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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-05-14, Collections de BAnQ.

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Montréal, jeudi 14 mai 1992 Vol.LXXXIII Ensoleillé le matin.Max.:15.Détail page B-6 No 112 ans d 'expérience i votre service | OEinc.Machine à écrire.série Custom AP800 de CANON yJ>our renseignements, appelez BC1BIUH» Toronto 85 cents 65e + TPS * TVQ SOCIÉTÉ Claude Morin: le sphinx déboulonné Pendant une trentaine d’années, Claude Morin s’était bâti une sorte de piédestal sur lequel il trônait tel un sphinx qui livrait peu ses mystères.Il avait acquis auprès des journalistes et du public une grande crédibilité, qui lui venait tant de ses états de services sous quatre premiers ministres que de sa manière de se livrer, toujours mesurée et réfléchie.Il intriguait, comme le sphinx, et s’il fallait le comparer, c’est à Talleyrand qu’on songeait.Meme si, écrit Gilles Lesage, il n’a sans doute pas trahi les intérêts supérieurs du Québec, un doute persistera toujours.Le sphinx en sort sérieusement égratigné.Page B-l Le projet de loi référendaire fédéral a du plomb dans l’aile Chantal Hébert de notre bureau d’Ottawa S’IL DÉCLENCHE un référendum pan-canadien sur la Constitution cet été, le premier ministre Brian Mul-roney veut donner un engagement verbal aux Québécois garantissant que le scénario de 1942, qui avait vu la Conscription leur être imposée en vertu de la volonté d’une majorité dans le reste du pays, ne se répétera pas.Cette promesse hâtive d'« un engagement solennel » a été faite aux députés et aux sénateurs conservateurs fédéraux derrière les portes closes du caucus hier matin.Il constitue un autre des multiples efforts du gouvernement cette semaine pour mettre avec le moins d’opposition possible son projet de consultation populaire pan-canadienne sur la Constitution dans l’engrenage parlementaire.Mais si au sein de ses propres troupes la parole du premier ministre, hier, a été jugée par la majorité, y compris les principaux ténors ministériels du Québec, comme suffisante pour rassurer les Québécois sur l’opération référendaire fédérale, le lancement en douceur du projet de loi est malgré tout irrémédiablement compromis.Alors que le projet de loi n’a pas encore vu la lumière du jour, les coups pleuvent déjà de partout contre ce projet dont la divulgation des grandes lignes plus tôt cette semaine aura réussi l'inimaginable, c’est-à-dire unir libéraux, néo-démocrates, Bloc québécois et même certains députés conservateurs dans leurs objections.Le gouvernement se demandait d’ailleurs s’il déposerait demain comme prévu son projet aux Communes.Pour l’essentiel, la mécanique référendaire qu’a jusqu’à présent conçue Ottawa se résume à un minimum.Selon ses plans, une consultation populaire pan-canadienne se déroulerait sans financement public pour assurer l’équilibre des moyens les deux camps, sans plafonnement des dépenses et avec, à la clé, l’obtention d’une majorité simple de Canadiens.Hier, l’opposition aux Communes et des députés conservateurs sont tombés à bras raccourcis sur ces multiples raccourcis, réclamant des modifications majeures au projet.Selon le gouvernement, la Charte canadienne des droits est responsable du peu de contrôle qu’il entend exercer sur l’opération référendaire.Pas moyen, affirme le leader du gouvernement en Chambre llarvie An-Volr'page A-4: Le projet Télé-Métropole fait le ménage dans ses sociétés en commandite Jean Chartier TÉLÉ-MÉTROPOLE a confié à une firme comptable le mandat de procéder à une évaluation financière de la vingtaine de sociétés en commandite indépendantes qui depuis 1987 produisait des émissions qu'elle achetait et diffusait.Qui plus est, cette firme comptable a le mandat de corriger ce que le président de Télé-Métropole qualifie de « maladresses ».C'est ce qu’a indiqué M.Mario Bertrand qui, depuis janvier 1991, occupe la direction de cette télévision avait été alerté sur l'existence d’une enquête interne sur ces sociétés en commandite.Des documents dont on a reçu copie font état « d’anomalies apparentes ».M.Bertrand, en janvier, a commandé cette étude d’analyse et de vérification à Raymond, Chabot, Martin, Paré, après l’annulation de tout achat d’émission produite par une société en commandite complètement extérieure à T.