Le devoir, 7 avril 1992, Cahier B
SOCIETE CAHIER Le Devoir, mardi 7 avril 1992 Le référendum confisqué?Le journaliste Claude V.Marso-lais vient de consacrer une étude au référendum de 1980, dans laquelle il soutient que cette consultation fut en quelque sorte confisquée au profit des intérêts du Parti libéral et du Parti québécois.Gilles Lesage en a fait une lecture critique.Page B-5 L’extrême droite française Le Front national, parti d’extrême droite xénophobe, a fait bonne figure aux dernières élections régionales françaises.Frédéric Bastien, de l'Université de Montréal, rappelle les origines de la nouvelle vague de l’extrême droite en France, origines qui coïncident avec l’accession au pouvoir des socialistes, en 1981.Page B-8 Le cinéma africain : le cri du désespoir Pour une huitième année d’affilée, le festival du cinéma africain prend l’affiche à Montréal.Il nous offre une panoplie de films aux thèmes variés mais qui racontent souvent les difficultés de l’Afrique d’aujourd’hui, après les promesses non remplies des guerres de libération des années soixante.Page B-3 Mozart récidive L’Opéra de Montréal nous convie à une fête « mozartienne », question de faire durer les festivités autour de l’anniversaire de la mort du musicien.Il y en aura pour tous les goûts, de l’opéra plus traditionnel, certes, mais aussi des spectacles plus surprenants.Les marionnettes seront notamment au rendez-vous.Page B-3.LA MÉDECINE TIRAILLEE entre le devoir de soigner et la capacité de payer Jean Francoeur COMBIEN de vies pourrait-on sauver par le dépistage précoce du cancer du sein ?Devrait-on, par exemple, offrir à toutes les femmes du Québec de 50 à 70 ans de passer aux deux ans une mammographie ?Quel serait le prix d’une telle mesure de prévention ?La question a été posée au Conseil d’évaluation des technologies de la santé (CETS) du Québec.La réponse est venue.La probabilité de réduction de la mortalité serait de l’ordre de 35 %, soit 238 décès de moins.Quant aux coûts du programme, ils s’élèveraient à quelque 25 millions de dollars par année : 117 000 dollars par vie sauvée, 5700 dollars par année/vie supplémentaire.Le Dr Maurice McGregor, président de cet organisme créé il y a quatre ans, s’est servi de cet exemple pour illustrer le mandat qu’il a reçu du ministère de la Santé et des Services sociaux.Le Dr McGregor l’évaluation des technologies de la santé.En réalité, en ce qui touche la mammographie, de l’aveu même du Dr McGregor, les choses sont un peu pie: plus complexes que les données résumées ci-haut.Ces examens sont déjà largement répandus, il s’en fait au Québec pour 10 millions de dollars par année, mais 55 % de ces examens sont faits sur des personnes qui n’appartiennent pas au groupe d’âge où la valeur preventive d’une telle procédure est jugée optimale.Mais les résultats d’une telle étude évaluative ne résout pas, on en convient, toute la question du consensus social quant à Inaccessibilité des services.La technologie médicale coûte de plus en plus cher.Jusqu’où faut-il aller pour sauver des vies ou améliorer des soins?prenait la parole à lbuverture du colle oque Jean-Yves-Rivard qui s’est ' 27 mars.- tenu à Montréal le vendredi î Organisé chaque année depuis^ ’’admii ans par le département d’adminis tration de la santé de la faculté dé médecine de l’Université de Montréal, ce colloque s’est imposé comme un des rendez-vous les plus courus par les gestionnaires et les professionnels de la santé, un lieu de dialogue fécond entre les administrateurs et les médecins.Le thème en était cette année : la gestion et Que répondre en effet à une jeune femme de 30 ans à laquelle le médecin traitant a prescrit un tel exa- men sans justification apparente ?doit-il, dans Comment le radiologiste ces circonstances, exercer la discrétion qui est la sienne, lui à qui l’on demande d’avoir toujours « la main sur le robinet », selon l’expression du Dr François Laroche, chef du département de radiologie à l’hôpital du Saint-Sacrement à Québec ?PHOTO JACQUES NADEAU À l’hôpital Anna-Laberge, de Châ-teauguay, l’ordinateur est placé à côté du patient, offrant ainsi au personnel un accès immédiat à son dossier.Il y a également d’autres facteurs rèt qui, concrètement, peuvent influen cer l’efficacité d’un tel programme de dépistage précoce.Selon le Dr Claude Poirier, ingénieur et médecin, directeur des services professionnels à l’hôpital Saint-François-d’Assise, également de la Vieille Ca- pitale, l’efficacité de la mammographie dépend largement de la qualité très variable des équipements disponibles, donc des investissements qu’il faudrait consentir.Elle dépend aussi de ce que le Dr Poirier appelle la « spécificité » des radiologistes eux-mêmes.Car, en fait, il n’y a encore au Québec qu’une poignée de spécialistes à pratiquer ce type d’examen, donc à posséder l’expertise nécessaire.Depuis l’invention du stéthoscope par le Dr René Théophile Laënnec en 1819 jusqu’à la tomographie axiale informatisée, les moyens techniques mis à la disposition des médecins pour accomplir leurs tâches de « consoler, soulager et guérir » ont fait des pas de géant.En outre, il est reconnu que le développement technologique est le principal facteur de la croissance des coûts des soins de santé.Et ce n’est qu’un début, paraît-il.D’où les interrogations.Dans le public, la technologie médico-hospitalière évoque l’image d’une quincaillerie de plus en plus perfectionnée et coûteuse.Mais la définition qu'on en donne en ces milieux est beaucoup plus englobante.Voici celle que propose le Dr Renato Battista, directeur du service d’épidémiologie clinique à l’hôpital Général de Montréal : non seulement l’ensemble des instruments, appareils, médicaments et procédures utilisés dans la prestation des services de santé, mais aussi l’organisation assurant la prestation de ces services.Comme quoi, M.Marc-Yvan Côté, à la manière de monsieur Jourdain, en refondant la loi d’organisation des soins de santé, faisait de la haute technologie sans le savoir ! Ou peut-être le savait-il.La technologie est préventive, curative, de réadaptation ou palliative, Voir page B-2 : Médecine LA GRANDE BRETAGNE en élections 1 - La santé, dernier bastion de l’Êtat-providence Les travaillistes soupçonnent les conservateurs de vouloir privatiser les soins mais n'ont pas de remède miracle pour combler le gouffre financier (LE MONDE) —Pour la première fois depuis leur éviction du pouvoir en 1979, les travaillistes britanniques ont une chance de remporter la majorité à la Chambre des communes lors des élections législatives du 9 avril.Ils vont bénéficier en quelque sorte d’un double « effet Thatcher ».La « dame de fer » n’est plus là pour rallier à elle les tenants d’un conservatisme pur et dur, tandis qu’une grande partie de la population est fatiguée des conséquences économiques et sociales du thatcherisme et rêve d’alternance.M.John Major risque detre perdant sur les deux tableaux, car il n’a su ni rompre suffisamment avec les aspects les plus radicaux de la politique précédente ni assurer la continuité.Les travaillistes au contraire ont parachevé leur mue idéologique.Sous l’impulsion de M.Nell Kinnock, venu de l’aile gauche du Labour, ils ont gommé les propositions les plus extrêmes de leur programme, que ce soit en matière de défense, de fiscalité, de nationalisation ou de politique européenne.Ils n’ont certes pas gagné la confiance de la City, mais ils n’effraient plus les classes moyennes, qui n’ont pas été épargnées par la crise.Comme depuis une dizaine d’années, le parti « centriste», qui s’appelle maintenant démocrate-libéral, espère jouer les trouble-fête et empêcher les conservateurs comme les travaillistes d’obtenir une majorité absolue aux Communes.Il serait alors en mesure de monnayer son indispensable appui contre une réforme électorale.L'actuel scrutin majoritaire uninominal à un tour écrase les petites formations tandis que la proportionnelle pourrait assurer aux démocrates-libéraux un rôle permanent de force d’appoint.Si la différence entre les travaillistes et les tories est très faible, ils peuvent y parvenir; dans le cas contraire, leur rêve sera encore remis à la prochaine échéance.Laurent Zecchini Le Monde LONDRES - Le choc des photos : la frimousse de Jennifer Bennett, cette petite fille mise à contribution par le Parti travailliste pour illustrer sa campagne de dénonciation du « scandale » des listes d’attente dans les hôpitaux du Service national de santé (NHS), valait tous les discours.La douleur — visible — de Jennifer, accompagnée d’un sobre commentaire pour expliquer que sa famille n’avait pas les moyens de la faire soigner par des médecins pri- a’un vés, s’inscrit dans le registre d’un marketing politique peut-être contestable, mais efficace.Vraie ou arrangée, l’histoire a fait mouche, parce que des millions de Britanniques y ont cru.La raison ?Il y a probablement plusieurs milliers de Jennifer en Grande-Bretagne.Les listes d’attente des hôpitaux publics sont le côté le plus contestable et le plus caricatural du fonctionnement du NHS : comment se vouloir le garant du principe sacro-saint d’une médecine publique, gratuite et égale pour tous quand celui- ci est si quotidiennement bafoue Y Comment surtout admettre l’établissement de facto d’une médecine « à deux vitesses», qui dirige les malades les plus riches vers le secteur privé et contraint les moins aisés à des délais pénibles ?La question des listes d’attente révèle les carences criantes du Service national de santé, qui servent, pour Voir page B-2 : Grande-Bretagne Les 8èmes Journées du cinéma africain et créole > du 7 au 12 avril Cinémathèque québécoise - Cinéma ONF (Complexe Guy-Favreau) - Cinéma Festival -Avez-vous vu les expositions ?Avez-vous vu les spectacles ?-Avez-vous goûté aux plats exotiques avant d'aller aux VUES D'AFRIQUE ?INFORMATION: (514) 849-2085 En collaboration avec LE DEVOIR et B-2 ¦ Le Devoir, mardi 7 avril 1992 LA MEDECINE TIRAILLEE Le médecin et le gestionnaire : deux univers qui s’entrechoquent Jean Francoeur GRÂCE aux progrès de l’informatique qui leur permettent d’aller plus rapidement et de traiter des cas plus complexes, les ingénieurs d’aujourd’hui sont-ils meilleurs que ceux d’il y a 20 ans qui n’avaient a leur disposition que la règle à calcul ?Non, répond d’emblée le Dr Claude Poirier, directeur des services professionnels à l’hôpital Saint-François-d’Assise à Québec.Il en va de même, dit-il, des sciences de la santé et de la médecine plus particulièrement.Le Dr Poirier sait de quoi il parle : avant d’entreprendre ses études en médecine, il avait en poche un diplôme d’ingénieur décerné par l’École polytechnique de Montréal.Les nouvelles technologies, dit-il, permettent aux médecins d’aller plus loin que jamais dans la précision diagnostique (technologies de laboratoire et imagerie médicale), de traiter des cas toujours plus compliqués (anesthésie et monitoring des fonctions vitales), de traiter de façon moins envahissante (chirurgie par laparoscopie, sous microscopie, par laser), d’obtenir des résultats plus rapidement (bilirubinémie, cap-nograpne, informatisation du dossier médical), de rendre les patients plus autonomes (c’est le cas de la nouvelle pharmacopée, psychiatrique, cardiaque, rénale.) « Est-ce que les médecins de 1992 sont meilleurs que ceux de 1972 ?Non — ils ont cependant beaucoup plus d’outils à leur disposition qui leur permettent de rechercher le meilleur bien-être de leur patient.