Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1992-02-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
SOLDE D'HIVER Vêtements isolant prêts i porter, pulls, chemises et pantalons pour hommes et femmes 3525, chemin Queen Mary Tel : 739-4451 72141 ü SS m Vol.LXXXIII — No 41 Neigeetpiuie Max 3 Détail page A-7 Montréal, mercredi 19 février 1992 Toronto 85cents6 54 + tps • tvq La S S JB a puisé dans des fonds inaliénables de ses fondations EXCLUSIF Pierre O’Neill EN SITUATION financière désastreuse, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal tente de se sortir de cette mauvaise passe en puisant dans les fonds de ses deux fondations, procédé que les traditionnalis-tes du mouvement qualifient d’inacceptable et dont ils souhaitent obtenir la révision.Les documents internes dont Le DEVOIR a obtenu copies démontrent que la SSJB-M a recours à ses fondations, créées à des fins spécifiques et dont les fonds sont en principe inaliénables, pour assurer son capital de roulement et rembourser ses dettes.La proposition de redressement financier que le conseil général de la Société a adoptée, à sa réunion du 4 février, prévoit « récupérer » de la fondation Ludger-Duvernay une somme de 370 000$ pour rembourser une partie des dettes établies à 450 000$ au 31 décembre 1991.Déjà en octobre et décembre 1991, la Société avait effectué dans les fonds de la fondation Ludger-Duvernay deux ponctions successives totalisant 195 000$.Et elle doit encore aujourd’hui la somme de 55 000$ à la fondation Langelier.Le document intitulé « Situation financière de la SSJB-M » enseigne notamment que la dette de 450 000$ tient essentiellement à l’avance de fonds consentie au comité des fêtes nationales de 1990 et 1991.La Société Saint-Jean-Baptiste tiendra son congrès annuel du 12 au 15 mars, ce qui sera l’occasion d’une élection à la présidence occupée par M.Jean Dorion.Le mouvement d’opposition à sa réélection est relativement important et c’est dans ce contexte électoral que se situent plusieurs des dénonciations sur la façon de faire de l’administration sortante.Pionnier du mouvement dont il est membre depuis plus d’une trentaine d’années et dont il fut longtemps président, le notaire Yvon Groulx se dit au-dessus de la mêlée électorale.Dans son esprit, aucun doute sub siste.La ponction de 370 000$ effectuée par la Société contrevient à la charte de la fondation Ludger-Duvernay.À l’origine, la SSJB-M a créé la fondation Ludger-Duvernay pour gérer distinctement les cinq millions de dollars recueillis de la vente en 1975 de deux entreprises qui lui appartenaient: L’Économie-Mutelle-Vie et la Société nationale de fiducie.Amendées en 1979, les lettres patentes de la fondation stipulent que les fonds reçus de la SSJB-M.doivent être gérés « de façon inaliénable ».Sur la base de cette disposition, le notaire Groulx soutient que les fondateurs avaient pour principal souci et objectif de recapitaliser les intérêts et assurer ainsi à long terme l'avenir de la Société, « qui ne peut récupérer les intérêts capitalisés.Cela va à l’encontre des dispositions de la charte de la fondation ».Quoi qu’il en soit, Me Groulx est en train de prévoir page A-4: La SSJB ' sa i SOCIÉTÉ raconte son aventure L’astronaute canadienne Roberta Bondar raconte à Isabelle Paré comment s’est passé son retour sur terre, en ce bas monde de la gravité.Une adaptation qui réserve quelques surprises.Page B-l Roberta Bondar Québec serait prêt à soulager les papetières de certaines contraintes environnementales Michel Venne de notre bureau de Québec LE GOUVERNEMENT du Québec pourrait accorder à l’industrie de la forêt et du papier un répit sur le prix de l’électricité et moduler l’application des normes environnementales afin de rendre la vie plus facile aux papetières.Sans s’engager au nom du gouvernement, les ministres Albert Côté (Forêts) et Gérald Tremblay (Industrie) ont en effet promis, hier, de faire des représentations en ce sens auprès de leurs collègues Lise Bacon (Énergie) et Pierre Paradis (Envi- ronnement).Les deux ministres avaient convoqué la presse pour rendre public le rapport d'un groupe