Le devoir, 5 mars 1992, Cahier B
SOCIETE CAHIER Le Devoir, jeudi 5 mars 1992 Comme des chevaux furieux Les oeuvres d’Arnaud Gosselin, qui expose actuellement à la Maison de la culture Côte-des-Neiges, sont rafraîchissantes, joyeuses, dynamiques.Je me suis laissée porter par ses couleurs farouches et intenses, écrit Marie-Michèle Cron, qui bondissaient comme des chevaux furieux.Page B-3 Bientôt les sucres Les jours allongent, la pesante noirceur du solstice d’hiver a rétréci avec février.Le matin, il fait déjà clair au réveil et la lumière vous accompagne au retour du travail.Dans deux semaines, ce sera l’équinoxe du printemps et, dès lors jusqu’en septembre, les jours seront plus longs que les nuits.Mais avant, les sucres.Page B-5 Un pays malade Dans la foulée du dépôt du rapport Beaudoin-Dobbie, LE DEVOIR publie deux textes sur le « mal canadien ».Pierre Noreau, du MNQ, passe à la loupe le rapport B.-D.et n’y trouve que contradictions et demi-vérités.Christian Dufour, pour sa part, diagnostique les « visions inconciliables » qui divisent le pays.Page B-8 Du salon à la chaumine Guillermo de Andréa, qui signe la mise en scène des deux Molière actuellement présentés au Rideau Vert, parvient à nous faire détester l’auteur, écrit Robert Lévesque, à en faire un grossier vaudevilliste, et à rendre longues ces pièces qui étaient fort courtes et enlevées.Le pire Molière que l’on puisse imaginer.Page B-3 QUEBEC “^SSBSBs-j- J*.¦* *» i~ 1 ****** w M < «H *41 U* ^ La face cachée de la carte postale Le projet Saint-Roch suffira-t-il pour redonner vie au coeur de Québec ?; Jocelyne Richer ih¦ notre bureau de Québec LIMITANT leur exploration aux abords du Château Frontenac et aux bars invitants de la Grande-Allée, les touristes ont pris l’habitude de décréter à l’unanimité, au moment du départ, que « Québec, décidément, est une bien belle ville ».Ils déchanteraient peut-être si, d’aventure, ils poussaient une pointe jusqu’au secteur qui fut, il n’y a pas si longtemps, le coeur de la capitale : le quartier Saint-Roch.Devant sa dégradation constante, les politiciens municipaux ont entrepris de présenter divers projets de pontages coronariens susceptibles d’insuffler un peu de vie à ce coin moribond de la ville, autrefois centre nerveux du commerce et des affaires.Le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, après deux ans et demi de pouvoir, offrait récemment sa solution au problème de Saint-Roch.une solution centrée sur la création d’une place publique, qui laisse cependant plusieurs observateurs sur leur faim, la jugeant poussive.Il s’en trouve pour penser que l’ampleur des problèmes ne s’en trouvera pas réduite, et que ce n’est pas grâce aux millions du maire que Saint-Roch va acquérir ce petit côté St-Rock-and-roll qui le rendrait plus attrayant.Il faut dire que la tâche est énorme.Y a-t-il un incendie, à Québec, dans un édifice habité par des chambreurs ?Ce sera dans Saint-Roch.Découvre-t-on une « pi-querie », ce sera pour sûr dans Saint-Roch.Parle-t-on de prostitution à Québec, c’est encore là qu’on ira voir.Voit-on des photos d’édifices placardés, tombant en ruines, elles auront été croquées dans Saint-Roch.Et si on s’inquiète de la pauvreté croissante dans certains secteurs de la ville, on parlera sûrement de Saint-Roch.Plus les années passent, plus le quartier se dégrade, inexorablement.En 15 ans, un citoyen sur trois est allé habiter ailleurs.Le quartier, en train de devenir fantôme, ne compte plus que 7000 personnes, dont un sur cinq a plus de 65 ans.De tous les secteurs de la ville, c’est là qu’on compte le plus de personnes âgées, et aussi le plus de démunis, vivant sous le seuil de la pauvreté : plus de la moitié de la population active vit des prestations d’aide sociale ou d’assurance-chômage.Saint-Roch, c’est la face cachée de la carte postale.C’est en bonne partie sur la promesse d’assurer à cette partie de la ville un développement humain et harmonieux que l’équipe du Rassemblement populaire, dirigée par Jean-Paul L’Allier, s’est fait élire en 1989.Un an plus tard, la Ville arrivait avec un projet, décrié par la population visée, qui n’en revenait pas de se voir proposer encore un boulevard, des expropriations et un boulevard Cha- rest à sens unique.Dans des audiences publiques, les gens sont venus dire clairement qu’ils en avaient assez du béton et voulaient de l’habitation, dans un cadre de vie plus agréable.« C’était d’une politique d’habitation et d’amélioration de la qualité de vie dont le quartier avait intensément besoin », fait valoir Réjean Le-moyne, conseiller municipal de Saint-Roch, rappelant que ce kilomètre carré de la basse-ville, de plus en plus exsangue, est balafré de pas moins de huit boulevards et autoroutes, et compte on ne sait combien d’édifices abandonnés.Les plans du maire La Ville a refait ses devoirs et, le 24 février dernier, le maire présentait en grande pompe son nouveau projet qui prévoit l’injection de quelque 20 millions de dollars dans ce secteur de la Ville, ce qui s’ajoute aux 27 millions $ déjà consentis pour l’acquisi- tion de terrains.Le plan d’action repose essentiellement sur la création d’une vaste place publique (8200 mètres carrés), la réfection de trottoirs, et la rénovation projetée de deux usines abandonnées.À cela se greffent des programmes de subventions à l’habitation, prévoyant le réaménagement d’arrière-cours, le développement de coopératives d’habitation et l’aide à l’acquisition d’une première résidence.Le maire, maquette en main, annonçait du même coup la construction « de deux édifices de sept étages voués d’abord à l’habitation et d’un édifice à bureaux caractérisé par une large ouverture en forme d’arche et pouvant atteindre 12 étages », autour de la future place publique.Sauf qu’à ce jour, personne, au gouvernement ou dans les milieux d’affaires, ne s’est encore bousculé aux portes pour manifester son intention de construire ou d’occuper ces hypothétiques édifices.Au ministère des Approvisionnements et Services, responsable de la localisation des ministères, on affirme que toute la question est liée à la décision qui sera bientôt prise quant à l’implantation du futur centre des congrès; les fonctionnaires installés à l’édifice « G » pourraient déménager.Même si on se dit sensible aux besoins exprimés par le maire de Québec, une porte-parole du ministre Robert Dutil mentionne qu’aucun engagement n’est pris dans le sens de ses attentes.À Québec, on demeure cependant confiant que tôt ou tard, le gouvernement aura besoin de nouveaux locaux à Québec, et portera son dévolu sur Saint-Roch.On mise beaucoup sur le fait que le ministère de l’Environnement veut déménager et regrouper sous un même toit ses 1000 fonctionnaires.D’où l’idée d’une place publique, sorte de « grand jardin » donnant une image un peu plus Voir page B-2 : Québec i&spf •WiÉNi >mw M| üwH ÉSËÈ: Petit cours sur la barbotte Nous terminons aujourd’hui la publication d'extraits de la série d'articles parus dans LE DEVOIR en 1949 sous la signature de l’assistant-directeur de la police de Montréal, Pacifique Plante.