Le devoir, 16 avril 1992, Cahier C
RELIGION Le Devoir, jeudi 16 avril 1992 cahier spécial LA MORT OU LA VIE La transformation de la vie par la vie Denise Robillard Al) COEUR de la pensée chrétienne se trouve la conviction que la mort débouche sur une vie nouvelle, qu’elle est l’entrée dans une plénitude de vie.Avec ses compatriotes juifs, Jésus partageait la croyance traditionnelle selon laquelle à la mort, on retourne à ses ancêtres, à ses pères.Durant sa vie, Jésus n’a cessé de parler de son retour au Père.À la dernière cène, il dit à ses apôtres : « Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés.maintenant je viens à toi.Je ne le prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du Mauvais .ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient aussi avec moi, .pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux » (Jean, chap.17).Pour les chrétiens, la mort n’est pas une rupture, elle n’est pas la fin de tout.Elle est un passage, un sommeil, comme Jésus l’exprime dans l’épisode de la résurrection de la fille de Jalre : « Elle n’est pas morte, elle dort.» Pour ceux qui partagent la foi chrétienne, la mort est une naissance, une transformation, un nouveau commencement.Pour Jésus, la mort est un départ, un passage appréhendé, mais c’est la condition de son retour vers le Père.La mort, c’est aussi le moment où il accomplit sa mission et ouvre à tous les êtres humains la demeure qu'il va leur préparer auprès du Père.La mort débouche sur le mystère de l'intimité avec Dieu : « Je vais vous préparer une place.» Jésus a accepté volontairement de donner sa vie.Sa mort est la manifestation la plus profonde, aussi bien de son amour pour le Père que de son amour pour les êtres humains.Il accepte la mort comme preuve ultime d'amour.Cette perspective, propre au christianisme, est sous-tendue par la conscience que le monde est soumis à des puissances mauvaises, que le malin, le péché et la mort doivent être vaincus.C’est la mort de Jésus, accpetée comme un acte d’amour suprême, qui permet de triompher de la mort et du mal.Ce phénomène naturel, auquel aucun être vivant n’échappe, prend des lors un sens, ouvre au salut, à la vie éternelle dans la communion à la mort de Jésus.On retrouve les traces de cette attitude chrétienne devant la mort dans de nombreux documents de l’archéologie chrétienne.Les premiers chrétiens aimaient se rappeler et représenter les épisodes bibliques montrant que Dieu délivre de la mort ceux qui se confient à lui.Paul reprend le même enseignement.Pour lui, la mort est une transfiguration, une transformation de l’être : « (te que tu sèmes, toi, ne reprends vie, s’il ne meurt.Et, ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps à venir, mais un grain tout nu, du blé par exemple.et Dieu lui donne un corps à son gré.Quand donc cet être corruptible aura revêtu l’incorruptibilité., alors s'accomplira la parole de l’Ecriture : La mort a été engloutie dans la victoire» (1 Corinthiens,chap.15).Pour Paul comme pour Jésus, la mort n'est pas, comme le pensent les Corinthiens à qui il s’adresse, une plongée dans le noir, mais une transformation de la vie elle-même.Cette image de la semence jetée en terre qui doit mourir pour porter fruit, Jésus l’avait lui-même utilisée pour parler de sa mort : « Si le grain jeté en terre ne meurt, il reste seul, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits.» A l’époque de Paul, l’influence du stoïcisme est importante et on en trouve des traces chez lui, mais il va au-delà et voit dans la mort un mystère d'intimité avec le Christ; Elle unit à la mort du Christ et fait participer au mystère de sa résurrection.Mort et résurrection sont inséparables dans sa pensée.Aux 5e et fie siècles, l’influence de la pensée stoïcienne et des religions orientales entraîne peu à peu l’art chrétien populaire à mettre davantage l’accent sur la croyance en l’immortalité de l'âme que sur la foi en la résurrection; d’un côté le corps mortel, de l'autre, l’âme immortelle.Thomas d’Aquin reprend les catégories de Platon, mais il connaît bien les Pères de l’Eglise, Augustin en particulier, et c’est à travers eux qu’il lit la Bible.On retrouve donc chez lui, à côté du courant platonicien, un courant patristique qui sert de correctif à ce qu'il y a de trop exclusivement spiritualiste dans la conception de l’immortalité; il P fHIV SM PHOTO JACQUES NADEAU tIsîëcff* \ î vjr*?y croit fermement en la résurrection, celle du Christ et celle des morts.Au Moyen Age, la douleur éprouvée devant les hécatombes provoquées par les guerres et les épidémies s’exprime dans la statuaire, la peinture, les représentations des cathédrales.On retrouve des Christ en croix ensanglantés et des Pieta douloureuses.L’art chrétien populaire traduit la peur de la mort, il en offre une image grimaçante et tourmentée.Cette nouvelle sensibilité va trouver son paroxysme à l’époque baroque où la mort est personnifiée et représentée sous des formes effrayantes.L’art se complaît alors dans des représentations dont les expressions les plus excessives sont les danses macabres.Cette dégradation de la foi en la résurrection s’explique en partie, selon le théologien Jean-Marc Dufort, par les rigueurs de la pénitence pratiquée jusqu’au 13e siècle.La réconciliation n’était souvent accordée qu'au moment de la mort et on avait peur de mourir avant de s’être réconcilié avec Dieu.Les mystiques vont contribuer à transformer cette mentalité.La Renaissance, en particulier dans la musique, va introduire plus de sérénité, proposer une spiritualité plus dé- pouillée, où la mort est présentée comme le repos de l’âme.Le théologien ne s’étonne pas de la tendance actuelle, même parmi les chrétiens, à croire à la réincarnation, le dernier avatar, selon lui, d’une croyance en l’immortalité de l’âme telle qu’on l’a retrouve dans les religions orientales.Si l'âme est immortelle, pourquoi ne se réincarnerait-elle pas ?Ce contexte de religiosité, à la limite, n’a rien de chrétien.Ce sont les thèmes de la vie éternelle et de la résurrection que développent les Écritures chrétiennes, au-delà de la croyance en l'immortalité.Dans l'opinion populaire, la mort c’est la volonté de Dieu qui rappelle à lui.On retrouve encore chez nous les t races d’une prédication apeurante sur la mort qui a longtemps prévalu, alors que les prédicateurs reconstituaient un décor funèbre dans une église tendue de noir.La mort était redoutable, il fallait échapper à la mort éternelle.La foi n’était pas absente, mais pareille insistance sur les aspects tragiques de la mort risquait de faire oublier que le Seigneur avait triomphé des puissances de la mort.L’aspect christologique de la mort et de la résurrection avait peu de place dans cette prédication.Ces lacunes et ces excès ont été largement corrigés dans les documents officiels de l’Église élaborés lors du concile Vatican II, qui ne dissocient pas mort et résurrection.Mais, il reste beaucoup à faire pour que les mentalités et les croyances populaires, soumises à de multiples influences, assument ces changements.Le Père Dufort en donne comme exemple la réforme du sacrement des malades; on n’a pas réussi à vaincre la peur traditionnelle de la mort et beaucoup considèrent encore ce sacrement comme le sacrement des morts.Il constate une nouvelle peur païenne de la mort qui se traduit par sa négation; on déguise le mort, le maquille, on le fait disparaître.On nie la mort, on vit comme si la mort n’existait pas.On place les cimetières loin des villes, alors qu’en milieu traditionnel, ils voisinent l’église et peuvent facilement être fréquentés.La peur des cataclysmes mondiaux, ou d'une destruction de la terre, rend aujourd'hui la mort omniprésente, mais tabou; la mort a remplacé le sexe, comme sujet tabou.«Une entrée dans l’intimité des adolescents, un voyage dans un univers bombardé au napalm.» Denise Bombardier 1,0 drame adolescents sort n»U* ' ;.\\\ht* Sous la direction de Jacques Grand’Maison LE DRAME SPIRITUEL DES ADOLESCENTS Profils sociaux et religieux Réalisé par des chercheurs du Diocèse de Saint-Jérôme, el de rUniversité de Montréal, ce dossier expose le drame que vivent les adolescents d’aujourd’hui.Ces résultats étonnants expliquent les causes de leur incapacité à faire confiance à la société des adultes.Ont-ils des raisons d’espérer?En vente chez votre libraire.248pages, 22,95$ En hommage à Nancy B.Jean-Pierre Proulx L} ESSENTIEL, c’est le ciel ! » Cette rimette du fameux prédicateur populaire, Marie-Marcel Desmarais, dominicain, appartient à la mémoire des plus de 40 ans.Elle ponctuait ses conférences radiophoniques du vendredi soir dans les années 1950.Mais pour se représenter ce ciel, il n’existait alors rien d’autres que les images du petit el du grand catéchisme.Et le ciel de cette génération, c’était celui des processions éternelles avec le choeur des anges.Bref, un ciel d'un ennui mortel.Roger l.emelin fit d’ailleurs un sort extraordinaire à ce paradis, à la fin de la même décennie, en proposant une épisode des Plouffe avec son truculent père (ïédéon où le vrai fuit se passait en .enfer ! Près de vingt-cinq ans plus tard, LE DEVOIR profitait de la visite du pape en 1984 pour interroger les Québécois sur l'au-delà : 15 % ont répondu qu’après la mort « les uns vont au ciel, les autres en enfer », 39 % ont dit que « chacuù continue à vivre mais on ne sait pas comment»; 18% ont affirmé que « chacun continue à vivre en se réincarnant en quelque chose d’autre » ; 20 % ont déclaré que « tout se termine avec la mort »; enfin, 8 % ne savaient pas.Le ciel d'autrefois s’était donc effondré et si l'immense majorité continuait à croire à la poursuite de la vie sous une forme quelconque, un Québécois sur cinq croyait que tout s’arrêtait avec le dernier souffle.LE DEVOIR reprend aujourd’hui la réflexion sur « la » question par excellence de l’humanité, et qui est d’ailleurs au coeur des Jours saints qui commencent aujourd’hui : la vie et la mort, pour ne pas dire, la vie ou la mort.Pour l'heure et pour longtemps encore, on ne pourra jamais parler de l’au-delà qu’en terme de croyances puisque jamais personne n’en est revenu.A cet égard, ce cahier a voulu tenir compte du Québec et surtout du Montréal pluraliste de maintenant.La vie collective s’est enrichie des traditions spirituelles île milliers de gens dont les Québécois de tradition catholique ne connaissent à peu près rien.Cerles, ce cahier redit la foi des chrétiens, mais il interroge aussi celle des religions non chrétiennes, comme celles des adeptes des religions de ce « nouvel âge » de plus en plus présent au Québec.On le constatera, cela est déroutant.Mais les croyances sur la mort et la vie se traduisent aussi dans des pratiques sociales.Un trait domine : l’expérience des Québécois paraît se déshumaniser.L’incinération pourrait même s’interpréter comme une volonté implicite d’en finir encore plus vite avec cette réalité.Si « linguistiquement correct » que soit le nom de « thanatologue » que se sonl donné ceux qui pratiquent leur métier auprès des défunts, ce néologisme savant témoigne peut-être mieux que tout autre phénomène de la distance grandissante que l’on veut placer entre les vivants et les morts.Plusieurs textes analysent donc les comportements des Québécois à cet égard.Mais ici encore, on a interrogé des représentants des communautés culturelles.On constatera la richesse symbolique de leurs pratiques qui n’enrichissent guère, pour l’instant, notre civilisation tant elles demeurent privées.Les reportages sur les infirmières, les médecins, les aumôniers d’hôpitaux qui, par profession, accompagnent les mourants, révèlent par ailleurs l’émergence d’un courant contraire à celui de la fuite devant la mort.Des centaines de bénévoles participent aussi à ce mouvement des soins palliatifs.Il recompose, dans un contexte urbain cette fois, les solidarités familiales qui, dans un Québec traditionnel, entouraient la mort des proches.On constatera aussi avec intérêt que la mort fait aussi chez-nous l’objet d’une réflexion articulée à travers une revue spécialisée que publie l’Université du Québec et qui porte le litre de Frontières.Fait significatif, de toutes les publications de l’UQAM, elle a le plus fort tirage.Nancy B.a donné aux Québécois, il y a quelques mois, une occasion privilégiée de réfléchir collectivement sur le destin personnel de l’Homme.Ce cahier constitue un hommage à cette jeune femme qui a su mystérieusement si bien assumer sa vie et sa mort, pour ne pas dire, sa mort et sa vie.Saint Augustin a dit la foi des chrétiens sur la destinée éternelle à travers ces trois simples mots : Vacabimus ! Vide-bimus ! Amabimus ! En français moderne, cela se traduit fort simplement ; « Nous serons en vacances ! Nous comprendrons ! Nous aimerons ! » La formule est géniale.I I I I I C-2 ¦ Le Devoir, jeudi 16 avril 1992 RELIGION :h cahier spécial; L’expansion de la conscience Des expériences qui suggèrent l’existence d’une réalité différente Jean-Marc Salvet LES REPRÉSENTATIONS traditionnelles de la mort et de l’au-delà occupent un espace moins important que naguère dans l’imaginaire collectif occidental.Ces représentations — ciel, purgatoire, enfer et autres —, ont été ébranlées par les récits, toujours plus nombreux, de ces personnes affirmant s’être approchées de la mort.