Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1992-04-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
?(BO ans d 'expérience à votre service > Déchiqueteuses, Calculatrices, Répondeurs téléphoniques, Systèmes à dicter \J3our renseignements, appelez 341-OEQE Vol.LXXXIII — No 84 Ensoleillé le matin.Max: 6.Détail page B-6.Montréal, jeudi 9 avril 1992 Toronto 85cents65* + TPS + TVQ SOCIÉTÉ Les ACEF lancées sur tous les fronts Après avoir connu leur heure de gloire dans les années 70, puis une scission, les Associations coopératives d’économie familiale (ACEF) persistent à défendre le consommateur sur tous les fronts mais, le financement est difficile et les coopératives repensent leur action.Clément Trudel rappelle leur histoire et dit où elles en sont.Page B-l PERSPECTIVES /CEI Les dépouilles de l’empire Le décret plaçant la flotte de la mer Noire sous la juridiction de Moscou est entré en vigueur hier provoquant à Kiev la fureur des députés ukrainiens dont certains ont demandé la rupture des relations diplomatiques avec la Russie.En vertu du décret signé mardi par le président russe Boris Eltsine, la flotte sera financée par la Russie mais restera sous le commandement militaire conjoint de la CEI.Kiev en revanche veut obtenir au moins 30 % des navires de guerre de la mer Noire, afin de créer sa propre flotte.Moscou juge ce pourcentage trop élevé.L’Hôtel-Dieu déménagera Le conseil des ministres entérine le projet malgré l’opposition du Tout-Montréal Jocelyn Coulon D’ultimatums en avertissements, de déclarations en décrets, la Communauté des États indépendants (CEI), ce machin ingouvernable qui a remplacé l’ex-URSS, est sur le point de sombrer dans les flots houleux de la mer Noire.L’Ukraine et la Russie, les deux pays qui tiennent à bout de bras la CEI, sont à couteaux tirés sur la question du partage des biens de l’Armée rouge, des dépouilles d’empire particulièrement convoitées.L’affrontement entre les deux grandes républiques slaves, qui a pris hier un tour menaçant avec le déploiement de soldats de la CEI sur la base de Sébastopol dont les Ukrainiens réclament le contrôle, était inévitable tant la dynamique du nationalisme et la définition pour le moins floue des pouvoirs de la nouvelle communauté les poussent dans des directions opposées.En décembre dernier, la Russie, l’Ukraine, le Bélarus et le Caroline Montpetit ALORS que plus de la moitié des finissants du secondaire occupent un emploi rémunéré parallèlement à leurs études, la plupart des élèves québécois accordent moins de cinq heures par semaine au travail scolaire à la maison.Comparativement, en 1972, seulement 30 % des élèves de cinquième secondaire occupaient un emploi rémunéré durant l'année scolaire.Une très faible minorité des étudiants travaillent pour subvenir à leurs besoins essentiels, soit pour aider leurs parents.En majorité, les élèves du secondaire cherchent à ga- Kazakhstan avaient créé la CEI pour succéder à l’Union soviétique dont plus personne ne voulait.L’accord, qui fut conclu entre les quatre États, auxquels devaient se joindre sept autres républiques, stipulait entre autres que la Russie gardait le contrôle sur les armes nucléaires et que les forces armées étaient dotées d’un commandement central.L’encre de cette énième entente était à peine sèche que les signataires prenaient des mesures pour en annuler tous les engagements.La logique de l’indépendance nationale, tant réclamée par les différentes républiques, ne pouvait supporter que la défense même de cette indépendance fasse l’objet de décisions centraüsées.à Moscou.D'abord l’Ukraine annonça la création d’une armée nationale et exigea que tous les soldats stationnés sur son territoire choisissent leur camp.Le Bélarus, la Moldova et l’Azerbaïdjan ont emboîté le pas.Puis le président ukrainien, Leonid Kravtchouk, revenait sur sa promesse de transférer les armes Voir page A-4: La dépouille gner de l’argent pour se payer des vêtements et des sorties.Telles sont les grandes lignes d’un avis du Conseil supérieur de l’Éducation rendu public hier, sur le travail rémunéré des jeunes en dehors des cours.En général, conclut le Conseil, les élèves sont plus valorisés par l’occupation d’un emploi que par le travail académique.Et en conséquence, poursuit le Conseil, l'école devrait rehausser ses exigences pour se réapproprier l’énergie investie par les éleves dans un emploi à l’extérieur des cours.Dans une série de recommandations faites au ministre de l’Éduca-Volr page A-4: La moitié Michel Venne de notre bureau de Québec EN DÉPIT d’une levée de boucliers, le conseil des ministres a approuvé hier la recommandation du ministre de la Santé, M.Marc-Yvan Côté, en faveur du déménagement de l’Uôtel-Dieu de Montréal à Rivière-des-Prai-ries.La décision est assortie de la création d’un comité chargé d’étudier les propositions de réutilisation du site actuel, à l’angle de l’avenue des Pins et de la rue Saint-Urbain.Ce comité travaillera en liaison avec le Secré- Isabelle Paré ES ADOLESCENTES, des aînées, de petits attroupements de soeurs serrées les unes contre les autres, comme des orphelines, étaient encore là, hier, à veiller sur le squelette encore fumant de leur aima mater emportée par les flammes 24 heures plus tôt.Sur tout le pan de la rue Girouard où s’affairaient encore hier les pompiers de Saint-I Iyacinthe sur un front déjà vécu pour sauver le tariat du comité ministériel de développement du Grand Montréal.