« Car, dit-il, c’est encore la motivation de la très grande majorité des médecins : la recherche du bien-être par une guérison totale ou partielle, par une diminution de la morbidité, de la douleur, par une amélioration de la qualité de vie des derniers jours, par une réadaptation plus rapide .Les médecins utilisent la technologie parce qu’ils croient en son utilité.» Mais les technologies ont un coût, reconnaît le Dr Poirier.Et toute décision en ces matières sera un compromis entre ce que la société peut se payer et le bien-être qui peut en résulter.Il arrive cependant que le développement technologique se fait à un rythme si rapide que les standards de pratique se modifient même à l’intérieur d’un cycle de formation en spécialité.En cet égard, la profession médicale semble avoir perdu le contrôle sur l’évaluation de ce qu’elle fait : « On évalue les technologies nouvelles, mais on ne se préoccupe que très peu des anciennes.On examine les technologies coûteuses, même si une large part des coûts en capital du réseau en soins de santé est attribuable à un ensemble de techniques moins coûteuses individuellement mais très chères collectivement.» « La difficulté majeure, selon le Dr Poirier, réside dans les différences fondamentales entre les gestionnaires qui poussent le concept de l’évaluation et les professionnels qui peuvent s’en passer ! » Quels sont les critères retenus par les médecins pour justifier l’achat d’équipement ?Un rapport fait par le Centre de recherche en droit pu- PHOTO JACQUES NADEAU I |T7^ ?Y j * % Un robot servant aux analyses de laboratoire & l’hôpital Anna-Laberge.Une foule d’opérations sont aujourd’hui mécanisées et Informatisées dans les hôpitaux.blic de l’Université de Montrél sous la direction de M.Guy Rocher, également conférencier au colloque Jean-Yves-Rivard, lève le voile sur cette motivation.Les médecins attendent de la technologie : des bénéfices pour les patients, le fait de faciliter le travail, la qualité de la médecine, l’avancement professionnel, la sécurité légale, le Brestige personnel et le désir d’amé-orer leurs conditions de travail et leurs revenus.Leurs vis-à-vis, les gestionnaires, sont guidés par d’autres critères, parmi lesquels : la vocation de l’hôpital, le rapport coût/bénéfices, le prestige de rinstitution, l’achat de la paix médicale, l’équilibre entre les départements et les services, les possibilités de financement et la valeur • intrinsèque du dossier.Vous noterez, dit le Dr Poirier, que ' l’évaluation de la technologie elle- ' même n’apparalt nulle part, ni chez les uns ni chez les autres.Où trouver la solution ?À son avis, l’existence d’un conseil d’évaluation des technologies de la santé est toujours pertinente à condition de concentrer ses efforts sur • certains traitements controversés et coûteux ainsi que sur des traite-' ments appliqués sur une vaste échelle mais sans jamais avoir été évalués.Le Conseil devra également împû- ’ quer davantage de médecins, et notamment ceux qui ont la charge de gérer les ressources hospitalières, à savoir les chefs de département.Selon le Dr Poirier, le chef de dé- Eartement est le seul à pouvoir poser ses collègues les trois vraies questions : quelles sont les répercussions cliniques de vos interventions ?quelle est l’ampleur de ses répercussions ?et cette ampleur compense-t-elle les coûts de l'intervention considérée?I • Curieusement, souligne-t-il en con-' elusion, les directeurs des services professionnels, tous médecins, sont absents du Conseil.C’est par eux pourtant que passent 90 % des demandes de renouvellements en équipements et en nouvelles technologies, et qui doit arbitrer les choix.Quand la radiologie éternue, tout l’hôpital attrape la grippe Jean Francoeur DEPUIS une quinzaine d’années, le débat sur la technologie comme facteur d'accélération des dépenses publiques de santé porte le plus souvent Sur l’appareillage lourd, à prix unitaire élevé, tel que le scanner, la résonnance magnétique nucléaire, plus récemment le lithotriteur, ou sur des procédures à caractère spectaculaire, comme les greffes d’organes.Ainsi parlait la commission Rochon dont le rapport remonte à 1988.Et pourtant, dans les 30 dernières années, une multitude de petits changements plus discrets sont intervenus dans les techniques de soins (par exemple, le materiel à usage unique) sans qu’on en connaisse l’incidence économique, écrivait M.Gérard de Pouvourville, chercheur à l’École polytechnique de Paris, dans Une « synthèse critique » publié par la commission.En outre, les techniques existantes connaissent des améliorations graduelles (développeur automatique des films, analyseur multi-paramé-trique en biologie) qui, en principe, devraient améliorer la productivité du travail des soignants, mais dont on ignore l’impact réel.Si bien que certains en arrivent à penser que ce sont moins les innovations majeures qui gonflent les dépenses de santé que l’accumulation de ces petits changements plus ano- dins.D’où l’on voit que le contrôle direct exercé par le ministère sur l’acquisition d’équipements sophistiqués et coûteux, par le biais d’une procédure d’autorisation, sera toujours insuffisant.À cette modalité de rationnement sélectif, s’ajoute un mécanisme plus simple et, en principe, plus efficace de plafonnement des crédits mis à la disposition des centres hospitaliers.L’enveloppe budgétaire fermée oblige les médecins (les « producteurs de soins », dans le jargon économico-technocratique) à débattre entre eux, sous l’oeil plus ou moins impuissant des gestionnaires, d’une utilisation plus judicieuse de ces ressources.L’attention se tourne alors sur le chef de département clinique.Ce dernier se défend d’être la « police » chargée de discipliner l’activité de ses collègues.Ironie du sort, le projet de loi 120 dans sa version finale, adoptée à la suite des trois jours de grève des médecins le printemps dernier, confirme et même renforce les responsabilités du chef de département clinique à l’hôpital.Sous la responsabilité du directeur des services professionnels (un autre médecin, obligatoirement), le chef de département coordonne les activités, des médecins du département dont il gère les ressources, il en élabore les règles d’utilisation et veille à leur respect par ses collègues qui, le cas échéant, peuvent être l’objet de sanctions allant jusqu’à la suspension de leur droit d’exercer à l’hôpital.Mais le débat ne se fait pas qu’entre le chef de département et ces collègues médecins, il se fait aussi entre les départements du même hôpital qui se disputent des ressources limitées.On l’a vu lors d’un conflit de l’obstétrique-gynécologie de la Cité de la santé de Laval qui opposait moins les accoucheurs aux administrateurs que les médecins entre eux.Il n’en reste pas moins que la radiologie se retrouve sur la sellette plus souvent qu’à son tour, tant ses dépenses grèvent rapidement le budget d’un hôpital.« Quand la radiologie tousse, c’est tout l’hôpital qui attrape la grippe », dit le Dr François Laroche, chargé du dossier des nouvelles technologies à la Fédération des médecins spécialistes du Québec.Il ajoute : « Quand le chef de département obtient l’autorisation d’acquérir un nouvel équipement, tous les autres médecins lui font la gueule, parce que cela signifie qu’ils n’ont plus de budgets pour longtemps dans leur propre département.» Et le gestionnaire dans tout ça ?Il lui arrive de donner des petites tapes sur les doigts, dit le Dr Laroche.Mais, dans l’ensemble, il ne contrôle pas grand-chose en ces matières, estime le Dr Luc Boileau, vice-doyen de la faculté de médecine de l'Uni- versité de Sherbrooke.Le gestionnaire se scandalise parfois de l’utilisation abusive « des bé-belles de docteurs ».Le Dr Boileau, qui est également directeur des services professionnels de l’hôpital Charles-Lemoyne, cite quelques « aberrations plus ou moins anecdotiques » : tels le suicidaire qui passe un mois aux soins intensifs pour ensuite sortir de l’hôpital et aboutir à ses fins, ou le cancéreux de 96 ans, chimiothérapisé, qui se retrouve aux soins intensifs où on le ranime à la suite d’un arrêt cardiaque.Le gestionnaire ne contrôle ni l’efficacité ni l’efficience des technologies et n’exerce qu’une influence marginale sur leur utilisation, par exemple en rationnant le support nécessaire.Ne pas remplacer un tube brûlé pour réduire le nombre d’examens en radiologie, refuser des cas d’insuffisance rénale parce que l’hôpital a épuisé son quota de filtres, limiter les interventions chirurgicales par défaut de prothèses disponibles, tous ces subterfuges ne résistent pas longtemps au tollé qui s’en suit ou la profession mobilise son puissant médico-politique, dit-il.Il n’y a qu’une voie de solution : responsabiliser le médecin, lui imposer de faire des choix, l’inviter à trouver l’amalgame viable entre les besoins de la clientèle, les contraintes financières et ses intérêts de producteur.^ Grande-Bretagne les besoins de la campagne électorale, de puissant argument politique.Les Britanniques critiquent volontiers le NHS, mais ils y sont aussi viscéralement attachés, même s’il connaît une crise financière structurelle et s’il est soumis depuis un an à une réforme qui le secoue de fond en comble.C’est cette réforme, dont l’enjeu relance le débat sur la privatisation de la santé, qui est en cause.La « bataille du NHS » est âpre.Le traumatisme de 1929 D’abord parce que ce fameux Service représente le dernier bastion de l’État-providence (le Welfare State), concept né pendant la seconde guerre mondiale, sous l’impulsion de Lord Beveridge : à l’époque, le traumatisme de la crise ae 1929 restait vivace et il s’agissait de faire passer dans les faits le principe d’une responsabilité nationale en matière d’assurance et d’assistance sociales.Résultat : en 1948, un service de santé nationalisé, financé par l’impôt, était créé.La seconde raison est que la polémique sur le NHS n’est en fait que la continuation de la très ancienne rivalité entre conservateurs, partisans de l’économie de marché, et travaillistes, défenseurs du maintien de l’intervention de l’État dans les mécanismes socio-économiques.Les premiers ont imposé leurs vues durant les « années Thatcher », au cours desquelles des pans entiers du secteur public ont été privatisés, et les seconds ont procécé à un ag-giomamento politique qui leur a fait accepter le « nouvel ordre économique » de la Grande-Bretagne.Le Service national de santé est peut-être l’ultime terrain d’affrontement idéologique entre les deux camps.Les travaillistes savent qu’en prenant la défense de cette bastille du secteur public, ils sont soutenus par une grande majorité des Britanni- ?|ues : ceux-ci, au-delà de leurs pré-érences partisanes, sont sensibles à la légitimité du Welfare State.Pour les mêmes raisons, les conservateurs dénient farouchement que leur intention soit de privatiser le NHS (ce dont sont persuadés les deux tiers des Britanniques), et expliquent qu’il s’agit notamment de trouver un moyen de combler le gouffre financier que représente en Grande-Bretagne — comme dans la plupart des pays industrialisés, — l’augmentation des dépenses de santé.Comment répondre à la fois à un accroissement des exigences du public, à la cherté des nouvelles technologies médicales et au renchérissement des dépenses induit par le vieillissement de la population ?Les sondages montrent que 62 % des Britanniques placent la santé au premier rang de leurs préoccupations, loin devant tout autre thème, chômage compris.La question des listes d’attente est citée par 83 % des personnes interrogées comme la lus cruciale.Pour résoudre les pro-lèmes du NHS, la crédibilité du Parti travailliste est bien supérieure à celle du Parti conservateur : 49 % d’opinions favorables pour le premier, contre 28 % pour le second.Ces indications expliquent l’ampleur de la campagne organisée par le Labour sur le thème de la santé, et le fait que le gouvernement de M.John Major ait été obligé de prendre des mesures d’urgence pour redresser la situation : la Charte du patient (Patient’s Charter) dresse la liste des promesses du Parti conservateur, qui s’est engagé à supprimer les listes d’attente de plus de deux ans avant le 1er avril, soit une semaine avant les élections.Afin d’atteindre cet objectif, des rallonges budgétaires importantes ont été allouées pour permettre d'opérer un nombre grandissant de patients dans le secteur privé, ainsi que pour financer les primes offertes aux chirurgiens acceptant de faire des heures supplémentaires.En contrepartie, les listes d’attente de moins d’un an se sont brusquement allongées .Les travaillistes, qui veulent augmenter de façon sensible les ressources du NHS — le chiffre symbolique de 1 milliard de livres supplémentaire est avancé, — affirmaient récemment que 300 000 opérations ont été annulées dans les hôpitaux publics en 1991 pour cause de trésorerie insuffisante, et que 900 000 Britanniques sont inscrits sur les listes d’attente.