« Les situations vécues au seuil de la mort par certaines personnes sont venues relativiser l’ancien système de représentations en même temps qu’elles sont venues étayer, selon certains, l’idée voulant que la conscience individuelle survive à la mort physique.C’est-à-dire que la mort ne serait pas une fin en soi et qu’il existerait quelque chose d’indéfinissable après ».Les Américains parlent de Near Dead Experiences.En français, dit Denis Savard, directeur du Département de sciences religieuses de l'UQAM, aucun organisme ad hoc n’est encore venu proposer une traduction satisfaisante.L’acception la plus courante veut toutefois que l’on parle « d’états proches de la mort ».D’autres parlent de substrat, de situations d’agonie ou encore, simplement, de récits de réanimés.Dans tous les cas cependant, il s'agit « d’expériences limites » dont on dit qu’elles sont réalisées au seuil de la mort.Elles sont relatées par des personnes qui, pendant un moment, ont été déclarées cliniquement mortes ou d’autres qui, croyant leur dernière seconde venue, ont frôlé la mort de très près.Lors d’une chute en montagne, par exemple.Le phénomène, explique M.Savard, est intimement lié au développement de la techno-science.Les récits de réanimés sont de plus en plus nombreux parce que la médecine réanime des personnes dont certaines fonctions vitales se sont arrêtées et qui, il y a encore quelques années, n’auraient pu être sauvées.S’agissant de rappeler ce que ces personnes croient avoir vécu, observateurs et experts sont bien évidemment prudents.Le terrain est glissant.Aussi parlent-ils généralement, globalement et pudiquement « d’expériences ».Des expériences qui comportent plusieurs « éléments ou sensations non chronologiques et non identiques d’un individu à l’autre ».Certains se « rendant plus loin que d’autres ».Les témoignages des réanimés convergent cependant à un point tel qu’il est bien sûr possible de tracer un schème général de ces expériences, rappelle Yves Bertrand qui prépare une thèse de doctorat sur ces questions.Son protocole de maîtrise a tant impressionné les responsables du département de sciences religieuses de l’UQAM qu’il lui a été suggéré de passer au doctorat directement.La thèse de cet ancien étudiant en économie s’attardera plus particulièrement sur « la transformation de la vision qu’on a des choses de la vie après cette expérience ».Car on « n’approche » pas la mort sans que son existence s’en trouve bouleversée.C’est, dit-on, une expérience spirituelle très profonde, très intense.Dans la plupart des cas, elle se traduira par une quête spirituelle allant jusqu’à un requestionnement de soi-même, de sa vie, de ses valeurs et de ses comportements.« En général, ajoute Yves Bertrand, elle enseigne à ceux qui l’ont vécu comment vivre le présent d’une manière qui soit moins égocentrique ».L’égo deviendrait moins important que l’a- soi ou l’élan vital se détachaient ».Vient ensuite, pour certains, l’apparition du fameux tunnel au bout duquel une lumière apparaît.« En fait, une espèce de cône vers lequel la personne se sent aspirée très rapidement», précise Yves Bertrand.Certaines personnes rapporteront avoir alors perçu la présence de parents défunts venus les accompagner.Ou encore la présence d’un « être spirituel ».Revoyant alors leur vie de façon panoramique, elles devront en tirer le bilan et pourront aussi avoir à décider si elles réintègrent ou non leur corps.« Il semble, poursuit Yves Bertrand, que les gens comprennent que s’ils fusionnent avec la lumière, qui dans toutes les religions représente soit la conscience, soit la divinité, ils ne pourront pas revenir ».« Il semble que les gens qui vivent l’expérience 'd’un état proche de la mort’ (Near Dead Experience) comprennent que s’ils fusionnent avec la lumière, qui dans toutes les religions représente soit la conscience, soit la divinité, ils ne pourront pas revenir.La personne sera renvoyée par des parents rencontrés ou par un être de lumière lui faisant comprendre qu’il lui reste des choses à accomplir.(.) « On s’aperçoit aujourd’hui que, au moins dans le cas des gens qui vivent ces expériences, la conscience, loin de s’amenuiser, connaît au contraire une espèce d’explosion.(.) « Ils sont convaincus que la mort n’existe pas.Que leur conscience, leur âme, appelez cela comme vous voudrez, se perpétuera sur un autre plan de réalité.Autrement dit que ce que l’on appelle la mort n’est finalement qu’un simple passage vers autre chose.» mour que l’on porte à ses proches par exemple.Parce qu’il fascine et que de nombreuses personnes l’ont relaté, le phénomène est connu.Ainsi ces rescapés ont-ils eu, dans un premier temps, la nette impression d’être morts.Comme dans les récits mystiques et les grandes traditions religieuses qui nous viennent de tous les continents, constate Denis Savard, cette impression s’est accompagnée d’un profond sentiment de paix et de sérénité.Les témoignages font également état d’une « décorporation », d’une sortie hors du corps.Ces rescapés de la mort affirmeront par exemple avoir vu, d’un point situé en hauteur, leur propre corps sur la table d'opération.« Comme si l’esprit, l’àme, le HOMMAGE DE L’ÉGLISE DE SHERBROOKE La Résurrection chrétienne c’est la transfiguration totale de la personne en communion parfaite avec Dieu, avec les autres et avec tout l’univers.Christ est ressuscité, place au monde nouveau ! Dans certaines expériences, il n’y a cependant pas de choix à faire.« La personne sera renvoyée par des parents rencontrés ou par un être de lumière lui faisant comprendre qu’il lui reste des choses à accomplir ».Pour Yves Bertrand, ces expériences vécues au seuil de la mort sont riches d’enseignements.Dans les sociétés occidentales, on a toujours cru que la mort était un processus dans lequel la conscience s’amenuisait de plus en plus jusqu’à disparaître complètement, rappelle-t-il.« On s’aperçoit aujourd’hui que, au moins dans le cas des gens qui vivent ces expériences, la conscience, loin de s’amenuiser, connaît au contraire une espèce d’explosion ».Pour ceux qui affirment s’en être approchés, la mort n’est plus cette grande faucheuse que l’on imagine.« Us sont convaincus que la mort n’e- xiste pas.Que leur conscience, leur âme appelez cela comme vous voudrez, se perpétuera sur un autre plan de réalité.Autrement dit que ce que l’on appelle la mort n’est finalement qu’un simple passage vers autre chose ».Yves Bertrand constate une parenté certaine entre les témoignages de ces rescapés et les grandes théories religieuses selon lesquelles la vie terrestre ne serait rien de plus qu’une étape et le corps de l’homme rien d’autre qu’un revêtement.« Mais dans le fond, dit-il, ces récits ne nous apprennent rien de nouveau.Ils rejoignent tout simplement ce que toutes les traditions spirituelles de l’humanité ont toujours prétendu ».Mais, se demande-t-il encore, est-ce une confirmation des croyances religieuses sur l’au-delà ou n’est-ce pas plutôt les croyances religieuses elles-mêmes qui sont nées d’expériences similaires ?Pour autant qu’ils correspondent à une réalité ontologique, « ce qui n’est pas prouvable », les récits des réanimes suggéreraient en tout cas qu’il existe une réalité différente de celle que nous connaissons, affirme-t-il.« Une réalité qui irait au-delà de la matière ».Mais de cela on ne peut apporter aucune preuve.« Tout dépend des croyances et convictions intimes de chacun.Chacun doit se forger sa propre opinion car d’un point de vue scientifique, rien ne peut être avancé ».La communauté scientifique est partagée.Certains de ses membres affirment que ces expériences réalisées au seuil de la mort ne seraient qu’un phénomène hallucinatoire ou le résultat de mécanismes de défense déclenchés chimiquement devant la certitude d’une mort imminente.De façon générale toutefois, elle ne se pose plus de questions sur sa réalité psychique.Elle admet en effet qu’elle n’est pas en présence de canulars et que l’expérience, pour la personne qui l’a vécue, est bien réelle.Cependant, de là à reconnaître que la sortie hors du corps, le tunnel, la lumière et la rencontre de parents défunts sont des preuves de l’existence d’un au-delà, il y a une marge qui ne sera probablement jamais franchie d’un point de vue strictement scientifique.Au Québec, un regroupement de personnes ayant vécu cette expérience, l’Association internationale pour l’étude des états proches de la mort (connue sous l’acronyme anglais IANDS dont elle est une branche) a récemment vu le jour.Sa présidente, Nicole Giroux explique que l’association a été constituée dans le but d’apporter « un support aux gens qui ont vécu une expérience de mort », de diffuser de l’information sur le phénomène et enfin d’aider à la poursuite de la recherche.HAVRE DE PAIX SPIRITUELLE SANCTUAIRE NOTtl DA Ml DU CAR Le Sanctuaire Notre-Dame-Du-Cap est situé en bordure du beau fleuve St-Laurent.Il est le plus ancien et le plus important sanctuaire dédié à la Vierge Marie au pays.La vieille chapelle en pierre inaugurée en 1720, la basilique moderne avec ses magnifiques verrières ainsi que la beauté des jardins de Notre-Dame sauront vous charmer.Tous les services nécessaires à l’accueil et à l'hébergement des pèlerins sont disponibles sur place.«Avec Lui, y'a de l’avenir» Grand thème des pèlerinages 1992 Via autoroute 40, sortie 205 Cap-de-la-Madeleine, QC Tél.: (819) 374-2441 ENTRAIDE MISSIONNAIRE Attentive à la pratique et aux préoccupations des missionnaires d’ici et d’ailleurs, l’Entraide missionnaire aborde les questions relatives à la mis-siologie, à la spiritualité, à la théologie contextuelle, au développement des peuples, aux droits humains et à la justice sociale.Voici les thèmes et les dates de quelques-unes des prochaines activités offertes par l’organisme : — Brésil: Terre et développement — La faim du monde au Québec et au Brésil, samedi le 25 avril 1992 à Montréal; — Symposium des laïques en mission — Rendez-vous annuel de réflexion, samedi le 6 juin 1992, lieu à déterminer; — La Retraite: Chemin faisant.En quête d’Église, du 1 août au 7 août 1992 à Nominingue; — le Congrès annuel: D’un «nouvel» ordre mondial à une «nouvelle» évangélisation les 11-12-13 septembre 1992 au cegep Ahuntsic à Montréal; — Programme de formation missionnaire, octobre 1992 à mars 1993, feuillet disponible.Nous vous invitons à participer à ces différentes activités en vous instrivant à: S*ÛtfUcU7fCt6ùt Vaste choix À l’été, votre choix se ferait entre la création, l’éthique sexuelle ou la praxéologie pastorale.À l’automne, vous pourriez aller de la création aux prophètes, en passant par les mystères du grec biblique; de Jésus à la psychologie, en passant par Dieu et les sacrements; des grands mouvements sociaux à la pastorale sociale en passant par l’animation.Vous avez le choix.P.-S.: Il n’est pas trop tard pour faire une demande d’information ou d'admission (514-343-7080).Ça vous tente?mmma Le Devoir, jeudi 16 avril 1992 ¦ C-3 ¦.UQAM ^université actuelle Sciences des religions L'Université du Québec à Montréal offre un ensemble intégré de programmes de premier, deuxième et troisième cycle en sciences des religions, avec un intérêt particulier pour les enjeux éthiques de la société contemporaine.