Le devoir, 22 avril 1992, Cahier A
DEVOIR AMERREU-jg CHAUSSURES DE VILLE Q DE RANDONNÉE M POUR HOMMES ET FEMMES 3525, chemin Queen Mary Tél.: 739-4451 /2141 L« magasin de plein air le plue spécialisé de Montréal Vol.LXXXIII — No 93 Nuageux avec éclaircies.Max.: 12 Détail page B-8 Montréal, mercredi 22 avril 1992 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ KKi ' < iiHf 1 .1 |û Première bordée d’été Neuf jours après avoir connu une bonne bordée de neige, il faisait 23 degrés hier au Vieux-Port de Montréal au moment où les bottes d’hiver traînent encore dans l’entrée et les moustiquaires demeurent enfouies dans la cave.Les Montréalais, comme ces trois religieuses et les goélands, se sont empressés de goûter ces airs méditerranéens que l’on sait si éphémères.Kaboul prêt à se rendre aux rebelles KABOUL (Reuter) — Le gouvernement afghan est prêt à remettre son pouvoir aux moudjahiddin qui encerclent la capitale à condition qu’ils s’entendent au préalable sur la formation d’un nouveau cabinet, a déclaré hier le président afghan par intérim, Abdoul Rahim Hatif.Les deux principaux chefs rebelles, Ahmad Shah Massoud, qui contrôle le nord, et Gulbuddine Hekma- , tyar, l’intégriste qui menace Kaboul I par le sud, ne semblent cependant pas sur le point de mettre fin à leur rivalité.« Notre principal objectif est que le transfert du pouvoir soit pacifique », a dit le président par intérim lors de sa première conférence de presse depuis qu’il a remplacé le président Najibullah, destitué jeudi dernier.Son gouvernement, a-t-il dit, n’a pas l’intention de remettre le pouvoir a une faction isolée des moudjahiddin.Le Hezb-i-Islami de Gulbuddine Hekmatyar a lancé lundi un ultimatum à Kaboul, donnant au gouvernement jusqu’à dimanche pour capituler, faute de quoi il attaquera la capitale.Un porte-parole du chef intégriste au Pakistan a estimé hier que les pourparlers actuels entre Kaboul et le commandant Massoud étaient une perte de temps.Les autorités pakistanaises font pression, sans succès jusqu’ici, sur les différents groupes de moudjahiddin pour qu’ils forment un conseil commun et assument le pouvoir.À Kaboul, de nombreux habitants craignent que les deux groupes rebelles rivaux ne transforment la ville en champ de bataille.Les forces gouvernementales ont cédé le contrôle de toutes les autres grandes villes d’Afghanistan aux moudjahiddin.Mais elles affirment qu’elles se battront pour défendre Kaboul.Si le Hezb de Gulbuddine Hekmatyar lance l’assaut contre Kaboul, il n’est pas exclu que les hommes du commandant Massoud se rangent aux côtés de l’armée régulière.Des hommes de Massoud se trouvent déjà au sud de Kaboul, avec des soldats du gouvernement, pour bloquer l’avance du Hezb.Selon le gouverneur de la capitale, Karim Bahar, certains maquisards du Hezb-i-Islami se trouvent à seulement 20 km de Kaboul.Mais des diplomates estiment que le gros de ses forces est à plus de 40 km au sud.Hekmatyar est un Pachtoune, ethnie du sud qui domine le pays depuis des siècles.Ahmad Shah Massoud est un Tadjik du nord.Au Pakistan, un porte-parole du parti du commandant Massoud, le Voir page A-4: Kaboul ¦¦¦¦¦ SYNDICALISME RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 24 avril 1992 LE DEVOIR publiera le 1er mai, fête des travailleurs, son traditionnel cahier spécial sur le syndicalisme.En vingt ans, le mouvement syndical québécois a bien changé et les stratégies syndicales aussi.En mai 1972, on s’en souvient, c’était l’époque du syndicalisme de combat.Aujourd’hui, on pratique plutôt un syndicalisme de concertation.Ce cahier spécial examinera les formes de ce nouveau syndicalisme.On étudiera les mécanismes de participation au développement de l’entreprise qui se multiplient dans le secteur privé.L’emploi y est devenu priorité des priorités et on parle d’abondance de nouveau contrat social II examinera aussi les stratégies qu’adopteront les syndicats du secteur public pour protéger les acquis des dernières années.PARUTION le 1er mal DANS LE DEVOIR A-2 M Le Devoir, mercredi 22 avril 1992 iCgcp ' Paradis désavoue ses fonctionnaires Ils avaient préparé à son insu des exemptions à l’évaluation des impacts environnementaux LE DEVOIR laboration de ces hypothèses faisait suite à une commande du ministre que ce dernier et son personnel l’ont repéré et analysé jeudi.« Le ministre n’a jamais donné instruction de mettre au point des hypothèses de cette nature.Les exemptions envisagées sont inacceptables, indéfendables et inadmissibles pour le ministre », a déclaré son attachée de presse, Mme Sylvie Marier.M.Paradis, a poursuivi Mme Marier, est d’autant plus surpris du sens des amendements étudiés par la Direction des évaluations environnementale que « ces exemptions ne vont pas dans le sens des voeux exprimes par le public et les députés dans leur récent rapport sur le mandat du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement » et que le ministre a fait siens publiquement.Les députés, qui ont favorisé un resserrement des pratiques pour accélérer le tempo et augmenter l’efficacité de l’évaluation environnementale, n’ont pas proposé de relâchement, surtout sur les éléments envisagés par les fonctionnaires, a dit Mme Marier.Quant à M.Pagé, de la direction à l’origine de ces exemptions, il a affirmé n’avoir « reçu d'autre commande que celle d’alléger la liste des projets assujettis aux audiences en mettant au point des seuils d’évaluation plus réalistes et qui diminueraient le nombre de projets assujettis.Nous avons notamment tenté d’enlever les projets dont les répercussions sont mineuses et sans intérêt pour la population ».Le projet de règlement prévoit, d’autre part, que les grands projets industriels seront dorénavant évalués, aisi que les programmes et politiques gouvernementales.Ces dispositions rejoignent les voeux exprimés par les députés dans leur récent rapport sur le mandat du BAPE.Les principaux programmes gouvernementaux assujettis à la procédure seraient, selon le projet intercepté, la gestion des déchets dangereux ou biomédicaux, la gestion des déchets solides, le développement ou l’équipement en matière d’énergie, l’évaluation de la capacité des parcs industriels à recevoir des activités de ce type, le développement des équipements de transports, la gestion de la forêt publique et même les plans d’aménagement privés, l’aménagement et la mise en valeur de la faune aquatique, des habitats humides et des zones de protection, la gestion des fumiers, l’amélioration ou la protection des terres agricoles, ce qui comprendra les interventions de l’Agriculture en matière de drainage et de dragage des cours d’eau, l’utilisation de pesticides en milieu forestier et agricole ainsi que la gestion des résidus miniers.« Nous ne sommes pas surtaxés, mais mal taxés » Les grandes centrales syndicales réclament une enquête publique sur la fiscalité Clément Trudel DANS UNE plate-forme commune, les trois grandes centrales syndicales québécoises — CSN, CEQ et FTQ — s’entendent pour réclamer du gouvernement québécois la mise sur pied d’une Commission d’enquête pubüque sur la fiscalité.Cette initiative est susceptible, disent-elles, de corriger les dérapages qu’ont provoqués le courant néo-libéral et les tenants de « l’État minimal ».La contestation fiscale s’amplifie; il s’agit là d’un « mouvement dont les conséquences sont aussi dangereuses qu’imprévisibles », fait-on remarquer en faisant allusion à la vague que connaît le magasinage outre-frontières, manifestation d’un ras-le-bol face aux « deux coups de massue » que constituent la TPS et la TVQ.« Il est faux de prétendre que nous sommes surtaxés.Nous sommes mal taxés, ce qui est fort différent », précise ce texte de 30 pages qui a été approuvé hier matin par les exécutifs des centrales.CSN, FTQ et CEQ rappellent que les particuliers au Canada « supportent la plus large part des impôts directs (72,5 %) », soit la proportion la plus élevée de tous les pays du groupe des Sept.Par contraste, les centrales syndicales affirment que « c’est au Québec que le taux d’imposition des entreprises est le plus bas (34,3%) » si on le com- pare à celui qui prévaut dans des pays comme le Japon et l’Allemagne (50 %), voire aux Etats-Unis (39 %).Les leaders syndicaux Fernand Daoust, Lorraine Pagé et Gérald La-rose prennent l’engagement que des mesures visant à approfondir la réflexion sur le déséquilibre engendré par la politique fiscale (« un des outils servant au développement économique ») soient mises en route dans leurs propres instances.Le Québec doit en venir à un véritable débat public sur ce sujet, disent-ils.Le but de l’initiative ?« Des richesses à mieux partager », dit l’affiche de la campagne lancée hier en conférence de presse.