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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1992-04-04, Collections de BAnQ.

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r phaiiipigny-.Un week-end de littérdture jeunesse avec des auteurs et des illustrateurs de lo.courir échelle les 4 et 5 avril, de 14 à 16h 4380 St-Denis, Montréal H2J 2L) 844-2587 Vol.LXXXIII — No 80 Ciel variable.Max.: +4.Demain: plus ensoleillé Détail page B-7.Montréal, samedi 4 avril 1992 5 CAHIERS —1.30 + TPS * TVQ f CULTURE \ Nikita Mikhalkov, Urga et l’âme russe Francine Laurendeau rentre de Russie.Elle y a exploré, à travers le film Urga de Nikita Mikhalkov, les contradictions et les déchirements de la Russie actuelle.Un passionnant reportage.Page C-1 Moi, maman et Morgentaler Nathalie Petrowski a interviewé la journaliste Sylvie Halpern qui vient de publier un ouvrage consacré au célèbre Dr Henry Morgentaler.Page D-1 Colomb mis à nu Heinz Weinmann analyse Christophe Colomb à la lumière de quatre ouvrages publiés dans la foulée du 500e anniversaire de la découverte de l’Amérique.Page D-1 Des souliers ternis .La pièce de Léo Lévesque retirée de l’affiche ; le producteur déclare faillite Robert Lévesque LA ROUT K n’a pas été longue pour Les souliers vernis de l’auteur et exprisonnier Léo Lévesque : depuis maintenant huit jours on ne présente plus ce spectacle au café-théâtre La Licorne alors que les représentations étaient prévues et annoncées pour jusqu’au 12 avril.Le producteur et metteur en scène, Pierre-André Fournier, a remercié les comédiens le 26 mars à 24 heures d'avis, sans les payer, et sa maison de production, Propulsion Scène, a depuis déclaré faillite.Les 11 comédiens de la distribution, nous apprenait l’un d’eux hier, M.Marc Gelinas, ont déposé à l’Union des artistes un grief collectif contre M.Fournier et Propulsion Scène.« Nous ne le lâcherons pas », commente Marc Gélinas qui dit ressortir bien amer de cette aventure.« Ce pseudo-producteur est tout à fait le type de collecteur de subventions de carrière, et ce sera une bonne chose de l’écarter du chemin», lâche-t-il.Cette production théâtrale a fait un certain bruit lorsque le 14 mars, à l’émission La Bande des six à Radio-Canada, l’auteur Léo Lévesque a agressé verbalement la journaliste Voir page A-4 : Des souliers LA PÊCHE AU LARGE DE TERRE-NEUVE La rupture Le Canada rabroue la CEEilulcrarnl d'après la Presse canadienne OTTAWA — Le Canada n’est pas dupe de l’offre de la Communauté européenne de réduire ses prises de morue au large de Terre-Neuve, a déclaré hier le ministre canadien des Pêches, M.John Crosbie.« Ce n’est absolument pas une concession, c’est une tentative de donner le change », a affirmé le ministre, en réaction aux propos de ses homologues européens, qui ont déclaré, au Luxembourg, qu’ils ordonneraient à leurs flottes de se retirer de la zone contestée s’il est scientifiquement prouvé qu’ils ont épuisé les réserves de morue par la pratique de la surpêche.Les ministres européens ont également voté en faveur de restrictions à la pêche à la morue par les ba- teaux européens dans les eaux contestées, une initiative présentée comme un « geste politique», en échange duquel ils demandent au Canada de rouvrir ses ports aux navires de la Communauté.Selon M.Crosbie, cette ouverture de la part de la CEE est dénuée de sens puisque ses membres ont, pendant longtemps, refusé de se conformer au moratoire de l’Organisation des pêches de l’Atlantique du Nord-Ouest sur la pêche à la morue près des Grands Bancs, à l’extérieur de la limite canadienne de 200 milles marins.L’OPANO réglemente la pêche internationale dans cette région.M.Crosbie a accusé les ministres européens de tenter de semer la confusion dans ce dossier en réclamant la tenue d’une réunion spéciale pour évaluer l’état des réserves de morue.Les pêcheurs canadiens n’ont pris que les deux tiers de leurs quotas, l’an dernier, a-t-il rappelé.« Qui a besoin de plus de preuves, scientifiques ou autres.?» Le Canada reproche aux pays européens, et surtout au Portugal, à l’Espagne et à l’Allemagne, de pêcher une quantité excessive de poissons.Depuis que le gouvernement a commencé à réduire les quotas de prises de morue du nord, en 1988, sur les conseils des scientifiques, l’industrie de la pêche de la côte atlantique du Canada a été dévastée par la perte de milliers d'emplois.Aux Communes, les députés de l’opposition ont appelé le gouvernement à prendre en charge la gestion des eaux disputées près des Grands Bancs, afin de sauver les ré- serves de poisson menacées de disparition.Le ministre Crosbie a assuré qu’Ottawa poursuivrait ses efforts diplomatiques pour sensibiliser les autres pays au sort de l’industrie terre-neuvienne de la pêche.Dimanche dernier, dans le but d’attirer l’attention du monde entier, des milliers de Terre-Neuviens avaient envahi le port de St-Jean pour saluer le départ de sept chalutiers en route vers les Grands bancs pour manifester contre la surpêche à l’extérieur de la limite canadienne de 200 milles.Les chalutiers protestaient contre la dévastation des stocks de morues qui menace le mode de vie de milliers de Terre-Neuviens.Les manifestants avaient même reçu l’appui des environne-mentalistes.Les jeunes Noirs sont surreprésentés dans les centres d’accueil Isabelle Paré DES CHIFFRES dévoilés par la Commission de protection des droits de la jeunesse cette semaine révèlent que les Noirs, les Autochtones et les Latino-Américains sont surreprésentés dans les centres d’accueil pour jeunes au Québec.Plus encore, les jeunes Noirs constituent à eux seuls près de la moitié des adolescents de minorités ethniques qui atterrissent dans ces centres pour jeunes à l’échelle du Québec.Et ce, même si la communauté noire, concentrée à Montréal, ne compte que pour 3 % de la population de la métropole.Le portrait tracé sur la situation des jeunes Amérindiens n’est guère plus rose.À l’échelle du Québec, un jeune sur cinq abrité en centre d’accueil, issu d’une minorité ethnique, est autochtone.Les jeunes Latino-Américains font aussi maintenant partie de ce malheureux peloton des minorités surreprésentées, comptant pour près de 10 % de la clientèle en centre d’accueil.Ce portrait navrant, qui confirme d’ailleurs celui dressé il y a plus d’un an par LE DEVOIR sur la surreprésentation des jeunes Noirs en centres d’accueil, n’a d’ailleurs pas de quoi faire sourire la communauté noire.Consterné par cet état de fait, le Voir page A-4 : Les jeunes Noirs La photo sur la carte d’assurance-maladie met en danger la vie privée Michel Venne de notre bureau de Québec LE PROJET du ministre de la Santé de mettre une photographie du titulaire sur la carte d’assurance-maladie peut mettre en danger la vie privée, estiment les experts.En outre, rien ne prouve que l’addition d’une photo éliminerait la fraude présumée qu’on souhaite combattre par ce moyen.Le ministre Marc-Yvan Côté a fait connaître son intention de mettre une photo sur la carte soleil le 23 mars, au moment où il annonçait une soixantaine de mesures diverses pour l’implantation de la réforme de la santé.Depuis ce temps, la Régie d’assurance-maladie (RAMQ) a reçu le mandat d’étudier la question.Le Parti québécois est désormais, pour sa part, favorable à l’idée.Il était contre l’an dernier.En principe, le ministre compte sur ce moyen pour contrer la fraude dont la Régie d’assurance-maladie serait victime bon an, mal an, suite à l’usage de cartes volées ou empruntées ou encore de cartes contrefaites.Toutefois, ni le ministre, ni la RAMQ ne possède la moindre donnée sérieuse pour évaluer l’ampleur de la fraude (s’agit-il de 25 ou de 300 millions de dollars par an ?).Tout ce qu’on peut dire au cabinet du ministre Coté c’est qu’on reçoit « des témoignages sous le couvert de l’anonymat » dénonçant des cas de fraudes.Aucun chiffre n’est disponible non plus concernant les coûts d’implantation de la nouvelle carte.La RAMQ n’a pu fournir au DEVOIR qu’une étude vieille de deux ans sur l’expérience européenne de cartes d’identité.Tout ce que l’on sait de sûr, c’est que la Société d’assurance-Volr page A-4 : La photo PHOTO JACQUES GRENIER Des journaux recyclés Le 13e Salon de la jeunesse a pris son envol hier à l’aréna Maurice-Richard.Parmi de multiples activités et spectacles, les visiteurs ont eu droit aux splendeurs d’un singulier défilé de mode mettant en vedette les créations de jeunes désigners québécois.Jean-Luc Duguay SU R le coup de trois heures en cet après-midi du 1er avril quelque chose s’est rompu.Et ma mémoire, je ne sais trop pourquoi, m’a ramené à l’Abitibi de mon enfance, à l’hiver de 1956 très exactement.Ce fut le plus beau de ma vie sans doute puisque je ne me souviens d'aucun autre, sauf du présent qui n’en finit pas de mourir.Mon père avait ménagé une minuscule patinoire derrière la maison.J’y hibernai de novembre à avril.Jamais ne vit-on garçon de 11 ans sillonner avec tant de rage une glace aussi dérisoire.