Le devoir, 5 mai 1992, Cahier A
Montréal Londras Hono Kong Bélanger, Legault 514 2B4 23 23 Communications Design et graphisme Relations interculturelles !; Vol.LXXXIII — No 104 Ensoleillé.Max.: 13.Détail page B-6.Montréal, mardi 5 mai 1992 Toronto 85 cents 65* +- TPS + TVQ SOCIÉTÉ Quelle défense pour l’Europe?C’est surtout l’Otan, dont on voit ici un avion d’alerte lointaine, qui a assuré jusqu’à maintenant la défense de l’Europe.Mais avec l’effondrement du communisme et les nouveaux accords de coopération européenne, la question de la sécurité se pose en termes tout-à-fait nouveaux.Jocelyn Coulon décrit le rôle des organisations et la façon dont l’Europe est en train de se restructurer.Page B-l Mitterrand relance son idée d’une Europe confédérée STRASBOURG (Reuter) — Le président François Mitterrand a relancé hier son idée de confédération réunissant tous les pays d'Europe et a souligné que le Conseil de l’Europe pouvait en être le « creuset ».« Il faut que nous organisions les années à venir pour que nous nous retrouvions et pour que nous réussissions enfin cette confédération que j’appelle de mes voeux », a dit le chef de l’État français devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.« D'ici là, il faut que les États se rencontrent, qu'ils travaillent ensemble.C’est la raison pour laquelle j’ai pensé que le Conseil de l’Europe pou- vait être le creuset de cette confédération», a-t-il ajouté.Il a suggéré que le Conseil de l’Europe, qui traite avant tout des droits de l’homme, mais aussi d’environnement, de culture et d’éducation, tienne un sommet tous les deux ans entre deux sommets de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE).Il a aussi proposé des réunions ministérielles régulières.Le Conseil de l’Europe rassemblera, avec l’adhésion de la Bulgarie la semaine prochaine, 27 États démocratiques du Vieux Continent.« Des sessions régulières au plus Voir page A-4: Mitterrand Le Sénat examine deux projets qui provoquent Québec Violence à Toronto La police débordée par les acte de pillage TORONTO (PC) — Une manifestation devant le consulat américain organisée par la communauté noire de Toronto a tourné à la violence hier soir alors que des hordes de manifestants et de contre-manifestants se sont ruées le long de la rue Yonge, notamment, pour fracasser les vitrines et piller les magasins dont le centre Eaton.Au moment où nous mettions sous presse à 21h, hier soir, la police de Toronto se disait débordée par les événements.En fin d’après-midi une demi-douzaine de néo-fascistes avaient provoqué les manifestants avec des affiches dénonçant « les meurtres racistes contre les Blancs».Les néo-fascistes, poursuivis par des Noirs et des Blancs enragés, ont toutefois été neutralisés et arrêtés par la police.La manifestation s’est ensuite transformée en marche, puis en un sit-in bruyant qui devait durer une couple d’heures devant l’Hôtel de ville de Toronto.•On ne savait encore trop comment, hier soir, tout avait dégénéré plus tard en émeutes violentes.En après-midi, Le corps policier, discret mais tendu, a été quelque peu décontenancé par les événements: tout d’abord, les policiers, qu’on avait affectés en nombre limité pour mé nager les susceptibilités, ne s’attendaient pas à une contre-manifestation de skinheads.Ensuite, ils croyaient que la manifestation se limiterait au consulat américain.Les effectifs policiers ont été augmentés lors du sit-in.La circulation au centre-ville de Toronto a été quelque peu perturbée par l’événement, qui a son début a rassemblé environ 600manifestants selon la police.La manifestation avait été organisée en guise de protestation contre l’acquittement à Los Angeles de quatre policiers accusés d’avoir battu un Noir avant son arrestation.Mais, avec l’incident qui s’est produit samedi dernier à Toronto, alors qu’un Noir soupçonné de traffic de drogue a été abattu à bout portant par un officier blanc, l’événement a pris de fortes couleurs locales.« La différence entre Los Angeles Voir page A-4: Violence m ï Mé WÊr PHOTO CP C’est lorsque des contre-manifestants (à gauche) brandissant une affiche dénonçant les « meurtres racistes contre les Blancs », que les premières violences ont éclaté, hier, dans le centre de Toronto.Chantal Hébert de notre bureau d’Ottawa Des sénateurs aussi bien conservateurs que libéraux ont mis le gouvernement fédéral sur la sellette hier pour sa décision de mettre en oeuvre dans une période politique délicate des relations Québec-Ottawa deux projets de loi vivement contestés par le gouvernement Bourassa.Le projet de loi C-62 confirme le rôle de maître-d’oeuvre du gouvernement fédéral dans le secteur des télécommunications, domaine revendiqué par le Québec et la Saskatche- wan dans le cadre des négociations constitutionnelles actuelles et reconnu au gouvernement fédéral par la Cour Suprême du Canada.D’autre part, le projet de loi C-13 permet à Ottawa d’évaluer l’impact sur l’environnement de tous les projets auxquels il est associé même de loin et a été désavoué par l’Assemblée Nationale presque au complet.Dans les deux cas, plusieurs conseillers du gouvernement concèdent que ces projets constituent des irritants superflus entre le gouvernement fédéral et les provinces au moment où s’amorce un ultime sprint Voir page A-4: Le Sénat Bourassa recommande de suspendre la réforme du Sénat Norman Delisle de la Presse Canadienne VANCOUVER — La mise en place d’un Sénat avec des pouvoirs considérables, où toutes les provinces seraient également représentées, risquerait de paralyser le Canada, a averti le premier ministre du Québec, Robert Bourassa à Vancouver, hier.Entreprenant en Colombie-Britannique une tournée constitutionnelle de quatre jours dans les provinces de l’Ouest, M.Bourassa a parlé de l’im- portance d’agir avec prudence dans toute modification qui concerne le Sénat.« Si on n’est pas prudent dans le dossier du Sénat, on risque de nuire au fonctionnement du gouvernement central», a dit M.Bourassa dans le cadre de sa rencontre avec le premier ministre de Colombie-Britannique, Michael Harcourt.« L’Ontario, avec 10 millions d’habitants, fournit 40 pour cent des revenus de la fédération.Aura-t-elle le même nombre de sénateurs que les Territoires du Nord-Ouest ou que le Yukon qui ont 30 000 ou 50 000 habi- tants?Il faut agir d’une façon réa liste dans un régime parlementaire.Nous ne sommes pas dans un régime présidentiel », a dit le premier ministre québécois.Cette requête d’un Sénat égal, équitable et élu (qu’on appelle «tri-ple-E» dans le jargon constitution nel) est une des demandes pressantes des quatre provinces de l’Ouest, principalement de l’Alberta et de son premier ministre Don Getty.M.Bourassa a rappelé hier que dans l’Accord du lac Meech, la ques tion du Sénat devait être débattue Voir page A-4: Bourassa Ottawa annonce un plan d’aide à l’enfance jugé futile d'après la Presse Canadienne TORONTO — Le gouvernement fédéral dépensera 500 millions $ de plus en cinq ans dans un plan d’action national d’aide aux enfants en difficulté, a annoncé hier le ministre fédéral de la Santé et du Bien-être social, M.Benoît Bouchard, soulevant de vives critiques de la part f d’organismes dévoués à l’enfance qui estiment que le programme est insuffisant, mais surtout inadéquat et futile par rapport aux « vrais problèmes », notamment la pauvreté des parents.Cette politique, que le gouvernement appelle « Initiative pour le développement de l’enfant » dit vouloir s’attaquer aux problèmes de malnutrition, de violence et de maladie que vivent 1 million d’enfants sur 6,6 millions au Canada.Sur les 500 millions $, 200 millions $ seront accordés sous forme d’aide aux groupes communautaires, 160 millions $ iront aux groupes autochtones (dont les enfants sont classés parmi les plus vulnérables) tandis que le reste servira à des campagnes de prévention, de promotion et de protection.Le plan a tout de suite été vivement critiqué par des spécialistes et des groupes sociaux comme le Conseil canadien de développement social et le Comité canadien d’action sur le statut de la femme qui déplorent que l’argent du fédéral soit davantage dépensé dans l’éducation et la sensibilisation (donc dans la rédaction de documents, la mise sur pied de campagnes, et d’autres moyens de communication) plutôt que dans des gestes concrets d’aide directe aux enfants en difficulté.Ces groupes estiment en outre que le vrai problème réside dans la pauvreté des parents, laquelle est responsable des mauvaises conditions de vie pour les enfants.Le ministre Bouchard s’est défendu hier contre ces arguments en disant, d’une part, que le programme n’avait pas la prétention de régler le problème de la pauvreté et que, d’autre part, l’argent dépensé dans l’éducation serait utile car, à son avis, la population canadienne avait besoin d’être davantage sensibilisée aux problèmes des enfants.« Il faut donner le vrai portrait de la situation.Il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas savoir qu’un enfant sur cinq a des problèmes, qui pensent que cela n’arrive que dans le tiers monde.Il faut donc les sensibiliser», a-t-il expliqué.Plusieurs critiques disent aussi que ce programme, qui s’ajoute aux mesures de 2,1 milliards $ sur cinq ans annoncées dans le dernier budget fédéral, n’est qu’une maigre com-« —w- **.% m Henri Guillemin Henri Guillemin s’éteint à 89 ans Marie Laurier pensation pour la promesse des con servateurs de mettre sur pied un programme national de garderies (une promesse de plusieurs milliards de dollars).Là-dessus, le ministre Bouchard disait hier que le programme de gar deries pourrait être ressuscité d’ici cinq ou 10 ans.Quant aux mesures annoncées hier, elles donnent suite à la ratification de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant.Le lancement de ces mesures s’est fait en grande pompe au YMCA centre-ville de Toronto et pour l’occasion, le ministre Bouchard avait Voir page A-4: Ottawa L’HISTORIEN littéraire français Henri Guillemin, Suisse d’adoption depuis 1942, qui a fait plusieurs de nos « beaux dimanches » dans les années 70 au petit écran de Radio-Canada est mort, hier, à Neuchâtel, à l’âge de 89 ans.Plus récemment nous avions le bonheur de l’entendre se raconter dans la série Propos et confidences du 13 janvier au 3 février 1985.Il avait évidemment vieilli physiquement, mais n’avait rien perdu de sa verdeur et de son formidable talent de communicateur.En apprenant par LE DEVOIR la nouvelle de sa mort hier, celui qui fut un de ses fidèles amis et admirateurs ici même au Québec, Roger Baulu, lui-même âgé de 82 ans, se rappelait avec émotion et ravissement les moments qu’il a partagés avec Henri • Guillemin.« J’ai eu le bonheur de faire des émissions avec ce grand bonhomme et nous étions devenus des amis.J’ai passé avec lui des heures bien agréables.Je l’amenais à la pêche au club du Lac d’Argent, je l’écoutais me raconter les gens qu’il avait connus et je puis vous dire qu’à ce moment-là je me foutais éperdument du poisson! Son discours était à lui seul une prise d’intelligence.C’était un homme de qualité et il adorait faire partager son savoir et sa vaste culture.» Trop modeste, celui que l’on surnomme Le Prince des annonceurs, ajoute qu’il est loin de se prétendre un littéraire, mais passe sa retraite à lire en s’alimentant dans sa bibliothèque personnelle de cinq à six mille volumes! Le comédien Doris Lussier lui vouait une admiration inconditionnelle: «Je ne ratais aucune de ses émissions, nous confiait-il hier.Il fut un virtuose, l’as des as de l’anima-tion-solo, un classique du conférencier de télévision.Je me souviens, entre autres, de ses commentaires sur Victor Hugo, sur Napoléon et surtout j’ai encore cette image de l’expression de son visage en gros plan quand il exprimait la chute de son intervention.Cela en disait davantage que ses plus brillants propos.» L’ancien annonceur Henri Bergeron qualifie Henri Guillemin de « grand communicateur ».« Je le donne en modèle à mes étudiants en communication.Il savait transmettre sa matière de façon intéressante, réjouissante même.Il était doué d’une mémoire prodigieuse: vous savez, les petits papiers qu’il semblait consulter, c’était pour se donner une contenance, car il n’y avait rien d’écrit dessus! » Celui que l’on qualifiait volontiers d’« iconoclaste » pourrait ajouter maintenant 1992 à sa nécrologie qu’il avait rédigé avec humour en ces termes: « Henri Guillemin 1903-19., pas de titres universitaires — ils tiennent à la chance —, pas de décorations, je ne les ai jamais demandées ».Pour le journaliste et écrivain français Jean Lacouture, qui vient de publier des entretiens avec Henri Guillemin sous le titre Une certaine espérance, l’historien « avait encore beaucoup de choses à dire » : « Il était en train d’écrire deux livres: son journal de la guerre du Golfe de l’année dernière, dont il a été un adversaire très déterminé, et un livre sur l’église catholique dont le titre Voir page A-4: Guillemin 350e ANNIVERSAIRE de MONTREAL RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 8 mai 1992 PARUTION le 16 mai DANS LE DEVOIR Montréal en fête ! Le 15 mai commencent les 130 jours de célébrations du 350e anniversaire de fondation de Montréal, LE DEVOIR se joint à la fête et publie un cahier spécial qui présentera les expositions (plus de 80) qui ont lieu à Montréal pour marquer cet événement.En plus d’un calendrier de ces expositions, on trouvera dans ce cahier des textes présentant les expositions les plus importantes qui seront regroupées par thème: Histoire, politique, littérature, religion, beaux-arts et art contemporain, architecture, sciences.On traitera aussi des activités populaires qui auront lieu pendant cette période.50 000 exemplaires supplémentaires de ce cahier qui sera publié dans l’édition régulière du DEVOIR du 16 mai seront aussi distribués sur les lieux de plusieurs de ces expositions. A-2 ¦ Le Devoir, mardi 5 mai 1992 Ottawa songe à préciser quand les policiers peuvent faire usage d’une force meurtrière Manon Cornellier de la Presse canadienne OTTAWA — La ministre de la Justice Kim Campbell a confirmé hier qu’elle comptait modifier le Code criminel afin de clarifier les circonstances où un policier, dans le cadre d’une arrestation, peut utiliser une force meurtrière, c’est-à-dire qui peut provoquer la mort ou des blessures graves.Actuellement, un policier peut justifier l’utilisation de cette force lorsqu’il essaie d’arrêter un criminel qui prend la fuite.Cependant, le code ne fait pas de distinction selon le type d’infraction ou la violence de la personne poursuivie.Selon un haut fonctionnaire au ministère de la Justice, les modifications viseraient à ce que la force permise soit proportionnelle à la gravité de l’offense ou du caractère violent de la personne interpelée.« Rn fait, il s’agit de refléter la situation actuelle.Si les forces policières utilisaient le pouvoir tel que décrit dans le code, ce serait un carnage.Actuellement, il y a place pour un usage très large de la force meurtrière.Clarifier la loi ne peut qu’avoir un effet bénéfique à ce chapitre», indique ce fonctionnaire.Ces amendements au Code criminel devraient être déposés avant l’été, si le menu législatif n’est pas trop chargé.Sinon, cela aurait lieu tôt cet automne, a précisé la minis- tre à sa sortie de la Chambre.« Les autorités judiciaires ont besoin d’avoir une idée claire de ce qui est une utilisation acceptable de la force meurtrière et ce qui ne l’est pas », a-t-elle renchéri.Mais il ne s’agit pas, a-t-elle tenu à préciser, de limiter la capacité des policiers de faire leur travail.L’annonce de la ministre a satisfait le député néo-démocrate Howard McCurdy, qui s’était inquiété de la mort d’un jeune Noir abattu par un policier ce week-end à Toronto.Mme Campbell a souligné que les événements des derniers jours n’étaient pas à l’origine de la décision du gouvernement.En fait, ce projet d’amendements est discuté depuis longtemps avec les procureurs gé- néraux provinciaux, la Commission de réforme du droit, les associations policières et différents organismes qui s’inquiétaient du manque de précision des articles existants.Seul député noir à la Chambre des Communes, il ne doute pas que les relations raciales soient très différentes au Canada comparativement aux États-Unis.Mais selon lui, il existe une préoccupation réelle face au traitement des minorités visibles par le système judiciaire et il croit que la tenue d’une enquête sur cette question pourrait être appropriée.Mme Campbell craint qu’une enquête ne serve qu’à reporter les solutions à plus tard.« Nous savons ce que sont les problèmes », a-t-elle dit.Les abonnés du téléphone pourront exiger de conserver l’anonymat sans frais face aux systèmes d’affichage OTTAWA (PC) — Les abonnés du téléphone dans l’est du Canada et en Colombie-Britannique peuvent maintenant demander à leur compagnie de téléphone, de conserver sans frais l’anonymat lorsqu’ils font des appels, a décidé hier le CRTC.Cette décision de l’agence de surveillance fédérale est valable pour les clients de Bell, B.C.Tel, Maritime Telephone and Telegraph, Newfoundland Tel et NBTel.Elle signifie qu’en prévenant la standardiste ou en composant un numéro spécial, les abonnés peuvent empêcher l’apparition de leur propre numéro de téléphone sur les appa- reils spéciaux d’affichage des numéros d’appel d’arrivée qu'utilisent certaines compagnies et des abonnés privés.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a aussi ordonné aux compagnies de téléphone d’abandonner la facturation mensuelle pour les appareils dits Dépisteurs et de remplacer cette méthode par des frais sur activation, soit selon chaque appel.