Le devoir, 4 juin 1992, Cahier A
Montréal, jeudi 4 juin 1992 Nuageux.Max.:21.Détail page B-6.SOCIÉTÉ Ross Perot poursuit son irrésistible ascension Sommet de Rio Boutros-Ghali ouvre le bal « Ce que nous faisons ici, nous le faisons pour nos petits-enfants » d’après Reuter et AFP RIO DE JANEIRO - Le secrétaire général de l’ONU Boutros Boutros-Ghali a ouvert hier à Rio le Sommet de la Terre, le plus grand rassemblement de gouvernants de l’histoire, dont le but est de réconcilier prospérité économique et protection de la nature.« Ce que nous faisons ici, nous le faisons pour nos petits-enfants et, au-delà, pour les générations futures », a dit Boutros Boutros-Ghali devant les délégués de 178 pays.Pendant 12 jours, la Conférence des Nations unies pour l’environnement et le développement (CNUED), nom officiel du Sommet de la 'l’erre, tentera de jeter les bases d’une croissance économique qui respecterait les limites d’exploitation des différents écosystèmes de la planète.Plus d’une centaine de chefs d’État et de gouvernement se joindront à quelque 35 000 délégués, écologistes et journalistes à Rio de Janeiro jusqu’au 15 juin.Président officiel de la conférence, le chef de l’État brésilien, Fernando CoUor de Mello, a accueilli les délégués avant de céder le podium au secrétaire général de la CNUED, Maurice Strong, un millionnaire canadien qui a fait fortune dans le pétrole.Celui-ci a rappelé que l’humanité' était à un tournant de son histoire et que sa survie même était- menacée par sa croissance économique effré- Volr page A-4 : Boutros-Ghall Le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali.Les semaines passent et la popularité de Ross Perot ne cesse de se confirmer et de croître auprès des électeurs américains.Les derniers sondages en font le candidat le plus populaire tant auprès des républicains que des démocrates.Les raisons de cette popularité ne sont pourtant pas des plus claires.Portrait d’un trouble-fête milliardaire par Pierre Racine.Page B-l Le traité de Maastricht La France organisera un référendum U accroc danois ébranle les partisans de VUnion européenne d'après Le Monde APRÈS LE succès du « non » — avec 50,7% des suffrages — au référendum organisé mardi au Danemark sur la ratification du traité de Maastricht, la France et l’Allemagne ont confirmé, dès hier, leur volonté de poursuivre la construction de l’Union européenne.M.François Mitterrand a déclaré, au cours du conseil des ministres, que la « ratification du traité lui-même relèvera de toute façon du vote populaire».Un référendum sera donc organisé après la révision constitutionnelle soumise au Parlement convoqué en Congrès (réunion du Sénat et de l’Assemblée nationale).Le référendum sur la ratification du traité de Maastricht recueillerait aujourd’hui en France 69 % de « oui » mais la participation ne s’élèverait qu’à 58 %, révélait par ailleurs un sondage CSA publié hier par Le Parisien.Les opposants à l’intégration européenne ne seraient que 31 %.Neuf pour cent des personnes interrogées affirment que le « non » des Danois lors du référendum de mardi les a rendus moins favorables aux accords de Maastricht.Aussi, les mi- nistres des Affaires étrangères des Douze doivent examiner, aujourd'hui à Oslo, les conséquences du vote danois alors que MM.François Mitterrand et Helmut Kohl doivent publier une déclaration commune.Quelques dizaines de milliers de Danois (les voix qui, mardi, ont emporté la décision) peuvent-ils empêcher 350 millions d’habitants de la Communauté d’accomplir leur ambitieux projet d’intégration, de bâtir l’Union européenne telle qu’elle a été dessinée à Maastricht ?Tel est le problème, éminemment politique, sur lequel la Commission européenne s’est penchée dès hier matin et que les ministres des Affaires étrangères des Douze devaient aborder, en marge de la session de printemps de l’OTAN, aujourd’hui à Oslo.Voir page A-4 : La France ?Les trouble-fête danois.L'éditorial de François Brousseau : page A-8 PHOTO CP Le chant des cosaques Des centaines de personnes ont profité hier midi d’un récital gratuit donné par les Choeurs de l’ex-armée rouge au Complexe Desjardins.Un préalable à la tournée québécoise de 22 récitals des 100 soldats chantant de la région de Kiev dans une vingtaine de villes.Ils seront à Montréal les 9 et 20 juin au Théâtre Denise-Pelletier.Un membre de la chorale créée en 1939 exhibe fièrement le drapeau de l’Ukraine pendant l’interprétation d’une chanson populaire tirée du folklore de ce pays.Les provinces pourraient s’exclure de l’entente autochtone Clark répète les propos de Wells Chantai Hébert de notre bureau d'Ottawa LE QUÉBEC ou d’autres gouvernements provinciaux pourraient, s’ils le voulaient, s’exclure des nouvelles dispositions constitutionnelles en chantier sur l’autonomie gouvernementale autochtone, a indiqué hier le ministre fédéral aux Affaires constitutionnelles Joe Clark.Cette déclaration-choc du ministre, faite à regret a-t-il avoué, confirmait une opinion du premier minis- j tre terre-neuvien Clyde Wells selon qui l’enchâssement du droit inhérent à l’autonomie gouvernementale ne lierait pas automatiquement les provinces qui s’inscriraient en dissidence à cette mesure.La clause 38 de la Constitution canadienne prévoit en effet qu’aucun amendement susceptible de modifier les pouvoirs d’une assemblée législative provinciale ne peut lui être imposé sans son consentement explicite.« Les provinces qui ne sont pas d’accord pour entreprendre des négociations sur l’autonomie gouvernementale avec les autochtones ne seraient pas tenues de le faire », a convenu le ministre Clark sur la foi de cet article.Pour que les autochtones exercent pleinement leur droit à l’autonomie gouvernementale, aussi bien les provinces que le gouvernement fédéral devront renoncer à exercer certains de leurs pouvoirs actuels au profit de gouvernements autochtones.Du coup, confirment les déclarations de Joe Clark, les provinces auraient ac-Volr page A-4 : Les provinces PHOTO PC Le président de la Commission de la représentation électorale, Pierre F.Côté, explique sa nouvelle carte électorale.Montréal perd trois comtés La CUM dénonce la nouvelle carte électorale Jocelyne Richer de notre bureau de Québec LE DÉCLIN démographique de Montréal, qui voit ses habitants fuir vers les banlieues, trouve son aboutissement dans les modifications apportées à la carte électorale.Au lieu de 33 comtés, la ville ne comptera plus que 30 circonscriptions électorales lors des prochaines élections.Et