« Médecine à deux vitesses » ?Ces chiffres, tout comme ceux, nettement plus favorables, publiés par le gouvernement, sont contestables, notamment en période électorale.Ils occultent surtout le débat plus fondamental sur la réforme du NHS, dont la philosophie essentielle est de séparer les rôles respectifs des autorités administratives (chargées d’évaluer les besoins de santé) et des hôpitaux (qui fournissent les soins).Il s’agit d’instaurer le principe de l’autonomie administrative et financière des différents acteurs du service de santé — principalement les hôpitaux, les autorités régionales et locales, et les « G-P » (general practitioners, les médecins de quartier ou de famille).La méthode choisie est d’introduire un véritable « marché » au sein du NHS, par la mise en concurrence des hôpitaux et des médecins.En devenant autonomes, les premiers échappent donc à la tutelle de l’autorité administrative, tout en demeurant à l’intérieur du NHS.164 hôpitaux ont jusqu’à présent été autorisés à acquérir ce statut de self-go- PHOTO AP >TlM for Britain.* wc •fl’UtM* il,Int" someW, the32,0OO Une affiche géante de John Major au centre de Londres.Juste en-dessous d’une autre du Parti travailliste.Les élections ont lieu Jeudi prochain.+ Médecine selon qu’elle vise à empêcher l’apparition de la maladie, ou à la supprimer, ou à rétablir l’état fonctionnel de personnes atteintes d’une incapacité, ou simplement à maintenir une certaine qualité de vie chez les Eatients ayant une maladie incura-le.On distingue la technologie de haute intensité (issue de progrès du génie bio-médical, exigeant l’investissement d’importants capitaux et la mobilisation de ressources de taille), de faible intensité (le counselling antitabagiste, le pap test, l’anti-biothérapie.) ou de moyenne intensité (l’endoscopie digestive, par exemple, une procédure que le clinicien peut lui-même administrer).Les gouvernements, à titre de bailleurs de fonds, suivent de près, et non sans une certaine anxiété, le développement des technologies médico-hospitalières.Ils se sont donné les moyens d’en contrôler l’acquisition et l’utilisation par les établissements.Ce contrôle est direct dans le cas des autorisations requises pour l’achat d’équipement, ou indirect par le biais du mode de budgétisation des centres hospitaliers : l’enveloppe globale laissant une certaine discrétion aux administrateurs.Cette forme de contrôle indirect a pour effet de renvoyer au niveau local plusieurs décisions relatives à l’adoption d’une nouvelle technologie ou aux règles de son utilisation.L’hôpital se transforme alors en champ clos où deux groupes s’affrontent : les médecins et les gestionnaires.Dans sa présentation au colloque Jean-Yves-Rivard, le Dr McGregor a illustré cette confrontation dialectique à partir de la réponse que le Conseil d’évaluation des technologies de la santé a faite à une question qui lui avait été posée sur les opacifiants, une substance utilisée en radiologie pour accentuer les contours des divers organes du corps humain.Les substances les plus couramment utilisées sont dites ioniques (OHO, opacifiant à haute osmola-rité).Elles remplissent bien leurs fonctions mais provoquent chez certains patients des réactions graves ou mineures, pouvant aller excep- veming trust hospital, qui leur accorde, outre la gestion de leur budget, de larges responsabilités (fixation des rémunérations et des tarifs).Ils passent ainsi des < contrats » avec les autorités, ainsi qu’avec les médecins de quartier, et, devenus prestataires de service, ils vendent en quelque sorte leur savoir-faire à l’extérieur, dans le but d’augmenter leurs ressources.S’agit-il là d'une « privatisation rampante », comme l’affirme le Labour, ou bien d’une simple amélioration de la gestion et de Inefficacité du NHS, comme le prétendent les conservateurs ?Le deuxième volet de la réforme concerne les « G-P ».Ceux qui font partie d’un important cabinet médical reçoivent une enveloppe budgétaire annuelle, qu’ils sont chargés de gérer au mieux des intérêts de leurs patients, en sélectionnant hôpitaux et traitements les plus avantageux et les plus rapides.Leurs confrères, régis par l’ancien système, sont obligés d’adresser leurs patients aux hôpitaux du district, qui prennent en charge les frais médicaux.Dans le cadre de la réforme, les patients se voient, d’autre part, accorder une plus grande liberté pour choisir leur médecin ou en changer.L’Association médicale britannique (BMA), qui regroupe environ 80 000 praticiens, est foncièrement hostile à la réforme du NHS, estimant que celle-ci n’apporte aucune solution au problème de fond que Cjse l’insuffisance de ses ressources.es changements proposés, estime le BMA, ont pour effet de « fragmenter et de désintégrer » le service de santé, tout en permettant sa privatisation déguisée.« L’influence excessive de considérations commerciales tionnellement jusqu’à provoquer la ! mort.L’industrie a mis au point une nouvelle substance, non ionique celle-là (OBO, opacifant à basse os-molarité), présentée comme plus sécuritaire et causant moins d’effets indésirables, mais dont le coût est dix fois plus élevé que l’ancienne; Que faire?Le CETS a procédé à une analyse I coût/sécurité à partir d’un volume j colossal d’études déjà disponibles sur le sujet (« deux pieds de haut sur mon bureau », a dit le Dr McGregor).| Il en ressort que la nouvelle substance n’est ni plus ni moins dangereuse que l’ancienne (1,6 décès par < 100000), qu’elle provoque significativement moins de réactions graves (56 contre 283) et se révèle beaucoup plus « confortable » pour le patient en ce qui touche les réactions dites mineures (céphalée, vomissements et le reste).Bref, il faudrait l’adopter $ sans hésitation, s’il n’était de son fl coût : 56 000 dollars pour chaque ),?( réaction grave évitée et 5600 dollars :jw pour chaque nausée dont le patient s n’aura pas à subir l’inconfort.À chaque hôpital d’en décider, ét S d’en accepter les conséquences sur | l’enveloppe budgétaire fermée qiq j est la sienne.Certains l’ont fait.C’eçt, le cas de l’hôpital Saint-Sacrement à j Québec à la suite d’un incident grave, .impliquant un jeune athlète dç j pointe, comme l’a raconté le Dr La-, ] porte, chef du département de radio: logie.Mais deux ans plus tard, il a fallu revenir à l’ancienne substance, la nouvelle drainant trop de ressour: ces.À l’hôpital Général de Montréal où exerce le Dr Gregor, la différence de coût entre l’utilisation des substances OHO ou OBO aurait repré; senté une somme de 700 000 douars qu’il aurait fallu compenser, par exr emple, en fermant trois lits de soins intensifs à 600 dollars par jour ou autre mesure équivalente dans un autre département.Médecins et gestionnaires n’ont pu s’y résoudre.! Selon un relevé fait par l’Association des hôpitaux du Québec, cinq centres hospitaliers de la région de Montréal ont révisé leurs critères d’utilisation des OBO à la lumière des normes plus restrictives proposées par le CETS.dans rétablissement de décisions cliniques, soulignent ses responsables, est très néfaste à notre profession.» Le gouvernement de M.Major, sou- | cieux de présenter un bilan plus favorable du NHS avant les élections, a j certainement voulu brûler les étapes i dans la mise en vigueur d’une réforme complexe.Celle-ci a été mal expliquée et trop peu expérimentée.En outre, l’utilisation de termes comme « marché : interne », « compétitiom », « méca- J nismes des prix » ou « clients » a inévitablement convaincu l’opinion que .les conservateurs avaient la ferme volonté de privatiser l’ensemble du système de santé.Appréhension d’autant plus naturelle que si telle n’était pas l’intention de M.Major, Mme Thatcher, elle, avait cette ambition.Des réactions très contradictoires, s’agissant de l’amélioration du fonctionnement du NHS, se font jour, tant de la part des administrateurs des hôpitaux, des malades, que des médecins, ce qui signifie qu’un bilan de la réforme est encore prématuré.D’autant que celle-ci sera radicalement remise en cause en cas de victoire travailliste, notamment le statut d’autonomie des self-governing trust hospitals et des « G-P ».Les travaillistes proposent cependant de retenir une organisation relativement décentralisée de la santé, tout en acceptant l’idée de « récompenser » l’efficacité des prestataires de soins.Cette manière déguisée d’accepter une « compétition » à l’in; térieur du NHS témoigne de révolution profonde d’un parti peu à peu convaincu par le rôle régulateur dü « marché ».De là à reconnaître qué cette fameuse « médecine à deux vv tesses» ne peut pas être complète^ ment évitée.h % i Le Devoir, mardi 7 avril 1992 ¦ B-3 > Silence, elles ne tournent plus Nathalie Petrowski RIEN ne va plus au Festival des films et vidéos de femmes.À moins de trois semaines de la tenue de l’événement, les bailleurs de fonds ont coupé leurs subventions de moitié, compromettant sérieusement la tenue de la huitième édition.Suite à une réunion du conseil d’administration hier soir, les organisatrices annonceront aujourd’hui si elles annulent ou pas.Hier au bureau de Silence, elles tournent, Yvonne Defour, la nouvelle directrice de la programmation, ne savait plus où donner de la tête.Encore sous le choc de l’annonce de Téléfilm Canada et de la Sogic de couper leurs subventions de moitié, la directrice s’expliquait mal cette décision et surtout son annonce tardive.« On savait qu’il y aurait certaines coupures cette année à cause de la récession, déclara-t-elle, mais pas à ce point-là ni à un stade aussi avancé du dossier.On n’avertit pas un festival à trois semaines de sa tenue de coupures aussi majeures.» Selon la directrice, le fait qu’un événement semblable ait lieu à Québec à tous les deux ans commençait à faire problème.Les bailleurs de fonds avaient d’ailleurs demandé au conseil d’administration de Silence, elles tournent, d’essayer de s’entendre avec les organisatrices de la Biennale du cinéma de femmes à Québec.Des négociations avaient été amorcées puis arrêtées avec l'approche de la huitième édition du festival de Montréal.