de travail sur l’industrie forestière.Ce comité affirme notamment que pour permettre à l’industrie « de survivre aux problèmes conjoncturels actuels, la principale piste d’action est une réduction des coûts ».Cela peut se faire en regard des coûts de l’énergie, de la main-d’oeuvre, du transport, du prix de la matière première (le bois) et des transformations à réaliser aux usines pour se conformer aux nouvelles normes environnementales.Le gouvernement pourrait agir sur deux de ces paramètres et les deux ministres concernés semblent y être favorables.L’industrie pourrait donc bénéficier d’une part d’un gel des tarifs d’électricité (une nouvelle hausse est prévue en mai prochain) et d’autre part d’une modulation moins contraignante de l’application des normes environnementales auxquelles doivent se conformer les papetières d’ici 1996.Pour se confer mer, l’industrie prévoit devoir réaliser des travaux de modernisation de plus d’un milliard $.En retour, l’industrie devra faire sa part, prévient le ministre Tremblay.Ce dernier énonce quelques objectifs réalisables à court terme : une entente entre les producteurs de bois et les fabricants de papier sur le prix de la fibre (qui est présente- ment trop élevé semble-t-il); la formation d'alliances stratégiques entre les concurrents pour l’achat des matières premières, la commercialisation à l’exportation ou le transport des produits; la signature d’ententes type « contrat social » avec les syndicats afin d’assurer un climat de travail « plus favorable ».Selon le ministre, « des entreprises » sont prêtes à investir dans l’ordre de 500 millions $ au Québec dans le secteur de la forêt.Mais elles ne le feront pas si, par exemple, le prix de la fibre reste le même, que le climat de travail est incertain, ou que l’avantage comparatif que possédait l’industrie quant au prix de l’électri-Volr page A-4: Québec Les victimes d’actes criminels seront mieux indemnisées Clément Trudel envoyé sfiécial QUÉBEC — Le ministre Gil Rémil-lard entend simplifier la procédure pour les victimes d’actes criminels.Il a promis hier, au Sommet de la justice, une refonte globale de deux lois et, pour empêcher que l’on ait à s’adresser à deux organismes différents, il crée une Commission de l’aide et de l’indemnisation des victimes d’actes criminels (CAIVAC).Cette réforme créerait une économie possible, selon lui, de 5,1 millions $ quand disparaîtront l’IVAC (Direction de l’indemnisation des victimes d’actes criminels) et le BAVAC (Bureau d’aide à ces mêmes victimes).M.Rémillard a annoncé au surplus que sera porté à 21 le nombre des CAVAC (Centres d’aide aux victimes Sommet t DE LA Justice d’actes criminels); que sera élargie la notion de « victime », pour inclure les proches qui pourront désormais postuler aide et indemnisations, tandis que les personnes blessées lors de manoeuvres pour contrer un crime sont désormais admissibles à de telles indemnisations.Le délai de prescription pour déposer une demande d’indemnisation sera désormais de trois ans, au lieu d’un an comme c’est le cas présentement.Ce qui ressort de cette deuxième table de discussion, sur le traitement fait aux victimes et aux témoins, c’est une approbation générale avec quelques bémols : pour l’Association québécoise Plaidoyer-Victimes, Arlene Gaudreau a fait remarquer que souvent se produit une « victimisation secondaire» des victimes, en raison d'un manque de chaleur et d’empathie de certains contacts : « On veut être accueilli, l’argent n’est pas la seule chose ».Pour sa part, le Dr Augustin Roy, présidentde la Corporation des médecins, estime qu’il faudrait éviter par exemple qu’en vertu de la nouvelle approche du ministère, la Régie d’assurance-maladie du Québec (RAMQ) perde des sommes importantes qui lui sont transférées (plus de 1,6 million $) en retour de soins médicaux ou hospitaliers à ces victimes.Le volet à parfaire, celui d’une information plus accessible, dans un langage simplifié, aux victimes et à Voir page A-4: Les victimes L’arbitre du Québec siège aussi comme conseiller d’un organisme Message inquiétant du New Hampshire à Bush I I ( >>< I MwÆ, ¦ «> Jfâgt * jppt PHOTO AP associé aux Cris à Grande-Baleine L’ancien sénateur du Massachusetts Paul Tsongas a salué hier des partisans venus l’accueillir à Manchester au New Hampshire.Il était en tête de la course à l’investiture démocrate devant le gouverneur de l’Arkansas Bill Clinton, lors des primaires qui se sont déroulées hier dans cet État de la Nouvelle-Angleterre.I)u côté républicain.Pat Buchanan, le seul rival de George Bush, a attiré 40 % des électeurs républicains.Le rival de Bush prend 40 % des votes au New Hampshire Louis-Gilles Francoeur M.PETER JACOBS, qui préside une des deux commissions chargées d’évaluer les impacts du projet Grande-Baleine en vertu de la Convention de la Baie James, agit en même temps comme « conseiller » sur un projet privé d'étude sur la Baie d’Hudson, lancé hier à Ottawa par deux organismes étroitement associés aux Cris.Les deux organismes en question, le Comité canadien des ressources de l’Arctique et l’Académie Rawson des sciences de l’eau, situés tous deux à la même adresse sur la rue Nicholas, à Ottawa, ont composé le mémoire présenté aujourd’hui par les Cris devant le Tribunal international de l’eau, à Amsterdam, comme en font foi les pages de garde de ce document public.Ces deux organismes, ainsi que le Comité environnemental de Saniki-luak, une municipalité inuit des îles Belchers dans la Baie d'Hudson, ont lancé hier avec des fonds privés et gouvernementaux dépassant le demi-million de dollars une première étude sur les impacts cumulatifs que risquent d’avoir les projets hydroélectriques de l’Ontario, du Québec et du Manitoba.Les études d’impacts effectuées isolément par les sociétés d’État ne suffisent plus, affirment les deux organismes environnementaux, qui entendent pallier à ces déficiences par une analyse plus globale des projets des trois provinces.Le programme en question évoque comme hypothèse que, pris ensemble, les projets hydro-électriques des trois provinces peuvent déstabiliser la faune de la Baie d’Hudson et même provoquer des changements climatiques.La valeur scientifique d'une telle étude a été fortement mise en doute hier par Hydro-Québec qui, avec les autres sociétés publiques des provinces riveraines de la Baie d’Hudson, a fait valoir à Ottawa au cours des derniers mois qu’aucune méthode scientifique, pour l’instant, ne permet d’évaluer avec rigueur des impacts à l’échelle d’une région aussi vaste que les baies de James et d'Hudson.Pour l'instant, les techniques d’évaluation des impacts cumulatifs permettent à peine de circonscrire ceux d'un projet majeur, comme par exemple la Baie James ou Grande-Baleine, a expliqué pour sa part le vice-président Voir page A-4: L'arbitre d'après Reuter et AFP MANCHESTER — Les électeurs du New Hampshire ont envoyé hier soir un sérieux avertissement au président George Bush en donnant près de 40 % des voix à son rival républicain Pat Buchanan lors des premières primaires des élections présidentielles.Du côté démocrate, la victoire est allée au candidat Paul Tsongas.Au moment d'aller sous presse, alors que le décompte des suffrages avait commencé dans plusieurs circonscriptions, deux chaînes de télévision, CNN et CBS, donnaient au moins 40% de voix à M.Buchanan du coté républicain.Si ce pourcentage se confirmait, le président serait loin d’atteindre l’objectif qu’il s'était fixé : l’emporter avec au moins les deux tiers des voix.Du côté démocrate, les deux chaî- nes donnaient la victoire, comme prévu, à l’ancien sénateur du Massachusetts Paul Tsongas devant le gouverneur de l’Arkansas Bill Clinton.Les trois autres principaux candidats démocrates — les sénateurs Bob Kerrey (Nebraska) et Torn Har-kin (Iowa) et l’ancien gouverneur de Californie Jerry Brown — venaient derrière.Comme tous les quatre ans, ce pe- Volr page A-4: Le rival U COMMUNICA TIONS RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 21 février 1992 LE DEVOIR publiera cette année encore un cahier spécial sur le monde des communications.Il sera notamment question du vent de fusion, sans précédent, qui depuis deux ans ne cesse de changer les paramètres du secteur de la publicité.Nous