la banlieue, en contrepartie, en gagne trois, dans les Laurentides, Lanaudière et en Montérégie.Le nombre total de circonscriptions demeure à 125, mais sur l’ensemble de l’île de Montréal, six sont fusionnées, a annoncé hier le président de la Commission de la représentation électorale, M.Pierre-F.Côté.Les circonscriptions de Laurier (repré- sentée par le ministre délégué aux Affaires autochtones, Christos Sir-ros) et Dorion (par la ministre de la Condition féminine, Violette Trépa-nier) seront fondues en une seule; de même que Sainte-Anne (le ministre Normand Cherry) et Saint-Henri (la députée libérale Nicole Loiselle), et Westmount (Richard Holden, indépendant) et Saint-Louis (le député libéral Jacques Chagnon).L’exode continu des Montréalais vers les banlieues obligeait la corn mission à agir de la sorte, a dit M.Côté.La grande région de Montréal regroupe 60% des électeurs québécois, mais le poids électoral de la ville elle-même, victime de l’étalement urbain, a diminué de 29% à 25%, entre 1976 et 1989.Le centre de l’île de Montréal est devenu un « trou de beigne », a dit M.Côté, les circonscriptions du coeur de la ville ayant perdu 15 % d’électeurs ces dernières années, alors que certains comtés périphériques ont vu le nombre d’électeurs faire un bond de 40%.Dans tout le Québec, seulement 47 des 125 comtés vont conserver les limites territoriales actuelles.Montréal sort grande perdante de la réforme, affirment certains, dont le président de la Communauté urbaine de Montréal, M.Michel Hame-lin, qui n’a pas tardé à réagir, dénonçant le fait qu’on n’a pas tenu compte, selon lui, des revendications exprimées par la CUM lors des audiences publiques, l’hiver dernier.Lors d’un entretien téléphonique, il a fait valoir que le nombre de dé- putés montréalais s’en trouvera coupé de 10% et que la commission n’a pas tenu compte du fait que Montréal abrite de nombreux immigrants qui n’ont pas encore le droit de vote.« Les députés de Montréal représentent plus que des électeurs », dit-il.Il aurait souhaité qu’on fasse une exception pour Montréal, comme on le fait pour les îles-de-la-Madeleine et Ungava, qui ne respectent pas les limites du nombre minimal d’électeurs imposé par la loi.Il apparaît inacceptable à M.Ha-melin de constater que le nombre moyen d’électeurs à Montréal sera plus élevé qu’ailleurs au Québec.« Cet écart totalise plus de 70 00C électeurs, soit presque l’équivalent Voir page A-4 : Montréal U(fl FRANCOPHONIE CANADIENNE RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 5 juin 1992 PARUTION le 13 juin DANS LE DEVOIR Les communautés francophones et acadienne du Canada vivent un moment critique de leur histoire alors que le Canada anglais et le Québec tentent de redéfinir leurs liens constitutionnels.LE DEVOIR propose une réflexion en profondeur sur l’avenir de ces communautés.Dans un cahier spécial à paraître le 13 juin, nous examinerons les progrès réalisés ces dernières décennies par ces communautés.Nous analyserons le contexte politique dans lequel elles évoluent et nous discuterons des défis qui les attendent.Nous ferons le point sur les relations qu’elles entretiennent avec les gouvernements, ceux de leurs provinces, le gouvernement fédéral et le gouvernement québécois.Enfin, nous amorcerons une réflexion sur les relations entre francophones du Québec et francophones des autres provinces canadiennes.À noter: ce cahier, tiré à 220,000 exemplaires sera distribué à travers le réseau des hebdos francophones hors-Québec.> A-2 M Le Devoir, jeudi 4 juin 1992 Le NPD sabote l’unanimité sur la loi référendaire ¦¦ Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa LE PROJET de loi référendaire d’Ottawa a fini par faire un accroc dans la belle unanimité constitutionnelle des trois partis politiques fédéraux.Faute d’avoir pu obtenir des changements susceptibles d’assurer un réel plafonnement des dépenses dans le cadre d’une éventuelle campagne référendaire fédérale, le Nouveau Parti démocratique votera avec le Bloc québécois et contre le projet de loi C-81 lors de son adoption finale plus tard aujourd’hui.Cette opposition de dernière heure au projet fédéral n’empêchera pas son adoption par une confortable majorité de députés.Dans les rangs liberaux et conservateurs, l’appui unanime des députés au projet de loi est assuré.De rares dissidents, comme les députés Jean-Pierre Blackburn et Patrick Boyer, ont en effet convenu en bout de piste de se rallier au projet de leur gouvernement.De son côté, le NPD a hésité jusqu’à la dernière minute avant de verser hier après-midi dans le camp des adversaires du projet de loi.Alors que certains, comme son seul représentant québécois Phil Edmonston, s’opposaient depuis le début au projet de loi C-81, d’autres membres du caucus du NPD, particulièrement ceux de l’Ouest, craignaient de devoir payer cher un vote contre la notion d’une consultation populaire sur la Constitution.Plusieurs hésitaient également à se voir associer au Bloc québécois sur une question reliée à l'unité canadienne.Tout cela a d’ailleurs amené le député Edmonston à dire du geste de son parti qu’il est de la même importance que l’opposition néo-démocrate en 1970 à la Loi des mesures de guerre.En plus de voir plafonner les dépenses, le NPD aurait également voulu, tout comme le parti libéral et le député conservateur Jean-Pierre Blackburn, inscrire dans la loi l’obligation, pour considérer qu’un référendum a donné le feu vert à une proposition constitutionnelle, d’y avoir rallié une majorité de Canadiens dans toutes les régions du pays y compris le Québec.Plus tôt cette semaine, tous les amendements en ce sens ont été jugés irrecevables par le président de la Chambre des Communes.Quant aux nombreux autres amendements destinés à doter un éventuel référendum fédéral de règles plus serrées, ils ont tous été défaits au cours d’une longue soirée de votes à la Chambre des Communes hier.Le vote final sur le projet de loi C-81 aura lieu cet après-midi.Il aura en principe la sanction royale au plus tard la semaine prochaine.Sur papier, le gouvernement fédéral devra alors attendre trois mois ou le feu vert du directeur des élections pour aller en campagne référendaire.Mais selon les calculs fédéraux, les préparatifs pourraient être assez avancés dès le milieu de l’été pour lui permettre de consulter les Canadiens d’ici la mi-septembre.Encore hier, le premier ministre fédéral a réitéré son engagement de ne pas usurper le droit du Québec à tenir son propre référendum prévu pour la fin octobre.Pour autant, Ottawa n’entend pas exclure automatiquement le Québec de tout exercice référendaire fédéral.