« Tu vas te faire mourir », gémissait ma mère quand elle me dérangeait pour les repas.Je haussais les épaules.Elle ne savait pas, la pauvre, qu'elle parlait à un futur Bernard Geoffrion mais les femmes, c’est connu, n’entendent rien au hockey, encore moins quand il s’agit de leur fils.Voyez Bonnie Lindros.C’est à cause de cet hiver glorieux de 1956 que quelque chose s’est rompu ce 1er avril à trois heures de l’après-midi.J’étais jusque-là resté naïf tout comme, je crois, des centaines de milliers de Canadiens qui savaient patiner alors même 3u’ils ne savaient parler, à la façon e la classe politique d’aujourd’hui.Pour mon malheur, j’ai pendant 36 ans confondu le hockey avec la joie.Enfant, j’ai éprouvé la griserie de la glisse.J’ai entendu le bruit métallique de la lame mordant dans la glace et celui, sec, définitif, de la rondelle heurtant la bande.Je revois les visages de mes camarades rougis par le froid et je me revois, moi, le héros du jour, déjouant le gardien étendu, et poussant, désinvolte, la rondelle dans le but.Quiconque n’a pas dans son enfance levé haut les bras après s’être moqué du destin ignore ce qu’est le bonheur.Pendant toutes ces années, j’ai cru que le hockey se résumait à un rond de glace perdu dans le froid derrière une maison.D'autres, je l’ai lu dans un livre de Ken Dryden, partageaient ma croyance, aussi loin que Sydney, Orillia, Saskatoon, Lethbridge et Kamloops.Ayant exilé au sud, j’ai fini par fréquenter le Forum.Je m’y suis senti chez moi.C’était plus grand, on y patinait plus vite et, au lieu de mon père toujours silencieux, il y avait 16 000 personnes qui s’époumonaient à l’envi.Mais l’essentiel était là, c’est-à-dire la joie.Regardant les héros en bas, je me revoyais sur mes patins Daoust flambant neufs.Je me disais qu’eux aussi, sur leurs lames profilées, avaient, il n’y a pas si longtemps, connu les mêmes ivresses que moi jadis.Et je les enviais d’avoir la chance de pouvoir, contre grasse rémunération, prolonger leur enfance.Je n’ai pas vu venir le 1er avril.Je savais qu’il y aurait grève mais je ne me doutais pas qu’elle me ramènerait à l’hiver de 1956.Autour de moi l’on s’interroge : Ont-ils tort ?Ont-ils raison ?Je ne sais pas, les chiffres et moi, nous ne faisons pas bon ménage.Et puis qu’importe puisqu’un mythe vient d’être détruit que j’avais mis une éternité à édifier.En ce 1er avril 1992, le hockey est sorti de l’enfance.Et je crains fort que l’enfance ne soit sortie du hockey.Pourquoi l’Occident donne à Eltsine ce qu’il refusait à Gorbatchev Michel Tatu l.e Monde LE PAS EST donc franchi, l’Occident se mobilise pour venir en aide à ce qui reste de l’Union soviétique.Pourquoi ce retournement, alors que la situation intérieure y est toujours très incertaine, que la vie politique semble sombrer dans les bavardages sans fin ni lendemain, sur fond d’improvisations et de rivalités personnelles ?Pourquoi accorder à M.Eltsine, considéré quasiment comme un imposteur dans maintes capitales il y a encore un an, ce que l’on refusait à Mikhaïl Gorbatchev, le père des réformes et de la détente ?Les vraies explications obligent à aller au-delà de ces apparences.Une première raison est que la situation économique du pays s’est radicalement détériorée depuis que le président soviétique avait frappé, sans succès, à la porte du G7 en juin dernier à Londres.Certes, l’infinie patience des Russes a permis d’éviter les émeutes annoncées.Mais ce peuple, sorti exsangue de l’hiver le plus dur qu’il ait connu depuis la Seconde Guerre mondiale, a plus que jamais besoin d’aide.Deux autres raisons sont encore plus importantes.La première est que, malgré toutes les réformes positives introduites au cours des années antérieures c’est depuis quel- Malgré toutes les réformes positives introduites au cours des années antérieures c’est depuis quelques mois seulement que les choses ont vraiment changé à Moscou.ques mois seulement que les choses ont vraiment changé a Moscou.On avait pu dire que l’aide antérieure (promise plus qu’accordée d’ailleurs) avait aidé M.Gorbatchev à re- tarder les réformes plutôt qu’à les faire.C'est en tout cas vrai dans le domaine économique, et le principal intéressé regrette lui-même aujourd’hui son retournement à l’été 1990, qui l’avait fait enterrer le plan Cha-taline de passage au marché.Aujourd'hui, l’on s’aperçoit que l’ancien président soviétique était le dernier rempart de protection du système condamné.Celui-ci s’est définitivement effondré le jour de son départ, et l’on constate mieux, par défaut en quelque sorte, l’ampleur du changement.L’autre raison est la conséquence de ce qui précède : la Russie, autrefois ennemie de l’Ouest, puis rivale et Voir page A-4 : Eltsine 1/ JULIEN GRACQ Carnets Julie»' ' Carne fs grand VkrtWiifX hCTft19 du grand chemin 308 pages — 27,95 $ Diffusion: Dimédia Jo*ê l " t.UCti “C'est de la littérature.De la vraie." Jacques Folch-Ribas.La Presse “Ce petit livre d'apparence discrète, sinon modeste, est un cadeau somptueux que nous fait Gracq.” Michel Braudeau, Le Monde Éditions José Corti + A-2 ¦ Le Devoir, samedi 4 avril 1992 Le référendum pancanadien viserait à isoler des premiers ministres anglophones Le dernier coup de dé de Brian Mulroney Sous le signe de l’improvisation qui a affligé les dernières stratégies fédérales ¦ « Carte ultime », dit Gérald Beaudoin d'après la Presse canadienne QUÉBEC — Le référendum pancanadien que prépare le gouvernement fédéral vise à isoler quelques premiers ministres de provinces anglophones qui tenteraient de s’opposer à une entente constitutionnelle acceptable au Québec, a révélé hier le sénateur Gérald Beaudoin.Alors qu’il s’adressait à une poignée de militants conservateurs réunis à l’hippodrome de Québec, M.Beaudoin a décrit un éventuel référendum fédéral comme « une carte ultime ».« Si certains premiers ministres provinciaux ne suivent pas, le référendum pourra en isoler trois ou quatre qui ne sont pas prêts à dire oui », a dit le sénateur.« Cela ne changerait pas la formule d’amendement mais si des offres constitutionnelles finales rencontrent la majorité dans chacune des provinces (lors d’un référendum), les premiers ministres des provinces rebelles vont y penser deux fois avant de dire non », a poursuivi M.Beaudoin.Pendant ce temps à Ottawa, le premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna qualifiait ce référendum de solution de dernier recours, après un discours devant le congrès annuel du Conseil pour l’unité canadienne.« Je préfère travailler avec les autres premiers ministres pour trouver une solution négociée et basée sur l’importante contribution du public.À mon avis, nous ne devrions examiner d’autres solutions qu’en tout dernier recours », a-t-il déclaré à la presse.M.McKenna commentait les pro- pos du premier ministre Mulroney qui déclarait cette semaine que si les négociations constitutionnelles échouaient, il serait prêt à en appeler au peuple.Le premier ministre néo-bruns-wickois ne favoriserait ni le recours à un référendum, ni le déclenchement d’une élection générale.« Il y aurait un danger pour le pays.Beaucoup de Canadiens pourraient rejeter une option constitutionnelle parce qu’elle serait défendue par un premier ministre impopulaire.Lors d’une élection, le choix des gens est motivé par toutes sortes de choses », a-t-il ajouté.Le président de l’Industrielle-Al-liance Raymond Garneau, qui était présent au congrès, a lui aussi dit craindre le recours à un référendum.« J’ai extrêmement peur d’un référendum national.On ne règle pas les problèmes des minorités par un vote majoritaire.Si le référendum ne constitue qu’un sondage d’opinions, je suis bien prêt à me rallier.Mais si cela devait être contraignant, je n’accepterais pas que le sort du Québec, qui est une minorité francophone en Amérique du Nord, soit réglé selon les humeurs d’une majorité d’une autre langue », a-t-il déclaré à la presse.De son côté, M.McKenna a brièvement fait état de sa rencontre jeudi soir avec le premier ministre québécois Robert Bourassa.Il a indiqué qu’il avait fait savoir à M.Bourassa qu’il préférerait qu’il soit présent à la table de négociations constitutionnelles mais il a ajouté qu’il n’avait pas pressé M.Bourassa à revenir.Une analyse de Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa BRIAN MULRONEY a lancé cette semaine son ultime plan de rechange constitutionnel, un dernier coup de dé sous la forme d’un référendum pancanadien.Les mêmes symptômes d’improvisation qui ont affligé les stratégies fédérales des derniers mois étaient au rendez-vous.Mardi soir, le premier ministre a dévoilé à son caucus du Québec les grandes lignes de son plan.Si les négociations avec les provinces piétinent trop, il consiste à soumettre avant la fin de l’été aux Canadiens un projet d’entente convenu avec les autres partis fédéraux et dans le meilleur des cas, avec la bénédiction du plus grand nombre de provinces possible.Le lendemain, en l’espace de la même journée, trois de ses principaux ministres ont donné chacun leur version du calendrier à envisager.Projet de loi en juin et pas avant, a statué le lieutenant québécois Benoît Bouchard.Session prolongée en juillet, laisse tomber le leader parlementaire Harvie André.Il faudra aviser dans cinq ou six semaines, soit au plus tard début mai, indiquent plutôt les Mulroney et Joe Clark qui laissent entendre qu’une loi référendaire pourrait se pointer le bout du nez bien avant les chaleurs de l’été.À la fin de la semaine, l’opposition exaspérée accusait le gouvernement de manquer aussi bien de transparence que de cohérence.Quant aux conseillers du gouvernement, ils semblaient eux-mêmes se perdre en interprétation des derniers oracles fédéraux.Pour l’heure, il n’y a pas derrière les grandes déclarations du gouvernement, indiquent leurs réponses, de véritable branle-bas de combat référendaire.Mais, une fois la poussière retombée, l’idée d’une consultation populaire sur la Constitution a fait plus de chemin ces derniers jours au Canada que jamais depuis l’échec du lac Meech.À Québec, loin de pousser les hauts cris comme l’automne dernier, le gouvernement Bourassa a semblé accueillir avec bienveillance la plus récente hypothèse de travail fédéral.Là où on détectait il y a quelques mois une tentative de noyer le poisson du Québec, on trouve maintenant une façon de vérifier la température de l’eau sans se mouiller les pieds.À Ottawa, le caucus conservateur du Québec a également réagi beaucoup plus sereinement à un projet qui l’avait mis en révolte il y a quelques mois.S’il reste encore des députés que la perspective référendaire trouble profondément, la ministre Monique Vézina par exemple et au moins une demi-douzaine de ses collègues du Québec, en contrepartie, des voix influentes comme celle de Claude Castonguay ont commencé à tenter de faire pencher la balance dans l’autre sens.