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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-05-23, Collections de BAnQ.

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le plaisir de art MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN cahier spécial Le Devoir, samedi 23 mai 1992 LE NOUVEAU MAC Là où passe le monde ÊTON, cuivre et verre, les archi-M M tectes et constructeurs ont enfin édifié dans une version durable le m Musée d'art contemporain que les K M artistes québécois ont mis au monde, il y a près de trente ans.Bien qu'aimables, fonctionnels et parfois séduisants, les murs neufs comptent moins que le lieu qu’ils ont investi.Le coeur de la ville.Le centre mythique.Là où passe, pourrait s'arrêter, et passer encore le monde.Quand les fêtes d'ouverture seront terminées, restera ce choc.Pour mieux l’aborder, oublions les péripéties, manoeuvres, malheurs successifs et entêtements superbes qui ont donné corps à l’immeuble, enserré du mieux que l'architecture le peut sur son lopin contraint, pris en étau entre le trottoir tranquille de Jeanne-Mance et le flot grouillant de Sainte-Catherine.Arraché aux incroyants, ce musée est d’abord et avant tout une réponse, tardive mais réelle, à ceux qui l’ont voulu et qui y ont cru, aux débuts de la Révolution tranquille.Des créateurs qui l’étaient doublement, par leur oeuvre et par le sens de la fondation qui les habitait, eux dont les dons ont constitué la première collection et dont l’ardeur a insufflé, aux premières expositions, l’esprit qu’il fallait pour continuer.Celui du plaisir dans la rupture, d'une folie qu'on pouvait appeler par tous les noms, et surtout par toutes les images.Craindraient-ils de voir leur rêve devenu établissement ?Certains seront là pour en parler, d’autres ont quitté ou la vie, ou ïe « métier » si isolé de l'art contemporain.Mais la question du rapport du Musée à l’art d’ici et à l’art du monde, plus importante que celle de son rapport au public, va désormais se poser pleinement.Qu'est-ce qu’un Musée d'art contemporain, en soi, et au Québec, et à Montréal ?Des musées d’art contemporain, il en existe bien peu sur la planète.Par définition, l’art qui se fait n’est pas encore consacré, classé.Ses arbitrages sont temporaires malgré les jugements d'un marché plus actif que jamais, qui défait souvent aujourd'hui ce qu’il a adulé hier.Éclatements, permanence dans l'essai, valorisation de la rupture et de la mutation perpétuelle, telle est la condition de l’art actuel, qui s'accorde en cela à la condition humaine de notre temps.Mais comment tailler un musée dans cette confusion parente de l’anarchie ?Il faut exposer et exposer, donner à voir, multiplier les formes d’entrée dans l’art, elles-mêmes multiples aujourd’hui.Mais pour conserver, pour garder trace de l’histoire, ce musée aura une lourde responsabilité.Chaque jour qui passe rend moins « contemporain » ce qui se faisait hier et l’institution vivra sans doute plus fortement désormais la contradiction de son appellation : musée d’un côté, et contemporanéité de l’autre, les deux versants opposés de la notion de temps.Autre tension que celle d’une institution qui doit servir l'art d’ici et l’art international.En théorie, on peut imaginer une intersection simple, fondée sur le jugement de qualité.En pratique, le mariage n'est pas si facile.Il s’est estompé, le sentiment de propriété que les artistes québécois éprouvaient devant le Musée d’art contemporain.Ils ont essaimé en cent lieux où l'on peut voir, ils attendent tout et rien de ce nouvel espace, il y a plein de fusions à faire et refaire parmi leurs rangs désordonnés.Et un public à apprivoiser.Symboliquement adossé à une bouche de métro, le nouveau Musée d’art contemporain vivra, comme les universités urbaines avant lui, les débats sur les nuances subtiles entre accessibilité et démocratisation.On lui fera le coup des tourniquets, on le jugera aux entrées en le comparant aux foules qui se pressent au Musée québécois de la Civilisation ou aux grandes expositions-spectacles du Musée des Beaux-Arts.On aura tort, s'agissant d’un art de recherche.Mais le Musée dispose essentiellement de fonds publics et il lui faudra apprendre à le vouloir, ce public qui peut s'élargir pourvu qu'on y travaille, comme d’autres lieux d’animation le montrent désormais dans la ville.Sitôt construit, sitôt assailli, songe-t-on en contemplant ces façades lisses, qui invitent presque les cicatrices.Tel est la condition de l'art actuel, quiconque sè repose s'en évade aussi.Le Musée d’art contemporain est l'établissement culturel le plus complexe dont le Québec se soit jamais doté, le moins assurément défini, le plus vulnérable et le plus audacieux.Il est une idée en devenir, qui a désormais une habitation.Nous la fréquenterons, nous la rencontrerons.Place aux collisions créatrices, nous les attendons.— Lise Blssonnette PHOTOS MUSÉE D ART CONTEMPORAIN V y v.¦ .îmv PHOTOS MUSÉE D ART CONTEMPORAIN En haut, le nouveau Musée d’art contemporain.Ci-haut, Rejouer la mort, seulement pour vous plaire (1), une oeuvre de Joseph Branco.A droite, deux vues de l’intérieur du Musée.r « Une université visuelle « Je souhaite avant tout que le nouveau Musée d’art contemporain devienne un lieu de discussion, de débat, de réflexion, de contestation même.Voilà un objectif intéressant qui s’inscrit tout à fait dans sa vocation, laquelle reflète exactement le mouvement et la mouvance de la société », affirme Marcel Bri-sebois, directeur, depuis près de sept ans, du Musée d’art contemporain, dans une entrevue accordée à Marie Laurier.Page E-2 L’art contemporain québécois L’art qui se fait chez nous est pertinent, vivifiant, à la hauteur de n’importe quelle pratique européenne ou américaine qui a pignon sur rue.On peut alors se demander quelles seraient, si elles existent, les caractéristiques formelles et spirituelles d’un art dit « québécois » par rapport à un art dit « français » ou « italien ».Quelles sont, au Québec, les tendances en art contemporain ?Une enquête de Marie-Michèle Cron.Page E-6 Ml Présentez cette annonce lors des journées portes-ouvertes, du 30 et 31 mai prochain, et bénéficiez d’un rabais de 5 $ sur vos frais d’adhésion.Profitez déjà des privilèges exclusifs aux Amis.DEVENEZ DU MUSEE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL FONDATION DES AMIS DU MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Jm.y