« Nous n’avons jamais cédé l’autorité fédérale de tenir une consultation populaire à travers le pays », a répété hier Brian Mulroney.À Québec, par ailleurs, le député péquiste Jacques Brassard a tenté de convaincre le premier ministre Robert Bourassa de condamner le projet de référendum fédéral.« Comment le premier ministre peut-il maintenant accepter que se tienne au Québec un référendum qui est une pareille supercherie de la démocratie ?», a demandé M.Brassard.M.Bourassa a prudemment éludé la question, rappelant qu’il possède des assurances du premier ministre canadien Brian Mulroney que ce dernier ne se substituera pas à la volonté de l’Assemblée nationale.La loi fédérale permet que le ré férendum canadien ne se tienne que dans certaines provinces, « laissant clairement la possibilité que le Qué bec tienne son propre référendum », a dit M.Bourassa.« Le premier ministre du Canada a affirmé qu’il n’a pas l’intention de se substituer aux Québécois dans léiir volonté de décider de leur avenir »,a dit M.Bourassa.Les chômeurs fraudent toujours Le State Department ne juge pas essentiel que son ambassadeur au Canada parle français PHOTO AP ' * i1 » r m J wp >4 Le futur ambassadeur américain au Canada, Peter Teely, accompagné de sa femme Valeria, discutait hier avec le sénateur Ted Stevens, de l’Alaska, avant de participer aux audiences du comité des relations internationales du Sénat américain sur la nomination de M.Teely à ce poste.’ Louise Leduc SUR LES quelque 306952 enquêtes menées au cours de l’année dernière auprès des prestataires d’assurance-chômage québécois, les agents d’Emploi et Immigration Canada ont noté 90 681 cas de fraude ou de paiement en trop, totalisant 55 361 497 $.Les fautifs ont dû remettre à la Commission de l’emploi et de l’immigration les sommes reçues en trop.La moitié d’entre eux se sont aussi vus imposer une amende dont Bonheur d'occasion Gabrielle Roy, let éditions internationales Alain Stanké Uno certaine fin de siècle Claude Beausoleil, Éditions du Noroît/Castor Astral Ces spectres agités Louis Hamelin, XYZ éditeur Les Frldolinades (tome 1 ) Oration Oélinat, Les Quinze, éditeur La grosse femme d'à côté est enceinte Michel Tremblay, leméac Éditeur La Jument des Mongols Jean Basile, Éditions de l'Hexagone Maryse Francine Noel, VLB Éditeur Le Matou Yves Beauchemln, Éditions Québec/Amérique Le Nez qui voque Réjean Ducharme, Éditions Gallimard La petite patrie Claude Jasmin, Éditions Lo Presse The Apprenticeship of Duddy Kravitz Mordecai Rkhler, McClelland & Stewart The Other Language: English Poetry of Montreal Anthologie présentée par Endre FarVas The Muses Co./la compagnie des muses Two Solitudes Hugh MacLennan, Macmillan of Conoda Zone, Marcel Dubé, leméac Éditeur LITTERATURE JEUNESSE Ahl belle citél/A beautiful city Stéphane Poulin, les livres Toundra Alfred dans le métro Cécile Gagnon, les Éditions Héritage Les catastrophes de Rosalie Olnette Anfousse, les éditions de la courte échelle Un serrurier en Nouvelle-France Danielle Pigeon et Hélène Charlebois-Dumais, Éditions du Méridien Le visiteur du soir Robert Soullères, Éditions Pierre T.sseyre ESSAI, OUVRAGE HISTORIQUE ET ALBUM D'ART ET DE PHOTOS L'architecture de Montréal Sous la direction de Raymonde Oouthler Éditions libre Expression/ Ordre des architectes du Québec Ouide des styles et des bâtiments: l'architecture de Montréal François Robillard et Brian Merrett, Éditions du Méridien Histoire de Montréal depuis la confédération Paul-André Linteau Éditions du Boréal Marie Oérin-La|oie, de mère en fille, la cause des femmes Hélène Pelletier-Baillargeon, Éditions du Boréal Montréal Michoel Drummond et Michel Tremblay, Éditions Hurtub'se HMH Montréal en prose Anthologie présentée par Nathalie Fredette, Éditions de l'Hexagone Montréal, esquisse de géographie urbaine Raoul Blanchard, /IB Éditeur Montréal, ion histoire, son architecture (tome 1) Guy Pinard, Éditions lo Presse cMontréal, une esquisse du futur Jean-Claude Marsan, IQRC Pro me nodes littéraires dans Montréal Monique La Rue et Jean-François Chassay, Éditions Québec/Amérique le montant total s’élève à 24 136455 $.462 prestataires ont été poursuivis.La Commission de l’emploi et de l’immigration dispose d’un programme de divulgation volontaire en vertu duquel les prestataires et les employeurs qui dévoilent eux-mêmes leurs erreurs à la Commission se protègent ainsi contre toute amende ou poursuite éventuelle.Sur la base d’une moyenne mensuelle, 631617 personnes ont reçu des prestations d’assurance-chômage au cours de la dernière année.ait la suivant: Titre: Auteur: Éditeur: Voici mes coordonnées: Nom: Adresse: Ville: Code postal: Téléphone: Vous pouvez déposer votre coupon do participation dans l'uno des bibliothèques ou librairies ci-dessous ou le poster directement à l'Union des écrivaines et écrivains québécois, C.P.96, Succursale C, Montréal, (Québec) H2L 4J7.BiWoirie C.G.C., Bibliothèque Centrale, Bibliothèque Ffontenoc, Bibliothèque Georges-Vanier, Bibliothèque Maisonneuve, Bibliothèque Marie-Uguoy, Bibliothèque Mercier, Bibliothèque Nationale du Québec, Bibliothèque Hateou Mont-Royal, Librairie Agence du livre, Librairie Chompigny, Librairies Demon (Dwemay, Floury, Complexe Desjordins), Librairies Demon, Librairie du Square, Librairie Flommorion (Laurier), Librairie Flommorion (Angrignon), Librairie Gallimard, Librairie Hermès, Librairie Baffin, Librairie Renoud-Bray, Librairie Zone Libre.UNION des écrivaines ei écrivaine québécois Marie Tison de la rresse Canadienne WASHINGTON — Le département d’État américain croit qu’il n’est pas nécessaire pour l’ambassadeur des États-Unis au Canada de parler couramment le français.C’est ce que le nouvel ambassadeur américain Peter Teeley a révélé hier à Washington, au cours d’une audience du comité sénatorial des Relations étrangères visant à confirmer sa nomination.M.Teeley, un ancien collaborateur du président américain George Bush et présentement un consultant à Washington, a déclaré aux sénateurs qu’il avait interrogé le département d’État au sujet des exigences linguistiques du poste peu de temps après avoir appris sa nomination.