À la Chambre des Communes entre-temps, le Parti libéral de Jean Chrétien invite depuis des mois le gouvernement à déclencher un tel référendum.Le NPD, qui ne partage pas cet engouement, s’est tout de même rallié à deux rapports parlementaires successifs proposant la solution référendaire.Sur la scène provinciale, son principal ténor, Bob Rae, a indiqué cette semaine qu’il ne s’insurgerait pas contre une consultation nationale si les liili .\ l§ ;¦* s.I ¦ liltlili wmmmm * ',V WMwm .y,.-.'/.ys.A'.-.v.v.'.y.y^.y.cv.v Qu’est-ce qui, question d’économie, en vous donnant les trucs en question ?Still!:: ^* :: ¦m ; : : : »Wmmm.Z.- .Mi 011)00$ •DoqanQ rre sjnajp wojjecI HKMN^ 008 I no ‘[Eaïuiow e [-üOMHNTj zasoduioo ‘on>|oa;j jns sn|d jioaes un jnoj satuaiu-snou ap jna[fiaiu aj jauuop snoA ap uotej ajinE aun ‘ajqrcsod aaiAjas jnajfiatu aj jauuop snoA ap uofoj ajjnn aun jsa 0[p[03^ ire i juEpuad [manâuoq auiuioa a[jiA aun jaïuauitjE jnod ajuEsqjns ariiiau^p 3[Uiouoa9 aun ipuaiuasajdaj E[aa ‘asoqa aiuatu E[ psiE] apuoui a[ moi is ih yojuoa 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irréalistes dans le climat politique actuel l’une que l’autre.À Ottawa, personne ne s’attend à ce que Robert Bourassa abroge la loi 150 s’il y a référendum fédéral.On ne sait meme pas s’il participerait activement a une telle campagne.Mais si elle aboutit à un résultat positif, le premier ministre québécois, calculait-t-on cette semaine, pourrait en toute logique dire qu’il serait malvenu d’encourager ces mêmes Québécois, qui viendraient de charger le gouvernement fédéral de négocier en des termes précis une nouvelle entente constitutionnelle, à plier bagages.Pour les grands partis fédéraux, l’idée référendaire comporte des avantages supplémentaires.Un succès leur permettrait de compter des points sur les deux partis qui menacent le plus de gâter la sauce de la prochaine élection fédérale.Où en sera le Bloc québécois de Lucien Bouchard si Ottawa rallie une majorité de Québécois à sa proposition ?.Et si le Parti .: réformiste de Preston Manning fait campagne sans succès contre la même proposition, ne sera-t-il pas associé dans l’esprit de bien des Canadiens avec la mauvaise équipe sur le terrain de l’unité canadienne ?Ces deux questions font partie des calculs des stratèges électoraux des partis.« La voie référendaire comporte moins de risques que le processus actuel », affirmait cette semaine Claude Castonguay.C’est encore plus vrai pour le Parti conservateur de Brian Mulroney.Cette semaine, le premier ministre a dit à ses troupes qu’en l’absence d’une offre fédérale, il ne voyait pas comment Robert Bourassa ferait autrement que de tenir son référendum sur la souveraineté.Si cela se produisait, le gouvernement conservateur qu’il mène aurait toutes les chances de se désagréger.Pas question, ont déjà indiqué des ténors québécois cotnme Benoît Bouchard ou Marcel Masse d’aller en campagne pour le Canada:.au Québec les mains vides.À choisir,-dans un tel scénario, plusieurs députés du Québec confient qu’ils • • préféreraient quitter Ottawa.Sous cet éclairage, aux yeux de plusieurs, le coup de dé d’un référendum constitutionnel pancanadien semble moins risqué que la partie de roulette russe que serait pour des fédéraux aux mains vides un référendum sur la souveraineté au Québec.Le PQ songe à demander une Commission royale pour faire la lumière sur Bourassa et le CAD Jocelyne Richer de notre bureau de Québec VISANT à semer le doute sur l’inté- f ité du gouvernement Bourassa, et miner la crédibilité personnelle du premier ministre, l’opposition officielle à Québec entend exiger qu’on fasse toute la lumière sur les agissements du gouvernement au pouvoir au début des années 70.Parmi les moyens envisagés, il y aurait la tenue souhaitée d’une Commission royale d’enquête, qui serait chargée de voir si oui ou non le gouvernement de l’époque était mêlé a des activités louches, sous prétexte d’assurer la sécurité de l’Etat.Dans l’entourage du chef de l’opposition officielle, M.Jacques Parizeau, on indiquait hier que les questions posées en Chambre dans les semaines qui viennent par les élus du Parti québécois, à propos du Centre d’analyse et de documentation (CAD) mis sur pied par le premier ministre en 1971, feront en sorte que « la crédibilité de Bourassa en sera assez atteinte ».On s’attend d’ailleurs à de nouvelles révélations la semaine prochaine.En fait, dans le but de jeter « un nouveau regard sur l’histoire », on compte bien talonner de près le premier ministre et le ministre de la Justice pour obtenir gain de cause.Les informations diffusées dans les médias depuis quelques jours et les documents déposes en Chambre jeudi par le leader de l’opposition, M.Guy Chevrette, constituent, aux yeux des conseillers de M.Parizeau, une matière suffisamment solide pour jeter le discrédit sur le gouvernement Bourassa des années 70.Y a-t-il eu « entrave à la justice, parjures, écoute électronique illégale, actes criminels commis par le gouvernement d’alors» ?Voilà la vraie question qu’il faut tirer au clair, explique un proche de M.Parizeau.Selon l’opposition, les documents tracent un lien entre le CAD et divers corps policiers, dont la Gendarmerie royale (GRC), à qui on demandait même d’effectuer des « travaux ».Un élément de la stratégie pé-quiste consistera à démontrer que le premier ministre a menti à l’Assemblée nationale, le 24 mars dernier, dans ses déclarations sur l’absence de liens de cette sorte, à sa connaissance, contrairement à ce que laissent entendre les documents obtenus par le Parti québécois, essentiellement des mémos rédigés par le directeur du centre, Gilles Néron.Mais jugeant qu’une approche strictement parlementaire, où cha- cun met son siège en jeu pour faire la vérité, ne mènerait pas très loin, le PQ cherchera plutôt à pousser le premier ministre à convoquer une, commission d’enquête.Celle-ci de-' vrait, explique un adjoint au chef pé-, quiste, déterminer si le premier mi-: nistre a menti, mais surtout s’attarder à examiner le fond de la question, c’est-à-dire les pouvoirs du CAD, ses activités, le type de renseignements recueillis et fouiller l’hypothèse de l’écoute électronique.Quant à des informations à l’effet que le cabinet du premier ministre canadien du temps, Pierre Elliott' Trudeau, aurait demandé à la GRC de voler la liste des membres du Parti québécois, M.Rémillard avait déclaré en Chambre, en réponse à une question de la députée Louisè Harel, le 24 mars, qu’il avait demandé un rapport à son sous-minis-tre, sans préciser d’échéance.Le CAD a été aboli en 1977, par le.gouvernement du Parti québécois et.les 30000 fiches accumulées sur des.individus ont été détruites.Il n’y a.jamais eu de véritable enquête effet-tuée sur ses activités.Quant à lui, le premier ministrè: Bourassa maintiendra le cap sur ses déclarations en Chambre du 24 mars, à l’effet que, d’aucune façon, « le gouvernement n’avait eu la moindre indication de l’existence d’une pré-' sumée police politique ».Il démolira sans broncher la thèse du PQ voulant ue les documents rendus publics tablissent un lien entre le CAD et d’autres corps policiers, affirme son attachée de presse, Sylvie Godin.11 retiendra surtout des mémos en question que cet organisme était sans pouvoirs, sans ressources et qu’en aucun endroit on affirme qu’il s’était adonné à l’écoute électronique.Si les députés du Parti québécois réussissaient à obtenir une commission d’enquête, ils s’offriraient en quelque sorte une douce revanche, ayant dû eux-mêmes dans le passé subir un sort analogue.Rappelons qu’en 1983, le premier ministre d’alors, M.René Lévesque, avait passé plus d’un mauvais quart d’heure en Chambre, accusé d’avoir menti à l’Assemblée nationale, relativement au saccage de la baie James.Finalement, pressé par l’opposi-tion libérale, il avait dû se résoudre à; régler la question en commission; parlementaire.Cette dernière devait-examiner si le premier ministre Lévesque avait menti à l’Assemblée nationale en février 1979, et déterminer son rôle dans le règlement hors cour entre la SEBJ et la FTQ ayant suivi, le saccage de la baie James.: La TVQ épargnerait certains frais des congrès internationaux (PC) — Pour réduire l’effet repoussoir de la TVQ sur la clientèle hors Québec et pour que la province reste concurrentielle, le ministère du Tourisme a obtenu du ministère des Finances quelques exemptions pour les congrès internationaux et l’hébergement.La TVQ doit s’étendre aux services le 1er juillet.Or le ministère des Finances a accepté de détaxer certains frais de congrès internationaux, soit en faveur des non-résidants soit des résidants.Par exemple les services d’audiovisuel, le matériel de bureau, les frais de personnel et autres « services sur les lieux » pour les non-résidants seraient exonérés de la TVQ, indique un récent document d’étape du ministère du Tourisme, dont la Presse canadienne a obtenu copie.Le ministère est également disposé à une clause d’antériorité : les congrès décidés avant le 30 août 1990 (annonce de l’instauration de la TVQ) seront exemptés de la TVQ pour tous les frais inhérents.t-AMNISTIE ¦ - INTERNATIONALE ™ (514)766-9766 Le Devoir, samedi 4 avril 1992 ¦ A-3 Johnson rejette vite une contre-proposition dans le secteur public Sylvain Blanchard DES ORGANISATIONS syndicales représentant les deux tiers des employés de la fonction publique ont remis officiellement hier au président du Conseil du Trésor, Daniel Johnson, leur contre-proposition concernant sa prolongation du gel salarial des fonctionnaires.Après avoir consulté leurs membres au cours des dernières semaines, les syndicats CSN, FTQ, FIIQ, SFPQ et SPGQ avisent donc le ministre qu’ils sont disposés à retarder d’un an le début de leurs négociations sur le renouvellement des conventions collectives, si, en retour, Québec accepte de mettre au panier son projet.Accusant Johnson de renier sa signature, les syndicats sont toutefois prêts à chercher un compromis (reporter d’un an le début des négociations prévu dans quelques mois) si quatre conditions sont remplies : ¦ que l’entente du 26 avril 1991 soit respectée; ¦ que le gouvernement se prononce sur la refonte du régime de négociation dans le secteur public; qu’il accepte de créer, avec les syndicats, des comités de travail chargés de préparer le terrain en vue de la prochaine négociation; ¦ qu’il accepte de négocier « rapidement » certaines questions jugées urgentes par les syndicats, soit, notamment, les primes d’éloignement, d’isolement et de rétention, l’adaptation du programme temporaire de mise à la retraite, l’intégration des modifications de la Loi sur l’assu- rance-chômage aux dispositions des conventions concernant les droits parentaux, ainsi que l’harmonisation des contrats de travail pour tenir compte des modifications à la Loi sur les normes du travail.