« Le Conseil convient qu’il est parfois vital pour les victimes de violence conjugale, pour les médecins, pour les agents de la paix et d’autres particuliers de garder l’anonymat », a déclaré dans un communiqué le président du CRTC, M.Keith Spicer.Mais la décision vaut pour tous les abonnés, non seulement pour les maisons d’hébergement.Même si un numéro est bloqué par une personne ne voulant pas l’affichage de son numéro, la compagnie de téléphone tient toujours un dossier de tous les appels et le service de repérage des appels continuera de fonctionner, a ajouté M.Bill Allen, porte-parole du CRTC.« Le système de repérage des appels, qui signifie littéralement que, si vous faites un tel appel, vous vous ferez prendre de toute manière, de- vrait avoir le même effet de dissuasion », a noté M.Spicer au cours d’une interview.L’agence a aussi ordonné aux compagnies de téléphone de permettre en plus aux maisons d’hébergement accréditées le blocage automatique par ligne, sans frais.Le coût du blocage d’un numéro de téléphone variait entre 70 cents et 1 $ par appel.On prévoit que les compagnies de téléphone soumettront au CRTC leurs propositions concernant la mise en pratique de la décision sur le blocage gratuit par appel d’ici le 1er juin.ËCOKILO Programme d’analyse de la consommation d’énergie des ménages Avez-vous fait vos exercices ?À vos crayons ! Remplissez votre questionnaire sans tarder ! Il y a quelque temps, Hydro-Québec vous a fait parvenir par la poste le questionnaire du programme ÉCOKILO.Conçu pour évaluer votre consommation d’énergie, ce programme vous permettra surtout de perdre des kilowattheures et d’économiser, sans réduire votre confort.Remplissez le questionnaire et retournez-le au plus vite.Trois semaines après nous l’avoir retourné, vous recevrez un rapport personnalisé décrivant votre «condition énergétique» actuelle et une liste de recommandations pour vous aider à éviter le gaspillage.De plus, nous vous enverrons gratuitement 3 accessoires économiseurs d’énergie qui vous aideront à mettre en pratique immédiatement certaines mesures d’efficacité énergétique.Si vous n’avez pas reçu de questionnaire ou si vous désirez plus de renseignements sur le programme ÉCOKILO, composez le 333-KILO.Vous avez tout à gagner à perdre vos kilowattheures superflus.Calendrier de distribution selon les codes postaux de l’île de Montréal./ U* Février HIA à HIC, H1G4HIL, H1Z, I12A à H2G, H2M a H2S, H2V, H3UH3W, H4J, H4L, H4N Mar» : HIE, HIMàHlY, H3X, H4A, H4B, H4K, H4M, H4I> à H4Y, H8N i H8Z, H9A, H9B, H9PiH9X île de Montréal Avril : II2H i H2L, H2T, H2W à H2Z, H3A i H3K, H3Y, H3Z, H4C à H4H, H9C à H9K Distribution sur b rive sud de Montréal : avril à août 1992 Distribution à I^val et dans les I^iurentides : août à décembre 1992 Seuls les clients qui résident à la même adresse'depuis au moins 12 mois sont admissibles à ce programme.ÉVITONS LE GASPILLAGE a Hydro-Québec Bourbeau enlèvera un siège syndical à la future Société de la main-d’oeuvre du Québec Aucune place au milieu de l’éducation Michel Venne de notre bureau de Québec LE MINISTRE de la Main-d’oeuvre, M.André Bourbeau, veut retirer l’un des six sièges attribués aux syndicats au sein du conseil d’administration de la future Société québécoise de développement de la main-d’oeuvre, révèle un document confidentiel dont LE DEVOIR a obtenu copie.Le siège laissé vacant irait à un représentant des personnes sans emploi ou des groupes défavorisés sur le marché du travail (femmes, immigrants, jeunes, etc.).Aucun siège toutefois ne sera réservé aux milieux non gouvernementaux de l’éducation, malgré les requêtes formulées en ce sens par la la Fédération des cégeps, la Fédération des commissions scolaires et la CEQ.Les milieux patronaux conservent les six sièges leur étant dévolus, dont un au milieu coopératif (on pense au Mouvement Desjardins); et le gouvernement ses six sièges, dont deux accordés aux ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.Dans ce mémoire entièrement confidentiel destiné au conseil des ministres, M.Bourbeau propose quelques modifications mineures au projet de loi 408 créant la Société québécoise de développement de la main-d’oeuvre.Le mémoire fait suite à la consultation menée en commission parlementaire du 4 février au 18 mars dernier.Le ministre jette du lest au chapitre du contrôle exercé par le gouvernement sur la société, comme l’ont réclamé les associations patronales et syndicales.Il ne propose en revanche aucun amendement substantiel pour accroître l’autonomie des sociétés régionales par rapport à la société-mère, contrairement à ce qui fut demandé.Le ministre ne prévoit pas non plus élargir le mandat de la société pour inclure les programmes de développement de l’employabilité (rattrapage scolaire par exemple) destinés aux assistés sociaux, comme on le lui avait suggéré.Il propose par contre d’allonger de six mois à un an le délai au cours duquel le personnel du ministère pourra être transféré à la société et de supprimer la période prévue pour le maraudage syndical.Il suggère enfin de préciser que le siège social de la société soit localisé sur le territoire de la Communauté urbaine de Québec, comme l’a réclamé le maire M.Jean-Paul L’Allier.La création de la Société québécoise de développement de la main-d’oeuvre a été annoncée le 11 décembre dernier.Gérée en partenariat entre le gouvernement, les syndicats et les patrons, la société aura pour mandat de définir les besoins dans ce domaine, proposer des programmes de formation, les gérer, favoriser la concertation entre les partenaires et, à la suite d’une entente éventuelle avec le gouvernement fédéral, gérer l’assurance-chômage.La société aura des ramifications dans toutes les régions du Québec par la création d’autant de sociétés régionales chapeautées par des conseils régionaux.Lors de la consultation publique, cet hiver, le projet a été critiqué de toutes parts.Bien que l’idée de créer une telle société ait été généralement bien accueillie, on reprochait au projet du ministre d'être trop centralisé (les régions sous la tutelle du centre), trop bureaucratique (la société-mère sous la tutelle du ministre) et trop cloisonné (laissant les milieux de l’éducation à l’écart, réduisant à un rôle passif de fournis- seurs de cours les spécialistes de la formation).,, L’économie générale du projet de, loi n’est pas changée par les amendements proposés.Le ministre allègue, à l’égard de la composition du conseil d’administration de la société, qu’il est essentiel de maintenir la dynamique entre les trois parties (employeurs, syndicats et gouvernement).C’est pourquoi il a exclu l’idée d’ajouter une «quatrième roue au carrosse».Dans un entretien téléphonique, ' hier, le ministre a soutenu que le pro- • jet de loi amendé laissera beaucoup de latitude au gouvernement qui pourrait décider, par exemple, d’oex troyer l’un des sièges syndicaux à la CEQ, ou même à l’Union des produc-' teurs agricoles (UPA) qui a maintes] fois demandé d’en faire partie.; Le ministre consent, par ailleurs, à supprimer ou atténuer la portée de certains articles (21, 22, 25, 26, 27, 28’ ! et 29) qui avaient été identifiés! comme des moyens exagérés à la disposition du gouvernement pour limiter l’autonomie de la société.Dans! 1: son mémoire, le ministre explique-' (j toutefois qu’en dépit de ces ajustements, le gouvernement conserve un contrôle serré des budgets, des programmes, des effectifs et des contrats de la société par le biais du processus budgétaire annuel, des règles du Conseil du Trésor sur la politique contractuelle des sociétés d’Etat, des procédures générales d’octroi de contrats, etc., En somme, expliquait hier M.Bourbeau, le projet de loi prévoyait « des bretelles et une ceinture et on s’est aperçu en cours de route que les bretelles seraient suffisantes».En outre, il ajoute que le gouvernement n’a pas l’habitude de confier ses budgets à une société autonome.Il pense que les intervenants vont comprendre qu’il lui est impossible de donner carte blanche à la société.Dans son mémoire, le ministre indique qu’il entend maintenir les orientations jgénérales de l’énoncé de politique qui accompagne le projet de loi 408.Le ministre veut s’en tenir à l’approche incitative des crédits d’impôt pour convaincre les employeurs à investir dans la formation professionnelle.Il écarte pour le moment l’idée d’une taxe sur la masse salariale proposée notamment par le Parti québécois et la CEQ.Il continue de réclamer le transfert au Québec de tous les budgets et-pouvoirs fédéraux dévolus au déve-loppement de la main-d’oeuvre et la conclusion d’une entente administrative qui permettrait au gouvernement du Québec de gérer sur son territoire le régime canadien d’assurance-chômage sans pour autant; créer une caisse séparée.Il entend laisser aux entreprises, qui s’engagent dans la formation de leur main-d’oeuvre le choix du for-, mateur (privé ou écoles publiques), mettre en oeuvre la réforme annoncée des programmes (regroupement et simplification) et soumettre à la consultation, au cours de l’année prochaine, un projet modernisant la loi sur les licenciements collectifs.Enfin, le ministre approuve la tenue d’un débat public sur l’organisa-: tion de la formation professionnelle au Québec, l’importance d’une meilleure collaboration entre les trois ministères concernés (Éducation, Enseignement supérieur et Main-d’oeuvre), une meilleure adéquation entre la formation initiale et la formation, continue et la valorisation de l’ensei-, gnement professionnel.Il estime ce-, pendant que l’organisation d’un tel, débat ne lui revient pas.La souveraineté se maintient mais le PQ perd du terrain LA FERVEUR souverainiste se maintient et l’hypothèse d’un référendum sur la souveraineté est la plus populaire.Mais le PQ perd du terrain.Quand il a annoncé au quotidien Le Monde son intention de tenir le référendum d’octobre prochain sur les offres fédérales, le premier ministre Bourassa n’avait pas l’appui de la population.Selon un sondage Crop-La Presse réalisé entre les 23 et 26 avril, 48 % des Québécois désapprouvent l’intention de Robert Bourassa.De fait, 45 % des Québécois préfèrent que le référendum sur l’avenir constitutionnel du Québec porte sur la souveraineté, ainsi que le prévoit la loi 150.Seulement 39 % souhaitent que cette consultation populaire se tienne plutôt sur les offres fédérales.À la lumière des résultats de ce sondage, il est facile d’établir un corollaire entre le choix de l’objet référendaire et la tendance constitutionnelle.Ainsi, 79 % des souverainistes ont opté pour le référendum sur la souveraineté, alors que 15 % préféreraient qu’il porte sur les offres fédérales.Ce qui est quand même étonnant de la part de souverainistes.Inversement, l’on constate que 70% des fédéralistes déclarés souhaitent un référendum sur le projet d’entente constitutionnelle.Au moment où les chefs politiques fédéraux s’impliquent plus intensément dans le débat constitutionnel, l’opinion publique ne semble pas vouloir bouger.La ferveur souverainiste est exactement la même qu’elle était à pareille date l’an dernier.Fin avril de cette année, 47% des Québécois’ se disaient « assez ou très favora-i blés» à la souveraineté, tandis que 41 % ont opté pour l’opposé, se déclarant « peu ou pas du tout » favorables* à cette option.En février dernier, la > souveraineté l’emportait 46 contre 42, un écart de quatre points qui vient de passer à six en avril.Alors que le sondage Crop est susceptible de réjouir tous les leaders souverainistes, celui que la firme Angus Reid a réalisé pour le quotidien Le Soleil, de Québec, n’a rien de rassurant pour les dirigeants péquistes.À la fin d’avril dernier, le PQ recueillait 48 % des intentions de vote, alors que 45% allaient au PLQ.Au cours, des derniers 12 mois, le PQ avait conservé une avance beaucoup plus marquée.Les sondages des dernières semaines ont permis de constater que l’écart ne cessait de se rétrécir.En fait, il faut remonter à février 1991 pour retrouver péquistes et libéraux à égalité dans les intentions1 de vote.*1 Allez ! Faites du vent, pas du ventre.Quand on est bien, on est plus beau.panTicipacTionW - A vous de jouer. Le Devoir, mardi 5 mai 1992 ¦ A-3 Fin du couvre-feu à Los Angeles Le bilan officiel des émeutes s’alourdit encore à 58 morts d'après Reuteur et AP LOS ANGELES — Le maire de Los Angeles, Tom Bradley, a levé hier le couvre-feu nocturne en vigueur depuis le début des émeutes de la semaine dernière dans la ville.Signe du retour progressif à la normale après 48 heures de calme relatif, les autoroutes de Los Angeles, désertées lors des émeutes, étaient de nouveau embouteillées hier matin, et les enfants ont repris le chemin de l’école.Mais Tom Bradley a exclu tout retrait immédiat des 6000 gardes nationaux et des 4500 hommes de troupe et marines venus au secours de la ville.« Il n’est nullement question (.) de les retirer (.) Ces troupes resteront ici jusqu’à ce qu’on leur demande de partir », a-t-il déclaré.La levée du couvre-feu a été décidée en dépit de la persistance de quelques incidents isolés au cours de la nuit de dimanche à hier.Les autorités ont, par ailleurs, an- noncé un nouveau bilan de 58 morts pour les trois journées d’émeutes qui ont ravagé Los Angeles.Avant cette annonce des services du coroner, qui n’ont pas expliqué ce brusque alourdissement, le bilan était officiellement établi à 54 morts.Les autorités ont estimé le nombre des blessés à 2383, dont 228 dans un état grave.En privé, des responsables municipaux déclaraient que le couvre-feu ne serait rétabli que si des incidents graves se produisaient.Ce qu’ils jugeaient improbable, étant donnée la présence de soldats armés dans les rues.À Washington, le président George Bush a décidé d’octroyer 600 millions $ d’aide à la ville de Los Angeles et la Maison-Blanche a annoncé la nomination de David Kearns, secrétaire adjoint à l’Éducation et ancien président de Xerox Corp, à la tête d’un groupe chargé d’évaluer les besoins de l’agglomé- ration.M.Bush, a expliqué le porte-parole de la Maison-Blanche Marlin Fitz-water, va demander au Congrès l’adoption de lois permettant la création de zones d’entreprises, la création d’emplois, un meilleur accès à la propriété, et offrant aux défavorisés une plus grande participation à la vie de leurs quartiers.La Maison-Blanche a estimé que les émeutes de Los Angeles étaient la conséquence des programmes sociaux des années 60 et 70.Seule réponse concrète à la colère des Noirs pour l’instant : l’ouverture d’une enquête devant un Grand Jury pour déterminer si, au regard de la loi fédérale, les droits civiques de Rodney King ont été violés par les quatre policiers accusés de l’avoir passé à tabac.Selon de nouvelles estimations, les dégâts des émeutes s’élèvent à plus de 700 millions $.Les compagnies » «Si «ft d’assurance chiffrent pour leur part les préjudices à un milliard $.Le comté et la ville avaient été déclarés zone sinistrée samedi par George Bush.Les forces de l’ordre ont procédé au total à 11 400 interpellations.Le tribunal de Los Angeles a tenu une session spéciale dimanche au cours de laquelle plusieurs centaines de personnes ont comparu.Face au nombre d’inculpations (principalement pour vol ou tentative de meurtre), les tribunaux risquent d'être engorgés pendant plusieurs mois, et ce, malgré la nomination de 25 procureurs.De son côté, le chef de la police de Los Angeles, Daryl Gates, qui doit être remplacé au mois de juillet, a fait son auto-critique dimanche soir, s’excusant d’avoir été absent mercredi lors du déclenchement des émeutes.11 participait à une réunion politique près de South Central.La police avait été critiquée pour sa lenteur à réagir face aux premiers mouvements de violence, mercredi soir.Enfin, les émeutes de Los Angeles se sont doublées d’un coût écologique.La baie de Santa Monica a été polluée par des millions de litres d’eau utilisés pendant trois jours par les pompiers pour éteindre les milliers d’incendies allumés dans la ville.De nombreuses plages ont été fermées en raison du risque de contamination pour les baigneurs et les surfers.Des étudiants en Cour pour contester la hausse des frais de scolarité Isabelle Paré LES ÉTUDIANTS universitaires se sont rendus devant la Cour du Québec pour que soit levé le huis clos sur la décision du conseil des ministres qui a entraîné une double hausse des frais de scolarité de 350 $ en 1990 et 1991.Après avoir essuyé un revers de la Commission d'accès à l’information à l'automne 1990, la Fédération étudiante universitaire du Québec-(FEUQ), qui représente 100 000 membres, a vu sa cause entendue vendredi Tpar trois juges de la Cour du Québec.C’est qu’il y a plus d’un an, la Commission d’accès a l’information avait refusé à la FEUQ que soit dévoilé le contenu de la décision du coaseil des ministres ayant donné le coup d’envoi à l’imposition de nouveaux droits de scolarité.La Commission avait alors basé son refus sur les dispositions garantissant un huis clos à tout ce qui se discute au sein du forum ministériel.Or, les étudiants, qui veulent avoir en main la teneur de la décision Ryan pour en contester la légalité devant les tribunaux, ont décidé de pousser leurs démarches jusqu’en Cour du Québec pour faire en sorte que le voile soit levé sur cette décision.Pour l’heure, le débat qui oppose la fédération étudiante au ministère est essentiellement juridique.La partie étudiante soutient que la divulgation du contenu de la décision prise par Québec en 1989 s’impose puisqu’il s’agit en fait d’un règlement « déguisé » ayant eu des effets normatifs importants, voire une hausse généralisée des frais de 157% au Québec.