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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 19 mai 1992
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-05-19, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXXIII — No 115 Ensoleillé.Max.: 22.Détail page 12.Montréal, mardi 19 mai 1992 Bélanger, Legault Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ | ^*4 i r r SH: r* I; itorecnci inti «11! mm ,»m * mî « » sant coup de barre qu’a su donner à quelques mois des célébrations l’équipe courageuse du directeur général Michel Petit et de ses collaborateurs qui ont su, au pied levé, reprendre les rênes de l’organisation.Oubliant la récession, leur chicane constitutionnelle, les multiples controverses entourant l’administration de leur ville, leurs petits et grands malheurs, les Montréalais se sont offert une fin de semaine de rêve et de féérie, reportant à plus tard le décompte de l’intendance.Ce premier grand week-end a pris fin hier soir de façon magistrale avec la présentation à la basilique Notre-Dame, par l’Orchestre sym- Échec aux prophètes de malheur L'éditorial de Lise Hissonnette.Page I6 L'ENTREVUE MARCEL DUBE Le théâtre est un lieu de liberté mais aussi de coups durs.Marcel Dubé en sait quelque chose.Il en a eu son lot.À 62 ans, l’homme est courtois, timide, et on ne trouvera pas chez lui le comportement habituel de l’auteur vieilli : ni suffisance ni fausse simplicité.Marcel Dubé^crit Robert Lévesque, en est arrivé à ressembler à un personnage de Tchékhov, son dramaturge préféré.Page 13 MONTRÉAL a connu ce week-end l’un des plus beaux moments de son histoire avec l’ouverture des célébrations du 350e anniversaire de l’arrivée de Maisonneuve auxquelles ont participé plus d’un million de personnes, selon les organisateurs, sans qu’il n’ y ait eu d’incidents déplorables.Un succès sur toute la ligne : des foules records et enthousiastes, un temps magnifique, des lieux bien aménagés, une succession d’événements variés pour tous les publics, aucun incident majeur, une mécanique efficace, fraîchement, mais bien huilée.Bref, tout le contraire des pires craintes qu’avait fait naître le pénible et long accouchement de la Corporation des célébrations du 350e anniversaire.Une fête réussie au-delà de toutes les espérances, à la mesure du puis- Le Québec dépense moins par élève que l’Ontario et les USA phonique de Montréal, du Te üeum de Berlioz couronné par la présentation des drapeaux.Tout au cours des trois derniers jours, plusieurs dizaines de milliers de Montréalais et de touristes ont envahi le Vieux-Montréal, le canal La-chine et le Vieux-Port pour découvrir les plus récents aménagements et profiter des multiples activités gratuites.Dimanche midi, la fête donnait dans le protocole avec la cérémonie officielle d’hommage à Maisonneuve sur la Place d’Armes à laquelle ont participé les premiers ministres canadien et québécois.Brian Mulroney et Robert Bourassa, le maire de Montréal Jean Doré, et le ministre délégué aux Affaires extérieures de la France et représentant du président Mitterrand, Georges Kiejman.Devant le monument dédié au fondateur de Montréal, flanqués par la Compagnie franche de la Marine et le Régiment de Maisonneuve, les di-Volr page 4 : Montréal CANNFS (Reuter) — Le film Les meilleures intentions (Danemark), de Bille August, a remporté, hier, la 45e Palme d’or du festival du film de Cannes.Le réalisateur danois avait déjà triomphé à Cannes en 1988 avec relie le conquérant.Le succès des «meilleures intentions» a été souligné par le prix d’in terprétation féminine décerné à sa femme, Pernila August.Le film raconte l’histoire d’amour et le mariage contrarié des parents du réalisateur suédois Ingmar Bergman, idole de Bille August.Le Grand prix du jury a été décerné au film 11 ladro di bambini (Le voleur d’enfants, Italie), de Gianni Amelio.Le film The Player, du metteur en scène américain Robert Allman, a été également récompensé avec le prix de la meilleure mise en scène et celui de l’interprétation masculine, attribué à Tim Robbins.Le film de Robert Altman est une satire des coulisses d’Hollywood.Bille August s’est réjoui qu’lng-mar Bergman lui ait fait confiance pour réaliser ce film, dont il a écrit le scénario.Des critiques ont jugé que le réalisateur suédois, âgé de 73 ans, poursuivait ainsi sa biographie «par intérim» sans plus toucher à la manivelle, fidèle à sa promesse.« .Je crois qu’il est l’un des meilleurs réalisateurs, l’un des meilleurs auteurs de scénario du monde.C’était donc merveilleux », a expliqué Bille August.Il a souligné que la trame la plus importante des Meilleures intentions était « l’histoire d’amour et d’amitié » au sein de la famille Bergman.« La première fois que j’ai lu le scénario, j’ai eu l’impression que c’était la plus belle histoire d’amour que j’avais jamais lue.J’étais vraiment heureux de m’intégrer à cette histoire», a-t-il dit.Dans son scénario, Ingmar Bergman met en scène sa venue au monde et remonte dans l’histoire de sa famille, nimbée de conflits dramatiques entre des personnages torturés, qui « dilapident leur capital d’amour»."p Bille August, qui a tiré de cette démarche psychanalytique et poétique un film de trois heures, affirme que son maître suédois n’est jamais venu sur le tournage.Certains reprocheront peut-être aux dix jurés (dont le réalisateur John Boorman et l’actrice Jamie Lee Curtis) de ne pas avoir joué le rôle de têtes chercheuses : aucun nom nouveau, aucun jeune réalisateur (et pas un Français) dans ce palmarès du consensus.Mais nul ne contestera la qualité et la beauté des oeuvres choisies.L’accueil du Palais des festivals a d’ailleurs été plus que chaleureux, sans aucune des manifestations d’humeur notées les années précédentes.Le choix de Bille August a cependant étonné et constitue un événement historique puisque le Danois avait déjà reçu la Palme il y a quatre ans pour Pelle le conquérant Mais ses Meilleures intentions ont paru à la plupart un splendide moment (trois heures en fait) de cinéma, avec en coulisses un scénariste nommé Ingmar Bergman.Ce jeune cinéaste de 44 ans, qui n’a que cinq films derrière lui, peut sabler le champagne avec sa jeune et jolie épouse Pernilla, que Cannes a préférée à la Britannique Emma Thompson (Retour à Howard's End) Voir page 4 : L’or Caroline Montpetit COMPARÉ aux 51 États américains, le Québec arrive au 36e rang au chapitre des dépenses publiques par élève du primaire et du secondaire et investit moins que l’Ontario per capita en éducation.C’est ce que révèlent les indicateurs statistiques du gouvernement québécois, rendus publics la semaine dernière, en même temps que le budget provincial.Cette position s’explique, selon ces indicateurs, par la richesse collective plus faible du Québec, comparativement à celles de l’Ontario et des États-Unis.Après avoir consenti un effort financier supérieur à celui des Américains en éducation au cours des années 70, le Québec revient donc à un effort financier par élève moyen pour l’Amérique du Nord, soit de 13 % inférieur à celui de l’Ontario, et de 11 % inférieur à celui des États-Unis.En 1981-1982, poursuit-on dans le rapport, la dépense par élève du Québec dépassait de 27 % celle de l’Ontario et de 32 % celle des États-Unis.C’est qu’à cette époque, explique-t-on, le Québec accusait le contrecoup d’une baisse démographique, en même temps qu’il améliorait les conditions de travail de ses enseignants.« Au cours des années 70, lit-on dans ce rapport statistique, la diminution des effectifs (populations) scolaires était plus importante au Québec.En même temps, les conditions de travail du personnel s’amélioraient rapidement sous l’impulsion de négociations collectives organisées ».* Alors que l’Ontario et les États-Unis accroissaient leurs investissements en éducation au début des années 80, le Québec se voyait donc-contraint d’appliquer un programme de rationalisation ramenant ses in- vestissements dans la moyenne nord-américaine.Par ailleurs, le salaire moyen des enseignants des commissions scolaires était de 41 863 $ en 1990-1991 au Québec, contre 48 296 $ en Ontario, et de 40 775$ aux États-Unis.« Si le salaire du personnel enseignant et sa tâche sont presque identiques au Québec et aux États-Unis, l’Ontario offre à ses enseignantes et à ses enseignants un salaire nettement plus élevé, compensé, toutefois, par une tâche un peu plus lourde », lit-on dans le rapport.À l’heure actuelle, le Québec dépense annuellement quelque 5088 $ par élève, contre 5857 $ investis pour chaque élève ontarien, et 5705 $, en moyenne, pour chaque élève américain.Quant au pourcentage des budgets accordés par les commissions scolaires québécoises à l’éducation des adultes, il s’est accru passablement au cours de la dernière décennie.En effet, ces enveloppes constituaient environ 3,2 % des budgets totaux en 1981-1982, alors qu’elles représentent aujourd’hui 6,6 % de l’ensemble des dépenses de fonctionnement des commissions scolaires.Le rapport attribue cet état de fait à la croissance particulièrement élevée des activités du secteur professionnel de l’éducation des adultes, notamment en matière de formation, de perfectionnement, et de recyclage de la main-d’oeuvre.En dollars constants, ces dépenses étaient en fait de 104 % plus élevées en 1990-1991, qu’en 1981-1982.D’autre part, les indicateurs marquent une fois de plus l’avance considérable prise par les filles québécoises sur les garçons en termes de rendement scolaire.En effet, les probabilités de celles-ci d’obtenir un diplôme d’études secondaire sont désormais de 14 points supérieures à celles des garçons, Voir page 4 : Le Québec PHOTO JACQUES GRENIER Plus d’un million de personnes, selon les organisateurs, ont participé ce week-end aux célébrations du 350c anniversaire de Montréal.Ce coup d’envoi des fêtes qui se poursuivront au cours des 146 prochains jours, s’est terminé hier soir par le Te Dcum de Berlioz interprété par l’OSM.Informations en page 3.CANNES L’or va au Danemark Montréal en fête sans fausse note Laurent Soumis Le malaise allemand (2) Les vieux fantômes racistes ne cessent d’agacer PHOTO AP L’ancien chef nazi Joseph ;Schwammborger, 80 ans, a été condamné, hier, à la prison à vie pour meurtre.Page II.François Brousseau envoyé spécial HAMBOURG — Depuis plusieurs semaines, ils sont là, devant ce terrain asphalté qui n’a l’air de rien.Ils sont juifs et protestent contre les projets immobiliers d’une grande société.Un lieu occupé pendant l’après-guerre par un grand magasin qui fut ensuite détruit.Et surtout, le site d’un cimetière juif.de 1663 à 1934, dont on ne voit aucune trace aujourd’hui.Dans le quartier d’Ottensen, à Hambourg, l’affaire a fait couler beaucoup d’encre.En 1950, le terrain avait pourtant été régulièrement vendu par un trust juif à un entrepreneur privé.Mais pour quelques fondamentalistes, il s’agit toujours d’un « terrain sacré ».« Les autorités ne font rien contre les manifestants.Imaginez la réaction des médias étrangers si la police allemande chassait des manifestants juifs !» déclare Jan Wieehmann, étudiant en journalisme à Hambourg, qui habite tout à côté.I,’affaire, qui n’a toujours pas trouvé de solution satisfaisante, est surtout d’un intérêt local.Elle relève sans doute davantage, en l’occurrence, de l’hypersensibilité d’un groupe particulier, que du mépris ou d’un quelconque abus de pouvoir des autorités.Mais si, comme le font certaines publications sans rigueur, on superpose cette petite histoire hambourgeoise aux violences épisodiques d’extrême-droite, souvent contre les étrangers, dont l’Allemagne a été le théâtre l’automne dernier, et puis de nouveau ce printemps, on est saisi d’un léger trouble.Ajoutons-y le vote d’extrême-droite dans deux élections de lànders (provinces) début avril (1), et certains se demandent soudain si les vieux démons du nationalisme d’ex-trême-droite ne reviennent pas hanter l’Allemagne.Un demi-siècle après Hitler, à l’heure des conflits sociaux, des terribles déceptions économiques devant la lourde facture de la réunification, et d’un afflux d’immigrés et de demandeurs d’asile sans précédent, le passé se pointerait-il à nouveau ?En 1991, ce pays a accueilli 256 000 demandeurs d’asile, plus 300 000 Allemands de souche automatiquement admis comme citoyens de plein droit.Au sujet de l’immigration et du droit d’asile, la République fédérale a inscrit dans sa Constitution, dès sa création, un curieux mélange de libéralisme humanitaire et de pur conservatisme ethnique.Le droit d’asile est ainsi accessible à quiconque déclare être persécuté chez lui.Même un Canadien ou un Américain obtiendra automatiquement un logis et des allocations, aux frais de l’État allemand, s’il se prévoir page 4 : Les vieux RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES PARUTION .le 30 mai * DANS Date de tombée le 22 mai 1992 LE DEVOIR -———-WÊÊÊÊÊÊÊM La planète est en danger.Les changements climatiques que nous connaissons depuis quelques années, la désertification qui ne cesse de s’étendre, les forêts que l’on coupe à un rythme effarant, les cours d’eau, les lacs et les océans qui deviennent des dépotoirs à ciel ouvert, la population mondiale qui se multiplie comme jamais auparavant,.voilà autant de questions qu’il faudra résoudre rapidement pour assurer la survie des générations à venir.Dans son cahier spécial sur l’Environnement, LE DEVOIR fera le point sur la question.Quelles seront les implications de l’agenda proposé à Rio sur l’industrie et la vie des Québécois?Un dossier à lire, samedi le 30 mai, dans LE DEVOIR. 2 B Le Devoir, mardi 19 mai 1992 Phil Edmonston combattra jusqu’au bout le principe même d’un référendum canadien Guy Taillefer SOUS aucun prétexte, le député néo-démocrate Phil Edmonston ne votera pour le projet de loi référendaire du gouvernement Mulroney.Une décision qui risque de le placer en conflit avec son chef Audrey McLaughlin, dont l’opposition à la tenue d’un référendum pancanadien est moins tranchée.Que le premier ministre Brian Mulroney décide sous la pression de plafonner les dépenses référendaires et d’appliquer la règle de la double majorité, cela ne changera rien à l’opinion du député de Chambly, qui ne déteste pas à l’occasion jouer les trouble-fête au sein du N PD.D’accord avec le principe d’un référendum national, Mme McLaughlin a indiqué de son côté qu’elle présentera des amendements au projet de loi, déposé vendredi dernier aux Communes, afin que soient con- trôlées les dépenses de chacun des camps qui s’affronteront dans la bataille référendaire qui devrait avoir lieu à la fin de l’été au Canada.M.Edmonston, qui croisera le fer mercredi à ce sujet avec ses collègues du caucus néo-démocrate, se dit opposé à la tenue du référendum national pour des raisons fondamentales.Le reste, soutient-il, c’est de la « quincaillerie ».En voulant tenir son référendum avant celui du Québec, Ottawa fait preuve de « mépris » à l’égard des Québécois.Du reste, ce référendum ne fera probablement, selon lui, qu’accroître les tensions linguistiques.« C’est exactement comme si je donnais des allumettes à un pyromane.» M.Edmonston s’attend en outre que la tenue du référendum national ajoute à la confusion constitutionnelle.« Il est impensable d’espérer qu’un référendum pourra dégager un consensus quelconque.» Si le gouvernement Mulroney « veut éviter une fragmentation d’opinions douloureuses et irréconciliables, il devra formuler une question tellement banale que les résultats en seront indéchiffrables.» M.Edmonston propose donc que les premiers ministres fédéral et provinciaux fassent preuve de leadership et évitent de « prolonger inutilement » le débat en lui juxtaposant un « dispendieux exercice de manipulation ».Laissons plutôt, dit-il, les provinces et les milieux autochtones mener à terme les pourparlers constitutionnels qu’ils tiennent actuellement — et qui se poursuivent aujourd’hui à Montréal en l’absence du gouvernement québécois — sous la férule du ministre des Affaires constitutionnelles Joe Clark.Si, à l’issue de ce processus, Ottawa et les autres provinces accouchaient de nouvelles offres constitutionnelles, M.Edmonston verrait d’un bon oeil que Québec modifie sa Loi 150 afin de tenir son référendum d’octobre prochain, non pas sous le thème de la souveraineté, mais plutôt sur la base des propositions du Canada anglais.Il n’est « pas essentiel », selon lui, que le gouvernement québécois participe à la formulation de ces propositions.Invité, par ailleurs, à se prononcer sur les rumeurs voulant qu’il soit tenté de se porter candidat a la mairie de Montréal, M.Edmonston a indiqué qu’il n’y songeait pas « activement».À la blague, il a ajouté: « J’attends que le maire Doré ait terminé les rénovations dans son bureau.» Mais il est « déçu » de ce qui se passe depuis trois ou quatre ans à Montréal, une ville qui, selon lui, commence à « manquer d’âme ».L’administration Doré avait promis de démocratiser l’appareil municipal, affirme M.Edmonston, elle ne l’a pas fait.Le Canada défend son retrait devant des parlementaires de l’OTAN BANFF (PC) — Le Canada a déjà prouvé sa détermination à contribuer à la défense de la sécurité de l’Europe, a affirmé hier la ministre associée de la Défense Mary Collins, au cours d’une réunion parlementaire de l’OTAN qui se déroule à “Banff, en Alberta.Mme Collins réagissait à la suggestion que le Canada devrait maintenir de 300 à 500 soldats canadiens en Europe, en guise de symbole de son soutien à l’Alliance.Ottawa a été critiqué, au pays comme à l’étranger, pour avoir décidé de retirer toutes les troupes canadiennes de deux bases allemandes d’ici 1994.Initialement, le Canada avait d’abord prévu laisser un contingent de 1100 soldats en sol européen, dans le cadre de la force de frappe mobile de l’OTAN.Hier, Mme Collins a fait valoir aux délégués à la conférence printanière de l’Assemblée de l’Atlantique Nord que le Canada maintiendra certains effectifs au service de l’OTAN en Europe, et que près de 1700 militaires chargés du maintien de la paix sont actuellement en poste à Chypre et en Yougoslavie.« Avec quelque 2000 de nos gens en Europe, oeuvrant en faveur de la sécurité européenne, je doute que nous ayions besoin d’autres symboles », a-t-elle dit.Avec l’émergence des démocraties en Europe centrale et de l’est, le visage politique du monde change, et le rôle des membres de l’OTAN doit changer en conséquence, a-t-elle ajoute.Dans ce nouvel environnement, les vieilles normes de sécurité de l’Alliance ne s’appliquent plus.Pour la ministre Collins, l’important est d’assurer la sécurité, pas de savoir qui l’assure.Et elle trouve bien peu convaincant l’argument de certains membres de l’OTAN qui prétendent que le retrait canadien pourrait influencer Américains et Britanniques et les inciter à faire de même.LA TAXE DE VENTE DU QUÉBEC AU Ie' JUILLET 1992 Des modifications au régime de la taxe de vente du Québec ont été annoncées par le ministre des Finances du Québec, M.Gérard D.Levesque, dans le discours sur le budget qu’il a prononcé à l’Assemblée nationale le 14 mai 1992.Voici quelques faits saillants de ces mesures.VOUS ETES CONSOMMATEUR.?Le taux de la taxe de vente du Québec qui s’appliquera à la majorité des fournitures de services et de biens immobiliers à partir du 1er juillet 1992 sera de 4 %.Par exemple, ce taux sera appliqué à des services tels que ceux d’un architecte, d'un avocat ou d'un notaire, à des services d'informatique, de comptabilité, de divertissements et de loisirs, ou encore à des services domestiques, tels que la coiffure ou le nettoyage de vêtements.?Le taux de la taxe relativement aux maisons neuves et aux terrains sera de 4 %.?Le taux de 8 % actuellement en vigueur pour les biens mobiliers et les services de télécommunications ne subira aucune modification.Par exemple, les vêtements, les meubles, les appareils ménagers, les voitures, les repas pris au restaurant, l'électricité, le service de téléphone continueront d’être taxés à 8 %.?Comme c’est le cas présentement, le crédit accordé pour un véhicule donné en échange lors de l’acquisition d’un autre véhicule réduira le montant sur lequel la TVQ sera calculée.De plus, la vente entre particuliers de véhicules usagés restera taxable au taux de 8%.?Les droits sur les divertissements au taux de 10 % perçus par certaines municipalités seront abolis à compter du 1er juillet 1992 et remplacés par la taxe de vente au taux de 4%.Gouvernement du Québec Ministère du Revenu VOUS ETES DANS LES AFFAIRES.?Les entreprises ayant déjà perçu la taxe au taux de 8 % sur les fournitures de services qui deviendront taxables au taux de 4% devront rembourser aux consommateurs la différence entre la TVQ perçue et celle qui aurait du être perçue.?Les entreprises pourront demander des remboursements de la taxe sur les intrants (RTI) à l’égard des achats effectués dans le cadre de leurs activités commerciales.?Aucun RTI ne sera accordé pour les services de télécommunications, les repas, les divertissements, le carburant et les véhicules routiers.Toutefois la machinerie agricole, les véhicules immatriculés pour usage hors route ainsi que le carburant nécessaire à leur fonctionnement pourront donner droit à un RTI.?De plus, aucun RTI ne pourra être demandé pour l'électricité, legaz, la vapeur, lecombus-tible et le matériel roulant sauf lorsqu' utilisés à titre d'intrants dans la production (par exemple, par un manufacturier, un producteur agricole, etc.).Les règles relatives à l'inscription au Fichier de la taxe de vente du Québec restent les mêmes.Si vous n'êtes pas encore inscrit, faites-le dès maintenant.Québec VOIR MONTRÉAL avec Jean-Claude Marsan L’île entre les rapides JACQUES Cartier fut le premier homme blanc à visiter 111e de Montréal, le 2 octobre 1535.Il fut impressionné par le millier d’indigènes d’Hochelaga qui lui firent fête et par la présence de la montagne, du haut de laquelle il put admirer « la terre, la plus belle qu’il soit possible de veoyr, labourable, unye et plaine ».Il nomma cette colline mont Royal, en l’honneur, nous précise l’historien Gustave Lanctôt, du cardinal de Médicis, qui était évêque de Monreale en Sicile et qui avait obtenu du pape un appui à l’expédition française.Il n’est pas interdit de penser que Cartier souhaitait par ce nom rendre hommage également à son souverain, François 1er, qui lui avait confié la mission de « découvrir certaines ysles et pays où l’ont dit qu’il se doibt trouver grant quantité d’or et autres riches choses ».Quoiqu’il en soit, 111e de Montréal doit son nom à sa montagne.Les indigènes avaient un grand respect pour la montagne, au point d’y enterrer leurs morts.comme les blancs le feront par la suite.Mais, pour eux, l’élément dominant le 111e n’était pas la présence de cette colline douce et molle de forme mais bien celle des rapides qui perturbaient le cours de la rivière des Prairies et du fleuve Saint-Laurent.Ils avaient ainsi donné à l’île le nom de Tiotiake, ce qui signifie « 111e entre les rapides ».Pourquoi les rapides autour de l’île de Montréal ont-t-ils pris une telle importance ?Il faut comprendre qu’à l’époque le moyen le plus commode pour pénétrer à l’intérieur du continent était d’utiliser le réseau des voies navigables.Située au carrefour du fleuve Saint-Laurent et des rivières Richelieu et des Outaouais, l’île de Montréal constitue la plaque tournante de ce réseau.De Montréal, on peut atteindre vers l’est l’Atlantique et, vers le sud, 111e de Manhattan en empruntant le Richelieu, la rivière Mohawk et le fleuve Hudson.Dans la direction ouest, on peut se rendre aux Grands Lacs, soit par le fleuve Saint-Laurent, soit, en prenant un raccourci, par les rivières des Outaouais, Mattawa, des Français et le lac Nipissing.Des Grands Lacs, comme l’a découvert Cavelier de La Salle, il était possible de rejoindre le Golfe du Mexique en naviguant sur l’Ohio et le Mississippi.C’est sur cet axe du grand fleuve que les Français ont fondé leur empire d’Amérique, sur cette « route essentielle par laquelle les explorateurs s’élanceront vers la Baie d’Hudson, vers l’horizon mystérieux de la Mer de l’Ouest et vers le Mississippi » nous précise l’historien Trudel.Mieux que Jacques Cartier, Champlain, Frontenac et Talon, ces grands personnages de la colonisation française, ont compris l’importance et la signification géographico-économique de la profonde percée du Saint-Laurent dans le continent américain.Évidemment, ce n’était pas le passage vers l’Orient, ni la route des pays de l’or, objectifs principaux du roi François 1er.Néanmoins, le fleuve offrait d’importantes possibilités économiques : pour l’immédiat, il donnait accès aux régions riches en fourrures.