ‘réfléchir avant d’abandonner', suivi de l’indication de poursuivre à l’éducation des adultes », ajoutent les auteurs du rapport, Les décrocheurs interrogés ont identifié parmi les difficultés rencontrées : la non-disponibilité du personnel scolaire, la manière impersonnelle d’enseigner des professeurs, et les préjugés de ces derniers auprès des élèves qui ont plus de difficultés.« À la démobilisation de ces jeunes à l’égard des études doit s’ajouter celle du personnel scolaire et des pa rents Personne n’a cherché à les j retenir à l’école ou à les orienter vers des solutions de rattrapage », conclut l’étude.Le rapport identifie également j comme attributs admis des décro-1 cheurs : « le manque d’effort et la ' paresse en ce qui concerne les travaux scolaire, l’étude » « Pour aider les jeunes, il faudrait plus de psychologues, de travailleurs I sociaux.Pour l’instant, ces geris-là sont à l’école à des heures très précises.Il faudrait que l’on ait besoin d'eux par exemple le lundi, de 8 heures à 14 h 30.Pourtant, des tas de gens sortent des universités diplô més dans ces spécialités.Vous n’a- vez pas les budgels, dites-vous.Peut-être devrions nous nous demander comment ces budgels sont administrés ?», a poursuivait de son côté la petite Boka.En suggérant de diminuer le nombre d’élèves par classe et de remettre aux administrations locales de plus grands pouvoirs de gestion des budgets, le ministre Pagé prend le pari de s’appuyer sur le sens des responsabilités des forces du milieu pour redonner à l’école une taille humaine.Dans son allocution aux enseignants et aux professionnels des commissions scolaires, il n’a d’ailleurs pas été sans souligner l’obligation des enseignants et des administrateurs de « livrer la marchandise », soit en affichant un engagement appréciable auprès des enfants.Le défi est de taille, et l’armée de spécialistes qui travaillent présentement dans les écoles de la province n’ont, pas encore réussi à le relever : la démobilisation générale s’est retrouvée dans les bouches et dans les ateliers de tous les participants au colloque.En général, dit-on, les lignes sont coupées tant entre les administrateurs des commissions scolaires et les enseignants, qu’entre les enseignants et les enfants, ainsi qu’entre les enseignants et les parents.Pour transformer la vie dans l’école, pour la remettre à la portée des élèves et de leurs parents, il faut y impliquer tant les administrations scolaires, les enseignants, et surtout les parents.« Très peu d’enseignants s’attar- dent à communiquer avec les parents de leurs élèves, relevait pour sa part Camil Bouchard, professeur de l’UQAM, et président du groupe de travail pour les jeunes dont un récent rapport s’intitulait « Un Québec fou de ses enfants».Le seul fait d’installer des lignes téléphoniques, qui permettraient des conversations privées entre les enseignants et les parents, pourrait améliorer de loin la situation », « En créant les comités d'école, nous croyions avoir réglé le problème de participation des parents, poursuit-il.Mais il s’est trouvé que les parents participent peu à ces comités.Les écoles secondaires demeurent beaucoup plus fermées à la participation des parents que les écoles primaires», poursuit-il.À ce jour, certains psychologues des CLSC du Québec, conjointement avec le personnel scolaire, ont entrepris de former des comités d’aide qui se chargent d’impliquer les parents d’enfants dits «difficiles», dans la vie de l’école.« Dans le cas d’un jeune délinquant, identifié par les enseignants comme un « cas désespéré », nous avons réussi à convaincre le père de la valeur de son image parentale.Nous avons fait circuler toute l’information concernant la démarche de participation des parents auprès du personnel enseignant.Avec des rencontres à tous les dix jours avec les parents de l’élève, nous avons fini par obtenir des résultats», conclut Pierre Grégoire, de l'école secondaire Saint-Marc.« j k Le Devoir, mardi 28 janvier 1992 ¦ B-3 CHANSON Marie-Jo Thério, l’expérience solo Marie-Jo Thério La Licorne Lundi 27 janvier Pascale Pontoreau IL EXISTE plusieurs moyens pour parvenir à ses fins.Sans scrupules, vous pouvez ouvrir un portefeuille et graisser quelques pattes.Latin, vous trouverez bien une combine ou une quelconque magouille grâce au cousin du beau-frère de votre voisine.Sérieux, vous passerez concours après examens et vous obstinerez en multipliant les classes.Heureux, vous travaillerez, le nez en l’air à vos affaires, et tranquillement poursuivrez votre petit bonhomme de chemin au gré de vos envies.Évidemment, ce dernier moyen en séduirait plus d’un, seulement, il présage aussi lenteur et nécessité absolue de volonté et d’opiniâtreté.Mais, comme le dit le proverbe : « tous les chemins mènent à Rome.» Dès lors, pourquoi s’inquiéter, quel que soit le moyen, ce sera le meilleur pour vous.Marie-Jo Thério, elle, ne semble pas s’en faire.Et la vie le lui rend bien.Cette pimpante jeune femme, arrivée de son Moncton natal, il y a huit ans, n’a pas cessé d’accumuler les expériences plus enrichissantes les unes que les autres.« Dans ma famille, tout le monde est musicien.Mes trois frères jouent d’un instrument, quant à maman, adolescente elle a gagné un concours de musique country, plus tard, elle chantait l’Ave Maria.Je n’ai pas échappé à la règle.» Alors ce fut les cours de chant classique pendant deux ans.Toutefois, si Marie-Jo demeure éprise du Nouveau-Brunswick, elle reste consciente de la fermerture — de la claustrophobie — du milieu musical qui y règne.« Par les gens qui venaient à la maison, et grâce à Radio-Canada qui s’implique beaucoup en région, à 16 ans, je faisais déjà des spectacles, mon spectacle comme auteure-compositeure.Mais, je sentais que ça n’irais pas plus loin si je restais ici, alors je suis partie pour Montréal.» Au Québec, les événements s’accélèrent.Après des cours en lettres, — « je ne savais pas quoi faire ! » — c’est l’école nationale de théâtre.Pendant ce temps, sa performance à Granby en 1988 s’achève avec les finales avec une mononucléose qui la laisse plus malade que déçue.De retour sur les planches, elle crée avec un professeur de l’école nationale les Productions de la Lune verte.Ils montent des spectacles de Brecht sur les musiques de Kurt Weill, Zwei-ter Berliner Songspiel et Berliner Songspiel.Et pendant une représentation, le conte de fée se réalise.Michel Tremblay est dans la salle.Séduit par la prestation de Marie-Jo Thério, il l’invite sur le plateau de l’opéra romantique Nelligan.« La dynamique était incroyable.Il se passait beaucoup de choses, et chacun apprenait des autres.» Une expérience inoubliable pour la jeune comédienne qui poursuivait, l’été dernier, avec la tournée des Misérables.« En tant que doublure de Cosette, je devais chanter en soprano alors que je suis alto; c’était donc un apprentissage technique.Les Misérables, c’est une grosse machine, on y demande moins d’implication dans les rôles.Ça manque parfois de profondeur.» Il n’en demeure pas moins que ces épreuves théâtrales donnent à Marie-Jo une aisance sur scène peu commune chez une chanteuse de piano bar.Sa spontanéité nous attache.Il émane d’elle la simplicité de celle qui n’aurait rien à prouver.Elle s'offre littéralement à son public et joue avec lui même quand elle interprète ses complaintes poétiques.