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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-05-28, Collections de BAnQ.

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ai®w&m /so ans d'expérience à votre service Copieurs NP et Copieurs Personnels PC Canon \Pourrenseignements, appelez Vol.LXXXIII — No 123 Ciel variable.Max.: 18.Détail page B-7.Montréal, jeudi 28 mai 1992 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ Trois ministres renient le rapport Allaire Bourassa n’exclut pas une participation à une conférence des premiers ministres Michel Venne de noire bureau de Québec LE GOUVERNEMENT du Québec affiche volontiers sa flexibilité sur la question du partage des compétences dans la présente ronde constitutionnelle.Notamment trois ministres ont renié hier le programme de leur parti, le rapport Allaire, qui demande des pouvoirs exclusifs pour le Quebec dans leurs domaines respectifs.Le premier ministre n’a par ailleurs pas fermé la porte à une participation du Québec à une éventuelle conférence des premiers ministres pour dénouer l’impasse.« Nous voulons agir sans dogmatisme dans l’intérêt supérieur du Québec » a-t-il dit en Chambre.Il impose par contre toujours les mêmes conditions : « Pour modifier la stratégie, il faudrait avoir des garanties très sérieuses, des chances très importantes de réussite et des raisons légitimes».Si l’on tient compte non seulement des déclarations d’hier mais de toutes celles enregistrées depuis septembre dernier, on constate que près de la moitié des pouvoirs exclusifs réclamés dans le rapport Allaire ne figurent plus sur la liste des demandes du gouvernement du Québec.LE DEVOIR avait publié un relevé partiel le 6 janvier.Au nombre des disparus figurent l’assurance-chômage, la santé, les affaires sociales, la sécurité du revenu, les communications, la langue, l’environnement, l’agriculture.D’autres cas sont à la marge : la culture, le développement régional, l’éducation.En recoupant confidences et déclarations publiques, on peut conclure que le Québec tient à l’exclusivité (relative) ou à ce qu’on appelle la prépondérance législative seulement sur quatre nouveaux domaines : la culture (sans abolir les institutions fédérales telles le Conseil des arts), le développement de la main-Volr page A-4: Trois ministres SOCIÉTÉ Des machines de plus en plus perfectionnées L’énergie éolienne n’en est plus au stade artisanal, du temps où les pompes à hélice symbolisaient le monde rural américain.Les nouvelles machines sont très perfectionnées pour tirer le maximum de l’énergie éolienne, écrit Louis-Gilles Francoeur.Il s’agit d’une véritable révolution technologique et d’une percée économique.Le Québec pourtant continue de bouder cette nouvelle technologie.Bien des rendez-vous ont été manqués.Nous avons bien l’éolienne de Cap-Chat (ci-contre) mais c’est un modèle qui ne semble pas promis à un grand avenir.Page B-l Sarajevo à feu et à sang Après la CEE, TON U s’apprête à adopter des sanctions contre la Serbie d'après AFP el Reuter BELGRADE — Le bombardement du centre de Sarajevo qui a fait hier matin au moins 20 morts et 151 blessés, selon un bilan officiel provisoire, a provoqué la suspension des négociations de paix à Lisbonne et les réactions indignées de la communauté internationale.Selon des sources diplomatiques, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir bientôt pour adopter des sanctions contre la Serbie.La CEE a annoncé hier de nouvelles sanctions contre Belgrade.Profitant d’une accalmie, que beaucoup attribuaient à la trêve conclue la veille sous l’égide du ministre russe des Affaires étrangères Andreï Kozyrev, environ 200 personnes se trouvaient dans la rue piétonne Vase Miskina, en plein centre de Sarajevo.Vers 10 h 15, l’explosion de plusieurs obus a causé un véritable carnage.« Des ruisseaux de sang coulaient partout », a raconté un témoin, journaliste du quotidien local Oslo-bodjenje.La télévision a montré des morts et blessés gisant dans des mares de sang.À l’hôpital orthopédique, les médecins devront procéder à l’amputation de membres chez une vingtaine de blessés, gravement atteints par des éclats d’obus, a indiqué un médecin, le Dr Mihajlo Milosavlje-vic.La veille, Sarajevo avait déjà vécu des moments dramatiques lorsque des obus avaient provoqué l’incendie des étages supérieurs d’une maternité où se trouvaient 130 femmes et 70 nouveau-nés, qui ont pu être évacués dans les caves de l’établissement.Le président de Bosnie-Herzégovine, le musulman Aüja Izetbegovic, avait déclaré alors au journal Oslo-bodjenje, paru hier, qu’après ces événements « la partie musulmane va se retirer des négociations » sur l’avenir de cette république, qui se tiennent à Lisbonne sous l’égide de la CEE.La présidence bosniaque a décidé de demander au Conseil de sécurité une intervention militaire de l’ON U après le bombardement d’hier.La tuerie de Sarajevo a été dénoncée simultanément par toutes les parties en conflit.Selon Sarajevo, les obus sont partis des hauteurs de Tre-bevic, qui dominent la ville et sont contrôlées par l’armée et les milices serbes.Mais l’armée et la présidence de la Répubüque fédérale de Yougoslavie (RFY, Serbie et Monténégro) ont vigoureusement dénoncé le bombardement dans des communiqués diffusés dans la soirée par l’agence Tanjug.La mort de civils innocents « alors qu’une trêve avait été conclue, in- Volr page A-4: Sarajevo PHOTO JACQUES NADEAU ¦1 Le grand jour Édifié en plein coeur de Montréal dans sa nouvelle enveloppe de cuivre et de béton, le nouveau Musée d’art contemporain sera officiellement inauguré aujourd'hui en présence de la ministre des Affaires culturelles Liza Frulla-Hébert.Samedi et dimanche, le public sera invité à investir gratuitement ses quatre étages construits au coût de 33 millions $ lors de Journées Portes ouvertes.Demain et samedi, le Nouvel ensemble Moderne et la Société de musique contemporaine donneront un concert pour souligner l'événement.La pression sur Bourassa s’accentue Les négociateurs autochtones font d’importants gains ?Les imprudences d’un téléphone : Lise Bissonnette commente la conduite de Bourassa.Page A-10 Chantal Hébert envoyée spéciale TORONTO — Symptôme de ce que la patience des autres provinces à l’égard de Robert Bourassa commence à être à bout, la Colombie-Britannique a signifié cette semaine au gouvernement fédéral qu’elle ne participera à aucun rendez-vous des premiers ministres sur la Constitution en l’absence du Québec.« La Colombie-Britannique n’est pas intéressée à aller à une conférence des premiers ministres si Robert Bourassa n’est pas là, a confirmé publiquement le ministre Moe Sihota hier alors que se déroulait à Toronto la deuxième journée d’une ultime séance entre Ottawa, les provinces sans le Québec et les chefs autochtones destinée à produire d’ici dimanche l’ébauche d’une entente globale sur la Constitution.« Il va falloir arrêter de tourner en rond », ajoute-t-il.Au moins une autre province, l’Alberta, estime désormais que le dos- sier qui lui tient le plus à coeur, celui de la réforme du Sénat, ne se réglera qu’au niveau des premiers ministres et en présence de Robert Bourassa.« Il va falloir s'asseoir à la même table et tout le monde ensemble », prescrit le ministre albertain Jim Horsman à ce sujet.Quant aux autres provinces, elles décrivent désormais comme incontournable un rendez-vous prochain au niveau des premiers ministres.Mais l’insistance de la Colombie-Britannique à voir le Québec à la prochaine table combinée au peu de chances que se donnent désormais la plupart des participants à la table multilatérale de débloquer le dossier du Sénat au cours de leurs négociations actuelles compliquent encore davantage les calculs fédéraux.À Ottawa, plus tôt cette semaine, des sources fédérales avaient évoqué l’hypothèse d’une rencontre entre Brian Mulroney et ses homologues dès mardi prochain.Mais ce scénario reposait sur l’espoir d’un Voir page A-4: La pression Une grave contamination par des déchets toxiques expliquerait les problèmes de santé des bélugas du Saint-Laurent, selon une étude du Fonds mondial pour la nature.Les bélugas du Saint-Laurent classés «déchets dangereux» Steinberg : la Caisse obtient satisfaction Robert Dutrisac et Michel Venne AU MOMENT de mettre sous presse, ce n’était qu’une question d’heures pour que la vente des magasins Steinberg au Québec connaisse son dénouement.Après une séance de négociations intensives entre des représentants de la Caisse de dépôt et placement du Québec et Michel Gaucher, le président de Socanav, qui s'est terminée à quatre heures du matin hier, pour reprendre dans l’après-midi et s’étendre jusqu’en soirée, les parties semblaient plus près que jamais d’en arriver à une entente.« L’esprit est à la recherche d’une solution.Les discussions sont de qualité et les gens sont optimistes », estimait en fin de journée M.Philippe Gabelier, porte-parole de la Caisse.Quant à l'échéance de l’offre de Métro-Richelieu et Provigo, repoussée par elles à 20 heures hier, « c’est théorique », a indiqué M.Gabelier.À Voir page A-4: Steinberg Louis-Gilles Francoeur LES BÉLUGAS du Saint-Laurent sont probablement victimes d’un agent infectieux, dont les ravages sont aggravés par la faiblesse générale de leur système immunitaire, une conséquence de leur intoxication chronique par les rejets des pollueurs industriels et agricoles du Saint-Laurent et des Grands Lacs.C’est ce que révèle un bilan scien- tifique de l’état de santé de ce cheptel marin du golfe, publié hier par les trois chercheurs de l’Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent, MM.Pierre Béland, Sylvain De Guise et Richard Plante.Cette recherche était parrainée par le Fonds mondial pour la nature (World Wildlife Fund ou WWF) et Environnement Canada.Le rapport, qui met pour la première fois en évidence la possibilité d'une infection généralisée du trou- peau de bélugas du fleuve, compare le phénomène à d’autres mortalités massives constatées dans d’autres populations de la mer du Nord et de dauphins, en Méditerranée.Dans le cas de nos bélugas comme ailleurs, c’est la faiblesse du système immunitaire causée par la contamination intense des animaux qui créait le terrain fertile aux bactéries et virus.C’est ainsi que les causes du mal dont souffrent les bélugas sont bien québécoises et nord-américaines.Le Fonds mondial