À l’île de Montréal, à cause des rapides, principalement ceux du sault Saint-Louis, rebaptisés plus tard rapides de Lachine, toute navigation s’arrêtait.Au sault Saint-Louis, précédé en aval (devant le Vieux-Montréal actuel), comme par la volonté du destin, d’un bon port naturel de quelque sept à huit mètres de profondeur, il fallait mettre le pied à terre et effectuer des portages pour atteindre un Saint-Laurent à nouveau navigable.Llle de Montréal était donc une tête de pont, un centre de transit imposé entre la navigation maritime et la navigation fluviale, un lieu obligé d’échanges et d’entreposage.Montréal était donc la clé entre le Saint-Laurent inférieur et le Saint-Laurent supérieur, entre la route de T Outaouais qui menait au pays des fourrures et celle du Richelieu qui conduisait aux colonies de la côte est américaine, en somme la clé entre l’Atlantique et l’Ouest, entre le Vieux Monde et le Nouveau en devenir.Toute la destinée de la future métropole se trouve résumée dans ce fait de circulation.Les révolutions économiques et techniques du XIXe et du XXe siècles viendront accroître les avantages de sa situation géographique sur ce vaste continent où les transports rempliront un rôle de tout premier plan.Les obstacles naturels sur le Saint-Laurent et sur certaines rivières seront progressivement éliminés ou contournés, les navires à vapeur remplaceront les bateaux à voile et les chemins de fer emprunteront les corridors ouverts dans le territoire par les voies d’eau.Avec la colonisation de l’ouest, Montréal, située au carrefour des circulations continentales, y trouvera sa fortune comme centre d’échanges de production et de distribution.Voilà une destinée unique qui marquera le caractère même de l’agglomération.Gabrielle Roy, dans son fameux roman Bonheur d’occasion (1947), l'a bien saisi en décrivant ainsi une modeste maison sise sur les bords du canal de Lachine : « Mais la maison n’était pas seulement sur le chemin des cargos.Elle était aussi sur la route des voies ferrées, au carrefour pour ainsi dire des réseaux de l’Est et des voies maritimes de la grande ville.Elle était sur le chemin des océans, des Grands Lacs et des prairies ».Aujourd’hui, avec l’apparition de nouveaux moyens de transport, tels l’avion et le camion, avec l'ouverture de la Voie maritime en 1959 et avec le déplacement des marchés internationaux, le navire et le train ne remplissent plus le même rôle dans l’économie montréalaise ni n’occupent une place aussi prépondérante dans les paysages urbains.Les infrastructures qui les accommodaient, le Vieux-Port, le canal Lachine et de nombreux corridors de chemins de fer sont désormais voués à d’autres fonctions.Il ne s’ensuit pas que l’archipel ne soit plus porteur d’une valeur économique.Celle-ci est maintenant reliée à la reconquête dans leur état naturel des voies d’eau et de leurs berges.L’enjeu au siècle dernier était d’acheminer à Montréal le fer, le charbon, le blé, le sucre, etc., nécessité des infrastructures qui ont fini par couper littéralement les Montréalais de leur fleuve et stériliser le potentiel ludique de ce dernier.Le principal enjeu économique aujourd’hui n’est plus relié à l’industrie secondaire de transformation mais bien au tertiaire innovateur : il consiste à attirer et à conserver à Montréal les cerveaux créateurs, notamment en améliorant la qualité du cadre urbain, ce qui, heureusement, profitera à tout le monde.Le site de llle de Montréal au coeur de l’archipel d’Hochelaga représente dans ce sens un atout exceptionnel.C’est dans cette optique qu’il faut apprécier le réaménagement du canal Lachine, du Vieux-Port et d’autres réalisations, tel l’aménagement du parc des îles, du parc René-Lévesque à Lachine et de la promenade Bellerive dans l’est de Montréal.L’ambitieux projet du Parc national de l’archipel, mis de l’avant par le gouvernement péquiste en 1984, concrétisait cette vision d’avenir et offrait un plan directeur sommaire susceptible d’assurer une portée et une cohérence aux diverses interventions.Dommage qu’il ait été abandonné depuis, sans débats en plus.èfc*’ vÂv* Pour la durée des fêtes du 350e anniversaire de Montréal, Jean-Claude Marsan, architecte et directeur de la faculté d'aménagement de l'Université de Montréal, nous entraînera tous les lundis dans un tour guidé à la découverte de Montréal.Les rapides de Lachine qui obligeaient l’escale à Montréal en se dressant contre la poursuite de la navigation vers l’ouest.Ils sont toujours là, eux qui ont marqué le destin de la métropole.A Le Devoir, mardi 19 mai 1992 M 3 Les journalistes étrangers sont épatés Laurent Soumis « PLUS d'une quinzaine de journalistes étrangers se sont dit épatés par la créativité et la participation po- Sulaire », affirmait hier au DEVOIR, [me Dominique Day, responsable de l’accueil de la presse étrangère au sein de l’équipe des communications des célébrations du 350e anniversaire de MontréaL Éléments sensibles de la visibilité et de l’exposition de la métropole à l’étranger, ces journalistes étrangers ont bénéficié toute la fin de semaine d’une attention particulière, ne serait-ce que pour faire mousser la vente de Montréal comme produit touristique.Ce dernier week-end, l’équipe du Figaro Magazine de Paris côtoyait par exemple des collègues britanniques du Women's Own, du Manchester Evening News, du Brighton Evening Argus, du Yorkshire Evening Press et du Wolverhampton Express & Star.Dans la salle de presse installée rue de la Commune, on rencontrait également des représentants de WCFE, la station du réseau public américain PBS de Burlington, de KLAC-Los Angeles, la 5e station en importance en Californie, et de Park East, une revue huppée new-yorkaise.D’autres reporters sont venus d’Amérique latine, du Pérou ( Orbita Popular), de Panama et du Guatemala; d'autres de Suisse ( Le Matin de Lausanne et la Télévision suisse-ro-mande) ; ou encore de France (le réseau de télévision TF1).Tout ce beau monde frayait avec les correspondants réguliers en poste à Montréal de même qu’avec les envoyés spéciaux de stations et publications du Canada anglais.Bien que l’accréditation se poursuive tout l’été, plus de 500 journalistes, photographes, cameramen et techniciens ont déjà obtenu leur passeport émis par la Corporation des fêtes.Parmi eux, on recense d’ores et déjà des représentants d’une douzaine de pays.De concert avec l’Office du tourisme et des congrès du Grand Montréal, la Corporation des célébrations du 350e organisera tout l’été des tournées de presse à l’intention des médias étrangers, notamment un visite des « travel editors» des principales publications américaines.Les organisateurs s’attendent à une recrudescence du nombre de journalistes venus d’ailleurs à l’occasion de l’ouverture du Parc des îles et des grands spectacles extérieurs prévus en juillet prochain.La CSN demande une enquête sur tout le réseau scolaire LA CONFÉDÉRATION des syndicats nationaux (CSN) réclame la tenue d’une commission d’enquête publique sur l’ensemble du réseau scolaire, plutôt qu’une commission parlementaire portant uniquement sur les cégeps, telle qu’annoncée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science.« Dans le contexte actuel, une autre commission du type Parent serait plus appropriée qu’une commission parlementaire sur un seul élément du système d’éducation » a affirmé la vice-présidente de la CSN, Céline Lamontagne.Selon le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants, Denis Choinière, « le gouvernement n’a aucune vision globale et agit comme si le réseau de l’éducation était une simple structure dé-composable ».La CSN estime que le gouvernement du Québec doit ajuster son tir et prendre en considération l’étroite relation entre les différents niveaux d’enseignement.« Tant qu’il n’y aura pas d’améliorations des passerelles entre les différents niveaux d’éducation, le gouvernement ira de réformes en réformes parce qu’il fait du cas par cas », affirme pour sa part le secrétaire général de la Fédération des employés des services publics, François Juneau.La CSN exige le maintien et l’amélioration du réseau collégial, la gratuité par le financement complet de l’éducation et le développement d’une politique globale d’éducation comprenant l’important volet de la formation continue.La centrale syndicale demande de plus l’abolition du réseau d’enseignement privé québécois.Par ailleurs, les 2000 délégués du 56ème Congrès de la CSN ont donné le feu vert à une campagne de boycottage de tous les produits Béa-trice-Crescent.Cette campagne se veut en appui à 31 travailleurs des Fromages Crescent qui, en février dernier, ont refusé de renoncer à leurs droits en échange de la prime de séparation prévue lors de la fermeture de l'usine de yogourts et de fromages en tranches.Ayant appris que leur employeur avait loué de nouveaux locaux afin d’y installer un centre de distribution pour tous ces produits au Québec, ces travailleurs ont plutôt choisi de déposer une requête en vertu de l’article 45 du code du Travail dans l’espoir de retrouver leur gagne-pain.La CSN soutient que ce boycott s’impose d’autant plus que Béatrice a refusé toutes propositions de réorganisation de l’entreprise soumise par le syndicat, incluant la vente aux employés de ses installations.i w ili* rtr-ttfl* Il PHOTO JACQUES GRENIER Un peu partout dans le vieux port, des Montréalais s’agglutinaient autour des attractions, ou même, simplement, pour apprécier cette « fenêtre » élargie sur le fleuve.Autos et agriculture seraient exclus du libre-échange à trois MEXICO (D’après Reuter) — Le projet d’Accord de libre-échange à trois en cours de négociation entre Canada, Mexique et États-Unis exclura vraisemblablement l’automobile et l’agriculture, affirmait hier le plus grand quotidien financier mexicain, El Financiero, citant des sources au sein des groupes représentant les milieux d’affaires privés mexicains associés aux négociations.Les négociateurs ont renoncé à tout espoir d’inclure ces deux secteurs d’activité dans le futur Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) à cause de « profonds conflits », particulièrement sur les subventions agricoles et les règles d’origine (exigences quant au contenu nord-américain des produits finis destinés à l’exportation), peut-on lire à la une du El Financiero.Selon ce quotidien, les négociateurs américains insistent pour obtenir « une totale déréglementation que l’industrie automobile mexicaine ne saurait supporter », et réclament aussi « une totale libéralisation des marchés agricoles ».Les agriculteurs mexicains ont protesté qu’une telle ouverture des marchés acculerait la pupart d’entre eux à la faillite.Une porte-parole de l’ambassade américaine à Mexico a refusé de confirmer ou d’infirmer l’article du El Financiero.Les responsables américains du commerce extérieur ont averti à plusieurs reprises qu’ils s’assureraient que des pays tiers comme le Japon ne pourraient pas profiter de l’A-LÉNA pour utiliser le Mexique comme une porte d’entrée détournée afin d’exporter librement leurs produits aux États-Unis.Aux termes de l’Accord de libre-échange canado-américain existant (ALÊ, qui serait refondu dans l’A-LÉNA à trois), une automobile ne peut être exportée sans pénalité douanière entre les deux pays que si elle est composée au moins à 50% d’éléments produits aux États-Unis ou au Canada.Les deux pays sont d’ailleurs à couteaux tires sur les modalités d’application de cette règle d’origine, depuis que les douanes américaines ont récemment décrété que les Honda Civic assemblées en Ontario comportent moins du 50 % de contenu nord-américain réglementaire et sont donc passibles d’une surtaxe à leur entrée aux États-Unis.Selon El Financiero, les négociateurs américains de l’ALÉNA veulent faire passer à 70 % le contenu nord-américain minimum des voitures assemblées au Mexique.Actuellement, Ford, Chrysler, General Motors, Nissan et Volkswagen produisent au Mexique des véhicules destinés à l’exportation, et le contenu nord-américain minimal est d’environ 36 %.Et d’après une source gouvernementale, plusieurs autres constructeurs automobiles étrangers, dont au moins deux japonais, auraient récemment entamé des pourparlers avec le gouvernement pour ouvrir de nouvelles usines au Mexique.Le Québec a plusieurs exemples à imiter pour combler le fossé entre riches et pauvres Norman Dellsle de la Presse canadienne QUÉBEC — Depuis 1989, le Conseil des affaires sociales du Québec a averti à deux reprises que le fossé s'élargissait entre les Québécois riches et ceux qui sont pauvres.Le message n’a, semble-t-il, pas encore été convenablement compris car le Conseil récidive en publiant, ce matin, un troisième rapport sur la lutte à mener contre la pauvreté sous toutes ses formes.Intitulé « Un Québec solidaire », le document du Conseil propose que « le développement se fasse par un élargissement de l’accès à l’emploi, en valorisant prioritairement les régions, les municipalités régionales de comté (MRC), en leur offrant des moyens d’action plus étendus.Il faut radicalement debureaucratiser les responsabilités et les structures liées au développemenmt économique et social ».Le Québec est « riche en nombreuses expériences d’entrepreneurship régional » constate le Conseil qui en cite plusieurs dizaines comme exemples.C’est le cas de Saint-Éphrem-de-Beauce, menacé de devenir un village fantôme à la suite de la fermeture de la principale industrie locale en 1974.Sous l’impulsion d'un notaire local, Hermann Mathieu, la population plaçait ses fonds dans une entreprise d’équipement de scieries : 350 personnes ont investi 150 000 $ dans leur avenir.« Aujourd’hui, Saint-Éphrem compte près de 1300 habitants et connaît une expansion démographique constante.On le cite souvent comme un village-laboratoire d’une population qui s’est reprise en mains après avoir failli basculer dans le vide », signale le Conseil des affaires sociales.À Gaspé, c’est l’exemple d’une restauratrice, Claudine Roy, qui soulève l'enthousiasme.Son restaurant nouvelle cuisine, ouvert en 1988, a nécessité des fonds de 20 000 $ empruntés à dix de ses amis.Puis, devant le succès, elle a aménagé à l’étage inférieur une boite à chansons devenue très populaire.Le commerce embauche maintenant 30 personnes.« Claudine Roy, par ses projets et sa détermination, a secoué la mentalité conservatrice de Gaspé.Elle a montré qu’il est possible de réaliser des projets d’envergure dès qu’on a la volonté », commente l’historien Jules Bélanger, qui enseigne au cégep local.A Sacré-Coeur, tout près de Ta-doussac, la gloire locale est l’usine de sciage Boisaco qui embauche 515 employés.L’usine a été créée au dé- but des années 1970 quand la population locale s’est prise en mains et a investi 500 000 $ dans une usine qui a persisté depuis cette date malgré la crise économique de 1982.L’histoire de d’autres coopératives est racontée dans le document du Conseil : la coopérative forestière de Mont-Laurier, dont le chiffre d’affaires annuel atteint 20 millions $, les serres de Guyenne, en Abitibi, le Groupe du coin de St-Camille, qui opère un centre communautaire et culturel dans cette municipalité située à 40 km de Sherbrooke.Dans la Rome antique, les médecins exposaient sur la place publique les malades qu’ils ne parvenaient pas à guérir.Ainsi, les passants venant de contrées lointaines pouvaient proposer des remèdes qu’ils avaient vus employer dans des cas similaires.C’est un peu ce qu’a voulu faire le Conseil des affaires sociales : si les solutions venant d’en haut ne réussissent pas à guérir, les remèdes doivent venir de ceux qui côtoient le malade.La démarche entreprise par le Conseil ressemble à celle de ces médecins romains : il faut faire appel aux solutions suggérées par les leaders locaux et régionaux pour retrouver la voie du développement social et économique.Les solutions ne peuvent venir que de là, souligne-t-il.Plus d’un million de Montréalais ont fêté leur ville estime l’organisation des Fêtes Laurent Soumis PLUS d’un million de personnes ont célébré Montréal ce week-end, estimait hier en fin d’après-midi le directeur général du comité organisateur des fêtes, M.Michel Petit « Tout au long des trois jours, nous avons vécu une joyeuse congestion qui rappelait Expo 67 à plusieurs égards, a déclaré M.Petit.Non seulement les Montréalais ont-ils répondu nombreux à l’appel de la Corporation, mais ils l'ont fait dans un climat de bonne humeur exceptionnel.» Chaque jour, environ 50 000 visiteurs ont envahi le Vieux-Port attiré notamment par les milliers de laissez-passer distribués par les organisateurs.Dimanche, une firme spécialisée recrutée par un quotidien montréalais, la Socité de développement multidisciplinaire, soutenait que l’achalandage au Vieux-Port et dans le Vieux-Montréal avait atteint 225 000 visiteurs samedi, tandis que le défilé et les feux d’artifices avaient attiré respectivement 250 000 et 375 000 spectateurs.« Nous n’avons aucune raison de mettre en doute ces données », af-fairmait hier au DEVOIR, la directrice générale des communications du 350e, Mme Marielle Séguin.Samedi soir, tout juste après le défilé, le métro a connu ses heures de gloire notamment sur la ligne 2 où sont situées les stations stratégiques de la Place-d’Armes et du Chamj+de-Mars.La Société de transpors de la Communauté urbaine de Montréal (ST-CUM) a dû ajouter plusieurs wagons supplémentaires sur chacune des rames de métro.Durant la journée « porte ouvertes » dimanche, plus de 50 000 personnes ont visité les 16 musées de 111e de Montréal.Un succès qualifié « d’incroyable » par la directrice de la Société des musées québécois, Mme Sylvie Gagnon, et qui n’est pas étranger à la gratuité ce jour-là des transports en commun.À un certain moment dimanche, l’affluence a atteint 90% de la capacité de la ligne 2 de métro, a fait savoir la STCUM.Ainsi, selon les premiers rapports, le Musée des Beaux-Arts a accueilli 16000 visiteurs, 9000 curieux ont visité le Château Ramesay, le Musée McCord a reçu 5000 personnes, 4000 autres se sont présentées au Palais de la civilisation et 1900 visiteurs en ont profité pour découvrir le Centre d’histoire de Montréal.À lui seul, le Marché Bonsecours a enregistré 26 000 entrées samedi et dimanche.L’organisation ne déplorait hier aucun incident majeur mais beaucoup de coups de soleil dûs à une température exceptionnelle qui a contribué à la bonne humeur générale.Le congé férié d’hier rendait toutefois aléatoire l’obtention de données précises de la part du Service de police de la CUM.Hier, fête de Dollard, les principaux porte-parole des restaurateurs et hôteliers de la métropole ne pouvaient être rejoints pour commenter les rétombées économiques du weekend.D’ici quelques jours, les premiers chiffres concernant les nuitées d’occupation devraient être disponibles.On sait que l’industrie s’attend à une légère remontée de l’activité cette année.Le Te Deum de Berlioz : un vibrant hommage de l’OSM à Montréal Marie Laurier DANS LE DÉCOR centenaire de la magnifique basilique Notre-Dame du Vieux-Montréal, l’Orchestre symphonique de Montréal sous la direction de Charles Dutoit a rendu hommage à la ville dont il porte avec fierté le nom en présentant hier soir le Te Deum de Berlioz.Il s’agit d’une oeuvre pleine de panache qui se termine par un défile de drapeaux portés, pour cette occasion adaptée à la fête, par des figurants en costumes d’époque, avec le Sieur Chomedey de Maisonneuve en tête.Cet hymne de reconnaissance a clôturé de façon grandiose le weekend d’ouverture des célébrations du 350e anniversaire de Montréal.Il se voulait un rappel d’un autre Te Deum chanté en l’honneur de Ville-Marie en 1642.« Ce jour-là, écrit le Père Vimont, nous chantâmes le Te Deum, en action de grâce de ce que Dieu nous faisait la faveur de voir le premier jour d’honneur et de gloire, la première grande fête de Notre-Dame à Montréal.» Berlioz avait prévu un défilé de drapeaux pour accompagner le mouvement final - d’allure de marche militaire - de cette pièce composée en 1849 et exécutée pour la première fois à l’église Saint-Eustacne de Paris en 1855.Hier soir, on a recréé cette atmosphère de fête au grand plaisir de ceux et celles qui assistaient à ce concert tout à fait spécial et protocolaire en raison de la présence du gouverneur général du Canada, Ramon Hnatyshyn, du lieutenant-gouverneur du Québec, M.Martial Asselin, du maire Jean Doré et de plusieurs autres notables du milieu religieux et civil.L’OSM au grand complet, un choeur de 165 voix dirigé par Iwan Edwards, Pierre Grandmaison à l’orgue, le ténor canadien Richard Margison ont donné au Te Deum tout le panache et l’extravagance que Berlioz lui-même y exprime et que le compositeur définit ainsi : « Les qualités dominantes de ma musique sont l’expression passionnée, l’ardeur intérieure, l’entraînement rythmique et imprévu.» À cet égard, Charles Dutoit, les musiciens et les choristes ont respecté rigoureusement cette inspiration.Déjà hier matin, une répétition du Te Deum à la basilique Notre-Dame, retenait l’attention d’un grand nombre de touristes, trop heureux d’assister à un concert gratuit et de voir de près maestro Dutoit qui s’est prêté de bonne grâce à une séance inattendue d’autographes.Le défilé des figurants costumés en Jeanne Mance, Madeleine de Ver-chères, Dollard des Ormeaux, d’Iberville, Papineau et plus près de nous le cardinal Paul-Emile Léger et le pape Jean-Paul II, était sous la responsabilité de Hugo de Pot.Il avait imaginé de les transformer en porte-étendards de la Ville de Montreal, du Québec, du Canada, de la France, de l’Angleterre, du Vatican, tous lieux symboliques et historiques qui interpellent le souvenir et la reconnaissance des Montréalistes et des Montréalais.Le programme musical de la soirée comprenait également une oeuvre du compositeur montréalais Guillaume Couture (1851-1915) intitulée Rêverie, d’une douceur contrastante avec la puissance du chant de louange de Berlioz, et aussi le Concerto pour violon en ré majeur d’Igor Stravinski (1882-1971) interprété par Chantal Juillet, co-violon solo de l’OSM.lotoquebec Tirage du 92-05-16 1 2 15 26 39 49 Numéro complémentaire: 25 R E SUL TA T S GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2 4 269 16 599 317 496 q u é b e LOTS 1 373 549,50$ 206 032,40$ 2 450,90 $ 76,10$ 10$ VENTES TOTALES: 19 264 796,00 $ PROCHAIN GROS LOT (approx ): 2 200 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 92-05-20 SELECT Tirage du 92-05-16 18 24 28 31 37 39 Numéro complémentaire: M1SE-TÔT 3 7 29 32 GAGNANTS LOT 148 337,80$ GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 2 5/6 27 4/6 1 672 3/6 26 956 LOTS 1 000 000,00 $ 16 562,60$ 817,90$ 61,60$ 5,00$ Ventes totales: 1 151 747,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 OOO 000,00$ EQtra Tirage du 92-05-16 NUMÉROS 088373 88373 8373 373 73 3 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. 4 B Le Devoir, mardi 19 mai 1992 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Montréal ginitaires ont déposé des gerbes de fleurs, imités dans leur geste par la présidente de la Société historique de Montréal, Mme Lise Cadotte, et le président des fêtes, M.Patrick Ken-niff.Pendant qu’on entonnait la chanson officielle du 350e, 1400 ballons aux couleurs de la fête se sont envolés dans le ciel de la métropole.Dans son discours, M.Mulroney a Souligné le caractère « cosmopolite » de Montréal, « creuset du Canada et du Québec de demain ».« L’histoire et la force de Montréal, c’est avant tout celle de sa population », a ajouté le maire Doré.Les hommes publics se sont ensuite déplacés pour l’inauguration du nouveau Musée de la Pointe-à-Cal-lière, où débarquèrent les premiers Arrivants, et pour un vin d’honneur Servi à l’Hôtel de Ville.Toute fête ayant toujours sa dimension politique, MM.Mulroney et Bourassa, principaux bailleurs de fonds des célébrations, n’ont pu se retenir de faire quelques allusions à la crise constitutionnelle.Dans son discours, le premier ministre Mulroney a fait valoir que les Canadiens et les Montréalais préserveront leur qualité de vie « en conservant l'unité et l’intégrité» du pays.« Nous allons trouver des formules généreuses et flexibles qui vont permettre au Québec de signer avec fierté un accord constitutionnel », a-t-il promis.Interrogé par les journalistes sur le projet référendaire fédéral déposé vendredi aux Communes, M.Bourassa a argué que « l’important est que le Québec puisse décider de son avenir constitutionnel », rappelant que « notre point de référence, à nous, est la loi québécoise».Un peu plus tôt en journée, les dignitaires et plus de 3000 personnes avaient participé à une messe commémorative célébrée à la basilique Notre-Dame par l’archevêque de Montréal, Mgr Jean-Claude Turcotte, et ponctuée par une volée spectaculaire des cloches de toutes les églises de la métropole.Plusieurs ministres assistaient à l'événement : le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes Gil Rémillard, la ministre de la Culture Liza Frulla-Hébert, le ministre des Affaires municipales Claude Ryan, le ministre fédéral de la Santé, Benoît Bouchard, et le ministre fédéral du Transport Jean 'Corbeil.Autre point fort de cette journée dominicale : la visite des musées montréalais qui ouvraient gratuitement leurs portes a connu un succès sans précédent, un succès appuyé et soutenu par la gratuité des transports en commun.Sans commune mesure toutefois avec « La nuit de Montréal », ce surprenant défilé de nuit à l’échelle humaine sur le boulevard Saint-Laurent qui a transformé, le temps d’une nuit, samedi soir, Montréal en Rio.À la différence près que le choix de la « Main », en plein « red spot » aura quelque peu perturbé l’activité commerciale régulière des proxénètes de la métropole.Ce carnaval nouveau genre, qui n’avait rien à envier aux traditionnels défilés des chars allégoriques de la Saint-Jean, ira enrichir les cartons à dessins déjà bien garnis des concepteurs Michel Lemieux et Richard Blackburn, et des producteurs de Spectra-Scène.Malgré l’exiguïté de cette artère, les orgranisateurs ont su résoudre la plupart des problèmes techniques liés à la synchronisation d’une trame sonore fixe et aux musiciens de tous styles intégrés à la marche.