« Nous étions d’accord avec le principe d’alternance, de dire Yvonne Dufour, d’accord aussi avec le fait de devenir un événement biennal sauf que nous avions cette année un festival à faire.» En substance, Téléfilm a réduit sa subvention de $50,000 à $25,000, la SOGIC, de $34,000 à $17,000 et la CA-CUM de $15,000 à $10,000, soit une perte de $47,000.Les raisons invo-uées portent sur l’envergure ré-uite d’un festival qui a choisi cette année d’abréger sa durée de 10 à cinq jours et de renoncer à son caractère international pour devenir un événement placé sous le drapeau des trois Amériques.Bien qu’à Télé- film on ne veuille pas entrer dans les détails, on laisse entendre que la nouvelle programmation laissait à désirer et que la prolifération de films en version originale espagnole sans sous-titres ni doublage n’aidait pas les choses.D’autres sources prétendent que l’abolition des règlements favorisant la sélection de films inédits a précipité la chute de l’événement.Par exemple, le film d’ouverture Danzon, de Maria Novaro, a déjà été présenté cet été au Festival des Films du Monde.Même phénomène pour plusieurs autres films dont la sortie remonte à quelques années.Sans compter qu’en abandonnant le caractère international du festival, les organisatrices se privent d’un important bassin de films de cinéastes européens.S’ajoute à cette période de transition le congédiement de l’ancienne directrice Monica Haim qui poursuit présentement l’organisme Cinéma Femmes pour résiliation de son contrat et pour atteinte à sa réputation.Madame Haim avait été engagée en 1989, avait présidé aux destinées des festivals de 90 et 91 avant de voir son contrat résilié le 23 octobre 91.Le lendemain de sa résiliation de contrat, lorsque l’ex-directrice se pointa au bureau de Silence, elles tournent, elle se buta non seulement à une porte close mais à un changement de serrures.Ce fut la goutte qui fit déborder le vase et poussa l’ancienne directrice à poursuivre ses anciennes patronnes.Hier encore, les organisatrices de Silence, elles tournent, attendaient l’appui et le soutien d’un certain nombre de cinéastes et vidéastes québécoises qui seraient prêtes à dénoncer l’attitude des gouvernements dans ce dossier.Quant à la critique voulant qu’un festival de films de femmes en 1992 soit une forme de « ghettoïsation » qui ne fait que retarder l’intégration des femmes dans tous les autres festivals, la directrice Yvonne Dufour répond qu’il faut poser la question aux quelques 150 femmes cinéastes et vidéastes qui avaient accepté de présenter leurs oeuvres au Festival de films et de videos de femmes à Montréal.A suivre.Plus de 100 000 Québécois rejettent les spectaxes PLUS de 100 000 Québécois ont signé la.pétition NON aux Spectaxes, donnant ainsi un appui sans précédent à la campagne organisée par la Coalition québécoise des arts de la scène.Les responsables ont quadrillé toute la province, de Montréal à Maniwaki, dé Chicoutimi à Sherbrooke, de Québec à Gaspé pour recueillir ces noms.Cette demande massive de redemption générale des taxes sur les billets de spectacle vient confirmer le sondage publié récemment par la firme Léger & Léger publié le 4 avril dans un quotidien montréalais et dans lequel 80,9 % des personnes interrogées se disent favorables à la disparition de toutes les taxes sur les billets de spectacles.Les données de cette étude démontrent également qüe trois Québécois sur cinq assisteraient plus souvent à des spectacles professionnels payants si les taxes étaient abolies.TÉLÉ Clue Un polar plutôt amusant, intrigue loufoque basée sur le célèbre jeu de société du même nom.À quand un film sur le Monopoly?(Quatre Saisons 20 h).?Le match de la vie On s’envoie en l’air : entrevue avec l’astronaute Roberta Bondar, qui trouvait le Canada bien uni vu du ciel, et reportages sur l’Agence spatiale canadienne et la conquête spatiale.(TVA 21 h) ?La télé des Inconnus Les Inconnus sont le groupe humoristique de l’heure en France mais personne ne les connait ici.Tendance RBO ?Ding et Dong ?Louis de Funès ?! Faites connaissance.(TV5 21 h) — Paul Cauchon Rappelons qu e la TPS fédéi Ions que l’entrée en vigueur de la TPS fédérale a amené 64,2 % des consommateurs à réduire leur fréquentation des événements culturels ; 63,1% affirment qu’ils réduiront leur fréquentation si la TVQ s’applique aux billets.Dans un communiqué émis hier la Coalition déplore le mutisme du ministre des Finances Gérard D.Lévesque sur l’ensemble de la question de la taxation, plus particulièrement en ce qui concerne rapplication de la TVQ le 1er juillet prochain.Ce qui suscite un climat d’incertitude dans le milieu puisque la mise en vente des billets pour la prochaine saison culturelle de 1992-1993 ainsi que celle des festivals et des théâtres d’été doivent se faire incessamment.En plus de réclamer le retrait de la taxe québécoise d’amusement, la Coalition réitère sa volonté de voir le billet de spectacle exempté de la TPS fédérale, et cela dans le plus bref délai.Un espoir tout de même dans ce dossier : la prise de position de la ministre des Affaires culturelles Liza Frulla-Hébert, qui déclarait le 3 avril dernier à l’Assemblée nationale « que la question de la taxation serait réglée dans les prochains jours », « en collaboration avec le ministre des Finances et le ministre des Affaires municipales » (Claude Ryan).Ce dernier était toutefois resté extrêmement vague sur les montants à être versés aux municipalités en compensation pour le retrait de la taxe d’amusement lors de sa récente allocution au congrès de l’Union des municipalités.En attendant le dénouement de cette affaire, la Coalition poursuit sa campagne de Non aux spectaxes, sachant fort bien que seul un appui massif du public pourra venir à bout des appétits gouvernementaux.Le groupe a à l’esprit le combat qui fut mené il n’y a pas si longtemps contre la taxe sur le livre, et qui amena le gouvernement à abolir la taxe par tous honnie.DONNEZ DÈS AUJOURD'HUI! AUGMENTEZ VOS CHANCES DE LUTTER CONTRE L'ENNEMI NUMÉR01 440 boul.R*né-L«vesque Ou«st.bureau 1400 Montréal (Ouébac) H2Z 1V7 Tél.: (514) 871-1551 ou 1-800-361-7850 (Siège aoclal) Téléc.: (514) 871-1484 Encore Mozart tous azimuts Marie Laurier UNE PREMIÈRE dans les annales de l’Opéra de Montréal: trois femmes feront leurs débuts à l'Opéra de Montréal, Alice Ronfard pour la mise en scène, Danièle Lévesaue pour la scénographie et Ginette Noi-seux pour les costumes de l’opéra de Mozart, Cost fan tutte.La distribution sera entièrement canadienne pour les cinq représentations qui auront lieu 27, 28, 29 avril ainsi que les 1er et 3 mai au Théâtre Maisonneuve.Plusieurs autres événements viennent se greffer à ce Festival Mozart du 21 avril au 3 mai, une initiative de l’Opéra de Montréal au lendemain d’une année complète consacrée à ce compositeur, inépuisable on en conviendra, et que le directeur général et artistique Bernard Uzan justifie en ces termes: « Nous voulons ainsi prolonger les festivités autour de Mozart en offrant au public une gamme de manifestations touchant tous les genres qu’il a explorés et destinées à tous les âges du grand public.Cela nécessitait l’utilisation de la salle Maisonneuve qui est justement libre à ce moment.» Le nouveau responsable des événements spéciaux à l’OdM, Richard Turp, a également participé à la mise sur pied de cette fête.« Le festival se veut plus qu’une célébration autour de Mozart, a-t-il dit.Il s’inscrit dans une démarche de réflexion où miroiteront différentes facettes du génie mozartien.» Car non seulement on chantera Mozart à la Place des Arts mais on parlera abondamment de lui dans des conférences, des quiz, des spectacles de marionnettes et des classes de maîtres à la Chapelle historique du Bon Pasteur.Un concert ayant pour thème Alice Ronfard amour et vengeance donnera le coup d’envoi du festival le mardi 21 avril, avec les artistes suivants: Claudine Côté, Philip Ens, Joanne Kolomyjec (l’inoubliable Tatinana d'Eugène Onéguine), Linda Maguire et Kevin McMillan.L’orchestre formé de musiciens pigistes et que l’on appelle pour la circonstance, L’orchestre du festival Mozart, sera sous la direction de Raffi Armenian.Un récital de la soprano Nancy Argenta, accompagnée au piano-forte par Hendrik Bouman, mettra en exergue l’approche toute particulière de l’époque baroque où Mozart se fait entendre « autrement », le samedi 2 mai à 20 h à Maisonneuve.En plus des trois femmes déjà mentionnées, les interprètes de Cosi fan tutte sont tous canadiens: Heidi Klassen, Lyne Comtois, Sherri Jaro-siewicz, Grégoire Legendre, Gordon Claudine Côté Gietz et Claude Grenier ainsi que Mark Flint à la direction d’orchestre.« Cette intrigue amoureuse me fait penser aux jeux de l'amour et du hasard de Marivaux, thème universel s’il en est que j’ai voulu rapprocher de notre époque en situant l’action en 1950 », de nous préciser Alice Ronfard lors d’une rencontre de presse.L’opéra sera chanté en italien, avec surtitres anglais et français.Toujours à la salle Maisonneuve, un débat public réunira les spécialistes Mark Flint, Brigitte Massin et Stanley Sadie qui exposeront devant le public, le 26 avril a 10 h, les difficultés et préoccupations qui se rattachent à l’interprétation des opéras de Mozart.On retrouvera Massin et Sadie en compagnie de Will Crutchfied et Gottfried Wagner dans une série de conférences publiques données en français et en anglais les 24, 27, 28 avril ainsi que les 1er, 2 et 3 mai.En plus de ces personnalités, Evenyn Lear, Jane Randolph Virginia Zeani, Timothy Vernon et Bernard Uzan donneront des classes de maîtres: les 21, 29 et 30 avril à 10 h à la salle Maisonneuve et au même endroit à 14 h les 28, 29 et 30 avril à 14 h : le 22 avril à 10 h à la chapelle du Bon Pasteur.Les enfants et jeunes adultes ne sont pas oubliés dans ce large panorama mozartien: un spectacle de marionnettes illustrant « le petit univers de Mozart » dont un extrait de Bastien et Bastienne a été imaginé par Magda Harmignies les 23, 24, 25 avril et 2 mai à la Chapelle du Bon-Pasteur et en matinée le 1er mai au théâtre Maisonneuve.Aussi à la chapelle, un quiz animé par Georges Quellos, Marie Savard et Edgar Fruitier explorera les connaissances de leurs invités sur la vie, l’oeuvre et la famille de Mozart, avec bien entendu un accent sur l’opéra.La Cinémathèque québécoise présentera pour sa part quelque 17 longs et courts métrages sur le compositeur autrichien du 21 au 26 avril, parmi lesquels on mentionne Don Giovanni de Losey et La Flûte enchantée de Bergman, en plus de quelques perles rares comme l’opéra Mozart de Reynaldo Hahn vu par Sacha Guitry et plusieurs autres.Enfin, à la chapelle les 23, 24, 25 avril, 1er et 2 mai le Groupe d’animation musicale (GAM) réclamera la participation de l’auditoire pour « vivre ensemble la musique de Mozart », dixit le concepteur Robert Léonard.Aussi à Maisonneuve le 2 mai en matinée.Les billets pour tous ces événements sont présentement en vente à la Place des Arts, à la Cinémathèque pour les films.Cinéma africain : les « vues » noires Robert Lévesque SINGULIER festival de cinéma, qui s’ouvre et se poursuit dans la danse, la musique, les buffets populaires, mais dont les films, dans les salles obscures, sont tous très graves, durs, témoignages d’injustice, situations bloquées pour les femmes, désespoirs d’un avenir digne, angoisses du monde arabe au moment de (et après) la guerre du Golfe, amis disparus dans l’Algérie au bord de la bascule.Les « Vues d’Afrique », ou le Festival du cinéma africain et créole de Montréal, qui s’ouvre aujourd’hui, offre sur grand écran un panorama des grandes questions sociales et politiques dans un continent qui, depuis 30 ans, est passé du colonialisme sauvage aux indépendances barbares, avec que des éclairs ici et là de liberté, des « victoires du peuple », mais surtout des dictatures, et des intégrismes qui se sont raffermis.On sait comment l’Afrique, aujourd’hui, se remet mal des « indépendances » des années 60, comment le réveil a été brutal, et comment, de l’Afrique du Sud à l’Afrique du Nord, la question des droits de l’homme est demeurée grande ouverte.Il y a peu on a tenu à Dakar une conférence sur « la démocratie et le droit au développement », où de faibles premiers pas se sont faits vers un mouvement de démocratisation en Afrique, mais où surtout on a pu comprendre jusqu’à quel point la « terreur», que ce soit au Maroc, au Zaïre, en Afrique du Sud, partout, est une forme de gouvernement dans le continent noir.Au dernier Sommet de la francophonie, à Paris, on a pu voir dans le « portrait de famille » plusieurs chefs d’État africains dont les gouvernements reposent sur la dictature.Un journal comme Libération en a encerclé sur photo la plupart des « têtes ».Des petits pays comme le Bénin, le Burkina Faso, qui vivent des processus vers la démocratie, sont encore des exceptions dans un ensemble où le passage à la démocratie n’est même pas encore en vue ou en perspective.Ainsi donc, un