« Je préfère chanter ce qui m’appartient.Pendant les fêtes, j’ai beaucoup écrit, dans un registre plus lumineux.Mais il y a des mélancolies qui sont quand même belles.La tristesse n’est pas nécessairement laide, alors pourquoi la rejeter.» Pourtant, l’au-teure-compositeure met tellement de piquant dans Moncton, clin d'oeil à sa ville, ou dans Oublier où elle s’amuse vraiment, que l’on se prend à regretter la place accordée aux spleens qu’elle évoque pourtant si bien.Car mademoiselle ne se contente pas d’user ses cordes vocales.Et si la voix demeure son atout maître, la plume la démange.Et, elle s’envole dans des textes aux saveurs brutes d’un bord de mer, mais qui parfois manquent du rythme accrocheur d’une chanson plus traditionnelle.Et comme la plume ne suffisait pas, Marie-Jo travaille ses arrangements.« Mon premier spectacle solo eu lieu en mars dernier à la Butte St-Jacques.Piano solo Et puis, il y a eu les formations extérieures avec lesquelles je jouais.Maintenant, j’espère conserver mes quatre musiciens.Pour leur qualité et pour le fun fou que l’on a ensemble.•> Dans le spectacle qu’elle a donné en ouverture de la saison des Maisons de la culture le 27 janvier dernier, on pou vait aisément noter l’harmonie qui existe entre les paroles et la musique.Traduite par des musiciens per formanLs, cette musique s’inspire du jazz, du cabaret dans un ensemble raffiné où pourtant l’écho des congas n’est pas incongrue.Pour quelqu’un d’aussi actif — Marie Jo Thério apparait aussi dans Chambre en ville — les projets ne manquent pas.« Dans l’immédiat, je privilégie la chanson, et je pense sérieusement à réaliser un album.Mais je connais mal ce milieu Et, comme je fais tout moi-même, il me faudra m’adapter.» THÉÂTRE Rémy Girard et Normand Chouinard dans En attendant Godot.Z#*»* Le fabuleux music-hall de En attendant Godot Une pièce de Samuel Beckett.Mise en scène de André Brassard.Décor de Stéphane Roy.Costumes de Luc J.Béland.Éclairages de Michel Beaulieu.Musique de Michel Smith.Avec Normand Chouinard (Vladimir), Rémy Girard (Estragon), Jean-Louis Millette (Pozzo), Alexis Martin (Lucky) et Hugolin Chevrette-Landesque.Une production du Théâtre du Nouveau Monde.Robert Lévesque DES AMIS du couple Beckett disent, c’est Alfred Simon qui nous l’apprend dans son remarquable Beckett paru chez Belfond en 1983, que « Sam et Suzanne lorsqu’ils vivaient à Roussillon, dans le Vaucluse, pendant la guerre, avaient l’habitude d’échanger entre eux de courtes répliques à la manière des compères de revue dans le music-hall irlandais».Après la guerre, d’octobre 48 à janvier 49, Samuel Beckett se mit à écrire le dialogue d'En attendant Go-dot : « Pour me distraire, pour fuir l’horrible prose que j’écrivais à l’époque », a-t-il toujours soutenu, parlant des romans Molloy, Malone meurt, L’Innommable, et desquels il chercha à se détendre en quelque sorte en imaginant pour le théâtre les personnages de Vladimir et d’Es-tragon, Didi au chapeau qui le gratte et Gogo aux godasses qui lui font mal, ce duo de solitaires pessimistes qui devisent pour tuer le temps en attendant Godot, ce Godot dont un enfant vient dire à chaque soir qu’il ne viendra pas aujourd’hui mais demain.Il est fort possible que ce soit ce jeu du « music-hall irlandais » avec sa femme qui fut l’un des moteurs de l’écriture de ce premier dialogue théâtral de Beckett; ce texte appa- remment badin, fort drôle, et pourtant immense, qui allait éclater dans la mise en scène de Roger Blin au Théâtre de Babylone un soir de 1953.Dans la distribution, il y avait alors, entre autres, l’acteur Lucien Raim-bourg qui faisait Vladimir.Raim-bourg qui était un acteur venant du cafconc’.Tout ceci pour vous dire que la lecture magistrale (on est dans un théâtre vide, ce sont de vieux acteurs) que propose en ce moment André Brassard de la grande pièce de Beckett, sur la scène du Théâtre du Nouveau Monde, était déjà en jachère dans le texte et le contexte de Godot.Il fallait aller la chercher.Brassard, oubliant l’enveloppe habituelle et quasi orthodoxe de Godot (le lieu désert, l’arbre, les clochards perdus, le vil propriétaire Pozzo), propose un Godot moins cérémonial, plus ludique, comme si Gogo et Didi allaient au music-hall de Dieu, en somme; ce sont deux vieux acteurs sans le sou qui s’échangent des répliques de routine, usées, ils arrivent sur une scène déserte où un vieux piano droit à moitié caché sous une bâche, et une patère, seront leurs repères de soir en soir; Pozzo est un grand comédien classique sur le déclin, qui vient à passer, et Lucky un ancien forain du boulevard du crime.Tout cela se tient si bien (sans intervention dans le texte, où l’on arrive à déceler cette « possibilité » sans forcer) que Brassard réussit à renouveler Godot sans le trahir, sans l’affaiblir ou le restreindre, et qu’il arrive avec un grand génie du spectacle à rendre plus théâtral encore l’un des chefs-d’oeuvre dramatique les plus ambigus du siècle.Alors que ce Godol sur lequel on s’est si penché, se demandant attendent-ils Dieu, attendent-ils rien, est-ce protestant, est-ce catholique, se- rait-ce le chef-d’oeuvre de l’existentialisme ou du nihilisme, etc.et encore, André Brassard, qui a déjà travaillé la pièce il y a 20 ans, fonce dans cette matière en allant directement au plus simple mais au plus suave, chez Gogo et Didi amuseurs, des laissés-pour-compte du spectacle, et partant tout le cérémoniel grisâtre du beckettisme est évacué, on n’a plus l’impression d’être allé à la messe, et En attendant Godot redevient une grande geste parodique, une apocalypse de l’absurde, une grande interrogation sur le temps qui passe.Dans cette approche, que Brassard maîtrise parfaitement, les comédiens sont prodigieux.On n’oubliera pas de sitôt le duo Normand Chouinard-Rémy Girard, dans lequel on comprend mieux ce qui est habituellement gommé, cette domination douce de Vladimir (Chouinard) sur Estragon (Girard).Le Pozzo de Jean-Louis Millette, qui arrive en faux carrosse de théâtre, est grandiose.Il s’agit là d’une interprétation inoubliable, fabuleuse.Millette en vieil acteur classique poudré et suffisant donne à Pozzo une ampleur remarquable, il remplace le vil propriétaire des terres environnantes par le détestable prince des planches.Il faut souligner l’extraordinaire Lucky d’Alexis Martin, le plus étrange Lucky qu'il m’ait été donné de voir.C’est un vieux clown félin.Dès que Gogo l’approche, U éructe, comme un chat menacé.Son fameux monologue est complètement renouvelé, avec la phrase « on se sait pourquoi » chanté sur un air de chansonnette.Il y a des clins d’oeil, bien sûr, comme lorsque Pozzo demande s’il a été excellent, bien, moyen (avec les cartons de vote du TNM), après une envolée.Et lorsque Lucky danse un Beckett peu à la manière d’Edouard Lock.Mais ces clins d'oeil s’intégrent à une mise en scène où constamment la magie, la finesse, le plaisir du jeu triomphent.Toute la scène de Pozzo au premier acte, lente, posée, soutenue par un air de musique du 17e siècle (« le grand air, ça creuse », dit Pozzo avant de pique-niquer), est magistrale.Brassard a vraiment réussi là un des grands moments de théâtre de toute sa carrière.Ce Go-dot est l’une de ses deux ou trois meilleures mises en scène depuis 20 ans.Il faut courir au TNM ! Vos amis qui aiment le théâtre ne vous pardonneront jamais d’avoir raté l’un i des grands spectacles de théâtre qui ait été produit au TNM et au Québec depuis des années.Un spectacle qui est aussi beau (le décor nu et coloré de Stéphane Roy est inoubliable), qu’aussi fort (Brassard réunit le jeu et le sens dans une grande proposition solide), et qu’aussi remarquable (dans cette pièce « où il ne se passe rien » il se passe tout plein de choses, et tous les acteurs sont éblouissants).Le TNM est en danger ?Ses administrateurs voulaient rayer ce Beckett de l’affiche ?C’est en remplissant la salle à pleine capacité pour les représentations de ce remarquable Godot