« Pour nous, la confidentialité donnée au conseil des ministres par la loi d’accès n’est pas absolue, parce sinon le gouvernement pourrait se contenter de diriger par décisions prises en catimini », a fait valoir hier M.Nicolas Plourde, porte-parole de la FEUQ.De son côté, le gouvernement allègue que l’affaire, qui a strictement la nature d’une décision, n’a pas à être dévoilée dans tous ses details, bénéficiant du secret garanti aux discussions du conseil des ministres par la loi d’accès à l'information.Les juges ont pris l’affaire en délibéré et devraient rendre une décision au cours des prochains mois.Néanmoins, le verdict ardemment attendu aura une importance majeure puisqu’il établira la portée réelle de cet article de la loi d’accès à l’information.Il pourrait aussi, s’il donne gain de cause aux étudiants, avoir un impact sensible sur toutes les politiques des droits de scolarité adoptées récemment par le gouvernement.Des locataires du Village olympique espèrent le transformer en coopérative Laurent Soumis PHOTO CP Deux habitants de Los Angeles fouillent les décombres d’un magasin d’alcool incendié.L’ASSOCIATION des locataires du Village olympique (ALVO) propose au gouvernement québécois de céder la propriété des pyramides de la rue Sherbrooke à un organisme de type coopératif.Entre-temps, à la lumière des informations publiées par LE DEVOIR il y a quelques semaines, l’ALVO exige du ministre responsable de la Régie des installations olympiques (RIO) la tenue d’une enquête par le vérificateur général sur la gestion de cette régie gouvernementale, et d’une autre, celle-là policière, en vue de permettre au procureur général de juger de l’opportunité de poursuites pénales ou criminelles à l’endroit de la direction du Village olympique.Dans une lettre adressée au ministre André Vallerand, le président de l’ALVO, Me Lawrence Morgan, propose d’abord la constitution d’un comité de réflexion tripartite « sur la faisabilité d’une cession du Village olympique à un organisme coopé- Les mères porteuses se prêteraient à un trafic de bébés qu’une commission fédérale veut interdire Bob Cox de la presse canadienne OTTAWA — Selon la Commission de réforme du droit, la pratique des mères porteuses n’est rien d’autre qu’un trafic de bébés et devrait être explicitement interdite.Dans un rapport publié hier, la tommission recommande que tous les contrats de mère porteuse demeurent entièrement dénués de valeur légale, et qu’il soit fait un crime d’agir comme intermédiaire rémunéré pour la conclusion de tels contrats.« La situation ne diffère pas vraiment de celle par laquelle des gens vendent ou achètent des enfants déjà nés », dit la rapport qui traite egalement d’autres aspects de la reproduction avec assistance médicale.Le phénomène des mères porteuses implique habituellement un couple infertile embauchant une femme pour qu’elle porte un bébé pour eux, bébé habituellement conçu à partir du sperme du mari.Une enquête a permis d’évaluer le nombre de ces Même vainqueur, Desourdy abandonne sa bataille juridique contre Carignan Louis-Gilles Francoeur Même s’il vient de remporter une manche décisive dans la bataille juridique qui l’oppose à la municipalité de Carignan, sur la Rive-Sud, le groupe Désourdy a annoncé hier qu’il renonçait à son projet de développer un centre de récupération et de traitement de déchets domestiques dans son immense carrière de l’endroit.C’est pour « préserver l’image de la corporation et parce qu’on ne veut pas aller de l’avant avec un projet même s’il est simplement mal compris », a expliqué M.Daniel Chénard, porte-parole du groupe, que cette décision aurait été prise.Le 1er mai, la Cour d'appel refu sait d’interrompre plus avant le dézonage des environs de Carignan sous prétexte que cela allait servir de coup d’envoi à l'implantation d’un site d’enfouissement dans la carrière Désourdy.Selon le tribunal, aucune preuve sérieuse n’a été faite par Carignan ou d'autres que la famille Désourdy voulait procéder à l’implantation d’un tel équipement et que, le cas échéant, il s’agissait d’une initiative polluante.La Cour précise qu’au contraire, les assurances et documents du groupe Désourdy indiquent qu’il ne s’agit pas d’une activité polluante.Le groupe allègue que son projet visait à instituer un centre de traitement de déchets domestiques et qu’il n’a jamais été question d’enfouir des déchets dans la carrière.On voulait en outre construire à côté de ces équipements diverses entreprises et commerces dont une bonne part aurait été liée à la récupération.Il y avait néanmoins un « os» juridique en travers du dossier car les tribunaux ont statué antérieurement que pour aller de l’avant, le projet aurait dû compter préalablement sur la présence d'un aqueduc, qui n’existe pas à cet endroit.Ce détail étant impératif au sens du shéma d’aménagement, l’obstacle devenait incontournable.C’est avec beaucoup d'aigreur que le groupe a mis fin à son projet de 100 millions $, accusant Carignan d’avoir littéralement « inventé un Tchernobyl de la Rive-Sud» pour faire obstacle au projet.Le groupe en comprend pas que cette municipalité ait dépensé l’argent de ses contribuables pour s'opposer au dézonage « vert » de deux rues résidentielles, d'une carrière et des terrains de son hôtel de ville.Les festivités de la Fête du Canada cas à 118 au Canada en 1988, mais ce genre d’arrangements est probablement très sous-estimé.Même s’ils ne sont pas valides, les contrats de mère porteuse ne sont pas spécifiquement prohibés, et ne sont passibles d’aucune sanction criminelle.La majorité des six membres de la Commission croient que pour empêcher le développement d’un marché des enfants, et la commercialisation de la pratique de mère porteuse, le Code criminel devrait pouvoir être invoqué contre quiconque sert d’intermédiaire dans les arrangements entre les couples sans enfants et la mère porteuse.Porter des accusations contre les mères porteuses, ou les couples qui les embauchent, pourrait faire « plus de tort que de bien » et entraîner cette pratique dans la clandestinité, ce qui pourrait s’avérer plus dangereux et plus dommageable aux enfants, physiquement et psychologiquement.Une minorité de commissaires préconisent que des poursuites criminelles soient intentées contre toutes les parties, ou aucune.La commission recommande par ailleurs l’établissement d'une agence nationale de réglementation des cliniques de fertilité et des banques de sperme, l’interdiction de la commercialisation des dons de sperme, d'ovules ou d’embryons, et de l’opération de banques de sperme et d’ovules à des buts lucratifs.Les recommandations sont parmi les dernières que la Commission de réforme du droit soumettra au gouvernement, puisqu’Ottawa a annoncé la suppression prochaine de cet organisme consultatif, pour réduire ses dépenses.ratif qui verrait à tout le moins à la gestion et à l’administration de ce bien public, ainsi qu’à sa mise en valeur, en y adaptant le concept et les garanties de professionnalisme qui caractérisent les Caisses populaires Desjardins».Le conseil d’administration de l’ALVO souhaite que le comité de réflexion rassemble les représentants des locataires, le ministre responsable et les autorités de la Ville de Montréal à qui, en vertu de la loi, doit revenir le Village à l’extinction de la dette olympique.« De façon tout-à-fait légitime, ajoute l’ALVO, la ville de Montréal apparaît plus désireuse de bénéficier des recettes fiscales du Village olympique, dont elle est en bonne partie privée par le gouvernement du Québec, plutôt que d’en assumer elle-même le fardeau de la gestion et surtout d’y investir les coûts de la réhabilitation requise.» Relevant le voeu exprimé récemment par la RIO de se départir du Village olympique, l’ALVO estime qu’une formule coopérative pourrait préserver « le nécessaire maintien de la vocation sociale d’une partie du parc résidentiel du Village olympique » et concilier « l’intérêt pour l’Est de Montréal d’y développer les fonctions institutionnelles qui y sont déployées ».« De telle sorte, écrit Me Morgan, que les six ou sept millions de dollars de bénéfices transférés chaque année par la RIO du Village au Stade olympique, soient le plus rapidement po’ssible réinvestis au Village olympique dans les travaux de réhabilitation qui s’imposent d’urgence, y compris le programme d'entretien préventif global dont les pyramides de la rue Sherbrooke ont aussi un pressant besoin.» Par ailleurs, l’ALVO se dit extrê-; mement déçu des « insuffisances et ; de la porté extrêmement restreinte ; de l’investigation administrative » ef- : fectuée par des détectives privés: embauchés et payés par la RIO à la : demande du ministre.L’ALVO, qui réclame le relèvement des fonctions de l’actuel direc-: teur du Village et la mise à l’écart du vice-président et trésorier de la RIO, ¦ s’insurge contre l’octroi à ces person- ; nés « des plus hautes cotes d’évalua- ; tion et de l’accroissement maximal de leur traitement, en dépit des méfaits dont la responsabilité leur a été attribuée ».L’organisme dénonce en outre la création annoncée d’un poste d’adjoint au directeur du Village chargé des « relations avec les locataires » qu’il assimile à « un dédoublement de fonctions» inacceptable «en cette période de sévères restrictions budgétaires ».En conséquence, l'ALVO sollicite l’intervention du ministre Vallerand « pour exiger du vérificateur général du Québec l’enquête que commande manifestement le comportement improvisé, erratique et incompétent de; la RIO dans son administration du; Village olympique».L’ALVO demande en outre au mi-: nistre de transmettre au procureur: général du Québec le rapport d’en-! quête « même incomplet » des détec-: lives privés « pour que l’enquête policière appropriée soit suivie d’un examen de l’opportunité des poursuites pénales ou criminelles qui pourraient s’imposer à la suite des méfaits et actes libelleux ou diffamatoires dont ce rapport fait état,'en plus des cas de népotisme et d’administration douteuse qu’il révèle en partie ».EN BREF.Moins d’accidents mortels OTTAWA ( PC ) — Les accidents mortels sur les routes canadiennes ont encore diminué l’an dernier, pour atteindre leur plus bas niveau depuis 1961, indiquent les chiffres préliminaires du ministère des Transports, dévoilés hier.En tout, 3654 personnes ont quand même été tuées sur les routes en 1991, soit 7,8 % de moins qu’en 1990.Les victimes comprennent 1762 conducteurs d’automobiles, 957 passagers, 527 piétons, 231 motocyclistes et 101 cyclistes.Le Québec est au nombre des provinces qui ont enregistré moins d'accidents mortels en 1991, avec Terre-Neuve, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l'Ontario, le Manitoba, la Colombie-Britannique et les Territoires du Nord-Ouest.Par contre, les accidents mortels étaient en hausse à l'Ile-du-Prince-Édouard, en Saskatchewan, en Alberta et dans le Yukon.Entre 1961 et 1990, le nombre de véhicules sur les routes canadiennes a grimpé d'environ 200 %, et le nombre de détenteurs de permis de conduire de près de 170 %.Touristes, attention au Brésil ! OTTAWA (PC) — Le ministère canadien des Affaires extérieures s’apprête à revoir ses consignes en matière de sécurité à l’intention des Canadiens qui prévoient se rendre au Brésil.« Nous disons depuis déjà quelques années que la criminalité est un danger dans les grandes villes du Brésil, mais nous étudions la situation pour voir s’il y a lieu d’intensifier les mises en garde », a indiqué la porte-parole Nicole Martin, hier.Par le passé, on a toujours conseillé aux voyageurs de ne pas garder de grosses sommes sur eux, de ne porter ni bijoux voyants ni caméras coûteuses dans les villes et sur les plages ' de ce pays d’Amérique du Sud.Cette fois, a expliqué Mme Martin, avec la tenue d'une conférence internationale sur l’environnement qui attirera des milliers de personnes en juin, le ministère s’efforce de déterminer si le risque de criminalité peut s’accroître.Le département d’État américain a prévenu les Américains, la semaine dernière, de prendre certaines précautions pour éviter les agressions armées et les vols dans les principales agglomérations du Brésil.d'après la Presse canadienne QUATRE ADOLESCENTES ont dominé hier l’étape québécoise du concours d’affiche de la Fête du Canada.Johanne Bédard, 17 ans, de Gatineau, est arrivée première; son affiche avec une feuille d'érable est maintenant finaliste.Jennifer Chénier, de Rouyn-No-randa, et Melinda Sciascia, de Boucherville, âgées de 12 ans, sont deuxièmes ex-aequo et la troisième est Sophie Corriveau, 16 ans, de Bedford.« Il y a autant de talent chez les garçons », a dit Mlle Bédard au sujet de l'absence de ceux-ci parmi les gagnants.Au Québec, les festivités du 125e anniversaire de la Confédération disposent de 425 000$, a indiqué en conférence de presse Pierre Brunet, président du comité organisateur pour la province, qui a choisi pour thème Nos jeunes, l'avenir du Canada.Parmi les 220 activités jusqu’ici inscrites, le défilé du Club Canada 2067 suivra à Montréal le parcours usuel : rue Sherbrooke, de Saint-Denis jusqu’à la place du Canada (carré Dominion).Les fêtes à Montréal seront centrées au Vieux-Port, précédées d'une cérémonie à l'hôtel de ville pour le 350e anniversaire; les six étudiants du groupe de danse Impact du collège Édouard-Montpetit, récents gagnants du concours Cégeps en spectacle, en feront partie.En province, les événements du 1er juillet sont le plus souvent des feux de joie et feux d’artifice; à Québec, sont prévus un défilé sur le fleuve, concert et spectacle sur la terrasse Dufferin et les plaines d’Abraham.COLLOQUE D’HISTOIRE DU MOUVEMENT OUVRIER R.C.H.T.Q.vendredi 8 mai U.Q.A.M.Salle — J-2950 Tél.: 987-8427 CONSEIL MÉTROPOLITAIN DU TRANSPORT EN COMMUN AVIS PUBLIC Veuillez prendre note que la prochaine assemblée publique du Conseil métropolitain de transport en commun aura lieu vendredi le 15 mai 1992.OBJET: Assemblée du Conseil métropolitain de transport en commun DATE: Vendredi le 15 mai 1992 HEURE: 11h30 LIEU: Hôtel de Ville de Verdun Salle du Conseil 4555, avenue Verdun Verdun Une période de questions est prévue pour le public au début de l'assemblée.Les personnes désirant poser des questions sont priées de s'enregistrer dans les 15 minutes précédant le début de l'assemblée.Le 1er mai 1992 Me Jean Y.-Nadeu Çorr£tairfi-trA«înriflr A-4 M Le Devoir, mardi 5 mai 1992 Clément Trudel ¦ Clément Trudel honoré CLÉMENT TRUDEL, journaliste au DEVOIR, s’est vu décerner un certificat honorifique à l’occasion de la cérémonie soulignant le 25e anniversaire de Développement et Paix.L’organisme veut ainsi reconnaître l’intérêt professionnel et personnel de M.'lYudel pour le tiers-monde et la solidarité internationale.« Plutôt que de simplement reproduire les informations des grandes agences de presse, M.Trudel, reporter affecté aux actualités internationales pour le quotidien montréalais, a le souci de « rechercher le point de vue de toutes les parties concernées, y compris celui des victimes du développement », a déclaré Mme Thérèse Bouchard, la directrice générale adjointe de Développement et Paix.Deux autres certificats ont aussi été émis, à titre posthume cette fois, au Père Cyril William « Bill» Smith, un chargé de projets pour Développement et Paix, décédé le 1er mai 1989 à son arrivée au Brésil, et à André Tremblay, un fondateur de l’organisme.La présentation des certificats ho-horifiques s’est déroulée lors d’une rencontre des membres des comités âe sélection de projets de l’organisme.Trait original du fonctionnement de Développement et Paix, toutes les demandes d’appui financier de plus de 12 000 $ doivent être approuvées par des membres bénévoles de cet organisme, fondé par les évêques canadiens en 1967.L’an dernier, Développement et Paix a appuyé 460 projets et secours d’urgence dans plus de 50 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, une somme de 12 500 000$.CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 S: mtr, Montreal Quetec H2Y3X2 Fa< ' W-l Tel (514) 98 R O B I C C '/ //t/z/V/z ?//., /////¦ // , SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Le Sénat constitutionnel.On laisse entendre que les deux bills pourraient rester en jachère au moins jusqu’à l’automne prochain et un éventuel référendum québécois.À tout événement, ce point de vue a trouvé des échos hier au sein de deux comités du Sénat chargés d’étudier les projets de loi tandis que les deux ministres responsables, Perrin Beatty et Jean Charest, ont maintenu que l’adoption rapide de leurs projets était dans l’intérêt public.« J'ai rarement vu dans mes 27 ans au Parlement un ministre provincial parler d’une loi fédérale dans ces termes, a ainsi relaté le sénateur libéral Thomas Lefèbvre au sujet d’une lettre envoyée par le ministre Pierre Paradis à l’ensemble des sénateurs au sujet du projet de loi C-13.On y a décrit ce projet comme totalitaire et dominateur.Est-ce qu’il y a des chances que les choses s’améüorent et voyez-vous une possibilité que M.Paradis l’accepte ?» a-t-il demandé au ministre fédéral Jean Charest.« En même temps que nous vivons ce bill C-13, nous vivons au plan du Canada d’autres échanges que nous voudrions tous voir aboutir.Est-ce qu’on ne peut pas adoucir certains aspects de ce projet de loi ?», a demandé de son côté le sénateur conservateur Jean-Marie Poitras tandis que son collègue Arthur Tremblay a voulu savoir si le projet était dans l’esprit des défuntes dispositions de l’Accord du lac Meech.