À l’exception près d’une courte panne électrique près du fil d’arrivée et d’un retard de 45 minutes imputable à la densité de la foule au pied de la côte Sherbrooke.Peu avant minuit, cette mer humaine s’est finalement engouffrée en raz-de-marée dans les passages étroits du Vieux-Montréal pour déboucher sur le Vieux-Port, théâtre du plus important feu d’artifice pyromusical jamais lancé au Canada.Avec une maîtrise digne des missions spatiales, l’allumette de Giovanni Panzera et la baguette de François Dompierre ont ébloui le ciel de la métropole, illuminé les berges du Saint-Laurent, et donné à Montréal une magnificience tout à l’opposé de ses origines modestes.Un ravissement pour l’oeil et pour l’oreille — en particulier pour les porteurs de baladeurs — couronné par l’explosion majestueuse en finale de 400 bombes en dix secondes.Seul incident à rapporter, la chute malencontreuse d’un haut-parleur de plus de 70 kilos sur la tête d’un infortuné spectateur qui a nécessité son hospitalisation tard dans la nuit.Car de façon générale, mises à part quelques blessures légères dues à des tessons de bouteilles qu’une règlementation sévère aurait éliminées, les Montréalais ont célébré dans l’euphorie certes, mais dans la dignité et la discipline.Pendant que résonnait encore la clameur populaire, un peu plus ténue à chaque départ de rame de métro, restaurants et commerçants du quartier historique mesuraient le pécule amassé, tandis que s’affairaient avec efficacité les premières équipes de nettoyage de la voie publique.Passée cette fantastique nuit de Montréal, commence maintenant le véritable défi des organisateurs du 350e : maintenir l’intérêt tout au long des 146 prochains jours de festivités.4 L’or donnée pour favorite.Un autre coup de coeur de la Croi-sette, Robert Altman et son Player, reçoivent une double récompense : pour la mise en scène et l’acteur principal Tim Robbins, dont le festival a également apprécié le premier film comme réalisateur Bob Roberts.Voici le palmarès du 45ème Festival international du Film de Cannes.¦ Palme d’Or : Les meilleures intentions (Den goda viljan, Danemark) de Bille August.¦ Prix du 45ème anniversaire du Festival de Cannes à James Ivory pour Retour à Howard’s End (Howards End, USA).¦ Grand Prix du jury à Gianni Ame-lio pour II ladro di bambini (Italie).¦ Prix d’interprétation féminine à Pernilla Ostergren-August pour son rôle dans Les meilleures intentions de Bille August.¦ Prix d’interprétation masculine à Tim Robbins pour son rôle dans The player de Robert Altman (USA).¦ Prix du jury ex-aequo à Songe de FILMS DES EMISSIONS.DES VIDEOS DES DISQUE! L’OFFICE DES COMMUNICATIONS SOCIALES O tO j Permettez-moi de signaler l’approche positive de l'Office des communications sociales.L’Office reconnaît que les médias ne possèdent pas tous les mêmes moyens mais que tous ont la capacité de faire communiquer les hommes entre eux.Conséquemment, l'Office doit poursuivre son oeuvre d'éducation du public et de collaboration avec les professionnels des médias.Je vous invite donc à vous montrer généreux en contribuant à cette campagne de financement.YVES GOUGOUX President chef de la direction BCP Strategie Creativite OBJECTIF DE LA CAMPAGNE 1992 100 000 $ Office des communications sociales 4005, rue de Bellechasse Montréal (Ouébec) H1X 1J6 Ci-|Oint.ma contnDution au montant de $.Nom________________ Adresse i' e"res rnou ees s / p ) REÇU POUR L IMPOT OUI î NON Chèoue 2 Master Card .N ° de la carte _ Date d expiration _ _____________Signature:________ ^OAGES CAHIERS DE RECHERCHES la lumière (El sol del membrillo, Espagne) de Victor Erice et à Une vie indépendante (Russie) de Vitali Ka-nevski.¦ Prix de la mise en scène à Robert Altman pour The player.¦ Palme d’or du court-métrage à Omnibus du Français Sam Kar-mann.¦ Prix spécial du jury du court-métrage à La sensation de Manuel Poutte (Belgique).¦ Caméra d’or à Mac, de John Turturro (USA).¦ Grand Prix de la Commission supérieure technique: Fernando So-lanas (Argentine) pour Le voyage (El viaje).4 Le Québec alors qu'elles ne l’étaient que de 7 points en 1975-1976.Quant aux probabilités d’accéder à l’enseignement collégial, domaine où les hommes détenaient l’avantage dans les années 70, elles étaient, en 1990-1991, de 14 points supérieures pour les filles.En général, les filles affichent des résultats supérieurs en langue maternelle, alors que les garçons détiennent l’avantage en géographie.Dès le primaire, toujours selon le rapport statistique, les garçons affichent du retard dans une proportion de 27 %, alors que seulement 17 % des filles sont dans la même situation.Le retard scolaire au primaire est mesuré par la proportion des jeunes de 12 ans qui n’ont pas encore commencé leur cours secondaire.Enfin, c’est la région de Lanau-dière qui a enregistré les résultats les plus satisfaisants aux épreuves du secondaire en 1990-1991, alors que les élèves des régions de la Gaspésie et des îles-de-la-Madeleine ont enregistré la moyenne la plus faible du Québec.Enfin, le taux de décrochage scolaire au secondaire s’est maintenu autour des 35 % en 1990-1991, soit l’équivalent de celui des deux années précédentes.4 Les vieux sente à la frontière avec une telle requête.L’examen de son cas put durer des mois, voire des années; 8% des demandes sont finalement agréées.En revanche, pour la citoyenneté proprement dite, c’est le « droit du sang » le plus strict qui s’applique : avoir des ancêtres allemands confirmés est une condition sine qua non.Les abus réels des demandeurs d’asile — doublés des palabres sans fin des politiques sur cette question brûlante — fournissent un terreau fertile à l’impatience populaire et à la manipulation populiste.Le 23 avril dernier, en fin de journée à Leipzig, ville de l’ex-RDA absorbée par la République dans une rue du centre-ville, ils sont deux ou trois cents à se promener sans honte aucune, suivant une voiture équipée d’un haut-parleur, faisant le salut nazi, arborant la croix gammée, chantant « Sainte Allemagne » et criant leur haine de l’étranger.Au sud de l’ancienne RDA, la Saxe, avec ses villes comme Dresde, Leipzig et Hoyerswerda, a vu l’automne dernier les pires violences anti-étrangers.À cent kilomètres de Leipzig, à Dresde, LE DEVOIR a recueilli, ce même jour, le commentaire de Thomas Kaulfuss, journaliste au Sach-sische Zeitung : « La presse étrangère exagère l’effet de l’extrême-droite.La présence de ces groupes est surtout due aux radicaux de l’Ouest qui viennent ici fonder des sections, parce qu’ils savent qu’avec nos difficultés, le terrain est fertile ici.Jusqu’à tout récemment, les partis d’extrême-droite n’existaient pas chez nous.» Ces propos sont à mettre en parallèle avec l’évaluation du leader du Parti républicain, Franz Schônhuber, qui a fait près de 11 % dans le Bad-Wurtenberg (sud-ouest) il y a un mois et demi.L’ancien Waffen SS a affirmé hier, au cours d’une conférence de presse à Berlin, que son parti connaissait « une avalanche » d’adhésions d’Allemands de l’Est, citant le chiffre de 20 par jour.Car c’est bien à l’Ouest que l’ex-trême-droite a aujourd’hui franchi la fameuse barre des 5 % (qui garantit à un parti l’accès aux chambres électives), au grand total dans deux landers sur 16.Elle pourrait aussi le faire le week-end prochain lors des élections à Berlin, l’une des trois villes allemandes à avoir rang de land.« L’histoire ne se répète jamais.Il ne faut pas minimiser le phénomène, mais il ne faut pas faire de généralisations abusives.L’Allemagne est fermement démocratique et saura éviter la dérive nationaliste », dit M.Hans-Henner Vaubel, chef de division au ministère des Finances à Bonn.Ce propos illustre parfaitement la réaction de l’Allemand moyen que l’étranger inquiet — mais qui cherche peut-être aussi quelques puces — interrogera sur cette question.Les violences d’extrême-droite, après une « pause » à la fin de 1991 et au début de 1992, ont pourtant recommencé, le printemps aidant, à faire parler d’elles depuis quelques semaines, particulièrement à l’Est.Hier, c’étaient deux demandeurs d’asile roumains attaqués à coups de couteau dans un train.Samedi, douze jeunes Allemands de souche étaient attaqués à Hüttenrode (ex-RDA) par des skinheads.La semaine dernière, à Magdebourg, un bar fréquenté par l’extreme-gauche a été dévasté par des néo-nazis; un homme (blanc) y est mort.« Il y a eu une véritable flambée des violences attribuables à l’ex-trême-droite depuis 18 mois, avec 1400 incidents en 1991 et 350 dans les trois premiers mois de 1992 », relate Mme Witt-Block, de l’Office pour la protection de la Constitution, a Bonn.Le travail de Mme Witt-Block consiste précisément à suivre et à analyser, pour le compte du ministère de l’Intérieur, les activités de l’extrême-droite en Allemagne.Mme Witt-Block ajoute cependant que « la France aussi est aux prises avec un problème similaire, avec le phénomène Le Pen.Je ne veux surtout pas minimiser le phénomène.À cause de notre histoire, il faut être extrêmement vigilant.Mais le phénomène est continental, pas strictement allemand.Même chez vous, n’est-ce pas, vous avez eu un certain Ernst Zündel », fait-elle observer au journaliste montréalais, dans une allusion à cet Ontarien qui distribuait, il y a quelques années, de la propagande révisionniste sur l’Holocauste.« Dans les violences que nous analysons, dit Mme Witt-Block, il y a toujours une composante politique.Le lien avec les partis d’extrême-droite existe, même si les chefs de la DVU (Union du peuple allemand) et du Parti républicain se sont officiellement prononcés contre les agressions.» Mais la violence citadine dans son ensemble n’est pas d’abord politique, et il est parfois facile de confondre banditisme et agressions à motivation raciale, prétendent certains observateurs allemands.« Il y a une flambée de la violence dans les grandes villes allemandes.Cette flambée a certes, comme ailleurs, une composante politique et raciale, mais elle n’est pas d’abord raciale.Et quand elle est politique, elle n’est pas nécessairement d’ex- panmiPBCTion, LE DEVOIR (514) 842-9645 .1-800-363-0305 Publicité.numéro sans frais.Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.(514) 844-5738 Extérieur (sans frais).1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR Montréal QC H2Y 1X1 Le Canada est vu froid et inoffensif par les étrangers OTTAWA (PC) — De beaux arbres, des gens agréables, un pays somme toute confortable et inoffensif, mais aux hivers rigoureux : telle est l’idée qu’on se fait du Canada à l’étranger.C’est en tout cas la perception dominante chez la majorité des personnes interviewées dans 15 pays du monde, en mars dernier, dans le cadre d’un sondage international sur la réputation du Canada à l’étranger.Le sondage, mené par la firme Angus Reid qui en a dévoilé les résultats hier, tend à démontrer que la plupart des gens questionnés ne savent rien de notre débat sur l’unité nationale ni de la possibilité d’une séparation du Québec, et que la chose les laisse froids.Ceux qui ont formulé une opinion sur la question indiquaient généralement qu’ils seraient tristes de voir le Canada démembré, mais en France et en Italie, autant de personnes ont répondu qu’elles se réjouiraient d’apprendre la séparation du Québec que celles qui ont dit qu’elles seraient attristées par la même nouvelle.Et en France, en Italie et en Espagne, une personne sur cinq affirmait qu’elle serait heureuse de voir son pays aider le Québec à accéder à l’indépendance.Aux Etats-Unis, 47 % disaient que l’indépendance du Québec ne les inquiéterait pas, 42%, qu’ils réagiraient avec tristesse et 5 %, qu’ils seraient heureux de la dissolution du Canada.Seulement environ 14 % des Américains interviewés ont dit souhaiter trême-droite », dit par exemple M.John Rôhe, du bureau de la Ville de Berlin qui s’occupe de l’accueil aux étrangers.Un bureau où l’ambiance est toute au multiculturalisme sans le nom, avec sa panoplie de brochures sur la lutte au racisme, sur la convivialité interculturelle, et sur les différentes ethnies qui forment la mosaïque berlinoise (plus de 30 % de personnes ne détenant pas de passeport allemand, la moitié d’origine turque).M.Rôhe est davantage inquiété par « ces agressions — attaques au couteau ou au bâton de baseball, tabassages par des bandes plus ou moins organisées — qui ont le plus souvent des causes sociales, économiques, et non raciales.Elles sont le plus souvent non planifiées.Berlin, qui avait vécu dans la ouate pendant des années, est en train de devenir une grande ville comme les autres.Telle est la principale leçon de cette augmentation de la violence urbaine.» L’alarmisme d’une certaine presse et des observateurs étrangers qui tendent à mettre dans le même bain toutes les violences contre les personnes, et la percée politique de l’ex-trême-droite, agace la plupart des Allemands, qui vous expliqueront patiemment que « la démocratie est assez forte», et que «l’Histoire ne se répète jamais».Un Wolfgang Wie-mer, permanent du SPD à Bonn, vous dira pour sa part qu’« il y aura toujours des gens avec des opinions radicales de droite; et il faudra toujours combattre politiquement ces gens ».Mais LE DEVOIR a rencontré au moins une personne, alarmiste au sens premier du terme, qui s’est déclarée « extrêmement inquiète » devant la situation.Une voix rare et sans doute extrême dans le contexte allemand, mais qu’il convient de citer.Mme Eva-Maria Thimme est une personne douce, qui parle d’une voix posée.La trentaine avancée, cette intellectuelle francophile était co-organisatrice de l’immense et exceptionnelle exposition Les mondes juifs qui s’est tenue ce printemps à Berlin.Historienne et experte en judaïsti-que, non-juive elle-même, elle voit revenir aujourd’hui quelque chose qui rappelle les années 30.« Il se répand comme un malaise, comme une maladie, comme une tendance à blâmer l’étranger pour nos malheurs.Quoiqu’on en dise, il y a une certaine composante antisémite dans les actes que l’on voit aujourd’hui.On aperçoit ici et là une croix gammée, aussitôt effacée par CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Sl-Jacques.Montréal.Québec H2Y 3X2 Fax (514) 845 7874 Tél.: (514) 98 R0BIC Zjf/ //!/////•/•># r/fd ///////ry/ZZ’d que leur gouvernement travaille à sauvegarder l’unité canadienne.« Les arbres sont considérés comme le symbole numéro un du Canada à travers le monde entier», a constaté Angus Reid.Les résultats du sondage, apparemment le premier de son espèce, révèlent que lorsque les citoyens des autres pays pensent au Canada, ils pensent géographie : vastes espaces, paysages enchanteurs.Les gens interviewés perçoivent aussi le Canada comme un pays riche, paisible, tolérant et diversifié, doté de généreux programmes sociaux et d’un des meilleurs régimes de soins de santé au monde.En revanche, ils ne le considèrent pas très important : seulement 5 % le voient comme un pays contribuant positivement à la politique internationale, et la majorité des gens jugent que sa politique étrangère est étroitement liée à celle des États-Unis.La moitié des personnes interrogées n’ont pu identifier « la pire chose » au sujet du Canada, quoique une personne sur sept a mentionné les longs hivers froids.La pire tache à sa réputation lui vient de la perception que les autochtones n’y sont pas bien traités.Environ 4500 adultes au Canada et dans 15 autres pays entretenant des liens étroits avec le Canada ont été sondés, un échantillon comportant une marge d’erreur n’excédant pas 3 % pour les Canadiens interrogés, 4 % aux États-Unis et jusqu’à 7 % ailleurs.la police.Ce qu’il manque pour l’instant, c’est un démagogue qui serait la voix d’un tel sentiment.Mais l’histoire ne se répète jamais exactement.Ce sera autre chose que Hitler, mais il y en aura un.» (1)6,3% pour l'Union du peuple allemand dans le Schleswig-Holstein, et 10,9% pour le Parti républicain, le 5 avril dernier (et non en mars comme nous l'a vons écrit samedi).(À SUIVRE) 19 mai par la PC et l'AP 1991: la Croatie vote majoritairement en faveur de l’indépendance.1987: après avoir franchi la frontière en U LM, un Tchécoslovaque se pose en AUemagne occidentale.- Les syndiqués de Loto-Québec acceptent un nouveau projet de convention collective mais rejettent le protocole de retour au travail.1986: les films « Thérèse » et « Mission» sont les grands triomphateurs du 39 ème Festival de Cannes.1984: les ministres des finances des dix pays industrialisés et de la Suisse préconisent des améliorations dans le système des changes et une surveillance plus multilatérale des politiques économiques nationales.1979: plus de 30 mille civils et militaires cambodgiens, fidèles au régime Pol Pot, se réfugient en Thaïlande sous la pression des forces khmères soutenues par le Vietnam.1974: Valéry Giscard d'Kstaing est élu président de la République française.1973: Moscou et Bonn signent un accord de dix ans portant sur une coopération économique, industrielle et technique entre les deux pays.1971 : Pierre Trudeau, premier ministre canadien, et Alexei Kossy-guine, chef du gouvernement soviétique, signent, à Moscou, un accord prévoyant des contacts réguliers à un haut niveau entre les deux pays.1945: plus de 40 superforteresses volantes américaines bombardent Tokyo.1935: l’écrivain et militaire britannique T.E.Lawrence (Lawrence d’Arabie) meurt des suites d'un accident de moto.1930: les femmes blanches obtiennent le droit de vote en Afrique du sud.1910: la Terre passe à travers la queue de la comète de Halley.1900: la Grande-Bretagne annexe les îles Tonga, dans le Pacifique sud.1897: signature d’un armistice dans la guerre gréco-turque.1802: le premier consul Bonaparte crée l’ordre de la Légion d’Ilon-neur.1799: mort de l’écrivain français Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, né en 1732.1792: la Russie envahit la Pologne.1780: une noirceur complète s’étale sur l’est du Canada et les états de la Nouvelle-Angleterre.On n’a jamais pu expliquer le phénomène.1635: la France déclare la guerre à l’Espagne.Ils sont nés un 19 mal: le philosophe allemand Johann Gottlieb Fichte (1762-1814); la cantatrice australienne Nelhe Melba (1861-1931); le fantaisiste français Fernand Raynaud (1928-1973).L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes : à ITntonnaUon générale : Jean Chartier, Yves d'Avignon, Jean-Denis Lamoureux, Loui»-G.L'Heureux, Bernard Morrier, Laurent Soumis,: Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l'Information culturelle Michel Bélair (directeur), Pauie DesRivIèrea, Marie Laurier, Robert Lévesque, Nathalie Petrowski, Odile Tremblay (Le Plaisir des livres); à l'Information économique Robert Dutrlsac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'Information politique ; Josée Boileau.Pierre O'Neill (partis politiques), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste A Ouébec), Jocelyne Richer (Information générale et parlementaire A Ouébec), Michel Venne (correspondant parlementaire A Ouébec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire A Ottawa).Jocelyn Coulon (politique internationale).François Brousseau (éditorialiste politique Internationale et responsable de la page Idées et événements); aux affaires sociales : Paul Cauchon (questions sociales), Caroline Montpetlt (enseignement primaire et secondaire), Isabelle Paré (enseignement supérieur), Louls-G.Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail), Clément trudel (affaires juridiques), Suzanne Marchand (adjointe A la direction), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis), Danielle Cantara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle, Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alarie (secrétaire A la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire A la direction).LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Scott, Sylvie Scott, Serge Laplante (Ouébec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice),Jacqueline Avril, Caroline Bourgeois, Brigitte Cloutier, Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, Lise Major, Nathalie Thabet (publicitaires), Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon (maquettistes).Johanne Brunet (secrétaire).L‘ADMINI8TRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables), Florlne Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thérlault (secrétaire A l'administration).Raymonde Quay (responsable du financement privé) LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Chrlstlanne Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zulda, Rachel Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marle (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette.LE8 ANNONCES CLASSÉES ET LE8 AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Françoise Blanc, Manon Blanchette.Dominique Charbonnier.Marlène Côté.Françoise Coulombe, France Grenier, Josée Lapointe, Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, sociélé é responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Salnt-Sacremént.Montréal, H2Y 1X1 II est composé et Imprimé par Imprimerie Dumont, 7743 rue Bourdeau, une division de Imprimeries Québécor Inc .612 ouest rue Salnl-Jacques, Montréal L'Agence Presse Canadienne est autorisée è employer et è diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .située au 775.boul Lebeau.St-Laurent Envol de publication - Enregistrement no 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Téléphone général (514) 844-3361 , Abonnements (514) 844-5738 LE DEVOIR (USPS 003708) Is published dally by ifmprlmarle Populaire, Limitée.211 rue St Sacrement, Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscrlpllon rale per year Is $ 439 00 USD Second Class Postage paid al Champlain, N Y US POSTMASTER send address changes lo Insa, P Q Box 1518, Champlain, N Y 12919-1518 ECONOMIE Le Devoir, mardi 19 mai 1992 Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie date heure lieu Environmental Tech Intl 19-05 10 h 00 Toronto Dundee Capital .19-05 14 h 00 Toronto Ford Canada 19-05 10 h 00 Oakville Roctest 19-05 14 h 00 St Lambert Sceptre Resources 19-05 14 h 00 Calgary Atlantic Coast Copper 20-05 10 h 00 Saint.John Economie Invest.Trust 20-05 12 h 00 Toronto First Maritime Mining 20-05 14 h 00 Saint.John Goldcorp 20-05 10 h 00 Toronto Groupe Tolgeco 20-05 11 h30 Montréal Income Trustco 20-05 11 h 30 Hamilton Consol.Rambler Mines 20-05 09 h 00 Saint.John Maple Leaf Foods 20-05 11 hOO Toronto Northern Canada Mines 20-05 11 hOO Saint.John Saskoil 1988 20-05 16 h 00 Régina Sindor Resources 20-05 10 h 00 Toronto Trilogy Resources 20-05 10 h 00 Calgary Marshall Steel 20-05 11 hOO Laval Seagram 20-05 11 h 30 Montréal Key Anacon Mines 20-05 13 h 00 Saint.John Dorset Exploration 20-05 10 h 00 Calgary Atlantis Resources 21-05 14 h 30 Calgary Computalog 21-05 09 h 30 Calgary Harbour Petroleum 21-05 15 h 30 Calgary Hillsborough Resources 21-05 11 hOO Toronto Orbit Oil & Gas 21-05 15 h 00 Calgary Inti Ticker Tape Resources 21-05 09 h 30 Vancouver Cie de la Baie d'Hudson 21.-05 15 h 00 Toronto S.T.I.21-05 10 h 30 Montréal Spar Aerospace 21-05 11 hOO Montréal Gendis 21-05 11 hOO Winnipeg TVX Gold 21-05 16 h 30 Toronto Bakertalc 21-05 10 h 30 Montréal Ocelot Energy 21-05 15 h 00 Calgary Oxford Properties Cda 21-05 16 h 00 Toronto Pinnacle Resources 21-05 15 h 45 Calgary Sherritt Gordon 21-05 10 h 30 Ft Saskatchewan St.Clair Paint & Wallpaper 21-05 10 h 30 Toronto Brampton Brick 21-05 13 h 30 Brampton Chancellor Energy Resources 21-05 15 h 00 Calgary Athabaska Gold Resources 22-05 10 h 00 Vancouver Provigo 22-05 14 h 00 Montréal CSA Management 22-05 14 h 00 Toronto Ulster Petroleum 22-05 10 h 00 Calgary Czar Resources 22-05 10 h 00 Calgary Consol.Canadian Venture 22-05 10 h 30 Vancouver Moneywise Resources 22-05 10 h 00 Vancouver Globex Mining Enterprises 22-05 09 h 30 Rouyn Westfield Minerals 22-05 14 h 30 Toronto DIVIDENDE Chal-Na-Ta Ginseng Products Symbole : CJG Valeurs : Actions ordinaires.Taux : 0,025 action ordinaire de Chal-Na-Ta Ginseng Products pour chaque action ordinaire détenue (équivalent à 14 cents par action).Date de clôture des registres : 15 mai 1992.Date de paiement : 29 mai 1992.Weldwood ot Canada Symbole : WLW Valeurs : Actions ordinaires.La société a déclaré un dividende en actions sur ses actions ordinaires.L’équivalent en esp ces est de 5 cents.Le taux du dividende en actions n’a pas encore été déterminé.Date de la clôture des registres : 5 juin 1992.Date de paiement : 30 juin 1992.MPG Investments Symbole : MPG Valeurs : Actions ordinaires.Taux : Un dividende régulier de 7 centspar action et un dividende supplémentaire de 7 cents par action.Date de clôture des registres : 16 juin 1992.Date de paiement : 30 juin 1992.CHANGEMENT DE RAISON SOCIALE Curragh Resources Symbole : CZP Valeurs : Actions avec droit de vote subordonné.Modalités : La raison sociale a été remplacée par Curragh.VERSEMENT RY Financial Symbole : XRY.R Valeurs : Reçus de versement.Modalités : Dernier versement.Un reçu de versement de RY Financial plus la moins élevée des deux valeurs suivantes : a) 25 $; ou b) le cours moyen pondéré de deux actions, ordinaires de la Banque royale du Canada à la Bourse de Toronto, calculé sur les trois jours qui précèdent immédiatement le 30 mai 1992, moins 1 $ permettent d'obtenir deux (2) actions ordinaires de la Banque royale du Canada.Date d'échéance : 1er juin 1992.CHANGEMENT DE CATÉGORIE Hartco Enterprises Symbole : HTC Valeurs : Actions ordinaires.Modalités: En vertu d’un projet de réorganisation, la société projette un changement de categorie pour ses actions ordinaires.Pour chaque action ordinaire de Hartco Enterprises, les détenteurs recevraient une demi-action avec droit de vote multiple de catégorie A et une demi-action avec droit de vote subordonné de catégorie B de Hartco Enterprises.Une assemblée aura lieu le 18 juin 1992.FUSION Petrostar Petroleum^PPE) (Valeurs : Actions de catégorie A) et Sugar Creek Oil S Gas (SCZ)(Valeurs : Actions ordinaires) Modalités : En vertu d’un projet de réorganisation, les sociétés projettent de poursuivre leurs activités sous la raison sociale de Petrostar Petroleums.La base de l’échange sera d’une action ordinaire de Petrostar Petroleums pour chaque groupe de 4,75 actions ordinaires de Sugar Creek Oil & Gas soumis.CONVERSION International Corona Symbole : ICR.PR.B Valeurs : Actions privilégiées, rachetables au gré du détenteur, série B.Modalités : Le taux de conversion sur le titre est maintenant de 4,5809648 actions ordinaires d'international Corona pour chaque action privilégiée série B d'international Corona convertie selon l’option définitive.FAILLITE Oglvar Symbole : OGI Valeurs : Actions ordinaires.La société a déclaré faillite et aucun dividende ne sera distribué aux créanciers ordinaires pour le moment.