que le public pourra signifier à quel point il tient à sauvegarder une telle compagnie de théâtre qui arrive à produire cela : le théâtre dans sa magie, sa beauté, et son étrange pouvoir.Gogo et Didi font des prodiges avec leurs godasses, leurs chapeaux, leurs répliques, leur complicité; et les acteurs de Brassard sont prodigieux de talent.On revient en plein à cette phrase d’Anouilh qui, sortant du Babylone, avait dit que dans Godol on voit les Pensées de Pascal jouées par les FratelÛni.DISQUES D’impressionnantes rééditions Charles Dutoit et l’OSM lanceront deux CI) avant l’été : le premier consacré à Tchaïkovski, l’autre à Rossini.Carol Bergeron SI L’AUTOMNE fut riche en publications discographiques de toutes sortes, le printemps ne le sera pas beaucoup moins.Les éditeurs nous promettent encore de quoi faire vibrer d’impatience l’oreille des mélomanes.Et ce qu’un article comme celui-ci peut suggérer, ne représente qu'une faible partie de ce qui paraîtra bientôt en nouveautés et en rééditions.Bien qu’il soit essentiellement international, le marché du laser est encore soumis aux caprices d’un système de distribution qui réagit différemment d’un pays à l’autre.Ainsi, le catalogue de tel grand éditeur européen (Deutsche Grammophon, par exemple) n’est plus exactement le même dès lors que Polygram en fait la distribution au Canada.Ce distributeur n’agit pas en intermédiaire neut re entre l’éditeur et le disquaire ; il joue un rôle plus stratégique qui va, dans le cas des enregistrements de l'OSM, jusqu’à l’impression des disques London, et cela en fonction exclusive d’un marché local (québécois et canadien).Règle générale cependant, on finit par avoir accès, tôt ou tard, à la majeure partie de la production qui souhaite franchir les frontières.Un pou de patience épargnera donc les frais d’une fin de semaine d’achats à New-York ou à Boston.En réédition — et à un coût très abordable — London reprendra certaines intégrales : les Symphonies de Beethoven (en six CD), avec Georg Solti et le Chicago Symphony, celles de Prokofiev, avec Walter Weller à la tête du London Philharmonie et du London Symphony (quatre (T)), celles de Dvorak, avec Istvan Kertész et le London Symphony (six CD), celles de Sibelius, avec Lorin Maazel et Wiener Philharmoniker (trois CD).Deutsche Grammophon rassemblera de quoi remplir 20 disques de Placido Domingo en extraits variés.Nettement plus intéressant, l’éditeur reprendra certains opéras : l.ulu (version en deux actes) et Woz-zeck de Berg, sous la conduite de grand Karl Bohm, le Parsifal de Pierre Boulez et La Veuve joyeuse d’Herbert von Karajan.EMI qui réédite allègrement depuis déjà quelques années fera revivre le contenu d’anciens microsillons : des Lieder de Richard Strauss interprétés par le baryton Dietrich Fischer-Dieskau et le pianiste Gé-rald Moore (six CD), les intégrales des Mélodies de Fauré (quatre CD) et de Poulenc (quatre CD), avec le baryton Gérard Souzay, le soprano Elly Ameling et le pianiste Dalton Baldwin; du Chopin (six CD) interprété par Alfred Cortot, du Beethoven (cinq CD) sous les doigts de Claudio Arrau et les « introuvables » (huit CD) du virtuose Gyôrgy Czif-fra.Puisant dans les réserves CBS, la maison Sony ajoutera d’autres repiquages à sa collection « essential classics» (39 CD).Celles de Boulez.Gould (10 CD) et de Bernstein (25 CD formant la « Royal collection ») continueront de s’enrichir.Dans le domaine fourmillant des nouveautés, on attend deux nouvelles parutions Dutoit/OSM, soit la très attendue Sixième Symphonie, \a célèbre «pathétique», de Tchaïkovski et un bouquet d’Ouvertures de Rossini.Pour les collectionneurs, Lon don annonce un autre Requiem de Mozart, dirigé cette fois-ci par Solti qui, avec le Chicago Symphony, publiera également une Dixième symphonie de Chostakovitch.Philips sortira une nouvelle version des Contes d’Iloffmann, au profit des admirateurs de Jessye Normann, et une Khovanchtchina de Moussorgsky, Valery Gergiev dirigeant la troupe du Kirov.Chandos fera paraître un autre laser des Musici de Yuli Turowsky : les Divertimenti K.136/7/8 de Mozart.Quant la maison lyonaise REM, elle poursuivra sa collaboration avec des musiciens du Québec en éditant trois disques : des Mélodies de Poulenc, avec le soprano Claudine Côté et la pianiste Louise-Andrée Baril, Le Chemin de la Croix de Dupré, avec l’organiste Jacquelin Rochette et le narrateur Jean Marchand, La Musique en Nouvelle-Erance, avec Antoine Bouchard à l’orgue de la chapelle du grand séminaire de Montréal.Plus près de nous, les éditeurs québécois s’apprêtent à solliciter notre curiosité : le Concerto de Glazounov, avec la violoniste Angèle Dubeau et l’Orchestre de la Radio Bulgare, du Puccini chanté par le soprano Diana Soviero accompagné par la pianiste Jeanine Lachance, la Troisième Symphonie et les deux Romances (avec le violoniste Jacques Israelie-vitch) de Beethoven,le Toronto Symphony Orchestra étant placé sous la direction de Gunther llerbig.chez Analekta; un second CD con sacré au compositeur Denis Bou-liane (SNE 567), l’Ensemble d’ondes de Montréal (SNE 574), du François Morel (SNE 508, en réédition), et deux disques de l’altiste Robert Ve-rebes (SNE 562 et 578), chez Société Nouvelle d’Enregistrement.Chez Amplitude, vont bientôt sortir des enregistrements qui avaient déjà été annoncés pour l’automne dernier: des oeuvres pour la main gauche de Bach/Brahms et Ghopin-/Godowski, avec le pianiste Raoul Sosa (CLCI) 2013), un récital Chopin du pianiste Mario Duchemin (CLCI) 2006), des Sonates de Rachmaninov, Bridge et Ginastera, avec le violoncelliste Andor Toth accompagné par Mario Duchemin (CLCI) 2008), Debussy, Ravel et Loeillet, avec le Trio Oberlin (CLCI) 2004) et Haydn et Mendelssohn, avec le Quatuor Du chemin/Toth (CLCI) 2005).La Faculté de Musique de l’université de Montréal ajoutera deux autres disques à son catalogue: Bali à Montréal, avec le Nouvel Ensemble Moderne et l'Ensemble gamelan de la Faculté.L’École napolitaine d’orgue, avec l’organiste et musicologue Massimo Rossi.Le Québec triomphe au Festival du cirque PARIS (PC) - LES QUÉBÉCOIS ont raflé le tiers des médailles au 15e Festival mondial du cirque de demain, qui se tient actuellement à Paris.L’École montréalaise, la seule du genre en Amérique du Nord, a présenté trois numéros et ils ont tous été primés.La trapéziste suisse Ti-Toune a décroche une médaille d’argent, tout comme le « Trio des îles » (Jeannot Chiasson, André et Damien Boudreau) et son numéro acrobatique de « mains à mains».Jeannot Pinchaud, acrobate à bicyclette, a remporté de son côté une médaille de bronze.Le Cirque du Soleil était représenté par les jumelles trapézistes Karyne et Sarah Steben, qui ont réalisé la meilleure performance québécoise en décrochant une médaille d’or.« Cela montre qu’on fait désormais partie des puissances mondiales dans les arts du cirque, estime le directeur général de l'École nationale du cirque de Montréal, J an Rok Achard.Le cirque québécois arrive maintenant au même niveau que les pays qui ont une énorme tradition.» Le Québec est le seul des 20 pays participants à avoir reçu autant de récompenses.