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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-06-05, Collections de BAnQ.

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Montréal, vendredi 5 juin 1992 Vol.LXXXIII — No 130 Ensoleillé le matin.Max.: 20.Détail page B-6 c K 5 MfJUVUJip J/ JJ.TWU) 2 §.SJH.IjJ SUD/BS ^ uj/u jÿimu uoj no Jijoq JJij.xi trj Toronto 85 cents 65* + TPS • TVQ SOCIÉTÉ Des Communes clairsemées W Qui doit faire la « police de la police » ?\ chaque bavure policière, la question du contrôle de la police refait surface.Qui doit faire la « police de la police »?Qui doit sanctionner ?Jean-Carol Boucher, avocat et professeur, vient de publier un ouvrage dans lequel il propose la création d’une Commission de la sécurité publique, au-dessus de la police et indépendante du ministre de la Sécurité publique.Clément Trudel l’a interviewé.Page B-l Liza Frulla-Hébert ne parle plus de souveraineté culturelle Un document laisse croire que la ministre ne tient plus au rapatriement des pouvoirs Jocelyne Richer rie noire bureau de Québec LA COMPÉTENCE exclusive du Québec en matière de culture, pourtant réclamée à maintes reprises, n’apparaît nulle part dans un document, dont LE DEVOIR a obtenu copie, portant sur les revendications constitutionnelles du Québec à ce chapitre.Le document d’une trentaine de pages, préparé à la demande expresse de la ministre des Affaires culturelles, doit être déposé aujourd’hui à la Commission permanente de la culture.C’est la première fois que Mme Frulla-Hébert couche sur papier sa vision globale du dossier culturel dans le contexte du débat constitutionnel sur le partage des pouvoirs.Et la position qu’on y trouve ressemble davantage à une juridiction partagée qu’à une souveraineté culturelle.Ce texte vise d’abord à retracer, dans une perspective historique, les revendications constitutionnelles du Québec en matière culturelle, et à dénoncer l’intrusion constante et croissante du gouvernement fédéral dans les plates-bandes culturelles québécoises, depuis 1867.La ministre des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-Hébert, a à maintes reprises au cours des derniers mois affiché publiquement sa détermination à obtenir pour le Québec le rapatriement de tous les pouvoirs du fédéral dans le secteur culturel : le pouvoir législatif, le pouvoir de dépenser et la mainmise sur la portion québécoise des organismes et grandes institutions (Téléfilm Canada, ONF, Conseil des Arts, etc.).Or, le document intitulé Réfle- xions sur la culture, et portant la griffe de Mme Frulla-Hébert, tient un discours beaucoup plus nuancé à ce propos.Fille n’y traite pas de pouvoirs exclusifs, ni de rapatriement des fonds fédéraux investis en culture, ni du morcellement des grandes institutions.Sur la position constitutionnelle actuelle du Québec, le texte conclut simplement qu’il est « normal » que le gouvernement du Québec « dispose des pouvoirs et des leviers en conséquence pour assurer au Québec l’autonomie nécessaire pour l’épanouissement de sa culture, de sa langue et de ses institutions et ce, dans le respect de la communauté anglo-québécoise, partie prenante et active à la vie cultureUe et des nations autochtones ».(On peut se demander par ailleurs ce que viennent faire la question linguistique et celle des autochtones, qui ne font pas partie des fonctions dévolues au ministère des Affaires culturelles.) « Le Québec aura ainsi les garanties nécessaires à la maîtrise d’oeuvre de son développement culturel dans un monde d’interdépendance », peut-on lire en conclusion.Le document n’est pas daté, mais on a appris que la version obtenue est toute récente et conforme à ceUe déposée aujourd’hui.Son contenu ne résulte pas d’une impulsion, ayant été mûri au cours des huit derniers mois.La ministre déclarait, le premier octobre dernier : « J'entends fournir, le mois prochain à la commission parlementaire sur la loi 150 qui étudie les propositions fédérales une étude plus poussée des observations que je vous livre ce matin (à propos du partage des pouvoirs dans le champ de juridiction culturelle).» Voir page À-4 : Liza Frulla-Hébert adoptent la loi référendaire Mulroney, Chrétien, Bouchard et plusieurs ministres n’ont pas voté Chantal Hébert de notre bureau d’Ottawa NI LFI C11FIF libéral qui l’a proposé, ni le premier ministre qui l’a mis en chantier, ni le chef du Bloc québécois qui l’a combattu n’ont participé hier aux Communes au dernier épisode de l’adoption du projet de loi C-81 qui permettrait plus tard cette année au gouvernement fédéral de tenir un référendum pancanadien sur la Constitution.Fin l’absence des Mulroney, Chrétien et Bouchard, c’est dans un Parlement clairsemé qu’a été adoptée par 138 à 33 en fin d’après-midi hier la loi référendaire d’Ottawa.Audrey McLaughlin du NPD qui a été la seule des quatre chefs à se rendre en Chambre pour enregistrer son vote y a subi une humiliation inhabituelle.Malgré la consigne du parti, cinq de ses députés ont voté en faveur du projet de loi.Depuis son élection a la tête du NPD, c’est la remière fois qu’elle ne parvient pas rallier toutes ses troupes sur une question d’envergure.La décision du NPD de voter contre le projet de loi C-81 n'avait d’ailleurs pas été prise sans peine.Plusieurs membres du caucus craignaient qu’en prenant une telle position, le parti n’ouvre le flanc à des attaques dans l’Ouest du pays et en Ontario où le Reform Party gagne des adeptes en prônant de plus en plus de consultations populaires.D’autres s’inquiétaient de l’association du NPD avec le Bloc québécois sur une question d’unité canadienne.Car, exception faite de la majorité des membres du NPD, seuls les députés du Bloc de Lucien Bouchard ont voté contre le projet de loi, libéraux et conservateurs s’y ralliant sans exception tout comme l’unique députée du Reform Party.Mais s’il a été épargné par les dissidences, le gouvernement a été affligé par des absences remarquables.Au moment du vote, les banquettes ministérielles étaient à moitié vides.Ni le ministre aux Affaires constitutionnelles Joe Clark, ni le lieutenant québécois Benoît Bouchard et ni Kim Campbell à la Justice ne se sont présentés pour voter, pas plus que les Loiselle, Landry et Vézina.Plusieurs députés identifiés au courant nationaliste du caucus conservateur manquaient également à l’appel, dont Gabrielle Bertrand de Brome-Missisquoi, Gilles Bernier de Beauce, Lise Bourgault d’Argenteuil et Suzanne Duplessis de Louis-Hébert.Par contre, le député de Jonquière Jean-Pierre Blackburn qui avait été le seul conservateur du Québec à préconiser publiquement que le projet soit amendé de façon subslantiel- Voir page A-4 : Des Communes il#.PHOTO AP Le chef Raoni au centre, assistait hier au Forum global, événement parallèle non gouvernemental du Sommet de la Terre de Rio.Le chef Raoni est à la tête de la tribu indienne des Chiapos de l’État du Mato Grosso do Sul (Brésil).Lui et les siens ont abordé les questions de la faim, de l’environnement et des problèmes de la réforme agraire.SOMMET DE RIO Comment freiner l’appétit de l’Amérique ?Louis-Gilles Francoeur L’éventuelle convention sur la diversité biologique, en discussion au Sommet de Rio, changerait plusieurs règles internationales en matière d'échanges économiques et de propriété intellectuelle en voulant donner au tiers monde des moyens pour protéger les dernières grandes forêts tropicales, menacées par leur combat contre la pauvreté et l’appétit de populations sans cesse croissantes.Ce projet de convention met en relief, plus que tout autre, l’énorme appétit de l’Amérique pour les richesses des autres pays et sa volonté de demeurer un leader technologique et économique qui ne doit rien à personne, même s’il s’assure cette position avec les ressources vivantes d’autres pays.Les États-Unis, qui constituent 5% de la population mondiale, consomment actueUement 25 % de toutes les ressources énergétiques et s’accaparent, aussi, le quart du produit mondial brut (PMB).d’après Reuter RIO DE JANEIRO - Les États-Unis ont confirmé hier leur refus de signer la convention sur la protection de la diversité biologique, l’une des pièces maîtresses du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, malgré les protestations des écologistes et de plusieurs pays.Selon un porte-parole de la délé- Cette énorme machine à produire et à consommer s’oppose ici non pas au sort des forêts tropicales qui abritent les plantes en voie de gation américaine à Rio, le directeur de l’Agence pour la protection de l’environnement, William Reilly, a démenti les rumeurs selon lesquelles Washington envisageait de revoir sa position.Les États-Unis estiment que le traité n’assure pas la protection des licences et du savoir-faire des entrevoir page A-4 : Les États-Unis disparition, les grands fauves et les espèces totalement méconnues; elle s’oppose en réalité à la mise en place d’une péréquation biologique qui assurerait des revenus aux pays pauvres qui protègent le capital génétique de la planète, concentré chez eux.Mais pour la Maison-Blanche, cette convention compromet la vitalité de l’industrie américaine de la biotechnologie, le fleuron technique et économique censé remplacer celui de l’automobile et de sa défunte industrie lourde.Le « capital génétiaue » apparaît comme un concept très théorique.Fit pourtant.Les cultures de mais des États-Unis résistent depuis 15 ans à des moisissures grâce à la résistance naturelle d’un petit épi dont les derniers spécimens ont été découverts sur un coteau mexicain en voie d’être rasé au profit d’un Voir page A-4 : L'appétit Les Etats-Unis s’isolent Les Américains confirment leur refus de signer une convention majeure Losique contre-attaque Le prince Alexandre au DEVOIR « Il faut faire tomber Milosevic » Odile Tremblay « LE SEUL commentaire que nous avons à émettre, si ce que les jour naux ont rapporté est fidèle, est qu’il ne s’agit pas d’une ‘étude’, mais d’une magouille politico-bureaucratique.» C'est par la bouche de ses canons que Serge Losique, le président du Festival des films du monde (FFM), a répliqué hier au rapport de la firme Secor dans une lettre dont LFI DEVOIR a obtenu copie.Ce rapport, rendu public cette semaine, le sommait de modifier le tir du FFM, en s’adjoignant notamment un directeur administratif, en revoyant sa programmation, sa gestion et en renonçant à être seul maître à bord de son festival.Mal lui en prit.Non seulement, Serge Losique refuse-t-il de collaborer avec ce qu’il qualifie de « rapport bidon » réalisé par des amateurs, mais il accuse Secor d’être à la solde de l’État, « grassement payé » pour abonder dans le sens des gouvernements qui subventionnent une étude ni « indépendante », ni « experte ».On se rappelle qu’en février der-Voir page A-4 : Losique François Brousseau NI LFIS BOMBES sur Belgrade, ni l’interdiction des avions yougoslaves en Occident ne ramèneront la paix dans les Balkans, affirme le prince Alexandre, héritier de la couronne yougoslave.Ce sont les démocrates serbes eux-mêmes qui s’en chargeront, en renversant le président Slobodan Milosevic, « largement discrédité» dans sa propre république.« Le problème fondamental, c’est la démocratie à Belgrade », a déclaré hier, dans une entrevue exclusive au DEVOIR depuis ses bureaux de Londres, celui que des milliers d’opposants à la dictature serbe ont acclamé dimanche dernier in absentia dans les rues de la capitale de l’ex-Yougoslavie.« Il faut faire tomber Slobodan Milosevic en aidant l’opposition démocratique serbe », a déclaré le prince.Alexandre déplore le peu de cas qu’on a fait, dans l’opinion et les gouvernements étrangers, de cette opposition démocratique « qui est l’ingrédient numéro un de toute solution en Yougoslavie».Et le prince insiste, devant les généralisations abusives qu’on entend parfois sur « la terreur serbe », pour rappeler que « la Serbie, ce n’est pas Milosevic ! » « Bombarder Milosevic ?À la limite, si c’est bien lui qu’on visait, je serais d’accord.Mais Milosevic est Voir page A-4 : Milosevic C\ PHOTO JACQUES GRENIER Le prince Alexandre, héritier de la couronne yougoslave.FRANCOPHONIE CANADIENNE RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 PARUTION le 13 juin DANS Date de tombée le 5 juin 1992 le DEVOIR Les communautés francophones et acadienne du Canada vivent un moment critique de leur histoire alors que le Canada anglais et le Québec tentent de redéfinir leurs liens constitutionnels.LE DEVOIR propose une réflexion en profondeur sur l’avenir de ces communautés.Dans un cahier spécial à paraître le 13 juin, nous examinerons les progrès réalisés ces dernières décennies par ces communautés.Nous analyserons le contexte politique dans lequel elles évoluent et nous discuterons des défis qui les attendent.Nous ferons le point sur les relations qu’elles entretiennent avec les gouvernements, ceux de leurs provinces, le gouvernement fédéral et le gouvernement québécois.Enfin, nous amorcerons une réflexion sur les relations entre francophones du Québec et francophones des autres provinces canadiennes.À noter: ce cahier, tiré à 220,000 exemplaires sera distribué à travers le réseau des hebdos francophones hors-Québec. A-2 ¦ Le Devoir, vendredi 5 juin 1992 Bourassa et Mulroney s’entendent sur le droit du Québec de décider de son avenir Norman Dellsle de la Presse Canadienne QUÉBEC — Le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, nie tout désaccord avec son vis-à-vis fédéral Brian Mulroney sur le droit du Québec de décider lui-même de son avenir.Interrogé à l’Assemblée nationale, hier, par le chef de l’opposition, Jacques Parizeau, M.Bourassa a affirmé que le droit du Québec de décider lui-même de son avenir « a été reconnu par le premier ministre du Canada, qui l’a répété à deux reprises ».M.Parizeau avait relevé l’apparente contradiction entre les propos de M.Bourassa, qui défend le droit du Québec de décider lui-même de son avenir, et ceux de M.Mulroney qui veut tenir un référendum constitutionnel pancanadien.Le premier ministre québécois rejette cependant qu’il y ait contradiction.Le projet fédéral de tenir un référendum comprend un article qui permet que cette consultation populaire ne se tienne que dans certaines provinces, a expliqué M.Bourassa.« Le Québec a le droit de décider de son propre avenir et la loi fédérale permet, c’est écrit textuellement, au gouvernement fédéral d’au- toriser certaines provinces de tenir-leur propre référendum », a dit le chef du gouvernement.M.Bourassa a reconnu cependant que la tenue d’un référendum est hypothétique.