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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-04-18, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXXIII — No 91 piampigny Procurez-vous le dernier roman de Louis Caron Ijk Tuque et Ij Béret 4380 St-Denis, Montréal H2J 2L1 844-2587 Ensoleillé.Max.: 14.Demain : ennuagement.Détail page B-6.Montréal, samedi 18 avril 1992 4 CAHIERS — 1.30 - tps TVQ CULTURE OLFJL ’M, mkf’iï ywj T Ær Æ CIRQUE DU SOLEII *Wtpi * * Banque et saltimbanque Le cinquième spectacle du Cirque du Soleil, Saltimbanco, sera présenté cette semaine en première mondiale dans le Vieux-Port de Montréal avant d'entreprendre une nouvelle tournée américaine de deux ans.Nathalie Petrowski a rencontré Daniel Gauthier, le nouveau président-directeur général de cette multinationale de la culture.Page C-1 Montréal en revue Le Plaisir des livres passe en revue — et à tabac I — le dernier numéro de la série Autrement consacré à Montréal.Page D-1 AFGHANISTAN Un an après le remaniement (1) Clark, Bouchard et Campbell se distinguent Une analyse de Chantal Hébert UN AN après la composition d’un nouveau conseil des ministres destiné à donner un second souffle à son gouvernement, Brian Mulroney a autant de raisons de se désoler que de célébrer.Survenu au moment où son administration croupissait dans les sondages, le remaniement de cabinet réalisé le 22 avril dernier avait vu le premier ministre faire bien davantage que de déplacer quelques pions sur son échiquier.À cette occasion, certaines des figures majeures de ses deux mandats ont été repositionnées.Un an plus tard, le cabinet remanié a produit quelques succès, à commencer par le ministre Joe Clark qu’une majorité, aussi bien au Québec que dans le reste du pays, identifie encore, malgré une année mouvementée aux commandes de l’épineux dossier constitutionnel, comme l’homme de la situation.Mais plusieurs des nouveaux départs escomptés par le gouvernement, y compris sa grande initiative sur la prospérité, ont avorté tandis qu’aux Finances, le changement d’image jugé essentiel par les stratèges conservateurs ne s’est pas matérialisé.En cette fin de deuxième mandat, finalement, autour de la table de Brian Mulroney, il ne manque pas de bois mort et de ministres discrédités.Au total, 20 portefeuilles ont changé de main le 22 avril dernier.Voir page A-4 : Clark LE DEVOIR fera relâche lundi LFI DEVOIR ne sera pas publié lundi, lendemain de Pâques.Les lecteurs retrouveront leur journal mardi matin.L’équipe du DEVOIR souhaite de Joyeuses Pâques à ses lecteurs.Les rebelles assiègent Kaboul d’après Reuter KABOUL — Les rebelles afghans étaient en passe, au moment d’aller sous presse hier soir, de lancer un assaut contre Kaboul pour tenter d’imposer par la force une solution au conflit qui déchire l’Afghanistan depuis 14 ans.On craignait par ailleurs dans la capitale que les organisations rebelles rivales ne commencent à entrer en lutte entre elles pour le contrôle de la ville, que les forces gouvernementales se sont engagées à défendre jusqu’à la dernière cartouche.Des combats ont déjà éclaté entre deux mouvements, le Hezb-i-Islami et le Djamiat-i-Islami, dans l’ouest et le sud du pays, a-t-on appris au Pakistan de source proche de la rébellion.À Kaboul, l’émissaire de l’ONU Benon Sevan, qui cherche à promouvoir un plan de paix prévoyant la création d’un Conseil transitoire, a eu hier des contacts intensifs avec les autorités en place.Le plan a été mis en péril par la révolution de palais qui a écarté jeudi du pouvoir le président Najibul-lah, ancien chef de la police secrète installé au pouvoir par Moscou en 1986.Le chef du Hezb-i-Islami, Goul-bouddin Hekmatyar, a déclaré avoir ordonné à ses forces d’entrer dans Kaboul, alors qu’il vient de faire savoir que ses unités s’étaient emparées de la grande ville de Herat sans effusion de sang.Rien n’indiquait cependant qu’une attaque des forces du Hezb-i-Islami était imminente, mais des pilonnages ont eu lieu à plusieurs reprises vendredi, depuis le sud de la capitale, où les forces de Goulbouddin Hekmatyar se regroupent.Parallèlement, des rebelles fidèles au commandant du Djamiat-i-Is-lami, Ahmad Chah Massoud, sou- tenus par des chars, se sont massés au nord de Kaboul.Le conflit pourrait ainsi entrer dans sa phase la plus décisive.Hekmatyar a fait savoir dans un communiqué publié au Pakistan qu’il pourrait demander à ses forces de ne pas marcher sur la ville si les autorités de Kaboul acceptent de se rendre à un conseil composé de commandants de la guérilla.Un caméraman de la BBC, qui s’est rendu dans la ville de Charikar à 60 km au nord de Kaboul, et dans une base aérienne voisine, a déclaré qu’un millier de rebelles d’Ahmad Voir page A-4 : Kaboul La carte soleil devra être munie d’une photographie Côté confirme mais assure qu’elle ne servira pas de pièce d’identité Michel Venue de notre bureau de Québec LE MINISTRE de la Santé est résolu à aller de l’avant avec son projet d’ajouter une photographie du titulaire sur la carte d’assurance-maladie, même s’il admet que la fraude présumée n’est pas aussi étendue qu’on le prétend.Il rejette la demande formulée par la Ligue des droits et libertés d’organiser un débat public sur les implications d’un tel projet qui peut compromettre la vie privée des citoyens, selon les experts, comme le rapportait LE DEVOIR les 4 et 7 avril derniers.Pour calmer ces inquiétudes, le ministre s’est par ailleurs engagé, dans un entretien avec LE DEVOIR, à modifier la loi de sorte que la carte soleil, une fois munie d’une photo, ne puisse pas être exigée par qui que ce soit comme pièce d’identité à d’autres fins que celles reliées à la dispensation des soins et des services sociaux.M.Côté rejoint ainsi la recommandation de la Commission d’accès à l’information et de la Ligue des droits.Les deux organismes ont soulevé la crainte que l’ajout d’une photo sur cette carte universelle, la seule que portent tous les Québécois, soit hissée au rang de principale pièce d’identité, qu’elle acquiert, sans l’être, le statut de carte d’identité nationale.La photo peut en effet inciter quiconque veut vérifier votre identité à exiger sa présentation et à noter votre numéro personnel dans ses dossiers : un banquier pour changer un chèque, un loueur d’outils, un policier.À terme, la circulation du numéro d'assurance-maladie peut faciliter le couplage de fichiers informatisés comportant des renseignements confidentiels vous concernant.La commission d’accès, qui agit comme chien de garde de la vie privée au Québec, a suggéré au minis-Volr page A-4 : La carte CHBK K AMOUR / » PHOTO JACQUES NADEAU Des milliers de Montréalais à la Marche du Pardon La 20e Marche du Pardon dans les rues de Montréal a réuni hier quelque 7000 personnes sur son parcours de 14 stations, allant de l’église Sainte-Madeleine-Sophie-Barat, dans le nord de Montréal, |usqu à la Basilique Notre-Dame.La marche s’est ouverte à 7 heures hier matin et elle a atteint son intensité maximale vers 13 heures à l'église Saint-Jean-Baptiste, rue Rachel, avec quelque 5000 personnes.La 14e station a été atteinte sur le coup de 15 heures, rue Notre-Dame.Dix ans plus tard, la Charte est entrée dans les moeurs Josée Boileau DIX ANS après l’adoption de la Charte canadienne des droits et libertés, la vie du citoyen moyen a-t-elle changé ?Pas sûr, rétorque un juriste.Mais celle du criminel moyen sûrement, poursuit-il avec humour, reprenant l'une des principales critiques adressées à la Cour suprême à qui les policiers reprochent de leur compliquer la lutte à la criminalité.Celle de l’avocat moyen aussi, pourraient ajouter bien des procureurs.Pour les criminalistes, la Charte est quasiment devenue leur Eain quotidien.Les avocats généra-stes de pratique privée, eux, en tâtent dès qu’ils en ont l’occasion.Quant aux procureurs de la Couronne ou des municipalités, ils doivent tout supporter en son nom.« Je n’ai jamais vu la Charte invoquée pour des raisons intelligentes », caricature avec ironie une avocate oeuvrant pour une grande ville de la région montréalaise.C’est bien la preuve au fond que monsieur et madame tout le monde ont eux aussi subi l’influence d’une Charte dont l’adoption, il y a dix ans, soulevait de vives controverses.Le spectre du gouvernement des juges et de l’américanisation de la société canadienne veillaient, disait-on à l’époque.En 1992, les craintes sont plus diffuses et la Charte est entrée dans les moeurs.Le Québec lui-même a fini par rattraper le mouvement, après le retard pris en raison d'une tradition juridique différente du reste du Canada et de l’adoption de la clause « nonobstant » qui en a suspendu l’ap- SÜcation ici pendant cinq ans, de 1982 1987.Maintenant, au Québec comme ailleurs, tout le monde a la Charte à la bouche dès qu’il s’agit de revendiquer ses droits.Si les motifs sont par-fois farfelus, le réflexe, lui, est là.y-| « On note certes des excès, fait le constitutionnaliste Daniel Proulx, de l’Université d’Ottawa, mais j’y vois néanmoins une progression des mentalités.Au-delà du contentieux, la Charte atteint un objectif pédagogique plus large.Chacun a maintenant conscience de ses droits.» Et on n’a pas encore tout vu ! C’est même le juge en chef de la Cour suprême Antonio Lamer qui fait cette prédiction.Dans une entrevue qu’il nous accordait il y a quelques mois, il soulignait lui-même que les décisions de la plus haute cour du pays auraient, dans l’avenir, des répercussions de plus en plus grandes sur la population.« Nous avons beaucoup travaillé la section des garanties juridiques, qui protègent les gens des excès des policiers, des tribunaux et du législateur.Mais dans les faits, seule une petite partie des gens étaient concernés.« Aujourd’hui, nous en sommes à nous pencher sur les libertés fondamentales — la liberté d’expression, d’association, de conscience —, et sur les droits à l’égalité.Et ça, ça ne fait que commencer », concluait-il en citant l’écologie et le sida comme grands sujets de société sur lesquels les juges auront sûrement à se pencher.Voir page A-4 : La Charte Euro Disney, l’Amérique à portée de TGV Sylvlane Tramler Correspondante du DEVOIR à Paris INTF1RROGÉ SUR ses sentiments à propos de l’ouverture la semaine dernière du parc Euro Disney, le président Mitterrand a répondu avec quelque hauteur : « Ce n’est pas vraiment ma tasse de thé ! » Cela pourrait laisser l'impression que la compagnie américaine s’est imposée en France à une classe politique et intellectuelle réticente.Rien n’est plus faux.Les projets de la corporation Disney d'ouvrir un parc d’attractions sur le continent européen ont été encouragés, appuyés, avalisés par quatre premiers ministres depuis Laurent Fabius et par toutes les autorités locales concernées.Si la région de Marne-la-Vallée l’a emporté sur les autres candidatures (en Espagne, et en Allemagne), c’est parce qu’elle réunissait tous les avantages recherchés par la corporation Disney, y compris des conditions optimales offertes par le gouvernement français.Au terme de la convention entre l’État français et la société Disney signée le 24 mars 1987, la Caisse des consignations et dépôts consentait à la société Euro Disneyland un prêt de 1,2 milliard $ à des conditions avantageuses.Soit plus du quart du montant des investissements de la première tranche.Le montant de la première tranche d’investissements (1987-1992) de la société Euro Disneyland s’est élevé à 4,5 milliards $.Deux autres tranches sont prévues, l’une de 3,5 .milliards $ (1995), la troisième vers 2017, d’un montant encore inconnu.Les terrains nécessaires (1943 hectares pour la superficie totale, dont 600 hectares pour la première phase) ont été vendus à bas prix, les chantiers du TGV et du RER (réseau express régional) et des équipements routiers ont été accélérés pour être terminés à l’ouverture d’Euro Disney.L’État français et le département de Seine-et Marne ont déboursés 600 millions $ pour les infrastructures et le transport.La France a également accordé à Euro Disney une réduction du taux de taxe de vente sur les entrées et un droit de regard sur les implantations d’hôtels dans un rayon de 10 km autour du complexe touristique d’Euro Disney.De son côté, Euro Disney est un employeur qui n’est pas à dédaigner en période de chômage important.Douze mille personnes ont été recrutées, cuisiniers, danseurs, hôtesses, chargés de l’entretien, acrobates.Le tourisme qu’Euro Disney va attirer (objectif : 11 millions de visiteurs par an) va déborder dans la région et sur la ville de Paris (à une demi-heure par RER).C’est en tout cas ce que Paris espère.Pour les différentes collectivités locales de la région, les retombées fiscales au titre de la taxe professionnelle vont être une source de revenus appréciable.On attend une entrée de devises de 1 milliard $ par an.On comprend donc que la France ait souhaité accueillir Euro Disney, et qu'elle ait tout mis en oeuvre pour Voir page A-4 : Euro Disney Anita Brookner nous offre encore une fois un roman très sensible der rière lequel on sent une grande maîtrise, une grande intelligence des choses du coeur et de la vie.” Carole-Andrée Laniel, La Presse moi “Brookner raconte si bien Julia et les autres qu’elle ligote son lecteur au roman.Il ne pourra le lâcher avant la fin.” 328 pages, 24,95$ Monique Gehler, L’Événement du jeudi LA DÉCOUVERTE Â-2 Le Devoir, samedi 18 avril 1992 Les Québécois ont voté «non» aux référendums depuis 96 ans QUÉBEC (PC) — Au fil des quatre référendums auxquels ils ont participé depuis 1898, les Québécois ont développé l’habitude de se prononcer contre.Les deux référendums pan-canadiens qui ont été tenus, le premier en 1898 sur la prohibition et le second, en; 1942 sur la conscription, ont entraîné un vote négatif des Québécois et témoigné de la difficulté de cohabitation des deux communautés.Par ailleurs, au référendum décrété par le gouvernement de Lomer Gouin, en 1919, les Québécois se sont prononcés contre la prohibition, puis, en 1980, ils ont refusé de donner au gouvernement de René Levesque le mandat de négocier la souveraineté^ association.Le premier plébiscite s’est tenu dans l’ensemble du pays, le 29 septembre 1898.Avec un taux de participation d’à peine 44 %, on peut affirmer que cette consultation sur la prohibition de l’alcool n’a guère suscité d’intérêt de la population.Cette bataille référendaire a opposé les comités prohibitionnistes, pour la plupart anglophones, aux hôteliers et distributeurs.Seul le Québec a voté majoritairement contre la prohibition (122614 voies contre 28 582) alors que pour l’ensemble du pays, 51,3 % des votants se sont prononcés en faveur.Face à cette victoire mitigée, le premier ministre Wilfrid Laurier ne s’est senti aucunement lié par les résultats et il n'a pas donné suite à cette consultation populaire.Le plébiscite de 1942 sur la conscription est sûrement, quant à lui, un événement marquant dans l’histoire référendaire canadienne.Il fut en effet un exutoire où se sont déchaînées les passions et matérialisées deux visions traditionnellement opposées au Canada.Le 27 avril 1942, dans une proportion de 64,2 % contre 35,8 %, les Canadiens acceptaient de libérer le gouvernement de Mackenzie King de l’engagement qu’il avait pris deux ans plus tôt de ne pas recourir à la conscription.Toutes les provinces, à l’exception du Québec, ont voté affirmativement.Les résultats au Québec ont été inversement proportionnels aux moyens dont a disposé le clan du Non.Dans certaines régions du Québec, on a enregistré des résultats on ne peut plus significatifs.Dans la Beauce, on a voté « non » à 97 %, dans Kamouraska, à 96%, dans Ni-colet-Yamaska, à 94%.La propagande des conscription-nistes a été sans commune mesure avec celle de ceux qui s’opposent à l’enrôlement obligatoire.L’option du « oui », structurée autour des partis politiques fédéraux, a mobilisé la fonction publique, le gouvernement, la presse et la radio.Toutefois, ce n’est qu’en 1944 que la conscription a été appliquée.De ce plébiscite, on retiendra entre autres qu’il a largement divisé la population canadienne.Par ailleurs, dans un cadre exclusivement québécois, le premier référendum s’est tenu le 10 avril 1919, dans le contexte d’après-guerre et dans une période de prohibition.De tempérament moins puritain que les anglophones, les francophones étaient largement réfractaires à la prohibition et ils s’y sont opposés dans une forte proportion de 178112 voix contre 48 433.La question qui leur a été posée commandait cependant un « oui ».