Le devoir, 5 mai 1992, Page(s) complémentaire(s)
Montréal Lond Hong Kong 514 284 23 23 Communications Design et graphisme Relations interculturel! Vol.LXXXIII — No 104 Ensoleillé.Max.: 13.Détail page B-6.Montréal, mardi 5 mai 1992 Toronto: 85 cents 65* + TPS t- TVQ SOCIÉTÉ Quelle défense pour l’Europe?C’est surtout l’Otan, dont on voit ici un avion d’alerte lointaine, qui a assuré jusqu’à maintenant la défense de l’Europe.Mais avec l'effondrement du communisme et les nouveaux accords de coopération européenne, la question de la sécurité se pose en termes tout-à-fait nouveaux.Jocelyn Coulon décrit le rôle des organisations et la façon dont l’Europe est en train de se restructurer.Page B-l Oui au Nunavut dans les T.-N.-O.d'après la Presse Canadienne Les électeurs des Territoires du Nord-Ouest semblait avoir voté oui, hier, en faveur de la ligne de démarcation proposée pour la création d’un nouveau territoire qui sera appelé Nunavut.Au moment de mettre sous presse le oui menait avec 52 % contre 48 % pour le non mais les résultats à venir ne paraissaient pas pouvoir renverser le choix du oui.L’est des territoires, habité surtout par les Inuit, était pour la séparation de cette immense région tandis que l’ouest, où vivent les Amérindiens, était contre la nouvelle province.Dans l’est les électeurs ont voté dans une proportion de neuf pour un Le Sénat examine deux projets qui provoquent Québec Chantal Hébert de noire bureau d'Ottawa Des sénateurs aussi bien conservateurs que libéraux ont mis le gouvernement fédéral sur la sellette hier pour sa décision de mettre en oeuvre dans une période politique délicate des relations Québec-Ottawa deux projets de loi vivement contestés par le gouvernement Bourassa.Le projet de loi C-62 confirme le rôle de maître-d’oeuvre du gouvernement fédéral dans le secteur des télécommunications, domaine revendiqué par le Québec et la Saskatche- wan dans le cadre des négociations constitutionnelles actuelles et reconnu au gouvernement fédéral par la Cour Suprême du Canada.D’autre part, le projet de loi C-13 permet à Ottawa d’évaluer l’impact sur l’environnement de tous les projets auxquels il est associé même de loin et a été désavoué par l’Assemblée Nationale presque au complet.Dans les deux cas, plusieurs conseillers du gouvernement concèdent que ces projets constituent des irritants superflus entre le gouvernement fédéral et les provinces au moment où s’amorce un ultime sprint Voir page A-4: Le Sénat Violence à Toronto Trois kilomètres de commerces saccagés d’après la Presse Canadienne TORONTO — Près de trois kilomètres de commerces saccagés, au moins deux magasins d’armes dévalisés, des feux allumés ici et là dans le centre-ville, quelques cocktails molotov, environ 30 personnes arrêtées et plusieurs blessés mais aucun gravement: tel était, en fin de soirée, hier, au moment de mettre sous presse, le bilan de la manifestation anti-racisme de Toronto.La police torontoise rapportait au surplus que plusieurs agents avaient été blessés de même que des chevaux utilisés par la police montée.En fin de soirée l’unité d’ordre public, l’équivalent de la Garde nationale, était intervenue pour contenir quelque 500 jeunes manifestants qui, avec roches et bâtons saccageaient les vitrines, renversaient des stands à hot-dogs et dévalisaient les commerces dans leur dévastatrice tournée de la rue Yonge, dans le centre-ville de Toronto où, notamment, le centre Eaton a été la proie des vandales et des pillards.Vers minuit, il restait encore 200 ou 300 manifestants dans les rues de Toronto, pendant qu’une trentaine de personnes, surtout des Noirs mais des Blancs aussi, étaient interrogées au poste de police du centre-ville.La radio locale rapportait plusieurs altercations, mais aucun blessé grave.On a également rapporté un camion incendié.Selon le détective Gary Zidner, les forces de l’ordre ont attendu jusqu’à 20h hier soir les directives des autorités avant de procéder à des arrestations.Jusqu’à cette heure, la police montée s’etait contentée de suivre les manifestants et d’empêcher que leur nombre ne grossisse, tandis que les policiers en motocyclette et en voiture s’occupaient de bloquer les intersections, les unes après les autres, fermant le bal des manifestants.Vers 20h30, au moment où l’unité de l’ordre public a été appelée, les directives ont changé et les arrestations ont commencé.La manifestation avait débuté pai-Volr page A-4: Violence en faveur de la ligne de démarcation proposée.Ces résultats ne sont pas surprenants dans la mesure où les citoyens de l’est des Territoires du Nord-Ouest considéraient ce vote comme le premier pas vers la création d’un nouveau territoire.Le projet suscite plus d’opposition dans l’ouest des Territoires du Nord-Ouest, où les bureaux de vote fermaient plus tard que dans l’est.Les deux tiers des quelque 27 000 électeurs vivent dans la partie ouest des T.-N.-O.Ce plébiscite était la dernière étape d’un long cheminement vers la division de l’immense région des T.-N.