E-2 ¦ Le Devoir, samedi 23 mai 1992 le plaisir de art Cahier spécial Musée d’art contemporain Marcel Brisebois veut faire du MAC une université visuelle Marie Laurier CE N’EST pas « mon» bureau, c’est celui du directeur », corrige Marcel Brisebois qui ne veut pas s’approprier cet espace tout neuf avec vue imprenable sur le quartier culturel le plus animé de la ville, lui qui en fut si longtemps isolé.Il ajoute : « Je ne suis pas possesseur de ces choses, elles appartiennent à la collectivié.» Nous sommes au tout nouveau Musée d’art contemporain de Montréal, en plein centre nerveux de la métropole, adjacent à la Place des arts, et le lieu bourdonne d’activités.Le personnel vient tout juste d’y emménager — de déménager devrions-nous dire de la Cité du Havre — chacun essaie de trouver sa niche et tente de s’orienter au mieux dans ce vaste vaisseau qui ouvrira ses portes le 28 mai.L’abbé Marcel Brisebois a beau ne pas vouloir s’approprier quoi que ce soit, il demeure toutefois le maître d’oeuvre de cette institution qu’il dirige depuis près de sept ans, soit depuis 1985.« Mon rôle consiste à présider à l’organisation du musée, à préparer la relève et à mettre sur pied les différents services.Je crois donner à cette tâche le meilleur de moi-même et surtout imprégner mon direetorat d’une grande libéralité.» Depuis sa création en 1964, le MAC en est à son septième directeur général et Marcel Brisebois, homme d’une vaste culture et d’une longue expérience des communications et du dialogue pour avoir animé pendant plusieurs années l’émission Rencontres, hélas disparue des ondes de Radio-Canada, s’implique à fond dans cette fonction.Il croit fermement à la vocation de cette institution muséale et se dit convaincu de pouvoir apprivoiser le public à un art visuel trop ignoré, mal connu et même parfois méprisé.Sans doute parce que la création se fait sous nos PHOTO JACQUES NADEAU Le directeur général du Musée d’art contemporain de Montréal, M.Marcel Brisebois.Il» là.7/// yeux, que nul n’est prophète en son pays et que pour juger d’une oeuvre d’art faut-il avoir un certain recul?Tous ces arguments résistent certainement à l’analyse, mais encore?« Je souhaite avant tout que ce musée d’art contemporain devienne un lieu de discussion, de débat, de réflexion, de contestation même, affirme M.Brisebois.Voilà un objectif intéressant qui s’inscrit tout à fait dans sa vocation, laquelle reflète exactement le mouvement et la mouvance de la société.Le mot « contemporain » signifie bien ce qu’il veut aire, soit ce qui existe et ce qui se passe maintenant, si bien que la création artistique actuelle peut être vue, jugée, admirée ou rejetée par nous tous.En un sens nous sommes tous des contemporains.» Mais pour éviter toute confusion ou l’empiétement des époques et des genres, le MAC établissait en 1986 ses balises en définissant de façon plus précise sa spécificité et convenait de considérer comme contemporain tout art produit depuis 1939.« Cette année charnière nous semblait réaliste tant pour alimenter nos collections, acquérir de nouvelles oeuvres et monter des expositions, explique le directeur.Jusqu’à preuve du contraire — rien n’est jamais figé en matière d’art — cela nous laisse une marge de manoeuvre raisonnable et suffisante pour nous démarquer des autres musées et affirmer notre originalité.» Le directeur général rêve toujours de démocratiser l’art, de le rendre appréciable et perméable à un plus vaste public et il croit sincèrement pouvoir y parvenir maintenant que le musée est situé dans un endroit plus accessible.Une décision prise a la suite d’un long processus auquel M.Brisebois s’est personnellement impliqué en suivant le dossier de près pour y exiger les conditions compa-tatibles' à cet idéal de démocratisation.Ce qu’il croit avoir atteint dans ce tout nouveau décor agrandi qui permet non seulement une continuité du MAC mais aussi sa relance.« Nous étions peut-être géographiquement défavorisés à la Cité du Ha-vre, mais nous avons tout de même fait de bons coups », soutient M.Brisebois en rappelant le fameux Dinner Party de Judy Chicago (1982) qui a attiré une foule record de plus de 200 000 visiteurs, le Blickpunkte sur l’art contemporain allemand en 1989, année du 25e anniversaire du MAC, et aussi cette performance théâtrale de Carbone 14, Rivage à l’abandon dont on parle encore.Le fait de nicher en plein centre ville, dans un environnement animé par les populations actives de l’U-QAM, de la Place des arts, de l’École de design, aussi dans la périphérie de nombreuses galeries d’art, constitue un avantage incontestable et sans doute une garantie d’une plus grande fréquentation, surtout par les étudiants et les jeunes adultes.« Nous allons tout mettre en oeuvre pour attirer le plus grand nombre de visiteurs, parce que nous allons en faire une véritable université visuelle.» Aussi à ses yeux, les services éducatif et d’animation lui apparaissent prioritaires.Avec quatre fois plus d’espace que dans l’ancien édifice, un personnel et un budget eux aussi quadruplés — 80 employés, 9,2 millions $ — huit aires d’exposition spacieuses et aérées, une salle de concert adjacente, une salle de spectacles, une médiathèque, un centre de documentation ouvert au public, des ateliers pédagogiques, une boutique et un restau- rant, le directeur général se croit en mesure de faire du musée un lieu privilégié que l’on adoptera.« Si l’on n’y vient pas c’est qu’on nous jugera », observe-t-il philosophiquement, convaincu d’avance que tel ne sera pas le cas.Car le directeur général apporte dans son travail non seulement son expérience de philosophe et de pé-dagogque, mais également sa formation d’historien de l’art.Docteur en philosophie de la Sorbonne, Marcel Brisebois a été très actif dans le domaine de l’éducation, notamment à titre d’enseignant et de secrétaire général du Collège de Valleyfield.Il fut correspondant à Paris pour les émissions culturelles de la radio et de la télévision canadienne et il s’est surtout fait connaître du grand public canadien et français comme animateur de la série télévisée Rencontres au cours de laquelle il s’est fait fort de nous familiariser avec la pensée d’une multitude d’hommes de sciences, d’écrivains, d’artistes, de critiques d’art, de psychanalystes et de philosophes justement.Homme d’Église et de conviction, Marcel Brisebois ne voit aucune dy-chotomie entre sa vie ecclésiale et sa fonction sociale.