‘ Le ministre en fera l’annonce officielle aujourd’hui, à 10 heures à Montréal.Le déménagement de l’institution tricentenaire se traduirait par la construction d’un centre hospitalier tout neuf, probablement sur un terrain appartenant à la Ville de Montréal situé à l’extrémité du boulevard Maurice-Duplessis, à l’est de l’autoroute 25, à Rivière-des-Prairies.La construction de l’immeuble de huit étages coûterait 260 millions, excluant le coût du terrain, selon le Programme fonctionnel et technique Collège Saint-Maurice et la Maison mère des Soeurs de la Présentation-de-Marie, on pouvait distinguer une classe toute particulière de curieux.Comme moi, leur regard tranchait sur les autres.Dans leurs yeux, on ne distinguait pas que la curiosité de voir tomber le colosse de pierres qui avait jusqu’ici traversé 116 ans sans coup férir.Derrière leur regard fixe, se déroulait tout un film d’événements et de souvenirs.Comme moi, elles entendaient encore les cloches sonner la fin des classes, les tourbillons d’étudiantes préliminaire du 21 mai 1991, un document communiqué au DEVOIR la semaine dernière par le cabinet du ministre.L’hôpital disposerait de 512 lits de courte durée, dont 50 pour les soins psychiatriques, 32 pour les soins intensifs et coronariens et 10 pour l’unité ultra-spécialisée des grands brûlés.Les auteurs du document affirment qu’il faudra « améliorer les axes routiers et les transports publics aux abords du nouveau site choisi ».Cela « compenserait largement pour son éloignement du centre-ville », écrivent-ils.L’acces-Volr page A-4: L'Hôtel-Dleu descendre sur quatre étages les gigantesques escaliers de bois en colimaçons pour s’engouffrer dans les jardins de pins, le craquement des pas sur les immenses planchers de chêne polis par des générations de filles.Et le souvenir de ces Soeurs, celles qu’on aimait, qu’on aimait moins, qui nous dorlotaient comme des mères.Ces mères, elles étaient toutes en deuil hier.En deuil d’une vie, de celle d’une communauté qui a vu naître, et participé dès 1876, à l’histoire et à Voir page A-4: A Saint-Hyacinthe Comme une lettre à la poste La postière Un film de Gilles Carie.Avec Chloé Sainte-Marie, Steve Gendron et Nicolas-François Rives.A partir du 10 avril Nathalie Petrowski GILLES CARLE a une fois de plus fait mentir le docteur, le critique et le Tout-Montréal réuni hier soir à la salle Maisonneuve de la Place des arts pour la première mondiale de La postière mettant en vedette Chloé Sainte-Marie, Michèle Richard et la révélation de la soirée, le jeune Steve Gendron, dans une charmante comédie picaresque campée dans le Québec profond des années 30.Première mondiale peut-être, mais première qui manquait de panache et s'empêtra dans les fleurs du tapis syndical lorsque, au nom de CJ MS, Monique Simard présenta Gilles Carie en priant la salle d’être solidaire de ses vieux cinéastes comme de ses jeunes.La prière n’était pas tout à fait innocente puisque, depuis un mois déjà, La postière faisait les frais d’une rumeur désastreuse voulant que cette 15e fiction de Gilles Carie soit sa dernière.Heureusement pour Carie et pour le cinéma québécois, La postière devrait connaître une belle carrière en salle, ne serait-ce que parce que le film arrive avec sa truculence, sa verve et sa profonde immoralité comme la première fleur du printemps.Dans un Val Jacob fictif, librement inspiré du Maniwaki où Carie a grandi en lisant Baudelaire et le Kama Sutra, une postière manipulatrice (Chloé Sainte-Marie) tente de mettre le grappin sur un ingénieur écolo français (Nicolas-François Rives) avec la complicité d’une gref-fière sainte nitouche (Michèle Richard) qui se transforme en bête de sexe l’après-midi et entretient les fantasmes échevelés du maire du village (Roger Giguère).Pendant que les adultes grenouillent et complotent autour d’un barrage, qu’Anglais, Québécois, Français et Indiens se Voir page A-4: Comme une lettre L’homme aux sept vies s’en tire à nouveau Arafat retrouvé sain et sauf NICOSIE (Reuter) — Yasser Arafat a été retrouvé sain et sauf hier matin dans le Sahara, près de quinze heures après l’atterrissage forcé de son avion pendant une tempête de sable au-dessus de la Libye.Trois personnes accompagnant le chef de l’OLP ont péri dans l’atterrissage, a rapporté l’agence libyenne J AN A.Les trois tués sont les membres d’équipage, selon des secouristes cités par JANA.Des responsables de l’OLP avaient dit un peu plus tôt que tous les passagers étaient vivants.L’appareil transportait au total neuf passagers, dont Yasser Arafat, et trois membres d’équipage.Il a été repéré près de Sarra, à 1400 km au sud-est de Tripoli, par un satellite d’observation américain.Des avions de recherche ont ensuite gagné l’endroit.« L'avion a été retrouvé.Arafat, ses compagnons et l’équipage sont tous vivants et l’appareil intact », a déclaré à Reuter un responsable de l’OLP peu après l’annonce de la découverte de l’avion.« Yasser Arafat est maintenant à Sarra et nous avons pu lui parler au téléphone », a-t-il ajouté.À Paris, le délégué général de l’OLP, Ibrahim Souss, a confirmé la nouvelle : « Nous avons reçu un télégramme du désert libyen nous confirmant que le président Yasser Arafat est sain et sauf ainsi que toutes Voir page A-4: L’homme La moitié des finissants du secondaire occupent un emploi à temps partiel Le Conseil supérieur s’inquiète Les ruines fumantes d’un trésor patrimonial Ai 'H k I*»* *>' ’Sût.PHOTO JACQUES GRENIER L’énorme carcasse du vieux couvent et du collège centenaires de Saint-Hyacinthe fumait encore hier, plus de 24 heures après le début de l’incendie.À Saint-Hyacinthe, les pionnières du cours classique pleurent leur aima mater TOUT CE QUE VOUS ATTENDIEZ D’UN DÉVELOPPEMENT À MIAMI NOPD condominiums de luxe * au bout de lo 183e rue, sur «l'intracoastol» (tout près de Hallandale) • 6 modèles, de 1 185 à 1 688 pi?• 2 chambres, 2 salles de bain • Hall d'entrée et plancher de cuisine recouverts de marbre • Piscine et jaeuzzi • 3 minutes de marche de la mer • Vue exceptionnelle sur «l'intracoastol» • Aéroports à 20 minutes • Quai pour 12 bateaux P-R É - V E N T E 115 000$ à 168 000$ | LES PÉLICANS est une Vous pouvez louer votre condominium! informations: (418) 683*3579 réalisation de Pettigrew Development, filiale de Charles B.Pettigrew & Ass., 1091 Chemin Saint-louis, bureau 206, Sillery (Québec), GIS 1E2 l J Le Devoir, jeudi 9 avril 1992 Mulroney précise de Paris ses projets référendaires Manon Cornellier de la Presse canadienne PARIS — Le projet d’un référendum national se précise de plus en plus pour le premier ministre Brian Mulroney.Invité à commenter sa rencontre avec le premier ministre québécois Robert Bourassa hier, M.Mulroney a indiqué que la question qui serait posée lors d’un référendum national serait claire et précise, qu’il avait déjà un échéancier en tête et que le concept d’une double majorité n’était pas exclu.