Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1992-03-26, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
OE inc.J Montréal, jeudi 26 mars 1992 Pluie.Max.: 6.Détail page B-6.Vol.LXXXIII — No 72 SO inI d'txp4ritnee t rotn imrtot SYSTÈMES D’ORDINATEUR PHILIPS Pour renseignements, appelez 341-OEOE, Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ Québec annonce un débat public sur le cégep « Tout est sur la table », dit Robillard en guise de prélude à la commission parlementaire Michel Venne de notre bureau de Québec LA RÉFLEXION en profondeur sur le rôle, la structure, le fonctionnement des cégeps après 25 ans d’existence, dont LE DEVOIR exposait les grandes lignes le 10 mars, prendra le chemin d’une large consultation publique dans le cadre d’une commission parlementaire à l’Assemblée nationale.Cette consultation aura lieu à l’automne, à moins que la campagne référendaire qui devrait se dérouler jusqu’au 26 octobre, incite la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science, Mme Lucienne Robillard, à reporter l’exercice de quelques mois.En annonçant ses intentions, hier en Chambre, la ministre a dit que « tous les aspects importants de la vie et du fonctionnement des collèges seront sur la table ».La commission parlementaire devra se pencher notamment sur la pertinence de faire cohabiter l’enseignement général et l’enseignement professionnel aussi bien que sur le role des collèges dans les dispositifs de dévelop- pement de la main-d’oeuvre.La formation technique sera la question centrale de cette vaste réflexion.La commission devra aussi juger le contenu et la structure générale des programmes; les modes de fréquentation et les cheminements étudiants et, par là, tout ce qui a trait à l’admission, à la persévérance aux études, à la diplomation, à la durée des études; les sources et les modes de financement (faut-il maintenir la gratuité ?); l’état et les besoins de la pratique enseignante ; les pratiques d’évaluation des apprentissages, des programmes et des établissements; etc.La formation technique occupera une place centrale car « la formation de ressources humaines qualifiées, notamment dans l’univers mouvant des techniques est un enjeu majeur pour notre particpation aux circuits du progrès et de la prospérité », dit Mme Robillard.« Sans réinventer la roue, il serait tout à fait possible d’aménager nos programmes de formation technique et nos modes de certification de façon à assurer un emboîtement progressif de profils de formation conduisant à des fonctions de travail ju- dicieusement identifiées; des cheminements de formation, incluant même ceux qui sont dispensés au secondaire, pourraient dès lors constituer des étapes clairement définies dans la voie de l’obtention d’un Diplôme d’études collégiales.» Avec leurs 125 programmes, les cégeps accueillent près de 70 000 étudiants inscrits à temps complet et quelque 84 000 inscriptions à diverses activités de formation sur mesure à temps partiel.Le gouvernement a décidé de tenir ce débat dans le décor solennel de l’Assemblée nationale entre au- tres pour bien montrer qu’il est « disposé à aller au fond des choses » et signifier sa « volonté d’agir », dit la ministre.Celle-ci ne veut pas « une discussion purement académique » ni « en rester aux belles idées » et encore moins que les participants « se complaisent dans la nostalgie ».« Nous nous garderons bien, ajoute-t-elle, de censurer prématurément des idées dérangeantes qui pourraient être porteuses de renouveaux prometteurs.» Pourquoi un débat maintenant ?L'éducation est revenue depuis quel- Volr page A-4 : Cégep SOCIÉTÉ CSST : les médecins dans l’oeil du cyclone On apprenait récemment que le déficit de la Commission de la santé et sécurité du travail frôlait les 800 millions $ pour l’année 1991.Les médecins se trouvent visés par la tempête que déchaîne un tel déficit.Doivent-ils en être tenus responsables ?Jean Francoeur démêle quelques fils d’un écheveau compliqué.Page B-l La RIO cache sa politique tarifaire Laurent Soumis LA RÉGIE des installations olympiques a vendu à ses locataires âgés du Village olympique des appareils électroménagers qu’ils auraient dû recevoir gratuitement en vertu de sa politique tarifaire.Une enquête du DEVOIR révèle en outre que la RIO a omis d’informer ses locataires, au moment du renouvellement des baux en juillet 1991, que les appareils installés dans les 980 logements de la rue Sherbrooke leur étaient donnés et qu’ainsi, ils pouvaient négocier une diminution de leur loyer pour services supprimés.LE DEVOIR a obtenu copie de la Politique tarifaire du Village 1991 adoptée le 12 mars 1991 par le conseil de la RIO sur la recommandation du trésorier et