Le devoir, 4 juin 1992, Page(s) complémentaire(s)
/ Montréal, jeudi 4 juin 1992 Nuageux.Max.:21.Détail page B-6 Le traité de Maastricht La France Les semaines passent et la popularité de Ross Perot ne cesse de se confirmer et de croitre auprès des électeurs américains.Les derniers sondages en font le candidat le plus populaire tant auprès des républicains que des démocrates.Les raisons de cette popularité ne sont pourtant pas des plus claires.Portrait d’un trouble-fête milliardaire par Pierre Racine.Page B-l SOCIÉTÉ Ross Perot poursuit son irrésistible ascension organisera un référendum L'accroc danois ébranle les partisans de Wnion européenne d'après l.e Monde APRÈS LK succès du « non » — avec 50,7% des suffrages — au référendum organisé mardi au Danemark sur la ratification du traité de Maastricht, la France et l’Allemagne ont confirmé, dès hier, leur volonté de poursuivre la construction de l’Union européenne.M.François Mitterrand a déclaré, au cours du conseil des ministres, que la « ratification du traité lui-même relèvera de toute façon du vote populaire ».Un référendum sera donc organisé après la révision constitutionnelle soumise au Parlement convoqué en Congrès (réunion du Sénat et de l’Assemblée nationale).Le référendum sur la ratification du traité de Maastricht recueillerait aujourd'hui en France 69 % de « oui » mais la participation ne s’élèverait qu’à 58%.révélait par ailleurs un sondage CSA publié hier par Le Parisien.Les opposants à l’intégration européenne ne seraient que 31 %.Neuf pour cent des personnes interrogées affirment que le « non » des Danois lors du référendum de mardi les a rendus moins favorables aux accords de Maastricht.Aussi, les mi- nistres des Affaires étrangères des Douze doivent examiner, aujourd’hui à Oslo, les conséquences du vote danois alors que MM.François Mitterrand et Helmut Kohl doivent publier une déclaration commune.Quelques dizaines de milliers de Danois (les voix qui, mardi, ont emporté la décision) peuvent-ils empêcher 350 millions d’habitants de la Communauté d’accomplir leur ambitieux projet d’intégration, de bâtir l’Union européenne telle qu’elle a été dessinée à Maastricht ?'Pel est le problème, éminemment politique, sur lequel la Commission européenne s’est penchée dès hier matin et que les ministres des Affaires étrangères des Douze devaient aborder, en marge de la session de printemps de l’OTAN, aujourd’hui à Oslo.Voir page A-4 : La France ?Les trouble-fête danois.L’éditorial de François Brousseau : page A-8 Le président de la Commission de la représentation électorale, Pierre F.Côté, explique sa nouvelle carte électorale.PHOTO PC Sommet de Rio Boutros-Ghali ouvre le bal « Ce que nous faisons ici, nous le faisons pour nos petits-enfants » d'après Reuter et A.FP RIO DE JANEIRO - Le secrétaire général de l’ONU Boutros Boutros-Ghali a ouvert hier à Rio le Sommet de la Terre, le plus grand rassemblement de gouvernants de l’histoire, dont le but est de réconcilier prospérité économique et protection de la nature.« Ce que nous faisons ici, nous le faisons pour nos petits-enfanLs et, au-delà, pour les générations futures », a dit Boutros Boutros-Ghali devant les délégués de 178 pays.Pendant 12 jours, la Conférence des Nations unies pour l’environnement et le développement (CNUED), nom officiel du Sommet de la Terre, tentera de jeter les bases d’une croissance économique qui respecterait les limites d’exploitation des différents écosystèmes de la planète.Plus d’une centaine de chefs d’État et de gouvernement se joindront à quelque 35 000 délégués, écologistes et journalistes à Rio de Janeiro jusqu'au 15 juin.Président officiel de la conférence, le chef de l’État brésilien, Fernando Collor de Mello, a accueilli les délégués avant de céder le podium au secrétaire général de la CNUED, Maurice Strong, un millionnaire canadien qui a fait fortune dans le pétrole.Celui-ci a rappelé que l’humanité était à un tournant de son histoire et que sa survie même était menacée par sa croissance économique effré- Volr page A-4 : Boutros-Ghali Le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali.Le récit d’une amitié brisée Dans son ouvrage À visage découvert lancé hier soir à Montréal, le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard raconte comment sa loyauté pour Brian Mulroney n'a pu résister à l’admiration qu’il vouait à René Lévesque.Le président et chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, était au lancement.Pierre O’Neill a déjà lu l'ouvrage.Il en rend compte en page A-4.PHOTO JACQUES GRENIER Les provinces pourraient s’exclure de l’entente autochtone Clark répète les propos de Wells Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa LE QUÉBEC ou d’autres gouvernements provinciaux pourraient, s’ils le voulaient, s’exclure des nouvelles dispositions constitutionnelles en chantier sur l’autonomie gouvernementale autochtone, a indiqué hier le ministre fédéral aux Affaires constitutionnelles Joe Clark.Cette déclaration-choc du ministre, faite à regret a-t-il avoué, confirmait une opinion du premier ministre terre-neuvien Clyde Wells selon qui l’enchâssement du droit inhérent à l’autonomie gouvernementale ne lierait pas automatiquement les provinces qui s’inscriraient en dissidence à cette mesure.La clause 38 de la Constitution canadienne prévoit en effet qu’aucun amendement susceptible de modifier les pouvoirs d'une assemblée législative provinciale ne peut lui être imposé sans son consentement explicite.