-O.en deux entités, qui a com- Volr page A-4: Oui OPEN 'ecu/f/titw tm’cv f*J PHOTO CP Les pillards ont fracassé des vitrines et fait main basse sur diverses marchandises dont des armes, hier soir, à Toronto, à la faveur d’une manifestation anti raciste.Bourassa recommande de suspendre la réforme du Sénat Norman Dellsle de la Presse Canadienne VANCOUVER — La mise en place d’un Sénat avec des pouvoirs considérables, où toutes les provinces seraient également représentées, risquerait de paralyser le Canada, a averti le premier ministre du Québec, Robert Bourassa à Vancouver, hier.Entreprenant en Colombie-Britannique une tournée constitutionnelle de quatre jours dans les provinces de l’Ouest, M.Bourassa a parlé de l’im- portance d’agir avec prudence dans toute modification qui concerne le Sénat.« Si on n’est pas prudent dans le dossier du Sénat, on risque de nuire au fonctionnement du gouvernement central », a dit M.Bourassa dans le cadre de sa rencontre avec le premier ministre de Colombie-Britannique, Michael Harcourt.« L’Ontario, avec 10 millions d’habitants, fournit 40 pour cent des revenus de la fédération.Aura-t-elle le même nombre de sénateurs que les Territoires du Nord-Ouest ou que le Yukon qui ont 30 000 ou 50 000 habi- tants?Il faut agir d’une façon réaliste dans un régime parlementaire.Nous ne sommes pas dans un régime présidentiel », a dit le premier ministre québécois.Cette requête d’un Sénat égal, équitable et élu (qu’on appelle «tri-ple-E» dans le jargon constitutionnel) est une des demandes pressantes des quatre provinces de l’Ouest, principalement de l’Alberta et de son premier ministre Don Getty.M.Bourassa a rappelé hier que dans l’Accord du lac Meech, la question du Sénat devait être débattue Voir page A-4: Bourassa Ottawa annonce un plan d’aide à l’enfance jugé futile d'après la Presse Canadienne TORONTO — Le gouvernement fédéral dépensera 500 millions $ de plus en cinq ans dans un plan d’action national d’aide aux enfants en difficulté, a annoncé hier le ministre fédéral de la Santé et du Bien-être social, M.Benoît Bouchard, soulevant de vives critiques de la part d’organismes dévoués à l’enfance qui estiment que le programme est insuffisant, mais surtout inadéquat et futile par rapport aux « vrais problèmes», notamment la pauvreté des parents.Cette politique, que le gouvernement appelle « Initiative pour le développement de l’enfant » dit vouloir s’attaquer aux problèmes de malnutrition, de violence et de maladie que vivent 1 million d’enfants sur 6,6 millions au Canada.Sur les 500 millions $, 200 millions $ seront accordés sous forme d’aide aux groupes communautaires, 160 millions $ iront aux groupes autochtones (dont les enfants sont classés parmi les plus vulnérables) tandis que le reste servira à des campagnes de prévention, de promotion et de protection.Le plan a tout de suite été vivement critiqué par des spécialistes et des groupes sociaux comme le Conseil canadien de développement social et le Comité canadien d’action sur le statut de la femme qui déplorent que l’argent du fédéral soit davantage dépensé dans l’éducation et la sensibilisation (donc dans la rédaction de documents, la mise sur pied de campagnes, et d’autres moyens de communication) plutôt que dans des gestes concrets d’aide directe aux enfants en difficulté.Ces groupes estiment en outre que le vrai problème réside dans la pauvreté des parents, laquelle est responsable des mauvaises conditions de vie pour les enfants.Le ministre Bouchard s’est défendu hier contre ces arguments en disant, d’une part, que le programme n’avait pas la prétention de régler le problème de la pauvreté et que, d’autre part, l’argent dépensé dans l’éducation serait utile car, à son avis, la population canadienne avait besoin d'être davantage sensibilisée aux problèmes des enfants.« Il faut donner le vrai portrait de la situation.Il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas savoir qu’un enfant sur cinq a des problèmes, qui pensent que cela n’arrive que dans le tiers monde.Il faut donc les sensibiliser», a-t-il expliqué.Plusieurs critiques disent aussi que ce programme, qui s’ajoute aux mesures de 2,1 milliards $ sur cinq ans annoncées dans le dernier budget fédéral, n’est qu'une maigre com- pensation pour la promesse des conservateurs de mettre sur pied un programme national de garderies (une promesse de plusieurs milliards de dollars).Là-dessus, le ministre Bouchard disait hier que le programme de garderies pourrait être ressuscité d’ici cinq ou 10 ans.Quant aux mesures annoncées hier, elles donnent suite à la ratification de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant.Le lancement de ces mesures s’est fait en grande pompe au Y MCA centre-ville de Toronto et pour l'occasion, le ministre Bouchard avait Voir page A-4: Ottawa a Henri Guillemin Henri Guillemin s’éteint à 89 ans Marie Laurier L’HISTORIEN littéraire français Henri Guillemin, Suisse d’adoption depuis 1942, qui a fait plusieurs de nos « beaux dimanches » dans les années 70 au petit écran de Radio-Canada est mort, hier, à Neuchâtel, à l’âge de 89 ans.Plus récemment nous avions le bonheur de l’entendre se raconter; dans la série Propos et confidences du 13 janvier au 3 février 1985.Il avait évidemment vieilli physique: ment, mais n’avait rien perdu de sa verdeur et de son formidable talent de communicateur.En apprenant par LE DEVOIR lq nouvelle de sa mort hier, celui qui fut un de ses fidèles amis et admirateur^ ici même au Québec, Roger Baulu, lui-même âgé de 82 ans, se rappelait avec émotion et ravissement les moments qu’il a partagés avec Henri Guillemin.