À noter que ce document souligne la « nécessité de rapatrier l’ensemble des pouvoirs fiscaux au Québec».Il faut remonter à au moins 20 ans avant de retracer une action commune de cette envergure, soulignait hier le président de la FTQ, Fernand Daoust.La liste des revendications est fort étoffée, au moment où le gouvernement québécois s’apprête à déposer son budget.Les trois centrales veulent que l’Etat étudie l’état général du régime fiscal québécois; qu’il axe sa politique davantage sur le développement de l’emploi dont il devrait faire une priorité; qu’il impose un moratoire sur la TVQ dont l’entrée en vigueur est prévue pour juillet; qu’il évite, dans son prochain budget, des « mesures de tarification des services publics ou des programmes sociaux qui iraient à l’encontre de la gratuité et de l’accessibilité », etc.Cette analyse provenant d’organismes syndicaux laisse entendre que s’il y a eu croissance dans les années 80, « force est de constater que ses fruits n’ont pas été équitablement répartis ».La tendance à taxer davantage la consommation et à bonifier les concessions fiscales aux plus hauts revenus n’a fait qu’empirer la situation des classes moyennes et des petits salariés.On voulait, aux deux paliers de gouvernement, « stimuler l’économie », mais en bout de ligne un fardeau fiscal amoindri pour les entreprises n’a pas signifié une amélioration évidente de la performance économique.L’un des objectifs que visent les centrales, c’est de « redéfinir notre solidarité sociale » qui s’effrite, d’obtenir en quelque sorte un retour de pendule après ces « mesures fiscales coûteuses » qui ont alourdi les déficits des gouvernements et entraîné le « pelletage de déficits » aux niveaux inférieurs de prises de décisions : municipalités et commissions scolaires, par exemple.Ce signal d’alarme n’est pas à vrai dire une nouveauté.Dans les interventions des centrales à Québec (commissions parlementaires) comme dans les mémoires adressés â divers ministres du gouvernement québécois, tel M.Marc-Yvan Côté (Santé et Services sociaux), on pouvait déceler les lignes maîtresses de cette prise de position divulguée hier.Cette fois, déclare le président de la FTQ, « la démagogie doit s’arrêter» et l’on doit passer à un examen méticuleux d’un système fiscal pour mieux appliquer les principes d’équité, de progressivité et d’efficacité, car « chaque 1 % de chômage coûte cher aux gouvernements : un milliard $ à celui d’Ottawa et 900 millions $ à celui du Québec».Lorraine Pagé vise à sortir ce débat des couloirs et des officines, à empêcher « certains ténors » de profiter de la situation pour « s’attaquer aux services collectifs ».Pour Gérald Larose, un tel débat servira à « démolir certains trucs qu’on nous dit avérés, et qui ne le sont pas; à développer des solutions alternatives ».« Un dollar sur deux échappe à la taxation » lance-t-on; l’équilibre ne sera pas atteint en « jetant de la poudre aux yeux » par des virages comme celui de ne plus accorder automatiquement les allocations familiales aux parents dont le revenu est plus élevé.Ce qu’il faut, de préciser le président de la CSN, c’est que « ceux qui, comme Trudeau, perçoivent allocations familiales et pensions de vieillesse alors que leurs revenus dépassent largement les 100 000 $ » retournent à l’État jusqu’à 30 fois le montant d’impôt qu’ils versent présentement.Collèges créateurs d'avenir le plus important congrès en éducation collegiale au Canada organisé par l'Association québécoise de pédagogie collegiale, l'Association des colleges communautaires du Canada, le Cégep de Bois-de-Bouiogne.le Cégep de Maisonneuve.leCegep Édouard-Montpetit et le Cégep John Abbott.24,25, 26 et 27 mai 1992 Palais des Congrès de Montréal Pour information et inscription : Congres Colleges Celebrations 92 10 555 avenue de Bois-de-Bouiogne Montreal H4N1L4 Telephone : (514) 332-5000 poste 234 Télécopieur : (514) 332-0527 Spectacle d’ouverture Cala 25e anniversaire du reseau collegial 24 mai a 20 h une coproduction de la Federation des cegeps et du Cegep joliette De lanaudiere /(((: laiion Ar% Iftlhcr» ¦ nmmHttaulairr An I AitaAa Les présidents des trois centrales réclament une enquête sur la fiscalité.Mais le ministre Wilson a répliqué que le gouvernement chinois ne fait que suivre la pratique internationalement acceptée en défrayant une partie des dépenses d’un ministre étranger en visite sur son territoire.Selon M.John Fieldhouse, porte-parole du ministre, Pékin paye les repas, les frais d’hôtel, de transport et les billets d’avion pour Shanghai, tandis que le ministre Wilson assure' Le Conseil de presse réitère son opposition à la saisie de matériel journalistique viennent à la fois du public, du milieu des journalistes et des entreprises de presse, s’est en plusieurs occasions élevé contre de tels gestes « qui minent l’intégrité de la fonction journalistique dans l’esprit du public, en l’associant au travail d’enquête policière», peut-on lire dans un communiqué émis hier.Le Conseil de presse, en lien avec la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, la Fédération nationale des communications et le Barreau du Québec, a déjà proposé, il y a plus d’un an, l’adoption par l’Assemblée nationale du Québec d’une loi qui assure la protection du matériel journalistique et qui précise les conditions pouvant éventuellement justifier qu’on y recoure devant les tribunaux.Suite n’a toujours pas été donnée à cette proposition.Le Conseil est toujours convaincu qu’une loi respectant la liberté de la presse doit régir et « civiliser» la pratique de saisie de matériel journalistique par les forces policières.Quant à la saisie exécutée il y a deux semaines aux stations de télévision CHEM et CK TM de Trois-Rivières, le Conseil estime qu’elle n’était pas justifiée.QUÉBEC (PC) — Informé de la saisie par la Sûreté du Québec de matériel journalistique aux stations de télévision CHEM et CKTM de Trois-Rivières, le 8 avril dernier, le Conseil de presse du Québec a réitère hier son opposition à de telles pratiques des forces policières.Le Conseil, dont les membres CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 St Jacques Montréal OuéOçr.H2Y3X2 Ui (5(1)845 /8/4 Tél : (514) 98 R O B I C /> J* 7 Ëi S* XI r* Des Américains enneigés Des tempêtes de neige se sont abattues, hier, sur la région des Grandes Plaines aux États-Unis faisant cinq morts en Caroline du Nord et au Nebraska et forçant les autorités à fermer les écoles, les routes et les cdmmerces.Il est tombé environ 30 cm de neige, un record, dans le Dakota du Sud, l’est du Nebraka, l'ouest de l’Iowa, le nord-ouest du Missouri, le nord-est du Kansas et le sud-ouest du Minnesota.Ci-haut, un résidant de la petite municipalité de Council Bluffs, en lowa, tente de dégager ses lilas de la neige.Les manufacturiers suggèrent des réductions de salaires de 4 % dans la fonction publique d'après la Presse canadienne SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Kaboul Jamiat-i-Islami, a estimé que l’intransigeance de Gulbuddine Ilek-matyar risquait de se retourner contre lui en l’isolant.; « Nous devons oeuvrer à la formation d’un commandement central à; Kaboul et ce commandement doit être militaire, composé de chefs militaires.Ensuite, nous pourrons réfléchir à un gouvernement provisoire », a-t-il dit.Il a estimé que les combats risquaient de reprendre bientôt.Deux autres chefs rebelles pourraient jouer un rôle important : l'intégriste Abdoul Haq et Jalaluddine Haqqani, dans la province de Paktia.Tous deux sont des Pachtounes.Le premier s’est emparé du barrage hydroélectrique de Sorobi, à 50 Km.à l’est de Kaboul, qui assure l’essentiel de l’approvisionnement en électricité de la capitale, a rapporté qn photographe de Reuter qui s’est rendu sur place.i Selon des journalistes qui l’ont rencontré hier, il n’a pas l'intention d’attaquer Kaboul et se méfie d’un éventuel gouvernement de moudjahiddin en raison de leurs querelles passées.Pour lui, le futur gouvernement doit représenter un large éventail de la société et avoir le soutien de TON U.Le second aurait, selon des diplomates, déjà passé une alliance avec le commandant Massoud.: Le secrétaire général de l’ONU, Boutros Boutros-Ghali, est attendu cette semaine à Islamabad pour y rencontrer les chefs rebelles basés au Pakistan, où vivent des millions de réfugiés afghans, a-t-on appris de source diplomatique à New York.Le plan de paix de l’ONU prévoit là création d’un conseil de 15 person-rtalités indépendantes pour gérer le pays jusqu'à la tenue d’élections.A propos de Najibullah, l’émissaire spécial de l’ONU en Afghanistan, Benon Sevan, n’a pas réussi hier à obtenir un sauf-conduit permettant au:président déchu de quitter le pays, a-t-on appris dans son entourage.Benon Sevan s’est rendu à Mazar-i-Sharif pour rencontrer les chefs rebelles et le général Rashid Dostum, dont les forces contrôlent l’aéroport de Kaboul, a-t-on précisé de meme source.Rashid Dostum a abandonné le pouvoir le mois dernier pour rejoindre la résistance.Les moudjahiddin ont dénoncé la décision de l’ONU d’offir un refuge au chef de l’État déchu, a-t-on ajouté de même source.Déposé jeudi dernier par son propre gouvernement, Najibullah s’est réfugié dans les locaux de l’ONU à Kaboul après s’être vu interdire de quitter le pays via l’aéroport de la capitale.Un ministre pakistanais a déclaré hier que son pays avait rejeté une demande d’asile de Najibullah.L’Inde a dit pour sa part n’avoir pas reçu de demande formelle d’asile politique de la part du président déchu, dont l’épouse et les trois filles résident actuellement, sous protection de la police, dans un hôtel situé dans le quartier diplomatique de New Delhi.Benon Sevan a profité de sa rencontre avec les chefs de la résistance — sa première en Afghanistan même — pour lancer un appel en faveur d'une transition pacifique.4 Bourassa offres d'Ottawa, rappellent MM.Roy et Allaire, est tout à fait conforme à la lettre du programme du parti, qui stipule que dans l'hypothèse « où un accord sur la réforme proposée par le Québec interviendrait avec le reste du Canada à l’intérieur de ce délai (26 octobre), il y ait ratification de cet accord par la population ».Le président des Jeunes libéraux est pour sa part plus critique à l’endroit de son chef, qu'il trouve pour le moins « imprudent » d'avoir proclamé haut et fort que les offres d’Ottawa seront acceptables au Québec.