« Une des premières choses que j’ai demandées au département d’État consistait à savoir s’il était nécessaire pour moi de parler couramment le français, a-t-il raconté.La réponse était non.» M.Teeley a déclaré qu’il avait décidé d’apprendre un peu de français, ne serait-ce que pour faire preuve de courtoisie à l’endroit des francophones du Québec.Il a indiqué que sa femme Valerie et lui allaient prendre des cours.L’ambassadeur actuel des États-Unis au Canada, M.Edward Ney, parle le français.Il devrait quitter son poste cet été pour participer à la campagne électorale de George Bush.Le comité sénatorial a étudié au cours de la même audience la nomination d’autres ambassadeurs, et s’est également inquiété de leurs capacités linguistiques.Le sénateur démocrate du Maryland Paul Sarbanes a notamment longuement interrogé le nouvel ambassadeur américain en Espagne Richard Capen au sujet de sa connaissance de l'espagnol.Le nouvel ambassadeur en Tchécoslovaquie Adrian Basora a subi le même traitement, mais il avait pris soin d’amener son professeur de tchèque avec lui pour témoigner de ses progrès.La première question que les sénateurs ont posée à M.Teeley portait sur la position américaine vis-à-vis la question constitutionnelle au Canada et le référendum d’octobre prochain au Québec.M.Teeley a déclaré qu’il s’agissait de la question la plus délicate à poser à un nouvel ambassadeur au Canada.Isabelle Paré AU MOINS 18 cégeps publics du Québec anticipent un déficit qui atteindra jusqu'à un million pour certains l’an prochain, et plus d’un quart de million $ pour plusieurs d’entre eux.C’est du moins ce que révélé un tour d’horizon des cégeps qui prévoient déjà présenter malgré eux un déficit en raison des compressions de 16 millions $ imposées dernièrement par le gouvernement du Québec.Ces restrictions surviennent après 12 années de compressions successives de 120 millions $ qui ont fini par laisser plusieurs cégeps à bout de souffle.Le survol effectué hier révèle que le cégep John Abbott fera face à un déficit astronomique d’environ 1 million $, qui se traduira par des réductions de services aux étudiants et à l’éducation aux adultes.En piètre posture, le cégep Vanier anticipe aussi des pertes de l’ordre d’un million $, dont 234 000 $ imputables aux récentes décisions de Québec.Malgré les ponctions effectuées, ce collège affichera un déficit frisant le tiers de million $.Le cégep André-Laurendeau prévoit lui aussi être aux prises avec un déficit de la même ampleur(330 000$).Presque aussi critique, le déficit du cégep du Vieux-Montréal, acculé à des compressions de plus de 530 000 $, atteindra les 260 000 $ même avec l’abolition d’une douzaine de postes.« Tout cela malgré le fait que nous avons coupé 12 postes, dont cinq postes de cadres.Nous ne savons pas si le conseil d’administration acceptera ces solutions », a fait savoir hier M.Alain Lallier, directeur général au Vieux-Montréal.Le déficit dépassera aussi le quart de million $ aux cégeps Bois-de-Boulogne (268 000$) et Joliette-De La-naudière (230 000$).Le cégep Rosemont s’en tire un Si délicate, en fait, qu’il s’est borné à lire une réponse préparée d’avance faisant écho aux déclarations prudentes du président Bush.« Nous avons bénéficié d’une superbe relation avec un Canada fort et uni, mais les Canadiens doivent décider eux-mêmes de leur avenir », a-t-il lu.Il a refusé d’aller plus loin.Le nouvel ambassadeur s’est montré plus loquace au sujet de l’accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis et des négociations sur un accord de libre-échange nord-américain.M.Teeley a reconnu que l’entente entre le Canada et les États-Unis faisait l’objet de vives critiques au Canada, mais il a souligné que depuis sa mise en oeuvre en janvier 1989, les échanges commerciaux entre les deux pays avaient augmenté de 30 peu mieux avec 70 000 $ de déficit, mais après avoir aboli 12 postes pour encaisser les pertes de 800 000 $ entraînées par les réductions de Québec et le changement du mode d’attribution des subventions au cégep.Appelée FABES, cette nouvelle formule de distribution des allocations par élève porte un dur coup aux collèges en perte de clientèle ou comptant un forte proportion d'étudiants à temps partiel.En région, les pertes seront de 230 000 au cégep d’Alma, de 200 000 $ à Drummonoville, de 160 000 $ au cégep de l’Outaouais, de 135 000 $ au cégep de Saint-Félicien et de 100 000 $ au cégep de l’Amiante dans la région de Thetford Mines.On anticipe aussi des situations déficitaires aux cégeps Lionel-Groulx, Saint-Jean-sur-le-Richelieu, Valleyfield, Shawinigan et Comeau sur la Côte-Nord.« Il ne reste plus d’espace.Toutes les autres coupures deviennent techniquement impossibles.Les cégeps OTTAWA (PC) — Ne serait-ce des problèmes que soulève le chapitre sur l’industrie du vêtement, le ministre québécois des Affaires internationales John Ciaccia pourrait appuyer dès maintenant l’accord de libre-échange trilatéral entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.Si on exclut le volet touchant l’industrie du vêtement, les ébauches d’accord qu’il a vues jusqu’à présent ne posent aucun problème particulier pour le Québec, a-t-il déclaré hier a l’issue de la rencontre des ministres fédéral et provinciaux responsables du commerce.« Si on réglait le dossier du vêtement et qu’il devait signer cette en- milliards $.Il a déclaré qu’il était possible d’améliorer l’accord bilatéral dans le cadre des négociations avec les États-Unis et le Mexique, notamment dans le domaine de l’automobile.Il a ajouté que l’administration américaine devait faire en sorte que les Canadiens réalisent les avantages de l’accord bilatéral et de l’entente trilatérale avec les Etats-Unis et le Mexique.Il s’est engagé à y travailler, mais il a fait remarquer qu’il ne pouvait faire cela tout seul.Il a encouragé les membres du Sénat à se déplacer au Canada pour y donner des discours et rencontrer les médias locaux.« Je pense que nous devons travailler ensemble pour dire aux Ca- ont tout essayé en imposant des frais de stationnement, en vendant des notes de cours, etc.», a fulminé hier le président de la Fédération des cégeps, M.Yves Sansssouci.Ces réductions de 16 millions $ pour l’an prochain font d’autant plus mal que 91 % des dépenses des cégeps découlent des salaires et des frais liés aux programmes ministériels et sont totalement incompressibles.Les cégeps doivent couper dans la marge de 10 % restante qui sert déjà à payer les frais de chauffage et d'électricité.Le résultat de cet étranglement aboutira inéluctablement à des pertes de services pour les étudiants, prédit M.Sanssouci.Tous les projets d’accueil, d’aide en français et mathématiques, d’égalité en emploi ou d'encadrement pedagogique seraient les premiers touchés.