« Il ne faut pas faire payer l’environnement pour les différends que les gouvernements pourraient avoir entre eux sur le plan des compétences », maintient cependant le ministre Jean Charest.Ce dernier fait également valoir que son projet de loi fait consensus parmi les provinces moins le Québec et il affirme qu'il n’est aucunement incompatible avec l’esprit de l’ancien Accord du Lac Meech.Dans l’hypothèse où Ottawa transférerait en bloc son apport financier à un projet, la province serait en effet la seule à l’évaluer.Dans les autres cas, précise-t-il, presque à tout coup, le gouvernement fédéral procède conjointement avec la province en cause pour évaluer un projet et rarement unilatéralement.Mais immédiatement après la présentation du ministre, une coalition de sociétés vouées au développement de l’hydro électricité et incluant Hydro-Québec sont venues argumenter que le bill C-13 invitait les dédoublements et la confusion en matière d’évaluation environnementale.Dans un avis juridique rédigé par l’avocat Michel Yergeau pour Hydro-Québec, on évalue également que le projet tel que rédige pourrait permettre au gouvernement fédéral de_ bloquer un projet dont il n’est même pas un partenaire conséquent pour des raisons qui ont peu à voir avec l’environnement.A titre d’exemple, a cité l’avocat, une compagnie privée qui voudrait construire une usine sur les rives d’une rivière pourrait avoir besoin de l’autorisation du ministère fédéral des Transports pour aménager une prise d’eau essentielle à son fonctionnement.Ce ministère pourrait constater après étude que cette prise ne pose pas de problèmes environne- « La vitesse QUÉBEC (PC) — « La vitesse est un jeu dangereux ».Les automobilistes entendront souvent au cours des pro- Avis public Ville de Montréal ASSEMBLÉES PUBLIQUES DES COMMISSIONS PERMANENTES ET COMITÉS DU CONSEIL Commission permanente de l’administration et de la qualité des services OBJET : Étude publique pour l'adoption du plan de travail 1992-1993 La Commission permanente de l’administration et de la qualité des services procédera à l’adoption de son plan de travail 1992-1993 et de son rapport des activités 1991 -1992.Cette assemblée aura lieu le: Jeudi, 7 mai 1992, 9 h 30 Salle du Conseil — Hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est A chaque assemblée, une période de questions sera réservée au public.Les inscriptions se feront a l'entrée de la salle, 30 minutes avant l’assemblée.Toute correspondance, incluant le dépôt de mémoire ou autre intervention, doit être adressée, si possible, avant la date d’assemblée, à la Division des commissions et comités du Conseil, 85, rue Notre-Dame Est, bureau R-200, Montréal, H2Y 1B5.% La documentation relative à cette étude est disponible, pour consultation, dans les bureaux Accès Montréal ou en s'adressant à la Division des commissions et comités du Conseil.Renseignements Télécopieur » 872-6822 872-9964 mentaux importants, mais que le projet suscite beaucoup d’opposition au sein de la population.A la lumière de cette’opposition, le ministère fédéral de l’Environnement, ultimement saisi du dossier, pourrait en vertu du bill C-13 conclure que le projet d’usine, dans le climat économique actuel, n’est pas vraiment « justifiable dans les circonstances.» « Il est inacceptable de traiter sur un même pied les projets qui sont appelés à être réalisés par l’Etat fédéral à titre de promoteur et les projets publics ou privés qui relèvent principalement de la compétence provinciale », conclut cet avis qui qualifie le projet de loi C-13 de «cheval de Troie constitutionnel.» Alors que le projet de loi C-13 a été adopté en troisième lecture, sans susciter beaucoup d’opposition chez les représentants du Québec à la Chambre des Communes, le bill C-62 sur les télécommunications n’a pas encore fait l’objet d’un débat complet aux Communes.Il a plutôt été soumis au Sénat pour une étude préliminaire, une procédure extraordinaire, ont fait remarquer hier certains sénateurs.« C’est la premièré fois qu’on fait une telle démarche en plusieurs années », a fait remarquer hier le sénateur libéral Al Graham qui voulait savoir de quoi découlait cette initiative et comment le ministre Perrin Beatty justifiait l’intervention de son projet de loi dans le climat politique actuel.Insistant sur le caractère consti-tutionellement «neutre» du projet, le ministre a fait valoir, comme son collègue de l’environnement, que la majorité des provinces touchées s’étaient ralliées au bill.Il s’agit, a souligné à plusieurs reprises Perrin Beatty, de créer un marché national des télécommunications.Son projet de loi, ajoute-t-il, donne aux provinces un «niveau sans précédent de consultations à l’égard des décisions fédérales.» Au moins une province, la Saskatchewan, entend se présenter devant le Sénat pour contester le projet de loi C-62 sur les télécommunications.Le Québec, par la voix du ministre Lawrence Cannon, s’en tiendra à faire connaitre ses objections par écrit.Dans le cas du projet de loi C-13, par contre, le ministre québécois Pierre Paradis n’exclut toujours pas l’hypothèse de se rendre plaider de vive voix à Ottawa.Jacques Parizeau, alors qu’il était ministre du gouvernement du Parti Québécois, a été le dernier à rompre ainsi la tradition de ne pas se rendre, en tant qu’élu québécois, témoigner devant des comités fédéraux.4 Guillemin est, je crois, La malheureuse Église.» « Il avait tout-à-fait encore la foi en Dieu, mais était très sévère pour le comportement de l’Eglise, notamment pour le pape actuel », de préciser Lacouture en ajoutant que si Guillemin était « surtout connu pour ses dures polémiques contre un certain nombre d’auteurs ou de personnes », il a « probablement publié dans sa vie plus de livres enthousiastes que de livres dénonciateurs».Henri Guillemin résidait en Suisse, un pays dans lequel il avait trouvé une certaine sérénité, estime encore le biographe de de Gaulle, de François Mauriac et plus récemment des Jésuites: : « Il avait choisi ce pays d’abord pour fuir l’occupation allemande en France et puis parce que c’était le pays de Jean-Jacques Rousseau et qu’il y avait une documentation incomparable sur Rousseau, notamment à la Bibliothèque de Neuchâtel.» Les notes biographiques qui nous sont parvenues de Paris et de Suisse hier présentent Guillemin l’historien, le critique brillant, le polémiste féroce, lechrétien iconoclaste.On dit de lui qu’il « aura gardé jusqu’à la fin ses violences et sa fougue».En plus d’être l’auteur de cinquante ouvrages, Henri Guillemin s’est attaqué aux monstres sacrés du XIXème, souvent au carrefour de la littérature et de l’histoire.Au travers de ses études sur Flaubert, Lamartine, Rousseau, Hugo, Zola, Vigny, il s’est fait le spécialiste de la « démythification » des gloires littéraires, au risque de se voir qualifier par ses détracteurs de « flic de l’histoire ».Guillemin est né à Mâcon le 19 mars 1903.À 24 ans, il passe l’agrégation de lettres pour être professeur de lycée.En 1936, il soutient une thèse sur Lamartine — Mâconnais comme lui — renouvelant l’image du « mandoliniste » du célèbre Lac.Il s’intéressera aussi à Châteaubriand, qu’il décrit dans « l’Homme des Mémoires d’Outre-tombe », comme un « chaud lapin, tricheur, hâbleur, vorace et charmant» ».Il se penchera aussi sur Péguy, Madame de Staël, Vigny, révélant que le poète est un informateur appointé par la police.En revanche, il ne ménage pas son admiration à Robespierre, Hugo, Zola, Jaurès, « des hommes qui me ressemblent ».« Indocile aux exigences de l’Histoire enrubannée», Guillemin traque les vérités derrière les mythes: Bonaparte, la Commune sont décortiqués dans Le Coup du 2 décem-bre(1951), Les origines de la Commune 1870-1871 (1959), La Capitulation, 1871 (1960).La méthode Guillemin s’élabore : dépouillement de carnets intimes, correspondances privées.Une méthode progressant « Pas à pas », selon le titre de son essai: « Nous autres prolétaires de l’érudition, nous faisons notre petite tâche, commandée par une seule loi: le souci de la vérité.» Ce souci se retrouve dans sa vie.Après avoir enseigné au Caire, il professe à Bordeaux.Révoqué en 1942 par Vichy, il part en Suisse, qu’il ne quittera plus.En 1945, il devient conseiller culturel près l’Ambassade de France, puis enseignera à l’université de Genève jusqu’en 1973.Il s’attaque aussi a ses contemporains : Gide, « grotesque par l’enflure, lyrisme de pacotille», Julien Green, un « Zéro ».Homme de foi, il se dit « catholique anticlérical qui ne croit ni en la transsubstantation, ni à la virginité de la Vierge.» « On se rend compte de tant d’invraisemblances, tant d’abus », dénonce-t-il dans un livre-brûlot, L’Affaire Jésus, en 1982, puis récemment ses entretiens avec Jean Lacouture.Selon ses proches, dans son appartement de Neuchâtel, Guillemin apparaissait à 89 ans d’une gentillesse déconcertante, mais d’une verve intacte.Il venait d’achever un livre remettant en cause les dogmes de l’Eglise : « Je vais encore me faire des amis», lançait-il, l’oeil pétillant.4 Mitterrand haut niveau, correctement préparées et encadrées par un ordre du jour précis, auraient une grande valeur politique, symbolique, et représenteraient une pratique exceptionnelle», a souligné François Mitterrand.À la veille du débat parlementaire en France sur la ratification du Traité de Maastricht, François Mitterrand n’y a fait aucune allusion, pour consacrer son discours à la future grande Europe qui, selon lui.est un jeu dangereux » chaînes semaines ce slogan qui fait partie de la première campagne publicitaire pour contrer la vitesse excessive sur nos routes.Lancée hier par la Société de l’as-surance-automobile, elle vise en particulier les jeunes conducteurs de moins de 30 ans qui sont responsables de 60 % des infractions concernant la vitesse excessive.La vitesse arrive au deuxième rang des causes d’accident, après l’alcool au volant et, d’ici à la fin de 1994, la Société espère réduire de moitié le nombre d’accidents routiers reliés à la vitesse.Les excès de vitesse seraient responsables de 15 % des accidents.En 1991, ils auraient causé plus de 150 décès et 8000 blessés et auraient coûté environ 60 millions $ en déboursés de toute sorte.Le directeur des communications de la Société de l’assurance-auto-mobile, M.Pierre Théberge, a rap- pelé hier que les infractions pour excès de vitesse représentent quelque 70% des infractions entraînant l’inscription de points d’inaptitude.C’est ainsi qu’entre le 1er septembre 1990 et le 31 août 1991, plus de 446 000 infractions pour excès de vitesse ont été enregistrées au Québec.Dans le cadre de cette campagne publicitaire, la Société produit un message télé et deux messages radio de 30 secondes chacun.Il vise à sensibiliser les conducteurs au fait que rouler à 75 km l’heure dans un zone de 50 demande 18 mètres de plus, soit la longueur d’une allée de quilles, pour arrêter le véhicule en cas d’urgence et qu’un tel excès de vitesse peut entraîner des conséquences très graves.Parallèlement à cette publicité, la surveillance policière sera accrue sur les routes afin de persuader les conducteurs de l'importance de respecter les limites de vitesse.LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 Administration.(514) 844-3361 Rédaction.(514) 842-9628 Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sans frais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.(514)844-5738 Extérieur (sans trais).1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 “‘ScS de gHOO doit rassembler à terme les Européens de l’Ouest et les nouvelles démocraties de l’Est.Répondant aux critiques qui avaient accueilli sa proposition de confédération en décembre 1989, le président a apporté des précisions sur ce projet.« Pour moi, c’était tout simple : avant de me lancer sur le maquis des débats juridiques ou dans la lutte des influences, c’est tout simplement un endroit où tous les pays d’Europe dotés d’institutions démocratiques non seulement pourraient se rencontrer, mais seraient capables de fonder ensemble des institutions permanentes à égalité de dignité », a-t-il dit.En attendant la confédération, François Mitterrand a suggéré trois principes de fonctionnement tenant compte de la multiplicité des institutions européennes existantes.« Chaque institution qui concourt actuellement à l’épanouissement de cette grande Europe développe au mieux ce qu’elle a en propre », a-t-il dit.Ainsi, la CSCE approfondirait la sécurité, la CEE, le Fonds monétaire international et la BERD (Banque européenne pour la reconstrucion et le développement) s’occuperaient, comme elles le font déjà, du redressement économique des pays de l’Est.Deuxième principe : François Mitterrand souhaite « partage et complémentarité entre les grandes institutions qui prennent en charge les transformations et la création politique, économique, technique et culturelle de l’Europe ».Enfin, troisième principe, tous les États européens doivent bénéficier d’une « égale dignité ».« C’est une donnée essentielle », a-t-il ajouté en soulignant qu’elle n’existe « pas dans beaucoup d’institutions ».Au Conseil de l’Europe, a dit François Mitterrand, un pays faible « dispose d’une dignité souveraine égale à celle de ceux qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, fondaient l’Europe et qui se situent parmi les peuples les plus prospères de notre continent ».S’adressant aux représentants des pays de l’Est, il leur a dit : « Vous etes les premiers délégués d’une Europe qui vient au rendez-vous de l’autre.» Avant son discours, il avait posé la première pierre du futur Palais des droits de l’homme appelé à accueillir la Cour et la Commission européennes des droits de l’homme, qui dépendent du Conseil de l’Europe.4 Bourassa lors d’une deuxième ronde de négociations, après la réintégration du Québec au, sein de la Constitution dans un premier temps.C’est surtout la notion de Sénat » égal », c’est-à-dire avec une représentation égale de chaque province, qui agace M.Bourassa.« Un Sénat élu avec des pouvoirs absolus risque de paralyser le système», a répété M.Bourassa à maintes reprises.« Sur la question du Sénat, sept premiers ministres ont déjà dit qu’il fallait être très prudent.Les trois autres y tiennent plus, mais eux aussi ne veulent pas d’un Sénat qui compliquerait le fonctionnement du gouvernement fédéral, a dit M.Bourassa.Quand on veut être responsable, on a l’appui d’une majorité importante des provinces.» Actuellement, le Québec compte 24 sièges parmi les 104 membres du Sénat.L’île-du-Prince-Edouard en compte quatre avec 100 000 habitants et les provinces de l’Ouest en comptent six chacune, soit quatre de moins que la Nouvelle-Ecosse ou le Nouveau-Brunswick, alors que leur population est largement supérieure a celle de ces deux dernières provinces.Pour sa part, le premier ministre Hartcourt a invité instamment le Québec à participer activement aux dernières séances de négociations constitutionnelles qui se dérouleront au cours des prochaines semaines.Des séances de négociations sont prévues se tenir à Saint-Jean (Terre-Neuve), Vancouver, Montréal et Toronto.M.Hartcourt s’est présenté comme un allié du Québec, et M.Bourassa a souligné que son collègue colombien avait appuyé la notion de société distincte pour le Québec « au moment où c’était plus difficile d’en parler politiquement ».Mais' lorsque les journalistes onl demandé à M.Hartcourt s’il était prêt à consentir au Québec le contenu de l’Accord du lac Meech comme préalable, ce dernier a habilement évité la question.« C’est à la table des négociations qu’il faut régler cela, a-t-il répondu.Ce qu’il faut, c’est de la bonne volonté pour sauver le Canada et des négociations (give and take) », croit-il.Notons qu’à son arrivée, au lieu de sa rencontre avec le premier ministre Harcourt, M Bourassa a été accueilli par quelques manifestants.Certains d’entre eux, dirigés par Ar jun Singh, arboraient un message en faveur de l’unité canadienne.Singh a expliciué en français qu’il avait déjà étudié à l’université McGill pendant quatre ans et qu’il voulait que le Québec demeure dans le Canada.Par contre, un autre manifestant arborait un drapeau québécois orné DECES Manseau Christine MANSEAU, Mme Christine, est décédée à Ottawa le dimanche .T mai 1992 5 l’âge de 44 ans.Outre son époux Norman Bernstein, elle laisse ses parents : Gilbert Manseau et sa mère Gahrielle Lévesque; ses enfants : Sébastien et Eléonore Guilé, Stéphanie, Janice et Désirée Bernstein; ses frères : Nicholas, Daniel, Hubert, Gabriel et Pierre; ses soeurs: Geneviève, Elise et Suzon.Il n’y aura pas de visites.Le service religieux aura lieu le jeudi 7 mai en l’église Sacré-Coeur, angle Cumberland et Laurier, Ottawa, à II h sous la direc tion de Racine, Robert h Gauthier.Des dons au Fonds Christine Manseau en Fiducie seraient appréciés.d’une croix gammée nazie, et criait des slogans contre la politique linguistique du Québec.En matinée, M.Bourassa avait rencontré l’équipe éditoriale du quotidien Vancouver Sun.Les journalistes des autres médias d’information n’étaient pas admis à cette rencon tre, et n’ont même pas pu pénétrer dans l’édifice qu’occupe ce journal.4 Ottawa adopté un ton plutôt mélodramatique : « Tous nos enfants doivent avoir la possibilité de grandir et de s.e développer pour devenir des jeunes gens en santé.les enfants, ça compte.parce que l’avenir réel du Canada, ce sont les enfants.Ce ne sont pas que des mots.C’est la vie ».4 Violence et Toronto?A Los Angeles, vous entendez parler de Rodney King qui s’est fait tabasser par des policiers.A Toronto, vous entendrez parler dé Wade Lawson qui s’est fait tuer par un policier, de Lester Donaldson qui s’est fait tirer dessus pendant qu’il était en train de souper, de Marlin Neil qui a été abattu alors qu’il était embarré dans sa voiture », a dit hier l’organisateur de la manifestation, M.Duddley Laws, président du Black Action Defence Committee.« La seule différence, c’est qu’à Los Angeles il y avait un vidéo », a ajouté une autre représentante, Mme Akur Benjamin.Les manifestants, dont beaucoup étaient de race blanche « Je suis Blanc et j’ai honte », pouvait-on lire sur une des pancartes avaient la sympathie des groupes anti-fascistes, de la Ligue trostkyste, de la Fédération des droits de la personne de l’Ontario, d’un conseiller municipal, d’avocats blancs et d’un autochtone, M.Brian Harper, dont le frère J.J.Harper, apparemment, est tombé sous les balles de policiers au Manitoba voilà quelques années.Les organisateurs ont réclamé la démission du chef de la police du Toronto métropolitain, M.William McCormack, de même que du directeur de l’unité spéciale d’enquête de la police, M.John Osler, qu’ils accusent de ne pas avoir fait « leur job » correctement.Ils ont réclamé une enquête indépendante sur le processus judiciaire et les Noirs en Ontario et ont demandé que la Couronne porte en appel le récent acquittement des deux policiers accusés d’avoir tiré sur un jeune Noir de 17 ans dans une voiture volée, Micheal Wade Lawson.De plus, les dirigeants ont révélé l’identité du Noir abbattu en fin de semaine, le neuvième Noir à tomber sous les balles d’.un policier blanc en Ontario depuis 12 ans.De ce nombre, trois sont morts, mais dans les trois cas, les policiers ont été acquittés.