examinerons aussi les relations publiques, la promotion, le marketing direct et les médias, pour dégager les grandes tendances.Et nous nous intéresserons aux nouvelles relations agences/médias/clients.Nous traiterons finalement de l’ensemble des moyens mis à la disposition de l’entreprise pour se mettre en évidence ou pour faire connaître ses produits et services, surtout dans des périodes de difficultés économiques et de concurrence accrue.Nous verrons comment l’entreprise gère ses budgets de communications et quels sont les choix qu’elle a tendance à privilégier en cette période de lente reprise de l'économie.PARUTION le 28 février DANS LE DEVOIR A-2 B Le Devoir, mercredi 19 février 1992 Les médias doivent limiter leur intrusion dans la vie privée, affirment Lise Bissonnette et le Protecteur du citoyen Clément Trudel envoyé spécial QUÉBEC — La différence s’atténue sans cesse entre les médias francophones du Québec et le reste d’une presse nord-américaine friande de détails de la vie privée et que l’on dit adepte d’une sorte de voyeurisme collectif, a signalé hier la directrice du DEVOIR, Mme Lise Bissonnette, invitée à livrer ses réflexions au Sommet sur la justice.Elle suggère un examen moins cursif du rapport du groupe de travail présidé par le juge Guy Guérin, déposé le mois dernier; rapport qui recommande diverses formes de retenue pour l’ensemble de la presse ainsi qu’une institutionnalisation du Conseil de presse que l’on chargerait de l’application d’un (futur) code de déontologie pour la profession de journaliste.La manière dont certains ont rendu compte du procès de Michel Chrétien et de celui du journaliste Benoit Proulx ; les recherches fébriles visant à rendre compte de détails confidentiels de la fiche médicale du premier ministre Bourassa, hospitalisé à Washington; l’acharnement que certains ont mis à faire la chasse aux confidences des proches des victimes de la tuerie de Polytechnique en 1990 et les spéculations autour de la mère de Marc Lépine, qui n’a jamais fait de déclaration publique, sont autant d’exemples qui servent de signaux à propos de ce leurre que constitue la « retenue » de la presse québécoise, note Mme Bissonnette.Nous aurions donc le pendant de l’affaire Kennedy ou de tout autre cas affriolant dont le public se régale.Ceux qui, au Québec, posent aux « purs » rejoignent peu à peu ces «puritains» qui alimentent une presse dite justiciaire.L’exposé de la directrice du DEVOIR a été dans ses grandes lignes approuvé, en fin de déjeuner, par le Protecteur du citoyen, Me Daniel Jacoby.Ce dernier rappelle que pour être voyeur il faut être deux.Il estime que la presse est un pouvoir énorme et il ne voit pas très bien comment un tel pouvoir n’aurait pas de limite.Les avocats, grands défenseurs des droits fondamentaux, ont leur limites, les médecins ont leur code de déontologie, ce qui ne di- minue en rien la prestation de l’acte médical.Et les journalistes seraient-ils les seuls à échapper à ce courant ?Mme Bissonnette s’est engagée, au nom du DEVOIR, à continuer à pratiquer une stricte retenue : ni cadavre à la une, ni enquête indue sur la vie privée.Ce qu’elle observe toutefois, ce qu’elle déplore en quelque sorte, c’est qu’on se croit, avec nos nouvelles valeurs, acculés à présenter les aveux publics de 1000 amochés de tout ordre à un public qui n’est pas le réceptacle passif de ces confidences, mais qui l’alimente et en redemande dans son appétit insatiable.Le Québec d’antan avait une moralité d’interdiction, il pouvait favoriser le mutisme devant la faute; ce- lui d’aujourd’hui en est rendu à une moralité de pardon.La transition a été très rapide, note la directrice du DEVOIR qui dit ne pas avoir de solution à proposer, relais et réceptacle ayant à cet égard tendance à se renforcer.Citant un passage de Marcel Proust sur le « régal matinal » tiré de la lecture du Figaro au début du siècle, Mme Bissonnette s’en est servi pour illustrer le fait que se repaître du malheur d’autrui est un ressort universel et que ce n’est qu’une affaire de moyens pour que croisse cette tendance.Qu’eut été cette réaction de Proust devant