« L’art a toujours été une préoccupation de l’Église, et si elle a déjà manifesté une intolérance fort déplaisante, depuis Vatican II ce n’est plus guère le cas, et l’on associe volontiers la foi et la culture.Cette liberté intellectuelle qui est mienne, je l’admets aussi chez les autres.Je suis aussi un homme de consensus et quand je ne réussis pas à faire passer mes idées, c’est que je les ai mal défendues.» Décoré de l’Ordre du Canada, Marcel Brisebois porte aussi fièrement sa rosette de la Légion d’honneur, une distinction que lui remettait le gouvernement français en 1989, en reconnaissance de sa contribution à l’art et la culture, un talisman aussi de son statut de francophile et d’homme de lettres.Paulette Gagnon, conservatrice en chef, espère que le musée deviendra un lieu incontournable Marie Laurier DÈS l’âge de 15 ans, Paulette Gagnon savait ce qu’elle voulait faire dans la vie et elle se faisait la main en organisant sa première exposition de peinture au Couvent des Ursulines de Québec.Et elle orienta ses études à Montréal et à Lyon dans cette voie en devenant historienne de l’art.Aujourd’hui, après avoir gravi différents échelons dans le domaine muséologique, notamment au Musée d’art contemporain de 1977 à 1981, puis conservatrice de la collection permannente, elle accédait en 1992 au poste de conservatrice en chef du beu.À ce titre, non seulement a-t-elle la responsabilité d’une équipe de cinq personnes mais elle assume personnellement celle de la coordination de l’exposition d’ouverture du 28 mai: La Collection: tableau inaugural.Celle-ci réunira 325 oeuvres, soit 10 % de la plus importante collection d’art contemporain au Québec.Cet événement donnera ainsi le coup d’envoi à une série d’expositions des quatre salles réservées à cette fin et elle se prolongera dans le jardin de sculptures aménagé en prolongement du musée.Mme Gagnon nous précise qu’elle comprendra des oeuvres d’artistes québécois des années 1930 à 1960, canadiens et étrangers comme Alfred Pellan, Paul-Émile Borduas, Jack Bush et Jean Dubuffet, et aussi des créations plus actuelles de Michel Goulet, Michèle Waquant, Jeff Wall et Richard Serra.La jeune femme n’a pas mis beaucoup de temps à organiser son bureau dans le nouveau musée sis dans le quadrilatère de la Place des Arts f?DEC MOBILIER INC.JVc oui ±omme± neuraux d'etre aiiocié± à ta réouverture du J\\ uiée d'art contemporain 235, rue Ness, St-Laurent Tél.: 737-6038 MUSÉE RÉGIONAL DE LA CÔTE-NORD EXPOSITION ESTIVALE ENTRE L’ICÔNE ET L’INDEX: du 14 juin au 20 septembre Pnina Gagnon, Michelle Héon, Gilles Morissette.trois artistes qui privilégient le médium papier, trois imaginaires suggérés • forêt en leu, barque échouée, «techno-tours» - qui se font mémoire et conscience des dimensions économiques nord-côtières et universelles.500, BOUL.LAURE • SEPT-ÎI G4R1X7 • (418)968-2070 et elle ne cesse d’arpenter les grands espaces qui la comblent d’aise et alimentent ses projets.« Enfin, nous allons pouvoir sortir de nos réserves tout ce que nous possédons d’oeuvres que nous avons accumulées au fil des ans et qui constituent une véritable richesse.Nous allons pouvoir les restaurer, les exposer.Par exemple, nous possédons plus d’une centaine d’oeuvres de Paul-Émile Borduas! Il était temps que nous puissions les montrer! » La collection permanente est constituée en majeure partie d’oeuvres québécoises acquises depuis 1939, le reste d’oeuvres canadiennes, américaines et européennes.Ainsi peut-elle refléter tout ce qui s’est fait d’intéressant depuis un demi-siècle et devenir un aune de comparaison et d’évaluation des tendances et du talent de la production artistique d’ici et d’ailleurs.Paulette Gagnon s’occupera d’exposer ces pièces, en rotation, ce qui pourrait prendre plusieurs années.Elle espère également assurer une plus grande visibilité au MAC en organisant des expositions itinérantes dans différentes villes du Québec et même ailleurs.« Il faut que les oeuvres circulent et inversement que nous puissions faire des emprunts à d’autres musées.L’explosion de l’art visuel est partout et nous devons en être des témoins attentifs.» Paulette Gagnon assume aussi le redoutable mais stimulant devoir de faire les nouvelles acquisitions.« Avec un budget de 300 000 $ par année, ce qui n’est pas énorme, il faut être constamment à l’affût et à la recherche des nouveautés, acheter avec soin, circonspection et intuition.Voilà un défi difficile mais non pas impossible à relever.» On peut faire confiance au flair de la conservatrice en chef.Elle connaît par coeur toutes les arcanes du métier et elle se tient au fait de tout ce qui se passe dans la vie des arts au Québec et à l’étranger.Aussi entend-elle réaliser son objectif de « faire du musée un endroit vivant, dynamique, d’avant-garde même ».« Avec cette relance dans ce site extraordinaire qui est nôtre, le MAC a le vent dans les voiles et deviendra un pivot de l’art visuel ».En résumé, un lieu « incontournable ».Déjà auteur en 1985 de la publication Les vingt ans du musée à travers sa collection qui lui a valu le rix de la Société des musées qué-écois, pour l’inauguration du nouveau musée Paulette Gagnon récidive cette fois en signant un volumineux catalogue de 600 pages qui fait un tour d’horizon exhaustif de 320 oeuvres du fonds permanent du MAC regroupés sous quinze thèmes différents.Elle a également écrit La Magie de l’image pour accompagner une exposition qui a circulé pendant deux ans à travers le Canada et Une histoire de collections DONS 1984-1989, de même qu’elle a collaboré au catalogue intitulé Constructivisme et avant-garde russe./ — 1 “Première exposition majeure au Canada” PETER FOLDES Jusqu’au 31 mai 1992 Cjaltrie 1529, rue Sherbrooke Ouest, Montréal jrTcxQU IC AC^ Québec H3G 1L7 (514) 933-9877 ^ du mar.au sam.de 9h30 à 17h34), dim.de 13h à I6h ^ Université de Montréal Faculté des arts et des sciences Département d’histoire de l’art : Cours télévisés en histoire de l’art avec le professeur François-Marc Gagnon Introduction à la peinture moderne de Manet à nos jours La peinture moderne au Québec d’Ozias Leduc aux Plasticiens Prochaine diffusion : septembre 1992 Renseignements : (514) 343-2162 PHOTO JACQUES GRENIER La conservatrice en chef du MAC, Mme Paulette Gagnon.Cahier spécial Musée d’art contemporain Mise en page : Yves d’Avignon Réal Bouvier Publicité-Vente : Jacqueline Avril Lucie Lacroix Christiane Legault Publicité-Production : Marie-France Turgeon Ce cahier spécial est édité par le journal LE DEVOIR sous la res- ponsabilité de : Pierre Beaulieu.Directeur des publications spéciales Orner DeSerres MATÉRIEL D’ARTISTE ET D’ART GRAPHIQUE I Le Devoir, samedi 23 mai 1992 ¦ E-3 mm t j p|-*H 'H |?