« Êtes-vous d’opinion que la vente des bières, cidres et vins légers, tels que définis par la loi, devrait être permise ?» Les anti-prohibitionnistes ont donc remporté une victoire non équivoque en dépit de l’opposition de sept circonscriptions, partiellement anglophones : Pontiac, Compton, Dorchester, Huntingdon, Brome, Stanstead et Richmond.Finalement, à l’occasion du référendum de 1980, les Québécois se sont opposés par 60 % des voix contre 40 a donner au gouvernement de René Lévesque le mandat de négocier la souveraineté-association.Seule une entente satisfaisante pour le Québec peut sauver le PC Les militants appuient le référendum canadien à certaines conditions Pierre O’Neill HABITÉE par la crainte de voir le Bloc québécois s’approprier l’entière sympathie populaire, l’aile militante québécoise du Parti conservateur ne voit pas l’espoir de remporter les prochaines élections générales, à moins que le contentieux constitutionnel se résolve à la satisfaction du Québec.« La clé, c’est la réussite des né- fociations constitutionnelles.Le cas chéant, le Bloc québécois remportera quelques sièges au plus.Mais s’il y a échec, les élections seront beaucoup plus difficiles », a reconnu cette semaine le président de l’exécutif de l’Association progressiste conservatrice du Québec, Me Clément Massé, dans le cadre d’un entretien au DEVOIR.Responsable de l’organisation du parti pour les régions de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord, Me Massé ne nie pas que les militants conservateurs soient en proie aux angoisses constitutionnelles.Et que les sondages qui placent « l’opportuniste » Lucien Bouchard en tete dans les intentions de vote contribuent à démolariser et démobiliser les troupes.Cela dit, les con- Les pays francophones ne s’entendent plus sur qui va payer quoi dans TV5-Afrique Michel Venne de notre bureau de Québec LES PAYS francophones ne s’entendent plus sur le partage des coûts de l’extension à l’Afrique du réseau de télévision internationale de langue française, TV5.Ce projet fut l’une des principales décisions concrètes du dernier Sommet de la Francophonie, à Paris, en novembre.Le projet d’à peine six millions $ n’est pas remis en cause pour le moment.Le problème vient du fait que la France ne veut pas payer une part aussi grande des frais reliés à TV5-Afrique que la part qu’elle paie habituellement dans TV5, a appris LE DEVOIR.Selon une clé de répartition des coûts pré-établie, la France verse six neuvièmes (6/9) du budget.Le reste est partagé à parts égales entre la Suisse, la Belgique et le Canada (Québec paie 40% de la part canadienne).Dans le cas de l’Afrique, la France souhaite ne payer que 50 % de certains frais.Les autres partenaires, le Canada et le Québec en tête, s’opposent à cette dérogation.On craint que si la règle est brisée cette fois-ci, elle puisse l’être à nouveau pour de nouvelles expansions dans d’autres parties du monde.Par ailleurs, on apprend de source québécoise que la Suisse n’a pas encore confirmé qu’elle verserait sa propre part pour des raisons de politique intérieure.Le dernier épisode de cette nouvelle partie de bras de fer francophone s’est déroulé le 3 avril, lors ?RÉDACTEURS EN CHEF Samedi 18 avril Animée par Lise Bissonnette, directrice du quotidien LE DEVOIR, une émission qui réunit, chaque mois, journalistes, politicologues et diplomates des cinq continents pour un tour d'horizon des grands événements dans le monde.Diffusé au Canada, aux États-Unis et dans toute l'Europe, c'est un sommet médiatique sur l'actualité.À TV5 câble 15*.Produit par Larry Shapiro - Les Affaires Mondiales en collaboration avec TV5.• Peut varier.Consultez votre câblodistributeur.?LA TÉLÉVISION INTERNATIONALE ::Le monde en français en exclusivité sur le câble d’une réunion à Paris des hauts fonctionnaires représentant les membres de TV5.Aucune décision n’a été arrêtée.Une nouvelle réunion doit avoir lieu d’ici à l’été.Si aucun terrain d’entente n’est trouvé, les ministres responsables des cinq gouvernements représentés devront trancher à leur réunion annuelle prévue en septembre prochain.Selon la sous-ministre des Communications du Québec, Mme Brigitte Bourque, le temps presse parce qu’il y a peu de satellites disponibles pour transmettre le signal de TV5 Europe vers l’Afrique, tel que convenu.Plus on attend, plus on met le projet en péril.La France fait valoir de son côté qu’elle a déjà consenti 50 millions de francs (10 millions?) en aide à la production audio-visuelle africaine.Le même effort n’ayant pas été consenti par les autres membres de TV5, la France se croit donc justifiée de payer une moindre part des frais reliés à ce volet de TV5-Afrique.Toutefois, a expliqué un porte-parole du consulat français à Montreal, M.Georges Guiblet, la France ne veut pas mettre en cause la règle des neuvièmes pour ce qui a trait aux frais de fonctionnement du réseau.Le projet approuvé par les chefs d’État et de gouvernement à Paris en novembre prévoit la transmission sur l’Afrique via satellite des programmes de TV5-Europe, dont cer- taines émissions canadiennes.Les programmes seraient captés par des récepteurs (soucoupes) dont le nombre prolifère sur le continent noir.Une heure par semaine serait faite de productions africaines la première année.Ce quota passerait à quatre heures au fil des ans.Selon Mme Bourque, ce différend est relié à une mésentente plus fondamentale sur la stratégie géopolitique de TV5.Le Canada et le Québec, a-t-elle expliqué, souhaitent que TV5 s’étende avant tout et surtout dans les pays francophones.Tandis que les pays européens voudraient qu’on diffuse TV5 partout où il y a une demande, même si le bassin francophone est réduit, dans les pays de la CEI, par exemple, ou encore en Allemagne, où les coûts sont très élevés pour un public potentiel peu nombreux.Les ministres devraient aborder cette question en septembre prochain.La réunion des hauts fonctionnaires, à Paris le 3 avril, a donné lieu à de chauds débats également sur la place que tiennent les programmes canadiens dans la grille de TV5 Europe.Le niveau d’insatisfaction du Canada et du Québec est très grand, affirme Mme Bourque, qui représentait le ministre Lawrence Cannon à cette rencontre.L’an passé, le diffuseur européen avait promis de faire passer de 10 à 20 % le contenu canadien.servateurs ont confiance à la capacité de leur chef, Brian Mulroney, de réinventer la solidarité nationale autour des provinces et du gouvernement central.« S’il y a entente constitutionnelle, la prochaine élection sera un party».D’ici la, les militants conservateurs ne s’opposent pas au projet du premier ministre Mulroney de tenir un référendum pan-canadien, mais à certaines conditions.La démocratie directe, l’organisateur de la Gaspésie n’y croit pas trop.Il fait davantage confiance aux spécialistes et aux élus du peuple.C’est pourquoi il préférerait de beaucoup qu’une entente émane de la table des négociations.« Ce n’est pas le référendum pan-canadien qui doit décider pour le Québec.Il doit tenir son propre référendum.Je serais hésitant à lier juridiquement le Québec aux résultats d’un référendum pan-canadien ».Opinion que partage une autre militante conservatrice du Bas-du-Fleuve, la ministre Monique Vézina, qui a déclaré hier : « Un référendum national ne devra jamais affaiblir le Québec.Nous devrions prévoir une bonne question et un référendum à majorité double.Tout le monde au Québec est inquiet face au référendum ».Vice-président de l’exécutif provincial et responsable régional du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Steve Reimnitz n’a pas d’objection de principe à la tenue d’un référendum pancanadien.Mais il souhaite que le gouvernement Mulroney agisse dans les meilleurs délais.Et si, dans le cadre d’un référendum fédéral à double majorité, les Québécois rejetaient le projet de réforme constitutionnelle, « il faudrait respecter leur choix ».Référendum fédéral ou québécois, l’enjeu n’est pas là.Pour les militants conservateurs, il importe surtout de sortir le plus tôt de l’impasse constitutionnelle qui sert de génératrice aux prétentions et ambitions du Bloc québécois.« S’il y a entente, le parti a d’excellentes chances de conserver le pouvoir», croit Steve Reimnitz, qui ne craint aucunement les libéraux de Jean Chrétien, « qui n’a plus de crédibilité auprès de?Québécois ».Responsable des neuf comtés de la Monterégie, M.Jacques Moreau souscrit à l’analyse politique de ses collègues de l’éxécutif provincial sur l’urgence de régler le problème constitutionnel.Mais il lui paraît que les conservateurs ont tendance à surévaluer la force du Bloc québécois.Tout en concédant que Lucien Bout chard est populaire auprès des nationalistes québécois, M.Moreau né.croit pas que le Bloc puisse chambarder l’équilibre de l’échiquier électoral, considérant qu’il n’a pas plug d’organisation que d’argent.Cela dit, le président régional de la Monté-régie déplore le peu de visibilité des, ministres et députés conservateurs: dans leur comte.« Les élections, ça ne se gagne pas à Ottawa, mais dans les comtés».L’impopularité du parti dans les sondages et le leadership de Brian Mulroney sont des questions qui furent abordées au cours de ces entretiens avec les représentants de la base militante du PC.Tous ont appris par coeur la cassette que leur chef sert continuellement aux journalistes : le gouvernement a eu le courage de prendre des mesures impopulaires, il est normal qu’il soit impopulaire.Quant à leur chef, ils s’en disent satisfaits et n’ont pas souvenance d’avoir entendu des militants le critiquer.À l’unisson, ils répètent inlassablement qu’ils n’ont pas décelé le moindre foyer de contestation du leadership.La guerre de position s’enlise à la commission sur la souveraineté Michel Venne Économisez jusqu'à 9$ par année en ajoutant des aérateurs à vos robinets.m\ ICOKILO 333-KILO a de notre bureau de Québec LES TRAVAUX de la commission d’étude sur la souveraineté sont toujours au point mort.Péquistes et libéraux campent pour le moment sur leurs positions.La médiation engagée mardi dernier par le secrétaire pour rapprocher les deux partis se poursuivra la semaine prochaine.Selon le porte-parole du Parti québécois, Jacques Brassard, on se trouve dans une impasse.Le différend entre les deux formations politiques est plus profond que ce qu’il Earaissait la semaine dernière, dit-il.a mésentente ne porte plus sur le contenu du plan du rapport mais sur le mandat même de la commission.M.Brassard affirme que les libéraux veulent que le rapport de la commission se limite à un compterendu des témoignages qui ont été faits à la commission par des experts et des associations; ils ne veulent pas que le rapport identifie des op- sg tions ou encore décrive les modalités d’accession à la souveraineté.Selon lui, les libéraux veulent renoncer au pouvoir de recommandation dévolu à la commission par la loi 150 à l’article 3.Le porte-parole du Parti libéral, M.Cosmo Maciocia, n’a pu être rejoint hier, en dépit d’essais répétés.Ce dernier a toutefois expliqué au DEVOIR, mercredi, que les députés libéraux estiment que le mandat de la commission est de mettre sur table les implications de la souveraineté, afin que la population puisse voter en toute connaissance de causé au référendum et non pas de pro-poser sa mise en oeuvre.Les péquistes, au contraire, croient que la commission doit faire des recommandations à l’Assemblée nationale.Sur la question de la monnaie d’un Québec souverain, par exemple, le PQ pense que la commission ne doit pas se limiter à exposer les divers scénarios.Elle doit dire lequel lui paraît le plus approprié dans l’hypothèse où le Québec accède à la souveraineté.Les libéraux ne le veulent pas, selon son analyse.Le secrétaire de la commission, M.François Geoffrion, qui est chargé par le président Guy Bélanger de tenter de rapprocher les partis, estime quant à lui avoir fait des progrès intéressants jusqu’à présent et reste optimiste, croyant pouvoir arriver à une entente.CE SAMEDI Ça change pas le monde.Sauf que.0 btoquOrx* 4 Le Devoir, samedi 18 avril 1992 M A-3 PHOTO JACQUES NADEAU Le sang du Vendredi saint En début de soirée, environ 800 donneurs de sang avaient participé à la traditionnelle collecte de sang du Vendredi saint, organisée depuis 22 ans à l’Hôtel de