ÉCHÉANCE DU PRIVILÈGE D’ENCAISSEMENT PAR ANTICIPATION Okanagan Skeena Group Symbole : OKS.PR.A Valeurs : Actions privilégiées, cumulatives, rachetables au gré de la société et du détenteur, 10 %, série A.Modalités: Option A: espèces 5$ (plus 13 centsreprésentant les dividendes accumulés et non versés pour la période du 1er avril au 30 juin 1992) pour chaque action soumise.Date d'échéance : 1er juin 1992.Date de paiement : 30 juin 1992.Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de loi mais nous ne pouvons garantir leur exactitude.Ce document étant un bulletin d'inlormatlon, pourrait être Incomplet.Ces renseignements sont fournis par T3SS6 TaM* * Associés, Limitée L’Europe économique à deux vitesses Avec l'union économique et monétaire à l’horizon 1999, les pays de la Communauté sont-ils assurés de connaître plus de croissance et moins de chômage ?Alain Ventholes Le Monde TOUTE LA LOGIQUE des accords de Maastricht repose sur l’idée — on devrait dire la certitude — qu’une faible inflation créera suffisamment de stabilité au sein de l’Europe des Douze pour inspirer confiance aux entrepreneurs et aux détenteurs de capitaux.L’épargne affluera et les investissements se multiplieront, engendrant une expansion plus rapide et plus continue que celle connue depuis 30 ans, expansion pourtant déjà forte puisqu’elle atteignit pour l’ensemble des 12 pays de l’actuelle Communauté 3,3 % l’an en moyenne entre 1960 et 1990.L’idée qu’une faible inflation suffit à assurer une forte croissance n’a pourtant pas fait toutes ses preuves.Non pas sur longue période, car la cause semble alors entendue : une étude très fouillée publiée en février dernier par The Economist montrait que jusqu’à la deuxième guerre mondiale, la stabilité moyenne des prix était quasiment la règle, que les pays où l’inflation était la plus faible avaient connu le chômage le plus réduit et qu’il était faux de croire qu’une accélération des hausses de prix stimulait la croissance.C’est d’ailleurs sur de telles données historiques, et à cause de la folle inflation qui se répandit outre-Rhin au cours des années 20, que les Allemands ont fait de la stabilité des prix le credo de leur politique économique depuis une cinquantaine d’années.Si se pose la question des effets bienfaisants d’une faible hausse des prix dans l’ensemble des pays de la CEE, c’est bien à cause des efforts importants que devront accomplir, d’ici à la fin du siècle, certains membres de la Communauté européenne pour rapprocher leur comportement de ceux des pays les plus stables, au premier rang desquels figure maintenant la France.Efforts si importants qu’ils pourraient ralentir la croissance de certaines économies.Les cinq critères de convergence que le traité de Maastricht a fixés en décembre 1991 ne sont rien d’autre, en effet, que des contraintes pesant immédiatement sur les économies dans le but d’ouvrir la voie à une future stabilité des prix.Ces contraintes sont inégalement gênantes et la première d’entre elles apparaît paradoxalement assez douce : l’inflation ne devra pas dépasser de plus de 1,5 % la moyenne des trois pays les plus vertueux en la matière.A y regarder de près, on s’aperçoit qu’actuellement un pays pourrait faire partie de l’Union économique et monétaire (UBM) avec un taux d’inflation d’environ 5 %, ce qui est tout de même, beaucoup même si des pays comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal et bien sûr la Grèce sont encore au-delà.Ce qui fait dire à un certain nombre de responsables allemands, effrayés à l’idée d’une dérive de l’Europe en matière de prix, qu’il faudrait substituer à ce critère un objectif « absolu » de 2 % de hausse par an.De même l’absence de dévaluation — au sein du système monétaire européen (SME) — de la monnaie du pays prétendant à l’UEM pendant les deux années précédant son entrée, ne parait pas exorbitante.Les autres critères de convergence sont beaucoup plus sévères et pour tout dire inquiétants.Non seulement les taux d’intérêt à long terme du prétendant à l’U EM ne devront pas dépasser de plus de deux points la moyenne des taux des trois meilleurs Etats-membres en matière d’inflation, mais le déficit budgétaire devra être limité à 3 % du PIB (produit intérieur brut) en même temps que le stock de dette publique devra être inférieur à 60 % de la richesse nationale.À ce niveau d’exigences, il y aura beaucoup d’appelés mais peu d’élus.Le déficit budgétaire de l’Italie a atteint 10,6 % de la richesse nationale du pays en 1991 et les prévisions pour 1992 tablent sur 8,5 %.Même si les Italiens commencent à réduire le déséquilibre de leurs comptes publics comme ils promettent de le faire depuis longtemps, le chemin restant à parcourir sera très long.Encore plus long et désespérant si l’on retient l’autre critère de déficit public, celui qui concerne le stock de la dette : celui-ci représente actuellement 104 % du PIB.Revenir à 60 % du PIB comme le veut l’UEM représente un effort d’austérité impossible à imaginer.La Belgique, l’Irlande, la Grèce et même les Pays-Bas ont des dettes publiques dépassant de beaucoup la limite de 60 % du PIB fixée à Maastricht.Sans doute, des privatisations massives d’entreprises publiques faciliteraient les choses.Mais, outre qu’une telle politique pourrait avoir des inconvénients du point de vu de l’intérêt général ou de l’indépendance nationale, le respect de ce critère de convergence impliquerait de toutes façons chaque année soit des hausses d’impôts importantes soit des réductions de dépenses massives.Le résultat serait évidemment dans un premier temps de freiner sérieusement la croissance avec toutes les conséquences cumulatives que ce freinage aurait pour l’ensemble de la Communauté européenne.La France a réussi à maîtriser son inflation en freinant considérablement à partir de 1982 la progression des salaires et du pouvoir d’achat.Cette politique des revenus a été efficace et la France entrerait actuellement sans mal dans l’UEM.Mais elle aura laissé dans la longue cure d’austérité qu’elle s’est imposée quelques points de croissance et pas mal d’investissements et d’emplois.Faut-il aussi espérer par ailleurs du ralentissement de l’inflation des baisses substantielles de taux d’intérêt, comme cela serait logique ?Des baisses du coût de l’argent, qui en rendant partout moins coûteux les investissements, compenseraient les effets dépressifs des efforts d’austérité budgétaire imposés à certains, comme lTtalie ?À long terme, oui sans doute.Mais l’expérience des 30 dernières années montre qu’il serait imprudent de tabler rapidement sur une telle évolution, même si les fervents de Maastricht en font un de leurs principaux motifs d’optimisme.Depuis les années 60, les taux d’intérêt longs réels ont très souvent été plus faibles en période de forte hausse des prix qu’ils ne l’ont été quand le rythme de l’inflation faiblissait.Aux États-Unis en 1964-1965, les prix augmentaient de seulement 1,3 % l’an mais les taux réels étaient tous de même de 3 %.Ils devinrent négatifs en 1974-1975 (-0,2 %) quand l’inflation s’accéléra pour atteindre 8% l’an.Les taux longs sont maintenant de 4% alors que l’inflation est faible (3,5%).Phénomène semblable en Allemagne, en Grande-Bretagne, en France.Si les efforts de convergence des pays européens vers plus de stabilité des prix et moins de déséquilibres budgétaires ne conduisent pas rapidement à des baisses appréciables du coût de l’argent, alors Maastricht risque bien pendant des années de ralentir la croissance, peut-être de créer des récessions dans certains pays, faisant naître de dangereuses tensions sociales.Déjà l’Espagne se prépare à une grève générale pour le 28 mai sur le thème du coût social du traité, alors même que le pays est loin de répondre aux critères de Maastricht sauf en ce qui concerne l’endettement public.Restera la possibilité pour les plus riches et les plus stables d’aider les pays à la trame.Telle est l’idée du « fonds de cohésion » inscrit dans le traité de Maastricht et destiné à la Grèce, à l’Espagne, au Portugal et à l’Irlande.Mais ce fonds et les autres formes d’aides (Fonds régional, Fonds social.) iront-ils assez loin dans les transferts pour permettre aux plus mal placés d’intégrer l’UEM sans crise économique majeure ?Rien n’est moins sûr, comme l’ont montré les réactions très fraîches des différents gouvernements lorsque furent connues en février dernier les esquisses budgétaires de la Commission pour la période 1992-1997.Les Allemands, notamment, s’opposeront à des transferts importants au bénéfice des pays du Sud, empêtrés qu’ils sont dans des problèmes financiers graves : les transferts publics au bénéfice des nouveaux Lander coûteront cette année la bagatelle de 180 milliards de deutschemarks (6,5% du PNB allemand).La Grèce bien sûr, lTtalie probablement, l’Espagne peut-être risquent de ne pas intégrer l’Union économique et monétaire avant la fin du siècle.Une petite Europe dure se formerait autour de la France, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne.Cette solution moyenne éviterait deux dangers extrêmes : laisser entrer tout le monde en fermant les yeux sur les contre-performances de certains; soumettre les pays du sud de l’Europe à des cures d’austérité créatrices de chômage et de tensions sociales.Dans le premier cas, c’est l’Allemagne qui refuserait une Europe dévaluée.Dans le second cas, le rejet tôt ou tard des disciplines imposées donnerait raison à la conception anglaise d’un grand ensemble li-bre-échangiste aussi peu intégré que possible.C’est alors la Banque centrale et la monnaie unique qui risqueraient de ne jamais voir le jour.Si l’Europe politique veut poursuivre son chemin, sans doute son intégration économique devra-t-elle se réduire à sept ou huit pays.Pendant assez longtemps.PHOTO AP Le Sommet de Maastricht, dont l’accord a gardé le nom.TOURISME D'AFFAIRES Les aéroports se mettent aussi de la partie Normand Cazelais IL N’Y A PAS que les établissements hôteliers et les sociétés de transport qui accordent une attention très particulière aux voyageurs d’affaires.Les aéroports se mettent aussi de la partie.Un premier exemple vient de Londres.L’un de ses aéroports, celui d’Heathrow, est, avec ceux de Narita à Tokyo et de Francfort en Allemagne, l’un des plus achalandés du monde.L’automne dernier, British Airways y a investi sept millions de livres sterling, l’équivalent de 13 millions $, pour fournir encore plus de services aux passagers qui parcourent l’Europe par affaires.Déjà, en 1988, la société aérienne avait lancé son Club Europe en misant sur trois éléments-clés : une meilleure gestion du temps, un allègrement des procédures d’enregistrement et un service de haut niveau.« Il ne s’agissait pas uniquement de permettre aux voyageurs d’affaires d’avoir les vols les plus agréables possibles », soulignait Sir Colin Marshall, chef de la direction de British Airways.« Il s’agissait aussi de mettre à leur disposition l’infrastructure né- MOI, JE DONNE DU SANG CET ÉTÉ! + La Société canadienne de la Crofx Rouge cessaire pour satisfaire leurs besoins particuliers.Pour eux, l’important, c’était de pouvoir changer leurs dates de voyages, arriver à l’aéroport au dernier moment et bénéficier d’un service de qualité.Chaque année, poursuivait-il, deux millions de nos passagers du Club Europe ont à faire un voyage d’affaires imprévu; 40% des passagers des classes affaires doivent modifier leurs plans de voyage, une fois leurs places retenues.Chaque année également, nous modifions gratuitement plus d’un million de réservations et acceptons des passagers de dernière minute sur 130 000 vols».D’une capacité de 400 places, le salon Club Europe d’Heathrow s’est inscrit dans cette logique et est devenu le plus important salon privé d’Europe.Il comprend un guichet British Airways pour l’achat ou la réservation de billets, un service de photocopie et de télécopie, 43 téléphones à l’usage des gens d’affaires, des bureaux, une boutique hors-taxes, un bureau de location automobile.des toilettes et des douches.L’aéroport de Shiphol à Amsterdam fournit le second exemple.Pour permettre aux voyageurs aeriens de passer rapidement aux contrôles des passeports, il a lancé voici quelques mois le Shiphol Travel Pass (STP), premier système de carte de transport au monde à être implanté dans un aéroport.Le STP est une « carte intelligente » qui contient certains renseignements personnels, dont les empreintes digitales; aux points de KERR ADDISON MINES LIMITED AVIS DE DIVIDENDE Le Conseil d'administration a déclaré un dividende de quinze cents l'action (devise canadienne) sur les actions ordinaires de la compagnie, payable le lundi 15 juin 1992 aux actionnaires inscrits le lundi 25 mai 1992.Par ordre du Conseil, Le Secrétaire John B.Sage Toronto, Ontario Le 1 mai 1992 contrôle, la validité de la carte est automatiquement vérifiée et le passage aux douanes s’effectue alors en une vingtaine de secondes.Les résidents des Pays-Bas qui voyagent par avion au moins cinq fois par année ont droit, quant à eux, à une carte STP, en plus du passeport néerlandais.Cette carte peut également servir, entre autres, au stationnement à l’aéroport et aux autres installations conçues expressément pour les gens d'affaires.La mise au point de ce système de carte est le fruit de la collaboration entre les autorités de l’aéroport, de Travel Card Nederland et les ministères néerlandais de l’Immigration et de la Justice.Cette carte STP semble rencontrer un franc succès.À tel point que les autorités de Shiphol s’en servent pour faire la promotion de l’aéroport et de ses services, et invitent les ad-minstrations aéroportuaires et les gouvernements intéressés à en savoir davantage sur STP à entrer en communication avec le service d’informatique de gestion du terminal de Shiphol.RELAIS D'AFFAIRES LAURENTIDES RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAlSTRES HÔTELIERS ESTRIE / NORTH HATLEY miDCDPC U ATI CV- P18'11 air 81 gastronomie dans un décor d'autretois.Un relais HUDCnUC nHILCl.pour les gourmets-gourmands, classé 4 fourchettes.Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec loyer.Forfait conférence incluant 3 repas.2 pauses-café, frais de service 140 00$ p.p.occ.simple/par jour ou 110* p p.occ dble/ par jour.Pour renseignements: Tél.: (819) 842-2451 Fax: (819) 842-2907 LAURENTIDES/STE-ADÈLE HÔTEL L’EAU A LA BOUCHE: vacances.Confort, calme, détente et tout le service auquel vous vous attendez.26 chambres luxueuses.Salons aménagés pour réunions.Le restaurant vous servira une fine cuisine du marché.Classé 4 fourchettes et 5 fleurs de lys.Demandez nos forfaits.Tél.sans frais de Mtl: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉREGIE / SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS: JJSXESS: lerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu où le personnel n’a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.584-2331._ ¦HH mammmm 6 ¦ Le Devoir, mardi 19 mai 1992 Difficile recherche d’équilibre face aux flots de réfugiés TORONTO (PC) — Les pays occidentaux sont déchirés dans la recherche d’un équilibre entre la compassion et le bon sens alors qu’ils sont appelés à traiter des milliers de demandes de statut de réfugiés, affirme un haut responsable international dans ce dossier.« Si quelqu’un soutient qu’il sera victime de persécution, vous devez faire enquête », déclarait récemment en entrevue Jonas Widgren.M.Widgren est coordonnateur de Informai Consultations, une organisation dont sont membres 13 pays européens, le Canada, l’Australie et les États-Unis.L’ancien sous-secrétaire d’État suédois se trouvait récemment au Canada pour rencontrer les responsables de l’immigration et du dossier des réfugiés au sujet d’une assemblée générale de Informai Consultations qui doit se tenir le mois prochain a Niagara-on-the-Lake, en Ontario.Informai Consultations a été mis sur pied en 1985, comme une section du Haut-commissariat pour les réfugiés, afin de favoriser les discussions sur les questions touchant les réfugiés.Le problème est on ne peut plus actuel pour les membres de Informai Consultations.M.Widgren estime qu’ils auront à faire face cette année à un afflux de 900 000 demandeurs d’asile, dont seulement le tiers seront de véritables réfugiés.Au Canada, les demandes sont traitées par les 276 membres de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié nommés par le fédéral, qui dispose d’un budget de 86 $ millions pour la prochaine année financière.La Commission supervise un système à deux paliers selon lequel les demandeurs de statut de réfugié présentent leur requête devant deux jurys.Les demandeurs peuvent interjeter appel devant la Cour d’appel fédérale.En 1991, le Canada a accepté 19 500 demandeurs, ce qui correspond à 64 % des requêtes.Li i —1 i ùi Environnement : la Banque mondiale demande davantage des pays riches Montreal Trustco peut perdre 50 millions $ dans l’effondrement de O&Y OTTAWA (PC, Reuter) — Les pays riches comme le Canada devront dépenser davantage pour protéger l’environnement s’ils veulent que se réalise un développement durable et équitable à l’échelle de la planète, indique un rapport de la Banque mondiale publié dimanche.« Les pays industrialisés doivent résoudre leurs propres problèmes, mais ont aussi un rôle crucial à jouer pour améliorer la situation de l’environnement dans les pays en développement », signale le rapport 1992 de l’organisme, intitulé « Développement et environnement ».La Banque mondiale estime que les pays riches devront dépenser quelque 55 milliards $ de plus par année en aide internationale pour contrer la pollution, la pauvreté et la surpopulation.Le Canada consacre chaque année environ 2,4 milliards $ à l’aide internationale, soit près de 0,4% de son produit national brut.Mais cela est bien en-deçà de l’objectif de 0,7 % mis de l’avant et que bien peu de pays rencontrent, fait-on valoir.Le Britannique Andrew Steer, auteur du rapport, a expliqué en conférence de presse qu’actuellement, 1,7 milliard de personnes dans le monde ne bénéficient pas de soins de santé adéquats, un milliard sont privées d’eau saine et de 1,6 à deux milliards souffrent de la pollution.Une clinique de Morgentaler soufflée par une explosion Le Dr Henry Morgentaler a accusé les adversaires de l’avortement, hier, d’être responsables de la violente explosion qui a détruit sa clinique de la rue Harbord, à Toronto.« C’est un signe de la faillite morale du soi-disant mouvement pro-vie, a-t-il dit.Il ne peut pas convaincre les gens.Il ne peut pas agir par voie démocratique.Alors, il recourt aux actes illégaux, à la violence et à l’incendie criminel.» L’explosion, qui a causé des dégâts estimés à 600 000 $, s'est produite à 3h30 du matin.Elle a provoqué l'écroulement de la façade du bâtiment de brique de trois étages et endommagé le café voisin.Personne n’a été blessé.Le capitaine des pompiers Eric Blough, a déclaré que l’explosion pouvait avoir été causée par une bombe ou par le gaz naturel.Mais un porte-parole de la société Consumer's Gas de Toronto, M.Greg Sevick, a signalé qu'une enquête de cette compagnie « n’a trouvé aucun signe d'une explosion au gaz naturel ».De son côté, le révérend Ken Campbell, de Choose Life Canada, a exprimé l'opinion que l’explosion pouvait être le fruit de la « volonté divine ».PHOTO CP Le vice-président de la Banque mondiale, Lawrence Summers, a expliqué qu’il faut également agir en faveur de l’éducation des femmes du tiers monde.« Si une proportion plus importante de femmes avait pu aller à l’école, voici une génération, la mort de plusieurs millions d’enfants aurait pu être évitée chaque année.» Selon le rapport, « les femmes formées et éduquées (.) sont souvent plus efficaces que les hommes », notamment dans les programmes de collecte d’eau.« Elles sont moins susceptibles d’émigrer, plus habituées au travail volontaire » et plus susceptibles de « gérer des fonds honnêtement ».LES DOCUMENTS qu’Olympia & York Developments a dû déposer jeudi soir auprès des autorités américaines pour bénéficier de la protection du Chapitre 11 du Code des faillites révèlent que les sociétés de fiducie canadiennes, notamment Montreal Trustco, sont au nombre des créanciers de l’empire vacillant des frères Reichmann.Selon le Globe and Mail d’hier, ces documents révèlent que Montreal Trustco, 4ème fiducie en importance au pays et propriété du holding BCE, est la plus exposée au risque de pertes sur sa créance, puisque c’est sans garantie qu’elle a consenti ces derniers mois une ligne de crédit de 50 millions $ à O & Y, destiné au financement d’opérations courantes.En revanche, le numéro un des fiducies canadiennes, Canada Trustco, et le numéro deux, Royal Trustco, ont pris des garanties sur des propriétés immobilières et des actions de diverses compagnies contrôlées par O&Y.D’après les documents déposés aux États-Unis, Canada Trusco a consenti à O & Y un prémier prêt de 41,2 millions $ garanti par le King Business Centre de Toronto.Un second prêt à terme, venant à expiration en 1993 et dont le motant n’est pas spé-.cifié, est garanti par des actions ordinaires ou préférentielles dans des entreprises contrôlées par O&Y, notamment Abitibi-Price, Gulf Canada Resources et Santa Fe Pacific Corp.Le président de CT Financial, la maison-mère de Canada Trustco.avait révélé à ses actionnaires en mars dernier que la fiducie avait prêté au total 170 millions $ à O & Y, prêts tous garantis, dont 104 millions $ garantis par des actions.Les documents indiquent que Royal Trustco est impliqué dans deux prêts à O & Y, l’un en commun avec la Citibank, l’autre en cavalier seul, d’un montant non spécifié.Les deux sont garantis par des actions ordinaires ou préférentielles dans Gulf, GW Utilities et Santa Fe Pacific.Le directeur exécutif de Royal Trustco, Michael Cornelissen, a assuré ses actionnaires le mois dernier que les prêts de la fiducie à O & Y ne dépassent pas 25 millions $ et sont tous garantis.Quant au numéro trois canadien de la fiducie, National Trustco, il n’est pas mentionné dans les docu- ments déposés aux Etats-Unis, mais le Globe and Mail, citant des sources dans le milieu des affaires, affirme qu’il fait partie du syndicat bancaire qui a fourni 450 millions $ pour financer la construction de la tour Scotia Plaza à Toronto, et évalue sa participation entre 30 et 40 millions $.La procédure du Chapitre 11 dont O & Y a demandé à bénéficier couvre les actifs détenus aux États-Unis par les compagnies du groupe qui ont demandé simultanément, devant un tribunal de l’Ontario, la protection de la loi canadienne sur les faillites, soit la maison-mère et 28 filiales.Dans les deux cas, cette protection judiciaire empêche les créanciers de saisir les actifs.Les pires souffrances WASHINGTON (AP) - De tous les peuples qui souffrent, les Mozambi-cains sont ceux qui ont la vie la plus difficile tandis qu’à l’opposé, les Danois sont les mieux lotis parmi 141 pays, disent les conclusions rendues publiques hier, d’un institut de recherches privé américain.Selon les travaux menés sur une période de cinq ans par le Population Crisis Committee, 83 pays ont un « indice de souffrance » très élevé ou élevé.Soixante-treize pour cent de la population mondiale vit dans ces 83 pays, contre 70% en 1987.« L’indice de souffrance humaine montre que les trois-quarts des habitants de la planète vivent dans des pays où la souffrance est une règle, plus qu’une exception», explique Sharon Camp, auteur du rapport.Les troubles politiques, la récession et la croissance démographique ont ajouté aux souffrances des habitants de cinq pays aux conditions de vie les plus difficiles : Mozambique, Somalie, Afghanistan, Haïti et Soudan, suivis dans par le Zaïre, le Laos, l’Angola, la Guinée et l’Éthiopie.