«Pax» Plante y dénonçait le règne de la pègre qui vivait du jeu et de la prostitution sous l’oeil complaisant des autorités.Ces articles en leur temps secouèrent le Québec et préparèrent l'élection de .lean Drapeau à la mairie de Montréal.Pacifique Plante D9 AUCUNS s’imaginent que la barbotte est un jeu inoffensif, analogue à la partie de cartes qui se joue entre amis, à la maison.Et, ceux-là nous trouvent bien intolérants d’en parler comme d’un danger social.Il faudrait bien que ces gens se dé- Une barbotte, selon une photo prise par des agents de la Moralité et reproduite en 1950 par le magazine Pic.trompent une fois pour toutes.D’ailleurs, quelques chiffres devraient suffire à les éclairer.Dans une barbotte moyenne, on trouve en général de trois à cinq tables, depuis celle des gros joueurs où seuls sont admis les gens qui risquent 25 $ ou plus à chaque coup de-dés, jusqu’à la table des petits joueurs qui risquent des sommes de 1 $ à 25 $.Dans rétablissement d’Arthur Davidson qui gîtait à 1222, rue University, il passait sur les tables environ 15 000 $ par heure.La maison retirait des coupures variant entre 3% et 5 % des mises, soit 400 $ l’heure environ, de revenu.Et, chaque croupier se faisait un salaire moyen de 50 $ par jour.Les initiés Les initiés savent que la barbotte est un jeu de dés.Mais, pour les profanes, expliquons seulement les grandes lignes de la partie.Les joueurs se tiennent de chaque côté de la table, tandis que le croupier (box-man) prend place à l’une des extrémités, dans une enclave pratiquée tout exprès.Chaque côté de la table parie contre le côté opposé.De part et d’autre, les mises doivent être égales.Derrière les premiers joueurs, d’autres se tiennent debout, aux heures d’affluence, jusqu’à quatre ou cinq rangs de profondeur, et passent les billets de banque par-dessus les épaules pour participer au jeu.Une fois les mises engagées, l’un des joueurs lance les dés.Selon les figures composées par les dés, c’est l’un ou l’autre côté de la table qui gagne.Les joueurs empochent alors leurs gains, ou abandonnent les sommes perdues.Le croupier perçoit un pourcentage prévu par la maison : 5 % sur les petits paris, 4 % ou 3 % sur les gros, et empoche les pourboires.Le croupier travaille lui aussi au pourcentage, ce qui l’incite à hâter le jeu.La barbotte est un jeu extrêmement rapide.En cinq minutes, l’opération entière peut prendre place, si l’on a affaire à un bon croupier : dé- Voir page B-2 : Barbotte THERESE CASGRAIN RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 6 mars 1992 LE DEVOIR publiera le samedi 14 mars un cahier spécial à l’occasion du colloque Thérèsç-Casgrain présenté à l’UQAM dans la série de conférences annuelles sur « Les leaders politiques du Québec » On y trouvera: • un rappel de la vie de Thérèse Casgrain; • un entretien avec Simonne Monet-Chartrand; • un texte sur l’après-Thérèse-Casgrain; • le point sur les batailles de son époque; • des extraits de ses cours et de sa correspondance prêtés par les Archives nationales du Canada; • le programme complet du colloque qui aura lieu du 20 au 22 mars à l’UQAM._______________ PARUTION le 14 mars DANS LE DEVOIR B-2 ¦ Le Devoir, jeudi 5 mars 1992 TÊï.ÊVISIftM Né pour un gros pain ! LES JOURNALISTES de L'Kxpress — ou l’ex-Presse ?— se croyaient nés pour un gros pain bien beurré jusqu’à l’arrivée inopinée du camionneur-éditeur nommé pour leur serrer la vis et dégraisser la machine.En arrière toutes ! Scoop tente, d’un mercredi à l’autre, de répondre à la question que se pose inlassablement la journaliste vedette Stéphanie Rousseau : « Quelle sorte de métier on fait, bordel 7 » La fille à papa l’ignore toujours mais ça ne l’empêche pas de courir la nouvelle, sous la férule d’un chef de pupitre fébrile et cynique qui brasse tout son monde en lançant, à la volée, dans la salle de ré(d)action, un juron sonore et prophétique : cercueil ! Cercueil c’est synonyme de bière mais c’est aussi, recyclé, le •< trente » conventionnel que le journaliste appose au bas de sa copie.Juron pas tout à fait gratuit dans ce métier où l’on est, plus qu’ailleurs, très conscient de la précarité des choses, du papier qui jaunit et du temps qui Rolande ALLARD-LACERTE fuit.Cercueil ! Quand on passe sa vie à une ligne agate de la porte si on est cadre et à deux pas des archives qu’on appelle communément la morgue.Ça grouille, ça court et ça couraille dans la boîte.Avant l’heure de tombée il faut savoir qui on va faire trébucher : le ministre tombeur des mineures, l’avocat batteur de femme et enfant ou le mafioso de quartier 7 Entre deux reportages, les jolies chroniqueuses ont le choix des séducteurs maison : le photographe entreprenant ou la nouvelle recrue, le bleuet à l’animalité joyeuse qui a déjà les lèvres entr’ouvertes ?L’image classique du journaliste de cinéma au harnachement plutôt miteux : visière sur l’oeil, manchettes de lustrine, crayon sur l’oreille, penché sur son calepin ou sa vieille Underwood crépitante, a vécu.C’est en Porsche, le téléphone cellulaire à la main, qu’on court la nouvelle : dans un Jacuzzi qu’on est dans le bain et dans un écran cathodique que l’on se mire.Ici, on lue la une et on se rue sur la Belle Brume 2.Action ! Ne coupez pas ! Malgré tout ce beau monde superdoué le tirage de L ¦Express baisse et le nouveau patron entend miser sur des valeurs sûres pour dépasser Lu Nouvelle sur son propre terrain.Le concurrent est méprisé, qualifié de torchon, mais on s’en inspire en calquant le modèle des 4 S : Sport, Sang, Scandale et Sexe.Plus un cinquième en prime : Succès.Le logo dégouline Et ça saigne ! On dirait que le logo rouge, crevé, dégouline et se répand sur la première page.Victime d’une vengeance maffieuse, une ouvrière a les mains brûlées sur les ronds de sa cuisinière (Aurore l’enfant martyre) : un couteau à pain est planté dans la poitrine du batteur (la femme du boulanger) ; le ministre libidineux se suicide (Lisandre n’est pas allé se pendre aux branches de l’ormeau, pour ne pas faire peur aux oiseaux.Ultime conscience professionnelle.U était à l’Environnement).Parfois utiles, les références culturelles.Logé à l’enseigne d’une grosse boulangerie, Scoop est le premier télé-roman à clé où se fondent et se confondent les vrais et les faux héros.Réjean Tremblay a piqué ce trait-ci et ce caractère-là à droite et à gauche autour de lui tandis que la confrérie s’amuse à reconnaître les protagonistes, les situations et conflits passés et actuels du milieu.Où est Rogédé ?Celui qui ne porte pas à terre et arrive du ciel en hélicoptère ?Erreur.A-t-il été camionneur dans une vie antérieure ?Celui qui se donne des airs (d’opéra) et vit dans un appariement luxueux, style néo Desmaraisien, c’est le propriétaire du journal.Moquette et convictions fédéralistes mur à mur.Il y a plein de clins d’oeil et petites mesquineries gratuites.Pourquoi celte tortue qui se prénomme Ingrid 7 Aller-retour, on franchit allègrement la frontière de la fiction en