« Cela ne peut pas durer », disait hier M.Duddley Laws.« l’as de paix sans justice », scandaient les manifestants.Et, à l’endroit des policiers, M.Laws ajoutait: «Je n’ai pas d’allumettes, mais je n’ai pas d’eau non plus pour éteindre les feux ».Selon June Veecock, directrice de la Fédération ontarienne des droits de la personne, qui participait à la manifestation d’hier, « Ce n’est qu’une question de temps avant que nous en venions au Canada à des incidents comme celui de Los Angeles.Il y a beaucoup de frustration ici à cause de la brutalité policière contre les Noirs».5 mai par la PC et l'AP 1988: France Guérette, de Ri-mouski, donne naissance à Québec à des quadruplés — trois garçons el une fille — à la suite d’une fécondation in vitro.1987: l’accès à Venise est limité à 50 mille touristes par jour; le gouvernement canadien dépose un projet de loi dans le but d’éliminer les réfugiés de mauvaise foi.1985 le dépôt d’une gerbe au cimetière militaire allemand de Bit-burg par le président Reagan et le chancelier Kohl suscite des polémiques et des manifestations.1984; Yasser Arafat, chef de l’OLP, arrive à Pékin où les Chinois lui réservent un accueil chaleureux: la justice est de votre côté, déclare le premier ministre Zhao Ziyang.1983: des hommes armés détour rient un avion chinois, avec 105 personnes il bord, et l’obligent à mettre le cap sur une base militaire proche de Séoul (Corée du Sud).1981 Bobby Sands, militant de l’IRA incarcéré à la prison de Maze, près de Belfast, meurt après une grève de la faim de fifi jours.1978 les Brigades Rouges italiennes annoncent l’exécution d’une sentence de mort prononcée contre Aldo Moro, dont le corps sera découvert deux jours plus lard.1976: en Grande-Bretagne, James Callaghan devient premier ministre.1975: le président Ford demande au Congrès américain un crédit de plus de un milliard et demi de dollars pour aider au reclassement des réfugiés Sud Vietnamiens aux Etats-Unis.1972: un avion italien s’écrase près de Palerme (Sicile); les 115 personnes qui étaient à bord sont tuées.1964 les Israéliens annoncent l’arrivée dans le désert du Néguev d’eau captée dans le lac de Tibériade, un projet entrepris malgré les protestations des Arabes.1963 Mohammed Khémisli, ministre algérien des Affaires étrangères, succombe à des blessures reçues trois semaines plus lût dans un attentat.1961 Alan Shepard, le premier astronaute américain, effectue un vol suborbital qui atteint 185km d’altitude 1925 début du procès contre l’enseignant John Scopes, à Dayton, au Tennessee, qui avait défendu la thèse de révolut ion de Darwin. ECONOMIE Le Devoir, mardi 5 mai 1992 Des mises en chantier plus élevées que prévu au Québec Michel Van de Walle de la Presse canadienne PAR RAPPORT à ses dernières prévisions, la Société canadienne d’hypothèque et de logement estime que les mises en chantier au Québec seront légèrement plus élevées qu’à l’origine alors que, pour le Canada, el-jes seront un peu inférieures.Les prévisions publiées hier montrent en effet qu’à l’échelle du Canada, le nombre des mises en chantier sera en 1992 de 177 000 alors que ta prévision précédente évoquait plutôt le chiffre de 180 000.La difficile reprise économique ainsi que la faiblesse du marché ontarien au début de l’année explique cette révision à la baisse.Au Québec, on prévoit que les mises en chantier atteindront 39 900 cette année, soit 900 de plus qu'estimé il y a deux mois.Selon l’économiste régionale pour je Québec, Kirn-Anh Lam, c’est principalement le secteur des maisons unifamiliales et les copropriétés qui alimentera l’activité.L’accession à la propriété est facilitée par les bas taux d’intérêt, la réduction à 5 % de la mise de fonds ainsi que la possibilité d’utiliser le REERpour financer une acquisition.En contrepartie, en raison du taux historiquement élevé d’inoccupation des logements locatifs, les mises en chantier dans ce secteur seront à leur plus bas niveau depuis 30 ans, soit 7500 unités seulement.Pour 1993, avec l’amélioration de la situation économique générale, les misés en chantier au Québec de- vraient atteindre 47 500 unités, toutes catégories confondues.La SCHL fait remarquer que les premiers signes « encourageants » .sur le marché immobilier sont apparus dans le domaine de la revente, alors qu’une hausse de£ ventes par le système inter-agences a été enregistrée au premier trimestre.Toutefois, en raison du nombre élevé de maisons à vendre, le prix moyen a peu augmenté.S’il demeure fébrile, une majoration de 4 % du prix moyen pourrait être enregistrée cette année.À l’échelle du Canada, la prévision de 177 000 mises en chantier montre quand même une amélioration sur l’an dernier, alors que 156 000 unités avaient été construites.Pour 1993, on prévoit que le nombre des mises en chantier pourrait atteindre les 194 000 unités.Le nombre de résidences unifamiliales devrait augmenter de 17 % pour s’établir à 101 000 unités puis s’accroître encore de 13% à 114 000 unités en 1993.La SCHL fait remarquer que les perspectives sont meilleures dans l'Ouest du Canada.Dans les quatre provinces de l’Ouest, on s’attend à des hausses dépassant les 20%.En Ontario, on prévoit une augmentation de près de 25 %, soutenue par le programme gouvernemental de’soutien au logement locatif.Dans l’Est, au Nouveau-Brunswick ainsi qu’à l’Ile-du-Prince-Édouard, on s’attend à une augmentation des mises en chantier alors qu’en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve, on devrait assister au phénomène inverse.Les Canadiens sont en retard à Moscou Claude Turcotte LE SEUL vrai marché pour les investisseurs dans les années 90 sera celui des pays de l’Est et de l’Ex-URSS, mais malheureusement les gens d’affaires du Canada hésitent à s’y intéresser et laissent le champ libre à d’autres qui sont français, anglais, italiens, américains et’japonais.Voilà le message livré hier à la communauté d’affaires montréalaise par une délégation des gouvernements de Russie et de Moscou.Pilotée par la firme d’avocats Mackenzie Gervais, la délégation se rend cette semaine à Toronto, Cal-gary et Vancouver pour revenir ensuite à Montréal.Son raisonnement est le suivant: après 1992, l'Europe s'occupera beaucoup d’elle-même et il en sera de même en Asie du sud-est.Où investir alors?De tous les pays de l’ex-URSS, c’est certainement la Russie et plus particulièrement la ville de Moscou qui offrent le plus de possibilités.Les Russes ne s’en cachent pas, ils ont besoin des étrangers pour accomplir l’énorme tâche de la conversion de leur économie.Cette délégation comprend MM.Ernest Barirov qui.occupe le deuxième poste en importance dans la ville de Moscou;, Igor Faminski, un économiste réputé qui a participé à la préparation des lois sur la privatisation et les investissements étrangers; Anatoly Sokolov, directeur de l’Institut de développement de Moscou, organisme qui s’occupe des entreprises conjointes avec des étrangers; Ilya Gerol, journaliste et auteur installé au Canada depuis 11 ans Semaine cruciale pour Olympia and York TORONTO (PC) - LA QUANTITÉ de créanciers impliqués et la complexité de la crise qui a conduit au manque de liquidités sont au nombre des facteurs qui pourraient pousser Olympia and York à se placer sous la protection judiciaire, disent les spécialistes des questions de faillites.De son siège social de Toronto, Olympia and York Developments, contrôlée par la famille Reichmann, lutte sur plusieurs fronts pour éviter la faillite.’ Le géant de l’immobilier aura cette semaine plusieurs réunions avec des prêteurs de New York et de Londres, auprès desquels il sollicitera de nouveaux prêts, pendant qu’il restructure sa dette de 14,3 milliards $.Olympia and York a déjà affirmé qu’il ne serait pas nécessaire d’obtenir la protection des tribunaux.Mais lorsque les négociations s’enveniment, qu’il y a trop de créanciers pour que les négociations se déroulent harmonieusement et que les questions en jeu sont trop complexes, des procédures judiciaires peuvent être le moyen de mettre un peu d'ordre dans le chaos, écrivait hier le Toronto Globe and Mail, citant des avocats et des universitaires.Les prêteurs d’Olympia and York sont une bonne, centaine.Techniquement, O and Y a manqué à ses engagements en ne faisant pas certains paiements sur des obligations, mais ce n’est un problème que si quelqu’un exige le paiement.Lorsque cela se produit, entrent en jeu les clauses de cessation de paiement de l’entente de prêt, ce qui pousse la situation en direction des tribunaux.Le processus pourrait être déclenché, par exemple, par un petit créancier qui refuse d’attendre la restructuration.Des procédures judiciaires fournissent au débiteur et aux créanciers qui coopèrent à la restructuration une façon « d’imposer leur façon de faire à certains créanciers récalcitrants», commentait un avocat.Solliciter la protection de la cour est souvent considéré comme équivalant à la faillite, mais en réalité, l’expression recouvre deux situations différentes.Il y a la liquidation, par laquelle un débiteur choisit ou est forcé de vendre son actif pour rembourser ses créanciers et U y a la protection judiciaire, qui permet à un débiteur de réorganiser ses affaires; l’entreprise peut en ressortir bien en vie, quoique de taille plus réduite, avec une structure de capital différente.Volkswagen: une crise à l’allemande Le constructeur automobile traverse la même crise que T Allemagne.L’expansion provoque une rupture du confortable équilibre économique et social antérieur.Les coûts apparaissent trop élevés et les rigidités trop grandes.Ferdinand Piëch, le nouveau patron, devra sérieusement rénover le modèle.Eric Le Boucher Le Monde FRANCFORT — Qui l’eut cru ?Volkswagen, le premier groupe automobile européen, est en crise.Les succès des Audi, des SEAT et des Golf cachent une inquiétante dégradation de la rentabilité.Le groupe qui a racheté le tchèque Skoda à prix d’or à la barbe de Renault et qui veut investir la somme gigantesque de 180 milliards de francs dans les cinq ans à venir voit sa stratégie d’expansion vivement critiquée.Surtout, les coûts dérapent en Allemagne : la marque VW aurait subi une perte d’exploitation de 2 milliards de francs en 1991 (les résultats seront annoncés mercredi fi mai).Le 10 avril dernier le conseil de surveillance a remplacé le PDG, Cari llahn, un an avant la date prévue, par Ferdinand Piëch, patron de la filiale Audi.Sa réputation ?Un homme •< dur».Sa mission ?« Remettre de l’ordre ».En 1989, la chute du mur de Berlin ouvre des perspectives formidables.La conversion du mark de l’Est à « un pour un » avec le bon deutsche-mark, donne aux 18 millions d’Est-Al-lemands un pouvoir d’achat conséquent.Ils se ruent sur les Golf et sur les voiturs d’occasion.Le marché explose, les Allemands de l’Ouest rachètent des neuves.En trois ans les ventes de VW bondissent de 60%.Cari llahn, le visionnaire PDG de Volkswagen depuis le début de 1982, père de la politique d'expansion, ne veut pas laisser passer l’occasion.Pour compenser des coûts de pro duction jugés — déjà — trop élevés en Allemagne, il avait racheté l'espagnol SEAT en 1986, renforcé sa position au Mexique et engagé son groupe en Chine.L’Est qui s’ouvre est son affaire.Volkswagen rachète dans l'ex-RDA l’usine qui fabrique les fameuses Trabant et investit 3,5 milliards de DM (12 milliards de francs) pour y monter 250 000 Polo par an.Puis il reprend le constructeur tchécoslovaque Skoda avec une promesse d’investir 6,1 milliards de DM en cinq ans pour y doubler la production et la porter à 400000 voitures par an.Quelques semaines plus tard VW récidive en rachetant l’usine BAZ en Slovaquie pour y monter des Passai.Coût supplémentaire : 0,9 milliard de DM d’ici à 1996.L’avenir appartient à ceux qui visent loin.Le Groupe programme la poursuite de son expansion « mondiale » grâce à un plan 1992-1996, annoncé en décembre dernier, qui porte sur 82 milliards de DM d’investissements dont 51 milliards dans l'automobile et 31 dans les filiales de leasing.Mais dans la mère patrie, pas moins de 35 milliards de DM sont prévus pour maintenir le niveau de production en le modernisant et pour lancer les modèles à venir.Le pari est de conserver la base nationale intacte et de ne bâtir ailleurs que des capacités supplémentaires.Pour ce faire, la production globale doit être .portée du niveau actuel de 3,5 millions de véhicules à 4,5 millions au milieu de la décennie.Un pari fou ?Certains le pensent.Le groupe aurait seulement réussi à maintenir ses profits l’an dernier alors que les ventes ont battu tous les records, grossissant le chiffre d’affaires de 12%, à 76 milliards de DM.Voilà le syndrome allemand : l’expansion a provoqué l’indigestion.L’Allemagne s’est réunifiée en payant à tempérament : aujourd’hui les salariés doivent en rabattre sur leurs augmentations salariales.D’où des grèves.Volkswagen doit lui aussi serrer les ceintures.Or le moins qu’on puisse dire est que cela n’a pas été fait.En Allemagne, le groupe dispose de six usines.Il y emploie 130 000 personnes.Les salaires allemands sont déjà « les plus chers d’Europe-» comme ne cesse de le rappeler le patronat, en ces temps de négociations salariales.Mais VW paie de 1 % à 6 % en plus.Les ouvriers, qui ne doivent déjà que 37 heures par semaine, bénéficient de 40 minutes de repos compensateur par jour.La productivité, en dépit de la formidable hausse des ventes, a stagné depuis 1986, a calculé Chris Moor, de la Banque Morgan Stanley, et elle a même baissé ces deux dernières années ! Les ventes ont bien crû de 60 %, depuis 1988, comme s’en félicite la di-rection, mais les coûts ont bondi dans le même temps de 68 %, explique le magazine Manager dans un article au vinaigre qui a mis le groupe en fureur.Au total, un ouvrier chez VW reviendrait à 71 000 DM l’an contre 63 ou 64 000 DM chez les concurrents Opel ou Ford, selon le magazine citant une étude interne.La conséquence est sans appel : les marges trop serrées ne permettent pas de financer les énormes investissements prévus.Sous le flot des critiques, le groupe a réagi en Irois temps.Pour rassurer les actionnaires, il a annoncé, en hâte, que le dividende servi serait cette année de 36 DM par action, comme l’an passé.Puis il à décidé la suppression de 12 500 emplois en Allemagne dans les cinq ans, un poste sur 10.Ce coup de tonnerre dans le .ciel syndical a pourtant laissé les experts insatisfaits.Il en faudrait le double, estiment-ils, en se référant d’ailleurs à l’article de Manager qui, citant des sources internes, parle de 25 000 postes en moins.En tout cas le travail de Ferdinand Piëch ne sera pas de tout repos.La stratégie d’expansion impose à VW d’augmenter ses ventes de 33 % alors que le marché mondial ne gagnera que 15 %.« Improbable », juge Morgan Stanley.La Dresdner Bank est du même avis.En clair : il faudra en passer par une baisse des productions au siège.Et la décision, dans le contexte de cogestion, va • faire hurler.À long terme les vertus du modèle allemand doivent reprendre le dessus.Volkswagen est le quatrième constructeur mondial d’automobiles et le seul européen à avoir encore une stratégie mondiale.Le meilleur atout de VW reste sa taille.Le deuxième est la bonne tenue des ventes en Allemagne même : une petite chute de 2,8 % seulement au premier trimestre.Et VW a encore augmenté sa part du marché européen à 17 %.Autrement dit, les nouvelles Audi el les Golf plaisent.Ce qui, après tout, est bien l’essentiel pour un fabricant de voitures ! qui agit maintenant comme consultant.M.Gérol, étant le seul parmi les quatre à parler couramment anglais, a eu tôt fait de dérider l’assemblée de 70 hommes d’affaires montréalais.Pour leur rappeler que la stabilité politique est une chose tout-à-fait relative, il n’a eu qu’à faire allusion aux incidents récents de Los Angeles, avant de leur poser la question: est-ce que cela vous empêcherait d’investir en Californie ?Les visiteurs ont vu leur crédibilité augmenter considérablement avec les commentaires de René Lé-pine Jr., lequel a confirmé que la presse se contente « d’explorations assez sommaires» en Russie et qu’en y mettant le temps, on se rend compte que « c’est stable en Russie ».M.Lépine parle en connaissance de cause, puisqu’il fait partie du Groupe Lépine, lequel est en train d’investir 51 millions $ US dans la construction d’un immeubles à bureaux à Moscou.Le Groupe Lépine qui a notamment construit le complexe du Sanctuaire à Montréal devrait annoncer dans quelques semaines un second investissement à Moscou qui sera « 10 fois plus gros » que le premier, c’est-à-dire un ensemble résidentiel de la qualité du Sanctuaire.Le Groupe entend conserver ses édifices et payer ses investissements à même les loyers qui seront perçus.« Nous percevrons un million $ US en loyers par mois et nous aimerions mieux mettre cet argent dans une banque de propriété canadienne », a-t-il confessé.De plus, Lépine doit pour les aspects légaux à Moscou consulter des avocats américains, parce que les Canadiens n’y sont pas.Il en arrive en somme à la conclusion du ministre Gérald Tremblay: « 11 faut y aller en grappe, nous y serons plus forts».Mais, les Lépine se débrouillent quand même à Moscou.Leur premier investissement nécessite des tractations avec neuf organismes différents, trois en Russie, six au Canada.Or, contrairement à ce que l’on peut penser ici, ce sont les institutions canadiennes, banques, compagnies d’assurances et institutions gouvernementales qui sont les plus lentes à réagir, vraisemblablement parce qu’elles connaissaient mal la situation en Russie et que cela les rend craintives et excessivement prudentes.M.Lépine confirme que les Russes sont extrêmement coopératifs.En somme, les blocages psychologiques ou autres sont canadiens.Les délégations russes qui sont venues en tournée de prospection depuis quelques années n’ont jamais réussi à percer ce mur invisible mais appa-ramment plus coriace que celui de Berlin.