|§f ss ^ ÈlÉÉllilpl " le plaisir de i «m art Cahier spécial Musée d’art contemporain Le Musée doit maintenant relever le défi du centre-ville Paul Cauchon DANS les bureaux administratifs du Musée d’art contemporain la vue est.surpre nante.Alors qu’auparavant l’immeuble était secoué par les grands vents solitaires de la Cité du Havre, défilent maintenant à quelques mètres sous nos yeux, une foule de bébés en poussette, de femmes d’affaires, d’adolescents casquette de travers, de petits vieux tirés à quatre épingles, de travailleurs de la construction et de réfugiés somaliens un peu ébahis.Entre le Complexe Desjardins et la Place des Arts le musée fait face à un défi redoutable : celui du centre-ville.L’argument de l’éloignement ne tient plus et Claudette Dionne, responsable des communications et du marketing, s’est fixé un objectif : « nous espérons doubler le nombre de visiteurs.Au moins ! » Depuis les dix dernières années à la Cité du Havre la fréquentation annuelle moyenne s’est élevée à 52108 personnes.Si le musée dépassait les 60 000 visiteurs pendant les saisons 1984-1985,1986-1987 et 1987-1988 il connaissait une inquiétante baisse depuis 1989.avec moins de 40 000 visiteurs.« A la longue notre situation géographique a fini par lasser nos fidèles » explique Claudette Dionne.En d’autres mots, il était temps de déménager.Mais les responsables du musée savent également que l’accessibilité physique et la qualité des expositions ne peuvent garantir tout le succès prévu.Une institution consacrée à l’art contemporain doit savoir trouver son public, l’attirer, l’élargir.Et cette institution représente également un « produit » qui doit trouver sa place dans l’ensemble des activités culturelles et de loisir, cohime l’expliquent eux-mêmes les responsables du musée.On dispose d’ailleurs d’un portrait statistique de la clientèle réalisée en 1989 grâce à une étude de l’École des Hautes Études Commerciales, et on peut également méditer sur une étude plus ancienne menée en 1986 par la firme Pluram auprès de 610 personnes rejointes au téléphone.À l’époque, le taux de notoriété du musée s’élevait à 18 % seulement sur son site du bout du monde alors que celui du Musée des Beaux-Arts s’élevait alors à 45%.En 1986 la quasi-totalité de la La station de métro intégrée à l’arrière du Musée d’art contemporain au coin du boulevard de Maisonneuve et de la rue Jeanne-Mance.clientèle (87 %) était constituée d’« î-nitiés», par rapport à une clientèle dite d’« intéresses » qui ne représentait que 39%.Dans le jargon du marketing cette clientèle « intéressée » est celle qui « voit les expositions incontournables, les opéras les plus connus, les musts en théâtre et qui lit les derniè-res parutions» explique Mme Dionne.Objectif identifié : il faut rejoindre cette clientèle intéressée aux événements.Autre objectif : élargir la clientèle jèune en pénétrant mieux le milieu universitaire.Mais on aurait tort de croire que le MAC s’engage maintenant dans la voie des méga-événements et des blockbusters.Ce n’est pas son rôle et Claudette Dionne ajoute plutôt qu’« il nous faut multiplier les créneaux, bâtir tranche par tranche notre public ».Pour son ouverture le MAC n’a d’ailleurs pas voulu privilégier un événement spectaculaire, présentant plutôt une partie de sa collection permanente (quoique cette collection était tellement cachée qu’il s’agit d’un événement en soi !) ainsi qu’une exposition de plusieurs artistes.Car il s'agit d'affirmer immédiatement la présence du MAC comme L’art du compromis Stéphane Baillargeon » • ¦ • ¦ T:.':} ARCHITECTURE est l’art I::: de la synthèse entre des rè-gles théoriques, esthétiques et utilitaires.Chaque nouvelle constriction doit par exemple répondre à des'contraintes techniques, s’accorder à son site et rencontrer des attentés fonctionnelles précises.Dans lé cas du nouvel édifice du Musée d'art contemporain de Montréal, il s'agissait notamment de maximiser l’espace alloué sur le site de la Place dps.Arts et de s’accorder aux besoins njuséologiques de l’institution, découlant du mandat de collectionner et :dtffuser l’art contemporain.Mais, dans ce cas, un ensemble de déboires politiques, administratifs et procéduriers sont venus compliquer le projet de relocalisation.La seule énumération des problèmes rencontrés par l'institution fait frémir.La roule a été longue des premières tentatives de déménagement de la Cité du Havre, au tournant des années soixante, au premier projet de construction au milieu des années 80, au moratoire décrété par le ministère des Affaires culturelles du Québec, en 1986 (à la recommandation du Conseil d’administration du Musée), jusqu’à la reprise des travaux quelques mois plus tard.Le projet entièrement refondu a finalement permis d’accroître de 33 % l’espace disponible pour les expositions et de 14% l’ensemble des espaces, par rapport au projet initial.Le nouveau musée tente de s’insérer de façon aussi harmonieuse que possible dans le quadrilatère du centre-ville : il prend sa place et, en même temps, il affirme sa personnalité avec ses volumes rectangulaires posés sur les salles d’exposition.Ces espaces abritent les services administratifs, le centre de documentation et les salles de mécanique, astucieusement déplacés dans l’immense boîte qui chapeaute l’édifice.Le tout est recouvert de panneaux de verre et de cuivre (appelés à s’oxider avec le temps).Ces éléments rappellent certaines composantes des autres édifices du site de façon plus discrète et plus élégante que la longue et massive colonnade de la rue Jeanne-Mance, lointaine et balourde parente de celle de la salle Wilfrid-Pelletier.: L’édifice de 33 millions $ occupe quelque 15 100 mètres carrés, répar- tis sur cinq étages et un sous-sol.Les architectes de la firme Jodoin, Lamarre, Pratte & associés ont choisi ¦de tourner cet ensemble vers la rue Sainte-Catherine, où se situe l’entrée principale, et vers la salle des pas perdus de la Place des arts.