« Ensuite, les programmes seront touchés.Le secteur technique y passera sûrement en premier», a dé- tente demain matin, pourrait-il le faire?», de demander les journalistes.« Oui », a répondu M.Ciaccia, démontrant ainsi les progrès réalisés au cours de ces négociations.Mais le chapitre sur l’industrie du vêtement demeure litigieux.Le gouvernement du Québec demande que les clauses du nouvel accord soient identiques à celles présentes dans l’entente de libre-échange canado-américain.Si cela était impossible, Québec exige que ce dossier soit exclu de l’accord trilatéral.Pour le moment, les Américains demandent, pour exporter des vêtements en franchise de douanes dans les trois pays, que 80 % nadiens que nous n’essayons pas de I tirer avantage d’eux, que nous sommes partenaires à part entière et que nous faisons des choses qui, nous espérons, seront dans l’intérêt des deux pays.» M.Teeley a reconnu l’existence de disputes commerciales entre le Canada et les États-Unis, mais il a déclaré qu’elles étaient relativement peu nombreuses, compte tenu de l’ampleur des relations commerciales entre les deux pays.Il a ajouté que les partenaires devaient travailler à régler ces problèmes, et (ju’il s’agirait là d’une partie de ses tâches à Ottawa.Le Sénat devrait confirmer la nomination de M.Teeley d’ici la fin de la semaine.Le nouvel ambassadeur devrait entrer en fonction d’ici la fin de juin.ploré M.Marcel Montreuil, directeur général du cégep Joliette-De Lanàu dière.» I Ironiquement, ces compressions : frapperont de plein chef les pro- | grammes créés justement pour éviter les abandons et changements de J programmes si coûteux pour le trésor public, a fait valoir M.Sanssouci.« Y aura-t-il deux classes d’étudiants au cégep ?Ceux avec des programmes réduits et les autres ?», a-t-il lancé.La Fédération déplore Cés compressions uniformisées et se dit prête à étudier une formule qui répartirait plus équitablement l'effort réclamé de Québec.Hier, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science, Mme Lucienne Robillard, s’est dite prête à évaluer la situation de chacun des cégeps quand tous les budgets auront été déposés.Tous le étudiants devraient avoir droit aux mêmes services, a-t-elle fait valoir.de leur contenu soit nord-américain.Ceci signifierait que les manufacturiers québécois, qui s’approvisionnent entre autres en Asie, seraient pénalisés.Quant aux États-Unis, les seuls producteurs de coton parmi les trois pays, ils seraient les grands gagnants.Ottawa n’a pas dit non aux demandes du Québec, qui représente 59 % de l'industrie canadienne du vêtement.Mais il ne s’est pas engagé car, dit-on, on veut évaluer toutes les solutions.En ce qui a trait au chapitre sur le secteur automobile, qui inquiète l’Ontario, M.Ciaccia le voit d’un bon oeil.3 5 0 A N S #S«- MONTRÉAL fi t e LE DEVOIR MON MONTRÉAL À MOI La Corporation des Célébrations du 350* anniversaire de Montréal et l'Union des écrivaines et des écrivains québécois vous invitent à participer au concours "Mon Montréal à moi”.30 ouvrages rendant hommage à Montréal ont été sélectionnés dans différentes catégories par un jury formé à cet effet.Ces 30 ouvrages, dont six seront primés par le jury, constituent la PETITE BIBLIOTHÈQUE DU PARFAIT MONTRÉALAIS”.Un septième ouvrage sera primé par le public.Nous vous invitons donc à voter pour le livre de la “PETITE BIBLIOTHÈQUE” que vous préférez.Le titre qui recueillera le plus de voix s’ajoutera aux six ouvrages couronnés par un prix et pour lesquels les auteurs recevront une bourse de 2,000$ lors de la cérémonie officielle de remise des prix en septembre 1992.En votant, courez la chance de remporter le premier prix offert par LE DEVOIR, soit "LA PETITE BIBLIOTHÈQUE DU PARFAIT MONTRÉALAIS”, constituée par les 30 ouvrages sélectionnés par le jury ou l'un des 20 lots des sept livres primés.Les noms des gagnants seront tirés au sort en septembre au moment de la remise des prix.Les coupons de participation seront publiés dans Le Devoir, les lundi, mercredi et samedi.FICTION (PROSE, POESIE ET THÉÂTRE Las Ballas-Soauri Michel Tremblay, Leméac Éditeur L’ouvrage que je préfère parmi les 30 titres de la Lu petite bibliothèque Au moins dix-huit cégeps sont dans la dèche Ciaccia penche en faveur du libre-échange « i < Le Devoir, jeudi 4 juin 1992 ¦ A-3 4'iJt w ira W ix v *• .* isii _ PHOTO JACQUES GRENIER Place au square Bern La Corporation des célébrations du 350e anniversaire de Montréal a dévoilé hier la programmation estivale du square Berri, rebaptisé cet été « Place du 350e », qui sera inauguré le 14 juin prochain.Sur notre photo, les gymnastes Sandra Warren et Marie-Josée Corriveau, et la « goutte d'eau » Frédérique Anne Robitaille donnent un avant-goût des activités d’animation qui se poursuivront pendant 75 jours.En arrière-plan l'imposante sculpture d'aluminium en trois sections, évoquant la modernité urbaine, signée Melvin Charney.— Voir nos informations en page B-3.Les commerces pourront ouvrir le dimanche en Ontario Montréal y met le paquet en communications pour les fêtes du 350e On finira par tout savoir sur les frais de dépenses à la CECM Caroline Montpetlt LE DIRECTEUR GÉNÉRAL de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) touche un salaire annuel de 105 000 $, et bénéficie de frais de dépenses de 30 000 $.C’est ce que l’ancien directeur général de la commission scolaire, M.Laurent Portugais a admis en contre-interrogatoire hier, au cours du procès de l’ancienne présidente de la CECM, Mme Denise Soucy-Brous-seau, relativement à une facture falsifiée de 390 $, provenant d’un souper au restaurant Le Castillon le 4 janvier 1991.Sur ce montant, M.Portugais a déclaré ne dépenser qu’environ 5000 $ par année.Il a admis par ailleurs avoir être habilité, en tant que plus haut fonctionnaire de la commission scolaire, à approuver lui-même ses dépenses de restaurant.Par ailleurs, le contre-interrogatoire mené par l’avocat de la défense, Me Jean-Claude Hébert, a révélé que M.Portugais, qui a porté plainte au ministère de la Sécurité publique contre Mme Soucy-Brous-seau dans ce dossier, se payait lui-même des soupers fort coûteux au chic restaurant Serge Bruyère, de Québec, aux frais de la commission scolaire.En effet, ce dernier, qui n’est plus à l’emploi de la CECM, aurait soupé à trois reprises à cet endroit, pour des montants variant entre 200 et 300 $, respectivement avec une secrétaire et deux sous-ministres