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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-04-04, Collections de BAnQ.

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imippM mur rm llpbu^ silence I"!I=%=M=HmK^3 DU 7ft MARS AU 75 AVRIL 19V?titOOlHIOUi CINTRAI! Of LA Villi DES ABIMES DI MONIRIA1 1710 Sh.ib«ook.rvl HORAIRI Jrud 7JKJO Vindndi TO*» lomc*: J 9*» rl 771» LE DEVOIR Le Devoir, samedi 4 avril 1992 Nikita Mikhalkov, Urga et l’âme russe Francine Laurendeau JE VIENS de passer trois jours à Moscou.Trois jours intenses, angoissants, passionnants.Trois jours a explorer, à travers un film et un cinéaste, les contradictions et les déchirements de la Russie actuelle.Et à vrai dire, j’ai sans cesse eu l’impression d’être confrontée avec non pas un pays unique mais avec deux Russies.Celle d’aujourd’hui, revenue de son euphorie glasnostienne, submergée par la pagaille et le désarroi.Et l’éternelle, la Russie des grands artiste et du petit peuple, le pays de Tolstoï et d’Ivan le Terrible, la patrie de la mythique, de l’insaisissable « âme russe ».Mais permettez-moi d’amorcer mon récit par un flash-back.En octobre dernier, à peine arrivée à Paris en direction du Festival de Blois, je nargue le décalage horaire pour me précipiter au cinéma voir un film qui vient de prendre l’affiche, Urga, de Nikita Mikhalkov, un cinéaste russe que je suis fidèlement depuis bon nombre d’années (sans l’avoir jamais rencontré bien sûr).Dans la steppe mongole, un camionneur russe tombe en panne.Il est secouru par un jeune éleveur qui l’accueille dans sa famille.Choc des cultures et naissance d’une amitié.Total éblouissement.Je ne sais pas si Urga est plus beau que Cinq soirées ou Les Yeux Noirs.Mais je sais que c’est le film le plus inattendu, le plus dépaysant, le plus magique, jamais réalisé par Mikhalkov.Et il réussit en même temps à être étrangement proche, tant ses personnages sont attachants.Alors quand il y a eu ce coup de fil de l’attachée de presse de France-Film, m’offrant de faire partie du quarteron de journalistes québécois invités à Moscou pour interviewer Mikhalkov, départ le lundi soir, retour le vendredi matin, j’ai ri et j’ai pensé : « Mais c’est complètement fou.» Et j’ai immédiatement dit oui.Le moyen de faire autrement ?Une aventure de ce type com- j T) as besoin d’être \\JT un grand artiste pour faire dans la tchernoukha (le vice social érigé en principe de création cinématographique) : on n’a qu’à poser sa caméra aux abords d’une gare, dans une clinique, une crèche ou une prison.Moi, il me faut de l’amour, de la lumière, de l’imagination.» mence et se termine par Aéroflot.Épouvantable, m'avait-on prévenue.Faux.Aéroflot se compare avantageusement à Nationair, Air-Liberté et Corse-Air, trois lignes cauchemardesques à bord desquelles j’ai dû effectuer mes derniers voyages.Sur Aéroflot au moins, les horaires sont respectés, les repas sont convenables et, surtout, on ne vous entasse pas comme du bétail.Le point faible — air connu — c’est le français.Donc, quelques heures plus tard, ce 24 mars, nous atterrissons en terre Voir page C-2 : Mikhalkov y» à ^ mm Vladimir Gostukhin et Bayaertu dans Urga.ymm Un chef-d’oeuvre lyrique, tendre et fougueux Franchie Laurendeau ÇA COMMENCE par une folle chevauchée dans la steppe mongole.Qui poursuit qui et pourquoi ?Nous le comprendrons bientôt, à notre plus grand étonnement.Pendant ce temps, un camionneur russe essaie de ne pas s’endormir au volant.Sans cesse, il tombe dans une dangereuse somnolence tandis que son véhicule s’éloigne de la piste.Finalement, c’est l’accident.Serguel n’est pas blessé, mais il n’arrivera jamais à s’en sortir tout seul.Et la steppe, c’est le désert.En haut, Vladimir Gostukhin et Bayaertu dans Urga.Ci-contre, le cinéaste Nikita Mikhalkov : une photo d’Oleg Ivanov.Urga De Nikita Mikhalkov, avec Badema, Bayaertu, Vladimir Gostukhin, Babouchka, Bao Yongyan, Wurinile, Baoyinhexige, Larissa Kuznetsova, Jon Bochinski, Wang Zhiyong, Nikolai Vachtchiline.Scénario: Nikita Mikhalkov et Roustam Ibraguimbekov.Images: Villenn Kaluta.Son: Jean Umansky.Musique: Eduard Artemiev.France-URSS.120 minutes.Version originale, sous-titres français: au Complexe Desjardins.Version française: au Dauphin.Heureusement que la yourte (la tente) de Gombo n’est pas loin.Gombo vit avec sa vieille maman, sa femme Pagma, et leurs trois enfants.Spontanément, ils offrent à l’étranger le repas du soir et l’hospitalité pour la nuit.Malgré la barrière des langues et des traditions, on se sourit, on s’apprivoise, on fraternise, et c’est une sorte de coup de foudre de l’amitié.Coup de foudre partagé d’emblée par le spectateur qui se prend d’affection pour ce couple racé de fins cavaliers, pour leurs deux aînés — ce drôle de petit garçon à l’oeil malin et cette incroyable petite joueuse d’ac- cordéon (le paso doble égrené au coeur de la steppe nocturne, ô le délectable anachronisme).Et pour le rugueux Serguel au coeur tendre.Comment vous convaincre d’aller voir Urga, toutes affaires cessantes, sans vous le raconter, en vous laissant toutes les surprises de ce film étonnant par son séduisant exotisme et sa profonde humanité ?Je ne vous en dirai donc que quelques préalables et quelques à-côtés.Ainsi, il n’est pas inutile de savoir que la Mongolie est divisée en deux.Il y a la République Populaire de Mongolie, un pays sous influence russe, et la Voir page C-2 : Chef-d’œuvre JAZZ Monsieur Joe Henderson Joe Henderson,saxophoniste de profession, a réussi l’extraordinaire exploit d’être le point de rencontre entre quatre artistes : Lester Young, Stan Getz, Sonny Rollins et John Coltrane.Serge Truffaut nous parle de son dernier album.Page C-6 VIDEO L’hymne à l’installation Ce printemps, la vidéo s’installe, écrit Daniel Carrière.On dénombre en effet plus d’une vingtaine d’installations inscrites aux programmations des musées et galeries.Sans compter les projections prévues au cinéma Parallèle.Page C-4 ARTS VISUELS Sésame ouvre-toi! Aujourd’hui, écrit Marie-Michèle Cron, je suis allée faire mon marché dans le magasin monumental de Serge Murphy.J’y ai vu tellement d’objets drôles, sévères, tendres, dodus, que je ne savais plus quoi choisir.Page C-9 THEATRE Sortie de crise à la NCT Depuis sa nomination à la direction artistique de la Nouvelle Compagnie théâtrale, Brigitte Haentjens s’est fait discrète mais n’a pas chômé.Cette semaine, elle dévoilait la programmation de sa prochaine saison : Sophocle, Lepage et Camus.Page C-5 20 voyages pour 2 à Varadero, 35 lecteurs au laser et de nombreuses sorties! ECOUTEZ GAGNEZ SANS EFFORTS mi OU COMPOSEZ LE 790-CiïÉ C-2 ¦ Le Devoir, samedi 4 avril 1992 le cahier du / • ameai 4 Mikhalkov russe, posons nos bagages et partons humer l’air de Moscou.Ce n’est pas ma première balade sur la Place Rouge.J’étais venue au Festival de Moscou en juillet 1985 et je n’oublierai jamais comment nous avions dû défiler comme des robots, dans un silence religieux, jusqu’à l’intérieur du mausolée où le cadavre cireux de Lénine dort dans son cercueil de verre.Ce vaste espace historique — dont les autres points de repère les plus connus sont le Kremlin, le magasin d’état Goum et la somptueuse et délirante basilique Basile-le-Bienheureux — était alors quadrillé par des soldats qui ne plaisantaient pas avec la tenue.(Je m’était fait rabrouer comme une enfant pour n’avoir pas attaché tous les boutons de mon imper.) Kh bien s’il y a encore des soldats sur la Place Rouge, ils ne servent plus guère qu’à la relève de la garde.Et devant le mausolée Lénine, la queue des pèlerins a singulièrement fondu.Vêtue sans ostentation en cette grisaille de fin d’hiver, je me crois pareille aux autres.Erreur, ün a percé mon identité d’Occidentale.En un clin d’oeil, le charme est rompu.Me voilà démasquée, entourée, cernée.On me tire par la manche, on veut me vendre de la camelote.Devant mon refus, un petit garçon me lance un regard meurtrier.Une tzigane m’explique (du moins je le suppose) qu’elle n’a pas de quoi nourrir son bébé.Avec plus ou moins de discrétion, dans un anglais approximatif, on me propose d’échanger de l’argent à des taux incroyables.À moi donc le caviar (plus rare cette année), les boîtes laquées, les matriochkas (ces folkloriques poupées gigognes).Merci, j’ai déjà donné.(Tout au long du séjour, l’expérience se répétera, jusque sur le seuil même — ô ironie — des beriozkas, ces magasins exploités par l’état où seules les devises fortes sont acceptées.) Excédés, sans même nous être consultés, mes collègue et moi nous dirigeons d’un pas unanime vers notre bulle, une fourgonnette alertement conduite par un chauffeur jeune et hardi.Nous venons de nous colleter avec un aspect de la vie moscovite : la détresse financière qui engendre la magouille.Moscou, ville ouverte.Mais les lecteurs du DEVOIR connaissent ce côté de la médaille : Véra Murray le décrit chaque lundi dans sa chronique Lettre de Moscou.Heureusement que nous ne sommes pas ici pour jouer aux touristes et que nous découvrirons bientôt l’autre côté, le côté fascinant de la médaille.La rencontre avec Nikita Mikhalkov se fera en deux temps.Le premier jour, nous procédons l’un(e) après l’autre à l’entrevue officielle dans les bureaux de sa maison de production, nous partageant très dé- mocratiquement le temps imparti.a de chapeau à mes collègues, 3ut à la fin de ce voyage aussi amicaux que professionnels.) Le second jour, ça se passe autour de la table d’un restaurant, cette fois tous ensemble.L’interprète est une amie.La glace est rompue et nous posons les questions que nous n’aurions sans doute pas osé poser la veille.Et peu à peu, un homme et un monde se dessinent, se révèlent.Je vous raconte tout en vrac.Les dictionnaires nous apprennent que Nikita Mikhalkov est né en 1945 et vient d’une grande famille d’artistes.Sa mère, Natalia Kontchalovs-kaîa, et son père, Serguei Mikhalkov, sont de célèbres écrivains.Vous connaissez sûrement son frère aîné, Andrei Kontchalovski, dont The Innei Circle sortait récemment sur nos écrans.Depuis une dizaine d’années, Kontchalovski vit à l’étranger.Il est même arrivé, en 1987, que les deux frères soient en compétition au Festival de Cannes.Le jury s’en est élégamment tiré en donnant à l’un le prix d’interprétation féminine (Barbara Hershey pour Shy People) et à l’autre le prix d’interprétation masculine (Marcello Mastroianni pour Les Yeux Noirs).Le Mikhalkov que j’ai devant moi est un solide gaillard, aux yeux vifs, un savoureux mélange de sensibilité slave et de virilité tranquille.Bien que son assistant m’ait assuré qu’il se débrouille passablement en français, comme en italien ou en anglais, il refuse, pour les entrevues, de parler une autre langue que le russe.Ca me déçoit un peu parce que, magnétophone en main, j’aurais bien voulu lui dérober quelques minutes pour mon émission de radio À l’écran.Pas question.Je comprendrai bientôt pourquoi : cet homme est un authentique verbomoteur.Chez lui, la parole est un puissant moyen d’expression.Il adore discourir et discuter (j’aurais envie de dire comme un Latin).Il émaillé ses phrases de proverbes.Il manie brillamment la citation et le paradoxe.On a souvent l’impression qu’il pense tout haut, qu’il découvre en même temps que nous le cheminement de sa pensée.