« J’ai eu le bonheur de faire des émissions avec ce grand bonhomme et nous étions devenus des amis.J’ai passé avec lui des heu- U res bien agréables.Je l’amenais à la pêche au club du Lac d’Argent, je l’écoutais me raconter les gens qu’il avait connus et je puis vous dire qu’à ce moment-là je me foutais éperdument du poisson! Son discours était à lui seul une prise d’intelligence.C’était un homme de qualité et il adorait faire partager son savoir et sa vaste culture.» Trop modeste, celui que l’on surnomme Le Prince des annonceurs, ajoute qu’il est loin de se prétendre un littéraire, mais passe sa retraite à lire en s’alimentant dans sa bibliothèque personnelle de cinq à six mille volumes! Le comédien Doris Lussier lui vouait une admiration inconditionnelle: « Je ne ratais aucune de ses émissions, nous confiait-il hier.Il fut un virtuose, l’as des as de l’anima-tion-solo, un classique du conférencier de télévision.Je me souviens, entre autres, de ses commentaires sur Victor Hugo, sur Napoléon et surtout j’ai encore cette image de l’expression de son visage en gros plan quand il exprimait la chute de son intervention.Cela en disait davantage que ses plus brûlants propos.» L’ancien annonceur Henri Bergeron qualifie Henri Guillemin de « grand communicateur».« Je le donne en modèle à mes étudiants en communication.Il savait transmettre sa matière de façon intéressante, réjouissante même.Il était doué d’une mémoire prodigieuse: vous savez, les petits papiers qu’il semblait consulter, c’était pour se donner une contenance, car il n’y avait rien d’écrit dessus! » Celui que l’on .qualifiait volontiers d'« iconoclaste» pourrait ajouter maintenant 1992 à sa nécrologie qu’il avait rédigé avec humour en ces termes: « Henri Guillemin 1903-19., pas de titres universitaires — ils tiennent à la chance —, pas de décorations, je ne les ai jamais demandées».Pour le journaliste et écrivain français Jean Lacouture, qui vient de publier des entretiens avec Henri Guillemin sous le titre Une certaine espérance, l’historien « avait encore beaucoup de choses à dire » : « Il était en train d’écrire deux livres: son journal de la guerre du Golfe de l’année dernière, dont il a été un adversaire très déterminé, et un livre sur l’église catholique dont le titre Voir page A-4: Guillemin 350e ANNIVERSAIRE de MONTRÉAL RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 8 mai 1992 PARUTION le 16 mai DANS LE DEVOIR Montréal en fête ! Le 15 mai commencent les 190 jours de célébrations du 350e anniversaire de fondation de Montréal, LE DEVOIR se joint à la fête et publie un cahier spécial qui présentera les expositions (plus de 80) qui ont lieu à Montréal pour marquer cet événement.En plus d’un calendrier de ces expositions, on trouvera dans ce cahier des textes présentant les expositions les plus importantes qui seront regroupées par thème: Histoire, politique, littérature, religion, beaux-arts et art contemporain, architecture, sciences.On traitera aussi des activités populaires qui auront lieu pendant cette période.50 000 exemplaires supplémentaires de ce cahier qui sera publié dans l’édition régulière du DEVOIR du 16 mai seront aussi distribués sur les lieux de plusieurs de ces expositions. A-4 ¦ Le Devoir, mardi 5 mai 1992 / Clément Trudel Clément Trudel honoré CLÉMENT TRUDEL, journaliste au DEVOIR, s’est vu décerner un certificat honorifique à l’occasion de la cérémonie soulignant le 25e anniversaire de Développement et Paix.L’organisme veut ainsi reconnaître l’intérêt professionnel et personnel de M.Trudel pour le tiers-monde et la solidarité internationale.« Plutôt que de simplement reproduire les informations des grandes agences de presse, M.Trudel, reporter affecté aux actualités internationales pour le quotidien montréalais, A le souci de « rechercher le point de vue de toutes les parties concernées, Jf compris celui des victimes du développement », a déclaré Mme Thérèse Bouchard, la directrice générale adjointe de Développement et Paix.Deux autres certificats ont aussi été émis, à titre posthume cette fois, au Père Cyril William « Bill» Smith, un chargé de projets pour Développement et Paix, décédé le 1er mai 1989 à son arrivée au Brésil, et à André Tremblay, un fondateur de l’organisme.! La présentation des certificats ho-dorifiques s’est déroulée lors d’une l'encontre des membres des comités de sélection de projets de l’orga-èisme.Trait original du fonctionnement de Développement et Paix, foutes les demandes d’appui financier de plus de 12 000 $ doivent être approuvées par des membres bénévoles de cet organisme, fondé par les évêques canadiens en 1967.L’an dernier, Développement et Paix a appuyé 460 projets et secours d’urgence dans plus de 50 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, une somme de )2 500 000$.CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 St-Jacques Mcntrêa1 OueDec H2Y 3X2 Fa< (514)845-7874 Tel.: (514) 98 ROBIC ' '/ ///Z////V r/z-, Z/z/zZZZMz/'// , SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Le Sénat constitutionnel.On laisse entendre que les deux bills pourraient rester en jachère au moins jusqu’à l’automne prochain et un éventuel référendum québécois.