référant à d’authentiques journalistes, Jean-Pierre Charbonneau, un ex du DEVOIR, et Pierre Eoglia, qu’on reconnaîtrait entre mille, même de dos.Les rares initiés extrapolent et rigolent mais les profanes y trouvent aussi leur plaisir.Au point d’en reprendre une bonne tranche, croûte et mie, toutes les semaines.Sous la loupe grossissante des auteurs, Réjean Tremblay et Fabienne Larouche, Scoop est la caricature du métier mais susciterait, parait-il, des vocations.Plusieurs jeunes qui regardent la télésérie sont très tentés d’embrasser.la carrière.Et le reste.Un peu comme au lendemain de la crise d’Oka, l’Armée canadienne voyait gonfler le recrutement.Il s’en était trouvé pour imaginer que la vie dans les forces armées ressemblait à la confrontation télévisée entre un petit caporal et une grosse lasagne.Qu’une guerre se gagnait entre quatre veux.C'était quelques mois avant la guerre du Golfe.Plutôt troublant, cercueil ! Ou body bug ! Jake Eberts présentera City of Joy en première canadienne à T université de Lennoxville LENNOXVILLE (PC) - Une grande effervescence règne ces jours-ci à l’université Bishop de Lennoxville, où sera présenté en première canadienne le dernier film du producteur Jake Eberts, City of Joy.L’acteur américain Patrick Swayze, qui interprète le héros du film, accompagnera M.Eberts et le réalisateur Roland Joffé, lors de la soirée spéciale marquant la présentation du film le 18 mars, au Théâtre Centennial.Tourné en Inde, le long métrage est tiré du roman à succès Cité de lu joie, de Dominique La-pierre.Les organisateurs de l’événement, grandiose et inusité, ont reçu confirmation la semaine dernière : les trois vedettes seront présentes à la réception précédant la présentation du film et participeront à un échange avec le public après le visionnement.« Depuis longtemps, on voulait avoir des grands noms du cinéma.C’a fait deux ans qu’on attend que quelque chose arrive », souligne Bruce Stevenson, directeur du Bu- reau des anciens élèves et des relations publiques à Bishop’s.« Avoir cette grande étoile, et qui plus est pour le 25e anniversaire du Théâtre Centennial, c’est plus que ce qu’on a demandé ! C’est Jake Eberts lui-même qui nous a proposé ce grand nom », confie-t-il.Producteur de films à succès comme II dunse avec les loups.Le nom de lu rose, Ghandi et Hope Glory, Jake Eberts est né à Montréal,en 1941.Ayant grandi à Arvida, au Saguenay, et étudié à McGill et Harvard, il demeure très attaché au Québec.Son passage au Bishop College School de Lennoxville, tout comme l’acquisition d’une ferme à Katevale, où il séjourne sporadiquement, ont fait de lui un « Estrien de coeur », a dit sa voisine et amie Bev Bradley.C’est d’ailleurs l’amitié entre le cinéaste et Mme Bradley, la prédéces-seure de Bruce Stevenson à l’Université Bishop, qui a rendu possible la réalisation de ce rêve, ou de cette surprise : Toronto sera la deuxième ville canadienne, après Lennoxville, à offrir au public la grande production cinématographique.Les médias de Montréal et de Toronto sont déjà à l’affût de l’événement.L’acteur Patrick Swayze s’est particulièrement distingué pour son rôle dans North and South (Le Nord et le Sud, 1985), ayant comme toile de fond la guerre de sécession.Deux ans plus tard, il a mérité le Golden Globe Award décerné au meilleur acteur ( Dirty Dancing).Le film Ghost (1990) à également contribué à le propulser au sommet de la liste des vedettes américaines.Il est par ailleurs connu pour sa participation dans The Outsiders.Le réalisateur Roland Joffé a pour sa part fait ses débuts avec The Killing fields (La déchirure), récipiendaire de trois Academy Awards puis avec The Mission.En 1989, il a lancé fut Man and Utile Boy, traitant de la création de la bombe atomique.Homme engagé, M.Joffé s’implique dans l’aide aux victimes de la guerre du Cambodge.Radio-Canada retire quatre publicités controversées de l’Association nucléaire canadienne OTTAWA (PC) — Radio-Canada a retiré des ondes quatre publicités télévisées controversées de l’Association nucléaire canadienne destinées à ses réseaux francophone et anglophone.Les messages publicitaires en question — deux en français, deux en anglais — mettent en scène des comédiens et des comédiennes personnifiant des experts en énergie nucléaire.Radio-Canada s’oppose à leur diffusion parce que les messages ne font pas appel à de vrais experts.L’association nucléaire dit avoir été forcée de recourir à des acteurs à cause de la complexité des règlements des syndicats d’artistes-interprètes au Québec et au Canada anglais.Ces syndicats auraient refusé d’autoriser l’embauche de non-professionnels des arts de la scène.Le vice-président de l’association, Ian Wilson, a insisté sur le fait que l’organisme n’avait pas caché qu’il s’agissait de comédiens et en avait même informé les médias le 10 février dernier.Il a ajouté que l’association écrirait à Radio-Canada pour s’opposer à l’interdiction, mais qu’elle acceptait la décision de la société d’Etat de ne pas diffuser ses messages.Ceux-ci montrent des comédiens et comédiennes récitant leur texte.Simultanément apparaissent en surimpression, au bas de l’écran, les noms des véritables experts.L’association a retiré les noms des ex- perts, mais Radio-Canada refuse toujours de revenir sur sa décision de ne plus diffuser les messages, en invoquant les effets résiduels de ce qu'elle qualifie de « révélation d’une supercherie ».\ Les messages font partie d’une campagne télévisée de 2 millions $ de l’association, représentante de l’industrie nucléaire canadienne.Ils continuent d’être diffusés au réseaji anglais CTV mais sans les noms en surimpression.\ æk Poumon qui respire H Cigarette qui expire Sa re 4 Barbotte pôl des mises, lancer des dés, calcul des pourcentages.L'habitude Four une raison obscure, que les psychologues éclairciraient sans doute, la barbotte est un jeu qui crée très vite l’habitude chez les joueurs.Celui qui s’y est livré y revient avec une sorte de frénésie et n’arrive que rarement à s’en corriger.De plus, la barbotte a comme particularité d’attirer autour de ses tables la multitude des petits salariés.Ces derniers la préfèrent de loin aux jeux de cartes ou de roulette; ils y coulent aussi beaucoup plus d’argent.En un rien de temps, la barbotte dépouille un ouvrier de son salaire.Il faut dire que les établissements du beau temps fonctionnaient sans répit : nuit et jour, dimanche et semaine.Il n’y avait même pas d’heures de fermeture pour obliger les joueurs à quitter l’établissement avant d’avoir tout perdu.Enfin, notons que les garanties d’honnêteté manquaient totalement aux tenanciers des barbottes.Déjà hors la loi par leur activité même, ceux-ci ne se gênaient guère pour employer des tactiques déloyales et voler leurs clients.Qui les aurait surpris ?A-t-on déjà réfléchi qu’il est très facile de tricher au jeu ?Rien de plus simple, par exemple, que de se procurer un jeu de cartes marquées ou encore des dés pipés qui retomberont à volonté sur l’une ou l’autre de leurs faces.Il existe des