• Une occasion unique d'étudier de manière approfondie les traditions spirituelles de l'humanité et les phénomènes religieux d’actualité • Un regard neuf sur le champ culturel québécois et une possibilité d'explorer les enjeux éthiques des problèmes contemporains Au 1" cycle, l'UQAM offre : • un baccalauréat en religiologie • un baccalauréat en enseignement moral et religieux • un certificat de premier cycle en éducation morale • un programme court d'intervention auprès des mourants et de leurs proches Aux cycles supérieurs, l'UQAM offre : • une maîtrise ès arts en sciences des religions • un doctorat en sciences des religions (UQAM-Concordia) Renseignements sur les programmes : Au 1*r cycle Module des sciences religieuses : (514) 987-3669 Aux études avancées Études avancées en sciences des religions : (514) 987-4497 Date limite pour présenter une demande d'admission à la session d'automne 1992 : 1" juillet 1992 (1W cycle et études avancées) Université du Québec à Montréal jjjcllOÎX"’ SÛR! NOUVEAU: EXTERNAT POUR FILLES L'École Mont PENSIONNAT ET EXTERNAT POUR GARÇONS Institution privée et catholique dirigée par les Frères des Ecoles chrétiennes.1325, Avenue des Pensées Ste-Angèle-de-Laval Ville de Bécancour GOX 2H0 (819) 222-5601 EXAMENS D’ADMISSION 9 MAI à 9h00 RELIGION cahier spécial La quête d’une vie éternelle « | Musulmans, Hindous, Bouddhistes et Juifs face à la mort i ! Marie-Andrée Amiot -1-—- | IEN PEU de Chrétiens sont !v restés indifférents aux funé- r railles d’Indira Gandhi et de soi fils Rajiv abondamment diffusées dans les médias.Pour plusieurs, la )/ue d’un corps incinéré publiquement est troublante, les traditions judéo-chrétiennes ne les ayant pas habitués à une telle cérémonie.Mais pofir des millions d’Hindous, ces funérailles n’ont rien d’anormal et font partie des rites propres à l’hi-dopisme.toutes les religions comportent deq cérémonies rituelles.Certaines semblent différer sensiblement des traditions dites chrétiennes, mais en y regardant de plus près, on retrouve deç similitudes étonnantes quant aux croyances et aux sentiments qui motivant les actes posés durant les cérémonies funèbres.Selon M.Denis Savard, directeur du -département des études religieuses de l’UQAM, toutes les religions considèrent la mort comme un passade, comme la naissance à une autre; vie.« Les courants religieux ont affjrmé, partout et toujours, la mort comme seuil, passage, transmutation, métamorphose ».Cette citation de fceno Blanu exprime le sentiment animé par des individus provenant de J.ous les milieux.La mort n’est pas unç fin en soi, elle mène à une autre étqpe, soit dans l’attente d’une renaissance, dans le but d’atteindre un univers meilleur ou, encore, vers une résurrection qui ramènera tous les mqrts pour les préparer à un jugement final.Mais selon les origines ethniques et religieuses — les deux sont parfois interdépendantes — les traditions varient.Nous avons rejoint quelques spécialistes qui nous ont relatés les pratiques et croyances diverses associées à quelques groupes religieux.Mathieu Boisvert, spécialiste en boùddhisme à l’UQAM, a visité l’Inde à plusieurs reprises et s’est imprégné des courants culturels aussi bien què religieux de ce pays qui l’a manifestement séduit.« Tout d’abord, il faut comprendre la différence fon-dajnentale entre l’hindouisme et le bojiddhisme.Chez les bouddhistes, riep n’est permanent, tout est sujet à un; changement constant.En effet, quoique les deux partagent la même racine, le bouddhisme rejette trois principes fondamentaux qui sont acceptés par l’Hindouisme : 1) le principe d’un soi permanent, un « at-man», genre d’âme ou de soi permanent, 2) l’autorité des Véda, textes sanskrit, considérés comme autoritaires par la tradition hindoue, et 3) l’autorité des Brahman, prêtres de la tradition hindoue ».Ce schisme a provoqué dès le 6e siècle avant J.-C.l’apparition du bouddhisme primitif.Compte tenu des différences fondamentales entre les deux doctrines, les) croyances en l'au-delà varient, expliquant ainsi les rites associés à la mort.Le mode normal de funérailles chez les Hindous est l’incinération, quoique dans certaines régions, on procédé à l’enterrement, question de coutumes ethniques.Le cortège amène le mort vers le lieu crématoire; la marche est scandée par des récitations, des plaintes de pleureuses.On dépose sur le bûcher des objets liés aux occupations du défunt et on immole le corps.« Dans plusieurs qu’il est mort.Pour celà, les assistants aux funérailles répéteront la profession de foi, fondement de Pis-.lam, au nom du décédé pour qu'au î moment du jugement, celui-ci se pré- ! sente en vrai musulman.A l’approche de la mort, les proches récitent avec le mourant la sha- ; hada permettant à la personne d’af-firmer sa foi avant de quitter ce ;.monde.Au moment de l'agonie, on ' oriente le mourant vers la qibla, di- ‘ rection de la Mecque.On ferme les yeux du défunt, puis on lui fait les .ablutions rituelles pour qu’il puisse .entrer dans l’au-delà en état de pu- î reté.On enveloppe son corps de trois.* pièces de tissu après l’avoir découvert de ses habits, puis on le recou- ^ vre d’un linceul blanc comme celui.que portait le Prophète.11 ne doit .comporter aucun noeud car on em- .pêcherait l’âme de sortir du corps.( >n ne doit pas altérer le cadavre, par l’incinération par exemple.On enterre le corps en direction de la Mecque comme au pèlerinage.On remplit la fosse de pierres plates, puis de j terre.Les musulmans croient que tous ces rites préparent les défunts à leur -demeure de l’au-delà.La tradition enseigne qu’au jugement dernier, un grand coup de trompette sera sonné.La terre sera secouée, le ciel se fendra, les planètes se disperseront.Au second coup de trompette, les morts ressusciteront et seront divisés selon leurs actions passées inscrites aux livres.Seuls les prophètes, les saints et certains justes seront dispensés de l’épreuve finale qui consiste à acheminer les mortels vers le paradis ou l’enfer.S’il est vrai que les rites et les croyances diffèrent, la mort est universellement perçue avec tristesse.Quelles que soient les origines, la perte d’un être cher est douloureuse.Plusieurs écoles théologiques assurent que les rites prescrits par les • religions aident les humains à traverser des moments pénibles en as- ‘ surant aux proches une espérance de vie plus heureuse dans l’au-delà.1 — Bouchard, Alain, « Médium », no 30, printemps/élé 198H.2 — Cité, pp.14-16.de: Rosette Mociornitza (514)656 0188 J L’Islam a toujours proclamé avec-conviction qu’après la mort, il existe une vie éternelle.La fin des temps est l’un des thèmes essentiels du Coran.Il y a un rite coranique des cérémonies mortuaires qui varie selon les régions.Il est dit que chaque être humain, lors de sa résurrection, devra être dans le même étal que lors- Sonia Gandhi, assiste aux funérailles de son mari, Rajid, l’ex-premier ministre de l’Inde décédé en mai dernier.traditions indiennes, le fils aîné est appelé à fracasser le crâne du père pour en libérer l’âme, poursuit M.Boisvert, cet acte symbolisant le cycle des naissances et des reconnaissances ».On croit généralement en Inde que le mort passe par un état d’esprit désincarné avant de devenir un ancêtre.Après la crémation — sacrifice ultime — et l’immersion des cendres, l’esprit du mort continue à rôder autour des siens en quête de nourriture.Présence menaçante, le fils nourrit l’âme pendant une année pour s’assurer de lui procurer un corps approprié afin que le mort puisse quitter cet état et être élevé à la dignité d’ancêtre.Ce rituel coexiste avec la notion de transmigration.Il est probable que ces rites se sont adaptés à la croyance en la réincarnation et indiquent une inquiétude réelle face à la mort et le désir d’assurer au défunt une place enviable dans l’au-delà.Il faut se rendre à l’évidence, la mort fait peur.Même chez les Hindous ou les bouddhistes qui croient aux multiples existences.On croirait qu’ils n’ont pas de crainte vis-à-vis de la mort, mais celle-ci leur apparaît menaçante et troublante comme pour la plupart des êtres, mondialement.Dans la plupart des textes religieux, on attache beaucoup d’importance aux rites et croyances associées à la mort et l’après-vie.« Dans la prière juive et musulmane, par exemple, on rappelle l’existence d’un monde meilleur où Dieu attend les justes, la résurrection des corps, le jugement dernier ainsi que le paradis et l’enfer sont des certitudes que partagent le judaïsme et l’Islam.Pourtant, il existe des différences fondamentales dans l’attitude de ces religions face à l’au-delà ».M.Alain Bouchard, chercheur et professeur d’histoire des religions au collège de Sainte-Foy ».Pour le judaïsme, on pourrait parler d’une attitude réservée face à la vie future tandis que pour l’Islam, le monde de l’après-vie est omniprésent et affirmé ouvertement (1)».Chez les Juifs, on n’accorde que peu de place à la mort.Dans la Bible, elle est réduite à sa plus simple expression.On ensevelit les défunts avec rapidité, sans grande pompe ou fastes cérémonies; elle est acceptée comme naturelle et voulue par Dieu qui assume directement la destinée ultime de l’homme au nom de l’alliance éternelle conclue avec Abraham et sa race.Les cimetières sont désignés sous des vocables tels que « maison de vie », « maison d’éternité» ou «bon endroit» (2).Malgré ce désintérêt apparent face à la mort, la communauté exige une participation aux cérémonies au moment du décès d’un des leurs.Une association, l'Ileurah kaciisha, existe dans toutes les communautés juives afin d’assurer une présence au moment de la mort.Après avoir déposé le corps en terre, on place une lumière près de la tête : ce geste témoigne que l’âme immortelle poursuit son existence au séjour céleste.En Israël, on a pris l’habitude de planter un arbre a la mort d’un Juif en son souvenir.Icônes byzantines' \ ÜÊÊ Soeurs de S^dnt-Josepfi de SaixUrOïyociudxe/ M Une Congrégation ouée à l’éducation intégrale de la jeunessi et à l’évangélisation des pauvres Au service de l’Église du Québec depuis 1877 Ë3s5i Dans le cadre de leur colloque É Dans le cî Terres natales.TERRES D'ENRACINEMENT Ia*s Partenaires de l’Association chrétienne de la Haute-Egypte (PACHE) vous invitent à un concert avec L’Ensemble de Mpsiq^e arabe traditionnel George Sawa, qanun Kbrahim Eleish.ud.nay.duff et riqq Suzanne Meyers-Sawa.daranukka, riqq et duff Dahlia Obadia.danse Samedi 25 avril 1992 à 20:00 h.Salle Émile I^gault, 615, boul.Ste-Croix, St-Eaurent, Qc Membres: 10$ Non-membres: 12$ Pour réservations: tél.: 681-5724 (PACHE) Centre de spiritualité chrétienne cours - sessions • conférences Direction : Pierrette Petit, S.S.A.Responsabilité : Les Soeurs de Sainte-Anne Prospectus disponnible : Secrétariat du Centre Christus 3770, ave Saint-Kevin, app.6, Montréal, H3T 1H7 Téléphone :(514) 737-7201 W îjÈm %w LES SOEURS DE L’ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE NICOLET Congrégation vouée à l’éducation chrétienne du peuple de Dieu avec une option préférentielle pour les jeunes, les femmes et les personnes appauvries.— Cen re Chris Of • < Centre de spiritualité chrétienne cours - sessions • conférences Direction : Pierrette Petit, S.S.A.Responsabilité : Les Soeurs de Sainte-Anne Prospectus disponnible : Secrétariat du Centre Christus 3770, ave Saint-Kevin, app.6, Montréal, H3T 1H7 Téléphone :(514) 737-7201 C-4 ¦ Le Devoir, jeudi 16 avril 1992 RELIGION cahier spécial Vivre la mort, hier et aujourd’hui I Diane Précourt \ i t A MORT a perdu sa dimen-l/J I sion sociale, paroissiale, fa-IV J—^ miliale pour se dissoudre ans une espèce d'enveloppe ur-aine, individualisée, isolée.A partir es années 1950, le rituel mortuaire 'est transformé au rythme de la vie oderne qui lui a dicté d’importants hangements.Certains pour le ieux, d’autres pas.» Dans un immense local qui lui ient lieu à la fois de bureau, de bi-liothèque et de Centre d’étude des eligions populaires, où seule filtre ne lumière naturelle qui semble il-miner ses propos, le père domini-ain Benoît Lacroix parle de la mort omme de la vie.« La mort suppose n processus de lenteur que notre onde actuel ne prend pas le temps e comprendre et d’assimiler.» La crémation, par exemple, dont importance a crû au cours des dernières années et qui représenterait je choix de près de la moitié de la Population, s’inscrit dans ce mou-ement voulant qu’on en finisse le plus rapidement possible avec la piort, qu’on répare vite ce « court-j- circuit », cet « accident de par pours ».• Sortir la mort de la maison, la traiter uniquement comme une nouvelle jlans les journaux et surtout, ne pas s’y attarder puisque ce serait mor-pide, voilà la tendance nord-américaine, écrit-il dans l’un de ses nombreux articles sur le sujet (Communauté chrétienne, no 152).« Mais $ trop vouloir bousculer le rituel, on pisque de devenir superficiel.» J Suivant la tradition chrétienne, on paît poussière et on retourne en poussière.