« On reconnaît ainsi, souligne J an Rok Achard, que ce que l’on fait est, par rapport à ce qui se passe ici, archi-innovateur.On reconnaît aussi que les Québécois ont des choses à dire.Ils ne font pas seulement des numéros techniques mais présentent des choses qui touchent le public, qui dégagent des émotions.» Le Festival mondial du cirque de demain, qui se tient sous la coupole historique du Cirque d’hiver Bou-glione, est considéré comme le plus prestigieux événement du genre.La majorité des participants (de 25 ans et moins) viennent des grands cirques du monde.L’OCS prime un livre, un film et une télémission COMMME il le fait chaque année, l’Office des communications sociales (OCS) a décerné hier son prix littéraire annuel au livre Le Québec de demain et les communautés culturelles publié par les Éditions du Méridien sous la direction de Jacques Langlais, Pierre Laplante et Joseph Lévy.Deux autres prix en cinéma et en télévision ont aussi été accordés.Dans le domaine du cinéma, le documentaire canadien long métrage de Sophie Bissonnette Des lumières dans la grande noirceur a été récompensé.Il s’agit d’un portrait de la syndicaliste Léa Roback, Québécoise née à Montréal de parents juifs qui a consacré sa vie à la dignité des femmes en milieu de travail.Enfin, un prix a été remis à une émission réalisée par Louise Nadeau pour la Télévision communautaire de la région de l’amiante (Thetford Mines) A grands coups de coeur qui traite du bénévolat.Le jury a mentionné que cette émission prouve bien qu’une télévision communautaire peut mettre « ses ressources humaines et ses outils modestes au service des valeurs qui façonnent une société véritablement humaniste ».State of The Union Address Georges Bush livre ce soir son troisième discours de l’État de l’Union, en direct de la Chambre des députés.La récession est-elle terminée, mon cher Georges, et la réforme des services de santé est-elle éminente ?( CBS, 21 h) ?Le match de la vie Où en est le Vietnam ?Les tensions entre le Sud et le Nord, les boat peoples, les stigmates environnementaux de la guerre.Un portrait économique, poLitique et social du pays.( TVA, 21 h) ?Frontline Un portrait de James Jesus Angleton qui a dirigé le service de contre-espionnage de la CIA pendant 20 ans.Ah, les beaux jours de la guerre froide.( PBS .13, 21 h) ?En ligne Claude Dubois, le ex-mauvais garçon du showbiz québécois, répond aux questions de ses fans.Peut-être saurons-nous enfin pourquoi il fait sa rentrée au Théâtre des Variétés.( MusiquePlus, 21 h) — Hugo Léger B-4 ¦ Le Devoir, mardi 28 janvier 1992 CULTURE ET SOCIETE liUOHD’OR: U PUB RUGIT! V'mi; fr «V USMBUEinSFIlMSPUBUCIUKS iff IVAN GOGH JACQUES DUTRONC | Ç y ^ • DUMOHDC CANHES1991 S3 A U Devon Q -i'™ IH Le PARISIEN ® PRIX DU MEILLEUR FILM ETRANGER __ — National society film critics J3J] |L A • DOUBLE • VIE • DE =nniDOf V STtBEOi Le PARISIEN ® I C m CATK—« Q W )f>*J ^COtTAi uMt 1 00-4 30-0 00 Tous les soirs 8 15 sam dim 1 30-4 50 0 15 VERONIQUE MwmiuiJ.'ÉSB 1250 ISomowiBBoiSrBo ^151 DENNIS HOPPER BARBARA HERSHEY ED HARRIS i|r ' Les Films du Crépuscule présente: 0UYW00D A TAMANRAHET U PARISIEN ® VO PARIS 12 30-2 45 5 00 705925 PROCUREZ-VOUS DÈS AUJOURD’HUI VOS PLACES POUR LE RETOUR DU FANTÔME! À PARTIR DU 16 DÉCEMBRE 1992 : REPRISE POUR UN TEMPS LIMITÉ! THE PHANTOM UNeFso/RI E OF THE OPERA (514)790-2222 Théâtre Maisonneuve, Billets en vente egalement au guichet de la Place des Arts et aux guichets Ticket Master (situes GROUPES (20 personnes minimum) TÉLÉPHONEZ : (514) 874-9153 au Québec; (416) 925-7466 en dehors du Québec Place des Ans Montreal dans certains magasins de La Baie) MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.MARDI 28 JANVIER LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 concerto pour violon no 2 (Haydn) concerto pour violon (Nardini) concerto pour piano no 1 op.25 (Mendelssohn) DEMAIN SOIR, 22:00 concerto pour piano en la mineur op.54 (Schumann) symphonie en fa (Dittersdorf) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 I Ce journal pourrait contenir des oeufs.¦mm Alors, au lieu de mettre vos journaux dans un sac vert, mettez-les dans un contenant de récupération.Ils seront transformés en boîtes de carton, boites à oeufs, matériaux de construction .Un conseil de conservation de Collecte sélective Québec CINEMA ASTRE I: (849-3456) - ACES, l’attaqué daa at-qlaa da tari h.9 h II: Hookltt 15— Capa F*jr9h50lll: Kutta 7 h 05.9 h 151V: For the Boy» 9 h 30— Prlnca ol Ttdaa 7 h BERRII: (849-3456) - ACES, l’attaqua daa ah glaa da tori h, 3 h 10,5 h 20,7 h 30.9 h 30 II: La prlnca daa martma 4 h, 9 h 15— L’été da maa onia ana 1 h 30,7 h.Ill: Faattn nu 1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 30IV: JFK1 h, 4 h 30,8 h.V: For tha Boya 1 h 30,4 h 15,7 h, 9 h 30 BOflAVENTURE I: (849-3456) - Capa Faarl h, 9 h 25 II: Stock Boo# 7 h 10,9 h 15 BROSSA RD I: (849-3456) - La prlnca daa me-réaa 7 h, 9 h 30 II: For tha Boya 9 h 15— L’été da maa onia ana 7 h III: JFK 8 h 15 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)- For tha Boya 7 h— La darnlar boy acoutÿ h 40 2: Frfad Qraan Tomatoaa 7 h 05, 9 h 40 3: ACES, l’attaqua daa alglaa da tari h 30,9 h 45 4: Grand Canyon 7 h, 9 h 35 5: Soua-aol da la paur 1 h 20— La» narla au vit9 h 25 •: La prlnca daa maréaa 7 h 05,9 h 40 CENTRE EATON 1: Mil- La main qui bare* Fardant 1 h30,4h,6h30,9h.2: Freejeckl2h, 2h20.4h40,7h,9h 25 3: Fraajackth 15,3h 35,6 h 45,9 h 15- 4: La Bella al la Béta 12 h 30.2 h 30,4 h 30,6 h 30,8 h 30 5: Bugay 12 h 35.3 h 25,6 h 15,9 h.6: Father ot tha Brida 12 h 05.2 h 20,4 h 35,6 h 50, 9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl (849-3456)- Prlnca ot Ttdaa 1 h 15.4 h, 7 h, 9 h 45, mer.1 h 15,4 h, 9 h 45 2: Capa Fear A h 15,7 h, 9 h 35, jeu.4 h 15,9 h 35— An American Tait 2, Flaval Ooaa Wait 1 h 30 3: Kutta 1 h 45,4 h 30, 7 h 15,9 h 30 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (849-7277)- Toto la héroa 7 h 30, 9 h 15, mar.5 h 30, 7 h 30,9 h 15—MoHételh.CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- The Hand that Ftocka tha Cradlal h 10,9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1 : — La père da la mariée 1 h 10,9 h 20 2: La balle et la béta 1 h- Star Trek Vf 8 h 45 3: Laa narla à vil1 h 10,9 h 20 4: Flaval au Far Waat 1 h CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Lauront, Mtl (843-6001)— CINÉMA PARIS: Mtl (875-7295)- Star Trek V: The Final Frontier 2 h 45— Tha Cook, tha Thief, hla Wlta and her Lover 4 h 45— Batman 1 h — Kagamuaha 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada (849-3456)- Prince ot Tldaa 7 h, 9 h 40 2: Kutta 7 h, 9 h 15 3: Capa Faarl h, 9 h 20 4: Fried Qraan Tomatoaa 7 h, 9 h 40 5: Grand Canyon 7 h, 9 h 35 8: My Glri 7 h 20,9 h 30 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— mar.Lancelot du Lac Wt 35— L’argent 20 h 35 CINÉMA V - 1:5560 Sherbrooke 0.(489-5559) -JFK 8 h 05 2: Father ot the Bride! h 10,9h25 CINÉPLEXI: (849-3456) - Robe noire 1 h 05,3 h 05, 5 h 05, 7 h 05, 9 h 05 2: La darnlar boy acoull h 30,4 h 15,7 h 05,9 h 20 III: Laa narra à vit 1 h, 4 h, 6 h 45, 9 h 15 IV: Truly Madly Deeply 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 10 V: Tha Commit-mental h10,4h10,6h55,9h 15VI: Défilé\ h 10.3 h 10,5 h 10,7 h 10,9 h 10.VII: Grand Canyon1 h, 4 h, 7 h, 9 h 30 VIII: Soua-aol delà paur1 h 30,4 h 05.7 h 05,9 h 20IX: Dallcataa-aanl h 05,3 h 05,5 h 05, 7 h 05,9 h 05 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- Volera Volera, l’amour avec daa ganta 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.Il: JFK 1 h 30, 5 h 05, 8 h 35.Ill: L’autre 1 h 30,3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 IV: MadamaBovaryl h,3h45.6h30,9h 15, jeu.1 h, 3 h 45,9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Bout René-Lévesque, Mtl (283-8229)— Au chic reato Pop 19 h CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- Matculln féminin 20 h 30 CRÉMAZIE: (849-FILM) - A propoa d’Henry 1 h 15 — L’année de I éveil9 h 30 DAUPHIN I: (849-3456) - La tentation da Ve-nue 1 h, 9 h 3011: Robe notre 1 h 15,9 h 15 CINÉMA DÉCARIE 1: (849-3456) - Not Without my Daughter 6 h 30— Hot Shota 7 h 15— Cyrano de Bergerac lb — Thelma and Loulae 9 h 15 DORVAL I: (631-8586) - Hand that Rocka tha Cradlal h 10,9 h 30II: Star Trek Vf 9 h 15-Beauty and the Beast! h.Ill: Hook6 h 30,9 h 301V: Rt/aJi6h30,9h15 DU PARC 1 : (844-9470)- Freejack 7 h 15,9 h 30 2: Juice 7 h, 9 h.3: Hand that Rocka tha Cradle 7 h, 9 h DU PLATEAU 1: (521-7870)- Capitaine Cro- CINÉMA QUÉBEC chat 1 h 45,4 h 20,7 h, 9 h 30 2: La Balia at la Béte 1 h 15,3 h 15,5 h 15,7 h 15,9 h 15 FAIRV1EW I: (697-8095) - Father ot tha Brida 1 h 15,9 h 30II: Free/ack 7 h, 9 h 25 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (849-3456)-Friand Green Tomatoee 1 h 15,4 h 15,7 h, 9 h 40 2: Naked Lunch 2 h, 4 h 45,7 h 10,9 h 40 3: Grand Canyon 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 30 4: Naked Lunch 1 h, 4 n, 7 h, 9 h 15, mer.jeu.1 h, 4 h, 9 h 30 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - La main qui berce l’enfante h 50.9 h 05 2: Freejack 1 h.9 h 25 3: Capitaine Crochet 6 h 05.9 h.IMAX: Vieux Port de Montréal (496-4629)- Programme familial: Montagne» de leu et L’Oeuf magique mar.au dim.10 h, 13 h, 14 h 30,16 h, 19 h.