(On n’oublie jamais totalement que Nikita Mikhalkov est également acteur.) Et on comprend qu’il ne saurait risquer de trahir ses déclarations par des approximations.Je lui demande pourquoi il est allé tourner en Mongolie Intérieure, c’est-à-dire en Mongolie chinoise.Est-ce qu’il connaissait ce pays ?« Non, me dit-il.C’est l’accomplissement d’un vieux rêve.Mais il doit y avoir une connaissance de la Mongolie inscrite dans ma mémoire génétique.Pendant 270 ans, nous avons été sous le joug des Tatars et des Mongols.‘Grattez n'importe quel aristocrate russe, disait Tourgué-niev, et sous le vernis, vous trouverez AIDE AUX ARTISTES PROFESSIONNELS Les artistes du Québec sont invités à s'inscrire au programme d'Aide aux artistes professionnels du ministère des Affaires culturelles pour l'année 1992-1993.Ce programme donne droit à des bourses dans les disciplines suivantes: arts visuels, arts de la scène, variétés, création multidisciplinaire et multimédia, arts médiatiques, création littéraire et métiers d’art Les bourses sont réparties sous quatre volets • Bourses de soutien à la pratique artistique • Bourses de perfectionnement • Bourses de ressourcement • Bourses de recherche-innovation Les artistes possédant sept années de pratique professionnelle et dont certaines oeuvres ont été diffusées dans des lieux réputés au Québec ou lors d'événements majeurs sur le plan national ou international sont admissibles à des bourses de Type-A” Les artistes possédant au moins deux années de pratique artistique au Québec ou à l'étranger et dont certaines oeuvres ont été diffusées dans un contexte professionnel au Québec sont admissibles à des bourses de Type «B», Dates limites d’inscription • Projets de longue durée (quatre à douze mois): - bourses de Type "A- ou -B'>: Ie' mai 1992 • Projet de courte durée (moins de quatre mois) - bourses de Type -A» 1ermai, l°'août, Ie' novembre 1992 et 1er février 1993 - bourses de Type-B»: Ie' mai, ^septembre 1992 et 1er février 1993 La brochure d'information sur le programme et le formulaire d'inscription peuvent être obtenusà la direction du ministère des Affaires culturelles de votre région.Bas-Saint-Laurent et Gaspésie-îles-de-la-Madeleine (418) 722-3657 Saguenay-Lac-3aint-Jean (418) 549-9535 Québec et Chaudière-Appalaches (418) 643-6219 Mauricie-Bois-Francs (819) 371-6001 Estrie (819) 820-3007 Montréal (514) 873-2255 Outaouais (819) 772-3002 Abitibi-Témiscamingue (819) 762-6517 Côte-Nord (418) 589-6979 Nord-du-Québec (418) 643-7658 Laval, Lanaudiere et Laurentides (514) 873-2284 Montérégie (514) 346-1468 Direction de 1 aide aux artistes, aux arts visuels et aux métiers d'art Secteur de l aide aux artistes (418) 644-7188 ou (418) 644-2581 ¦MH Gouvernement du Québec UQ Ministère des BÜÜI Affaires culturelles Québec ss du tatar.’ J’aime croire que j’ai en moi du sang des steppes.Je suis un joueur et un chasseur, une partie de mon caractère est plus mongole qu’occidentale.J’aime bien Los Angeles, mais à la longue, ça m’angoisse : il n’y a pas de saisons, il fait beau et chaud toute l’année.Moi, j’aime cette sensation d’attente que nous éprouvons sous nos climats.Aujourd’hui c’est l’hiver, demain c’est le printemps et bientôt ce sera l’été.On peut espérer.À Los Angeles, on ne peut espérer que la gloire.Ou n’attendre que la mort.» Contrairement à la plupart de ses films précédents, inspirés d’oeuvres littéraires, donc très écrits, le scénario d’Urga était succinct au départ : cinq pages.Et la liberté laissée par le producteur français, Michel Seydoux ( Cyrano de Bergerac), presque totale.« Je savais un certain nombre de choses.Par exemple, que si les Chinois n’ont droit qu’à un enfant, on en permet trois aux Mongols des steppes.Ça a été un des ressorts de l’action.Tous mes acteurs sauf trois (le Russe, le pianiste chinois et l’oncle Bajartou) sont des ‘amateurs’.Enfin, Badema, qui joue la femme de l’éleveur, est chanteuse dans la vie.C’est sa voix qu’on entend dans la musique d’Artemiev.« Je les ai choisis pour leur naturel devant la caméra et pour la paix intérieure qu’ils dégagent.Et puis je les ai observés, je les ai regardé vivre.J’ai incorporé au scénario ce qu’ils m’offraient, comme le talent de cette petite fille pour l’accordéon, ou l’immolation de l’agneau que l’on va servir au visiteur étranger, véritable rituel.L’arc-en-ciel aussi était un cadeau inespéré de la nature.Pour l’intégrer au film, j’ai inventé une scène entre le père et le fils, avec l’idée du conte.C’était absolument nouveau pour moi, cette méthode de travail.J’ai ainsi vérifié la sagesse de ce proverbe asiatique : ‘Si tu restes bien tranquille, assis à côté de ta maison, tu verras un jour porter en terre ton ennemi mort.’ Le tournage a duré huit semaines et nous sommes revenus avec 65 000 mètres de pellicule non visionnée.J’ai vu les rushes après le tournage, à Paris.Le travail de montage a été titanesque.» Que pense-t-il de l’abondance de films qui surgissent de partout, dans l’ex-URSS, qui dénoncent les années d’oppression communiste et qui décrivent la pénible situation actuelle ?Pourquoi se démarque-t-il de ce courant en forme de réquisitoire ?Je lui cite le dossier sur la Nouvelle Vague Soviétique qui vient de paraître dans La Revue du cinéma et qui développe le concept de Tchernoukha.La tchernoukha est à la pérestrolka ce que le réalisme socialiste fut au communisme orthodoxe.En d’autres termes, la tchernoukha, c’est « le culte des réalités noires, le misérabilisme, le vice social érigés en principe de création cinématographique.» (Alexandre Lavrine) Nous en avons beaucoup vus, de ces films noirs, aux derniers Festivals des Films du Monde, de La Liberté c'est le paradis, de Serguei Bodrov, à Bouge pas, meurs, ressuscite, de Vitali Ka-nevski.Là, je sens que je lui fais très plaisir, que j’ai touché un point sensible, que j’amène de l’eau à son moulin.Je suppose que ses compatriotes doivent lui reprocher de réaliser, en ces temps de crise, des films passéistes (Les Yeux Noirs) ou respirant le bonheur (la famille mongole d’Urga).D’ailleurs, il insiste sur le fait que ses prix, il ne les a pas gagnés dans son pays mais à l’étranger.Je vous rappelle qu’Urga se méritait le Lion d’Or au dernier Festival de Venise.Bref, il bondit littéralement sur la perche tendue.« Mais je ne peux pas faire un film sur un sujet Le peut ttao Yongyan.qui ne m’inspire pas.Ce n’est même pas une question d’envie, c’est une question d’incapacité.Je ne peux pas seulement penser à réaliser un film sur la vie de Staline, quelle horreur ! Et puis vous savez, pas besoin d’être un grand artiste pour faire dans la tchernoukha : on n’a qu’à poser sa caméra aux abords d’une gare, dans une clinique, une crèche ou une prison.Moi, il me faut de l’amour, de la lumière, de l’imagination.Un philosophe russe a dit qu’une vérité cruelle livrée sans amour est un mensonge.La ‘vérité’ des cinéastes de la tchernoukha m’ennuie.» Il lit un « tout de même ! » dans mon regard et il nuance.« Je dois admettre que Bouge pas, meurs, ressuscite est bien fait.Et puis, c’était un des premiers.Nous avons ce dicton : « Le premier à prendre le bâton devient le caporal.» Même chose pour Tenguiz Abouladzé (Repentir).On ne juge pas les premiers : ils innovent.Mais on juge ceux qui suivent parce qu’ils copient la recette, ils n’inventent rien.Moi j’ai ma façon, je ne peux pas faire autrement.Par exemple, nous avons mis trois longues années à mettre sur pieds nos studios de production, les TTT.J’ai refusé les concessions : ni porno, ni tchernoukha.L’idée est simple (encore un proverbe) : « L’argent passe, la honte reste.» Nous avons eu raison de tenir bon parce que maintenant, ça démarre.Les Américains viennent tourner chez nous.Nous avons eu Robert Duvall.Russia House s’est fait ici.» « En ce moment, je réalise une série de quarante épisodes de sept minutes, dont vingt sont tournés, intitulée Voyage sentimental dans ma CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DU QUÉBEC MONTREAL patrie à travers la peinture russe.C’est génial parce que le choix n’est ni thématique ni historique : je choisis la peinture que j’aime, tout simplement.On parle un peu de l’artiste, on montre le tableau, mais — c’est ça qui est passionnant — l’essentiel du travail est dans l’ambiance sonore.On recrée ce que l’artiste a pu entendre tandis qu’il peignait.Dans la pièce voisine, des bribes d’une conversation sur Tchékhov.À l’étage supérieur, le gazouillis d’un enfant.D’un lointain piano, une phrase de Rachmaninov.» Il nous parlera aussi d’un vaste projet conçu pour la télévision en direct, par satellite : un hommage à son compatriote Féodor Chaliapine (1873-1938), célèbre basse qui imposa notamment, dans le répertoire international, Boris Godounov.Mais nous tenterons, au restaurant, de l’amener vers des terrains plus glissants.Nous n’oublions pas qu’il est conseiller culturel auprès du vice-président Alexandre Routskoï.Nous n’oublions pas non plus que certains observateurs voient en Nikita Mikhalkov un homme d’une haute stature politique.Or, il ne se gêne pas pour dire le mépris dans lequel il tient la majorité de ceux qui gèrent en ce moment le sort de la Russie.Il souhaite à la fois la démocratie et le chef d’Etat fort.Plus l’heure passe, plus il nous étourdit sous les paradoxes désarçonnants et les contradictions abyssales qui constituent la réalité russe, étayant son propos d’exemples historiques et littéraires.C’est proprement flamboyant.Alors que nous ne savons plus où donner de l’esprit, ce fin conteur nous annonce une histoire typique-' ment russe qui, dit-il, va éclairer notre lanterne.Je vous l’ai gardée pour le dessert. 1 rv- 13 en version np IXXin BTTKO : _ 6- ALEXIS-NIHON GRAND PRIX du JURY CANNES 1991 ’’Quatre heures de cinéma pur!” - LIBERATION Michel Piccou JaneBirkin Emmanuelle Béart La Belle Noiseuse UN FILM DE JACQUES RIVETTE DHTtlIUTION m 2001, RUE UNIVERSITY 841-FILU CENTRE-VILLE tous les jours: 2:00 - 7:05 0MRES ETIg BROUILLARD VERSION FRANÇAISE DE J SHADOWS AND FOG o»von i EN W VERSION FRANÇAISE _pn oofvffwbl.03 BEAUBIEN PRÉS D'IBERVILLE 848-FILM LE DAUPHIN VERSION ORIGINALE ANGLAISE till.RUE STE-CATHERINE 0.MI-FILM I C-4 Le Devoir, samedi 4 avril 1992 le cahier du j • ameai YVAN BOYllÉ mm* DS CINEMA Montréal vu par.Les printemps incertains De Sylvain L’Espérance.Avec les résidants des quartiers.Image : C.Ouellet, M.-A.Berthiaume, J.-C.Bustros, S.L'Espérance.Chants : Nancy King Hughes.Qué., 1992.52 min.Présenté au cinéma Parallèle du 9 au 12 avril, à 19 h, précédé de Elephanti de Jeremiah Hayes.Alain Charbonneau MONTRÉAL, comme toutes les villes de ce monde, a sa mémoire : elle est une mémoire qui s’exprime par la bouche de ses habitants, par les violents contrastes de son architecture, par la disparate de son paysage urbain où selon les lois de l’économie, pour que de nouveaux quartiers poussent, d’autres doivent être rasés.C’est cette mémoire que Sylvain L’Espérance ( Les écarts perdus) interroge dans un documentaire d’une heure, maîtrisé et sensible, dont le beau titre, Les printemps incertains, évoque le temps difficile des expropriations et des déménagements en catastrophe qui affligent les familles défavorisées du Sud-Ouest de Montréal.Pointe Saint-Charles, Criffintown, Village aux Oies : trois quartiers qui ont derrière eux une longue histoire liée au développement des industries de la ville, trois quartiers où les exilés, Irlandais du XIXe et Italiens du XXe, cohabitent souvent en guerre froide avec une importante population francophone, trois quartiers enfin qui depuis 20 ans n’ont cessé de péricliter, victimes d’expropriations massives, de la destruction de nombreux pâtés de maison, et du déclin d’une industrie métallurgique en crise.Sans compter le ücenciement de milliers d’employés de Via et du CN, dont les trains continuent pourtant de traverser ce coin de Montréal, sur des rails qui pour la plupart des habitants ne mènent nulle part.