-M.Lundi, les vérificateurs de RCMP investiguaient encore chez Télé-Métropole, ils examinaient des comptes, des facturations.Aucun rapport final n’a encore été remis à Télé-Métropole par RCMP, affirme M.Bertrand : « Il n’y a que des pages spécifiques sur chacune des compagnies ».Le président de Télé-Métropole précise que l'enquête de la firme RCMP porte sur les 20 sociétés qui ont vendu des émissions à T.-M.: « Il n’y a aucune chasse aux sorcières, Voir page A-4: Télé-Métropole Un proche de Lévesque dément la version de Morin Lévesque a demandé sa démission en 1981 à cause de.ses liens avec la GRC Michel Venne de notre bureau de Québec EXCLUSIF L’ANCIEN premier ministre René Lévesque n’a appris qu’en 1981 les contacts de Claude Morin avec la Gendarmerie royale du Canada et lui a demandé en novembre, dès qu’il en eut la preuve, de lui remettre sa démission comme membre du gouvernement pour cette raison et aucune autre.Voilà en substance ce qu’a confirmé au DEVOIR une source fiable qui fut très proche du fondateur du Parti québécois entre 1975 et 1981.Cette personne a demandé, au cours de notre entretien, hier, de préserver son anonymat.Ces déclarations corroborent cel- les de Mme Loraine Lagacé, ancienne directrice du bureau du Québec à Ottawa, par qui M.Lévesque a appris en octobre 1981, et obtenu la preuve le mois suivant, les intelligences de son ministre avec la police fédérale.En rendant publique cette affaire il y a une semaine, le journaliste Normand Lester, de Radio-Canada, détenait des informations similaires.Elles contredisent en revanche la version de M.Morin qui prétend, depuis que l’affaire a éclaté, avoir parlé de ses contacts avec la GRC à M.Lévesque dès 1975 et une autre fois en 1979.Notre source affirme avoir appris de la bouche même de M.Lévesque, à l’automne 1981, avant la Nuit des longs couteaux, qu’il venait d’être mis au courant.« Il me l’a dit, m'en a parlé lui-même », dit cette personne.M.Lévesque était atterré, il était dans tous ses états, ne savaient que faire ni quoi penser.« Il n’en revenait pas.Il était tout mêlé».Tout dans cette histoire l’embêtait, non seulement le fait que son ministre ait été rémunéré en échange des services rendus, mais également le fait de croire qu’il pourrait être plus malin que les services de renseignements fédéraux.Notre source rappelle que M.Lévesque détestait tout ce qui était magouilles et intrigues.Il estima que M.Morin avait commis une bourde assez grave pour lui demander de quitter le gouvernement — « Il lui a demandé de démissionner » —, mais pas assez pour lui en vouloir personnellement.Il concédait à son stratège constitutionnel le droit à l’erreur.Cela explique les commentaires Voir page A-4: Un proche ?Morin sera traité comme tout autre contribuable, dit Otto Jelinek : page A-2 Montréal accueillera les militants du jazz de combat Serge Truffaut QUINZE jours après les émeutes de Los Angeles, voilà qu’on nous annonce que Sonny Rollins et Max Roach, compositeurs du célèbre manifeste intitulé Freedom Now, écrit il y a trente ans, vont jouer les notes' noires de la revendication au cours de la 13e édition du Festival international de jazz de Montréal à laquelle participeront incidemment les autres grands militants du jazz comme musique de combat que sont Paul Bley, Charlie Haden, Elvin Jones, Branford Marsalis et Nina Simone.Le dévoilement hier du corps de la programmation de cette fête sonore qui se poursuivra du 1er au 12 juillet prochain révèle en effet une forte représentation de ces artistes pour lesquels le jazz ne peut, et ne pourra jamais, être une esthétique ou un courant musical indifférent à la respiration sociale.Pour s’en convaincre, il suffira d’écouter par exemple le clarinettiste Don Byron, un des jeunes invités de ce Festival, qui a fort bien compris les leçons dispensées par ses aînés.Entre trente-six conversations téléphoniques, André Ménard, co-fondateur du Festival et principal architecte de cette programmation, a confié qu’après avoir rempli toutes les cases disponibles, il avait constaté que plus du tiers des musiciens invités n’avaient encore jamais participé à cet événement qui, soulignons-le, voit défiler année après année quelques 1500 artistes.Tout comme c’était le cas il y a vingt, trente, voire quarante ans de cela, le ténor Sonny Rollins demeure un obsédé maniaque du son.Du son à la texture épaisse.Le 9 juillet, il se produira au théâtre Maisonneuve en compagnie de ses complices Mark Soskin au piano, Clifton Anderson au trombone, Jerome Harris à la guitare, Bob Cranshaw à la basse et Steve Jordan à la batterie.C’est au même endroit, mais deux jours plus tard, que Max Roach interprétera fort probablement sa composition A Survival, en hommage à Nelson Mandela, tout comme il caressera sur les peaux de sa batterie blanche les notes de Summertime.