compagnies qui fabriquent ces objets et qui les annoncent publiquement.Ce n’est pas défendu.On va jusqu’à garantir les mêmes objets.On insinue, pour se couvrir, qu’il s’agit de « trucs amusants pour jeux de salon », mais une fois les cartes, les dés ou la roulette entre les mains de bandits, les jeux de salon sont vite oubliés ! C’est ainsi que les barbottes, en plus de leurs coupures avouées sur les mises, s’assuraient encore des revenus substantiels.Rien de plus simple que de semer parmi les clients de bonne foi quelques employés de la maison qui n’ont pas l’air suspects.Et, gare au joueur naïf qui engagera la partie contre ceux-là; on se mettra à quatre ou cinq pour le plumer sans même qu’il ait conscience de l’opération.Qui pourrait l’avertir qu’il est victime d'un complot ?Et, s'il s’en rendait compte, aurait-il l'au- dace de recourir à la police ?Les tenanciers connaissent bien celte dernière, mais pas le joueur de bonne foi ! Ces employés de la maison jouent aussi, selon les heures, le rôle de rabatteurs.Les barbottes ont une équipe tout comme les bookies.Il m’est arrivé plusieurs fois, pour ma part, de me faire aborder par les rabatteurs et souvent en pleine rue Sle-Catherine vers les années 1944-1945.La loi Qu’on me permette de clarifier un dernier point : l’attitude du législateur devant le jeu.Je reviens aux profanes dont je parlais au début de cet article.Ce sont eux encore qui nous traitent de puritains et qui s’inscrivent en faux contre des lois prétendues absurdes.« Pourquoi, disent-ils, interdire le jeu ?Puisque les gens veulent jouer, n’est-ce pas leur affaire ?» A cela j’offrirai deux réponses.La première, c’est que la loi interdit une foule de choses que les gens veulent faire : la vitesse dans les rues de la vile, par exemple, une activité qui n’est pas mauvaise en soi mais (pu reste singulièrement dangereuse en vertu des circonstances ! hit deuxièmement : la loi n’interdit pas le jeu.N’importe qui peut jouer à ia barbotte, soit à la maison, soit dans un club.La seule interdiction de la loi vise le profiteur; elle empêche le tenancier de réaliser de gros profits sur le jeu, profits qui l’inciteraient à pousser ses clients, à grossir la clientèle, à lancer dans le jeu un tas de gens qui ne s’y livreraient pas d’eux-mêmes.Encore, la loi est-elle assez modé- rée : elle permet à n’importe quel club de bonne foi de laisser jouer ses membres, pour les sommes qu’ils veulent, jusqu’au million inclusivement ! Mais, elle défend au même club de réclamer de chaque joueur, pour l’usage du matériel de jeu, plus de 10 cents de l’heure et plus de 50 cents par jour.Comme on le voit, ce n’est pas au jeu ni au joueur que la loi s’en prend, mais uniquement au tenancier parasite qui voudrait vivre de cette passion en l’exaspérant jusqu’à l’abus.Or, la police de Montréal avait choisi, pour sa part, de faire exactement le contraire et de mettre en scène une comédie publique d’opposition au jeu, tandis qu’elle protégeait tout bas les tenanciers et leurs profits.4 Québec « verte » au secteur ceinturé de béton.« Le gouvernement du Québec doit élire Saint-Roch », disait le maire L’Allier, en conférence de presse, le jour de l'annonce du projet.I.a Ville souhaite que son intervention soit la bougie d’allumage susceptible de rendre le quartier plus attrayant au gouvernement et aux in- vestisseurs.Mais le maire L’Allier est conscient des limites de ses pouvoirs et de son plan d’action.Il sait que l’effort consenti par la Ville restera vain s’il n'est pas appuyé rapidement « par des investissements privés générateurs de taxes et d’ac-tivités économiques ».Dans le document de présentation du projet, on peut lire que c’est « davantage de l’économie, de la pression des marchés et de la volonté des intervenants que dépend le développement du centre-ville ».Dans quelle mesure le type d’aménagement choisi peut U entraîner les effets souhaités 7 On s’entend généralement pour dire, parmi les témoignages recueillis, que la création d’une place publique est une initiative heureuse.Pour le reste, les avis sont moins enthousiastes.Denis Vaugeois a agi comme corn missaire aux audiences publiques te- nues en décembre 1990 sur l’aménagement du quartier, il connaît donc-bien les attentes de la population et les caractéristiques du secteur.Selon lui, l’administration municipale a eu le bon goût de ne pas projeter con-truire de « monstre » ou de « tour infernale» (comme le voulait l’ancienne administration), ce qui aurait défiguré le quartier.Pourtant, il est loin d’être sûr que l’initiative municipale, malgré sa valeur, suffira à in- « fci.Vf vu ttC.Vl.iU uct nm t» M.Tout près de la Côte d’Abraham, la basse-ville de Québec présente l’aspect d’une ville sinistrée.Les plans du maire L’Allier seront-ils suffisants pour réinsuffler une âme à ce quartier *¦ 'w i fUfesaj».¦ a *4 J Jjsfup.suffler une nouvelle vie à ce coin de la Ville.« La pression fiscale est trop forte, soutient-il, le niveau de taxation trop élevé pour inciter les gens d’affaires à envahir le centre-ville ».Même chose pour Les mesures sur l’habitation, jugées trop faibles pour contrer le problème de l’étalement urbain.Les critiques On ne s’étonnera pas d’apprendre que le chef de l’opposition à l’hôtel de ville émet des réserves, lui aussi, sur la valeur du plan d’action.André Forgues pose un constat de « faillite » sur le projet, devenu selon lui le symbole de la panique qui s’est emparée de l’administration L’Allier rendue à mi-mandat.Il estime que le projet présenté est tellement pauvre qu’il fera battre le Rassemblement populaire aux prochaines élections.Selon lui, le maire n’a annoncé rien qui soit de nature à changer la dynamique du quartier.Il aurait vu d'un bon oeil des subventions données directement aux familles qui viennent se loger dans Saint-Roch, « comme on le fait à Val-Bélair ».Il déplore surtout le fait que le plan d'action soit axé sur « l'aménagement » du quartier et non sur son « développement », critiquant l’absence d’annonce de tout investissement privé ou public.Le conseiller du quartier, Réjean Lemoyne, autrefois de l'équipe L’Allier et maintenant indépendant, ne tarit pas de critiques, quant à lui, envers ce projet qui ne contient « pas grand-chose» et fait perdre toute crédibilité, selon lui, au maire et à son équipe.À ses yeux, ce dossier de Saint-Roch, «dans ses contenus, ses orientations et ses choix de développement, annule toute différence en- tre le Rassemblenent populaire et le Progrès civique », associé aux constructions d’autoroules et aux projets d’édifices en hauteur.Contrairement à ce que soutient le maire, il juge que l’administration municipale était obsédée par l’idée de « boucher le trou de Saint-Roch », laissant de côté d’autres problèmes et d’autres secteurs du quartier : la Côte d’Abraham et le Mail Centre-ville, notamment.Professeur de morphologie urbaine à l’Université Laval, Pierre Larochelle a étudié en long et en large cette partie de la Ville au cours des dernières années.Il juge « extrêmement décevant » le plan d’action annoncé par la Ville de Québec, qui, selon lui, « ne veut pas voir les problèmes».Au moins, dit-il, il y a le projet de la place publique, « une plus-value qui redessine le tissu urbain », condition essentielle pour redonner vie au quartier.Pour le reste, il juge que le plan de revitalisation ne règle pas les problè mes de fond, dont celui du Mail couvert du centre-ville, ce « mur de Berlin divisant le quartier en deux » et qui devrait carrément être ouvert comme avant.