vice-président à l’administration, M.Jean-Pierre Payette, supérieur immédiat du directeur du Village, M.Jocelyn Lafond.Cette politique indique que la RIO a décidé il y a un an « de mettre fin à la fourniture d’appareils électroménagers dans les appartements résidentiels ».Essentiellement, ce sont des cuisinières, réfrigérateurs, lave-vai-selle, laveuses et sécheuses, spécialement adaptés au courant électrique de 208 volts du Parc olympique, au lieu du traditionnel 220 volts, et installés il y a plus d’une douzaine d’années.La politique stipule clairement que les appareils, dont plusieurs tombent en désuétude, devaient être « donnés aux locataires actuels (en 1991) lors du renouvellement de leur Voir page A-4 : La RIO Le Conseil de sécurité sur le point d’imposer un embargo à la Libye NEW YORK (AFP) - A moins d’un nouveau revirement de Tripoli, le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprête à imposer demain un embargo aérien et militaire contre la Libye, en raison de son refus d’extrader les deux suspects dans l’attentat de Lockerbie (270 morts), a-t-on indiqué hier de sources diplomatiques.À l’issue de brèves consultations du conseil consacrées au Sahara occidental, le président en exercice de cette instance, l’ambassadeur du Venezuela Diego Arria, a précisé que ses collègues avaient prévu de se réunir aujourd’hui pour des premières consultations sur un nouveau texte de résolution qui pourrait être adopté demain.L’ambassadeur de France à l'ONU, Jean-Bernard Mérimée, a abondé dans le même sens en précisant qu’« à moins d’un coup de théâtre libyen, le vote aura lieu vendredi ».De son côté, le représentant marocain au Conseil de sécurité a précisé à ses collègues que l’ambassadeur libyen auprès de la I Jgue arabe, Voir page A-4 : La Libye Le cosmonaute russe débarque sur une nouvelle planète PHOTO AP Le cosmonaute SergueT Krikalev, lancé dans l’espace le 18 mai 1991, est revenu Russe sur Terre hier à bord d’un vaisseau Soyouz, après un séjour de 10 mois dans la station orbitale Mir.Le Soyouz, qui ramenait aussi le cosmonaute russe Alexandre Volkov et l’Allemand Klaus-Dietrich Flade, s’est posé au Kazakhstan.Avant le départ de Krikalev, il avait été prévu que le cosmonaute rentrerait en octobre, mais les bouleversements politiques dans l’ex-URSS l’ont obligé à faire d’autres révolutions.Pendant son absence, l’utopie communiste s’est effondrée et la ville natale du voyageur de l’espace, Leningrad, a rejoint entre-temps son passé et repris son nom de Saint-Pétersbourg.Voir page A4 Ottawa aidera les provinces à construire des routes Chantal Hébert envoyée spéciale TORONTO — Quelques bouts de chemins, surtout au Québec et dans les Maritimes : tels sont les seuls résultats tangibles de la conférence économique de Toronto, un événement qui a pourtant vu les premiers ministres d’Ottawa et des provinces passer plus de temps à se concerter sur l’état chancelant de l’économie qu’à n’importe quel autre moment depuis l’échec de l’accord du lac Meech.Au terme de 14 heures de discussions à huis clos, échelonnées sur une journée et demie, le premier ministre Brian Mulroney a annoncé qu’Ot-tawa verrait à puiser dans certains de ses fonds existants pour un programme de réfection de la voirie.De façon générale, cependant, a-t-il reconnu, le ministre fédéral des Finances n’a pas sorti une fois son portefeuille de sa poche au cours de cette rencontre à onze.Arrivé à Toronto en jurant de dire non à ceux qui voudraient lui faire délier les cordons de sa bourse, Don Mazankowski aura donc tenu la promesse.Si la perspective de voir Ottawa les aider à paver des routes a semblé réjouir certaines provinces, dont le Québec, lequel a également trouvé à Toronto un autre sujet de modeste satisfaction quand les provinces ont convenu de passer en revue le régime de santé canadien pour en circonscrire les coûts, un fossé de plus en plus important se creuse entre le gouvernement fédéral et en particulier l’Ontario et la Saskatchewan sur des sujets plus fondamentaux comme le financement des programmes sociaux et la négociation d’un traité de libre-échange nord-américain.Hier, ces deux provinces ont demandé au gouvernement fédéral de mettre en veilleuse ces pourparlers le temps d’évaluer davantage leurs conséquences.Cette requête a été catégoriquement refusée.Une autre province, l’Alberta, a demandé la mise en place d’une mécanisme de consultation sur le modèle de celui employé pendant la négociation du traité canado-américain.Cette requête est restée sans réponse précise.Cette fin de non-recevoir, combinée à l’absence de mesures concrètes pour relancer l’économie, en a amené plusieurs à dresser un bilan Voir page A-4 : Ottawa Montréal subventionne