les tragédies et vicissitudes de son temps s’il avait été muni d’un poste de télévision et avait été abonné au cable ?Rémillard nie vigoureusement les critiques de « dés pipés » et de « tape-à-l’oeil politique » a pvtapt fJJlü -WSr t •ssp e V| PHOTO CP Une trentaine de participants prennent place autour de la table du Sommet de la justice, qui se déroule jusqu’à vendredi, à Québec.Plainte officielle des communautés francophones contre le « O Canada » unilingue de Maureen Forrester Pierre April de la rresse canadienne QUÉBEC — Le ministre Gil Rémillard a vigoureusement repoussé, hier, les critiques voulant que le Sommet de la justice ne soit que du « tape-à-l’oeil politique » où les dés seraient pipés et les participants brimés dans leur droit de parole.Répliquant à des accusations lancées par le secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Clément Godbout, le ministre a déclaré que ces accusations « sont nettement injustifiées et complètement fausses».« Ça fait deux ans qu’on consulte, a-t-il dit, et il faut comprendre que nous sommes à un Sommet, on n’est pas à un colloque ou à une conférence.Les gens qui sont ici veulent des solutions, souhaitent qu’on prenne des engagements.« Le Sommet, a poursuivi M.Rémillard, ce n’est pas le lieu pour tout remettre en question, pour tenir de grandes discussions sur tous les sujets parce que cela a déjà été fait.Le Sommet, c’est le point d’arrivée d’un long processus de consultation où on ne réglera pas tous les problèmes du monde.» Les critiques entourant le format du Sommet ont été nombreuses, hier.Il faut dire que les 25 intervenants des milieux socio-économiques peuvent difficilement s’engager dans de longues discussions théoriques sans être rapidement rappelés à l’ordre par un président des délibérations inflexible, M.Marc Laurendeau, qui, selon les règles établies par les organisateurs de l’événement, n’accorde que deux minutes par intervention sur chacune des dizaines de propositions débattues au cours d’une seule séance de trois heures.L’autre critique entendue fréquemment fait état du peu de cas que les représentants du gouvernement font des propos qu’ils entendent puisqu’il est impossible aux participants de vraiment discuter des engagements pris par le ministre de ble.» Ce qui surprend davantage les intervenants, c’est de voir comment au bout d’une heure de discussion le ministre de la Justice s’empresse de prendre des engagements pour ensuite passer à un autre sujet.« On a l’air d’une bande de dindes à la veille de Noël », a lancé M.Godbout.Selon le dirigeant de la FTQ, le ministre devrait peut-être prendre la peine de demander ce que les intervenants pensent de ses propositions.Quant à ceux que l’on nomme les maîtres d’oeuvre — les représentants de la magistrature, les avocats et les notaires —, les seuls qui peuvent s’engager après le ministre, ils suscitent aussi beaucoup d’interrogations.« Les avocats, par exemple, a expliqué M.Godbout, je ne comprends pas.Ils peuvent difficilement faire partie de la solution puisqu’ils sont une partie des problèmes.» à la FTQ, on comprend mal aussi pourquoi le ministre de la Sécurité publique Claude Ryan, qui a un siège réservé à la table du gouvernement pour la durée du Sommet, soit absent.Il se fait effectivement représenter par sa collègue de la Condition féminine, Mme Violette Trépa-nier.M.Godbout a également souligné qu’il aurait apprécié que le ministre du Travail Normand Cherry participe lui aussi au Sommet.Le président de l’Association des procureurs de défense, Me Michel Massicotte, a noté quant à lui que les sujets n’étaient qu’effleurés au cours des délibérations.