« Les provinces qui ne sont pas d’accord pour entreprendre des négociations sur l’autonomie gouvernementale avec les autochtones ne seraient pas tenues de le faire », a convenu le ministre Clark sur la foi I de cet article.Pour que les autochtones exercent pleinement leur droit à l’autonomie gouvernementale, aussi bien les provinces que le gouvernement fédéral devront renoncer à exercer certains de leurs pouvoirs actuels au profit de gouvernements autochtones.Du coup, confirment les déclarations de Joe Clark, les provinces auraient ac-Volr page A-4 : Les provinces Montréal perd trois comtés La CUM dénonce la nouvelle carte électorale Jocelyne Richer_ de notre bureau de Québec LE DÉCLIN démographique de Montréal, qui voit ses habitants fuir vers les banlieues, trouve son aboutissement dans les modifications apportées à la carte électorale.Au lieu de 33 comtés, la ville ne comptera plus que 30 circonscriptions électorales lors des prochaines élections.Et la banlieue, en contrepartie, en gagne trois, dans les Laurentides, Lanaudière et en Montérégie.Le nombre total de circonscriptions demeure à 125, mais sur l’ensemble de l’ile de Montréal, six sont fusionnées, a annoncé hier le président de la Commission de la représentation électorale, M.Pierre-F.Côté.Les circonscriptions de Laurier (repré- sentée par le ministre délégué aux Affaires autochtones, Christos Sir-ros) et Dorion (par la ministre de la Condition féminine, Violette Trépa-nier) seront fondues en une seule; de même que Sainte-Anne (le ministre Normand Cherry) et Saint-Henri (la députée libérale Nicole Loiselle), et Westmount (Richard Holden, indépendant) et Saint-Louis (le député libéral Jacques Chagnon).L’exode continu des Montréalais vers les banlieues obligeait la commission à agir de la sorte, a dit M.Côté.La grande région de Montréal regroupe 60% des électeurs québécois, mais le poids électoral de la ville elle-même, victime de l’étalement urbain, a diminué de 29% à 25%, entre 1976 et 1989.Le centre de Plie de Montréal est devenu un « trou de beigne », a dit M.Côté, les circonscriptions du coeur de la ville ayant perdu 15 % d'électeurs ces dernières années, alors que certains comtés périphériques ont vu le nombre d’électeurs faire un bond de 40%.Dans tout le Québec, seulement 47 des 125 comtés vont conserver les limites territoriales actuelles.Montréal sort glande perdante de la réforme, affirment certains, dont le président de la Communauté urbaine de Montréal, M.Michel Hame-lin, qui n'a pas tardé à réagir, dénonçant le fait qu’on n’a pas tenu compte, selon lui, des revendications exprimées par la CUM lors des audiences publiques, l’hiver dernier.Lors d’un entretien téléphonique, il Voir page A-4 : Montréal Pas de référendum sur la souveraineté, redit Bourassa Michel Venue de notre bureau de Québec LE PREMIER ministre Robert Bourassa juge que «le Québécois» est par nature « prudent » et que « la carte de la souveraineté, il aime mieux la garder dans sa manche ».M.Bourassa considère que « la souveraineté pure et dure ne convient pas aux intérêts du Québec ».Et pour cette raison, même si le reste du Canada ne parvient pas à Voir page A-4 : Référendum FRANCOPHONIE CANADIENNE RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 5 juin 1992 PARUTION le 13 juin DANS LE DEVOIR Les communautés francophones et acadienne du Canada vivent un moment critique de leur histoire alors que le Canada anglais et le Québec tentent de redéfinir leurs liens constitutionnels.LE DEVOIR propose une réflexion en profondeur sur l'avenir de ces communautés.Dans un cahier spécial à paraître le 13 juin, nous examinerons les progrès réalisés ces dernières décennies par ces communautés.Nous analyserons le contexte politique dans lequel elles évoluent et nous discuterons des défis qui les attendent.Nous ferons le point sur les relations qu’elles entretiennent avec les gouvernements, ceux de leurs provinces, le gouvernement fédéral et le gouvernement québécois.Enfin, nous amorcerons une réflexion sur les relations entre francophones du Québec et francophones des autres provinces canadiennes.