festival du film africain comme celui de Montréal, au-delà de la semaine de réjouissances propres aux événements venus du chaud, laissera des voies de réflexion aux spectateurs qui iront voir ces films algériens comme Ombres blanches, marocains comme La plage des enfants perdus ou Un amour a Casablanca, sénégalais comme Toubab Bi.Le cinéma africain, ces dernières années, a fait quelques percées « commerciales », via les festivals, et l’on a vu dans des distributions « normales » des films comme Yeleen, llalfaouine, des films qui par une esthétique remarquable dissimulent la profondeur de ces mais de vivre africains.Un de ces films qui ne dissimule rien, c’est La plage des enfants perdus du Marocain Jilali Ferhati.Un film sans les ressorts habituels du commerce cinéma, sans les trucs La plage des enfants perdus, un film de Jillali Ferhati.des cours de scénarios, mais un film signé par un cinéaste qui devine les subtilités de l’écriture.Mina, une fille qui joue sur la plage avec les enfants, disparaît.Mina est enceinte.Un garçon l’a engrossé.Il ne veut pas la marier.Drame.Mina, en secret, va tuer son amant.Mais Mina n’échappera pas à son père.Il l’enferme neuf mois dans la cave.Pendant qu’on simule une grossesse de la voisine qui est mariée.Pour sauver l’honneur! Mais Mina n’abdiquera pas.Libérée, elle ira chercher son enfant chez la voisine, se le mettra en bâluchon, affrontera le village! C’est la dernière image du film.On ne saura pas ce qui lui arrivera .Ces lois archaïques qui écrasent encore la femme africaine, lui refusent toute liberté, en font un objet de désir et de plaisir pour l’homme mais lui bloquent toute marge de manoeuvre, toute indépendance et liberté d’action, on en voit aussi les effets pervers, tragiques, dans Un amour à Casablanca, autre film du Maroc, signé Abdelkader Lagtaâ.Un film un peu plus malhabile techniquement, moins inspiré que celui de Ferhati, mais un film qui brosse un portrait net de toute l’hypocrisie, le mensonge, la dissimulation dans laquelle une jeune lycéenne est amenée à vivre une relation avec un homme dont elle est devenue la maîtresse.Avec Toubab Bi, le Sénégalais Moussa Touré livre aux « Vues d’Afrique » le film sans doute le plus raf- finé, le plus achevé.Moussa Touré, qui a fait ses classes de cinéma en France avec Truffaut et Tavernier, a imaginé un Africain de 35 ans, So-riba, technicien de cinéma qui n’a jamais quitté son Sénégal.Il obtient de faire un stage en cinéma à Paris, dans une salle de montage, et en même temps sa famille le charge de retrouver Issa, un ami d’enfance, le fils de la cousine de sa mère.On découvre donc Paris et la France par les yeux d’un Sénégalais largement formé à la culture française découverte dans les livres d’écolier avant l’indépendance.Le film de Touré, sur un ton d’humour un peu triste, est un appel sensible au «besoin» d’un pays; Soriba n’imagine pas que son avenir puisse être ailleurs qu’au Sénégal.Il va finalement trouver son ami d’enfance, Issa, si intégré à Paris qu’il y possède une boutique porno, y consomme-de la coco, y contrôle un commerce d'influence.Il voudra le ramener, en vain, et c’est finalement une interpellation policière et une expulsion qui renverront Issa en Afrique.Le film de Touré a tout pour plaire.Écriture souple et juste assez « occidentale », interprétation professionnelle et soignée.Un autre film africain, d’Algérie celui-là, propose à l’écran une vision plus noire, plus désespérée, de ce problème des « expulsions».Dans Ombres blanches, de Saïd Ould-Khe-lifa, un journaliste qui signe son pre- mier film, on va voir un vieil homme à la recherche d’un ami disparu dans Alger.Il va raconter son histoire à un commissaire de police.Youssef a connu une femme à Paris dont il est tombé amoureux.Mais Youssef, qui a vécu toute sa vie en France, a été expulsé à la suite de rapports sur ses activités syndicales.Il ne pourra revoir celle qu’il aime, et la recher, che de Youssef à Alger se déroule dans cette atmosphère plombé d’intégrisme.Le cinéma africain, au moment où les pays d’Afrique vivent des drames qui intéressent de moins en moins les États occidentaux, qui ont vite appris à se contenter d’envoyer des cargaisons de vivres et puis c’est tout, est un cinéma qui hurle.Les films sont parfois simples, malhabiles, ce cinéma n’a pas de grands moyens, mais les histoires racontées sont toutes dramatiques.C’est pourquoi les Africains aiment danser, chanter, manger.?Ombres blanches, le 9 avril à 18h30 à la Cinémathèque, le 12 à 21h30 au cinéma Festival.La plage des enfants perdus, le 8 avril à 21h30 au cinéma Festival, le 10 à 18h30 à la Cinémathèque.Toubab Bi, le 7 avril à 18h30 au cinéma Festival, le 10 et le 11 à 21 heures à la Cinémathèque.Un amour à Casablanca, le 11 avril à 21 heures au cinéma Festival, le 12 à 21 heures à la Cinémathèque.' v .x- mi 20 voyages pour 2 à Varadero, 35 lecteurs au laser et de nombreuses sorties! OU COMPOSEZ LE 790-CiïÉ B-4 ¦ Le Devoir, mardi 7 avril 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Beethoven 7 h, 9 h II: My Coutln Vlnny 7 h, 9 h 20 III: Batte Instinct 7 h, 9 h IV: White Men Can't Jump 7 h, 9 h 15 BERRII: (849-3456) - Beethoven 1 h 30,3 h 20,5 h 10,7 h, 9 h.Il: Arrête ou ma mire va tirer 1 h 40, 3 h 30, 5 h 20, 7 h 10, 9 h 15 III: Automne sauvage 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30, 9 h 30- IV: Being at Home with Claude2 h, 3 h 40,5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 V: La preuve 1 h 45, 3 h 45, 5 h 45, 7 h 45,9 h 35 BONAVENTURE I: (849-3456) - Fried Green Tomatoes 7 h, 9 h 30 II: The Lawnmower Man 7 h 05,9 h 15 BROSSARD I: (849-3456) - Tout les matins du monde7 h 05,9 h 2511: Rock a Doodle! h 25— La preuve 9 h.Ill: Basic Instinct 7 h, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)- La preuve 9 h 15— Being at Home with Claude 7 h 20 2: Automne sauvage 7 h, 9 h 20— 3: Basic Instinct 7 h, 9 h 30 4: My Own Private Idaho 7 h 05, 9 h 15 5: White Man Can’t Jump 7 h 05,9 h 25 6: Beethoven 7 h, 9 h 10 CENTRE EATON 1: Mil- Flamme sur glace 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 10, 9 h 30- 2: Power of One 1 h.3 h 45,6 h 30,9 h 10 3: Beauty and the Beast 1 h, 3 h, 5 h, 7 h.— Final Analysis 9 h.4: Le cobaye 12 h 40,2 h 55, 5 h 10,7 h 20,9 h 30 5: Medecine Man 9 h 10— La Belle et la bile 12 h 45.2 h 45, 4 h 45, 6 h 45- 6: Le silence des agneaux 1 h 30,4 h, 6 h 40,9 h 15 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil (849-3456)— My Coutln Vlnny lun.au jeu.2 h 05,7 h 05, 9 h 30 2: Proof lun.mar jeu.2 h 10, 7 h 25, 9 h 25 3: Fried Green Tomatoes 2 h 15, 7 h, 9 h 35 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (849-7277)- Toto le héros 7 h 30.9 h 15- Elvls Gratton 7 h 15,9 h CINÉMA JEAN-TALON: Mil- The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10,9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1 : - JFK 8 h- 2: Le secret est dans la sauce 7 h, 9 h 30 3: Capitaine Crochet 7 h, 9 h 35 4: Analyse fatale 7 h, 9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent, Mtl (843-6001)— CINÉMA PARIS: Mtl (875-7295)- Medlterraneo 3 h — Juice 5 h — The Fisher King 7 h — The Big Blue 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada (849-3456y- Thunderheart 7 h 05,9 h 30 2: Beethoven 7 h 10,9 h 10 3: Rock a Doodle 7 h 20— Fried Green Tomatoes 9 h 4 : My Cousin Vlnny 7 h, 9 h 20 5: Basic Instinct 7 h, 9 h 40 6: White Men Can't Jump 7 h, 9 h 30 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— Les dimes journées du cinéma africain et créole (6 au 13 avril) CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0.(489-5559) - JFK 8 h 05 2: Bugsy 9 h — Beauty and the Beast 7 h.CINÉPLEX I: (849-3456) - La belle nolseuseï h, 7 h 05 2: Rock a Doodle 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05— The Lawnmower Man 9 h III: Europe 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 15 IV: My Own Private Idaho 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 15 V: My Cousin Vlnny 1 h 15,7 h 05— La sarrazlne 4 h, 9 h 30 VI: Cercle des Intimes 5 h 05- JFK 1 h 30, 8 h.VII: Beetho-ven 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h VIII: Basic Instinct1 h 05, 4 h 05, 7 h, 9 h 30IX: Prince of Tides 1 h 10, 4 h 05,6 h 45,9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)-Tous les matins du monde 2 h, 5 h 05, 7 h 20, 9 h 35 II: Urge 1 h 45.4 h 15.7 h.9 h 25 III: Conte d’hiver 2 h 15, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 IV: Le bal des casse-pieds 1 h 30, 3 h 35, 5 h 35, 7 h 35,9 h 40 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.René-Lévesque, Mtl (283-8229)— Vues d'Afrique: let dimes journées du cinéma africain et créole (6 au 12 avril)— La rue-/Bonjour Shalom 19 h, 21 h.(7 au 12 avril) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— mer The Good, the Bad and the Ugty20 h 30 CRÉMAZIE: (849-FILM) - Thelma et Louise6 h 30— Le rot pécheur 9 h.DAUPHIN I: (849-3456) - Urga 7 h, 9 h 20 11: Ombres et brouillard! h 15,9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 1: (849-3456) - Cape Fear ! h.— Boyx n the Hood 7 h 15— Volera Volera 3 hid- Whore 9 h 40 DORVAL I: (631-8586) - Power of One 6 h 30,9 h 20 II: Lady Bugs 7 h, 9 h III: JFK 8 h -Beauty and the Beast 6 h 15 IV: Silence ol the Lambs 6 h 30,9 h DU PARC 1: (844-9470)- Straight Talk 7 h, 9 h.2: JFK 8 h.3: Bugay 6 h 30,9 h 05 DU PLATEAU 1: (521-7870)- La belle et la bite 1 h 15- Le cobaye 3 h 20, 5 h 20,7 h 20,9 h 20 2: Capitaine Crochet4 h 30,9 h — L'été dames 11 ana2h30,7h FAIRVIEW I: (697-8095) - Cutting Edge 7 h 10.9 h 20- II: Straight Talk 7 h 15,9 h 25 FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (849-3456)— Beethoven 1 h 30, 3 h 20, 5 h 10, 7 h, 9 h 2: Shadows and Fog 1 h 40, 3 h 30,5 h 20,7 h 10, 9 h, lun.1 h 40,3 h 30,5 h 20, mer.1 h 40,3 h 30,5 h 20, 9 h 30- 3: White Men Can't Jump 1 h 50, 4h 15,7h 15,9h304: Thunderheart2h,ih30, 7 h, 9 h 20 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (4960159)- GREENFIELD I: (671-6129) - Le cobaye! h, 9h 10 2: Straight Talk 7 h, 9 h.3: Flamme sur glace 6 h 50,9 h 05 IMAX: Vieux Port de Montréal (496-4629)- Programme familial: Montagnes de feu et L'Oeul magique mar.au dim.10 h, 13 h, 14 h 30,16 h, 19 h.