À ses côtés, il y aura le fidèle Odean Pope, saxophoniste au style véhément, ainsi qu’un quartette rassemblant trois violons et un violoncelle.Il y a trois ans de cela, le Liberation Music Orchestra, fondé et dirigé par le contrebassiste Charlie Haden, avait joué bien des notes pour le Salvador comme les notes de l’hymne de l’ANC de Nelson Mandela dans une petite salle de l’UQAM.Le 2 juillet prochain, Haden et ses compagnons, notamment le batteur Paul Motian, prendront possession de la Voir page A-4: Jazz PHOTO JACQUES NADEAU Le président de la Corporation des fêtes du 350e de Montréal, Michel Petit.MICHEL PETIT AU DEVOIR (1) Tout est prêt pour fêter le 350e Laurent Soumis À 48 HEURES de l’ouverture des fêtes du 350e anniversaire de Montréal, les organisateurs affirmaient hier que tous les préparatifs étaient en bonne voie d’être complétés et que tous les sites seraient fin prêts pour le grand week-end inaugural de la Fête de Dollard.Seule ombre au tableau : les dernières prévisions météorologiques, affichées d’heure en heure dans les locaux de la Corporation 1642-1992, qui font état de probabilité d’averses de 20 % à 30% malgré les 20 degrés en moyenne prévus pour les quatre prochains jours.« La programmation des fêtes est prête, même s’il y a encore certains fils à attacher pour les 150 prochains jours », assurait hier M.Michel Petit, directeur général de la Corporation au cours d’une longue entrevue dont LE DEVOIR publie aujourd'hui le premier volet.Tous les sites seront prêts : le Vieux-Port, la Pointe-à-Caillière, le Marché Bonsecours.Les autres le seront comme prévu : la Place du 350e, le 12 juin; le Parc des îles, le 14 Voir page A-4: 350e SANTÉ ET TROISIÈME ÂGE RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 15 mai 1992 PARUTION LE 22 MAI DANS LE DEVOIR À l’aube du XXIe siècle, le bien-être, la santé physique préoccupations majeures des sociétés occidentales.et mentale des personnes âgées figurent parmi les Comment évaluer la santé globale des ainés?Comment la préserver?Quelles sont les plus récentes découvertes en gérontologie concernant l’alimentation, le sommeil, l’exercice physique, la perte de mémoire et d’autonomie des personnes âgées?Comment les aider?Où s’informer?Autant de questions auxquelles répondront les plus grand spécialistes dü Québec. A-2 ¦ Le Devoir, jeudi 14 mai 1992 Pagé fait volte-face et réclame plus d’argent pour les écoles privées Michel Venne de notre bureau de Québec LE MINISTRE de l’Éducation, M.Michel Pagé, fait volte-face et s’apprête à réclamer du gouvernement plus d’argent pour l’école privée.Le ministre s’y était refusé à ce jour, à une époque où il impose des restrictions budgétaires à l’école publique.Le Québec est d’ailleurs déjà, et de loin, la province canadienne la plus généreuse à l’endroit de son réseau scolaire privé.M.Pagé cède ainsi aux pressions des parents et des institutions privées d’enseignement.Il se prête même à leur stratégie en laissant comprendre, pour qui veut lire entre les lignes, que si le gouvernement refuse d’améliorer le financement des écoles privées, il pourrait laisser mourir au feuilleton le projet de loi 141.Déposé il y a déjà un an à l’Assemblée nationale, décrié dès le départ par le milieu de l’école privée, ce projet de loi porte réforme à la loi désuète sur l’enseignement privé, il resserre le contrôle administratif sur les écoles et accroît les pouvoirs du ministre à cet égard.Il propose également de faire le ménage dans les écoles de culture personnelle et d’assainir les pratiques des écoles privées de formation professionnelle.À cet égard, les mouvements de protection du consommateur voient d’un mauvais oeil la possibilité que le projet de loi ne soit pas adopté.