« Je peux vous garantir que la question que nous poserons sera directe », a-t-il d’abord dit à la suite d’une rencontre avec le président français François Mitterrand.Le premier ministre a aussi confirmé qu’il avait un échéancier en tête et qu’il en avait informé M.Bourassa.Il a toutefois refusé d’en dire plus à ce sujet.M.Mulroney a répété cependant qu’il n’aurait recours à une consultation populaire que si aucun accord n’était possible avec les provinces.Les ministres fédéral et provinciaux des Affaires constitutionnelles, les leaders autochtones et des territoi- res sont actuellement réunis à Halifax, en l’absence du Québec, pour tenter de faire avancer le dossier.Ils doivent en arriver à un accord pour la fin mai.« Notre préférence est de résoudre cette question avec les premiers ministres provinciaux.C’est ce à quoi nous travaillons.Si nous ne pouvons pas l’obtenir, nous ne resterons pas les bras croisés en laissant le Canada aller à la dérive sans permettre à la population de se prononcer sur l’avenir de son pays », a dit M.Mulroney, à sa sortie du Palais de l’Élysée, à la suite d’une rencontre de 45 minutes avec M.Mitterrand.Il a soutenu que M.Bourassa comprenait qu’Ottawa puisse être forcé d’avoir recours à un référendum national.Mais il a reconnu que cette consultation devrait, pour satisfaire M.Bourassa, répondre à certaines conditions.Ainsi, le projet fédéral devrait prendre en considération les dispositions de la loi 150.Cette loi prévoit la tenue d’un référendum au Québec au plus tard le 26 octobre prochain.Une autre condition de M.Bourassa serait que « les résultats pour le Québec ne devraient pas etre noyés dans une majorité nationale », a précisé M.Mulroney.Il n’a pas voulu rejeter l'idée d’une double majorité, c’est-à-dire qu’un référendum pour être valable doive obtenir à la fois l’appui de la majorité des Canadiens et de la majorité des Québécois.Par ailleurs, le premier ministre a précisé qu’il n’avait pas seulement rencontré M.Bourassa mais aussi communiqué avec quatre autres premiers ministres provinciaux au cours de la dernière semaine pour discuter de la constitution.M.Mulroney a qualifié ces échanges de « très encourageants » et sa rencontre avec M.Bourassa de « fructueuse ».Quant à savoir s’il est réaliste de croire qu’une offre puise être concoctée et vendable au Québec, c’est une autre affaire.À ce chapitre, le premier ministre est très prudent.« J’ai vu une fois un document signé par dix premiers ministres et moi, a-t-il rappelé en faisant référence à l’accord du lac Meech.Ce n’était pas seulement une possibilité, c’était un fait accompli.Mais malgré cela, il n’a pas été adopté.» « La question n’est pas tant de savoir si une offre est acceptable aux yeux de M.Bourassa mais de savoir si le pays a la bonne foi et la volonté politique pour mettre de l’eau dans notre vin afin de sauver ce pays », a-t-il ajouté.Brian Mulroney et le président français François Mitterrand partagent par ailleurs la même impatience face au protectionnisme des Américains.C’est ce qu’a indiqué hier M.Mulroney à la suite de sa rencontre avec M.Mitterrand.« Dans le dossier commercial, la France trouve, avec raison d’ailleurs, que les États-Unis favorisent le libre-échange pour tout sauf les importations et ce n’est pas de nature à favoriser les relations bilatérales.Je pense que le président Mitterrand commence à trouver le temps long et moi aussi d’ailleurs », a déclaré M.Mulroney à sa sortie du Palais de l’Élysée.M.Mulroney, qui amorçait hier un voyage de trois jours en France, a précisé que le président de la Commission de la Communauté économique européenne Jacques Delors rencontrerait le président américain George Bush dans quelques semaines pour se rendre immédiatement après au Canada.Pour sa part, M.Mulroney a indiqué qu’il avait communiqué avec le president Bush mardi pour discuter de commerce, en particulier des litiges canado-améncains sur le bois d’oeuvre et les importations aux États-Unis de voitures Honda construites au Canada.MM.Mulroney et Mitterrand ont aussi discuté des négociations commerciales multilatérales dans le cadre du GATT qui traînent en longueur, en particulier dans le dossier agricole.« Je pense que nous avons fait un certain progrès.Il y a encore des problèmes pour le Canada et l’Europe dans le domaine agricole.Pour nous, il s’agit de l’article XI et j’en ai parlé au président Mitterrand », a indiqué M.Mulroney.Des ministres français et canadiens devraient se rencontrer à ce sujet dans un avenir très rapproché.La position du Canada dans le dossier agricole comporte deux volets.Le premier est l’élimination des subventions à l’exportation de produits agricoles.D’autre part, le Canada veut que l’article XI de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) soit renforcé et éclairci.Cet article permet à un pays de gérer l’offre de produits agricoles pour protéger sa production intérieure.Anglo-Canadiens et autochtones seraient protégés de la « société distincte » offerte par le Canada Chantal Hébert Envoyée spéciale HALIFAX - En l’absence du Québec, la quasi-totalité des autres provinces se sont entendues en principe hier sur la façon de définir dans la Constitution son caractère distinct.Réunis en Nouvelle-Écosse pour le lancement d’une série de négociations intensives destinées à produire un projet d’entente constitutionnelle pour la fin mai, les ministres aux Affaires constitutionnelles des neuf autres