« Cette contre-proposition est tout à fait contraire aux objectifs du gouvernement qui, avec un déficit de plus de 4 milliards $, cherche des moyens pour éviter d’alourdir davantage le fardeau fiscal des Québécois », a vite réagi le ministre Daniel Johnson.« Je suis déçu, ajoute-t-il, de voir que les syndicats n’ont pas encore compris la problématique actuelle des finances publiques.Au lieu de contribuer à réduire le déficit, ils nous demandent de l’augmenter.Le message que je livre sur la situation économique semble être très mal compris.» Évoquant la conjoncture économique difficile, Daniel Johnson avait annoncé en février son intention de prolonger de deux ans les contrats de travail des employés de l’État, soit jusqu’en juin 1994, plutôt qu’en juin prochain comme le prévoit l’entente signée avec les syndiqués le 26 avril 1991.Selon cette nouvelle formule, les fonctionnaires ne toucheraient plus une augmentation de 3 % le 1er juillet 1992, mais de 1 %, à laquelle s’ajouteraient un autre 1 % le 1er janvier 1993 et une hausse de 2 % le 1er juillet 1993.Les parties devraient en principe se rencontrer d’ici une dizaine de jours, mais advenant l’absence de progrès Québec ira de l’avant avec son projet d’ici la fin d’avril.Conseil de ville «écologiste» condamné pour des rejets illégaux dans le Richelieu Louis-Gilles Francoeur LA COUR supérieure vient de condamner la ville « écologiste » de la Rive-Sud, Carignan, à mettre fin d’ici à un an aux rejets illégaux d’eaux usées de certains citoyens dans le Richelieu.Le juge Jean Provost, de la Cour supérieure de Longueuil, a en effet statué dans un jugement écrit que Carignan avait fait preuve de « procrastination » en laissant illégalement certains citoyens déverser leurs eaux usées dans un fossé, à ciel ouvert, malgré les plaintes répétées d’une famille qui devait subir le passage de cette pollution fécale et fétide sur son terrain.Le magistrat n’hésite pas à dire que Carignan, en se traînant les pieds comme le ministère de l’Environnement dans ce dossier, est à l’origine d’une « situation scandaleuse, qui s’apparente à celle qu’on peut malheureusement voir dans certains pays du tiers monde».Récemment, la mairesse de Carignan, Mme Renée Legendre, faisait l’éloge de son conseil « écologiste », en rapport avec la victoire de sa ville contre l’empire Désourdy, qui voulait implanter un dépotoir dans sa carrière de l’endroit.Le verdict du juge Provost indique, cependant, que certains conseils « écologistes » font parfois l’erreur de franchir un fossé à petits pas.Earce que c’est d’une bonne vieille istoire de fossé dont il est question ici ! Deux citoyens, M.Julien Lévesque et Mme Gisèle Lefrançois voient depuis des années les eaux usées des résidants du secteur, installés en amont, passer sur leur terrain avant d’aboutir sans épuration dans le Richelieu.Dès 1986, les deux citoyens S ernci demandent à Carignan de faire appliquer les règlements municipaux et provinciaux sur les eaux usées car leur bien-être, voire leur santé, est menacé par cette pollution fétide.Débute alors une saga judiciaire et administrative.D’un côté, Carignan fera des plans pour doter le secteur d’un égout mais le dossier s’enlise finalement dans les marécages et méandres des services, ministères et sociétés gouvernementales.Les deux citoyens incommodés ont alors décidé de boucher le fossé en question pour empêcher les eaux usées de passer chez eux.La Ville l’a aussitôt débloqué et a même saisi la terre pour l’entreposer sur ses terrains.Les citoyens rebloquent le fossé.La Ville redébouche.Et cela continue ainsi jusqu’à ce que Carignan, en août 1989, fasse arrêter les deux citoyens par la police.Cette « guérilla » devait cesser lorsque Carignan a obtenu une injonction provisoire, le 5 juin 1990, ordonnant aux deux citoyens de laisser le fossé ouvert et le passage aux employés de la Ville.Le ministère de l’Environnement, après avoir constaté l’illégalité de la situation et l’immobilisme de la Ville, a pris la décision de n’en prendre aucune et d’attendre.Le ministère a, en tout temps, le pouvoir d’ordonner à une Ville d’installer un égout ou de faire appliquer le règlement sur les résidences isolées en forçant la construction de fosses septiques.Cela aurait dispensé Carignan de s’engager dans l’aléatoire dédale des règlements d’emprunts et mis un terme à la pollution.Le juge Provost ordonne donc, en conclusion, à Carignan de faire appliquer d’ici un an, soit le règlement sur les résidences isolées en obligeant les voisins des deux victimes à se doter de fosses septiques réglementaires, ou de construire un égout municipal conforme aux règles de l’art.Il rembourse les citoyens (3000 $) pour les dégâts causés sur leur propriété mais leur interdit d’obstruer le fossé litigieux d'ici la fin du délai d'un an imposé à Carignan pour stopper cette pollution du Richelieu.! CHINE, THAÏLANDE, MALAISIE, SINGAPOUR Découvrez l’Asie, en français, avec des spécialistes comme Gérard Cachat, prof, histoire, sp.Chine, Jules Nadeau, journaliste, auteur, sp.Hong Kong-Chine, Rachel Yerdon, réalisatrice de télévision (R.C.).Tout compris: avions, hôtels de luxe, repas, visites, guides franc., accomp., transferts, man.bag., autobus luxe, visas, toutes les taxes.CHINE: MULTIPLES SPLENDEURS: 21 jours.HAlels luxe.Tout inclus sauf 3 à 5 repas (HK) et tx.aér.(98$).3575$ 4- THAÏLANDE, MALAISIE, SINGAPOUR: 22 jours I Hôtels luxe.Tout inclus sauf 11 repas et tx.aér.(89$).3795$ + Informations, brochures: MONY TOURS (514) 733-5396 5540, Côte-des-Neiges, Montréal H3T 1Y9 Permis du Québec Montréal abandonne un système collecteur de biogaz mal installé de 2 millions $ ¦¦ : Gouvernement du Québec Commission des normes du travail Vendredi saint ou Lundi de Pâques En vertu de la Loi sur les normes du travail, le 17 avril, jour du Vendredi saint ou, au choix de l'employeur, le 20 avril, jour du lundi de Pâques, est un jour férié pour l’ensemble des travailleurs et des travailleuses du Québec.En conséquence, tout salarié à temps complet ou à temps partiel peut bénéficier d’un congé payé ou d’une indemnité à l’occasion de cette fête.Louis-Gilles Francoeur LA VILLE de Montréal a finalement confirmé hier que ses collecteurs de biogaz, installés au fond du secteur 4 de l’ancienne carrière Miron, ne fonctionnent plus et que ce système de plus de 2 millions $ devra être abandonné et refait en surface à un coût indéterminé.Cette nouvelle importante, qui confirme l’évaluation d’une firme d’ingénieurs américains divulguée par LE DEVOIR le 25 novembre dernier, apparaissait dans un bilan laconique publié hier par Montréal pour faire le point sur l’état de son Centre de tri et d'élimination des déchets (CTED).Comme à plusieurs reprises dernièrement, le communiqué de la Ville a été publié juste au moment où la Coalition démocratique de Montréal publiait un dossier, qui reprenait principalement l’affaire du déversement non autorisé d’eau de javel à titre de traitement expérimental des lixiviats.LE DEVOIR révélait cette affaire le 20 décembre dernier.La réplique de Montréal contenait, en réalité, la véritable nouvelle : on y rappelle, comme s’il s’agissait d’une information connue de tous, qu’un « réseau temporaire » de captage de biogaz a été installé au fond du secteur 4 de l’ancien dépotoir Mi- ron, le dernier en voie de remplissage.« Ces réseaux temporaires (de captage de biogaz) arrivant à la fin de leur vie utile, nos consultais nous recommandent de concevoir de nouveaux réseaux de sous-collecteurs (en surface) qui devront être mis en place à mesure que les réseaux de captage par le fond perdront leur efficacité», précise la Ville.En réalité, les collecteurs de biogaz installés au fond de l’ancinne carrière, sans appel d’offres, ont été conçus et construits comme des ouvrages permanents dont le mauvais fonctionnement est aujourd’hui présenté comme un phénomène anticipé alors qu’il apparaît davantage comme le résultat d’erreurs d’ingénierie et de construction.M.Serge Morin, un ingénieur, était surintendant du CTED au moment de la construction de ce réseau, conçu par la firme Techsult.Il a déclaré dans une entrevue téléphonique : « Je vous réponds très clairement que le réseau de collecteurs sous-terrains du secteur 4 a été conçu comme un réseau permanent et non comme un réseau temporaire.Il devait être raccordé dès sa construction à un système de compresseurs pour en tirer immédiatement les biogaz très actifs que produit la première décomposition.Moi-même et mon prédécesseur, M.René Val- lée, avons indiqué à la Ville que les compresseurs en question devaient entrer en service dès la fin de la construction, ce qui n’a pas été fait au risque de susciter des concentrations de biogaz dangereux en certains endroits, comme cela s’est produit.» LE DEVOIR révélait l’automne dernier que les « cheminées » principales qui servent à extraire le biogaz du réseau souterrain avaient été fracturées à leur base, là où elles rejoignent les collecteurs souterrains.On avait oublié de protéger la base de ces cheminées par du béton, ce qui les a rendues vulnérables aux mouvements internes de la masse des déchets.Depuis, elles prennent l’eau, ce qui oblige à les assécher en permanence avec des pompres supplémentaires.Mais