(relâche sam.) version anglaise: 11 h 30,17 h 30.Événement spécial: Lea Rolling Stone» 20 h 30 (v.o.) 22 h 30 (v.o.) (ven.sam.seul.), lun.relâche.IMPÉRIAL: (288-7102)- Star Trek Vf 12 h, 2 h 20,4 h 40,7 h, 9 h 30 LAVAL : (688-7776) -1 : Hand that Rocka tha Cradle 7 h 10,9 h 30 2: Capitaine Crochet 6 h 30.9 h 20 3: Van Gogh 8 h 15 4: Père da la mariée 7 h 25,9 h 40 5: La main qui berce l’entant 7 h, 9 h 20 6: Juice 11\ 20,9 h 30 7: Fa- ther ol the Bride 7 h, 9 h 208: Freeiack 7 h, 9 h 10 8: Sugar 9 h— La balle et la bêlai h 10: JFK8 h 3011: Ruahl h 10,9 h 3012: Hook6 h 20,9 h 10 LAVAL 2000 1 : (849-3456)- JFK8 h 2: L’été da mea onia ana 7 h 25,9 h 30 LOEWS l:(861-7437) - JFK 12 h 30,4 h 15,8 h.— II: Ruah 12 h, 2 h 30,5 h, 7 h 20,9 h 45 III: Hook 12 h 35,3 h 20,6 h 10,9 h.IV: Flatter King 1 h, 3 h 40,6 h 20,9 h.V: Meeting Venue 1 h 30,4 h 05,7 h, 9 h 25 OUIMETO8COPE:(525-8600) - Salle 1 Rêve» détendu» 19 h 15- Le» amequeur» 21 h 15-Salle 2: Bandit», bandit» 19 h - Caravaggio 21 h 30 OUTREMONT: (278-FILA4)— PALACE 1: - Hand that Rocka the Cradle 1 h 30,4 h, 6 h 30,9 h.Il: Beauty and the Beeett h 10,3 h 10,5 h 10,7 h 20,9 h 30 III: Addama Fa-mlly 12 h 15,2 h 30,4 h 45,7 h 10,9 h 25IV: Laat Boy Seoul 12 h 20,2 h 35,4 h 55,7 h 20,9 h 35 — V: Bugay 12 h 30.3 h 20, 6 h 10, 9 h.VI: Juice 12 h05,2 h 20,4 h 35,6 h 50,9 h 15 PARADIS I: (354-3110)— Salle 1: i.’egent tait la larca 1 h—Il danaa avec laa loupa 8 h 30— L’exorclate mar.et jeu.8 h 30— Salle 2: Troublée lun.mer.7 h 15, mar.jeu.9 h 10— Trompée lun.mer.9 h 10, mar.jeu.7 h 15— Selle 3: Roller-boya 1 h 30— A propoa d’Henry [un.mer.9 h 20— Ricochât mar.et jeu.9 h 20 (24 au 30 janv.) PARISIEN I: (866-3856)— La doubla vie da Vé- ronique 12 h 50,3 h 10,5 h 15.7 h 15.9 h 30II-Crlmaa aana remords 12 h 30,2 h 45,5 h, 7 h 05.9 h 25 III: Da Hollywood i Tamanrataet i h20,3h20,5h20,7h20,9h20IV: VanGoght h, 4 h 30,8 h.V: Père da la mariée 12 h 20 2h 40.4 h 55, 7 h 10, 9 h 25 VI: Cepltalne Crochet 12 h 30,3 h 25,6 h 15,9 h.7: Lee lllma pubUd-taire» 1 h 30,3 h 30,5 h 30,7 h 35,9 h 35 PLACE ALEXIS NIHON l:(849-34S6) - Prince ot Tldea 1 h, 4h, 7 h,9h45 II: Kutta 1 h30 4h 30, 7 h, 9 h 30 III: My Qlrl 1 h, 7 h.- Black Robe 4h,9h30 PLACE LONQUEUIL 1:(849-3456)-ACES, l’attaqua daa alglaa da tari h, 9 h 2: Soua-aol de la peur! h, 9 h PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456)— 1 • Prlnca ot Tldaa 7 h, 9 h 35 2: Cape caar i h 05, 9 h 30 3: Neked Lunch 7 h Ô5, 9 h 25 4-Kutta 7 h 10,9 h 25 S: Grand Canyon 7 h 9 li 35 6: Fried Graan Tomatoaa 7 h, 9 h 35 7-Truly Madly Deeply 1 h 10,9 h 20 QUARTIER LATIN: MOLE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-35501— The Redacting Skin 1 h 15- Black Robe 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - La main oui berce l’entant 6 h 50,9 h 10 II: Père de le ma-riée7 h 20,9 h 35 III: Freetackl \f\5,9 h 30IV-Capltalne Crocheté h 30,9 h 15— V: JFK 1 h 40— VI: La balle et la béta 7 h— Star Trak Vf 9 h 15.SUR SCENE AGORA DE LA DANSE: 840 est Charrier, Montréal (525-1500)— Danse-Cité présente Volet Interprètes, chorégraphies de Linda Rabin, Dénia Lavoie, Danièle Desnoyers, Ginette Laurin et Sylvain Emard, du 22 janv.au 2 fév.à 20h — Tangente présente trois chorégraphes: Shantal Nicole, Lori Clarke, Massimo Agosonelli, du 28 au 30 janv.i 20h 30 L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul, Montréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim.de 22h.15 i 02h.30 LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)- Sylvie Perron, le 29 janv.à 22h.30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656)— Le Quatuor do Johnny Scott et Geotfrey Lapp, en permanence, lun.mar.19h.à 24h., mer.au ven.17h.30 à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au ven.à compter de 22h., sam.â compter de 21 h.30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.mar.de 17h.à 19h.— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h.30— Le trio de Bernard Pnmeau, les dim.de 18h.30 à 24h.BOITE A CHANSONS LE PIERROT: 114 est St-Paul, Montréal— Jules Lavoie et Alex Sohier, du 30 janv.au 2 lév.à 20b.CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— i Beauté baroque > de Jean Salvy, d'après le roman de Claude Gauvreau, m.en s.Jean Salvy, du 22 janv.au 7 mars â 20h., le sam.16h.30 et 21h.CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: 255 est Ontario, Montréal (282-9362)— Le Tritorium: Les Grands Explorateurs présentent Expédition Fleuve Niger, de Gérard Bages, du 27 au 31 janv., lun.au mer.à 20h., jeu.et ven.i I9h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal (597-0677)— Les Productions l'Archipel présentent < Alma Mahler > biographie musicale d'apràs l'oeuvre de Françoise Lalande, m.en a.Alexandre Mausvater, du 21 janv.au 29 fév., mar.au sam.à 20h.ESPACE QO: 5066 Clark, Montréal (271-5381)— « Bérénice > de Jean Racine, m.en s.Brigitte Haent-jens, du 14 janv.au 15 fév.à 20h.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario.Montréal (288-7211)— « La p'tite marchande • production de l'Illusion, théâtre de marionnettes, texte de Michel Garneau, m.en s.Petr Baran, du 15 janv.au 7 fév., sam.dim.à15h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Denise-Pelletier, 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— • Ubu Roi ¦ d'Alfred Jarry, m.en s.Daniel Roussel, du 4 au 14 fév.à 20h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Fred-Barry, 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Le Théâlre du 100e Singe présente « Brigitte et Jocelyn en vole de disparition ¦ conception et interprétation: Diane Jean et Alain Francoeur, m.en s.Jacynthe Harvey, du 14 janv.au 8 fév.à 20h.30 RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— € Anna > de Robert Clalng, m.en s.Marie Laberge, à compter du 7 janv., mar.au sam.à 20h.30, dim.115h.SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475 boul.de l'Avenir, Laval (667-2040)— Les Grands Explorateurs présentent Iles de lumière: Réunion, Maurice, Rodrigues, Mayotte, de Jean-Marc Boisseau, du 21 au 29 janv., lun.au mer.20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal (398-4547)— Ensemble de percussion McGill, dir.Pierre Béiuse, le 28 janv.à 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 3900 St-Denis, Montréal— • Conte d'hiver 70 » de Anne Legault, du 7 fév.au 1er mars THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— i Parade > spectacle de marionnettes, conception et m.en 3.Vladimir Ageev et Benoit Dubois, du 25 janv.au 1 er mars, sam.et dim.i15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier.Montréal (2883161)- « Balconville • de David Fen-nario, m.en s.Paul Thompson, du 9 janv.au 2 fév.THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominiqus, Montréal (843-7738)- Le théâtre 1774 présente • Woman by a Window > m.en s.Paula de Vascon-cek», du 31 janv.au 23 fév., mer.au sam.