« Mais aujourd'hui, dans pne poussière de ‘micro—ondes’, le défunt devient instantanément ce qu’il devrait devenir avec le temps.J’ai l'impression qu’on escamote quelque chose.Car le cérémonial entourant la mort permet de l’exorci-ser, de vivre en quelque sorte la douleur causée par la disparition d’un être cher.Présentement, on assiste plutôt à un affaiblissement du sens religieux en Occident.» S’il acquiesce volontiers à l'ouverture de l’Eglise aux besoins d’aujourd’hui, il n’en déplore pas moins que dans notre société contemporaine, il en soit de la mort comme de la divinité, c’est-à-dire des éléments qui éveillent un sentiment de gêne.19110.Aussitôt décédé, le défunt est lavé, endimanché, déposé sur les planches, raconte le père dominicain.On sonne les glas : trois fois trois tintements pour un homme; deux fois deux tintements pour une femme, puis c’est la volée Pour que tout le monde sache au village.Le crêpe est installé à la porte de la maison, la famille et les voisins arrivent, les chapelets se succèdent, degré de parenté avec lui : un an et demi en noir complet pour le père, la mère ou le conjoint décédé et un an dans le cas d’un frère ou d'une soeur; suivi d’un demi - deuil de six mois où un peu de gris sera permis, avant de pouvoir porter des couleurs.Sur cette omniprésence du noir pendant les célébrations religieuses, Benoît Lacroix dit saluer aujourd’hui le passage au blanc pour les vêtements du prêtre, « l’un des aspects positifs des changements dans nos coutumes funéraires».Maintenant, ironise -1 - il, seuls les croque- morts tout de noir vêtus jouent encore le rôle traditionnel.« La mort suppose un processus de lenteur que notre monde actuel ne prend pas le temps de comprendre et d’assimiler.(.) Sortir la mort de la maison, la traiter uniquement comme une nouvelle dans les journaux et surtout, ne pas s’y attarder puisque ce serait morbide, voilà la tendance nord - américaine.À trop vouloir bousculer le rituel, on risque de devenir superficiel.» c’est la veillée au corps.Pendant trois jours, trois nuits.Viennent les funérailles avec leur cortège, miroir hiérarchique allant des proches du défunt à la famille plus lointaine, et aux amis et connaissances.Le cercueil, noir pour un adulte, blanc pour un enfant, entre dans l’église précédé de la croix.Catafalque, candélabres, tentures noires aux fenêtres.la messe vient jeter sur le décès un voile sacré.Puis la procession au cimetière rendra indélébile le souvenir du défunt, son image sera imprégnée à jamais.Le cercueil descend lentement, poignée de terre par poignée de terre, vers l’«au — delà».De retour à la maison endeuillée, les gens s’attableront pour une dernière cène.La présence du défunt s’estompera peu à peu, au fil d’un deuil vestimentaire mesuré en mois selon le «Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur la mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper».François d'Assise « Le blanc correspond davantage à la liturgie des funérailles, d’ailleurs très belle, et à la célébration de la résurrection plutôt que celle de la mort, fait le père dominicain.En effet, l'Église a réalisé qu’elle commémorait la mort païenne, alors que nous croyons à la résurrection.Félix, lui, dirait : C’est grand la mort.C’est plein de vie là-dedans .Toute cette nouvelle perception, forcément, n’a pu que déteindre sur la façon qu’ont les gens de considérer la mort et son rituel.» Car les temps ont bien changé : de toutes les coutumes funéraires d’un Québec traditionnel, rural, il ne reste bien souvent, surtout chez les jeunes générations urbaines, que des bribes éparses.« Aujourd’hui, un individu qui vit un deuil profond reste isolé, ses sentiments bouleversés.Il ne peut plus exprimer sa douleur ne serait - ce que dans la conversation, ou par ses vêtements, et il lui est difficile de la partager.Les gens ont d’autres préoccupations.» 1992.Sitôt la personne décédée, la machine est enclenchée.« En moins de 21 heures, la mort peut être réglée, embaumée, fardée et expo- sée», résume Benoît Lacroix.À moins qu’il ait déjà pris le chemin crématoire, le défunt séjournera, plutôt une journée que trois, dans un salon funéraire où l’on s’occupe de tout.« Couronnes et croix de fleurs préfabriquées sont déposées tout près du cercueil par un monsieur généralement très pressé, écrit-il.Il y aura peut-être une photo qui nous renverra 10 ou 20 ans en arrière.» Quand même, « des solidarités s’affirment et montrent à quel point la charge affective provoquée par la mort a toujours besoin d’être partagée».Les gens défilent « au salon», on parle, on cause, on discute même d’affaires.Le salon funéraire s’est transformé en un lieu de rencontre sociale bien plus que religieuse.Les services funéraires n’ont pas été épargnés par un ralentissement général de la pratique liturgique et l’idée de se rendre à l’église est devenue plus pénible.Une fois terminée la cérémonie, civile dans certains cas, les « invités » seront conviés à un repas souvent confectionné par un traiteur et qui pourra même etre servi au sous-sol du salon.Puis on passera à autre chose.Dans ce contexte, mourir un vendredi peut devenir embarrassant pour l’organisation des célébrations .« Aussi, explique le dominicain, le déplacement géographique de la période précédant la mort, de la maison vers l’hôpital dans le cas d’une personne malade, a entraîné une sorte de concurrence implicite entre l’église et le salon funéraire, qui tend vers une gestion globale du système.» Quant aux montagnes de fleurs entourant le cercueil, un phénomène nord-américain et très urbain, il faut y voir selon le père Lacroix davantage une manifestation de solidarité familiale et d’offrande aux vivants, tout comme pour un anniversaire de naissance, qu’un symbole de résurrection, puisque les fleurs se fanent et meurent.« Aujourd’hui, conclut-il, on hésite à présenter la mort aux enfants pour ne pas leur causer de traumatismes, mais en vivant mal ce passage, la mort peut vite devenir taboue.» Et dans leurs « dernières volontés », certaines personnes demandent de ne pas être exposées au salon funéraire pour éviter un apitoiement et une brisure dans le cycle quotidien des vivants.Car la vie continue.La thanatologie, une science et un art Marie-Andrée Amiot _ RIC ST-AMANT, 21 ans, résume son choix de carrière ainsi : |H « J’avais tellement peur des morts que j’ai décidé de me lancer * J dans le feu de l’action et de devenir thanatologue ! » Au décès de sa grand-mère, Éric a prétendu s’intéresser à cette science et on l’a j laissé rentrer dans la salle où on embaumait la défunte.Il en est res- J sorti imbu d’une nouvelle mission : aider les familles en deuil et procurer réconfort et expertise.La thanatologie combine à la fois art et science.De Thanatos, nom , du dieu Grec de la mort et logie signifiant étude de, la thanatologie est , un terme relativement nouveau.Tout au plus existe-t-il depuis une , trentaine d’années.Technique enseignée uniquement au Collège de Rosemont, on y accepte annuellement 26 étudiants.« Mais les demandes sont fort nombreuses », explique M.André Lépine, directeur du programme, « l’an dernier, nous avons reçu plus de 150 demandes d’admission ».Nous avons rencontré les finissants de la promotion 1992 dans le cadre de leur dîner de fin d’année.Ils étaient 13 à décrire les joies et les peines de leur métier, et ce avec beaucoup de gentillesse et d’humour.Très intéressés par l'entrevue, les jeunes thanatologues — leur âge varie entre 20 et 28 ans — ont des idées bien précises à formuler quand on leur parle de la carrière inusitée qu’ils ont choisie.Valérie Morin affirme qu’elle pense à ce métier depuis qu'elle est enfant.« Toute petite, je voulais maquiller des gens.Mais suite au , décès de mon père, j’ai compris que je pouvais être à la fois utile et poursuivre des goûts personnels ».Car, les thanatologues n’ont pas que la responsabilité de conseiller et d’accompagner les familles en deuil, ils peuvent également pratiquer la thanatopraxie, cette technique qui consiste à embaumer, restaurer, maquiller le corps.Mais avant tout, , c’est ce désir de « se sentir utile » qui prévaut dans leur discours.« Le sentiment d’assister la famille dans des moments très éprouvants, de permettre aux proches de vivre leur deuil avec dignité, d’être ayant , tout à l’écoute de la famille et des amis, c’est tout ça notre rôle », affirme Stéphane Aubé.Comment réagissent-ils devant les transformations culturelles et religieuses des dernières décennies au Québec ?« En expédiant les | cérémonies, les gens nient leur deuil», déplore Nathalie Turcotte.« Quand la famille refuse d’ouvrir la tombe, par exemple, ou de réunir les proches dans le cadre d’une cérémonie religieuse, elle se prive d'une dernière chance de formuler ses adieux ».Ces traditions créées par nos coutumes religieuses sont essentielles selon M.Lépine.« Les chambardements de la révolution tranquille ont supprimé des rites qui sont pourtant tellement importants devant la mort.L’avenir saura prouver qu'une période de deuil est nécessaire aux survivants, et que les cérémonies permettent de passer de la négation à l’acceptation.Je crois que nous reviendrons à une forme ritualiste renouvellée ».Les thanatologues du Collège de Rosemont reçoivent une formation .qui n’existait pas autrefois.M.Lépine : « Pendant longtemps, les gens de cette profession l’étaient de père en fils.Les traditions se léguaient donc selon les méthodes de l’époque.Maintenant, les jeunes puisent , dans plusieurs disciplines pour développer leur profession.De la psychologie à la microbiologie en passant par des cours d’éthiques et de i philosophie, les aspirants reçoivent une formation qui leur permet i d’assister les proches tout au long des jours qui suivent le décès ».i LES FRANCISCAINS Paix et Bonheur aux personnes qui accompagnent les mourants, font avec eux le lien à la Passion du Christ et leur annoncent, avec foi, notre Résurrection en Lui.HUB IUI IS HMH Le curé de campagne et la contestation locale au Québec de 1791 aux troubles de 1837-38 Cahiers du Québec / Histoire n° 20 Richard Chabot Ou comment le curé de campagne, en proposant une solution anachronique aux aspirations de 1837-38, empêcha ,| la monté du laïcisme et du nationalisme.Le curé de campagne ri h conlntatioa locale au Québec de 1791 aux trouble* de 1837-.W 242 pages / 21,50$ fn mfe c/,ez y0/re HUB 1U B I U : : Le clergé et le pouvoir 'politique au Québec une analyse de l'idélogie ultramontaine au milieu du XIX' siècle Cahiers du Québec / Histoire n" 41 Nadia F.Eid Beaucoup, au XOC siècle, prônèrent la suprématie du pouvoir clérical sur le pouvoir civil au Québec.Quel fut l'impact réel de cette idéologie sur la société québécoise entre 1848 et 187If 318 pages / 24,50$ HUI IIIII An Les dots de religieuses au Canada français, 1639-1800 Étude économique et sociale Cahiers du Québec / Histoire no 86 Micheline ü'Allaire Au XVIIé siècle, la dot d'une future religieuse équivalait à 15 fois le salaire d'un chirurgien.Évaluation, constitution, et utilisation des dots, une histoire peu connue remarquablement présentée.264 pages / 25,75$ ¦*r v X Ji Udergéet || pouvofar polbbjua au SfUBDCC En vente chez votre libraire Las dots des religieuses cru Canada français, 1639-1800 En vente chez votre libraire WW les T ?DOMINICAINS ¦> Communautés locales et engagements apostoliques: Québec, Trois-Rivières, Saint-Hyacinthe, Brossard, Montréal, Ottawa, Toronto ¦> Collège dominicain de philosophie et de théologie: Faculté de théologie, Département de philosophie, Ottawa Institut de pastorale, Montréal ¦> Magazine Présence, Montréal Administration provinciale 5375, avenue Notre-Dame de Grâce Montréal, QC H4A 1L2 SOCIOLOGIE 11 SMITH ËliTiilPIMlj Numéro spécial de Sociologie et sociétés publié par les Presses de l’Université de Montréal, vol.XXII, n° 2, octobre 1990, préparé par Jean-Guy Vail-lancourt de l’Université de Montréal.Des sociologues du catholicisme s'interrogent sur le lien complexe qui existe entre catholicisme actuel et société contemporaine, à travers l'étude de certains aspects et cas concrets.L'emphase est mise sur le Québec et sur quelques autres sociétés traditionnellement chrétiennes telles la France, l’Espagne et l’Italie.Articles de Jean-Guy VAILLANCOURT sur la nouvelle sociologie du catholicisme, Paul VALADIER sur le catholicisme et la modernité, Jean REMY sur la hiérarchie et la sécularité, Jean-Paul ROULEAU sur l’après-Vatican II, Jean-Guy VAILLANCOURT sur les papes et la paix mondiale, Paul-André TURCOTTE sur l’ordre religieux, Pauline CÔTÉ et Jacques ZYLBERBERG sur les charismatiques, Marie-Andrée ROY sur les Québécoises catholiques, Gregory BAUM sur la démocratie dans l'Église, Julien HARVEY sur le rapport Dumont, Reginald BIBBY sur la religion à la carte au Québec, Raymond LEMIEUX sur le catholicisme culturel québécois, Arnaldo NESTI sur le catholicisme italien contemporain, José PRADES sur religion et solidarité en Espagne, Danièle HERVIEU-LÉGER sur les recompositions culturelles du catholicisme français.Vente au numéro: Chez votre libraire ou Diffusion PROLOGUE 1650, boul.Lionel Bertrand Boisbriand (Québec) J7E 4H4 Tél : (514) 434-0306, 1-800-363-2864 Abonnements: Presses de l'Université de Montréal a/s PERIODICA C P 444 Outremont (Québec) H2V 4R6 Tél (514) 274-5468, 1-800-361-1431 i ) .g&rJ •• * r MnhiqiK ) j rpssedérReu.V xz&ft A mjL Retrouvez la première culture chrétienne 200 récits émouvants, pleins de vie Ivkessi: ut: Dieu Monique A.Berry 34,20 $ ¦I il .1 11 ' I (I il i (! >1 Spiritualités vivantes ¦ - Albin Michel - ¦ DIOCESE DE JOLIETTE ENSEMBLE, TÉMOINS DE L’ÉVANGILE j ÊTRE ENSEMBLE.pour traduire que Dieu a fait de nous un peuple Vienne le temps des témoins aux multiples visages ÉCRITS DE BAHÂ’U’LLÂH ?