(relâche sam.) version anglaise: 11 h 30,17 h 30 Événement spécial: Les Rolling Stones 20 h 30 (v.o.) 22 h 30 (v.o.) (ven.sam.seul ), lun relâche.IMPÉRIAL: (288-7102) - Straight Talk 12 h 45,2 h 50,5 h, 7 h 15,9 h 15 LAVAL : (688-7776) - 1: Bugsy 6 h 30, 9 h 10 2: Le cobaye 7 h 25,9 h 30 3: Hand that Rocks the Cradle! h 20, 9 h 30 4: Cutting Edge! h, 9 h 10 5: Straight Talk 7 h 10, 9 h 20 6: One Upon a Crime 9 h 20— La belle et la bite 7 h— 7: Capitaine Crochet 6 h 30, 9 h 20 8: Le silence des agneaux 7 h 10, 9 h 20 9: Lady Bugs 7 h 10,9 h 2010: Power of One 6 h 45.9 MANUEL BLANC ^ ¦ CÉSAR 92 b S MEILLEUR JEUNE ESPOIR MASCULIN J/ tMk% MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.MARDI 7 AVRIL LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • sonate pour violon et piano K.378 (Mozart) • symphonie no 31 (Mozart) • symphonie no 63 (Haydn) DEMAIN SOIR, 22:00 • Dardanus, suite pour orchestre, actes 1-2-3 (Rameau) • concerto pour 2 clavecins en mi bémol (W.F.Bach) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Retournez te coupon réponse por lo posle a CONCOURS J EMBRASSE PAS" o/s Asko Film 1600, De lorimier, suite 211, Montréal H2K 3W5 | Nom__________________________________________Age_________(ode podol___________ Adresse________________________________________________tel (domicile)_______ ^Jôlle_____________________________________________________Tel (bureou) _ LE DEVOIR COlOmO en collaboration o invitent 200 personnes à ia Première du film El Un film de ANDRE TECHINE Avec PHILIPPE NOIRET, EMMANUELLE BEART, MANUEL BLANC, HELENE VINCENT Le mercredi 22 avril à 19 h 30 au cinéma Complexe Desjardins h 20— 11: Flamme sur glace 7 h 10,9 h 20 12: La vieille qui marchait dans la mer 7 h 05,9 h 15 LAVAL 2000 1: (849-3456)- Arrête ou ma mire va tirer 7 h 15, 9 h 05 2: JFK 8 h 40-Mon cousin Vlnny sem.6 h 30 LOEWS l:(861-7437) - Cutting Edge 12 h 30, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 II: Silence of the Lambs 12 h 10.2 h 40.5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 III: Kafka 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 IV: Memoirs ol an Invisible Man 12 h 30,2 h 40,5 h 10,7 h 15,9 h 30 V: JFK12 h40,4 h 15,8 h.OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 Le festin de Babette 19 h — Robin des Bols prince dee voleurs 21 h — Salle 2: Rose passion 19 h 15— L'homme qui voulait savoir 21 h 30 OUTREMONT: (278-FILM)— PALACE 1: - Wayne's World1 h, 3 h 05,5 h 10, 7 h 25, 9 h 40 II: Lady Bugs 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50,7 h, 9 h 10 III: Great Mouse Detective 12 h 30,4 h 30- Mississippi Masala 2 h 15, 6 h 30,9 h.IV: Mambo Kings 12 h 20,2 h 40,5 h, 7 h 10, 9 h 30 V: Hand thaï Rocks the Cradle 12 h 25, 2h45.5h05,7h20,9h40VI: Bugay12h30,3h 20.6h10.9h.PARADIS I: (354-3110)- Bisbille et Boule de neige 7 h — La» nerfs i vil! h 05— Delicatessen 7 h 10— Analyse fatale 9 h — Highlanders h 15— Freejack 9 h 30 PARISIEN I: (866-3856)- Van Gogh 2 h 45.8 h 15— La totales h 30,6 h.Il: L'annonce laite à Marie 1 h 10, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 10 III: Mon pire ce héros 12h40,2h50,5h,7h05,9 h 25IV: La vieille qui marchait dans la mer 12 h 50,3 h, 5 h 10,7 h 20, 9 h 35 V: Kafka t h, 3 h 05, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 VI: Lee amants du Pontneul 1 h 15,4 h 15,6 h 45,9 h 20 7: Mlssls-slpl Masala 1 h 30,4 h, 6 h 40,9 h 10 PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - Basic Instinct 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 45 II: Lawnmower Man 9 h 3d-Rock a Doodle 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 15 III: Europa 1 h 45,4 h 30,7 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - Beethoven 7 h, 9 h.2: Arrête ou ma mire va tirer 7 h 15,9 h 15 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456)- 1: Beethoven! h 10,9 h 10 2: Thunderheart! h, 9 h 30 3: White Man can't Jump 7 h 10, 9 h 35 4: Fried Green Tomatoea 9 h 10— Rock a Doodle 7 h.5: My Cousin Vlnny 7 h, 9 h 25 6: Basic Instinct 7 h 05, 9 h 40 7: The Quanei 7 h 05,9 h 15 QUARTIER LATIN: MULE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)-Wlsecracks 7 h —An Angel et my Table 9 h VERSAILLES l:(353-7880) - Le cobaye 7 h 10.9 h 20 II: Flamme sur glace 7 h, 9 h 10 — III: Bugsy 9 h— Capitaine Crochet 6 h 20 IV: Kafka 9 h— La belle et la bite 7 h.V: Straight Talk 7 h, 9 h, — Lady Bugs 7 h 30,9 h 30.SUR SCENE CINEMA QUÉBEC CANARDIÊRE: (661-8575)-Mon cousin Vlnny 18 h 45, 21 h 10 CINÉMA LIDO: -Beethoven 19 h, 21 h — As des as/le cobaye 19 h 10.— Une lueur dans la nuit 18 h 45,21 h 15— Flamme sur glace 19 h, 21 h 10— Arrête ou ma mire va tirer 19 h, 21 h LE CLAP: (650-CLAP)— Ombres et brouillard 12 h 15,14 h, 15 h 45,17 h 30,19 h 15,21 h 15 GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- Le docteur 9 h 10— Capitaine Crochet 6 h 15— Le cobaye 6 h 45,9 h 10— Les amants du Pont-neuf 6 h 30, 9 h 10— Mon père ce héros 7 h 05.9 h 20- Bugsy 9 h- La belle et la bile 7 h -La Totale 6 h 20,9 h.PLACE CHAREST: (529-9745)- Beethoven 13 h, 15 h, 17 h, 19 h, 21 h— Une lueur dans la nuit 13 h 15,16 h 15,19 h 05,21 h 40- Tous les matins du mondé 14 h, 16 h 45, 19 h 25, 21 h 45- La preuve 13 h 20, 17 h 20, 21 h 25- JFK 12 h 30, 16 h 15, 20 h 15- Basic Instinct 13 h, 16 h, 19 h, 21 h 40- Urga 13 h 30,16 h 30,19 h 25,21 h 50— Arrête ou ma mère va tirer 13 h 40,15 h 35, 17 h 30, 19 h 35, 21 h 35- Le bal des casse-pieds 15 h 20,19 h 25 LE PARIS: (694-0891)— PLACE QUÉBEC 1 : (525-4524)- Bugsy ven au mar 6 h 15,9 h — JFK ven.au mar.8 h.STE-FOY 1: (6560592)- Le cobaye 7 h 10, 9 h 30 2: Flamme sur glace 7 h 15, 9 h 25 3: Straight Talk 7 h 15.9 h 25 ATRIUM DE LA MAISON ALCAN: 1188 ouest Sherbrooke, Montréal— La quinzaine de Montréal, le violoncelle à toutes les cordes: Sean Grissom, le 7 avrjl à 12h.LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)- Spectacles du mer au dim.à 22h 30 BIBLIOTHEQUE VILLE DE MONTRÉAL: 1210 est Sherbrooke, Montréal (522-1245)— Le Théâtre Pluriel présente • le silence des abîmes > dans une m en s.de Michel Lapnse, du 26 mars au 25 avril à 20h BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geotlrey Lapp, en permanence, lun.mar.19h.à 24h., mer.au ven.17h.30 à 22h — Le Trio de Chartie Biddle, en permanence du mer.au ven.à compter de 22h„ sam.à compter de 21h.30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.mar.de 17h.à 19h.— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h 30— Le trio de Bernard Primeau, les dim.de 18h.30 à 24h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— « Pierre ou la consolation » de Marie Laberge, m.en s.Marline Beaulne, du 25 mars au 9 mai, à 20h., sam !6b.30et21h.CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 ouest Ste-Catherine, Montréal (739-7944)— Bulldog Productions présente < The Heidi Chronicles » de Wendy Wasserstein, du 17 mars au 16 avril, mar.au jeu.et sam.à 20h, dim.à 19h 30, matinées les jeu.et sam.à 14h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— La quinzaine de Montréal: le violoncelle à toutes les cordes: Le violoncelle acoustique électrique, par Chris White, le 7 avril à 14h — Christoph Both, Trio avec Ron Kilian, piano et Lanny Pollet, voix et flûte, le 7 avril à 20h.CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent, Montréal (845-5447)— Diblo Dibala el Matchalcha, (Zaire), le 7 avril i 22h.CLUB CONTINENTAL: 4171 St-Denis, Montréal-La quinzaine de Montréal: le violoncelle à toutes les cordes.Chris White et Cayuga Jazz Ensemble, le 7 avril à 22h.30 COLLÈGE FRANÇAIS: 5210 ave Durocher, Outremont— Les finissants de la section française de l'École nationale de théâtre présentent .Les lemmes savantes > de Molière, m.en s.Martin Faucher, du 7 au 11 avril à 20h„ matinée le 11 avril à 13h.COLLÈGE MARIE-VICTORIN: 7000 Marie-Vic-lorin, Montréal-Nord (521-1002)— Les Grands Explorateurs présentent Ma Chine de Maximilien Dauber, du 6 au 9 avril, lun.au mer.à 20h., jeu.à 19h.CONSERVATOIRE D’ART DRAMATIQUE DE MONTRÉAL: Studio-Théâtre Jean-Valcourt: Les finissants du conservatoire présentent « Une petite entreprise familiale > de Alan Ayckbourn, du 3 au 16 avril à 20h„ relâche les dim.ESPACE GO: 5066 Clark, Montréal (271-5381)— • Provincetown Playhouse, juillet 1919, j'avais 19 ans > de Normand Chaurette, m.en s.Alice Ronlard, du 10 mars au 11 avril à 20fi.ESPACE TANGENTE: 840 Cherrier, Montréal (525-1500)— Danse musique et performance dans le cadre de la quinzaine du violoncelle, < Au jugement dernier nous serons des arbres • Eric Longsworih, Marc Villemure, Jane Fabb, les 8-9-11-12 avril i 20h.30 • ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario.Montréal (5266582)— La P.M,E.de l'art présente La femme du poète, texte de Sylvie Lachance et Richard Du-charme, m.en s.Sylvie Lachance, du 2 au 26 avril, mar.au sam.à 20h 30, dim.à 16h.LE CIRQUE: 2112 St-Denis, Montréal (987-7658)-Snack'n Jazz tous les lun.et mar.à 21 h.avec C.Papasoft et L.Soulier.MAISON DE LA CULTURE PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal-La Quinzaine de Montréal: le violoncelle à toutes les cordes: Third Person, Tom Cora, Samm Bennett et René Lussier, le 7 avril à 20h.30 MAISON-THEATRE ANNEXE: 5066 Clark, Montréal— • Petits cris et battements d'ailes » production du Créa-Théâtre de Belgique, du 8 au 26 avril, sam.à 15h., dim.à 13h.et 15h.NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Salle Denise-Pelletier: « Iphigénie ¦ de Jean Racine, m.en s.André Brassard, du 10 mars au 9 avril à 20h.— • La net des tous • texte et m.en s.de Claude Laroche, du 31 mars au 23 avril— Salle Fred-Barry: La Compagnie Trans-Théâtre présente < Accidents de parcours > texte et m.en s.Michel Monty, du 25 mars au 25 avril, mar.au sam.à 20h 30 LE P'TIT BAR: 3451 St-Denis.Montréal (282-9124)— Place à la chanson à 21 h.30 RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— • Les souliers ver- MATINÉES À 5< IFAMOUS PLAYERS lundi au vendredi GAGNANT du CÉSAR r meilleur acteur-Jacques Outronc u «Le meilleur film de ZIDI depuis LES RIPOUX.» • LE NOUVEL OISEIVATIU* | jLJiOOLBY STEREO 2 45 0 15 MO stl CATHCRiNf O DM use J JtlC fP Le PARISIEN ® 12 30600 xml o aw use.ni* FUMW ALAIN CUNY L ANNONCE marie AN S • ^?[OOLBY STEPEOj^ leeo su CAtmeiwT 0 w*e iese, U PARISIEN ® 10-3 10 su 'ATHia^e o vu iva J 5 1*, 7 1!j9 10 1 15 4 15 6 45 9 20 LA VIEILLE QUI MARCHAIT.-DANS LA MER version française =nn.rDOi.ev STEBEO t’,'.• 12 50-3 00 w 510-7 20 9.15 Tous les soirs 7 05-9 ’5 sam-dim 12 20-2 35 4 45-7 05 9 15 CYP rous le-, v, -S 9 00 V.O.ANüLAiSB AU LOEWS nis » de Léo Lévesque, m.en s.Pierre André Fournier, du 12 mars au 12 avril, mar.au ven à 20h.sam.à16h.et20h.30 SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: 220 Vincent d'Indy, Montréal— Concert de l'Harmonie, dir.Alain Cazes, participation de l’Ecole des Grands Ballets Canadiens, le 7 avril à 20h SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— Orchestre d'instruments à vent de McGill, dir.Torn Talamantes, musique norvégienne, le 7 avril à 20h — Salle C-209: Récital de musique de chambre, dir Marcel St-Cyr, oeuvres de Schubert, Beethoven et Mendelssohn, le 7 avril à 20h.SALLE REDPATH: 3461 McTavish, Montréal-Chorale des lemmes de McGill, dir.Constantma Tso-lainou, oeuvres de Purcell, Bach, Poulenc, Brahms el Patriquin, le 8 avril â 20h.STUDIO D'ESSAI CLAUDE-GAUVREAU: UQAM, 405 est Ste-Catherine, Montréal (987-3456)— • La grande roue ¦ de Vaclav Havel, m.en s.Marie Ouellette, le 7 avril à 20h , le 8 avril à 14h - SALLE MARIE-GÉRIN-LAJOIE: > U grande roue > dans une m.en s.de Bernard Lavoie, du 6 au 9 avril à 20h, le 10 avril à 14h.— STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALI-BERTÉ: < La grande roue > dans une m.en s.de Michèle Magny, du 8 au 11 avril à 20h, matinée le 9 avril à 14h.THEATRE D'AUJOURD'HUI: 3900 St-Denis, Montréal— < Crime du siècle • de Peter Madden, traduction de Guy Beausoleil, du 10 avril au 3 mai THEATRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul.Vieux Montréal (845-7306)— « Opéra lou • spectacle de marionnettes, conception et m.en s.Vladimir Ageev, à compter du 7 mars, les sam.et dim.à 15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (2863161)— < Blokes > comédie musicale de Bowser and Blue, du 9 avril au 24 mai THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)— « L'examen de passage • de Israel Ho-rovitz, m.en s.René-Richard Cyr, du 8 avril au 16 mal THEATRE MAISONNEUVE: PDA, Montréal (842- 2112)— La Société Pro-Musica présente Hermann Prey, baryton, dans le cycle Winterreise de Schubert, le 7 avril a 20h.THÉÂTRE NOUVEAU MONDE: 84 ouest Sla Catherine, Montréal (861-0563)— « Le Roi Lear » de Shakespeare, m.en s.Jean Asselin, du 28 avril au 23 mai, mar.au ven.à 20h., le sam.à 16h.el 21h.THÉÂTRE OLYMPIA: 1004 est Ste-Catherine, Montréal (521-1002)— Les Grands Explorateurs présentent Alaska Yukon, terre d'aventure, de Patrick Mathé, du 6 au 12 avril, lun.au mer.à 20h., jeu.à 19h„ ven.sam.à 19h.et 2Jh.30, dim.à 13h.30 el 16h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (8467277)— • Traces d'étoiles » de Cindy Lou Johnson, m.en s.Pierre Bernard, du 16 mars au 11 avril, mar.au sam.à 20h., dim.â 15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— .Tailleur pour dames, de Feydeau, m.en s.Daniel Roussel, du 14 avril au 9 mai, mar.au ven.à 20h, sam.