Évitant les voies didactiques de l’analyse, renonçant au commentaire en voix off et aux survols historique et social, L’Espérance a pris le parti de n’en prendre aucun : fidèle à la tradition du documentaire québécois, il nous propose plutôt de passer quelques heures dans ces quartiers abîmés par les spéculations de toutes sortes (et par 30 ans d’administration Drapeau) en compagnie de quelques-uns des résidants.Sa caméra, discrète et légère, leur cède la parole et recueille pour nous en toute simplicité leurs témoignages, anglais ou français : ceux de cet Irlandais plein d’humour et de chansons, de cet ancien ouvrier de la Northern Electric, féru d’histoire et d’architecture, qui nous livre entre deux souvenirs d’une vie difficile ses réflexions sur le développement économique de Montréal, ou encore de cette femme qui, six mois avant d’avoir sa pension, fut remercié de ses services par la compagnie pour la- quelle elle travaillait depuis 19 ans.Ces portraits-témoignages, tous très humains et souvent teintés d’humour, alternent avec de longs plans saturniens qui, sur un lancinant chant gaélique, croquent telle ou telle parcelle du décor urbain.Comme si la ville formait le choeur de ces nombreuses tragédies de la vie ordinaire moderne.Prometteur, Les printemps incertains a été mis en nomination pour le prix Claude Jutras (espoir du cinéma québécois) lors des derniers Rendez-vous du cinéma québécois, Les printemps incertains, de .Sylvain L’Espérance.PHOTO i % VIDEO L’hymne à l’installation Daniel Carrière LA VIDÉO s’installe, ce printemps.Au premier décompte, on dénombre plus d’une vingtaine d’installations vidéo inscrites aux programmations des musées, des galeries et des centres d’artistes où elle tient habituellement son discours sur l’art, sans compter les nombreuses projections de vidéogrammes prévues d’ici l’été, au cinéma Parallèle.Le Musée des beaux-arts du Canada, jusqu’au 24 mai, présente une importante rétrospective intitulée Mémoires ravivées, histoire narrée de l’oeuvre vidéographique de Sara Diamond.Deux installations vidéo font partie de la rétrospective : Pat-ternity et Heroics : a Quest.À la galerie Obscure de Québec, Luc Bourdon propose sa première installation vidéo, Quinto jusqu’au 26 avril, et on a programmé, à des dates encore à déterminer, Le sale à man- ger, l’installation opératique que Christian Langlois exposait à la galerie Oboro en décembre dernier.Les Productions réalisations indépendantes de Montréal (PRIM) nous en promettent quelques unes dans le cadre de leur événement annuel, Le printemps de PRIM, prévu pour la mi-mai.Au moment d’aller sous presse, le centre n’avait pas encore fixé ses choix.On notera cependant que le centre ouvre ses portes au public, de 11 h à 17 h, tous les premiers vendredis du mois.Du 11 avril au 10 mai, la galerie Optica reçoit un dispositif en circuit fermé, où la vidéo et la photographie sont mis’à contribution.Intitulé (X, Y, Z), l’installation est l’oeuvre de Alain Paiement, Pierre Antoine et François Elie.Aux mêmes dates, la galerie La Centrale présentera l’installation vidéo de Lorraine Oads et l’installation multimédia de Pamella Landry, réunies sous le titre de Table des matières.L’événement du printemps sera certes l’inauguration du nouveau Musée d’art contemporain de Montréal, prévue pour le 28 mai prochain.Deux grandes expositions soulignent le déménagement de l’institution muséale dans le centre-ville.La première, Pour la suite du monde, regroupe 29 artistes dont six ont choisi de présenter des installations vidéo : Alfredo Jaar, du Chili, Muntadas, d'Espagne, Marcel Oden-bach, d’Allemagne, Nam June Paik, de la Corée, Adrian Piper et Bill Viola, des États-Unis.La deuxième, Tableau inaugural, constituée des oeuvres appartenant à la collection du musée, et échelonnée sur une période de 18 mois, présentera dans un premier temps une dizaine de bandes de la collection.Systèmes des beaux-arts, de Daniel Dion et Philippe Poloni, Le train, de François Vf], APRÈS "LES YEUX NOIRS" SON NOUVEAU CHEF D'OEUVRE [kram LION D'OR PRIX DU PUBLIC VINIS1 199 1 «L'un des plus beaux films de cette année.» ?POSITIF « » .* ¦Z / ' ¦ ,4 * 4?,-fr /.jmy.m Un film empreint d'une apaisante sérénité et d'une belle humanité.Ce n'est pas fréquent.» ?STUDIO «URGA, ne manque pas de rappeler, par son style, le meilleur du cinéma.» ?CINÉ-JOURNAL «URGA est un film précieux et splendide.» ?FICHES DU CINÉMA «Une perle rare.» ?MAX UN FILM DE I K I T A MIKHALKOV figent % SRC mediacom PolyGram ['7~] VERSION FRANÇAISE sam.et sem.: 7:00 - 9:20 dim.2:00-7:00-9:20 _ [X] uuurr ETWM LE DAUPHIN C3 BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 141 FILM _LJ[J ttnin UTtfwt) DESJARDINS COMPLEXE DESJARDINS 849 FILM fWAA/ce ruM HOIII Al NOM AM mosc ni V.O.AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS: tous les |ours: 1:45-4:15- 7:00-9:25 Girard, Le portrait de Pauline, de Michèle Waquant, pour ne nommer que celles-là.On notera aussi que Louis Couturier a conçu une installation vidéo pour l’occasion, intitulée Muséologie, qui sera exposée à l’entrée du musée.On signalera l’apparition de deux vidéothéâtres permanents, ce printemps.Au Musée d’art contemporain de Montréal, et dans les nouveaux locaux de la galerie Oboro qui seront inaugurés des le 9 mai.Enfin, au Marché Bonsecours, Zone Productions, un centre de recherche et de production en art vidéo, parraine une exposition dans le cadre du 350e anniversaire de la ville de Montréal.Conçue par Danièle Racine, sur le thème des territoires montréalais, l’exposition réunit sept vidéastes québécois : Joanna Kot-kowska, Michel Lemieux, Suzanne Giroux, Katherine Liberovskaya, François Girard, Miguel Raymond et Bruno Jobin, qui ont chacun créé pour l’événement une installation.Luc Bourdon y présentera un vidéogramme portant sur l’exposition et les artistes qui y ont participé.Le 22 avril, à 19 h 30, le Vidéogra-phe, sis au 4550 de la rue Garnier, invite le public à rencontrer Daniel Dion, Marie-France Giraudon et Joanna Kotkowska, trois vidéastes qui privilégient l’installation vidéo, et qui s’entretiendront avec lui sur cette forme d’art.Avis aux néophytes.Du côté des projections, le bilan est aussi généreux.Mentionnons d’abord L'héritage de la chouette, de Chris Marker, qui reprend l’affiche du cinéma Parallèle, le 31 mai, à 13 h.Il faut absolument voir cette extraordinaire série (13 émissions présentées bout à bout) conçue pour la télévision traitant de l’influence des origines de la société grecque sur la société contemporaine.Au Parallèle toujours, Vidéolon-celle, du rêve à la réalité, une présentation du Vidéographe dans le cadre de La Quinzaine, le violoncelle à toutes les cordes, du 9 au 12 avril, propose deux vidéos : Robert Bards-ton, le fils du barde, de Claude Lavoie et La trajectoire amoureuse, de Pascal Aubier.Le 16 avril, Choisir le choix, une programmation du Groupe Intervention Vidéo (GIV) porte sur la question de l’avorte- 11 ment.Avortement pour notre survie, du Feminist Majority Foundation des États-Unis et La lutte pour le libre choix, de la Canadienne Nancy Nicol, sont au programme.Les 18 et 19 avril, Istvan Kantor, mieux connu sous le nom de Monty Cantsin,.nous casse les oreilles avec pas moins de 13 bandes réalisées entre 1982 et 1991.Du 22 au 26 avril Silence, elles tournent, le 8e festival de films et vidéo de femmes, prend l’affiche, et du 22 au 30 mai, c’est au tour du 6e festival international du film par ordinateur (FIFOM) d’occuper l’écran de la salle Georges Mélies.Enfin, du 4 au 7 juin, le Vidéographe rend hommage à Robert Morin en présentant Acceptez-vous léi frais ?un entretien entre le réalisà: teur émérite et Richard Jutras, Preliminary notes for a Western, que Robert Morin réalisait au Banff Center for the Arts, l’an dernier, et son chef-d’oeuvre, Le voleur vit en enfer.VIDEO Yves d'Avignon ROBE NOIRE Drame historique de Bruce Beres-ford.Avec Lothaire Bluteau, August CINEMA LIBRE S LES FILMS DE L'AUTRE ET LE VOLCAN 0}bh h X iLi .à mi-chemin entre la poésie onirique et le burlesque ." Une famille de petits commerçants chinois veut désespérément quitter Hong Kong avant sa réinsertion à la Chine en 1997.Ils tentent, mais en vain, d’émigrer au Canada." Dntctnt ne CLHIRE«« de Jeanne Crépeau La VioLence du CaLme de Stéphane Laporte AU CINEMA PARALLELE DU 2 AU 5 AVRIL À 19.00 H GAGNANT DE 6 "AUSTRALIAN FILM AWARDS" dont MEILLEUR FILM MENTION SPÉCIALE DU JURY DE LA CAMÉRA D'OR CANNES 1991 ".Un bijou de film!" — Huguetle Roberge, LA PRESSE ".Séduisant.Brillant!11 — Georges Privet, VOIR POURQUOI UN HOMME AVEUGLE PRENDRAIT-IL DES PHOTOS?/ iAlSBEUVC Version fe «QUE OAKftfllEK NOT D lit MAIOMIM dis?PiaunoN r>*ntxoau* H'KtiiiWi'iiiEZJ MAIL CHAMPLAIN 849 FILM 3J30, 80UL LE CARREFOUR 849 FILM ESKH2UMC3 SI DENIS » STE CATHERINE 841 FILM aussi en version originale anglaise au cinéma ÉGYPTIEN Schellenberger, Aden Young, Sam drine Holt et Tantoo Cardinal.Simultanément le 9 avril.¦ :: Superbe légende qui nous amène au Canada du 17e siècle, où, dans une épopée légèrement crue mais dans un décor splendide, un Jésuite, qui veut rejoindre en compagnie d’un interprète un campement de I IuronS avant la froide saison, tente de ' vaincre la nature sauvage qui l’effraie et compléter sa mission .' LES 101 DALMATIENS Bande dessinée de Walt Disney d’après l’histoire de Dodie Smith.Simultanément le 7 avril.> Le meilleur ami de l’homme rencontre l’ennemi de l’homme : la cruelle Cruella De Vil, dans une diabolique aventure de kidnapping de chiens dans la contrée anglaise.C’est que la cruelle, avec l’aide de deux complices, veut mettre la main sur une espèce rare de la grande famille des Dalmatiens.C’est évidemment destiné aux enfants.L’ASSASSIN JOUAIT DU TROMBONE Réalisé par Roger Cantin.Avec Germain lloude, Anals Goulet-Robi-taille.Kn français le 7 avril.Un comédien fatigué des rôles stéréotypés devient gardien de nuit du studio Popcorn et est soupçonné de meurtres farfelus et mystérieux, toujours précédés d’un air de .trombone.Avec l’aide de sa fille, le gardien tentera de prouver son innocence.THE COMMITMENTS Film d’Alan Parker.Avec Andrew Young, Glen Hansard, Angeline Ball et Maria Doyle.Kn anglais le 9 avril.À propos de musique soul.Amoureux de ce genre de musique et passionnés à l’idée d’atteindre la renommée, une douzaine de sans-emploi de Dublin forment une band de musique.Certains n’ont pas d’instruments, d’autres ont des: ! responsabilités familiales.Mais leur! jeune manager possède à la fois Jè ! rêve et la foi pour que le succès vienne.Ils s’appellent les Commitments et voilà enfin le; ; moment de monter sur scène.;.;.LA DERNIÈRE PROSTITUEE Dirigé par Peter Bogart et réalisé par Lou Antonio.Avec Sonia Braga, Wil Wheaton et David Kaufman.Simultanément le 9 avril.Deux ados s’enfuient de leur camp de vacance à la recherche de Loah, un ex-prostituée de renommée maintenant convertie à l’élevage de chevaux ( ! ).Arrivés chez elle, l’un s’attirera les reproches, l’autre la confiance de cette femme déterminée qui lui fera découvrir.