attaque d’ailleurs de front le Plan Saint-Laurent mis sur pied par Québec et Ottawa, deux partenaires de l’étude, et leur intime de respecter leur promesse de retirer d'ici la fin de l’année 90 % des toxiques rejetés chaque année dans le fleuve.Pour cet organisme international, un des plus importants au monde dans le domaine de la conservation, c’est l’existence de cet important troupeau qui est en cause en raison de l’ineptie des gouvernements devant la pollution industrielle et agri-‘ cole.Au ministre québécois de l’Environnement, M.Pierre Paradis, qui s'envole au cours des prochains jours pour Rio discuter notamment de protection du patrimoine biologique de la planète, le vice-président du Fonds mondial, M.Steven Price, demande un raffermissement immédiat des normes de façon à ce que Québec Voir page A-4: Bélugas MUSÉE DE LA CIVILISATION Le Saint Laurent RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 12 juin 1992 PARUTION le 20 juin DANS LE DEVOIR Le Musée de la civilisation de Québec présente à compter du 23 juin une exposition sur le fleuve Saint Laurent à laquelle LE DEVOIR s’associe en publiant un cahier spécial.Le Saint Laurent, attention fragile est une exposition qui veut faire connaître le fleuve et faire prendre conscience de la nécessité de le protéger.Le cahier du DEVOIR oui servira de document d’accompagnement à l’exposition présentera ce géant et son environnement naturel, humain, industriel.On y traitera des principales questions environnementales qui Eaffectent et des mesures à prendre (ou déjà prises) pour assurer la conservation d’un milieu de vie de qualité pour ses habitants. A-2 M Le Devoir, jeudi 28 mai 1992 Les « autres » francophones entrent aux négociations par une porte de service Chantal Hébert envoyée spéciale TORONTO — Après s’être heurtés le nez sur la porte fédérale pendant des semaines, les francophones hors Québec ont fini par entrer in extremis dans la salle de négociations multilatérales sur la Constitution cette semaine.par la porte de service du Nouveau-Brunswick.Alors que les organisations autochtones du pays ont des sièges officiels autour de la table de négociation depuis le premier jour, les francophones brillaient presque complètement par leur absence, ceux du Québec par choix et les autres parce qu’ils n’avaient pas réussi à se négocier une place.C’est seulement depuis mardi que des représentants de la Fédération des communautés francophones et acadiennes participent aux séances, à titre de délégués de la seule province bilingue du pays.Ironiquement, c’est également le Nouveau-Brunswick qui avait hébergé les représentants de l’ensemble des communautés francophones hors Québec lors de la ronde qui avait abouti, en 1981, au rapatriement de la Constitution canadienne.Avant d’aboutir de nouveau dans le giron du Nouveau-Brunswick, les représentants des communautés minoritaires avaient frappé plusieurs fois à la porte fédérale.Ainsi, ils ont tenté en vain d’obtenir une place dans la délégation du gouvernement fédéral, qui leur a opposé une fin de non-recevoir au moins jusqu’à la tenue d’une conférence en règle des premiers ministres.De plus, en mars dernier, lorsque la table constitutionnelle avait été élargie, passant de onze à dix-sept places, la Fédération avait revendiqué pour les représentants du million de francophones hors Québec un siège à la table.Requête refusée à l’époque, indiquent des sources fédérales, pour ne pas créer un précédent forçant Ottawa à ménager la même place à Alliance Québec.À l’invitation du Conseil national des autochtones, l’Association cana-dienne-française de l’Alberta s’était de son côté greffée à cette délégation autochtone.Kn l’absence de représentants des minorités, lors de la séance de Halifax, les provinces moins le Québec et le gouvernement fédéral avaient donné leur accord de principe à leur principale revendication, à savoir l’inclusion dans la Constitution d’une clause prévoyant que la Charte des droits doit être interprétée de façon à assurer « l’épanouissement et le développement » des minorités de langue officielle.Mais en privé, Québec avait exprimé des objections, jugeant le vocabulaire choisi susceptible de limiter la portée du concept de société distincte.Ce désaccord, rapportent des sources à Ottawa et au sein du lobby francophone, serait à peu près résorbé.Garon donne des chiffres sur un favoritisme «éhonté» à l’égard de l’Ouest et des Maritimes Pierre April de la Presse canadienne QUÉBEC — Le gouvernement québécois autant que celui d’Ottawa n’ont jamais eu la volonté politique d’engager et de débourser les sommes prévues dans l’entente de 1988 sur le développement régional au Québec.Hier, au cours d’une conférence de presse, le porte-parole de l’opposition en matière de développement régional, Jean Garon, a rendu publics des chiffres qu’il juge révélateurs sur l’inaction des gouvernements et leur favoritisme « éhonté » à l’égard de l’Ouest et des Maritimes.« À moins d’un an de la fin de l’Entente Canada-Québec sur le développement économique des régions, a soutenu M.Garon, moins de 20%des 820 millions $ prévus ont été dépensés.