« C’est peu probable.Il faut être réaliste.Pourquoi ouvrir la porte si grande avec si peu de signes positifs ».Selon Mario Dumont, le courant dit « autonomiste, allairiste ou nationaliste » au sein du PLQ ne regroupe uniquement les Jeunes libéraux.Sur la base de ce rappel, il affirme que toute proposition constitutionnelle fédérale qui ne ferait que reprendre l’essentiel de Meech n’obtiendra jamais l’appui des militants libéraux.Et il ne croit pas que l’autorité morale du chef du parti parviendrait à imposer aux libéraux un projet de réforme constitutionnelle qui ne traduise pas fidèlement les lignes de force du rapport Allaire.« Est-ce que le chef aurait la force de faire changer l’opinion des membres On pourrait spéculer.Mais ce serait difficile pour lui ».À l’extérieur du PLQ, les propos BECANCOUR (PC) — Le président de la section québécoise de l’Association des manufacturiers canadiens, M.Claude Rivard, partage pleinement le point de vue de son vice-président et directeur général, M.Richard Le llir, qui suggère de réduire de 4 % les salaires de la fonction publique québécoise.« Avec un déficit annuel de 5 milliards $, je pense qu’il ne faut pas y aller avec le dos de la cuillère », a-t-il expliqué, proposant même que la réduction des salaires s’étende à la fonction publique fédérale.« Même si les choix sont durs, ils doivent tout de même être faits.Dans le contexte actuel, il faut avoir du courage politique et administratif.Il faut agir.Pourquoi, dans l’industrie privée, on ferait des mises à pied et pas dans les gouvernements ?», a-t-il demandé.Le président de la CSN, Gérald Larose a, quant à lui, pressé le gouvernement d’activer les négociations en vue de régler le conflit et s’est dit craintif de voir le président du Conseil du Trésor, Daniel Johnson, procéder par décret pour forcer la main aux fonctionnaires dont la producti- WINNIPEG (PC) - L’avocat de David Milgaard a accusé le gouvernement néo-démocrate de la Saskatchewan, hier, de refuser une enquête publique sur la façon dont s’est déroulé le procès de son client, il y a plus de 22 ans, dans le seul but de protéger l'un de ses députés, qui agissait comme avocat de la Couronne à ce moment-là.Une enquête indépendante, a soutenu Me llersh Wolch en conférence de presse, devrait examiner particu- du premier ministre Bourassa ont suscité des réactions qui vont de l'indignation à la satisfaction en passant par le scepticisme.À Ottawa, la mosquée du fédéralisme renouvelé, ce fut un soupir collectif de soulagement.Les porte-parole des trois grands partis ont applaudi à la nouvelle profession de foi fédéraliste de Robert Bourassa.« C’est une déclaration qui me plaît», a commenté pour sa part le sénateur Gérald Beaudoin, qui y voit « un signal au Canada anglais pour que les offres soient faites en temps utile et qu’elles soient valables, alléchantes».Au Québec, l’approbation la plus insistante est venue du milieu des affaires, alors que le président du Conseil du patronat, Ghislain Dufour a révélé hier les résultats de la consultation-expresse mensuelle menée auprès des membres de son organisme et qui portait précisément sur la question référendaire.À 51 %, les chefs d’entreprise réclament un référendum sur les offres fédérales.La consultation — qui n’est pas un sondage, mais que le CPQ tient à tous les mois auprès de ses membres sur différentes questions économiques, sociales et politiques — indique qu'un référendum est souhaité à 84%.Mais seulement 36% des gens d’affaires membres du CPQ souhaitent qu’il porte sur la souveraineté.Au total, 98 entreprises sur 426 ont répondu à la question, un taux qui correspond à la moyenne enregistrée à tous les mois.Le président du CPQ, M.Ghislain Dufour n’était pas surpris des résultats, preuve selon lui que les gens d’affaires souhaitent qu'on règle la question et qu’on passe enfin à autre chose.M.Dufour n’était d’autre part pas étonné non plus des propos de M.Bourassa.« En tant que membre de la commission Bélanger-Campeau, j’ai toujours considéré nos propositions comme un processus en deux temps : d'abord examiner des offres fédérales, puis la souveraineté mais seulement si ces offres ne sont pas acceptables.« Et je suis personnellement convaincu qu’elles seront acceptables.J’ai assisté aux six conférences constitutionnelles régionales, et il faut admettre que le rapport Beaudoin-Dob-bie est de beaucoup bonifié par rapport aux offres constitutionnelles de septembre.» De plus, ajoute-t-il, si on lit bien l’entrevue du Monde, on voit que M.Bourassa se laisse de la marge de manoeuvre.« On est loin d’une position absolue et intransigeante d’un homme prêt à accepter n’importe quoi.» Au Parti Québécois, au contraire, et en marge du discours prononcé hier soir par son chef, le député Jacques Brassard estimait que M.Bou-rassa a « jeté bas les masques » par ses déclarations.Après avoir « finassé » sur sa volonté de respecter l’engagement pris avec la loi 150, « le premier ministre met fin à son jeu de cache-cache avec la population », indique le député, porte-parole de son parti en matière constitutionnelle.Cette dérobade avait d’ailleurs été pressentie dès le début par le PQ, qui avait pour cette raison voté contre la loi 150, rappelle le député dans un communiqué.Elle prouve également au reste du Canada que la tenue d’un référendum sur la souveraineté n’a toujours été que du bluff de la part du gouvernement.Enfin, le Rassemblement des jeunes souverainistes du Québec, regroupement constitué il y a à peine quelques semaines, considère qu’amender la loi 150 constituerait un vité, pense-t-il, pourrait être sérieusement ralentie par une telle attitude.Pas question, bien entendu, pour le chef syndical de songer à un gel des salaires et encore moins à une réduction.Avec le dépôt du budget en mai, le président du Conseil du Trésor, Daniel Johnson, et les représentants syndicaux n’ont plus que quelques jours pour en arriver à un règlement, soit au plus tard la semaine prochaine.Pourtant, aucune rencontre de négociations entre les parties n’est prévue cette semaine.Sur le fond, la coaütion syndicale — qui regroupe la CSN, la FTQ, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec, le Syndicat des fonctionnaires provinciaux et le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec — continue à soutenir que le respect de l’accord intervenu l’an dernier doit absolument faire partie de tout nouveau projet de règlement.Selon cette entente, le ministre Johnson s’engageait à verser aux employés du secteur public une augmentation salariale de 3 % le 1er juillet, assortie d’un montant forfaitaire de 1 %.lièrement le rôle qu’a joué dans cette affaire l’avocat de la Couronne Serge Kujawa, aujourd’hui député néo-démocrate à l’Assemblée législative de la Saskatchewan.« Est-ce pour protéger un membre du caucus (qu’on refuse une enquête), a demandé Me Wolch, qui était accompagné de David Milgaard et de sa mère, Joyce.M.Kujawa est la personne la plus logique à consulter.Il fait maintenant partie du groupe parlementaire du procureur général (Bob Mitchell).Je ne « véritable affront pour la jeunesse québécoise », dont plusieurs représentants avaient plaidé en faveur d’un référendum sur la souveraineté lors de la commission Bélanger-Campeau.4 Les autochtones tème judiciaire canadien et l'instauration de cours d’histoire et de culture autochtone obligatoires dans les écoles.Le rapport recommande des lois plus sévères pour mettre fin à la discrimination contre les autochtones.Du même souffle, il oppose une fin de non-recevoir catégorique aux femmes autochtones qui voudraient voir les gouvernements autochtones s’assujettir aux dispositions de la Charte canadienne des droits et libertés.