« Nous faisons de l’argent au Québec avec un projet à Moscou », explique-t-il.Environ 75 % des retombées sont au Québec.Le constructeur est Pomerleau et une grande partie des matériaux sont importés d’ici, ascenseurs, installations électriques et une foule d’autres produits dont la qualité est nettement supérieure à ce qui est disponible en Russie.Hier matin, les visiteurs se sont rendus à l’hôtel de ville de Montréal.Une entente « détaillée » est en préparation en vue du développement des relations entre Montréal et Moscou.Dow Jones a repris en force NEW YORK (Reuter) — Les valeurs vedettes ont clôturé en forte hausse, hier à la Bourse de New York, après la baisse de vendredi,-largement imputée à l’inquiétude suscitée par les émeutes de Los Angeles et d’autres villes américaines.L’indice Dow Jones a gagné 24, 04 points, soit 1,26 %, à 3.3378,13, ce qui constitue son 18e record de l’année en clôture.Il supplante le record de: 3.366,50 enregistré le 16 avril dernier.On a compté environ deux hausses, pour une baisse, dans un volume de transactions modéré qui a porté sur.163 millions d’actions.; L’indice composé NYSE a gagné: 2,22 à 229,42.PHOTO JACQUES GRENIER M.André Gervais, président du bureau d’avocats Mackenzie Gervais et Ernest Bakirov, qui occupe à Moscou un poste équivalent à celui du président du comité exécutif à Montréal, apprennent à mieux se connaître.Deux réseaux de radio concurrents s’allient pour allécher Steinberg Robert Dutrisac MAIN dans la main, les deux réseaux de radio concurrents Radio-mutuel et Télémédia ont convaincu Steinberg de diffuser des annonces à la grandeur de la province dans une initiative à laquelle participent également Cogeco et des stations indépendantes.Du 5 mai au 11 juillet, Steinberg inondera les ondes pendant 60 soixante secondes, trois fois par jour du mardi au samedi, dans 49 stations simultanément.Dans un contexte difficile pour les radiodiffuseurs, « on doit briser les règles établies », a expliqué hier M.Paul-Émile Beaulne, vice-président exécutif de Radiomu-tuel.Par exemple, dans la région de Montréal, cinq stations diffuseront les messages de Steinberg — CK AC et CJMS sur la bande AM, CK MF, CITÉ Rock-Détente et CFGL sur la bande FM — aux mêmes heures : du mardi au vendredi à 7 h 13, 8 h 13 et 11 h 21 et le samedi à 8 h 57,10 h 57 et 12 h 57.Il y a un an, Télémédia et Radio-mutuel avait fait une première expérience semblable, convainquant Chrysler de diffuser ses publicités sur l’ensemble des deux réseaux.Ce type de collaboration, impensable il y a quelques années à peine, est appelé à se multiplier, d’autant plus que la plupart des radiodiffuseurs québécois ont décidé de joindre leurs forces et de créer le Bureau de commercialisation de la radio.Ce bureau, dont font partie tous les grands réseaux du Québec — Ra-diomutuel, Télémédia, Cogeco, Diffusion Power et Radio Nord — ainsi qu’un certain nombre de stations indépendantes, ne deviendra opérationnel qu’en septembre, a précisé sa directrice, Mme Lise Georges.Le but du nouvel organisme, a rappelé Mme Georges : « valoriser le média radio».Exit la guerre des radios.Steinberg diffusera une forme de circulaire radiophonique.« Nous rejoindrons ainsi deux millions de consommateurs à toutes les semaines.Vingt-quatre marchés à travers le Québec seront bloqués simultanément pour Steinberg», a souligné, enthousiaste, M.Jean-Guy Delorme, directeur du marketing et de la publicité de la chaîne d’alimentation.1 Montréal-XXM M j 1755.35 ^ - 1.55 TSE-300 M - 3363.54 + 6.48 Dow Jones M r 3378.13 I + 42.04 Dollar canadien (US Cents) || M 83.70 - .19 1 Or (New York-USS) ! j M 337.30 - 1.70 FONDS DESJARDINS ENVIRONNEMENT Rendement annuel compose, au 27 mars 1992.I c rendement passe ne donne pas forcément une indication du rendement futur.Anjou : W-2050/1 X(X) JAI->808 • Brmsard : 445-AJ24 I X(X) ÎA1 -4436 • laSalIc : 366-117'/1H00 3Al -6633 • laval : Complete Daniel Johnvin AXA 8840/1 800 )AJ"%4 Val des Arbres AA8-522Î / I XIX) 361-3803 • l.ongucuil : A79-2810 /1 XIX) JAI->0>8 Montreal Complexe I)es|ardins2XA-!22i / I X00 JAI-2A80, Pcel/Naintc Catherine 4W-X440/1 XIX) JAJ-J9D • Pointe-Claire:AJ0-ri’ I 80036Î*’8A4 l.es Fonds Desjardins sont vendus au moyen d’un prospectus disponible dans nos succursales seulement là où l'autorité compétente a accordé son visa.Fiducie Desjardins POUR GERER L’AVENIR DONNEZ-VOUS DE L'OXYGENE Assurez-vous d’un bon fonds de roulement pour longtemps.Les liquidités constituent l'oxygène de l’entreprise.En dépit d'actifs importants, vous pouvez suffoquer par manque de liquidités.RoyNat se spécialise dans le financement à long terme, notamment pour renflouer votre fonds de roulement.Nous structurons vos versements selon votre capacité de remboursement, de façon à conserver votre fonds de roulement.De plus, comme il s'agit d'un véritable prêt à terme, vous n êtes pas soumis aux conditions des prêts à vue des autres prêteurs.FINANCEMENT D'ENTREPRISES RovNab Anjou (514) 493-4555, Drummondville (XI9) 477-3X01.Laval (514) 668-31.31, Longucuil (514) 670-9210, Pointe-Claire (514) 426-4200.Québec (4IX) 6X3-2177. A-6 B Le Devoir, mardi 5 mai 1992 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Allemagne: les négociations reprennent demain La grève s’étend aux aéroports de l’ouest du pays BONN (Reuter) — Les employeurs et les syndicats des services publics de l’Allemagne occidentale sont convenus de reprendre les négociations salariales mercredi, a annoncé hier le ministère de l’Intérieur.Les deux parties se réuniront à Stuttgart pour discuter d’une nouvelle proposition patronale afin de mettre fin à une grève qui, entrée hier dans sa deuxième semaine, s’est étendue aux aéroports de l’ouest du pays.Auparavant, les représentants des organismes publics fédéraux et régionaux avaient publié un communiqué dans lequel ils se disaient « prêts à reprendre les négociations à tout moment et à présenter une offre qui constitue une amélioration par rapport à la précédente, en particulier en ce qui concerne les salaires les plus bas ».Les employeurs du secteur public refusaient jusqu’ici d’aller au-delà de 4,8 % — alors que les syndicats réclament 9,5 %.Le secrétaire d’État à l’Économie, Johann Kekhoff, a déclaré qu’il s’attendait à ce que la nouvelle offre soit inférieure à fi %.Un responsable de l’OeTV, principal syndicat du secteur public, s’est réjoui de la volonté de négocier manifestée par les employeurs, mais il a averti que la grève se poursuivrait « jusqu’à ce qu'une offre acceptable soit avancée».De tous les aéroports d’Allemagne occidentale, seul celui de Francfort fonctionnait normalement hier après-midi, mais l’OeTV, auquel appartiennent 80% environ des 12 000 employés de l’aéroport de Francfort, a annoncé qu’une grève d’une durée initiale de 24 heures, reconductible, y débuterait hier soir à minuit.L’OeTV a précisé que, pour l’ensemble du pays, il avait appelé 220 000 de ses adhérents à la grève.Les transports publics, les services postaux, le ramassage des ordures sont fortement perturbés par le mouvement et certains hôpitaux ont dû se limiter aux urgences.Les membres de l’OeTV ont été rejoints dans leur action par quelque 55 000 cols blancs du syndicat DAG, 25 000 cheminots et 15 000 employés des postes, selon les syndicats.Il s’agit de la grève la plus importante du secteur public dans l’Allemagne d’après-guerre.Lors de la dernière grève, en 1974, le gouvernement avait cédé au bout de trois jours aux revendications des syndicats.Hier, le mouvement a entraîné la fermeture de l’aéroport de Hanovre, où 70 vols ont été annulés, et des deux aéroports de Berlin-Ouest.Des retards considérables ont été enregistrés à ceux de Munich, Cologne-Bonn, Dusseldorf, Hambourg et Nuremberg.L’aéroport Schùnefeld, à Berlin-Est, est le seul à encore fonctionner dans la capitale, mais son trafic a été réduit de moitié.Les transports publics de Berlin sont en outre paralysés, les machinistes est-allemands s’étant pour la première fois joints au mouvement en signe de solidarité avec leurs collègues de l'Ouest.Les salaires des Allemands de l'Est font l'objet de négociations séparées, mais ils sont calculés en pourcentage des salaires de l’Ouest et tout gain obtenu par l’OeTV se répercutera à l’Kst.Francfort et plusieurs autres grandes villes sont privées de transports publics et les trains rapides reliant les différentes villes du pays sont très rares.PHOTO AP Un homme déambule près d’un amas de sacs de déchets dans le district St-Georges, à Hambourg.La grève des services a entamé sa deuxième semaine hier et paralyse tout le pays.Nouveaux bombardements près de Kaboul KABOUL (Reuter) — De violents bombardements d’artillerie ont éclaté hier au sud de Kaboul, où les forces gouvernementales pilonnent les positions du Hezb-i-Islami de Gul-buddin Hekmatyar qui tenterait de marcher sur la capitale afghane.Réunies pour décider de la réponse à donner à la reprise des tirs d’artillerie, les autorités militaires gouvernementales ont précisé qu’elles contraient une offensive lancée par Hekmatyar pour renforcer ses positions au sud de Kaboul.Des obus se sont abattus sur les montagnes qui surplombent l’entrée sud de Kaboul.Des tirs d’artillerie étaient aussi perceptibles au-delà.Des colonnes de poussière et de fumée s’élevaient au-dessus de la capitale, alors que s’abattaient des obus et des roquettes tirées apparemment par les fidèles du Hezb.L'intensité des tirs a ensuite diminué.Seuls subsistaient quelques tirs sporadiques.Le fondamentaliste Hekmatyar, dont les troupes ont quitté Kaboul la semaine dernière après trois jours de violents combats face aux forces gouvernementales, a menacé ce week-end de lancer une nouvelle offensive contre le gouvernement si ses exigences n’étaient pas satisfai- tes.Il demande des changements politiques et le retrait de la capitale des hommes de la milice ouzbéque de Rachid Dostum.Nadjibullah Modjadidi, membre du Conseil de sécurité qui contrôle les forces armées de la capitale et frère du chef du nouveau gouvernement de Kaboul, a déclaré que les nouveaux dirigeants afghans avaient été contraints d’agir.« Si nous pouvions l'arrêter par la négociation, nous le ferions, mais il provoque la bataille», a-t-il dit.Le nouveau ministre de la Défense, Ahmad Chah Massoud, a dé- claré que les dirigeants se concertaient sur les mesures à prendre.Les chefs de la sécurité de Kaboul ont également discuté de la série d’enlèvements qui s’est produite ce week-end dans la capitale afghane.Le corps de Karim Chardan, ancien ministre afghan de la Justice enlevé samedi, a été retrouvé criblé de balles dimanche.L’ancien ministre de l’Aviation civile Wadier Safie, également kidnappé, n’a pas été retrouvé.Mais sa famille le croit encore en vie.Ces enlèvements laissent craindre une série d’actes de représailles contre les membres de l'ancien régime, malgré l’amnistie générale décrétée par le président Sibghatullah Modjadidi.À la périphérie sud de Kaboul, où les forces d’IIekmatyar occupent des villages en ruines désertés par leurs habitants, un commandant a démenti que les fondamentalistes du Hezb soient responsables du bombardement de Kaboul.Installé dans une maison en construction gardée par un char, le commandant Zalmai a précisé que ses hommes avaient repoussé dimanche une attaque des miliciens de Pachir Dostum à environ un km, sur la route (jui mène vers Kaboul.« Nous attendons les ordres.Nous pouvons attaquer n’importe où », a-t-il ajouté.Kn contrebas du village, défendu par quelques poignées de combattants armés de fusils d’assaut et de lance-roquettes, sont postés les miliciens de Rachid Dostum, dont Hekmatyar exige le départ de Kaboul pour accepter de coopérer avec le gouvernement moudjahid qui a pris le pouvoir la semaine dernière.Pris entre deux feux, quelques villageois sont restés sur place pour tenter de défendre leurs biens, après avoir envoyé leurs proches en lieu sûr.Par ailleurs, le chef du Djamiat-i-Islami, Burhanuddin Rabbani, est entré en Afghanistan hier et a pris la route de Kaboul accompagné de 1500 hommes.Il devrait assurer la présidence d’ici deux mois en vertu de l’accord de paix conclu le mois dernier entre les chefs de la guérilla à Peshawar au Pakistan.Les combats entre Arméniens et Azéris s’étendent au Nakhitchevan Les Azerbaïdjanais poursuivent sur offensive sur Stepanakert BAKOU (AFP) — Les combattants arméniens ont pour la première fois attaqué hier des villages azerbaïdjanais au Nakhitchevan (république autonome azerbaïdjanaise enclavée au sud-ouest de l’Arménie), faisant des morts et des blessés, selon Bakou, tandis que les forces azerbaïdjanaises poursuivaient leur offensive sur Stepanakert, la capitale du Nagorny-Karabakh.Deux femmes ont été tuées lors de l’opération d’artillerie menée contre ces villages depuis un poste-frontière de la CEI, a annoncé le ministère de l’Intérieur à Bakou.Plusieurs personnes ont été blessées — dont un milicien azerbaïdjanais donné pour mort dans un premier bilan — lors de cette offensive, la première menée par des Arméniens dans cette région jusque-là épargnée par le ccnflit arméno-azerbaïdjanais sur le Nagorny-Kara- ! Les formations arméniennes ont mitraillé Avouch et loukhari Iaidji, dans la région de Charour, avant d’être repoussées par les défenseurs de ces villages frontaliers, elon les autorités azerbaïdjanaises à Bakou.Selon TAR-TASS, les Azerbaïdjanais ont abattu un hélicoptère militaire qui guidait les tirs arméniens.! Hier en début d’après-midi, les combattants arméniens appuyés de blindés ont lancé une nouvelle offensive contre le village de Sadarak, où toutes les communications sont coupées, selon Bakou.; À Erevan, le ministère de l’Intérieur a annoncé sans autre précision que la région d’Ararat (Arménie) située â la frontière du Nakhitchevan, avait été touchée hier par des tirs d’artillerie.Le Nakhitchevan n’avait jusqu’à présent subi qu’un blocus de l’Arménie, en représailles contre le blocus éco- nomique imposé par Bakou à l’Arménie, dans le cadre du conflit du Nagorny-Karabakh (région de l’Azerbaïdjan peuplée par une majorité d’Arméniens).Les combats continuaient hier à Stepanakert, la capitale du Nagorny-Karabakh où la situation est devenue critique pour les forces arméniennes depuis la vaste offensive lancée dimanche par les unités azerbaïdjanaises appuyées par des blindés et quelques hélicoptères, selon ITAR-TASS citant les autorités arméniennes locales.Selon Interfax, les Azerbaïdjanais se sont emparés des hauteurs de Stepanakert, à partir desquelles ils ont commencé à bombarder la ville.Hier, les forces azerbaïdjanaises poursuivaient des tirs massifs depuis Choucha et leurs autres positions autour de Stepanakert, selon ITAR-TASS.Les unités d’autodéfense arméniennes tiennent avec peine leur position au nord-ouest et au sud-ouest de la capitale, selon la même source.Les combats se poursuivaient également hier au nord-ouest, à la frontière de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan.Selon le ministère arménien de l’Intérieur, deux personnes ont été tuées et sept autres blessées par des tirs de missiles contre la région de Berd (Arménie) depuis le village de Taouz contre la région de Berd.De son côté, le ministère azerbaïdjanais de l’Intérieur a annoncé que des bombardements arméniens sur des villages frontaliers de l’Azerbaïdjan ont fait hier au moins cinq blessés et des dégâts considérables.L’Arménie et l'Azerbaïdjan doivent tenir des pourparlers de paix du 6 au 8 mai à Téhéran, dans le cadre de la médiation menée par l'Iran dans ce conflit qui a fait près de 2000 morts en quatre ans.LE MONDE EN BREF Peut-être 1000 morts à Guadalajara MEXICO (Reuter) — Selon la revue mexicaine Proceso, le bilan des explosions souterraines survenues le mois dernier à Guadalajara pourrait dépasser les 1000 morts — soit cinq fois plus que n’en ont reconnu les autorités.Sergio Enrique Gomez, chef d’un groupement d’habitants privés de domicile depuis la catastrophe, a jugé le bilan officiel de 200 morts ridiculement bas compte tenu du nombre de personnes qui vivaient et travaillaient dans le quartier à forte population qui a été détruit, rapporte la première revue politique du pays.« Il est infantile de croire qu’il n’y a eu que 200 morts », a dit Sergio Gomez, qui prépare actuellement un rapport indépendant sur les effets de la série d'explosions.On s’abstient de tout commentaire à ce sujet dans les milieux gouvernementaux.Mais 120 personnes environ étaient toujours portées disparues vendredi dernier, neuf jours après les explosions attribuées à une rupture d'oléoduc ayant entrainé d’énormes infiltrations de carburant dans les égouts de Guadalajara.i Dix nouvelles libérations en Birmanie BANGKOK (AFP) — Dix nouveaux prisonniers politiques ont été libérés hier j par la junte militaire birmane, a annoncé Radio-Rangoon captée à Bangkok.J Sept hommes politiques et trois étudiants, incarcéré à la prison d’Insein, à > Rangoon, ont été relâchés.Parmi eux figurent quatre membres de la Ligue j nationale pour la démocratie (NLD), le principal parti d’opposition, et l’un des» auteurs les plus populaires du pays, M.Minn Thaingkah, arrêté en novembre -1989.J usqu’a présent, 58 opposants dont 20 étudiants ont été libérés depuis ‘ l’arrivée au pouvoir du général Than Shwe, tandis que le chef de l’opposition, | Mme Aung San Suu Kyi, a été autorisée samedi à revoir son mari pour la ; première fois depuis décembre 1989.4 Les étrangers fuient la Sierra Leone CONAKRY (Reuter) — Des milliers d’étrangers fuient la Sierra Leone où violences et pillages se multiplient après le coup d’État de la semaine J dernière, a-t-on appris hier auprès des gardes-frontière et de source proche ; des forces de sécurité guinéennes.Parmi eux figurent des milliers de Guinéens, dont beaucoup ont du traverser la jungle pour atteindre des postes ' non gardés, la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone restant fermée, a-t-on ajouté de même source.