moins les organismes musicaux que les autres grandes villes canadiennes Jean Chartier UN SONDAGE récent sur les cinq plus grandes villes canadiennes révèle qu’en dépit du fait que Montréal soit la seule de ces cinq villes qui touche une taxe d’amusement, les groupes musicaux y reçoivent les plus faibles subventions municipales.Les citoyens de la CUM ont en effet versé 13 cents durant la saison 1989-1990 à l’Orchestre symphonique de Montréal, par rapport aux 25 cents que les citoyens de Toronto ont donnés au Toronto Symphony et aux 40 cents que ceux de Vancouver ont octroyés au Vancouver Symphony Orchestra.Pris globalement, le Toronto Sym- phony, le National Ballet of Toronto, la Canadian Opera Company et le principal groupe théâtral de Toronto ont touché 1,10$ per capita, par rapport à 79 cents des citoyens de Vancouver pour les quatre organismes correspondants, et seulement 31 cents à Montréal pour les Grands Ballets canadiens, l’Opéra de Montréal, l’OSM et le TNM.C’est ce que révèle le sondage annuel du Conseil pour le monde des affaires et des arts du Canada.La taxe d’amusement ne fait donc nullement de Montréal un grand pourvoyeur aux quatre organismes culturels phares de la ville.Qui plus est, l’aide du Conseil des arts a également été la plus faible à Montréal, Voir page A-4 : Montréal psychologie préventive L«a contrecoup* rte* IvitiMi 6* Povr un meilleur L* retour rte la f am ilia |aui vidéo Revue Psychologie Les contrecoups des largesses des parents Pr Moncef Guitouni Psychosociologue et président-directeur général du Centre de psychologie préventive et de développement humain «L'identité de l'enfant est très faible par rapport à sc son niveau : par r de réalisation et son identité est très egoîstë par rapport au plaisir.Les enfants veulent tout avoir, mais ne font rien en retour.Ils croient que tout leur est dû et lorsque le parent dit non, la rébellion s’installe chez lui et la colère qui engendre la violence aussi », a indiqué le psychosociologue.Raymond Gênais, La Presse 20 novembre 1990 Thème traité par le professeur Moncef Guitouni «Droit de parole» Radio Québec le 27 mars 20h.Les jeux-vidéo Comment la famille peut-elle éviter les abus?«Pour le Professeur Guitouni, les études qu'il a faites démontrent que les jeunes sont affectés par la violence à la télévision et que les jeux vidéo entraînent une somnolence psychologique.» Monique Richer, Journal de Montréal 29 avril 1991 «Les jeunes se sont parfois eux-mêmes rangés parmi les accusateurs.Accusateurs modérés.« Ils ont avoué que leur capacité de concentration diminuait lorsque venait le temps de l’école et des études, à cause de l’énergie qu’ils mettent à jouer,» a indiqué le professeur Guitouni.Sonia Sarfati, Presse canadienne 29 avril 1991 préventive Autres thèmes: Le retour de la famille La prison de la femme libérée Murielle Forest, psychologue Claude Lamothe, psychologue Pour un meilleur usage des médias La paternité: un jeu d'enfant?Solange Delorme, psychologue Danny Létourneau, parent H Société de recherche en orientation humaine inc.(514) 523-5677 1972 - 1992, 20e anniversaire Disponible dans les librairies. J A-4 M Le Devoir, jeudi 26 mars 1992 La rumeur de tutelle sème la confusion à la CECM Difficile retour Caroline Montpetit LE PRÉSIDENT de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), M.François Ouimet, était toujours sur le qui-vive hier, alors qu’il attendait des nouvelles du ministre de l’Éducation, M.Michel Pagé, quant aux possibilités d’une mise en tutelle de la CECM, devant l’impasse concernant la nomination du directeur général de la commission scolaire.Deux rumeurs à cet effet, toutes deux en provenance de Québec, circulaient hier à la CECM.La première voulait que le ministre nomme un tuteur, soit un ancien professeur de la CECM, pour une période de 24 heures.Ce tuteur serait alors chargé de nommer un directeur général à la commission scolaire.La seconde, transmise par un journaliste à M.Ouimet lui-même, stipulait que la CECM serait mise en tutelle partielle, avec suspension du Conseil des commissaires pour une période indéterminée.Pour sa part, le ministre Pagé a convoqué officiellement aujourd’hui l’ensemble du comité exécutif ainsi que les commissaires de la CECM pour leur faire part des mesures qu’il entend prendre pour dénouer l’impasse qui persiste dans ce dossier.Il fera également part aux médias de la décision qu’il a prise, dans le cadre d'une conférence qui doit se tenir aujourd’hui.Lors d’une réunion avec les représentants des deux partis qui forment le Conseil des commissaires de la CECM, le ministre a déclaré, samedi dernier, qu’il envisageait trois solutions possibles au règlement du litige qui oppose le Mouvement pour une école moderne et ouverte (opposition MEMO) et le Regroupement scolaire confessionnel (RSC au pouvoir), au sujet de la nomination d’un directeur général intérimaire, M.Gérard Tousignant, vérificateur pour le ministre Pagé.