À noter; ce cahier, tiré à 220,000 exemplaires sera distribué à travers le réseau des hebdos francophones hors-Québec.S P t y A-4 ¦ Le Devoir, jeudi 4 juin 1992 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Montréal a fait valoir que le nombre de députés montréalais s’en trouvera coupé de 10 % et que la commission n’a pas tenu compte du fait que Montréal abrite de nombreux immigrants qui n’ont pas encore le droit de vote.« Les députés de Mont réal représentent plus que des électeurs », dit-il.Il aurait souhaité qu’on fasse une exception pour Montréal, comme on le fait pour les îles-de-la-Madeleine et Ungava, qui ne respectent pas les limites du riombre minimal d’électeurs imposé par la loi.Il apparaît inacceptable à M.Ha melin de constater que le nombre moyen d’électeurs à Montréal sera plus élevé qu’ailleurs au Québec.« Cet écart totalise plus de 70 000 électeurs, soit presque l’équivalent du nombre requis pour former deux circonscriptions électorales.» Se disant elle aussi « extrêmement déçue »> par les changements « inimaginables» qui affecteront la métropole, la députée péquiste d'Hoche-laga-Maisonneuve, Mme Louise Ha-rèl, .fait valoir que la réforme nie le \ fait que « la population de Montréal augmente et que d’ici l’an 2001, 320 000 immigrants vont s’établir à Montréal ».Kt qu’ils auront un jour ou l'autre le droit de voter.Critique de l'opposition officielle sur l’avenir de Montréal, elle soutient que « les Montréalais sont ainsi punis de vouloir intégrer les immigrants ».Pire, dit-elle, c’est le poids politique de la métropole à l’Assemblée nationale qui s’en trouvera affaibli.Par contre, le leader de l’opposition et critique en matière de loi éléctorale, M.Guy Chevrette, a mentionné quant à lui que les changements proposés respectaient les règles du jeu en matière de représentation électorale.Le chef du Parti Égaüte et député de D’Arcy-McGee, Robert Libman, s’est pour sa part montré inquiet du sort réservé aux anglophones.Il a jugé inacceptable la fusion des comtés de Westmount et de Saint-Louis, y voyant une baisse du vote anglophone dans le comté (qui passe de 54% à 48%).Westmount avait été enlevé par le Parti Égalité en 1989, avant de devenir indépendant.11 n’a par ailleurs pas été possible d’obtenir de commentaires du caucus libéral.Les changements proposés ont été rendus nécessaires pour respecter le principe de la « représentation effective », a fait valoir M.Pierre-F.Côté.Plusieurs éléments sont entrés en ligne de compte : l’étalement urbain donc les migrations démographiques, les commentaires émis durant les audiences publiques tenues récemment, les modifications de la loi électorale et le jugement de la Cour suprême du 6 juin 1991 relatif aux délimitations de circonscriptions électorales.; âf.Côté a rejeté l’idée d’augmen-tèr.•encore une fois le nombre total de pièges à l’Assemblée nationale, ce qui aurait pu permettre par exemple de jnaintenir le poids électoral de Montréal.« Augmenter le nombre de députés serait une fuite en avant, a-t-il dit.Et on arrêterait où ?» La loi électorale fixe à 125 le nombre ma-xiijium de circonscriptions.Les modifications apportées à la carte électorale feront l’objet d’un débat qui durera cinq heures à l’Assemblée nationale, au cours duquel les députés pourront faire valoir leurs opinions.Mais il revient à la Commission de la représentation électorale de fixer par décret les cçntours de la carte électorale.Si un référendum a lieu au Québec avant le 26 octobre 1992, ce sont les délimitations actuelles de la carte qui auront cours.La nouvelle carte doit entrer en vigueur après un délai de.trois mois suivant la publication des changements dans la Gazette officielle.l’heure actuelle, 13 comtés ont un-nombre d’électeurs dépassant les limites imposées par la loi.Un rapport de la commission a été rendu public en septembre 1990, proposant le retrait pur et simple de six circonscriptions.La Gaspésie, la région de Chaudières-Appalaches, l’Estrie, et bien sûr, Montreal, étaient visées.Finalement, après avoir entendu les arguments lors des audiences publiques, les dirigeants de la commission ont choisi de conserver le même nombre de circonscriptions dans les régions de la Gaspésie, de Chaudières-Appalaches et de rKstrie.On a jugé en fait qu’à Montréal, « l’électeur a un accès plus direct aux services gouvernementaux et à son député et que, par ailleurs, l’électeur d'une circonscription rurale a un accès plus difficile à son député en raison de la grande étendue du territoire », a dit M.Côté, en conférence de presse, pour expliquer la raison des changements proposés.En juin 1991, la Cour suprême a par ailleurs rendu un jugement favorisant le principe de la « représentation effective ».Des modifications ont été apportées à la loi électorale, à la suite de ce jugement.De plus, des consultations publiques ont été menées dans plusieurs régions pour entendre des groupes d’intérêts, et trois jours ont été réservés pour