« Insister sur ‘mes droits’ n’est ni une coutume autochtone, ni une bonne façon de gagner sa bienvenue au sein d’une communauté», y répond-on plutôt aux championnes autochtones de la Charte.« Il n’y a aucune excuse à l’assaut sexuel ou à l’agression physique de l’épouse, mais les femmes doivent comprendre que cette maladie chez les hommes vient de blessures subies par les hommes et des dommages que nos cultures ont subis, explique-t-on encore.Mais si les hommes doivent redresser leurs torts, les femmes ont aussi du travail à faire.Indulgence et réconciliation sont les façons aborigènes, poursuit-on pour conclure : À long terme, la solution aux problèmes des femmes aborigènes n’est pas un document étranger à notre peuple.» D’emblée, le rapport met le Québec en garde contre la tentation de mesurer la légitimité de ses aspirations à celles des autochtones.« Si nous devions compétionner pour la société distincte, les Français ne sortiraient pas vainqueurs», écrit-on.Mais cela n’empêche pas le groupe de calquer une bonne partie de ses revendications sur les acquis du Québec au sein de la fédération.On y préconise notamment : ¦ un statut officiel pour les langues autochtones au même titre que le français et l’anglais; ¦ le statut de société distincte pour les nations autochtones dans la Constitution; ¦ un siège autochtone à la Cour suprême (lu Canada; ¦ un veto sur les changements constitutionnels susceptibles d’affecter les communautés autochtones, y compris la création de nouvelles provinces.Parmi les provinces canadiennes, seul le Québec est d’ailleurs singularisé dans ce rapport, faisant l’objet d’un chapitre complet dont les conclusions sont peu reluisantes pour la province.« Le Québec, peut-on en effet lire, n’a pas intérêt à respecter les droits des Premières Nations.» Citant les projets hydro-électriques du gouvernement Bourassa et les aspirations à la souveraineté d’une partie de la population de la province, le rapport relate comment les autochtones de la province jugent que le Québec a toutes les raisons de ne pas vouloir établir une nouvelle relation avec eux.« Dans le passé, la province a prouvé qu’elle était prête à tout pour obtenir les tout-puissants mégawatts, peut-on lire au sujet (lu développement hydro électrique de la Baie James sur lequel les Premières Nations revendiquent un droit de regard à perpétuité.« En réclamant ses droits, le Québec risque d’écraser les nôtres », ajoute-t-on ailleurs dans un juge- La dernière offre du président du Conseil du Trésor, déposée la semaine dernière, garantit plutôt aux employés de l’État, pour les deux prochaines années, une hausse salariale égale au taux d’inflation, soit environ 2% annuellement.En revenant une première fois sur l’entente signée l’an dernier, M.Johnson avait d’abord suggéré une augmentation salariale de 1 % le 1er juillet, suivie de hausses de 1 % le 1er janvier 1993 et de 2% le 1er juillet 1993.« Daniel Johnson doit refaire ses devoirs », a répété, hier, Gérald Larose, précisant que la balle était dans le camp du ministre, puisque c’est lui qui est en demande.De son côté, le chef de cabinet de Daniel Johnson, Jocelyn Dumas, a mentionné hier que la proposition présentée la semaine dernière par son ministre n’était pas finale.Il n’a pas voulu préciser dans quelle mesure le gouvernement serait disposé à faire de nouvelles concessions.Le Conseil du Trésor pourrait attendre jusqu’à la semaine prochaine pour présenter de nouvelles propositions susceptibles de satisfaire la partie syndicale.peux pas penser à un sujet de conversation entre eux plus important que celui-ci.C’est une situation très inquiétante.» Me Wolch a rappelé que la Couronne n’a pas mentionné à la défense, en 1970, la présence du violeur Larry Fisher non loin des lieux du meurtre de l’infirmière Gail Miller, et que « c’est pour cette raison qu’une enquête publique doit avoir lieu et qu’un député du gouvernement ne doit pas être protégé ».ment plus global sur les prétentions constitutionnelles de la province.Quant à la souveraineté, le rapport relate comment elle n’inspire que de la méfiance aux autochtones québécois.« Les Premières Nations nous ont dit que si le Québec avait le droit de suivre son propre chemin, pour exercer son autodétermination et devenir indépendant, les Premières Nations de la province ne suivront pas le mouvement, rapporte-t-on.Les Premières Nations, ressentent-ils, seront les beaux enfants de la province, soumis à la population francophone et les derniers de la ligne en ce qui touche le financement des programmes.» Entretemps, hier, le grand chef Ovide Mercredi a fait le point sur les discussions constitutionnelles en cours entre Ottawa, les chefs autochtones et les provinces moins le Québec.Des négociations qui se déroulent à un rhytme rapide, trop rapide à son goût, a-t-il rapporté aux autres chefs et en fonction de l’échéancier « artificiel » du Québec.Malgré ces doléances, l’AFN n’a pas l’intention, disent ses dirigeants, de quitter la table de négociations.Par conséquent, ses représentants sollicitent cette semaine des instructions supplémentaires de l’ensemble des chefs sur des sujets comme la représentation autochtone au Sénat et le partage des pouvoirs.En privé, les chefs vont également discuter de l’hypothèse de faire preuve de plus de flexibilité sur le sujet de la société distincte, abordant la possibilité de revendiquer en d’autres mots le même statut.4 Olympia Bronfman sont les plus susceptibles de fournir ce montant aux frères Reichmann en raison de leur association pour le contrôle financier de Trizec.L’association des deux familles se fait par des voies complexes.Trizec est en effet détenue à 52% par Caréna Properties, une compagnie privée qui est à son tour contrôlée à 51 % par les frères Bronfman et à 49 % par les frères Reichmann.Caréna détient 79 millions d’actions de Trizec qui valaient hier 6.72 $ l’action pour une valeur au marché de 556 millions $.L'équité des frères Reichmann y était donc hier de 271 millions $, mais il ne peut guère y avoir d’autres acheteurs que des associés des Bronfman pour ce bloc.Trizec est une compagnie fort saine, mais ses actions sont dévaluées de 75 % par rapport au prix d’il y a deux ans.Ces actions valaient en effet 25 $ en 1990,16 $ en 1991 et 6,72 $ hier.Les Reichmann prendraient donc une bonne douche s’il y a vente aux Bronfman.Mais ont-ils d’autre choix que de vendre ce bloc de contrôle ?, se demande M.Tessier.Une telle transaction reste compliquée et on ne sait si elle peut survenir dès cette semaine.Lundi, l’assemblée annuelle de la compagnie de pâtes et papiers Abitibi Price se tenait à Toronto.Les frères Reichmann détiennent 80% des actions de ce papetier, mais ils ne sont pas allés a l’assemblée annuelle.On estime leur bloc d’actions à 830 millions $ selon le prix de la Bourse hier, mais les acheteurs ne se bousculent pas aux portes pour les compagnies de pâtes et papiers en ce moment.On mentionne que M.Pé-ladeau n’a pas encore acheté la participation de M.Robert Maxwell dans Marcor, le holding de contrôle de Donohue.On ajoute que les frères Reichmann ont l’autre possibilité de vendre Gulf Canada, mais ce mandat aurait été donné à un courtier depuis Entre-temps, la coalition syndicale, ne prenant rien pour acquis, prépare des manifestations qui së tiendront dans tous les coins du Québec, le 1er mai, à l’occasion de la Fête des travailleurs.Ces rassemblements auront pour but de dénoncer une nouvelle fois l’attitude du gouvernement.Déjà, le 12 avril dernier, des manifestations tenues dans les rues de Montréal et Québec avaient rassemblé quelque 50 000 employés de l’État.Dollard Morin ^ ^ Dollard Morin n’est plus L’UN des pionniers montréalais de la chronique des voyages dans les quotidiens montréalais, Dollard Morin, vient de mourir, le 18 avril, à l’âge de 76 ans.M.Morin avait signé près de 8500 chroniques, principalement dans La Presse, avant de prendre sa retraite en 1981.Il demeura cependant collaborateur spécial dans le domaine qui l’avait depuis toujours passionné, celui des voyages, des vacances et des activités de loisirs.Il lui arrivait aussi de signer des textes dans L'Âge d’or, Vie nouvelle et Tourisme Plus.Depuis deux ans, Dollard Morin luttait contre un cancer du côlon et lorsqu’il en fut au stade du cancer généralisé, il refusa la chimiothérapie, préférant s’en tenir aux médecines douces.La famille de Dollard Morin convie amis et connaissances à une messe qui sera célébrée le 28 avril, à 15 h, à l’église Saint-Alphonse d’Youville (560 est, boul.Crémazie, Montréal).Ceux et celles qui le désirent pourront, dès 14 h, présenter leurs condoléances à la famille qui apprécierait grandement des dons qui seraient offerts aux Missions rédemp-toristes (560 est, Boul.Crémazie).un an déjà, sans succès.La valeur des actions Reichmann dans Gulf Canada dépassait hier en Bourse les 900 millions $.On considère Petro-Canada hors de la course après tous ses déboires, et il n’y a guère que Pan Canadian Petroleum au Canada comme compagnie pétrolière qui ait les moyens de se payer Gulf Canada.Pan Can Pete est la filiale pétrolière du CP, mais le holding financier a d’autres chats à fouetter, notam-ment avec sa filiale de gestion des déchets, Loblaw.