À ce niveau, qui est aussi celui du métro, une sculpture-installation de Pierre (îranche offre un tout premier contact avec l’art contemporain : une oeuvre de forme semi-circulaire, intitulée Comme si le temps .à partir de la rue.Elle se présente en creux, à ciel ouvert, exposée aux intempéries, dans le sous-sol urbain où perce un jour changeant.L’installation monumentale donne aussi sur un plan d’eau sur lequel on pourra patiner l’hiver prochain.L’espace central du nouveau Musée est ouvert sur plus de 20 mètres, jusqu’à une immense verrière.D’un seul coup d’oeil, on embrasse les étages supérieurs baignant dans l’éclairage naturel.Le hall donne un accès direct à deux salles de spectacles aux vocations complémentaires, un théâtre à géométrie variable de 450 places et une salle multimédias de forme rectangulaire qui se prête aussi bien à des spectacles de danse ou de performance qu’à des présentations d’artistes à l’oeuvre ou des expositions.On retrouve les huit salles d’exposition un étage plus haut, au niveau de l’esplanade.Ces vastes espaces libres, divisés et aménagés au gré des événements, répartis en enfilade, baignent dans une lumière naturelle savamment tamisée.Les quatre salles situées au nord de l’édifice, vers le boulevard Maisonneuve, sont destinées aux expositions itinérantes et les expositions temporaires organisées par le Musée.Elles débouchent sur un jardin de sculptures, où le Musée d’art contemporain peut exposer pour la première fois de son histoire quelques-unes des sculptures de sa collection.Les quatre autres salles, tournées vers le sud, sont aussi réservées à la présentation d’oeuvres tirées de la collection permanente de l'institution, qui est la plus importante du genre au Québec.Les plus petits étages de l'édifice, situés au-dessus des salles d’exposition, sont occupés par différents services du Musée.Le deuxième étage abrite le service de la médiathèque et des archives ainsi que le secteur de la conservation.Les bureaux de la direction générale et de l’administration, des publications, des communications et du marketing se trouvent aux étages suivants.Les locaux réservés à l’entreposage des oeuvres de même que les services techniques de l’institution (restauration, etc.) sont relégués au sous-sol, là où la plupart des visiteurs n'auront probablement jamais accès.DIANE CHENAIL OEUVRES RÉCENTES EXPOSITION 23 MAI—7 JUIN VERNISSAGE, SAMEDI 23 MAI A 13 HEURES GALERIE WESTM0GNT 4912 SHERBROOKE O.WESTMOUNT 484-1488 Jocelyne Alloucherie Le parcours d'une oeuvre exceptionnelle 1974 - 1992 Centre international d'art contemporain de Montréal 3576, av.du Parc (coin Prince Arthur) Du 15 mai au 5 juillet Du mardi au dimanche De 10 à 18 heures Admission: adultes: 5S; étudiants: 2.50S; famille: 1 OS; enfants de moins de 12 ans: gratuit.Visites commentées sur demande Renseignements: 288 081 1 lieu d’avant-garde, « qui explore la création telle qu’elle se fait actuellement, dont le mandat est de stimuler la création ».Mais « nous développerons avec beaucoup de soin la chaleur de l’accueil : il faut que les gens se sentent bien», ajoute Mme Dionne.Et puisque les oeuvres contemporaines peuvent être « déroutantes et présenter moins de références pour le grand public» le MAC développera toute une panoplie d’outils : dépliants, audio-guides et visites commentées, mais aussi ateliers d’information, formules croque-midi, programmes pour enfants et ateliers pédagogiques, films, vidéos, et ateliers avec les artistes eux-mêmes.Autre stratégie : le musée organisait en pré-ouverture des visites en compagnie de groupes-cibles jouant le role de multiplicateurs — presse étudiante, rédacteurs de publications d’entreprise, guides touristiques de Montréal, propriétaires de galeries.« La réponse a vraiment été excellente, mais il faut maintenant assurer le suivi» ajoute Mme Dionne.Mais il y a plus encore.À Montréal l’inscription des musées dans la trame urbaine n’existait pas vraiment, à l’encontre de grandes métropoles où l’on « fait» le circuit lors d’une visite.L’arrivée du MAC survient à un moment historique : la pénétration du Musée des Beaux-Arts a grandement progressé dans tous les milieux, et le Musée McCord rouvre ses portes alors que le Centre canadien d’architecture, unanimement salué, commence à peine à se faire connaître du public.Une publicité commune pour les quatre institutions, « Quatre nouveaux musées à la une », a donc été conçue et placée un peu partout pour affirmer un message simple mais nouveau : il existe maintenant des musées à visiter à Montréal, « ce qui • fait de Montréal une destination plus intéressante qu’avant ».« Nous nous trouvons devant des possibilités de consommation, à créer, non seulement sur le plan local mais aussi sur le plan international, parce que nous pouvons dévelop-.per un ensemble de choix, explique Claudette Dionne.Pour développer des habitudes de consommation il faut pouvoir offrir une série d’événements sur une base annuelle.IL doit donc finir par se créer un plus-grand engouement pour l'ensemble des musées, et non un seul isolé.Alors tout le monde y trouvera son compte.Si nous gérons bien nos événements, si les coûts d’admission demeurent raisonnables et si ce qu’on, présente est intéressant nous nous, développerons tous ».Un tel objectif nécessite une grande coordination entre les musées, ce dont Claudette Dionne ne doute pas, citant l’exemple de l’exposition Pellan qui sera présentée au MAC en 1993 alors que le Musée des Beaux-Arts présentera une exposition Lemieux.« Il y a quelque chose à développer.» Atout supplémentaire pour le MAC : Claudette Dionne fait remarquer que la présence d’un tel musée dans un quadrilatère consacré aux arts de la scène semble unique en Amérique du Nord.La Place des Arts et le MAC ont déjà amorcé leur collaboration et la cinquième et nouvelle salle de la PDA sera réservée en priorité au MAC, qui dispose en plus de sa propre salle multidisciplinaire.Le MAC a déjà planifié des événements dans cette 5e salle avec le Festival de la nouvelle danse, le Printemps électro-acoustique et le Festival de Jazz de juillet.Ce dernier cas illustre de façon éclatante l’irruption du rythme urbain dans la nouvelle vie du Musée d’art contemporain.Claudette Dionne attend d’ailleurs avec beaucoup de curiosité le moment où des dizaines de milliers de festivaliers se prélasseront à quelques mètres de la porte d’entrée du MAC.Et s’ils décidaient de tous entrer pour jeter un coup d’oeil ?