« Des milliers de familles vont en voiture jusqu’à la frontière, puis prennent leurs bagages et font le reste du chemin à pied », a déclaré un membre des forces de sécurité.Des bandes de jeunes recrues de l’armée de la Sierra Leone mettent à sac Port Loko et Kambia, deux villes proches de la frontière, a-t-on précisé.« L’armée éprouve des difficultés pour maintenir la loi et l’ordre et pour contrôler ses propres hommes », a déclaré un responsable de la police guinéenne.Les États-Unis ont mis en place un pont aérien pour évacuer leurs ressortissants de Sierra Leone.La France a envoyé une frégate à Freetown et des diplomates ont rapporté que la Grande-Bretagne avait conseillé à ses ressortissants de rester prudents.De source militaire, on indique que les arrestations se poursuivent dans les hauts rangs de l’armée et parmi les responsables du All People’s Congress de Joseph Momoh.Ce dernier, qui a fui en Guinée après le coup d’État, envisage de renverser à son tour le nouveau Conseil national provisoire de gouvernement (NPRC), précise-t-on dans son entourage.Évacuation des Russes de la Libye TUNIS (AFP) — L’évacuation de Libye des experts militaires de la CEI se poursuivra dans les prochains jours par des vols charters spéciaux, a indiqué dimanche un porte-parole de l’ambassade russe à Tripoli.Ce porte-parole, joint au téléphone depuis Tunis, a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un pont aérien dans la mesure ou chaque vol devra avoir reçu une autorisation propre du comité spécial des Nations unies chargé de veiller à l’application de la résolution 748 du Conseil de sécurité, ainsi que des autorités libyennes.Le rapatriement des experts doit être terminé en l’espace de quelques semaines, a ajouté le diplomate.Le nombre des personnes devant être rapatriées par ces vols charters, est estimé à plus de 2000, un chiffre incluant les experts et leurs familles, en majorité des Russes.Liste du matériel nucléaire nord-coréen VIENNE (AFP)-La Corée du Nord a remis hier à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) la liste de ses équipements nucléaires, a annoncé à Vienne le porte-parole de l’AIEA, M.David Kyd.« Il est trop tôt pour dire si l’inventaire est complet, a déclaré M.Kyd, en notant qu’il était épais comme un petit annuaire téléphonique ».L'AI EA se donne 24 à 48 heures pour étudier le document et pour donner son appréciation, a-t-il ajouté.La Corée du Nord avait adhéré en décembre 1985 au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) mais n’avait signé que fin janvier dernier avec l’AIEA un accord d’application du TNP prévoyant l’inspection de toutes ses installations nucléaires civiles.Les premières inspections pourront avoir lieu en juin, a indiqué M.Kyd.La liste a été remise, a précisé M.Kyd, au directeur général de l’AIEA, M.Hans Blix (Suède), par un conseiller de la mission permanente de la Corée du Nord auprès des organisations internationales à Vienne, M.Yun Ho Jin.M.Blix se rendra dans une dizaine de jours en Corée du Nord à l’invitation de Pyongyang, a encore déclaré le porte-parole.Relations rétablies entre Israël et le Nigeria ABUJA (Reuter) — Le Nigeria et Israël ont rétabli hier des relations diplomatiques rompues il y a 19 ans par le Nigeria.« Nous avons rétabli des relations diplomatiques aujourd’hui.C’est une occasion historique pour nos deux pays », a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères, David Lévy, au cours d’une conférence de presse conjointe avec son homologue nigérian, Ike Nwachukwu.Lors de sa visite officielle de dei x jours, David Lévy doit rencontrer le président nigérian Ibrahim Babangida, qui est actuellement à la tête de l’Organisation de l’unité africaine (OUA).Il s’agit de la première visite officielle d’un ministre israélien dans le pays le plus peuplé d'Afrique depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux Etals au cours de la guerre israélo-arabe de 1973.Un Palestinien tué à Gaza JÉRUSALEM (AFP) — Un Palestinien a été tué et dix autres blessés hier par balles lors de heurts avec des militaires israéliens dans le camp de réfugiés de Deir el-Balah, dans la bande de Gaza occupée, selon un nouveau bilan de source palestinienne.Bassam Abdul Hafez Awad, âgé de 18 ans, a été mortellement atteint à la tête après que des militaires eurent ouvert le feu en direction d’autres jeunes gens qui leurs lançaient des pierres, selon des témoignages de résidents du camp.Il est décédé peu après dans l’infirmerie du camp.A l’annonce de sa mort, de violentes manifestations ont éclaté dans le camp.Les militaires ont lancé des grenades lacrymogènes puis ont ouvert le feu, faisant de nouveaux blessés.La mort du jeune homme a été confirmée de source militaire israélienne.Ce nouveau décès porte à 896 le nombre de Palestiniens tués par des tirs de militaires ou de colons israéliens dans les territoires occupes depuis le déclenchement de l’intifada en décembre 1987, selon un bilan établi à partir de source palestiniennes.L DBCHESTRE mETnnPHLITHin Concerts grand public Métro McGill (mezzanine est) les mercredi 6 mai à midi et jeudi 7 mai à 19 h Une présentation de l'Orchestre Métropolitain dans le cadre de sa campagne de financement La présentation de c es concerts a été rendue possible grâce a la participation de ^y\ Dflns LE © METRO @sreuM _ Ç?aa sunnas Wtvr ISS LE DEVOIR -•aie L’ACTUALITE INTERNATIONALE PHOTO AP Palestiniens en procès Huit Palestiniens ont été entendus hier par un tribunal d’Athènes pour leur participation à un attentat à la bombe dans le port de Patras l'an dernier.Le procès a été reporté à vendredi.Treize islamistes algériens sont condamnés à mort I ALGER (Reuter) — Une nouvelle I épreuve de force parait s’engager ü entre les autorités et les islamistes H en Algérie où treize fondamentalis-{§ tes musulmans, accusés du meurtre H de trois soldats, ont été condamnés .H.hier à la peine capitale.L’agence APS avait initialement I annoncé la condamnation à mort de ) 12 inculpés.Elle a précisé par la | suite qu’un treizième accuse avait été également condamné à la peine capitale par défaut.: ), Les condamnés ont accueilli le _il verdict en scandant le slogan tradi-ïï* tionnel des partisans du FIS avant !| son interdiction : « Pour Elle (indif-; ! féremment la Foi et le FIS), nous mourrons, pour Elle, nous vivons».Plusieurs incendies ont détruit partiellement des bâtiments des universités et de magasins semi-étati-1' ques dans certaines régions du pays alors que les étudiants pro-islamistes ont appelé à une grève illimitée dans les universités à partir d’aujourd’hui.Des affiches signées par le Front islamique du salut (FIS) et placardées sur les murs de plusieurs quartiers algérois appellent à une grève \ le même jour.Les 13 condamnés à mort figurent parmi 62 fondamentalistes accusés d’avoir abattu trois soldats lors d’une attaque en novembre dernier contre un poste-frontalier près de la ville d’El oued à l’orée du Sahara, a précisé TAPS.Outre les condamnations à mort, la cour a prononcé des peines de prison allant de la détention à perpétuité (une) à six mois de prison ferme contre 25 autres accusés.Six autres peines de prison de 20 à 5 ans de prison ont été prononcées par défaut.Les autres inculpés ont été acquittés.Les avocats des condamnés ont annoncé leur intention de faire appel.Le verdict des 13 peines capitales est le premier d’une série de procès d’extrémistes musulmans.Neuf autres islamistes, accusés d’avoir mené un raid contre l’Amirauté près du port d’Alger où dix personnes ont été tuées, devaient comparaître hier devant le tribunal militaire de Blida, à 50 km au sud d’Alger.Les autorités avaient annoncé la mort de quelque 50 membres des forces de sécurité dans des ambuscades ou des attaques isolées.Des inconnus ont incendié hier à l’aube des bâtiments administratifs des universités de Soumaa, dans le nord algérien, de Sétif, dans le centre et de Constantine à l’est.D’autres ont mis le feu au principal magasin semi-public de la ville de Soumaa ou tenté de brûler le principal magasin semi-étatique de Batna, dans les Aurés, théâtre des premières émeutes de février dernier qui ont contraint les autorités à proclamer l’état d’urgence pour un an.Des véhicules particuliers ont été incendiés par des inconnus dans trois localités de Jijel, dans l’est du pays, rapporte l’APS qui cite la gendarmerie.Anwar lladdam, un dirigeant du FIS, avait annoncé récemment le déclenchement d’un « soulèvement populaire de contestation pacifique début mai».Le mouvement universitaire pour la défense du choix du peuple, créé en février par des partisans du FIS, a appelé à une grève illimité qui ne sera levée qu’après l’ouverture de pourparlers sur le « respect du choix du peuple » — en référence aux élections legislatives que le FIS était en passe de remporter avant leur annulation en janvier dernier, la libération des détenus politiques et l’évacuation des universités par la police ant-émeute.Le ministère de l’Intérieur a mis en garde, dans un communiqué diffusé samedi, « les agitateurs traqués par les services de sécurité et condamnés par la population.qu’ils trouveront désormais sur leur chemin des pouvoirs publics déterminés et des citoyens convaincus que la stabilité et la paix sociale sont fondamentales ».Il a rappelé que les manifestations, les grèves et les marches non autorisées étaient interdites en vertu du décret instituant l’état d’urgence.La Turquie assoit son influence dans les pays d’Asie centrale ANKARA (Reuter) — La récente tournée du premier ministre turc Souleiman Demirel dans les républiques d’Asie centrale de l’ex-URSS a donné un nouvel élan aux efforts menés par Ankara pour servir de lien entre ces pays et l’Occident.Dans chacune des républiques — Ouzbékistan, Kirghizie, Kazakhstan, Turkménistan et Azerbaïdjan — Souleiman Demirel a tenu le même discours en faveur de la démocratie, de la laicité et du libéralisme.Ses hôtes, principalement des anciens communistes qui cherchent à ^rester au pouvoir, lui ont réservé un [accueil chaleureux, i Mais tous ne se disent pas prêts /pour la transition démocratique.’Pour sa part, le président turkmène »Saparmurad Niazov a exclu dans l’immédiat l’adoption d’un système •multipartite.{ De retour à Ankara dimanche, le {premier ministre turc s’est dit trou-îblé par les contradictions que laisse {dans son sillage l’effondrement de il’ex-URSS.J « L’Union soviétique a été dissoute dans un sens, mais pas vraiment /dans un autre, a-t-il déclaré à la presse.L’empire s’est écroulé.Rien ¦ne l’a remplacé.Mais nous avons vu {qu’il existait un monde turc, au ;moins dans les intentions des gens.{C’est une communauté qui ne peut {être niée », a-t-il souligne.• Souleiman Demirel a tenu cepen-Jdant à rassurer la communauté Internationale sur ses intentions dans {la région.La Turquie a renforcé ses {liens avec les républiques d’Asie centrale, mais elle a également conclu {des accords avec la Russie et l’U-«kraine.{ Ankara cherche surtout à abattre {les barrières économiques et à pro «mouvoir la stabilité dans la région, à {en croire son premier ministre.» Il estime que dans l’immédiat le fondamentalisme musulman, le nationalisme et les tensions ethniques ne constituent pas une menace immédiate dans la région.Mais le risque deviendrait réel si l’adoption du système capitaliste n’entrainait pas un développement économique rapide, ajoutent les autorités turques.Pour gagner cette course de vitesse, la Turquie a lancé un important programme d’assistance diplomatique, économique et technique, qui, précisent les autorités, pourrait être conduit conjointement avec les États-Unis.Souleiman Demirel a promis quelque 1,2 milliard $ d’aide lors de sa tournée.Des crédits supplémentaires pourraient être débloqués pour l’Azerbaïdjan après les élections présidentielles du 7 juin, et pour le Tadjikistan, où l’agitation politique a contraint le premier ministre à annuler sa visite.Les républiques d’Asie centrale visitées par Souleiman Demirel ont salué le rôle joué par la Turquie en leur nom sur la scène internationale, notamment aux Nations unies.La Turquie a fait jouer sa position d’alliée des États-Unis pour faire admettre les républiques d’Asie centrale au sein de la Conférence pour la sécurité et la coopération en Europe (CSCE).Ankara cherche maintenant à faire inscrire ces pays sur la liste des pays en voie de développement de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) et de la Banque mondiale, ainsi qu’à faire accepter leur candidature au Fonds monétaire international (FMI) et au GATT.Les cinq républiques ont également donné mandat à la Turquie pour la création d’une banque régionale de développement chargée de gérer l’aide des pays occidentaux et arabes.Souleiman Demirel a par ailleurs proposé quelque 10000 bourses scolaires pour permettre à des lycéens et à des étudiants de faire des études en Turquie, ainsi que des stages pour des fonctionnaires, des banquiers et des diplomates.Ankara prévoit également de développer le réseau de télécommunications dans la région.La semaine dernière, la télévision turque a commencé à diffuser ses émissions par satellite à quelque 50 millions de turcophones.La compagnie aérienne nationale va également commencer ce mois-ci à desservir toutes les capitales des républiques d’Asie centrale à partir d’Istanbul.Le premier ministre turc, qui a ouvert cinq ambassades pendant sa visite, a dit souhaiter qu’elles soient pleinement opérationnelles début août.Le Kazakhstan a nommé son premier ambassadeur à Ankara lors de la visite de Souleiman Demirel à Alma-Ata.Un sommet réunissant les dirigeants turcs et des cinq républiques est prévue en septembre ou en octobre.Le 10 mai prochain, Souleiman Demirel assistera à Ashkabad à un sommet des républiques d’Asie centrale aux côtés du président iranien Akbar Ilashemi Rafsandjani.Les autorités turques parlent d’un devoir moral envers les pays avec qui elles ont des liens religieux, linguistiques et ethniques.« Nous voulons les aider à faire un atterrissage en douceur dans le nouveau monde, a déclaré à Reuter le sous-secrétaire turc aux Affaires étrangères Ozdem Sanberk.Nous sommes ici en signe de solidarité et prêts à faire des sacrifices.L’Occident ne propose pas beaucoup d’aide à ces republiques».Le Devoir, mardi 5 mai 1992 ¦ A-7 , il y a des problèmes urgents en éducation et en santé.la CEQ propose des solutions raisonnables applicables dès maintenant à la CEQ, nos engagements, on les tient! Des pro«s E CEO ET VOUS, Monsieur JOHNSON?E CEQ A-8 ¦ Le Devoir, mardi 5 mai 1992 ÉDITORIAL ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ ün gouvernement sous surveillance TOUT AUTANT que celui de l’an dernier, le deuxième budget du gouvernement néo-démocrate de l’Ontario était attendu avec inquiétude, voire avec anxiété, un peu partout au Canada.L’on craignait, sur la foi des spéculations les plus sérieuses, que les « socialistes » de M.Rae, tentant encore de mettre en oeuvre leurs ambitions généreuses et d’accélérer la relance économique, portent le déficit annuel à un niveau sans précédent, pour ne pas dire scandaleux.Or, il n’en fut rien.