« Nous tenons beaucoup à ce projet de loi », déclare la directrice de l’ACEF-Centre, Mme Louise Rozon, au DEVOIR.Le bill 141 contient en effet plusieurs dispositions qui favorisent le consommateur.Notamment, les écoles privées de formation professionnelle devraient limiter à 500 $ les pénalités exigibles d’un consommateur qui abandonne son cours avant la fin.Avec la loi actuelle, les pénalités peuvent dépasser 3000 $.Dans un entretien avec LE DEVOIR, cette semaine, le ministre Pagé déclare être disposé à faire adopter le projet de loi même s’il n’obtient pas gain de cause au conseil des ministres.Il précise toutefois qu’il retournera consulter les représentants du réseau privé avant de procéder.La semaine dernière, lors de l’étude des crédits de son ministère, M.Pagé déclarait en commission par- lementaire que « si le conseil des ministres n’agrée pas et qu’ils (les écoles privées) n’en veulent pas du projet de loi, probablement qu’ils n’en auront pas».Des sources gouvernementales affirment qu’il faudra « prier très fort » pour que le projet de loi soit adopté.Dans un échange de correspondance récent, dont LE DEVOIR a pris connaissance, les organismes du privé répètent qu’ils « n’appuieront jamais publiquement une loi qui vient sanctionner l’appauvrissement progressif dont nous sommes victimes depuis une dizaine d’années ».M.Pagé affirme cependant que plusieurs écoles privées lui ont fait savoir que le projet de loi 141 « constitue en soi un net progrès pour elles».Dans une lettre au premier ministre Robert Bourassa datée du 13 avril, le Mouvement pour l’enseignement privé (MEP, qui regroupe les parents) demande que « soit interrompu le processus de révision de la loi de l’enseignement privé s’il n’améliore pas le financement».La Fédération des associations d’établissements privés (FAEP) écrivait pour sa part à M.Bourassa le 28 janvier pour lui rappeler l’engagement de son gouvernement, pris par l’ex-ministre de l’Éducation, M.Claude Ryan, de rétablir le taux de financement des écoles privées en vigueur en 1980 au cours du présent mandat.Présentement, la contribution financière de l’État à l’école privée ne dépasse pas 52% du coût réel d’un élève comparable du secteur public.En 1980, elle était de 80 %.Les écoles privées ont reconnu publiquement l’été dernier que si ce taux était porté à 65 %, cela serait convenable.La FAEP a d’ailleurs soumis par lettre au ministre, le 14 février, une proposition d’amendement au projet de loi 141 de sorte qu’y soit inscrit « qu’au plus tard en 1995-96 la subvention de l’État aux établissements d’enseignement privé atteindra 65 % de la totalité des coûts d’éducation pour un élève comparable du public ».La FAEP estime à 28 millions de dollars par an le manque à gagner pour atteindre cet objectif.Pour l’année 1992-93, Québec prévoit dépenser 289 millions, en hausse de 3,2%.En revanche, les subventions aux commissions scolaires pour l’école primaire et secondaire publique ne pro- gresseront que de 1 %, soit moins que l’inflation, pour atteindre 5,4 milliard $.Les commissions scolaires se voient imposer une diminution de 2% du personnel non enseignant.En commission parlementaire, jeudi dernier, M.Pagé a fait savoir qu’il « s’apprête à signer une recommandation au conseil visant à modifier le projet de loi pour donner une réponse à l’interrogation financière formulée par le réseau privé».Il soutient que la proposition de la FAEP est une « ouverture intéressante et dynamique».Au DEVOIR, le ministre précise qu’il veut inscrire dans le projet de loi les taux de financement de l’école privée avec un calendrier qui mènerait progressivement, sur quelques années, à rétablir l’équité.Il refuse de dire si le pourcentage de 65 % sera atteint, ou s’il s’agira de 60, 62 ou 66%.M.Pagé dit avoir fait part de ses intentions au président de la FAEP, M.Auguste Servant, en mars.Les bonnes dispositions du ministre ont fait taire depuis les milieux de l’enseignement privé qui préfèrent jouer leur stratégie en coulisses.« On ne veut pas soulever tout un boucan ou un contre-lobby de la CEQ, a déclaré M.Servant au DEVOIR.On craint les réactions négatives », dit-il.M.Servant explique que les écoles privées craignent que si le projet de loi 141 est adopté sans que la question du financement ne soit réglée, il y a fort à parier que le sujet ne reviendra pas sur le tapis avant longtemps.Co-marraine du projet de loi, la ministre de l’Enseignement supérieur, Mme Lucienne Robillard, ne croit pas réaliste d’inclure dans la loi des dispositions aussi précises que celles réclamées à l’égard du financement.« Ça ne sera jamais écrit dans un projet de loi, dit-elle au DEVOIR.Il n’y a pas un gouvernement qui voudra se lier les mains de façon pareille.