« Il faut cependant reconnaître, a-t-il précisé, qu’il y a eu beaucoup de travaux préparatoires.Il m’apparaît par contre qu’à l’occasion il y a des préoccupations plus ponctuelles qui devraient être mises de l’avant même si dans un Sommet aussi intense il faut quelquefois couper court.» Me Massicotte a repoussé les insinuations de M.Godbout selon oui Chantal Hébert de notre bureau d’Ottawa INVOQUANT la loi sur les langues officielles, la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada s’est plainte officiellement hier de l’interprétation en anglais seulement de l’hymne national lors de la clôture de la conférence constitutionnelle de Vancouver dimanche dernier.Dans une lettre au commissaire aux langues officielles Victor Gold-bloom, la Fédération demande qu’il ouvre une enquête sur cette entorse au principe du bilinguisme de même que sur la retransmission en anglais seulement des délibérations de la série de conférences fédérales.Le rendez-vous constitutionnel de Vancouver a pris fin sur une fausse note quand l’ancienne présidente du Conseil des Arts du Canada Maureen Forrester a interprété seulement en anglais le « O Canada ».Mme Forrester a expliqué par la suite à la Presse canadienne que personne ne lui avait demandé de chanter l'hymne national dans les deux langues.Quant à la retransmission des conférences, elle a été assurée par le réseau de nouvelles continues de la CBC qui n’a pas de pendant francophone.Selon la Fédération, le secrétariat aux conférences du gouvernement fédéral doit porter le blâme de ces deux carences puisqu’il est responsable, comme agent du gouvernement fédéral, de voir à faire respecter le principe des deux langues officielles.Selon le directeur général de l’organisme Marc Godbout, ces inci- dents témoignent d’une « grossière insensibilité » à l’égard de la population francophone.« Les représentants des communautés francophones et acadiennes qui ont participé à la conférence de Vancouver, écrit-il, ont reçu la prestation de l’hymne national unilingue anglais comme une gifle au plein visage.» Plusieurs militants francophones hors Québec ont en effet été bouleversés par la clôture unilingue de la conférence, certains, comme la présidente de la Fédération des Franco-Colombiens Marie Bourgeois, ont quitté la salle en larmes.Quant aux organisateurs, ils ont semblé tout autant consternés par la tournure inattendue de l’événement.Selon eux, il allait de soi que Mme Forrester allait interpréter l’hymne national dans les deux langues.la Justice.« Quand on veut parler des vrais problèmes, a expliqué M.Godbout, les interlocuteurs ou les ministres responsables ne sont pas là.« Au niveau de la procédure, a-t-il ajouté, il faut dire que deux minutes pour expliquer des problèmes complexes comme la déjudiciarisation et des problèmes comme l’accréditation des travailleurs, c’est impossi- les avocats sont la cause des problèmes abordés au Sommet.« Si les avocats font partie du problème, a-t-il répliqué, ils devraient être parmi les premiers à pouvoir les régler.» Quant au ministre Ryan, un porte-parole de son cabinet a indique qu’il a été retenu ailleurs au cours des i deux premiers jours, mais qu’il participera aux délibérations aujourd’hui et demain.Sommet Une juge, c’est le même prix qu’un homme.Frédéric Tremblay de la Presse canadienne QUÉBEC — Le ministre de la Justice Gil Rémillard s’est gardé de prendre quelque engagement précis, hier au Sommet de la justice qui se tient à Québec, afin d’accélérer la nomination de femmes au sein de la magistrature au Québec.Les femmes ne représentent que 9 % des membres de la magistrature québécoise, alors qu’elles constituent 17 % des candidatures admissibles.La juge Louise Otis, de la Cour supérieure, qui participait à cet atelier sur la situation des femmes dans l’administration de la justice, n’a pas mâché ses mots en lançant : « Ça ne coûte rien de plus de nommer une femme juge, c’est le même prix qu’un homme».Mme Otis a fait remarquer que si on commençait à partir de maintenant à nommer alternativement un homme et une femme aux postes de juge, la parité entre les deux sexes ne serait atteinte qu’en 2009 au sein de la magistrature québécoise.La représentante des Ressources communautaires d’hébergement, Diane Lemieux, a pour sa part qua lifié de « vital et d’incontournable » l’accroissement rapide du nombre de femmes juges au Québec.Mme Lemieux a souligné qu’il était déplorable que les cas de violence conjugale ou d’agressions sexuelles soient presque toujours soumis à des juges masculins, même si les victimes sont des femmes.La porte-parole des groupes de