« Cette entente signée en 1988, a-t-il poursuivi, qui expire le 31 mars 1993, est un échec retentissant.» Le bilan per capita de la participation fédérale dans les ententes-cadres de développement régional au Québec est désastreux, selon M.Garon.Cette participation s’élève à 431 $ par habitant dans les Maritimes, à 259 $ dans l’Ouest et à 64 $ au Québec.Les chiffres les plus alarmants sont toutefois ceux qui parlent des engagements qui ont été menés à terme.Les projets ou engagements réalisés dans le cadre de ces ententes montrent que le fédéral a déboursé 397 $ per capita dans les Maritimes, 103 $ dans l’Ouest et un maigre 14 $ au Québec.« Est-ce cela le fédéralisme rentable ?», a demandé M.Garon.« Ces résultats doivent faire prendre conscience aux Québécois, a-t-il ajouté, de la nécessité de faire la souveraineté du Québec le plus rapidement possible.Il y a une limite à payer pour le développement économique des autres quand certaines régions du Québec vivent avec un taux de chômage dépassant les 20%.» M.Garon a exhorté les députés libéraux dans les régions à faire des pressions sur le gouvernement pour qu’il révise sa politique de développement régional, sinon qu’il respecte ses propres engagements.« Moi, a-t-il ironisé, j’ai toujours dit que les députés libéraux étaient des genres de poissons rouges dans un aquarium qui se courent après la queue mais qui ne dérangent pas la conversation dans le salon.Nos députés régionaux sont muets comme des carpes, alors la pression n’est tout simplement pas là.» Le Québec, qui s’est effectivement engagé à investir 380 millions $ dans les régions entre 1988 et 1993, n’a dépensé que 67 millions $ de ses engagements.Quant au fédéral, il a dépensé 1,4 milliard $ dans les Maritimes et dans l’Ouest comparativement à 94 millions $ au Québec.M.Garon a dit qu’il ne voulait pas attaquer le ministre responsable du Ensemble, on peut rivaliser avec les meilleurs et conquérir le monde.Pour réussir aujourd'hui, les Canadiens doivent rivaliser avec les meilleurs : c'est une question de sécurité pour nos emplois et de prospérité pour nous et nos enfants.Lorsqu'on parle de prospérité on ne parle pas seulement d'augmentation de la productivité.On parle aussi, entre autres choses, de meilleurs emplois, d'un plus bel avenir pour les jeunes et d'un plus grand soutien aux programmes de santé, aux programmes sociaux et aux personnes âgées.C'est en misant sur nos capacités que nous démontrerons cette volonté que nous avons de réussir.absolument ! Cette entreprise ontarienne s'est approprié 50 % du marché mondial grâce à son programme de conception de graphiques Corel-Draw créé pour les ordinateurs IBM et compatibles.90 % de sa production est exportée en Europe et aux États-Unis.Corel attribue son succès nu libre-échange qui lui permet de mener rondement ses activités à partir du Canada et d'employer le talent innovateur canadien.f À DISCUSSIONS POPULAIRES avenues pour des milliers de Canadiens et à exploiter de nouveaux marchés, à travers le monde, pour les produits canadiens.Les initiatives pour réussir.absolument ! Depuis longtemps, le Canada coopère, avec d'autres pays, à des projets mondiaux tels que le maintien de la paix dans le monde, la recherche médicale et l'exploration spatiale.Et maintenant que nos entreprises, nos travailleurs, nos gouvernements, nos groupes d'action sociale et notre communauté universitaire travaillent de concert, la compétitivité internationale permettra au Canada de devenir plus prospère.La pleine réussite du Canada dépend du plein engagement de chaque Canadien.Les compétences pour réussir.absolument ! Il suffit de se pencher sur quelques-unes de nos belles réussites pour réaliser que nous avons les compétences pour réussir, au profit des individus, de leurs communautés et de toute l'industrie canadienne.Des centaines d'entreprises canadiennes connaissent un grand succès sur la scène internationale.Elles contribuent ainsi à créer des emplois, à développer de nouvelles compétences, à ouvrir de nouvelles Le Groupe directeur de la prospérité travaille présentement à I élaboration d'un plan d'action, issu d'un consensus, qui sera présenté aux Canadiens en septembre.Dis Canadiens avaient démontré leur volonté de participer à l'élaboration de ce plan.C'est ce que nous avons fait.Dans le cadre de 186 "Discussions populaires" tenues à travers le pays, des milliers de personnes nous ont fait part de leurs idées.Ils ont proposé des moyens de relever les défis et de profiter des possibilités qui s'offrent à nous en ce oui a trait à la compétitivité et à la formation.Ils ont discuté des moyens à prendre pour maintenir notre niveau de vie et assurer notre avenir économique.Ils en sont arrivés à la conclusion que nous avons tous un rôle à jouer.Le gouvernement a bien reçu le message.W FREEWILL SAUNDERS EN COLOMBIE BRITANNIQUE "fai dû réorienter ma carrière, j'ai alors décidé de me diriger dans la programmation informatique, l'ai reçu une partie de ma formation sur les lieux de travail, chez B.C.Telephone, où j'occupe maintenant un poste d'analyste-programmeur.Cette formation m'a ouvert les portes d'un avenir meilleur, dans un domaine fascinant !" L'esprit pour réussir.absolument ! Plus que jamais, nous devons faire équipe pour relever notre plus grand défi jusqu'ici et préparer un avenir plus prospère.Ensemble.on peut réussir ! Canada développement régional Yvon Pi-cotte parce qu’il estime que ce n’est pas lui le coupable.