« Nous sommes prêts » répond-elle.0esoN,^ LE MUSEE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL présente LE NOUVEL ENSEMBLE MODERNE et la SOCIÉTÉ DE MUSIQUE CONTEMPORAINE DU QUÉBEC WALTER BOUDREAU, SMCQ LORRAINE VAILLANCOURT, NEM créations de : Louis Andriessen Serge Arcuri Linda Bouchard Jean Derome Michel Longtin Alexina Louie et Robert Normandeau ^MED\ 30^ .v C/7VQUIÈM£ Billets : 23 $ (adultes) »15 $ (étudiants et âge d’or) Cinquième salle Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.F rais de service Redevance de 1 S (« T.P.S.) sur tout billet de plus de 10 S I £-4 M Le Devoir, samedi 23 mai 1992 lass üg® m iva\Mv ii: lt plaisir de art Cahier spécial Musée d’art contemporain IR%»,.Détail de la sculpture-installation de Pierre Granche intégrée au nouvel édifice du Musée d’art contemporain de Montréal.PHOTO DENIS FARLEY Recherchés: 5,5 millions $ Jocelyne Richer de notre bureau de Québec ES TROIS grands musées d’État du Québec, le Musée d’art contemporain est le plus modeste, celui qui doit se débrouiller avec le moins de sous pour fonctionner et offrir quand meme au public deg expositions qui respectent les critères les plus élevées de la muséologie actuelle.,Le ministère des Affaires culturelles octroie chaque année une subvention de fonctionnement à ses trois musées nationaux.L’an dernier, le Musée d’art contemporain recevait 4 millions ?, le Musée du Québec, 8,3 millions $ et le Musée de civilisation, celui entre tous qui suscite l’envie, recevait une subvention de 18 millions ?.Certains diront que le Musée d’art Contemporain, installé dans un édifice tout neuf bâti au coût de 33 millions $, ne fait quand même pas pitié.Comme quoi tout est relatif.Ce qui peut paraître inusité dans son cas, c’est le fait qu’il a été mis à contribution, devant assumer une partie du coût de construction.La direction du musée doit en ef- fet se débrouiller pour combler l’écart de 3,3 millions $ qui sépare le coût total de l’édifice de la contribution gouvernementale, qui s’élève à 29,6 millions?.À cette fin et considérant le budget d’acquisitions mis à sa disposition (quelque 400 000 $) trop mince, le directeur général de l’institution, M.Marcel Brisebois et son équipe ont pris le taureau par les cornes et décidé de faire une levée de fonds, appelant les philanthropes à la rescousse.La campagne de souscription ne sera annoncée officiellement que le 25 mai, mais elle fonctionne déjà depuis plusieurs semaines, et les résultats ne se sont pas fait attendre.L’objectif visé (somme toute modeste, si on le compare à celui du Musée des Beaux-Arts, cinq fois plus important) s’élève à 5,5 millions $ et on a réussi, à ce jour, à récolter près de deux millions de dollars de la part d’une poignée de donateurs.L’un d'eux a même fait un don d’un demi-million de dollars.Bon début de récolte.La levée de fonds servira en bonne partie (3,5 millions?) à financer la construction de l’édifice qui jouxte la Place des Arts, le reste (2 millions ?) devant être mis en réserve dans un fonds de dotation, dont les intérêts serviront à enrichir la collection permanente du musée par des acquisitions d’oeuvres d’art.Les donateurs habituels (institutions bancaires, grandes entreprises, fondations, collectionneurs, etc.) ont été et seront invités à soutenir financièrement le Musée d’art contemporain.Jusqu’à maintenant, la réponse est très positive, assure Mme Hélène Lalonde, de la firme Ketchum Canada, responsable de la levée de fonds, et ce, même si le Musée d’art contemporain est moins connu du milieu des affaires que ne l’était le Musée des Beaux-Arts de Montréal, qui menait sa propre levée de fonds l’an dernier, orchestrée par la même firme.Apparemment, la philanthropie à l’égard des musées se porte bien: la campagne de souscription du MBA en tout cas a obtenu un succès enviable, l’objectif de 25 millions ?étant même dépassé de deux millions ?.En attendant la manne obtenue grâce à sa levée de fonds, dans sa toute nouvelle demeure du centre-ville, le Musée d’art contemporain connaîtra un essor appréciable avec ses huit salles d’exposition, deux salles de spectacles, un jardin de sculptures, une médiathèque, des espaces cfb réservés à la conservation et à la restauration des oeuvres et des services au public (restaurant, boutique, etc.).Fondé en 1964 et installé (isolé, disent certains) à la Cité du Havre, il fut transformé en société d’Etat en 1983, avec pour mandat de conserver et diffuser l’art contemporain québécois et international.« Pour être dirigeant et employé de ce musée, il faut un optimisme tenace et solide, un certain goût du risque et de l’obstination », philosophait le directeur général de l’institution, Marcel Brisebois, dans son dernier rapport annuel.C’est cette tribune qu’il avait choisie pour lancer un cri du coeur, désemparé du fait que quelques mois avant l’inauguration du musée il ignorait toujours de quelles ressources le Musée va pouvoir disposer pour réaliser, entre autres, la prise en charge du nouveau bâtiment, le déménagement, l’augmentation et l’intégration de son personnel, la réalisation et les expositions, événements et productions d’ouverture, le respect d’un calendrier d’expositions qui comporte déjà des engagements jusqu’en 1994».En août 1991, c’est au DEVOIR que s’ouvrait le directeur général du musée depuis 1985 qui allait jusqu’à se demander si le déménagement serait possible, vu les difficultés financières de l’institution qui l’empêchaient même de remplir son mandat.Les artistes exigent une métamorphose Isabelle Paré VA POUR un musée, tout nouveau tout beau, tout de bronze et de lumière, mais encore faudra-t-il que ses cimaises, jusqu’ici gourmandes des oeuvres venues d’ailleurs, soient moins avares envers les artistes qui produisent au Québec.