À plusieurs égards, le trésorier Floyd Lau-ghren a fait preuve, jeudi dernier, d’une austérité exemplaire dans les circonstances.Ce qui n’empêche pas les détracteurs de son premier budget de le découper à nouveau en petits morceaux, ni les agences de cotes de crédit de placer la province voisine sous surveillance.Au point que, prévoit-on, la cote ontarienne sera probablement abaissée au même point que celle du Québec ! L’an dernier, pour atténuer quelque peu les effets désastreux de la récession, plus dommageable là qu’ailleurs, l’Ontario avait triplé le déficit annuel.Ce qui avait fait hurler les milieux financiers et fait dégringoler la cote de crédit, augmentant d’autant le coût des emprunts.Cette fois, au lieu de s’enferrer dans la même spirale, décriée aussi bien à Ottawa que dans les autres capitales provinciales, le gouvernement augmente de plus de 1 milliard $ l’impôt sur le revenu des particuliers et réduit, en contrepartie, le fardeau fiscal des petites et moyennes entreprises.L’objectif : garder sous la barre fatidique des 10 milliards?un déficit qui, sans contraintes sévères, aurait pu grimper jusqu’à 15 milliards $.Le message est également clair : quel que soit le crédo néodémocrate, les entreprises sont bienvenues en Ontario et elles doivent recommencer à y investir.Pour bien montrer patte blanche, l’on met un frein à la croissance des dépenses, poursuit les gels de salaires et abolit jusqu’à 2500 postes dans la fonction publique en deux ans.Pourtant, ce souci évident de rassurer les gens d’affaires et les bâilleurs de fonds tombe à plat, comme si ce gouvernement était affligé d’une tare congénitale.Le déficit sous les 10 milliards ?On n’y croit pas, faisant valoir que les prévisions de l’an dernier ne sont pas respectées et que celles des prochains mois ne le seront pas davantage.Pourquoi donc ?Parce qu’elles s’appuient sur des tours de passe-passe, no-_^tamment sur des ventes d’actifs de l’État ontarien à des agences de son cru.De plus, on se moque de M.Rae qui, après avoir réclamé d’Ottawa un programme d’investissements publics pour alimenter une reprise léthargique, n’en fait rien lui-même.Sur un budget de quelque 55 milliards $, moins de 4 mil- liards $ sont consacrés aux équipements publics, soit le même montant que l’an dernier.Plus grave encore, les contribuables gagnant annuellement 53 000 $ bruts sont considérés désormais comme des hauts salariés, et imposés comme tels.Tant et si bien que le budget, conçu pour inspirer ou redonner confiance, suscite la méfiance des consommateurs, le sarcasme des analystes, la « surveillance » des agences de crédit.Le laborieux exercice risque même, tellement la perception est importante, d’accroître les difficultés économiques et budgétaires de l’Ontario, déjà aux prises avec un nombre record de chômeurs et d’assistés sociaux.Cela est fort préoccupant pour la province voisine, évidemment, mais ça l’est également pour l’ensemble du Canada.Si la situation ne s’améliore pas en Ontario, où La faible reprise ontarienne concerne l'ensemble du Canada 40 % de l’économie canadienne est concentrée, il est douteux qu’elle se redresse sensiblement ailleurs.Par exemple, même si les paiements de transfert de tous ordres provenant d’Ottawa diminuent, dans l’ensemble, ils restent basés sur les provinces les plus « riches », dont l’Ontario.Si celle-ci s’appauvrit, les autres, dont le Québec, ne sauraient s’enrichir, c’est l’évidence même.Il en est pourtant qui supputent sur les malheurs du géant handicapé.De fait, l’écart des taux d’imposition des particuliers qui, habituellement, favorise l’Ontario, est disparu à toutes fins utiles.Pour peu que le gouvernement Bourassa n’augmente pas l’impôt sur le revenu, le Québec serait désormais en bonne position par rapport à sa voisine.De façon toute relative, toutefois.Le premier ministre québécois a lui-même fait observer, samedi, que la dette accumulée est plus élevée au Québec qu’en Ontario : là, 10 % du budget est affecté au service de la dette; ici, c’est au-delà de 15 %.Le malheur des uns fait le bonheur des autres ?Pas du tout.Surtout pas si l’on prend en compte l’ensemble de la situation.Toutes proportions gardées, le déficit budgétaire du Québec, à quelque 4 milliards ?, est presque deux fois plus élevé que çelui de l’Ontario.Il n’y a pas lieu de se glorifier ou de se péter les bretelles ! Les uns après les autres, les budgets des gouvernements canadiens — depuis celui d’Ottawa en février jusqu’à celui du Québec, à la mi-mai, en passant par celui de l’Ontario, jeudi dernier, et celui de la Saskatchewan, dans deux jours — font ressortir la dureté de la récession et la difficulté énorme de s’en sortir.Même la minuscule île-du-Prince-Edouard enregistre un déficit record de 50 millions $ et compte sur la reprise ontarienne pour regarnir ses coffres.L’Alberta présente un budget déficitaire de 2,3 milliards $ et réduit ses dépenses en gelant le salaire des hauts fonctionnaires et en faisant disparaître mille autres par attrition.Sur ce dernier point, le Nouveau-Brunswick emploie une médecine aussi amère.La Saskatchewan laisse entrevoir des restrictions dans le régime d’assurance-maladie, ce qui serait certes considéré comme un sacrilège dans la province pionnière de cette mesure d’avant-garde, il y a une trentaine d’années.Au total, donc, avec des déficits sans précédent, les provinces doivent augmenter leurs emprunts — ou leurs impôts et taxes — pour tenter d’établir un certain équilibre.Un spécialiste prétend même que cette année marque le début des Olympiades de l’emprunt pour les provinces ! Dans cette perspective, faut-il s’attendre à de mauvaises nouvelles dans le budget québécois ?À vrai dire, le gouvernement les a étalées depuis deux ans.D’abord en contrôlant mieux ses dépenses et, surtout, en augmentant les taxes et impôts divers.Le déficit a pris de l’ampleur, mais c’est à cause de la récession; il devrait redevenir plus modeste si la reprise finit par s’installer solidement.Le Québec a, de plus, transféré pour quelque 500 millions $ de responsabilités aux municipalités; augmenté les frais de scolarité universitaire; gelé les salaires dans la fonction publique; effectué des ponctions accrues dans ses entreprises et sociétés, notablement dans la SAAQ (assurance-automobile).Tant et si bien que, en dépit de ses problèmes budgétaires cuisants, le Québec a quelque marge de manoeuvre.Chose certaine, sous peine d’alimenter la rébellion des contribuables, qui mijote d’un bout à l’autre du Canada, le gouvernement devrait y penser à deux fois avant de saigner davantage les petits et moyens contribuables, ou même de sabrer dans les régimes de santé et d’éducation.Comme l’Ontario, le gouvernement du Québec songe à implanter des casinos pour aider à gonfler ses revenus.Là comme ici, cette panacée est aléatoire, même au strict plan économique, dès lors que tout le monde tente d’attirer les gros joueurs.Il vaut mieux consacrer son énergie et son imagination à des plans de relance durable et à la création d’emplois porteurs d’avenir.Le hasard est toujours mauvais conseiller.GILLES LESAGE LETTRES AU DEVOIR Une information erronée JE VOUDRAIS attirer votre attention sur une information erronée dans un article de l'Agence Presse canadienne sur les dépenses en recherche et développement, paru dans LE DEVOIR du 22 avril 1992.Cet article stipulait que les statistiques sur les dépenses en recherche et développement (R-D) «ne seront plus compilées».En fait, comme nous l’avions souligné auprès de M.Dennis Bueckert de la Presse canadienne, les statistiques sur la R-D apparaissent déjà dans d’autres publications.C’est dans le cadre d’une rationalisation de nos publications que ces statistiques ne seront pas reproduites dans la publication Les indicateurs de l’activité scientifique et technologique (no 88-002 au catalogue), du moins dans sa forme actuelle.Nous vous prions donc de bien vouloir apporter cette rectification.F.D.Gault directeur Division des services, des sciences et de la technologie Statistics Canada Ottawa, 23 avril 1992 La colère gronde LE QUÉBEC m’inquiète ! Cette mentalité du « toujours plus » malgré la crise écono- j mique actuelle m’affole.Même nos célè- | bres hockeyeurs syndiqués, pourtant très bien nantis, réclament et obtiennent toujours davantage.Heureusement leur gourmandise gargantuesque n’est pas subventionnée par nos taxes.Ils performent dans une économie de marché, sans sécurité d'emploi, rede- j vable à l’intérêt et la capacité de payer ses j amateurs.Au même moment, les Nomenklaturistes de la fonction publique québécoise se sont octroyés, à même nos taxes, en catimini, des hausses salariales et autres avantages démesurés par rapport à un taux d’inflation de 1,7 %.Notre démocratie manque décidé- I ment de glasnost (transparence).Ce pillage systématique des fonds publics, en toute impunité, de haut en bas de la pyramide, de déficits en déficits depuis 1967, bon an mal an, a assez duré.À ce rythme-là, il y a longtemps que le hockey professionnel | aurait disparu de la carte.Nous en sommes déjà rendus toutes taxes ; confondues, directes et indirectes, avec les 1 bénéfices des sociétés d’état monopolistiques (Hydro, Loto, SAQ), les contraventions et les pénalités de tous genres, les parcomètres, etc.à remettre aux divers gouvernements près de 65 % de nos revenus, dont la majorité sert à payer les salaires et autres bénéfices de notre étatocratie.Du budget de l’éducation, 85 % est consacré aux salaires et 83 % pour celui des j soins aux malades, soit à eux deux les 2/3 des | déboursés de l'État du Québec.Une fois no- j tre argent rendu dans les coffres de la tré- : sorerie étatique, les gestionnaires bureau- cratiques appliquent la maxime : « charité bien ordonnée commence par soi-même ».La duperie a assez duré .Les contribuables québécois en ont marre des taxes .Un peu partout, des mouvements populaires anti-taxes naissent .Qui veut d’une TVQ sur les services en juillet pour accroître les dépenses gouvernementales ?Les « payeurs de taxes » du Québec sont contre.Francophones et anglophones ne veulent pas s’harmoniser avec Ottawa à cet égard.Un référendum sur ce sujet marquerait la victoire des contribuables.La colère gronde au Québec à propos du fardeau fiscal.Les bureaucrates des grandes tours à Québec doivent être sourds et aveugles pour ne pas s’en apercevoir.Il faut avoir le courage de dégraisser l’État, dans l’intérêt général, à l’instar de la Suède.Il ne faut surtout pas trop attendre comme les Argentins.Il y a urgence.Jean-Claude Laplerre Verdun, 17 avril 1992 La peur l’emportera EN 1980, la ministre Monique Bégin avait fait peur aux personnes âgées en leur disant qu’elles perdraient leurs pensions de vieillesse si elles votaient pour la séparation du Québec.Douze ans plus tard, les fédéralistes ont dû « innover » afin de frapper plus fort pour faire peur.Après les menaces de représailles économiques en cas de séparation, on est allé jusqu’à brandir le spectre d'une guerre civile et d’une intervention militaire, même si cette séparation était un choix démocratique.Le plus inquiétant dans tout fêla, c’est que le discours fédéraliste atteint une bassesse inqualifiable quand la peur est le principal argument utilisé pour empêcher la sépara- LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l’information Bernard Descôteaux Directeur délégué à l’administration André Leclerc Rédacteur en chef adjoint Jean Francoeur, Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Roch Côté Guy Deshaies Directeur des publications spéciales Pierre Beaulieu FAIS CE QUE DOIS tion.Il est en effet fort décevant que les fédéralistes aient recours à l’émotivité plutôt qu’au rationnel.Et pendant ce temps-là, les séparatistes s’imaginent que leur beau rêve d’un nouveau pays se réalisera.Qu’ils sont naïfs ! En bout de ligne, quand il faudra apposer son X sur son bulletin de vote, ce n’est pas le fédéralisme ni la séparation qui l’emportera.Non, c’est plutôt la peur qui l'emportera.Et le coûteux débat constitutionnel continuera encore et encore pendant des années et des années.Peter Cheeky r.rand-Mère, 12 avril 1992 Groulx ou Papineau ?DANS « LE DEVOIR » du 7 avril, le professeur Gilbert Tarrab, de l’UQAM, réplique à Mme Baillargeon et à M.Laurion concernant leurs opinions dans le débat Lionel Groulx-Mordecai Richler.Il termine sa réplique en posant la question double suivante : .« Pourquoi diable les Québécois ont-ils choisi Lionel Groulx comme héros national ?Papineau n’aurait-il pas mieux fait l’affaire ?» Né en 1921, donc en mesure d’apprécier l'honorabilité de ces deux hommes chez les Québécois (francophones), je crois bien connaître les bonnes réponses à ces questions.Et elles ne sont pas celles que sous-entend assez clairement M.Tarrab.Les voici : — Lionel Groulx est reconnu comme historien national, non comme notre héros national.C’est lui qui a été l’initiateur de la recherche scientifique et de l’enseignement de l'histoire au Québec.Et ses opinions anti-sémites ont eu une publicité absolument négligeable chez-nous.Dans mon cas, diplômé en 1943 après quatre années à McGill, ce n’est qu’en 1967, à l’occasion du décès du chanoine Groulx, que j’ai eu l’occasion de prendre connaissance de ces opinions.— Tous les Québécois de ma génération étaient fiers d'avoir, dans leur famille ou comme ami, au moins une «tête à Papineau»; ils n’ont jamais connu de « tête à Papineau»; ils n’ont jamais connu de «tête à Groulx »! ! ! — Même une faible connaissance de notre toponymie nous apprend que le nom de Papineau est 100 fois plus fréquent sur notre territoire que celui de Lionel Groulx.En somme, Louis-Joseph Papineau est bien, pour nous, un héros national; et Lionel Groulx, notre historien national, sans plus.À ce seul titre, il mérite hommage autant, sinon plus, que ceux qui ont vaincu notre peuple depuis 1760.Et voilà pourquoi, si l’on veut porter un jugement valable sur des personnages historiques, il faut connaître l’histoire qui les concerne.Surtout lorsque le jugement vient d’un professeur d’université ! Paul Rémlllard Ingénieur Montréal ti /£$ l/d V#es> 7Z>fZroë Sylviane Tramier Le exclus du savoir IL N’Y A PAS de cancre heureux », me disait le romancier Daniel Pennac au cour d’un entretien chez son éditeur.Professeur de français, Daniel Pennac a souvent eu l’occasion de côtoyer la détresse des enfants qui échouent à l’école.Qu’elle trouve un exutoire dans le chahut et l’indiscipline, ou qu’elle conduise à un repli sur soi, cette détresse interpelle le maître et la société tout entière.Daniel Pennac y répond à sa manière, en partageant avec ses élèves son plaisir de lire.Il consacre au moins une heure par semaine dans sa classe à la lecture à haute voix d’un roman de son choix.Petit à petit, ses élèves se laissent apprivoiser par les textes.Même les plus récalcitrants finissent par se plonger dans un tête-à-tête avec les auteurs, y compris les réputés ennuyeux, parce qu’ils sont au programme du cours.Pour aller à la rencontre des exclus du savoir, les membres de l’association ATD-Quart monde poussent encore plus loin la même démarche.Ils amènent le livre à ceux qui n’en lisent pas, mais c’est dehors que cela se passe, dans la rue, non pas à l’école, avec les enfants des campagnes pauvres et des cités populaires.En plein Paris, dans le quartier de Belleville, j’ai accompagné un jour Joëlle, une pile de livres sous le bras, à son rendez-vous hebdomadaire avec les enfants d’une cité ouvrière.Dans l’entrée d’un immeuble, ou dehors quand il fait beau, la « dame aux livres » s’installe et les enfants, qui guettent son arrivée, viennent s’asseoir autour d’elle.Quand tout le monde est à peu près silencieux, la lecture commence.Ceux-là sont de tout jeunes enfants.Ils ont déjà appris à lire à l’école, mais il n’y a pas de livres chez eux.La venue de la « dame aux livres » est souvent la seule occasion qu’ils ont de toucher un livre, de l’ouvrir et de faire connaissance avec la fiction, avec les hitoires.ATD-QUART monde (ATD pour « Aide à toute détresse ») ne prétend pas apaiser un ventre affamé avec un livre.Mais l’association cherche à attirer l’attention sur le grand dénuement de ceux qui sont privés du savoir.« J’ai faim dans ma tête ! » Cette phrase prononcée par uné petite fille servait de devise à la cinquième journée annuelle du livre ATD-Quart monde.L’association, pour qui la lutte contre la grande pauvreté passe aussi par le livre, s’adonne parallèlement à son action caritative, à des activités d’édition.Livres pour enfants, essais sociologiques et politiques sur les causes et les manifestations de la pauvreté dans les pays riches, témoignages de toute sorte provenant des exclus du savoir.Tel celui de cette Montréalaise, orpheline, ballottée entre les institutions pour enfants difficiles, mère célibataire et qui signe « Kolette » (avec un « K » parce que partout où elle est passée, on lui a dit qu’elle était un cas !).Mais que faire devant l’échec scolaire, devant le cancre indécrottable qui n’a toujours rien compris après trois ou quatre explications ?Faut-il s’accommoder, comme d’une fatalité, d’un certain pourcentage d’échecs ?Bien des réformes des méthodes d’enseignement sont nées d’un désir de voir tous les élèves acquérir les connaissances que l’école veut leur inculquer.Un bon nombre de ces méthodes n’ont pas réussi à éliminer les cancres.Certaines ont même contribué à en fabriquer de nouveaux.Leurs promesses n’ont pas été tenues.J’ai rencontré un professeur qui ne propose pas une nouvelle méthode, et qui ne promet pas d’éliminer l’échec scolaire, mais qui refuse de le considérer comme une fatalité.Alain Essadam est professeur de mathématiques et responsable du CARMUS (Centre d’analyse et de recherche de méthodologie universitaire et scolaire), dans la région parisienne.Depuis un peu plus de quinze ans, il travaille sur ce problème de l’échec scolaire.Lettre de Paris Il a constaté que les élèves qui ne « suivaient » pas s’étaient enfermés, à un moment de leur apprentissage, dans une impasse théorique.Pour un mot mal compris, un schéma mal interprété, certains élèves bifurquent et tombent dans un cul-de-sac.Ainsi cet enfant qui ne comprenait plus rien parce qu’une ligne mal tracée sur le tableau l’avait fait buter sur l’axe des nombres relatifs, ou cet autre enfant qui n’avait jamais intégré dans ses connaissances le sens du signe et la notion mathématique de l’égalité.« Il y a des points névralgiques, parfaitement repérables, dans le contenu d’un programme scolaire de mathématiques, où l’enfant peut bifurquer », m’a expliqué M.Essadam.« L’enfant se construit alors quelque chose de faux qui est pour lui la vérité et à partir de là, quand il se reporte à ses repères logiques, il se fourvoie.» CELA FAIT PENSER à ces jeux de labyrinthe, où l’on doit revenir en arrière lorsqu’on bute sur un mur pour emprunter la bonne voie.C’est ce que l’on s’efforce de faire au CARMUS ; repérer les endroits où l’enfant a bifurqué et le remettre sur le bon chemin.« Ce n’est pas une recette, prévient Alain Messadam, ce n’est pas une méthode, c’est plutôt une attitude.» Le CARMUS a commencé à travailler avec des professeurs et des établissements scolaires pour mettre sur pied des séances de rattrapage scolaire pour les enfants en situation d’échec.Les séances se font pendant les vacances de manière à amener les retardataires, ceux qui traînent au bas du classement, au niveau des autres pour la rentrée.L’approche, forcément individuelle de chaque cas, demande beaucoup de personnel formé.Il faut aussi établir pour chaque classe une grille des points de connaissances qui sont abordés pour pouvoir dresser un bilan individuel de l’enfant et lui proposer un plan de travail.L’approche, qui vaut pour les mathématiques, doit encore faire ses preuves pour les autres matières.On peut facilement envisager d’adopter une démarche semblable pour les élèves qui rencontrent des difficultés en grammaire et dans les matières qui forment la base de l’acquisition de futures connaissances.Mais il reste à faire un énorme travail de repérage de ces lieux où peuvent se produire les « erreurs d’aiguillage » dans l’apprentissage scolaire.« J’ai toujours ressenti l’ignorance comme une immense détresse », écrit Peter Handke dans un essai sur le peintre Cézanne.L’image populaire du joyeux luron, dernier de la classe, chahuteur et malicieux, ne doit pas nous abuser.Contrairement aux apparences, c’est un enfant qui souffre.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.