À ce sujet, M.Larochelle juge que le maire a manqué de courage, refusant de s’attaquer à ce problème qui touche la plus importante artère commerciale du centre-ville.Mais ce ne sont pas les experts ou les adversaires politiques qui vont célébrer le printemps de Saint-Roch.Comme le reconnaît le maire L’Allier, ce sont les promoteurs et le gouvernement du Québec qui lui donneront raison ou tort, par les suites qu’ils choisiront de donner à son appel du pied.Pour Saint-Roch, ce sera le coup de pouce ou le coup de grâce.LES MÉDICAMENTS, FAUT PAS EN ABUSER! ) I ?» Santé et Services sociaux Québec Le Devoir, jeudi 5 mars 1992 ¦ B-3 MUSIQUE Propre et discret ARTS VISUELS THÉÂTRE I - Comme des chevaux furieux Les Grands concerts Arnaud Gosselin « Pense-bète » Maison de la culture Côte-des-Neiges 5290, Chemin de la Côte-des-Neiges Jusqu'au 14 mars 1992 De l'Orchestre Symphonique de Montréal, dir.Lawrence Foster: Ravel, Le Tombeau de Couperin; Bernstein, Sérénade pour violon, cordes, harpe et percussion, avec Richard Roberts (violon); Schubert, Symphonie no.2 D.125 Mardi 3 mars, salle Wilfrid-Pelletier.Marie-Michèle Cron Carol Bergeron LAWRENCE FOSTER — comment ne pas s’en souvenir — est ce chef d’orchestre américain qui au mois de janvier dernier dirigeait l’OSM dans une captivante lecture de la Première symphonie de Georges Knesco.Mais faut-il pour cela se réjouir qu’il nous revienne en un aussi court laps de temps ?La question semble d'autant plus pertinente qu’au concert de mardi, les nombreuses places vides du parterre y apportaient peut-être un élément de réponse.Ce problème n’est toutefois pas nouveau et il va sans dire que le chef d’orchestre ne peut en être seul la cause.Le soliste, le programme, la salle, le jour, l’heure, le prix des billets et que sais-je encore, plusieurs facteurs ont pu susciter cette désaffection de l’auditoire dont un récent sondage auprès de sa clientèle montre que l’OSM se préoccupe.Que faut-il faire pour remplir Wilfrid-Pel-letier en attendant la construction d’une salle mieux adaptée aux exigences de la musique symphonique ?Sans être des plus originaux, le programme de Foster ne manquait pourtant pas d’intérêt.En effet, pourquoi se plaindrait-on de réentendre la Seconde symphonie de Schubert, surtout, comme ce fut le cas, lorsqu’elle est interprétée sans lourdeur, avec un sens certain de la continuité et de la texture instrumentale : au bel équilibre des Variations de 1’Andante et du Menuet s’opposant la vigueur des deux mouvements extrêmes.Comment pourrait-on demeurer insensible aux qualités exceptionnelles de la palette orchestrale de Ravel ?Même si dans le Tombeau de Couperin, Foster aurait pu rechercher une plus grande fluidité dans le discours et une plus grande transparence des plans sonores.La Sérénade pour violon constituait l’élément de nouveauté du programme, puisque Richard Roberts en donna la première exécution à l’OSM.Une découverte peut-être, mais qui, considérant que Leonard Bernstein en est l’auteur, n’a cependant rien de taxant pour l’oreille de l’auditeur moyen.ICI puis, ne s’agit-il pas là de miisique à programme ?Les cinq mouvements de ce Concerto pour violon ont été conçus comme un commentaire musical au Banquet de Platon, ce célèbre discours sur l’amour auquel participent Phèdre, Pausanias, Aristophane, Eryximaque, Agathon, Socrate et Alcibiade.Écrite en 1954, la Sérénade fut enregistrée au moins à deux reprises sous la direction du compositeur : en 1955, avec le New York Philharmonie et le violoniste français Zino Francescatti et qui vient de faire l’objet d’une réédition chez Sony (SM3K 47 162, dans un coffret de trois CD); plus récemment, chez Deutsche Grammophon (423.583-2), avec l’Orchestre Philharmonique d’Israël et le violoniste Gidon Kremer.Si l’interprétation de Richard Roberts (violon solo de l’OSM depuis 1982) fut cordialement accueillie par ses collègues qui l’accompagnaient, on ne peut pas dire qu’elle se distingua ni par son originalité, ni par sa chaleur.Propre mais plutôt discrète, pour ne pas dire effacée, la sonorité du violon ne portait pas dans la salle, ce qui donna au discours une fade neutralité.Parler d’amour sur ce ton ne me semble pas convenir à une oeuvre qui sollicite la passion.ARTS VISUELS/chronique LES OEUVRES d’Arnaud Gosselin sont rafraîchissantes, joyeuses, vivantes, dynamiques.Je ne sais pas pourquoi, mais dès le premier coup d’oeil jetté sur ses tableaux exposés à la Maison de la culture Côte-des-Neiges, je me suis laissée porter par les couleurs farouches et intenses qui bondissaient comme des chevaux furieux à leur surface, par ce mélange presque « naïf » d’abstraction et de figuration d’où surgissait alors une nature sauvage et vierge où, ici, les animaux pouvaient revendiquer leurs droits légitimes à la liberté.« Plus j’écris sur ma peinture, plus je m’éloigne de sa réalité ; plus j’ai l’impression de trahir avec les mots le plaisir presque charnel que j’ai à peindre », dit-il dans le communiqué de presse.On le sent indéniablement devant ces paysages abstraits où parfois quelques galets viennent border le fleuve, où canard, oiseau de proie, chien au dos rond sont amoureusement brossés à larges traits francs et volontairement gauches.Les formes soulignées d’un gros trait noir, accusent et mettent en relief, des bleus, des rouges, des violets si lumineux et si crus que l’on pourrait 'y voir ici un lien avec le cloison-hisme, ce style issu du travail sur la vitrail, un clin d’oeil à Gauguin qui nous conseillait d’apprendre à « être primitif avant de peindre comme un primitif » et une référence à la palette endiablée du fauviste Maurice de Vlaminck.Ilya du spirituel dans cet art aurait rajouté Wassily Kandinsky.Car sans en être tributaire, Arnaud Gosselin a bien assimilé la le-' çon de ses prédécesseurs : c’est un artiste d’aujourd’hui qui sait saisir l’air de son temps, cherchant dans la course de ses gestes expressionnistes qui abolissent toutes composantes de la vision spatiale classique, un retour nécessaire aux sources de la vie elle-même.Mais aussi, un respet louchant, presque enfantin, pour les , arbres de nos forêts.Tel ce dessin-collage qui voit une écorce de bouleau séchée, sur laquelle l’artiste a collé une feuille de papier aux contours irréguliers maculée par endroits de traces de peinture.Un mot presque invisible apparaît comme un signal d’alarme au bas de cet objet trouvé simple et précieux comme un trésor oublié ; fragile.Une mise en , garde contre les conflits qui séparent la nature de la culture, la violence qui, débridée et irrationnelle, est prête à bondir en nous.Décès de Sandy Dennis WESTPORT, Connecticut (Reuter) — L’actrice américaine Sandy Dennis, qui avait obtenu en 1966 un Oscar pour son rôle dans le film Qui a peur de Virginia Woolf est décédée à l’âge de 54 ans.Un de ses proches a déclaré hier qu’elle était morte lundi dans la maison de sa mère, à Westport (Connecticut).Elle aurait succombé à un cancer des ovaires.