¦ « En vérité, nous venons de Dieu et à Lui nous retournons.» ! « O fils de l’Etre suprême! De la mort, j'ai fait pour toi une messagère de joie.Alors, pourquoi t'affliges-tu?J’ai fait la lumière pour qu’elle t’illumine de sa splendeur.Pourquoi te volles-tu devant elle?» « Sache, en vérité, que l’âme (après la mort) continue de progresser (.) jusqu’à ce qu’elle ait accédé à la présence de Dieu.[.] elle prend (alors) la forme qui convient le mieux à son immortalité, la plus digne de son habitation céleste.» « Le seul but de ce livre est de faire la lumière sur le prochain monde d'existence, d'effacer cette peur horrible et morbide de la mort, tout spécialement de l’esprit de nos enfants.» (Heather Niderost, auteure) Pour vous procurer ce livre: Librairie bahâ'îe de Montréal 177, rue des Pins Est Montréal (sur place seulement) Service de distribution bahâ'I-Québec Centre baha'l 75, rue d’Auteuil Québec (Québec) G1R 4C3 (sur place ou par commande postale.Joindre un chèque ou mandat poste de 7,75$) Le Devoir, jeudi 16 avril 1992 ¦ C-5 RELIGION cahier spécial *—r ySp3M.•** ••***' lassas lÿjjpWSjfJÈ ¦-?•¦Ta *-**9fC POUR COMPRENDRE LE NOUVEAU PHÉNOMÈNE RELIGIEUX.(7«c collection d’ouvrages pratiques et accessibles du Centre d’information sur les nouvelles religions, dirigée par R.Bergeron, P.Boucher, A.Charron et Y.Lepage Madeleine Gauthier LA SCIENCE COSMIQUE Science ou religion?78 pages, 5,95$ Richard Bergeron LA LÉGENDE DU GRAND INITIÉ L’image de Jésus dans l’ésotérisme 80 pages, 5,95$ Yvon R.Théroux DES RÉPONSES À VOS QUESTIONS SUR LES NOUVELLES RELIGIONS 88 pages, 5,95$ Dans la même collection LES FONDAMENTALISTES DE LA BIBLE, Richard Bergeron UN SOUFFLE DE SILENCE, Pierre Pelletier LA FIN EST PROCHE, Yvon Lepage LES CONVERSIONS AUX NOUVELLES RELIGIONS, Roland Chagnon DAMNÉ SATAN, Richard Bergeron FOLIES OU THÉRAPIES, Pierre Pelletier L’ARMÉE DE MARIE, Lucie L.Sansfaçon LES TÉMOINS DE JÉHOVAH, Yvon Lepage LE VERBE S’EST FAIT LIVRE, Jacques Rhéaume POUR LE RENOUVEAU, Mrg R.Lebel, G.St-Michel, Y.R.Théroux LES ESSÉNIENS DU QUMRÂN, Jean Duhaime À paraître prochainement: POUR TROUVER SA VOIE SPIRITUELLE, Jean-Claude Breton LES DIEUX QUE NOUS SOMMES, Pierre Pelletier Collection Rencontres d’aujourd’hui CENTRE D'INFORMATION SUR LES NOUVELLES RELIGIONS 34fides O KSCO XX;?MeMM fcsr«ertm Millénium et réincarnation Les croyances des nouvelles religions sur la mort et l’au-delà LA SCIENCE COSMIQUE CHUDCCd! Production de toute oeuvre • audiovisuelle • littéraire • artistique destinée à faire connaître l'influence historique de personnes qui se sont engagées dans des actions importantes au nom de leur foi.S'adresser à Madeleine Lavallée 1600, rue de Lorimier Montréal, Qc, H2K 3W5 (514) 521-1984 Principalement: éducation de la foi chez les jeunes.Aide fournie aux animateurs de pastorale, aux parents et aux professeurs de catéchèse.Animation de groupes d’adultes en cheminement de foi.Disponibilité de locaux en semaine ou en fin de semaine.fond, c’est la réincarnation », dit Richard Bergeron.L’être humain ne peut s’expliquer que si on lui pose une existence antérieure et une existence ultérieure.« Par conséquent, ce qui vient après cette vie est une autre vie.Kt, ce qui viendra après celle-là sera encore une autre existence.» Les vies se succéderont ainsi jusqu’à ce que l’être humain se soit libéré et acquitté de son karma, « cette dette à payer qui est la conséquence de ses actions mauvaises ».Si un individu abuse de ses richesses dans sa vie présente, il naîtra pauvre dans la suivante.S’il naît en mauvaise santé, c’est parce qu’il en aura abusé dans sa vie antérieure.« Les Hindous, qui sont des gens réalistes, ont dit qu’il fallait passer par des millions et des millions de vies avant qu’un individu n’ait plus de karma à payer.» « Tout ça pour aboutir au bout du compte à une notion de l’au-delà qui est une sorte de fusion dans le divin.L’être humain, fragment du divin ayant chuté dans la matière, doit s’en arracher pour retourner dans la source divine — ce qu’il fera une fois libéré de son karma.» Pour ces groupes toutefois, la réincarnation n’est pas, comme chez les hindouistes et les bouddhistes, perçue comme un état pénible.Dans les sociétés occidentales, où l’on conçoit mal la durée, « on a structuré une petite réincarnation facile dans laquelle il n’y a pas de régression.» Plus on avance dans ses vies, plus on s’en libère.Pour eux, la réincarnation est une bonne nouvelle.« Leurs adeptes ne sont pas pressés de se libérer de leur karma.Ils sont à la recherche d’une sorte d’immortalité intra-terrestre », affirme M.Bergeron.La réincarnation y a été réinterprétée à la lumière des philosophies occidentales du devenir historique et du principe évolutif de Darwin.« Ils ont pris le principe de réincarnation en prenant ce qu’il y a de meilleur en Occident.» Ces groupes de rénovation affirment que la mort n’existe pas puisque le corps, s’il meurt, ne fait pas partie de l’identité.Ce n’est rien de plus qu’un revêtement qui disparaît.Cela dit, poursuit le théologien, les réincarnationistes ne s’entendent pas sur ce qui se réincarne.Est-ce le fragment divin, l’esprit, une force psychique, l’élan vital ?Ils ne le savent pas.Pour leur part, les mouvements de restauration sont des groupes de refonte et de restructuration du christianisme.Parmi eux, on compte entre autres l’Église du Réveil, l’Église universelle de Dieu, la Mission du Saint-Esprit et l’Église des apôtres de Jésus-Christ.Souvent fondamentalistes, ils considèrent les Églises officielles traditionnelles et le christianisme comme dégénérés.Ils postulent que la fin du monde est imminente.Que le Christ viendra régner sur la Terre et y instaurera le millénium, le règne de mille ans.Les justes, explique Richard Bergeron, ceux qui auront cru en lui, deviendront immortels.Ils continueront à vivre sur la Terre, une Terre complètement réorganisée cependant.Une Terre de paix et d’abondance.Les autres auront été précipités dans les flammes de l’enfer.Durant ce règne de mille ans, Satan sera enchaîné.Les seules forces à l’oeuvre seront celles du bien.Mais, à la fin de ce millénium, Satan sera déchaîné.Au propre comme au figuré.« Ce sera comme une explosion satanique, laquelle viendra tenter les fidèles, les élus.Ceux qui succomberont alors aux séductions de Satan verront leur vie s’achever.» Ceux qui demeureront fidèles, ceux qui résisteront à ces tentations, accéderont alors au royaume de Dieu.Pour les mouvements de restauration, le retour imminent du Christ n’est pas le seul signe annonciateur de la fin du monde.Ils estiment que les mouvements de rénovation en constituent déjà l’un des signes précurseurs.Ces derniers sont à leurs yeux des manifestations de « l’apostasie générale ».Pour surprenantes qu’elles puissent paraître aux profanes, Richard Bergeron est d’avis qu’il faut comprendre les nouvelles religions comme un grand mouvement socio-religieux ; un grand mouvement historique.Cette fin de siècle continue d’être un terreau fertile pour l’éclosion et le développement de nouvelles religions partout en Occident.« Il faut donc en saisir les causes, les résonances et les orientations.Ce sont des religions qui révèlent les béances de nos sociétés en crise et les manques dont souffrent les grandes Églises », affirme le professeur estimant par là nécessaire de respecter les choix religieux de chacun.« Il faut que le pluralisme religieux soit le plus profitable possible.» Ce qui n’empêche pas, poursuit-il du même élan, qu’il faille être critique et savoir distinguer l’information de la désinformation, d’où qu’elles viennent et sans préjugés.C’est précisément ce qu’il s’emploie à faire au Centre d’information sur les nouvelles religions qu’il a fondé et où il se rend encore deux jours par semaine.La CINR, situé rue St-Denis, « est un lieu d’intelligence critique », explique-t-il.L’équipe qui y travaille tente d’aider les s 4 gens qui le désirent à mieux comprendre le phénomène des nouveaux mouvements religieux et leurs significations.Richard Bergeron estime à plus de 800 le nombre de nouvelles religions au Québec.Pour ce qui est du nom- bre d’adeptes, il convient toutefois d'être extrêmement prudent, selon lui.Car, l'influence de ces groupes déborde largement le nombre de leurs fidèles.N’importe qui peut en effet souscrire à leur dogme sans nécessairement participer à leurs réu- nions.Il n’est qu'à voir la pénétration de la littérature ésotérique et les émissions télévisées à caractère éso-térique pour s’en convaincre.« Notre époque, constate-t-il, en est une de grande confusion religieuse.» CENTRE DE PASTORALE dirigé par les Frères des Écoles chrétiennes VILLA-DES-JEUNES 4860, rue St-Félix St-Augustin-de-Québec Québec G3A 1X3 (418)872-5831 (418) 872-5220 UQAM Lluniversité actuelle Programme de formation sur la mort et le deuil Pour les praticien-ne-s de la santé, de l'éducation et des services sociaux, l'Université du Québec à Montréal offre à Montréal et à Québec un Diplôme d'études interdisciplinaires sur la mort (2* cycle, 30 crédits) Les personnes admises à ce programme seront invitées à réfléchir sur • leurs propres attitudes face à la mort; • les conditions dans lesquelles les gens meurent dans nos sociétés; • les différents modes d'intervention auprès des malades et de leurs proches.Les candidat-e-s doivent posséder un baccalauréat ou l'équivalent et un minimum de deux ans d'expérience auprès des personnes concernées par la mort et le deuil.Date limite pour faire parvenir une demande d'admission : le 1 juillet 1992 pour la session d’automne 1992 Pour recevoir un formulaire de demande d’admission ou pour tout autre renseignement, téléphonez au (514) 987-4518 ou écrivez à André Bergeron, directeur, diplôme d’études interdisciplinaires sur la mort, Université du Québec à Montréal, C.P.8888, suce.A, Montréal (Québec) H3C 3P8.Université du Québec à Montréal Jean-Marc Salvet FAUTE D’AVOIR pu trouver mieux, les manifestations du nouveau surgissement spirituel tjt religieux, apparues en Amérique < t en Occident il y a une trentaine c ’années, sont encore aujourd’hui désignées sous les appellations un peu fourre-tout de nouveaux mouvements religieux ou de nouvelles religions.Selon qu’ils parlent plus spécifiquement de l’une ou de l’autre de des religions, les auteurs les qualifieront de sectes, de cultes, de nouvelles spiritualités ou de religions du nouvel âge.‘ Se situant en marge des grandes Églises et des grandes religions reconnues et structurées, les nouvelles religions sont pour la plupart le fruit de la rencontre du courant de contre-èulture des années 60 et de « l’inva-ijion » des symboles et des philosophies orientales en Californie.; De façon générale, rappelle Richard Bergeron, professeur à la faculté de théologie de l’Université de Montréal et fondateur du Centre ({’information sur les nouvelles religions, elles articulent leur pensée autour de quatre ingrédients principaux.; Un ingrédient orientaliste (philo- Îjphies inspirées du bouddhisme et e l’hindouisme) dans lequel elles puisent volontiers.Un autre, l’éso-\éro-occultisme, constitué de ces savoirs ésotériques que sont la cab-tjale, l’alchimie, la théosophie, le spiritisme, les arts divinatoires et autres.Également, un vieux fond ju-(Jéo-chrétien revu et corrigé, encore &, de façon plus ou moins ésotérique.Enfin, quatrième et dernier ingrédient, la psychologie humaniste, laquelle, avec ses thérapies multiples, éntre de plus en plus dans la fabrication des nouvelles religions.I Dans certains groupes, l’élément irientaliste sera prédominant.Dans {’autres, ce sera plutôt un christia-isme mâtiné d’ésotérisme.Si bien que les nouvelles religions peuvent être classées en deux grandes families spirituelles, indique Richard Bergeron qui est l’auteur de plusieurs volumes sur le sujet dont Le cortège des tous de Dieu, un ouvrage qui, depuis qu’il a été publié il y aura bientôt 10 ans, continue de connaître une belle carrière.Ainsi, d’jiji côté, retrouvons-nous les mouvements de rénovation et de l’autre les mouvements de restauration.Porté par des croyances différentes, chacun d’eux possède sa propre vision de la mort et de l’au-delà.Dans les mouvements de restauration, le salut s’exprime principalement en termes de communion.Dans les mouvements de rénovation, il s’exprime en termes de fusion.Les nouvelles religions de type rénovation, parmi lesquelles on compte l’Association internationale pour la conscience de Krishna, Mission de la lumière divine, Mahikari, Eckankar, Bonne volonté mondiale, se proposent de découvrir la divinité tapie en chacun de nous.Pour elles, le Divin n’est pas distinct de l’humain.Il appartient donc à ce dernier Je le découvrir par des processus de conscience nouvelle.Dans ce modèle, la vision dominante de l’au-delà et de la mort est le modèle hindouiste.