les commentaires des députés de l’Assemblée nationale.Le Québec compte 4 670 690 électeurs.La moyenne des électeurs paç comté étant de 37 366, la limite supérieure est fixée à 46 707 et la limite inférieure à 28 024, soit un écart de plus ou moins 25 %.4 Référendum présenter des offres au Québec ou que ces offres ne sont pas acceptables, le référendum prévu en octobre prochain ne portera pas sur la souveraineté mais plutôt sur une formule de « souveraineté partagée ».Le premier ministre avait déjà évoqué clairement ce scénario à Bruxelles lors d’une tournée européenne cet hiver et plus récemment dans une entrevue au journal Le Monde II est revenu à la charbe hier soir dans une entrevue à l’animateur Jean-Luc Mongrain au réseau TVA.L’entrevue avait été enregistrée vendredi à Montréal.« S’il n’y avait pas d’offres fédérales qui soient acceptables et qu’a-près discussion avec mes collègues, le parti et le caucus en viennent à la conclusion qu’on ne doit pas proposer ces offres; à ce moment-là, il faudra envisager une autre question qui respecterait .là on vient dans un débat de mots : néo-fédéralisme, su-perstucture, souveraineté partagée .» L’animateur suppose que M.Bou-rassa veut dire que le référendum porterait ni sur les offres, ni sur la souveraineté, mais sur « votre vision entre les deux ».Le premier ministre enchaîne : « C’est la vision du Parti libéral également.» « Je n’ai pas l’intention, comme chef politique du Québec, en cette période cruciale de notre histoire, de jouer les apprentis sorciers ou les kamikazes», dit-il.M.Bourassa rejette l'idée que lors de ce référendum ce soit l’émotion qui dicte la décision des Québécois, comme le lui suggérait M.Mongrain.Il ne craint pas non plus que l’autorité de souverainistes comme M.Jean Campeau, l’ancien président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui vient de fonder un mouvement de gens d'affaires en faveur de la souveraineté, feront pencher la balance.« Je ne crois pas que ce sont les arguments d’autorité qui vont jouer, dit-il : X est pour ça; donc c’est bon.Non, ça va etre le fond de la question.M.Campeau est peut-être souverainiste, mais le rapport de la commission qu’il a présidée (la commission Bélanger-Campeau) prévoit que dans un Québec souverain, on aura un déficit de 9 milüards de dollars.C’est pas facile à financer un déficit de 9 milliards.Si j’ai à débattre avec M.Campeau, je vais lui dire : « Où on prend l’argent ?» « Je connais bien le Québécois, ajoute le chef libéral.Les Québécois sont réalistes, le Québécois est prudent.La carte de la souveraineté, il aime mieux la garder dans sa manche.» « Il sait fort bien que le Québec contrôle sa langue — après tout on prohibe la langue de certains marchands sur les affiches —, qu’il contrôle ses fonds de pension par la Caisse de dépôt, son immigration, la plupart de ses impôts, son système légal.Je dis pas que c’est parfait, poursuit-il sur la lancée.Mais le Québec existe comme État dans le temps et dans l’espace.Il a des pouvoirs importants pour se protéger.(.) Ça pourrait être amélioré, c’est sûr.» Le premier ministre soutient que l’on peut « appliquer à l'intérieur de la fédération canadienne la souveraineté partagée ».Il raille les souverainistes qui veulent la souveraineté mais conserver la monnaie canadienne, le passeport canadien, les tarifs douaniers canadiens.« On ne peut pas avoir tout ça sans députés canadiens», dit-il.Il prévient par ailleurs que conserver la monnaie canadienne, « c’est ü-goter l’économie québécoise par les décisions de la politique monétaire décidée par le Canada anglais».Il répète que le Québec ne peut pas se retirer de l’économie canadienne et qu’il préconise une formule qui respecte l’intégrité économique et l’intégrité politique qui y est rattachée.M.Bourassa rappelle toutefois que le premier choix du Québec est « une entente que nous pourrions proposer CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE v./ inauti Montréal Queux H2Y 3X2 14,845-7874 Tél (514» 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là c’est difficile à concevoir.Mais il faut tenir compte que dans notre régime parlementaire, si on a un Sénat élu avec des pouvoirs équivalents à la Chambre des communes, ça risque d’avoir comme conséquence de paralyser les institutions fédérales.» M.Bourassa a de nouveau condamné les intelligences de l’ex-mi-nistre péquiste Claude Morin avec la GRC.« Être payé pour donner des informations, dit-il.C’est totalement inacceptable.» Selon le premier ministre, « dans la meilleure des hypothèses, ça reflétait beaucoup de naïveté ».Il se dit par ailleurs « convaincu que ces pratiques n’existent plus ».4 Les provinces cès à un mécanisme de retrait à cet égard.Terre-Neuve a déjà indiqué, par la bouche de son premier ministre, qu’elle n’entendait pas se prévaloir de la porte de sortie qu’elle a été la première à dénicher publiquement.De son côté, le ministre Joe Clark semblait se mordre la langue, quelques heures après avoir confirmé l’hypothèse en question.