« Je pense que M.Picotte croit aux régions, a-t-il dit, mais il n’est pas assez fort face à un Daniel Johnson, un Claude Ryan ou un M.Bourassa lui-même qui est un homme d’asphalte qui a peur de mettre un peu de poussière sur ses souliers vernis.« Regardez la députation dans les régions, a souligné M.Garon, vous avez un Gérard D.Levesque qui est bien plus proche de son musée que des projets d’avenir, un Albert Coté qui a bien plus de souvenirs que de projets.Dans la Lac-Saint-Jean, il y a M.Blackburn qui ne ferait pas de mal à une mouche.Le seul qui est en mesure de tirer, c’est Marc-Yvan Côté, mais à un moment donné, même un cheval belge chargé trop pesant ne tire plus.» Pour qualifier les hésitations du premier ministre dans les dossiers, économiques et constitutionnels face, à Ottawa, M.Garon a lancé que « iq., Bourassa placé devant deux verres, d’eau mourrait probablement dp, soif ».,, Au cours du débat sur la motioq, inscrite au feuilleton hier par M.G a-; ron, le ministre Yvon Picotte lui a rappelé que toute comparaison avec, ce qui se fait ailleurs au pays au cha-, pitre du développement régional n’é-1 tait pas appropriée.« Les ententes fédérales-provirj-' ciales avec l’Ouest et les Maritimes, n’ont aucune mesure avec l’approche, spécifique du Québec », a précisé le ministre., Par ailleurs, M.Picotte n’a pas hésité à dire que les politiques de déve-, loppement régional au Québec de-, vaient être décidées par les Québécois et que son gouvernement s'oppose « au saupoudrage fédéral »., ’ Une députée se retire du plan de pension bonifié des élus Elle juge scandaleux ces avantages votés en pleine crise économique Jocelyne Richer de notre bureau de Québec PARCE QUE le rôle du député « est de servir et non de se servir », la députée de Terrebonne, Mme Jocelyne Caron, a annoncé qu’elle renoncerait aux privilèges que lui confère le projet de loi améliorant le régime de pension des députés de l’Assemblée nationale, adopté hier.Après quelques vives discussions entre péquistes et libéraux, le projet de loi 404 a été adopté à 64 voix contre 15.Tous les députés péquistes présents en Chambre au moment du vote se sont opposés à ce projet, mais seule la députée de Terrebonne a annoncé qu’elle se prévaudrait de la clause de retrait prévue dans la loi.Les modifications apportées pourraient entraîner un coût supplémentaire d’un million de dollars, puisés dans les coffres du gouvernement, en vue de « bonifier » la vie des ex-parlementaires.Cette perspective horrifie la députée péquiste de Terrebonne, qui n’a pas ménagé ses efforts, hier, en Chambre, pour exprimer sa colère et son indignation.Selon elle, cette loi vient encourager le « désintérêt de la population par rapport à la vie politique ».Et cette indifférence, ce désintérêt cache une colère profonde, une révolte qui est là toute prête à éclater, parce qu’on ne reconnaît pas les véritables besoins de la population.» Âgée de 41 ans, Mme Caron a été élue en septembre 1989.Avant de se lancer en politique, elle exerçait le métier d’enseignante et d’attachée politique de l’ex-député de Terre-bonne.Elle dit ne pas comprendre « au moment où tout s’écroule autour de nous, au moment où le taux de chômage ne cesse de s’accroître, au moment où les familles sont éclatées, au moment où les besoins en éducation sont extraordinairement forts, tout ce qu’on trouve à nous présenter, c’est un projet de loi pour bonifier les pensions des députés ».Le projet de loi 404 avait été déposé le 9 décembre 1991 par le leader du gouvernement, le ministre Michel Pagé.Malgré les hauts cris de l’opposition, le ministre a défendu le pro- jet de loi, « sans aucune gêne et sur-1 tout sans aucune hésitation », mais; plutôt « avec beaucoup de fierté ».M.Pagé a fait valoir qu’au Québec la vie politique active était courte: (6,3 ans, en moyenne) et qu’il était: parfois difficile, au terme d'une car-, rière politique, de trouver du travail.: Mais cette loi, a-t-il expliqué, en Chambre, ne vient d’aucune façon, suppléer « au revenu que ne gagne, pas la personne qui quitte la politique ».:j L’ex-député ne pourra toucher sa' pension avant d’avoir atteint l’âge de 60 ans.Le régime passe d’un taux d’enrichissement de 3,5% à 4%.Selon les calculs présentés par le leader du gouvernement, un député âgé de 30 ans, élu en 1989, et qui quitterait six ans plus tard, « avec la déduction actuarielle, cette personnfe aurait une rente de 6300 $ par annéè.Si le même député avait été élu à Ottawa, il retirerait immédiatement 18 500 $, a-t-il dit.« C’est du simple ajj triple ! », a-t-il lancé pour montrer le modeste appétit des députés de l’Assemblée nationale.La loi québécoise permet d’har-moniser le régime de pensions des élus à la loi fédérale sur les régimes de retraite adoptée en 1990.