« Ces hypothèses étaient, soit la tenue d’élections scolaires, soit la mise en tutelle, soit la non-intervention du ministre dans le dossier », a précisé M.Ouimet.M.Ouimet, qui réclame toujours la nomination de Gérard Tousignant au poste de directeur général, espérait toujours que les mesures adoptées par le ministre Pagé seraient conformes à la volonté de la majorité des commissaires du Conseil, soit les membres du Regroupement scolaire confessionnel.« Lorsque je lui ai parlé mardi, le ministre Pagé m’a signifié qu’il me reparlerait mercredi, avant de nous rencontrer jeudi, a précisé M.Ouimet en entrevue téléphonique hier soir.Je suis très anxieux de me présenter à cette réunion sans connaître la nature des mesures proposées.» SUITES DE LA PREMIERE PAGE + La RIO bail ».Or, LE DEVOIR a obtenu copie de baux signés par des personnes âgées résidant au Village qui montrent que la RIO leur a vendu les appareils en 1991 jusqu’à concurrence de 125$ l’unité en plus de leur facturer les taxes de vente fédérale et provinciale.Cela représente plusieurs centaines de dollars par logement.Ces personnes, qui craignent des représailles de l’administration, ont demandé à ne pas être identifiées.Les témoignages recueillis indiquent en outre que d’autres résidants se sont vu offrir l’acquisition des appareils.Les avis envoyés pour le renouvellement des baux montrent également que la RIO n’a pas consenti de diminution équivalente de loyer pour un service qu’elle n’offrait plus et pour des appareils dont la propriété légale revenait à ses locataires selon les volontés mêmes du conseil d’administration de la RIO.D’autres baux, dont LE DEVOIR a copie, confirment en outre que les nouveaux arrivants au Village ont dû acquérir les appareils.Vérification faite, aucun membre du conseil d’administration de l’Association des locataires du Village olympique (ALVO) n’a appris avant ce jour, directement ou par son entourage, l’existence de la politique des dons d’appareils.Appelé hier à commenter, le président de l’ALVO, Me Lawrence Morgan, a affirmé que « l’association demandera à ses procureurs une expertise juridique qui pourra renseigner les locataires sur les recours qu’ils pourraient eux-mêmes exercer dans cette affaire ».Selon lui, il apparaît clair que la RIO a omis d’informer ses locataires de faits importants concernant sa politique tarifaire.« À première vue, les locataires qui ont déjà présenté une demande de révision de loyer pourraient invoquer l’irrégulariré du mandat du directeur du Village qui ne reflète pas la volonté du conseil de la RIO pour obtenir l’annulation de l’avis de hausse de loyer», a-t-il soutenu.Selon Me Christiane Mathieu, de la Régie du logement, les acheteurs d’appareils pourraient présenter une demande de diminution de loyer rétroactive puisqu’ils ont payé deux fois pour le même service.Quant à ceux qui n’ont pas acquis les appareils et qui ne connaissaient pas l’existence de la nouvelle politique, ils pourraient exiger de se prévaloir de la politique des dons.Pour Me Lawrence Morgan de l'ALVO, « les pratiques de la RIO s’apparentent a des représentations fausses ou trompeuses dans un con texte où toute l’information nécessaire à la prise de décision éclairée n’a pas été fournie et où le locataire s’est senti forcé ou contraint d'accepter une proposition accessoire au contrat, même si celle-ci est exorbitante, de peur de ne pas avoir accès au logement».Car au-delà de la vente qui contrevient à la politique tarifaire de la RIO, se situe le problème de la qualité des biens vendus.Selon la livraison de février du magazine Protégez-vous de l’Office de protection du consommateur (OPC), l’espérance de vie des appareils électroménagers comportant des conduites d’eau est en moyenne de dix ans, alors que ceux du Village olympique ont dépassé pour la plu part le cap des 12 ans.La Loi de protection du consom- mateur, qui s’applique également au gouvernement du Québec, à ses ministères et organismes, prévoit des recours pour les consommateurs lésés par des pratiques de commerce douteuses ou lorsqu’il y a inadéquation entre le prix exigé et la valeur d’usage d’un bien, a expliqué un porte-parole de l’Office, M.Georges-André Levac.Depuis quelques semaines, l’Association des locataires, qui craignait qu’une partie des décisions du conseil d’administration de la RIO ne soit pas transmise aux locataires, a vainement tenté d’obtenir une copie de la politique tarifaire de la Régie et des