« Ce n’est qu'en cas d’impasse que le fédéral pourrait recourir à un référendum, en tenant compte des conséquences que cela peut avoir», a-t-il dit.Le premier ministre Brian Mulroney a aussi affirmé, hier à Ottawa, qu’il n’y avait pas de contradiction entre ses propos et ceux de son homologue québécois.« Il n’y a pas eu de contradiction.On est consistant tous les deux dans nos prises de position.Il n’y a rien que j’aie dit hier qui va à l’encontre des déclarations à l’Assemblée nationale de M.Bourassa », a-t-il indiqué.« Ce que je voulais dire a été rapporté fie.'dement par tous les journalistes d’Ottawa qui étaient présents », a ajouté le premier ministre.M.Mulroney a également réitéré que les citoyens devront se prononcer sur une question clairement définie, et non pas sur des concepts flous.« Ce qui est probablement inacceptable, c’est un référendum qui porterait exclusivement sur le mot «souveraineté» car tout le monde sait que le mot veut dire des choses très différentes pour un nom- bre important de Québécois.« Il faut que le choix soit limpide : pas la souveraineté, mais l’indépendance, séparation ou un Canada renouvelé.Ça, je pense que c’est la question honnête.» Par ailleurs, M.Bourassa a jugé « prématuré » de débattre de la question qui pourrait être posée lors du référendum.M.Parizeau s’était étonné du libellé de la question proposée par M.Mulroney et dont le texte est : « Voulez-vous renouveler le Canada ou voulez-vous l’indépendance ?» Le chef péquiste trouve étrange qu’une telle question soit posée à tous les Canadiens alors que l’indépendance ne concerne que le Québec.M.Bourassa a rappelé pour sa part qu’il avait parlé de « souveraineté partagée ».Il a admis que ces « formules d’avenir ne s’appliquent pas sans difficulté », comme le prouvent les résultats du référendum tenu au Danemark au début de la semaine, et au cours duquel la population a rejeté l’application des accords de Maastricht.La France aussi tiendra bientôt un tel référendum et M.Bourassa a ironisé sur le fait que les seuls partis politiques français qui s’opposent officiellement aux accords de Maastricht sont le Parti communiste et le Front national de Jean-Marie Le Pen.Mais M.Parizeau a répliqué en rappelant la récente déclaration du secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali, qui a plaidé en faveur de la « nécessaire souveraineté » des peuples, lors de son récent passage à Montréal.D’autre part, M.Bourassa a dit qu’il est « prématuré » de conclure que la proposition fédérale reconnaissant le Québec comme société distincte ne répond pas aux intérêts fondamentaux du Québec.Ce point de vue a été exprimé par le député péquiste de Lac-Saint-Jean, Jacques Brassard, qui a rappelé que le nouveau texte sur la société distincte forcera le Québec à « développer » sa communauté anglo-québécoise.Ce faisant, le Québec devra alors renoncer à la loi 101 qui vise à faire du français la langue officielle du Québec, croit le député péquiste.« Il y a des limites à se moquer du monde », a lancé M.Brassard à l’endroit du premier ministre, en insinuant que les émissaires que M.Bourassa a envoyés à Ottawa pour traiter du dossier constitutionnel « ne savaient pas lire».M.Bourassa a rétorqué : « Ils savent lire, mais également entre les lignes.» Québec ne modifiera pas sa loi sur le commerce le dimanche Michel Venne de noire bureau de Québec LE MINISTRE de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie M.Gérald Tremblay ne voit pas de raison de modifier pour le moment la loi québécoise sur les heures d’ouverture des commerces, même si l’Ontario vient de décider de permettre l’ouverture des magasins le dimanche.La loi québécoise a été modifiée il y a à peine deux ans et prévoit entre autres qu’une municipalité située dans une zone frontalière, comme Hull près de la frontière ontarienne, puisse demander un statut d’exception et permettre sur son territoire l'ouverture dominicale.La loi libéralise le commerce le dimanche dans le domaine de l’alimentation, à certaines conditions, et prévoit une série d’exceptions notamment pour motifs religieux ou dans les zones touristiques, rappelle le mi- nistre.M.Tremblay a soutenu hier que son gouvernement a fait le tour de la question il y a deux ans.Une consultation avait eu lieu en commission parlementaire de quelque 200 heures et la plupart des intéressés y avaient présente leur point de vue.La loi n’a jusqu’à présent subi aucune contestation sérieuse.Le ministre va toutefois procéder à une consultation privée restreinte auprès des associations de marchands, des groupes de consommateurs, des syndicats et de ses collègues députés à la lumière des événements récents.Non seulement l’Ontario va de l’avant le dimanche, mais le Nouveau-Brunswick va faire de même prochainement dans une expérience pilote de six mois.La Saskatchewan y songe.Il affirme que le Québec est la province qui était allée jusqu’à présent le plus loin quant à la libéralisation du commerce le dimanche.HX/IS SP€ClflL ! Æ AUX 14 - 20 AIMS A Kill S TARIF JEUNESSE W W W ?CIMMAS • PARTOUT, EN TOUT TEMPS.A L EXCEPTION DES MARDIS A ClNFITF X ODK)N MOITIE PRIX ET DES MATINEES SUR SEMAINE A 4 75$ DU 5 AU 11 JUIN 1992 BERRI 849-FILM 1280.rue St-Denis L ARME FATALE *3 (13 ans) Dolby Stereo 1:45 - 4:30 - 7:10 - 9:25 LA GRANDE CLASSE (G) Dolby Stereo 1:30-3:30 - 5:30- 7:30-9:30 BASIC INSTINCT (18 ans) (v.française) Dolby Siereo 1:30- 4:15-7:00 -9:30 LA FLEUR DU MAL #2 (18 ans) Dolby Stéréo 1:45 - 4:15 - 7:15 - 9:30 BEETHOVEN (G) [v.française) 1:30 • 3:15 URGA (G) (v française) 5:00 • 7:15 • 9:30 BROSSARD 849-FILM Mail Champlain - 6600, boul.Taschereau LA CITE DE LA JOIE (13 ans) Dolby Stereo Sem : 7:00 - 9:30 Sam, 2:00 • 7:00 • 9:30 Dim : 1:35 -4:15 -7:00-9:30 ALIEN #3 (13 ans) (v, anglaise) Sem, : 7:05 • 9:25 Sam : 2:15-7:05-9:25 Dim,: 1:45 - 4:20 - 7:05 - 9:25 LEOLO (13 ans) Dolby Siereo Sem, : 7:00 • 9:30 Sam, : 2:15-7:00-9:30 Dim,: 1:40 - 4:30 - 7:00 - 9:30 CARREFOUR LAVAL 2330.boul.Le Carrefour 849-FILM LA GRANDE CLASSE (G) Sam, et Dim, : 1 30 - 3:30 - 5 30 - 7:30 • 9:40 Sem, : 7:30 ¦ 9:40 LA CITE DE LA JOIE (13 ans) Dolby Stereo " " " 1:30 a RETOUR A HOWARDS END (G) 2:10-5:00-8:30 CREMAZIE 849-FILM 8610, rue St-Denis LE DAUPHIN 849-FILM 2396 est, rue Beaubien LEOLO (13 ans) Dolby Stereo Sam.et Sem.: 7:10 • 9:3“ Dim.: 2:00 • 4:20 :30 7:10-9:30 THE PLAYER (G) Dolby Stereo (v.française) Sam.et Sem 7:00 • 9:20 Dim 2:15 - 4:35 - 7:00-9:20 Sam et Dim 1.45 -4 15 - 7.00 • 9 : Sem 7 00-9 30 ALIEN #3 (13 ant) Dolby Stereo (v anglaise) Sam et Dim.1 30 - 4 05 - 7 05 • 9 35 Sem 7 05-9 35 FAR AND AWAY (G) Sam et Dim 1 35 • 4 25 • 7 00 • 9 30 Sem 7 00 • 9 30 Exc Sam 6 juin 1 35 - 4 25 - 9 30 HOUSESITTER (G) Sam 7 30 LA FLEUR DU MAL #2 (10 ant) Sam et Dim 1 40-4 00-7 05 - 9 15 Sem.7 05 • 9 15 LEOLO (13 ans) Dolby Stereo Sam et Dim 1 35 -4 10 -7 10 - 9 35 Sem 7:10-9 35 CENTRE-VILLE 849-film L 2001.Université, Mélro McGill VI7 O FERNGULLY (G) 2 05-3 45-5 20 EUROPA (v.o avec sous-titres français) (13 ans) 7 00-9 15 WHITE MEN CAN T JUMP (13 ans) 2 05-7 00 BEING AT HOME WITH CLAUDE (13 ans) 4:25 - 9 20 TOUS LES MATINS DU MONDE (G) 2:00 • 4 30 - 7 05 - 9 25 RAISE THE RED LANTERN (G) (v chinoise avec sous-ti'res anglais) 2:00 - 4 30 • 7 QQ • 9 30 BEETHOVEN (G) (v française) 2 10 • 4 05 LES SOMNAMBULES (16 ans) 7 10-910 BASIC INSTINCT (10 ans) (v anglaise) 4 30 -7:00-9 30 SCORCHERS (G) 2 10 URGA (G) (v.française) 2 05-4 25-7:05-9 25 ALIEN #3 (13 ans) Dolby Setero (v anglaise) 2:05 • 4 25 • 7 05 - 9:25 LES BLANCS NE SAVENT PAS SAUTER (13 ans) 2:00 • 4:20 • 7:00 - 9:20 COMPLEXE DESJARDINS Basiliaire 1 849-FILM LA CITÉ DE LA JOIE (13 ans) Dolby Siereo 1:30-4:10-7:00-9:35 LEOLO (13 an» Dolby Stereo 12:20 - 2:40 • 5:00 - 7:20 - 9.40 THE PLAYER (G) Dolby Siereo (v française) 1:45-4:20-7:00-9:30 DECARIE 849-FILM Décarie, sud de Jean-Talon ALIEN #3 (13 ans) Dolby Stéréo (v.anglaise) Sam, et Sem.: 7:15 - 9:20 Dim,: 1:35 - 4:00 - 7:15 - 9:20 FAR AND AWAY (G) Sam : 9:30 Dim, • 30 - 4:05 - 7:00 - 9:30 Sem.: 7:00 • 9:30 EGYPTIEN 849-FILM m L 1455.rue Peel *J VP ^ LEOLO (13 ans) Oolby Siereo (v o.avec sous-titres anglais) Sam.et Sem 2:00 • 7:00 - 9:30 Dim 1:30 - 4:00 - 7 00 - 9:30 BASIC INSTINCT (18 ans) Dolby Siereo (v anglaise) Sam.et Sem.: 2:05 • 7:00 • 9:35 Dim.1:30 - 4:10 - 7:00 - 9:35 ALIEN «3 (13 ans) Dolby Stereo (v anglaise) Sam.al Sem.2:00 • 7:00 • 9:30 Dim.: 1 30 - 4:15 - 7 00 - 9:30 LE FAUBOURG 849-film /T* ,L 1616 ouest, rue Sle-Catherine VÎ7 ALIEN #3(13 sns) Dolby Stéréo THX (v anglaisa) 1:30 4:00-7:00-9:20 ALIEN # 3 (13 ans) Dolby Stéréo THX (v.anglaise) 2:00 - 4 30 • 7:20 - 9:40 HOWARDS END (G) Dolby Stéréo 2 00 • 5:00 • 0 00 THE PLAYER (G) Dolby Stéréo (v.anglaise) 2 15 -4 40- 7 00-9:15 LA CITÉ DE LA JOIE (13 ans) Dolby Stéréo Sam et Dim 1 10- 3 40 • 7:00 • 9:40 Sem 7 00-9 40 Couche tard : Ven, et Sam.: 12.00 LA GRANDE CLASSE (G) Dolby Stéréo Sam et Dim 1 05 - 3:05 • 5:05 • 7:05 - 9:05 Sem 7 05 - 9 05 Couche tard Ven, et Sam.: 11 00 BASIC INSTINCT (10 ans) Dolby Stereo (v.française) Sam et Dim : 1:15- 4:00 • 7:00 • 9:30 Sem 7 00 • 9 30 Couche tard Ven, et Sam.: 12 00 LA FLEUR DU MAL #2 (10 ans) Sam et Dim 1 05 - 3:15 - 5:25 • 7:35 - 9:50 Sem 7:10 • 9:20 Couche tard : Ven, et Sam.: 12 00 L ARME FATALE #3 (13 ans) Dolby Stéréo Sam et Dim : 1:15- 3:45 • 7:00 • 9:20 Sem 7 00 • 9:20 Couche tard : Ven, et Sam.: 11.40 ALIEN #3 (13 ans) Dolby Stéréo (v anglaise) 3:10 - f.Sam et Dim : 1 00 Sem 7 10-9:30 Couche tard : Ven.et Sam 5 20 - 7:30 -9:45 11:55 K L ARME FATALE *3 (13 an» Dolby Stéréo Sem 7 20-9.35 Sam.2:20 • 7:20 ¦ 9 35 Dim.1:45-4:00- 7:20-9:35 bASIC INSTINCT (18 ans) (v.française) Sem, : 7 00 - 9:25 Sam.: 2:10 - 7:00 - 9:25 Dim.1:55 -4:20- 7:00-9:25 m a» LM L ARME FATALE *3 (13 anal ‘ 00 • 7:00 ¦ Sem Dim 7 00 • 9 30 Sam 2 ( 2 00 • 4 30- 7 00-9 30 9 30 BASIC INSTINCT (10 ans) (v.française) Sem 7 05-9:35 Sam 2 10-7 05-9 25 Dim 1 45 -4 15- 7:05 -9:35 m Sam.e» Sem : 8 00 Dim.2 G) Dolby î 00 - 5 00 - 8 00 PLACE ALEXIS NIHON Métro Atwater 849-FILM FAR AND AWAY (G) Dolby Stéréo 70MM 1 30 • 4 15 • 7 00 - 9 40 SPLIT SECOND Dolby Stéréo 1:30 - 3 30 - 5 30- 7 30 • 9 30 DEEP COVER (13 ans) Dolby Stéréo 1 30 - 4 00 - 7 00 - 9 15 Le débat sur le brevetage des espèces vivantes ne fait pas consensus Isabelle Paré ALORS qu’à Rio, le traité sur la diversité biologique est menacé par l’opposition d’un puissant lobby sur les brevets, un débat tenu hier à Montréal entre tenants et opposants du brevetage des formes de vie révèle que cette question ne fait nullement consensus, même en Occident.Peut-on breveter la vie ?Voilà la question qui a fait lever les discussions hier a la Conférence internationale sur les biotechnologies industrielles qui se terminait à Montréal.Sujet d’autant plus pertinent qu’à Rio, les États-Unis se Went à signer une convention internationale destinée à préserver la diversité biologique sur la planète.Et ce, en raison des droits que devraient payer les pays commercialisant le capital génétique d’autres pays, plutôt que d’en empocher eux-mêmes les redevances.Pour Mme Thérèse Leroux, chercheur au Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal, ridée même de breveter le « vivant » s’oppose au principe que nul ne peut marchander la vie.Plus encore, cette pratique pourrait inciter à ne développer des espèces qu’en fonction des fois de la rentabihté.« En 1970, la récolte de maïs américaine a été détruite en quasi-totalité à cause d'un champignon auquel cette espèce n’était pas résistante.La monoculture encourage la disparition de la diversité génétique », a-t-elle fait valoir.Or, la protection de cette diversité est primordiale pour les industries pharmaceutiques.À tel point que des sociétés comme Merk ont déjà payé des pays comme le Costa Rica pour les obliger à protéger des territoires de forets tropicales riches en espèces animales et végétales de toutes sortes, donc en capital génétique.Mais selon M.Stephen Bent, spécialiste du droit des brevets des biotechnologies, le système de breve- tage américain a fait la preuve depuis plusieurs années que le brevetage ne mène pas droit a une exploitation de certaines espèces au détriment d’autres.L’existence d’un brevet ne change rien aux forces économiques qui seules décident de la commercialisation ou non d’un nouveau produit, a-t-il invoqué.Plus encore, la création de nouveaux micro-organismes brevetés permet quelquefois de remplacer les espèces animales utilisées dans l’industrie, évitant ainsi leur surexploitation.Par exemple, le brevetage aux États-Unis de la souris transgénique « Oncomouse », a permis de créer des rongeurs répondant mieux à certains tests, évitant d’utiliser un plus grand nombre d’animaux en laboratoire.« L’existence des brevets encourage aussi l’investissement dans la recherche et le développement, donc les retombées pour la population », a-t-il tranché.Ce débat relève aujourd’hui de « l’anachronisme », croit M.Bent, qui enjoint le Canada et les autres pays à laisser les biologistes, comme tous les autres inventeurs, breveter leurs inventions.De son côté, Mme Bartha Maria Knoppers, une avocate spécialisée dans la génétique et l’éthique, a donné en exemple l’effet dévastateur qu’ont entraîne les demandes de brevets déposées par le National Institute of Health (NIH) des États-Unis pour la protection de séries de gènes du cerveau.