« La ligne de Les Clercs de Saint-Viateur de Montréal L’Église Presbytérienne St-Luc vous invite au culte protestant en langue française le vendredi saint à 19:30 hres et Pâques à 10:30 hres Bienvenue à tous 5790 — 17e avenue (angle boul.Rosemont) 722-3872 C-6 ¦ Le Devoir, jeudi 16 avril 1992 RELIGION cahier spécial Les soins palliatifs Une grande chaîne de solidarité fraternelle Renée Rowan AUTREFOIS, on naissait et on mourait entouré des siens.Parents, enfants, amis, voisins, tout le monde était là pour aider, pour soutenir.Les temps ont changé.Le contexte social et familial n’et plus le même.Aujourd’hui, 80% des gens meurent en institutions, dans un milieu dépersonnalisé, davantage propre aux soins curatifs que palliatifs, où l’on accorde plus d’attention à la maladie qu’au malade, où il n’y a guère de place pour l’accompagnement des personnes en bout de vie.Mais depuis une quinzaine d’années, les choses ont commencé lentement à changer.Cela a débuté, en milieu francophone, avec la mise sur pied, en 1979, d’une unité des soins palliatifs à l’hôpital Notre-Dame, unité qui est devenue un leader darts la francophonie tant en France qu’en Suisse et ailleurs en Europe.L’unité des soins palliatifs de l’hôpital Royal Victoria existait déjà depuis 1975.Aujourd’hui, on constate l’émergence d’un véritable réseau de soins palliatifs un peu partout à travers le Québec.Cela peut prendre diverses formes : des unités de soins palliatifs de quelques lits seulement à une douzaine, parfois plus, dans les hôpitaux, ou encore des personnes qui ont reçu une formation en soins palliatifs — infirmières, travailleurs sociaux, psychologues — qui se déplacent à l’intérieur de l’hôpital pour aller vers la personne en fin de course et sa famille.Il existe aussi des maisons — telles la Maison Michel Sarrazin, à Québec, la Maison Victor-Gadbois de la Montérégie, la Maison Catherine de Longpré, à Saint-Georges de Beauce — capables de prendre en charge des malades atteints de cancer en phase terminale et d’apporter du soutien aux familles.On dispose actuellement d’une cinquantaine de lits en soins palliatifs à Montréal.« C’est encore trop peu et il y a une liste d’attente », note Andrée Gauvin, coordonnatrice des bé- névoles à l’Unité des soins palliatifs de l'hôpital Notre-Dame.« Le développement est plus grand en région où les formules sont différentes, mais bien adaptées », dit-elle.Parmi les autres formes d’accompagnement, il y a les équipes de bénévoles comme celle de Présence-Amie, de Beloeil, qui apportent du soutien aux malades atteints d’un cancer en phase terminale et désirant mourir chez-eux.Cette pré- membres de la famille de tenir le coup.Cette ressource permet de maintenir le malade le plus longtemps possible dans son milieu naturel entouré des siens.Cela peut amener une qualité de vie que souvent une unité dans un hôpital ne peut remplacer.Parallèlement à cette aide « struc-turée », il y a des expériences de groupes fraternels qui se forment spontanément pour accompagner « Une unité de soins palliatifs n’est pas un endroit où l’on aide les gens à mourir, mais un endroit où les gens viennent vivre la dernière étape de leur vie.Il faut les traiter comme des personnes vivantes qui ont des besoins et non comme des mourants.Quelqu’un qui va mourir a trop longtemps été quelqu’un pour qui on ne peut rien faire.» sence des bénévoles, qui ont suivi un cours sur l’accompagnement, représente une aide précieuse et un réconfort pour la famille du malade.Présence-Amie a conduit à l’ouverture récente de la Maison Victor-Gadbois, à Saint-Mathieu-de-Beloeil.Mentionnons également le mouvement bénévole Albatros, dont le but est d’augmenter la quaüté de vie des personnes en fin de course et de faciliter l’épreuve aux proches.Le mouvement Albatros, qui a pris naissance à Trois-Rivières, est présent dans plusieurs autres régions du Québec.Ces bénévoles, spécialement formés, se rendent, sur demande seulement, à domicile, dans les centres de santé et les centres hospitalier, les centres d’accueil et les foyers.A côté de cela, il existe des organismes de soins à domicile comme l’Association d’entraide Ville-Marie (AEV) constituée d’infirmières qui apportent à domicile les conseils et les soins nécessaires permettant aux Liés au projet mystique de Ville-Marie dès 1640 Présents au coeur de la Cité depuis 1657 LES PRÊTRES DE SAINT-SULPICE 116, rue Notre-Dame ouest Montréal H2Y 1T2 (514) 849-1070 L’INSTITUT DES FRÈRES DE SAINT-GABRIEL AU CANADA Éducation de la foi: Dans la fidélité au charisme missionnaire de saint Louis-Marie de Montfort, les Frères de Saint-Gabriel travaillent à l’éducation de la foi des jeunes et des adultes.Évangélisation des pauvres: Au nom de Jésus-Christ, les Frères travaillent à la promotion de l’être humain pour l’engager dans la voie de la dignité et de l’épanouissement personnel et collectif.Éducation et enseignement: Les Frères de Saint-Gabriel participent à la mission de l’évangélisation dans le milieu privilégié de l’éducation, spécialement celle de la jeunesse.1601, boulevard Gouin Est Montréal (Québec) H2C 1C2 Téléphone: (514) 387-7337 LA FACULTE D’ETUDES RELIGIEUSES Mus par un intérêt indéfectible pour la formation théologique et pour l’étude de la religion, nous proposons des cours donnant accès aux grades de: ?BA: programme spécialisé offert par la faculté des arts; ?BTH: baccalauréat en théologie (maîtrise en théologie, en collaboration avec les collèges affiliés de l’Église anglicane, de l’Église presbytérienne et de l’Église unie du Canada); ?STM: grade général sans thèse; ?MA: grade spécialisé avec thèse; ?PHD avec spécialisation dans l’une des concentrations suivantes: • études bibliques; • histoire et théologie; • religion et culture; • histoire de la religion (hindouisme et bouddhisme); • éthique et sciences humaines en médecine.Notre faculté est d’orientation avant tout historique et philologique, mais nous ne négligeons pas pour autant les questions d’actualité comme les études féminines, la théologie contextuelle et l’éthique comparative.Notre faculté se compose d’un groupe restreint et sympathique d’érudits et d’étudiants qui travaillent en étroite collaboration.L’UNIVERSITÉ McGILL Écrire à: Docteur Donna R.Runnalls Doyen Faculté d'études religieuses 3520, rue Université Montréal < Québec) H3A 2A7 Canada une personne jusqu’à la fin de sa vie.L’unité de soins palliatifs de l’hôpital Notre-Dame qui peut accueillir 12 cancéreux en phase terminale, dispense à ses patients des soins globaux, individualisés et ajustés quotidiennement en fonction de la situation prévalente, précise Andrée Gauvin.Elle permet à ces « privilégiés » de vivre leurs dernières semaines dans un climat de respect, de chaleur humaine et d’écoute fort différent de ce que les unités de soins ordinaires peuvent offrir.« Notre approche de soins en équipe multidisciplinaire — médecin, infirmière, aumônier, bénévole, assistante sociale et autres — propose une même motivation et une même phisolophie visant le maintien de la qualité de vie avec respect et amour», dit-elle.L’unité des soins palliatifs de Notre-Dame a accueilli jusqu’à maintenant plus de 2500 patients.« Une unité de soins palliatifs, insiste cette infirmière de formation, n’est pas un endroit où l’on aide les gens à mourir, mais un endroit où les gens viennent vivre la dernière étape de leur vie.Il faut les traiter comme des personnes vivantes qui ont des besoins et non comme des mourants.Quelqu’un qui va mourir a trop longtemps été quelqu’un pour qui on ne peut rien faire ».Ce que ces personnes recherchent au plus haut point, poursuit-elle, c’est de vivre le plus confortablement possible les moments qui leur restent.Ce confort commence par un bon contrôle de la douleur assuré par le médecin, par des soins appropriés dispensés par les soignants.Mais le confort, c’est aussi relié à mille et un petits riens qui n’ont pas de prix comme une réponse prompte a un appel, un verre d’eau fraîche, tenir une main, une couverture douce et chaude, une présence réconfortante.Ces gestes empreints de tendresse ne sont jamais imposés, mais offerts spontanément.« L’accompagnement assuré par les bénévoles de l’unité signifie être présent au malade, à ses côtés, dans le plus grand respect de son cheminement et à son rythme.Accompagner, dit Andrée Gauvin, suppose une grande disponibilité et une écoute attentive ».L’équipe des bénévoles de Notre-Dame est composée de 40 hommes et femmes, tries sur le volet et dûment formés, présents 365 jours par année, 16 heures par jour, auprès des patients, des familles et de l’équipe soignante.S’intéresser à ceux qui restent, réconforter un père, une épouse, un frère ou une amie en détresse est aussi une autre forme d’accompagnement.Rester auprès d’un malade avec une famille qui le demande, permet souvent de diminuer la tension et l’anxiété.« Le travail des bénévoles à l’unité, s’il reste déterminé dans ses grandes lignes, n’en demeure pas moins dans les faits une oeuvre d’improvisation à chaque jour, chaque heure, chaque minute.Les bénévoles, tout comme les autres membres de l’équipe, doivent prendre garde de ne pas orienter la personne malade.C’est probablement l’une des choses les plus difficiles à accepter car cela nous renvoie à l’impuissance.L’accompagnement des personnes en fin de vie est affaire de compétence professionnelle, bien sûr, mais aussi de compétence humaine», conclut Mme Gauvin.LES SOEURS DE MISÉRICORDE DE MONTRÉAL À la suite de ROSALIE CADRON-JETTÉ leur fondatrice oeuvrent au service de la vie, plus spécifiquement avec des femmes eheffes de familles et leurs enfants 12135, av.de la Miséricorde Montréal (Québec) H4J 2G3 (514) 332-3530 Projet hors du commun.Le Musée des religions, centre international d'exposition, produit et présente des expositions thématiques et temporaires axées sur les grandes traditions religieuses.0 MUSEE DESL^i RELIGIONS 900 boul.Louis-Fréchette, Nicolet (QUÉBEC) Information/réservation: (819) 293-6148 Jïa ÿiblE non en livres-cassettes • £a Vyjenése ® Jld-Kodt • Jlts cdVoniHn.es • Jdts Jléoiticfues • lit 'JJeutéxonome Les 4 évangélistes: ® huancjiLt de.dbaint- jjtan • £(juncjiLe de aint- secondaire) ?L'AMOUR EJV HÉRITAGE (3" secondaire) { ^ UN AIVIOUR IJVTPIIVI (3° secondaire) ?APPELÉ(E) À L'AIVIOUR (4° secondaire) i COLLECTION SCIENCES MORALES ?CROÎTRE E3NT HARMONIE (3” secondaire) ?GRANDEUR NATURE (4” secondaire) ?DEC inc.4350, avenue de l'Hôtel-de-Ville, Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 ?UN DÉFI DE TAILLE (B- secondaire) Ces enhiers sont conformes en tous points au programme du MEQ et couvrent tous les objectifs terrminaux et intermédiaires.Des évaluations ('-résumé de connaissances» et -gc me souviens») sont comprises et pourront être polycopiées par renseignant ou I enseignante.Martial Boucher RELIGION Le Devoir, jeudi 16 avril 1992 ¦ C-9 cahier spécial: S’intégrer, c’est mourir un peu Les différentes façons des communautés culturelles de manifester leur deuil Diane Précourt SI LA MORT est célébrée de diverses façons selon l’appartenance sociale et religieuse, l’ampleur de ces différences s’estompe une fois qu’elles sont trans- Silantées dans une autre culture.Au il des kilomètres menant vers un autre monde, elles vont de l'adaptation à là disparition.Pourtant, malgré les foFces inéluctables de l’intégration em terre d’accueil, il en reste toujours quelque chose.Au Québec, où les mouvements migratoires se sont succédé au cours des dernières décennies, certains ci-métières catholiques autrefois réservés à une population de souche majoritairement française, vont jusqu’à diversifier leurs « opérations », pour respecter les coutumes d’une clientèle pluriethnique dans ses manières de:souligner la disparition d’un membre de la communauté.À l’inverse, le retour des immigrants dans le pays d’origine pour assister aux funérailles de leurs proches, a suscité l’apparition insoupçonnée d’une industrie autrement impensable.