à 16h.et 21 h, dim â 15h.UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal (8467928)— Ensemble vocal de jazz, dir.Jerl Brown, le 7 avril i 20h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal— Salle B 484: Récital de jazz, Stéphane Crytes, batterie, le 7 avril à 14h — Récital de jazz, Mathieu Cormier, basse, Guy Dubuc, piano, Michael Todd, guitare, Jérôme Chambetland, batterie, Dany Roy, saxophone, le 7 avril à 20h.GRAND THEATRE DE QUEBEC: Québec- Le Théâtre du Trident présente.Les fourberies de Sca-pin > de Molière, m.en s.Serge Denoncourl, du 7 avril au 2 mai, mar.au sam.à 20h., THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean, Québec (416694-9631)- .Comédies russes » d'Anton Tchékhov, m.en s.Jean-Jacqui Boutet, du 31 mars au 25 avril, mar.au sam.à 20h.30 THEATRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazle, Québec (4165262183)— Le Théâtre Niveau Parking présente .Passion Fast-Food > de Marc Doré, Michel Garneau et Jean-Pierre Ronlard, m.en s.Michel Nadeau, dir 7 avril au 2 mai, du mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE L'ILE: 25 rue Laurier, Hull (816596 7171)— • La chatte et le hibou.m.en s.Louise Campeau, du 18 mars au 26 avril, mer.au ven.à 20h, sam.18h.30 et 21h.30, dim.12 avril à 15h.A SURVEILLER Ce soir à 17 h, Mme Leah Sherman donnera une conférence intitulée « Les défis de l'éducation artistique », au pavillon Judith-Jasmin (salle J-2625), entrée au 405 rue Ste-Catherine est, à Montréal.Entrée libre.Rens.: 987-4115.¦ Aujourd’hui à 16 h, le professeur John L.lleilbron, vice-chancelier de l’Umver-sité de Californie à Berkeley prononcera la première conférence D.Lome Gales d’histoire des sciences.Intitulée « Colomb et Copernic », la conférence aura lieu en la salle 26 du pavillon Leacock de l’Université McGill.Rens.: 398-6748, ¦ Atelier « Etre bien dans sa peau ».Techniques pour harmoniser les énergies vitales et développer son magnétisme.Apprendre à vérifier les changements dans les lignes de la main.Les 11 et 12 avril au Centre de chirologie, 351, av.Victoria, Westmount.Rens.: 488-2292.¦ Ce soir à 17 h, le groupe Volte Face de l’Université de Montréal organise une conférence-causerie avec Ed Broadbent sur le thème « Le défi des droits de l’homme», au pavillon principal, salle M-415.Entrée libre.¦ Ce soir à 19 h 30, M.Daniel Kemp viendra exposer ses théories sur le syndrome de l’enfant tenon à la Bibliothèque municipale Guy Bélisle au 80, boul.Arthur-Sauvé à St-Eustache.Rens.: 472-4440, poste 295.¦ Aujourd'hui à 13 h 30, Forum des citoyens âgés de Montréal organise un café-forum sur « Les découvertes » avec ' M.Roland Fortier, au 1030 rue St-Alexan-dre, bur, 902.Rens.: 393-9345.¦ Ce soir à 19 h 30, l’Association des parents et amis du malade mental Rive-Sud vous convie à une conférence sur le thème « Impôt et testament fiduciaire » par Me Gilles Nadon, au Centre d’accueil Chevalier de Lévis, 40 rue Lévis, près du chemin Chambly, Longueuil.Entrée libre.Rens.: 677-5697.¦ La bibliothèque Philippe-Panneton, 4747, boul.Arthur-Sauvé à Laval-Ouest, présente une conférence intitulée « Sur la voie de la transformation », le mercredi 8 avril à 19 h 30.Entrée libre.Inscr.: 662-4007.¦ Mercredi 8 avril à 9 h 30 à l'édifice Dominique Savio au 9335 rue St-Hubert à Montréal, les Associés bénévoles qualifiés au service des jeunes vous invitent à visionner le film « Solitude chez les jeunes».Réserv.: 389-9315.¦ , | Ce soir à 19 h 30, la Bibliothèque Émile- Nelligan, 325, boul.Cartier à Laval-des-Rapides, vous convie à une causerie de M.Jacques Lafrenière sur le jardinage de printemps.Entrée gratuite.Inscr: : 662-4973.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est de 9 h à 20h; à l’Hôpital Royal Victoria, 687, av.des Pins ouest, de 9h 30 à 16 h 30; à l’Hôpital Santa-Cabrini, 5655 rue St-Zo-tique, de 10 h à 16 h 30; à St-Laurent, Collège Vanier, 821, boul.Ste-Croix, de 9 h 30 à 16 h, et à St-Jean-sur-Richelieu, Caserne des pompiers, 525 rue St-Jacques, dé 14 h 30 à 20 h 30.Rens.: 937-1941.¦ Ce soir à 19 h 30, conférence de M.Gilbert Charron sur le thème « Ma joie, nia pâque et ma résurrection.Un mot sur là réincarnation », au Centre St-Pierre, 1212 rue Panet, à Montréal.Rens.: 384-9542.' ¦ Ce soir à 19 h, conférence sur l’art « Paj tenteux ou Post-moderne », à la Maison de la culture Marie-Uguay, 6052, boul.Monk.Rens.: 872-2044.¦ Ce soir à 19 h 30, l’Association québécoise des parents et amis du malade merv tal inc.organise une rencontre d’enfants adultes d’une personne souffrant de ma-, ladie mentale, au 2270 rue Papineau; porte 7.Entrée libre.Rens.: 524-7131.> < ¦ Le Jardin botanique de Montréal offre des cours sur le jardinage, le samedi de 19 h à 21 h 30.Inscr.: 872-1400.¦ L'Entraide pour hommes de Montréal invite les hommes en difficulté à se joindre au groupe tous les lundis à 19 h 30, au 6955 rue Des Ormeaux, à Anjou.Rens.: Daniel Messier au 355-8300.¦ Le Centre des femmes du Plateau Mont-Royal offre des ateliers sur l’autodéfense, connaissance de soi, questions de compétence, théâtre et clinique-vélo.— Mardi 7 avril, causerie sur « Le racisme, on s’en parle ».Le centre est ouvert du lundi au jeudi, de 9 h à 17 h, au 5148 rué Berri.Service téléphonique offert à partir' de 13 h au 273-7412.$ F ON DATION DIS MALADIFS DU COt UR DU QUCBK DE COEURS 440 boul.René-Lévesque Ouest, bureau 1400 Montréal (Québec) H2Z 1V7 Tél.: (514) 871-1551 ou 1-800-361-7650 (Siège social) Téléc.: (514) 871-1464 La télévision du mardi soir en un clin tl'ocil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFTfR.C.) Montréal .17h30 / Ce soir Marilyn g Des jardins d’aujourd’hui L’or et le papier g Dallas g Le Téléjournal g Le Point/météo/sport Cinéma '.De sang froid Am.67 —Avec R.Blake rôï WCAX(CBS) Burlington News News g The Golden Girls Rescue 911 g Cinéma : In the Eyes ola Stranger—km.92 Avec Richard Dean Anderson et Justine Bateman News Primary Coverage À communiquer fë-) WPTZ(NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy 1 Wheel of Fortune In the Heat of the Night g Law t Order g Dateline NBC g News The Tonight Show n CBMT(CBC) Montréal Newswatch CBC Newsmagazine On the road again g The 5th Estate g Market Place Man g Alive The National g The Journal News Newhart g Welcome Back.«0 EST’ Le TVA ?éd, 18 hres Jeopardy ! Chambres en ville g Chop-Suey Loto-Qulz Le match de la vie Q Ad Llb Le TVA g éd.réseau TVA g sports Des mots pour le dire m CFCF(CTV) U3 Montréal Puise g Entertainment Tonight g Fighting Back! Full g House Home g Improvement Roseanne Room g For Two The Young Indiana g Jones Chronicles News g Arsenlo g Hall Show m TV5 (Télé «y Francophones Nord-Sud Des chiffres el des lettres Journal deA2 Vision 5 Envoyé spécial La télé des inconnus : Best 01 Ciel, mon mardi 1 mW Passe- Partoul Téléservice L’équipe Cousteau à la g redécouverte du monde Feu vert g Rideau g Téléservice La période de questions g® ss** Musique vidéo Fax: Llnloplus Flashback Musique vidéo Rock en bulle Perfecto Musique vidéo f55) WVNY(ABC) Burlington News News g Star Trek: The Next Generation Full g House Home g Improvement Roseanne Room g For Two Civil Wars g News Nightllne Commercial Programs ® sa 19h / Muchwest Fax Lite on Venus Ave Vidéocllps Monkees Spotlight / Sugarcubes Power 30 fSS\ VERMONT ETV(PBS) The MacNeil/Lehrer Newshour g The Nightly Business.Crossroads Nova g Frontline g Listening to America g With BilfMoyers Cinéma : Back to Bataan —Am.45 Avec John Wayne et Anthony Quinn ®ÏÏLa, La roue chanceuse Zizanie Au nom de la loi Cinéma : Clue— Am.85 Avec Tlm Curry et Lesley Ann Warren Le Grand Journal Sports plus Sports plus Extra Viséo-le magazine Cinéma ÇDSS 17h/Children Programs The Nightly Business.The MacNeil/Lehrer Newshour g Cinéma : Shoah-Fr.85 Documentaire de C.Lanzmann Listening lo America g With BiliMoyers Eastenders Secret Agent Le Devoir, mardi 7 avril 1992 ¦ B-5 Le référendum de 1980 aurait été « confisqué » par le PQ et le PLQ ! Telle est la thèse d’un journaliste de La Presse Gilles Lesage de notre bureau de Québec * LE RÉFÉRENDUM de 1980 fut confisqué aux Québécois, non pas tant parce qu’il fut récupéré par les autorités fédérales de l’epoque, mais peut-être bien parce que les desseins les plus profonds des hommes politiques qui dirigeaient le Parti québécois et le Parti libéral du Québec étaient avant tout de satisfaire leurs ambitions politiques, la quête d’un pouvoir aussi minime soit-il.» Rien de moins! Telle est la thèse, on ne peut plus extrême, qu’un confrère de La Presse défend le plus sérieusement du monde dans un livre que vient de publier VLB éditeur.Journaliste depuis 25 ans, d’abord à L’Action catholique de Québec, à La Presse depuis 16 ans, Claude-V.Marsolais affiche d’emblée ses couleurs.Tout le monde y passe ou presque.« Les Québécois ont maintes fois fait preuve d’immaturité dans leur jugement politique.Au lieu de tenter de se prendre en main en empruntant la voie de la souveraineté, ils ont recherché instinctivement leur sé; curité collective en misant sur l’unanimité, par un vote massis en faveur d’un parti ou l’autre sur la scène fédérale, comme pour se réserver un droit de regard sur un pays qu’ils ne dominent pas.C’est un trompe-l’oeil, car ils ne font que gagner un peu de temps avant la crise suivante, toujours plus proche.» Celui que ses confrères appellent familièrement C.V.reprend à son compte une thèse fort répandue, notamment par le professeur Jacques Brossard, voulant que les Québécois soient des colonisés bien nourris, au surplus trahis par leurs dirigeants.Ainsi, il en a contre le PQ qui, après sa prise du pouvoir en 1976, n’entreprit aucune négociation avec Ottawa pour enclencher le processus de séparation, contrairement à ce que prévoyait le programme péquiste.« Au contraire, écrit-il, on ajouta une étape supplémentaire.Le référendum devenait un préalable à la négociation.Puis, par la suite, la souveraineté devint indissociable de l’association économique avec le teste du Canada, ce qui devait conduire à une « opération suicide ».L’ajout d’un second référendum devait alourdir davantage le processus et le reculer à une date indéterminée.« La multiplication de ces étapes laisse subsister un doute sur les véritables intentions du Parti québécois dans les années 70.Etait-il davantage attiré par l’administration gouvernementale que par la réalisation de la souveraineté?Plusieurs indices le laissent croire, telles la démobilisation du militantisme au sein du parti et l’insouciance affichée face aux actions entreprises par le gouvernement fédéral pendant cette période.» Boursier de l’éditeur de son journal pour effectuer ce travail, Marsolais a eu accès à de nombreux documents et archives des partis en cause, en plus de s’appuyer habilement sur des textes qui confortent ses postulats.En voici un exemple.« Par tempérament, Lévesque est un homme de l’éthique de conviction de sorte que son comportement et ses décisions sont déterminés à' partir d’un ensemble de principes moraux, auxquels il donne son adhésion indéfectible», constate Guy Laforest.Il est donc un homme de parole.S’il a décidé que son gouvernement se limitera à être un bon gouvernement, il suivra cette règle sans y déroger, même si le contexte politique aurait pu lui donner raison de ne pas le faire.Il sera donc amené à commettre des erreurs politiques importantes.C’est ce qui le différencie de Trudeau pour qui la réalisation d’objectifs précis l’emporte sur les soucis moraux.» « Bref, soutient l’auteur, le gouvernement aura fait la preuve pendant trois ans, du 15 novembre 1976 à la fin de l’année 1979, qu’il avait su être un si « bon gouvernement » qu’aux yeux d’une forte proportion de Québécois la souveraineté semblait moins une nécessité urgente.» Torpeur, éta-pisme, délectation du pouvoir.« Son indolence et sa lenteur à agir devaient d’ailleurs lui attirer des critiques sévères sur son manque de courage, critiques servies par les membres mêmes du parti et par l’extérieur.» Cette insouciance et ce désintérêt se manifestent aussi envers Ottawa qui, pour sa part, prend moins les choses à la légère.