« Cela a changé les règles du jeu et refroidi l’aide entre chercheurs de divers pays en incitant à la méfiance et à la compétition forcée », a-t-elle déploré.L’Office des brevets des États-Unis doit bientôt décider du sort de cette demande inusitée.Si on donne raison au NIH, cela pourrait chambarder le cours des recherches en génétique et même empêcher les chercheurs de travailler sur les séries de gènes protégées par un brevet.3,2 millions $ créeront 400 Paul Cauchon LE MINISTRE responsable de l’Office des personnes handicapées, Marc-Y van Côté, verse une subvention de 3,2 millions $ pour permettre la création de 400 emplois pour les personnes handicapées dans les centres de travail adaptés et les entreprises.Un montant d’un million et demi $ est prévu pour créer de nouveaux emplois dans les centres de travail adaptés, des entreprises sans but lucratif qui emploient majoritaire- ment des handicapés et pour lesquelles le budget s’élève actuellement à 23,1 millions $.Un autre montant de 1,7 million $ est destiné aux entreprises « régulières » qui daignent passer un contrat d’intégration au travail avec le gouvernement, l'État leur versant une certaine somme compensatoire pour l'embauche d’handicapés.Ces contrats s'élèvent actuellement à 2,9 millions $.Ces annonces surviennent alors que se tient au Canada la Semaine nationale pour l’intégration des per- OrchestreBaroque deMontréal JOfl THIMMJU ?0 I > f C T f U • »»f UTIOUI HAYDN SYMPHONIES PARISIENNES Nos 82 «L’Ours», 83 «La Poule», 85 «La Reine» 5 juin, 20h — Cathédrale Christ Church (Métro McGill) Billets: 20$, adultes / 14$, étudiants, 60 et + Disponibles le soir du concert à la porte, ou RÉSERVEZ en appelant 388-2445 Ministère des affaires culturelles du Québec Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal Emploi et Immigration Canada PHOTO JACQUES NADEAU Michèle Rouleau Le Prix de la Justice est décerné à Michèle Rouleau Clément Trudel LE PRIX de la Justice revient cette année à Michèle Rouleau, présidente de l’Association des femmes autochtones du Québec.Il était allé l’an dernier à Diane Lemieux.Des 43 candidatures soumises, soit trois fois plus que l’an dernier, le jury de cinq membres, dont le juge en chef Claude Bisson (Cour d’appel du Québec), a retenu unanimement la militante Michèle Rouleau qui, par ses prises de position sur la violence faite aux femmes, a pris un « risque d’impopularité », signalait la journaliste Francine Pelletier s’exprimant au nom du jury.Une empecheuse autochtone de danser en rond, avait titré LE DEVOIR du 21 avril pour l’entrevue de fond portant sur la peur que Mme Rouleau a d’un « vide juridique » si les chefs autochtones obtiennent d’être soustraits à la Charte canadienne des droits en même temps qu’ils accéderaient à l’autonomie souhaitée : « Certaines choses vont changer, mais d’autres non.C’est pour ça qu’il nous faut des protections.» Le Prix de la Justice — une médaille d’argent massif — a été remis hier à Mme Rouleau par le ministre de la Justice Gil Rémillard, en présence de Mme Violette Trépanier, ministre déléguée à la Condition féminine et responsable de la Famille.La deuxième titulaire de ce prix institué lors des fêtes marquant les 25 ans du ministère a tenu à rendre hommage à toutes celles qui, comme elle, mènent la lutte pour l’égalité entre hommes et femmes et pour l’égalité entre nations.« Je suis la voix de beaucoup de femmes qui n’en ont pas toujours.» Pour cette jeune femme qui a établi le Centre d’amitié autochtone de Senneterre, il y a particulièrement lieu de rendre hommage à l’une de celles qui ont le plus fait pour promouvoir les droits des femmes autochtones : Mary Two Axe Early « qui m’a montré la voie ».La récompense a été conçue pour « rendre hommage à une Québécoise ou un Québécois dont les activités ou la carrière ont permis, de façon exceptionnelle, la promotion auprès de la collectivité des valeurs fondamentales de la justice ».Pour avoir été témoin des nombreuses interventions de Mme Rouleau lors du sommet tenu en février à Québec ( Une justice à partager), le ministre Rémillard retient que celle qui s’exprime au nom de l’Association des femmes autochtones le fait avec doigté et détermination, même s’il ne s’agit pas là d’une tâche facile.La ministre déléguée à la Condition féminine voit dans l’action et les études dues à Mme Rouleau « un modèle d’implication pour nous toutes».Claude Ryan ne s’objecte pas au rassemblement néo-nazi de Sorel QUÉBEC — La liberté de rassemblement qui existe au Québec autorise un groupe néo-nazi à tenir une réunion a Sainte-Anne-de-Sorel, à la fin de juillet, mais la police en surveillera de près le déroulement, a indiqué hier le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan.M.Ryan était interrogé à l’Assemblée nationale par le député péquiste de Joliette, Guy Chevrette, qui s’in-uiétait des conséquences de cet vénement pour la sécurité de la population locale.« Nous avons la liberté de réunion au Canada et au Québec et nous entendons la maintenir », a déclaré M.Ryan en signalant qu’il s’agissait d’un principe premier.Mais « si la réunion soulevait des difficultés, la Sûreté du Québec et le corps de police local conjugueront leurs efforts afin d’assurer que tout se déroule dans le respect des lois », a dit M.Ryan.Le ministre de la Sécurité publique a rappelé qu’une réunion du enre s’étalt déroulée en mai dernier Saint-Basile-le-Grand, regroupant plusieurs membres du groupe de motards Hell’s Angels.« Le tout s’est déroulé dans l’ordre, malgré les très grandes inquiétudes qu’on pouvait avoir au début », a dit le ministre.La police « va surveiller l’événe- ment de manière impeccable.Nous aurons l’oeil sur cette manifestation et la police veillera à ce que l’ordre public soit soigneusement préservé», a-t-il poursuivi.M.Ryan a reconnu que certains organismes qui luttent contre le racisme voudraient qu’on interdise d’office ce type de réunion néo-nazie.« Ce n’est pas dans l’esprit de notre régime, qui est plus large.Un des éléments de base de notre philosophie, c’est que l’expression d’une opinion, même condamnable, est infiniment préférable à sa répression », a dit le ministre.Selon lui, laisser de telles idées s'exprimer « a un effet lubrificateur plus important que l’intervention autoritaire de la police ou du gouvernement ».Selon les rares informations disponibles, ce festival sera organisé à la fin de juillet à Sainte-Anne-de-Sorel par des groupes néo-nazis dont le White Power Canada et la section locale du Ku Klux Klan.L’organisation de l’événement a soulevé les protestations de différents groupes locaux, de la mairesse de Sainte-Anne-de-Sorel, Mme Ré-iane Salvail, du député de Richelieu à l’Assemblée nationale, Albert Khelfa, et du Congrès juif canadien.emplois pour handicapés sonnes handicapées, une semaine qualifiée de purement « médiatique » par France Picard, présidente de la Confédération des organismes provinciaux de personnes handicapées du Québec, la COPHAN.« Nos deux grandes priorités demeurent l’intégration scolaire et l’emploi, explique-t-elle, et il reste beaucoup à faire dans ces deux domaines.» La COPHAN publiait d’ailleurs cette semaine un guide à l’intention des parents d'enfants handicapés, guide qui permet de « prendre d’assaut » les écoles avec une foule de renseignements et de conseils pratiques.« Si on veut faire entrer un enfant handicapé dans une classe régulière c’est un véritable labyrinthe, ajoute Mme Picard.Nous ressentons chez le ministère de l’Éducation une énorme résistance, les commissions scolaires nous disent qu’elles n'ont pas d’argent et les enseignants trouvent le problème trop lourd.Mais pour nous chaque enfant recèle un potentiel qui ne demande qu’à être développé, et nous souhaitons que chaque enfant prenne une vraie place dans l’école et dans la société.» La COPHAN regroupe un grand nombre d’associations d'handicapés physiques et intellectuels en tous genres.Le ministère de la Santé et des Services sociaux annonce également la tenue cet automne d’un Forum national pour clôturer la décennie des personnes handicapées décrétée par l'ONU il y a dix ans.On prévoit aussi, au coût de 800 000 $, une vaste campagne de publicité pour promouvoir la cause des personnes handicapées, en collaboration avec l’Office des personnes handicapées et la Société d’assurance-automobile.Le ministre Côté annonce enfin l’octroi d'une subvention de 400 000 $ aux organismes de promotion de base pour les personnes handicapées.Mais le malaise persiste chez plusieurs parents d'enfants handicapés, alors que depuis un an il devient très difficile de placer dans un milieu scolaire ou de travail les handicapés de plus de 21 ans.Selon Lise Séguin, de la Corporation La Joie des Enfants qui vient en aide aux enfants handicapés, le ministère de l'Éducation a déclaré ne plus avoir les moyens de garder les jeunes de plus de 21 ans dans les écoles, et plusieurs commissions scolaires ont décidé de retourner à la maison les jeunes de plus de 21 ans, « ce qui représente pour ces jeunes adultes une importante menace de régression, et un poids énorme pour les familles», dit-elle.On tente plutôt de diriger ces adultes vers des ateliers spéciaux qui préparent au marché du travail, ce qui de l’avis de plusieurs parents ne correspond pas a tous les besoins pédagogiques.De plus ces ateliers présentent de longues listes d’attente — Mme Séguin soutient qu’un millier de personnes demeurent actuellement en attente au Québec pour obtenir une place dans ces ateliers.Au cabinet du ministre Côté on précise que sur ce dernier sujet des négociations se tiennent entre le ministère de la Santé et celui de l’Éducation afin de « trouver une solution cet automne».1 » MS Le Devoir, vendredi 5 juin 1992 ¦ A-3 Les quartiers sont les parents pauvres des fêtes du 350e Laurent Soumis LES NEUF producteurs délégués recrutés par la Corporation des célébrations du 350e anniversaire de Montréal pour l’organisation de manifestations spéciales se partagent les enveloppes budgétaires les plus substantielles de la programmation des fêtes de 1992.Selon une évaluation conservatrice établie à partir d'une enquête auprès des principaux intéressés, les neufs producteurs disposent minimalement de quatre fois plus d’argent que les organisateurs des 125 fêtes de quartier pourtant présentées depuis quatre ans comme le leitmotiv des célébrations._ Les fêtes de quartier devront plutôt se contenter d’un peu plus de 1 million $, comme l’indique la liste détaillée que publiera demain LE DEVOIR.Seuls concurrents de calibre des producteurs délégués dans la chasse aux contrats, les 139 autres institu- tions, festivals et événements existants qui se sont partagé avec les services internes de la Corporation le reste du budget de la programmation (26 millions $) sous forme de subventions ou d’appui promotionnel.On se souviendra qu’en dépit des multiples demandes formulées tant par les voies habituelles que par celle de la Loi sur l’accès à l’information, la Corporation a toujours refusé de rendre publiques, et la distribution de ses subventions, et la teneur des contrats signés avec ses partenaires, prétextant qu’ils étaient toujours en négociation et que leur contenu concernait des tiers.Or, selon les sources du DEVOIR, c’est à la demande de la Corporation elle-même que furent inscrites les clauses de confidentialité dans les contrats des producteurs délégués.Tous les contrats sont signés à l’heure actuelle, ont en outre confirmé les principaux intéressés.À l’exception toutefois d’un seul contrat, additionnel celui-là, toujours en négociation.Prenons d’abord le week-end d’ouverture de la mi-mai.Bien qu’aucune confirmation n’ait jamais été obtenue, il est généralement admis qu’il a coûté pas loin de 2millions?.L’Association montréalaise d’action récréative et culturelle (AMARC), la société paramunici-pale qui gère 111e Sainte-Hélène, a ainsi récolté le contrat des feux d’artifice de 300 000$.De leur côté, les amuseurs publics des Animeries qui ont assumé l’animation du Vieux-Port durant les trois premiers jours ont touché un cachet de 300000$.Incidemment, ces derniers négocient actuellement le prolongement de leur contrat pour les autres fins de semaine de l’été, a confirmé une porte-parole des Animeries, Mme Monique Bouchard.On sait aussi que la compagnie d’Alain Simard, Spectra-Scène, a assuré la production du défilé La nuit de Montréal.Sur ce point, Caroline .lamet et Alain Simard renvoyaient cette semaine toute question à la Corporation.Spectra-Scène coproduira en outre le spectacle Montréal, ville francophone le 18 juillet prochain dans le tout nouveau Parc des îles, avec So-gestalt 2001 du producteur Guy La-traverse.Sogestalt 2001 a également décroché le contrat du deuxième spectacle des îles, Montréal reçoit, prevu poulie 8 août prochain.Tout en refusant de dévoiler le budget des spectacles à cause de la fameuse clause de confidentialité, Guy l.atraverse estime cependant que les trois spectacles des îles « se ressemblent comme trois petits frères au plan budgétaire».« Le condensé budgétaire de l’opération administrative des spectacles au Parc des îles sera dévoilé lors d’une conférence de presse le 15 juin prochain », a-t-il promis, en affirmant avoir insisté auprès de la corporation pour obtenir cette divulgation.Donald K.Donald signe enfin le troisième spectacle du 15 août, Montréal, au rythme des Amériques.Mais là encore, inutile de chercher à tirer les vers du nez de la porte-parole Sylvie Brunetta.Dans le milieu toutefois, on voit mal comment des producteurs privés s’engageraient dans pareille aventure avec un budget sensiblement inférieur à 300 000$ — voire 500 000 $ — pour chacun de ces trois spectacles majeurs organisés dans un amphithéâtre naturel capable d’accueillir 100 000 personnes.Enfin, trois autres producteurs délégués de la Corporation ont obtenu des contrats importants : le Théâtre sans fil pour la production du son et lumières du 14 juillet, Musi-Art et les Productions Traquen'art pour l'animation de la Place du 350e, le nouveau square Bern qui sera inauguré le 14 juin prochain.Dans le cas du Théâtre sans fil, Mme Georgine Vaillant estimait cette semaine qu’elle n’avait « pas à répondre » aux questions concernant le budget de l’événement.Cependant, on peut présumer que le budget devrait être sensiblement équivalent au contrat résilié du premier producteur Jean-Claude Les-pérance, soit environ 1,6million?.Du côté de Traquen’art, Patrick Darby refusait catégoriquement de dévoiler le moindre chiffre.« C’est à la Corporation de décider », a-t-il fait valoir.Son collègue et associé de Musi-Art, Michel Sabourin n’avait, lui, aucun problème à confirmer qu'un contrat de 1,6million?avait été signé pour les 75 jours d’animation prévus au nouveau square.À tous ces contrats s’ajoutent finalement 400 000$ versés à Guy La-traverse pour la production le 14 octobre dernier du spectacle Une ville au sommet conçu par Diane Dufresne pour le Sommet des grandes villes du monde du maire Jean Doré.Une somme à laquelle Radio-Canada a ajouté 200 000 $ en droits de télédiffusion.PHOTO JACQUES GRENIER Thérèse Thiffaut, prestataire de l’aide sociale, entourée de Gilles Vigneault, Yvon Deschamps et Richard Desjardins.¦ ¦ 'i'v *«.Des artistes épaulent les assistés sociaux Doré demande à l’ONU de financer directement les villes pour gérer le développement viable La Ville refuse le permis du Marathon de Montréal LA VILLE de Montréal refuse d’émettre les permis nécessaires pour la tenue de la prochaine édition du Marathon de Montréal pour des raisons encore nébuleuses.Le chef de l’opposition, M.Nick Auf der Maur, a dénoncé hier la « volte-face » de l’administration municipale.