Également disponibles SHOUT (Avec James Walters, Heather Graham et John Travolta, simultanément le 9 avril) : grâce à l’arrivée en ville d’un nouveau professeur de musique, un jeune délinquant s’initie à une nouvelle ; musique, le rock and roll, et à ;; l'amour.i i 4079 Le Devoir, samedi 4 avril 1992 ¦ C-5 à la Nouvelle Compagnie théâtrale le cahier du i • ameai Sortie de crise La première mise au jeu de Brigitte Haentjens : Sophocle-Lepage-Camus Gilbert David .DEPUIS SA NOMINATION à la direction artistique de la Nouvelle Compagnie théâtrale en août 1991, Brigitte Haentjens s’est fait discrète, 'mais elle n’a pas chômé.Son bureau en témoigne d’évidence : une ou deux tornades ont dû passer par là.Et, il a bien fallu éteindre d’abord les feux allumés par le départ précipité de Guy Nadon dont le di-rectorat flamboyant s’était buté à Une saison plutôt désastreuse et à un gouffre budgétaire qui, une fois les colonnes bien alignées, s’est chiffré à quelque 450000$.C’est Jacques Vézina, alors chef adjoint, secteur francophone, du service du théâtre du Conseil des arts du Canada, qui a approché Brigitte Haentjens au moment de l’annonce du concours à la succession de Guy Nadon pour qu’ils se présentent en tandem, une fois entendu qu’il assumerait la direction générale.« Nous avions en tête un vrai travail d’équipe, où toutes les dimensions tant artistiques qu’administratives seraient examinées dans leur interaction.Dans le quotidien d’un théâtre; tout est une question de confiance, de dialogue constant et de complicité.Et, il n’y a aucun doute que nous étions dès le départ et que nous sommes toujours sur la même longueur d’ondes, que nous parlons le même langage.» Dès son installation dans les bureaux attenant au Théâtre Denise-Pelletier, la nouvelle équipe s’est mise à la tâche.Très vite, Haentjens et Vézina ont dû renoncer à présenter en 1991-92 une saison complète, et se résoudre à ne lever le rideau sur leur plateau principal qu’en janvier de cette année, en respectant les engagements déjà pris par leur prédécesseur.« Notre souci permanent a été de passer à travers la présente saison sans alourdir le déficit, ce qui a aussi occasionné des compressions dans le personnel, et de bien nous préparer à la saison prochaine.» La femme que j’ai en face de moi, et qui fume Gauloise sur Gauloise en ponctuant ses commentaires de grands éclats de rire nerveux, est née à Paris.Je ne saurai pas sa date de naissance, mais on lui donnerait à peine 40 ans.Elle est allée à l’école de la création, d’abord en France, chez Jacques Lecoq, où pendant deux ans elle s’est frottée à la discipline de l’improvisation et au jeu corporel de l’acteur, considéré dans sa présence et dans totalité.Puis, au hasard d’une rencontre avec un compatriote qui avait été invité à donner des cours à l’Université d’Ottawa, elle se retrouve en 1977 en plein PHOTO JACQUES GRENIER Brigitte Haentjens coeur de l’effervescence qui anime le milieu théâtral franco-ontarien.Au contact de jeunes créateurs comme Jean-Marc Dalpé, Robert Bellefeuilîe et Robert Marinier, Haentjens se passionne pour la création collective et elle participe à des spectacles comme La parole et la Loi (1979) et Nickel (1984).Elle se découvre les talents d’un leader naturel, capable de dépister les blocages dans un processus créateur, de stimuler une démarche chez l’acteur, bref de faire de la mise en scène sans le titre — c’est toute l’époque dite de « l’oeil extérieur ».Elle en a conservé une certaine résistance à parler de sa manière de travailler en termes de lecture.« Pour moi, monter un spectacle relève d’une démarche très organique, qui est de l’ordre de l’ituition intime.J’essaie de communiquer ce que je ressens être, par exemple, Racine dans Bérénice.La notion de lecture m’agace parce qu’elle devient facilement autoritaire, surtout quand on s’en sert pour classifier une approche.» Lecture ou pas, Haentjens assoit solidement sa réputation de metteur en scène (avec le titre, cette fois) à l’occasion de la création d’une pièce de Jean-Marc Dalpé, Le Chien, que le Théâtre du Nouvel-Ontario produit en 1988.L’année suivante, cette production remarquable fait partie de la programmation du troisième Festival de théâtre des Amériques à Montréal, puis elle se retrouve au Festival des francophonies de Limoges à l’automne.La Franco-Ontarienne d’adoption sent qu’elle arrive à un tournant.Par goût du changement, elle décide de quitter la direction du Théâtre du Nouvel-Ontario, à Sudbury, où elle travaillait depuis 1982, et de se rendre disponible à des contrats à la pige.Depuis 1989, elle réalise ainsi environ deux spectacles par année.Au cours de la présente saison, elle a mis en scène Bonjour, là, bonjour pour le Théâtre Populaire du Québec et, récemment, Bérénice au Théâtre Espace Go.Haentjens est aujourd’hui à la tête d’une institution théâtrale qui se cherche un second souffle, au terme de deux saisons flageolantes, ce qui s’est soldé par un effet assez négatif sur les rentrées de guichet et même, chuchote-t-on, sur les abonnements scolaires.Alors que les subventions gouvernementales demeurent stagnantes, la clientèle scolaire, qui constitue le premier public de la compagnie, n’est plus ce qu’elle était il y a 10, voire cinq ans, tant en termes quantitatifs qu’au niveau de ses attentes.Et, ce public d’étudiants ne peut pas payer plus cher que 7 $ le billet.C’est l’éternelle quadrature du cercle de la compagnie.« Dans sa situation de financement actuelle, la N CT est obligée de jouer pour les adultes, ce qui entraîne des frais considérables de mise en marché pour rejoindre ce seul public.Mais, de la réponse du public adulte dépend, qu’on le veuille ou non, l’équilibre budgétaire de la compagnie.Cela dit, j’adore avoir à m’adresser aux jeunes, non parce que c’est un public facile, au contraire, mais parce que ce sont des interlocuteurs très sensibles et très justes.En ce sens, notre réflexion des derniers mois nous a conduits à rechoisir les jeunes parce que nous voulons les mettre en contact d’abord et avant tout avec le théâtre vivant.Il ne s’agit donc plus de dire que notre mandat est de présenter le seul théâtre de répertoire aux étudiants, mais de s’assurer que les jeunes voient tout simplement du bon théâtre.Être exigeant avec l’art lui-même tout en tenant compte de là où sont les jeunes, c’est dans cette direction que nous entendons faire le développement à long terme de notre public.» La directrice artistique ajoute qu’elle ne croit pas avoir a établir sa programmation sur une étude de marché.« Je pars du théâtre que j’aime et, comme par nature, je suis éclectique, j’ai voulu en profiter pour ouvrir des pistes avec mes choix pour la prochaine saison.» En 1992-93, la NCT reviendra donc à cinq spectacles, trois productions-maison qui seront présentées dans la grande salle, et deux spetacles invités, déjà produits, qui seront joués derrière le rideau baissé, pour une assistance d’environ 300 places installées directement sur le plateau.Antigone de Sophocle, dans une mise en scène de Louise Laprade, ouvrira la saison dans la grande salle en octobre (la distribution n’est pas encore complétée).Cette tragédie antique, qui n’a pas été présentée au Québec depuis des lustres, sera suivie, en janvier 1993, par Les Aiguilles et l'Opium de et par Robert Lepage — un spectacle vraiment exceptionnel, créé l’automne dernier, d’abord présenté à Québec puis à Ottawa, que les Montréalais pourront enfin voir.Brigitte Haentjens s’est réservé — ce sera sa seule mise en scène la saison qui vient — le Caligula de Camus, avec Marc Béland dans le rôle-titre, une production qui prendra l’affiche en mars 1993.Quant aux deux spectacles invités, il s’agit de la reprise de Nuits blanches, du groupe Momentum, dans une mise en scène de Jean-Frédériç Messier, offert à la fin de l’automne, et de celle de La Cité interdite, un texte et une mise en scène de Do^ minic Champagne, par le théâtre II Va Sans Dire, qui brûlera les planches en début de printemps l’an prochain.Pour sa part, la salle Fred; Barry voit et son mandat (l'accueil de compagnies de création) et son directeur (Paul Lefebvre) reconduits.« Quand je considère l’ensemble de la programmation, commente Haentjens, je relève deux grands axes qui sont les rapports au pouvoir et les souffrances de la solitude.Ce ne sont pas des thèmes faciles, mais ils sont une voie pour accéder au sens de la dignité.Le théâtre, pour moi, vit de ses tentatives pour nous rendre plus humains, c’est-à-dire moins seuls.» Sous la brûlure des dérives urbaines Accidents de parcours Une pièce écrite et mise en scène par Michel Monty.Scénographie (décor et costumes) de Trans-Théâtre.Éclairages de Manon Choinière.Musique et effets sonores de Torn Rivest.Avec Christian Bégin (Richard), Louise Deslières (Une serveuse, La Vieille), Denis Houle (Bob Paquette), Anik Matern (Johanna Stenly), Lucie Paul-Hus (Monique), Jean-Pierre Pérusse (Cari), Brigitte Poupart (Sara), Paul-Antoine Taillefer (Francis), Luc Proulx (Le Père) et Benoit Vermeulen (Phil).Une production de Trans-Théâtre, à ta salle Fred-Barry, jusqu'au 25 avril.Gilbert David PIÈCE CHOC et portrait cinglant de la société nord-américaine et québécoise actuelle.Accidents de parcours, la toute première production de 'lYans-Théâtre, est de ces spectacles qui vous rentrent dedans.Sans être en tous points irréprochable, ce spectacle frappe cependant à coups de poing bien ciblés sur une collectivite désignée comme absente à elle-même, suicidaire, désâmée.À une époque qui a, dirait-on, pour images de marque le cynisme et le chacun pour soi, Michel Monty, auteur et metteur en scène de ce brûlot théâtral, réplique par une saisissante descente aux enfers des dérives urbaines.Laissés-pour-compte et yup- ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL présente LES JEUNES VIRTUOSES Chef d'orchestre: ALEXANDER BROTT DONNEZ DÈS AUJOURD'HUI! M augmente; vos Vl/ CHANCES DE LUTTER ,3.CONTRE L'ENNEMI rS?’ NUMÉR01 440 boul.Rsné-Levesque Ouest, bureau 1400 Montreal (Québec) H27 1V7 Tel (514) 871-1551 ou 1-800-361-7650 (Siege social) Téléc.: (514) 871-1464 CONCERT DU VENDREDI SAINT ENTRÉE LIBRE HAYDN “LES SEPT DERNIÈRES PAROLES DU CHRIST” Commentaires: Le Très Rév.Michael Pltts Handel: Concerto pour orgue Soliste: Gerald Wheeler Le 17 AVRIL À20H Commandité par une amie anonyme CATHÉDRALE CHRIST CHURCH (entre Eaton et La Baie) pies s’entrecroisent et entrent en collision dans cette fable mi-réaliste mi-expressionniste qui, par le ton, n’est pas sans rappeler Des restes humains non identifiés.du Canadien Brad Fraser, qu’on aura pu voir la saison dernière.Construite en une série de tableaux brossés à larges traits, avec un pinceau trempé dans l’acide, la pièce vient surprendre des êtres issus de différents milieux en flagrant délit de médiocrité et en plein désert de l’amour.Au centre de cet univers accablant, on trouve Phil, un jeune homme qui, depuis la mort de sa mère, s’occupe de son père malade du coeur, et qui, privé de travail, en est réduit à se prostituer.Richard, son frère aîné, diplômé des HEC, a, par pur calcul, marié une anglophone, Johanna Stenley, l'enfant gâtée d’un gros bonnet torontois.Parti de la ville-reine pour payer sa visite annuelle au paternel québécois, le couple se dirige en fait tout droit vers le divorce.Monique et Cari, un autre couple désaccordé, s’abreuvent mutuellement de haine depuis que la première a découvert qu’elle n’était destinée qu’à servir d’utérus au second, un homosexuel sans scrupules qui convoitait un héritage rondelet, assorti de la condition incontournable de produire un rejeton légitime.Or Monique, une fois mariée, s’est avérée stérile.