À moins que M.Desmarais ne soit intéressé, on n’anticipe donc d'acheteur que du côté américain.M.Reichmann a fait un voyage-éclair en Asie la semaine dernière.On a rapporté qu’il s’est rendu à Hong Kong pour une rencontre avec un financier chinois.Mais, les financiers sont fort réservés en ce moment sur l'achat d’immeubles, avec les crises immobilières au Japon et aux États-Unis.Les Reichmann ont 13 gratte-ciel à vendre au Canada et 23 aux États-Unis, sans compter leur éléphant blanc de Londres qui coûte plus de six Stades olympiques.Les acheteurs ne se précipitent pas pour acheter des gratte-ciel ces jours-ci.Il y a une peur de l’immobilier et tout le monde se demande si nous avons touché ou non le plancher pour la valeur des immeubles commerciaux.On rappelle que les Reichmann ont fait leur fortune en achetant au bas du cycle immobilier et en vendant au haut du cycle.La pareille leur est rendue en ce moment par les acheteurs.On se souvient que M.Robert Campeau n’avait plus de marge de manoeuvre pour vendre ses immeubles, les acheteurs le sachant pris à la gorge.C’est pourquoi toute vente d'immeuble se fera en assumant une perte considérable.En outre, les analystes financiers ne savent nullement de quelle façon chaque immeuble est greffé de dettes, mais on soupçonne qu’il y a des papiers commerciaux importants qui y sont déjà attachés.La compagnie reste privée, secrète et les banquiers au meeting de lundi dernier ont été engagés à respecter la confidentialité.C’est pourquoi tout le monde se demande ce que feront les Bronfman cette semaine.Car lundi prochain, les créanciers sont susceptibles de se faire fort pressants.La transaction précédente des Reichmann était survenue voici un mois par la voie de leur filiale GW Utilities.Celle-ci a vendu un bloc d'actions d’Inlerprovincial Pipeline et versé un dividende de 150 millions $ à ()&Y.Mais, il ne reste pas un rond en caisse.LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 ,ESBURf*,UîoNT Administration.(514)844-3361 DÊl°nSfoNDI „,iVE«Ts d^dbEDI Rédaction.(514) 842-9628 ° *üVill6H3» pggHOO* Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sans trais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.(514) 844-5738 Extérieur (sans frais).1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 Milgaard accuse la Saskatchewan de vouloir protéger un député NPD i / ECONOMIE Le Devoir, mercredi 22 avril 1992 «Il y aura des compressions de personnel mais on ne sait pas de quel ordre» La Banque Nationale se prépare à « redéployer » les effectifs de son siège social, explique un porte-parole Michel Van de Walle de la Presse canadienne LA BANQUE Nationale du Canada procédera effectivement à des compressions de personnel mais refuse de confirmer que 350 personnes seraient visées par des mises à pied éventuelles.«< Nous sommes engagés depuis un an dans un processus de redéploiement du personnel au siège social, a dit hier le porte-parole Alain Char- bonneau.Il y aura des compressions de personnel, mais on ne sait pas de quel ordre.» Hier, le quotidien La Presse disait tenir de sources biens placées que la Banque Nationale s’apprêtait à effectuer 350 mises à pied.« Nous n’avons pas d’ordre de grandeur, a répondu M.Charbonneau.Mais nous allons tout faire pour conserver ce chiffre modeste.» Les départs, a-t-il évoqué, pourraient se faire par attrition, réallocations, mises à la re- traite anticipées, etc.S’il y a réorganisation du personnel au'siège social, c’est que la banque nationale a décidé de décentraliser une portion importante de ses responsabilités de gestion vers 21 entités administratives.Certaines fonctions assumées actuellement par le siège social disparaîtront donc, ce qui entraîne une réduction du nombre de postes à Montréal, a expliqué le porte-parole.Toutefois, même si ce processus est en cours depuis un an, il n’y aurait pas encore eu une seule mise à pied.M.Charbonneau a par ailleurs nié que les compressions prochaines de personnel soient liéee au dossier d’Olympia & York, le géant immobilier de la famille Reichman qui connaît actuellement de graves difficultés financières.Selon les informations qui circu-lent, la Banque Nationale aurait prêté entre 400 et 500 millions $ à Olympia & York.Il s’agit d’un montant moindre que ceux prêtés par d’autres banques canadiennes, mais qui est néanmoins substantiel, lorsqu’on prend en compte la taille plus modeste de la BNC par rapport à ses .consoeurs canadiennes.Hier, M.Charbonneau refusait de donner quelque détail que ce soit sur le dossier Olympia & York, insistant sur l’attitude traditionnelle de la banque voulant que son « premier devoir soit envers le client ».Mais les actions de la BNC ont plongé de près de 30 % depuis que fut révélée l’affaire O & Y, ce qui insé-curise les actionnaires de la banque ainsi que les employés.M.Charbonneau se dit « conscient des incertitudes et des inquiétudes » que le manque d’informations précises en provenance de la Banque Nationale crée sur les marchés financiers, mais il réitère qu’il s’agit de transactions privées dont les détails ne peuvent etre dévoilés.EN BREF.Desjardins emprunte 750 millions $ US (PC) — La Caisse centrale Desjardins, agent financier du Mouvement Desjardins, a établi un programme d’emprunt à moyen terme sur les marchés européens de 750 millions $ US.Ce programme, mis sur pied à Londres par Merrill Lynch International et signé le 15 avril 1992, prévoit l’émission d’emprunts avec échéance variant de trois mois à 30 ans.Moody’s Investors Service a attribué au programme court terme la cote P-l, et au long terme la cote AA3.« Les fonds recueillis au moyen de ce programme seront utilisés pour mieux combler les besoins financiers du Mouvement Desjardins.En outre, ce programme permettra à la Caisse centrale Desjardins de poursuivre sa politique de diversification d’approvisionnement de fonds », a indiqué hier l’institution dans un communiqué.Nouvelle chute des ventes au détail OTTAWA (PC) — La valeur des ventes au détail a encore chuté au mois de février, a laissé savoir, hier, Statistique Canada.Les données ajustées aux variations saisonnières montrent qu’elle a reculé à 15,12 milliards $ contre 15,13 milliards $ en janvier et 15,4 milliards ?en décembre.Les concessionnaires d’automobiles et de véhicules récréatifs ont rapporté un repli des ventes de l’ordre de 0,5 point de pourcentage en février après avoir affiché une tendance à la baisse le mois précédent.Les ventes des pièces d’automobiles, accessoires et services ont baissé de 1,5 % après avoir connu une légère progression de 0,4 % en janvier.Les magasins à rayons ont eux bénéficié d’une hausse de 1,6 % après avoir gagné 2,0 % en janvier et 2,9 en décembre.Une amelioration de 1,6 % des ventes des meubles et des électroménagers a suivi une détérioration évaluée à 0,4 % en janvier et de 0,2 % en décembre.Les ventes au détail affichent une tendance à la baisse depuis le mois d’août, précise l’agence gouvernementale.Les Américains dépensent moins pour l’alimentation WASHINGTON (Reuter) - Les Américains consacrent à l’alimentation une part de moins en moins importante de leur revenu disponible —11,5 % seulement en 1991 — a déclaré hier le département de l’Agriculture (USDA).Dans son rapport annuel sur les prix des produits alimentaires, l’USDA précise que les dépenses d’alimentation des ménages ont totalisé 486 milliards $ en 1991.La proportion de 11,5 % représentée par ces dépenses fait suite a un pourcentage de 11,7 % en 1990, contre 13,5 % en 1980,13,9 % en 1970 et 17,5 % en 1960.Redressement en Pologne VARSOVIE (Reuter) — L’économie semble se redresser.La production industrielle a enregistré une croissance continue au 1er trimestre 1992, selon des chiffres publiés hier par le Bureau principal des statistiques (GUS).Par ailleurs, au cours de la même période, le déficit budgétaire était inférieur de 41 % aux prévisions initiales et le chômage a reculé pour la première fois depuis la mise en oeuvre des réformes, en janvier 1990, a précisé le GUS.L’indice de production industrielle a augmenté en mars de 2,5 points de pourcentage par rapport à février et de près de 10 points par rapport à décembre.Il reste toutefois inférieur de 13,9 points à celui de mars 1990.Le nombre des chômeurs recensés officiellement est tombé à 2 238 400 en mars (2 263 400 en février) et le taux de chômage a diminué simultanément de 0,3 point de pourcentage à 12,2 %.En mars, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2 % alors que le taux annuel d’inflation diminuait, à 38,1 % (40,1 % en février).t mst PHOTO AP Baisse sans suite Après une baisse de 30 points lors de la séance d’avant-hièr, l’indice Dow Jones a repris un peu de son éclat hier en enregistrant une