« Les raisons invoquées pour justifier ce revirement sont plus farfelues les unes que les autres», a-t-il commenté.En conférence de presse, M.Auf der Maur a fait valoir que la Corporation des célébrations du 350e anniversaire faisait déjà la promotion de l’événement dans les multiples publications distribuées ici et à l'étranger, en plus de référer les participants éventuels au comité orga-nisteur du Club des coureurs sur route de Montréal.À l’heure actuelle, plus de 10 000 coureurs membres de la Fédération d'athlétisme ont de plus reçu confirmation de la tenue de l’événement.De leur côté, les Pétroles Esso distribuent plus de 800 000 dépliants vantant le Marathon à leurs clients du Québec et de l’Ontario.« C’est la réputation de Montréal qui est en jeu », a fait valoir le chef de l'opposition qui s’inqiète d’éventuels conflits d’intérêts entre les fonctionnaires de la Ville et les promoteurs d’un événement concurrent.Considérant la clientèle croissante de marathoniens, l’expertise des promoteurs et la distribution d’environ trois millions de dépliants publicitaires à travers le monde, le leader du Parti civique invite le maire Doré à réévaluer en profonceur la décision de son administration.La saga de la facture tire à sa fin Caroline Montpetit L’ANCIENNE présidente de la Commission des écoles catholiques de Montréal, Mme Denise Soucy-Brous-seau, a déclaré qu’elle n’avait pas l’intention de frauder la CECM en se faisant rembourser la facture de 390 $ provenant d'un repas pris le 4 janvier au Castillon, et que c’était par erreur qu’elle avait inscrit la date du 1er février sur le reçu présenté au comité exécutif de cette commission scolaire.("est ce que Mme Soucy-Brous-seau a soutenu hier, au cours de son procès pour fraude, fabrication et usage de faux, qui se déroule devant douze jurés, sous la présidence du juge Jean-Guy Boilard, au Palais de justice de Montréal.Par ailleurs, Mme Denise Soucy-Brousseau a admis au tribunal hier avoir menti aux journalistes et au public à la suite du dévoilement de cette facture par l’ancien directeur général, M.Laurent Portugais, « pour protéger les élèves ( de la commission scolaire) et apaiser la population ».Contre-interrogée par l’avocat de la Couronne, Me Randall Richmond, Mme Soucy-Brousseau a dit avoir utilisé le nom du commissaire Giovanni de Luca, « pour protéger la commission scolaire », de ce « lavage » initié contre elle par l’ancien directeur général de la commission scolaire, M.Laurent Portugais.Cette tactique, a-t-elle dit, était le fruit « d'une stratégie (de son caucus) pour tenter d’amoindrir les effets négatifs sur l’organisme ».Enfin, Mme Soucy-Brousseau dit n’avoir toujours pas encaissé le chè que de 390$ émis par la commission scolaire pour rembourser cette facture, affirmant qu elle « s'était sentie piégée », à la suite des déclarations publiques faites par M.Portugais dans cette affaire.Le chèque en question serait toujours chez elle « quelque part ».Des preuves présentées respectivement par les deux avocats étant closes, le jury entendra les plaidoiries de ces derniers dès aujourd’hui.I,c jury sera vraisemblablement ap pelé à délibérer dans cette affaire au début de la semaine prochaine.Paul Cauchon « LE SYSTÈME de délation qui s’installe actuellement au Québec c’est la base d’un état policier ! » Gilles Vigneault ne mâche pas ses mots à propos de la loi 37 sur l’aide sociale, qui permet aux agents enquêteurs d’encourager et même d’obliger parents, voisins et commerçants à fournir des renseignements sur les prestataires d’aide sociale.Plusieurs artistes bien connus étaient venus hier après-midi appuyer l’occupation par une quinzaine de prestataires d’aide sociale du bureau du Protecteur du citoyen à Montréal, occupation qui se poursuit depuis dix jours.Les protestataires, installés dans les bureaux administratifs avec leur bouffe, leurs cigarettes et leurs sacs de couchage, recevaient hier la visite de Gilles Vigneault, Yvon Deschamps, Richard Séguin, Pauline Martin, Laurence Jalbert, Karen Young et Richard Desjardins qui avait organisé cette visite.Les artistes venaient autant manifester leur solidarité que poser des questions.Ils ont ainsi pu entendre l’histoire de Thérèse Thiffaut, 62 ans, Caroline Montpetit INSATISFAITE de la décision de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) de ne pas lui céder l'école Jean Nicolet, la Commission des écoles protestantes du Grand-Montréal (CEPGM) pourrait vendre dès le mois de juin deux écoles de l’ouest de Montréal, qui abritent présentement environ un millier d’élèves de niveau primaire de la CECM.Telles sont les conséquences de la décision prise au conseil des commissaires de la CECM mercredi, prévoyant le maintien du contrat de location de l'école Jean Nicolet à plusieurs dizaines d’organismes communautaires de la ville de Montréal-Nord.Depuis plus de deux ans, la CEPGM fait en effet pression sur sa voisine catholique pour obtenir la location de l’école Jean Nicolet, présentement louée à la Ville de Montréal-Nord, pour relocaliser quelque 350 élèves fréquentant présentement les écoles secondaires Dunton et Té-threaultville, de Rivière-des-Prai-ries.Or, par le biais de sa résolution, qui a réjoui le maire de Montréal-Nord, M.Yves Ryan, la CECM a décidé cette semaine d'offrir plutôt à la CEPGM les écoles Sainte Marthe et Sainte Marthe Annexe, de la même région.« Ces écoles détiennent des capacités respectives de 230 et de 100 élèves.de soutenir, M.Kéber Hyppoüte, commissaire de la CEPGM dans porte-parole du groupe d’occupants, qui a élevé huit enfants à Shawini-gan, qui s’est retrouvée prestataire après une séparation, qui s’étonnait que l’État ne reconnaisse aucunement le travail des femmes et qui se scandalisait des visites des agents « boubous-macoutes ».« Toute personne a le droit de refuser de répondre à leurs questions, dit-elle.Quand un agent veut nous rencontrer il faut lui donner rendez-vous ailleurs.Mais les assistés sociaux ont peur de perdre leur chèque, et s’ils refusent de les laisser rentrer on les soupçonne de cacher quelque chose.Alors ils ouvrent la porte et les agents fouillent dans leur chambre, dans leur toilette, les harcèlent sur leur vie privée.Ils encouragent la délation, menacent les voisins, la famille.Une société ne peut pas vivre sur la délation.» Les artistes ont également pu entendre Alexandre Popovic, 19 ans, déclarer que « la loi 37 me donne l’impression que le futur c’est un long tunnel noir.Je vis avec ma mère et mon chèque d’aide sociale est coupé parce que je partage un logement.Est-ce que c'est comme ça qu'on encourage les parents et les enfants à s’aider ?» cette région.Or, nos élèves ont l’habitude de fréquenter les mêmes écoles que leurs frères et soeurs.» Au mois d’octobre 1991, la CEPGM avait déjà avisé la CECM de la possibilité de mettre en vente les deux édifices présentement loués à la CECM, et abritant les écoles primaires catholiques Félix-Leclerc et Enfants du monde, pour amasser assez d’argent pour faire construire un édifice dans le nord de Pile à sa satisfaction.« Ces immeubles ont une valeur locative de quelque 10 millions?.Le fruit de la vente pourrait nous permettre de faire construire une école à Rivière-des-Prairies au cours de l’année prochaine.De cette façon, nous aurions une école à nous.Le bail conclu avec la CECM se termine le 30 jui 1992 », de poursuivre M.Hyp-polite.Les locations d'immeubles entre commissions scolaires se font généralement au coût symbolique de un dollar par année.La lutte contre cette loi n’a jamais cessé depuis trois ans.Cette fois-ci les manifestants sont déterminés à occuper les bureaux jusqu’à ce qu’ils soient reçus par le premier ministre Bourassa.On en a énormément aussi contre les mesures d’employablité mises en place par le gouvernement, qui ont pour effet selon eux de créer une classe de travailleurs cheap labour payés à rabais, qui suscite d’ailleurs la méfiance des autres travailleurs syndiqués.Selon Mme Thiffault les femmes sont d’autant plus touchées par la loi qu’on déduit même des chèques la pension alimentaire, qui se retrouve ainsi, selon les mots de Richard Desjardins, à être versée directement au gouvernement ! Les artistes ont exprimé beaucoup de sympathie envers les occupants et ils projetaient de se rencontrer ensuite pour discuter des suites à donner à cet appui.Les manifestants demandent l’abolition dans la loi 37 de la coupure pour partage de logement et de la coupure liée à la pension alimentaire, et la hausse des allocations pour les personnes qui participent aux mesures d'employabilité.Dans le cas d’une mise en vente des deux écoles de l’ouest de Montréal, la CECM aurait priorité sur d'autres acheteurs potentiels.En conférence de presse hier, la CEPGM a par ailleurs demandé au ministre de l’Éducation du Québec, M.Michel Pagé, de débloquer les fonds nécessaires pour la construction d’une telle école.Les élèves que la CEPGM espère relocaliser proviennent tous du secteur francophone de cette commission scolaire.Pour sa part, le président de la CECM, M.François Ouimet, a qualifié plus tôt cette semaine de « déplorable» la position de la CEPGM dans le dossier.Lors d'un déjeuner de presse, M.Ouimet a déclaré que le ministre de l’Éducation lui-même, M.Michel Pagé, lui avait suggéré, par voie de lettre, de revenir sur une première décision d’évincer les organismes communautaires de Montréal-Nord de l’édifice Jean Nicolet.Guy Taillefer À TITRE de porte-parole des maires des cinq continents réunis à Rio à l’occasion du Sommet de la Terre, le maire de Montréal, M.Jean Doré, a exhorté l’ONU et les chefs d’État qui assistent à la conférence à reconnaître de toute urgence le rôle-clé des villes dans la gestion planétaire de l’environnement.Mandaté par ses collègues à l’issue d’un forum sur les « défis urbains », M.Doré a pris la parole au cours de la séance plénière du sommet, pour demander aux instances onusiennes de passer par-dessus la tête des États nationaux et de financer directement les villes afin qu’elles puissent intervenir dans le développement économique viable de la planète.« Nous avons enfin une voix », a déclaré hier M.Doré, tout juste rentré de Rio.Fait sans précédent, puisque ment », mais que les moyens financiers dont elles disposent pour agir sont « proprement ridicules en regard des besoins ».Il en appelle donc à l'ONU afin qu’elle accorde aux gouvernements municipaux une place stratégique dans les budgets des organismes auxquels incombera la responsabilité de donner suite à cette Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement (CUNED).Les maires ont fait leurs classes dans les jours menant à la conférence, se réunissant à Rio en janvier dernier, puis, la semaine dernière, à Curitiba, au sud de la capitale brésilienne, pour se donner des lignes di: rectrices.Regroupés autour du Sommet des grandes villes du monde, de la Fédération des cités unies, de l’International Union of Local Authorities et du Réseau Métropolis, ils ont lancé à la conférence l’idée de créer à l’échelle mondiale une corporation Tél.: (514) 663-6954 Gestion Communication Plus Inc.Groupe Conseils illimités GILLES J.GAUTHIER, B R I.Analyste Syndical Politique et Économique Fax: (514) 663-6954 Laval, Québec H7M 2E7 Les commissaires d’écoles protestants menacent de vendre deux écoles jamais les gouvernements municipaux ne sont arrivés à se faire entendre, et de façon aussi solidaire, devant des instances internationales d’une telle envergure.Les villes, principalement représentées par quatre grandes associations internationales, ont du reste accompli un pas additionnel dans la reconnaissance de leur rôle-pivot à l’échelle mondiale, en obtenant, collectivement, le statut d’État sur le plancher de la conférence.Les progrès sont énormes, a estimé M.Doré dans une entrevue au DEVOIR, considérant qu’il y a un an et demi, les questions urbaines n’étaient même pas à l’ordre du jour du sommet.« C’était un.non-sens.» Dans vingt ans, la moitié de la population mondiale sera regroupée dans des villes de plus d’un million d’habitants.« Il ne peut pas y avoir de développement viable, soutient-il, si ça ne passe pas par les villes.Il faut que les États leur reconnaissent une plus grande autonomie et davantage d’espace fiscal.» Il prévient l’ONU que les villes sont des « acteurs essentiels dans la recherche d’un terrain d'entente entre environnement et développe- de développement urbain, en collaboration avec la Banque Mondiale, qui a d’ailleurs accepté d’en discuter au cours de rencontres qui se tiendront l’automne prochain.La corporation sans but lucratif ; aurait, selon M.Doré, suffisamment \ de crédibilité pour réunir des fonds et faire en sorte qu’ils parviennent directement aux gouvernements mil; nicipaux sans être interceptés par les États nationaux.« La Banque Mondiale se rend bien compte, pensé M.Doré, que le développement économique du Sud passe par le déve; loppement de ses villes.» L’ONU a par ailleurs mis sur pied un nouveau programme de dévelop; pement urbain, mais son budget ne dépasserait pas les 15 millions $.M; Doré déplore le sous-financement dé ce programme, tout en se consolant à l’idée que le monde municipal soi( au moins parvenu à « mettre lç pied» dans une organisation onu; sienne.Les maires tenteront en outre de collaborer davantage entre eux, en mettant sur pied une banque de données qui leur permettra de mettre en commun les informations dont ils disposent et de les partager avec les villes du tiers monde.Automobilistes, gare au Maine! d'après la Presse Canadienne À COMPTER du 10 juin, les Québécois qui commettront des infractions routières dans l’État du Maine verront ces infractions portées à leur dossier de conducteur au Québec, a annoncé hier la Société de l’assu-rance-automobile du Québec (SAAQ).Les mêmes dispositions s’appliqueront aux citoyens du Maine.La SAAQ vient en effet de conclure une entente de réciprocité avec le Maine concernant l’échange des permis de conduire et des infrac- tions aux règles de la circulation rou-tière.L’entente vise à réduire le nombre d'amendes impayées.