il y a plus sérieux : le rapport de la firme d’ingénieurs américains Hayden-Wegman, divulgué par LE DEVOIR en novembre dernier, confirme que les tuyaux de PVC utilisés comme collecteurs ne sont pas conformes aux normes de résistance à la chaleur et qu’ils allaient tout simplement, une fois ramollis, plier sous le poids de la masse de déchets et rendre inopérant le réseau en entier.Les ingénieurs de llayden-Weg-man concluaient en disant à Montréal qu’elle devait maintenant son- rain au profit d’un réseau de surface, ce que Montréal confirmait hier comme si la chose avait été prévue dès la conception.Une meilleure protection contre les poursuites d'après la Presse canadienne LES MUNICIPALITÉS du Québec, de plus en plus confrontées à des poursuites en responsabilité, souhaitent que la loi québécoise précise davantage leurs obligations.Lors de leur congrès annuel, à Montréal, les délégués de l’UMQ ont abordé ce sujet de plus en plus délicat pour les conseils municipaux : les poursuites civiles en responsabilité.Ils devraient adopter aujourd'hui une résolution demandant à Québec de ümiter par une loi la responsabilité civile des municipalités.Le proposeur de la résolution, le maire de Beauport, Jacques Langlois, parle d’expérience.En 1972, un motel situé dans la municipalité est détruit par un incendie.Le propriétaire, Laurentides Motel, plaide la négligence de la Ville parce que l’eau des bornes-fontaines était gelée.En 1989, la Cour suprême reconnaît la responsabilité de la Ville de Beauport.« La Ville n’a pas l’obligation de fournir un service d’eau.Mais si elle offre ce service, elle a le devoir de se comporter en ‘bon père de famille’ », concluait en substance la Cour suprême.La poursuite de 7 millions $ a été réglée pour quatre, mais la Ville ne détenait qu’une assurance-responsabilité de.500 000 $.« Hydro-Québec n’a pas l’obligation de fournir de l’électricité toujours et sans interruption », a indiqué M.Langlois.« Sa responsabilité est limitée par une loi.» D’autre part, l’UMQ souhaite l’adoption d’une loi qui « assure, aux frais de la municipalité, une défense pleine et entière à l’élu qui est poursuivi en raison de gestes poses de bonne foi dans l’exécution de ses fonctions».On veut ainsi éviter les « représailles politiques » ou les poursuites « à des fins personnelles ».Par ailleurs les maires ont souhaité une nouvelle fois hier le retour à une libre négociation des conventions collectives de leurs policiers et pompiers — ce qui implique le droit de grève, mais aussi de lock-out —, pour remplacer un processus d’arbitrage jugé inéquitable.Ils présenteront une résolution aujourd’hui pour réaffirmer leur appui au droit de grève des policiers et pompiers, si ce droit est supervisé par le Conseil des services essentiels et que les municipalités pourront exercer leur droit de lock-out.En vertu du régime actuel, les policiers municipaux négocient avec leur conseil municipal et en cas de litige, les parties réfèrent le dossier à un arbitre du travail.Les maires estiment que ce système est « inflationniste » parce que les policiers se réfèrent toujours à la meilleure convention collective négociée au cours des derniers mois dans une autre municipalité.Qui a besoin de drogue ?Comme bien des jeunes, Audray Provost de Terrebonne a « trippé » fort et bien, hier au Salon de la Jeunesse .bien attachée dans un immense gyroscope allant dans toutes les directions.On attend 125 000 jeunes de partout à cet événement dont la thématique principale prévient contre l’usage des drogues et la consommation abusive d’alcool.LES LUNDIS DE L’INDÉPENDANCE Prenez la vie à deux poumons, Cessez de fumer! La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal poursuit ses soirées-conférences à son siège social.Afin de permettre à toutes et à tous de mieux s’informer sur les enjeux constitutionnels, à la Maison Ludger Duvernay (82 rue Sherbrooke ouest).Ces conférences débutent à 19h30.L'entrée est gratuite.Informations: 843-8851 Calendrier des conférences 6 avril Gilles Duceppe: Les Canadiens Anglais face à la souveraineté du Québec 13 avril François-Albert Angers: Nos droits historiques 27 avril Claude Morin: Les conséquences d’un nouveau NON Pour avoir droit à un jour férié, ce jour doit être un jour ouvrable* pour le salarié.De plus, le salarié doit avoir 60 jours de service continu dans l’entreprise et ne pas s’être absenté la veille et le lendemain de la fête sans l'autorisation de l'employeur ou sans raison valable.* Un jour ouvrable est un jour où le salarié travaille habituellement ou un jour férié où II est appelé à travailler effectivement Dans le cas où II doit travailler ce jour, il a droit au salaire correspondant au travail effectué et à une Indemnité ou, au choix de l'employeur, h un congé compensatoire d'une journée.RENSEIGNEMENTS On peut obtenir plus de renseignements* ou porter plainte en s'adressant aux bureaux suivants de la Commission des normes du travail: BAIE-COMEAU HULL JONQUIÈRE MATANE MONTRÉAL (418) 589-9931 (819)772-3019 (418) 695-1940 (418) 562-2010 (514)873-7061 QUÉBEC ROUYN-NORANDA SHERBROOKE TROIS-RIVIÈRES (418)643-4940 (819)797-0202 (819) 820-3441 (819)371-6661 La Commission accepte les frais d’appel.Québec TOUT CE QUE VOUS ATTENDIEZ D’UN DÉVELOPPEMENT À MIAMI NORD ,r'4Ü» 115 000$ à 168 000$ informations: (418) 683*3579 LES PÉLICANS est une réolisotion de Pettigrew Development, filiale de diodes B.Pettigrew & Ass., 1091 Chemin Soint-Louis, bureou 206, Silleiy (Québec), GIS 1E2 €|| condominiums de luxe w au bout de lo 183e rue, sur «l'introcoastol» (tout près de Hallandale) • 6 modèles, de 1 185 à 1 688 pi?• 2 chambres, 2 salles de bain • Hall d'entrée et plancher de cuisine recouverts de marbre • Piscine et jaeuzzi Vous pouvez louer votre condominium! 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l’étranger bon an, mal an plusieurs milliers de passeports obtenus par la poste auprès des autorités fédérales grâce à de faux certificats de naissance.« J’aurais pu obtenir un passeport pour un chimpanzé », déclarait un trafiquant dans une entrevue au journaliste William Marsden.Un expert consulté par LE DEVOIR cette semaine notait au passage que la physionomie d’une personne peut changer et la photo devient alors une identification aléatoire.Lui-même professeur à l’université, M.René Laperrière affirme être méconnaissable sur la photo de sa carte d’identité : il portait une barbe, et n’en porte plus.Il note que la carte autobus-métro à Montréal ne porte plus de photographie pour identifier son titulaire.L’ajout d’une photographie sur cette carte universelle, la carte soleil, la seule que tous les citoyens du Québec possèdent, risque de la hisser au rang de principale pièce d’identité, de lui donner le statut, sans l’être, de carte d’identité nationale.Cela risque d’inciter quiconque veut vérifier votre identité à exiger sa présentation et à noter votre numéro personnel dans ses dossiers : un banquier pour changer un chèque, un loueur d’outils, un policier, un futur employeur.A terme, votre numéro d’assurance-maladie, qui donne accès à des informations sensibles de votre dossier médical, se retrouve fiché dans un grand nombre de fichiers informatisés et est utilisé à des fins autres que celles pour lesquelles il existe : l’obtention de soins de santé.La présence de ce numéro dans plusieurs banques de données facilite ce qu’on appelle le couplage des fichiers.Cela facilite la tâche des personnes qui cherchent à établir, en recoupant sur votre compte des informations de diverses sources, un portrait le plus fidèle possible.Par exemple un employeur qui voudrait connaître vos antécédents médicaux, le rythme de changement de résidence (pour vérifier votre stabilité), votre dossier scolaire ou votre dossier de crédit.Ou encore votre compagnie d’assurance ou simplement un voisin qui vous veut du mal.On ne parle pas de science-fiction.Des firmes spécialisées offrent des services de recherche qui permettent de colliger ce genre d’informations.Les journaux ont fait état en février du cas d’un ex-agent de la Sûreté du Québec devenu détective privé.M.André Laurence obtenait facilement grâce à la complicité d’un fonctionnaire à l’assurance-chômage de Montréal, des informations confidentielles sur des personnes dont il cherchait la trace.M.Laurence fournissait à son complice le numéro d’assurance sociale de ses proies.Le complice, M.Pierre Brassard, introduisait ce numéro dans l’ordinateur du gouvernement et, s’il trouvait le dossier de l’individu, en retirait des informations et les revendait à M.Laurence pour une somme de 20 $ pièce.Tous deux sont accusés d’abus de confiance et leur cause est pendante devant les tribunaux.La sécurité des fichiers informatisés du gouvernement n’est pas étanche.Le Vérificateur général du Québec, dans son dernier rapport annuel, révélait des lacunes dans la gestion des systèmes de sécurité des ressources informatiques du gouvernement du Québec aussi bien à l’as-surance-maladie, à l’assurance-auto-mobile, à la CSST, au ministère du Revenu qu’au ministère de l’Éducation.Dans un avis daté de janvier 1991, la Commission d’accès à l’information met en garde le ministre de la Santé contre la tentation de la carte avec photo.Elle signale que le numéro d’assurance-maladie est déjà de plus en plus souvent requis par des entreprises privées et publiques à des fins strictes d’identification.Ce « phénomène en expansion ne saurait qu’être encouragé » par l’ajout d’une photo.