À partir de ces trois cellules de base, l’auteur invente une action à multiples entrées et aux nombreuses intersections, en s’appuyant par ailleurs sur une galerie de personnages d’appoint qui donnent du relief à sa trame et de la profondeur à son propos.Ainsi en est-il, par exemple, de Bob Paquette, un promoteur immobilier fort en gueule, grossier et pétri de préjugés qui, entre deux transactions, se rue vers les bars de danseu- rs E Q U I E M Vendredi saint — 17 avril 20 h 30 La Société Philharmonique de Montréal présente SCHUBERT: MESSE EN SOL Gina Fiordaliso Soprano Maria Popescu Mezzo-soprano Guy Bélanger Ténor Gilles Denizot Baryton Choeur de l’UQAM Orchestre de la Société Philharmonique Direction Miklos Takacs Église Saint-Jean-Baptiste Angle Rachel et Henri Julien Métro Mont-Royal Admission: 20,00 $ (toutes taxes incluses) Billets en vente: Place des Arts, Réseau Admission (plus frais de service) À l'entrée de l'église, le soir du concert.ses.Ou bien de l’étrange Francis, un Français qui hante les lieux publics en éternel touriste et dont le voyeurisme, qu’il manifeste par de curieux soliloques, dévoile le tragique isolement.Ou encore de Sara, la jeune violoncelliste qui rêve de se procurer un saxophone et qui incarne, dans ce monde brutalement matérialiste, la délicatesse et l’ouverture d'un esprit porteur de fraternité.Mais je n’entreprendrai pas de raconter ici par le menu toutes les péripéties et les multiples rebondissements de ce spectacle au verbe cru et aux situations violemment contrastées.Je me contenterai de dire que tous les personnages, sauf peut-être Sara la musicienne de rue et Phil le rebelle qui essaient tant bien que mal de réinventer l’amour, sont entraînés dans une inquiétante fuite en avant, comme autant de rats affolés par une catastrophe imminente .Cette oeuvre à l’emporte-pièce, qui touche par sa franchise râpeuse et ses élans romantiques, a, il faut bien le dire, les défauts de ses qualités.L’auteur embrasse ici une manière abondante que, par inexpérience, il n’arrive pas toujours à dominer.Certains personnages très secondaires auraient gagné à disparaître, d’autres à être étoffés, même si on peut comprendre que l’objectif principal a été de rechercher un impact global et non de peaufiner chaque élément du microcosme.Michel Monty, par ailleurs, assume avec une étonnante assurance la mise en scène de son propre texte, en réunissant une bonne distribution où les quelques faiblesses, attribuables le plus souvent à l’écriture des rôles eux-mêmes, sont bien compensées par une forte majorité d'interprétations très solides.Je retiens notamment la piquante Johanna d’Anik Matern, la composition réjouissante de Denis Houle dans le personnage coloré de Bob Paquette, l’intensité troublante de Paul-Antoine Taillefer dans le rôle difficile de Francis, la fraîcheur et la vivacité de Brigitte Poupart en Sara, l’élégance cruelle du Cari de Jean-Pierre Pérusse et, finalement, la dégaine et la fougue toute en désinvolture de Benoit Vermeulen en Phil.Côté production, ne parlons pas du décor qui est fait de bric et de broc — budget de jeune compagnie oblige —, mais je m’en voudrais d’oublier l'impressionnante murale à la craie, signée Bruno Rouyère, qui exhibe les silhouettes d’une' multitude humaine sans visage, et l’excellente dramatisation musicale de Torn Rivest qui sert au mieux la fresque sociale bariolé que propose Trans-Théâtre.Qui a dit que la nouvelle génération n’avait rien à dire ?Michel Monty, un comédien sorti du conservatoire il y a quelques années à peine, donne à penser tout le contraire et, ce qui est encore mieux, son tout premier essai laisse déjà espérer une suite.CRIME DU SIÈCLE du 10 avril au 3 mai 1992 de Peter Madden traduction: Guy Beausoleil mise en scène: Alexandre Hausvater avec Louise Marleau et Monique Mercure et les concepteurs: Jean-Charles Martel François Laplante Richard Soly Jacques Lafleur Louise Campeau Ann-Marie Corbeil Harold Bergeron 3900, rue St-Denis, Montréal Réservations: 282-3900 billets également disponibles: à la Licorne - 4559, rue Papineau à la Nouvelle Compagnie Théâtrale - 4354, rue Ste-Catherine est théâtre d'aujourd'hui Direction artistique: Michelle Rossignol PHOTO RENÉ DE CARUFEL Antoine Taillefer, Anik Matern et Christian Bégin.ORCtIESTRK METROPOLIT AIN AGNÈS GROSSMANN • % ém ïj VERDI ^ Lè mercredi 15 avril 1992,20 h Église Soint-Jeon-Boptiste, ongle des rues Henri-Julien et Rochel de Shakespeare, m.en s.Jean Asselin, du 28 avril au 23 mai, mar.au ven.à 20h., sam.â 16h.et 21h.THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (8487277)— « Traces d'étoiles • de Cindy Lou Johnson, m.en s.Pierre Bernard, du 17 mars au 11 avril, mar.au sam.à 20h., dim.à 15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— • Les précieuses ridicules • et < Le médecin malgré lui » de Molière, m.en s.Guillermo de Andréa, mar.au ven.à 20h., sam.16h.et 21 h., dim.à 15h.(supplémentaires du 2 au 4 avril)— a Tailleur pour dames a de Feydeau, m.en s.Daniel Roussel, du 14 avril au 9 mai LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec (418-6488131)— Salle Octave-Crémazie: a Les fourberies de Scapin a de Molière, m.en s.Serge Denon-court, du 7 avril au 2 mai, mar.au sam.â 20h THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean, Québec (418-694-9631)— a Comédies russes • de Anton Tchékhov, m.en s.Jean-Jacqui Boutet, du 31 mars au 25 avril, mar.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazle, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Niveau Parking pré- sente a Passion Fast-Food • de Marc Doré, Miche) * Garneau, Jean-Pierre Ronfard, m en s.Michel Nadeau, du 7 avril au 2 mai, mar.au sam.â 20h.t : ' i THÉÂTRE DE L’iLE: 25 rue Laurier, Hull (819-698 , 7455)— a La chatte et le hibou » de Bill Manhoff, adaptation Josée LaBossière, m.en s.Louise Cam- '.peau, du 18 mars au 26 avril, mer.au ven.â 20h ' sam.18h.30 et 21h.30, les dim.5 et 12 avril à 15h.• , VARIETES -.-——.—ri AUBERGE LE VIEUX ST-GABRIEL: 426 rue SI-' Gabriel, Vieux-Montréal (8783561)— Souper-théâtre' i a L'étoffe et la dentelle • comédie musicale à caractère historique, dans le cadre du 350e anniversaire de Montréal, les ven.et sam.à 19h.ESPACE TANGENTE: 840 est Cherrier, Montréal (5261500)— Tangente et collaboration avec Tra- " quen'Art présente Dance Performance et Violoncelle, Au jugement dernier nous serons tous des ar- , bres, les 4-8-9-11-12 à 20h.30 ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario, Montréal.(5266582)— La P M E de l'art présente La femme, du poète, de Sylvie Lachance et Richard Ducharme, m.en s.Sylvie Lachance, du 2 au 26 avril, mar.au sam.à20h.30, dim.à16h.-r LE LION D'OR: 1676 est Ontario, Montréal (524-' 3848)— Sylvie Laliberté en spectacle, le 4 avril MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1380 ouest Sherbrooke, Montréal (2861600)- (Auditorium Maxwell-Cummings) Conférence de Jean-Claude Planchard, Michel-Ange il y a cinq cents ans, le 5 avril â 11 h — Dimanche-Esso: Pour fêter Rio- La télévision du samedi soir en un clin d9oeil 18h00 18h30 19H00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO n CBFT (R.C.) ¦2* Montréal Le téléjoumal ?L'envers de la médaille Samedi P.M.g Championnats du monde de patinage artistique LeTéié-g journal Lesg sports Cinéma : Les cigognes n'en lontqu’i leur tête —Avec Marlène Jobert fô^i WCAX (CBS) Burlington 17h / Basket Iball : Éliminatoires The Boys ol Twilight g News The Honey-mooners Night Court WPTZ (NBC) ^ Plattsburgh News News g Jeopardy I Wheel 01 Fortune The Golden Girls g The Powers That Be g Afl Salute To Sidney Polder g News Saturday NI; ht Live n CBMT(CBC) Montréal Saturday Ret x>rtg The Tommy g Hunter Show Maclean/Cherry Hockey Special Ruthless People National g Newswatch 23h45 / The Country Beat Œ) O" Le TVA ?éd.IShres La trie en couleur Top musique Cinéma : Les zéros de conduite —Am.85 Avec James Keach et John Murray AdLib Le TVA g réseau Cinéma : Hurlements Avec Romy Windsor œ ES"1 News g Hockey World Star Trek: g The Next Generation Neon Rider g Counterstrike g The Commlsh g News g News Cinéma 12 m TV5 (Télé Francophones Le tour du Québec Francololies de Montréal Journal deTFI Vision 5 Thalassa Stars 90 22h45/lcl l’Afrique Le divan (23h45) Journal télé suisse raM-01’ Ordy Omni g science Le Clap Médecine apprivoisée Parler pour parler : g Six agricultrices panent.Cinéma : Ullou en mal-Fr.89 Avec Michel Plccoll et Miou-MIou Cinéma : Qu Reinette et M atre aventures tlrabelle —Ave L de c J.Forde m s?116 Musique vidéo Voxpop Concert plus/ Alice Cooper Musique vidéo fÿô) WVNY(ABC) ^ Burlington News g WKRP in g Cincinnati Star Trek: g The Next Generation Who's the boss?g Billy g Perfect g Strangers Growing g Pains The Commlsh g WKRP In g Cincinnati Baywatch g ' a® sa 1Bh30 / X-Tendamix Soul In the City X-Tendamix Spotlight / Tevln.X-Tendamix /ôôi VERMONT ^ ETV(PBS) The Lawrence Wetk Show Austin City Limits The Creative Spirit Cinéma: The Black Narcissus—G.-B.47 Avec Deborah Kerr et Sabu Doctor Who Cinéma (23h50) sirs de Ben Cross (ôH) TQS ^ Montréal La roue chanceuse Les Simpson Elle écrit au meurtre Cinéma : La femme de la nuit—km.85 Avec Matthew Broderick et Rutger Hauer Le Grand Journal Sports Plus week-end Cinéma : Pla lemmeskvec f57l *CFE ^ (PBS) McLaughlin Group The Editors Austin City Limits The Best ol National Geographic The Adventures ol Robin Hood 22h45 / Red Dwarl 23h45 / Star Cops La télévision du dimanche soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO ci CBFT (R.C.) Montréal Le téléjouma Découverte g Surprise sur prise g Jeanne d'Arc : le pouvoir et l'Innocence g Dossiers: croyances à la carte Le Télé-g journal Scully rencontre Le sport Autosport Molson .r?) WCAX (CBS) Burlington News g Missing / Reward 60 minutes g Murder, she wrote g Cinéma : Field ol Dreams—km.89 Avec Kevin Costner et Amy Madlgan News g Cinéma : Nor Avec Matt Ad 1h Shore er WPTZ (NBC) L5J Plattsburgh On Scene: Emergency News g 1 Witness Video g Mann & Machine g Cinéma : Steel Justice-km.92 Avec Robert Taylor et J.A.Preston Roggin's Heroes Siskel i Ebert __ .Cinéma FM CBMT(CBC) Montréal The Magical World ol Disney g To Road to Avonlea g World Figure Skating Championships Gala News g Venture g Sunday Night Sportsweekef id «0 EST1 L événement Drôle de vidéo Rira bien.Salut 1 Cinéma : French Lore -Am.84 Avec Karen Allen et Thierry Lhermltte Le TVA g réseau Vision mondiale 1 ! œ BT» News g Travel Travel Skating Irom the Heart g America's Funniest Super g Showcase The Sound And The Silence g News g News Entertainment Tonight g «a TV5 (Tété Francophones L école des Ians Journal deTFI Vision 5 7 sur 7 Caractères Faut pas réver Musicales Journal télé belge Degrassl