À tout événement, ce point de vue a trouvé des échos hier au sein de deux comités du Sénat chargés d’étudier les projets de loi tandis que les deux ministres responsables, Perrin Beatty et Jean Charest, ont maintenu que l’adoption rapide de leurs projets était dans l’intérêt public.« J’ai rarement vu dans mes 27 ans au Parlement un ministre provincial parler d’une loi fédérale dans ces termes, a ainsi relaté le sénateur libéral Thomas Lefèbvre au sujet d’une lettre envoyée par le ministre Pierre Paradis à l’ensemble des sénateurs au sujet du projet de loi C-13.On y a décrit ce projet comme totalitaire et dominateur.Est-ce qu’il y a des chances que les choses s’améliorent et voyez-vous une possibilité que M.Paradis l’accepte ?» a-t-il demandé au ministre fédéral Jean Charest.« En même temps que nous vivons ce bill C-13, nous vivons au plan du Canada d’autres échanges que nous voudrions tous voir aboutir.Est-ce qu’on ne peut pas adoucir certains aspects de ce projet de loi ?», a demandé de son côté le sénateur conservateur Jean-Marie Poitras tandis que son collègue Arthur Tremblay a voulu savoir si le projet était dans l’esprit des défuntes dispositions de l’Accord du lac Meech.« Il ne faut pas faire payer l’environnement pour les différends que les gouvernements pourraient avoir entre eux sur le plan des compétences », maintient cependant le ministre Jean Charest.Ce dernier fait également valoir que son projet de loi fait consensus parmi les provinces moins le Québec et il affirme qu’il n’est aucunement incompatible avec l’esprit de l’ancien Accord du Lac Meech.Dans l’hypothèse où Ottawa transférerait en bloc son apport financier à un projet, la province serait en effet la seule à l’évaluer.Dans les autres cas, précise-t-il, presque à tout coup, le gouvernement fédéral procède conjointement avec la province en cause pour évaluer un projet et rarement unilatéralement.Mais immédiatement après la présentation du ministre, une coalition de sociétés vouées au développement de l’hydro-électricité et incluant Hydro-Québec sont venues argumenter que le bill C-13 invitait les dédoublements et la confusion en matière d’évaluation environnementale.Dans un avis juridique rédigé par l’avocat Michel Yergeau pour Hydro-Québec, on évalue également que le projet tel que rédige pourrait permettre au gouvernement fédéral de bloquer un projet dont il n’est même pas un partenaire conséquent pour des raisons qui ont peu à voir avec l’environnement.A titre d’exemple, a cité l’avocat, une compagnie privée qui voudrait construire une usine sur les rives d’une rivière pourrait avoir besoin de l’autorisation du ministère fédéral des Transports pour aménager une prise d’eau essentielle à son fonctionnement.Ce ministère pourrait constater après étude que cette prise ne pose pas de problèmes environnementaux importants, mais que le projet suscite beaucoup d’opposition au sein de la population.A la lumière de cette opposition, le ministère fédéral de l’Environnement, ultimement saisi du dossier, pourrait en vertu du bill C-13 conclure que le projet d’usine, dans le climat économique actuel, n’est pas vraiment « justifiable dans les circonstances.» Avis public Ville de Montréal ASSEMBLÉES PUBLIQUES DES COMMISSIONS PERMANENTES ET COMITÉS DU CONSEIL Commission permanente de l’administration et de la qualité des services OBJET : Étude publique pour l'adoption du plan de travail 1992-1993 La Commission permanente de l’administration et de la qualité des services procédera à l’adoption de son plan de travail 1992-1993 et de son rapport des activités 1991 -1992.Cette assemblée aura lieu le: Jeudi, 7 mai 1992, 9 h 30 Salle du Conseil — Hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est A chaque assemblée, une période de questions sera réservée au public.Les inscriptions se feront à l’entrée de la salle, 30 minutes avant l’assemblée.Toute correspondance, incluant le dépôt de mémoire ou autre intervention, doit être adressée, si possible, avant la date d’assemblée, à la Division des commissions et comités du Conseil, 85, rue Notre-Dame Est, bureau R-200, Montréal, H2Y 1B5.