« Or, c’est une tendance que ne devrait pas encourager le législateur», dit la commission.Le document évoque le « contexte culturel qui a conduit les Québécois à résister à une carte d’identité universelle ».On se réfère ici entre autres au débat qui avait eu lieu en 1979 autour de la création d’un registre des électeurs.Ce registre aurait compris pour chaque électeur son nom, son adresse, son sexe, sa date de naissance ainsi que son numéro d’assurance-maladie, car l’électeur aurait dû présenter sa carte soleil pour aller voter.Le gouvernement du Parti québécois avait présenté un projet de loi créant ce registre mais l’abandonna un an plus tard devant le tollé.Dans un rapport datant de 1982, le Directeur général des élections, M.Pierre F.Côté, affirme que c’est la question des « échanges d’information qui a soulevé les objections les plus soutenues au projet ».Le numéro d’assurance-maladie donnait en effet un moyen d’accès à plusieurs banques de données confidentielles.La Commission d’accès à l’information, qui agit comme chien de garde de la vie privée au Québec, n’est toutefois pas entièrement opposée à l’ajout d’une photo sur la carte, si cela est fait dans le respect de certaines conditions.Elle demande notamment que la loi soit modifiée afin d’interdire à toute personne d’exiger la carte d’assurance-maladie à des fins d’identification.Elle recommande à cet égard de s’inspirer de la loi ontarienne du 4 avril 1991.Cette loi interdit à quiconque d’exiger la présentation de la carte santé pour d’autres fins que celles reliées à la dispensation de soins ou à des fins connexes.Toute personne qui contrevient à cette disposition est passible d’une amende de 5000 $ et/ou de six mois de prison.L’amende peut atteindre 25 0001 pour une entreprise.La commission suggère également d’émettre une nouvelle carte d’assurance-maladie dont le numéro serait dorénavant composé de chiffres aléatoires.Présentement, le NAM comporte vos initiales et votre date de naissance.De cette façon, il ne serait plus d’aucune utilité pour ceux qui l’ont en leur possession de détenir votre ancien numéro.Le professeur de droit René Laperrière, spécialisé dans les questions de vie privée, relate que des projets récents de cartes d’identité nationales ont fait l’objet de dures contestations dans plusieurs pays notamment l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Philippines et la Thalande.Le parlement britannique a rejeté un projet semblable en 1988.Le Data Protection Registrar de Grande-Bretagne avait alors émis l’avis qu’une telle carte d’identité, si elle devait présente Les 8èmes Journées du cinéma africain et créole du 6 au 13 avril 1992 cinéma - télévision musique - spectacles expositions - colloques gastronomie Cinémathèque québécoise Cinéma ONF Complexe Guy-Favreau Cinéma Festival (Élysée) Pré-vente pour toutes les salles à la Cinémathèque québécoise à partir du 30 mars.Tél.: (514) 284-3322 Fax: (514) 845-0631 exister, devrait être facultative et ne devrait comporter que le strict minimum d’information : une photo, un nom et une signature, « ces derniers sont suffisants pour établir l’identité d’une personne», écrit-il.Le Conseil de l’Europe a pour sa part publié en 1991 un avis sur l’utilisation des numéros personnels d’identification (les PIN) et la protection des données.Le Conseil souligne dans cette brochure les dangers que comporte pour le citoyen l’usage répandu de numéros comme ceux de la sécurité sociale dans plusieurs pays d’Europe.Le document cite une décision de la Cour constitutionnelle de l’Allemagne qui déclare que « l’introduction de PIN universels pourrait constituer une atteinte à la dignité individuelle étant donné que ceux-ci permettraient un contrôle sur les personnes par la connexion des fichiers et la constitution de profils ».Le problème de la dignité transparaît également dans la crainte du public, poursuit le document, de voir les gens « réduits à de simples numéros, l’État ne traitant plus les personnes avec le respect dû aux êtres humains.Ce type de sentiment général s’accompagne de la crainte de voir surgir petit à petit un État or-wellien contrôlant tout et capable de surveiller en permanence les moindres faits et gestes de ses sujets ».Le Conseil de l’Europe affirme que, combiné à l’informatique l’usage des PIN accroît le pouvoir des gouvernements et permet à l’État d’accumuler des données sur une personne sans même que cette dernière ne le sache.?Les jeunes Noirs président du Conseil de la communauté noire du Québec, M.Leith Hamilton, a d’ailleurs indiqué hier son intention de porter cette cause devant la Commission des droits de la personne du Québec.« Nous sommes au courant de cette situation depuis longtemps et, il y a un an, nous avions demandé des réponses concrètes à la Commission de protection de la jeunesse.Mais depuis, on n’a trouvé qu’à nous donner les chiffres que nous connaissions déjà, mais toujours pas de mesures concrètes », a-t-il déploré hier.Dès la semaine prochaine, le Conseil de la communauté noire du Québec entend rencontrer les représentants du Bureau de la communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal pour étudier la possibilité de porter une plainte commune devant l’organisme de protection des droits de la personne.De plus, soulève M.Hamilton, le portrait publié par la Commission de protection des droits de la jeunesse ne donne qu’une vision tronquée de la réalité en publiant des pourcentages sur l’ensemble du Québec.En fait, poursuit-il, la situation est bien pire que ne le laissent voir les chiffres.« Nous savons que dans certains centres, surtout les centres d’accueil ‘fermés’, les Noirs comptent pour bien plus que ce que dit la Commission.Ces chiffres faussent la réalité.Dans le secteur anglophone, les Noirs comptent pour près du tiers de la clientèle et reçoivent des sentences plus longues que les Blancs pour les mêmes infractions », défend M.Hamilton.Études après études, on n’a toujours qu’une autre « table de concertation » à nous proposer, déplore-t-il encore, impatient de voir les comités se multiplier sans résultats.Du coté de la communauté noire francophone, on s’inquiète tout autant de ces chiffres, qu’on attribue davantage à l’incapacité du réseau de protection de la jeunesse de s’adapter à la réalité haïtienne, comme à celle d’autres minorités ethniques.« Il y a une incompréhension du rôle que jouent les parents dans la culture haïtienne.Il est important que la Direction de protection de la Jeunesse (DPJ) questionne le système de réadaptation », a soutenu hier M.Keder Hyppolite, membre du comité consultatif sur les relations interraciales de la CUM.À son avis, le système de protection de la jeunesse incite les jeunes, tiraillés entre leur culture d'origine et la culture québécoise, à se rebeller contre leurs parents et à se réfugier sous l’aile de l’État.Bref, la communauté noire, tant haïtienne qu’antillaise anglophone, attend plus que des chiffres, mais des interventions directes pour remonter aux sources du problème et y remédier.À cela, le président de la Commission de protection des droits de la Jeunesse, M.Kevin Saville, rétorque qu’une vue d’ensemble de la clientele ethnique, évaluée à 16 % à Montréal et à 8 % dans l’ensemble du Québec, démontre qu’il n’y a pas surreprésentation des jeunes issus de minorités ethniques dans les centres d’accueil.Il admet toutefois que les proportions de Noirs, d’Autochtones et de Latino-Américains sont préoccupantes et qu’une deuxième étude sera amorcée pour cibler les causes de cette situation.« Nous ne pourrons faire des recommandations plus précises avant de savoir les raisons de ce déséquilibre », a fait valoir M.Saville, concédant toutefois qu’il faut dès maintenant former plus de personnel à cette nouvelle réalité multiculturelle.Par ailleurs, le rapport de la Commission révèle d’autres faits inquiétants.On peut y lire que 77 % de la clientèle multiculturelle est concentrée à Montréal, et que son intégration ne se fait pas sans heurts dans les centres où se regroupent des clientèles majoritaires.« Affrontements, principalement verbaux », « comportements xénophobes ou carrément racistes » font partie des situations décrites.On y note que 17 % des Noirs aboutissent en centre d’accueil fermé, alors que les plus récents chiffres de la Commission de protection de la jeunesse établissent à 14% la proportion générale de jeunes contrevenants qui se retrouvent dans ce type de centres d’accueil à caractère « quasi carcéral ».En région, ce sont cette fois les Autochtones, Cris, Algonquins, comme Inuit, qui dominent le portrait multiculturel des centres d’accueil.S’ils ne comptent que pour 0,8 % de la population québécoise, les jeunes autochtones représentent tout de même presque 10 % des jeunes gardés en centres d’accueil en Abitibi-Témiscamingue, 11 % sur la Côte-Nord, 6% de la clientèle en Gaspésie et une forte proportion des jeunes hébergés en Mauricie et en Montérégie.?Des souliers Johanne Prince avec des élégances de langage du genre « ton corps de vidange », « tes lèvres plissées » et autre « t’es pas intelligente ».Mme Prince, qui avait émis des réserves sur la pièce, dans la formule « confrontation » propre à cette émission culturelle, avait gardé tout son sang-froid devant une telle attaque qui devait, le lendemain, faire le plein de commentaires dans les stations de radio de Montréal.Léo Lévesque a d’abord fait parler de lui en 1982 lorsqu’à la salle La Polonaise on avait créé une pièce de son cru, écrite en prison, Quand j’y ai dit ça, a parti à rire.Le succès avait été au rendez-vous pour une soixantaine de représentations.Au second coup, en 1992, l’auteur a eu beaucoup moins de chance.Les souliers vernis, à La Licorne, ont attiré en moyenne 30 % de spectateurs les fins de semaine et beaucoup moins en semaine.Il y aura eu en tout 12 représentations.Les comédiens avaient répété durant six semaines, sans salaire, et lorsque l’on s’est rendu compte à la deuxième semaine de représentations que le spectacle allait vers le désastre financier, la troupe des acteurs a proposé au producteur et metteur en scène de se transformer en compagnie autogérée.M.Fournier a réagi en leur signifiant qu’ils devraient, pour cela, acheter les droits de la pièce.Marc Gélinas confiait au DEVOIR, hier, que l’on ne l’y reprendra plus.Il dit ne pas en vouloir à l’auteur Léo Lévesque, « qui n’a pas une cenne qui l’adore », mais le producteur et metteur en