Élève de I'Actors Studio, elle avait débuté au cinéma en 1961 dans La fièvre dans le sang, d’Elia Kazan.Pauline Martin, Denis Bouchard, Raymond Bouchard, Pierrette Robitaille et Marcel Leboeuf dans Les précieuses ridicules.Du salon à la chaumine Les deux Molière : Les Précieuses ridicules et Le Médecin malgré lui.Mise en scène de Guillermo de Andréa.Décor de Richard Lacroix.Costumes de François Barbeau.Éclairages de Claude Accolas.Avec Raymond Bouchard, Pauline Martin, Pierrette Robitaille, Denis Bouchard, Guylaine Tremblay, Marcel Leboeuf, Gaston Lepage, Louis-Georges Girard, Jacques Girard, François Dupuis, Serge Côté.Une production du Rideau Vert.Robert Lévesque ON CROIT comprendre à la lecture du « mot du metteur en scène », dans le programme du Rideau Vert, que la direction du théâtre avait d’abord choisi de réunir ces deux pièces-là de Molière avant d’approcher M.De Andréa et de les lui proposer, qu’il aurait « eu un moment d'hésitation », « le temps de trouver le lien entre ces deux pièces », et que « la parenté » qui lui a sauté aux yeux s’appelle tout simplement Molière.Soit.Ces Précieuses créées en novembre 1658 à Paris où Molière commence à trouver la forme qui va faire de lui un maître, et ce Médecin qui marque, huit ans plus tard, après Le Misanthrope, Don Juan, Tartuffe, L’École des femmes, un retour à la farce, une vacance dans le comique simple et direct, sont bien de Mo- lière, toutes les deux, mais les mettre ensemble ne relève pas d’une évidence bien claire.les sujets et manières y sont bien différentes, on va d’un salon de Paris à une chaumine de province, et c’est un précédent boiteux que ce bizarre « doublé » du Rideau Vert.Pour trouver un lien, sinon une logique, Guillermo de Andrea invente avant les deux courtes pièces un prologue, qu’il coud avec une situation de son cru, quelques phrases nécessaires à son idée, puis des extraits de préfaces, des répliques de L’Impromptu de Versailles, de La Critique de l'École des femmes, où Molière parle de théâtre, afin d’installer la situation où Molière et ses acteurs, La Grange, Du Croisy, Baron, Mlle de Brie, Armande et Madeleine Bé-jart, d’autres, s’énervent parce que le Roi arrive dans l’instant et que la nouvelle pièce n'est pas prête, on ne la sait pas; finalement, puisque le Roi accepte qu’on lui rejoue de vieilles choses, on fera, décrète Molière, les Précieuses et.Amphylrion.Non, se ravise-t-il, Les Précieuses et Le Médecin malgré lui.Comme ça.Cela pourrait se tenir.Sauf que Guillermo de Andréa abandonne tout de suite son idée, sa fragile mais logique proposition.Dès que l'on commence Les Précieuses, il faut oublier que c’est la troupe de Molière qui joue.Raymond Bouchard, qui est Molière au prologue, ne joue pas Mascarille (qui était son rôle à lui), et le projet de recréer la troupe de Molière jouant Molière devant le Roi est simplement jeté au panier.Oublions.Que reste-t-il ?Un spectacle pitoyable, grossi, mal joué; dans un décor insignifiant (qu’est-ce que c’est que celte grosse caisse dans laquelle Magdelon et Cathos se tortillent ?) et une orgie de rubans orchestrée par Barbeau ; et puis elle est si mal dite la langue de Molière, si abandonnée la rigueur de jeu, la logique et l’intelligence d’un spectacle, que l’on a devant soi le pire Molière que l’on puisse imaginer, celui de la stmagrée gratuite, de la grosse farce sans finesse, du clin d’oeil vulgaire avec des grattages d’entre-jambes et des démesures de ton, le cabotinage libre.Du salon à la chaumine, la même misère théâtrale.Ainsi laissés sans direction, sans choix, au bonheur des trucs, les acteurs de ce spectacle font n’importe quoi pour faire rire (ils ne réussissent pas toujours), ils en font toujours trop, et comme la plupart ont très mal en bouche la prose de Molière, qu’ils n’ont pas la diction souple, formée au théâtre classique, il en résulte un bouillon assez épais et lourd.On remarque même chez Raymond Bouchard, pourtant grand interprète de Molière lorsqu’il est au Théâtre du Nouveau Monde, du relâchement, du cabotinage, comme s’il avait perdu toute cette rigueur, toute cette présence qu’on lui trouvait dans le Sganarelle du Don Juan qu’il joua magistralement il y a quelques années rue Sainte-Catherine, (’’est comme s’il avait deux mesures, l’une forte l’autre bête, pour jouer Molière.Pierrette Robitaille, qui ferait rire un mort, continue évidemment son commerce de grimaces.Elles sont désopilantes et au détriment de toute mise en scène elles font feu.Sa Cathos des Précieuses, sa Jacqueline du Médecin sont des numéros de music-hall.Pauline Martin, la vedette du rire qui fait un retour au théâtre, est très décevante.Elle a toutes les misères à dire son texte, à tenir le temps et le rythme.On voit qu’elle a trop longtemps abandonné les rigueurs du théâtre.Dans un tel maelstrom, on ne parle plus de mise en scène et le seul intérêt demeure occasionnel, chez les acteurs.De tous ceux-là, le seul qui parfois atteint à une certaine finesse, et qui sait maintenir sa composition, c’est Denis Bouchard dans le Mascarille des Précieuses.On trouve chez lui le meilleur d’une soirée plus assommante que drôle où Guillermo de Andréa, sans doigté, sans inspiration, sans logique, arrive à nous faire détester Molière, à en faire un grossier vaudevilliste, et à rendre fort longues et poussives ces deux pièces qui étaient fort courtes et enlevées.Jean Duinont LE VINGTIÈME anniversaire de la Banque d’oeuvres d’art du Canada sera célébré, ce soir à 18h, dans les locaux du Centre international d’art contemporain, par le vernissage d’une exposition intitulée « Dialogues », qui regroupe les : oeuvres de 35 artistes-femmes, ¦ provenant de la BOA, et exécutées entre le début de 1970 et nos jours.Toutes générations mêlées, les .Françoise Sullivan, Betty Goodwin, Irène F.Whitlome, Jocelyne Alloucherie, Liz Magor, Monique Mongeau, et autres, y affirment l’originalité et l’importance de ¦ l’apport des femmes au développement des arts contemporains.Voilà une excellente occasion, et celle-ci sont rares à Montréal, d’apprécier une remarquable sélection d’oeuvres contemporaines, réunies sans souci 1 d’une quelconque thématique.Plaisir de revoir des oeuvres oubliées.Avant de vouloir parler d’art contemporain, faut-il encore savoir • de quoi il retourne : n’hésitez pas .l'entrée au CIAC est gratuite.