À titre d'exemple, au Québec, 37 % des infractions commises par des non-résidants ne sont jamais acquittées.Des données du ministère du Tourisme du Québec indiquent que 470 000 Québécois ont voyagé par l’État du Maine en 1990, tandis que 125 000 citoyens du Maine sont passés par le Québec.Cette entente de réciprocité s’ajoute à celles qui lient le Québec à l’État de New York et à l’Ontario.Theatre 1992 Théâtre d’été ’ 'Le Saint-Laurent ' ' île Charron “Georges et Norma” 16 juin au 22 août Mardi au Samedi 20h30 2405 Ile Charron, Longueull Réservation: (514) 651-5250 lo groupe Oups! _ présente M J Kl eÇfAit Lictte Fortin Line IvC Brun • Pierre Vaillant 18 juin au 29 août «mardi au samedi 20h • 15$ Domaine des Montgolfières 696, Ruisseau Barré Stc-Marlc de Monnolr Réservation (514) 460-3577 A-4 B Le Devoir, vendredi 5 juin 1992 Montréal sabre dans son programme d'immobilisation MONTRÉAL réduit de 17 % des projets d’investissement pour cette année, a annoncé hier la présidente du comité exécutif de la Ville, Mme Léa Cousineau.« En toute cohérence avec les récentes coupures effectuées au budget de la Ville, les membres du eo-jnité exécutif ont pris la décision de retrancher 34,9 millions du programme triennal d’immobilisation (PTI) 1992-94», a déclaré Mme Cousineau.Selon elle, « cette réduction permettra d’alléger sensiblement la pression sur le service de la dette de 1 la municipalité en diminuant ses be-; Soins d’emprunts et contribuera à préserver l’équilibre budgétaire de 1993 ».À l’exception du programme d’entretien routier, tous les projets prévus à la première année du PTI, dont les crédits n’ont pas encore été votés ou n’ayant pas fait l’objet d’un appel d’offres, ont été réévalués.Le budget d’immobilisation de 1992 passera donc de 202 à 167 millions $.Parmi les projets dont les crédits ont été réduits en 1992, notons la restauration du Palais de la Civilisation (1,5 million $), la gestion du parc de véhicules (3,5 millions $), quatre programmes de revitalisation des aires industrielles (2,1 millions $), le réseau vert (3,1 millions $), et la Place Berri (524 000$).D’autres projets ont vu leurs crédits augmentés, dont la rénovation et la mise en valeur du marché Atwater (578 000 $), la modification des feux de circulation pour piétons (336 000 $), le programme d’économie d’énergie dans les bâtiments municipaux (899 000 $), l’aménagement des abords du boulevard Gouin (433 000 $), la réfection du chalet du parc François-Perreault (500 000$).Les intentions d’investissement pour les prochaines années seront connues en septembre prochain.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Des Communes le, s’est rallié à son gouvernement au moment de l’adoption finale du projet de loi C-81.Un autre député conservateur du Québec, Guy Saint-Julien qui avait voté pour ces amendements, a également fini par appuyer le projet de loi.Plus tôt dans la journée, le chef libéral Jean Chrétien avait expliqué pourquoi son parti se ralliait à un projet dont il n’a cessé d’en souligner les lacunes depuis deux semaines.Selon lui, mieux vaut consulter les Canadiens à l’aide d’un mécanisme imparfait que pas du tout.Le NPI) veut rouler en Cadillac, a-t-il affirmé au sujet de la décision du parti d’Audrey McLaughlin de ne pas appuyer le projet de loi faute d’y avoir obtenu des amendements susceptibles de resserrer les règles du jeu référendaire fédéral.De son côté, le gouvernement, par ; la bouche du ministre Clark, a réi-.téré hier que ce mécanisme référendaire ne constituait qu’une bouée de : secours, à utiliser en dernière extré-.mité.« Nous ne planifions aucun ré-! férendum », a-t-il affirmé une heure avant le vote.Quoiqu’il en soit, le projet de loi C-81 qui va maintenant faire l’objet d’un débat au Sénat, permettrait au gouvernement fédéral de soumettre aux Canadiens un éventuel projet constitutionnel.Il prévoit que la campagne réfé-.rendaire durerait 36 jours, auxquels s’ajouteraient trois jours de débat : aux Communes et ensuite au Sénat : sur la question à poser aux Cana-; diens.J Le projet de loi prévoit que tout regroupement voulant oeuvrer pour : le oui ou le non pourrait dépenser jusqu'à 56 cents par électeur pour faire sa campagne.A l’échelle nationale, cela équivaut à une dizaine de millions de dollars.Il n’y a pas de ¦ limites sur la création de tels comités.En principe, le projet de loi stipule que le gouvernement fédéral doit attendre trois mois après son adoption pour déclencher une campagne référendaire.Si le directeur des élections juge que ses préparatifs sont assez avancés, Ottawa pourrait ce-; pendant procéder plus rapidement.Dépose le 15 mai, le projet de loi C-81 n’a subi aucun amendement majeur, même si les deux partis d’opposition et certains députés en ont présenté.Pour le faire adopter aussi rapidement, le gouvernement a eu recours trois fois à des mesures pour écourter les délais parlementaires : normaux.4 Liza Frulla-Hébert Huit mois plus tard, la ministre arrive avec une version finale d’un document qui, incidemment, a reçu l’imprimatur du cabinet du premier ministre Bourassa.Mais au lieu d’aboutir à la commission sur les offres, le document aboutit finalement à la commission de la culture.RÉSULTATS Tirage du 92-06-03 9 32 34 36 43 49 Numéro complémentaire 24 GAGNANTS LOTS 6/6 3 5/6 + 9 5/6 236 4/6 14 671 3/6 287 664 796 628,40 S 79 662,80 $ 2 430,40 S 74,90 $ 10,00$ Ventes totales: 17 014 246,00$ Prochain gros lot (appro*.): 2 500 000,00 $ Prochain tirage: 92-06-06 Tirage du 92-06-03 NUMÉROS LOTS 269398 693 9 8 93 9 8 3 9 8 9 8 8 I00 000 s i ooo s 250 S 50 S I0 S 2 S TVA, le réseau des.tirages Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité Les « Réflexions» de la ministre prennent surtout la forme d'un long réquisitoire contre le gouvernement fédéral, qu’elle accuse de s’être servi de la culture pour promouvoir une « identité canadienne ».A partir des années soixante, écrit-elle, « la politique culturelle canadienne sera dorénavant marquée d'un profond nationalisme (accroissement de la propriété, du contrôle et du contenu canadiens), intégrera les dimensions culture et communications et fera progressivement une large place aux industries culturelles, particulièrement celles reliées à l’audiovisuel.Se tisse dès lors la toile de fond du « nationalisme culturel canadien ».Les initiatives fédérales, ajoute-t-elle, ont pris sans cesse plus d’ampleur, particulièrement à compter de 1980.Le ministère fédéral des Communications « crée ou développe d’importants programmes dans le champ des industries culturelles et investit encore davantage au Québec.On procure du même coup une visibilité accrue au gouvernement fédéral et on contribue à renforcer le leadership du pouvoir central en matière de culture devenue l’un des enjeux nationaux et l’un des moyens privilégiés d’affirmer et de promouvoir la souveraineté et l’identité canadiennes.» Le document ministériel dénonce les chevauchements multiples entre Ottawa et Québec dans le dossier culturel et le manque total de concertation entre les deux paliers de gouvernement, ce qui était déjà connu.La ministre égratigne également, comme elle l’avait fait plus tôt, les propositions constitutionnelles fédérales du 25 septembre 1991, de même que le rapport Beaudoin-Dobbie.En somme, elle demande à Ottawa de « refaire ses devoirs », de présenter de nouvelles offres, mais sans jamais indiquer clairement, cependant, quelles sont les revendications et exigences du Québec à ce moment-ci.On peut y lire par contre que « du point de vue de certains milieux culturels, ceux qui notamment, bénéficient largement de l’aide fédérale (particulièrement pour le cinéma), la double source de financement , même si elle occasionne de nombreuses démarches, a toutefois le mérite de faire jouer les contrepoids ».Le document résume par ailleurs les positions constitutionnelles sur la culture adoptées par les différents gouvernements qui se sont succédé à Québec depuis 1960, hormis le gouvernement actuel.Toutes les interventions politiques du Québec à ce chapitre, peut-on lire, ont convergé vers l’affirmation de la juridiction québécoise ou la revendication de plus de pouvoirs.À la lumière des négociations en cours, il semble en tout cas loin d’être acquis que la culture passera aux mains du Québec.Mercredi, à la Chambre des Communes, le ministre fédéral des Affaires constitutionnelles, M.Joe Clark, parlait de reconnaître explicitement dans la constitution « la compétence exclusive des provinces dans huit domaines qu’il nous semble préférable de traiter à l’échelle locale», dont la culture.Mais le ministre enchaînait illico en disant que « dans le cas de la culture, la Constitution affirmerait de manière explicite que le gouvernement fédéral est responsable des institutions culturelles d’envergure nationale et des programmes de subventions ».La semaine dernière, M.(Mark avait dit clairement à un groupe de 80 artistes réunis à Toronto, qu’il n’y aurait « aucune réduction de la présence du gouvernement fédéral dans le domaine des arts », ni « aucune li mite à notre pouvoir d'intervenir (our ability to act).Il a même soutenu que les organismes culturels fédéraux (comme le Conseil des Arts et l’Office national du film) non seulement demeureraient intacts mais seraient inscrits dans la Constitution.Par ailleurs, il n’est pas acquis que la future politique culturelle, qui doit normalement être déposée à l’Assemblée nationale ce mois-ci, traitera de cette question pourtant centrale du rapport présenté l’an dernier par le groupe-conseil dirigé par Roland Arpin.4 Losique nier, devant l’ampleur du déficit accumulé par le FFM (1,1 million) devant l’opacité de l’administration Losique et les rumeurs de mauvaise gestion, le Groupe Secor avait été chargé par les deux gouvernements d’analyser en profondeur les structures mêmes du festival.Le financement du FFM devenait dès lors conditionnel à une collaboration du président à la vingtaine de recommandations contenues dans ce rapport.La fin de non-recevoir que leur assène Serge Losique risque donc de Les ONG se donneront un code Clément Trudel PAR SOUCI de transparence et pour mieux garantir au public une saine gestion des fonds reliés à l’aide internationale confiée à des ONG, les membres de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) ont approuvé hier la formation d’un comité dont le mandat sera, entre autres, d’établir un code d’éthique et un guide de pratiques administratives.Le geste suit de peu les secousses ressenties par Oxfam-Québec dont un rapport de vérificateurs a énu- méré plusieurs actions douteuses ou frauduleuses, attribuables surtout à deux anciens dirigeants d'Oxfam-Québec, MM.Jean O’Keefe et Gaston Truchon.Le tout nouveau président du conseil d'Oxfam, Jean-Pierre Charbonneau, a d’ailleurs offert des excuses officielles aux 53 organismes membres de l’AQOCI qui ont subi les inconvénients de la crise vécue à Oxfam avant que ne se produise un redressement destiné à regagner la confiance du public.L’AQOCI tenait, hier et aujourd’hui, son assemblée annuelle à Montréal.80 délégués de divers organismes sont présents, dans une sorte de parlement détenant un pouvoir moral sur les orientations du mouvement.Quatre ateliers ont discuté simultanément hier des orientations à donner en priorité à l’association, en vue de préparer un programme triennal.Quant au nouveau comité que le conseil d’administration (il y a élections aujourd’hui) devra former, il nécessitera « le poids moral et la crédibilité reconnue » de ses membres qui auront, d’ici un an, à peaufiner un projet et à suggérer un mode d’intervention auprès d’un OUI « mis en cause publiquement ou objet de rumeurs qui semblent avoir un fon- tuer son festival à court ou moyen terme.Dans sa lettre, Serge Losique, (quoique le milieu lui ait maintes fois reproché son trop grand nombre de films unilingues anglais), se pose en champion du bilinguisme et de l’accessibilité de son festival au public francophone, et reproche aux gouvernements de ne pas l’avoir subventionné suffisamment dans cette voie.« Secor n’a aucune idée de ce qu’est un festival international de catégorie ‘A’, décrète-t-il.Secor n’a pas la moindre expertise dans le domaine complexe et sophistiqué du cinéma.» Le rapport trouvait entre autres exagérées les 22 % d’entrées gratuites au festival, qui venaient fausser les chiffres d’assistance.Serge Losique s'indigne de ce reproche et l’attribue à une « totale méconnaissance du dossier ».« Aucun autre festival de catégorie ‘A’ au monde ne compte sur le box-office pour assumer son financement car ces festivals sont d’abord conçus pour servir la profession », proteste-t-il.M.Losique persiste dans l’attitude qui a toujours été la sienne : attribuer tous les problèmes du FFM à une insuffisance de subventions gouvernementales.Pas un mot dans sa lettre sur les recommandations du rapport touchant le processus de sélection des films qui demande à être partagé et resserré, sur l’adoption d’une politique de transparence, sur la nécessité de partager le pouvoir et sur les rapports houleux qu’il entretient avec le miüeu du cinéma et la presse.Seuls les arguments financiers retiennent son attention.Aux ministères bailleurs de fonds, la verte réplique de M.Losique n’a surpris personne, puisqu’il refusait depuis belle lurette de collaborer avec le Groupe Secor.Il avait d’ailleurs renvoyé par courrier à celui-ci la copie finale du rapport dans une enveloppe non décachetée.A-t-il lu ce rapport ?Rien ne l’assure.Paul Langlois, directeur de cabinet de la ministre des Affaires culturelles Liza Frulla-Hébert ne croit pas que l’édition 92 du FFM soit menacée par cette violente réaction de Serge Losique, qui a déjà reçu la plus grande partie de ses subventions pour l’année en cours.« Mais s’il refuse d'apporter des correctifs importants, son festival risque de disparaître d’ici un an ou deux.Ce sera la déroute.» Marie-Diane Faucher, adjointe responsable au cabinet du ministère fédéral des Communications soulève à la suite du MAC l’argument financier : « Chaque année, M.Losique réclame davantage d’argent de l’État.Rien ne nous oblige à lui donner cet appui supplémentaire s’il refuse de collaborer à un rapport qui n’a rien de bidon aux yeux du gouvernement.» Pour Paul Langlois, l’attitude du président du FFM, fondée sur le principe du « seul maître à bord », est un modèle désuet.