provinces, les chefs autochtones du pays et les représentants des territoires ont fait consensus sur cette question autour du texte élaboré en septembre dernier par le gouvernement fédéral.Il s’agit d’une version du concept de société distincte remaniée par rapport au défunt Accord du lac Meech : la clause s’y rapportant serait dorénavant inscrite dans la Charte des droits plutôt que dans le corps de la Constitution.Le caractère distinct du Québec y est défini notamment en fonction de sa langue, sa culture et son Code civil.Par la même occasion, les provinces moins le Québec ont également convenu, à la demande des organismes autochtones, de s’assurer que les droits ancestraux des communautés autochtones du Québec soient à l’abri des conséquences que pourrait avoir cette nouvelle clause.Et ils ont donné le feu vert à des dispositions qui feraient que la Cour suprême du Canada soit tenue d’interpréter la Charte des droits en fonction de l’épanouissement et du développement des communautés anglo-québécoise et francophones hors Québec au même titre qu’à celui du caractère distinct du Québec.Jusqu’à tout récemment, le gouvernement du Québec laissait entendre que la formulation de la clause de société distincte avancée l’automne dernier par le gouvernement fédéral n’était pas à la hauteur de ses attentes.Plusieurs experts y voient un concept dilué et réduit à une expression purement symbolique.Mais cette semaine, un des principaux négociateurs fédéraux a affirmé qu’à son avis, le texte entériné en principe hier à Halifax avait l’appui du gouvernement Bourassa.Malgré tout, au terme de la première journée de leur rencontre, la plupart des porte-parole fédéraux et provinciaux insistaient sur le fait que rien, à leurs yeux, n’est encore coulé dans le béton.Le ministre fédéral aux Affaires constitutionnelles Joe Clark parlait ainsi d’un consensus sur « une approche sur la société distincte » et sa prudence a trouvé des échos dans la plupart des déclarations publiques de ses collègues.Mais selon des participants, ces propos réservés ne reflètent pas fidèlement la quasi-unanimité que le texte fédéral aurait suscitée autour de la table.Ainsi, rapportent plusieurs sources provinciales, seul le premier ministre de Terre-Neuve Clyde Wells aurait mené une vraie bataille contre le projet d’enchâsser dans la Constitution le caractère distinct du Québec.Or, à la sortie hier, ce dernier rendait presque publiquement les ar- mes.« Je ne suis pas complètement satisfait », affirme-t-il en expliquant qu’il voudrait que le concept de société distincte ne s’applique qu’aux seules lois du Québec, « mais la vaste majorité de mes collègues ne pensent pas comme moi.Ce n’est pas une question de vie ou de mort pour ma province.Terre-Neuve ne dira pas non à tout le reste parce que les autres ne veulent pas lui concéder quelque chose.» Les représentants autochtones de leur côté se disaient satisfaits d’avoir convaincu les autres provinces de la nécessité de les mettre à l’abri de l’impact du concept de société dis- tincte.« Ils nous ont fait la preuve que des lois comme la loi 101 ont eu un impact sur leurs communautés », explique sous réserve de l’anonymat un haut fonctionnaire provincial.« Beaucoup de nos préoccupations ont été reconnues comme étant légitimes autour de la table », confirme publiquement le chef des Premières nations du Québec Ghyslain Picard.Sur le front de la dualité linguistique entre-temps, la protection plus étanche réclamée par les minorités de langue officielle depuis l’automne aurait apparemment fait l’unanimité.Même le représentant de l’Al- berta, dont le premier ministre a réclamé publiquement une remise en cause du bilinguisme officiel, n’aurait pas élevé la voix pendant le tour de table portant sur cette réaffirmation de la dualité linguistique.Finalement, les provinces et Ottawa ont convenu de reporter à une autre manche constitutionnelle l’examen de la clause nonobstant qui permet aux provinces de se soustraire à certaines dispositions de la Charte des droits.À l’origine, le gouvernement fédéral avait proposé de rendre son utilisation plus difficile mais ce projet n’avait pas rallié beaucoup de provinces.Bisbille à lai » » 4 « commission * - ?sur la ! souveraineté : i.Jocelyne Richer ‘ | de noire bureau de Québec r~' LA BISBILLE est totale entre députés libéraux et péquistes à propos de l’orientation à donner au rapport final que doit remettre la commis^ sion d’étude sur la souveraineté du Québec.Les couteaux se promènent à une fréquence telle que les libéraux croient que les députés péquis; tes sont à un cheveu de claquer la porte.• ; i • D’après des documents confidentiels obtenus hier soir par LE Pg; VOIR, il est clair qu’une partie ,4e bras de fer est engagée entre: les deux formations politiques qui cher?chent, à travers le rapport à venir, à faire triompher leur position pQlii tique respective.t 1 La dernière version du plaît d,ç rapport présentée hier par les dé: putes péquistes contient un chapltrq sur « la mise en oeuvre de la souveraineté ».En fait, l’opposition veqt que le rapport de la commission par-; lementaire issue de la loi 150 décrive le processus d’accès à la souverai-, neté.Cette orientation fait dresser les cheveux sur la tête des députés libéraux, indiquent des sources, qui, dans leur propre proposition de plan, ont totalement biffe ce chapitre du document de sept pages élaboré par.le Parti québécois.Le plan de traVall des libéraux met plutôt l’accent sur « les avantages et les inconvénients * de la souveraineté, analysée dajîs toutes ses « implications ».Ils jugent cette approche plus conforme à l’esprit de la loi 150 et au credo défendu par le premier ministre Bourassa.Reste à savoir qui va trancher entre les deux approches.Les péquistes n’accepteront pas qu’on leur impose un rapport mettant en évidence les « inconvénients » de la souveraineté; Les libéraux ne signeront jamais un rapport en