scène Pierre-André Fournier aura de ses nouvelles.Au bureau de Propulsion Scène, il n’y avait aucune réponse, hier.Du côté de La Licorne, personne ne voulait commenter l’affaire.?Eltsine enfin partenaire plus ou moins amicale, n’en restait pas moins une puissance à surveiller, avec la première armée du monde, un formidable arsenal nucléaire et un complexe militaro-industriel que l’on savait surdimensionné (mais pas au point que l’on découvre aujourd'hui).Tout cela est également sinon détruit, du moins neutralisé ou dans un état chaotique.Le résultat est une promesse d’intégration de tout l’ensemble ex-soviétique dans l’ensemble occidental et mondial, sur la base d’une acceptation générale des mêmes valeurs.Un exemple est le règlement des conflits interethniques, ouvertement proposé aujourd’hui aux arbitrages internationaux (qu’il s’agisse des organismes européens, mondiaux, ou des États voisins) : il ne serait venu à l’idée de personne, il y a un an encore, d’intervenir dans le conflit du Haut-Karabakh, ou simplement d’aider M.Gorbatchev à le résoudre.Autre exemple de cette « atlantisation » accélérée de la Russie et de ses anciennes dépendances : à la réunion du COCONA, qui a rassemblé, à Bruxelles les ministres de la Défense de l’OTAN et des pays de l’ancien pacte de Varsovie, la France, qui boycotte traditionnellement l’organisation militaire s’est trouvée absente du groupe en la seule compagnie.du Kirgizstan, du Turkménistan et du Tadjikistan, trois fontaines Républiques de l’ancienne Union soviétique.Reste encore la raison officielle avancée par les gouvernements occidentaux et suggérée par M.Nixon à M.Bush — il ne faut pas rater celte intégration, « perdre la Russie comme nous avons perdu la Chine en 1949 ».Les dirigeants russes eux-mêmes ne sont pas les derniers à brandir, comme le faisaient en leur temps M.Gorbatchev et ses amis, l’épouvantail du « putsch conservateur » qui engloutirait tous ces espoirs.Là encore pourtant, les choses ont beaucoup changé depuis trois mois.Les nostalgiques du passé ont beau s’agiter à Moscou, leurs manifestations sont restées dérisoires, et leur audience ne semble pas dépasser 20 % de l’électorat — une proportion assez semblable en fin de compte à celle des divers extrémismes dans maints pays occidentaux.L’armée ex-rouge elle-même semble se résigner à son implosion actuelle, et son organe toujours officiel qu’est YÊ-tolle rouge soutenait très ouvertement, il y a quelques jours, la création d’une armée propre à la Russie.Le vrai clivage est surtout au sein du gouvernement de Moscou, celui qui oppose les réformateurs « radicaux » et les réformateurs « modérés », une division que l’on retrouve aussi dans la plupart des autres Républiques.Or ces divers camps ont tous un point commun : tous ont besoin de l’aide internationale la plus large possible.À la limite, même les putschistes d’août 1991 étaient dans ce cas, comme le montraient leurs appels à la « compréhension » des dirigeants occidentaux (et cela explique peut-être leur timidité dans la répression).C’est donc ici que l’aide occidentale prend tout son sens.Elle a déjà permis d’exercer des pressions sur.; l’Ukraine et d’autres Républiques.pour le partage des armements nucléaires.Elle devra promettre, surtout avec l’envergure qu’elle prend aujourd’hui, d’influer pour que les réformes économiques aillent dans le bon sens.Sans oublier non plus la nécessaire modération dont tous les récipiendaires devront faire preuve vis-à-vis de leurs voisins dans les affrontements nationaux, et vis-à-vis de leur propre population en matière de droits de l’homme.À condition, bien sûr, que les promesses soient cette fois réellement suivies d’effet.Après tout, la quasitotalité des gouvernements du G7, de la France au Japon en passant par les États-Unis en pleine campagne électorale, sont en sursis, voire autant contestés que celui de M.Eltsine .Les préparatifs de la conférence de Rio échouent NEW YORK (Nations Unie-, s)(AFP)— La conférence préparatoire sur le sommet de Rio de Janeiro en juin prochain consacré au développement et à la protection de l’environnement a échoué en raison de l’absence de consensus entre pays riches et en développement, ont reconnu les organisateurs.Alors que d’ultimes tentatives de rapprochement des points de vue étaient tentées la nuit dernière, il paraissait acquis, aux yeux de son principal initiateur, le Canadien Maurice Strong, que les chefs d’États ou de gouvernement à Rio auront à faire les choix politiques que leurs délégués n’ont pu opérer à New York pendant un mois d’intenses négociations.L’une des principales pierres d’achoppement a été le financement d’un certain nombre d’actions envisagées, rassemblées dans un programme dit «agenda 21».L’ONU a chiffré à quelque 125 milliards par an, soit 70 milliards supplémentaires par rapport à la pratique actuelle, l’aide nécessaire aux pays en voie de développement afin de les soutenir dans leur lutte pour la protection de l’environnement.Les pays du sud ont en effet estimé qu’ils ne pouvaient être tenus pour principaux responsables des atteintes à l’environnement, essentiellement malmené, selon eux, par les pays industrialisés.Les quelque 60 chefs d’État et de gouvernement en principe attendus à Rio, selon les derniers pointages effectués par les organisateurs, pourraient adopter, une « Charte de la terre », encore largement en discussion, une « déclaration de Rio », une convention-cadre sur le réchauffement de la Terre, et peut-être d’autres documents du même ordre sur la déforestation ou la désertification notamment.L’heure juste ! À vos montres et horloges, lecteurs ! Il faudra avancer les aiguilles d’une heure au cours de la fin de semaine.Le passage de l’heure normale de l’Est à l’heure avancée se fera à 2 h dans la nuit de samedi à dimanche.WEEK-END SAMEDI Concert bénéfice au Patro Le Prévost, les 11 et 12 avril prochain à 20 h, avec le choeur « Les Voix des Moulins », au 7355 rue Christophe-Colomb, à Montréal.Rens.: 273-8535.Toutes les personnes intéressées au « Fait Urantia au Québec » sont invitées à participer au Premier Forum de la parole organisé par le Groupe d’Action, le 26 avril à l'Auberge des Seigneurs à St-llya-cinthe ou le 3 mai à l’Hôtel Plaza Universel à Québec.Rens.: 761-2378.¦ Le Centre de santé Jouvence Énergie, organisme à but non lucratif, organise des cours, conférences, hébergement, voyages, animations, etc.Le Centre est situé au 2372, chemin des Patriotes à St-Ours.785-3169.¦ Multi-Écoute est un service confidential et anonyme, d'information et de référence.Ouvert du lundi au jeudi de 10 h à 20 h et le vendredi de 10 h à 16 h 30.Rens.: 737-3604.¦ JASS inc., organisme à but non lucratif, organise une marche de santé tous les samedis sur le Mont-Royal.Départ à 14 h à l’angle des rues Mont-Royal et de l’avenue du Parc.388-8727.¦ Les Soupers Branchés invitent tous les célibataires dynamiques de 25 à 40 ans à venir souper et s’amuser au Café Laurier pour se rencontrer d'une façon différente et originale (à tous les 2 samedis).Ré-serv.: 528-8886.¦ Le Centre d’aide aux familles d’alcooliques et de toxicomanes, 800, bout Cho-medey, Tour A, bur.210 à Chomedey, Laval, offre des services pour aider tous les membres de la famille.686-6969.DIMANCHE Le dimanche 5 avril à 13 h, Jean-Sébastien Bach : La Passion selon saint Matthieu par Michel Brunette, à l’Auditorium Saint-Albert-le-Grand les dominicains, 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine.Rens.: 332-4126.¦ L’Association des descendants de Pierre liudon dit Beaulieu inc.organise un voyage de retour aux sources à Che-millé et Niort (France) pour septembre 1992.Une rencontre d'information aura lieu, le dimanche 5 avril à 13 h, aux Archives nationales du Québec, 1245 rue Mul- • lins, à Montréal.Rens.: Gilbert Beaulieu au 465-8318.¦ Le dimanche 5 avril à 11 h, conférence intitulée : « Michel-Ange : il y a cinq cents ans», animée par Jean-Claude Planchard, à l’Auditorium Maxwell-Cum mings du Musée des beaux-arts de Montréal.Rens.: 285-1600, poste 205.¦ Kntre-Amis/Compeer Montréal recrute présentement des bénévoles pour oeuvrer en santé mentale.272-5818.¦ Le service des bénévoles des Services d’aide à la famille juive ont un besoin urgent de chauffeurs bénévoles pour accompagner les personnes âgées à leurs rendez-vous.Rens.: 485-1112, poste 316.¦ Les « Gens de coeur seuls » recherchent des messieurs distingués afin de participer à ses soupers-rencontre dansants qui ont lieu les samedis soirs.Le dimanche, brunch de 11 h à 16 h au Restaurant Pulisiana, 5860, bout Léger.I)é-nyse au 589-7833.¦ Les finissantes du collège Jésus-Marie d’Outremont qui ont obtenu leur B.A.en 1966 sont invitées au brunch de retrouvailles qui aura lieu le dimanche 26 avril à midi au pensionnat d’Outremont, 628 chemin de la Côte Ste-Catherine.Rens.Lise Archambault au 630-1498.Le dimanche 5 avril à 14 h, l’Association des arthritiques de la région de Montréal vous convie à une conférence intitulée : « Comment profiter au maximum de la visite médicale » avec le Dr Lyne Duchesne, à l'Auditorium Édouard Asselin, 1112 rue Sanguinet, à Montréal.Kntrée gratuite.Rens.: 676 6253.¦ Le dimanche 5 avril prochain à compter de 12 h 30, aura lieu une rencontre des membres des familles Charon-Cabana, à la Cabane Choquet, située au 2803, Chemin des sucreries à Varcnnes (sortie 136 de l’autoroute 30).