À la veille du baptême du Musée d’art contemporain attendu depuis plus de dix ans, le cri d’un certain milieu artistique est unanime.Non pas qu’on veuille immoler le bébé avant même qu’il n’émette ses premiers cris, mais que les artistes québécois ont déjà eu du fil à retordre avec le « MAC » bien avant qu’on songe à le doter de sa nouvelle carapace de béton.Bien sûr le nouvel emplacement planté en plein coeur de la réalité urbaine, sorti de son No man’s land de la Cité du Havre, fait l’affaire de tous.Enfin, se régalent les artistes, pourra-t-on voir un musée prêt à aller à cueillir ses adeptes au coin de la rue, prêt à faire connaître l’art actuel, l’art contemporain qui se fait, qui se vit.Après des années d’exil entre une autoroute en éternel chantier et un carrefour de conteneurs en transit — où seuls les débardeurs du Port et quelques irréductibles le gardaient encore à l’oeil —, le déménagement du musée au centre-ville relève de la bénédiction.Mais au-delà de ses tribulations géographiques et urbaines, les artistes ne sont pas sans réserves à l’égard du musée qui s’apprête à ouvrir ses portes à deux jets de pierres de la Place des Arts.Changer d’enveloppe d’accord, mais la métamorphose s’arrêtera-t-elle là ?, s’interroge-t-on.Car depuis longtemps la question est posée.Quelle place entend-on laisser aux artistes d’ici dans ce qui se veut être le miroir d’un art qui repousse toujours plus loin les frontières de l’exploration, de l’imagination et de l’audace?Jusqu’à maintenant, déplore la présidente du Conseil de la peinture, Mme Thérèse Joyce-Gagnon, le Musée d’art comtemporain a réservé une bien mince place aux artistes d’ici, convoitant davantage les vedettes internationales de l’installation et des nouvelles technologies.Il a bien eu depuis 1964, quelques années d’or.Comme celles réservées au Symposium international de sculpture du Québec en 1965, à la rétrospective célébrant Borduas et les automatistes ou trois générations d’art québécois.Mais depuis les années 1980, le Musée d’art contemporain n’a que peu ouvert ses salles aux artistes québécois qui ont vu leur visibilité réduite au minimum, juge-t-elle.« Depuis peu, les artistes québécois ont été quasiment absents.Où voit-on se qui se fait au Québec, sinon dans les galleries?Les artistes québécois se trouvent un peu lésés de ne pas avoir de lieu pour exposer », renchérit l'artiste.D’ailleurs, le ressentissement est à 1 ce point partagé que les Molinari et Lemoyne partaient en croisade l’an dernier pour tenter de récupérer le bâtiment de la Cité du Havre pour offrir un espace d’exposition à l’art | actuel produit ici.Le projet, toujours à l’étude, témoigne de la frustation qui gagne la gent artistique.Depuis 15 ans, les success stories du Musée d’art comtemporain auront plutôt été les Judy Chicago, Dennis Oppenheim, les expositions itinérantes venues de Berlin ou d’Amsterdam.Le Musée, lui, se défend d’avoir équitablement fait honneur à l’art produit chez nous, et évalue que 50 % des oeuvres de sa collection permanente proviennent d’artistes Québécois.Question d'espace, cette mirifique collection n’était exposée que par bribes.Sous le nouveau toit, quatre salles accueilleront de façon permanente 10 % de la collection du musée.Plus qu’un label québécois, c’est aussi la tendance unidirectionelle qui habite la direction du musée qui fait grimacer d’autres artistes.Le choix du directeur Marcel Brisebois est clair : l’art présenté au musée sera celui qui « fait éclater les frontières », « remet en cause les définitions ».Vision rectiligne que déplorent certains artistes peintres qui craignent que le pinceau et la palette soient rélégués au rang d’art mineur.« Le musée est gourmand de nouvelles technologies, ça ne veut pas dire que les artistes qui emploient des matériaux traditionnels sont incompétents», insiste Mme Joyce-Gagnon.De la même manière, Mme Wendy Simon, présidente du Conseil de l’estampe, estime que le musée fait peu de cas des percées qui s’effectuent dans le domaine de la gravure, de la lithographie et de la sérigraphie.Un art qui se « retrouve plus souvent qu’autrement à la cafétéria », ironise-t-elle.Au-delà de ces questions métaphysiques sur ce qui fait ou non l’art comtemporain, il y a ceux qui jugent que le Musée entrebâille bien discrètement sa porte aux jeunes recrues, se contente des réseaux bien établis.Hors du réseau, point de salut! « Il faut qu’on puisse collaborer et que le musée ne soit plus réservé aux candidats qui ont des contacts privilégiés.C’est dans l’intérêt de tous », tranche M.Michel Tétreault, président de l’Association des galeries d’art contemporain, qui tient sa propre galerie rue Beaudry.Ce dernier n’a pas que des mots tendres envers le musée, qu’il croit condamné à redéfinir son rôle à la veille de ce second départ.« Il faut établir des liens étroits avec les galeries, les artistes et cesser de travailler en chapelle », renchérit ce dernier, d’avis que toutes les tendances de l’art contemporain ne sont pas bienvenues au musée.En bout de ligne, le public y perd, les artistes aussi, tout le marché et la visibilité de l’art contemporain québécois s’en ressent, plaide-t-il.Mais tout n’est pas noir dans cet aperçu, puisqu’on qu’on perçoit le changement de peau du musée comme le moment choisi pour effectuer un virement de bord.Plus que jamais, avance M.Tétreault, le musée doit multiplier les échanges, exporter, innover.L’ère du musée, simple galerie, est révolue.Place des Arts est heureuse d'accueillir CO O) = c O > ra U) Q) E o C ¦Z § (TJ CL O O rtJ CO cd O) 00 00 3 O CO c s I Alloucherie April Archambault Ayot Barbeau Beament Beaugrand-Champagne Béland Bellefleur Belzile Blais Boisvert Boogaerts Borduas O cc ?- CD CD -O O en = Bouchard Boulet Bourdeau Boyer Branco Brandi o co CO venait d’obtenir une contribution de,500 000$ de la Fondation J.A.De Sève, un autre montant substantiel de la firme Pratt & Whitney pour un atelier éducatif destiné aux enfants, et il sollicitait la Fondation Bombardier pour le jardin de sculptures prévu sur l’esplanade tout près de la Place des Arts.Il note d’ailleurs un enthousiasme corporatif pour l’esplanade sculpturale de Pierre Grandie.La Laurentienne, Bell Canada, la Banque Nationale et plusieurs autres banques ont donné l'assurance d’une contribution.Parmi les dons reçus des grandes familles notons celui des Simard et du collectionneur François Odermatt et de sa soeur.Le lancement officiel de la campagne de souscription se fera officiellement au moment des festivités sous le thème Une affaire d'art.QUelque 2 millions $ auront déjà été recueillis à ce moment-là.Les ban- aues surveillent leurs contributions îspectives en ce moment, et on s’attend à ce que la plupart des grandes compagnies montréalaises contribuent.Les fonds engagés par les compagnies et les individus dépassaient les 1,2 millions $ au début mai.L’objectif de la campagne est de 10% des dé-péVises de construction