résolutions du conseil concernant le Village olympique.Lors d’une récente rencontre le 5 mars dernier, le président et directeur général de la RIO, M.Pierre Bibeau, avait accepté d’examiner leur requête, mais à travers le prisme de la Loi d’accès à l’information.Dans une réponse transmise hier à l’ALVO, le trésorier et vice-président à l’administration de la RIO, M.Jean-Pierre Payette, a affiché à toutes fins pratiques une fin de non-recevoir en soutenant que les demandes de l’ALVO « relèvent du droit de gérance » et que celles-ci doivent « cheminer par l’entremise » du directeur du Village.Dans une lettre envoyée hier, l’ALVO a réitéré sa demande au ministre responsable de la RIO, M.André Vallerand, « de relever immédiatement de ses fonctions » le directeur du Village, M.Jocelyn Lafond, et « d’écarter en même temps de toute autorité et de responsabilité concernant le Village » le vice-président à l’administration et trésorier de la RIO, M.Jean-Pierre Payette.« À défaut de ces mesures, nous croyons que le gouvernement, maintenant bien informé des principales carences portant sur la conciergerie de la RIO au Village olympique, ne pourra éviter la tenue d’une enquête publique que nous serons à regret contraints de réclamer », a conclu l'association.L’an dernier, la RIO a retranché de son rapport annuel destiné aux parlementaires de l’Assemblée nationale cle précieuses informations concernant la gestion du Village olympique, notamment celles ayant trait aux dépenses réelles d’exploitation.4 Montréal parmi les cinq villes retenues.Le Conseil des arts n’a pas été plus généreux pour ces organismes montréalais durant cette dernière année, dont les chiffres viennent d’être rendus publics.Le montant est fort élevé, à Winnipeg, 3,94$ per capita pour le ballet, l’opéra, l’orchestre symphonique et le premier théâtre de cette ville.Les organismes musicaux correspondants de Toronto ont touché 1,83 $ per capita, les quatre d’Edmonton 1,49$, et ceux de Vancouver 1,46$.Viennent en dernier les Grands Ballets canadiens, l’Opéra de Montréal, l’OSM et le TNM.Ils sont dans la cave avec 1,34 $ seulement per capita partagés entre eux quatre.Étrange, quand on sait que l’OSM est l'organisme musical qui attire le plus grand nombre de spectateurs au Canada, davantage même que le Toronto Symphony, avec 400 000 spectateurs locaux vis-à-vis 383 000 à Toronto.Ce sondage révèle aussi que Toronto est la ville où les billets sont les plus chers au Canada.« La valeur moyenne des billets vendus pour les quatre groupes vedettes en 1989-1990 a été de 22,47 $, plus du double du prix moyen payé à Edmonton.L’organisation ayant le prix moyen par billet le plus élevé a été l’Opéra de Montréal avec 36,22 $, suivie de près par la Canadian Opera Company avec 35,86 $.» De la saison 1988-1989 à la saison LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 LêS Administration.(514) 844-3361 nUve°Ts Rédaction.(514) 842-9528 AU ^n » j6H3® , DÉ 9H°° * Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514)842-9645 numéro sans Irais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.(514)844-5738 Extérieur (sans frais).I -800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 1989-1990, le prix moyen du billet par spectateur pour les quatre organisations vedettes est passé de 20,00 $ à 16,26$ à Montréal.L’étude du CMAAC en déduit que les groupes achètent des places moins coûteuses.« Ce n’est qu’à Winnipeg et à Montréal que les groupes ont réussi à maintenir leurs auditoires et même à faire de faibles gains.» Le Conseil pour le monde des affaires et des arts du Canada note aussi que le plus grand orchestre en termes de revenu, à savoir l’Orchestre symphonique de Toronto avec un revenu total de 19,5 millions $ n’a pas l’auditoire le plus considérable au Canada.L’OSM dont le revenu ne dépassait pas 15,4 millions $ en 1989-1990 avait le plus vaste auditoire, soit 508 000 personnes contre 383 000 pour l’OST.Globalement, en juin 1990, « le nombre de spectateurs pour la danse, le théâtre, la musique et l’opéra a atteint 11,5 millions contre 12,3 millions l’année précédente ».C’est dire que les auditoires ont baissé de 7 % au Canada au début de 1990, bien que le nombre d’organismes culturels ait subi un bond de 165 à 188, à la fin.de 1989.4 La Libye Ali Triki, devait remettre dans les prochaines heures au siège de la Ligue arabe la réponse officielle de son gouvernement.Le projet de résolution, soumis à quelques révisions encore en cours, prévoit notamment, 24 heures après l’adoption de ce texte, la mise en place d’un strict embargo aérien et militaire ainsi qu’une diminution sensible de la représentation diplomatique libyenne à l’étranger.Ces sanctions, prises dans