hausse de près de sept points pour se hisser ainsi à plus de 3,340 points.Lente hausse des dépenses du Canada en recherche et développement Faute de fonds, ces statistiques ne seront plus compilées OTTAWA (PC) - En 1991, le Canada a consacré 9,7 milliards $ à la recherche et au développement, soit 6 % de plus que l’annee précédente, rapporte une évaluation préliminaire de Statistique Canada.Les chiffres des deux années sont basés sur des calculs préliminaires, mais les chiffres les plus récents sur les dépenses réelles de 1989 démontrent une diminution constante des dépenses du Canada pour la recherche et le développement, comparativement aux investissements dans ce secteur faits par ses plus importants partenaires commerciaux.Le gouvernement fédéral a dépensé 2,8 milliards $ dans la recher-.che et le développement, l’année dernière, a évalué l’agence nationale de statistiques.C’était plus que les 2,6 milliards $ dépensés en 1990 et les 2,5 milliards $ en 1989.De la somme de 1991,1,5 milliard ?est allé à des chercheurs fédéraux et le reste à des universités et des compagnies privées.Les entreprises ont dépensé environ 5,2 milliards $ (comparativement à 5 milliards $ en 1990 et à 4,7 milliards $ en 1989), dont 10 % provenaient de différentes sources gouvernementales et 17 % de sources étrangères.Les dépenses des gouvernements provinciaux dans la recherche et le développement ont plus que doublé depuis 1980.Statistique Canada les a évaluées à 714 millions $ l’an dernier Sirativement à 666 millions ?et à 615 millions ?en 1989).Toutes les provinces, sauf Terre-Neuve et 1’île-du-Prince-Édouard ont des organismes de recherche.Des universités, des organisations privées sans but lucratif et des étrangers ont dépensé le reste.En 1989, le Canada a consacré 1.35 % de son produit intérieur brut à la recherche et au développement.C’était moins que le 1.44 % dépensé en 1985, première année complète où le gouvernement Mulroney a été au pouvoir.Le chiffre de 1989 a été le plus bas parmi les pourcentages de tous les grands pays industrialisés, sauf l’Italie.Avant d’être élu premier ministre en 1984, M.Brian Mulroney avait promis de doubler la proportion de la richesse nationale investie dans la recherche et le développement.Le rapport sur l’activité scientifique et technologique au Canada a été publié un an et demi en retard à cause du manque de personnel chez Statistique Canada, a indiqué M.Louis-Marc Ducharme, membre du groupe ayant préparé le rapport.Il a ajouté que Statistique Canada cessait de.publier son rapport annuel sur l’activité scientifique et technologique au Canada à cause d’un manque de fonds, l’agence fédérale ayant été frappée paY les réductions budgétaires décrétées par le gouvernement conservateur.Les Japonais achètent moins et dépensent plus TOKYO (Reuter) — L’économie japonaise continue de ralentir, mais on discerne aussi des signes de reprise, déclarent des responsables régionaux de la Banque du Japon (BDJ) Les Japonais achètent moins de' magnétoscopes ou de voitures, mais continuent d’acheter les denrées de base et dépensent davantage pour leurs loisirs, ont-ils déclaré dans des rapports destinés à un symposium de trois jours qui se terminera demain.Ils notent que les producteurs d’acier ou de matières plastiques, par exemple, hésitent à investir en raison de la contraction de la demande dans leurs secteurs.La croissance de la production reste lente dans de nombreux secteurs, à l’exception des chantiers navals et des services publics, poursuivent les responsables de la Banque.Le ralentissement de l’activité économique, proche un moment de la surchauffe, se poursuivra, mais la reprise est manifeste dans certains secteurs, notamment l’immobilier individuel, favorisé par la baisse des taux d’intérêt des prêts à la construction.Iæs dépenses exagérées pèsent ac-tuellement sur des villes comme Osaka et ses voisines, qui étaient au centre d’une escalade vertigineuse des prix de certains actifs.« L’idée que les taux d’intérêt sont intéressants commence à faire son chemin, après la baisse du taux d’escompte aavril, mais n’a pas encore réussi à stimuler les investissements productifs », souligne Tatsuya Ta-mura, directeur général de la filiale d’Osaka de la BDJ.La construction de logements commence cependant à bénéficier de la baisse du taux directeur de la BDJ, qui a été ramené à 3,75 % le 1er avril dernier.’ La Banque va suivre plus attentivement que jamais les effets des précédentes baisses de taux sur divers aspects de l’économie, a déclaré le gouverneur de la BDJ, Yasushi Mieno.À l’ouverture de la réilnion, il a assuré que les effets conjugués des diverses baisses de taux, combinés aux mesures budgétaires, aideraient le Japon à assurer une croissance économique stable.MontréaPXXM ! - m 1778.23 ^ - 12.41 TSE-300 m 3380.73 ' - 18.09 Dow Jones I I “ m r 3343.25 + 6.94 Dollar canadien (US Cents) || '«M m 84.60 - .18 Or (New York-USS) | -J m 341.10 + 4.20 (PC), ymf' Le plus ancien restaurant de FRUITS DE MER .Naturellement si vous aimez les fruits de mer.1657, rue Sainte-Catherine Ouest Tèl.: 932-6118 - Fermé le lundi Stationnement gratuit (1 h 30) garage du Faubourg (Entrée rue Guy) Une étude de l’OCDE chiffre à 195 milliards $ l’impact de la réforme prévue par le GATT PARIS (Reuter) — Une réforme du commerce mondial comme celle qui est envisagée dans les négociations d’Uruguay du GATT augmenterait le revenu mondial de 195 milliards?, soit près de la moitié du produit national de la Chine, déclare une étude de l’OCDE.Le rapport, rédigé par le Centre pour le développement de l’organisation, estime que la disparition de tous les obstacles au commerce augmenterait le produit mondial de 475 milliards ?, soit près de la moitié du revenu des pays en développement et de leurs trois milliards d’humains.L’Organisation de coopération et de développement économiques a publié une copie du rapport avant la réunion qui aura lieu demain entre les représentants des États-Unis et de la Communauté européenne.Le président américain George Bush et le président de la Commision européenne, Jacques Delors, profondément divisés sur les négociations GATT, vont s’efforcer de sortir celles-ci de l’impasse.La négociation d’Uruguay propose une réduction d’environ 30% des droits et tarifs douaniers, dans des domaines allant de l'agriculture aux services.Dans cette étude, qui devait être publiée le 26 mai, l’OCDE plaide une fois encore pour une plus grande li-béralisation du commerce mondial.« L’absence d’un accord (dans ceS négociations) ne menace pas seulement la reprise économique et l’équité, mais aussi la paix dans le monde », souligne le rapport.-Il présente trois hypothèses pio'uf les 10 années à venir : pas de modification des politiques commercia-les, une réduction de 30 % des droits et tarifs douaniers, une abolition totale de ceux-ci.I Le rapport affirme que la Communauté européenne, le Japon et l’Association européenne de libre-échange (AELE), qui sont parmi les plus tièdes partisans des réformes proposées par le G ATI', seraient les principaux bénéficiaires d’une libéralisation du commerce mondial.;, Une libéralisation partie))?; comme celle que propose le directeur général du GATT, Arthur Duijh kel, augmenterait le revenu national de ces régions de 1 %, estime le rapport.Plus de 90 milliards $, sur les 195 milliards $ de revenu supplémentaire estimés par le rapport, iraient aux pays en développement et aux anciens pays communistes.Gala annuel de l’Ordre du mérite 25e remise de l’Ordre du mérite des Diplômés de l’Université de Montréal à Monsieur Jean Campeau H.E.C.1955 Président du conseil Domtar inc.Sous la présidence d’honneur de Monsieur André Bérard Président du conseil et chef de la direction Banque Nationale du Canada en présence du recteur Monsieur Gilles G.Cloutier Le vendredi 1er mai 1992 à18h30 dans le Salon Ovale du Ritz Carlton 1228, rue Sherbrooke Ouest à Montréal Au programme 18h30 Cocktail 19h30 Remise de l’Ordre du mérite 20h30 à 2h00 Dîner dansant Pour réservation Veuillez communiquer avec le secrétariat de l’Association au (514) 343-6230 Prix du billet 170 $ (T P S.incluse) Table: 8 ou 10 personnes Tenue de ville Université de Montréal Les Diplômés A-6 B Le Devoir, mercredi 22 avril 1992 L’ACTUALITE INTERNATIONALE LE MONDE EN BREF Hassan II annonce des élections RABAT (Reuter) — Le roi Hassan II a annoncé hier des élections l’été prochain en précisant qu’il voulait voir des visages nouveaux au Parlement, lançant un appel aux jeunes qui voteront pour la première fois, il a déclaré : « Je souhaite voir de nouveaux visages dans le prochain Parlement ».Il a ajouté sans plus de précisions que la constitution serait amendée et qu’un Erojet établirait un référendum.Les élections doivent être « libres et onnêtes », a dit Hassan II lors d’un colloque des collectivités locales.La première session du nouveau Parlement devrait avoir lieu le deuxième vendredi d’octobre.Les assemblées régionales et locales seront élues auparavant.Aux termes de l’actuelle constitution, les deux tiers des 306 députés sont élus au suffrage universel direct, les autres par des collectivités locales et des organisations professionnelles.Abandon de charges contre Hachani ALGER (Reuter) — La chambre d’accusation de la Cour d’appel d’Alger a annulé hier les principales accusations portées contre Abdelkader Hachani, président par intérim du Front islamique du salut (FIS), mais l’a maintenu en prison pour d’autres délits, a annoncé son avocat.Les trois juges de la chambre, réunis à huis-clos, ont ainsi abandonné l’accusation de tentatives de saper le moral de l’armée et de distribution de tracts hostiles à l’intérêt national et injurieux vis-à-vis des corps constitués.