% La documentation relative à cette étude est disponible, pour consultation, dans les bureaux Accès Montréal ou en s’adressant à la Division des commissions et comités du Conseil.Renseignements : 872-6822 Télécopieur : 872-9964 « Il est inacceptable de traiter sur un même pied les projets qui sont appelés à être réalisés par l’Etat fédéral à titre de promoteur et les projets publics ou privés qui relèvent principalement de la compétence provinciale», conclut cet avis qui qualifie le projet de loi C-13 de «cheval de Troie constitutionnel.» Alors que le projet de loi C-13 a été adopté en troisième lecture, sans susciter beaucoup d’opposition chez les représentants du Québec à la Chambre des Communes, le bill C-62 sur les télécommunications n’a pas encore fait l’objet d’un débat complet aux Communes.Il a plutôt été soumis au Sénat pour une étude préliminaire, une procédure extraordinaire, ont fait remarquer hier certains sénateurs.« C’est la première fois qu’on fait une telle démarche en Elusieurs années », a fait remarquer ier le sénateur libéral Al Graham qui voulait savoir de quoi découlait cette initiative et comment le ministre Perrin Beatty justifiait l’intervention de son projet de loi dans le climat politique actuel.Insistant sur le caractère consti-tutionellement «neutre» du projet, le ministre a fait valoir, comme son collègue de l’environnement, que la majorité des provinces touchées s’étaient ralliées au bill.Il s’agit, a souligné à plusieurs reprises Perrin Beatty, de créer un marché national des télécommunications.Son projet de loi, ajoute-t-il, donne aux provinces un «niveau sans précédent de consultations à l’égard des décisions fédérales.» Au moins une province, la Saskatchewan, entend se présenter devant le Sénat pour contester le projet de loi C-62 sur les télécommunications.Le Québec, par la voix du ministre Lawrence Cannon, s’en tiendra à faire connaitre ses objections par écrit.Dans le cas du projet de loi C-13, par contre, le ministre québécois Pierre Paradis n’exclut toujours pas l’hypothèse de se rendre plaider de vive voix à Ottawa.Jacques Parizeau, alors qu’il était ministre du gouvernement du Parti Québécois, a été le dernier à rompre ainsi la tradition de ne pas se rendre, en tant qu’élu québécois, témoigner devant des comités fédéraux.4 Guillemin est, je crois, La malheureuse Église.» « Il avait tout-à-fait encore la foi en Dieu, mais était très sévère pour le comportement de l’Eglise, notamment pour le pape actuel», de préciser Lacouture en ajoutant que si Guillemin était « surtout connu pour ses dures polémiques contre un certain nombre d’auteurs ou de personnes », il a « probablement publié dans sa vie plus de livres enthousiastes que de livres dénonciateurs ».Henri Guillemin résidait en Suisse, un pays dans lequel il avait trouvé une certaine sérénité, estime encore le biographe de de Gaulle, de François Mauriac et plus récemment des Jésuites: : « Il avait choisi ce pays d’abord pour fuir l’occupation allemande en France et puis parce que c’était le pays de Jean-Jacques Rousseau et qu’il y avait une documentation incomparable sur Rousseau, notamment à la Bibliothèque de Neuchâtel.» Les notes biographiques qui nous sont parvenues de Paris et de Suisse hier présentent Guillemin l’historien, le critique brillant, le polémiste féroce, lechrétien iconoclaste.On dit de lui qu’il « aura gardé jusqu’à la fin ses violences et sa fougue ».En plus d’être l’auteur de cinquante ouvrages, Henri Guillemin s’est attaqué aux monstres sacrés du XIXème, souvent au carrefour de la littérature et de l’histoire.Au travers de ses études sur Flaubert, Lamartine, Rousseau, Hugo, Zola, Vigny, il s’est fait le spécialiste de la « démythification » des gloires littéraires, au risque de se voir qualifier par ses détracteurs de « flic de l’histoire ».Guillemin est né à Mâcon le 19 mars 1903.À 24 ans, il passe l’agrégation de lettres pour être professeur de lycée.En 1936, il soutient une thèse sur Lamartine — Méconnais comme lui — renouvelant l’image du « mandoliniste » du célèbre Lac.Il s’intéressera aussi à Châteaubriand, qu’il décrit dans « l’Homme des Mémoires d’Outre-tombe », comme un « chaud lapin, tricheur, hâbleur, vorace et charmant» ».Il se penchera aussi sur Péguy, Madame de Staël, Vigny, révélant que le poète est un informateur appointé par la police.En revanche, il ne ménage pas son admiration à Robespierre, Hugo, Zola, Jaurès, « des hommes qui me ressemblent ».« Indocile aux exigences de l’Histoire enrubannée», Guillemin traque les vérités derrière les mythes: Bonaparte, la Commune sont décortiqués dans Le Coup du 2 décem-hre(1951), Les origines de la Commune 1H70-1H71 (1959), La Capitulation, 1H71 (1960).La méthode Guillemin s’élabore : dépouillement de carnets intimes, correspondances privées.Une méthode progressant « Pas à pas », selon le titre de son essai: « Nous autres prolétaires de l’érudition, nous faisons notre petite tâche, commandée par une seule loi: le souci de la vérité.» Ce souci se retrouve dans sa vie.Après avoir enseigné au Caire, il pro- DECES Manseau Christine MANSEAU, Mme Christine, est dé cédée à Ottawa le dimanche 3 mai 1992 à l’âge de 44 ans.Outre son époux Norman Bernstein, elle laisse ses parents : Gilbert Manseau et sa mère Gabrielle Lévesque; ses enfants : Sébastien et Eléonore Guité, Stéphanie, Janice et Désirée Bernstein; ses frères : Nicholas, Daniel, Hubert, Gabriel et Pierre; ses soeurs : Geneviève, Elise et Suzon.Il n’y aura pas de visites.Le