« On ne peut pas fonctionner comme une pure entreprise privée quand on dépend autant des subsides publics », constate-t-il.Mais pour l'heure, Serge Losique envoie promener tous les fâcheux qui prétendent contester son style de gestion totalitaire.Combien de temps pourra-t-il tenir, et surtout avec quel argent ?Voilà la question.4 Milosevic plus fin que cela, et en définitive c'est le peuple qui recevra les bombes.Et puis, son palais, en réalité c’est le mien, alors attention ! » « Je suis le symbole de l’opposition démocratique», affirme modestement le prince héritier de 47 ans, fils de Pierre II (souverain exilé en 1941), qui se réclame des « modèles » espagnol et britannique et voudrait instaurer la monarchie parlementaire dans son pays délabré qui n'existe plus.De tous ces princes et rois, parfois fantaisistes, qui se font entendre depuis quelque temps dans les Balkans et dans certains pays de l’ex-Europe communiste, le prince Alexandre est sans doute celui dont les prétentions sont les plus sérieuses.En octobre dernier, lors de son premier — et jusqu’à présent unique — voyage au pays de ses ancêtres, il a été chaleureusement accueilli par une foule de 100 000 à 200 000 personnes, selon les estimations.Dimanche dernier, ils étaient à nouveau 20 000 (selon les agences de presse; 60 000 selon le premier inté ressé) à réclamer le destitution de « Slobo-Saddam » et le retour du prince héritier sur son trône.« Les Occidentaux devraient miser davantage sur ces gens qui luttent contre la dictature, un peu comme ils avaient aidé Solidarité et la Charte 77 dans le passé.Ils sont de plus en plus nombreux, ils sont jeunes, ils représentent l’avenir de mon pays.» Mais l'opposition à Milosevic, récemment regroupée sous la houlette d'un « Mouvement démocratique de Serbie » et qui vient, il y a quelques jours à peine, de recevoir l’appui explicite d’une Église jusqu’alors dans l'orbite de « Slobo », est en butte à de nombreuses tracasseries : » Ils sont constamment harcelés par la police.La vie est très difficile pour eux.» Quant aux élections législatives tenues dimanche dernier en « Yougoslavie », et dont les résultats ont été rendus publics hier — 73 sièges sur 138 au Parti socialiste (ex-communiste) de Slobodan Milosevic—, le prince les rejette du revers de la main : « C’est une mascarade.Ces élections étaient boycottées par la majorité des partis d’opposition; le taux de participation a été très bas.» Le prince a réussi, au cours des dernières semaines, une percée diplomatique remarquée, en étant successivement reçu, fin avril à Londres par le secrétaire au Foreign Office Douglas II uni, puis début mai à Washington par le conseiller du président Bush pour les affaires de sécurité, Brent Scowcroft.Mais ses plaidoyers contre les sanctions de type embargo — « qui font mal au peuple bien plus qu’aux leaders » — n’ont apparemment pas eu d’effet, puisque la Serbie et le Montenegro (la « nouvelle Yougoslavie» de Milosevic) sont depuis six jours sous le coup d’un strict embargo commercial et aérien décrété par le Conseil de sécurité de l’ONU, et appelé par les États-Unis.Impitoyable contre le régime Milosevic qu’il tient pour principal responsable de la folie guerrière dans la région, le prince héritier de Yougoslavie n’est pas tendre non plus pour le gouvernement croate, présenté unilatéralement par certains comme « une pure victime de la barbarie serbe ».« Le gouvernement de Zagreb n’est pas démocratique non plus.L’ancien premier ministre fédéral Ante Markovic a tenté ces derniers jours de faire enregistrer un parti politique en Croatie.Il n’y est pas arrivé », dit Alexandre, qui a été par ailleurs très impressionné d’avoir vu à la télévision des Serbes capturés par des forces croates.qui ont ensuite forcé leurs prisonniers à faire le salut nazi.Une sinistre réminiscence de la Deuxième Guerre mondiale .Un petit coup de chapeau, en passant, pour l’ex-ambassadeur yougoslave au Canada, qui a démissionné après avoir dénoncé, la semaine dernière, le régime violent de Milosevic : «J’applaudis le geste courageux de ce diplomate.Beaucoup de membres du service diplomatique en ont assez de représenter un gouvernement non démocratique.Les autorités de Belgrade, extrêmement vaniteuses et soucieuses de leur image, sont très sensibles à ce genre de pression.» Le prince, qui a gagné sa vie dans les assurances avant de se découvrir soudain une nouvelle vocation qui l’occupe maintenant à temps plein, est à préparer « pour très bientôt » un second voyage dans son pays.Il veut aller y jouer les médiateurs, et mousser les forces d’opposition démocratique.Alexandre ne perd pas espoir de revoir un jour « une forme quelconque de confédération » renaître sur les cendres de la défunte Yougoslavie, et regrette amèrement la « reconnaissance hâtive » des nouvelles républiques par la communauté internationale, « forcée par les Allemands», fin décembre 1991.Il affirme ne rien vouloir de plus que «jouer le même rôle que Juan Carlos ou Élisabeth II », dans un pays pluraliste où toutes les tendances politiques pourraient enfin s’exprimer.Un rêve qui parait encore bien lointain .4 Les États-Unis prises de biotechnologie américaines.Le porte-parole a fait valoir que, même si le gouvernement américain acceptait de signer le document dans sa forme actuelle, le Congrès refuserait certainement de le ratifier.La France, qui avait auparavant émis des réserves sur cette convention, qui vise à préserver la diversité des espèces animales et végétales, a annoncé hier qu’elle signerait le traité et qu’elle pensait que la Grande-Bretagne ferait de même.Le Canada et l’Australie ont promis de signer mais le Japon réserve encore sa réponse.l’ar ailleurs, le président de la Banque mondiale Lewis Preston a déclaré hier au Sommet de la Terre que son établissement était prêt à consacrer une bonne partie de ses bénéfices à des projets de protection de l’environnement.« Nous avons tous intérêt à sauver la planète, et à préserver l'avenir de nos enfants et petits-enfants.La coo pération est la clé du succès », a-t-il dit dans un discours au deuxième jour de la Conférence des Nations unies pour l'Environnement et le Développement (CNUED).Il avait auparavant précisé que le montant consacré à ces dossiers n'avait pas encore été déterminé et dépendrait du montant des ressources tirées du versement des taux d’inté-rets par les pays emprunteurs.Une telle politique devrait en outre être approuvée par les pays membres.Mais il avait assuré qu’il ne s’agirait pas d’une somme seulement symbolique.Le financement des projets de protection de l’environnement est au centre d’une controverse entre pays riches et pauvres, qui ne sont pas d’accord notamment sur le rôle du Fonds pour l’environnement mon dial.Les pays du tiers monde souli- gnent que ce Fonds est géré par la Banque mondiale et risque donc d’être un instrument entre les mains des pays riches.Lewis Preston a assuré hier que la Banque mondiale ne participait pas à la destruction de l’environnement.« Je ne pense pas que nous financions des projets qui sont mauvais » pour l’environnement, a-t-il dit aux journalistes avant son discours devant les délégués.Par ailleurs, le Forum global, organisé par des écologistes à Rio de Janeiro pendant le Sommet de la Terre, est à court d’argent et ses créanciers réclament leur dû, selon le coordinateur de cette conférence parallèle.« Je ne sais plus quoi faire », a dit Warren Lindner à Reuter mercredi soir, juste avant une réunion de crise avec le conseil d’administration du Forum global.La conférence coûte 12 millions de dollars et il manque deux millions, a-t-il précisé.Le Forum global a été organisé pour que des organisations écologistes non gouvernementales et des mouvements militants pour le développement puissent exprimer leur point de vue, pendant que des dirigeants politiques du monde entier discutent de l’avenir de la planète dans le cadre de la Conférence des Nations unies sur l’Environnement et le Développement (CNUED).Le Forum global est un mélange de débats, d'activités culturelles, d’expositions et de stands qui ont attiré 15 000 participants du monde entier et 15 000 visiteurs par jour.Il a été ouvert mardi par l’acteur de cinéma Roger Moore, un ancien James Bond.« J’ai passé toute la journée, du matin au soir, à essayer de calmer les fournisseurs qui menacent de nous couper les vivres », a déclaré mercredi soir Warren Lindner.Les organisateurs ont lancé une campagne de vente de souvenirs.Ils ont contacté des gouvernements et des sociétés privées et lanceront un appel aux participants.« Je suis très frustré », a corn menté Warren Lindner.« C’est le plus grand rassemblement de la société civile qui ait jamais été organisé parallèlement à une conférence de TON U (.) et nous apportons à la ville 30 à 40 millions de dollars de bénéfices économiques.» Cela n'empêche pas des fournisseurs brésiliens de retirer leurs équipements ou de mettre fin à leurs services s’ils ne sont pas immédiatement payés, a-t-il ajouté.Jusqu’ici, les gouvernements britannique et néerlandais ont donné chacun un million de dollars pour couvrir les coûts.La Communauté européenne a donné 125 (MM) dollars; les frais de participation devraient fournir environ 500 000 dollars et le reste a été promis par les autorités brésiliennes.4 L’appétit développement domiciliaire.On ne compte plus les plantes rares ou les petits animaux dont les propriétés biochimiques ont servi à la mise au point de médicaments.La génétique en est d’ailleurs à ses balbutiements et même l'industrie de la chimie pense troquer éventuellement ses réacteurs mécaniques au profit de bactéries produisant sans bruit et à meilleur compte des produits de synthèse, voire des plastiques ! La convention destinée à protéger la diversité des espèces présentes partout sur la terre a été rendue nécessaire en raison de la pollution toxique, concentrée au Nord, qui touche d'importants écosystèmes comme les fleuves et les mers et de la déforestation, voire de la désertification galopante en Asie, en Afrique et en Amérique latine.Les scientifiques estiment que si rien n’est fait, entre 10 et 20 % du capital génétique de la planète (environ 10 millions d’especes) aura disparu d’ici 2020, rapportait récemment le New York Times en citant les dernières évaluations sur la question.Depuis 20 ans, le rythme de disparition des espèces s’est accru.Il est passé de 30 000 espèces par année à 50 000 au début des années 80.()n évalue à un million le nombre d’espèces disparues irrémédiablement depuis 20 ans.( )r 50 % de toutes ces espèces ou de ce « capital génétique » vit dans les forêts tropicales.Ces disparitions ne constituent pas une perte uniquement au plan biologique et économique.De nombreux chercheurs pensent que si l’effet de serre et l’amenuisement de la couche d'ozone devaient se réaliser selon les scénarios pessimistes, c’est dans le bastion des espèces restantes que la nature trouvera les codes génétiques susceptibles de produire des espèces adaptées aux nouvelles conditions de vie.Les États-Unis pourraient bien se retrouver, avec leur refus de signer cette convention, en marge de la plupart des grands pays occidentaux mais, paradoxalement, du même côté que plusieurs pays du tiers monde pour qui la survie, la cuisson des aliments passent avant la protection d’oiseaux, de plantes, voire de bactéries dans des d’éthique dement sérieux au plan de la gestion administrative et financière ».Parmi les sujets à l’ordre du jour de cette assemblée, il y a un projet de Charte du développement et des droits humains, ou de la personne; le mûrissement d’une action commune pour cueillir des fonds en vue de l’éducation au développement.On note aussi qu’un groupe de femmes actives à l’AQOCI est allé défendre au sommet parallèle de Rio une plateforme qui s’en prend à la propagande alarmiste et à la « conception réductrice, malthusienne » voulant que la surpopulation soit la principale cause de la crise de l’environnement.marécages.D’où l’idée de les aider financièrement à protéger ces espèces en leur donnant de nouveaux moyens d’enrayer la surexploitation de leurs forêts.Fondamentalement, les États-Unis s’opposent à l’idée inscrite dans ce traite voulant que les pays qui possèdent et conservent une partie du capital génétique planétaire recevraient, en compensation, des royautés sur les produits des multinationales et des fonds du General Environmental Facility (G EF), l’organisme qui administre depuis deux ans l’aide du Programme de l’environnement de l’ONU et de la Banque mondiale.Les États-Unis estiment que les entreprises qui détiennent des brevets devraient pouvoir les utiliser librement, sans avoir de royautés à payer à la Malaisie ou au Brésil poulies molécules extraites de leurs plantes, par exemple, ou tout simplement même synthétisées à partir d’un original identifié d’abord dans une espèce vivante de ce pays, et qu’on arrive aujourd’hui à cloner synthétiquement.Les Américains refusent aussi d’avoir à soumettre les merveilles de leur biotechnologie à une évaluation environnementale pour pouvoir exporter ces produits.Le risque de contaminer la nature par l’introduction de produits biologiques potentiellement dangereux, même si inoffensif sous certains climants, et celui de perturber le rythme naturel de mise au point de nouveaux organismes ne doivent pas être imposés au pays producteur mais à l’importateur, soutiennent les Américains.Ce qu’ils font d’ailleurs en contrôlant tout ce qui entre chez eux.Mais c’est un fait établi que plusieurs de leurs multinationales profitent de l’absence d’expertise sérieuse dans les pays en voie de développement pour y vendre, voire y tester ce dont ils ne veulent ou ne voudraient pas.Les États-Unis refusent enfin de se soumettre à l’obligation de transférer à prix réduit leurs technologies nouvelles en matière de protection de l’environnement même si elles devaient servir à protéger celui d’autres pays.Il appartient, disent-ils, aux gouvernements et non aux compagnies de financer les réductions de prix en matière de transferts technologiques.C’est, à leur avis, l’affaire de l’aide internationale, pas des sociétés privées dont le développement dépend de la sécurité offerte par les brevets.Ils craignent surtout une clause de cette convention qui donne à la majorité des pays signataires de la convention le soin de réviser périodiquement le montant de ce que coûterait cette véritable péréquation biologique.