faisant la promotion.UH OSCAR P°UR LION t1°TDf1 DE 5101 Montréal Laval pour le meilleur prix et le meilleur service Equipement de série: • Climatisation • Miroirs électriques • Verrouillage électrique EX • Glaces électriques • Coussin gonflable • Moteur 16 soupapes, 2.2 litres ET BEAUCOUP, BEAUCOUP PLUS!!! Nous étions les premiers détaillants Honda à Montréal et Lavai et nous demeurons les pionniers de l’épargne.C’était vrai dans le passé et ce sera vrai avec tous les modèles Honda.isy Montréal, 1110 rua Blaury Tél: 879-1550 GARANTIE ^.;»se Laval, 266 bout La bot le Tél: 625-1953 «Sinistre comédie»: Bourassa contre-attaque pendant un débat mouvementé sur le CAD Jocelyne Richer de notre bureau de Québec DURCISSANT le ton, le premier ministre Bourassa a contre-attaqué hier, dans l’affaire du CAD, en qualifiant les allégations de l’opposition officielle de « sinistre comédie » et en allant jusqu’à accuser, à son tour, le leader de l’opposition d’avoir menti à l’Assemblée nationale.Houleuse, la période des questions à l’Assemblée nationale ressemblait par moments à un match de boxe, le président de l’Assemblée ayant eu fort à faire pour arbitrer les écarts de langage des deux côtés de la Chambre.Le premier ministre Bourassa avait mis de côté son ton badin habituel quand il s’est levé pour dénoncer la « sinistre comédie » montée par le Parti québécois autour du Centre d’analyse et de documentation, dans les années 70 et ses relations avec la GRC.Il a dit estimer que le PQ a eu tout le loisir, en neuf ans de pouvoir, de mener toutes les enquêtes qu’il voulait mener.Le premier ministre a indiqué que parmi les documents déposés par le leader en Chambre, la semaine dernière, certains dataient de l’époque où le Parti québécois était au pouvoir.Il a aussi rappelé au leader que le premier ministre en poste à Québec en 1977, M.René Lévesque, avait qualifié de « mémérages » les informations inscrites sur les 30 000 fiches qui avaeient été rédigées sur des individus par ce centre de renseignements.M.Chevrette avait demandé au premier ministre « pourquoi il n’avait pas dit la vérité en Chambre » sur toute cette histoire, et il dut retirer ses paroles, parce qu’on ne peut mettre en doute la parole d’un parlementaire.Quelques secondes plus tard, c’était au tour du premier ministre de passer à l’attaque.« Quand il m’accuse de ne pas dire la vérité, je lui retourne son affirmation comme quoi la Cour suprême a interdit à la commission Keable d’enquêter sur le CAD.C’est faux.Où il est le menteur dans cette Assemblée ?», a-t-il lancé, avant de demander à M.Chevrette de s’excuser.Tout au long de l’échange, le premier ministre n’a pas cherché à nier les relations entre le CAD et la GRC, faisant plutôt valoir que le climat de l’époque avait ses exigences.« Il ne faut pas oublier qu’il y avait de la violence politique.Des Québéois ont été assassinés, d’autres torturés », rappelant que son gouvernement a agi « dans des circonstances difficiles ».Questionné lui aussi, le ministre de la Justice, M.Gil Rémillard, a été plutôt évasif, en Chambre, quand la députée Louise Harel lui a demandé de réclamer du Solliciteur général du Canada les chapitres non publiés de la Commission McDonald sur les activités de la GRC, contenant des témoignages entendus à huis clos.Certains ont filtré dans les médias dernièrement, alléguant que des politiciens avaient été vicitmes d’écoute électronique.Devant les journalistes, le minis;-tre Rémillard a indiqué que sa direc-' trice de cabinet, Mme Suzanne Lévesque, avait demandé par téléphone au chef de cabinet de M.Douglas Lewis, qu’il lui expédie ces documents confidentiels.Le porte-pa;-role du Solliciteur général demand dait alors à ce que le Procureur gé-' néral du Québec (M.Rémillard) s’engage à ne pas prendre de pour-! suites au criminel, à la suite de cësl informations.M.Rémillard a refusé ce marché., Le Solliciteur devait quand même lui; expédier les documents en question,; mais M.Rémillard affirme qu’il ne les a toujours pas reçus.Il estime qu’il devrait pouvoir prendre connaissance de ces documents, pour faire toute la lumière sur les agis*-sements de la GRC au Québec, à cette époque.Il a ajouté qu’il ne lui reviendrait pas de les rendre publics, mais de les-analyser et de prendre des procédures, si nécessaire.«Revenu Canada, bonsoir.» iï Il peut être difficile pour vous de nous téléphoner durant la journée.C’est pourquoi nous mettons aussi à votre disposition un service téléphonique en soirée, du 24 février au 30 avril, pour répondre à vos questions au sujet de l’impôt.Nous nous ferons un plaisir de vous servir, du lundi au jeudi, de 17 h à 21 h.Nous vous offrons aussi, 24 heures sur 24, 7 jours par semaine, un service téléphonique automatisé, S.E.R.T.-Télé-mpôt, qui vous donne des messages enregistrés sur certains sujets concernant l’impôt.Vous trouverez les numéros de ces services téléphoniques à la fin de votre guide d’impôt.On vous facilite les choses.Revenu Canada Revenue Canada Impôt Taxation Canada « A~4 M Le Devoir, jeudi 9 avril 1992 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?L’homme les personnes qui étaient à bord de l’avion en sa compagnie et les membres d’équipage.» L’avion transportant le chef de la centrale palestinienne, un Antonov de fabrication soviétique, venait du Soudan.Le chef de l’OLP devait se rendre dans un camp de combattants palestiniens proche de Sarra.L’appareil a disparu des écrans radars mardi soir à 20 h 45 locales (18 h 45 GMT).Il a été repéré à environ 70 km de Sarra, sa destination avant qu’une tempête de sable ne force le pilote à renoncer à y atterrir.Sarra est une importante base palestinienne.Elle abrite environ 1500 combattants et leurs familles.Les combattants ont été dispersés dans des camps du Soudan, de Libye et du Yémen après avoir été chassés du Liban par l’intervention israélienne de 1982 et par les combats interpalestiniens survenus l’année suivante à Tripoli.Dès l’annonce de la disparition, de vastes recherches avaient été lancées dans le désert.