« Normalement, il devrait être libéré, mais ils (les juges) l’ont renvoyé devant le juge d’instruction pour répondre d’une nouvelle accusation », a dit son avocat, Ali Yahia Abdenour.Il a ajouté que la nouvelle accusation, portant sur la diffusion d’information contre la sûreté et l’unité de l’État, était moins sérieuse.Abdelkader Hachani était le chef du FIS pendant les élections législatives de janvier dernier qui laissaient prévoir une large victoire du mouvement religieux avant l’intervention de l'armée pour mettre fin au processus, n a été arrêté le 22 | janvier et est détenu à la prison de Serkajji, sur les hauteurs d’Alger.* % .i Mort du grand duc Vladimir Romanov MIAMI (AFP) — Le grand duc de Russie et prétendant au trône de Russie, Vladimir Kirillovitch Romanov, est mort hier dans un hôpital de Miami à Fâge de 74 ans, a-t-on appris de source médicale.Le grand duc a perdu connaissance alors qu’il recevait des journalistes de langue espagnole dans les locaux de la banque Northern Trust.Il devait participer aujourd’hui à un • forum d’industriels a Miami.Les causes du décès n’ont pas été ’communiquées.Le grand duc Romanov était le fils de Kirill Vladimiroviteh Romanov, cousin du dernier tsar Nicolas II.Il était le descendant direct du tsar Alexandre II, qui avait régné de 1855 à 1881.Né en exil en Finlande en 1917, il résidait habituellement à Paris.«• * ‘ Les Suisses davantage favorables à l’Europe GENÈVE (AFP) — Les Suisses apparaissent davantage favorables à l’Europe selon deux sondages publies hier.Ces sondages ont été commandés par l’Institut de recherches conjoncturelles (BAK) et par les chambres de commerce et d’industrie de Genève Vaud Fribourg et Neuchâtel.41 % des électeurs suisses voteraient en faveur de l’Espace économique européen, s’ils devaient se prononcer aujourd’hui sur l’adhésion de leur pays à ce traité signé par la CEE et l'AELE visant à créer un marché de 380 millions de consommateurs, selon le premier sondage réalisé en avril par l’Institut Konso auprès d'un échantillon représentatif d’un millier de personnes.Un sondage similaire réalisé début avril par ce même institut à la demande de la Radio Télévision suisse révélait que 37 % seulement des Suisses étaient dans ce même état d’esprit.Par ailleurs 55 à 65 % des chefs d’entreprises romands sont favorables au dépôt rapide d’une demande d’adhésion de la Suisse à la Communauté européenne, selon un autre sondage.Moubarak voit une lueur d’espoir dans les affaires de Lockerbie et du DC-10 SIDI BARANI (Reuter) — Le président égyptien Hosni Moubarak a déclaré hier qu’il y avait un espoir de régler le contentieux entre la Libye et les pays occidentaux à propos des attentats de Lockerbie et du DC-10 d’UTA.« Il y a une lueur d’espoir.Il faut y travailler», a déclaré le rais à la presse après un entretien avec le colonel Kadhafi dans une base aérienne en Égypte.Mouammar Kadhafi est arrivé par la route en Égypte, l’ONU ayant imposé le 15 avril un embargo aérien et militaire ainsi que des sanctions diplomatiques à son pays dans le cadre des enquêtes sur les attentats de Lockerbie et du DC-10 d’UTA.Pour son premier voyage à l’étranger depuis l’entrée en vigueur de l’embargo, le numéro un libyen est venu avec toute sa suite dans un convoi de 32 voitures en passant par Sal-loum, ville frontalière égyptienne, avant d’arriver à Sidi Barani, sur la Méditerranée, a-t-on précisé de source militaire.Hosni Moubarak et Mouammar Kadhafi se sont entretenus en privé pendant une demi-heure avant de se rendre dans une tente spécialement préparée pour le dirigeant libyen puis de déjeuner ensemble.« Nous consultons un grand nombre de parties, a dit Hosni Moubarak.Nous espérons trouver une solution pour ramener la situation à la normale », a ajouté le président égyptien, sans précisions.Selon un diplomate occidental, « l’Égypte est préoccupée par l’isolement de Kadhafi et par sa propre incapacité à le maintenir dans les limites de la modération ».L’Égypte applique les sanctions, mais la presse égyptienne fait état de représailles contre les travailleurs égyptiens en Libye, qui sont au nombre de 1,5 million.Selon des journaux d’opposition, huit cadavres d’Égyptiens ont été remis à Salloum ces derniers jours.Hosni Moubarak a dit qu’il ne croyait pas que les États-Unis ou la Grande-Bretagne chercheraient à durcir les sanctions pour l’instant.La Syrie a déclaré hier que sa compagnie aérienne continuerait de desservir la Libye malgré l’embargo de l’ONU.« Le maintien des vols des Syrian Arab Airlines sur la Libye est une décision de principe du gouvernement », a déclaré Adnan al Gabi, pré- sident de la compagnie nationale, après une visite de travail au Caire.« Ce qui retarde nos vols sur la Libye, c’est le besoin d’obtenir des autorisations des États dont nous traversons l’espace aérien », a-t-il expliqué à la presse.L’ONU compte obliger Tripoli à coopérer avec les autorités judiciaires américaines, britanniques et françaises enquêtant sur les attentats contre un Boeing de la Pan Am, qui a explosé au-dessus de l’Écosse en décembre 1988, et contre un DC-10 français détruit en 1989 au dessus du Niger.Ces deux attentats ont fait 441 morts au total.Washington et Londres veulent que la Libye livre deux de ses agents secrets soupçonnés d’être derrière ces attentats.Washington envisage une alliance stratégique avec les pays de l’ex-URSS WASHINGTON (AFP) - Le secrétaire d’État James Baker a évoqué hier la possibilité d’une alliance avec la Russie et les autres États de l’ex-URSS dans un discours destiné à faire passer un programme d’aide pour ces pays.« Nous avons une occasion qui se présente une fois par siècle de modifier le cours de l’Histoire et de créer une nouvelle ère de paix », a déclaré M.Baker dans un discours qu’il devait prononcer à Chicago hier soir et dont le texte a été diffusé à Washington, en appelant les Américains à prendre la tête d’un effort international d’aide.« Sur le plan stratégique, les États-Unis, la Russie et les autres pays de l'ancienne Union soviétique peuvent progresser vers une amitié durable, un partenariat, et même une alliance », a-t-il dit en énumérant les possibilités futures.« Sur le plan politique, la démocra- tie peut s’épanouir là où elle ne l’a jamais fait (.) Sur le plan économique, l’intégration (de la Russie et des autres Etats) dans l’économie mondiale peut offrir de nouvelles possibilités à nos commerçants et à nos investisseurs », a poursuivi le secrétaire d’État.Le discours, préparé pour le Council on Foreign Relations de Chicago, un groupe de refléxion sur la politique étrangère, vise à convaincre le public américain de la nécessité du plan d’aide aux héritiers de l’URSS soumis le 1er avril au Congrès.En campagne électorale présidentielle, l’aide à l’étranger est impopulaire.Ce projet, qui ne chiffre pas le coût total de l’aide américaine, prévoit notamment la participation des États-Unis à un programme de 24 milliards $ d’aide pour la Russie financé par les grands pays industrialisés.« Je vous supplie d’appuyer ce pro- jet de loi, tout comme le président (George Bush) et moi-même avons demandé au Congrès de le voter sans délai et sans amendement rédhibitoire », a déclaré le secrétaire d’État.M.Baker a affirmé que ce projet était un investissement réaliste dans l’avenir, et mis en garde contre l’iso-lationisme et une répétition des erreurs de l’Histoire.La dépression des années 30 et la Seconde Guerre mondiale sont issues « des illusions de l’isolationisme et du protectionisme », a-t-il affirmé.Les États-Unis sont appelés à prendre la direction d’un effort collectif pour développer la Russie et l’Eurasie, comme ils l’avaient été après le second conflit mondial à lancer l’Alliance atlantique et à aider l'Europe occidentale et le Japon à se relever, a estimé le secrétaire d’État.M.Baker a cependant souligné que l’Amérique n’était pas seule.