À l’opposé, les 10 pays où les conditions de vie sont les meilleures sont le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Canada, la Norvège, l’Australie, les États-Unis, l’Allemagne et l’Autriche.Alexis Weissenberg * Idil Bird * ianusz Olejniczak * Philip Thomson * André [.aplanie * Evgeny Moguilevsky * Mare Durand * Roberto Bravo * Frederic Chiu * Lilya Zilberstein * Trio l.yrika * Lucille Chung * Sylviane Defeme * Duo Campion-Vachon * Michael Jones et plusieurs autres.Michael Jones, pianiste Concert Nouvel Âge Samedi 13 juin, 20h.Théâtre Maisonneuve, PDA Avec Nancy Rumbel (hautbois et cor anglais) et David Darling ( violoncelle), ensemble sur scène pour la première fois.RESEAU FM STÉRÉO RodKxJiHutMM official Alexis Weissenberg, pianiste Récital de clôture Dimanche 14 juin, 16h, Théâtre Maison neuve, PDA Le retour très attendu d’un des plus grands pianistes de notre temps.INFO-FESTIVAL (514) 866-1648 HYDRO-QUÉBEC présente le Festival international :de piano de Montréal 7 (in 14 juin 1992 Série INTERNATIONALE 23,00' (Concert d'ouverture 75,00' [série JEUNES INTERPRÈTES 5,00' Série complète-7 récitals et concerts 24,50' gérie GRANDS MAÎTRES 10,00' Étudiant et 60 ans et + 8,00 > Série FORUM Etudiant et 60 ans et + I 7,00’ 5,50’ 18,00' 50,00' 14,00’ 25,00' u génie d'hier.la virtuosité d'aujourd'hui, la promesse de demain.a Hydro-Québec Michael Jones, pianiste Alexis Weissenberg, pianiste 1 l_____________________ I K I / ! ( h TBooenborlVr Pianos officiels no111.-soon MON IUI M Hôtel officiel Ville rie Montreal C 0 N S t 11.DISERTS ¦¦¦m EN VENTE CHEZ I Al?Kilts ts LU K 1(514)522-1245| L ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, mardi 19 mai 1992 ¦ 7 Lettre de Moscou Le paradis n’existe pas ! BEAUCOUP de gens veulent partir, quitter la Russie à jamais, l’oublier tout simplement.Surtout ceux qui ont une vision tout à fait idéalisée de la liberté et du capitalisme, ou plus précisément, du capitalisme et de la liberté, sans y avoir jamais goûté.Les intellectuels qui connaissent bien l’Occident, en particulier la Mecque de tout émigrant potentiel, les Etats-Unis, sont souvent moins convaincus.Venant d’une société dans laquelle on continue à tenir en bien plus grande estime la culture générale et les qualités de l’âme que le succès professionnel et l’efficacité, ils trouvent l’Amérique d’une épouvantable médiocrité.Tatiana Tolstoia est une brillante écrivaine dont les livres sont traduits partout dans le monde, et un esprit particulièrement caustique.Récemment, elle était brièvement de retour à Moscou, après un séjour d’études aux États-Unis.C’est à la revue moscovite Stolitsa qu’elle a confié cette appréciation féroce du « paradis ».Stolitsa : « Vous subsistez en ce moment dans deux systèmes politiques différents.Quelle impression cela vous donne-t-il ?» T.Tolstoia : « Je n’ai pas du tout le sentiment de subsister dans deux systèmes différents, mais dans deux espaces géographiques qui n’ont absolument rien en commun.« Là-bas, en Amérique, je m’ennuie épouvantablement : toute mon existence, du matin au soir, est connue, prévue d’avance.Il n’y a pas de surprises, mais beaucoup de choses qui me mettent hors de moi.« Toutes ces entreprises qui essaient d’améliorer ma vie en m’envoyant des pages et des pages de réclames, de soldes, de coupons.La publicité à la télévision : tous ces sujets qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, d’une bêtise à peine imaginable, arrivant même au milieu d’un reportage tragique sur l’Éthiopie.Plus le produit est minable, plus la publicité est importante.Tout cela est profondément offusquant, cela détraque les esprits car il est impossible de l’éviter.Je vous dis, sérieusement, la vie chez nous est beaucoup plus rigolote ! » Stolitsa : « Mais il n’y a pas que la vie de tous les jours.Vous donnez également des cours à l’Université.Ce travail non plus ne vous donne-t-il pas satisfaction ?T.Tolstoia : « Satisfaction ?Je ne peux pas vous décrire à quel point les étudiants américains sont naïfs, simples, ignorants et mal éduqués.Et indifférents.Ils ruminent sur des choses qui chez nous sont claires pour un enfant de première classe ! » Stolitsa : « Il y a tout de même des intellectuels ! D’où sortent-ils ?» T.Tolstoia : « Bien sûr qu’il y a des intellectuels, mais une couche minime, microscopique.Et pour vous dire tout à fait franchement, je ne comprends pas tout à fait d’où ils sortent.« Si, sur 30 étudiants, un ou deux veulent vraiment apprendre, je considère que j’ai de la chance.Ceux-ci sont presque toujours des jeunes arrives des Indes, de Chine et de l’Orient en général, ou d’Europe de l’Est.Us ont un très fort complexe, le sentiment d’être en retard, et font tout pur le rattraper.« Le jeune Américain moyen est gentil, avec une peau en santé et de très belles dents.Ses valeurs sont celles du Nouveau monde.Il considère que dans un corps sain, il y a l’esprit sain.Fondamentalement, cela veut dire : ne pas être malveillant, ne pas se souvenir du passé, ne pas se mêler de la vie des autres.« Mon fils aîné a été si choqué par ce côté primitif de l’école américaine qu’il refuse d’y retourner.Je rentre aux États-Unis, mais lui il restera avec ses grands-parents à Moscou.» Stolitsa : « Je vous écoute et je ne comprends rien : purquoi chez nous il y a tant de gens qui ne rêvent que d’y émigrer ?» T.Tolstoia : « Je ne comprends absolument pas cet idéalisme idiot.Je pense qu’il est le résultat du sentiment d’infériorité des Russes, de cette manière très typique de se rabaisser.Nous sommes mal élevés, sales et dégoûtants, tandis qu’eux, ils sont propres, bons et civilisés : Occident, aide-nous ! Que tout cela est bête ! Au fond, peu de gens chez nous savent vraiment bien ce que c’est l’Occident, qu’il s’agit d’orientations et de valeurs morales totalement différentes des nôtres.« Bien sûr qu’on put émigrer.On peut s’adapter, gagner de l’argent et même bien vivre.Mais pratiquement Véra Murray tous les immigrants russes que je rencontre en Amérique ont le même air effrayé.Us n’arrivent pas à s’intégrer à la façon américaine de faire les choses : ils ne savent pas vite travailler, ils se promènent en rêvassant.Mais là-bas, il ne faut pas rêvasser, il faut faire son travail.« Un professeur américain m’a même dit avec fierté : Chez nous, il y a une forte tradition d’antiintellectualisme ! Stolitsa : De quoi exactement était-il fier ?» T.Tolstoia : « La tradition de l’homme d’action, d’exécution, rationnel, est très présente.Non seulement ils ne comprennent pas, mais ils ont du mépris pour l’homme littéraire, passionné, irrationnel.» Stolitsa : « Mais lisent-ils tout de même des livres ?» T.Tolstoia : « Il existe des centres culturels comme New York, San Francisco, Chicago; des universités de très bon niveau dans de petites villes, des gens qui vont régulièrement en Europe et connaissent d’autres cultures.Mais l’anti-intellectualisme peut prendre des proportions tout à fait ridicules.J’ai rencontré récemment une gentille dame de 70 ans ; son mari avait été professeur, elle, enseignante.Selon nos critères, une famille d’intellectuels.Et voilà que je me fais dire avec un émerveillement d’idiote : Nous sommes récemment allés en Italie.Pouvez-vous imaginer, il y a des statues à chaque coin de rue ! Un en chapeau, l’autre à cheval.How interesting ! Dites-moi : comment peut-on vivre 70 ans sans jamais regarder un livre sur l’histoire de l’art, sans feuilleter un seul album sur l’Italie ?» Stolitsa : « Si je comprends bien, vous y vivez, mais vous n’attendez que votre retour à Moscou ?» T.Tolstoia : « Oui.Mais quand j’arrive ici, je ne suis absolument pas convaincue de vouloir rester pour toujours.Là-bas, nous manquons de renseignements sur ce qui se passe ici et nous avons quand même tendance à idéaliser un peu.En arrivant, nous découvrons que la situation ici est beaucoup plus épouvantable que nous l’imaginions.» L’incertitude règne aux élections kurdes d’aujourd’hui DOIIOUK (Irak) (AFP) - L’incer-lude régnait hier en fin d’après-midi à Dohouk, dans le nord du Kurdistan irakien, où la tenue aujourd’hui des élections générales dans cette région n’avait pas encore été confirmée.À Erbil, des responsables kurdes ont affirmé hier que la nouvelle encre était prête, mais la région de Dohouk n’a aucun moyen de communication avec Erbil.Cette ville du sud du Kurdistan, futur siège du Parlement, est à au moins sept heures de route en raison des détours nécessaires pour éviter les postes de contrôle de l’armée irakienne.À Dohouk, plusieurs sources kurdes ont déclaré à l’AFP que les bureaux de vote n’étaient pas encore prêts dans la région, dont dépend administrativement la ville de Zakho près de la frontière turque, mais se déclaraient néanmoins optimistes sur le déroulement du scrutin d’aujourd’hui.Un membre du comité directeur pour Dohouk de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK de Jalal Tala-bani), M.Ahmed Bamami, a indiqué qu’à Erbil, principale ville du nord de l’Irak sous contrôle kurde, un chimiste kurde « essayait de mettre au point par ses propres moyens de l’encre indélébile, en ajoutant des produits chimiques à l’encre venue d’Allemagne».M.Bamarni a cependant indiqué que la « nouvelle encre n’est toujours as parvenue » dans la région de Do-ouk.La consultation prévue dimanche pour l’élection d'un parlement de 105 membres et d’un dirigeant pour les Kurdes d’Irak avait été reportée de 48 heures, l’encre indélébile prévue pour marquer les pouces des votants, afin d’empêcher les votes multiples en l’absence de listes électorales, s’étant avérée effaçable.À Dohouk, aucune activité n’était perceptible autour des bureaux de vote, gardés par des peshmerga (combattants kurdes).Les points de contrôle tenus par les peshmerga ont été multipliés lundi sur l’axe Zakho-Dohouk et dans ces deux villes.Les combattants kurdes soumettaient tous les véhicules à un contrôle, y compris ceux des journalistes, leur demandant d’ouvrir leur capot et leur coffre.Par ailleurs, l’Allemagne va envoyer aujourd’hui en Turquie de l’encre indélébile permettant de marquer le pouce des électeurs afin que puissent être organisées les élections au parlement régional du Kurdistan irakien, a indiqué une source officielle.L’encre prévue pour les pouces afin d’empecher les votes multiples en l’absence de listes électorales s’était avérée effaçable.Selon un porte-parole du gouvernement régional de Rhénanie-West-phalie, qui coordonne l'action, l'encre a été vérifiée et doit être acheminée par avion aujourd’hui de Francfort à Ankara, puis ensuite le plus vite possible vers le Kurdisjan irakien.Plus d’un million de réfugiés en Bosnie et en Croatie BELGRADE (AFP) — La guerre en Bosnie-Herzégovine et en Croatie a provoqué l’exode de plus d’un million deux cent mille habitants de l’ex-Yougoslavie et la situation risque de s’aggraver alors que les combats se poursuivaient hier à Sarajevo et dans plusieurs villes de Bosnie.« U s’agit sans aucun doute de la plus grave crise de réfugiés en Europe depuis la seconde guerre mondiale », a déclaré à l’AFP le délégué à Belgrade du Haut commissariat pour les Réfugiés auprès des Nations Unies, Mme Judith Kumin.Selon les chiffres du HCR, 616 500 personnes ont déjà fui la Bosnie-Herzégovine et 576 000 ont été déplacées au cours de la guerre dans la république voisine de Croatie.« Ces chiffres ne prennent pas en compte ceux qui ont fui en Autriche, Italie ou Hongrie, dont le nombre n’a pu encore etre évalué», a ajouté Mme Kumin.Un convoi long de 10 km, composé de dix autobus et d’environ 2000 voitures particulières, a quitté hier Sarajevo pour évacuer sur Split (côte adriatique croate), à 270 km à l’est, plusieurs milliers de femmes et d’enfants, a indiqué l’agence Tanjug.Ce convoi, qui ne bénéficie d’aucune escorte particulière pour franchir les barrages successifs tenus par les forces musulmanes, croates et serbes, devrait être suivi aujourd’hui par un deuxième convoi similaire, selon l’agence.Tanjug a fait état de la situation désespérée d'un groupe de 3500 Serbes, principalement des femmes et des enfants, encerclés par des unités bosniaques (croato-musulmanes) dans le village de Sizje, près de Tuzla (centre de la Bosnie).Le président de la Croix-Rouge de la ville voisine de Bijeljina, M.Zarko Micic, a lancé un appel à la Croix-Rouge Internationale et à la FOR-PRONU pour venir en aide à ces réfugiés arrivés à Sizje après une marche forcée de 50 km.Cinq cents réfugiés de Bosnie étaient attendus hier en Italie et 1500 en Autriche, selon la Croix Rouge italienne.Après une nuit relativement calme, les bombardements des for- ces serbes soutenues par l’armée yougoslave et les tirs de franc-tireurs ont repris à Sarajevo où une femme médecin a été tuée hier, selon Radio Sarajevo.Dimanche, trois personnes avaient été tuées par des tireurs embusqués équipés de fusils à lunette, qui sèment la terreur dans la ville.Un photographe espagnol, Jordi Pujol, du journal Avui de Barcelone, a été tué par un éclat d’obus dimanche à Sarajevo.Un photographe pigiste de l’agence américaine Associated Press, David Brauchli, qui était avec lui a été blessé aux jambes et à l’épaule et a eu la vie sauve grâce au gilet-pare balles qu’il portait.Les forces croato-musulmanes ont attaqué des positions serbes près de l’aéroport de Sarajevo-Butmir dans la nuit de dimanche à hier, a indiqué Tanjug.Dix Serbes ont été tués dimanche dans des combats dans le faubourg de Pofalici, selon l’agence serbe de Bosnie Srna.Cinq personnes ont été tuées et treize autres blessées dans l’attaque par les forces bosniaques de Bo-sanski Samac (nord), a ajouté Srna.Selon Tanjug, de violents combats se sont déroulés hier à Gorazde (est), Bihac (ouest) et près de Tuzla (centre).Radio Zagreb a fait état de son côté de raids aériens de l’aviation yougoslave sur des positions croates et musulmanes dans l’ouest de la Bosnie.La Serbie s’attendait à de nouvelles pressions de la part de la CSCE (Conférence sur la Coopération et la Sécurité en Europe) qui devait hier évoquer à Helsinki la politique de Belgrade en Bosnie ainsi que le droit des minorités albanaise, hongroise et musulmane en Serbie et les élections de fin mai en Yougoslavie jugées « non-démocratiques » par l’opposition serbe.Le ministre russe des Affaires étrangères Andrei Kozyrev était at-, tendu hier après-midi à Belgrade, première étape d’une tournée de trois jours qui doit lui permettre de rencontrer les dirigeants des républiques de l’ex-Yougoslavie.Il n'y a que le prix qui soit sans histoire -.'¦ ja&we gpllgll Mi .V 'À' ÜH * > V V; \v-., - ¦: SS • .'«I mil iÉ1 4 44 ¦ .U, nmjfcC ' J ¦¦ ~ ' fiii; \ ' ',v - ,i.§i i im iiÉiii lllli IM* mmm IŒhï'WSMI = :5S MONTRÉAI fc I C FORFAIT «4 MUSÉES» À 12$ Du 15 mai au 12 octobre, vivez la grande histoire à petit prix.De concert, le Marché Bonsecours et les Musées du Château Ramezay, David M.Stewart et McCord d’histoire canadienne présentent l’exposition /Montréal, une histoire à suivre, 350 ans d’aventures, des grands explorateurs à nos jours.Quatre lieux, quatre époques, une seule épopée à un seul prix : 12 $.Dépêchez-vous : ce forfait est en quantité limitée.MUSÉE DAVID M.STEWART Les origines Adresse : Le Fort, chemin Tour de l île, île Ste-Hélène.Renseignements : (514) 861-6701.MARCHE BONSECOURS Ainsi va la ville Une conception 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d'une peau.11— Monument monolithe.— Station.12— Passe à l'eau.— Divinité de l’Amour.Solution du samedi 10 11 12 (Dr).2—En Endetté.— Langue iranienne.3—Chrome.— Bovidé 71% DES VIOLS SONT PRÉMÉDITÉS .REAGISSONS.Certaines solutions reposent sur votre implication.Votre contribution nous est précieuse et peut se traduire de multiples façons: • Organiser des rencontres d'information et de discussion.• Révéler les situations de violence dans vos villes, vos quartiers, vos rues, vos maisons.• Nous appuyer financièrement.LA TRAVERSÉE est un organisme communautaire sans but lucratif qui vient en aide aux femmes victimes d'agression à caractère sexuel.Notre intervention vise trois objectifs: AIDE PROFESSIONNELLE PREVENTION INFORMATION Pour plus d'information, demande d'aide ou don, communiquez avec: LA TRAVERSÉE Centre de lutte contre les agressions à caractère sexuel de la Rive-Sud, C.P.512, St-Lambert, Qc J4P 3R8 Tél.: 465-5263 T5-F Robert Lévesque LE THÉÂTRE est un lieu de liberté », dit-il.Marcel Dubé, qui a dominé l’actualité théâtrale québécoise de la fin des années 50 au milieu des années 60, parle de cette liberté comme de la richesse fondamentale et particulière du théâtre.« Un seul lieu, dans les années duplessistes, échappait à la censure, c’était le théâtre.Cette liberté existe toujours, elle s’est élargie, elle est essentielle à la créativité ».Mais c’est aussi un lieu où l’on peut se causer plaies et bosses, et il a eu son lot de coups durs, Marcel Dubé, lui dont le théâtre a été éclipsé en 1968 par l’arrivée de Michel Tremblay et le débarquement en jouai des Belles-soeurs, lui dont la santé a fléchi d’un coup (la maladie de Crohn), lui dont le nom a presque été oublié dans le tumulte des années 70.Revenu au théâtre sans succès en 1977 (Le réformiste au TNM), il a vendu ses droits à son éditeur (Leméac) et finalement il s’est ruiné en 1986 avec L’Amérique à sec, s’embarquant aveuglément dans la production d’une pièce vite écrite pour un théâtre d’été, affaire qui se solda par un déficit financier personnel (125 000 $) qu’il n’entrevoit pas de régler même s’il vivait jusqu’à 100 ans .dit-il avec un sourire un peu désespéré.L'homme est courtois, il apparaît timide, il se déplace avec de légères difficultés, sa peau est marquée de rougeurs, ses mains tremblent, et on ne trouvera pas chez lui le comportement habituel de l’auteur vieilli : ni suffisance ni fausse simplicité.À 62 ans Marcel Dubé en est arrivé à ressembler à un personnage de son dramaturge préféré, Tchékhov, il est un écrivain qui se penche sans complaisance sur son oeuvre (« de chaque pièce, je connais tous les bouts de ficelle qui dépassent », « une seule s’approche d’une certaine cohésion, Un matin comme les autres»), il est un artiste qui a gardé en éveil un sens profond de l’autocritique et du dérisoire de la vie, il est un homme endetté dont l’oeuvre ne lui paiera pas une retraite méritée, il est un etre demeuré übre pour avoir touché de près au coeur du théâtre, mais sans aucun doute il est un homme triste.En 1958, Marcel Dubé a 28 ans et il est le dramaturge de l’heure.Depuis qu’il a fait créer Zone en 1953, qui remporte le prix de la meilleure pièce canadienne au Dominion Drama festival, exploit qu’il réédite en 1955 avec Chambres à louer, Marcel Dubé apparaît comme la principale figure de la relève théâtrale qui prend le relais du pionnier Gratien Gélinas (Til-Coq en 1948) et livre un théâtre foncièrement québécois.En 1958, le Théâtre du Nouveau Monde de Jean Gascon crée Le Temps des lilas au Gésu, et Gratien Gélinas affiche à la Comédie-Canadienne la « création à la scène » de Un simple soldat, qui avait fait événement à la télévision deux ans plus tôt.De ce théâtre réaliste (il y aura Florence en 1961, Les beaux dimanches en 1965, Au retour des oies blanches en 1966, Bilan en 1968, plus deux téléromans populaires, La Côte de sable et De 9à 5de 1960 à 1966), dans lequel on a décelé des influences d’Arthur Miller et de Tchékhov, où l’on a identifié tout un arrière-plan sociologique, une critique de la société canadienne-française, le cri de révolte d’une jeunesse face à la veulerie de sa bourgeoisie, Marcel Dubé, aujourd’hui, avoue avec une certaine innocence : « Je n’ai pas prémédité ou même vu, au moment ou j'ai écrit mes pièces, cet arrière-plan politique; mon théâtre, à mon sens, n’était pas revendicateur ni dénonciateur, encore moins à message.Vous savez, les années duplessistes, la grande noirceur, je ne les ai pas vraiment ressenties, chez nous dans la famille il n’entrait pas de journaux, au collège je n’ai pas le souvenir de journaux qui traînent.Duplessis, je m’en foutais comme de l’an quarante.Je décrivais un univers tel que je le voyais, et non tel que je l’aurais analysé ».En 1968, dans un texte paru dans LE DEVOIR, Dubé s’expliquait avec inspiration sur son théâtre, sur l’homme canadien-français tel qu'il le voyait et voulait le mettre en scène : « Je veux écrire sur ce qui le révolte quand il lève les yeux au ciel pour blasphémer ».Il écrivait aussi :.« Tant que je ne me serai pas expliqué ses silences de honte et ses sourires de bête traquée, je ne serai pas satisfait ».On sent là, soit dit en passant, la grande parenté avec celui qui va prendre la relève théâtrale cette année-là, Michel Tremblay, cette « rage » qui habite Y homo que-becensis, cet être humain qui ne connaît pas les mots suffisants pour se défendre et se battre, pureté tragique d’un désespéré, d’un vaincu qui hurle (chez Tremblay le cri passe par la femme, chez Dubé par l’homme).Aujourd’hui, vous ne tirerez pas de Marcel Dubé un verdict de satisfaction.I! me regarde intensément lorsque je lui lis ces deux phrases-programme de 1968.Il ne va pas répondre directement, genre mission accomplie, mon théâtre est abouti.Non.Il laisse ouvert le champ d'interprétation.Mais il dit, profondément sincère, que le personnage de son théâtre qui est le plus ancré en lui, qui vit encore, « qui ne me quitte jamais », c’est Joseph Latour, le simple soldat, le rebelle chassé de la maison paternelle, qui refuse la mort lente de la médiocrité, qui part à la guerre comme on va au peloton d’exécution.« C’est drôle, ce personnage je ne l’ai pas connu, j’ai inventé Joseph Latour, mais il vit intensément en moi, il demeure, comme vit aussi un peu en moi de l’Olivier des Beaux dimanches et Florence qui se révolte contre son père et s’enfuit ».Pour lui l’homme canadien-français, s’il a évolué, s’il s’est taillé une place, a tout de même gardé une rage intérieure intouchée, une bataille intime non terminée, et s’il ne.s’était pas fait refuser une pièce à la compagnie Jean-Duceppe pour cause de similarité de propos (René-Daniel Dubois venait d’y faire accepter son Printemps, monsieur Deslauriers), Marcel Dubé aurait mis en scène un homme de 70 ans, canadien-français, arrivé, riche, qui déshérite ses fils pour leur retirer des acquis superficiels, pour qu’ils mènent leur propre combat de survie.Dans ce combat général, Marcel Dubé a dû affronter le problème de la langue.« Je me suis battu constamment contre les anglicismes II a traversé une carrière faite de gloire et d’échecs avec la même retenue, le même silence, ne répliquant jamais aux attaques, n’accordant jamais foi aux flatteries.PHOTO JACQUES GRENIER sournois qui assaillent la langue française au Québec, et j’ai essayé d’écrire un français correct, c’est-à-dire qu’en décrivant un univers tel que je le voyais, que je l’entendais, je travaillais à transposer, à structurer cette langue.À mon avis, la qualité d’une écriture passe par cette réécriture du langage parlé, par ce travail littéraire.Quand j’étais jeune, on me demandait des textes en jouai pour une émission de radio, et ça me demandait tellement peu d’efforts, ça venait tellement tout seul, que je me suis dit : ce n’est pas ça écrire; dans tout genre littéraire, il faut une transposition ».C’est ainsi que le théâtre de Dubé a visé à atteindre un français parfait, et qu’il reconnaît avoir tombé dans l’excès avec Le réformiste.L’arrivée de Tremblay et l’explosion du « jouai » en scène, en 1968, avait complètement bouleversé la situation.Le théâtre de Dubé est apparu soudain comme décalé, sinon daté, demeuré prisonnier dans son langage du modèle français.Marcel Dubé a beaucoup souffert de ce triomphe instantané du jouai qu’il considère encore comme un triomphe « outré », « démesuré ».Il dit cependant ne pas avoir vécu l’arrivée des Belles-soeurs (un spectacle qu’il n’est pas allé voir à la création) comme un concours que l’on perd.Il ne s’est pas senti éclipsé ou surclassé, dit-il, même si plus tard il a compris que « Tremblay avait pris la première place, définitivement ».Ce qu’il veut dire, cependant, c’est que le jouai des Belles-soeurs, alors et maintenant, est apparu et est encore « un phénomène purement montréalais, qui a avec Tremblay pénétré plus encore la collectivité, qui a cru avoir enfin trouvé sa langue ».C’est un leurre culturel, dit Dubé, qui croit au contraire que la langue française au Québec est en constante évolution vers plus de clarté, plus de souplesse, plus de précision.Il ne reniera jamais sa décision d’auteur, qu’il avait expliqué ainsi en 1968 : « La nécessité d’apprendre à écrire en français ».De Michel Tremblay, dont il dit n’avoir pas lu toutes les pièces, il remarque une évolution de la langue, un travail plus remarquable maintenant que dans les débuts, et c’est À toi pour toujours, ta Marie-Lou qui demeure sa pièce préférée dans l’oeuvre de Tremblay, une pièce qu’il place parmi les oeuvres les plus fortes qu’il ait lu ou vu dans sa vie.Marcel Dubé va rarement au théâtre.« J’aime aller au théâtre uniquement lorsque le goût d’y aller est vif.Je ne serai jamais un abonné; pour moi aller au théâtre doit être un geste purement gratuit.Autrefois je ne manquais rien, parce qu’il y avait peu de choses.Aujourd’hui je manque tout, parce qu’il y en a trop».Ce qui agace Marcel Dubé, en 1992, c’est la situation politique, et la discussion tombe vite sur ce sujet qui le fait sortir de ses gonds.Il a voté oui en mai 80, il est sensible ap sort des francophones hors-Québec (René Lévesque l’avait invité aji Conseil de la langue française, puis au Secrétariat permanent des peuples francophones), il est nationaliste, il a toujours dénoncé le bilinguisme officiel comme étant une anomalie de l’histoire, mais là il vit un ras-le-bol assez intense.