Ça se fait par décisions budgétaires et administratives ce genre de choses».Au moment du dépôt du projet de loi 141, le 15 mai 1991, le ministre Pagé avait déclaré inopportun de relever les subventions au privé alors que les besoins du réseau public sont énormes.Le ministre « ne veut pas être perçu comme voulant supporter le secteur privé au détriment du public», disait-il.Aü cours de l’hiver, le ministre a envisagé à la place d’autoriser les écoles à relever de 50 % les frais de scolarité exigés des élèves.Cette proposition fut décriée, des écoles privées estimant que cela les forcerait à fermer leurs portes.M.Pagé a fait savoir qu’il était en train de réévaluer cette question.En 1990-91, le Québec comptait 423 écoles privées : 107 au niveau préscolaire, 95 au primaire, 166 au secondaire et 55 au collégial.Trois sur cinq étaient dirigées par des communautés religieuses; 256 étaient subventionnées.Elles étaient fréquentées par 119 609 élèves, soit 10% de la population étudiante totale.En dix ans, le nombre d’élèves fréquantant le secteur privé a augmenté de 14 % tandis que les effectifs du secteur public ont chuté de 13%.La Fédération des commissions scolaires révélait récemment que le Québec est la province la plus généreuse à l’égard de l’école privée.Seulement cinq provinces financent un réseau privé en moyenne à hauteur de 30 % des coûts contre 50 % au Québec.L’impôt canadien traitera Morin comme n’importe quel autre contribuable d’après la Presse canadienne OTTAWA — Claude Morin, qui a avoué n’avoir pas déclaré à l’impôt les milliers de dollars reçus à titre d’informateur de la Gendarmerie royale, sera traité comme n’importe quel autre contribuable, a affirmé hier le ministre fédéral du Revenu Otto Jelinek.Tout en soulignant que la loi l’empêche de discuter du cas spécifique de l’ex-ministre du Parti québécois, le ministre Jelinek a souligné que les versements de la police aux informateurs constituent un revenu imposable.Tout revenu, quel qu’il soit, qu’il provienne d’un emploi honorable ou de gains illégaux obtenus grâce à un vol de banque ou au trafic de drogue, est imposable, a-t-il insisté.Le ministre québécois de la Justice Gil Rémillard a déclaré mardi que son ministère s’efforçait de déterminer si M.Morin a enfreint la loi provinciale de l’impôt en ne déclarant pas des revenus de 12 000 $, qu’il a admis avoir touchés de la GRC.M.Jelinek a précisé que lorsqu’une enquête est ouverte, que ce soit par Revenu Québec ou Revenu Canada, concernant un contribuable' du Québec, les deux ministères coordonnent leurs efforts et partagent les informations recueillies.« Revenu Canada analyse les résultats de l’enquête conjointe et prend ensuite les mesures appropriées », a-t-il dit.M.Morin a choqué les membres du Parti québécois et plusieurs de ses concitoyens la semaine dernière quand il a révélé avoir été informateur pour la GRC et avoir accepté des paiements allant jusqu’à 800$ comptant tous les deux mois, pendant plus de deux ans, au cours des années 70.Il a également admis n’avoir pas mentionné ces revenus dans ses déclarations d’impôt, parce qu’il avait donné cet argent à sa paroisse ou à son parti.Mais Revenu Canada considère que tout revenu doit être déclaré, même s’il est donné à quelqu’un d’autre par la suite.Mulroney respectera la loi 150, croit pour le moment Bourassa J ocelyne Richer de notre bureau de Québec JUSQU’À preuve du contraire, le premier ministre du Québec Robert Bourassa se fie à la parole de son homologue fédéral Brian Mulroney, à l’effet qu’un référendum pan-canadien ne viendra, de quelque façon que ce soit, interférer dans le processus référendaire en cours au Québec.Même si le gouvernement fédéral va de l’avant avec l’idée de tenir un référendum constitutionnel à travers le pays cet été, cette initiative ne viendra d’aucune façon « usurper le droit du Québec à décider de son avenir », a assuré hier M.Bourassa, en Chambre, en réponse à une question du député de Lac-Saint-Jean, M.Jacques Brassard.Ce dernier a tenté en vain d’amener le premier ministre à rejeter le projet fédéral, et à dénoncer le fait EN BREF.Les astronautes d'Endeavour réussissent enfin HOUSTON, États-Unis (AFP) — Les trois astronautes de la navette spatiale Endeavouront réussi à saisir le satellite Intelsat-6, hier à 23 h 59 GMT, a annoncé la NASA.Pour la première fois dans l'histoire spatiale, trois hommes se trouvaient simultanément dans l’espace.Placés sur le bord de la soute de la navette, ils ont entrepris un compte-à-rebours pour saisir à la main au même moment le satellite.La manoeuvre suivante, beaucoup plus compliquée, consiste à arrimer le satellite grâce à la barre de fixation que Pierre Thuot, juché sur le bras articulé, n’avait pas réussi à placer à la base de l'engin, au cours de deux tentatives dimanche et lundi