« Les États-Unis ne sont pas le gen- darme du monde, a-t-il déclaré.Un engagement collectif permet aux États-Unis de rassembler des nations qui partagent leurs idées et de s’appuyer sur les institutions internationales là où elles peuvent jouer un rôle utile », a expliqué le chef de la diplomatie américaine.Répondant à l’avance aux adversaires du multilatéralisme aux États-Unis, il a ajouté que les États-Unis se réservaient « le droit d’agir unilatéralement, ce qui est parfois la seule façon de prendre la tête ou de servir nos intérêts».M.Baker n’a pas développé l’idée de l'alliance stratégique, qu’il évoque pour la première fois, mais les États-Unis, avec l'Allemagne, ont déjà fait entrer les pays de l’ex-URSS dans un Conseil de coopération nord-atlantique.Le COCON A les associe, avec les États d’Europe de l’Est, aux membres de l’OTAN sans pour autant en faire des alliés militaires.HÉÈÈftfeife a Hydro-Québec Au génie d'hier.à la virtuosité d'aujourd'hui.à la promesse de demain.HYDRO-QUÉBEC présente le Festival international de piano de Montréal Otto Werner-Mueller, chef Dimanche 7 juin, 16h, Théâtre Maisonneuve, PDA Janus/.Olejniczak, pianiste Dimanche 7 juin.I6h, Théâtre Maisonneuve, PDA Philip Thomson, pianiste Dimanche 7 juin, !6h, Théâtre Maisonneuve, PDA De Profundis « This is a dazzling showpiece for any pianist and deserves a place in the repertoire.» CLASSICAL MUSIC MAGAZINE Alexis Weissenberg * Idil Biret * Janusz.Olejniczak * Philip Thomson * André Laplante * Evgeny Moguilevsky * Marc Durand * Roberto Bravo * Frederic Chiu * Lilya Zilbcrslein * Trio Lyrika * Lucille Chung * Sylviane Defeme * Duo Campion-Vachon * Michael Jones et plusieurs autres.Philip Thomson « Un veritable pianiste virtuose.» LE SOLEIL, QUÉBEC « One of Canada's most brilliant pianists.» THE OTTAWA CITIZEN Janusz Olejniczak « Tout Chopin est là.Élégant, raffiné, sentimental, réservé, '«C^t___________________ RESEAU FM STÉRÉO Rodiodiffuttur oftciaJ INFO-FESTIVAL 7 au 14 juin 1992 Série INTERNATIONALE 23,00' 18,00' Concert d’ouverture 75,00 ’ 50,00 ' Série JEUNES INTERPRÈTES 5,00 ' Série complète-7 récitals et concerts 24,501 Série GRANDS MAÎTRES 10,00' Étudiant et 60 ans et + 8,00 ’ Série FORUM 7.00' Étudiant et 60 ans et + 5,50 ' 14,00' 25,00' bouillonnant, souriant.Un équilibre miraculeux.» REVUE COMPACT (514) 866-1648 l’IWf >s l’KIMIU EN VENTE CHEZ AU LiLls ts LU K (514)5221245 JLIliéItnIMionnMvi WO Plaça des Arts NON R*Mr»Mion« t«t*f*on.ï'nornftiM l»i I K I / I ( Ville rie Montre,il V ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, mercredi 22 avril 1992 B A-7 PHOTO AP .Un membre d’une milice musulmane a fouillé hier le coffre d’une voiture à Sarajevo à la recherche d’armes.Les Serbes bombardent durement Sarajevo SARAJEVO (Reuter) — Des duels d’artillerie ont éclaté hier à Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine, et dans d'autres parties de l’ex-république yougoslave, qui semble sur le point de sombrer dans une guerre civile généralisée.Alors que les États-Unis et la Communauté européenne ont menacé de rompre leurs relations diplomatiques avec Belgrade pour protester contre le rôle de la Serbie dans le conflit, les forces serbes ont pilonné la capitale bosniaque, où le centre de télédiffusion a été touché pour la première fois.Des casques bleus de TON U sont sortis dans les rues à bord de véhicules blindés pour tenter de secourir les blessés.De durs combats avaient lieu non loin de leur QG à Sarajevo.Au moins 21 personnes ont été blessées, dont plusieurs grièvement, ont déclaré des médecins.Les pompiers ont vu plusieurs cadavres gisant dans les rues.Dans la capitale, les tirs de mortier ont commencé avant l’aube.Des policiers musulmans étaient bloqués dans un commissariat pris sous les tirs de mitrailleuses et de mortiers.La tour de la télévision, accusée par les Serbes d’être noyautée par les Musulmans, a été touchée près d’une vingtaine de fois.Sarajevo n’avait pas connu de combats aussi violents depuis plusieurs jours.Ils essaient de couper Sarajevo en deux», a déclaré un policier à propos des barricades érigées à travers la ville.Des affrontements ont également eu lieu à Doboj, dans le nord, et à Vlasenica, village de l’est.Quatre personnes ont été blessées à Turbet, dans le nord-est, a précisé la radio bosniaque.Selon la radio croate, une personne a été tuée au cours de la nuit à Derventa, dans le nord.La radio a fait état d’attaques de l’armée de l’air yougoslave contre des villes de l’ouest de la Bosnie peuplées en majorité de Croates.À Belgrade, le président serbe Slobodan Milosevic a rejeté les critiques américaines et a accusé Washington de manquer d’objectivité et de vouloir imposer sa loi.« La Serbie n’a aucune revendication territoriale sur d’autres (pays) et, dès le début, s’est prononcée pour un règlement pacifique de la crise yougoslave, dans le cadre de la légalité », a assuré le président serbe dans un communiqué après avoir reçu le sous-secrétaire d’État adjoint Ralph Johnson.Un responsable du ministère portugais des Affaires étrangères, dont le pays préside actuellement la CEE, a dit pour sa part que, si la rupture des relations ne suffisait pas, la Communauté pourrait demander à TON U d’imposer un embargo économique à la Serbie.L’Autriche envisage elle aussi de rompre ses relations diplomatiques avec la Yougoslavie si les États-Unis et la CEE en décident ainsi, a dit hier le ministre des Affaires étrangères, Alois Mock.Son pays, a-t-il dit, a déjà adopté certaines sanctions économiques contre la Yougoslavie.Toujours sur le front diplomatique, le ministre allemand des Affaires étrangères, Hans-Dietrich Gens-cher, aura ces prochains jours une série de contacts sur la crise yougoslave.Deux présidents se disputent le Pérou LIMA (AFP) — M.Maximo San Roman, vice-président péruvien, a prêté serment en tant que « président constitutionnel » du Pérou hier devant les membres du Parlement dissous le 5 avril dernier par le président Alberto Fujimori.Celui-ci a réaffirmé qu’il resterait au pouvoir.Les anciens présidents du Sénat et de la Chambre des députés, MM.Felipe Osterling et Roberto Ramirez del Villar, ont reçu cette prestation de serment lors d’une cérémonie au siège du Collège des avocats à Lima, entouré d’importantes forces de l’ordre.Les forces de sécurité n’ont pas empêché M.San Roman de pénétrer dans le bâtiment.La cérémonie a toutefois commencé avec environ deux heures de retard à cause de ce déploiement policier.Après le coup d’État civil du président Fujimori et la dissolution du Parlement, les députés avaient prononcé la vacance de la présidence et décidé de nommer M.San Roman président constitutionnel.Ce dernier était rentré des États-Unis dans la nuit de samedi à dimanche pour prendre la tête de l’opposition au président Fujimori.Dans un bref discours, le nouveau président s’est notamment engagé à oeuvrer pour le retour à la démocratie et à respecter la volonté populaire.Il a aussi annoncé la prochaine nomination d’un cabinet ministériel.« Je suis un Péruvien du Pérou profond», a déclaré M.San Roman, originaire de Cusco l’ancienne capitale des Incas.Le même jour, le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) Joao Baena Soares et le ministre uruguayen des Affaires étrangères Hector Gross Spiell, ont entamé à Lima leur mission de bons offices pour tenter de trouver une sortie à la crise institutionnelle péruvienne.Par ailleurs, le président péruvien Alberto Fujimori a réaffirmé hier qu’il ne reviendrait pas sur les me- sures qu'il a prises pour « parvenir à la transformation totale du Pérou », lors d’une nouvelle manifestation d’habitants de Lima favorables à sa politique devant le Palais du Gouvernement.M.Fujimori a déclaré devant les manifestants qui lui apportaient leur soutien qu’il ne reviendrait pas sur son objectif d’éliminer l’immoralité et la corruption.Montrant ses partisans aux journalistes, il a lancé : « Ils sont venus confirmer l’identification qui existe entre les objectifs de mon gouvernement et le désir du peuple péruvien ».Certains manifestants criaient au président Fujimori : « La manière forte pour les traîtres », « Le peuple est avec toi », « Va de l’avant ».Des partisans de M.Fujimori avaient déjà manifesté un peu plus tôt devant un hôtel du centre de Lima dans lequel séjourne la mission de l’OEA.Les manifestants avaient lancé devant cet hôtel des tracts appelant à un rassemblement civique populaire pour aujourd’hui sur la place San Martin à Lima, afin de soutenfr M.Fujimori «dans sa lutte pour un nouveau Pérou bénéficiant de la paix et du développement ».Enfin, le ministre péruvien de l’économie, Carlos Bolona, a présenté sa démission, a annoncé hier soir le ministre péruvien des Affaires étrangères, Augusto Blacker Miller.Il n’a pas été immédiatement possible de savoir si la démission de M-Bolona avait été acceptée ou non pqr le président Fujimori.JJOURD’HUI! AUGMENTEZ VOS CHANCES OE LUTTER CONTRE L'ENNEMI NUMÉR01 440 bout.R«né-Lév«*qu« Ou«at.bureau 1400 i S Montréal (Québac) H22 1V7 T41.: (614) 671-1561 ou 1*000-961-7660 (Siéga «octal?' ' Téléc.: (S14) 871-1404 BIÏ1R (m B.B.L 11 ¦ I n I r « ENTRE J.| CLUB COflRT coupai Eurêka! Ferplus (âïsmaFl rE3-3cC gokMMI-b
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