À l’heure actuelle, 179 anciens députés de l’Assemblée nationale recevraient en moyenne quelqup 31 000 $.Les députés élus à l’Assemblée nationale ont un salaire moyen de quelque 81 000 $.Pour sa part, le ministre de l’Agriculture et du Développement régional, M.Yvon Picotte, a invité les députés péquistes à « joindre la parole aux actes » et à suivre l’exemple de la députée de Terrebonne en renonçant aux augmentations, puiqu’iLs ont voté contre le projet de loi.« J’ai assisté à ça tout le temps de ma carrière politique.Ça n’a jamais été le temps d’augmenter le salaire des députés parce qu’on était juge et partie.Mais toutes les fois qu’on l'a fait, il y a des gens qui couraient dans le corridor pour aller chercher leur chèque.J’ai connu ça dans le temps de Charron et compagnie.Rendu à mon âge, avec 20 ans d’expérience, on ne me fera pas brailler sur ceux qui cherchent à faire brailler le peuple », a-t-il lancé aux journalistes.' Les centres d’accueil forcés à des coupures Guy Taillefer LES COMPRESSIONS budgétaires imposées par le gouvernement Bourassa dans le domaine de la santé vont très probablement forcer les centres d’accueil du Québec à réduire leurs services à la clientèle.« Le gouvernement doit comprendre que les services risquent d’être coupés dans bon nombre d’établissements», a déclaré au DEVOIR le directeur général de l’Association des centres d’accueil du Québec, M.Michel Clair.Il existe au Québec plus de 350 centres d'accueil publics d’hébergement et de réadaptation, dotés d’un budget total de 1,2 milliard $.Les deux tiers d’entre eux ont un déficit accumulé que le ministre de la Santé et des Services sociaux, M.Marc-Yvan Côté, voudrait les voir effacer en deux ans.« On ne peut pas en même temps équilibrer nos budgets et maintenir la qualité de nos services, affirme l’ex-ministre péquiste.On est à l’os ».Ce cri d’alarme, il compte bien le transmettre aujourd’hui au président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson, et demain à M.Côté, participants au lie Congrès de l’Association des centres d’accueil du Québec, qui s’est ouvert hier au Centre Sheraton de Montréal sous le thème Le Temps des complicités.Le ministre Coté s’est engagé à effacer le déficit de chacune des institutions jusqu’à concurrence de \% de leur budget de fonctionnement.Les établissements seront tenus en contre partie de faire disparaître en deux ans leur déficit restant.Qui plus est, note M.Clair, le dernier budget du gouvernement Bourassa, déposé à l’Assemblée nationale il y a deux semaines, demande aux centres d’accueil d’encaisser des compressions budgétaires additionnelles de quelque 5 millions $.Or, 80% des budgets des centres d’accueil sont versés en salaires.Des montants « gelés » par les conventions collectives, au grand dam de M.Clair.Seront donc coupées ce que les gestionnaires appellent les >< autres dépenses», qui n’augmentent paS cette année.D’où proviendront les coupures ?Tel ou tel centre pourra refuser d’abriter les cas les plus dit-ficiles.Ou encore repousser l’admission de certains bénéficiaires.Ou ert-core, carrément, fermer des lits.1 M.Clair soutient du reste qu’une « bonne partie » des problèmes budgétaires des centres d’accueil tient ji la rigidité des conventions collectives.Il a bien accueilli la suggestion faite hier aux congressistes par lp, président de la CSN, M.Gérald La rose, qui propose de lancer, dans cinq centres, des projets-pilotes des tinés à tester des méthodes de gestion plus collectives, grâce auxquelles les employés d’un établissement participeraient plus activement au processus décisionnel.Car c’est là, précisément, où le bât blesse.Des débats tenus hier dans le cadre du congrès qui attend 750 per sonnes se dégage un consensus autour de la nécessité de lutter contre la surbureaucratisation des centres d’accueil, que les congressistes tiennent directement responsable de la déshumanisation des services aux bénéficiaires.> ¦ 4 1 4 OXFAM repart en neuf Clément Trudel LE CONSEIL d’administration d’Ox-fam-Québec, nouvelle mouture, vient de poser un premier geste vers le redressement de ses finances : un avocat examine présentement la possibilité de poursuites au civil contre l’ex-président Jean O’Keefe et contre l’ex-directeur général Gaston Tru-chon, pour remboursement de dépenses et de frais de déplacement injustifiés ou fortement gonflés.; L’organisme entend recueillir de toute urgence 100 000 $ avant la campagne traditionnelle qui se tient en décembre.Tâche « faisable, mais Pjis facile », dit le nouveau président du conseil, Jean-Pierre Charbonneau, ex-député et ex-coopérant au Rwanda Une mise en demeure a déjà été faite à M.O’Keefe, exigeant paiement de 50 000$, sans préjudice à toute autre réclamation future.M.(Tiarbonneau a été élu jeudi dernier président d’un conseil de 15 membres, tous nouveaux dans cette tâche.Le secrétaire général de la CSN, Pierre Paquette, occupe la première vice-présidence et verra à mobiliser les donateurs; le trésorier est M.Demand Roy, de Vidéotron, et parmi les autres membres, il y a la conseillère en gestion Louise Plamondon, de même que le président du Fonds de solidarité de la FTQ, M.Claude Blanchet.D’autres personnes que les deux ex-administrateurs O’Keefe et Tru-chon peuvent faire l’objet de poursuites.Oxfam ne veut pas, à ce stade-ci, 'i HYDRO-QUÉBEC présente le Festival international de piano de Montréal 7 cm 14 juin 1992 Série INTERNATIONALE Concert d'ouverture Série JEUNES INTERPRÈTES Série complète-7 récitals et concerts •Série GRANDS MAÎTRES Étiiliant et 60 ans et + Série FORUM Etc liant et 60 ans et + 23,00' 75,00' 5,00' 24,50' 10,00' 8,00' 7,00' 5,50' 18,00' 50,00* 14,00' 25,00' m M a Hydro-Québec Au génie d'hier.