ville de Montréal.Tout en espérant un rétablissement tardif, la Croix-Rouge s'inquiétait du faible taux de participation à cette collecte parrainée par le maire Jean Doré.1100 donneurs étaient en effet attendus à cette collecte, tout au long de la journée d'hier.Doré accueille bien l’annonce d’un casino tout en s’inquiétant des frais de sécurité d'après la Presse canadienne LE MAIRE de Montréal, Jean Doré, s’est montré hier plutôt positif face à la décision du gouvernement du Québec d’accepter l’implantation de deux casinos dans la province, un au Palais des Congrès à Montréal et un autre dans la région de Charlevoix.Jean Doré a indiqué que les retombées économiques des maisons de jeux seraient bienvenues à MontréaL Il espère toutefois que les Montréalais ne seront pas pénalisés par les frais additionnels qu’entraînera le casino en matière de sécurité publi- que.Selon une nouvelle publiée jeudi soir par Radio-Canada, le gouvernement québécois aurait, en effet, décidé de donner le feu vert à l’implantation de casinos au Québec.Selon la société d’État, le conseil des ministres a approuvé lors de sa réunion de mercredi dernier un projet en vertu duquel deux régions du Québec, celle de Montréal et celle de Charlevoix, pourront être dotées chacune d’un casino.Celui de Montréal sera situé au Palais des Congrès, mais le site exact n’aurait pas encore été déter- miné dans le cas de Charlevoix.On sait toutefois que l’homme d’affaires Raymond Malenfant poursuit des démarches depuis déjà plusieurs années en vue d’obtenir l’autorisation d’installer un casino au Manoir Richelieu.Les deux établissements seraient placés sous le contrôle de l’État, vraisemblablement par l’entremise de Loto-Québec.Il s’agirait de casinos de type européen, qui offrent aux joueurs la possibilité de tenter leur chance à la roulette et au black-jack mais où il est interdit de consommer des bois- sons alcoolisées.Selon Radio-Canada, la décision du gouvernement pourrait être annon- • cée officiellement dans le discours du budget que le ministre des Finances, Gérard D.Levesque, doit présenté dans quelques semaines.Le Québec ne sera pas la première province à se doter d’un casino.Le Manitoba en possède déjà un, à l’hôtel Fort Garry, à Winnipeg.On apprenait aussi récemment ¦ que le gouvernement de l’Ontario envisageait d’autoriser l’implantation de casinos dans six villes de cette province, dont Ottawa.Remarquable rattrapage du Québec face à l’Ontario en enseignement universitaire Depuis 1970, le nombre des étudiants a doublé, et triplé aux cycles supérieurs Isabelle Paré EN VINGT ANS, le Québec a effectué une fulgurante ascension au chapitre de l’accès aux études universitaires, doublant le nombre des étudiants sur les bancs d’universités et triplant celui des aspirants à la maîtrise et au doctorat.En fait, le Québec comptait en 1990 plus d’étudiants aux 2e et 3e cycles que l’Ontario, et cela, malgré une population moins nombreuse, selon un récent rapport de Statistique Canada sur les inscriptions et grades décernés dans les universités canadiennes.Avec plus de 38 700 inscrits à la maîtrise ou au doctorat, les universités québécoise ont dépassé cette année-là le cap ontarien qui s’établissait à 38 400 étudiants en quête d’un diplôme similaire.En fait, depuis 1970, les universités québécoises ont effectué un rattrapage extraordinaire aux cycles d’études supérieures.Biles qui, à l’époque, partaient perdantes avec deux fois moins d’étudiants que l’Ontario inscrits à la maîtrise et presque trois fois moins de candidats et candidates au doctorat.En fait, de toutes les provinces canadiennes, hormis Terre-Neuve, seul Pas de fusion des hôpitaux anglophones si elle ne renforce pas le « tissu urbain » LE MONDE EN BREF Louis Laberge : état stable LOUIS Laberge est toujours sous observation à l’Institut de cardiologie de Montréal.Son état est stable, a fait savoir Mme Nicole Saint-Pierre, chargée des relations publiques à l’Institut.M.Laberge a ressenti un malaise cardiaque mercredi en fin de journée et son épouse l’a conduit en automobile à l’institution où son état est jugé satisfaisant.M.Laberge a été placé sous examen et le Dr Martin Juneau, cardiologue, a pris charge du patient.M.Laberge a subi notamment des examens sanguins et un électrocardiogramme.On prévoit lui faire subir d’autres examens mardi prochain, après le congé de Pâques, et il est possible qu’il obtienne son congé de l’hôpital dès le milieu de la semaine prochaine.L’ancien président de la Fédération des travailleurs du Québec est âgé de 68 ans.État satisfaisant du sénateur David (PC) — L’état du sénateur Paul David, victime d’un accident cérébro-vasculaire mercredi, était qualifié de satisfaisant, hier.Le sénateur, âgé de 72 ans, a été hospitalisé mercredi à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal, après avoir ressenti des malaises pendant plusieurs jours.La période critique semble être passée et ses médecins croient que la phase de récupération est amorcée.De père en fille DEPUIS son retour au pouvoir, le gouvernement de Robert Bourassa n’a cessé de nommer des libéraux à de hauts postes de la Fonction publique.Le premier ministre vient d’annoncer deux autres nominations qui lui assureront un contrôle encore plus serré des mutations et nominations des mandarins.Aujourd’hui décédé, Paul Desrochers fut le conseiller politique le plus influent de régime Bourassa des années 70.Sa fille Gisèle Desrochers vient d’être nomméesecrétaire générale associée à la Réforme administrative et aux Emplois supérieurs, au ministère du Conseil exécutif.C’est-à-dire, au bureau du premier ministre.Un autre loyal supporteur du régime, Claude R.Beausoleil, occupera dorénavant un poste stratégique.Il devient 6résident de l’Office des ressources umaines.Neuf millions $ aux médecins en région LE MINISTÈRE de la Santé et des Services sociaux vient de réajuster à la hausse le budget de fonctionnement de 38 hôpitaux en région à cause de l’arrivée de nouveaux médecins.L’arrivée de ces médecins entraîne un budget spécial de fonctionnement de 9,2 millions 3 Eour l’année 1992-1993, alors que ces udgets étaient établis à 4,8 millions $ pour 1991-1992.Près d’une centaine de nouveaux médecins se retrouvent dans 38 centres hospitaliers dans dix régions du Québec hors des grands centres.Pour les seuls hôpitaux de Sept-Iles et de Baie-Comeau, on compte 19 de ces nouveaux médecins.LES DIRECTIONS de trois hôpitaux anglophones de Montréal doivent se rencontrer dans les prochains jours pour étudier les critères présidant à un éventuel projet de fusion, mais le président du Conseil d’administration de l’Hôpital de Montréal pour enfants, Éric Maldoff, avertit tout le monde qu’« aucune fusion ne doit avoir lieu si elle ne renforce pas le tissu urbain de Montréal, particulièrement celui du centre-ville*.Des informations ont circulé cette semaine à l’effet que l’Hôpital général de Montréal, l’Hôpital Royal Victoria et l’Hôpital de Montréal pour Enfants discutaient de la possibilité de se fusionner.Dans une déclaration émise hier, M.Maldoff soutient que les discussions sur une éventuelle fusion n’en sont même pas « au stade préliminaire », qu’« aucune rencontre officielle n’a eu lieu et aucun comité n’a été créé pour étudier cette question » et que « tous les entretiens tenus à ce sujet ont été informels et de nature essentiellement exploratoire ».Mais du même souffle, M.Maldoff confirme qu’au cours des jours qui viennent, il compte rencontrer le Erésident de chacun des deux autres ôpitaux, ainsi que les directeurs généraux et les représentants de l’Université McGill pour « étudier les critères dont il faudrait tenir compte dans l’étude d’un projet de fusion et pour veiller à ce que l’évaluation de cette idée se fasse de façon rigoureuse et transparente».En annonçant le déménagement de l’Hôtel-Dieu de Montréal du centre-ville au quartier Rivières-des-Prairies, la semaine dernière, le ministre de la Santé Marc-Yvan Côté ajoutait par la bande que le réseau anglophone devrait se pencher sur une éventuelle rationalisation des lits.Le ministre a également fait savoir que, selon les études de son ministère, la région de Lakeshore était un des secteurs où l’on manquait le plus cruellement de lits.La tentation est grande d’analyser une éventuelle fusion des hôpitaux anglophones en fonction des besoins manquants sur le territoire du Département de santé communautaire de Lakeshore, et Éric Maldoff a voulu faire savoir que tout projet devait plutôt renforcer le centre-ville de Montréal.« Montréal doit reprendre une nouvelle vigueur», dit-iL « Les questions de planification ur- baine doivent être un des principaux critères qui orientent les décisions en matière de restructuration de ces trois établissements de santé, ajoute-t-il.La décision du ministre Marc-Yvan Côté de fermer l’Hôtel-Dieu et de déménager ces installations hors du centre-ville, ainsi que la controverse soulevée par ce projet, mettent encore plus en évidence l’importance de protéger les meilleurs intérêts de Montreal».M.Maldoff pose une série de conditions avant de mettre en branle un projet de fusion : aucune fusion ne doit avoir lieu si elle affaiblit l’infrastructure des établissements consacrés au service de la communauté anglophone; aucune fusion ne doit avoir lieu si elle n’améliore pas la qualité et le niveau des services de santé offerts, si elle ne renforce pas la recherche médicale et si elle n’améliore pas la qualité de la formation médicale.Une restructuration de ces trois hôpitaux affiliés à l’Uni- versité McGill doit « renforcer la position de McGill comme chef de file de la formation médicale».Un tel projet de fusion est estimé pour le moment à environ 800 millions $, et les trois hôpitaux totalisent 1500 lits de courte durée (on suppose que dans une fusion on compterait moins de lits).Même si « à première vue un projet de fusion offre certains avantages », Éric Maldoff se dit très conscient qu’une telle réorganisation « touche lés personnes, les services et la qualité de vie, et qu’elle dépasse les questions d’efficacité administrative.« Nous devons réfléchir et faire preuve d’un jugement sûr, et ne pas nous lancer dans des projets grandioses ».Selon plusieurs, une telle fusion permettrait une meilleure concentration des ressources, la mise sur pied de programmes complémentaires et la possibilité de mieux planifier le développement technologique.y PHOTO JACQUES NADEAU Un chemin de croix, 14 artistes La Maison d’Art fra Angelico, située rue Wolfe, organise jusqu’au 25 avril une exposition sur le thème du Chemin de la Croix (inspirée des Saintes Écritures).Quatorze artistes s’unissent pour faire une oeuvre unique.Cette exposition sur le thème de la Croix du Christ est pour le milieu culturel québécois un événement important.De plus, les profits de cette exposition seront versés en partie à la Maison Luc-Larrivée ; centre d’accueil pour femmes et enfants sidéens, et à La Maison d’art fra Angelico pour soutenir les ateliers d’art offerts aux démunis (itinérants, sidéens, femmes en difficulté).Université de Montréal Collecte d'affiches électorales et politiques Dans le cadre d’une recherche sur la publicité politique, le Département de science politique de l’Université de Montréal désire constituer une collection d’affiches électorales et autre matériel publicitaire (dépliants, tracts, épinglettes, etc.) des partis politiques québécois et canadiens.Si vous possédez ce genre de matériel et désirez vous en départir tout en lui assurant une seconde vie, appelez au (514) 343-6588.ou écrivez à : M.Denis Monière, directeur Département de science politique Université de Montréal C.P.6128, succursale A Montréal (Québec), H3C 3J7 (0074| VOYAGES LE DEVOIR Service de PUBLICITE 842-9645 FRANCE Locations en Provence et en Dordogne.Rêvez-vous de vacances sur la Côte d’Azur, à Avignon ou dans les campagnes provençales qu’aimaient Van Gogh et Cézanne?Ou bien dans la superbe vallée de la Dordogne, au coeur du Périgord, pays du foie gras et des trufles?Que ce soit au printemps, en été ou en automne, vous pouvez aller vivre “à la française” dans l’une de ces magnifiques régions en y louant une villa, une maison de campagne ou un appartement.Location d’une semaine et plus.Pour renseignements, Vacances Françaises 5390,15e Avenue #201 Montréal Qc.H1X 3G2 Tél.î (514) 727-3305 (permis du Québec) ! 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marquée, permettant de doubler le nombre d’étudiants dans les enceintes universitaires.Signe par ailleurs tout à fait distinctif de cette performance québécoise, le nombre des étudiants universitaires, à presque tous les cycles, est aussi élevé à temps partiel qu’à plein temps.En Ontario, on observe la situation inverse.Le nombre d’étudiant qui sacrifient la totalité de leur temps aux études y est deux fois plus important.Ailleurs au Canada, sauf en Colombie-Britannique, la population de ceux qui choisissent d’étudier à temps partiel y est encore plus minime.Reste qu’au Canada en général les inscriptions sur les campus des universités ne cessent de grimper en flèche.Avec plus d’un demi-million d’étudiants universitaires à temps plein et près de 300 500 inscrits à temps partiel, les hauts lieux canadiens du savoir ont vu leur clientèle grossir de 45 % depuis 1978.L’Ontario est toujours en tête du peloton avec un bataillon universitaire fort de plus de 308 000 personnes, comparativement avec 236 00 étudiants au Québec.Seule ombre au tableau, l’augmentation exponentielle de la clientèle universitaire au Québec ne s’est pas traduite par une hausse aussi spec-tuculaire du nombre de grades et de diplômes décernés.Résultat pro- bable du très gros effectif d’étudiants qui égrènent leurs études à mi-temps.Ainsi, malgré un bassin plus important d’étudiants aux cycles supérieurs, le Québec a décerné environ 30 % de diplômes de maîtrise et de doctorat en moins que l’Ontario.Au niveau du bac, le fossé se creuse davantage.Dans les programmes de baccalauréats menant à une profession, l’Ontario accorde presque deux fois plus de diplômes que le Québec, avec plus de 47 000 diplômés chaque année comparativement à 27 000 au Québec.Pour les autres baccalauréats, l’écart s’amincit cette fois radicalement, avec 42 000 bacheliers diplômés au Québec, contre 48 000 en Ontario.Par ailleurs, le Québec excelle dans l’attribution de certificats et au-très diplômes de courte durée avec plus de 16 000 diplômés.Cinq fois plus que dans la province voisine.Tendance généralisée, les diplômes octroyés au Canada continuent de l’être majoritairement à des femmes, particulièrement au Québec.Et ce, depuis maintenant neuf ans.Ainsi, des 153 000 diplômes et certificats universitaires décernés en 1990, plus de 84 000 l’ont été à des femmes et 68 000 à des hommes.Seuls les programmes de maîtrise et de doctorat échappent toujours à cette invasion en règle, mais poui* peu de temps, si l’on se fie aux ins criptions actuelles.Depuis 20 ans, le nombre de fem mes diplômées par les universités canadiennes a presque triplé et cel les qui ont raflé une maîtrise ou un doctorat à augmenté de 450 % ! cii\oa\ CENTRE D’EXPOSITION ART CÉRAMIQUE CONTEMPORAIN JACQUELINE GUILLERMAIN ERIC ROBERTSON Vernissage aujourd’hui de 14h.