« Les délais nécessaires pour rassembler des gens qui sont maintenant éparpillés aux quatre coins du monde ont entraîné le développement en Haïti, de services spécialisés (embaumement et réfrigération) qui contribuent à modifier le déroulement traditionnel des funérailles.» (1) Dans certaines régions d’Afrique, la tradition, bien qu’en voie d’assouplissement, veut que toute la famille assiste aux funérailles du défunt, -sans égards pour la distance à parcourir ou tout autre motif, car les absents pourraient être accusés de l’avoir tué, raconte le père Robert Cha-put des missionnaires d’Afrique à Montréal, qui a passé 35 ans en Ouganda.Au-delà du symbole d’une telle pratique, les communautés culturelles d’ici ont bien des façons de manifester leur deuil.Les arabes musulmans lavent le défunt trois fois et lui coupent les ongles et les poils du corps, afin qu’il soit digne de se présenter devant Dieu.« Pendant qu’on l’enveloppe dans un linceul blanc ficelé aux deux extrémités, un prêtre récite des versets du Coran », explique Abdillahi Ismail, président du Centre communautaire Christophe- Colomb à Montréal.« Le cadavre est alors déposé dans un tombeau, le côté droit vers le sol pour qu’il soit en position de répondre au démon qui se manifeste au moment de dénouer les ficelles.» Point de cercueil ni d’exposition du corps, qui doit être enterré le plus rapidement possible : « Provenant de la terre, nous retournons à la terre», poursuit —il.Après une semaine ou les parents et amis font aumône, la famille tue quelques moutons en demandant la clémence de Dieu pour cette âme.La femme qui hellénique de Montréal.« Pendant ce temps, un verre d’eau sera déposé près du lit du défunt pour qu’il vienne y boire, car son âme est toujours vivante.Les miroirs seront couverts de tissu blanc, jusqu’à trois ans dans certains cas, pour empêcher l’âme de s’y refléter.» Le cercueil n’est jamais fermé pendant l’exposition et à la fin du rituel religieux, les proches sont invités à venir embrasser le défunt une dernière fois.Au repas donné par la famille, que du poisson, la viande Les Arabes musulmans lavent ie défunt trois fois et lui coupent les ongles et les poils du corps, afin qu’il soit digne de se présenter devant Dieu.Chez les Juifs, les proches du défunt déchireront symboliquement une pièce de vêtement.Chez les Grecs orthodoxes, la famille immédiate portera du noir en guise de deuil pendant 40 jours.perd son mari portera du blanc pendant quatre mois et dix jours, en signe de deuil, pour ne pas qu’elle se remarie enceinte, sans le savoir, et qu’ainsi l’enfant du défunt soit identifié à un autre père.Par respect pour la personne décédée, les Juifs l’enterreront également le plus tôt possible, explique le rabbin Reuben Poupko : « La plupart du temps le lendemain, et parfois la journée même du décès.» Pour éviter les écarts entre riches et pauvres, les funérailles seront aussi simples que faire se peut.Les proches du défunt déchireront symboliquement une pièce de vêtement et pendant sept jours, la famille restera à la maison pour recevoir les sympathies.Pas de musique, pas de fêtes pendant un mois, ou un an dans le cas du décès d’un parent.Et pas de fleurs, puisque la mort se réfère au tragique et que les fleurs respirent la vie et le bonheur.« Nous préférons les dons aux fondations medicales », dit—il.Chez les Grecs orthodoxes, la famille immédiate portera du noir en guise de deuil pendant 40 jours, période identique à celle de la purification à la naisssance, où le bébé demeure avec sa mère, raconte Lam-bros Kamperidis de la communauté rappelant la chair.« Au menu figurent également les kolyva, des plats constitués de blé ou de sucre brun correspondant à notre association à la terre », dit-il.Des commémorations, ou mnemosyno, seront célébrées à l’église le 9e jour du décès, puis aux 3e, 6e, 9e et 12e mois.Toutes les semaines pendant 49 jours, la famille fait des prières pour que revienne l’esprit du défunt, explique Jean Hua, d’origine chinoise.La Toussaint, journée du souvenir des morts célébrée chez nous le 1er novembre, est plutôt soulignée le 2 mars suivant le calendrier lunaire observé par les Chinois.Le deuil au décès d’un parent consiste pour le fils à porter un morceau de tissu noir pendant trois ans, et durant un an pour la fille.Immédiatement après le décès, on organise l’exposition du corps au salon funéraire.« En Chine, dit-il, cela se passe dans une pagode ou encore dans un salon funéraire aménagé à l’hôpital.» Les moines sont alors invités à venir prier pendant les quelques jours de réceptions avant l’enterrement.Une fois le cercueil fermé, on ne pourra plus l’ouvrir de crainte que cela porte malheur.Chez la communauté italienne de Montréal, notamment.« la mise du corps en mausolée demeure à 98 % le premier choix.C’est d’ailleurs le mode de disposition qui a le plus souvent cours dans son pays d’origine.» (2) Quant au deuil, chez les femmes surtout qui portent du noir, il peut durer deux à trois mois, « mais cette coutume est diluée ici », estime Ne-reo Lorenzi du Congrès national des Italo-Canadiens : « D’ailleurs, nos traditions funéraires se sont beaucoup intégrées à celles des Québécois.» Pour les Haïtiens d’ici, la coutume du deuil en noir, qui dure trois ans pour la mère décédée et deux ans et demi pour le père défunt, commence aussi à se perdre, déplore Leonie Saint-Louis, d’origine haïtienne.Dans cette communauté, très proche de ses morts, on souligne avec horreur l’indifférence avec laquelle les Québécois considèrent les leurs.« Le rèl (un cri perçant suivi de lamentations), poussé au salon funéraire ou à l’église, est l’un des éléments les plus résistants, même si l’entourage cherche, difficilement, à en contenir l’expression dans des limites acceptables par les conven- tions nord - américaines.C’est aussi qu’en poussant ses cris et ses gémissements, la femme se jette dans les bras de son entourage immédiat, ce qui ne manque pas d’impressionner fortement les assistants québécois peu habitués à ces pratiques.On dit des blancs (sic) qu’ils reniflent mais ne pleurent pas.»(1) Chez les Vietnamiens d’appartenance bouddhiste, d’autre part, « la coutume veut que l’on s’habille de blanc à l’occasion du rituel funéraire et que l’on présente différentes offrandes au défunt: encens, fruits, bols de riz.Tout de suite après l’inhumation, il n’est pas rare que les gens demandent à pique - niquer sur le terrain.» (2) Une constante se dégage en effet des traditions reliées à la mort dans les différentes cultures : l’acte de manger, qu’il prenne la forme d’un banquet, d’une fête ou d’un simple repas avec les proches du décédé.« Manger pour se sustenter, soit, mais manger pour signifier que l’effacement de l’individu ne saurait menacer la collectivité.C’est ainsi que la nourriture est l’un des éléments centraux dans les rituels qui entourent la mort et le deuil et son importance est attestée dès l’époque préhistorique.(.) « L’échange de nourriture, souvent marqué d’interdits de deuil spécifiques, joue un rôle essentiel à l’occasion des repas ou des banquets qui entourent les funérailles, les anniversaires ou les fêtes des morts, dans les offrandes aux morts ou à des intermédiaires vivants, culminant dans certains cas comme le cannibalisme, par l’ingestion du cadavre.» (3) Les communautés culturelles, on le voit, ne peuvent complètement faire fi de leurs racines profondes lorsque vient le temps de dire adieu à l’un des leurs.Il n’en reste pas moins, disent-elles, que partir, c’est mourir un peu.rl •i: ¦ il! •V ¦ I ,r Ml ;i; .V :if uq il’ •c 1 — « Des représentations haïtiennes de la mort », Serge Larose, Frontières, UQAM, Hiver 1991.2 — « Ethnicité et rituel funéraire », Line Saint - Pierre et Liette Côté, op.cil.3 — « Croquons, croquons- là », Luce Des Aulniers et Joseph Josy Lévy, op.cil.UNIVERSITE LAVAL Faculté de théologie vùte (utvenfane tdueeUn.ouve/ttunc &tn U monde.K PROGRAMMES DE 1*' CYCLE • Baccalauréat en théologie (90cr) • Baccalauréat en enseignement secondaire (90cr) • Diplôme en théologie (60cr) • Certificat en théologie (30cr) • Certificat en pastorale (30cr) • Certificat en sciences humaines de la religion (30cr) PROGRAMMES DES 2* ET 3e CYCLES • Doctorat en théologie (90cr) • Maîtrise en théologie (45cr) • Diplôme en théologie (30cr) POUR INFORMATIONS: (418) 656-3576 t > LES REPONSES AUX QUESTIONS QUE VOUS NE VOUS ETES JAMAIS POSEES.LORS D’UN DÉCÈS, QU’ADVIENT-IL DES CARTES DE CRÉDIT?jORS D’UN DÉCÈS, QU’ADVIENT-IL DES PROCHES DU DÉFUNT QUI ONT BESOIN DE SUPPORT PSYCHOLOGIQUE?» LORS D’UN DÉCÈS, QU’ADVIENT-IL DU BAIL?• LORS D’UN DÉCÈS SURVENU A L’ÉTRANGER, QU’ADVIENT-IL DU RAPATRIEMENT DE LA DÉPOUILLE?• LORS D’UN DÉCÈS, QU’ADVIENT-IL DU COMPTE DE BANQUE?X)RS D’UN DÉCÈS, QU’ADVIENT-IL SI LES DERNIÈRES VOLONTÉS NE SONT PAS CONNUES?.Ixirs d’un décès, mieux vaut connaître les réponses aux nombreuses autres questions qui se posent autant au niveau pratique que juridique.C’est pourquoi Urgel Bourgie met gratuitement à votre disposition le Dossier Prévoyance qui apporte des réponses précises quant à la planification des différentes circonstances entourant un décès.Mieux vaut ne pas attendre le moment le plus pénible pour trouver des réponses à toutes ces questions qu’on ne se pose jamais.Recevez gratuitement le Dossier Prévoyance en nous faisant parvenir le coupon ci-contre ou en téléphonant au: 932-2225.URGEL BOURGIE Un réseau de 75 complexes funéraires et de 5 Jardins commémoratifs.Oui, je souhaite recevoir le Dossier Prévoyance.Je suis conscienlfe) du fait qu’il n’y a aucune obligation de ma part.Nom :.Adresse : Ville : _ No.de tél.maison : Code postal : travail :_______ Veuillez envoyer ce coupon à: URGEL BOURGIE LIMITÉE 2630, rue Notre-Dame Ouest, Montréal (Québec) H3J 1N8 Si vous préfér .obtenir l’in forma lion par téléphone, n'hésitez pas a entrer en contact avec l'un de nos conseillers en composant le (514) 932-2225.'*>> 3 is! V, ‘4 U .U n B 1 4 t « «I t* » 4» i C-10 ¦ Le Devoir, jeudi 16 avril 1992 RELIGION cahier spécial Les cimetières intérieurs, patrimoine et tradition Fragments d’éternité Manon Chevalier _________Claire Harvey EN 1991, dans la chapelle votive de l’Oratoire Saint-Joseph, deux millions de personnes se sont agenouillées devant le tombeau du frère André.À l’instar de ces dernières, des milliards de pèlerins se rapprochent de Dieu en se recueillant dans les temples où gisent les dépouilles mortelles des modèles spirituels de la religion catholique.Par l’inhumation dans l’église (« ad sanc-tos » ou près des saints), le clergé rend ainsi hommage à ses plus grands apôtres; quelques congrégations religieuses conservent aussi les cendres de leurs défunts sous les lieux du culte.Ainsi la dépouille mortelle du cardinal Paul-émile Léger accompagne maintenant celle de Monseigneur Ignace Bourget (le premier évêque de Montréal) et celles des archevêques, des évêques et des auxiliaires de Montréal dans la cathédrale Ma-rie-Reine-du-Monde.La crypte des Soeurs Grises abrite la chasse de Marguerite D’Youville en plus des cercueils de ses disciples et de quelques bienfaiteurs.La congrégation des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph inhume toujours leurs mortes près des restes de Jeanne Mance, fondatrice de l’Ilôtel-Dieu et cofondatrice de Montréal, dans la crypte de l’Hôtel-Dieu baptisée « Le Saint Sépulcre » par Monseigneur Bourget en 1861.Entretenus par les communautés religieuses, ces cimetières intérieurs constituent aussi un endroit de prière où l’on voue un culte aux morts.« Les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph vénèrent la crypte et y effectuent des pèlerinages, explique Soeur Nicole Bussières, archiviste à la maison mère des religieuses Hospitalières de Saint-Joseph.Mlles célèbrent aussi des cérémonies à la mémoire de leurs défuntes.Par exemple, elles ont souligné le troisième centenaire marquant l’arrivée des fondatrices en 1959 et celui de la mort de l’une d’entre elles, Mère Judith Moreau de Brésoles, en 1987.» Bien que depuis 1896, les Soeurs Grises n’inhument plus leurs membres dans la crypte, « celle-ci demeure encore un endroit de prédilection pour y faire un chemin de croix ou pour se rapprocher de l’âme de Marguerite D’Youville», raconte Soeur Estelle Mitchell, membre de la Société historique de Montréal.