â 20h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)- • Chapitre deux » de Neil Simon, m.en s.Monique Duceppe, du 7 janv.au 8 fév.THÉÂTRE NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)- « En attendant Go-dot • de Samuel Beckett, m.en s.André Brassard, du 21 janv.au 15 tév., mar.au ven.à 20h., sam.16h.et 21 h.THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (8487277)— » Lee vaches sacrées » de René Brisebols et François Camirand, m en s René Richard Cyr, du 20 janv.au 15 tév., mar.au sam.à 20h., dim.â 15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Montréal (844-1793)— « Cinq N6 modemea » de Yo-kio Mishima, traduction Marguerite Yourcenar, m.en s.Martine Beaulne, du 14 janv.au 8 fév., mar.au ven.à 20h., sam.16h.et 21 h., dim.à 15h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec- Le Théâtre du Trident présente « La maison de Bernards Alba.m.en s.Michel Nadeau, du 14 janv.au 8 tév.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean, Què bec (418694-9631)— « Ti-Coq • de Gratien Gélinas, m.en s.Ginette Guay, du 14 janv.au 8 fév., mar.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazie, Québec (4185282183)— Le Carré-Théâtre et Tess Imaginaire présentent • Alexis > de Guy Dufresne, m.en s.Mario Boivin, du 28 janv.au 8 tév.A 20h.A SURVEILLER I,'école Rudolf Steiner de Montréal, 12 050 Bois-de-Boulogne, vous invite à une journée d’information le samedi 8 février de 10 h à 16 h.Rens.: 334-1391.¦ La Vie montante, mouvement spirituel destiné aux pré retraités et aux retraités, organise une journée d’information et de ressourcement le mercredi 5 février de 10 h à 15 h, au Pavillon de l’Oratoire St-Joseph (près du chemin Reine Marie).Rens.: 748-7673 ou 739-1983.¦ Ce soir à 19 h 30, M.Daniel Hubert donnera une conférence sur les skinheads et l'extrême droite, à la Bibliothèque municipale Ouy Bélisle, 80 boul.Arthur-Sauvé à St-Kustache.Rens.: 472-4440, poste 295.¦ Ce soir à 19 h, le Centre communautaire de loisir Côte-des-Neiges vous invite à une causerie avec plusieurs artistes néo-québécois de disciplines différentes sur le thème : « Dans quelle mesure la culture artistique des néo-québécois est québécoise », au 5347 Côte-des-Neiges.Kntrée libre.Rens.: 733-1478.¦ Le Conseil national des professionnels seniors est un organisme sans but lucratif pour les professionnels et gens de métier de 45 ans voulant offrir leurs expertises aux entreprises dares une perspective de seconde carrière.Des rencontres d’information auront lieu les mardis 4 et 18 février à 20 h, au Salon Knrico du restaurant Le Caruso, 151 rue St-Charles à Lon-gueuil.Rens.: 466-6900.¦ Le Centre d'information sur les nouvelles religions présente une conférence donnée par M.Normand Décary intitulée : « Voyage vers l’intérieur de la méditation transcendantale », le 29 janvier à 19 h 30 au 8010 rue St-Denis.Réserv.: 382-9641.B Soirée d’information à l’école Jonathan les mardis 28 janvier et 5 mai à 20 h, au 855 rue Cratton (angle de l’Église) à Ville St-Laurent.Inscr.: 747-9723.¦ Ce soir à 20 h, conférence sur l'art contemporain : « Les films de marionnettes des frères Quay et de Jan Svankmajer», par Marcel Jean, en l'auditorium de la maison de la culture Côte-des-Neiges, 5290, chemin de la Côte-des-Neiges.Rens.: 872-6889.^ Des rencontres sur le stress en milieu de travail sont organisées par les Belles Soirées de l'Université de Montréal, animées par Antoine Landry, les lundis 3, 10 et 17 février de 19 h 30 à 21 h 30, au Pavillon principal, 2900, boul.Édouard-Mont-pelit, Kntrée Z-l.Rens.: 343-6090.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 18 h; à l’École Polytechnique de Montréal, 2500, chemin Polytechnique, de 9 h 30 à 16 h 30, et à Sherbrooke, Cégep de Sherbrooke, local 33 177, 355 rue du Parc, de 13 h 30 à 19 h 30.Rens.: 937-1941.¦ Le Centre Immaeulée-Conception offre des stages de formation d'animateur, les mardis 28 janvier et 4 février de 18 h 30 à 21 h 30, les samedis 15 février et 22 février de 9 h à 17 h.Stage pratique, du 24 au 28 février de 8 h à 18 h.Inscr.: 527-1256.¦ Le Centre des femmes de Verdun vous invite à un café-rencontre, aujourd'hui à 13 h 30, sur le thème : « J’en peux plus, je sens que je vais exploser ! », au 3993 rue Wellington.Rens.: 767-0384.CANARDIÊRE: (661-8575)- Robe notre 19 h.21 h.CINÉMA LIDO: —Capitaine Crochetait 45, 21 h 20— L’attaque daa alglaa de 1er 19 h, 21 h 10— L* prince dea maréaa 18 h 50,21 h 15— La justicier de Llttl» Tokyo/Le dernier boy acout 19 h.— JFK 19 h 30 LE CLAP: (650-CLAP)- Toto le héro» 12 h, 13 h 45,15 h 45,17 h 45,19 h 45,21 h 45 GALERIES CAPITALE 1: (6282455)- Frankie et Johnny 6 h 40,9 h 10— Cepltalne Crochet 6h 15,9 h L» main qui berce l’entant! h 15,9 h 30— Van Gogh 8 h 30 La balle et la béta 1 h, 9 h.Père de la mariée! h 10,9 h 25 PLACE CHAREST: (529-9745)- JFK 12 h 20,16 h 15, 20 h 15 — Laa narla à vit 13 h 15,16 h, 19 h, 21 h 40— L’été da maa onia an» 13 h 20,16 h 45.19 h 15— For the Boy» 16 h, 19 h, 21 h 35— Le prince de» marée» 13 h, 15 h 45,19 h, 21 h 40— Sout-tol de la peur 12 h 40,14 h 45.16 h 55.21 h 30— L e dernier Poy «couf 14 h, 19 h 30.21 h 55— ACES, l’atteque de» aigle* de tor 12 h 30,14 h 45,16 h 55,19 h 15,21 h 30— Le teatlnnu 13 h 35,16 h 40,19 h 25,21 h 50 LE PARIS: (694-0891)— PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)- Star Trek VI 6 h 30, 9 h.— Woofc6 h 15,9 h STE-FOY 1 : (6580592)- Freejack 7 h, 9 h 20 2: Prince ot Tide» 6 h 25,9 h 05 3: JFK 8 h.ri|TUjri I ORCHESTRE SYMPHONIQUE lwAjIv I DE MONTREAL Charles dutoit LES CONCERTS (ÎALA ERICH LF.INSDORF, chef 28 et 29 janvier, 20h00 MAHLER: Symphonie no 7 en mi mineur.«Chant de la nuit» Il n'y aura pas tientracle tfb SALI I WN I KllJ-I*l I I LITER Commanditaire 2X janvier: _ _ ___ _ TELEGLOBE EN VENTE.A I OSM X42-W5I I I AUX (il !I(T HT S DE I.A 1*1 .ACE 1)1 S ARTS 842-2112 Hases el redevance l'Iaec des Arts incluses) BILLETS: 44,68$ ,42,45$ 2.4,41$ 10,10$ Causerie Prc-conccrl I8h.4().Billcis: 4.00$ Commanditée pur: 2TI|C (Ailîffff l»a télévision «lu mnrili soir «mi un «*lin «l'oril 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montreal 17h30 / Ce soir Détecteurs de mensonges Marilyn g Cormoran g Dallas g Le Téléjournal g Le Poinl/météo/sport Studio libre Cinéma roA WCAX(CBS) Burlington News News g The Golden Girls Rescue 911 g State ol the Union Q Address Special CBS News Special g News Urban Angel rcA WPTZ(NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy ! Wheel of Fortune In (he Heat ot the Nighl g State of the Union g Address Special Law & Order g News The Tonight Show n CBMT(CBC) Montréal Newswatch CBC Newsmagazine On the road again g The 5th Estate g Market Place Man g Alive The National g The Journal News Newhart g Kale & g Allie CD Le TVA Q éd.18 hres Jeopardy Chambre en ville g Chop-Suey Loto-quiz Le match de la vie g Ad Lib Le TVA g éd.réseau Les g sports Des mots pour le dire CFCF(CTV) «y Montreal Puise g Entertainment Tonight Fighting Back ! Full g House Home g Improvement Roseanne g Law & Order g News g The Arsenio Hall Show CT) TV5 (Télé Francophones Nord-Sud Des chiffres et des lettres Journal de TF1 Vision 5 Envoyé spécial Tous à la une 22h40 / Ciel, mon mardi ! (Ï7) CIVM (R -Q.) MTJ Montréal Passe- Partoul Téléservice L'équipe Cousteau g à la decouverte du monde Feu vert g Rideau Téléservice Pause musicale sp» Musique vidéo