« Le gouvernement fédéral a été pragmatique dans son action préréferendaire en subventionnant généreusement les mouvements fédéralistes alors que le gouvernement Lévesque s’est conduit de façon autoritaire en monopolisant toutes les initiatives et en refusant d’aider les mouvements qui ne demandaient pas mieux que de.prêcher la bonne nouvelle.» Marsolais évoque en long et en large, documents à l’appui, les faits et gestes des forces fédéralistes, la campagne de peur, orchestrée par la machine électorale du PLQ et surtout, les ressources de l’appareil gouvernemental fédéral.Il prétend même que « les dépenses effectuées par le gouvernement fédéral, et non comptabilisées dans les dépenses admissibles des deux camps officiels, ont pu se révéler un facteur déterminant dans le cours des événements ».Il est vrai que l’invasion fédérale bafouait le principe de l’égalité des chances entre les Claude-V.Marsolais Le référendum confisqué Hfctoire du r*tortntlum quebvcuis du 20 mal rlb éditeur „*?deux camps, tel que prévu par la loi sur la consultation populaire; chacun était limité à dépenser 2,1 millions $, dont la moitié sous forme de subvention de l’Assemblée nationale.Mais de là à conclure que les millions d’Ottawa ont fait basculer des milliers de Québécois dans le camp du Non, il y a une marge.On ne saurait la franchir, sous peine d’accuser une majorité de nos concitoyens de se laisser duper par une propagande habile et une publicité vicieuse.En tout état de cause, le camp du Oui s’est honoré en s’interdisant de telles pratiques.« Sur le plan de la moralité politique, écrit Marsolais, il (le gouvernement Lévesque) en sort grandi, mais l’Histoire, cruelle et implacable, ne retient que les vainqueurs et les vaincus, la pureté politique ayant valeur d’innocence.» Le cynisme comme règle de vie en société?Quand même! L’auteur semble le croire.Il ajoute en effet : « L’une des principales causes de la défaite du gouvernement Lévesque et du camp du Oui a été de s’en tenir aux règles du jeu référendaire alors que d’autres joueurs, le gouvernement fédéral et ceux des provinces anglophones, ne les respectaient pas.S'il y a une leçon à tirer, c’est que face à de nombreux adversaires dont l’un respecte les règles et les autres pas, la pudibonderie en politique ne peut vaincre.» Quelle fierté aurait-on pu tirer d’un choix différent, basé non pas sur la dignité et la confiance en l’avenir, mais sur l’habileté de « P.R.», de re-lationnistes roués et la propagande insidieuse de politiciens retors?Ses reproches, le confrère les adresse aux deux grands partis du ' Québec, aux journalistes (j’y reviendrai de façon spécifique dans un prochain article), aux intellectuels, aux syndicats.A l’approche d’un autre grand rendez-vous, il craint la même erreur de perspective.Lui-même membre de la CSN (comme la plupart des journalistes des principaux médias québécois), il écrit en effet : « Il est dommage que de nombreux membres de la centrale n’aient pas encore compris l’importance du regroupement de toutes les forces vives afin de construire le pays.Lorsqu'on sait que les centrales syndicales n’ont pas été capables de s’entendre dans le passé pour créer un véritable parti de gauche, on peut se demander si elles ne sont pas en train de monnayer leur appui contre certains avantages futurs.Cela n’est guère encourageant.» Mais en quoi la question nationale devrait-elle occulter toutes les autres priorités des travailleurs, avoir préséance absolue sur les multiples problèmes qui les assaillent au jour le jour?« Le facteur déterminant pour que la souveraineté se réalise, c’est la volonté collective des Québécois», écrit Marsolais en conclusion.Tout est là.Avant tout, au risque d’être simple, voire simpliste, pour reprendre le mot du père de l’étapisme, Claude Morin, le Oui a été défait en 1980 parce que trois Québécois sur cinq ont dit Non au mandat de négocier que réclamait le gouvernement Lévesque.Que l’état d’esprit, l’humeur et la sensibilité des Québécois soient différents, 12 ans plus tard, il semble bien que tel soit le cas.Mais il faut respecter leur cheminement et leur choix, aussi bien celui d’hier que d’aujourd’hui.Il est tentant, et facile, d’imputer aux autres, aux dirigeants, aux partis, les hésitations, les valses-hésitation, les ambivalences, d’un peuple qui cherche à s’épanouir librement, à sa manière et selon son rythme propre.L’auteur appelle de tous ses voeux une mobilisation des Québécois, par exemple à la faveur d’une assemblée constutuante.« Une telle mobilisation permettrait peut-être aux Québécois de contenir et d’exorciser cette peur incontrôlable qui les tenaille face aux menaces de toute nature qui surgissent lorsqu’ils sont appelés à faire des choix cruciaux Eour leur avenir collectif ou à se li-érer d’une tutelle plus que centenaire.» Cet ouvrage provocant arrive à point nommé.Il ne dédaigne pas la polémique et suscite la réflexion.Ses conclusions n’emportent pas d’emblée l’adhésion.Elles ont au moins le mérite de soulever des questions pertinentes et de nous inciter à éviter des erreurs coûteuses, de façon à se soutirer enfin du statu quo dévastateur.Le référendum confisqué, Histoire du référendum québécois du 20 mai 1980 Claude- V.Marsolais VLB Éditeur, Montréal 1992, 272 pages.Dans le monde de Véducation Nouvelle école menacée LES PARENTS du comité d’école Saint-Jean-Eudes, de la commission scolaire Jérôme Le-Royer, protestent contre la fermeture de leur établissement scolaire, primaire et francophone, désirée par le Conseil des commissaires de Jérôme-Le-Royer.Le 10 février dernier, le conseil des commissaires de Jérôme-Le-Royer a en effet modifié à la dernière minute l’ordre du jour de sa réunion, pour faire adopter line résolution visant cette fermeture dès l’an prochain.La commission scolaire est présentement en consultation sur cette décision, sans avoir toutefois fourni « une raison valable » aux parents pour la justifier.L’école Saint-Jean-Eudes compte quelque 160 élèves, en plus de trois classes d’accueil.Pour sa part, le comité d’école maintient son opposition et espère toujours que Saint-Jean-Eudes demeure ouverte au-delà de juin 1992.Communiquer, pour prévenir la violence DANS UN NOUVEL ouvrage intitulé Ces mots qui provoquent des maux, Serge Michalski, professeur et consultant en pédagogie, propose aux professeurs, parents, et intervenants scolaires de tous ordres, une grille d’analyse pour éprouver leur mode de communication avec les élèves.La méthode suggérée prétend prévenir et éliminer graduellement les problèmes de comportement, le décrochage, les problèmes d’apprentissage et la violence chez les jeunes.Publié chez Louise Courteau, Ces mots qui provoquent des maux précise les notions de communication indirecte, de dépréciation par la communication, s’attaque aux intentions déguisées dans les messages transmis, ainsi qu’à la définition de ce que sont des « émetteurs » et « récepteurs » valables en communication.Serge Michalski, autodidacte, présente déjà des conférences sur le thème de la communication, aux élèves des écoles primaires et secondaire, aux enseignants et aux parents québécois.Du Pepsi.plutôt que de l’alcool LE SALON international de la Jeunesse, très largement financé par les compagnies Pepsi et Ultramar, a ouvert ses portes vendredi dernier à l’Arena'Maurice-Richard.Sous la présidence de Mme Ginette Flynn, et sur les thèmes de la réussite scolaire et de la prévention de l’alcoolisme et de la toxicomanie, les jeunes y auront l’occasion de visiter les kiosques d’une liste de 40 commanditaires, tant privés que publics.Outre Pepsi et Ultramar, cette liste compte la Fédération des producteurs de lait, Bell Canada, la STCUM, Filles d’Aujourd’hui, la compagnie Kit- ateliers sur le système scolaire québécois, les services policiers, les droits de la personne, les C LSC, la loi sur l’immigration et la clinique d’impôt.Visiter le pays VOYAGEURS CANADA, nouveau programme d’échanges entre étudiants canadiens de 16 à 21 ans parrainé par le gouvernement fédéral, recrute présentement 37 000 jeunes pour procéder à des échanges culturels à travers le pays.Jusqu’au 8 mai prochain, les organisateurs du projet choisiront jusqu’à 125 jeunes dans chaque circonscription canadienne, pour les envoyer passer une semaine dans une circoncription avec laquelle ils auront été jumelés.En échange, ces continuum ÉTUPES CLASSIQUES ET MÉDIÉVALES EN EVTEILE bcrnicrê êctgitcurë Aptfs Orui 4M ik tumrt inir'ntt If Drpjilfmfnl d fludfi tUiuqurt fl mfdifv4ln perd ton dimlfvt fl tf rrlrouvr tout U tutfllf df I Umvmitf AI ombff df U gundf lov» If» «omb4ti moyfnigfu» pmitlfnl A quand la fin dft hotlilikt1 lf»lf fl tdilonal rn pagft 5 fl 7 ¦r-vw Continuum devra se financer autrement LE JOURNAL étudiant Continuum de l'Université de Montréal, est menacé d’abandon par la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM).Cette dernière versera en vertu d’une résolution adoptée par ses délégués lors de son dernier congrès, une dernière subvention de 20000$ au journal, précisant que le Continuum devra se trouver une nouvelle source de financement à partir d’avril 1993.Le directeur du journal Pierre-Éric Gibeault, s’est dit à la fois déçu et content de cette décision.Le journal devra trouver rapidement des sources de financement dans la publicité, a-t-il affirmé, mais il s’agit peut-être d’un mal nécessaire puisque « il y a des années que le Continuum espère devenir indépendant».Les fédéraux et Téducation EMBOITANT le pas aux récentes initiatives fédérales en matière d’éducation, le parti Libéral du Canada a adopté en février dernier une résolution réclamant l’établissement de normes nationales en ce qui a trait à l’évaluation, la sélection, et l’appréciation des élèves de toutes les écoles du Canada.Cette résolution prévoit que le gouvernement fédéral adopte les mesures nécessaires pour que les élèves aient les qualifications voulues dans les matières de base que sont les mathématiques, les sciences et les sciences humaines.Rappelons que Je gouvernement conservateur travaille de son côté activement à son projet « l’école avant tout », qui vise à stimuler la participation des entreprises dans le monde de l’éducation.Par ailleurs, ajoute-t-on à Québec, l’éducation demeure, constitutionnellement, un champ de compétence exclusivement provincial.à-tout, Provigo et onze ministères fédéraux et provinciaux, qui participent à l’événement.Le porte-parole du Salon cette année est Gregory Charles, comédien bien connu des jeunes Québécois.Pour la différence LE MINISTÈRE des Communautés culturelles du Québec célèbre jusqu’au 11 avril la semaine interculturelle québécoise.À l’invitation du ministère, Daniel Do, comédien et chanteur aux origines vietnamienne et québécoise, visitera donc une série d’écoles primaires du Québec.On profitera de l’occasion pour organier des repas multi ethniques, des défilés de mode culturels, des jeux de différents pays ou des forums de discussions.Pour sa part, la commission scolaire Laurenvale, organise le 10 avril une journée spéciale interculturelle où l’on présentera des jeunes accueilleront une autre personne durant une semaine dans leur propre circonscription.Le gouvernement fédéral espère ainsi faire apprécier aux jeunes « La grandeur, la beauté et la force inhérente d’un Canada uni».On recherche étudiants LE CONSEIL SCOLAIRE de Pile de Montréal recrute des étudiants pour combler les emplois d’été au service de perception de la taxe scolaire.Les postulants doivent être inscrits à un programme collégial ou universitaire et avoir l’intention de retourner aux études au cours de l’année 1992-1993.Ils doivent aussi être résidants de l'île de Montréal, et connaître suffisamment le français et l’anglais.De son côté, la Commission des écoles catholiques de Montréal recrute présentement des enseignants de niveaux primaire et se
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.