à 18h.jusqu’au 30 mai 372 rue Sainte-Catherine ouest, suite 444 Tél.: (514) 393-8248 \ m UNIVERSITE LAVAL Direction générale des programmes de premier cycle LES COURS TELEVISES ET PAR CORRESPONDANCE DE L’UNIVERSITÉ LAVAL Une occasion unique d’élargir le champ de ses connaissances et d’acquérir des crédits universitaires tout en demeurant chez soi.ÉTÉ 1992 COURS PAR CORRESPONDANCE ANT-16930 VIEILLIR A TRAVERS LE MONDE Professeur : Renaud Santerre Frais: 184$ 3 crédits SIN-17836 SYSTÈME DE SANTÉ QUÉBÉCOIS Responsables : Michel O’Neill et Lorraine Fournier Frais: 184$ 3 crédits COURS TÉLÉVISÉ THL-18739 LES CHEMINS DE LA PAIX Professeur : Louis O’Neill Frais: 194$ 3 crédits Les frais couvrent les droits de scolarité et le matériel didactique utilisé.Le paiement par carte de crédit (Visa ou MasterCard) est accepté.DÉBUT DES COURS : semaine du 4 mai 1992 On peut s’inscrire à titre d’étudiant libre, si l’on désire acquérir des crédits universitaires, ou comme auditeur, si l’on désire acquérir le matériel didactique et obtenir une attestation d’études.Les personnes intéressées à un ou à plusieurs de ces cours et qui désirent recevoir l’information pertinente sont priées de communiquer, avant le 12 mai 1992, à l’adresse suivante : ENSEIGNEMENT TÉLÉVISÉ ET PAR CORRESPONDANCE Bureau 342 Pavillon Félix-Antoine-Savard Université Laval Québec G1K7P4 Tél.: (418) 656-7883 (à frais virés) Tél.: 1-800-561-0478 Télécopieur : (418) 656-3500 ENTENTES INTERUNIVERSITAIRES ACCEPTÉES I B Le Devoir, samedi 18 avril 1992 SUITES DE I*A PREMIERE PAGE 4 La carte tre de s’inspirer d’une loi ontarienne.Cette loi, en vigueur depuis un an, interdit à quiconque d’exiger la présentation de la carte santé (qui ne porte pas de photo en Ontario) pour d’autres fins que celles reliées à la dispensation de soins.Toute personne qui contrevient à cette loi est pas-sible d’une amende de 5000 $ et à une peine d’emprisonnement.L’amende peut atteindre 25 000 $ pour une corporation.La Ligue des droits suggère que, si la loi québécoise est modifiée en ce sens, ces dispositions soient inscrites sur la carte ainsi que le montant des amendes afin de dissuader les contrevenants.Le ministre Côté admet que la fraude présumée n’est pas aussi étendue qu’on le prétend.Il ne dispose toutefois d’aucun chiffre à ce sujet, ni sur les coûts et les bénéfices d’une telle initiative.Il est cependant convaincu que la mesure est justifiée et soutient que beaucoup de Québécois la demande depuis longtemps.« Au-delà de l’argent qu’on peut économiser, il y a le signal à la population qui est important », dit-il.Un document officiel du Parti libéral, distribué au conseil général du parti les 21 et 22 mars, fait état de 400 000 cartes orphelines ou illégales en circulation au Québec.Sur la foi de ces données, les auteurs du document demandent au gouvernement d’ajouter à la carte d’assurance-maladie un microprocesseur contenant des informations sur le titulaire et une photo pour bien identifier la personne.Les auteurs ajoutent qu’ainsi affublée, la carte soleil deviendrait la preuve d’identité officielle que le Québec n’a jamais eue mais qui devient de plus en plus nécessaire.M.Côté affirme que les 400 000 cartes, ce n’est pas vrai.Et il convient que la carte d’assurance-maladie ne doit pas servir à autre chose que ce pour quoi elle existe.En Ontario, on n’est pas vraiment en mesure de vérifier si la loi contrôlant l’usage de la carte santé dans le secteur privé, en vigueur depuis un an, a eu un effet déterminant pour empêcher l’usage de cette carte comme pièce d’identité.En un an, le ministère de la Santé ontarien affirme avoir reçu tout au plus quelques dizaines de plaintes (sur 10 millions d’habitants).Le porte-parole du ministère, M.Layne Verbeek, dit que les autorités ont été étonnées de recevoir autant d’appels car aucune publicité n’a été faite autour de cette loi.Dans chaque cas, une lettre a été envoyée à l’entreprise fautive et une vérification ultérieure a permis de savoir que la carte n’était plus demandée comme pièce d’identité.L’Ontario ne songe pas à mettre une photo sur cette carte santé.Afin de mieux contrôler l’usage de la carte et éviter la fraude, on examine divers mécansimes administratifs se rapportant notamment aux modalites de remboursement des médecins.4 La Charte Plus fondamental encore, après dix ans passés à clarifier les droits, voilà que la Cour suprême est aux prises avec une cause qui fait saliver d’avance tous les spécialistes de la Charte : l’affaire Schachter.Shalom Schachter est un avocat de Toronto qui, à la naissance de son fils en juillet 1985, avait choisi de rester trois semaines à la maison pour permettre à sa femme de retourner plus vite travailler.Il a donc demandé l’assurance-chômage auquel il aurait eu droit s’il avait été maman, ou un père adoptif.Mais la loi ne prévoyant rien pour les pères naturels, on lui refusa l’argent.Plaidant la discrimination en vertu de la Charte et le droit d’être payé, il porta sa cause devant les tribunaux.Le juge de première instance puis la Cour fédérale lui donnèrent raison.L’affaire se retrouve maintenant en Cour suprême avec en jeu un principe de première importance : la Cour va-t-elle ou non obliger le gouvernement à étendre les bénéfices de la loi, comme le lui permet l’article 24 de la Charte ?Dire oui, voilà que les juges se mêlent des choix budgétaires d’un gouvernement, ce qui, on s’en doute, soulève des frissons à Ottawa en ces temps de compressions.Dire non, c’est miner en pratique toute l’autorité de la Charte.À quoi bon reconnaître des droits que l’on ne peut pas avis de demande d’un permis d’alcool Régie des permis d'alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans l'art.60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée à: La Régie des permis d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite #.200, Montréal, Québec H2Y 1B6.Norn st admit du requérant Nature delà damanda Endroit d'exploitation 2823-3320 QUÉBEC INC.Restaurant A La Japonaise 1816, Ste-Catherine Ouest *309, Montréal Dossier: 957-704 2844-6250 QUÉBEC INC.Restaurant Vietnamien Hoai Huong Enr.5483-5485 ave.Victoria Montréal Dossier: 423012 CARRIÈRE.Colette Casse-Croûte Chez Ti Lou 8250, boul Lévesque Laval Dossier: 953299 2806-5742 QUÉBEC INC.Lss Restaurants Super Sport Hot-Dog 2105, Des Laurentides Laval Dossier: 957-258 JOCELYNE MC GREGOR, DENIS D’ARAGON JR Casse-Croûte Victoria Enr.17, Aberdeen 4 4288, Victoria St-Lamberl Dossier: 957-076 2760-2622 QUÉBEC INC Bar Rocky 1673, Ste Catherine Est Montréal Dossier: 422-774 186827 CANADA INC Restaurant Pizzeria Kosta 5220, ave.Verdun Verdun Dossier: 320-507 PERRIER, Georges Billard Perrier 10215, bout St-Laurent Montréal Dossier: 956-821 IGNAZIO, Vittoria Calé Black Station Enr 8038 A, 22e Avenue Montréal Dossier: 958647 PANVOJON INCORPORÉE Bella Grecia 4245.Sle-Rose Laval : 957-001 1 Restaurant 1616, Ste pour vendre Catherine dans Aire Ouest Commune Montréal Changement de catégorie de 2 Restaurants pour servir dont 1 sur terrasse à 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (Demande amendée) 54835485 ave.Victoria Montréal 8250, boul.Lévesque Laval 1 Restaurant 2105, Des pour vendre Laurentides Laval 1 Restaurant 17, Aberdeen pour vendre 6 428B, Victoria St-Lamberl Changement 1673, Stade catégorie Catherine Est de Taverne â Montréal Bar Demande ad- 62016203, ditionnelle ave d’autorisation Bannantyne de danse et Verdun spectacles dans 2 Restaurants pour vendre 1 Bar dans 10215, boul Centre Sportif St-Laurent Montréal 1 Restaurant 2498.bout pour vendre Henri- Bourassa Est Montréal 2951-0997 QUÉBEC INC Le Bietro Flamingo 4155, des Grandes Prairies, app 5 Montréal Dossier: 957-084 TUTINO, Gertando Ber Bizztro Enr Changement 4245, permanent Ste-Rose d'endrort d'ex- Laval ploilationde t Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1351, Ste-Catherine Est Montréal Permis additionnel 7429, rue Sl-Huberl 7429,rue St-Hubert Montréal Dossier: 298612 LÉPINE, Jean Louis Bar Normand 1550, Mont Royal Est Montréal Dossier: 339-283 VERDON, Normand Bistro de L'Aristocrate Enrg.1636, boul.de la Concorde Laval Dossier: 371-716 2951-3108 QUÉBEC INC.Hoolahans 62, rue Cartier Laval Dossier: 957-092 A.ABI RACHED INC.Restaurant Chamonix (1991) 2639, St-Zobque Est Montréal Dossier: 157-057 135182 CANADA INC.Bar Chez Margo 7221,rue St-Hubert Montréal Dossier: 133322 28685586 QUÉBEC INC.Campus 1111,Ste-Catherine Est Montréal Dossier: 183558 LES ENTREPRISES EUGÈNE PATIN INC Chez Eugène Patin 5777, St-Laurent Montréal Dossier: 183376 2945-1879 QUÉBEC INC.Café Silver Dome 3880, Jean-Talon Est Montréal Dossier 954-040 KAMAL SHARMA, MEWA SHARMA Restaurant Anapurna Nepali 5016, boul Décarie Montréal Dossier 358612 24332967 QUÉBEC INC Concessions du Vieux Port 104, St-Paul Est Montréal Dossier 435974 LES AGENCES G N LEGRISINC Chez Daddy'Os 50, boul Taschereau Local 2-14 La Prairie Dossier 702-167 1 Bar Montréal Changement 1550, Mont de catégorie Royal Est de Taverne à Montréal Bar 1 Restaurant 1636, boul.pour vendre de la sur terrasse Concorde Laval 1 Restaurant 62, rue pour vendre Cartier Laval Permis 1320-1322, additionnel de l'Église 1 Bar sur St-Laurent terrasse Addition d'au- 7221, rue torisation de St-Huberl spectacles Montréal dans 1 Bar Addition de 1111, Ste- films dans un Catherine Est Bar avec Montréal spectacles existant Changement de capacité d'un Bar avec danse, spectacles et tilms et d'un Bar avec spectacles 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour servir 5777, St-Laurent Montréal 3880, Jean-Talon Est Montréal 5016, boul.Décarie Montréal 1 Restaurant Quai pour vendre Jacques- 2 Bars dont 1 Cartier sur terrasse Montréal (Demande corrigée) GESTION STEVALI INC Le Noshery 125, rueChabanel Ouest, *100 Montréal Dossier 957-910 YOG SANTÉ INC Crémerie La Tulipe Blanche 3985, rue Acadia Laval Dossier 957-902 BENOIT, Jean-Pierre Restaurant Le César Verdun 600.ave de l'Église Verdun Dossier 933466 Addition d'autorisation et changement de catégorie de Restaurant pour vendre avec danse à Bar avec danse et spectacles 1 Restaurant pour vendre 50.boul Taschereau Local 2-14 La Prairie 125,rue Chabanel Ouest, *100 Montréal 2 Restaurants 2060, boul pour vendre Curé Labelle dont 1 sur Laval terrasse Demande ad- 600, ave de ditionnelle l’Église d'autorisations Verdun de danse et spectacles dans un Restaurant pour vendre Le président et directeur général Qhltlaln K.-Larflemme, avocat Québec a a mettre en oeuvre, comme pourraient en témoigner les francophones de Saskatchewan à qui la Cour d’appel a reconnu sur papier le droit de gérer leurs écoles tout en refusant d’ordonner aux autorités politiques de légiférer.Les analystes juridiques du pays tout entier sont donc curieux de voir comment les honorables juges tireront leur épingle du jeu.Chacun est persuadé que la Cour suprême, qui a tout fait jusqu’à maintenant pour éviter les écueils politiques, ne mettra pas le petit doigt au moulinet budgétaire des gouvernements.Mais une première porte est ouverte.« Ce n’est qu’un début, souligne le professeur Ghislain Otis, spécialiste de la Charte canadienne de l’Université Laval.La Cour suprême devrait faire preuve d’attentisme.Mais au fil des causes, il va venir un moment où la situation sera telle que la Cour devra intervenir pour rétablir sa crédibilité et l’autorité de la Charte.» Le gouvernement des juges deviendra-t-il alors réalité ?L’évolution américaine le laisserait croire où l’on voit maintenant des juges décréter le niveau des taxes scolaires.La consolation, c’est que la prudence manifestée par la Cour suprême depuis dix ans permet de dire que ce n’est quand même pas demain la veille qu’on en arrivera là.Même que l’on prédit un conservatisme accru des juges canadiens dans leur interprétation de la Charte au cours de la prochaine décennie.Pour des raisons qui tiennent à la composition de la Cour suprême elle-même (les juges les plus progressistes seraient partis, disent ceux qui comptabilisent les décisions rendues en opposant juges dissidents et majorité., ce qui a d’ailleurs le don d’exaspérer le juge Lamer).Mais aussi pour des raisons externes.Le gouvernement fédéral, dans son dernier budget, a en effet coupé les vivres au programme de contestation judiciaire qui permettait aux groupes démunis de défendre les droits prévus à la Charte canadienne.Une maigre économie de 9 millions $ (répartis sur cinq ans) que le gouvernement a justifiée en faisant valoir que la jurisprudence sur la Charte était maintenant bien établie.Pourtant, de l’avis de tous, on n’en est qu’aux tous premiers balbutiements du droit à l’égalité prévu à l’article 15 de la Charte, et que les groupes de pression étaient précisément susceptibles d’invoquer.Le résultat pratique revient en fait à tout le problème de l’accessiblité à la justice.