Le Clap Les liens du sang (2e/10) Fous de g la pub Histoires Inventées Cinéma : Des lumières dans la grande noirceur—Can.91 Cinéma : Une femme cherche son destin -Avec Bette Davis et Paul Henreld -Am.42 m s?” Dadabiz Transit Musique vidéo Concert intime Musique vidéo f.n?i WVNY (ABC) ^ Burlington News g Lite Goes On g America's Funniest Super g Showcase Cinéma : Seduction: Three Tales From The Inner Sanctum —Am.92 Avec Victoria Principal First Look Star Trek: The Next Generation ® sa 19h / Backtrax Clip trip Vldéocllps Spotlight / Big House Power 30 .J ’ • ¦ rôô) VERMONT ETV(PBS) All Creatures Great and Small Wild g America Naturescene Nature g The Darting Buds ol May Masterpiece Theatre g Mystery ! g The Darting Buds ol May ® Montréal 100 limite Caméra 92 Cinéma : La filature-km.87 Avec Richard Oreyfuss et Madeline Stowe Le Grand Journal Sports plus week-end Passeport Floride Cinéma ©SS Î7h30 / The Avengers Scholars for Dollars The Creative Spirit Computer Visions What UK's Raining?Cinéma : American Hot Wax Le Devoir, samedi 4 avril 1992 ¦ C-9 2® le cahier du i • ameai & PTS VISUELS Sésame ouvre-toi! Serge Murphy « Le magasin monumental » Galerie Chantal Boulanger 372, rue Sainte-Catherine ouest Jusqu'au 18 avril 1992 * Marie-Michèle Cron AUJOURD’HUI, je suis allée faire mon marché dans le magasin monumental de Serge Murphy.Il y avail une tour de Pise caramélisée, de gros biscuits qui avaient dû appartenir à Claes Oldenburg emmitouflés par du brillant, une croix et un pichet de lait rutilant hollandais, du dentifrice sur une feuille qui gondolait à Venise, il y avait tellement de choses que je ne savais plus quoi choisir.Avec leurs allures chic et leurs motifs en toc, les objets malicieux que Serge Murphy expose chez Chantal Boulanger nous narguent et nous tirent la langue : ils sont gouailleurs, drôles, sévères, iconoclastes, faméliques, dodus, tendres, appétissants, charismatiques, érotiques.ici, faire du lèche-vitrine devient une occupation angoissante.Chaque fois que nous pensons détenir la clé de leur songe, ils s’éclipsent sans crier gare et nous embobinent la tête pour sd transformer au gré de l’imagination en calvaire d’Oka ou en pâtisserie baroque.Serge Murphy fait partie de ces espèces rares que sont les collectionneurs d’objets trouvés qui aiment partager leurs trésors avec les curieux que nous sommes.Il travaille sur le coin de la table de la cuisine en écoutant les vieux succès de Brigitte Bardot et les complaintes mélancoliques tchèques de Smetana et n’ose pas faire rentrer ses invités dans sa caverne d’Ali Baba de peur de les voir déranger d'un .par étourdi et d’un oeil effaré, les conglomérats de fragments dans un faux désordre sur le sol assemblés.Et lorsqu’il les sort au grand jour pour exposer leurs histoires d’amour rabibochées, immobilisés par la colle et les vis qui les unissent pour la vie, le spectateur a de folles envies de s’enfuir avec l’un d’entre eux, loin, très loin du monde, pour savourer à satiété le fruit défendu d'un péché capital.« Je procède toujours de la même manière explique l’artiste.Je ramasse, j’accumule les choses qui me parlent et qui originent d’un univers différent, je les associe, et je fais des rapprochements par idée, par forme ou par matière, par couleur.Il y a un sens caché dans chacune des oeuvres, c’est au spectateur de le décou- pelle et nouveau musée, un collectionneur à découvrir, les dim.à 13h, 14h, 15h, et 16h — Voir avec les yeux des autres, dim.à 13h„ 14h„ 15h., 16h.NOUVEL HOTEL DE MONTRÉAL: 1740 René-Lévesqpe, Montréal (935-4243)— Crime et Passion présente le spectacle Meurtre et mystère, d'après Agatha Christie, à compter du 17 janv.les ven.et sam.à 19h.EXPOSITIONS Ateliers et galeries ARTES: 102 ouest Laurier, Montréal (271-1211)— Oeuvres de Chemiakin, Cullen, Laperrière, Riopelle, Tobiasse, Weisbuch et bronzes de Varalta ARTICULE: 15 ouest Mont-Royal, Montréal (842-9686)— Installation de Michael Fernandes, du 21 mars au 19 avril ATELIER GALERIE LA GUILDE GRAPHIQUE: 9 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (844-3438)— Impressions et collages de Danièle Desplan, du 30 mars au 15 avril AU BOUT DE LA 20:126A Lafontaine, Rivière-du-Loup (416-862-0258)— Oeuvres de André Brassard, du 1er au 26 avril, mer.au dim.LE BALCON D'ARTS: 650 rue Notre-Dame, St-Lamberl (466-8920)— Exposition permanente des oeuvres de Ayotte, Bertounesque, Brunoni, Cosgrove.Del Signore, Mudon, Tiengo, et plusieurs autres B-312 ÉMERGENCE: 372 ouest Ste-Catherine.ste 312, Montréal (874-9423)— Montages interdisciplinaires de Marc Desjardins, du 4 au 25 avril CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC A MONTRÉAL: 4247 St-Dominique, Montréal (842-4300)— Oeuvres de Béliveau.Colin, Ê/nond, Fortier, De Canna, Trahan, Tremblay et Valade, du 30 mars au 30 avril CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin Côte-tjte-Catherine, Montréal (739-2301)— Sculp-Itires récentes de Claude Hamelin, du 24 mars au 23 avril ; CENTRE DE CÉRAMIQUE BONSECOURS: 444 St-Gabriel, Vieux-Montréal (866-6581)— Le Bestiaire.exposition bénéfice annuelle, du 3 au 17 avril CENTRE COMMUNAUTAIRE ELGAR: 260 rue Elgar, Ile des Soeurs (765-7170)— Oeuvres de Johanne Brunet, du 1er au 19 avril CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX PALPAIS: 185 du Palais, St-Jérôme (432-7171)- Oeuvres de Yolande Brouillard, Ginette Bertrand et Madeleine David-Chagnon, du 8 mars au 16 avril CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 335 place d'Youville, Montréal— • Le feu sacré i le mé-tipr de pompier à Montréal de 1642 à 1992, du 14 janv.au 3 mai DAZIBAO: 279 ouest Sherbrooke, espace 311C, Montréal (845-0063)— Oeuvres de Lynne Cohen, Pfeul den Hollander et Joel-Peter Wilkin, du 28 mars au 26 avril EXPOSITION: 1124 est Marie-Anne.Montréal (276-3761)— Attitude d'artistes, deux artistes des galeries d’art contemporain, jusqu'au 4 avril, jeu ven de 15h.à 20h, sam 12h.à 18h.GALERIE D'ART DE BOUGAINVILLE: 4511 St-Denis.Montréal (845-2400)— Oeuvres récentes de Virginia P Bordeleau.du 12 au 20 avril GALERIE D'ART DU COLLÈGE MONTMORENCY: 475 bout de l'Avenir, Laval— Oeuvres de André Pelletier, du 31 mars au 26 avril GALERIE D'ART CONCORDIA: 1455 ouest de Maisonneuve, Montréal (848-3494)— Robert Ayre: le critique face â la collection, du 5 mars au 18 avril GALERIE D'ART OBSERVATOIRE 4: 2019 rue Moreau, local 203B, Montréal (521-5955)— Exposition regroupant 7 artistes latino-américains, du 27 mars au 19 avril, mer au dim, de 11h i 17h.GALERIE D'ART RELAIS DES ÉPOQUES: PHOTO DANIEL ROUSSEL Extrait de Le Magasin Monumental, de Serge Murphy.vrir ».De cette épaisseur sémantique qui révèle et nomme l’image sans la fixer, tels des cadavres exquis surréalistes enroulant les mots les plus banals jaillis de l’inconscient en phrases délirantes, les oeuvres s’ouvrent sur de multiples interprétations possibles, puisant dans l’histoire de l’art de célèbres références.Là, c’est une découpe matissienne qui ondule, ailleurs l’image récurrente du chien andalou qui blesse des yeux rougis par la peinture, un mobile aérien à la Calder, une construction brute et poétique à la Rodt-chenko ou les cercles dynamiques du futuriste italien Boccioni.Comprimées par le tracé régulier d’un disque de couleur pastel, industrielle et factice, rose pâle, bleu poudre, vert hollywoodien, orange saumoné, les figures dramatiques et légèrement surranées suspendues dans l’espace se ramassent sur elles- mêmes en tâches impures.Alors, elles se rebellent et mordent la main qui les a nourries : des cordes pous- GALERIE SIMON BLAIS 4521, rue Clark suite 100 Montréal (514)849-1165 1 St Acryli c jus Mardi au samedi de 9h30 à 17h30 et sur rendez-vous ïenis -Pierre ques sur papier ït gravures qu’au 4 avril sent comme des cheveux démêlés sur la blancheur stoïque du mur.Les matériaux pauvres que recycle l’artiste en un processus de sé-miosis illimité, styromousse, pâte à modeler, appliques murales, planches effilochées, quelquefois recouverts d’un vernis protecteur qui leur donne l’apparence luxueuse d’un glacis pictural, pénètrent dans le monde du subterfuge : faux marbre fourmillant de pâtes alimentaires et de bâtons de pop-side dorés, assemblage de plaques de bois ou des chaussons de danseuses rouges dévident du fil de fer tourbillonnant, jardin à la française avec une cage thoracique en aluminium, fruits en plâtre ébréchés.Une polysémie qui renvoie aussi aux problèmes d’une société avide d’idéaux, aux rêves des hommes tiraillés par des sentiments amoureux ambivalents.Ainsi de ce paysage nordique bercé d’eau et d’arbres peints sur du papier journal arraché, enfermé derrière des barreaux, une petite sculpture grecque, un temple de la raison surmonté par le poids de l’histoire où des morceaux de carton englués s’empilent en un magma concentré.À côté, un appareil est torturé par deux boules en plastique orange fluo enchaînées à une structure hétéroclite d’où jaillissent, comme du liquide séminal, des chutes de papier crépon blanc.Un grand pétale aquatique tel un îlot paradisiaque perdu dans une lourde urbanité est encadré de minuscules jouets masqués d’un noir pétrole : chaise roulante, télévision, borne fontaine rouge, et de lances guerrières.Dans ces méli-mélo kitsch où la surcharge l’emporte sur le dénouement, de cet art rigolard marquée par la pulsion du moment et de brèves incursions dans une enfance pas si lointaine, l’artiste pastiche nos comportements face à la pratique de la récupération et de la consommation active dans un gigantesque magasin rempli de grands vices et de petites vertus.galerie trois points Jean-Marie MARTIN jusqu'au 25 avril La galerie sera ouverte exceptionnellement dimanche 5 avril de 13h à 16h Avec la participation du ministère des Affaires culturelles du Québec 307, SAINTE-CATHERINE OUEST SUITE 555, MONTRÉAL H2X 2A3 (514) 845-5555 1516 ouest Sherbrooke, Montréal (934-0468)— Montréal d'hier ef d'aujourd'hui, artistes de la galerie, du 5 au 26 avril GALERIE D'ART STEWART HALL: 176 Bord du Lac, Pointe-Claire— 16 graveurs Norvégiens, du 28 mars au 26 avril GALERIE CHANTAL BOULANGER: 372 ouest Ste-Catherine, ste 502, Montréal (397-0044)— Oeuvres de Serge Murphy, du 14 mars au 18 avril GALERIE BROCARD: 2691 Curé Labelle, Prévost (1-224-4294)— Liquidation en permanence de Ayotte, Cosgrove, Masson, Riopelle el plus de 100 artistes canadiens, ven.au dim.de lOh.