femmes, Germaine Vaillancourt, a de son côté fait valoir que l’atteinte de l’équilibre entre les femmes et les hommes au sein de la magistrature représenterait un excellent moyen de « contrer le sexisme » dans le système judiciaire.Tout en reconnaissant que son gouvernement avait des « efforts considérables » à faire pour augmenter le nombre de femmes juges au Québec, M.Rémillard a plutôt renvoyé la balle dans le camp des femmes en les invitant à se porter davantage candidates.Le ministre Rémillard estime que les femmes avocates doivent être sensibilisées à cette dimension du problème.Gil Rémillard souligne aussi que 47 % des femmes avocates n’ont pas encore complété leur dix ans de pratique, c’est-à-dire le nombre d’années minimun requis pour être'admissible à un poste de juge.M.Rémillard a cependant refusé de donner suite à une proposition du Conseil du statut de la femme (CSF), qui suggérait de porter à cinq, plutôt qu’à trois, le nombre de membres au sein du comité de sélection des juges.Le CSF voulait ainsi assurer une représentation des femmes au sein de ce comité, actuellement composé d’un représentant du Barreau, d’un membre de la magistrature et d’un représentant du public.Ce comité propose des candidats au ministre de la Justice, qui décide en bout de ligne des nominations.£ 3 ONDXjfl ^K?\ Ariane Emond La cote d’amour de l’école Maisonneuve a TRAVERS le lamento des voix /A écorchées qui s’élèvent du / \ monde de l’éducation — celles de jeunes qui vomissent à 40 % un système réfractaire à leurs besoins d’apprentissage; celles de professeurs démobilisés, dévastés par le burn-out, épuisés de relever, en plus, le défi de la pauvreté et de l’intégration interculturelle; celles de tant de parents blessés de se sentir malvenus à l’école ou incongrus devant les commissaires scolaires; — l’étonnante histoire d’amour entre la direction scolaire de l’école Maisonneuve (dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal), ses 618 élèves, leurs parents (québécois, latinos, asiatiques ou haïtiens de souche.) et sa trentaine de professeurs, sonnait jusqu’ici une note d’espoir et d’avenir.Mais voilà.Depuis un mois, ce sont des voix catastrophées qui montent de cette école francophone du Protestant School Board of Greater Montreal (PSBGM).Des voix qui supplient d’exclure l’école Maisonneuve du « plan de rationalisation et de restructuration de l’est de Montréal » que 21 commissaires du PSBGM vont sanctionner ou rejeter le 26 février prochain, à majorité simple.Au départ, la proposition administrative du PSBGM vise à désengorger quatre écoles de l’est, au prise avec des problèmes de surpopulation.En répartissant d’abord le surplus d’enfants dans deux nouvelles écoles (St-Brendan et Jean Nicolet, dans le nord-est de la ville) et en redélimitant, ensuite, les territoires des autobus scolaires qui déservent chaque établissement.EN CLAIR, cela signifie que ce sont essentiellement des enfants d’immigrants qu’on va rebrasser ainsi, une fois de plus.Il faut savoir, en effet, que le réseau francophone du PSBGM, le CEPGM (une vingtaine d’écoles environ), a été mis en 1978, en réaction à la loi 101.Pour deux raisons : pour ne pas perdre la clientèle des jeunes arrivants tenus de s’inscrire désormais au secteur français et réussir, ainsi, à minimiser la baisse de clientèle (et de fonds) dans l’ensemble du réseau anglophone, — ce que le rapport Chambers vient de ramener dans l’actualité.Autre élément d’information non négligeable dans le débat : la majorité des écoles francophones du PSBG M sont des écoles ghettos où trône un large groupe ethnique, majoritaire à 75 ou 80 %, ce qui n’est jamais sain.Plus souvent qu’autrement les jeunes chercheront, tôt ou tard, à les déserter au profit de l’école de quartier de la CECM, du réseau privé ou de la rue.Dans pareilles conditions, les principes « d’intégration harmonieuse à la communauté d’accueil » demeurent une vue de l’esprit.Y a-t-il quelqu’un qui s’en soucie vraiment, à l’autre bout de la ville et de Notre-Dame-de-Grâce, dans les bureaux cossus du PSBG M ?