service religieux aura lieu le jeudi 7 mai en l’église Sacré-Coeur, angle Cumberland et Laurier, Ottawa, â 11 h sous la direction de Racine, Robert & Gauthier Des dons au Fonds Christine Manseau en Fiducie seraient appréciés.Mitterrand relance son idée d’une Europe confédérée fesse à Bordeaux.Révoqué en 1942 par Vichy, il part en Suisse, qu’il ne quittera plus.En 1945, il devient conseiller culturel près l’Ambassade de France, puis enseignera à l’université de Genève jusqu’en 1973.Il s’attaque aussi a ses contemporains : Gide, « grotesque par l’enflure, lyrisme de pacotille», Julien Green, un « Zéro ».Homme de foi, il se dit « catholique anticlérical qui ne croit ni en la transsubstantation, ni à la virginité de la Vierge.» « On se rend compte de tant d’invraisemblances, tant d’abus », dénonce-t-il dans un livre-brûlot, L’Affaire Jésus, en 1982, puis récemment ses entretiens avec Jean Lacouture.Selon ses proches, dans son appartement de Neuchâtel, Guillemin apparaissait à 89 ans d’une gentillesse déconcertante, mais d’une verve in-tacte.Il venait d’achever un livre remettant en cause les dogmes de l’Eglise : « Je vais encore me faire des amis », lançait-*’ l’oeil pétillant.4 Bourassa lors d’une deuxième ronde de négociations, après la réintégration du Québec au sein de la Constitution dans un premier temps.C’est surtout la notion de Sénat « égal », c’est-à-dire avec une représentation égale de chaque province, ui agace M.Bourassa.« Un Sénat lu avec des pouvoirs absolus risque de paralyser le système », a répété M.Bourassa à maintes reprises.« Sur la question du Sénat, sept premiers ministres ont déjà dit qu’il fallait être très prudent.Les trois autres y tiennent plus, mais eux aussi ne veulent pas d’un Sénat qui compliquerait le fonctionnement du gouvernement fédéral, a dit M.Bourassa.Quand on veut être responsable, on a l’appui d’une majorité importante des provinces.» Actuellement, le Québec compte 24 sièges parmi les 104 membres du Sénat.L’île-du-Prince-Edouard en compte quatre avec 100 000 habitants et les provinces de l’Ouest en- comptent six chacune, soit quatre de moins que la Nouvelle-Ecosse ou le Nouveau-Brunswick, alors que leur population est largement supérieure a celle de ces deux dernières provinces.Pour sa part, le premier ministre Hartcourt a invité instamment le Québec à participer activement aux dernières séances de négociations constitutionnelles qui se dérouleront au cours des prochaines semaines.Des séances de négociations sont prévues se tenir à Saint-Jean (Terre-Neuve), Vancouver, Montréal et Toronto.M.Hartcourt s’est présenté comme un allié du Québec, et M.Bourassa a souligné que son collègue colombien avait appuyé la notion de société distincte pour le Québec « au moment où c’était plus difficile d’en parler politiquement ».Mais lorsque les journalistes ont demandé à M.Hartcourt s’il était prêt à consentir au Québec le contenu de l’Accord du lac Meech comme préalable, ce dernier a habi lement évité la question.« C’est à la table des négociations qu’il faut régler cela, a-t-il répondu.Ce qu’il faut, c’est de la bonne volonté pour sauver le Canada et des négociations (give and take) », croit-il.Notons qu’à son arrivée, au lieu de sa rencontre avec le premier ministre Harcourt, M.Bourassa a été accueilli par quelques manifestants.Certains d’entre eux, dirigés par Ar-jun Singh, arboraient un message en faveur de l’unité canadienne.Singh a expliqué en français qu’il avait déjà étudié à l’université McGill pendant quatre ans et qu’il voulait que le Québec demeure dans le Canada.Par contre, un autre manifestant arborait un drapeau québécois orné d’une croix gammée nazie, et criait des slogans contre la politique linguistique du Québec.En matinée, M.Bourassa avait rencontré l’équipe éditoriale du quotidien Vancouver Sun.Les journalistes des autres médias d’information n’étaient pas admis à cette rencontre, et n’ont même pas pu pénétrer dans l’édifice qu’occupe ce journal.4 Violence siblement hier après-midi devant le consulat américain de Toronto, rassemblant un demi-millier de Noirs, de Blancs et de leaders de la communauté noire de Toronto.Elle a ensuite été perturbée par l’arrivée d’une demi-douzaine de néofascistes qui ont provoqué les manifestants avec des pancartes dénonçant « les meurtres racistes contre les Blancs».Les néo fascistes, qui se réclamaient du groupe “White Guard” (la Garde blanche) ont été neutralisés et arrêtés, selon une source policière non confirmée.La manifestation s’est ensuite transformée en marche devant les • quartiers de la police de Toronto, puis en un sit-in bruyant au carré Nathan en face de l’Hôtel de ville, sit-in au cours duquel les policiers se sont fait lancer des roches et des canettes de boisson.Dès le départ, les policiers ont été quelque peu décontenancés devant les événements.Ils avaient été affectés en nombre limité pour ménager les susceptibilités et ifs ne s’attendaient pas à une contre-manifestation de skinheads.De plus, ils croyaient que la manifestation se limiterait au consulat des États-Unis.Ils n’avaient pas été avertis de la marche et du sit-in.Les effectifs policiers ont été augmentés au moment du sit-in.Vers 18hh30, la débandabe a commencé.Quittant le sit-in, le cortège de manifestants s’est attaqué au centre Eaton, sur la rue Yonge - l’un des plus grands centre commerciaux du monde, qui fâit deux stations de mé tro.