« Je ne sais plus du tout où l’on en est; j’écoute Le Point et je n’y comprends plus rien.Il y aurait un référendum canadien sans conséquence ?Uh mois avant celui du Québec ?Je défie quiconque de résumer en une heure la situation constitutionnellé.On est dans la merde jusqu’au cou, question constitution.Les Première^ Nations voudraient imposer 26 autres langues officielles! Tout à coup, la question amérindienne est devenue capitale, le fédéral fait preuve d’une complaisance infinie face aux chefs indiens, et les francophones hors-Québec ne sont même plus prfe en compte».Devant cette cacophonie, il affirme, et c’est étonnant de sa part : « C’est la première fois de ma vie que j’éprouve une certaine admiration pour Robert Bourassa.Il les laisse parler.Il se tait.Il nage bien, cet homme.Il a plus de réserve et d’intelligence que tous ceux, mis ensemble, que l’on entend tous les jours ».Le théâtre de Marcel Dubé reprend l’affiche, la saison prochaine.Dans trois théâtres qui produiront des reprises de Florence (au Trident), Les beaux dimanches (aù TNM) et Le temps des lilas (au RL deau Vert).Il dit avoir « pris ça dq surprise en surprise » dans chacun des cas.Cela lui fait un plaisir inv mense.On le sent.Il sait bien que sa carrière est derrière lui, que son oeuvre est imparfaite à ses yeux, sauf cette pièce peu connue mais qu’il chérit entre toutes, Un matin comme les autres, créée en 1968 juste au moment du débarquement des Belles-soeurs.Il entreprend, dernier ouvrage, la révision et la correction de toutes ses pièces, qui paraîtront regroupées chez Leméac, son « oeuvre complète », conçue dans la liberté du théâtre, créée par des hommes de théâtre parmi lesquels il tient à donner la première place à Georges Groulx, « un homme exceptionnel qui hélas a abandonné le métier », une oeuvre qui lui a peut-être causé plaies et bosses, et qui lui a coûté sa chemise, mais une oeuvre intacte, intègre, intense, que les metteurs en scène d’aujourd’hui vont faire redécouvrir.L’élégance et le quant-à-soi des ours Robert Lévesque RUE LOGAN, où il est né en 1930, rue Cartier où il a grandi, le monde découvert par Marcel Dubé est à peu près le même, 20 ans auparavant, que celui que découvrira a son tour Michel Tremblay, rue Fabre, rue Mont-Royal.Montréalais pure laine, fils de prolétaire, famille nombreuse (ils étaient huit enfants), son père étant « paie-maître » dans une compagnie de « prélarts » appartenant à des Anglais, Marcel Dubé va trouver dans la poésie et la littérature ses premiers tickets pour le voyage.« Je ne savais pas que ce serait ma vie, le théâtre, je pensais plutôt écrire de la poésie; j’en écrivais partout, sur la table de la cuisine qui nous servait de salle d’études; j’avais réussi un jour à vendre à Guy Beaulne, qui animait une émission.Nouvelles dramatiques, trois ‘poèmes pour voix solitaire’.Monique Miller les avait lus à la radio.C’était en 1950.C’étaient mes débuts».Lorsqu’il a eu son premier passeport, il a inscrit « scripteur » sous le mot profession.Sa mère le lui a reproché.Il aurait dû inscrire « écrivain», insistait-elle.Mais Marcel Dubé était tellement fait pour l’humilité des tâches, il donnait à gauche et à droite des textes, récits, saynètes, pour la radio, il faisait des traductions, il produisait lui-même ses premières pièces en assurant la régie et l'éclairage, qu’il a fallu.un temps énorme pour qu’il assume le rôle d’écrivain, longtemps passés les premiers succès comme De l'autre côté du mur, Zone, Le barrage.Au passeport suivant, il a quand même écrit « auteur ».Humilité toujours aussi présente, aujourd’hui.Marcel Dubé a l’élégance des ours.Il a traversé une carrière faite de gloire et d’échecs avec la même retenue, le même silence, ne répliquant jamais aux attaques, n’accordant jamais foi aux flatteries.Il regarde d'ailleurs d’un oeil un peu méfiant ce bruit que l’on commence PHOTO JACQUES GRENIER à faire autour de lui, et que l’on fera ce jeudi qui vient lors d’une soirée-hommage pour souligner ses 40 ans de carrière (au Hilton de la Place Bonaventure, le 21 mai à 19 heures).Il est le premier critique de son oeuvre théâtrale.S’il est fier de la création de certains personnages, comme Joseph Latour, dans lesquels il croit avoir touché quelque chose de l’âme québécoise, dans laquelle il identifie un goût de révolte et de mort, une aptitude au malheur, il ne reconnaît par contre à aucune de ses pièces le statut de chef-d’oeuvre.À l'écouter, on croirait entendre un critique parler de l’oeuvre de Dubé.L’autre jour, si nous en avions eu le temps, il m’aurait, titre par titre, disait-il, fait faire le tour de ses pièces en relevant les faiblesses de chacune, les coutures mal faites, le texte ampoulé ici et là.Il ne faut pas voir là un snobisme de l’échec, une modestie fabriquée, ou un masochisme jouissif.Chez Marcel Dubé, comme chez les ours, il y a une fondamentale sagesse, un énorme quant-à-soi, une lucidité à toute épreuve.Il sait reconnaître aux autres les chefs-d’oeuvre.Il m’en nomme six, tous genres confondus : Haute surveillance de Genet, Antigone d’Anouilh, La mort du commis voyageur de Miller, La ménagerie de verre de Williams, Partage de Midi de Claudel, et Marie-Lou de Tremblay.Il a, tout au long de sa vie, promené un regard désolé sur le monde.Son théâtre est noir, dit-on, et il a longtemps fait la sourde oreille à cette remarque qui chez certains était une critique.Il a déjà écrit que « ce sont les désespoirs, les révoltes et les colères qui préparent le mieux l’avenir ».Il le croit toujours.Si son théâtre est oublié, un jour, le déses- poir, la révolte et la colère de Joseph Latour ne le seront pas.Pour lui, René Lévesque fut, après cette élection trop forte et trop rapide en 1976, entouré de personnalités trop fortes, un homme qui devint peu à peu « malheureux », qui avait fait son temps, qui était usé.Il garde le souvenir de Lévesque, sof-tant d’un conseil des ministres, buvant un gin d’une traite, l’air parfaitement écoeuré.Il m’en parlait cettfe semaine, et j’imaginais cette scène tout à fait « à la Dubé ».Ce théâtre-là est celui d’hier.Il a été féroce, simple, franc.Il est un autre théâtre maintenant, après Dubé, après Tremblav, qui est celui de de main, moins réaliste, moins terre à terre, plus ouvert, aux audaces esthétiques, mais qui a évacué la colère et la révolte, sans se défaire du regard désespéré.C’est la constante.Et le théâtre demeure un heu de liberté.Et la vie va.Et Marcel Dubé a épousé son infirmière .Et j’espère qu’il écrit maintenant « écrivain » sur son passeport.Le Devoir, mardi 19 mai 1992 L'ENTREVUE MARCEL DUBÉ Dans la liberté du théâtre SOCIETE 14 ¦ Le Devoir, mardi 19 mai 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Lethal Weapon 3 7 h, 9 h 20 II: My Cousin Vlnny 7 h 15, 9 h 35- III: Basic Instinct 7 h, 9 h 30 IV: Beethoven 7 h 15- City of Joy 9 h BERRII: (849-3456) — L'aime fatale 31 h 45,4 h 30.7 h 10, 9 h 25 II: Beethoven 1 h 30, 3 h 15, 5 h - La postière 7 h 15, 9 h 30 III: Basic Instinct 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 301V: Le somnambules 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 V: J'embrasse pas 2 h, 4 h 30,7 h, 9 h 15 BONA VENTURE I: (849-3456) - Love Crimes 7 h 05, 9 h 05 II: Raise the Red Lantern 7 h-Fried Green Tomatoes 9 h 25 BROSSARDI: (849-3456) - Basic Instinct 7 h.9 h 30II: Babe le bambino 9 h 10- Beethoven 7 h 15 III: Les somnambules 7 h 15,9 h 25 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)- Babe, le bambino 7 h 05— La postière 9 h 20 — 2: Basic Instinct7 h, 9 h 30 3: L'arme fatale 37 h, 9 h 35 4: Coeur de tonnerre 7 h 10,9 h 40 5: City ofJoylh 05,9 h 356: Le somnambulea 7 h 20,9 h 15 CENTRE EATON 1: MH- Lethal Weapon 312 h 35, 3 h 35, 6 h 35, 9 h 20- 2: Lethal Weapon 312 h 55, 3 h 55, 6 h 55, 9 h 40 3: Power ot One 9 h 10— Beauty and the Beast 1 h, 3 h, 5 h, 7 h.4: Le cobaye 12 h 40,2 h 55,5 h 05,7 h 15,9 h 25 5: White Sands tr.12 h 35,2 h 50.5 h.7 h 10,9 h 20 6: Folks 9 h- La belle et la btte 12 h 30,2 h 20,4 h 10,6 h, mer jeu.12 h 30,2 h 20,4 h 10 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil (849-3456)- City ot Joy 2 h, 7 h, 9 h 30 2: Femgully 2 h, 7 h- My Cousin Vlnny 9 h 3: The Voya-ger2 h 10, 7 h, 9 h 30 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (849-7277)- Salle 1: Toto le héros 19 h 30, 21 h 15, mar 17 h 30,19 h 30, 21 h 15— Salle 2: La sarrasins 19 h, 21 h, mar 17 h, 19 h, 21 h CINÉMA JEAN-TALON: Mit- The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10,9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: — JFK 8 h 2: White Sands 7 h 10,9 h 30 3: Babe le bambino 7 h, 9 h 30— 4: Flamme sur glace! h, 9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent, Mtl (843-6001) - Se Festival International du film par ordinateur (22 au 30 mai) CINÉMA PARIS: MU (875-7284)— CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada (849-3456)— Femgully 7 h.— Thunde-rhearti h 2: Basic Instinct 7 h, 9 h 30 3: My Cousin Vlnny 7 h, 9 h 20 4: Beethoven 7 h 10— Leaving Normal 9 h— S: The Player 7 h, 9h206: Sleepwalker!h 15,9h 15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— Le corbeau 18 h 35— Les eaux troubles 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0.(489-5553) - Lethal Weapon 3! h, 9 h 30 2: Until the End of the World Sh CINÉPLEX I: (849-3456) - La postière 2 h 15, 4 h 30, 7 h 05, 9 h 15 2: Europe 2 h 15, 4 h 30, 7 h 05,9 h 15 III: Sate le bambino 2 h, 4 h 15,7 h, 9 h 25 IV: Coeur de tonnerre 2 h, 4 h 25, 7 h, 9 h 25 V: Beethoven 2 h 15, 4 h 25, 7 h 05, 9 h.VI: Beaucoup, passionnément, è la Mie 2 h 15, 4h25.7h05.9h20VII: SfMpwo/fcar2h.3h50, 5 h 40, 7 h 30,9 h 30 VIII: Basic Insdnctî h.4 h 30.7 h, 9 h 30IX: U/ga2hQ5,4h30,7h,9h2S COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- Jusqu’au bout du monde 1 h 45.5 h, 8 h II: Urge 2 h 10.5 h 05, 7 h 20, 9 h 35 III: AufourdTiul peut-être 1 h 30,3 h 30, 5 h 30, 7 h 30,9 h 25, mer 1 h 30,3 h 30,5 h 30 IV: Outremer 1 h 30,3 h 25, 5 h 35,7 h 15,9 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.René-Lévesque, MU (283-8229)- L'A-cadlei *wtfr19h,21 h.(19 au 21 mai) CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- The Hearts otAge/O-UzenKane 20 h 30 CRÉMAZIE: (849-FILM) - Le secret est dans la sauce 7 h, 9 h 30 7: Capitaine Crocheta h 0 Edge 7 h 05, 9 h 10 9: 10: White Sands 7 h, 9 h CERTIFICATS CADEAUX EN VENTE DANS TOUS NOS CINEMAS INFO-FILM 866 011 1 iihOC a 22h00 FAMOUS PLAYERS MATINEES lundi au vendredi ** 4* APRÈS ELVIS GRATTON ET LE PARTY.Q TI | UN FLM DE PIERRE FUAROEAU ET MANON LERICHE |i 15-3 is watte | 5 15-7 15-9 15 .PARISIEN t films du CropuKul* prtïante 11:25-3:25 5:25-7 25-9:25 LA VIEILLE QUI 13i| MARCHAIT DAN» LA MER “ VO A-TANGtAS AU FAMOUS PLATERS t IKAFKA PARISIEN 65E 3856 •»è3 Sl# C4*'**i o* O CENTRE LAVAL 1600 Le Corbusier 112:50-3:00 4HO 5:10-7:20-9 30 .Tous les soirs 7 05-9 15 sam-dim-lun 12 20-2 35 4 45-7 05-9 15 version française PARISIEN 366-385 C ?,13 AKS+' 12:55-3 00 5:05-7:10-9:15 V.O.ANGLAISE AU LOEWS GAGNANT DU CÉSAR du mollleur acteur JACQUES DUTRONC PARISIEN 366-3856 iôC Ste Ca'r-er.ne O ?ICfP bs* fHssiSonnAw Obtenez votre coupon del U Minora* Sir in billet d'idikT 1 l'icbit d'in prodiil Coca-Cola en fontaine, i prix r2 Marche des partenaires 1992 Une Terre en Commun Mythe Les habitants des pays en développement ne se préoccupent pas beaucoup de l'environnement.Réalité Pour pouvoir survivre, les familles de l'Afrique et de l'Asie doivent connaître leur environnement.Elles doivent savoir comment enrichir le sot, conserver l'eau précieuse, utiliser de diverses laçons une seule plante.Ces connaissances se sont accumulées depuis des siècles.Cette année, des millions d'arbres seront plantés par des hommes, des femmes et des entants des pays en développement.Ces arbres vont aussi nous aider, parce que nous partageons la même terre.Contribuez à la solution.Participez à la Marche des partenaires 1992.Parc Mont-Royal (près du Lac aux Castors), 1 ih Pour obtenir une trousse du marcheur, composez 1-800-267-2532 Partenaire Principal: ‘ LA SOCIETE 0 ASSURANCE S NORWICH UNION Commanditaires Médiatiques: ?CBC 6 LE DEVOIR i Une initiative de la Fondation Aga Khan Canada 31 mai 1992 te^àe9eS cenôies (992' UNE INVITATION AUX ANCIENS/ ANCIENNES D EXP067 Tous ceux et celles qui ont travaillé pour TEXP067 sont invités à communiquer leurs coordonnées: nom, adresse, no de téléphone, en même temps qu'une courte phrase les situant dans l'ensemble des activités de la Compagnie canadienne pour l'Exposition universelle de 1967 ( CCEU ).1992 marque le 25e anniversaire de l’Expo et un comité d’anciens de la compagnie prépare une fête à laquelle ils convient leurs camarades de travail de cette époque.L’Expo a réuni le talent, l’imagination et la connaissance des meilleurs éléments du Québec et du Canada, privés et publics, francophones et anglophones, multi-ethniques et autochtones, créant ainsi un vibrant hommage aux fêtes du centenaire de la Confédération canadienne.Rappeler cette époque glorieuse, c'est rappeler aux Canadiens qu’ils peuvent accomplir de grandes choses pour peu qu’ils veuillent bien travailler ensemble.La fête commémorative de l’Expo est prévue pour le 27 juin, sur l’emplacement de l’Expo.Il y aura participation aux frais ( encore indéterminée ) et chaque ancien /ancienne pourra être accompagné/e.Beaucoup de détails restent à planifier mais commençons par identifier les joueurs.Que vous soyez décidé ou pas â y assister, enregistrez-vous.Vous serez sur la liste la plus complète des anciens.Et si vous connaissez d’autres personnes qui devraient être enregistrées, faites-leur savoir ou envoyez-nous leurs noms et adresses.téléphonez au ( 514 ) 932-1083 ou télécopiez au (514)937-0830.mm Faites parvenir votre inscription à la case postale 1967, | succursale Westmount, (Québec ) 113/ 2X3 ou S I ! § NOM AGE ADRESSE A PP.VILLE CODE POSTAL ! EL.: RÉSIDENCE BUREAU EN I967 J’ÉTAIS h S i 1 1 DAUPHIN I: (849-3456) — Tous les matins du monde 7 h, 9 h 15 11: Being at Home with Claude 7h 15,9h CINÉMA DÉCARIE 1: (849-3456) - The Quarrel 7 h.— Regarding Henry 7 h 05- Rush 9 h — American Me9 h 15 DORVAL I: (631-8586) - Lethal Weapon 36 h 30, 9 h 10 II: Folks 7 h 15, 9 h 15 III: White Sands 7 h 25, 9 h 30 IV: Turtle Beach 9 h -Beauty and the Beast! h DU PARC 1: (844-9470)- Folks 7 h, 9 h 15 2: Power ot One 6 h 45,9 h 10 3: Mambo Kings 7 h, 9 h DU PLATEAU 1: (521-7870)- JFK 1 h, 4 h 30,8 h.2: Analyse fatale 12 h 10,2 h 30,5 h, 7 h 15,9 h 35 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: - 1: Le vieille qui marchait dans lamer 7 h, 9 h 20- 2: White Sanda 7 h 05, 9 h 25- 3: Cutting Edge! h 10.9 h 30- 4: Lethal Weapon 3 6 h 30,9 h 10- * Lethal Weapon 3 6 h 30, 9 h 10- ft- Folks 7 h 15, 9 h 35- 7: Lethal Weapon 3 4 h 10, 6 h 50, 9 h 30- 8: Lethal Weapon 34 h 10,6 h 50, 9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (849-3456)-Howarda End 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 35 2: Highway 611 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30,9 h 30 3: 77»P/ay»r2Mh30,7h10, 9 h 304: Thun-derheart 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 15 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)- GREENFIELD I: (671-6129) - Lethal Weapon 36 h 20.9 h.2: Lethal Weapon 35 h, 7 h 30 3: 10 2: Lethal Weapon 36h40, 9 h 20 3: U cobaj«7h,9h104: Lethal Weapon 3 7 h, 9 h 40 5: Lethal Weapon 37 h 10, 9 h 35 •: Turtle Beach! h 15.9 h 30 7: “ “ ' " 30.9 h 20 •: Cutting Folks 7 h 06,9 h 15—10: 1011: Flamme sur glace 7 h 10,9 h 2012: La vieille qui marchait dans la mer 7 h 05, 9 h 15 LAVAL 2000 1: (849-3456)- Basic Instinct 7 h, 9 h 30 2: Beethoven 7 h 20,9 h 05 LOEWS 1^861-7437) - Casablanca 12 h 20,2 h 35, 4 h 50, 7 h 05, 9 h 20 II: Where the Angpta Fear to Tread1 h 30,4 h, 6 h 30,9 h., jeu.1 h 30.4h,9h III: Passed Away 12 h 45,3 h, 5 h 05,7 h 15.9 h 25IV: Cutting Edge 12 h 30, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 20,9 h 30 V: Kafka 12 h 15,2 h 30,4 h 45, 7 h, 9 h 15 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1: La belle et la bèta 19 h — L'Insoutenable légèreté de l'être20 h 45— Salle 2: L'empire dee sena 19 h 15— Hare-klriît h 15 OUTREMONT: (276FILM)- PALACE 1: - Lethal Weapon 312 h 15.3 h 15.6 h 15.9 h II: Wayna'a Wortd\2 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 25,9 h 30 III: Mlaalaaippl Masala 1 h 30, 4 h, 6 h 30,9 h 10IV: Exposure 12 h 20, 2 h 35,4 h 50,7 h 05, 9 h 25 V: Medltenaneo 1 h 35,4 h 05, 6 h 35, 9 h 15 VI: Turtle Beach 12 h 30, 2 h 30,4 h 45,6 h 50,9 h 20 PARADIS I: (354-3110)- Le père de la mariée 7 h — Analyse fatale 7 h 05— La main qui f l'antant 7 h 15 G/ Le cobaye 7 h, 9 h 10 IMAX: Vieux Port de Montréal (496-4629)- Programme familial: Montagnes de leu et L'Oeuf magique mar.au dim.10 h, 13 h, 14 h 30,16 h, 19 h.(relâche sam.) version anglaise: 11 h 30,17 h 30.Événement spécial: Lea Rolling Stones 20 h 30 (v.o.) 22 h 30 (v.o.) (ven.sam.seul), lun.relâche.IMPÉRIAL: (288-7102) - White Sands 12 h 50, 3 h, 5 h 10,7 h 20,9 h 30, mer.5 h 10,7 h 20,9 h 30 LAVAL : (688-7776) - 1: White Sands 7 h 05,9 h > Grand Canyon 9 h — La prince des marées 9 h 25 — La secret est dans la sauçai h 40 PARISIEN I: (8668856)- Van Gogh 1 h 15.4 h 45.8 h 15 II: Mississippi Masala 1 h 30,4 h, 6 h 40.9 h 10 III: Kafka 12 h 55,3 h, 5 h 05, 7 h 10,9 h 151V: Chsb 1 h 25,3 h 25,5 h 25, 7 h 25,9 h 25 V: La steak 1 h 15,3 h 15,5 h 15, 7 h 15.9 h 15 VI: Les amants du Pontnsuft h, 3 h 45,6 h 30,9 h 10 7: La vieille qui marchait dans la mer 12 h 50,3 h, 5 h 10,7 h 20,9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON 1^849-3456) - Basic Instinct 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 45- Far and Away sam.8 h.Il: The Babe 1 h 45,4 h 15,7 h, jeu.1 h 45,4 h 15— Year of the Comet 9 h 30 III: Sleepwalker 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30,9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - L'arme fatale 3 7 h, 9 h 30 2: Basic Instinct! h 05,9 h 35 PLAZA COTE DES NEIGES: (849-3456)- 1: My Coualn Vlnny ! h, 9 h 30 2: The Babel h 05.9 h 20- 3: Femgully 7 h, 9 h 4: Basic Instinct 7 h 05, 9 h 40 5: 77» Player I h, 9 h 35 6: CHy of Joy 7 h, 9 h 35 7: Beethoven 7 h-Leavlng Normal 9 h 15 QUARTIER LATIN: MULE RIALTO: 5723 ave du Parc, M« (274-3550) -Life Is Sweet! h 15- Kafka9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - Lethal Weapon 3 6 h 30, 9 h 20 II: Le cobaye 7 h 20, 9 h 30 III: Lethal Weapon 3 6 h 30, 9 h 20IV: Capitaine Crochet 6 h 15, 8 h 50 V: White Sanda I h, 9 h 10 VI: La main qui berce l'enfant 7 h, 9 h 30.CINEMA QUÉBEC CANARDIÊRE: (661 -8575)— Beethoven ven.au jeu.19 h— La Postière 21 h CINÉMA LIDO: —L'arme fatale 3 19 h, 21 h 15— Lee somnambules /L'ange du ring 18 h 45— Babe le bambino 18 h 45— Coeur de tonnerre 21 h— Beethoven 19 h — While Sands 21 h— Basic Instinct 18 h 45,21 h 05 LE CLAP: (656CLAP)— Ombres et brouillard 18 h.GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- Capitaine Crochet 6 h 15— Le docteur 9 h, — L'annonce laite è Marie 7 h 10, 9 h 20— La vieille qui marchait dans la mar 7 h 05, 9 h 25— Les amants du Pontneuta h 40,9 h 10-Le cobaye 6 h 45,9 h 10— Flamme sur glace 7 h 15,9 h 30 PLACE CHAREST: (529-9745)- L'arme fatale 312 h 40,15 h 30,19 h, 21 h 30— Uraa13h30,16 h 30,19 h 20.21 h 40— Arrête ou ma mère va tirer 13 h 40,15 h 40,17 h 40, 19 h 40, 21 h 35-Whtte Sands 12 h 20,14 h 35,16 h 55,19 h 10,21 h 30- Baba la bambino 13 h 45,16 h 30,19 h 30, 21 h 50— Coeur de tonnerre 13 h 30, 16 h 15,19 h 25, 21 h 50— Basic Instinct 13 h 10,16 h, 19 h, 21 h 40— Las somnambules 13 h, 15 h, 17 h 15,19 h 20,21 h 15 LE PARIS: (694-0891)— PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)— Mon père ce héros ven au mar 7 h 05, 9 h 20— Year ot the CoroeTven au mar 7 h, 9 h 10 STE-FOY 1: (6560592)- Lethal Weapon 3 ! h 10, 9 h 45 2: White Sands 7 h 15, 9 h 30 3: Le cobaye 7 h, 9 h 15.MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.MARDI 19 MAI LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 quintette en fa mineur pour piano et cordes (Brahms) concerto pour flûte op.27 (Boccherini) DEMAIN SOIR, 22:00 symphonies nos 3-4-5 (Abel) concerti RV 447 et 575 (Vivaldi) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 SUR SCENE LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Stutz 6 Hills, le 20 mai à 22h 30 BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE GUY-BE-LISLE: 80 bout Arthur-Sauvé, St-Eustache— Les plus beaux textes poétiques de Félix Leclerc avec Claudine Thibaudeau, comédienne, le 19 mai à I9h30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott el Geoffrey Lapp, en permanence, lun mar 19h â 24h.mer au ven.17h.30 à 22h —Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven.à compter de 22h, sam.é compter de 21h.30 — Billy Georgette, praniste/chanleur, lun.mar de 17h.à 19h — Trio Billy Georgette, sam.de 18h â 21h.30— Le trio de Bernard Primeau, les dim.de 18h.30 à 24h BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Tous les mardis, Jazz and Blues BOITE A CHANSONS LE PIERROT: 114 est St-Paul, Vieux-Montréal— Alex Sohier et Dany Pou-Ilot, les 20-22-23 mai à 20h.LA CENTRALE: 279 ouest Sherbrooke, ste 311 D, Montréal (8443489)— Événement musique: Kathy Kennedy et Jody Berland, le 19 mai à 20h.CENTRE CULTUREL DE BELOEIL: 600 rue Richelieu, Beioeil (467-4504)— Journée d'anniversaire à l'Arrière-Scène, 15 ans de théâtre, et 25 ans de carrière de Serge Marois, spectacle-rétrospective « Serge Marors, 25 ans d'amour pour te théâtre • m.en s.Georges Lévesque, le 22 mai à 19h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— Jeunes artistes: Maneli Plrzadeh, planiste, oeuvres de Bach, Rachmaninov et Schubert— Hélène Dery, hautboïste, Anne-Marie Denoncourt, pianiste, oeuvres de Poulenc, Schumann, Shinohara et Vivaldi, le 20 mai â20h.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente du théâtre au printemps: • Précis d'histoire générale du théâtre en 114 minutes • du 5 mai au 20 juin, mar.au sam.à 20h.— Le Théâtre de l'Heure anime des ateliers de création avec les artistes de toutes disciplines, du 11 mai au 17 juin, lun.au mer.de 10h.à 17h.30— Cabaret-Théâtre, du 15 mai au 20 juin, les ven.sam.à 24h.ESPACE TANGENTE: 840 Cherrier, Montréal (525-1500)— Les étudiants des ateliers de danse moderne de Montréal, les 19-20 mai à 20h.30 JAILHOUSE ROCK CAFÉ: 30 ouest Mont-Royal, Montréal (849-3030)— 15e spectacle annuel de la classe dérangement du département de musique du cégep St-Laurent, dir.André Beaudry, les 19-20 mai LE CIRQUE: 2112 St-Denis, Montréal (987-7658)-Snack'n Jazz tous les lun.et mar.à 21 h.avec C.Papasoff el L.Soulier NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Salle Fred Barry: • Frankenstein • texte et m.en s.de Richard Gohier et Marc Labrèche, à compter du 29 avril à 20h,30 PLANÉTARIUM DOW: 1000 ouest St-Jacques.Montréal— Tangram présente un concert mulbmédia de Robert Normandeau, sur des images de Michel Oubreuil el Johanne Tremblay, les 19-20 mai à 20h SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: 220 Vincent d'indy, Montréal— Récital de flûte, André Papillon, au piano Jacques Drouin el Louise Cautlopé.oeuvres de Boulez, Francalx, Joiivet et Morel, le 19 mai à 15h — Récital de piano.Claire Ouellet.oeuvres de Beethoven, Chopin, Oublieux, Messiaen et Scriabme, le 19 mai â20h.SALLE EMILE-LEGAULT: 613 boul Ste-Croix, St-Laurent (522-1245)- L'Opéra Comique du Québec présente La Mascotte d'Edmond Audran, les 21-23-2630 mai à 20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal (3964547)— Margaret J.Bail, mezzo-soprano, avec la participation de Stephen Wong et Allison Gagnon au piano, oeuvres de Mahler, Berg, Weill, Glick et Bolcom, le 19 mai à 20h.STUDIO D'ESSAI CLAUDE-GAUVREAU: UQAM, 405 est Ste-Catherine, Montréal (967-3456)— Le département de théâtre de l'UQAM présente « Tumultes > d'après l'oeuvre tragique de Jean Racine, spectacle conçu par Sylvain-Alexandre Lacas, du 20 au 23 mai à 20h THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux Montréal (845-7306)— .Opéra fou » spectacle de marionnettes, conception et m.en s.Vladimir Ageev, à compter du 7 mars, sam à 15h„ dim.à 13h.ot 15h.THEATRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (2863161)— > Blokes ¦ comédie musicale de Bowser and Blue, du 9 avril au 31 mai— • Une pucelle pour un gorille > de Fernando Arrabal, adaptation et m.en s.de Maurice Podbrey (version anglaise), du 16 mai au 7 juin THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominique, Montréal (987-1774)- Le Théâtre 1774 présente « L'Affaire Tartutle, or The Garrison Officers Rehearse Molière t du 1er au 24 mai, mar.au sam.à 20h., dim.à 15h.THÉÂTRE NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— t Le Roi Lear • de Shakespeare, m.en s Jean Asselin, du 28 avril au 23 mai, mar.au ven.à20h., le sam.à 16h et 21h.UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke.Montréal (8467928)— Altsys, jazz orchestra, compositeurs canadiens, le 19 mai à 20h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'indy, Montréal— Salle B 484: Récital de flûte, Nathalie Choquet, au piano Louise-Andrée Baril, oeuvres de Gougeon, Kolb, Ibert, Marais et Poulenc, le 19 mai à 20h.VILLA STE-MARCELLINE: 815 Upper Belmont, Westmount (4862528)— » L'auberge des morts subites • de Félix Leclerc, m.en s.G.Fumagalli et M.C.Vinay, le 19 mal à 19h.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (4165262183)— .Albatros • théâtre du Gros Mécano, texte de André Morency, m.en s.Serge Thibodeau, le 23 mai â 20h.A SURVEILLER Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal, au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; au Stade olympique, de 11 h à 20 h 30, et à St-Roch-de-L’Achigan, 24, boul.Rémi-Henri, de 15 h à 20 h 30.Rens.: 937-1941.