à 18h.GALERIE CITRON: 1875 ouest René-Lévesque, Montréal (939-0809)— Tableaux el sculptures des artistes de la galerie ainsi que les oeuvres de David Farley, du 27 mars au 25 avril GALERIE CLARK: 1591 rue Clark, 2e étage, Montréal (288-4972)— Judith Berry et Jean Dufresne, du 2 au 26 avril GALERIE DOMINION: 1438 ouest Sherbrooke, Montréal (845-7471)— Peintures de Georges Mathieu.jusqu'au 18 avril GALERIE L'EMPREINTE: 272 est St-Paul, Vieux-Montréal (861-4427)— Installation de Gilbert Leblanc, du 17 mars au 6 avril— Oeuvres de Louise Julien et Jean-Denis Bisson, du 7 au 27 avril GALERIE GRAFF: 963 est Rachel, Montréal (526-2616)— Oeuvres récentes de Richard-Max Tremblay et Jocelyn Jean, du 19 mars au 12 avril GALERIE HORACE: 74 Albert, Sherbrooke (819-821-2326)— Salle 1: installation-performance de Pierre Pépin— Salle 2: Expo-échange, Race el Artis-facta, du 3 au 26 avril GALERIE KO-ZEN: 532 est rue Dululh, Montréal-Oeuvres de Jean-Marie Delavalle.Henry Saxe.Ro bert Savoie, Roland Poulin el Serge Lemoyne, jusqu'au 18 avril GALERIE MADELEINE LACERTE: 1 Côte Di-nan, Québec (418-692-1566)— Oeuvres de Goulet.Alloucherie el Mihalcean.du 22 mars au 9 avril GALERIE JEAN-PAUL LADOUCEUR: 3995 est bout Lévesque, Laval (662-4442)— Oeuvres récentes de Agnès Fortin el de Mario Lacelle, jusqu'au 12 avril GALERIE SAMUEL LALLOUZ: 372 ouest Ste-Catherine, ste 528, Montréal (398-9806)- Installation vidéo de Joan Jonas el oeuvres de Naomi London.du 4 au 29 avril GALERIE ELCA LONDON: 1616 ouest Sherbrooke, Montréal (931-3646)— Oeuvres de Michèle Drouin, du 28 mars au 23 avril GALERIE MICHEL-ANGE: 430 Bonsecours.Vieux-Montréal (875-8281)— Oeuvres de Ayotle, Barbeau, Belletleur, Dallaire, Fortin, Gagnon, Lemieux, Richard el Riopelle GALERIE FRÉDÉRIC PALARDY: 307 ouest Ste-Catherine, Montréal (844-4464)— Oeuvres récentes de Jaber Luth, du 14 mars au 8 avril GALERIE BARBARA SILVERBERG: 2148 Mac-Kay.Montréal (932-3987)— Oeuvres de Bonnie Baxter.céramiques de Evelyn Grant et Greg Payee, jusqu'au 11 avril GALERIE SKOL: 279 ouest Sherbrooke, ste 31 IA, Montréal (842-4021)— Oeuvres de François Myre, du 4 au 26 avril GALERIE TROIS: 4710 St-Ambroise.ste 101, Montréal (939-1704)— Oeuvres de Faye Fayerman, du 1er avril au 8 mai GALERIE TROIS POINTS: 307 ouest Ste-Catherine.ste 555, Montréal (845-5555)— Oeuvres de Jean-Marie Martin, du 1er au 25 avril GALERIE UQAM: Pavillon Judith-Jasmin, 1400 Berri, Montréal (987-8401) — Salle J-R 120: Singulier/Pluriels, oeuvres de 8 professeurs et 8 étudiants à la maîtrise en arts plastiques, du 6 mars au 5 avril GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN: 1434 ouest Sherbrooke.Montréal (849-3637)— Oeuvres de Riopelle, Suzor Célé, Borduas, Pellan, Fortin.Ta-nobe.Joubort.et autres GALERIE ELENA VERRE D'ART: 1428 ouest Sherbrooke.Montréal (844-6009)— Oeuvres de Susan Lindsay.Sue Rankin et Paulus Tjiang.du 7 au 28 avril GALERIE VERTICALE: 1897 ouest Dagenais, Laval (628-8684)— Oeuvres de Gérald Brault, Pierre Gendron et Yves-Marie Rajotte, jusqu'au 19 avril, mer.au dim.de 12h.à 18h.INSPECTEUR ÉPINGLE: 4051 St-Hubert (coin Dululh), Montréal (598-7764)- Oeuvres de Reynald Connely, du 31 mars au 18 avril YVES LE ROUX ART CONTEMPORAIN: 5505 St-Laurent ste 4136, Montréal (495-1860)— Peintures de Louise Paille, jusqu'au 18 avril MAISON D’ART ST-LAURENT: 742 boul.Décarie, Montréal (744-6683)— Huiles récentes de Mis-sakian, jusqu'au 12 avril MAISON DU MEUNIER: 10897 rue Du Pont, Montréal (872-5913)— Oeuvres de Élisabeth Dupond et de Luc Mercure, du 3 au 26 avril MICHEL TÉTREAULT ART CONTEMPORAIN: 1192 Beaudry, Montréal (521-2141)- Oeuvres récentes de Jacques Payette, du 25 mars au 25 avril OBSCURE: 729 Côte d'Abraham, Québec (418-529-3775)— Installation vidéo de Luc Bourdon, du 2 au 26 avril OCCURRENCE ESPACE D'ART: 911 est Jean-Talon, bureau 39, Montréal— Oeuvres de P.Bois-sonnet, M A.Cossette, Evergon, J.F.Cantin, G.Dyens et M.C.Mathieu, du 4 mars au 5 avril L'OEIL DE POISSON: 25 ouest boul.Charest, Québec— Oeuvres de Noella Dionne, Michèle Lefebvre, Mario Poirier et Truong Chanh Trung, du 2 au 19 avril-Dans 25 endroits différents de la rue Car- tier à la rue St-Joseph: Exposition collective i Poisson d'Avril .25 artistes, du 1er au 23 avril PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE: 1364 chemin Ste-Marguerite, Ste-Adèle (229-2586)— Oeuvres de Gilles Boisvert, du 14 mars au 5 avril UNION FRANÇAISE: 429 ave Viger, Montréal (845-5197)— Les Éditions Albin Michel en collaboration avec l'Union Française présentent des photographies de Daniel Pons 1932/1986, du 13 au 17 avril de 9h 30 à 18h.VU CENTRE D'ANIMATION ET DE DIFFUSION DE LA PHOTOGRAPHIE: 95 Dalhousie.Québec (418-692-1322)— Travaux photographiques de Chuck Samuels, et de Bertrand Carrière, jusqu'au 5 avril WADDINGTON AND GORCE INC.: 2155 Mac-kay, Montréal (847-1112)— Oeuvres de Jean-Paul Mousseau, du 28 mars au 23 avril Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE AHUNTSIC: Maison du Pressoir, 10865 rue du Pressoir, Montréal— La culture noire vue par Charles Biddle, du 29 mars au 26 avril MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 Côte-des-Neiges, Montréal— Tableaux récents de Jocelyn Jean, du 20 mars au 26 avril— Conversations avec l'invisible, photographies de Bertrand Carrière, du 9 au 29 avril MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario.Montréal— Installation de Yves Blais et Violette Michaud, du 25 mars au 26 avril— Culture chinoise vue par Monsieur Pei-Yuan Han, du 7 avril au 10 mai MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul Monk, Montréal— Exposition de costumes de théâtre des productions Bourrées de Complexe, du 8 mars au 12 avril— Travaux récents de Janet Logan, du 16 avril au 24 mai— Tableaux de Renée Chevalier, du 16 avril au 24 mai MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Montréal— L H Lafontaine: une ville dans une ville, à compter du 22 avril MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal— Exposition qui retrace les outils qui ont permis à l'humanité de mesurer la tuile du temps, du 19 mars au 26 avril— L'histoire de Notre-Dame-de-Grâce, cartes, photographies.vidée et circuit historique, du 1er au 30 avril— Oeuvres de Sarah Singer, du 8 avril au 3 mai MAISON DE LA CULTURE PETITE PATRIE: 6706 DeLorimier, Montréal— Installation de Jacques Després, du 24 mars au 19 avril MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal-Hélène Sarrazin, sculpteure, du 28 mars au 26 avril— Aménagement de la place de la station de métro Mont-Royal, événement organisé avec la Sl-DAC et par la faculté d'Architecture de l'université de Montréal, du 22 au 26 avril Musées MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS: Château Dufresne, angle Sherbrooke et Pie 1X, Montréal (259-2575)— Rétrospective Armin Hofmann, du 20 mars au 17 mai— Frank Lloyd Wright, meubles et éléments décoratifs provenant de la collection Domino's Pizza, du 20 mars au 31 mai— Collection de verre canadien du musée, du 20 mars au 17 mai, mer.au dim.de 11h.à 17h.MUSÉE D'ART ST-LAURENT: 615 boul.Ste-Croix, St-Laurent (747-7367)— « Arts anciens et traditions artisanales du Québec • exposition permanente MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Pavillon Jean-Noël Desmarais: Snoopy entre au Musée, du 31 janv.au 26 avril— Chefs-d'œuvre du Musée Guggenheim, du 4 fév au 26 avril— Construire: un art, du 20 mars au 6 sept — Collection permanente— Ouvert du mar.au dim.de 11 h.à 18h., les mer.el sam.jusqu'à 21 h.(MUSÉE)CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 Baile, Montréal (939-7000)— Musée consacré à l'art de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de Mailres, 120,000 livres, 45,000 photographies, ainsi que des fonds d'archives importants— mer.et ven.de 11h.à 18h., jeu.11h.à 20h., sam.et dim.de 11h.à 17h.MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie.Québec (418-643-2158)— ¦ Objets de civilisation • exposition permanente — « La barque à voile ¦ exposition permanente.— • Mémoires » exposition permanente— Messages, exposition sur les moyens de communication entre les individus et les sociétés, en permanence MUSÉE MARC-AURÉLE FORTIN: 118 St- Pierre, Montréal (845-6108)— Oeuvres de Marc-Au-rèle Fortin en permanence— Ouvert du mar.au dim.de 11h.à 17h„ sauf le lundi, visite commentée pour groupes en semaine sur réservation, le dimanche à 14h 30 MUSÉE DE LACHINE: 110 chemin LaSalle.La-chine (634-3471 poste 346)— Maison LeBer-Le-Moyne: Collections du Musée, mises en situation, jusqu'au 3 janv.93— Acquisitions récentes.|usqu'au 3 janv.93— Dessins et croquis de Adrien Hébert, jusqu'au 3 janv 93— La Dépendance: SAS installation de Alain Marie Tremblay, jusqu'au 17 mai— Pavillon Benoit Verdickt: Artefacts, conservateur invité: Gérard Brisson, jusqu'au 3 mai— Oeuvres récentes de Hannelore Storm, jusqu'au 10 mai MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm.Québec (418-643-2150)— La Collection du Musée, exposition permanente— Oeuvre de David Moore, dans la Tourelle du Pavillon Baillargé— La décennie de la métamorphose, exposition collective, du 22 janv au 24 mai— Naissance et persistance, la sculpture au Québec, 1946-1961, du 8 avril au 25 oct.-William Berczy, (1744-1813) du 18 mars au 17 mai MUSÉE RÉGIONAL DE VAUDREUIL-SOU-LANGES: 431 boul.Roche.Vaudreuil (455-2092)— Oeuvres récentes de Lise Tremblay, du 29 mars au 19 avril MUSÉE DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC: 9 rue de l'Université, Québec (692-2843)— Des objets au service du savoir, jusqu'au 1er juin— 1er étage ¦ Ils signent l'histoire • Archives historiques du Séminaire, jusqu'au 20 oct — Québec en trois dimensions.à compter du 30 janv — Guerres et commémorations, jusqu'au 9 nov — 2e étage: Écoles du Nord: Hollande et Flandre, jusqu'au 5 avril— Les arpenteurs du ciel, jusqu'au 5 oct — 3e étage Les chets-d'oeuvre de la peinture religieuse eurojxéenne.jusqu'au 4 mai— Art Oriental, Jusqu'au 10 août — 4e étage: Orfèvrerie, jusqu'au 4 mai MICHÈLE DROUIN Peintures récentes «Les porte-voix» ( iiilerie Elen 1 a )iitk mi !(>!(> Sherbrooke O .Montreal.Quebec H.MI l(» • (SI t) 9.Sl-.S(Hb Membre tie I \sstn mtum Pru/essittniieUe des (îuJe ri es d'Art du < outtdtt Im CRÉATION 92 Gérard CASTONGUAY Vernissage dimanche 5 avril à 13h00 211 Woodstock, St-Lambert, Qué.Tél.: (514) 671-0078 Oampigny la plus grande librairie francophone d'Amérique expose JOHN A.SCHWEITZER Sunt Lacrimae Rerum 4380 St-Denis, Montréal.Qc H2J 2L1 Tél.: (514) 844-2587 Ouvert de 9h à 22h tous les jours, même le dimanche GERALD BRAULT - PIERRE GENDRON YVES-MARIE RAJOTTE EXTEMPOR ALIS V E K T I C A I, E MERCREDI AU DIMANCHE - 12h 6 18h - JUSQU'AU 19 AVRIL - RENCONTRE AVEC LES ARTISTES LE 12 AVRIL à 14h -1897.BOUL.DAGENAIS O.LAVAL.628-8684 Johanne Brunet oeuvres récentes jusqu’au 19 avril CENTRE COMMUNAUTAIRE ELGAR 260, rue Elgar, île des Soeurs, Verdun Tél.: 765-7170/7270 Oeuvres choisies de du 5 au 12 avril 1992 Vernissage le dimanche 5 avril à 13 heures en présence de l'artiste.Par la même occasion, on procédera au lancement du livre d’Art de Louis Bruens sur l’oeuvre de Missakian : “Qui donc est Missakian?” Plusieurs oeuvres illustrées dans ce livre seront disponibles.