À moins d’être riche et puissant ou pauvre et admissible à l’Aide juridique, bien peu de gens ou de regroupements pourront se rendre en Cour suprême.Les groupes féministes, communautaires.ou les représentants des francophones hors-Québec, viennent ainsi de perdre une voix.La déception est d’autant plus grande que plusieurs d’entre eux avaient trouvé la Cour suprême bien timide dans les années 80.L’activisme de la Cour est d’ailleurs un sujet âprement discuté dans les universités : selon son idéologie, on estime que les juges se sont montrés audacieux .ou pas assez.Dans une tentative de trancher pour de bon la question, les commentateurs dressent aujourd’hui la liste des gagnants et des perdants de la Charte en additionnant les causes, au risque de faire fi des nuances que les juges ont eux-mêmes apportées.Le vrai bilan serait sans doute de dire qu’en fait, la Cour suprême a été légaliste, mais pas militante.Les préoccupations féministes en donnent un bon exemple.Les groupes de femmes ont vivement applaudi lorsque les juges ont invalidé les articles du Code criminel sur l’avortement en 1988 — sûrement sa décision la plus inattendue des dernières années — puis lorsqu’ils ont maintenu les dispositions contre la pornographie en faisant valoir que si elles limitaient la liberté d’expression, c’était là une limite justifiée par l’objectif de combattre la violence contre les femmes et les enfants.Dans les deux cas, le Canada se retrouve ainsi, grâce aux juges, en tête de file des pays les plus progressistes du monde.En revanche, ce fut la catastrophe lorsque la Cour suprême a décidé l’an dernier de permettre aux avocats de la défense de faire valoir en certaines circonstances le passé sexuel des victimes de viols.Un terrible retour en arrière, a-t-on analysé.De même, les décisions de la Cour SULTATS Tirage du 92-04-15 7 12 19 22 32 48 Numéro complémentaire: 13 GAGNANTS LOTS 6/6 0 5/6 + 8 5/6 344 4/6 18 764 3/6 337 298 2 289 992,30 $ 85 874,70 $ 1 597,60 $ 56,10 5 10,00$ Ventes totales: 17 673 255,00$ Prochain gros lot (approx.): 5 000 000,00 $ Prochain tirage: 92-04-18 EQtra zz',7 NUMÉROS LOTS 054081 100 000 S 5408 1 I 000 S 408 1 250 $ 081 50 S 81 I0 S 1 2 S T VA le réseau des tirages Les modalités (rencaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.en matière linguistique lui ont valu de vives réactions parfaitement contradictoires.Reconnaître le droit des Franco-Albertains de gérer leurs écoles a été salué avec joie par les commentateurs du Québec lors de la publication du jugement Mahé en 1990.Mais que la Cour suprême récuse l’affichage unilingue français prévu à la loi 101 devait ouvrir l’une des plus grandes crises politiques du pays, conduisant à l’adoption de la loi 178 et à sa virulente critique au Canada anglais.Et les Québécois un tant soit peu nationalistes devaient, eux, en conclure que les juges décidément, en dépit de toutes leurs précautions oratoires (il faut lire le jugement à cet égard), ne comprendraient jamais rien au Québec et à la protection des droits collectifs.4 Euro Disney réussir.Y trouvera-t-elle son compte ?L’avenir le dira.Ce qui frappe lorsqu’on arrive à Euro Disney, c’est le gigantisme du complexe hôtelier.Six hôtels d’une capacité globale de 5200 chambres sont ouverts.D’autres suivront dans la deuxième tranche et porteront la capacité hôtelière à 18 000 chambres.Le parc à thèmes n’est qu’une composante d’un complexe touristique qui comprend un terrain de golf, un terrain de camping auxquels viendront s’ajouter dans la deuxième étape un centre de congrès, un parc aquatique, et le siège européen des studios de cinéma Disney MGM (avec installations de production cinématographique et audio-visuelle).Il faut bien reconnaître qu’en matière d’architecture, Euro Disney n’innove pas.Les hôtels sont conventionnels (victorien rose pour l’hôtel Disneyland, Nouvelle-Angle terre blanc pour le monstrueux Newport Bay Club, style cabane en rondins démesurée pour l’hôtel Cheyenne, etc.) Les projets plus audacieux des enfants terribles de l’architecture européenne (Nouvel, Venturi, Tschumi) ont été sagement écartés par la direction d’Euro Disney.Le résultat est sans inspiration.Rien n’aurait pu empêcher que se déclenche, à l’occasion de l’ouverture d’Euro Disney, un grand brouhaha sur l’invasion culturelle américaine, sur la perte d’identité de la France, sur les dangers de la contamination culturelle et linguistique américaine.Tout le monde ou presque s’est exprimé sur ce sujet, dans la presse, à la radio et à la télévision, à la veille de l’inauguration d’Euro Disney.Politiciens, historiens, artistes, philosophes, personnalités, se sont livrés à un vaste débat passionné dont la France a le secret, sur le thème « Faut-il avoir peur de Mickey ?» et « L’américanisation de la France ».Le magazine L’Express résumait ainsi la relation amour-haine qu’entretient la France avec l’Amérique : « Au fond, l’Amérique nous fait l’effet de ses crèmes glacées : elle donne la nausée aux Français qui en redemandent.» Si l’anti-américanisme est vivace en politique, les Français moyens, pas différents du reste du monde, adoptent volontiers la musique, le cinéma et la tenue vestimentaire américains.Un Français, Guy Azoulay, s’est même bâti une fortune sur ce goût des Français pour le vêtement américain : (blouson des aviateurs des années quarante, jeans, tee-shirt ornés d’inscriptions américaines etc.) Son enseigne Chevignon est une des plus prisées de la jeunesse française.Pour le philosophe Pascal Bruckner, les Français ont l’horripilante manie de n’adopter que les plus inintéressants des produits culturels américains.Le ministre de la Culture Jack Lang se dit ouvert à la culture américaine, mais Euro disney l’inquiète un peu : « Euro Disney ne sera-t-il pas une enclave de l’industrie américaine des loisirs en France ?On aurait pu souhaiter que les attractions accordent une part plus belle à la culture des différents pays d’Europe.» De là à affirmer, comme le fait le magazine Time, que la capitale culturelle de la nouvelle Europe n’est ni Londres, ni Paris mais Hollywood, il y a un pas.Le politicologue Jean-François Revel est catégorique : « Ne craignons pas l’Amérique écrit-il.La culture européenne est loin d’être anémique.EÜe n’est en rien colonisée.» Et d’affirmer qu’au contraire, c’est l’universalité de la langue anglaise qui se met à engendrer la provincia-lisation de la haute culture américaine.« L’avantage de rencontrer partout dans le monde des interlocuteurs qui parlent leur langue donne aux intellectuels américains l’illusion d’être informés de tout ce qui se passe sur la planète.Mais en fait, cet avantage se retourne contre eux et les isole.» Peur de la souris Mickey ?« Mais non voyons, dit le philosophe Michel Serres.La pauvre souris, elle est tellement ringarde ! » Mickey a fait couler beaucoup d’encre de ce côté-ci de l’Atlantique.Bien des interrogations tourmentées ont été formulées, bien des inquié- CARTES D’AFFAIRES tudes exposées.Les milieux intellectuels se sont penchés avec verve et brio sur les répercussions de l’implantation de la société Disney dans la région parisienne.Toute cette agitation n’a pas empêché la foule de se presser — modérément — aux portes d’Euro Disney le jour de l’ouverture au public.L’Amérique à portée de TGV et à 250 francs, on voit mal qui pourrait refuser ça.4 Clark Dans une poignée de cas, leurs ministères semblent faire comme un gant à leurs titulaires.C’est de certains de ceux-là qu’il est question aujourd’hui.Mardi, ce sera au tour des choix moins inspirés de Brian Mul-roney.¦ Joe Clark était la vedette du remaniement de l’an dernier.Sa première année aux Affaires constitutionnelles a eu l’allure d’un tour de montagnes russes.Ni les propositions fédérales dont il a accouché l’automne dernier, ni les conférences et le comité parlementaire qu’il a pilotés à distance n’ont réussi à rapprocher de façon significative le Québec et le reste du pays.Après des mois et plusieurs changements, son équipe manque encore de cohérence.Plusieurs lui reprochent de naviguer d’une crise à l’autre, sans stratégie réelle.Mais à ce jour, indiquent les sondages, la crédibilité du ministre fédéral est intacte, un tour de force pour quiconque a tâté le dossier constitutionnel au Canada.Ses discours, au rythme de deux ou trois par semaine, en ont fait l’apôtre le plus convaincant de l’unité canadienne, loin devant Brian Mul-roney, conviennent tous ceux qui ont suivi les deux hommes depuis un an.Finalement, toutes les parties, provinces, autochtones et autres, se parlent encore, ce qu’il voit comme un hommage à sa flexibilité.Malgré tout, le ministre Clark se défend bien de porter ombrage à son ancien rival Brian Mulroney.Il attribue à sa seule fonction sa popularité actuelle et il écarte du revers de la main l’hypothèse de briguer à nouveau la direction de son parti.¦ Kim Campbell avait demandé au premier ministre, à la même époque l’an dernier, de ne pas la muter de son portefeuille de la Justice.À la lumière des douze derniers mois, Brian Mulroney a eu raison d’accéder à la demande de sa ministre.Depuis un an, Kim Campbell a réussi à faire oublier ses échecs successifs sur le front de l’avortement et du contrôle des armes à feu en transformant le ministère de la Justice en ruche d’abeilles.Entre le printemps dernier et aujourd’hui, elle a ainsi produit une nouvelle loi sur le contrôle des armes à feu, des dispositions anti-terrorisme, un nouveau régime pour les criminels qui souffrent d’aliénation mentale, des modalités plus sévères pour les jeunes contrevenants et des mesures pour désengorger les tribunaux.Bien sûr, plusieurs de ces initiatives sont nées de décisions de la Cour suprême.L’une d’entre elles a permis à la ministre de se réconcilier avec les milieux féministes, lesquels lui en voulaient pour ses efforts en vue de recriminaliser l’avortement.Depuis qu’elle a entrepris, avec un projet de loi sur le consentement, d’obliger les hommes à s’assurer que leurs compagnes sont consentantes avant de s’engager dans des activités sexuelles, les militantes féministes et l’opposition ont surtout des éloges pour Kim Campbell.¦ Benoit Bouchard semblait en avoir trop sur les bras à l’issue du dernier remaniement.Lieutenant politique pour le Québec, vice-président du comité ministériel sur la Constitution et responsable du développement régional au Québec, le nouveau ministre de la Santé et du Bien-être social semblait devoir l’être à temps partiel.Récemment, il a pourtant amorcé sans trop de dégâts le virage qu’avait complètement raté le gouvernement au début de son premier mandat.Par la porte des allocations familiales, le ministre a entrepris de pratiquer la brèche dans le sacrosaint principe de l’universalité des programmes sociaux sur lequel le gouvernement s’était casse le nez en s’attaquant aux pensions de vieillesse en 1985.Deux autres de ses dossiers n’ont cependant rien eu pour rehausser l’image du gouvernement auprès des femmes.Sous Benoît Bouchard, Ottawa est officiellement revenu sur sa promesse de mettre sur pied un régime national de garderies.Et son rôle dans le dossier des prothèses mammaires, qu’il refuse à ce jour de proscrire définitivement, a amené ses critiques à l’accuser de mettre la santé des femmes à la remorque de celle de l’industrie.Mais alors que l’une ou l’autre de ces controverses aurait ébranlé d’autres ministres, Benoît Bouchard a réussi jusqu’à présent à éviter les plus gros pièges.¦ Marcel Danis avait attendu longtemps avant d’entrer au cabinet de Brian Mulroney et il l’avait fait par la petite porte, aux Sports amateurs.Mais une fois au portefeuille du Travail, il a sorti presque sans histoire le gouvernement d’une grève des postes, du jamais vu dans l’histoire turbulente du courrier canadien.Depus le 22 avril dernier, finalement, aucun des 38 ministres de Naufrage au Nigeria : 350 disparus LAGOS (Reuter) — Trois cent cinquante-six personnes sont portées disparues après une collision entre deux navires au large du Nigeria, a rapporté hier l’agence nigériane de presse NAN.L’agence, qui cite un rescapé, précise que 144 des quelque 500 personnes à bord des deux navires, qui faisaient la navette entre le Nigeria et le Cameroun, avaient pu être sauvées.La marine nigériane poursuivait ses recherches pour retrouver d’éventuels survivants au large d’Indua Nkpa, dans l’État d’Akwa Ibom, a rapporté pour sa part le quotidien Daily Sketch.Brian Mulroney n’a fait l’objet de scandale ou ne s’est exposé à des réprimandes pour écart de conduite.Mais certains, comme la Torontoise Barbara McDougall, ont connu un baptême du feu dans leurs nouvelles fonctions.Dans son cas, l’affaire Al-Mashat, du nom d’un diplomate irakien admis dans ses circonstances suspectes au Canada, a assombri son arrivée aux Affaires extérieures.Un an plus tard, cette ministre est un des membres de la promotion du 22 avril 1991 qui ne semble pas avoir trouvé chaussure à son pied.Mardi : les ministres qui n’avaient finalement pas le physique de l’emploi qu’on leur a confié l’an dernier.4 Kaboul Chah Massoud s’apprêtaient à faire marche en direction de la capitale.Ils ont été rejoints par des unités de soldats gouvernementaux qui ont fait défection avec leurs chars, a précisé le caméraman.Dans le but apparent de trouver un accord avec la résistance, le ministre afghan des Affaires étrangères Abdul Wakil — considéré jusqu’à récemment comme un des plus proches alliés de Najibullah mais qui l’avait dénoncé jeudi en le qualifiant de « dictateur » — s’est, selon des sources militaires, rendu à Charikar, à 80 km au nord de Kaboul, pour y rencontrer le commandant Massoud et le chef de la milice gouvernementale ralliée aux moudjahiddin, M.Ab-doul Rachid Dostam.Cependant, la faction dure à majorité pachtoune des moudjahiddin, dirigée par le fondamentaliste Gul-buddin Hekmatyar, avancerait sur Kaboul par le sud, tandis que les Tadjiks de son rival, le commandant Ahmed Shah Massoud, se trouveraient à 25 km au nord de la capitale.Les troupes gouvernementales avaient tiré à l’artillerie et à la roquette jeudi en direction de la périphérie sud de la ville.M.Najibullah, qui avait tenté en vain de quitter le pays vers l’Inde jeudi, était toujours à Kaboul et se trouverait sous la protection de l’envoyé spécial de l’ONU, selon un diplomate afghan, cité par l’agence ITAR-TASS.Son beau-frère, l’ambassadeur d’Afghanistan à New Delhi Ahmad Sarwar, a obtenu la protection de l’Inde après avoir affirmé craindre pour sa vie.Il s’était enfui de son poste dans la nuit de jeudi à vendredi.M.Sarwar, sa famille, ainsi que la femme et les trois filles du président déchu Najibullah, qui se trouvaient à l'ambassade depuis quelques semaines, se cachent à New Delhi sous la protection du gouvernement, a indiqué un porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères.Au plan international, le Conseil de Sécurité de l’ONU, insistant sur la nécessité de la création d’un Conseil de transition en Afghanistan, a appelé jeudi « toutes les parties concernées à faire preuve de retenue » et à soutenir les efforts de l’émissaire de l’ONU.Les membres du Conseil ont également lancé un appel pour que soient assurées la securité et la liberté de mouvement de tout le personnel de l’ONU et des missions diplomatiques à Kaboul.La Russie, demeurée très en retrait après la démission du président Najibullah, longtemps soutenu par l’Union soviétique, s’est contentée de souhaiter un « règlement pacifique » de la situation et s’est préoccupée de la sécurité des ressortissants de la CEI sur place.La CEI craint en effet que les prisonniers de guerre ex-soviétiques en Afghanistan ne deviennent des « otages » et servent de monnaie d’échange pour obtenir le remboursement des dégâts commis par l’URSS sur le territoire afghan.Il reste environ 300 militaires ex-soviétiques prisonniers en Afghanistan.Aide à l'enTant-c - Canada Save the Children-Canada ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Sl-JacquK.Montréal Ouébec H2Y 3X2 Fa* (514) 845 7874 Tél.: (514) 98 R O B I C /*/ //ts//V/z f/r'j Économisez jusqu'à 60$ par année en abaissant la température du thermostat de 20°C à 17°C durant la nuit.ICOKILO 333-KILO Le Devoir, samedi 18 avril 1992 M A-5V PHOTO AP Les hôtesses du pavillon japonais porteront des chapeaux rappelant celui des samouraï.L’Expo 92 à Séville : près de 200 pavillons sur « L’âge des découvertes » SéVILLE, Espagne (Reuter) — Expo 92, la première exposition universelle depuis 22 ans, ouvrira ses portes lundi à Séville en présence du roi Juan Carlos.Des représentants des 112 pays qui ont choisi de présenter un pavillon assisteront à l’inauguration de cette spectaculaire exposition, la plus importante de l’Histoire et la pièce maîtresse des cérémonies marquant le 500e anniversaire de la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb.La dernière exposition universelle avait eu lieu en 1970 à Osaka.Les Jeux olympiques, autre grand événement international, auront lieu cette année, également en Espagne, à Barcelone.Le site de l’exposition s’étend sur 215 hectares dans l’île de Cartuja.De conception futuriste tout en verre, métal, acier, bronze et marbre, elle compte attirer 18 millions de visiteurs en six mois, soit 300 000 par jour.