¦ Ce soir à 19 h 30, M.Jean-Claude Vigor, chroniqueur à la télévision de Radio-Canada dans « Les iardins d’aujourd'hui » donnera une conférence sur le potager biologique, au Centre Jeanne-Dufresnoy, 1, boul.Curé-Poirier est, coin chemin de Chambly, à Longueuil.Rens.: 677-9544.¦ Aujourd'hui à 14 h, le Centre des femmes de Verdun, 3993 rue Wellington, vous invite à son dîner-causerie sur le thème : « La sexualité, une histoire secrète ! ».— Mercredi 20 mai à 19 h, discussion sur le thème : « Connaissez-vous la réalité des femmes handicapées ?».Rens.: 767-0384.¦ Le Centre d'aide aux familles d'alcooliques et de toxicomanes offre une fin de semaine intensive de 20 heures conçue pour vous aider à mieux vivre, les 22,23 et 24 mai, les 19, 20 et 21 juin, et les 14,15 et 16 août.Réserv.: Huguette au 686-6969.¦ Les Amis du jardin botanique offrent une série de 3 cours sur la culture des plantes sauvages, les mardis 19 et 26 mai et le 2 juin de 19 h à 22 h, à la Salle Léon-Provancher du Jardin botanique.Rens.: 872-1493.¦ Ce soir à 19 h 30, l'Association des parents et amis du malade mental Rive-Sud vous invite à une rencontre sur le thème : « La thérapie par le rire », animée par Josée-Anne Veinar, au Centre d’accueil Chevalier de Lévis, 40 rue Lévis, près du Ch.Chambly à Longueuil.Rens.: 677-5697.¦ La Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce organise un déjeuner-causerie, le mardi 26 mai, à Aide à l'cnfancc -Canada Save lhe Children-Canada l’Hôtel Ritz Carlton, 1228 rue Sherbrooke ouest à Montréal.Réservations avant le 22 mai.Rens.: 844-3051.¦ L’école Rudolf Steiner de Montréal ouvrira ses portes pour une soirée d’information, le mercredi 20 mai, de 19 h à 21 h, au 12 050 ave Bois-de-Boulogne.Rens.: 334-1391.¦ Les Doigts Sales, 4878 rue Henri-Julien, offre des camps de jour en arts plastiques pendant l'été aux enfants de 7 ans et plus.1er camp : du 29 juin au 10 juillet; 2e camp : du 27 juillet au 7 août, et 3e camp : du 10 au 21 août.Inscr.: 844-9989.¦ Le Centre NOVA organise un atelier sur l’interprétation des rêves, animé par M me Sarah Diane Pomerleau, les 22,23 et 24 mai prochain.Rens.: 499-8946.¦ La Société de biologie de Montréal invite le grand public à prendre part à ses nombreuses excursions organisées pour l’observation des oiseaux dans la région de Montréal.Les mardis 19 et 26 mai à 18 h : cimetière Mont-Royal.Le jeudi 21 mai à 18 h : Jardin botanique de Montréal.Les 19 et 21 mai à 6 h du matin : parc Summit.Rens.: 277-9864.¦ Les camps de jour en arts de la scène du Théâtre nos voix, nos visages feront vivre à des jeunes de 6 à 12 ans un été de plaisir et de découvertes.Quatre séjours de deux semaines chacun s’offrent aux jeunes entre le 29 juin et le 21 août.Rens.: 442-0740.¦ I,'Orchestre symphonique du Sague-nay-Lac-St-Jean cherche à rejoindre tous les anciens élèves ayant déjà séjourné ou terminé leurs éludes à Chicoutimi afin de les inviter à de « Grandes retrouvailles» organisées dans le cadre du 25e anniversaire du Conservatoire de musique de Chicoutimi et du 150e anniversaire de cette ville.Rens.: (418)545-3409.¦ AKS Interculture Canada est un organisme bénévole sans but lucratif dont l’objectif consiste à favoriser la compréhension mutuelle entre les peuples par la pratique des échanges culturels.Les familles intéressées à accueillir un étudiant étranger au cours de la prochaine année scolaire doivent communiquer avec Diane Palardy au 382-9125 ou au 1-800-361-7248.¦ L’Kntraide pour hommes de Montréal invite les hommes en difficulté à se joindre au groupe tous les lundis à 19 h 30, au 6955 rue Des Ormeaux, à Anjou.Rens.: Daniel Messier au 355-8300.La télévision du mardi soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO a CBFTfR.C.) TCM Montréal 17h30 / Ce soir Marilyn q Hockey / Éliminatoires Le Télélournal q Le Polnt/météo/sport Cinéma : Niagara —Am.53 Avec Marilyn Monroe et Joseph Cotten HH WCAXfCBS) ^ Burlington News Newsq The Golden Girls q Rescue 911 q Intruders q News Forever Knight q rfl WPTZ(NBC) Plattsburgh News Newsq Jeopardy ! Wheel of Fortune q In the Heat ot the Night q Cruel Doubt q News The Tonight Show » CBMT(CBC) Montréal Newswatch CBC News- magazine Hockey / Boston à Pittsburg The National q The Journal Newswatch At 11 Newhartq CBC Late Night «b sur*1 Le TVA q éd.18 lires Jeopardy! Cinéma : Champagne pour deux Can.87 -Avec Nicholas Campbell Loto-Qulz Le match de la vie q AdLib Le TVA q éd.réseau TVAq sports Des mots pour le dire oBF1 Puise q Entertainment Tonight q Recovering From.Fuiiq House Home P Improvement Cruel Doubt q Newsq Arsenioq Hall Show (ta TV5 (Télé «s» Francophones Nord-Sud Des chiffres et des lettres Journal deTF1 Vision 5 Envoyé spécial Tous à la une Ciel, mon mardi ! mss0* Passe- Partout Téléservlce Trilogie pour q un homme seul Feu vert q Rideau q Téléservlce La période de questions mS* Musique vidéo Fax: L'Inlopius Flashback Musique vidé 0 Rock en bulle Perfecto Musique vidéo otSffP News Newsq Star Trek :q The Next Generation Fuliq House Home p Improvement Roseanne Coach q Oprah— q Behind The Scenes News Nlghtllne Commercial Programs ® sa 19h / Muchwest Fax Life on Venus Ave Vldéocllps Monkees Spotlight / Townsnend Power 30 rs» VERMONT ETV(PBS) The MacNell/Lehrer Newshourq The Nightly Business.Crossroads Novaq Frontline q Listening to America q WKh BIIIMoyers Cinéma : Ahport-km.69 Avec Burt Lancaster et Dean Martin Montréal La roue chanceuse Zizanie Au nom de la loi Cinéma : Les aventures de Jack Burton dans les grtttes du mandarin —Am.86 Le Grand Journal Sports plus Sports plus Extra Cinéma : Sanglantes contassions « 17 h/Chüdran Programs The Nightly Business.The MscNeil/Lehrer Newshourq Novaq Frontline q Listening to America q With BIIIMoyers Eastenders Secret Agent t CULTURE ET SOCIETE .e Devoir, mardi 19 mai 1992 Les écrivains accusent Paule des Rivières LA LITTÉRATURE québécoise existe mais personne ne le sait.Problème plus grave encore; une littérature pleine de vitalité s’écrit au Québec, mais elle ne circule tout simplement pas.Cette complainte a envahi le récent colloque de l’Union des écrivains, sur le rayonnement de la littérature québécoise, auquel ont participé quelque 300 personnes.Plusieurs coupables ont été identifiés.Le premier, c’est l’école.« Il y a des manques », dit Bruno Roy, président de l’Union des écrivains.Comment se fait-il, par exemple, qu’en cinquième secondaire, plus souvent qu’autrement, l’étudiant apprend à faire un curriculum vitae et à faire un reportage?De familiarisation avec la littérature, point.C’est qu’il faut répondre aux objectifs suivants : « favoriser la communication » et « respecter le vécu de l’élève ».Que nous sommes loin de Nel-ligan ! « L’on donne à la langue une fonction exclusivement utilitariste.La langue est une méthode de communication et n’est que cela », observe Bruno Roy.Il serait cependant erroné de conclure qu’aucun roman ne trouve place dans les classes de la fin du secondaire.Car rien n’empêche le professeur de faire partager ses passions littéraires.Mais il n’y a pas de règle et sur ce point le président de l’Union des écrivains est entièrement d’accord avec l’essayiste Jean Larose lorsqu’il dit que les programmes scolaires réduisent l’univers plutôt que de l’élargir.L’univers symbolique a toutes les misères du monde à se tailler une place.Plusieurs des écrivains qui ont participé au colloque n’ont pas limité leur critique aux vicissitudes du système scolaire.Us ont dénigré les médias qui ne mettent pas en perspec- tive l’ouvrage commenté, « souvent en quatre ou cinq lignes ».À l’opposé, fait valoir M.Roy, lorsqu’un écrivain étranger vient ici, les médias s’en emparent en l’interviewant en long et en large.« Le système du vedettariat prévaut », re- frette le président de l’Union des crivains.« Nous faisons exister le livre de l’autre».S’il faut en croire les propos entendus au cours de ces trois jours de colloque, la semaine dernière à l’Université de Montréal, les écrivains et éditeurs sont donc très mécontents des médias qui non seulement ne parleraient pas assez d’ouvrages québécois mais aussi seraient souvent méprisants.« Les annonceurs des pages littéraires sont les éditeurs d’ici.Mais en bout de ligne, ils paient pour permettre des recensions sur des livres étrangers », se plaint M.Roy.Mais alors, faudrait-il ne parler que de « nos » livres ?Non.Mais davantage.M.Roy s’explique mal ce qui ressemble à un préjugé contre la littérature d’ici.Il s’explique mal par exemple qu’un enseignant lui ait avoué, au cours d’une conférence récemment ne rien comprendre aux poètes québécois mais enseigner Baudelaire, Rimbaud et Verlaine.Sont-ils plus accessibles que nos poètes ?», s’écrie M.Roy.Si les médias écrits ne gagnent pas de prix chez les écrivains, les médias électroniques sont condamnés pour « leur désintérêt à peu près total », croit M.Roy.Tant et si bien que le milieu littéraire québécois envisage désormais de produire sa propre émission de télévision.Même avant son lancement, la nouvelle émission littéraire de Gaston L’Heureux est pointée du doigt.« L’émission sera consacrée au livre, non à la littérature.Cette distinction appartient à son époque mais l’on craint qu’il n’y ait beaucoup de livres de recettes.J’espère que Radio-Canada sera patiente et ne jugera pas rémission sur sa rentabilité».Bref, on le voit, le climat n’est pas à l’euphorie et les écrivains d’ici se sentent isolés, oubliés.« Lorsque j’ai écrit un livre sur la chanson québécoise, en 1977, un auteur français venait lui aussi d’écrire un ouvrage sur le même sujet, la chanson d’ici.En librairie, il y avait 15 exemplaires de son livre et cinq du mien.Pourquoi, demande-t-il ?MUSIQUE/chronique Des bénévoles efficaces Marie Laurier SELON Mme Liza Frulla-Hébert, « le travail des bénévoles constitue une ressource essentielle au fonctionnement des manifestations artistiques et culturelles ».La ministre des Affaires culturelles a tenu ces propos devant les membres du Comité des bénévoles de l’Orchestre symphonique de Montréal, au lendemain de la publication du nouveau budget qui prévoit une réduction de taxes sur les spectacles de 17 à 11,28 %.À lui seul le Comité des bénévoles de l’OSM, composé quasi exclusivement de femmes — 400 dont quelque 200 travaillent activement — a recueilli près de 300 000 $ pour l’orchestre.Ces fonds proviennent du radiothon Symphonia, des 20 pré-concerts, des Matins symphoniques, de la campagne annuelle de financement, du concert-gala, etc.« Dans un climat économique dont personne ne se réjouit, la présence et le travail des bénévoles dans le domaine de la cueillette de fonds, dans le domaine de l’éducation et en tant que support clérical apportent à l’OSM une richesse inestimable », a souligné la co-présidente sortante, Mme Karys Marcus.La brève allocution de la ministre des Affaires culturelles allait en ce sens: « Il existe 32 000 bénévoles dans le domaine des arts et de la culture au Québec et 58 % d’entre eux sont des femmes, a dit Mme Frulla-Hébert.Cela représente 10 millions d’heures de temps donné et 20 millions $.Inutile de vous dire que vous êtes mes alliées que je ne saurais trop remercier et féliciter.» M.Robert Spikier, directeur général de l’OSM a tenu lui aussi à remercier les bénévoles, au nom également de Charles Dutoit et des musiciens qui enregistraient ce jour-là à l’église de Saint- Eustache.Mmes France Elaine Villemaire et Shirley Quantz ont toutes deux été élues co-présidentes.Lancement du CIMM C’EST aujourd’hui que nous saurons vraiment combien de pianistes se présenteront au 23e Concours international de musique de Montréal.Aux dernières nouvelles, 60 candidats étaient attendus, mais il y a toujours des désistements à la dernière minute.Les jeunes artistes de 16 à 30 ans, viennent d'une quinzaine de pays et ils se soumettront cet après-midi au Piano Nobile de la Place des Arts à la traditionnelle cérémonie du tirage au sort de leur rang de présentation devant le jury.Tangram EN MARGE du 350e anniversaire de Montréal, un concert multimédia de Robert Normandeau, sur des images de Michel Dubreuil et de Johanne Tremblay a lieu ce soir et demain soir à 20 h au Planétarium de Montréal, sous le titre Tangram Adresse: Montréal, Québec, Terre, Cosmos.Robert Normandeau assure la direction artistique de la série de concerts acousmatiques « Clair de terre » au planétarium Dow depuis 1989.Il sera parmi les compositeurs invités par le Nouvel Ensemble Moderne et la Société de musique contemporaine du Québec lors de l’ouverture du nouveau Musée d’art contemporain les 29 et 30 mai.Chorales gagnantes LA CHORALE de musique de chambre de 18 voix Phoenix de Richmond, en Colombie-Britannique, a remporté la palme avec 11000 $ en prix lors du 9e Concours national des chorales d’amateurs de Radio-Canada.L’ensemble sous la direction de Cortland Hultberg faisait partie des 36 chorales participantes.Deux 2e prix sont allés à deux ensembles de Montréal, soit Cantare sous la direction de Mary Jane Puiu dans la catégorie des chorales de jeunes et l’ensemble bulgare Dragana sous la direction de Ariane Dind dans la catégorie des chorales ethniques.NOS CHOIX TÉLÉ Le match de la vie Des sujets assez variés : l’École nationale de cirque, la formation professionnelle, et les motivateurs (« vas-y té-capable !») TVA 21 h ?Rideau Cette émission ne fait pas nécessairement grand tapage médiatique, mais elle présente souvent des reportages fort intéressants.Et ce soir on offre justement un rétrospective des meilleurs de l’année.Radio-Québec 21 h ?Ciel, mon mardi Les minous et les toutous de France et de Navarre (sujet de l’émission de ce soir) c’est sacré, et il ne faut pas en rire au risque de passer pour un facho.La nouvelle vague du « politiquement correct » ?TV5 22 h 35 ?Sanglantes confessions Deux frères, un prêtre et un policier, et un meurtre.Un polar très bien ficelé avec deux acteurs de choc, Robert De Niro et Robert Duval.Quatre Saisons 23 h 30 — Paul Cauchon 1 De Cannes, Lauzon commente Léolo Francine Laurendeau de notre envoyée DEVANT l’absence de Léolo au palmarès de Cannes, nous partageons tous la même déception, surtout que sur les derniers milles, les enchères avaient monté et nous n’aspirions désormais qu’à la Palme d’Or, ni plus ni moins.Il faut dorénavant nous résoudre à adopter le sage point de vue de Ginette Reno qui déclarait hier à notre collègue de Radio-Canada, Dominique Payette que, même sans prix, la bataille de Cannes était gagnée.À preuve, l’accueil triomphal du public aux deux projections de la salle Louis-Lumière, la réaction de la presse et même peut-être une certaine gêne que j’ai cru percevoir de la part de Gérard Depardieu, président du jury, insistant sur la frustration de ne pouvoir récompenser tous les films qu’on aime.Je reviendrai samedi sur ce palmarès mais j’aimerais quand meme vous faire partager mon entretien avec Jean-Claude Lauzon que je rencontrais samedi à Cannes, pour la première fois de ma vie.Ça commençait mal.Pour aller à ce rendez-vous, j’avais dû renoncer à une projection qui me tenait à coeur.Et puis j’avais beau frapper et sonner, aller faire les cent pas et revenir frapper et sonner à cette chambre du quatrième étage du Noga-Hilton, seul le silence me répondait derrière cette porte close.Normalement, je n’aurais pas insisté, j’aurais tourné les talons, j’aurais tenté de rattraper cette projection perdue.Seulement voilà, je venais d’avoir la révélation de Léolo, j’avais la tête toute vibrante encore de ses images poétiques et baroques, de son texte envoûtant, de ses musiques séduisantes, de cet univers à la fois étouffant et dur, tendre et lyrique.Et j’avais trop la conviction de l’impact futur de ce film pour laisser fuir cette occasion de m’entretenir avec son réalisateur.Heureusement qu’un mot laissé chez le concierge de l’hôtel est venu dissiper le malentendu : les entrevues n’avaient plus lieu sur la terre ferme mais à bord du Lady Jersey, le bateau de Flach Film (c’est-à-dire de Jean-François Lepetit, le coproducteur français).J’ai donc illico accouru vers la jetée, enjambé la passerelle et n’ai pas tout de suite compris, tant les légendes ont la vie dure, que cet homme jeune et affable qui m’accueillait, c’était Jean-Claude Lauzon lui-même, cinéaste dit fantasque et célèbre pour ses coups d’éclat.La conversation s’est engagée facilement.Tandis que, très à l’aise, mon interlocuteur posait quelques questions sur son film (comment je croyais que telle scène délicate serait reçue par le public de Cannes) mais aussi sur ma façon de travailler, j’en oubliais presque que j’étais venue sur ce bateau pour le faire parler.Voici en substance ce qu’il m’a dit.« L’idée d’aller chercher Ginette Reno pour le rôle de la mère du jeune Léolo vient de ma productrice Lyse Lafontaine.Mais cela a pris un siège de quatre mois et 16 refus avant qu’elle accepte.(Les considérations d’argent n’étaient pour rien dans sa méfiance.) Mais une fois qu’elle a dit oui, elle a été d’une générosité totale, presque excessive.Elle doutait d’elle-même; Et pas snob pour deux sous.Ce n’est pas elle PHOTO CP Jean-Claude Lauzon répond à une question, dimanche sur la Riviera, avant la présentation de son film « Léolo ».qui aurait exigé (comme certains) de ne s’asseoir qu’à la table du metteur en scène : elle mangeait avec le chauffeur, avec le premier figurant venu.» « Avec Pierre Bourgault (dans le film le père spirituel de Léolo, il croit en son talent et veut l’arracher à son épouvantable famille), la relation était différente.J’avais déjà tourné avec lui un message sur la langue française et je le connaissais du temps que j’étais son élève en Communication, à l’UQAM.Un jour, il m’a montré une pièce chez lui abso- lument remplie de livres et il m’a dit : « Choisis les bouquins que tu veux.Je pose seulement deux conditions : tu les lis, puis tu les donnes à quelqu’un d’autre qui les lira aussi.» Pour lui, la culture est quelque chose de vivant.Pendant le tournage, il était disponible et confiant.Il ne semblait pas connaître l’angoisse.« Léolo (interprété par Maxime Collin), s’échappe de sa misère québécoise en rêvant que son père n’est pas son père et qu'il est italien.J’avais des voisins italiens et, déjà, je savais que c’était la culture avec laquelle je m’entends le mieux.Mais quand j’ai été invité au Festival de Taormina pour Un zoo la nuit, ça a été un coup de coeur.J’aime lTtalie, ses paysages, sa civilisation.J’aime les Italiens, ces menteurs qui mentent avec un tel charme.Alors cette ouverture sur une Italie de rêve était tellement essentielle pour mon film que nous avons tourne les scènes qui ont lieu dans le repaire de Bourgault — magiquement peuplé de statues antiques — dans les sous-sols de Ci-necitta, une sorte d’entrepôt qui est un véritable musée.Et puis nous avons tourné les extérieurs en Sicile.« Oui, je sais qu’il y a un aspect littéraire important dans Léolo.Ce sont des textes que j’ai écrits pour la plupart quand j’ai rencontré André Petrowski (à qui le film est dédié).J’étais plus jeune et je voulais écrire un roman.Il faut être courageux pour vouloir écrire un roman.Cè n’est plus mon cas.D’ailleurs, la période la plus difficile pour moi dans un film, c’est la période de l’écriture du scénario.Je ne vis pas bien l’isolement de l’écriture et ne suis vraiment à l’aise que dans la bagarre dé plateaux.» Les mystères de l’imitation L’Ensemble Arion « Bestiaire baroque »: François Couperin, L'Anguille, Les Papillons, Les Satires chèvre-pieds, Le Rossignol en amour, La Linote éffarouchée, jouées à la flûte, à la viole et au clavecin; Rameau, Le Rappel des oiseaux, La Poule; Biber, Sonata representativa, pour violon et continuo; Poglietti, extrait de la Suite « rossignolo » pour clavecin; Cari Philipp Emanuel Bach, Sonate en trio W.161 no.1, pour flûte, violon et continuo.Vendredi 15 mai, salle Redpath.Carol Bergeron L’ENSEMBLE Arion fermait la parenthèse de sa lie saison sur une « baroque » évocation du genre animal.Un concert léger et divertissant qui montrait que les François Couperin, Jean-Philippe Rameau, Hein- rich Ignaz Franz von Biber, Carl Philipp Emanuel Bach et Alessandro Poglietti ne furent pas que des compositeurs sérieux; ils s’amusèrent parfois à imiter des animaux, leurs chants, leurs abois, leurs babils, etc.Des imitations certes — très ressemblantes si l’on pense au joyeux caquètement de La Poule de Rameau — mais pas toujours puisque la nature même de la musique tient davantage du mystère que de la description ou de l’imitation.À cause de cela les compositeurs ont probablement pensé au symbolisme qui sous-tend les rapports de l’homme et de la bête.Le rossignol n’est-il pas le chantre de l’amour — quand il ne devient pas l’intime lien de l’amour et de la mort ?En pondant ses oeufs dans le nid des autres oiseaux, le coucou n’est-il pas devenu l’image du parasitisme et de la paresse ?Et l’on pourrait ainsi poursuivre avec le chat, la grenouille ou la caille.Sans compter que l’anthropomorphisme qui « attribue aux êtres et aux choses des réactions humaines» (Larousse), voisine souvent avec le propos satirique: dans la même Sonata representativa, après avoir esquissé le rossignol, le coucou, la grenouille, la poule et le coq, la caille puis le chat, Biber tourne à la caricature le mousquetaire et le courtisan.Idée maîtresse, la composition de ce bestiaire imaginaire permettait à Arion d’associer des musiciens baroques français (Couperin et Rameau), allemands (Biber et l’un des fils Bach) et italien (Poglietti) sans trop se soucier des problèmes stylistiques.Rameau et Poglietti donnèrent au claveciniste Hank Knox de démontrer l’admirable précision de jeu qu’il met habituellement au service des ses collègues.Les arrangements des cinq pièces pour cla- vecin de Couperin servirent de prétexte à quelques duos et trios avec le clavecin, dans lesquels se signalèrent la flûtiste Claire Guimond et la violiste Betsy Macmillan.Le dialogue du sanguin et du mélancolique — sujet d’une Sonate en trio de Cari Philipp — fut brillamment rendu par la violoniste Chantal Rémillard (la sanguine) et Claire Guimond (la mélancolique).Par le travail soutenu des quatre instrumentistes qui depuis 11 ans le poussent au dépassement, par cette quête de l’excellence qui le distingue, l’Ensemble Arion occupe aujourd’hui une place de plus en plus visible au sein de l’effervescent secteur de la musique baroque à Montréal.Cette saison terminée, il se dirige maintenant allègrement vers la prochaine qui offrira cinq autres programmes baroques aux rendez-vous de vendredi et samedi à la salle Redpath.Requiem pour Tony De Peltry Daniel Carrière LA SIXIÈME ÉDITION du Festival International du Film par Ordinateur de Montréal (FIFOM) renaît de ses cendres après l’incendie qui ravageait, février dernier, une partie des rues Saint-Sulpice et de Brésoles dans le Vieux-Montréal, où se trouvaient ses bureaux.À la conférence de presse, on apprenait aussi que l’incendie avait fait une victime : la copie originale de Tony de Peltry, un des premiers bébés virtuels au monde — né à l’université de Montréal au début des années 1980 — n’a pas survécu aux flammes.En hommage et en catastrophe, les organisateurs ont livré une édition du festival qui vient consolider leur intention de créer un lieu privilégié d’échange sur la création assistée de l’ordinateur.Le programme est ambitieux.Le FIFOM se tiendra du 21 au 31 mai, au cinéma Parallèle, au Musée des beaux-arts de Montréal, à la place Bonaventure et au Musée du Québec, à Québec.Plus de 170 courts métrages, en provenance de neuf pays, où se manifesteront les tendances les plus actuelles et les plus diversifiées en infographie constituent le volet festival, auquel vient se greffer une panoplie d’événements spéciaux.On y verra notamment la copie zéro de Jusqu'au bout du monde, le Concombre masqué de Neurones Cartoon.Mandryka s’est recyclé en animateur 3-D.On reverra Wanting for Bridge, la magnifique bande de Joan I.Staveley, vue au dernier Festival du nouveau cinéma et de la vidéo ; Kaguya-Hime, Fire Beast, du Japonais Ryoichiro Debuchi.Les bandes ont été regroupées en cinq programmes projetés a deux reprises pendant les dix jours que dure le festival.Une soixantaine d’entre elles ont été réparties en six catégories, Fiction, Art, Publicité, Logo-générique, Science et Micro-ordinateur.Elles sont en lice pour quatre prix : le prix du jury, celui de la meilleure production canadienne, le prix de Montréal, décerné à l’occasion du 350e anniversaire de la ville, et le prix du public.Le jury est composé d’Alain Bu-ros, chargé de la programmation à la chaîne de télévision Canal Plus, de Marie Drouin, de la SEPT, de Caroline Jarvis,de BCP, de Florent Mou-nier, d’IRIS, des sociétés européennes ; et du Québec, de Jacques liur- 7 tibise, rédacteur en chef de la revue Croc et de Pierre Théberge, directeur du Musée des beaux-arts de Montréal.Au chapitre des événements spéciaux, le FIFOM animera des ateliers Amiga 3 000, au MBA, les 23 et 24 mai.Et au Musée du Québec, le 31, où on présente des sélections spéciales dès le 27.Des conférences et des tables rondes dans le cadre de Communications 92, le troisième colloque Corpovision sur le « Film/vidéo » corporatif qui se tiendra à la Place Bonaventure, du 29 au 31 mai.Communications 92 a été mis sur pied par la revue Qui fait quoi et le CRÉPAC d’Acquitaine, une association de maisons d’enseignement des communications.Mémoires vives, en dernier lieu, est une exposition organisée par Infographie Canada, collaborateur de longue date du festival, qui réunira du 30 mai jusqu’au 14 juin, au studio 410 du 372, rue Ste-Catherine, une douzaine d’artistes visuels.