le cadre du chapitre VII de la Charte de l’ONU, qui autorise l’usage de la force pour faire respecter les décisions du conseil, dureront tant que la Libye n’aura pas manifesté par des actes concrets sa renonciation définitive au terrorisme, précise le projet de résolution.Les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, auteurs du projet de résolution, tiennent la Libye pour responsable des attentats contre l’avion de la compagnie américaine Pan Am et contre celui de la compagnie française UTA, qui ont fait en tout 440 morts.Dans une première résolution, adoptée le 21 janvier sous le numéro 731, le conseil enjoignait à la Libye de collaborer pleinement et immédiatement aux enquêtes internationales en cours à propos de ces attentats, collaboration passant par l’extradition vers les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne des suspects dans l’attentat contre l’avion de la Pan Am.La Ligue arabe, réunie dimanche au Caire, a demandé au conseil de surseoir à toute décision, dans l’espoir de convaincre Tripoli de se conformer à la résolution 731.La Libye « n’a jamais eu l’intention d’extrader » ses deux ressortissants soupçonnés d’être impliqués dans l’attentat de Lockerbie, a déclaré hier soir l’ambassadeur libyen en poste à Bruxelles, M.Mohammed Sharaf Edin Alfaitouri, qui représente aujourd’hui la Libye devant la Cour internationale de justice.Dans un entretien avec l’AFP à La Haye, M.Alfaitouri a démenti toute volte-face de la Libye dans cette affaire, précisant que Tripoli n’avait pas changé d’avis et jamais parlé d’extradition.« C’est contre la loi libyenne et contre la loi internationale.Nous avons seulement accepté de remettre (ces personnes) à la Ligue arabe.Elles sont toujours à sa disposition.Notre position est claire, nette et stable depuis le début de la crise », a-t-il ajouté.En acceptant de les remettre à la Ligue arabe en attendant la décision de la CIJ, « nous avons donné un signe de confiance », a dit encore l’ambassadeur.CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 St-Jacques Montréal Québec H7Y 3X2 fi> (514) 845-7874 Tél.(514) 98 R O B I C /.// //////V/v ir //fij y « Malheureusement, a t-il poursuivi, trois pays occidentaux ont décidé d’utiliser le Conseil de sécurité comme un instrument de menace contre un pays membre de la communauté internationale.» « Les États-Unis et la Grande-Bretagne, a dit M.Alfaitouri, s’en sont servis pour décréter la résolution 731 sans justification.Comment peut-on considérer deux simples citoyens comme une menace pour la paix et la sécurité mondiale ?C’est ridicule.C’est une affaire juridique et donc, il faut laisser les choses aux mains des magistrats», a-t-il poursuivi.Le représentant libyen, tout en se disant sur de la position juridique libyenne a réaffirmé que la Cour, plus haute instance judiciaire de l’ONU, était « compétente pour ce genre d’affaire selon l’article 41 de son statut.Nous respecterons ses décisions, concernant les mesures conservatoires ou l’interprétation de la Convention de Montréal ».Le représentant libyen a demandé aux États-Unis de respecter leurs obligations internationales, ajoutant u’avec la France, les « choses taient claires».4 Ottawa plutôt négatif de la valeur de leur rencontre.Ainsi, au terme de la journée les opinions là-dessus étaient plus que partagées.« Nos consensus ont consolidé notre union économique », avançait ainsi Brian Mulroney tandis qu’à titre de porte-parole de l’ensemble des provinces, le premier ministre de la Colombie-Britannique Michael Harcourt parlait de rencontre « utile ».Mais Roy Romanow de la Saskatchewan avait une autre évaluation.« Une rencontre moins que bonne », lance-t-il en se plaignant de la lenteur des événements.Sa déception était partagée publiquement hier par Clyde Wells de Terre-Neuve et Bob Rae de l'Ontario.Après trois rencontres en autant de mois, le gouvernement fédéral n’a ris aucun engagement formel quant un nouveau rendez-vous au sommet.D’ailleurs, en public, Ottawa et des provinces néo-démocrates ont passé les trente-six dernières heures à se faire des jambettes.De loin, l’escarmouche la plus publique a consisté en une guerre de chiffres entre l’Ontario de Bob Rae, rendu particulièrment fébrile par le dépôt d’un budget dans quelques semaines, et le gouvernement fédéral.La grosse province du pays et Ottawa ont ainsi brisé toutes les conventions de telles conférences se lançant en pleine salle de presse des boulets de papier, ceux de l’Ontario pour montrer qu’Ottawa se débarrasse de son déficit dans sa cour et ceux du fédéral réfutant cette thèse.En 36 heures, on a ainsi eu droit à la charge ontarienne, la réplique fédérale, la contre-attaque de Queen’s Park.Entre-temps, la Chambre des communes était la scène d’un autre épisode de la même bataille.Les provinces dont l’Ontario se plaignent d’être gardées à l’écart des discussions entre le Canada, le Mexique et les États-Unis sur le libre-échange.