derniers.Urgence fermée L’URGENCE du Centre hospitalier Saint-Michel à Montréal sera fermée pour une période de 24 heures, soit du vendredi matin 15 mai 8 h 00 jusqu’au samedi matin 16 mai 8 h 00, en raison de travaux de cette unité.La population est invitée à utiliser les services des hôpitaux environnants pour cette période.'7t Montréal célèbre ses 350 ans.l’histoire dtl’archit^l et de l’urbanisme montréalais ¦y.avec Jean-Claude Marsan, chaque semaine pendant toute la Prenez avec Xean-Claude M ly rendez-vous tOUS dis, exceptionnellement < qu’apparemment le projet de loi qui doit être déposé à la Chambre des communes vendredi ne contiendrait pas de plafonnement des dépenses, et que le principe de la double majorité ne serait pas retenu.Mais le premier ministre a jugé la « frénésie » du député de l’opposition « prématurée », ne voulant pas se prononcer sur le contenu du projet de loi, qui a fait l’objet de fuites dans les médias.« Nous n’avons pas le texte de la loi en question, mais ça m'étonnerait beaucoup que le texte de la loi contredise les propos du premier ministre du Canada, comme quoi le Québec va décider lui-même de son avenir.On a quand même un engagement formel du premier ministre du Canada qui disait qu’il n’était pas question (.) de ne pas respecter la lettre ou l’esprit de la loi 150 », a dit plus tard M.Bourassa, au cours d’un point de presse.Puis, durant l’étude des crédits du Conseil exécutif (le ministère du premier ministre), M.Bourassa, alors pressé de questions par le chef dé l’opposition, M.Jacques Parizeau, a déclaré que le référendum fédéral devrait tenir compte de la loi 150, qui prévoit la tenue d’un référendum sur la souveraineté avant le 26 octobre 1992.À Ottawa, on croit possible de tenir un référendum avant la mi-septembre, ce qui permettrait au Québec d’enclencher ensuite son propre processus référendaire en respectant l’échéance de la loi 150.La loi québécoise sur la consultation populaire sera quant à elle modifiée de manière à raccourcir presque de moitié la campagne référendaire.M.Bourassa a rappelé à M.Parizeau qu’une loi référendaire fédérale ne serait utilisée « qu’en cas d’impasse » des négociations constitutionnelles en cours.« M.Mulroney a dit que le projet de loi allait respecter la loi 150.Si le premier ministre s’engage à respecter la loi 150, cela veut dire qu’il s’engage à respecter le droit du Québec à décider de son avenir.Cela est absolument non négociable », a-t-il ajouté, devant les journalistes.Il a répété une fois de plus qu’« on ne pouvait pas se substituer à la loi 150, qui prévoit un référendun sur la souveraineté.Si on a des offres fédérales, on pourra faire un référendum sur des offres fédérales.» Durant la période des questions, M.Brassard avait dénoncé le projet de référendum fédéral et reproché au gouvernement du Québec de « se faire le complice de cette machination fédérale qui ne peut que nous conduire à la répétition du scénario du référendum de 1942 sur la conscription par lequel Ottawa a utilisé le poids de la majorité du Canada anglais pour imposer la conscription aux Québécois».M.Brassard a dénoncé « l’emmanchure » référendaire en train de se « concocter » à Ottawa, qui ne prévoit « d’aucune façon la double majorité qui était pourtant reconnue comme une des conditions à y retrouver », ni « aucune limite aux dépenses référendaires ».Sur ce dernier point, M.Parizeau a dit estimer, durant l’étude des crédits, que M.Bourassa « risque de traîner longtemps » son refus de se prononcer.Les avocats de pratique privée s’innocentent des hausses de coûts à l’aide juridique PHOTO CP Immuable tradition Comme toujours à la veille du budget, le ministre des Finances Gérard D.Levesque s'est acheté hier une nouvelle paire de souliers.d’après la Presse canadienne QUÉBEC — Les avocats de pratique privée rejettent les prétentions de ceux qui les accusent d’être responsables des coûts accrus des services d’aide juridique au Québec et sont même convaincus qu’ils pourraient faire plus que les avocats permanents de l’État avec le même budget.Dans les circonstances, le Barreau du Québec continue de favoriser un système mixte pour l’aide juridique, mais il accepterait d’emblée la privatisation du service.Au cours d’une entrevue, hier, le président du Comité des avocats de pratique privée, Me Raymond Lavoie, a expliqué que depuis 1983 les avocats privés ont traité annuellement entre 35 et 37 % des 250 000 dossiers et que les coûts de leurs ser- P lu Le gouvernement