« Ce n’est plus le logiciel qui détermine l’esthetique ou le contenu de l’oeuvre, explique Yves Pilon, le directeur du festival.C’est le créateur qui agit en interactivité et qui arrive à établir une grande complicité avec la machine.Cette interactivité reste très discutable, ajoute-t-il.C’est ce que nous ferons, notamment, lors des conférences de Communications 92 : nous y parlerons du risque d’isolement qui menace les individus avec l’apparition des mondes virtuels ».La virtualité, le thème du FIFOM 92, au même titre que l’interactivité, indique un tournant décisif pour son utilisateur, qu’il soit pédagogue, commerçant ou artiste.L’univers de l’audio visuel fait-il place à celui de la vidéographie sensuelle ?À peine sortie des laboratoires, la virtualité prend des formes de plus en plus tangibles, et ce n’est pas le moindre de ses paradoxes.Prenons pour exemple le film The Lawnmower Man qui, sur une histoire d’épouvante de Stephen King, développe des applications d’un monde virtuel ludique et terrifiant.Brett Leonard, le réalisateur, sera au Musée des beaux-arts de Montréal, le 28 mai, pour y présenter son film.Mieux connu, le robot en mercure de Terminator 2, une création hallucinante née de la relation incestueuse entre l’acteur et l’accessoire.Torn Williams, à la tête du studio d’animation d’où elle est issue, Industrial Light & Magic, à qui l’on doit aussi les effets spéciaux des films Hook et Star Trek 6, sera au MBA, le 22, à 14 h., où il animera un atelier.Ou, plus près de nous, les décors de Le vrai monde, de Jean-Louis La-force, une émission produite par la Société Radio-Canada, d’après l’oeuvre de Michel Tremblay.Le dramaturge et Maurice Day, qui s’est servi de l’infographie pour réaliser tous les décors, présenteront et commenteront l’émission, le 22, à 19 h., au MBA, toujours.Pendant ce temps, Tony de Peltry rira à pixel déployé.dans son paradis virtuel.; 16 B Le Devoir, mardi 19 mai 1992 ÉDITORIAL LE SILENCIEUX Montréal avec plaisir Les sceptiques ont été confondus, et les prophètes de malheur devront trouver d’autres chaires où sévir.Le coup d’envoi du 350ème anniversaire de Montréal, bouclé par un week-end tactiquement ensoleillé, aura ramené le principe de plaisir dans une ville qui commençait à l’oublier.Un immense succès que ce début de festivités, tant pour l’ampleur de la participation populaire que pour le ton de la célébration, mélange intelligent de fête pure et de réapprentissage du Montréal historique et actuel.Du défilé de nuit au Te Deum de Ville-Marie, des feux d’artifices à la tournée des musées, les Montréalais ont pris le relais sans hésiter.Le Vieux-Montréal, si triste les jours de congé, grouillait hier d’une foule prête à s’égarer dans chaque trace du passé.On avait envie de croire à la réanimation de ce vieux coeur de la ville, d’où tout est parti en mai 1642.Où l’on devrait revenir.Il est bien tôt pour déclarer entièrement vainqueur l’esprit de cette fête, lui qu’on a connu si troublé au cours des dernières années.Mais l’intuition semble la bonne, celle de célébrations populaires qui bannissent le somptuaire pour miser d’abord sur la diversité des activités, et le soutien aux groupes prêts à s’associer à l’anniversaire.Nous l’avons échappé belle, on en conviendra.Les premiers concepteurs des fêtes, qui auront fait perdre deux précieuses années à l’organisation et dont les gaspillages sonnants et trébuchants auront provoqué un cynisme généralisé, rêvaient de grandiose et d’interminable.Le syndrome Drapeau s’était communiqué à l’équipe Doré : il faudra qu’un psychosociologue nous explique un jour pourquoi les mairies, plus que d’autres niveaux de gouvernements, sont si sensibles au virus de la mégalomanie.Quand le ridicule et la catastrophe appréhendée eurent calmé nos suzerains, il était presque trop tard pour donner sa chance à la compétence.Si Michel Petit, le vice-président exécutif de la Corporation des Fêtes, écrivait un jour ses mémoires, on verrait qu’il a mis autant de temps à éponger les dégâts qu’à remonter la pente.En raccourcissant le calendrier des festivités, en ramenant les activités à du faisable dans des limites budgétaires acceptables, il prenait le risque de se faire de puissants ennemis chez des promoteurs qui avaient flairé le pactole.La bataille n’a jamais cessé.La veille même de l’ouverture, l’un des plus puis-f- sants d’entre eux, qui avait rêvé de faire voyager ici le Bolshoi de Moscou et la Scala de Milan, répandait en long et en large dans The Globe and Mail son mépris pour des organisateurs qui avaient trop impliqué les quartiers et les petites gens.Le même genre d’accusations a marqué la controverse entourant le budget et la réalisation du spectacle sons et lumières de la Place d’Armes, qu’on a dû retarder plutôt que de débourser une fortune pour respecter la formule originelle.Si le scepticisme a régné jusqu’au bout, si les mécontents ont eu le champ libre pour leur agiotage, la mairie de Montréal n’a cependant qu’à s’en prendre à elle-même.Car la seule et vraie ombre au dossier de ces Fêtes, c’est la totale absence de transparence planifiée au plus haut niveau.La décision de créer une Corporation autonome, qu’on La grâce de Montréal survit à ses dirigeants successifs voulait soustraire ainsi à la fois à la Loi d’accès à l’information et aux incursions du Vérificateur de la ville, a au départ éveillé la suspicion.Elle s’est nourrie aisément par la suite, avec les dérapages de la première équipe d’organisation des Fêtes.Au moment de son remplacement, qui s’est fait en mai 1990 au milieu des pires rumeurs et des règlements de compte, Montréal aurait pu ouvrir les livres, vider l’abcès, et donner le signal d’un nouveau départ.Mais M.Doré et son entourage ont préféré concocter une transition dont on ne connaîtra peut-être jamais le coût réel, camoufler leurs multiples erreurs d’embauche et d’achats de biens et services, et laisser ainsi planer une ombre sur l’intégrité de ceux qui avaient le courage de prendre la succession.Le maire a même eu l’arrogance de vilipender la charge sévère du Vérificateur général de la ville de Montréal, qui dénonçait le mois dernier tout l’échafaudage secret de la Corporation comme société autonome, dérogeant aux règles normales de l’imputabilité dans l’utilisation des fonds publics.M.Petit pousse aujourd’hui la loyauté jusqu’à défendre cette politique municipale — qu’il n’approuve pourtant pas — en affirmant que les livres s’ouvriront après coup.Mais jusqu’où la mairie vou-dra-t-elle donner l’information ?En vérité, l’administration du Rassemble- ment des citoyens de Montréal s’est conduite dans cette affaire exactement comme autrefois le Parti civique ( ce n’est pas pour rien que l’hôtel de ville se défend en invoquant le précédent du Comité organisateur des Jeux olympiques, qui était aussi une corporation autonome ).Les sommes sont moindres, et le désastre n’aura pas lieu, mais le modèle est le même, celui d’élus qui préfèrent mettre le couvercle sur les mauvaises odeurs, finasser avec la vérité, et prévenir la grogne populaire en faisant appel à la « fierté ».Il faudra donc, le moment venu, faire la distinction entre l’organisation des Fêtes qui semble devoir sauver l’honneur en même temps que le bonheur de cet été 1992, et les mentors des Fêtes qui régnent à l’hôtel de ville et qui voudront en récolter des bénéfices politiques.Us ont raté la plus belle et la plus spectaculaire occasion, depuis la défaite de Jean Drapeau, de montrer qu’ils avaient présidé à un véritable changement.Que la glasnost dont ils se targuaient était réelle.Comme pour les Olympiques, la correction de parcours leur a été imposée quand les choses ont commencé à mal tourner, et l’information a été la première victime de leur panique.La grâce de Montréal, heureusement, survit superbement à ses dirigeants successifs.C’est peut-être là son secret, une belle endurance pragmatique qui rend la ville tolérante aux rêves creux de ses maires paladins, d’abord obsédés d’impressionner la planète.L’oeil fixé sur quelque conférence où aller pavoiser, le maire de Montréal se félicitait encore, en fin de semaine, de ce qu’aucune autre ville au monde ne puisse réunir un demi-million d’habitants dans la fête, avec autant de convivialité, de sécurité, de ferveur.Mais l’important, ce n’est pas de faire la leçon à Paris, à Rio, ou à la Nouvelle-Orléans, c’est de mettre toutes ses énergies à sauvegarder ce climat en effet exceptionnel, dont on ne sait s’il est durable ou en sursis.On sait seulement qu’il est fragile, et sous assaut, la détérioration urbaine et l’exode ne cessant de faire leur oeuvre.Le 350ème anniversaire de Montréal peut être un moyen de refaire des liens entre des forces tentées par le désabusement, plutôt qu’un grandiose maquillage conforme à notre plus mauvaise tradition.Avant de se mettre à travailler, il est bon de chasser la mauvaise humeur, et l’été 1992 s’annonce capable de le faire.Non de mettre Montréal sur la carte du monde, mais de permettre à Montréal de trouver ses propres cartes.LISE BISSONNETTE LETTRES AU DEVOIR Que Morin parie DIFFICILE de se retrouver dans l’affaire Morin.La question classique : à qui cela profitera-t-il ?n’apporte pas de réponses satisfaisantes.Quelqu’un qui m'était proche me dirait: « Cherchez la femme.! » En fait, on cherche à savoir si M.Morin était vraiment, dans le fond, indépendantiste ou fédéraliste, quel maître il servait véritablement?Mais, entre nous, le passé.on s’en fout! Rien n’a encore été décidé.Alors pourquoi ne pas exiger de M.Morin au nom de ses supposées convictions, qu’il se mette au blanc, sans aucune ambiguïté pour l’avenir?Qu’il envoie aux journaux une profession de foi indépendantiste, pure et dure, portant sa signature et contresignée par sa femme.Dans cette même déclaration il enjoindrait les Québécois, au nom de tout ce qu’il a vu, entendu et vécu, d’appuyer l’indépendance du Québec, indépendamment des liens économiques qui, de toute manière, sous une forme ou une autre, devront être négociées, soit de façon concomitante soit ultérieurement.Après le cafouillage gênant de P.M.Johnson et le silence inquiétant de M.-A.Bédard, une telle clarification serait la bienvenue.Ce qui compte ce sont les buts à atteindre; pas les procès d’intention.Robert Bastien Montréal le 11 mai 92 Culture et polyvalence J’AI PRIS connaissance dans l’édition du journal LE DEVOIR qu’il y a eu transmission aux universités par le ministère de l’Éducation de critères sur la formation des enseignants.Il semble qu’on encouragerait (lire exigerait) une plus grande polyvalence de connaissances, une meilleure culture générale.Bref, des spécialistes de l’enseignement dotés d’une certaine polyvalence en matière de disciplines à enseigner.Ces mesures m’encouragent car elles augurent un ajustement de cap, la fixation d’objectifs nouveaux de formation de la personne, ou à tout le moins de formation de la clientèle étudiante universitaire.Mais, sincèrement parlant, ce que je souhaite ardemment est l’élaboration d’un processus d’évaluation (beaucoup) plus individualisé des étudiants et étudiantes qui permettrait de cerner le degré de culture générale acquise avant leur entrée à l’université.Par la suite, cet acquis pourrait leur être officiellement crédité et sa reconnaissance servirait même possiblement à mieux les orienter concernant un choix de programme.Les candidats et candidates adultes effectuant un retour aux études seraient enfin reconnus à leur juste valeur « académique », ayant souvent accumulé ce qu’on appelle un bon bagage de connaissances et techniques de façon largement autodidacte.Des équivalences universitaires pour l’apprentissage « hors université ».Us sont souvent les polyvalents qu’on espère retrouver sur le marché du travaiL Entre-temps, je tente pour la sixième ( ! ) fois un retour aux études, cette fols-ci en enseignement de l’anglais, langue seconde.Qui sait, ma culture générale sera peut-être en- fin reconnue et valorisée comme je l’espère en enseignement, soit à travers le projet d’études ou sinon, sur le marché du travail par la suite.Ça reste à voir ! En tous les cas, une chose est certaine : jamais je ne pourrai me dissocier de tous ces aspects de la culture générale que j’ai cultivés passionnément jusqu’à ce jour.Et, franchement, cette soif d’apprendre est ce que je souhaite multiplier autour de moi et, qui sait, possiblement à une future clientèle étudiante.Caro Martin Ste-Foy, 17 avril 1992 Protection du patrimoine POURQUOI L’UNESCO a-t-elle déclaré Québec ville patrimoniale mondiale, si on transgresse ses chartes de protection du patrimoine ?Les chartes de l’Unesco ont une mission concrète.Parmi elles, la déclaration de Deschambault protège spécialement le patrimoine québécois.Je vous demande de soutenir les citoyens qui travaillent par amour de Québec, leur ville.Us veulent que l’on respecte les chartes de l’Unesco.Protégeons la beauté du Vieux-Québec et redonnons les rives urbaines aux citoyens.Actuellement, des promoteurs s’apprêtent à construire un édifice haut de 60 pieds sur les rives du bassin Louise, aux pieds des vieux remparts.Us payeront 2000 $ par mois pour la location d’un vaste terrain public dont la valeur est inestimable.Le plus petit local dans un centre commercial coûte 3000$ par mois.Monsieur le député, l’affaire Imax soulève l’indignation des citoyens.La ville, le fédéral et le provincial et même le ministère des Affaires culturelles restent silencieux.Les citoyens sont inquiets.Que le ministère des Affaires culturelles nous aide à protéger notre héritage collectif.Qu’il se prononce immédiatement et sans équivoque pour donner de l’autorité aux chartes de protection du patrimoine et aussi pour sauvegarder le Vieux-Port de Québec.Imax contrevient à toutes les chartes; et LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descoteaux Directeur délégué à l'administration André Leclerc Rédacteur en chef adjoint Jean Francoeur Directeurs adjoints de l’information Pierre Cayouette, Roch Côté Guy Deshaies Directeur des publications spéciales Pierre Beaulieu FAIS CE QQE DOIS brise irrémédiablement le plan d’aménagement des rives urbaines de Québec pour le 21e siècle.En tant que citoyenne d’une des plus belles villes d’Amérique du Nord, je réclame le respect et la protection du Vieux-Québec.Aidez-nous à faire respecter la déclaration de Deschambault, charte conçue spécifiquement pour protéger le patrimoine québécois.Le premier article de cette charte précise que « Le citoyen du Québec est le premier protecteur du patrimoine » et que cette « responsabilité doit se manifester dans toute décision collective prise par les élus».Charlotte S.Trudel Membre du Comité de citoyens du Vieux-Québec Québec, 23 avril 1992 Frustration linguistique CETTE LETTRE est le résultat d’une accumulation de frustrations.J’en ai ras le bol d’entendre parler d’expressions comme les « provinces anglophones » et/ou le « Canada anglais».Ces termes ne sont utilisés que pour fausser les faits.La situation linguistique canadienne n’est pas aussi clairement définie que nous la présentent les médias québécois.Ainsi, on retrouve à Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse, à rîle-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Yukon et aux Territoires du Nord-Ouest plus de 945 880 personnes de langue maternelle française.Les Québécois francophones dans leur désir d’autonomie ne peuvent accepter la réalité, c’est-à-dire qu’il existe d’autres francophones au Canada.C’est pourquoi ils refusent d’en parler.On voudrait tant un beau portrait où tout serait net et précis, mais le portrait linguistique canadien n’est pas, et n’a jamais été, clair, net et précis.Prenons l’exemple du Nouveau-Brunswick.Quoi qu’en disent les journalistes québécois, le Nouveau-Brunswick n’est pas une province anglophone.35 % de sa population est francophone et le français y est langue officielle depuis 1969.De surcroît dans le nord et l’est du Nouveau-Brunswick les anglophones sont minoritaires.Dire que le Nouveau-Brunswick est une province anglophone, c’est donc dire que 238 000 personnes n’existent pas.Et encore, il n’y a pas que le français et l’anglais qui sont parlés dans ce pays.Que faire des germanophones, des ukrainopho-nes, des italophones, des sinophones, des lusophones, des locuteurs des 53 langues autochtones du Canada, etc.?Pauvres Québécois, tout n’est pas tout aussi net que vous le voudriez, n’est-ce pas ?Il est dommage que les Québécois francophones ne puissent pas se donner une identité sans le faire au dépens des autres francophones du Canada.D’après une des étymologies possibles, le toponÿme « Québec » viendrait d’un mot algonquin signifiant resserrement ou rétrécissement étroit.Faut-il croire que l’étroitesse d’esprit des Québécois « pure laine » a des origines si lointaines et est si solidement enracinée, qu’on n’y peut rien ?Sean O’Connell Montréal, 17 avril 1992 Etre de son temps JE NE SUIS pas de mon temps, paraît-il, parce que je n’ai aucun goût pour l’éphémère et le futile.?Une agence touristique organise pour juin des excursions en Alaska.Avis à ceux qui sont curieux de voir à quoi ressemble l’hiver en été.?« Le septième jour, Yahweh se reposa.» Alors, Adam et Ève en profitèrent pour sauter la clôture.?Nous médisons de Dieu quand nous lui prêtons nos misérables vertus.?Prévention.— Maladie qui a pris un rendez-vous et qui ne l’a pas respecté.?Le spécialiste n’est pas quelqu’un de compliqué, puisqu’il ne cherche pas à être compris.?Certaines gens vus de dos font belle figure.?Il n’y a plus de péchés.Les biologistes et les « psy » ont changé tout ça.On les appelle des « altérations pathologiques ».Comme quoi notre conscience n’est rien d’autre qu’un micro-organisme.?Les seules personnes irremplaçables sont celles qui n’ont jamais eu de place.?Cercueil.— Le plus coûteux des emballages.?Jean a tout pour être heureux, et il n’y arrive pas.Pourquoi ?Parce qu’il ne sert à rien de tout avoir quand on est rien.?La franchise dissimule parfois une grande cruauté.?Le politicien parle jusqu’à ce qu’il trouve quelque chose à dire qu’il ne dit pas, parce que son temps de parole est écoulé.?En politique, il est vrai de dire que « plus ça change, plus c’est la même chose », mais en plus désespérant.?Quand on a raison, on a tort d’insister.?M.Trudeau votera « oui » à un référendum québécois sur la souveraineté, parce qu’il n’accepterait jamais que ce soit M.Mulroney qui « remette le Québec à sa place ».Albert Brie Jeffrey Simpson La contre Théories et pratiques éducatives font lentement l’objet d’une contre-révolution dans la partie anglophone du Canada.À la tête de ce mouvement se trouvent l’Alberta et le Nouveau-Brunswick.Dans d’autres parties du pays, des groupes de parents, d’administrateurs scolaires, de leaders du monde des affaires, de journalistes, d’économistes et, en nombre grandissant, de politiciens, manifestent un grand mécontentement face à l’état de l’éducation au Canada.Cette déception s’est encore manifestée la semaine dernière au Nouveau-Brunswick où un groupe de travaill présidé par Aldéa Landry, ancienne vice-premier ministre, et James Downey, ex-président de l’Université du Nouveau-Brunswick, ont suggéré des changements radicaux dans le système d’enseignement.Le calendrier scolaire compte 182 jours au Nouveau-Brunswick.Selon le rapport du comité Landry-Downey « pour l’instant, seul le Québec, parmi les provinces canadiennes, possède une année scolaire aussi courte que celle du Nouveau-Brunswick ».Soustrayons du tout les journées de « formation professionnelle » des enseignants et celles où le mauvais temps pousse à annuler les cours, et le nombre réel de jours pour fins d’enseignement se rétrécit à 161.Le rapport recommande de porter à 200 le nombre de jours où l’on doit dispenser l’enseignement.Autre recommandation de ce groupe de travail : que le programme d’études contienne davantage de matières de base (obligatoires) et plus de tests.Ce qui équivaut à donner son aval aux trois thèmes principaux de ceux qui prêchent la contre-révolution : une année académique plus longue, un nombre plus important de tests standards et davantage de matières de base.Ces trois points ont subi des modifications majeures lors de la révolution qui a eu cours dans l’enseignement au Canada anglais (et au Québec ?) dans les années soixante.Comme bien d’autres auteurs le constatent, le rapport Landry-Downey pense que ces réformes ont échoué.« Les réformes touchant l’enseignement, dans les années soixante, mises en route dans une période de prospérité sociale d’envergure, se sont concentrées sur les objectifs de l’accomplissement individuel et de l’équité sociale.Toutefois, dit le rapport, le contexte a changé.Des menaces plannent sur la base industrielle traditionnelle de notre prospérité, non pas en raison d’un pays en particulier, ni de circonstances identifiables, mais parce que l’ordre économique mondial évolue et que notre productivité diminue ».LE PREMIER MINISTRE Franck McKenna avalisera officiellement ce rapport dans deux semaines et commencera à le mettre en pratique.Les syndicats d’enseignants de cette province s’y opposeront férocement.Us dénoncent déjà la prolongation projetée de l’année scolaire, l’addition de tests et (oh horreur ! ) tout processus tendant à évaluer la qualité de l’enseignement dispensé.M.McKenna se dit convaincu qu’à moins de placer en priorité la réforme de l’enseignement, sa province, déjà faible économiquement, sera pauvre a jamais.La contre-révolution est déjà en cours en Alberta avec un nombre accru de matières de base et la réintroduction de tests standardisés.Il y a deux semaines, le ministre albertain de l’Éducation annonçait avec fierté que les écoles rouvriraient le 31 août, soit une semaine plus tôt que l’an dernier.« Nous avons pour tâche d’éduquer des enfants, je ne suis pas le ministre des vacances estivales », disait alors James Dinning.Déjà, l’Alberta s’est mis à la réalisation d’un plan de dix ans qui mènera à une obligation d’inclure davantage de matières de base, à prolonger l’année scolaire, à prévoir des tests ainsi qu’un programme plus intense de formation des maîtres.révolution Qu’est-ce qui alimente cette contre-révolution au Canada anglais ?Les insuccès notoires des deux dernières décennies : haut taux de décrochage et d’analphabétisme, résultats de tests qui donnent au Canada une image défavorable par rapport à d’autres pays, ainsi que la conviction profonde que la concurrence économique est fonction d’une force de travail mieux formée.• On note aussi qu’une série de grèves dans le système public d’enseignement, le manque de discipline en classe, la quantité impressionnante de journées pédagogiques pour le personnel enseignant sont des facteurs qui poussent les parents se situant dans les plus hauts quintiles de la classe moyenne à retirer leurs enfants du système public et à rechercher une solution de rechange dans le réseau scolaire privé.Bien que la directrice du DEVOIR ait condamné le récent rapport sur l’éducation produit par le Conseil économique du Canada (CEC), ce rapport a reçu de nombreux éloges dans les médias du reste du Canada.Comme Mme Bissonnette le souligne avec justesse, le rapport est presque muet sur l’état de renseignement au pays.Mais le portrait qui y est brossé, inspiré de données largement répandues, blâmait un système dispendieux qui ne fournit pas de stimulants adéquats aux enseignants et pèche par son manque de standards applicables aux étudiants.Il n’y a que deux pays au monde — le Canada et les États-Unis — où les pratiques d’enseignement ne s’accompagnent pas de tests standardisés.De même, le Canada est pratiquement le seul pays où l’étudiant se retrouve devant un choix de tant d’options.Partout ailleurs, les commissions scolaires, les parents et les gouvernements décident ce qui doit être enseigné et procèdent ensuite aux tests qui établiront si les élèves ont réussi ou échoué.On doit conclure qu’il faut une forte dose d’esprit paroissial — ajoutée à des syndicats puissants, à des bureaucrates influents et à des politiciens apeurés — pour continuer à croire que le reste du monde a tort et que seul le Canada a le bon pas en éducation.Il y a quatre ans, le gouvernement libéral ontarien de David Peterson avait commandé à l’ancien rédacteur en chef du Toronto Star, George Radwanski, une étude sur les raisons derrière le taux de 30 % de décrocheurs chez les étudiants de high schools.RADWANSKI s’est servi de son rapport pour critiquer vertement le système ontarien qui insiste pour que les étudiants se sentent bien face à eux-mêmes, qui fournit une vaste palette de choix et se caractérise par son manque de contrainte — absence de tests vraiment signifiants.U en vint à recommander les trois points qui sont maintenant inscrits sur la bannière de la contre-révolution : vérification du savoir par des tests, année scolaire plus chargée et programmes contenant plus de cours obligatoires.L’épitaphe du rapport fut plantée par les bureaucrates et les syndicats.Les idées émises par Radwanski sont en train de progresser.Le rapport Landry-Downey en retenait ce passage : « U ne saurait y avoir une recherche efficace de l’excellence, en matière d’enseignement, sans vraie responsabilité, et il ne saurait y avoir de responsabilité valable sans (l’existence de) standards susceptibles de quantifier les résultats obtenus ».Longue vie à la contre-révolution ! 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