À Ottawa, le ministre fédéral Michael Wilson dévoile une lettre signée par le premier ministre ontarien, le remerciant de ses renseignements ponctuels sur le même traité et en date de.lundi.Mais en marge de ces étincelles, la rencontre de Toronto n’aura finalement fourni que quelques minces pistes aux Canadiens quant à la voie que se proposent de prendre leurs gouvernements pour relancer l’économie.À court terme, le gouvernement fédéral, indique Brian Mulroney, verra à venir en aide à des provinces comme le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse où l’état de la voirie, estime-t-il, est devenu un danger public.L’île-du-Prince-Édouard de LE DEVOIR Service de PUBLICITE 842-9645 PHOTOCOPIES URGENTES?| En noir?En couleurs?De qualité?À bas prix?Vite faites?_________Toutes grandeurs?Alors, adressez-vous à : .______ IçrmRFr 385-9400, 45, RUE JARRYEST 8h3Q A 20h.Samedi 1 Oh3Q A 16h sur Terre pour les cosmonautes russes; MOSCOU (AP) — Le cosmonaute Serguel Krikalev, lancé dans l’espace le 18 mai 1991, est revenu Russe sur Terre hier à bord d’un vaisseau Soyouz, après un séjour de 10 mois dans la station orbitale Mir.Le Soyouz, qui ramenait aussi le cosmonaute russe Alexandre Volkov et l’Allemand Klaus-Dietrich Flade, s’est posé au Kazakhstan.Avant le départ de Krikalev, 34 ans, il avait été prévu que le cosmonaute rentrerait en octobre, mais les bouleversements politiques dans l’ex-URSS l’ont obligé à faire d'autres révolutions.Pendant son absence, l’utopie communiste s’est effondrée laissant un lourd passif économique et humain, et la ville natale du voyageur de l’espace, Leningrad, a rejoint entre-temps son passé et repris son nom de Saint-Pétersbourg.Quant à l’URSS, elle n’a pas supporté la rentrée dans l’atmosphère du réalisme bourgeois et s’est désintégrée.Pour conserver le droit d’utiliser le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, la Russie a dû composer et accepter en octobre l’envoi dans l’espace d’un cosmonaute Kazakh inex- EN BREF.périmenté, ce qui a empêché la relève de Krikalev à l’époque.Ce dernier a donc passé 313 jours en orbite, environ deux mois de moins que le.record mondial de 366 jours détenu' par le cosmonaute Mousa Manarov.Krikalev et Volkov (ce dernier, lancé en octobre) ont été remplacés, à bord de Mir par Alexandre Vikta-.renko et Alexandre Kaleri, qui de-.’ vraient rester dans la station orbi-î taie jusqu’en août.Ils seront alors re-.levés par une mission russo-française.La roue de l’Histoire continuant' tout de même à tourner, la Russie a invité les anciens adversaires idéologiques de l’URSS à envoyer des’ passagers dans les vaisseaux Soyouz, en échange de fonds qui permet'-: traient à la station Mir, installée eh' orbite il y a six ans, de continuer â.fonctionner.Les clients précédents sont venus du Japon, de Grande-Bretagne et d’Autriche.Cette fois, l’Allemagne a payé 30 millions $ pour pouvoir envoyer un Allemand qui a-passé huit jours en orbite.Flade était le cinquième Allemand à aller dans l’espace.Les meilleurs MBA au Québec ?[ \\ CINQ UNIVERSITÉS québécoises seraient dans le peloton de tête des 10 universités offrant les meilleurs programmes de MBA au Canada, selon un ; | ; classement publié par le magazine Canadian Business.Effectué par un panel-, composé de leaders du milieu des affaires et des doyens de sept univeristés,, -ce classement place respectivement les programmes MBA de McGill en 3e.place au pays, des École des Hautes commerciales en 4e place, de l’Université de Sherbrooke en 5e place, de Laval en 6e place, et celui de Concordia en 10e place.Le premier rang revient au MBA dispensé à l’Université de Toronto et la seconde place à l’Université de Western Ontario.Durant le processus d’évaluation, tous les programmes n’étaient identifiés que par des numéros et les noms des universités gardés secrets.Nouveau programme à Concordia L’UNIVERSITÉ Concordia vient de lancer, avec le support de l’IATA et de l’Institut de droit aérien et spatial de McGill, un programme de MBA spécialisé en aviation internationale.Ouvert aux candidats du monde entier, le programme accueillera 40 étudiants dès l’automne 1992 et offrira des cours donnés par des experts internationaux.Encadré par un comité consultatif composé des dirigeants des plus grandes lignes aériennes au monde, ce programme vise à produire des administrateurs chevronnés dans un domaine où les privatisations, les fusions et les alliances entre compagnies aériennes ont entraîné