Rae évite de justesse un affrontement avec 1200 professeurs Suzanne Dansereau de la Presse canadienne TORONTO — Le gouvernement néodémocrate de l’Ontario a évité de justesse une loi de retour au travail contre 1200 professeurs en grève dans la région de Ottawa-Carleton.Une entente de principe est intervenue hier entre le gouvernement et les professeurs de la commission scolaire Carleton.Le contenu de l’entente n’a pas été révélé, mais l’on sait que les deux parties s’engagent à soumettre tout autre différend à un arbitrage et que les professeurs retournent en classe aujourd’hui.La grève avait débuté le 2 avril dernier, pénalisant 14 000 élèves pendant 26 jours scolaires.Après avoir nommé un médiateur lundi, le ministre de l’Éducation Tony Silipo avait donné jusqu’à midi, mardi, aux deux parties pour s’entendre, après quoi il allait présenter une loi les forçant à retourner au travail.Une telle loi aurait constitué une grave entorse à l’idéologie du NPI), un parti qui croit dur comme fer au processus de négociation, un parti identifié aux syndicats et un parti qui, dans l’opposition, a toujours voté contre les lois de retour au travail.« Ça aurait été une chose passablement difficile à avaler », concédait hier le député de Cochrane South Gilles Bisson.D’autant plus que le gouvernement néo-democrate de Bob Rae, dans son difficile apprentissage du pouvoir, laisse tomber de plus en plus de promesses.L’an dernier, par exemple, il a renoncé à sa politique d’étatisation de l’assurance-automobile.La prochaine victime risque d’être la politique sur l’ouverture des commerces le dimanche.Lorsqu’il était dans l’opposition, le NPD a toujours dit non à cette politique, arguant à l’instar des syndicats que le dimanche pour les travailleurs était un jour sacré.L’automne dernier, après plusieurs mois de débats houleux, le gouvernement NPD a réussi à maintenir sa « pureté idéologique » en adoptant une loi interdisant l’ouverture des commerces le dimanche, sauf dans les régions touristiques.Mais l’insatisfaction des commerces en cette période de récession et de magasinage transfrontalier ne cesse de croître, au point où depuis quelques semaines des grandes chaînes comme Woolco et la Baie menacent de défier la loi.Si bien que le gouvernement s’apprête à remodifier sa loi.On s’attendait à une annonce à ce sujet cette semaine, mais hier le ministre responsable Allan Pilkey a confirmé que le gouvernement préférait consulter le parti avant de prendre une décision finale.Le NPD se réunira le 23 mai.« Cela prouve que ce n’est pas le gouvernement qui mène dans cette province, mais bien les syndicats, les amis du NPD », a commenté la leader de l’opposition libérale Lynn McLeod.vices sont passés pour la même période de 18,5 millions $ à 25 millions $ pour une augmentation de 33%.« Pendant cette même période, les coûts du service d’aide juridique sont assés de 55 millions! à 104 mil-ions $, de 1983 à 1992, soit une augmentation de 84 %, a dit Me Lavoie.» Me Lavoie a soutenu que les avocats permanents de l’aide juridique mentent effrontément lorsqu’ils prétendent que les mandats confiés aux avocats privés coûtent plus cher à l’État que ceux qu’ils prodiguent.« Ils triturent les faits parce qu’ils enlèvent du budget de 104 millions $ les frais de 2 millions $ affectés aux sièges sociaux », a indiqué le représentant du Barreau.Il y a aussi des frais d’administra-trion de 16 millions $ au seul chapitre de l’analyse de l’admissibilité des bénéficiaires.« Ils ne calculent pas non plus qu’ils ont des services de recherche, de formation permanente, des publications, des colloques et des congrès, une direction de la publicité et que tout cela coûte beaucoup d'argent », a souligné Me Lavoie.Pour réaliser des économies, Me Lavoie a suggéré une série de mesures au ministre de la Justice Gil Rémillard.L’État pourrait d’abord imposer un droit de greffe minimum de 20 $.Avec ses 250 000 dossiers, le service récupérerait au moins 5 millions $.Une économie de 3 millions $ pourrait aussi être réalisée en refusant les demandes des bénéficiaires qui peuvent effectivement faire appel au secteur privé comme le prévoit l’article 69 ae la Loi sur l’aide juridique.Le Barreau est aussi d’avis que le coût du processus d’admissibilité rurrait etre ramené de 16 millions $ 1,5 million $ en confiant cette ope ration aux bureaux de Travâil-Qué bec établis dans toutes les régions et qui possèdent déjà toutes les infor mations pertinentes touchant les bé