« L’Expo sera une expérience unique pour toute une génération, c’est l’événement d’une vie », a déclaré, emphatique, le commissaire général Emilio Cassinello.À côté des pavillons des 112 pays, 50 firmes mutinationales et 20 organisations internationales seront également présentes.Sur le thème de L'âge des découvertes, de nombreux exposants ont mis en scène les progrès technologiques réalisés à travers les âges avec des clins d’oeil vers le futur.Pour les autorités andalouses, cette exposition est une plate-forme de lancement pour le développement d’une des régions les plus pauvres de l’Espagne.Apres la fermeture des portes, l’Espagne et les sociétés internationales mettront sur le site des installations destinées à la recherche et aux entreprises dans le cadre d’une projet baptisé «Cartuja 93».Ces deux dernières années, le budget de l’Expo a doublé pour atteindre plus de 200 milliards de pesetas (environ deux milliards $).Les organisateurs espèrent couvrir les frais avec des opérations de mécénat, la vente de concessions, les billets d’entrée et la vente des biens de l’Expo.L’intensité de la chaleur de l’été andalou a été l’une des principales préoccupations des organisateurs qui, pour cette raison, ont décidé d’ouvrir les portes de 9 heures à 4 heures du matin.« Nous ne pouvions pas avoir en Andalousie une exposition qui ferme ses portes à dix heures du soir (.) les gens ne sortent pas avant cette heure », a expliqué le responsable de l’animation, Alfonso Riera.Pour rafraîchir une atmosphère, qui promet d’être torride, des milliers d’arbres et de buissons, arrosés en permanence, ont été plantés.La température, qui par moment peut atteindre 45° C, pourra être ainsi abaissée de sept degrés au maximum.Autre souci des organisateurs : la sécurité et d’éventuelles attaques des séparatistes basques de l’ETA, qui pourraient choisir Expo 92 pour donner du retentissement à leur lutte.« Nous avons fait tout ce qu’il est humainement possible pour éviter que l’inhumain ne se produise », a déclaré Emilio Cassinello.Il admet toutefois que les 3000 hommes chargés de la sécurité ne seront pas en mesure de garantir une sécurité totale.L’ETA a tué 19 personnes cette année, dont cinq à Barcelone.Les inquiétudes des organisateurs se sont accrues mercredi avec un arrêt de travail d’une journée observé par les employés chargés d’assurer la sécurité.Le syndicat des agents de sécurité n’a pas formellement annulé un ordre de grève prévu pour le jour de l’ouverture.Autre malheur, un incendie a éclaté hier dans le pavillon des îles du Pacifique-Sud de l’Exposition Universelle de Séville, alors que des ouvriers y mettaient la touche finale.Il s’agit du deuxième incendie depuis le lancement du chantier de l’exposition universelle il y a cinq ans.Le 18 février, le pavillon de la découverte, l’un des cinq pavillons à thème, avait été endommagé par un autre incendie.Les journalistes ne sont pas «vendus» à la souveraineté Le président de la FPJQ se dit « outré » par ce « discours méprisant », populaire au Canada anglafôt Laurent Soumis MÊME s’ils réflètent le courant nationaliste largement majoritaire au Québec, les journalistes québécois ne forment pas un bloc monolithique voué à la défense d’une option constitutionnelle.Voilà la thèse défendue jeudi dernier en conférence de presse par le président de la Fédération professionnelles des journalistes du Québec (FPJQ) , M.Alain Saulnier.À la demande de plusieurs membres de la profession, le président de la FPJQ réagissait ainsi au discours développé ces derniers temps par plusieurs politiciens fédéraux, journalistes, columnists et éditorialistes du Canada anglais.« La FPJQ est outrée par le discours de certains éditorialistes et personnages publics des autres provinces canadiennes qui qualifient la presse québécoise de vendue à la seule thèse séparatiste, a-t-il fait valoir.La Fédération ne peut rester muette devant cette attitude blessante pour les journalistes québécois dont le devoir est de refléter le plus objectivement possible toutes les tendances politiques dans un débat qui n’a rien de simple».Plus que les propos controversés du chef de l’Asssemblée des premières nations, M.Ovide Mercredi, ou de la rédactrice en chef du Financial Post, Mme Diane Francis, ce sont les affirmations de M.Laurier Lapierre, Yves Duhaime exclut toute candidature lors des élections TROIS-RIVIÈRES (PC) - L’ex-ministre péquiste Yves Duhaime ne sera pas candidat aux prochaines élections.En faisant part de sa décision, hier, au cours d’un entretien téléphonique depuis sa résidence de Saint-Jean-des-Piles, en Mauricie, M.Duhaime a expliqué qu’il excluait toute possibilité de candidature lors des prochaines élections, tant au niveau fédéral que provincial.Plusieurs le voyaient faire la lutte sous la bannière du Bloc québécois au chef libéral, M.Jean Chrétien, dans le comté de Saint-Maurice, au prochain scrutin fédéral, tandis que d’autres entrevoyaient plutôt pour lui une candidature pour le Parti québécois, soit dans Saint-Maurice ou même dans un comté montréalais.M.Duhaime a expliqué sa décision par sa nomination, cette semaine, au poste de président et chef de la direction de la société agro-alimentaire Natrel Inc.M.Duhaime succède à M.Raymond Cyr qui a été nommé président du conseil d’administration de Natrel.Lors d’une entrevue accordée au quotidien Le Nouvelliste en avril 1991, M.Duhaime avait exprimé sa ferme volonté de s’impliquer dans le débat référendaire pour la cause de la souveraineté, pour autant qu’il y ait un référendum.Hier, si M.Duhaime a coupé court à toute rumeur de candidature pour le prochain scrutin (il refuse de dire à jamais), il a par contre réaffirmé son désir d’intervenir dans la campagne référendaire, sil y en a une.« Je suis un citoyen comme tout le monde et j’entends bien exercer en temps utile mon droit de parole comme tous les autres d’ailleurs qui s’en mêlent», a-t-il déclaré, en prenant soin de préciser qu’il n’avait pas changé d’idée sur ses convictions politiques « qui sont très exactement les mêmes.» De 1976 à 1985, M.Duhaime a détenu différents portefeuilles au sein du gouvernement provincial, dont celui des Finances.Bouchard ne va pas aussi loin que les Américains sur les implants mammaires Isabelle Paré OTTAWA n’adoptera pas la ligne suivie par les États-Unis où vient d’être interdit l’usage des prothèses mammaires de silicone à des seules fins esthétiques, mais prolongera plutôt de six mois le moratoire qui frappe ces produits avant de prendre une décision finale.En fait, le ministre de Santé et Bien-être Canada, M.Benoît Bouchard, a invoqué les problèmes légaux que pourrait soulever la position adoptée par la Food and Drug Admnistration américaine pour justifier le prolongement de son moratoire décrété en janvier.Pour les mêmes raisons, il a du même coup rejeté du revers de la main le compromis proposé par son propre comité qui, lui, a suggéré de permettre l’implantation de prothèses seulement aux femmes de plus de 40 ans ou ayant subi une mastectomie à la suite d’un cancer.Toutes ces propositions, a tranché le ministre Bouchard, entraîneraient une « discrimination » entre femmes, et seraient en ce sens difficilement compatibles avec la Charte canadienne des droits et libertés.Visiblement concerné par ce risque d’imbroglio légal, le ministre Bouchard a donc choisi de repousser à plus tard sa décision et de réserver 1 million $ supplémentaire pour permettre de nouvelles éludes épidémiologiques sur les effets sur la santé des prothèses mammaires.Par ailleurs, la décision finale annoncée jeudi par le FDA concordait en tous points avec la recommandation faite en février dernier par un comité d’experts formés pour étudier l’innocuité des prothèses de silicone.Ainsi, l’agence américaine propose de ne permettre l’usage de prothèses que pour les femmes ayant perdu un sein, mais de l’interdire à celles qui n’y ont recours que pour des raisons uniquement esthétiques.Après avoir entendu le témoignage de plusieurs femmes et médecins faisant état d’écoulements, de douleurs aux bras, de bris et de déchirures des prothèses à l’intérieur du corps, les experts, divisés, avaient cru bon de proposer à la FDA de faire part de prudence.Environ un millions d’Américaines et quelque 150 000 Canadiennes sont porteuses d'implants mammaires.On estime que 80 % de ces femmes ont subi l’opération pour des raisons esthétiques et non médicales.Dans la même veine, le comité consultatif canadien formé par le ministre Bouchard, présidé par le Dr Cornelia Baines, a lui aussi opté jeudi en faveur d’un compromis semblable, suggérant de n’autoriser l'usage des prothèses qu’aux femmes de plus de 40 ans et aux candidates à Sellée une reconstruction mammaire.Malgré tout, même après deux mois d’études, le comité canadien continue à faire part d’un scepticisme certain sur la nocivité de ce type de prothèses.« Il n’y a toujours pas de données solides décrivant les caractériques démographiques des populations de femmes porteuses d’implants, ni la fréquence des complications, ou le taux de morbidité ou des bénéfices associés à leur usage », soutient le comité dans son rapport.Par ailleurs, le ministre Bouchard a rejeté l’idée mise de l'avant par le comité Baines visant à créer un registre national de toutes les femmes porteuses d’implants pour faciliter l’aide et la réference des celles qui présentent des problèmes de santé.Opposé à cette mesure, M.Bouchard a cependant annoncé la création d’une ligne téléphonique sans frais destinée à conseiller et informer les femmes et le personnel médical sur les implants mammaires.Le gouvernement fédéral chargera également la firme Angus Reid de sonder les femmes canadiennes porteuses d’implants pour avoir un portrait détaille de la situation.« À la lumière de ce que nous savons aujourd'hui, je ne peux lever le moratoire.Dans six mois, nous réviserons la situation et déciderons des actions à prendre», a dit le ministre Bouchard.De leur côté, les femmes porteuses d'implants qui ont milité pour le retrait du marché de ces prothèses a accueilli favorablement le prolongement du moratoire.Leur présidente, Mme Marcella Tardif, n’endosse pas l’idée de permettre l’usage des implants pour certaines catégories de femmes.« Que ce soit pour des raisons esthétiques ou médicales, le problème est le même, a-t-elle soutenu.Nous n’avons aucune preuve que ce porduit est inoffensif ».Association culturelle T.X.Renaud Conférences — Histoire d’une révolution ambiguë: la photographie par André Leblanc — Le Maître du portrait: Antoine Van Dyck par Michel Brunette AUDITORIUM SAINT-ALBERT-LE-GRAND LES DOMINICAINS 2715, chemin de la Côte Sainte-Catherine Entrée à droite, par l'Institut de pastorale, Métro Université de Montréal ou autobus 129 Stationnement gratuit! RENSEIGNEMENTS 332-4126 De 17h à 19h (lundi, mardi, jeudi).pubüés le 21 mars dernier dans The Globe and Mail, de Toronto, qui ont fait déborder la coupe de la FPJQ.Dans une tentative d’expliquer le rejet des propositions canadiennes par les Québécois — notamment celles du rapport Beaudoin-Dobbie — l’organisateur en chef du Forum des citoyens pour l’avenir du Canada soutenait que « les Canadiens du Québec ne sont pas stupides » mais plutôt influencés par une caste de « notables» comptant 3000 à 5000 brahmanes — « les Québécois pure laine» — ’ les « They are the Notables of Quebec.Members of the media belong to this august group», écrivait M.Lapierre dans un commentaire au titre évo- iiimuuvo » ivo ^uvuvvuio put ne» — à laquelle appartiendrait journalistes du Québec.! e- PHOTO CP Yves Duhaime cateur : « Meet tne Notables, who dictate what Quebeckers think».Selon la grille d’analyse de M.Lapierre, LE DEVOIR serait un quotidien plus indépendantiste que souverainiste.Le Soleil aurait des tendances souverainistes mais pourrait devenir indépendantiste s’il se sent provoqué, ou carrément séparatiste si les circonstances l’imposent.La Presse serait enfin d’allégeance « allairiste » alors que Le Journal de Montréal, aux phantasmes asymétriques, deviendrait facilement indépendantiste « or whatever Jacques Parizeau opts for».De plus, les programmes radiophoniques ne serviraient qu’à répandre l’évangile (gospel) des notables et seuls les réseaux Radio-Canada et TVA seraient plus circonspects dans leurs émissions d’affaires publiques.Suit, dans l’article du Globe, une longue diatribe sur la manipulation de l’opinion publique par les journalistes québécois dont le leitmotif serait : « Beware of Canadians ! » « Un tel discours est méprisant à l'égard du pluralisme de la presse québécoise, rétorquait cette semaine le président de la FPJQ.Nous invitons nos collègues du Canada anglais à une vision plus nuancée, plus claire et plus proche de la réalité québécoise ».Ce n'est pas la faute des journalistes si le « courant fédéraliste de type trudeauiste est en perte de vitesse depuis 1982, ajoutait-il.La presse québécoise n'a pas besoin du paternalisme de quiconque pour rassurer le reste du pays de son professionnalisme.» « J’imagine facilement la réaction si les médias québécois portaient de telles accusations à l'endroit des médias anglophones, renchérissait M.Andrew Macintosh, lui-aussi membre du conseil d’administration de la FPJQ.Comme journaliste anglophone (The Gazette), je trouve ce genre de critique déplacée.» Tout cela donne un avant-goût des' chassés-croisés que ne manque^ pas de susciter, le 26 avril prochain au Grand Hôtel de Montréal, le pro-’ ’ chain colloque de la FPJQ sufTa ’ constitution intitulé « Les journâlià-'" tes dérapent-ils ?».Pour la première fois, scribeS du': Canada anglais et du Québec cOft-” fronteront leurs façons de couvrir lêS : affaires constitutionnelles sous l’bell’ — on s’en doute intéressé — de la*tt6* ' puté fédérale du Parti conservatëùf?I Mme Dorothy Dobbie, du chef dlï: Bloc québécois, M.Lucien Bouchard' et d’un représentant du gouvernement du Québec, dont l’identité resté à confirmer.Trois panels, animés par Pierre ' Bruneau (TVA) et Simon Durivîfg'e (Radio-Canada) figurent au programme.