« C’était comme une tornade », relatait un chauffeur de taxi.Des renforts policiers sont arrivés pour suivre les manifestants qui remontaient la rue Yonge, saccageant les commerces au passage.La manifestation d’hier après-midi avait été organisée en guise de pro- STRASBOURG (Reuter) — Le président François Mitterrand a relancé hier son idée de confédération réunissant tous les pays d’Europe et a souligné que le Conseil de l’Europe pouvait en être le « creuset ».« Il faut que nous organisions les années à venir pour que nous nous retrouvions et pour que nous réussissions enfin cette confédération que j’appelle de mes voeux », a dit le chef de l’État français devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.« D’ici là, il faut que les États se rencontrent, qu’ils travaillent ensemble.C’est la raison pour laquelle j’ai pensé que le Conseil de l’Europe pouvait être le creuset de cette confédération », a-t-il ajouté.Il a suggéré que le Conseil de l’Europe, qui traite avant tout des droits de l’homme, mais aussi d’environnement, de culture et d’éducation, tienne un sommet tous les deux ans entre deux sommets de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE).Il a aussi proposé des réunions ministérielles régulières.Le Conseil de l’Europe rassemblera, avec l’adhésion de la Bulgarie la semaine prochaine, 27 États démocratiques du Vieux Continent.« Des sessions régulières au plus haut niveau, correctement préparées et encadrées par un ordre du jour précis, auraient une grande valeur politique, symbolique, et représenteraient une pratique exceptionnelle », a souligné François Mitterrand.À la veille du débat parlementaire en France sur la ratification du Traité de Maastricht, François Mitterrand n’y a fait aucune allusion, pour consacrer son discours à la future grande Europe qui, selon lui.doit rassembler à terme les Européens de l’Ouest et les nouvelles démocraties de l’Est.Répondant aux critiques qui avaient accueilli sa proposition de confédération en décembre 1989, le président a apporté des précisions sur ce projet.« Pour moi, c’était tout simple : avant de me lancer sur le maquis des débats juridiques ou dans la lutte des testation contre l’acquittement à Los Angeles de quatre policiers accusés d’avoir battu un Noir avant son arrestation.Mais, avec l’incident qui s’est produit samedi dernier à Toronto où un Noir de 22 ans d’origine jamaïquaine, soupçonné de traffic de drogues et pris en chasse par les forces de l’ordre, a été abattu par un policier qui a fait valoir que le fuyard, pris en souricière, s’était élancé sur lui armé d’un couteau.L’individu, un certain Raymond Lawrence, a été atteint de deux balles dans la poitrine.« La différence entre Los Angeles et Toronto ?À Los Angeles, vous entendez parler de Rodney King qui s’est fait tabasser par des policiers.À Toronto, vous entendrez parler de Wade Lawson qui s’est fait tuer par un policier, de Lester Donaldson qui s’est fait tirer dessus pendant qu’il était en train de souper, de Marlin Neil qui a été abattu alors qu’il était embarré dans sa voiture.», disait hier l’organisateur de la manifestation, M.Duddley Laws, président du Black Action Defence Committee.« La seule différence, c’est qu’à Los Angeles il y avait un vidéo », a ajouté une autre représentante, Mme Akur Benjamin.Les organisateurs ont réclamé la démission du chef de la police du Toronto métropolitain, M.William McCormack, de même que du directeur de l’unité spéciale d’enquête de la police, M.John Osler, qu’ils accusent de ne pas avoir fait leur travail correctement.Ils ont réclamé une enquête indépendante sur le processus judiciaire et les Noirs en Ontario et ont demandé que la Couronne porte en appel le récent acquittement des deux policiers accusés d’avoir tiré sur un jeune Noir de 17 ans dans une voiture volée, Micheal Wade Lawson.Lawrence est le neuvième Noir à tomber sous les balles d’un policier blanc en Ontario depuis 12 ans.De ce nombre, trois sont morts, mais dans les trois cas, les policiers ont été acquittés.4 Ottawa adopté un ton plutôt mélodramatique : « Tous nos enfants doivent avoir la possibilité de grandir et de se développer pour devenir des jeunes gens en santé.les enfants, ça compte.parce que l’avenir réel du Canada, ce sont les enfants.Ce ne sont pas que des mots.C’est la vie ».4 Oui mencé il y a presque 20 ans.En 1982, par une faible marge, les citoyens des Territoires du Nord-Ouest avaient voté en faveur d’une nette distinction de leur région, qui couvre un tiers des terres canadiennes s’étendant du Yukon à l’océan Atlantique.Le vote d’hier devait servir à établir si oui ou non les 27390électeurs appuyaient une délimitation décidée l’an dernier après des négociations entre les gouvernements fédéral et territorial et les groupes autochtones de la région.La ligne de démarcation va de la frontière séparant le Manitoba et la Saskatchewan, zigzague vers l’ouest puis part en direction nord de nouveau plus haut que la frontière entre l’Alberta et la Saskatchewan jusqu’au pôle Nord.Le nouveau territoire, qui sera appelé Nunavut - « no- ' influences, c’est tout simplement un endroit où tous les pays d’Europe dotés d’institutions démocratiques non seulement pourraient se rencontrer, mais seraient capables de fonder ensemble des institutions permanentes à égalité de dignité », a-t-il dit.En attendant la confédération, François Mitterrand a suggéré trois principes de.fonctionnement tenant compte de la multiplicité des instu tutions européennes existantes.