• Cette exposition, qui se poursuivra ! jusqu'au 26 avril, marque aussi le - .coup d’envoi de •< Consensus & "Contestation », une importante ; .rencontre internationale, réunissant, ;dq 5 au 8 mars, autour de thèmes ; -spécifiques touchant à la création • ^artistique, des femmes, artistes et •théoriciennes, appartenant à des • disciplines diverses.Les différents ! ateliers, qui se tiendront au Centre ¦ 'canadien d’architecture, seront Consensus & Contestation animés par des personnalités invitées en provenance d’horizons aussi divers que la sculpture sur verre : l’artiste vénitienne Federica Marangoni, le cinéma: la réalisatrice allemande .lutta Brückner, la théorie quantique : le spécialiste de la physique du solide David Peat, la critique d’art : Chantal Pontbriand, rédactrice en chef de la revue Parachute, et bien d’autres.Les artistes qui y participeront ont tous été choisis pour leur pluridisciplinarité.Ils ont choisi eux-mêmes les intervenants avec qui ils dialogueront.La relation du féminisme avec l’espace réel ou imaginé, les caractéristiques de la création et de la réception de la création chez les femmes, le temps et l’espace ni logiques ni linéaires des chemins de la mémoire, les significations raciale, sexuelle, sociale, psychique et textuelle du corps et des corps.autant de sujets qui donneront lieu à des échanges qui ne pourront qu’éclairer d’un jour nouveau les réalités de la société contemporaine.Dans quel sens ?Nul ne le sait.La seule certitude, c’est que le dialogue, le vrai, aux antipodes des affirmations stratifiées, est parfaitement susceptible de changer le monde.( 'et événement, organisé par le Goethe-Institut Montréal et Cinémama, en collaboration avec le CCA, le CIAC, l’UQAM, les universités McGill et Concordia, et la revue Parachute, est accompagné de diverses expositions et projections de films et vidéos.Flag, par exemple, la belle installation vidéo de Federica Marangoni sera visible jusqu'au 22 mars.Pour tous renseignements concernant ces événements, aussi bien que pour connaître le programme détaillé des ateliers, téléphoner au Goethe-Institut : (514) 499-0159 L'art des jardins UNE VISITE au Centre canadien d’architecture est une occasion de faire connaissance avec cet autre art de vivre que sont les jardins anglais.L’exposition « Une Arcadie anglaise 1600-1990 : dessins de jardins et de leur architecture » rassemble en effet, pour la première fois en Amérique du Nord, plus de 120 aquarelles, gravures et dessins originaux appartenant à la collection du National Trust de Grande-Bretagne, et ayant trait aux grands domaines historiques de la campagne anglaise.Nombre de ces oeuvres, dont certaines sont redevables aux plus célèbres architectes et architectes paysagers britanniques, proviennent d'archives familiales et n’ont encore jamais été présentées au public.L’exposition, qui se poursuit jusqu’au 19 avril, est accompagnée d’un catalogue illustré et d’une brochure bilingue.Notez également, qu’à l’occasion de « Consensus & Contestation ».l’exposition « Un corps sain dans une maison saine », dont le commissaire, Annmarie Adams, est une des personnalités invitées à l’événement, et qui traite de l'importance de l'architecture dans la salubrité domestique, sera installée, les 6 et 7 mars, dans l’Aile Alcan des chercheurs du CCA.Centre canadien d’architecture, 1920, rue Baile.Tél.: (514) 939-7000.Ornement sacrificiel BI EN QU E nous sachions que « le rire.est inextinguible à la table des dieux » (M.Serres), l’humanité incertaine n’en a pas moins cherché de tout temps à apaiser leur colère.Les prêtres de l’antique Grèce païenne immolaient des animaux sur les autels de ses temples, et les fidèles communiaient ensuite avec les divinités en consommant ce qu’ils pouvaient de la chair des offrandes.I .es vestiges du sacrifice étaient ensuite conservés et offerts à la vénération, suspendus aux arbres du site sacré.C’est la mémoire de ces guirlandes, de ces fleurs, de ces becs, oeufs, os, cornes et bien d’autres, qui a donné naissance aux moulures, aux volutes, aux symboles décoratifs des chapiteaux et de l’architecture des temples.Spring llurlbut, une sculpteure torontoise, a voulu remonter vers ce passé lointain et sacré.« Ornement sacrificiel », et les oeuvres qu’elle présente au Musée des beaux-arts du Canada, jusqu’au 26 avril, se souviennent des origines sanguinaires de notre ornementation classique.Organisée par la Southern Alberta Art Gallery, de Lethbridge, et la conservatrice Joan Stebbins, cette exposition comprend 13 sculptures en plâtre qui mettent en relation les symboles stylisés de nos édifices et les rites sacrificiels de l'Antiquité païenne.MBAC, 380, promenade Sussex, Ottawa.Tél.: (613) 990-1935.Art canadien ancien NÉ À VIENNE et éduqué à l’Université d’Iéna, William Berczy, considéré comme l'un des meilleurs peintres du jeune Canada colonial, est arrivé au pays, en 1794, à la tête d'un groupe de colons allemands qui ont fondé le canton de Markham, dans les environs de Toronto.L’exposition qui lui est consacrée à partir du 18 mars au Musée du Québec, et qui a été organisée par le Musée des beaux-arts du Canada, ne comprend pas moins de 106 peintures, aquarelles, dessins et estampes et témoigne, non seulement de la carrière européenne et canadienne de cet artiste, mais présente aussi des oeuvres de son fils William Bent Berczy( 1791-1873), et de sa belle-fille, Amélie Panet(1789-1862).L’expérience de Berczy était immense.Il avait travaillé comme artiste et marchand d’art en Italie, en Suisse et en Angleterre, en plus d’avoir été retenu, comme portraitiste par les grandes familles d’Europe, les Bourbons, les Habsbourg, les Hanovre.Le Canada lui doit non seulement des portraits et des tableaux historiques et religieux dont certains sont considérés comme des chefs-d'oeuvre de l'art canadien ancien, mais également des réalisations architecturales à York et à Montréal.Cette exposition sera visible jusqu'au 17 mai 1992.Musée du Québec, 1, avenue Wolfe-Montealm, Parc des Champs-de-bataille, Québec.Tél.: (418 ) 643-2150.Montréal, ville ouverte Suite du cours d'histoire sur une époque révolue, avec la nomination d’un nouveau chef de police.( TVA, 20 h) Métropolis La toute dernière émission de ce « variétés » abondamment critiqué mais qui passera à l'histoire à cause de l’écroulement du Capitaine Bon-j homme.Michel Rivard y présente j ce soir ses nouvelles chansons, j (Radio-Canada, 21 h) ?Claire Lamarche Spécial capoté : des voyants, guérisseurs et télépathes tenteront de nous vendre les joies du mental énergétique ( ?) ; ( TVA, 21 h) Grand écran j Magazine français du cinéma qui [ présente ce soir des entrevues avec | les cinéastes Mira Nair, Pedro Al-j modovar et Jean-Jacques Annaud, j qui vient d’adapter L’amant de Duras à ses risques et périls.