à la virtuosité d’aujourd’hui.à la promesse de demain.Michael Jones, pianiste Concert Nouvel Âge Samedi 13 juin, 20h.Théâtre Maisonneuve, PDA Avec Nancy Rumbel (hautbois et cor anglais) et David Darling ( violoncelle), ensemble sur scène pour la première fois.Alexis Weissenbcrg * Idil Biret * Janus/.Olejnic/ak * Philip Thomson * André Laplante * Evgeny Moguilevsky * Marc Durand * Roberto Bravo * Frederic Chiu * l.ilya Zilberstein * Trio l.yrika * Lucille Chung * Sylviane Deferne * Duo Campion-Vachon * Michael Joncs cl plusieurs autres.i °'.' f ffl & src ;! RESEAU FM STÉRÉO RodiodiHuMwr offtod Alexis Weissenberg, pianiste Récital de clôture Dimanche 14 juin, 16h, Théâtre Maisonneuve, PDA Le retour très attendu d’un des plus grands pianistes de notre temps.Rectification: Veuillez noter que les noms des artistes ont été inversés dans l’édition de mardi le 19 mai.INFO-FESTIVAL (514) 866-1648 ) I K I / I ( PIANOS PRESTIGE /£> •r?"BoB/nîlorf/r Pianos officiels lid I IJ.-VOGUE m\ iin m Hôlel officiel c n n r.111 ni , Am s Ville rie Montre,il EN VENTE CHEZ I ADkilb'b'LOK (514) 522-12451 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, jeudi 28 mai 1992 LE MONDE EN BREF L’ONU maintient les sanctions contre l’Irak NATIONS UNIES (Reuter) - Le Conseil de sécurité de TON U a décidé hier de maintenir inchangées ses sanctions contre l’Irak.« Le Conseil est arrivé à la conclusion que, à ce stade, il n’y a pas d’accord entre les membres du Conseil pour lever les sanctions, en prenant en compte le non-respect de larges parts des résolutions du Conseil de sécurité », a déclaré le président du Conseil, Peter Hohenfellner, à l’issue de consultations à huis clos.Les sanctions imposées à Bagdad après l’invasion du Koweit en août 1990, qui lui interdisent toute exportation, sont réexaminées tous les 60 jours depuis avril 1991, mais elles sont jusqu’à présent restées inchangées.L’ONU a fréquemment accusé Bagdad de ne pas respecter ses obligations découlant de la résolution sur le cessez-le-feu dans la guerre du Golfe, qui prévoit notamment l’élimination de ses armes de destruction massive et le paiement de dommages de guerre.À Bagdad, les autorités irakiennes ont déclaré hier aux inspecteurs de l’ONU qu’elles ne pouvaient pas fournir les informations promises sur le programme nucléaire irakien, en raison d’une décision de politique gouvernementale, a rapporté le chef de la délégation de l’ONU, Dimitri Perricos.Pas de règlement sur les Kouriles MOSCOU (Reuter) — Le président russe, Boris Eltsine, exclut, dans une interview publiée hier, un règlement rapide du problème des quatre îles Kouriles réclamées par le Japon, tout en souhaitant signer un traité de paix avec Tokyo en 1993.Le contentieux sur les îles Habomai, Shikotan, Kounashiri et Etorofu a empoisonné les relations entre le Japon et l'ex-URSS et empoisonne maintenant les relations entre Tokyo et la Russie.« Bien entendu, le règlement définitif de ce problème est impossible en 1993 ou 1994, bien que je souhaite signer un traité de paix avec le Japon en 1993 », déclare Boris Eltsine dans cette interview publiée par la Komsomolskaïa Pravda.Selon la radio de Moscou, Boris Eltsine a déclaré à des habitants de Barnaoul, en Sibérie, que la Russie n’avait aucunement l’intention de rendre les îles en question.« Le dirigeant russe continue de plaider pour une solution en cinq étapes du problème des Kouriles sur une période de 20 ans », a rapporté la radio, captée par la BBC.Ce plan en cinq étapes prévoit que le Japon pourra librement coopérer, dans le domaine économique, avec les quatre îles, mais renvoie une solution politique « à la prochaine génération d’hommes politiques ».Kinnock limite le pouvoir des syndicats LONDRES (AFP) - Le chef du Parti travailliste britannique, Neil Kinnock, a marqué hier un point décisif dans sa lutte pour limiter le pouvoir des syndicats au sein du Labour, avec la décision du comité directeur de mettre fin à leur droit de veto dans le choix des candidats aux élections législatives.Cette décision intervient moins de deux mois après la défaite du Labour aux élections générales du 9 avril ayant entraîné la démission de M.Kinnock, qui doit être remplacé en juillet.Le comité directeur du parti a adopté à l’unanimité moins deux voix un projet de réforme prévoyant la désignation des candidats aux législatives uniquement par les membres du parti, sur la base « du principe un membre une voix ».Les futurs députés étaient auparavant désignés par un collège, dont 40 % des membres étaient obligatoirement des syndicalistes.Cette décision sera soumise à l’approbation de la conférence annuelle du parti travailliste, en octobre.« C’est un grand pas en avant », a estimé hier M.Kinnock, en se disant convaincu que le parti adopterait cette résolution à sa conférence d’automne.