Fax: LTnfoplus Flashback Musique vidéo Rock en bulle En ligne / Inv.: Claude Dubois root WVNY(ABC) Burlington News g Star Trek : The Next Generation Full g House Capitol g Critters State ot the Union Address g Hometronl g News g Nightline Commercial Programs 19h / Muchwest Fax Life on Venus Ave.Vidéoclips Monkees Spotlight / Travis Trltt Power 30 rôo, VERMONT ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour g The Nightly Business.Crossroads Nova g Frontline g The Story ol Anna Aknmatova Cinéma : The Molly Maguires —Am.69 Avec Sean Connery et Richard Harris f3F>) TQS ^ Montréal La roue chanceuse Zizanie Au nom de la loi Hockey / les Bruins vs les Nordiques Le Grand Journal Sports plus Cinéma : Noces sanglantes Avec C.0'Heaney (571 WCFE (PBS) 17 h/Children Programs The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Nova g Newshour g Frontline g Phobias : Overcoming The Fears Easterners Secret Agent Le Devoir, mardi 28 janvier 1992 ¦ B-5 ARTS VISUELS À la croisée des cultures Maria Magdalena Campos La Centrale, 279, rue Sherbrooke ouest Jusqu’au 2 février 1992.Empreintes de distance Galerie Articule, 15, rue Mont-Royal ouest Jusqu'au 9 février 1992.Imposture Galerie Skol, 279, rue Sherbrooke ouest Jusqu'au 2 février 1992.Jean Dumont À L’ENTOUR des quelques lettres qui le composent, « exil » est un mot qui n’en finit pas.Un mot chargé d’images et de mémoire, qui trouble et vide le regard et, par-delà les océans, les continents et la rigueur infranchissable des frontières, le fixe sur l’horizon du désir.Mais il n’y a pas que l’éloignement physique pour créer cette rupture qu’est l’exil.Dans les limites mêmes de nos territoires court souvent une fêlure qui naît du choc, de la rencontre, ou de révolution des cultures, et qui marque du signe de la perte la part que l’on oublie de l’une pour s’enrichir d’une part de l’autre.On pourrait même dire, qu’au coeur des échanges et des changements multiples et accélérés que nous impose la moder-mté urbaine, nous sommes tous, d’une certaine manière, un peu « au large » de nous-mêmes, et ne pouvons que lever un regard voilé et tendre vers ce territoire des origines dont on ne distingue plus qu’à peine les contours.Les artistes de tous les temps ont oeuvré sur les lèvres mêmes de cette fêlure.Ne faisant parfois que la nommer et raviver les couleurs du continent indistinct ; tissant d’autre fois, d’une lèvre à l’autre, le lien fragile de la mémoire qui redonne à notre monde un semblant d’intégrité.Quand, comme chez Maria Magdalena Campos, la vive intelligence et la sensibilité de l’artiste s’alimentent aux racines de trois cultures aussi différentes et riches que sont les civilisations africaines, aztèques et espagnoles, le tissage des trois mémoires et l’usage qu’elle en fait pour t;m v üx\ nommer les exils devient particulièrement fascinant.Magdalena Campos réside et travaille à Cuba, où elle a d’ailleurs participé, l’automne dernier, à la Quatrième Biennale de la Havane dont nous parlions récemment.Être, à Cuba, noire, femme et artiste et penser les questions qui naissent de ces définitions par le truchement d’un art contemporain, c’est oeuvrer non seulement à la confluence de cultures multiples, mais aussi à celle de toutes les minorités ! Plus de la moitié de la population cubaine est de lointaine descendance africaine, dans ce pays où les souvenirs de la déportation et de l’esclavage se croisent à ceux de la conquête espagnole, sur le fond de la culture indienne ancestrale, et dans lequel il n’y a à peu près que les blancs qui accèdent aux postes de responsabilité.Campos est la seule artiste contemporaine noire de la Havane.Cette exposition, traversée des inquiétudes politiques, sociales, féministes, culturelles, celles de tous les grands dossiers de ce siècle que l’on considère, à tort, résolus et clos, m’a retenu longuement, non seulement à cause de l’intérêt de la réflexion de Magdalena Campos, mais aussi à cause du traitement plastique qui sert de support à cette réflexion.11 n’y a d’une part, chez cette artiste, aucune agressivité dans l’exposition des constats troublants de sa réflexion, ce qui en retour, ne plaçant pas le spectateur en position de défense, le laisse entièrement ouvert et compréhensif à l’impact de ces constats.D’autre part, le traitement plastique de l’exposition est remarquablement fluide.11 n’est limité par aucun cadre physique ou théorique.Conséquence peut-être de la multiplicité des racines et des références, mais aussi d’une correspondance extrêmement sensible entre les matières employées par l’artiste et les pensées qu’elles servent à modeler.Dans la pièce intitulée Certificat de naissance, par exemple, les gravures des empreintes agrandies des doigts de l’artiste, imprimées sur un papier traditionnel fait d’écorce non traitée, sont bordées d’une phrase écrite, en haut en espagnol, en bas en anglais.Cette phrase qui dit : « Même si mes doigts sont enlisés dans la boue, mes empreintes sont miennes, laisse moi être moi-même, laisse moi chercher seule », est gra- ! ni posture, à la Galerie Skol.vée sur bois en espagnol, la langue maternelle, celle de l’identité, mais est gravée sur verre, en anglais, la langue seconde dans laquelle Campos se sent fragile.C’est avec la même simplicité qu'elle inverse le mythe du héros statufié dans la pierre.’ En gravant dans le marbre, sous les photographies de Cordon ombilical, le prénom de chacune des femmes dont elle ne présente que le ventre prégnant, et puis au centre de la pièce, le nom du continent africain et celui de sa propre grand-mère, c’est à toutes les femmes qu’elle dresse un monument.Et ce faisant, elle construit une dignité nouvelle à la multitude des anonymes et des oubliés de l’histoire.Pour les trois artistes de l’exposition « Empreintes de distance », à la Galerie Articule, l’exil est une réalité autant physique et culturelle que politique.Ils ne sont pas de passage dans la terre d’accueil : celle-ci est devenue leur territoire de référence.Sylvat Aziz est de Lahore, au Pakistan et réside maintenant à Calgary; Catalina Parra est de Santiago, au Chili, et vit à New York, tandis que Solomon Tzeggai-Teferi, d’Asmara, capitale de l’Erythrée, vit à Montréal depuis 198:1.Être en exil, c’est être partout l’étranger, l’image et la preuve d’un autre possible dont les peuples d’accueil ne sont pas prêts toujours à prendre le risque.Et être un artiste contemporain en exil c’est souvent de plus affronter la résistance au changement de la diaspora elle-même, tant il est vrai que les communautés en exil protègent souvent leur identité par l’adhésion aux courants conservateurs de leur culture.Coiffant la diversité des cultures des exposants, une caractéristique commune traverse les oeuvres présentées : l’emploi étendu, dans la composition des pièces, d’une écri- ture qui se fait aussi claire que les images.Du moins pour ceux de la culture d’origine auxquels elle s’adresse.Car, et c’est entre elles un autre point commun, les oeuvres, même si elles en intègrent certains éléments ne traitent pas directement de problèmes ayant trait à la culture d’accueil.Le Chili n’étant pas considéré comme un pays du Tiers-Monde, Catalina Parra, occupe une position un peu à part, mais les oeuvres de sa série « Voici l’avenir », composées de phrases publicitaires et de collages d'éléments photos glanés dans les journaux américains, n'en parlent pas moins, non des problèmes de l’Amérique où elle vit, mais de ceux posés par les événements actuels en Europe de l’Est.Exemple subtil du métissage des cultures, les éléments de ses collages sont reliés entre eux par des coutures rappelant les pratiques des sorcières voleuses d’êtres humains des vieilles légendes chiliennes.Sylvat Aziz, quant à elle, se confronte directement à la déchirure qui traverse sa culture d’origine, écartelée entre l’amour d’une tradition vivante et riche et l’oppression que lui impose l’intégrisme islamique au pouvoir.Dans ses oeuvres de grand format, sur papier fait main, les masses sombres du voile fondamentaliste uui fait que la femme se sent .