du ministère de l’Éducation.Ces dépenses, a poursuivi M.Portugais, étaient parfaitement légales, le directeur général de la commission scolaire ayant droit à ces dépenses en vertu du décret ministériel régissant ses tâches.En tant que directeur général de la CECM, a-t-il soutenu, il gérait un bugdet annuel de 600 millions $.Par ailleurs, l’ancienne présidente de la CECM, témoignant a son propre procès, a admis avoir elle-meme inscrit la date du 1er février 1991, ainsi que les noms du ministre et de ses adjoints, sur le reçu qu’elle a finalement présenté au comité exécutif de la commission scolaire.L’ancienne présidente a églement donné au tribunal sa propre version de la soirée du 4 janvier 1991.Selon Mme Soucy-Brousseau, le ministre de l’Éducation du Québec, M.Michel Pagé, aurait téléphoné à cette dernière le jour du 4 janvier, pour lui parler d’un lancement du projet d’école de l’Aérospatiale, qui devait se dérouler en compagnie de la présidente plus tard dans l’année.A cette occasion, le ministre aurait signifié à Mme Soucy-Brousseau qu’il lui était impossible de participer à la soirée du 4 janvier.Suzanne Dansereau de la Presse Canadienne TORONTO — Après une valse-hésitation qui dure depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement néo-démocrate de l’Ontario a décidé de permettre l’ouverture des commerces le dimanche.Un projet de loi sera déposé d’ici la fin juin à la législature ontarienne, et s’il est adopté, il entrera en vigueur rétroactivement au 3 juin (hier).Convaincues de cette éventualité, plusieurs chaînes, dont Sears et La Baie ont promis hier d’ouvrir leurs portes dès dimanche prochain.Les travailleurs de l'alimentation et du commerce ont eu une toute autre réaction : « Le gouvernement Rae vient de trahir les travailleurs » a dit le syndicat qui les représente.La décision de permettre l’ouverture des commerces le dimanche constitue un virage à 180 degrés par rapport à la politique du Nouveau parti démocratique de l’Ontario, lequel s’est toujours battu pour garantir aux travailleurs une pause commune le dimanche.Conscient de cette situation, le remier ministre Bob Rae a expliqué ier qu’il n’avait plus le choix.La pression de l’opinion publique, des consommateurs et des commerçants était trop forte.« On ne peut pas encercler l’Ontario d’un mur » a-t-il déclaré, convaincu qu’il agissait au nom de « l’intérêt public».Mais pour éviter la colère du parti et de ses supporters, M.Rae permettra la tenue d’un vote libre sur le projet de loi.De cette façon, les députés néo-démocrates qui s’y opposent pourront voter contre le projet de loi et éviter de se faire traiter de vire-capot.L’opposition a réagi à cette annonce de vote libre hier en disant que « encore une fois, le gouvernement Rae parle des deux côtés de la bouche » et « manque de courage politique ».Les deux partis d’opposition en Ontario approuvent le magasinage le dimanche, tandis que chez les néodémocrates, le caucus est divisé entre 60 % de supporters — dont les ministres — et 40 % de « purs », ceux qui se sont engagés à défendre les intérêts des petits commerçants.À moins d’un autre revirement majeur, le projet de loi devrait être adopté malgré leur opposition.La question des heures d'affaires est une véritable « patate chaude » pour les gouvernements.Au Québec, les libéraux de Robert Bourassa ont tergiversé pendant plus de deux ans, avant d’adopter une loi permettant l’ouverture des commerces le dimanche, assortie toutefois de certaines conditions.En Ontario, le débat dure depuis plus de quatre ans.En 1990, la Cour suprême de l’Ontario a statué en faveur des commerçants qui réclamaient le droit d’ouvrir le dimanche.Mais le gouvernement, qui s’y opposait, a porté sa cause devant la Cour supreme du Canada qui a statué en sa faveur en 1991.Les Ontariens ont eu en tout neuf mois de magasinage le dimanche.Avec la récession et le magasinage transfrontalier, la pression s’est accentuée sur le gouvernement Rae.En novembre dernier, après un long débat en commission parlementaire, il a déposé un projet de loi permettant l’ouverture des magasins pour les quatre dimanche précédant Noël.La loi permettait également l’ouverture le dimanche à l’année longue mais seulement dans des zones décrétées touristiques.Laurent Soumis LA CORPORATION des célébrations du 350e anniversaire dispose de plus de communicateurs pour vendre les fêtes de 1992 que l’Hôtel de ville de Montréal en emploie à l’année longue pour promouvoir son image corporative auprès de l’ensemble des citoyens.C’est là un premier indice de la complexité de la bureaucratie mise en place sur la rue de la Commune pour commémorer le 350e anniversaire du débarquement de Maisonneuve.La liste du personnel — qu’on n’a pas encore classée top secret — montre d’abord que les communications du 350e accaparent 22 % des effectifs réguliers, soit 15 des 69 employés de la Corporation en excluant les 106 étudiants et ex-chômeurs embauchés temporairement cet été dans différents services grâce à des programmes gouvernementaux de création d’emploi.Comparativement, la Ville de Montréal n’emploie que 13 professionnels sur 12 000 employés pour transmettre son message corporatif aux contribuables.Précisons toutefois que 18 autres employés s’affairent aux communications internes des différents services municipaux.Pareil bataillon de relationnistes de tout poil surprend à première vue pour un organisme qui entoure du secret absolu le moindre document (LE DEVOIR, 28 avril et 2 juin).Mais c’est oublier le caractère résolument médiatique des fêtes.À preuve, les communications accaparent le deuxième budget en importance de la Corporation (ex aequo avec l’administration) : 8 millions $ sur un total de 45 millions $ étalés sur quatre ans, soit le double du budget de promotion cette année de l’Office du tourisme et des congrès du grand Montréal.Cela équivaut au double du budget de la Commission d’initiative et de développement culturel (CIDEC), au triple des dépenses de développement touristique au centre-ville de la Commission d’initiative et de développement économique (CIDEM), ou à huit fois les dépenses de promotion et d’événements spéciaux du Service des loisirs et du développement communautaire.Grande patronne des communications du 350e, Marielle Séguin ne craint pas les grandes équipes et les missions que d’autres jugeraient impossibles.Ancienne attachée de presse du maire de Montréal durant son premier mandat, elle était à la tête des quatre relationnistes chargés de vendre M.Doré et son comité exécutif aux Montréalais.Sous ses ordres, on trouve aujourd’hui deux adjointes aux relations publiques, deux attachées de presse, une technicienne de l’information, une directrice de la publicité et de la promotion, trois chargées de projets, trois secrétaires, un commis et un responsable du pavoisement.Premier service pour son importance budgétaire (26 millions $), la programmation compte 20 employés réguliers dont les titres sont quelques fois ronflants.