« Nous avons maintenant un parti travailliste modernisé, qui va de l’avant, démocratique et socialiste », a-t-il ajouté.Libérations en Birmanie BANGKOK (AFP) - Le gouvernement militaire de Birmanie a libéré 16 prisonniers politiques supplémentaires, a annoncé hier Radio Rangoon captée à Bangkok.Les 16 prisonniers, dont 9 membres du principal parti d’opposition, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), ont été libérés de la prison centrale de Rangoon et de prisons de province, a précisé la radio officielle birmane.La radio n’a pas précisé qui étaient les sept autres prisonniers ni à quelles organisations ils appartiennent.Plus d’une centaine de prisonniers politiques ont été relâchés en Birmanie depuis la nomination à la tête de la junte le mois dernier du général Than Shwe.11 y avait, selon des sources américaines, environ 2000 prisonniers politiques en Birmanie au début de l’année.Eltsine annonce le retrait de l’armée russe de Moldavie .1 d’après Reuter et AFP MOSCOU — Le président russe Bons Eltsine, en tournée en Sibérie, a annoncé hier que la 14e armée russe, accusée de soutenir les séparatistes russophones du Dniestr, se retirerait de Moldavie.« Ne vous inquiétez pas, il n’y aura pas de guerre.Nous allons rappeler la 14e armée sur le territoire russe, et nous n’allons pas laisser la Russie être entrainée dans la guerre », a-t-il déclaré.L’annonce du retrait de la 14e armée, aujourd’hui sous commandement russe, semble destinée à apaiser le climat en Moldavie à deux jours de la reprise des pourparlers de paix.De leur côté, les autorités moldaves et les forces séparatistes ont signé un accord de cessez-le-feu, a annoncé hier la radio moldave, citée par l’agence Itar-Tass.Le document, dont les signataires ne sont pas connus, exhorte la classe politique « à résoudre le conflit par des moyens politiques afin de sauver des vies humaines », a ajouté la radio.Des journalistes moldaves ont indiqué que le cessez-le-feu avait été conclu sur le terrain, sans l’intervention de responsables politiques.Depuis mars, une centaine de per- sonnes ont péri dans des affrontements entre la majorité d'origine roumaine et les séparatistes slaves qui ont proclamé la république du Dniestr, majoritairement peuplée de Russes et d'Ukrainiens.Ces derniers craignent un rattachement de la Moldavie à la Roumanie, qui ferait d’eux, affirment-ils, des citoyens de seconde zone.Une importante partie de la Moldavie — où les roumanophones représentent 6S % de la population — a appartenu à la Roumanie entre 1918 et 1940, avant de passer sous le contrôle de l'URSS.Elle a proclamé son indépendance en décembre dernier.Les pourparlers de paix entre les ministres de la Défense de Russie, de Moldavie et d’Ukraine, doivent reprendre demain dans la capitale moldave Kichinev, a dit un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, cité par l’agence Interfax.Les ministres roumains des Affaires étrangères et de la Défense participeront également à la réunion, ont déclaré de leur côté des responsables roumains.Par ailleurs, la mission envoyée la semaine dernière par l’ON U dans le Caucase pour favoriser un règlement pacifique au Nagorny Kara-bakh et y faire parvenir une aide humanitaire, était attendue hier dans cette enclave arménienne de l’Azerbaïdjan, a-t-on indiqué de source ofi- -cielle.La mission dirigée par Francesc » Vendrell, directeur du département des affaires politiques de l’ONU,,; était arrivée jeudi dernier à Erevan.«I Après sa visite au Nagorny Kara-.>v.bakh, où les autorités azebaidjanai- • ses et arméniennes se sont engagées .r à garantir sa sécurité, la mission .pourrait se rendre au Nakhitchevan,j territoire au sud de l’Arménie placé , sous l’autorité de Bakou, avant de, ir rentrer à New York vendredi prp,-, fSt chain, pour rendre compte de ses conclusions au secrétaire général.,7 Te ir.!» j IIP****’: « & mm ¦ : '.?vvV'r; IL NE SE PASSE PAS TROIS JOURS SANS OUÏE ¦ PERSONNE MEURE Au Québec, l'an dernier, 147 personnes sont mortes en faisant tout simplement leur travail.Il y a eu 176 719 victimes d’accidents, 4 226 cas de maladies professionnelles, 8,5 millions de journées de travail perdues, 1,28 milliard de dollars versés en indemnités.(o ne peut plus durer.La meilleure façon de profiter pleinement du travail, c'est encore et toujours la prévention.Car même quand on fait ce qu'on aime et qu'on a l'habitude de le faire chaque jour, tout travail peut comporter des risques, et certaines conditions de travail continuent d'être dangereuses.Qu'on soit employé ou employeur, c'est à chacun de nous qu'incombe la responsabilité de rendre la vie au travail saine et sûre, pour que le travail soit à la fois plus productif et plus valorisant.Pour tout renseignement concernant la prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles, n'hésitez pas à communiquer avec votre bureau régional de la CSST.LA PRÉVENTION AU TRAVAIL.UNE SIMPLE QUESTION DE SURVIE.essr Commission de la santé et delà sécurité du travail • »•!; m >r .< ot t i.i i; Vj > i ni • ; s'i • "«i 1 (H i i » m •ii > I, V i yr )- «{• i >n.'.ne ! t'I île .fit ai! a y ï U i, le- ur t I Â- » jrf ¦ il') !
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