des besoins pressants sur le marché international.Trois étudiants de l’UQAM à l’honneur TROIS PRIX ont été attribués à des bacheliers en enseignement du français langue première et en enseignement du français langue seconde de l’UQAM.Ces prix ont été octroyés aux professeurs Sophie Grieco, Nathalie Fortier et André Monette pour leur contribution à la promotion du français au niveaux primaire, secondaire et en classes d’immersion et d’accueil.son côté verrait démarrer les travaux d’aménagement d’un lien fixe avec la terre ferme, seul megaprojet en perspective dans la région.Une annonce qualifiée de « satisfaisante » par le ministre Gérard D.Levesque qui dit que le Québec a déjà des plans de voirie qu’il entend mettre en chantier avec l’aide fédérale le plus rapidement possible.Mais, en termes d’argent sonnant, aucun engagement ferme d’Ottawa ne figure au communiqué de 22 pages distribué au terme de la rencontre.Autre sujet de satisfaction pour le Québec, les provinces et Ottawa vont revoir le régime de santé avec pour objectif de circonscrire ses coûts.Une rencontre conjointe à ce sujet des ministres des Finances et de la Santé aura lieu au cours des 60 prochains jours.Le dossier des soins de santé a d’ailleurs monopolisé le souper de travail des premiers ministres avant-hier soir.« Nous nous sommes dits des choses que nous n’oserions pas répéter en public », laisse tomber Frank McKenna du Nouveau-Brunswick pour montrer combien le désir des provinces de trouver des façons de freiner leurs dépenses en ce secteur est manifeste, malgré l’aspect explosif de la question.Dans le communiqué final de la conférence, l’universalité du régime ne figure pas expressément à la liste des principes que les provinces se promettent de respecter.Sur d’autres dossiers, les premiers ministres sont allés encore moins loin, s’en tenant aux énoncés de principe.Ainsi, sur la formation de la main-d’oeuvre, ils ont convenus de passer en revue les aspects des régimes d’assurance-chômage et d’assistance sociale qui pourraient contribuer à décourager des bénéficiaires de se recycler en vue d’occuper un emploi.Sur le commerce interprovincial, ils ont convenus d’accélérer la disparition des barrières.4 Cégep que temps au centre des intérêts de la population, dit la ministre, et les cégeps n’ont pas échappé à un barrage de critiques et de questionnements.Certains veulent revenir aux instituts de technologie, démembrer les cégeps et se conformer au modèle nord-américain, restaurer lë cours classique, en restreindre l’accès, mettre fin à la gratuité, etc.Les cégeps sont remis sur la sellette « èn raison d’une révolution structurelle majeure des rapports mondiaux », affirme Mme Robillard.Une consultation publique permettra aux points de vue de s’exprimer et de se confronter au grand jour.Entre-temps, le Conseil des collèges remettra prochainement à lq ministre une vaste étude sur « le col-: lège de l’an 2000 » et le Conseil supéJ rieur de l’éducation prépare un avis sur la réactualisation de nos objectifs de scolarisation en enseignement i postsecondaire.Le ministère ainsi que la Fédération des cégeps prépa:, rent des colloques régionaux et un colloque national sur l’enseignement collégial.Par ailleurs, la réflexion annoncée hier par la ministre de l’Enseignement supérieur sur les cégeps devrait s’étendre à l’ensemble du système éducatif au Québec, incluant l’école primaire et secondaire, estime le Parti québécois.•, « L’urgence des problèmes est plus grave au niveau primaire et secondaire qu’au niveau collégial », juge en effet le porte-parole du PQ sur les, questions éducatives, M.François Gendron.Ce dernier ne voit pas comment on peut faire une évaluation en profondeur de l’enseignement collégial sans le faire pour l’école pri-' maire et secondaire.Selon le porte-parole de l’opposition, « ou bien on revoit l’éducation au complet, ou bien on balise les su- ; jets » qui feront l’objet de la commission parlementaire afin que les par- • ticipants proposent des solutions plus-précises a des problèmes bien identifiés.« Là, tout est sur la table et je pense que c’est un peu irréfléchi^.; M.Gendron croit le moment venu d’organiser une seconde commission, Parent «si l’on veut refaire de l’éducation une priorité».Il précise par ailleurs que sa for-; mation politique se battra « à mort », contre toute tentative du gouvernement de remettre en cause la gra-tuité au cégep.«On n’a pas encore; les taux de diplomation pour se permettre de remettre en question l’accessibilité », dit-il.Économisez jusqu'à 60$ par année en abaissant la température du thermostat de 20°C à 17°C durant la nuit.ICOKIUO 333-KILO ?
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.