néficiaires.Servie?9645 » Le Devoir, jeudi 14 mai 1992 ¦ A-3 Les relations parents-enfants sont plus difficiles au Canada que dans une dizaine de pays européens Les Montréalais brûlent de vivre l’amour-passion Paul Cauchon LES JEUNES Canadiens ont plus de difficulté à discuter avec leurs parents et s’entendent moins avec eux que les jeunes d’une dizaine de pays européens.C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée au printemps 1990 par Santé et Bien-être social Canada, enquête qui voulait cerner les opinions et les comportements des jeunes de 11, 13 et 15 ans en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé, qui a coordonné la même enquête dans plusieurs pays européens.Au Canada, les données ont été recueillies auprès de 7600 jeunes dans les écoles canadiennes et le rapport diffusé cette semaine, Nos jeunes, leur santé, établit des comparaisons entre le Canada et l’Autriche, la Belgique, l’Ecosse, l’Espagne, la Finlande, la Hongrie, la Norvège, le Pays de Galles, la Pologne et la Suède.Des données concernant d’autres pays (dont la France et les Pays-Bas) devront être disponibles plus tard.Selon ce qui ressort de cette étude, qui portait sur la santé physique et mentale, les jeunes Canadiens ont plus tendance à éprouver des tensions dans leurs rapports familiaux, ils ont plus tendance à se tourner vers des amis pour obtenir des conseils et ils ont plus tendance à être agressifs dans leurs rapports avec les autres que les jeunes des autres pays étudiés.Cette affirmation est justifiée par les réponses à plusieurs questions concernant l’« intégration sociale ».Exemple de réponse : 63 % des garçons de 11 ans et 48 % des garçons de 15 ans ainsi que 49 % des filles de 11 ans et 36% des filles de 15 ans affirment qu’il est facile de discuter de choses qui les préoccupent vraiment avec leur père, ce pourcentage étant plus élevé dans tous les autres pays.On retrouve le même constat en ce qui concerne le dialogue avec la mère, ou encore la façon dont les parents approuvent le temps libre des jeunes.Les jeunes Canadiens déclarent également se sentir seuls en nombre plus élevé que les jeunes des autres pays.Selon les auteurs du rapport, Alan J.C.King et Beverly Coles, les changements dans la vie familiale (augmentation du nombre de séparations, de divorces, travail des deux conjoints, manque de temps à consacrer aux enfants) « semble affecter de façon négative la qualité des rapports entre parents et enfants ».L’école est également perçue par plusieurs jeunes comme étant « rigide et insensible».Autre donnée surprenante : les jeunes Canadiens déclarent un taux plus élevé que dans les autres pays de maux de tête, de maux de ventre, de maux de dos et d’insomnie.Pourtant les jeunes Canadiens ne représentent pas un cas désespéré, car ce sont eux qui font le plus souvent de l’exercice physique hors de l’école.Et en ce qui concerne le tabac, un quart des jeunes de 15 ans fument de façon plus ou moins régulière, le Canada se plaçant ici parmi les pays où la cigarette est la moins propagée.Mais comme partout ailleurs, le nombre de filles qui fument est en très forte augmentation.La consommation d’alcool appa-rait légèrement plus élevé qu’en Europe et le quart des jeunes Cana- diens de 15 ans encore à l’école ont consommé de la marijuana au moins une fois.L’étude mesurait également les habitudes alimentaires par des questions très variées.On y apprend qu’environ les trois quarts des jeunes Canadiens consomment des fruits une fois ou plus par jour, ce qui les place dans la bonne moyenne, et que près de la moitié consomment des légumes crus une fois ou plus par jour, ce qui les place parmi les meilleurs « consommateurs » au monde.Les jeunes Canadiens boivent beaucoup de lait, plus qu’ailleurs, mais mangent plus de chips que dans les pays européens.et moins de frites que les Belges, les Britanniques et les Espagnols ! Santé et Bien-être social prévoit mener de nouvelles études similaires à tous les quatre ans pour identifier les changements de comportement potentiels.L’étude diffusée hier n’établit pas de données séparées selon les provinces, ce qui nous empêche d’y tracer le portrait « distinct » du Québec.On notera aussi que l’étude n’établit pas de comparaisons entre le Canada et les États-Unis.- mtmvm» mi 9> 4?«et* » **** « * * » « «**«»* •»»»«« • **«•< m «*•***«*»••* *» *** * *** 4» * * ****.J » «tMMjUHOtBV r v.« * « * • « « « « « » > -##***»**» -«?**« »**9»
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