À leur avis, cette clause établit la quote-part de chacun, ce que la Maison-Blanche entend négocier et non se faire imposer par le tiers monde.Et pour dévier le coup, ils proposent un traité sur la conservation des forêts qui, disent-ils, aurait le même effet sans pour autant perturber le régime international de brevets.Ils estiment enfin que le Global Environmental Facility (G EF), un organisme placé sous la coupe de la Banque mondiale, n’est pas suffisamment identifié dans la future convention comme l’administrateur de cette péréquation biologique.Le G EF est bien contrôlé par les pays du G-7, ce qui le rend très impopulaire auprès de nombreux pays du tiers monde qui, eux, ne veulent rien savoir du traité, affirmant leur volonté de faire ce qu’ils veulent avec leurs forêts.Survie d’abord, disent-ils en brandissant le concept de souveraineté nationale.Une solution de compromis a été avancée, qui vise à consolider, après la signature du traité, l’emprise du G EF sur ces fonds, question de rassurer les Américains, tout en ouvrant la porte au Conseil d’administration du G EF aux pays en voie de développement.On négociait hier à Rio une formule qui donnerait une majorité au tiers monde dans le G EF mais, sur le modèle du Conseil de sécurité, qui réserverait un droit de veto aux principaux bailleurs de fonds du G-7.5 juin par la PC et l'AP 1987: quatre permanents de CSN sonl arrêtés relativement à l’attentat à la bombe perpétré contre le Motel Universel de Chicoutimi, propriété de Itaymond Malenfant.1981 première grève des enseignants au Nouveau-Brunswick.198(1 dépôt à Québec du rapport du juge Malouf sur le coût des Jeux olympiques de Montréal, qui ont coûté 11 fois plus cher que prévu.Le juge Malouf met surtout en cause le maire Jean Drapeau et l'architecte Itoger Taillibert.1968 le sénateur Robert Kennedy, VI ans, est assassiné à Los Ange les. ECONOMIE Le Devoir, vendredi 5 juin 1992 La guerre de l’acier reprend à Washington et le Canada n’y échappera pas cette fois Catherine Leconte LA GUKRRE de l’acier reprend à Washington.Et cette fois, le Canada n’échappera vraisemblablement pas aux foudres commerciales américaines, même si le gouvernement Mul-roney s’est efforcé de prendre les devants en intervenant auprès des autorités américaines, comme l’a indiqué le Premier ministre hier à la Chambre des communes.Les grands producteurs d’acier américains (Bethlehem Steel, USX, Inland Steel Industries, etc.) s’apprêtent à déposer en rafale, d’ici au 15 juin, une série de plaintes auprès du département du Commerce contre leurs concurrents étrangers.On parle de quelque 70 plaintes pour dumping et subventions déloyales, dont feront l’objet les sidérurgistes d'une vingtaine de pays dont probablement plusieurs pays européens, le Japon, la Corée du Sud et le Canada.Principales cibles visées : les producteurs de tôles d'acier laminé, produits de base utilisés notamment dans l’automobile.Au Canada, les plus gros exportateurs sont les sidérurgistes de l’Ontario, mais il faudra attendre que la plainte soit effectivement logée pour savoir si les entreprises québécoises sont elles aussi nommément visées.Les entreprises qui ne sont pas ex- plictement citées dans de telles plaintes peuvent tenter de se faire exempter des sanctions éventuellement prises.Brian Mulroney a soulevé la question de l’imminent conflit sidérurgique avec George Bush lors de leur rencontre à Washingon le 20 mai, indiquait-on hier au ministère des Affaires extérieures.Et le lendemain de cet entretien, l’ambassadeur canadien à Washington Derek Burney envoyait à la secrétaire américaine au Commerce, Barbara Franklin, une lettre qui la pressait de faire tout en son pouvoir pour mettre les sidérurgistes canadiens à l’abri des attaques du très influent lobby américain de l’acier.En dépit de quoi « nous nous attendons à ce que les plaintes soient effectivement déposées», confiait hier un fonctionnaire fédéral.M.Mulroney a évoqué la lettre de l’ambassadeur hier lors de la période de questions en Chambre, pour preuve de l’activisme de son gouvernement dans ce dossier.Il a toutefois souligné que ce sont les sidérurgistes américains, et non le président Bush, qui veulent inclure le Canada dans leur offensive protectionniste.« Ils frappent le Canada alors que nous avons (avec les États-Unis) le plus grand marché intégré de l’acier au monde », a dit le Premier ministre.« C’est contre-productif et inaccep- table.» Mais M.Mulroney a reconnu que Washington ne peut pas empêcher les entreprises américaines de porter plainte contre une concurrence étrangères qu’elles prétendent déloyale, pas plus qu’Ottawa ne peut empêcher les entreprises canadiennes d’en faire autant.L’accord de libre-échange bilatéral ne les a en effet pas privées de ce droit.Il a seulement institué un recours possible devant un tribunal d’arbitrage bilatéral, en cas de sanctions commerciales prises par l’un des deux pays à l’encontre de l’autre à la suite de telles plaintes.L’ambasseur Burney, dans sa lettre, et le ministre du commerce, Michael Wilson, dans des commentaires faits avant-hier avaient déjà fait planer cette menace d’une réplique canadienne à d’éventuelles poursuites américaines.Car si les États-Unis sont la principale destination des exportateurs d’acier canadiens, le Canada est aussi le plus grand marché d’exportation des sidérurgistes américains.L’an dernier, les échanges d’acier entre les deux pays totalisaient environ 3 milliards $.La part du marché canadien de l’acier détenue par les entreprises américaines a récemment progressé de façon fulgurante, passant de 7,3% en 1988 à 16,3% en 1991.Dans le même temps, les expor- tateurs canadiens d’acier ont vu leur part du marché américain passer de 2,9% à 3,3%.Mais les sidérurgistes canadiens, comme d’ailleurs tous les industriels du pays, sont beaucoup moins enclins que leurs concurrents américains à utiliser la panoplie légale des sanctions commerciales.C’est que proportionnellement à leur taille, les sidérurgistes canadiens, dont la santé financière n’est déjà pas brillante, sont beaucoup plus dépendants de leurs ventes aux États-Unis que les géants américains ne le sont de leurs ventes au Canada.Qui plus est, l’économie canadienne est tellement dépendante des produits semi-finis que son industrie importe du Sud que des représailles canadiennes commerciales contre des producteurs américains d’acier auraient assez rapidement des conséquences négatives pour les nombreuses industries canadiennes utilisatrices d’acier américain.Jusqu’à présent, le Canada avait réussi à échapper aux diverses mesures protectionnistes que les sidérurgistes américains avaient obtenues de leur gouvernement.Mais l’expiration le 31 mars dernier de l’accord de « limitation volontaire » des exportations sidérurgiques vers les États-Unis, qu’une vingtaine de pays avaient conclu en 1984 avec Washington, a ranimé les hostilités.Les franchisés de Steinberg sont laissés dans le noir par les acquéreurs de la chaîne ¦ Yves De Lottinville et André Péloquin, deux des franchisés qui se disent délaissés par les acquéreurs.Robert Dutrisac LES FRANCHISÉS de Steinberg sont laissés dans le noir et cette obscurité les rend anxieux.Des représentants de 54 des 68 franchisés de Steinberg, qui sont sur le point de troquer leur bannière, ont tenu une conférence de presse, hier, pour exprimer leur désarroi et se plaindre de l’ignorance dans laquelle les maintient les acquéreurs, Pro-vigo, Métro-Richelieu et IGA.« Tout ce qu’on sait, on le tient des journaux.Les acquéreurs ne nous ont pas contactés officiellement », a déploré M.André Plante, un propriétaire d'une franchise Steinberg.Le seul contact qu’ont eu la plupart des franchisés avec les trois chaînes d’alimentation a pris la forme d'un ap-pel téléphonique, sans plus.Pire encore, certains propriétaires ne savent pas quelle bannière ils arboreront.Ces franchisés ont décidé de surseoir au changement de bannière qui, pour certains d’entre eux, devait se faire dès cette fin de semaine, soulignant qu'ils violeraient le contrat les liant à Steinberg s'ils affichaient leurs nouvelles couleurs ainsi que l'ordonnance du juge André Denis émise en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies à laquelle a eu recours la direction de Steinberg pour effec- tuer la cession ordonnée de ses magasins.« Nous avons des contrats qui nous obligent à ne pas modifier la bannière Steinberg », a expliqué Me Jean II.Gagnon, l’avocat qui représente ce groupe de franchisés.« Il n’y a qu’une façon de faire, c’est que les acquéreurs nous envoient un avis tel qu’il est d’ailleurs prévu au contrat.» Pour une raison que les propriétaires de magasins s’expliquent mal, Provigo, Métro-Richelieu ou IGA n’ont pas fait parvenir aux franchisés un tel avis, « qui n’auraient que huit lignes», a souligné Me Gagnon, les avisant du changement de propriété et confirmant la reconduction des contrats de franchise.Les franchisés se défendent bien de vouloir retarder la transaction.« Nous voulons que la transaction se fasse le plus vite possible.Nous sommes contents, nous sommes fiers de joindre les nouveaux acheteurs», a indiqué M.Plante.Entretemps, plusieurs questions des franchisés demeurent sans réponse.Dans une lettre adressée mercredi aux acquéreurs et à la direction de Steinberg, Me Gagnon signale onze sujets de préoccupations des franchisés, allant du traitement réservé à la mise de fonds investie par les propriétaires de magasins à celui des pertes encourues par certains supermarchés.Les franchisés s'inquiètent également des problèmes d'approvisionnement qu’ils ont éprouves ces der- niers jours.En début de semaine, un certain nombre de magasins Steinberg manquaient de lait et de porc, a souligné M.Plante.Le nombre d’agriculteurs à son plus bas La Cour suprême rejette la requête de la Saint John Manon Cornellier île lu Presse Canadienne OTTAWA — La Cour supérieure du Québec pourra finalement entendre la cause qui oppose depuis un an la Saint John Shipbuilding et le constructeur naval québécois MIL.La Cour suprême du Canada a en effet refusé, hier, d’entendre la compagnie du Nouveau Brunswick, qui contestait la juridiction de la Cour supérieure du Québec dans ce dossier.L'enjeu de cette affaire est la possibilité pour MIL Davie de poursuivre la construction de trois des 12 frégates de la marine canadienne.La Saint John Shipbuilding est maître d’oeuvre de ce programme de frégates, un contrat de 6,2 milliards*, tandis que Mil.est responsable d'un sous-contrat d'une valeur de 389 millions*.En juillet dernier, la compagnie des Maritimes a voulu mettre fin au sous-contrat de MIL Davie.Elle soutenait que MIL ne pouvait respecter certaines conditions de son contrat et qu'elle n’avait peut-être pas la capacité financière de le poursuivre.La Saint John craignait que la MIL ne puisse terminer son contrat à l’intérieur des délais et des coûts prévus.MIL a aussitôt réagi et obtenu de la Cour supérieure du Québec une in jonction provisoire.La Saint John s’est alors adressée, sans succès, à la Cour d’appel du Québec pour mettre en doute la juridiction de la Cour supérieure dans ce dossier.Son échec d’hier devant la Cour suprême oblige maintenant la Saint John à retourner devant la Cour supérieure pour défendre son avis de terminaison de contrat.Il faut noter que, moins d’une semaine après l’avis de la Saint John, Mil, recevait une injection de fonds des gouvernements québécois et fédéral.Québec a versé 263 millions * et Ottawa, 100 millions*.OTTAWA (PC) — Le nombre d’agriculteurs à l’oeuvre au Canada n’a jamais été si faible que l’an dernier.D’autre part, un plus grand nombre des exploitants agricoles canadiens géraient des fermes de plus grande importance.Selon Statistique Canada, de plus en plus d’agriculteurs ont également adopté des pratiques de conservation du sol et de l’eau et ont réduit l'utilisation des pesticides et fertilisants.Depuis 1986, selon l’agence fédérale, on a noté une baisse de 4,5 % du nombre des fermes recensées, définition qui n’englobe que les fermes productrices et qui exclut les domaines ruraux.Le nombre des fermes recensées avait atteint un sommet, en 1941, avec 732 832.Le nombre des fermes d'importance — dont les recettes sont supérieures à 50 000 $ par année — a par-ailleurs augmente de 6% entre 1986 et 1991, passant de 111 414 à 118 365.Les plus grosses exploitations sont également celles qui ont les meilleurs rendements : selon Statistique Canada, le quart des fermes les plus importantes du pays ont produit environ 75 % de tous les revenus agricoles, en 1991.C’est en Ontario qu’on retrouvait le plus grand nombre de fermes recensées, en 1991, soit 68 633, devant la Saskatchewan à 60 840, l’Alberta à 57 245, le Québec à 38 076, le Manitoba à 25 706 et la Colombie-Britannique à 19 225.C’est en Saskatchewan, toutefois, qu’on retrouvait le plus d'cxploita-I ions agricoles ayant des revenus supérieurs à 50 000$, suivie par l'Ontario et l’Alberta.La superficie de terres ensemencées, l’an dernier, s’établissait à 33,5 millions d’hectares (83 millions d'acres), dont 40% en Saskatchewan.Après des hausses annuelles successives durant 15 ans au chapitre de l’utilisation des pesticides et herbicides, l'étendage de produits chimiques a légèrement décliné, en 1986, en raison de la faiblesse des prix des produits de la ferme, d’une hausse du prix des équipements et de l’adoption de pratiques agricoles différentes.L’an dernier, environ 60% des agriculteurs utilisaient des fertilisants commerciaux alors que 37% épandaient du fumier naturel.Le nombre de fermiers utilisant des herbicides chimiques a baissé de 59% en 1985 à 49% en 1990.Plus du quart des récoltes de 1991 furent ensemencées dans des sols préparés selon des méthodes de labourage permettant de prévenir l’évaporation de l’eau et l’érosion des sols par le vent.Sur 37 % des fermes, par ailleurs, les cultures sont alternées afin de préserver la richesse du sol.Le blé demeure la production principale des agriculteurs canadiens.Il fut ensemencé sur 43% des terres mises en culture, suivi par le foin, l’orge, le canola et l’avoine.("est par ailleurs l’élevage ovin (lui a connu la meilleure croissance au cours des dernières années.On a dénombré 936 000 moulons sur les fermes canadiennes, l'an dernier, soit un tiers de plus qu’en 1986.Par contre, durant la même période le nombre de vaches laitières a baissé de 10% tandis que le nombre de fermes laitières a fléchi de 22%.CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 SI Jacques Montreal, Quebec H2Y 3X2 ta* (514)8457874 Tél : (514) 98 R O B I C '.// //j///Vsy r/f'-i ///A///y//Vf -/ Il y avait 10,2 millions de porcs sur les fermes canadiennes, l’an dernier, un sommet de tous les temps.En juin 1991, le nombre des fermes québécoises s’établissait à 38 076, soit 8.1 % de moins qu’en 1986, alors qu'on en comptait 41 448.Statistique Canada a également signalé, au Québec : — Les terres en culture couvraient l’an dernier 1 638 453 hectares, soit une superficie inférieure de 6.1 % à 1986.— Les fermes laitières représentaient la principale activité des agriculteurs québécois (36,4%), suivies par l’élevage (18,5%), et les spécialités diverses (15%), ce qui comprenait la culture en serre, la culture des champignons et l’apiculture.