À l’aube, des avions et des jeeps ont quadrillé les alentours de Sarra, une région escarpée et très hostile.La France a pris la décision de participer aux recherches, ainsi que les États-Unis, le président George Bush ayant donné son accord pour l’emploi de satellites américains.Pendant les recherches, un responsable de l’OLP au Caire a déclaré que le pilote de l’avion avait tenté un atterrissage d’urgence à Sarra mais qu’il avait dû y renoncer avant de tenter de se poser dans le désert.Agé de 62 ans, Yasser Arafat symbolise la lutte pour l’indépendance palestinienne depuis 35 ans.Il dirige l’OLP depuis 1969 et a échappé à de nombreux attentats.Hanane Achraoui, porte-parole palestinienne dans les pourparlers de paix israélo-arabes, a laissé éclater sa joie.« Il est le père de l’unité palestinienne.Il est le symbole de l’identité nationale.Il est la force conductrice », a-t-elle dit à la chaîne de télévision britannique Independent Television News.4 La dépouille nucléaires vers la Russie pour le 1er juillet prochain.Les politiciens de Kiev, qui avaient pourtant juré que leur nouveau pays serait dénucléarisé, viennent de réaliser que la détention d’armes atomiques est un atout puissant pour affermir l'indépendance de leur pays et lui donner une quelconque crédibilité au plan international.Le Kazakhstan semble s’être engagé dans la même voie.Il y a trois semaines, répliquant aux mesures ukrainiennes, la Russie a elle aussi créé sa propre armée, dont Boris Eltsine a pris la tête.L’armée unifiée de la CEI, sous la direction du maréchal Evguéni Chapochnikov, n’était plus qu’une fiction et la réunion du 20 mars dernier à Minsk a marqué sa fin et le début d’une féroce négociation sur la répartition du matériel militaire entre les différentes républiques.Le bras de fer qui se joue entre Kiev et Moscou au sujet de la flotte de la mer Noire n’est qu’un épisode de cette négociation et il n’est pas exclu que des affrontements armés se produisent entre les deux républiques.Car plus encore qu’une dispute sur la récupération de chars, d’avions et de navires, le différend russo-ukrainien est avant tout une lutte pour le pouvoir et l’influence.Quand on y regarde de plus près, la flotte de la mer Noire est d'un intérêt stratégique mineur.Sur les 900 navires de guerre et 350 sous-marins que contrôle la CEI, donc la Russie, quelque 160 navires de guerre et 28 sous-marins sont déployés dans cette région.La plupart de ces navires ne sont pas les plus modernes.En fait, ce qui intéresse le plus la Russie c’est la péninsule de Crimée là où la base de Sébastopol est située.La Crimée est peuplée à majorité par des Russes qui devront se prononcer dans quelques semaines sur l’indépendance de leur territoire.Cette province a été rattachée à l’Ukraine en 1954 mais la plupart des politiciens russes veulent que cette décision soit annulée et que la province revienne dans le giron de la Russie.C’est que la mer Noire est le seul débouché de la Russie sur la Méditerranée et les eaux chaudes du Proche-Orient.Moscou veut garder une présence militaire dans la région à un moment où un front turco-arabe semble prendre forme entre les anciennes républiques musulmanes de l’ex-URSS d’une part et la Turquie et l’Iran d’autre part.Hier, certains commentateurs déclaraient à Moscou que la dispute entre les deux pays n’était pas sérieuse et qu’elle servait plutôt à distraire la population des problèmes économiques et sociaux que les dirigeants n’arrivent pas à régler.« Tout cela est hautement symbolique pour les deux gouvernements, disait un expert.On joue avec les émotions.» C’est fort possible.Reste que ce jeu-là est explosif.4 L’Hôtel-Dieu sibilité du nouvel hôpital est, selon eux, une condition essentielle « afin de s’assurer de la précieuse collaboration de tous les partenaires ».Le plan de transport de la région métropolitaine, piloté en 1988 par Marc-Y van Côté lorsqu’il dirigeait le ministère des Transports, prévoit dans ce territoire le prolongement de l’autoroute 25 et la construction d’un pont vers Laval au coût prévu à l’époque de 125 millions.Les auteurs du document présentent le projet comme celui d’un « centre hospitalier universitaire adapté aux exigences d’un centre de soins tertiaires, d’enseignement, de recherche et d’évaluation des technologies de la santé de l’an 2000 ».Cette année, soyez de la fête ! ET PARCOUREZ LE MONDE ! IDENTIFIEZ UNE CONSTELLATION (5 ÉTOILES) DU CIEL TIRAGE LE 30 AVRIL 1992 D'APPARITION REMPLISSEZ ET RETOURNEZ À: CIEL, C P 98,5, LONGUEUIL J4H 3Z3 COUPON ORIGINAL OBLIGATOIRE PHOTOCOPIE REFUSLE TELEPHONE QUESTION D HABILITÉ À COMPLÉTER 90 ?8,5 = LE DEVOIR nation air AVIS ©into-car' Le Regroupement pour le maintien de l’Hôtel-Dieu au centre-ville de Montréal avait pris soin, hier, de réitérer son opposition au déménagement de l’hôpital dans une lettre au premier ministre M.Robert Bou-rassa.Ce regroupement compte dans ses rangs notamment la Ville de Montréal, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la Corporation des médecins du Qué bec, la CSN, l’Université de Mont réal, l’Institut de recherches clini ques, le Centre canadien d’architec ture, le Conseil des monuments et si tes du Québec.Le regroupement an nonçait les appuis nouveaux des étu (liants de la faculté de médecine de l’Université de Montréal, de deux membres du conseil d’administration de l’hôpital MM.Michel Bergeron et Charles Demers, d’Héri-tage-Montréal, de la majorité des médecins du conseil des médecins et dentistes de l’hôpital, du Fonds de solidarité de la FTQ, de l’Association des commerçants des rues Saint-Laurent et Mont-Royal et de l’Association du Parti libéral du comté de Mercier.Le Parti québécois est contre lui aussi.Dans un communiqué, le regroupement réaffirme qu’« aucune décision quant à l’avenir de l’Hôtel-Dieu ne doit être prise avant