(Si, peut-être, convient-il de se demander si nous devons faire quelque chose pour empêcher la communauté anglophone de disparaître du Québec, et son réseau d’éducation de trop s’appauvrir, il serait bien utile aussi que le PSBG M se demande s’il fait ce qu’il faut pour retenir les 13 000 élèves de son réseau francophone.) EVENONSà l’école Maisonneuve qui, soit dit en passant, raflerait très certainement le premier rang au palmarès académique etinterculturel du CEPGM.Depuis plusieurs années, un ratio de 60 % d’enfants de vieille souche est jumelé à un autre 40 % d’enfants de diverses origines.Les parents et les jeunes, toutes origines confondues, sont en amour avec leur école qui rayonne dans tout le quartier et fait constamment appel aux ressources communautaires.Dans une certaine mesure, Maisonneuve est victime de sa trop bonne réputation et plutôt que d’être amputée de ses forces vives, les principes qui l’animent mériteraient d’être préservés et exportés, plusieurs fois, ailleurs.Si la proposition de restructuration est acceptée, à compter de septembre prochain, Maisonneuve se retrouvera allégée de la quasi-totalii^ de sa clientèle multiethnique (près de 170 enfants, de 4 à 11 ans, dont près de 25 % d’enfants d’origine haïtienne) parce que privée de transport scolaire ! Ainsi, l’école tombera à plus ou moins 450 élèves (contre 618 actuellement), majoritairement des petits Québécois pure laine, et blancs comme neige.Mais à Maisonneuve, personne ne veut retourner en arrière.Il y a deux ans, la détermination des parents avait eu gain de cause sur la volonté du PSBG M d’imposer semblable proposition.En y regardant de près, il n’est pas certain que la restructuration à la hache proposée par le PSBG M — contre la volonté exprimée des parents, des enfants, des éducateurs et de la direction de l’école Maisonneuve — soit un geste de santé financière et de perspectives sociales porteuses d’avenir.La ministre Gagnon Tremblay (Communautés culturelles et de l’Immigration) et le ministre Michel Pagé (Education), tous deux si soucieux de mousser les vertus de l’intégration harmonieuse, devraient regarder attentivement ce qui se joue dans ce quartier de Montréal qui a vu éclater, l’été dernier, ses premières échauffourées interraciales.Triste retour des choses que ce feuilleton scolaire.Parce que la vocat ion de l’école Maisonneuve, ce qui fait sa renommée actuelle et donne envie à d’autres écoles de s’inspirer de son modèle, est née d’un transbordement inattendu en 1983.Deux cents enfants, majoritairement d’origine haïtienne, ont alors été parachutés dans cette école, logée au coeur d’un quartier francophone démuni — qui jusque-là n’avait pas beaucoup vu de représentants de communautés culturelles dans le coin —, parce que l’école Ogilvie, de leur quartier Saint-Michel, était remplie à pleine capacité.IL Y A neuf ans, la directrice Colette Lebel venait d’entrer en fonction.Adulée aujourd’hui dans le quartier et dans l’école, elle s’ingénia à jeter les bases d’un projet éducatif à partir de cette nouvelle donnée : la diversité multiculturelle.À l'image du Montréal de |’an 2000 où nous aimerions vivre.À quoi tient la nouvelle mobilisation des parents, du personnel, de la direction et la colère des enfants ?Ils disent vouloir préserver « l’âme » de leur école, de ce milieu multiethnique stimulant, agréable à vivre et où on travaille fort et bien.Ils sont fiers du sentiment d’appartenance qui les soude à leur école, fiers d’avoir réussi le mariage de plusieurs clientèles d’enfants de cull ure différente, et disent ne plus vouloir se passer de cette richesse.Et s’il faut leur accorder un statut particulier pour leur éviter de perdre leur composante interculturelle, ils demandent un statut d’école alternative multiethnique au PSBGM.Visiblement, c’est une décision politique, pas seulement économique, que les commissaires devront rendre le soir du 26 février prochain.Je rêve du jour où les écoles de quartier n’auront pas besoin d’un label « alternatif » pour proposer aux parents et aux enfants des projets éducatifs enthousiasmants.A quand le pluralisme en éducation ?
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.