« Ça été une erreur de répondre à une question hypothétique», a-t-il affirmé lorsqu’on lui a demandé d’expliquer davantage sa déclaration.Mais sa réponse, a-t-il précisé, était exacte.« C’est du bon droit », déclare-t-il au sujet de l’opinion de Clyde Wells.A la Chambre des Communes, le Nouveau Parti démocratique a immédiatement voulu savoir si la possibilité pour une ou des provinces de se dissocier de l’entente autochtone ne risquait pas de compromettre sérieusement les gains des négociateurs autochtones à la table constitutionnelle.« Y aura-t-il les mêmes droits pour les autochtones d’un océan à l’autre ?», a voulu savoir Audrey McLaughlin.« Je n'ai pas de raison de croire que cette possibilité amène l’accord actuel à s’effriter », lui a répondu Joe Clark.Mais le Québec n’est pas encore partie prenante à ces accords.Et le dossier autochtone, confirment des sources fédérales, fait partie des points en litige entre les deux capitales.En plus, d’autres provinces, dont l’Alberta et Terre-Neuve, ne se sont pas ralliées à plusieurs dispositions susceptibles de donner une portée légale au droit autochtone à l’autonomie gouvernementale.Dans un rapport d’étape qu’il a présenté à la Chambre des Communes hier, le ministre Clark a tenté de se faire rassurant sur la portée des accords qu’il est en voie de conclure avec les autochtorfbs.« L’adoption d’un régime acceptable d’autonomie gouvernementale autochtone pourrrait rassurer le Québec à propos de son avenir et faciliter la poursuite de ses objectifs », a-t-il déclaré.Du même coup, le ministre fédéral a réitéré que même si les négociations qu’il pilote depuis deux mois ont permis de s’entendre sur plusieurs sujets, des blocages persistent sur des points fondamentaux, à commencer par la réforme du Sénat et y compris la formule d’amendement.De leur côté, les deux partis d’opposition ont saisi cette première occasion d’évaluer les travaux multilatéraux des derniers mois pour donner l’accolade au ministre Clark et leur sanction à peu près sans réserve aux résultats de ses efforts.Chacun en a également profité pour faire la promotion de la recette qu’il privilégie pour régler définitivement le dossier.Ainsi, du côté libéral, le critique André Ouellet est revenu à la charge pour plaider la cause d’un référendum pancanadien sur la Constitution.« Faites confiance dans un référendum national, vous allez gagner », a-t-il promis aux conservateurs.De son côté, le porte-parole néodémocrate a repris à sa charge l’appel de plusieurs premiers ministres du NPD qui voudraient bien voir Robert Bourassa revenir à la table constitutionnelle canadienne.« Le reste du Canada a montré sa bonne foi.Le temps est venu pour que bientôt Robert Bourassa revienne à la table », a ainsi prescrit le critique néodémocrate Lome Nystrom.4 Boutros-Ghali née.Il n’a pas fait de détour, non plus, sur le sujet presque tabou de l'explosion démographique qui menace les assises biologiques de plusieurs pays du tiers monde « Nous avons été jusqu’ici l’espèce vivante qui a le mieux réussi.Nous sommes maintenant une espèce qui échappe à tout contrôle.Notre réussite même nous conduit vers un avenir dangereux », a-t-il dit.L’accroissement explosif de la population mondiale, tout particulièrement dans les pays en voie de dé-veloppement, augmente les disparités entre les riches et les pauvres, a-t-il ajouté.« Depuis 1972, la population mondiale a crû de 1,7 milliard de person nés, soit l’équivalent de presque toute la population de la Terre au début du siècle », a précisé M.Strong.« Ceci ne peut pas continuer.La population mondiale doit être stabilisée et rapidement.Si nous ne le faisons pas, la Nature le fera et de fa çon beaucoup plus brutale», a-t-il averti.« Au cours des vingt dernières années, le PIB mondial a crû de 20 000 Le récit d’une amitié brisée Lucien Bouchard raconte comment sa loyauté pour Brian Mulroney n’a pu résister à l’admiration qu’il vouait à René Lévesque r Pierre O’Neill A VISAGE DÉCOUVERT lève le voile sur les états d’âme d’un apprenti politicien tourmenté, dont la loyauté pour Brian Mulroney n’a pu résister à l’admiration qu’il vouait à René Lévesque.Dans ce récit d’une amitié brisée, Lucien Bouchard décrit le cheminement qui l’a amené à claquer la porte du 24 Sussex, le 22 mai 1990, à la suite de vigoureux échanges qui ont mis fin à 30 ans d’amitié et de complicité avec l’ancien compagnon de classe devenu premier ministre.Dans cet ouvrage mi-essai, mi-bio-graphie, l’auteur s’astreint à une prose dénuée de tout règlement de compte, réservant ses dénonciations au fonctionnement des institutions et aux manoeuvres de coulisses.Toujours teintée des perceptions politiques