que ne soient rendues publiques toutes les pièces au dossier ainsi que les autres études pertinentes à son analyse ».Les opposants ont maintes fois déploré que la pièce maîtresse au dossier, le bilan-lits, soit demeuré confidentiel.Ce document qui démontrerait au ministre Côté qu’il y a un surplus de lits pour des soins de courte durée au centre-ville, alors qu’il en manquerait 600 dans le nord-est de 111e.Une étude indépendante montrerait au contraire qu’il manquera 800 lits au centre-ville d’ici à l’an 2000.Les opposants supputent également que la création du comité pour étudier les hypothèses de réutilisation des lieux cache l’absence dans les cartons du ministre d’un plan de rechange valable pour ce site historique.Les opposants font valoir principalement comme arguments les impacts « désastreux » d’un déménagement pour l’économie du centre-ville puisque 2000 emplois s’envoleront ailleurs.Ils affirment par ailleurs que la construction d’un hôpital spécialisé comme l’Hôtel-Dieu, sans service de pédiatrie, ni obstétrique, ne correspond pas aux besoins de la population du nord-est de 111e, qui serait beaucoup mieux servie par un petit hôpital régional.Ils font valoir que les médecins seraient obligés de travailler loin des cliniques privées où ils ont leurs bureaux et que le déménagement augmentera la pression sur les autres hôpitaux du secteur.L’éloignement du réseau universitaire et de l’Institut de recherches cliniques pourrait entraîner, croient-ils, le départ de plusieurs médecins et chercheurs.4 Comme une lettre disputent on ne sait trop quoi, Amé-dée, le jeune frère de la postière, apprivoise la cécité imaginaire à laquelle le médecin du village l’a condamné.Cet enfant à qui on veut enlever la vue et qui joue le jeu tout en faisant son plein d’images, est le coeur et le pivot du film.À travers ses yeux qui font semblant de ne plus voir, Carie s’en prend au puritanisme hypocrite de ceux qui s’érigent en directeurs de conscience.A travers ses yeux, Carie redécouvre le merveilleux monde d’une enfance libre de tout préjugé.Dans cet univers éclaté, bordé-lique et multiethnique où une putain italienne est amoureuse d’un travesti écossais, où un vieux Noir sacre comme iin charretier et où des sous-titres apparaissent pour clarifier un dialogue non pas au clair de lune mais au milieu des rapides de la rivière Bastican, Carie parle autant du Québec de son enfance que du Québec d’aujourd’hui, un Québec enlisé dans ses conflits autochtones, ses fiannes d’électricité et ses corrup-ions municipales menées par des politiciens véreux qui dilapident les fonds publics pour se payer du bon temps.Plusieurs scènes du film se li- CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Sl-Jacques.Montréal.Québec H2Y 3X2 Fa* (5t4|845 7874 Tél.: (514) 98 H O B I C /- Dans son numéro du printemps 1992, la revue Forces fait le bilan de.> cette période et jette un coup d’oeil vers l’avenir.M.Pierre Delaporte, président du conseil d'Électricité de France, participait cette semaine eu lancement de ce 97e numéro de Forces.Il est entouré de M.Claude Boivin, président et chef de l’Exploitation à Hydro-Québec, et de M.Marcel Couture, président et éditeur de Forces.tion, Michel Pagé, le Conseil suggère notamment à chaque école de se doter d’un portrait de la situation du travail rémunéré parmi les étudiants de leur établissement.« Ce qui nous a alertés en cours d’enquête, de préciser le président du Conseil, M.Robert Bisaillon, c’est que la majorité des polyvalentes ne s’étaient jamais interrogées sur l’ampleur du phénomène.» M.Bisaillon n’y est par ailleurs pas allé de main morte hier pour identifier les causes du syndrome de l’emploi rémunéré chez les jeunes de 15 à 19 ans.Sans insister sur la nécessité d’élaborer une réforme générale de l’enseignement secondaire dans la province, M.Bisaillon a par ailleurs signalé qu’« on avait démocratisé l’accès à l’école (depuis les années 1960), mais on n’avait pas démocratisé les chances de réussite ».« Au delà des cours magistraux, a-t-il dit, on pourrait donner aux étudiants plus d’occasions de faire un travail de production à l’intérieur des cours.» « En général, poursuit-il, les changements les plus importants à apporter dans l’école ne se situent pas au niveau primaire mais bien au cours du secondaire.» Dans l’ensemble, M.Bisaillon estime que le travail à temps partiel est un symptôme de l’absence de crédibilité de l’école.Et dans le pire des cas, cette réalité mène rapidement à l’abandon des études.En effet, selon une en- quête du ministère de l’Éducation rendue publique plus tôt cette année, 57 % des décrocheurs et décrocheu-ses ont donné « le goût d’aller travailler », comme principal motif d’abandon des études.Par ailleurs, 11,6% des étudiants occupant un emploi travaillent de nuit, soit de 22 h à 6 h du matin.« Le ministère du Travail s’apprête à présenter un avis sur la législation quant à l’emploi des jeunes, a poursuivi M.Bisaillon.Par ailleurs, il semble que cette législation ne pourrait s’appliquer qu’au travail de nuit.» Dans son avis, le Conseil signale cependant que le travail à temps partiel comporte certains avantages pour les adolescents.Parmi ceux-ci, on dénombre : l’insertion professionnelle du jeune, la socialisation générée par l’emploi, le développement de l’autonomie, la valorisation et l’acquisition d’attitudes de responsabilités, d’engagement et de travail soigné, que souhaite, par ailleurs, développer le monde scolaire.« Dans les années 1975, on encourageait même les jeunes à aller travailler», poursuit M.Bisaillon.Fait à signaler, l’occupation d’un emploi durant un maximum de quinze heures par semaine peut même améliorer le rendement scolaire d’un étudiant.Or, une forte proportion d’étudiants qui travaillent occupent un emploi plus de seize heures par semaine.