< rivée a sa place comme porteuse de sens plutôt que productrice de sens », alternent avec les images colorées et foisonnantes et les écritures merveilleusement cursives de la tradition.L’Êrythréc vient à peine de sortir (mai 1991) de près de :!() années d’une des plus longues guerres de l’histoire moderne.Que les hommes et les femmes de ce pays aient été déchirés dans l’indifférence généralisée du reste du monde, ne change rien au tragique de leur sort, dit avec tant de pudeur par ce « kushukh » inclus dans l’une des oeuvres de Solomon Tzeggai-Teferi, ce vêtement porté autour du cou qui les protégeait des rigueurs du climat du désert et leur servait de linceul au jour de leur mort.Dans un des textes, peints dans l'extraordinaire écriture tigrigna aux 250 caractères qui rythme la surface de ses oeuvres de mémoire, l’artiste dit simplement « Le monde s’est tu pendant 110 ans ».Quand vous irez à la Galerie Skol, ne prenez pas à la légère le titre, «• Imposture », de l’exposition présentée actuellement.Regardez, lisez, réfléchissez .et méfiez-vous de tout, et même et surtout de vous-mêmes ! Pour ce que j'en sais, des six participants qui ont produit des pièces pour cette exposition, Diane-Jocelyne Côté, Sophie Isabelle Dufour, François Lebeau, Michel Niquette, Lucie Robert et Jean-Émile Verdier, deux ne sont pas des artistes mais des critiques et historiens d’art (imposture s’il en est ! ), et un autre n’est lias l’auteur de son oeuvre .Mais l’art n’en est pas moins une « douce imposture qu’on peut croire sans honte ».Je reprendrai, dans la chronique de jeudi prochain, les principaux éléments de la passionnante table ronde qui a réuni autour de l’important et sérieux sujet de cette exposition les historiens d’art et les artistes qui y ont participé.En attendant : gare aux illusions.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR 100-199 Immobilier — Résidentiel Du lundi au vendredi de 8h30 à 16h00 200-299 Immobilier — Commercial Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour 300-399 Marchandises diverses i l’édition du lendemain.400-499 Offres d'emploi Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mtl, H2Y 3S6 500-599 Services NOUS ACCEPTONS 600-699 Véhicules automobiles S SBi PAR TÉLÉPHONE 900-999 Avis 286-1200 ïilwMmÊSsËM&mimSa I I I LA METEO Situation générale pour la province de Québec émises par Environnement Canada à 4h30, lundi Temps plus doux prévu pour mardi et mercredi.Le temps devrait être généralement ensoleillé, aujourd'hui, sur la majorité des régions.Une perturbation en provenance du nord de l'Ontario apportera toutefois des nuages et quelques chutes de neige sur plusieurs secteurs.Le sud du Québec sera épargné avec seulement quelques passages nuageux Ce système se retrouvera sur le le Québec demain, avec de la neige sur l'est et des nuages et des chutes de neige isolées sur le reste du Québec Les températures seront graduellement à la hausse au cours des prochains jours pour rejoindre et même dépasser les normales saisonnières demain MONTRÉAL Aujourd'hui ensoleillé avec passages nuageux Max 6 Vents 15 à 30 km/h.Demain nuageux avec éclaircies Température stable durant la nuit à près de 6 Max 1.LEVER DU SOLEIL 7 h 21 COUCHER: 16 h 54 QUÉBEC Abitibi et Témiscamingue: ennuagement aujourd'hui suivi d'un peu de neige en après-midi Max 9 Vents de 20 à 40 km/h Demain, nuageux avec éclaircies 30% de probabilité de chutes de neige Température stable durant la nuit à prés de 8 Réservoirs Cabonga et Gouin Aujourd'hui, ennua gement suivi d'un peu de neige tard en après-midi Max 11 Vents de 20 à 40 km/h Demain, nuageux avec éclaircies 30 % probabilité de chutes de neige Température stable durant la nuit à près de 11.Pontiac, Gatineau et Lièvre Au|Oured'hui, ensoleillé avec passages nuageux Ennuagement en après-midi Max H Vents de 20 à 40 km/h.Demain, nuageux avec éclaircies 30 % de probabilité de chutes de neige Température stable durant la nuit à près de 8 Laurenlides Aujourd'hui, ensoleillé avec passages nuageux Max 9.Vents de 15 à 30 km/h.Demain, nuageux avec éclaircies 30 % de probabilité de chu- tes de neige Température stable durant la nuit à près de 10 Outaouais, Hull, Cornwall et Montréal: Auiourd'hui, ensoleillé avec passages nuageux Max : 6 Vents de 15 à 30 km/h.Demain, nuageux avec éclaircies.Température stable durant la nuit à près de - 6.Trois-Rivières et Drummondville: Aujourd'hui, ensoleillé avec passages nuageux.Max 11 Vents de 15 à 30 km/h.Demain, nuageux avec éclaircies.30 % de probabilité de chutes de neige Température stable durant la nuit à près de 11.Québec et Beauce: Aujourd'hui, ensoleillé avec passages nuageux.Max.: 12.Vents de de 20 à 40 km/h.Demain, nuageux avec éclaircies.40 % de probabilité de chutes de neige Température stable durant la nuit à près de 12 Estrie: Aujourd'hui, ensoleillé avec passages nuageux.Max.: 10.Demain, ennuagement.Température stable durant la nuit à près de 11 Lac-Saint-Jean.Saguenay.La Tuque et réserve tau-nique des Laurentides: ensoleillé ce matin Ciel variable en après-midi.Max.: 12.Vents de 20 à 40 km/h Demain, laible neige.Température stable durant la nuit à près de 14 Charlevoix et Rivière-du-Loup Aujourd'hui, ensoleillé avec passages nuageux.Max 14 Vents de 20 à 40 km/h Demain, faible neige intermittente.Température stable durant la nuit à près de 13, Rimouski et Matapédia: Aujourd'hui, ensoleillé avec passages nuageux Ennuagement en après-midi Max 14 Vents de 20 à 40 km/h.Demain, faible neige intermittente Température stable durant la nuit à près de 13 Sainte-Anne-des-Monts, parc de la Gaspésie et Foril-lon: aujourd'hui, ensoleillé avec passages nuageux Ennuagement en après-midi.Max 15.Vents de 20 à 40 km/h.Demain, faible neige intermittente.Température stable durant la nuit à près de 15 Gaspésie Aujourd'hui, ensoleillé avec passages nuageux Ennuagement tard en après-midi Max 16 Vents de 20 à 40 km/h.Demain, faible neige intermittente Température stable durant la nuit à près de 16 Baie-Comeauet Sept-lles Aujourd'hui, ennuagement.Max.16 Demain, neige intermittente Température stable durant la nuit à près de 15 Anticosti Aujourd'hui, ensoleillé avec passages nuageux Ennuagement tard en après-midi Max 15 Demain, neige intermittente.Température stable durant la nuit à près de 15.Basse Côte-Nord Aujourd'hui, ensoleillé Ennua-qement tard en après-midi Max 16 Vents de 20 à 40 km/h Demain, neige intermittente Température stable durant la nuit à près de 16 Source : Environnement Canada 2K pamicipacrion Propriétés à vendre ACHETE tout genre de propriété.Michel.529-3426.AHUNTSIC.bungolow, 3 chambres, 2 il bans, 2 cuisines, salle familiale au rez-de-chcussée avec loyer, s/sol fini, g-ona terrain, 190 POPS 381-6777.LASALLE, dup'ek détaché, rénové, 2x4 1/2, s/sol aménagé, cuis, mélamine, goroge 135 000S 365-8941 Condominiums Co-propriétés OUTREMONT, Querbes près laurier, condo, bas duptex, rénové 6 1/2, cour clôturée.138 POCS Viles l.b 2-4 PM dim 276-9431 OUTREMONT, condo, 6 1/2, foyer, 139 POPS 251-8965 PRES HOPITAL 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L’inhumation se fera au cimetière de la Côte-des-Neiges.Direction Alfred! 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