de chef de parti, cette description insiste plus particulièrement sur le pouvoir tentaculaire du mandarinat fédéral, sur les grandeurs et misères de sa mission au sein du triangle Paris-Ottawa-Québec et sur le déclin du régime Lévesque.Pour se terminer par une échappée dans le futur.L’élément le plus inédit de cette biographie a trait à la double démission de l’ancien ministre conservateur.L’indignation l’a habité une première fois, après la victoire de 1988, quand son ami Mulroney voulut écrire à Robert Bourassa, pour le blâmer d’avoir eu recours à la clause nonobstant pour annuler un jugement de la Cour suprême sur les dispositions de la loi 101 relatives à l’affichage.Reçu chez le premier ministre, il écouta la lecture à haute voix de la lettre et lui fit aussitôt savoir qu’il ne pourrait la cautionner en restant au gouvernement.De retour à son bureau, il avait entrepris d’écrire sa lettre de démission quand son chef de cabinet, Luc Lavoie, l’informa que le premiér ministre avait fait marche arrière.Début 1990, à la lumière des conclusions du rapport Charest, les grands esprits du Conseil privé élaborèrent des assouplissements susceptibles de recueillir l’adhésion de Jean Chrétien et d’assurer la ratification de Meech avant la date limite de juin.L’alliance mise au point en catimini, à travers des tractations dont Lucien Bouchard fut exclu, prévoyait l’enchâssement dans la constitution du rôle fédéral de promotion de la dualité linguistique.« Le virage était trop brusque, écrit-il.La force centrifuge m’éjectait du véhicule.Je persistais à croire qu’il aurait fallu garder le cap et brandir à bout de bras l’accord déjà signé.» Informés de son intention de démissionner, le directeur de cabinet du premier ministre, Bernard Roy et le greffier du Conseil privé, Paul Tellier, tentèrent de l’en dissuader.Mais cette fois la décision était irréversible.Décision dont il a informé le premier ministre le 22 mai 1990, d’abord par téléphone, puis par lettre.Ce moment d’élévation a inspiré à l’auteur un texte d’une grande intensité : « La porte claqua derrière moi.La nuit était tombée.Je montai dans la voiture.En franchissant la grille, je fis semblant de ne pas voir le journaliste du Globe and Mail qui faisait le guet.De toute façon, ce que j’avais à dire était, pour le moment, dans ma lettre de démission que je venais de faire lire au premier ministre.Je demandai qu’on me dépose à mon bureau du Parlement.Ensuite j’irai dormir.Après ces journées d’angoisse et de déchirements, un sentiment de liberté m’envahit.Je recouvrais la faculté d’agir et de m’exprimer à mon gré.» L’ouvrage témoigne par ailleurs de la fascination qu’exerçait René Lévesque sur Lucien Bouchard, dont l’admiration s’exprime d’un chapitre à l’autre.Il a décliné l'invitation de porter la bannière du PQ, dabord aux élections de 1973, puis aux élections de 1976.Plus tard, au cours du deuxième mandat péquiste, il a agi comme conseiller juridique du gouvernement dans les négociations avec les employés du secteur public.Il a été procureur du gouvernement dans des causes portées devant la Cour suprême.Alors que Pierre Marc Johnson était encore ministre de la Justice, il a refusé le poste de sous-ministre.Et lorsqu’en juin 1985, il fut nommé ambassadeur du Canada en France, René Lévesque l'invita au Lac-à-l’épaule, pour lui prodiguer quelques conseils : « Votre dossier, c’est la francophonie.Les autres ont échoué à convoquer lè premier Sommet des pays francophones.Ottawa, Québec et Paris, doivent faire une autre tentative pour conclure une entente.Vous serefc bien placé pour faciliter les choses.En ce qui me concerne, je ferai mon possible.» En rappelant sa présence aux funérailles de René Levesque, il trouve des mots touchants pour exprimer la peine qu’il a ressentie.Et quand les libéraux fédéraux en campagne de leadership se sont mis à injurier les' « séparatistes » québécois, il est in- j tervenu à la Chambre des commu- ' nés.«J’ai connu M.Lévesque personnellement.Il était un grande démocrate, un homme dont tout le Ca; nada devrait apprécier le caractère ¦ démocratique et pacifique.» Cela dit, Lucien Bouchard analyse avec plus de détachement et de sévérité le gouvernement péquiste des années 80 : « Cette réélection a délivré à René Lévesque le passeport d’une descente aux enfers.Le PQ n’était pas à l’aise dans ce rôle contre nature qu’on lui demandait de te: nir dans le renouvellement du fédéralisme renouvelé.Il exposait lé Québec à des reculs sans précédent .Ce qu’il fallait appréhender est arrivé.» À visage découvert, d’un style vivant, farci d’anecdotes, offre une lecture passionnante, même si on y trouve des longueurs, notamment la période vécue à l’ambassade de Paris.Mais c’est également à ce cha- ' pitre que l’on peut lire l’épisode lé plus captivant, le récit de l’accueil réservé par le président Mitterrand à l’ambassadeur ’fraîchement nommé.