« Hommage à Mozart » 14 x 18 no.ctUoIsom dcA/tt Qt-^auiteint 742, boul.Décarie, Ville St-Laiirent Tél.: (514) 744-6683 HEURES D'OUVERTURE: Mm.Mer.: IPh i 18h—J«u.Ven : lOh à 19H30—S»m.: lûh i 17h—Dim.: 13h à I7h Centre Canadien d'Architecture/Canadian Centre for Architecture Musée et centre d'étude voué à l'architecture et son histoire Une Arcadie anglaise 1600-1990 Jardins et bâtiments sous la garde du National Trust Avec des oeuvres tirées des collections du CCA Dans les grandes salles du CCA jusqu'au 19 avril 1992 Cette exposition examine un aspect de la vie champêtre qui a marqué l'art et la culture des îles Britanniques au cours des quatre derniers siècles, et qui a influencé les architectes paysagistes d'Europe et d'Amérique du Nord.Pour plus de renseignements veuillez composer le (514) 939-7026 Les salles d'exposition et la Librairie du CCA sont ouvertes aux heures suivantes: mercredi et vendredi, 1 1 h à 18h jeudi, 11 h à 20h samedi et dimanche, 11 h à 17h 1920, rue Baile, Montréal, Québec, H3H 2S6 Stations de métro Guy-Concordia et Atwater Stationnement disponible. C-10 ¦ Le Devoir, samedi 4 avril 1992 041 Mai! isirao ' le cahier du t • ameai ARTS VISUELS CHARLES GAGNON La photo comme discipline métaphysique 5^.;: r~ - 'i- - sC Jean Dumont PARLER PEINTURE et photographie avec Charles Gagnon, qui mêle remarquablement ces deux médiums dans les oeuvres exposées jusqu’au 11 avril, à la Galerie René Blouin, aurait très bien pu être une façon de parcourir la période faste de l’histoire de la modernité artistique au Québec, en s’appuyant sur des noms connus, des mouvements, des dates, des souvenirs d’expositions.Mais Charles Gagnon entretient de curieuses relations avec l’histoire, cette fiction qui veut faire de l’expérience mouvante un savoir établi, et de la dérive une navigation savante.Sans qu’il le dise en des mots définitifs j’avais l’impression, en l’écoutant, qu’il faisait du passé quelque chose de léger.Le contraire de la pierre que nombre d’entre nous portons au cou.Un passé qui, loin de nommer, de catégoriser, de figer, ne serait pour lui qu’une sorte de prétexte au mouvement.Un peu comme s’il portait toujours l’histoire devant lui, et qu’il soit un homme d’horizons, plutôt que de frontières.Je n’en veux pour exemple, entre bien d’autres, que cette façon de refaire, tout récemment, un voyage au déserts américains qui l’avait profondément impressionné il y a quelques années.Non pas par quelque nostalgie du retour, mais au contraire pour réaffirmer, se réapproprier la marque laissée au fond de lui, la réactualiser et en faire un présent dynamique.C’est sûrement dans ce refus de l’immobilité, dans cette notion exigeante de l’instant, dans sa négligence des classifications, qu’il faut chercher les raisons de la relative discrétion de sa présence dans la mémoire populaire.Il n’a pas été rejeté, loin de là, ses expositions ont été nombreuses et généralement favorablement accueillies par le public et la critique, mais il y a plus de dix ans qu’on n’a pas sollicite de lui un entretien.Si on y pense un instant, on associe son nom à ceux des Molinari, Saxe, Comtois, McEwen, Hurtubise, Gaucher, ou Tousignant.Mais il n’empêche qu’existent toujours autour de lui, dans nos mémoire, un flou imperceptible, une distance légère, comme s’il n’y occupait pas toute la place qui lui revient.Une pudeur peut-être.L’exposition actuelle est composée de polyptyques dans lesquels voisinent des photographies noir et blanc de grand format, et des peintures monochromes aux couleurs foncées.« Je suis profondément touché par les réactions du public, dit Charles Gagnon.Les visiteurs acceptent d’entrer en contact avec les oeuvres.Us y découvrent des liens, des correspondances, qui me surprennent.C’est pourquoi, je ne veux pas en parler trop en détail moi-même.D’abord parce que ce serait très difficile, pour moi qui ne pars jamais d’aucune théorie préalable à mon travail, mais surtout parce que j’au- Hlstoùre naturelle, de Charles Gagnon.rais peur de fermer le sens des oeuvres.Je suis persuadé que nous nous appuyons, dans nos rapports avec les oeuvres d’art, sur une mémoire extrêmement longue, peut-être génétique.C’est le cas, par exemple, des images que fait naître en nous la photographie dans laquelle nous voyons immédiatement un paysage.Mais c’est aussi celui de la couleur.Nous associons toujours le bleu à l’eau ou au ciel, le rouge au feu ou au soleil, le vert à la nature.Les couleurs nous touchent par leur côté sensible; elles sont donc toujours une forme de représentation, même dans les toiles les plus cérébrales.C’est pourquoi les débats qui n’en finissent pas, encore aujourd’hui, sur les légitimités respectives de la figuration et de l’abstraction n’ont au- E X P O «VENTE FEMMES PEINTRES LES FEM1 MpUSES 92 \ SAMEDI ET DIMANCHE 11 ET 12 AVRIL DE MIDI À 18 HEURES Pratt & Whitney Canada lOOO.BOUL MARIE-VICTORIN Longueuil Renseignements : 647-2355 UNE INITIATIVE DE PRATT 6r WHITNEY CANADA AU PROFIT DE CENTRES DACCUEIL POUR FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE CONJUGALE LES FEMMEUSES 92 Nicole Malenfant Susan Brainerd Alain Marcella Maltais Hannah Alpha Louise Masson Danielle April Louise Mercure Anne Ashton Francine Noël Bobby Atkinson Suzanne Olivier Iris Shklar Ballon Nicole Panneton Nycol Beaulieu Carole Pellerin Lorraine Bénie Josée Pellerin Shari Blaukopf Jeannette Perreault Molly Lamb Bobak Josée Perreault Marie-Claude Bouthillier Jeanne Rhéaume Thérèse Brassard Lili Richard Andrée Brochu Danièle Rochon Lynda Bruce Sylvia Safdie Kittie Bruneau Claude Saint-Jacques Caroline Bussières Dominique Sarrazln Ghitta Caiserman-Roth Marian Scott Monique Charbonneau Sheila Segal Liliane Clément Bertha Shenker Nathalie Cloutier Carole Simard-Lallamme Diane Collet-Larichelière Lorraine Simms Suzanne D'Aniou Francine Simonin Eve Damie Jorl Smith Monique Danis-Bastien Tobie Stemhouse Liz Davidson Françoise Sullivan Sara Day Miyuki Tanobe Clémence Desrochers Odette Théberge Michèle Drouin Françoise Toumssou* Marcelle Ferron Karen Trask Nicole Foreman Nathalie Turcotte Lise Fradet Angèle Verrel Thérèse Joyce-Gagnon Andrée Vézina Élêne Gamache Marion Wagschal Violaine Gaudreau Jackie Rae Wloski Elisabeth Geraghty Natacha Wrangel Raymonde Godin Healher Midori Yamada Betty Goodwin Marina Gavanski Zissis Vivian Gottheim Alice Zwarts Suzanne Grisé Denise Guay • Catherine Henripm Deborah Herman Chantaie Jean Suzanne Joubert Thérèse Laçasse Sophie Lanctôt Hélène Larouche Suzanne E.LeClair Rita Letendre cun sens.« Dans cette exposition, j’ai utilisé la couleur d’une façon tout à fait différente de ce que j’avais fait jusqu’ici.J’ai voulu qu’elle ait là une masse, qu’elle soit une matière, dense, et qu’elle soit porteuse de sens dans cette matière même.D’un certain côté, cette production me rapproche de celle de la fin des années 60.Après la série des tableaux blanc et noir, très épuré1;, j’avais arrêté de travailler pendant quelque temps.Certains disent quatre ans, mais en réalité ce ne fut qu’un an et demi ! Toujours est-il que, quand j’ai recommencé, j’ai éprouvé le besoin de brouiller mes cartes.Comme si je voulais me sortir du purisme et du minimalisme en donnant corps à la matière, et laisser chez moi s’exprimer le côté sensible.J’ai toujours aimé la nature et toujours essayé de me détacher des formes.» Il n’est pas étonnant que Charles Gagnon, qui a toujours eu peur d’être enfermé dans un quelconque processus de fabrication, se soit méfié du geste comme moyen d’expression sensible.« Je n’ai rien contre le gestuel, dit-il, mais il devient, trop facilement, un simple style, le terme étant entendu non comme expression de soi, mais comme marque d’une école, pour ne pas dire d’une mode.Ce fut d’ailleurs la maladie de toute une peinture des années 80 qui voulait pourtant, à juste titre, s’éloigner du conceptuel.Encore aujourd’hui, à l’Université d’Ottawa, on trouve des élèves de 4e année qui peignent dans le style de l’expressionnisme allemand ! Laisser la matière exprimer le sensible ne veut pas dire abandonner toute logique.Les chiffres et les lettres qui marquent les bordures de mes tableaux disent en fait le besoin de la mise en ordre.Les chiffres en sont le moyen instinctif, les lettres le moyen abstrait.Les nombres qui se succèdent correspondent aux termes d’une série de Fibonacci, cette suite mathématique dont la limite est ce Nombre d’or qui a imprégné tout l’art classique.La présence de la photographie dans les oeuvres, aux côtés de la peinture, est une autre manifestation de l’équilibre qui nous constitue.J’ai toujours pratiqué la photographie.Nombreux sont ceux qui pensent que je prends des photos pour me constituer une réserve de formes, alors qu’en fait je ne la pratique que pour apprendre le monde.Je pense que la photo, comme discipline, est essentiellement métaphysique.Il est vrai que le temps, en elle, est figé, qu’il n’existe pas, mais par contre tout ce qui est en elle, hormis ce paramètre, peut toujours être JABER LUTFI oeuvres récentes Salle 2 CHRISTIAN TISARI LORRAINE BÉNIC jusqu’au 8 avril La galerie sera ouverte exceptionnellement dimanche le 5 avril de 13h à 16h GALERIE FREDERIC PALARDY 307 rue Ste Catherine Ouest Suite 515 Montréal (514) 844-4464 Mar au ven.de 11h à 18h sam.de 11h à 17h Georges Mathieu jusqu’au 18 avril GALERIE DOMINION 1438, me Sherbrooke ouest Mar.au ven.: lOh.A 17hJO 845-7833/845-7471 sam.: lOti à 17h llll ART CONTEMPORAIN Randy Saharuni « Dans les coulisses du désir» Vernissage le 5 mars à 14h.jusqu’au 26 avril 205, rue Montcalm, Hull (Québec) Tel.: (819) 771 -21 22 Tous les jours de 12h à 17h, fermé le lundi 50% oÂsfa*.50% a ooa VENTE ANNUELLE 28 MARS - 11 AVRIL 276-2872 50% 5190 ST-LAURENT 50% CENTRE D'EXPOSITION ART CÉRAMIQUE CONTEMPORAIN JARDINS DE LA MÉMOIRE ROBIN CAMPBELL EVELYNE KELYAN JACKI DANYLCHUK SARLA VOYER DERNIÈRE JOURNÉE 372 rue Sainte-Catherine ouest, suite 444 Tél.: (514) 393-8248 ___ vérifié.Elle dit toujours une réalité qui existe hors d’elle, alors que ce qui est à l’extérieur du tableau n’a jamais existé, la peinture est complètement inventée.Le fait qu’on puisse deviner l’antérieur de la photo est sans doute la raison qui nous la fait paraître plus familière, beaucoup plus proche de notre expérience.Quand je regarde une photographie, je ne peux m’empêcher de me dire que ce qui est à gauche et à droite d’elle est sans doute là aussi en profondeur, jusqu’à l’infini; donc, dès que l’on ressort de l’oeuvre, en tant que spectateur, on fait partie de ce même espace temps.J’ai lu un jour qu’il existait, en Amazonie, une tribu dont tout le vocabulaire était basé sur les deux concepts constitutifs de l’existence: ceux de percevoir et de concevoir.Et j’ai tout de suite compris que la photo, telle que je l’utilisais était très différente de l’art, ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas une photographie d’art ! Mais photographier, pour moi, c’est percevoir, peindre c’est concevoir.Et cette notion de la perception est tellement importante que quand je me promène dans le monde avec un oeil de photographe, la réalité devient une performance (au sens artistique du terme) d’une infinie richesse.La marche, par exemple, n’est-elle pas en soi une sorte de danse, et les espaces pleins ou vides, positifs ou négatifs qui nous entourent, une forme d’installation ?» Heureux Charles Gagnon, qui a su ne pas faire une catégorie nouvelle de son refus obstiné de la catégorisation et qui, depuis sa première exposition à Artek, en 1959, jusqu’à celle d’aujourd’hui qui ne peut manquer de faire de nous d’heureux complices, n’a jamais cesser de faire l’expérience de la peinture.De se glisser avec elle au iarge des théories, de ne s’en approcher que pour les reconnaître, et cingler à nouveau vers des horizons libres.Galerie René Blouin, 372, rue Sainte-Catherine ouest.LES PRODUCTIONS DÏÏjDlAlC If JAMES BROWN oeuvres récentes Pour rendez-vous James Rousselle 466-8258 Jean-Paul Mousseau œuvres majeures jusqu'au 23 avril 1992 WADDINGTON & GORCE INC.2155 rue Mackav Montréal.Québec Canada H3G 2J2 Tél.: 1514) S47-1112 Fax: (514) N47-1113 Montréal d'h et d'aujourd'l « Scènes de rur 5 au 26 avril 1Ç Vernissage dimanc le 5 avril à 13h avec les artistes de la Galerie fr)/) ®alerie d’ArtQ: ie d ArtQ?dà (Q/u 1516, rue Sherbrooke ouest, Montréal Renseignements: 934-0468
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