¦ Le Centre éducatif forestier du Bois-de-Belle Rivière offre un atelier sur les arbres et arbustes pour attirer les oiseaux, les dimanches 12 avril, 24 et 31 mai à 14 h.L'atelier aura lieu au CEF du Bois-de-Belle Rivière situé au 9009 de la route 148 à Mirabel dans le secteur de Ste-Scholas tique.Rens.: 258 3433 ou 1-800-363-2589. Le Devoir, samedi 4 avril 1992 ¦ A-5 EN BREF.L’OSM s’envole vers le Japon CHARLES DUTOIT et les musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal s’envolent aujourd’hui vers le Japon où ils donneront dix concerts dans six villes : Tokyo, Miton, Sapporo, Osaka, Takamatsu et Nagoya.Ils seront de retour à Montréal le 18 avril.Les deux solistes de la tournée sont deux artistes de l’orchestre : la violoniste Chantal Juillet qui interprétera le Concerto pour violon de Stravinski et le flûtiste Timothy Hutchins qui jouera dans le Concerto pour flûte de Jacques Ibert.Le répertoire de la tournée comprend également des oeuvres de Britten, de Ravel, de Rossino, de Rimski-Koresakov, de Chostakovitch et de Tchaikovski ainsi que la célèbre Symphonie fantastique de Berlioz que l’OSM maîtrise de façon magistrale.Les Japonais ont une prédilection tout à fait spéciale pour Charles Dutoit et l’OSM qui sont déjà assurés de jouer à guichets fermés partout où ils se produiront au pays du soleil levant.L’Académie du disque du Japon a déjà décerné deux prix d’excellence à l’OSM pour Daphnis et Chloé de Ravel et plus récemment pour Pelléas et Mélisande de Debussy.C’est également au Japon que les disques de l’OSM, sur étiquette exclusive Decca-London sont les plus vendus.Possible débrayage sur la Rive-Sud LE SERVICE de transport de la Rive-Sud de Montréal risque d’être perturbé lundi prochain en raison d’un débrayage projeté par les employés d’entretien.Bien que l’entreprise avise sa clientèle qu’elle prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer un service régulier sur l’ensemble de son réseau, les usagers pourraient vivre quelques désagréments si la menace est mise à exécutjon.D’autre part, la STRSM a annoncé hier le départ de son directeur généra), Lucien Bolduc, qui oeuvrait à la Société depuis juillet 1989.Ce dernier remettra sa démission au conseil d’administration le 9 avril.L’intérim sera assuré par MM.Pierre Del Fante et Pierre Vandelac, respectivement directeur de l’exploitation et directeur des finances et trésorier.Un nouveau délégué à Dusseldorf QUÉBEC (PC) — M.Denis Bédard agira à compter du 1er juillet prochain comme nouveau délégué général du Québec à Dusseldorf, en Allemagne, pour un mandat de trois ans.Il remplace M.François Bouilhac.M.Bédard, fonctionnaire de carrière, occupe actuellement le poste de secrétaire du Conseil du Trésor.Âgé de 51 ans, M.Bédard a aussi été sous-ministre adjoint aux ministères des Finances et de l’Énergie et des Ressources.D’autre part, Jocelyn Jacques a été nommé à la fonction de secrétaire général aux Affaires régionales au ministère du Conseil exécutif.Il entrera en fonction dès le 6 avril.Depuis 1988, M.Jacques était président de l’Office des ressources humaines.Enfin, M.Jean-Marie Rodrigue sera appelé à diriger les destinées de la Société de récupération, d’exploitation et de développement forestiers du Québec (REXFOR).M.Rodrigue était président jusqu’à ce jour de Forexport.Un député accuse des journalistes de gaspiller l’argent des contribuables OTTAW A ( PC ) — Aux dires d’un député conservateur, les journalistes et membres du personnel des médias affectés à la couverture des affaires parlementaires dilapident l’argent des contribuables.La Chambre des Communes estime que les 360 membres de la Tribune de la presse parlementaire ont utilisé l’an dernier des services valant 350 000 $ — services qui vont de l’usage de lignes téléphoniques à l’approvisionnement en papier, en passant par les places de stationnement.Le conservateur Albert Cooper, qui dirige le comité de gestion des Communes, conteste le droit des journalistes de prétendre que de tels services sont des outils essentiels à leur profession, quand les députés se privent de seivices qu’eux aussi jugent essentiels à leur travail.La présidente de la Tribune de la presse, Mme Manon Cornellier, a indiqué que la tribune examinerait l’usage qui est fait des téléphones mis à la disposition des reporters, dont le coût est évalué à 333,33 $ par jour, si les Communes divulguent ce qu’il en coûte aux parlementaires pour l’utilisation des mêmes services.Marathon boîteux (PC) — À peine lancé officiellement, le nouveau marathon de Montréal connaît déjà ses premiers problèmes.Les organisateurs n’ont encore aucune entente avec la Ville de Montréal et un autre événement concernant la course à pied, le Festival de la santé, est prévu une semaine plus tôt le 13 septembre.Les responsables du Festival de la santé, qui organisent entre autres des courses de cinq et dix kilomètres, auraient reçu l’assurance qu’aucun autre événement du même genre ne serait présenté dans les semaines entourant l’activité.Pour la première fois depuis plus d’une décennie, le Marathon international de Montréal avait fait relâche l’an dernier, ses organisateurs proposant justement le Festival de la santé à la population montréalaise.Mercredi veut que ça bouge à Kahnawake KAHNAWAKE (PC) — Le leader autochtone Ovide Mercredi estime que bien peu de progrès ont été faits depuis le crise d’Oka, à l’été 1990, pour satisfaire les demandes des Mohawks de Kahnawake et Kanesatake.Les terres n’ont toujours pas été cédées aux Mohawks de Kanesatake et les forces policières patrouillent toujours les routes traversant la réserve de Kahnawake, a déclaré hier M.Mercredi.« Tous les gouvernements, incluant celui de Kahnawake, pourraient faire davantage pour en venir à une entente quant au retrait des policiers de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada », a fait valoir M.Mercredi, sans toutefois regarder le chef Joe Norton, assis à ses côtés.« Les négociations au sujet des terres à Oka n’ont pas fait de grands progrès.Le gouvernement fédéral a finalement retenu les services d’agents immobiliers ce qui me semble une tentative pour retarder le règlement de questions qui pourraient très bien se négocier directement », a t-il indiqué.Par contre, le chef autochtone a dit avoir noté que le Kahnawake Economie Development Group avait marqué des points dans sa tentative de stimuler le développement économique sur la réserve.Il s’est montré particulièrement content de la mise en place d’un cours devant porter sur la création d’entreprises à l’intention des jeunes Mohawks.M.Mercredi s’était d’ailleurs entretenu avec des étudiants du Survival High School, hier, avant de rencontrer les journalistes.Orphelinat célèbre détruit par le feu SAINT-JEAN, T.-N.(PC) — L’orphelinat Mount Cashel sera démoli et le terrain sera vendu pour financer des programmes d’aide aux victimes d’agressions sexuelles de cette institution.La propriété est évaluée à huit millions $, a dit hier l’archevêque James MacDonald.L’Église catholique romaine est propriétaire de cet orphelinat qui a connu une triste notoriété après l’éclatement du scandale sexuel impliquant de nombreux membres des « Christian Brothers » aux dépens des jeunes pensionnaires de rétablissement.Les policiers continuent d’enquêter sur d’autres allégations d’agressions sexuelles à cet endroit.Les Québécois font deux fois plus confiance au chef du Bloc qu’à Mulroney sur l’avenir du pays d'après la Presse canadienne OTTAWA — Le premier ministre Brian Mulroney est non seulement le leader fédéral le plus impopulaire au pays mais les trois quarts des Canadiens ne lui font pas confiance pour mener à terme la négociation constitutionnelle.Au Québec, les électeurs font plus confiance à M.Lucien Bouchard et même à l’ex-premier ministre Pierre Trudeau pour négocier cet épineux dossier, qui fait face à l’échéance référendaire au Québec en octobre ou, peut-être, avant si Ottawa décide de tenir un plébiscite pancanadien.Un sondage effectué en mars par la maison Environics précise que l’ex-premier ministre libéral obtient 35 % de la confiance des électeurs de sa province et le chef du Bloc québécois, 52 %.Le premier ministre Mulroney ne recueille que 25%.Ces données ont été communiquées au colloque que tient dans la capitale fédérale le Conseil pour l’unité canadienne.Menée auprès de 1500 répondants au début de mars, l’enquête aurait une marge d’erreur de 2 % 19 fois sur 20, sur les questions touchant tous les répondants-pour.La marge d’erreur est plus considérable pour les questions posées seulement au Québec.Le président de la maison Environics, M.Michael Adams, en conclut que les Canadiens « ne font pas confiance au premier ministre pour régler le problème constitutionnel ».Pour M.Mulroney, la mauvaise nouvelle couvre non seulement le pays tout entier mais aussi sa propre province.Troublante constatation pour le parti de la majorité quand on sait que depuis une semaine le chef du gouvernement a haussé le ton et tente d’arracher au libéral Jean Chrétien le flambeau de la flamme fédéraliste non seulement au Québec mais dans le pays tout entier.Comme pour ajouter l’insulte à l’injure, les résultats placent même le ministre des Affaires constitutionnelles, M.Joe Clark, devant le premier ministre dans la confiance de l’électorat canadien sur cette questions d'avenir national.D’autres personnages publics se retrouvent également devant le premier ministre : la leader néo-démocrate Audrey McLaughlin, le premier ministre de l’Ontario Bob Rae, le chef libéral Jean Chrétien, le premier ministre Robert Bourassa et même le leader du Reform Party, M.Preston Manning.Au plan national, un Canadien sur deux préférerait que l’ex-premier ministre Pierre Trudeau se charge de la négociation (54 %).« Au Québec, 52 % des personnes interrogées affirment faire confiance au chef du Bloc québécois», a indiqué M.Adams.Pour le Bloc québécois, ce sont de bonnes nouvelles.Déjà, M.Lucien Bouchard recueille, au plan de la popularité personnelle, plus d’appuis dans l’électorat que le chef conser- vateur et son parti devance systématiquement les autres formations politiques dans les intentions de vote avec des résultats gravitant constamment autour de 40 %.« Dans le fond, les Québécois reconnaissent l’authenticité de l’engagement de Lucien Bouchard à l’endroit des intérêts du Québec.Les Québécois savent reconnaître l’improvisation et la série d’échecs que M.Mulroney a subis», a souligné le leader du Bloc québécois en chambre, M.Jean Lapierre.
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