« François Mitterrand voulut en savoir davantage sur ma modeste personne.Je lui débitai les propos habituels, lui indiquant ma profession, et soulignant que je venais du Québec.Mais il revint à la charge en me demandant, avec une insistance courtoiseè: ‘Oui, je sais cela.Mais qui êtes-vous ?’.» Dans l’épilogue à travers lequel il s’efforce de justifier son cheminement, Lucien Bouchard écrit : « Ce dont je me rends compte en relisant d'une traite les pages qui précèdent, .c’est que j’ai été durant toutes ces .années, entraîné dans le mouvement d’un peuple en marche.» milliards $, dont seulement 15% dans les pays en développement », a dit encore M.Strong.Il a cependant jugé innacceptable que « chaque enfant né dans les pays développes consomme 20 à 30 fois plus de ressources de la planète qu’un enfant du tiers monde».C’est là, selon lui, « l’autre aspect du problème » de la population mondiale qui pose plus dramatiquement que jamais la question des rapports Nord-Sud.« Le mode de vie — fait de gaspillage et de destruction — des riches ne peut pas être maintenu au prix de la vie et du bien-être des pauvres, et de la nature », a souligné M.Strong.« Aucun endroit de cette planète ne peut demeurer une île d’opulence dans un océan de souffrances », a-t-il ajouté.L'opiniâtreté des États-Unis sur plusieurs dossiers clés a amené de nombreux pays du tiers monde à accuser les pays riches de ne pas vouloir faire le nécessaire pour les aider à sortir du sous-développement et à préserver l’environnement.Les États-Unis, qui redoutent l’impact sur leur économie d’un échéancier précis de réduction des gaz responsables de l’effet de serre, se sont opposés à toute stabilisation obligatoire de ces émissions.Ils ont négocié la participation du président George Bush aux deux derniers jours du Sommet contre le nettoyage de la future Convention sur le contrôle du climat de tout ce qui aurait pu y être contraignant.Cela a fait l’affaire, en réalité, de certains pays européens qui n’auraient pas osé adopter publiquement une telle attitude.Des pays européens envisagent une initiative pour ne pas laisser le dernier mot aux États-Unis sur le traité sur l’effet de serre.L’Autriche, la Suisse et les Pays-Bas militent pour un engagement régional à stabiliser en l’an 2000, au niveau de 1990, les émissions responsables du réchauffement de la terre.Les États-Unis ont aussi annoncé la semaine dernière qu’ils ne signeraient pas une autre convention soumise à la conférence, celle destinée à préserver la diversité biologique de la planète, un patrimoine génétique qui ne pourra être conservé sans une concertation de tous les pays.Plusieurs pays du Sud se disent prêts à signer cette convention qui leur assurerait une part des bénéfices de l’exploitation de leurs ressources biologiques par les grandes compagnies pharmaceutiques, les géants de l’alimentation et les nouveaux performants de la biotechnologie.Devant l’impasse qui se dessine, le premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, qui dirige le « Groupe des 77 » pays en voie de développement, a fait savoir qu’il s'offrait en médiateur poui* tenter de réconcilier les positions du Sud et du Nord au sommet de Rio, a déclaré mercredi le ministère des Affaires étrangères à Islamabad.Les organisateurs craignent que certains pays du tiers monde exigent le soutien des pays riches à la Convention sur la biodiversité en échange de leur approbation d’autres traités, en particulier la convention sur l’effet de serre.Quelques heures après l’ouverture du Sommet de la Terre de Rio, les États-Unis ont par ailleurs annoncé qu’ils consacreraient lors de la pro chaîne année fiscale américaine — qui commence en octobre — 250 millions de dollars à l’aide à des pays étrangers pour l’environnement.Une somme faible compte tenu des estimations de l’ONU qui prévoient la nécessité de disposer de 10 milliards de dollars par an d’ici la fin du siècle pour la protection des ressources naturelles du tiers monde.Les États-Unis ne peuvent faire plus en cette année électrorale et de restrictions budgétaires, a affirmé M.William Reilly, directeur de l’Agence américaine de Protection de l’Environnement (EPA) et chef de la délégation américaine à la conférence de l’ON U sur l’environnement et le développement.L’aide sera donc divisée par deux par rapport à l’an dernier, lorsque les États-Unis avaient consacré 500 millions de dollars à l’environnement sur un total de 11 milliards d’aide à l’étranger.Ce total de 500 millions était obtenu en comptabilisant des dépenses très diverses, telles notamment celles de services d’observation par satellites, selon des sources diplomatiques européennes.Au cours d’une conférence de presse, M.Reilly a indiqué que, sur cette somme, 150 millions de dollars seraient consacrés à la