Également, le travail rémunéré semble avoir un impact plus important sur le rendement scolaire des étudiants les plus forts et les plus faibles d’une classe donnée.4 À Saint-Hyacinthe l’émancipation de toute une ville qui, jusqu’à la fin du siècle, se gaussait plus d’être le fleuron agricole du Québec qu’un des premiers lieux d’enseignement supérieur pour les femmes.Car avant 1935, on pouvait compter sur les doigts de la main, à Montréal et Québec, les écoles qui, malgré les railleries d’un milieu réfractaire, avait décidé de permettre aux filles « de penser, juger et apprendre » en leur offrant le Cours classique réservé jusque-là aux seuls garçons.« C’est toute ma vie culturelle, tout ce que j’ai reçu d’instruction, que représentait le Collège Saint-Maurice », racontait hier, les yeux pleins d’eau, Yvette Chenette-Houle, avec le sentiment d’avoir appartenu à une rare classe de privilégiées.Car en 1935, Mme Chenette, qui a maintenant 73 ans d'amour de la musique derrière elle, était une des quatre jeunes filles de Saint-Hyacinthe à investir les classes du tout nouveau Collège Saint-Maurice, ouvert par la Maison mère pour donner le cours classique complet.« Nous avons appris la musique, les beaux-arts.Dans ce temps-là, ça venait de partout dans la région car on était peu nombreuses.Nous avons obtenu des diplômes pour enseigner partout à travers la province », a-t-elle raconté.Et devant cette doyenne, il y avait les plus jeunes, aussi atterrées, qui s’en voulaient d’avoir jamais pu espérer un jour, comme toutes les filles de leur âge, que leur école brûle pour pouvoir sécher leurs cours.« Quand ça arrive, c’est trop effrayant d’avoir pensé ça.On est chanceuses car tout le monde sait que les cours reprendront.Mais va-t-on pouvoir rester ensemble ?Va-t-on se retrouver ?», s’inquiétait hier Élolse La Rue, une jeune étudiante de troisième secondaire.Car toutes, jeunes, comme moins jeunes, gardent ce sentiment bien particulier.Celui d'avoir hérité d’un savoir jusque-là jalousement réservé aux hommes pour les doyennes, et, pour les cadettes, celui d’avoir vécu un petit moment unique arraché à l’histoire, durant l’ère dorée des ' ' ' polyvalentes.Plus loin, un petit peloton de religieuses montaient la garde comme on veille un mourant, et ' plissaient les sourcils à chaque nouveau pan de mur s’effondrant dans un nuage noir de cendres.Pas moins de 175 religieuses et une cinquantaine d’élèves pensionnaires ont quitté les bâtiments avant que le vent ne disperse le feu dans toutes les ailes du couvent et du collège plus que centenaires.« C’est un deuil, c’est toute une' ! partie de notre histoire, même dé ' ! l’histoire de la ville qui s’en va », 1 avouaient hier Soeurs Antonine Malo et Aline Allaire, plus inquiètes de 11 voir leurs souvenirs s’effriter que leur avenir ébranlé." ’ Car dans cette grande Maison' ' mère des Soeurs de la Présentatioii-de-Marie, logée depuis 1876 dans lé grand couvent de pierres de taillé arborant un comble français construit par le maître-maçon Joseph Barbeau, s’entassaient plus' qu’une foule de souvenirs.Toutes les archives de la communauté religieuse des Soeurs .de la Présentation-de-Marie, fondée.en France par Marie Rivier en 1793, et venue essaimer au Canada en • 1858, s’y trouvaient.Plusieurs des lettres de la fondatrice, ses ouvragés de broderies et les registres des> 3 milliers d’élèves qui ont fréquenté le couvent et le collège y étaient jalousement gardés.« Plusieurs documents historiques étaient aux archives, des gens I venaient fouiller pour faire des thèses», raconte Soeur Allaire.L’incendie, qui n’a épargné que la bibliothèque, le nouveau gymnase construit en 1987 et les jardins, a aussi emporté la Grande chapelle qui liait la Maison mère au college et.à l’ancienne École normale construite en 1912 pour y former dès enseignantes.,, Cette « Grande Chapelle », .achevée en juillet 1880, était l’oeuvre du peintre et architecte Napoléon Bourassa — père de Henri, fondateur du DEVOIR —, et abritait une foule d’objets d’art sacré dont une toile d’Ozias Leduc (La Présentation-de-Marie au temple), plusieurs oeuvres de Napoléon Bourassa et de Soeur ’ Saint-Maurice (fondatrice du collège).Toute une panoplie de meubles et d’objets ayant appartenu à Marie ' ’ Rivier, dont on connaît mal le nombre, ont aussi disparu dans les flammes qui, croit-on, ont pris naissance au quatrième étage à la: suite d’une défectuosité du système électrique.Pour bien des Maskoutains, ce • triste tableau avait des airs de déjà-vu.Car le Séminaire de Saint-Hyacinthe, à deux pas, a lui aussi vu ses bâtiments dévastés par le feu à deux reprises en 1923, et en 1963.Devenu complice obligé par l’histoire, le vieux séminaire accueillait donc hier la soixantaine de religieuses sans logis.Dans un ; local exigu, les professeurs expatriés s’affairaient déjà à préparer la fin de session de leurs étudiantes.Hier soir, les 45 professeurs du Collège devaient rencontrer quelque 2000 personnes, en comptant les parents des 750 étudiantes.• « Il n’y a pas de doute dans notre ! esprit que le collège va continuer à >’ donner ses cours dès mardi le 21 avril.Il s’agit de savoir où.Tout est î perdu, les manuels, les livres, le matériel, mais c’est sûr que le • 1 collège ne mourra pas », tranchait I hier M.Normand Lemoine, professeur d’anglais.On prédit déjà que les vieux pins, ! roussis par le feu, ne verront peut- ! être pas s’élever un bâtiment avec • ¦> autant de cachet, mais que les autobus jaunes ne tarderont pas à ramener d’autres hordes ,,,,, d’étudiantes aussi assoiffées , ]| d’apprendre.JSSsS.I VUES MME jusqu au 12 avril Les ôèmes Journées du cinéma africain et créole Cinémathèque québécoise - Cinéma ONF (Complexe Guy-Favreau) - Cinéma Festival Cinémathèque québécoise - Cinéma ONF (Complexe Guy-Favreau) - Cinéma Festival pré-vente des billets à la Cinémathèque québécoise de 12h30 à 21h00 carnet de 5 billets pour 20$ m INFORMATION: (514) 849-2085 En collaboration avec LE DEVOIR et C£~DmB
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.