« Les journalistes cultivent-ils l’in-, tolérance ?Comment rapportent-ils les faits ?» Un premier tableau avec Guy Gendron, Michel Vastel et Andrew Osler, respectivement correspondants parlementaires de TVA-et du Soleil, et professeur en journalisme à l’université Western Ontario.Pour leur part, Diane Francis, ré-, dactrice en chef du Financial Poak Jean Cournoyer, animateur à CKAC, John Dafoe, éditorialiste en chef ait' Winnipeg Free Press et collabora teur au Globe and Mail, et Raymond: Giroux, éditorialiste au Soleil, se demanderont si entre « éditorialistes et columnists, tous les coups sont permis »., « Quelle est la responsabilité des journalistes dans le jeu démocratique ?» Une dernière question à lar quelle tenteront de répondre Parker Brass-Donham, columnist au Halifax Daily News, à la radio de CBC et an Reader's Digest, Alain Dubuc, éflb torialiste en chef à La Presse, Jqlpt: Honderich, rédacteur en chef du Ter: ronto Star et Jean-François Lisée.de X Actualité.5 Beware of journalists'.•>>'< -rml TROIS ETAPES FACILES POUR BIEN CHOISIR VOTRE PRET HYPOTHECAIRE: |-‘«f [ 1 n \ , USEZ CECI.i COMPAREZ.' .< « « i k' I RENDEZ-VOUS 1ÀIA CAISSE.Vous aurez beau chercher ailleurs, courir à droite et à gauche.Le meilleur prêt hypothécaire, vous le trouverez à la caisse populaire Desjardins.Un point, c’est tout.m LE PLUS SOUPLE » possibilité d’effectuer sans frais un ou plusieurs remboursements par anticipation, jusqu’à 15 % de votre emprunt initial, chaque année une fois par année, vous pouvez accroître vos paiements périodiques jusqu’à 100 % • choix de termes de 6 mois à 5 ans, à des taux concurrentiels • renouvellement de votre prêt en tout temps* I» TRANSFERT SANS FRAIS I» LE PLUS SÛR • si votre hypothèque arrive à échéance avant le 3 juillet 1992, vous pouvez la transférer à la caisse populaire Desjardins sans frais de demande ni frais légaux • remboursement des frais d’acquittement que pourrait exiger votre ancien établissement financier, jusqu’à concurrence de 150 $" %% 1 an.Prêt ferme.Taux fixe sujet a changement > la Protection propriétaire exclusive à la caisse populaire Desjardins vous protège des effets éventuels d’une importante hausse des taux d'intérêt > jusqu’au 30 juin 1992, en adhérant à l’Assurance-prêt Desjardins, vous obtenez l'assurance-invalidité gratuitement pour la première année routes les conditions d dessus sonl offertes dans les caisses populaires participantes affiliées à la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest du-Québec.et s appliquent aux hypothèques de 4 logements et moins • Le prêt hypothécaire Desiardins peut être renouvelé en tout temps moyennant une indemnité •• Pour les préLs hypothécaires échus avant le 5 juillet 1992.La caisse populaire Desjardins Desjardins L’incroyable force de la coopération.* > m A-6 U Le Devoir, samedi 18 avril 1992 L ACTUALITE INTERNATIONALE La Libye serait prête à livrer les deux suspects de Lockerbie Ils accepteraient d’être jugés en Écosse ou aux É.-U.TRIPOLI (Reuter) — Les deux Libyens mis en cause dans l’attentat de Lockerbie sont prêts à être jugés en Écosse ou aux Etats-Unis, a dit leur avocat libyen, mais ils veulent la garantie d’un procès équitable.Interrogé jeudi soir par Reuter, Me Ibrahim Lagwell a précisé que cette offre avait été adressée à Londres et Washington par l’intermédiaire du secrétaire général de l’ON U, Boutros Boutros-Ghali, avant l’entrée en vigueur, mercredi, des sanctions prévues par la résolution 748 du Conseil de sécurité.À Londres, le Foreign Office a dit avoir été informé de l’offre mais ne pas en avoir reçu confirmation officielle.Un autre avocat représentant les deux hommes dans la capitale britannique a dit douter que ces derniers soient prêts à être jugés en Écosse ou aux États-Unis.« Me Lagwell a bien dit que les conditions qu’il posait étaient impossibles à appliquer aux États-Unis ou au Royaume-Uni», a déclaré Stephen Mitchell.Les sanctions de l’ONU sont entrées en vigueur mercredi à 4 h 00 GMT.Elles se composent d’un embargo aérien et militaire et de la réduction des représentations diplomatiques.solution, quand la Libye aura accepté de se conformer aux exigences des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France dans les enquêtes sur les attentats de Lockerbie et du DC-10 d’UTA.Prié de dire si ses clients, Abdel Baset Ali Mohamed al Megrahi et al Amin Khalifa Fhimah, étaient prêts à être traduits en justice en Écosse et aux États-Unis, Me Lagwell a répondu: « Oui (.) partout où ils peuvent avoir un procès équitable, même aux États-Unis ou en Ecosse.N’importe où.Nous sommes prêts.Mais nous devons avoir des garanties ».« Je ne pense pas que (les autorités libyennes) rejetteront cette idée, parce que meme le guide (Mouammar Kadhafi) a dit que si (les deux hommes) étaient volontaires, il n’y aurait pas d’objection».Prié de préciser quelles étaient les garanties qu’il souhaitait obtenir pour ses clients, Ibrahim Lagwell a répondu : « Avant tout, ils doivent avoir affaire aux autorités judiciaires (.) pas aux services de renseignement qui ont influencé l'inculpation ».Il a aussi dit que des avocats libyens devaient les assister.« Il est dans l’intérêt de mes clients de passer en procès (.).Ce qu’ils ressentent aujourd’hui est très dur parce qu’ils ont provoqué les problèmes de tous les autres.Tout le Elles seront levées, précise la ré- monde leur dit que ce problème est de leur faute ».L’avocat a ajouté préférer que ses clients se rendent à un pays dont le système judiciaire ne prévoit pas la présence d’un jury.Il a estimé que la publicité des procès aux États-Unis ne permettait pas la constitution d’un jury impartial.Prié de dire si la France figurait parmi ces pays, il a déclaré: « Si j’ai les garanties du ministère de la Justice, nous serons prêts.Je (procéderai à cette reddition) volontairement.Mais ceci doit faire l’objet d’un arrangement préalable ».La France réclame que lui soient livrés quatre agents libyens dans le cadre de l’attentat contre un DC-10 d’UTA en 1989 dans le ciel du Niger.À propos des États-Unis, Me Lagwell a encore déclaré être prêt à accepter un procès où les jurés ne seraient pas influencés par la publicité du procès.Il a cependant jugé très improbable une telle hypothèse.En réponse aux sanctions, la Libye continue d’expulser des diplomates.Les derniers en date sont espagnols, brésiliens et hongrois, a précisé la radio officielle libyenne.L’Égypte a de son coté achevé l’instaUation d’une station d’accueil en prévision de toute arrivée de ressortissants en provenance de Libye.Un Boeing 737 de la compagnie EgyptAir transportant une quarantaine de responsables et techniciens a atterri à Sidi Barrani, à 75 km de la frontière libyenne.Le trafic à la frontière était normal, a-t-on toutefois souligné.Le Caire a par ailleurs démenti avoir demandé au Conseil de sécurité d’autoriser, en dépit de l’embargo aérien, la venue du colonel Kadhafi en Égypte pour des entretiens sur Lockerbie.L’Ukraine et la Russie en désaccord sur la flotte KIEV (Reuter) — L’Ukraine et la Russie ont mis fin hier à leur dispute sur le transfert des armes nucléaires mais restent en désaccord sur le sort de la flotte de la mer Noire.Kiev a annoncé que le transfert vers la Russie des armes nucléaires tactiques stationnées sur le territoire ukrainien avait repris, cinq semaines après sa suspension.L’Ukraine et la Russie ont accepté de mettre en application un accord prévoyant la fin du transfert le 1er juillet au plus tard, a précisé Nikolai Mikhailtchenko, conseiller du président ukrainien Leonid Kravtcnouk.« Le transfert des missiles a commencé aujourd’hui », a-t-il dit à Reuter.Mais les deux républiques les plus puissantes de l’ex-URSS n’ont pas réussi à s’entendre sur la flotte de la mer Noire, leur principal point de litige, malgré deux jours d’entretiens sur le sujet.Le chef de la délégation russe, Iouri Doubinine, a déclaré au cours d’une conférence de presse que Moscou insistait toujours pour que le gros de la flotte soit contrôlé par la Communauté des Etats indépendants fCÉI).Son homologue ukrainien, Anton Bouteiko, a dit au contraire que Kiev, en tant qu’héritier du défunt empire soviétique, pouvait, en vertu du droit international, prendre le contrôle des biens de l’ancienne URSS.« Tout ce qui est sur le territoire ukrainien est notre, tout ce qui est sur le territoire russe est russe », a-t-il ajouté.La flotte de la mer Noire fut fondée par l’impératrice Catherine II de Russie en 1783.Elle compte aujourd’hui 380 navires et 70000 hommes.La décision de Kiev de reprendre le transfert de ses armes nucléaires s’explique par les inquiétudes que sa suspension avait provoquées à l’Ouest.Le président du Parlement ukrai- PHOTO AP nien, Ivan Pliouchtch, a déclaré que l’Ukraine ne souhaitait pas etre dotée d’armements nucléaires mais que des mesures de désarmements similaires devaient etre prises par les autres républiques nucléaires de l’ex-URSS (Russie, Biélorussie, Kazakhstan).Nikolai Mikhailtchenko a pour sa part déclaré qu’une commission regroupant ces républiques nucléaires contrôlerait le transfert et le démantèlement des armes ukrainiennes.Boudiaf prêt à tout pour sauver l’Algérie ALGER (Reuter) - Le chef de l’État algérien Mohamed Boudiaf se dit prêt à faire emprisonner 10 000 personnes si cela est nécessaire pour sauver le pays.Dans une interview à paraître dans l’hebdomadaire Algérie Actualité et dont l’agence Algérie Presse Service (APS) publiait hier des extraits, il attaque également le Front islamique du salut (FIS) et se dit hostile aux partis religieux.« Si pour sauver l’Algérie, il faut envoyer 10 000 personnes au Sud pour quelque temps, cela n’est pas grave.Je le dis sans aucun état d’âme », déclare Mohamed Boudiaf.Selon des chiffres officiels, 6786 personnes se trouvaient en détention provisoire dans les camps de sûreté en mars et 2217 autres ont été arretées et jugées jusqu’au 10 mars.La moitié d’entre elles ont été condamnées à des peines de prison.L’APS fait état de la libération de 443 détenus depuis mars.Le FIS assure pour sa part que les arrestations se poursuivent.Il a précisé que la commission demanderait à brève échéance la libération de ceux qui n’ont pas commis de faute et qui ne représentent pas de danger pour l’ordre public.Kamel Rezzag-Bara a cependant condamné les actes terroristes commis par ceux «qui veulent installer le pays dans un cycle de violence sans fin».Mohamed Boudiaf estime pour sa part qu’il fallait mettre un terme aux activités du FIS « qui pose un problème de fond, à savoir celle de la religion en tant que base d’une doctrine politique ».Il ajoute que les partis fondés sur la religion ou sur la langue « doivent disparaître ».Le groupe fondamentaliste Takfir Oual Hidjira (expiation et rédemption) est apparu dans les années 1974-1975.Il veut conquérir le pouvoir par la force.AVIS PUBLICS VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées 2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé.3.II est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant le matin de la vente en cas d'annulation.La Chambre dea huissier» du Québec Province de Québec, district de Montréal, COUR DU QUEBEC, NO: 500-32-Ô01193-921.GASTON GAGNE, Demanderai», w CHANTAL VINET, défenderesse.Le 28 avril 1992, à I2hu0 au domicile de la défenderesse, ou no 2339 rue Momobré, en la cité Montréal, district de Montréol, teronl vendu* par autorité de Justice, tes bien* et effet» de la défende»*», toiiii en celte cou», contittanl en: l T.V.oouleur Zenith, 1 vidéo V.H.S.et meuble* de ménage.Condition*: ARGENT COMPTANT ou CHEQUE VISE.Information: MAURICE BERNARD, HUISSIER, TEL: 255-0308.Montréol, U 18 avril 1992.Province de Québec, Diilricl de longueuil, COUR DU QUEBEC, CHAMBRE CIVILE, DIVISION DES PETITES CREANCES, NO: 505-32-001148-908.SYLVÀIN LARIVIERE, Demandeur, -vj- FELIPE HERRERA Défendeur.Le 28 ovni 1992, à 10h3Ô de l'avant-midi, au domicile du défendeur au no 4045 rue Beoméjour en la dté St-Hubert, district de Longueuil, seront vendus por autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en: I véhicule outomobile de marque Jaguar XJ6 de l'année 1972, immatriculé HO 273, n/i.1264453.CONDITIONS: ARGENÉ COMPTANT.JACQUES TURGEON, huiuier, ÉTUDE GRENIER, POISSANT ET ASSOOES, HUISSIERS, 466-2628.Ville lemoyn», là 14 avril 1992.Prwinc* de Québec DSilricf de Bedford, COUR DU QUEBEC, DIVISION DEÉ PETITES CREANCE! NO: 460-32-000300-912.LE GREFFIER POUR ET AU NOM DE LE GREFFIER ADJOINT, Demander»*» -v*- GEORGES DUBOIS, DANIELLE m(aRTEI.Défendeur, Le 30ènt jour d'avril 1992, 6 I3H00, ou No 768 BelAutamne, en la cité de St-Barthélémy, Oc, ditlrid de Jolie»», teronl vend,* par oubrilé de Jutlice, la bien* et «Pttt de GEORGES DUBOIS, saisis en cette cause consistant en: Bala/euse IGrby, modèle Héritage II et occessoires compresseur de marque Airmac 2 forces, 2 cylindres, moteur électrique 5 forces (2Ô0lbs d'air) et outillage, sableuse orbitale, fusil à pression et outres.Conditions: ARGENT COMPTANT.ET/OU CHEQUE VISE.Information: DIANE MJCHAUD, huissier (514) 836-7860.DIANE MlCHAUD HUISSIERS.600 rue FRONTENAC, CP.113, BERTÙIER^LLE, QC JOK1A0, Province de Québec.District de Longueuil, COUR DU QUEBEC CHAMBRE CIVILE, NO: 505-02-002778-912.l£$ ENTREPRISES GILBERT LALONDE INC., Demonderesse.