protection des forêts tropicales et à leur gestion, 50 millions au Fonds mondial sur l’environnement géré par la Banque mondiale et 25 millions pour aider les programmes des pays en développement sur ces sujets.L’hôte de la conférence, Rio de Janeiro, est une mégalopole de 15 millions d’habitants où se côtoient misère et richesse.Elle illustre mieux que tout document le fossé entre nations pauvres et riches, qui risque de diviser la conférence.4 La France Sur le plan juridique, l'impasse est apparemment totale : le traité de Maastricht ne peut entrer en vigueur sans la ratification du Danemark.Sans compter, bien entendu, que le geste de mauvaise humeur des Danois va interférer dans le processus de ratification en cours dans les autres pays de la CEE en redonnant du courage et des arguments, notamment juridiques, à ceux qui veulent faire obstacle à l’entreprise.Il reste à voir ce qu’il est possible d’envisager sur le plan politique pour échapper à cette situation de blocage.Dès lundi soir, nombreux étaient ceux qui, à Bruxelles, excluaient, parce que politiquement suicidaires et risquant de provoquer une régression désastreuse pour la construction européenne, les deux solutions juridiquement acceptables, qu’offre la situation actuelle : soit le statu quo, c’est à-dire, l'application du Traité de Rome et de l’Acte unique, en oubliant Maastricht, l’Union économique et monétaire, la politique étrangère et de sécurité corn mune; soit la renégociation des accords de Maastricht, formule déjà écartée lors du Sommet de La Rochelle par MM.François Mitterrand et Helmut Kohl, comme ne pouvant conduire qu’à l’enlisement et à une nouvelle impasse.Selon ces observateurs, il n’y a pas de solution alternative à la poursuite, dans chacun des 11 pays partenaires du Danemark, des procédures de ra tification des accords de Maastricht; à charge pour leurs services juridiques de trouver un habillage capable de « tenir » en cas de contestation, par exemple, devant la Cour de Justice de Luxembourg.L’Union entrerait ainsi en vigueur à 11 (le 1er janvier 1993) et le Danemark n’aurait d'autre choix que de négocier un arrangement réglant ses relations à venir avec l’Union.Le président Mitterrand et le chancelier Kohl n’ont-ils pas d’ailleurs déjà clairement indiqué leur volonté, à La Rochelle, d’aller, quoi qu’il arrive, de l’avant.Un tel scénario, même s’il paraît le plus vraisemblable, implique que des obstacles juridiques tout à fait, considérables soient surmontés.Fît cela suppose que, dans chacun des.Onze, les forces politiques favorables à la politique de Maastricht parviennent à acquérir une marge de ma-i noeuvre suffisante par rapport à' leurs « euro-sceptiques ».Une telle évolution est apparem-' ment perçue comme probable dans des capitales extérieures auk Douze : dès mardi soir, le premier ministre suédois a annonce que le vote danois rfe changeait rien pour son pays, et qu’il maintenait sa candidature à l’adhésion à la Communauté.Il y a de bonnes raisons de croire que la Finlande suivra bientôt' une voie analogue.Quelle que soit l’issue de ce débat, 11 est bien évident cependant que 1e' cataclysme qui vient de survenir va troubler pendant un certain temps le débat européen.On peut penser en particulier que le conseil européen ui doit se tenir à Lisbonne à la fin u mois sera essentiellement consacré à panser ces plaies.On devine que le moment n’est pas particulièrement opportun pour engager, comme c’était prévu, la réflexion à 12 sur les modalités de futurs élargissements de la Communauté.En revanche, si, comme c’est probable, les Onze décident d’aller de l’avant, le contretemps danois devrait les conduire à envisager avec plus de détermination et plus de sérieux qu’ils n’en ont jusqu’ici manifesté la mise en oeuvre de Maastricht et en particulier celle de la politique étrangère commune.L’accroc danois est un sérieux avertissement.4 juin par la PC et l'AP 1989: l’armée chinoise envahit la Place Tian an Men et tire dans la foule faisant de nombreux morts.1980 l’étoile du Hockey, Gordie Howe, annonce sa retraite, à l’âge de 52 ans.1978 : le gouvernement du Québec autorise les dépanneurs à vendre des boissons alcoolisées.1976: le Canada annonce son intention de porter à 200 milles marins ses limites territoriales au large des côtes.1975: le Parlement grec autorise le roi Constantin II à revenir en Grèce et à briguer, s’il le désire, un mandat politique.1974: une épidémie de variole fait au moins 10000 morts dans l'état indien de Bihar.1970: le royaume de Tonga, dans le Pacifique, devient membre du Commonwealth britannique.1967: à Las Vegas, Glyhn de Moss se marie pour une 18e fois.1963: lo président du syndicat des Métallos, James lloffa, et sept de ses accolytes sont reconnus coupables de fraudes totalisant 20 mil lions$.
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