« Construit au XIXe siècle, « Le Saint Sépulcre «des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph reflète fidèlement le climat d’austérité et de simplicité qui caractérisait la religion catholique de l'époque, signale Soeur Nicole Bussières.Les planchers de bois, la nudité du décor, le silence, la lumière tamisée et les sentences sur les murs donnent le ton acétique du XIXe siècle».Les tombes scellées avec de la brique et du ciment à l’image des caveaux de famille, le grand M stylisé des Sulpi-ciens, surmonté d’un ancre, symbolisant l’espérance, les planchettes de bois avec le nom, l'âge et la date de décès de la défunte ajoutent encore un côté un peu plus sinistre au décor.Au fil des ans les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph l’ont quand même orné de fleurs et d’une plaque commémorative à la mémoire de Jeanne Mance.Selon M.Guy Char-land, Sulpicien et directeur des Services administratifs au Grand Séminaire de Montréal, « lorsqu’une personne a une vie chrétienne exem- Gosselin et Associés COMPTABLES AGRÉÉS Michel H.Gosselin, C.A.Spécialisé dans les organismes volontaires et de charité depuis 25 ans.1415 Jarry Est Bureau 420, Montréal Qué.H2E 1A7 Tél.: (514) 376-4090 Célébrer le «Repas du Seigneur» dans la vérité, c’est se mettre au service des autres comme le Seigneur Jésus l’a signifié en lavant les pieds de ses disciples.Règle de vie, no 27 LES RELIGIEUX DU TRÈS-S AM-SACREMEOT 4450, rue Saint-Hubert, Montréal, QC H2J 2W9 (514) 524-3059 I PROGRAMME RÉVISÉ DE FORMATION PROFESSIONNELLE EN SCIENCES PASTORALES Participer à la redéfinition du rôle des communautés chrétiennes au service du monde, répondre aux besoins d'individus, de familles et de groupes, aider les pauvres, les souffrants et les marginalisés, voici ce qu’offre le programme révisé de formation professionnelle en sciences pastorales.Nous croyons que tous les membres de l’Église sont responsables de la mission d’espérance dans le monde.Aussi concevons-nous l’engagement pastoral comme une responsabilité conjointe des laïcs et des prêtres; nous sommes solidaires de la promotion du laïcat et contribuons activement à sa formation pastorale.L'Institut de pastorale offre une formation professionnelle qui s’inspire de vérités théologico-pastorales et utilise les disciplines de la psychologie et de la sociologie.Trois moyens pédagogiques sont alors employés: l’enseignement, la recherche et l’action.Le programme comporte un practicum ainsi que des séminaires de développement personnel et d’intégration.Le programme révisé, qui débute en septembre 1992, passe de 68 à 45 crédits.Il s’étend sur une durée de deux ans (4 trimestres) à temps complet et conduit au grade de Maîtrise ès arts en sciences pastorales conféré conjointement par l'Université Saint-Paul et l'Université d'Ottawa.Quatre concentrations sont offertes au sein du programme: le counselling pastoral, le travail pastoral de groupe, les services pastoraux en soins de santé et la pastorale générale.Quelques bourses de 3000$ sont disponibles.Institut de pastorale Université Saint-Paul 233, rue Main Ottawa, Ontario K1S 1C4 Téléphone: (613) 236-1393 Télécopieur: (613) 782-3005 plaire, on préserve sa dépouille mortelle en vue d’un procès de canonisation ».Celles de Marguerite Bour-geoys, de Marguerite D’Youville et du Frère André entre autres ont été préservées et dûment identifiées avant leur béatification.« En 1884, lorsque le procès informatif pour la canonisation de Mère D’Youville a été introduit à Montréal, ces ossements ont été scellés dans la voûte de la crypte.Quand Rome accepta ce procès en 1890, les restes furent transférés dans un coffre de cuivre sous un gisant en cire et en plâtre représentant Marguerite D'Youville.» L’inhumation « ad sanctos » provient du culte aux martyrs.En Occident, celui-ci s’organisa à la suite des persécutions envers les chrétiens qui ont ensanglantés l’Italie et l’Afrique au milieu du Ille siècle.Le mot crypte, qui désignait à l’époque les galeries ou corridors couverts des catacombes, a pris progressivement le sens d’églises souterraines.« La basilique Saint-Pierre de Rome est érigée sur la tombe sacrée de Saint-Pierre, premier témoin de l’évangile, et certains rois de France sont enterrés dans les cathédrales », raconte M.Guy Charland.À l'époque de la Nouvelle-France soit au XVIIe siècle, cette forme de sépulture était généralement réservée aux seigneurs, aux évêques, aux curés, aux bienfaiteurs et aux membres des congrégations religieuses.« Par exemple, Messieurs Benoît et Gabriel Basset, bourgeois de Montréal et donateurs de la terre de la Providence sur laquelle est bâtie l’IIôtel-Dieu actuel reposent dans la crypte des Soeurs Hospitalières du Saint-Joseph », explique Soeur Nicole Bussières.Selon la coutume les pieds des laïcs étaient tournés vers l’autel et ceux des ecclésiastiques vers la nef.Certains des habitants de la colonie optaient pour un enterrement dans le cimetière.Mais, plusieurs d’entre eux espéraient se rapprocher du ciel par l’inhumation dans un lieu de prières en plus d’éviter la profanation courante des cimetières urbains par les animaux, les badauds et les étudiants en médecine.Pour inciter le peuple à ensevelir leurs êtres chers dans les cimetières, l’épiscopat imposa en 1690 un tarif de 40 écus.Ce ticket modérateur a été instauré surtout pour des raisons d’hygiène.On craignait que les odeurs se dégageant de quelques sous-sols d’égüse ne propagent la peste.Pour le clergé, l’enterrement « ad sanctos » constituait quand même une bonne source de revenu et sa pratique « pour le commun des mortels » ne cessa qu’au milieu du XIXe siècle à la suite d’un interdit judiciaire.Dans la chapelle votive de l’Oratoire Saint-Joseph, une fontaine coule devant une imposante statue de Saint-Joseph où scintillent des milliers de lampions.Cannes, béquilles et objets divers suspendus aux piliers témoignent des faveurs et guérisons multipliées pendant une cinquantaine d’années par le frère André au nom de Saint-Joseph.La dépouille mortelle du Frère repose dans un tombeau sous la statue de Saint-Joseph.Dans cette atmosphère impressionniste, les pèlerins, principalement des touristes en cette journée de mars, s’y recueillent, mains posés sur le tombeau.À l’heure de leur mort de nombreux fidèles aimeraient être enterrés dans ce lieu où les prières sont susceptibles de leur apporter le salut éternel.NOTRE INSTITUT SÉCULIER vous invite, hommes et femmes célibataires sérieux, veufs et veuves, et anciens religieux, à servir le Seigneur dans votre présent genre de vie ou profession, par le moyen de voeux privés.Vous restez à la maison, la formation est par correspondance.Pas de limite d’âge.Pour plus d’information, écrivez à: L’Association de Marie Immaculée 6 Farmbrook Lane Palm Coast, Florida 32037 n> «t uïi11T*-**** ,/.*.**¦ L-Àlai&terçhe* ; uWfeiâsti80*sn>c 1 Un pèlerinage au cœur de la religion chrétienne \ LA IIEdlKHCll*: DU ( IIItlSTIAMSMi: |>Cli|)U Jacob Needleman 31,55$ L’Expérience Intérieure Albin Michel ÉTUDES SUPÉRIEURES Programmes bilingues en théologie M.A.(Th.) Théologie de qualité dans un contexte de diversité culturelle Concentrations: Études bibliques Éthique Ph.D.Théologie systématique et historique D.Th.27 professeurs à temps complet Bibliothèque de 400 000 volumes Pour plus de renseignements: Faculté de Théologie Université Saint-Paul 223 rue Main Ottawa, Ont.Canada K1S 1C4 (613) 236-1393 Fax: (613) 782-3004 ÉRIGÉ à la mémoire d’un être disparu, le monument funéraire est le témoin des croyances et des aspirations tant morales qu’esthétiques qui ont de tout temps marqué l’aventure humaine.Laissant la trace d’une vie passée, il répond au désir légendaire de l’homme de voir triompher l’éternel sur l’éphémère.Plus encore, le momument funéraire est inséparable du culte que vouent les vivants aux morts.Or, dans la société québécoise actuelle, le culte des morts a sombré dans l’oubli.On ne porte plus le deuil.On déserte les cimetières.La mort a résolument changé de visage depuis les dernières décennies.« Toutes nos valeurs morales et religieuses sont bouleversées.On n’inculque plus le sens de la mort et ses rites à nos enfants, comme on le faisait autrefois.Aujourd’hui, tout se déroule dans le dénuement.Seules les grandes familles, liées par un profond respect des traditions, font ériger de fastueux monuments funéraires ou voient à l’entretien des caveaux où reposent leurs ancêtres.La plupart des gens optent pour des sépultures modestes.Cela s’explique en partie par l’émergence de croyances nouvelles face à la mort, mais aussi, je crois, en raison des contraintes d’ordre économiques auxquelles les gens sont confrontés», explique Madame Johanne Duchesne, chef du Service à la clientèle au Cimetière de Notre-Dame des Neiges, à Montréal.Il faut bien l’avouer, rendre hommage aux disparus coûte cher.Par exemple, il faut compter au moins 1000$ pour l’achat d’une simple pierre tombale de granit rose ou gris, tandis que .1000 $ suffisent à peine à défrayer une stèle taillée dans du granit noir de qualité supérieure sur laquelle apparaîtra une inscription personnalisée.Quant aux monuments somptueux, qu’il s’agisse d’un obélisque ou d’une pierre surmontée de sculptures, leurs prix s’échelonnent entre 20 000 $ et 100 000$.Enfin, la construction de caveaux ou de mausolées entraîne des coûts pouvant atteindre des centaines de milliers de dollars.Résultat : depuis le début de la Deuxième Guerre mondiale, les monuments funéraires empreints de symboles sacrés ont fait place à des pierres tombales stéréotypées, invariablement taillées dans du granit gravé simplement d’un nom et de deux dates — celle de la naissance et du décès.C’est la mort réduite à sa plus simple expression.Au coeur de notre monde qui s’uniformise, qui va au plus rapide en ratant souvent l’essentiel, l’expression esthétique de la mort et du sacré se perd.Elle se tait aussi.Adieu les épitaphes qui, jusqu’au début du siècle, résumaient éloquemment le parcours d’une vie.Aujourd’hui, les pierres sont silencieuses.Qui prend le temps, de nos jours, d’écrire une épitaphe pour soi-même ou pour ses proches ?« Très peu de gens à vrai dire ! » lance Monsieur Joseph Pastor, tailleur de monuments funéraires chez Smith Bros, depuis près de 20 ans.« Tout au plus, pour-suit-il, les familles font inscrire des phrases toutes faites, telles que « Repose en paix » ou encore « Toujours dans nos coeurs ».Ce phénomène n’est pas étranger à la vie que nous menons : tout va si vite ! Et puis quand vient le moment de choisir un monument funéraire, la plupart des gens le font en vitesse, sous le coup d’une vive émotion.Pourtant je conseille toujours aux gens de prévoir celte éventualité et de commander les pierres tombales dans un moment où leur esprit est en paix et libre de poser un choix, sans la pression des événements.Après tout, conclut-il, le monument aux morts est le dernier hommage que nous puissions leur rendre ».Face aux bouleversements des rituels entourant la mort, le cimetière a élargi sa vocation.Conçu à l’origine comme un lieu de culte et de pèlerinage, il est devenu un endroit privilégié où visiteurs viennent y méditer, admirer les tombeaux de personnages illustres ou encore pour redonner un sens à leur vie dans un climat de sereine tranquillité.« Dès l’arrivée des beaux jours, raconte Madame Johanne Duchesne, le cimetière de Notre-Dame-des-Neiges accueille des visiteurs de partout, toutes générations et nationalités confondues».Les monuments les plus visités ?« La tombe du poète Émile Nelligan fascine toujours les jeunes filles, tandis que les monuments de nos grands hommes politiques tels Camilien lloude ou Sir Georges-Étienne Cartier, attirent considérablement les adultes.» Si certains monuments officiels évoquent de grands destins ou des fins héroïques, d’autres se font émouvants dans l’évocation simple des existences anonymes qui ont traversé le siècle.Certains monuments, parés d’anges annonciateurs de résurrections, de bustes hiératiques en bronze ou de figures alanguies, sont de véritables chef-d’oeuvres dont la beauté va droit au coeur.Au moment où la mort a besoin de retrouver le refuge de ses temples, les monuments funéraires sont nécessaires à la mémoire.À celle du disparu, tout comme à la nôtre.J-V, LA MAISON DU CRUCIFIX INC manufacturier de Crucifix, statues Personnages de crèche Reproductions d'objets d'art Restauration de statues 65-2 ST-JUDE GRANBY J2G 8C8 Tél.: 514-777-5922 Fax: 514-777-5922 CENTRE DE CONSULTATION SAINT-LAURENT INC.GILLES SAUVÉ PSYCHOLOGUE 10540, PAPINEAU, MONTRÉAL H2B 2A5 TÉL.: 382-0354 DIOCESE DE VALLEYFIELD m-m O* O ?Cent ans de témoignage de la charité 40l saison COLONIE DE VACANCES MP DE-LA-SALLE Sur les bords du Lac Rouge, à Saint Alphonse Rodriguez, (région de Lanaudiére) Activités nombreuses et variées ou choix de l'enfant, dans un environnement enchanteur où le chant des cigales est maître.• Séjours de I semoine et plus • Sous la responsabilité d'animateurs qualifiés • Possibilité de locolion pour les organismes.(514) 449-4826 SecttlOMoi ( P ?6.Vorenney J3X1P9 sows la diredion des (rires des holes (hienermes (AMP Acrntom AC Q
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