« Chaque institution qui concourt actuellement à l’épanouissement de cette grande Europe développe au mieux ce qu’elle a en propre », a-t-il dit.Ainsi, la CSCE approfondirait la sécurité, la CEE, le Fonds monétaire international et la BERD (Banque européenne pour la reconstrucion et le développement) s’occuperaient, comme elles le font déjà, du redressement économique des pays de l’Est.Deuxième principe : François Mitterrand souhaite « partage et complémentarité entre les grandes institutions qui prennent en charge les transformations et la création politique, économique, technique et culturelle de l’Europe».Enfin, troisième principe, tous les États européens doivent bénéficier d’une « égale dignité ».« C’est une donnée essentielle », a-t-il ajouté en soulignant qu’elle n’existe « pas dans beaucoup d’institutions ».Au Conseil de l’Europe, a dit François Mitterrand, un pays faible « dispose d’une dignité souveraine égale à celle de ceux qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, fondaient l’Europe et qui se situent parmi les peuples les plus prospères de notre continent ».S’adressant aux représentants des pays de l’Est, il leur a dit : « Vous etes les premiers délégués d’une Europe qui vient au rendez-vous de l’autre.» Avant son discours, il avait posé la première pierre du futur Palais des droits de l’homme appelé à accueillir la Cour et la Commission européennes des droits de l’homme, qui dépendent du Conseil de l’Europe.tre pays » en langue inuit - s’étendra vers l’est de manière à couvrir la terre de Baffin et 111e Ellesmere.Une réclamation territoriale conclue Fan dernier avait prévu la création de Nunavut.Environ 80% des 22 000 citoyens de la région sont Inuit.Il s’ensuit donc que le nouveau territoire sera vraiment dirigé par le premier gouvernement autochtone autonome du Canada.Comme le plébiscite d’hier n’engageait réellement personne, le gouvernement fédéral peut de toute façon créer Nunavut de son propre chef.Ce fait a pu semer la confusion parmi les électeurs des T.-N.-O.Certains semblaient croire que le plébiscite de lundi concernait la division elle-même, alors que d’autres pensaient qu’il s’agissait de l’entente sur la réclamation territoriale.Même si la question du plébiscite exigeait un simple « oui » ou « non », elle était longue de 186 mots et imprimée sur une carte montrant la démarcation proposée.En novembre, les Inuit doivent voter sur l’entente concernant la réclamation territoriale qui leur rapportera 1,15 milliard * au cours des )4 prochaines années et leur accordera la propriété exclusive de 350000 kilomètres carrés de terres, une région grande comme la moitié de l’Alberta.L’entente leur accordera le droit de chasser, pêcher et trapper n’importe où en Nunavut.En retour, les Inuit céderont tout titre sur le territoire en tant qu’autochtone.Etablir un nouveau gouvernement territorial coûtera 632 millions* aux contribuables canadiens, a établi une étude du gouvernement.Les coûts d’administration pourraient en outre exiger 200 millions* par année.Si les Inuit ratifient l’entente concernant-la réclamation territoriale, en novembre, on s’attend à ce que le gouvernement fédéral dépose la loi créant Nunavut en 1999.La moitié orientale des T.-N.-O.sera rétablie en tant que nouveau territoire, au quel il restera à donner un nom.5 mai par la PC et l'AP 1988: France Guérette, de III-mouski, donne naissance îi Québec à des quadruplés — trois garçons et une fille — à la suite d’une fécondation in vitro.1987: l’accès à Venise est limité à 50 mille touristes par jour; le gou vernement canadien dépose un projet de loi dans le but d’éliminer les réfugiés de mauvaise foi.1985: le dépôt d’une gerbe au cimetière militaire allemand de Hit burg par le président Reagan et le chancelier Kohl suscite des polémiques et des manifestations.1984: Yasser Arafat, chef de l’OLP, arrive à Pékin où les Chinois lui réservent un accueil chaleureux: la justice est de votre côté, déclare le premier ministre Zhao Ziyang 1983 des hommes armés détournent un avion chinois, avec 105 jwr sonnes, à bord, cl l'obligent à mettre le cap sur une base militaire proche de Séoul (Corée du Sud).1981 Bobby Sands, militant de LIRA incarcéré à la prison de Maze, près de Belfast, meurt après une grève de la faim de 06 jours.
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