immobilière, a savoir 3,5 millions $, à quoi on ajou-téra 2 millions $ pour un Fonds Héritage alloué aux nouvelles acquisitions.On vise donc 5,5 millions $ au tôlhl.Les contributions des compagnies s'échelonnent sur cinq ans dans la plupart des cas, pour raisons fis-càTes.Le Musée d’art contemporain est un musée d’État et il vise à se dé- mocratiser.On compte 25 000 membres au Musée des Beaux-Arts de Montréal, une institution privée.Il n’y en a que 600 au Musée d’art contemporain mais on espère décupler cette participation à l’occasion de l’ouverture du nouveau musée.M.Bourgie résume ainsi la situation: « Une importante sollicitation sera menée auprès des visiteurs par la Fondation et nous voulons impliquer les grandes familles et les autres groupes ethniques en même temps dans la vie du Musée ».Plusieurs donateurs du MBA tiennent une position de réserve face à l’art contemporain, mais personne ne conteste le bien-fondé de l’institution, affirme M.Bourgie.Il rappelle que tous les grands musées d'art moderne au monde sont assaillis de visiteurs.Ces musées sont clairement devenus un facteur majeur pour le tourisme.Toutes les personnes sollicitées se disent bien disposés à l’égard de l’institution, particulièrement après l’avoir visitée.« Le nouveau musée est sobre, spacieux, il est un musée d’art vivant actif », ajoute M.Bourgie.MM.Claude Castonguay et Lome Webster ont accepté la présidence d’honneur de la nouvelle^ levée de fonds.À l’occasion des fêtes du 25 mai, on attend plusieurs dons dépas- sant 75 000 $.M.Bourgie rappelle aux donateurs que les dons individuels sont déductibles d'impôt à 100 % dès la première année de donation, étant donné qu’il s’agit d’un Musée d’État.Ceci représente un avantage marqué du Musée d’art contemporain sur le Musée des Beaux-Arts, du point de vue fiscal.Le conseil de cette campagne de financement inclue MM.Raymond Cyr, président de BCE, Serge Saucier, président de RC MP qui agit à titre de trésorier.Brian Drummond, Jonathan Goldbloom, Pierre Lortie et Raymond Royer.Le milieu financier est aussi représenté de manière fort importante parmi les neuf membres du conseil du musée.M.Stephen Jarislowski, conseiller financier controversé, est le plus récent à y avoir été nommé par le gouvernement du Québec, à l’étonnement de plusieurs.M.Pierre Bourgie ne siège pas au conseil du musée mais il fait partie du comité des acquisitions.Le président de la collecte de fonds précise aux donateurs que le musée dispose de 3500 oeuvres repré-sentatives d’art contemporain créées depuis depuis 1939, oeuvres du Québec, du Canada et de l’étranger.M.Bourgie conclut: « Le nouveau musée mettra en relation des artis- tes contemporains venant de tous les coins du monde avec les nouvelles expositions ».L’institution est dotée de 4 salles pour les collections permanentes et de 4 salles pour les expositions temporaires.Pierre Bourgie siège au comité des acquisitions du musée, il dit ne pas toujours être en accord avec les acquisitions faites.L’important reste pour lui que le musée se donne une vision.Ce qui est à bâtir, c’est une tradition, un forum autour du musée pour le soutenir dans les années à venir: « Le Musée évolue.Dans cinq ans, on dira: le Musée d’art contemporain a fait des progrès énormes.Que le comité de programmation se plante parfois, ce n’est pas important.C’est la vision qui ressortira de tout ça, à moyen terme, qui importe.Notre rôle, c’est de nous tenir à l’écart des querelles de chapelles et c’est ce que j’essaie d’inculquer aux gens d’affaires».I M.Pierre Bourgie PHOTO JACQUES GRENIEIV 3886, rue St-Hubert, Montréal H2L 4A5 Tél.: (514) 281-8556.Q Du mere, au sam, de 12h à 17h PAPYRUS MANIA Alechinsky, P.Bellerive, M.Chagall, M.Mathieu, G.Miro, J.Moore, H.Paquet, B.Schneider, J.Tapies A.Warhol, A.et plusieurs autres jusqu’au 6 juin I Gouvernement du Québec Ministère I du Tourisme M Avec lu participation du Ministère des Affaires culturelles du Québec I) l 2 3 M A I A T 2 " J T I N CÉLINE BARIL l.\ ldi K Ml H U' YOU \\ S iLi :mê ¦ ¥,-: ¦ - GALERIE CHRISTIANE C H A S S A Y iil Nouvelle adresse: 372, rue Sainte-Catherine Ouest Salle 418, Montréal (Québec) H3B 1A2 (514) 284-2631 Du mardi au samedi de 12 heures à 18 heures.AU DELA DU REEL.15 ans de mutation.Le passage d'une sculpture traditionnelle classique à une sculpture autonome moderne.De la figuration à l'abstraction, à travers 80 œuvres de 30 sculpteurs du Québec.m La Bêudàbète Charles Daudelin, 1946 E U QUEBEC 1948-1 961 NAISSANCE ET PERSISTANCE 8 AVRIL 25 OCTOBRE 1992 » •* .* • « .* * HORAIRE D'ÉTÉ: « * Samedi, dimanche, lundi et mardt lw.l de lOhà 18h; 7S mercredi, jeudi et vendredi : t de 10h à 22 h.ît MUSÉE DU QUEBEC 1, avenue Wolfe-Montcalm, Parc des Champs-de-Bataille, Québec • Renseignements: (418) 643-2150 Le Musée du Québec est subventionné par le ministère des Affaires culturelles du Québec.Merci au Loews Le Concorde, hôte officiel des sculpteurs de l'exposition.LE MUSÉE DAVID M.STEWART t j II.yo .ii in m iJi- lii LE MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS DE MONTRÉAL A 7^ wm ic •* "SB* " LE MUSÉE CHÂTEAU RAMEZ A Y Âl £ Nous sommes heureux de souligner l’inauguration du nouveau Musée d’art contemporain de Montréal, lieu par excellence de la diffusion et de la promotion de l’art d’aujourd’hui.r»»unnni.»' uv e iv.' iv/; E-8 ¦ Le Devoir, samedi 23 mai 1992 SS* ssss SSSSSS mms SSS* SSSKSS lüis £SgfSSSSSÿ mm wmm SSHBofl 111 11 MK L'exposition internationale inédite POUR LA SUITE DU MONDE regroupe 29 artistes.ENTRÉE LIBRE.L'exposition LA COLLECTION: TABLEAU INAUGURAL présente la collection du Musée.ENTRÉE LIBRE.DANS LE CADRE DES CÉLÉBRATIONS DU 350e, JOURNÉES PORTES OUVERTES LES 30 ET 31 MAI! A l’occasion de son ouverture à la Place des Arts, le Musée d’art contemporain de Montréal vous invite à ses journées « portes ouvertes » les samedi 30 mai de 10 h à minuit et dimanche 31 mai de 10 h à 22 h.Venez admirer le nouveau Musée et ses oeuvres qui vous y souhaiteront la plus artistique des bienvenues.En première, concert avec Le Nouvel Ensemble Moderne et la Société de musique contemporaine du Québec les 29 et 30 mai.(BILLETS PUCE DES ARTS) LUNA-PARK, une création du Théâtre UBU, à compter du 3 juin à la Salle multimédias du Musée.(BILLETS ADMISSION) MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL *> < ANS ¦¥
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