-vs-2435-5265 QUEBEC INC.ALFRED STEWART Défendeur.Le 30 avril 1992, à 1 lhOO de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 2301 rue Rousseau.la cité Lasalle, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisit en cette cause consistant en: I véhicule automobile de marque Cadillac de modèle Biorritz de rannée 1986 de couleur gris, immotriculé EXX 526, portont le numéro de série: EG6RL5789GU620842, le tout ovec occ Conditions: ARGENl COMPTANT.DENIS TEASDALE, huissier, 397-9277.DE L'ÉTUDE ÔRENIER 4 A5S., HUISSIERS, 10 rut Noirs-Dam» E*l, 9 210, Mcnlréol, Ck, H2Y 1B7.Monlréol, Movril 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE IBERVILLE.COUR SUPÉRIEURE NO: 755-I2-0M834-870.CLÉMENCE JOLICOEUR ET MONIQUE NORMANDIN, E5-QUAUTÈ PERCEPTEUR, Parti» demander»*», -v»-JOCELYN PARADIS, Parée défendra*».L» 4ieme jour d» mai 1992, à lObOO, au 3625 Roui» 201, Si-An laine Abbé» diilricl de Bsouhamoit, leronl vendu* par autorité de Juiéa, là* bien* et effet* de JOCELYN PARADIS laiii* en celte cau*e, coniitloni »n: I rouloll» Linx Prowla environ 31 pi.long 8 pi.large avec une lorlie lape oui avant avec aiiiinelte 8 pi.par 18 pi.incluant 1 frigidaire Weslinghoute, I let de cuiiine beige, I cabanon environ 8 pi.X 6 pi.incluant le* occettoires de la rouloll».CONDITIONS: ARGENT et/ou CHEQUE VISÉ.Infqmaücn: J.P.YAN BRAZEAU, huiuier, ÉTUDE: AIDANS, BRAZEAU & ASSOCIES HUISSIERS, 232, rue Longueuil, C.P.652, Sl-Jeon-Sur-Rirhstisu, J38 6Z8.Tel: $14-347-1335 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE IBERVILLE.COUR SUPÉRIEURE NO: 755-12-003834 870.CLÉMENCE JOLICOEUR ET MONIQUE NORMANDIN, ES-QUALITE PERCEPTEUR, Parti» demander»*», -v»-JOCELYN PARADIS, Partie défendereue.Le 6ieme jour d» moi 1992, à lOhOO, au 795, Iziéme avenu» Lamine, diitrid de Montréal, teronl vendus par autorité de Jutlice, les bien* et ofTet* de JOCELYN PARADIS saisis en celte cou», coniiitont en: 1 automobile Ford Mustang 1983 rouge eerie: IFABA2819DFI91935.CONDITIONS: ARGENT el/ou CHEQUE VISÉ.Information: GUY AIDANS, huissier.ÉTUDE: AIDANS, BRAZEAU & ASSOCIÉS HUISSIERS, 232, rue Longueuil.C.P.652, St-Jean-Sur-Richelieu, J$B 6Z8.T J: il 4-347-1335 Province de Québec, District de Montréol, COUR MUNICIPALE, NO: 130-1249-91.130-1163-91.130-1267-91.VILLE DE LASALLE, Demanderesse, -vs- WILSON QOVAL, 'RESTAURAIT AU COIN CHAUD', Défendeur.Le 30 avril 1992, à 11K3C de l'avant-midi, à la place d'affaires du défendeur, au no 1479 rue Shevchenko, en la cité Lasalle, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette couse consistant en: 1 réchaud en ocier inoxidoble à 2 portes coulissantes, 1 réfrigérateur quatre portes en acier inoxiaable, identifié Boucherie Internationale.1 four à gaz à 6 ronds de marque Moffot avec acc.ET AUTRES EQUIPEMENT DE RESTAURATION SAISIS EN CETTE CAUSE.Conditions: ARGENT COMPTANT.DENIS TEASDALE, huissier, 397-9277.DE L'ÉTUDE GÉENIER & ASS., HUISSIERS, 10 rue Notre-Dame Est, # 210, Montréal, Qc, H2Y 1B7.Montréal, 15 avril 1992.Province de Québec, District de longueuil.COUR MUNICIPALE.NO: C9i-57215.LA VILLE DE $AINT-LAMBERT, Demondeur, -vs- CHRISTIAN LEFRANCOIS, Défendeur.Le 29 avril 1992, à lOhOO de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 722 rue Breboeuf, en la cité Ste-Catherine, district de longueuil, seront vendus par autorité de Jushce, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, aonsiitont en: 1 véhicule outomobile de marque Chevrolet de modèle Covalier à 4 portes, immotriculé GNZ 319, n/s.: 1 G1 A D 6 9 G 1 C 7 2 2 0 9 6 0 .CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.PIERRE TURGEON.huissier, ÉTUDE GRENIER, POISSANT ET ASSOCIES, HUISSIERS, 466-2628.Ville Lwnoyne, le Uovril 1W2.CANADAl PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT bE MONTREAL, COUR DU QUEBEC, (CH.CRIMJN.& PEN.) NO: 500-27-015024-898.MONIQUE DION, PERCEPTEUR DES AMENDES, Partie demanderesse, MARC TRUDEAU, Partie défenderesse.PRENEZ AVIS que le 29 avril 1992, à UhOO, ou 781, Croinont Mothys, Deux-Montognes, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de MARC TRUDEAU saisis en cette couse, soit: charcoal Struck), table stratifiée, codre abstrait etc.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISÉ.DANY TREMBLAY, huissier.ETUDE: PHILIPPE, TREMBLAY, DION & ASS.HUISSIERS, 165 rue Du Moulin.St-Eusfache (Québec) J7R 2P5.(514)491-7575.St-Eustache, ce 15 avril 1992.Province de Québec, district de Montréal.COUR DU QUEBEC.NO: 500-02-Ô03059-917.SIXAIN INTERNATIONAL INC, CWnanderesse, -vs- ESTHER COHEN, défenderesse, le 28 ovni 1992.à 13hOQ de l'oprèe midi, ou domicile de la défenderesse, au no 780 rue Abbott, en la cité St-Lourent, district de Montréo'.seront vendus par autorité de Justice, (es biens et effets de la défenderesse saisis en cette couse, consistant en: I T.V.Sanyo, 1 vidéo Sanyo et meubles de ménage.Conditions: ARGENT COMPTANT ou CHEQUE VISÉ.Information: MAURICE BERNARD HUISSIER, TÉL: 255-0308 Montréol, le 18 avril 1992.Province de .Québec, District de Hull, COUR SUPÉRIEURE, NO: 550-05-001501-918.DÉMÉNAGEMENT J.G.COTNOIR (LAVAL) INC.Demanderesse, -vs- NATIONAL MOVING SERVICE.UNE DIVISION DE TURANSPORT MOVING AND STORAGE INC.Défendeur.Le 30 avril 1992 à 10H3Ô de l'avant-midi, à la place d'affaire du défendeur, au No 4855 rue BoisFronc, en la cite de St-Layrent, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause consistant en: 1 moniteur Goldstar, 1 clavier BTC, 1 ordinateur avec disk-drive de marque Mandax, 1 aoffre-fort Loaco, 1 filière en métal grise Cole 4 tiroirs etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.FRANK ALBERTSON, huissier.DE L'ETUDE: PELLETIER BERNIEfe & MARTIMBAULT, HUISSIERS, 431, King George, Longueuil, Québec J4J 2Vô.TEL 64/-6400.Longueuil, le 15 avril 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOIIETTE, COUR MUNICIPALE.NO: C911A-06530.VILLE DE L'ASSOMPTION, Partie demanderesse, -vs- LINDA RICHARDSON.Partie défenderesse.Le 30ième jour d'avril 1992.à 15h00, ou 2330, de la Savane, Vaucluse, Qc, district de Joliette.seront vendus par autorité de histice, les biens et effets de: LINDA RICHARDSON saisis en cette cause, consistant en: 1 téléviseur Panasonic 14 Douces couleur, 1 magnétoscope Panasonic VHS, 1 système de son Toshiba 4 unités avec 2 colonnes de son JVC 26 pouces.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Informations: CAROL LYNN PETERSON huissier, (514)471-8078.CAROL-LYNN PETERSON KJISSIERS, 955 boul.Des Seigneurs, $-21, Terrebonne, Qc, J6W 3W£ CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE, COUli MUNICIPALE.NO: C911A-06430 et C911 A-064$9.VILLE DE L'ASSOMPTION, Partie demanderesse, • vs- DENIS CORMIER Partie défenderesse.Le 30ième jour d'avril 1992, à 13h00, au 659 Notre-Dame, St-Sulpiçe, Qc, district de Joliette.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: DENIS CORMIER saisis en cette couse, consistant en: 1 véhicule outomobile de maraue CMC modèle Cl500 1983 de couleur gris, no série: 2GTDC14C2D1521265 noimm.: EGL 205 et occessoires.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISE.Informations: CAROL LYNN PETERSON huissier, (514)471-8078.CAROL-LYNN PETERSON HUISSIERS 955 bout Des Seigneurs, S-21, Terrebonne, Oc, J6W Province de Québec, District de Montréal.COUR DU QUÉBEC CH.CIVILE, NO: 500-02-028348-915.CENTRE DE CERAMIQUE ET DE MARBRE fTALBEC INC, Demandeur, -vs-GINETTE PAQUETTE, Défendeur.Le 28 avril 1992, à 1 lhOO de l'avant-midi, ou domicile du defendeur, ou no 3185 rue Ave Bernard, en la cité de Brossard, district de Longueuil.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, soisis en cette cause, consistant en: 1 orgue Roland avec occ, 2 divans en cuir noir.1 t.v.couleur Sony, 1 vidéo RCA, I lecteur de disque Œ:t Sony.1 récepteur Sony, ET ARTICLES DIVERS.Condition: ARGENT COMPTANT.YVON DUBE, huissier.JASMIN 4 ASSOCIÉS, 622-9222.Montréal, le 15 avril, 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE TERREBONNE, COUd MUNICIPALE ST-EUSTACHE, NO: C9I-0041334, C91-00413Ï5.C91-0041336.VILLE DE ST-EU^TACHE, Partie demonderesse, MARC TRUDEAU, Partie défenderesse.PRENEZ AVIS que le 29 avril 1992, à UhOO, ou 781, Croissant Mothys, Deux-Montagnes, district de Terrebonne, seront vendus pqr outorilé de Justice, les biens et effets de MARC TRUDEAU saisis en cette couse, soit: (harcoal Struck), toile abstraite ete.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISE.DANY TREMBLAY, huissier.ÉTUDE: PHILIPPE, TREMBLAY, DION 4 ASS., HUISSIERS.165 rue Du Moulin, Si-Euttache (Québec) J7R 2P5.(5ÛJ491-7575.Sl-Euitodi», ce 15 avril CANADA, PROVINCE DE OUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL, COUIÉ MUNICIPALE DE MONTRÉAL NO: 90173 016-3,90173 162-2.VlliE DE MONTREAL, Parti» demondere**», ALEX DUSSAULT, Parti» défendereue.PRENEZ AVIS nu» le 29 ovni 1992, 6 UhOO, ou 14 roui, Sl-Souveur ditlrid de Terrebonne, teronl vendu* por autorité de Jutlice, le* bien* et effet* d» ALEX DUSSAULT toii'n en celle eau», toit: îyitéme de ion Kenwood, TV 4 vidéo Gold.lor.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISE.DANY TREMBLAY, huitiier.ÉTUDE: PHILIPPE, TREMBLAY, DION 4 ASS., HUISSIERS, 165 rue Du Moulin, St-Euslacha [Québec) J7R 2P5.(5ld|49l-7575.Sl-Eutloche, ce 15 avril 1992.Province de Québec, Diilricl de Montréal.COUR DU QUÉBEC.NO: 510-32-000965-914.RICHARD DUCHARME, Demandeur, -vt- COLLIN LIONEL, SERVICE FINANCIER INTER-GESTIOfR, Défendeur.le 28 avril 1992, 6 1 lh45 de l'avant-midi, à la place "affaire* du défendeur, au no 9299 rue n Marseille, en la cité Anjou, ditlrid de xxtlréal, teronl vendu* par autorité de Jutlice, le* bien* el effet* du défendeur, taiiii en celle couie, coniitloni en: f dactylo électrique de marque Adler el acc.I petit réfrigérateur de marque Danby el acc., I photocopieu» de marque Savin 5020 de couleur beige avec meuble noir à 2 porte* el acc., ET AUTRE BIENS SAISIS EN CETTE CAUSE.CONDITIONS: ARGENT COMPJANT.CAMILLE BERNARD, huissier, ÉTUDE GRENIER, POISSANT ET ASSOCIES, HUISSIERS, 466-2628.Vite Lemoyne, le Ma/ril 1W2.Province de Québec, Diilricl de Longueuil, COUR DU QUÉBEC, CHAMBRE CIVILE, DIVISION DES PETITES CREANCES, NO: 505-32-001140-913.CA&OLE LEGER, Demondeur, -vt- RAGEIH WILLIAM MOURAD.Défendeur, le 29 avril 1992, 6 J lhOO de Tavonl midi, au domicile du défendeur, au no 3055 rue Platon, en la cilé Sl-Huber), ditlrid de Longueuil, teronl vendu* par autorité de Jutlice, les bien* el effet* du défendeur taiti* en celle came, comblant en: 1 léléviieur de marque Sear* de couleur.1 tour micro-ondet, 1 lyiléme d» ion de marque Yorir comprenant, I amplificateur, 2 bout-parleur*, 1 compact ditlc.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.JACQUES TURGEON, huissier.ÉTUDE GRENIER, POISSANt ET ASSOCIES, HUISSIERS, 466-2628.Ville Lemoyne, le Movril 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, COUR DU QUÉBEC, (CHAMBRE CIVILES NO: 700 02-002046-911.LOCATIONS DE CAMIONS BELISLE INC.Partie demonderette, JOCELYN LEGAULT partie défendereue.PRENEZ AVIS que le 30 avril 1992, à UhOO.au 26, Cortland, Shtotepb-du-Loc, ditlrid de Terrebonne, teronl vendu» par autorité de Jutlice, là* bien* el effet* de JOCELYN LEGAULT taiti* en celle coûte, toil: TV Eleclrohom», lyilème de ton, vidéo, micro-onde*, lave-vaittelle etc.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISÉ.DANY TREMBLAY, huiltier.ÉTUDE: PHILIPPE, TREMBLAY, DION & ASS., HUISSIER! 165 rue Du Moulin, Sl-Eutlacbe (Québec) J7R 2P5.(514)491-7575.St-Euitoaso, ce 15 avril CANADA, PROVINCE DE OUÉBEC, DISTRICT DE ST-HYACINTHE, COUIÉ MUNICIPALE DE BELOEIl, NÔ: 918-0C8792.VILLE DE BELOEIL., Partie demandera», -v*- CHARLES GILBERT (13/07/58), Partie délenderette.L» 30 avril 1992, à lOhOO, ou 298 Laurier,qpp 205, Beloeil, Qc, ditlrid de Sl-Hyacinlbe, teronl vendu* par outorilé de Juttice, let bient et effet! de: CHARLES GILBERT taiti* en celle eau», comblant en: I automobile Ford Etoort 1987 gril, plaque: EYM 881, térie 1 f ABP2195HW280249 el acc., Condition*: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISÉ.Information: Guy Gaucher, huitiier, (514)461-3340.MAURICE GAUCHER 4 ASSOCIÉS, HUISSIERS, 1505 Place de l'Hôlel de ville, S.106, Sl-Bruno, Québec, J3V 5Y6.CANADA, PROVINCE DE OUÉBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL, COUlf MUNICIPALE DE CHAMBLY, NO: T90-035134.VILLE DE CHAMÉLY, Pnrtie demandera», -v*- 2747-5375 OUEBEC INC, Parti» défendereue.Le 1er jour de moi 1992, 6 IÔh30, ou 929 St-Volérien, Ste-Céeife de Millon, Oc, ditlrid de Bedford, teronl vendu» par autorité d» Jutlice.En bient et effet» de: 2747-5375 CXJEBEC INC tabi» en cette came, aomblont en: 1 camion Oievrolet 2500 rouge térie: 26CFC24H4K1102227, plaque: F998003 el occ.CondlBom: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Guy Goucher, huitiier, M-3340.MAURICE GAUCHER i S, HUISSIERS, 1505 Ploce de l’Hôtel de ville, S.106, Sl-Bruno, Québec, J3V5Y6.CANADA, PROVINCE DE OUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, COUlf MUNCIPALE, NO: 90-3622.VlliE DE TERREBONNE, Partie demonderette, -vt- LÉANDRE GAGNON, Partie défendernte.Le 30iéme jour d'ovril 1992, 6 lOhOO, ou 1414, ru» loucon, Matcouche, Oc, ditlrid de Jolielle, teronl vendu* por autorité de Autrice le* bien* et effeh dr 1ÉANDRE GAGNON, eaitii en cette cou», comittonl en: I tel d» talon 3 morceaux bleu, I léléoauleur en meuble.I vidéo Fither, VHS, 2 table» blanchet, et outre*.Condition*: ARGENT COMPTANT et/ou CHEOUE VISÉ.Informa fiant: DANIEL LAROCQUE, huitiier, (5141471-8078.JACQUES LANCTOT HUISSIERS, 955 boul.Det Seÿneurt, S-21, Terrebonne, Oc, J6W Province de Québec, ditlrid de Monlréol, COUR DU QUEBEC, NO: 500-32-009196-900.CHARLES LELEMEN, Demonderette, -vt- 153722 CANADA INC., LES PORTES DE GARAGE INTÉR CITY ENRG., defender»».Le 29 avrifl992, à 1 lh0
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