À travers l’organisation, on retrouve pas moins de quatre « directeurs généraux ».Sous la gouverne du directeur général et ex-vice-président du Cirque du Soleil, Normand Latourelle, on croise donc un directeur des rela tions avec les partenaires, un diree teur des relations avec la communauté, un coordonnateur de la production, un adjoint au directeur général, un autre adjoint au directeur général à la gestion de l’information, un conseiller aux relations institu tionnelles, cinq chargés de projets, un chargé de projets aux communautés culturelles et sept secrétaires.Et puisque la Corporation s’occupe de l'animation du Marché Bon-secours, il faut aussi compter le conservateur Michel Gay, son adjoint, un coordonnateur du centre d'information locale, deux responsables du protocole et une secrétaire.Et cela ne touche pas aux opérations.Il y a donc en outre le vice-président aux opérations Jacques Renaud, un adjoint à la planification, un responsable du centre des opérations, et deux autres responsables des ressources matérielles.La direction générale et l’administration jouissent enfin d’un budget de 8 millions $.La Corporation a en outre embauché deux consultants extérieurs de Scéno-Vision inc.et du Groupe MTA, ce dernier chargé de la commercialisation.En tout et partout, il y a au 350e une secrétaire pour trois employés installés dans des bureaux au chic dernier cri.Pour l’heure, la Corporation, financée à 75 % par des fonds publics, tout comme la Ville de Montréal, refuse obstinément de rendre publique la politique de traitement de ces employés.On sait toutefois qu’une trentaine d'entre eux roulent quotidiennement à bord des véhicules fournis par le commanditaire Ford, alimentes par les pétroles Esso et stationnés dans les espaces du Vieux-Montréal qu’dn a récemment soustraits aux résidants et travailleurs du coin au bénéfice de ces « employés de la Ville » qui, prétendent-ils par ailleurs, n'en sont pas.Entre deux courses, tout ce beau inonde s’abreuve finalement au bar ouvert de Coca-Cola et de Molson-O’Keefe au sous-sol de l’édifice.N’allez surtout pas demander le détail de cette «commandite».Comme le dit la pub de M.le Maire, « tant qu’il y aura Montréal, il y aura du Classique » ! Le Conseil du patronat se rallie à la thèse intégriste de Michel Pagé Lia Levesque de la Presse Canadienne LE MINISTRE de l’Éducation Michel Pagé a reçu l’appui du Conseil du patronat du Québec (CPQ), qui salue son idée de permettre l’accès à l’école anglaise aux enfants d’immigrants provenant de pays anglophones.Au cours d'un entretien téléphonique, le président du Conseil du pa- , trônât Ghislain Dufour a affirmé qu’à ses yeux, ce serait faire preuve d’ouverture sur le monde et de générosité que d’agir ainsi.« Ce n'est pas ça qui va menacer le français au Québec.La loi 101 est là pour demeu- i rer.Ce n’est pas ça qui va faire que | l’avenir du français va être compro- , mis.» M.Dufour a rappelé qu’environ 10000 enfants «seulement» seraient touchés par cette mesure, compensant la perte de clientèle due à la diminution de la population anglo- i phone au Québec.Au cours des 20 dernières années, la clientèle de ces écoles a chuté de 57%.« Si c’était vrai que le français pouvait être menacé par 10 000 jeunes qui vont à l’école anglaise et qui ne font que compenser les jeunes en moins », mais ce n’est pas le cas, soutient le président du CPQ.« Il n’y a j rien de pénalisant pour les francophones», opine-t-il.M.Dufour souligne également que c’est « une question d'image », une impression d'ouverture du Québec qui serait projetée dans le monde entier.« On veut des investisseurs.On veut des immigrants », ce serait un signal positif à leur envoyer.La veille, le Mouvement Québec-français s’était farouchement opposé à cet élargissement, par la voix unanime de ses 10 organisations membres: FTQ, CEQ, CSN, Union des producteurs agricoles, Union des artistes, Union des écrivains, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Association québécoise des professeurs de français, Alliance des professeurs de Montréal et Mouvement national des Québécois.M.Dufour ne s’émeut guère de cette opposition de ceux qu'il qualifie d’« ultra nationalistes » (il se qualifie lui-même de «nationaliste»), « Dès que vous touchez à la langue d’enseignement, de travail ou de la technologie, ça devient toujours des objets pour monter aux barricades », lance-t-il.Le président du CPQ rejette l’argument voulant que permettre cet accès à certains immigrants ouvrira une brèche qui ne pourra plus être colmatée par la suite.La présidente de la CEQ Lorraine Page affirmait que « le temps de le dire », tous les immigrants au Québec demanderaient le même accès à l’école an- glaise.« Ce n’est pas une brèche », rétorque M.Dufour.Loin d’être « une ouverture at large», dit-il, cela ne concernerait que les enfants dont les parents viennent de pays dont la langue est l’anglais.Par ailleurs, M.Dufour repousse également les allégations voulant que tout cela ait un lien avec la question constitutionnelle et puisse être monnayé en échange de concessions en faveur du Québec.nouvelle adresse Le Centre d'emploi du Canada situé au 2600, rue Ontario Est DÉMÉNAGE À compter du lundi 8 juin 1992, les services d'emploi et d'assurance-chômage offerts par le Centre d'emploi du Canada situé sur la rue Ontario Est seront regroupés au Centre d'emploi du Canada Centre-ville 2085, rue Union 2* étage Montréal, Québec H3A 2C5 Téléphone : 283-4444 (emploi) 496-1101 (assurance-chômage) Veuillez noter que le Centre situé sur la rue Ontario fermera ses portes le vendredi 5 juin à midi.Goliath battu encore! 