( TV5, 22 h 50) — Paul Cauchon B-4 ¦ Le Devoir, jeudi 5 mars 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) — Stop or my Mom will Shoot! h, 9 h 50 II: Shining Through! h, 9 h 30 III: Radio Flyer 7 h, 9 10IV: Le prince des marées ! h, 9 h 30 BERRI I: (849-3456) - Being at Home with Claudel h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 II: Une lueur dans la nultl h 30.4 h 15, 7 h, 9 h 30111: Analyse latale 1 h 30, 4 h, 9 h 30- Kutts 7 h IV: Les mémoires d'un homme Invisible 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30,9 h 30 V: JFK 5 h, 8 h 30— Kuffs 12 h 30,2 h 45 BONAVENTURE I: (849-3456) - Cape Fear 7 h, 9 h 25 II: Inner Circle 7 h, 9 h 30 BROSSARD I: (849-3456) - Une lueur dans la nuit 7 h.9 h 30 II: Le secret est dans la sauce 7 h— Analyse fatales h 30 III: Being at Home with Claudel h 15— Grand Ca-nyon 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 1 : (849-3456)- Grand Canyon 9 h 15— Kutts 7 h 2: Stop or my Mom will Shoot! h 10,9 h 10 3: Analyse totale 7 h.9 h 30 4: Le secret est dans la sauce 7 h 05,9 h 35 5: Kutts 9 h 20- Being at Home with Claude 7 h 15 6: Une lueur dans la nuit 7 h, 9 h 35 CENTRE EATON 1: Mil- Beauty and the Beast 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h — Last Boy Scout9 h 20— Beauty and the Beast 1 h.3 h.5 h, 7 h.mer 1 h, 3 h, 5 h 2: Le docteur1 h 25,4 h, 6 h 35, 9 h 10 3: La belle et la bête 12 h 45,2 h 45,4 h 45, 6 h 45.lun 12 h 45, 2 h 45.4 h 45- Father and the Bride 9 h 10 4: Basil détective privé 12 h 30,2 h 35,4 h 35.6 h 30- Fisher King 9 h 5: Star Trek Vil h 25, 3 h 50.7 h, 9 h 20 6: Hook 12 h 50,3 h 30,6 h 15,9 h 05 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil (849-3456)- Shinning Through 1 h 20.4 h 05, 7 h, 9 h 45.excepté le 5 mars 1 h 20, 4 h 05, 9 h 45 2: Prince of Tides 1 h 15, 4 h, 7 h.9 h 45 3: At Play In Fields ot the Lord 1 h 30,5 h.8 h 30 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (849-7277)- Toto le héros 7 h 30,9 h 15, mar 3 mars 9 h 15, mer, jeu 4 el 5 mars 7 h 30,9 h 15— Volere Volare 7 h 45,9 h 30 Dès le 4 mars, Festival du film sur l'art) CINÉMA JEAN-TALON: Mil- The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10,9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1 : - La belle et to bite 8 h 30— Bugsy 8 h 15 2: Capitaine Crochet 7 h, 8 h 35 3: Le docteur! b, 9 h 30 4: Basil Detective privé 8 h— La main qui berce l'entant ! h 30.9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-Laurent.Mil (843-6001) — Festival International du Htm sur l'art (du 4 au 8 mars) CINÉMA PARIS: Mtl (875-7295)- Bagdad Calé 3 h— Meeting Venus 4 h 45— Festival ot Humour Part 11/The World's Funniest Commercials 1980-1989! h 15- My Own Private Idaho 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Canada (849-3456)— Prince ot Tides 7 h, 9 h 40 2: Fried Green Tomatoes lun au ieu 7 h, 9 h 40 3: Shlnlnq Throuqh lun au ieu.7 h.9 h 35 4: A SURVEILLER (!uy Marchand, musicologue, sera l’invité des Belles Soirées pour animer trois soirées sur « Parsifal ¦>, l'ultime chef-d'oeuvre de Richard Wagner, les jeudis 5, 12 el lit mars de 1!) h 30 à 22 h, au Pavillon principal, 2900, boul.Kdouard-Montpetil, Kntrée Z-l.Inscr.: 343-0090.¦ l.e Mouvement pour l’agriculture biologique organise un cours sur la taille des pommiers et autres arbres fruitiers, le samedi 14 mars au Verger Jean-Louis Marchand au Monl St-llilaire.Rens.: 276-1142.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal, au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9h à 20h; à l.aval-des-Rapides, Kcole I.éon-Ciudbault, 133, boul.Cartier, de 10 h 30 à 20 h 30; à Cowansville, le Domaine du Parc de Cowansville, 173 rue Principale, de 13 h à 20 h 30, et à St-Valé-rion.Salle paroissiale, rue Principale, de 15 h à 20 h 30] Rens.: 937-1941.¦ À l’occasion du centenaire de la Congrégation, les Soeurs de Notre-Dame du Perpéluel-Secours désirent rejoindre tous les anciens et anciennes élèves qui ont fréquenté les pensionnats de Saint-Damieii el d'ailleurs.Deux dates ont été retenues pour les anciens ; les 1er ou 18 juillet.Tous les autres amis sont conviés les K, 13 ou 29 juillet de 13 h 30 à 16h 30.Inscription au plus tard le 15 mars.Rens, : (416)789-2921.¦ APS Interculture Canada est présentement à la recherche de familles dans la région pour accueillir des étudiants étrangers au cours de la prochaine année scolaire.Les familles inzeressées doivent communiquer avec Diane Palardv au 382-9125 ou 1-800-361-7248.¦ Sous le thème : « Développer de nouveaux patterns amoureux», les Belles Soirées de l’Université de Montréal proposent trois rencontres animées par la psychologue Josette Chedin Stanké, les jeudis 5.12 et 19 mars de 19 h 30 à 21 h 30, au Pavillon principal.2900, boul.Édouard-Montpelil, Kntrée VA.Inscr.: 343-6090.¦ Cours de réanimation cardio-respiratoire à Longueuil, les 7, 8, 21 ou 22 mars.Cardio-secours aura lieu de 10 h à 15 h au Centre Olympia, 670 rue Darveau à Lon-gueuil.Rons.: 646-8260.¦ Ce soir à 19 h 30, le musicologue Denis l.alonde présentera la dernière conférence de la série « A l’écoule de Bach, Mozart el Beethoven » dans le cadre de la série Clin d’oeil au Centre culturel Jacques-Perron, 100 rue Saint-Laurent ouest à Longueuil.Rens.: 646-8610.¦ Mme Nicole Roy-Arcelin, député fédéral d’Ahuntsic est l’invitée de Concer-tation-Pemmes, le 6 mars à 15 h, dans le cadre de la Journée internationale de la femme et du festival culturel.Le thème sera : Pommes et politique.Confirmation au 2005 rue Victor-Doré.333-6629.¦ Ce soir à 19 h 30, le groupe Nature et Patrimoine présentera ses diapositives sur ses expéditions écologiques de cet été à Anticosti et à Mingan.Kntrée libre.Rens.: 681-1303.¦ L’Association québécoise des professeurs de français vous convie à une table ronde sur l’évaluation de l’enseignement du français, le jeudi 12 mars à 17 h, à l'IIô-lel du Château Champlain.Les invités seront Mmes Lise Ouellel, Sylvie Mazur, Denise Lussier et M.Réjean Auger.Inscr.: 595-7291.¦ Aujourd’hui à 15 h 30 et 16 h 30, la Société québécoise de spéléologie vous convie à une conférence sur la spéléologie au Centre culturel, 5955 rue Bannantvne.Rens.: 765-7170, ¦ Ce soir à 19 h, conférence-rencontre avec Christian Mistral, à la Bibliothèque Ahuntsie, 770, boul.Ilenri-Bourassa est.¦ Journées d’étude provinciales sur l’agoraphobie et ses troubles de panique, les 3 et 4 avril à l’Ilôtel Roussillon Le Baron, 3200 rue King ouest, Sherbrooke.Inscription avant le 13 mars.Rens.: (819 ) 564-0676.¦ I .es femmes et les groupes de femmes des communautés culturelles sont invitées à une consultation sur le projet d’un Québec féminin pluriel, en prévision du Purum national des femmes, le samedi 7 mars de 9 h à 15 h, au Centre St-Pierre, 1212 rue Panet, salle 100.Rens.: 487-7560.¦ Le bazar des Jeannettes, des guides et des kamsoks de l’Immaculée-Conception aura lieu le vendredi 6 mars entre 17 h et 21 h ainsi que le samedi 7 mars entre 9 h el 21 h, au sous-sol de l’église (coin Papineau et Rachel).Rens.: 526-0998.LES BOÎTES NE SONT PAS TOUTES CARREES.du 26 février au 8 mars u spectacle musical jeunesse et famille /A Centre Strathearn 3680 Jeanne-Mance, Montréal réservation seulement 527-7726 LE MOULIN À MUSIQUE Cette année, soyez de la fête! ET PARCOUREZ LE MONDE! TCHÉCOSLOVAQUIE IDENTIFIEZ UNE CONSTELLATION () ÉTOILES) DU CIEL TIRAGE LE 31 MARS 1992 [ NOM ! DEL ETOILE DATE D APPARITION REMPLISSEZ ET RETOURNEZ A CIEL, C P 98,5, LONGUEUIL J4H 3Z3 * >
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