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A-4 ¦ Le Devoir, jeudi 4 juin 1992 Le Québécois préfère garder la souveraineté dans sa manche, dit Bourassa Michel Venne ’ '< de notre bureau de Québec LE PREMIER ministre Robert Bourassa juge que « le Québécois» est par nature « prudent » et que « la carte de la souveraineté, il aime mieux la garder dans sa manche».M.Bourassa considère que « la souveraineté pure et dure ne convient pas aux intérêts du Québec».Et pour cette raison, même si le reste du Canada ne parvient pas à présenter des offres au Québec ou que ces offres ne sont pas acceptables, le référendum prévu en octobre pfçchain ne portera pas sur la souveraineté mais plutôt sur une formule de « souveraineté partagée »., Le premier ministre avait déjà évoqué clairement ce scénario à Bruxelles lors d’une tournée euro-éenne cet hiver et plus récemment ans une entrevue au journal Le Monde.Il est revenu à la charge hier soir dans une entrevue à l’animateur Jean-Luc Mongrain au réseau TVA.L’entrevue avait été enregistrée vendredi à Montréal.« S’il n’y avait pas d’offres fédérâtes qui soient acceptables et qu’a-près discussion avec mes collègues, le parti et le caucus en viennent à la conclusion qu’on ne doit pas proposer ces offres; à ce moment-là, il faudra envisager une autre question qui respecterait .là on vient dans un dé-blit de mots : néo-fédéralisme, su-perstucture, souveraineté partagée.» L’animateur suppose que M.Bou-rassa veut dire que le référendum porterait ni sur les offres, ni sur la souveraineté, mais sur « votre vision entre les deux ».Le premier ministre enchaîne : « C’est la vision du Parti libéral également.» « Je n’ai pas l’intention, comme chef politique du Québec, en cette période cruciale de notre histoire, de jduer les apprentis sorciers ou les kàmikazes», dit-il.M.Bourassa rejette l’idée que lors de ce référendum ce soit l’émotion qui dicte la décision des Québécois, comme le lui suggérait M.Mongrain.Il ne craint pas non plus que l’autorité de souverainistes comme M.Jean Campeau, l’ancien président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui vient de fonder un mouvement de gens d’affaires en faveur de la souveraineté, feront pencher la balance.«Je ne crois pas que ce sont les arguments d’autorité qui vont jouer, dit-il : X est pour ça; donc c’est bon.Non, ça va etre le fond de la question.M.Campeau est peut-être souverainiste, mais le rapport de la commission qu’il a présidée (la commission Bélanger-Campeau) prévoit que dans un Québec souverain, on aura un déficit de 9 milliards de dollars.C’est pas facile à financer un déficit de 9 milliards.Si j’ai à débattre avec M.Campeau, je vais lui dire : « Où on prend l’argent ?» «Je connais bien le Québécois, ajoute le chef libéral.Les Québécois sont réalistes, le Québécois est prudent.La carte de la souveraineté, il aime mieux la garder dans sa manche.» « Il sait fort bien que le Québec contrôle sa langue — après tout on prohibe la langue de certains marchands sur les affiches —, qu’il contrôle ses fonds de pension par la Caisse de dépôt, son immigration, la plupart de ses impôts, son système légal.Je dis pas que c’est parfait, poursuit-il sur la lancée.Mais le Québec existe comme État dans le temps et dans l’espace.Il a des pouvoirs importants pour se protéger.(.) Ça pourrait être amélioré, c’est sur.» Le premier ministre soutient que l’on peut « appliquer à l’intérieur de la fédération canadienne la souveraineté partagée ».Il raille les souverainistes qui veulent la souveraineté mais conserver la monnaie canadienne, le passeport canadien, les tarifs douaniers canadiens.« On ne peut pas avoir tout ça sans députés canadiens», dit-il.Il prévient par ailleurs que conserver la monnaie canadienne, « c’est ligoter l’économie québécoise par les décisions de la politique monétaire décidée par le Canada anglais ».Il répète que le Québec ne peut pas se retirer de l’économie canadienne et qu’il préconise une formule qui respecte l’intégrité économique et l’intégrité politique qui y est rattachée.M.Bourassa rappelle toutefois que le premier choix du Québec est « une entente que nous pourrions proposer aux Québécois ».Si le reste du pays parvient à proposer des offres acceptables au Québec, le référendum portera sur ces offres.Assez curieusement, M.Bourassa affirme que la loi 150 (qui prévoit un référendum sur la souveraineté en octobre) « permet un référendum sur les offres»; mais ajoute du même souffle qu’il « faudra l’amender» si on veut procéder ainsi.Il répète qu’il ne négociera pas, bien qu’il accepte de parler à ses homologues par téléphone ou autrement.Au passage il signale que « c’est assez difficile d’avoir un Sénat égal * dans la fédération canadienne.« Ça risque, tant qu’on connaît pas le mandat de ce Sénat à tout le moins et même là c’est difficile à concevoir.Mais il faut tenir compte que dans notre régime parlementaire, si on a un Sénat élu avec des pouvoirs équivalents à la Chambre des communes, ça risque d’avoir comme conséquence de paralyser les institutions fédérales.» M.Bourassa a de nouveau condamné les intelligences de l’ex-mi-nistre péquiste Claude Morin avec la GRC.« Être payé pour donner des informations, dit-il.C’est totalement inacceptable.» Selon le premier ministre, « dans la meilleure des hypothèses, ça reflétait beaucoup de naïveté ».Il se dit par ailleurs « convaincu que ces pratiques n’existent plus ».SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Les provinces tf£à un mécanisme de retrait à cet îgârd.: Terre-Neuve a déjà indiqué, par la bouche de son premier ministre, qu’elle n’entendait pas se prévaloir de la porte de sortie qu’elle a été la première à dénicher publiquement.De son côté, le ministre Joe Clark semblait se mordre la langue, quelques heures après avoir confirmé l’hypothèse en question.« Ça été une erreur de répondre à une question hypothétique», a-t-il affirmé lorsqu’on lui a demandé d’expliquer davantage sa déclaration.Mais sa réponse, a-t-il précisé, était exacte.« O’est du bon droit », déclare-t-il au sujpt de l’opinion de Clyde Wells.;â la Chambre des Communes, le NpUveau Parti démocratique a immédiatement voulu savoir si la possibilité pour une ou des provinces de se dissocier de l’entente autochtone né .risquait pas de compromettre sérieusement les gains des négociateurs autochtones à la table constitutionnelle.« Y aura-t-il les mêmes droits pour les autochtones d’un océan à l’autre ?», a voulu savoir Audrey McLaughlin.«Je n’ai pas de raison de croire que cette possibilité amène l’accord actuel à.s’effriter », lùi a répondu Joe Clark.Mais le Québec n’est pas encore partie prenante à ces accords.Et le dossier autochtone, confirment des sources fédérales, fait partie des noftits en litige entre les deux capitales.En plus, d’autres provinces, 4
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