— La taille moyenne des fermes était de 90 hectares, soit une hausse de 2,6 % sur les 88 hectares de 1986.— Les revenus moyens des fermes étaient de 102 153* par année, contre 83 005 * en 1986, une hausse de 23,1 %.— Quelque 96,4 % des fermes du Québec étaient à caractère familial.Le plus ancien restaurant de FRUITS DE MER FESTIVAL DU HOMARD W57, rue Sainte-Catherine Ouest Tel.: 932-6118 - Fermé le lundi Stationnement gratuit (1 h 30) garage du Faubourg (Entrée rue Guy) Les taux d’intérêt touchent leur niveau d’il y a vingt ans OTTAWA (AFP) — La Banque du Canada a annoncé hier une baisse de 10 centièmes de point de son taux d’escompte, à 6,23 %, contre 6,33 % la semaine précédente, soit son plus bas niveau depuis 20 ans.La banque centrale a diminué le loyer de l’argent au cours des cinq dernières semaines, dans le but de tenter de relancer l’économie qui continue de montrer de nombreuses faiblesses.Anticipant le fléchissement du taux de la banque centrale,les grandes banques avaient annoncé hier matin une baisse d’un quart de point de leur taux préférentiel, à 7,25%.Ainsi, les banques de Montréal, Royale, Nationale, Toronto Dominion, Scotia et Canadienne Impériale de Commerce offriront, à partir d’aujourd’hui, leur meilleur taux depuis 19 ans.La plupart des banques ont également annoncé des diminutions d’un quart de point de leurs taux hypothécaires à échéance de moins de trois ans.Le taux préférentiel des grandes banques pourrait même descendre cette année sous la barre des 7 %, en raison de l’absence de reprise économique, a estimé le Trésorier de la Banque de Montréal, M.Yvan Bourdeau.Le gouverneur de la Banque du Canada, M.John Crow, avait pour sa part affirmé mercredi que l’économie canadienne était maintenant engagée sur la voie de la relance, après deux années d’un fort ralentissement, mais que celte dernière demeurait incertaine.avis de demande Toute personne, société ou groupement visé dans l’art.60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s’opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s’il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée à: La Régie des permis d’alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec, H2Y 1B6.AVIS DE DEMANDE DE PERMIS D’ALCOOL La Régie des permis d’alcool du Québec est responsable de la délivrance des permis de fabrication de boissons alcooliques et d’entrepôt et du contrôle des activités des détenteurs de permis.Toute personne, société ou groupement visé dans l’article 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée à: La Régie des permis d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame Est, suite 9.200, Montréal, Québec, H2Y1B6.Nom el adresse Nature de la Endroit du requérant demande d'exploitation ANDRÉ Demande de 125 rue de FRAPPIER INC.permis la Barre 125, rue de d'entrepôt de Boucherville la Barre bière (Québec) Boucherville (Québec) J4B 2X6 Code mun.56750 Montréal, le 2 juin 1992 Le Président et directeur général Ghlslaln K-Lallamme, avocat Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation LES ENTREPRISES FRANÇOIS HUARD INC.L'Internai 1311, Logan Montréal Dossier: 579-623 1 Bar avec danse 1669.St-Hubert Montréal 131209 CANADA INC Bar de la Plaza 7152, rue St-Hubert Montréal Dossier: 311-456 Autorisation 7152, rue de danse dans St-Hubert 1 bar avec Montréal films 2955-7642 QUÉBEC INC Bar Restaurant International 13000, ch.Côte de Liesse Dorval Dossier: 241-216 Autorisations de danse et spectacles et augmentation de capacité d'un bar (suite à une cession) 13000.ch.Côte de Liesse Dorval RESTAURANT SOMAR INC.Restaurant Somar Inc 1769, boul.St-Martin ouest Laval Dossier 966-978 1 Restaurant pour vendre 1769, bout St-Martin ouest Laval TRIEU NGUYEN, VAN BA NGUYEN Restaurant Chez Lim 1376, ch Chambly Longueuil Dossier: 580-191 1 Restaurant pour vendre 1376, ch Chambly Longueuil 2823829 CANADA INC Les Services Alimentaires Présidentiels 4428, boul.St-Laurent Montréal 2 Bars 1000 Lagauchetière O Mezz Montréal Québec ss Taux d’escompte ¦nnii 87 88 ’89 90 ’91 '92 juin’92 4 juin 6.23% Source [Urique du Canada (PC) Signe de reprise, selon certains économistes, le produit intérieur brut canadien a enregistré une croissance de 0,3 % en mars dernier.L'organisme gouvernemental Statistique Canada n'a cependant pas encore annoncé officiellement que le Canada est sorti de la récession, où il avait plongé en avril en 1990.Le chômage touchait 11 % de la population active en avril dernier, et les analystes ne prévoient de changements significatifs lors de l’annonce aujourd'hui par Statistique Canada des chiffres du mois de mai.d’un permis d’alcool Dossier: 967-372 JEAN PAUL 1 Bar sur 801, boul.De 1 BEAULAC terrasse Maisonneuve) 1 ET ASSOCIÉS INC.est Restaurant Beaulac 001, boul De Maisonneuve est Montréal t ) Montréal Dossier: 288-621 rj DUFRESNE, Émile Changement 4130, Jarry Taverne Henri de catégorie est Dulresne Enr def Taverne à Montréal 4130, Jarry est t Brasserie ; J Montréal Dossier: 156-596 GURRERI, Vito 1 Bar 8533, boul.CaféGina II Enr.St-Michel i 8533, boul.St-Michel Montréal Montréal ; i Dossier: 966-937 11 CARLOS RICO, Changement 11.Molière ' 1 MANUEL OLIVA de catégorie Montréal ; Manolos Bar et de f - * Restaurant Restaurant 11, Molière vendre à t Bar Montréal (suite à une 1 Dossier: 862-169 cession) • 2949-5298 1 Restaurant 4028-4030, QUÉBEC INC pour vendre Masson Restaurant Chez additionnel Montréal La Mère-Calé i .Sport Alex ‘ » 4028-4030, , » Masson Montréal Dossier: 277-319 • i 2173-7754 1 Bar sur 6295, boul.QUÉBEC INC.terrasse Léger < < Vincent Sous-Marins 6295, boul.Léger Montréal-Nord ‘ Montréal-Nord Dossier: 223-362 ' J BEAUMIER, André 1 Taverne sur 554,rue Taverne Des terrasse St-Pierre Sportifs 554, rue St-Pierre Terrebonne Terrebonne Dossier: 20-834 ABDELWAHAB 2 Restaurants 425, rue AHMED, pour vendre Hickson MOATAZ BUCKLA dont 1 sur Verdun Le Petit Ratiot terrasse 425, rue Hickson Verdun • • Dossier: 967-455 < 2762986 CANADA 1 Restaurant 515, Curé- INC pour vendre Labelle.; Resto-Bar sur terrasse local 20 Sportif Racers additionnel Laval 515, Curé-Labelle, (demande local 20 Laval Dossier 937-136 amendée) LECLERC, Sylvain 1 Restaurant 1835, rue de , Café Laurendeau pour vendre l'Église 1835,rue de l’Eglise Montréal Dossier: 491-761 Montréal 2863-1992 1 Restaurant 2504, boul QUÉBEC INC pour vendre Daniel-Johnson ¦ Restaurant sur terrasse Laval Bar Fazzi 2504, boul.Daniel-Johnson Laval Dossier: 929-844 additionnel 2949-8615 1 Restaurant 1202, ste- ; QUÉBEC INC.pour vendre Catherine Le Pub Zoom Enr.avec danse et ouest 930, Ste-Catherine spectacles Montréal ouest 1 Restaurant Montréal Dossier: 966-481 pour vendre LES 1 Restaurant 7091, Sl- INVESTISSEMENTS pour vendre Hubett WHITE HORSE INC Il Gianicolo 7091, St-Hubert Montréal Dossier.458-109 Montréal POPOV AC, Bosko Augmentation 11 Prince ' J Bar Amsterdam de capacité Arthur Ouest 11 Prince Arthur Ouest Montréal Dossier.183-509 d'un bar Montréal i 2951-2472 Autorisation 1500 Alwater QUÉBEC INC.de danse et no S-18.PI Brasserie spectacles Alexis Nihon Le Coach dans f Montréal 1500 Atwater Brasserie no S-18, (suite à PI.Alexis Nihon Montréal Dossier: 407-106 cession) Le président et directeur général Ghlslaln K.-Lallamme, avocat 4-6 ¦ Le Devoir, vendredi 5 juin 1992 AVIS PUBLICS AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que GROUPE CIDEV ITÉE demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Québec, le 1er juin 1992.DESJARDINS DUCHARME STEIN MONAST Procureurs de la compagnie.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-203766-922.COUR SUPERIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT MONIQUE LAMOUREUX Partie demanderesse rÉAllafreniere” Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à RÉAL LÀFRENIERE, de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est, rye Sl-Anloine, à Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la dote de la publication du présent avis dans le joumol Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise ou greffe à l’intention de RÉAL LAFRENIERE.Lieu: MONTRÉAL Dole: 25 moi 1992.DOMINIQUE DIBERNARDO, PA Province de Québec District de Montréal.COUR SUPERIEURE, NO: 500 05 005276-900.LA BANQUE TORONTO DOMINION, Dmanderesse, •vs- GEORGE TSOUIAMANIS 4 MiCHELA CANTAII, Défendeurs.Le lé juin 1992, à 10H0O de l'avant-midi, au domicile des défendeurs, au No 33 rue Crestwell, en la cité de Dollord-des-Ormoaux, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets des défendeurs, saisis en celte couse consistant en: 1 sel à diner - table rectangulaire noir (6 chaises).I téléviseur couleur portatif Shorp 19' environ, 1 vidéo cosselte VHS Shorp, I balayeuse Electrolux et accessoires, I génératrice Power Male etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.DANIEL LEDOUX, huissier.DE L'ETUDE: PELLETIER BERNIER 4 MARTIMBAULT, HUISSIERS, 431, King George, longueuil, Québec J4J 2VS.TEL: 647-6400.Longueuil, le 3 juin 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR DÜ QUEBEC, NO: 500-02-036228-919.GÉRARD LAFONTANT, RODRIOUE MOUSSIGNAC, JEAN-M ADAM, -VS-MAUDE THELOf.le 2éiéme jour de juin 1992, à lOhOO.au 12760, dliémeave, R.D.P., Qc, district de MONTREAL, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de MAUDE THELOT, saisis en cette cause, consistant en: I télé 26pc Granada 1 fauteuil rose, 2 tapis orientais, f sofa 3 pl.rose, 1 sofa 2 pl.rose.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT OU .CHEQUE VISE.FORGET 4 ASSOCIÉS, HUISSIERS DE JUSTICE Informations: (514)257-3000.Montréal, ce2léme jour de juin 1992.AVIS est par les présentes donné qu'une pétition en faillite a été produite contre vous devant cette cour par LA CIE DE PLOMBERIE ET CHAUFFAGE CONCORDE LTÉE du district de Montréol, et que le tribunal a ordonné la publication du présent avis dans LE DEVOIR et doit être réputé une signification de la requête et de l'affidavit souscrit en vertu du paragraphe 25(3) de la Loi sur la faillite, accompagnée de l'avis du jour et du lieu de l'audition à vous-même et avis est aussi donné que la pétition sera entendue devant un juge de la Cour Supérieure siégeant en matière de faillite en salle 16.12, ou si elle n'est pas contestée, devant le régislroire en salle 16.10, le 9lème jour de juillet, 1992 à 9:15 heures de l’avant-midi au Palais de justice, 1 Notre-Dame-Est, Montréal, que vous êtes requis de comparaître ce jour-là, et qu'à défaut de votre comparution le tribunal peut rendre une ordonnance de séquestre contre vous en votre absence, sur telle preuve des allégations de la pétition que le tribunal jugera suffisante.Vous pouvez examiner la pétition en faisant la demande à mon bureau.Daté: de Montréal, ce 4ième jour de juin 1992.C.LACAIllE Régislroire en faillite BERKOWITZ STRAUBER GOLDMAN, Avocats du créoncler/requérant.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NQ 500 04 000433 921 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT ARTHUR THÉRIAULT, Partie demanderesse c.MANON CHARETTE Partie défenderesse et LE CURÉ DE LA PAROISSE STE-DOROTHÉE et M.LE PROTONOTAIRE DE LA COUR SUPÉRIEURE DE MONTRÉAL et C.S.S.M.M.Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à MANON CHARETTE, de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est, rue St-Anloine, à Montréal, salle 1.100, dans les trente jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de l'action en rétablissement de l’autorité parentale a élé remise au greffe à l'Intention de MANON CHARÈTIE.Lieu: MONTRÉAL Date: 25 mai 1992 DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE NO: 700-12-019539-923 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la Famille MONIQUE SOUCY Partie demanderesse andré lefebvre' Partie défenderesse ORDONNANCE la Cour ordonne à la partie intimée ANDRÉ LEFEBVRE de comparaître dans un délai de 20 jours à compter de la date de la publication de la présente ordonnance.Nous vous avisons qu’une copie de la déclaration en divorce a élé déposée à votre intention au greffe des divorces du district de Terrebonne, situé au 400 rue Laviolelte, Sl-Jérôme, salle S.S.-05.Nous vous avisons de plus qu’à défaut par vous de signifier ou de déposer voire comparution ou voire contestation dans les délais prévus, la partie requérante pourra obtenir contre vous un jugement de divorce par défaut auquel pourra être joint loule ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.AST-JÉROME, le 1er juin 1992 ROUAN DE ÉTHIER, PA AVIS COMMISSION DE L'ENVIRONNEMENT COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL mj?SÉANCE PUBLIQUE DATE : 11 juin 1992 HEURE : 19 h 00 LIEU : Complexe Guy-Favreau Centre des conférences Salle des Saules 200, bout.René-Lévesque ouest Niveau 00 Montréal, Québec (Métro Place d'Armes) Renseignements : 280-3460 SUJET PRÉVU : Contrôle des émissions de substances organiques volatiles sur l'ile de Montréal Document déposé Rapport annuel de qualité de l'air - 1991 La Coordonnatrice aux Commissions Une période de questions est prévue au cours de la séance.Pour poser des questions, les intervenants doivent s'inscrire entre 18 h 45 et 19 h 00.Le 5 juin 1992 Transports Québec Québec a a a a APPELS D’OFFRES ET DE CANDIDATURES Les appels d'offres qui suivent correspondent aux contrats de services auxiliaires (type A), de constmction (type C), de déneigement (type D), de services professionnels (type P) et aux autres contrats non spécifiés précédemment (type S).À moins d'indications plus précises, pour les contrats de types C et D, sont admis à soumissionner les entrepreneurs dont le principal établissement (place d'affaires) est situé au Quebec, qui possèdent une licence de la Régie des entreprises de construction du Québec dans la ou les catégories pertinentes (lorsque cette licence est exigée) et qui ont commande à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat.À moins d’indications plus précises, pour les contrats de types A et P, seules les personnes physiques, les sociétés ou corporations ayant une place d affaires au Québec et possédant les qualifications minimales requises décrites dans les documents d’appel d'offres sont ¦ admises à presenter une offre de services.Pour les contrats de types A et P, lorsque le fournisseur compte plus de cent employés, il doit être détenteur d'une attestation émise par le ministère des Approvisionnements et Services, à l'effet qu'il s'engage à Implanter un programme d'accès è l'égalité conforme à la Charte des droits et libertés de la personne, si le contrat lui est adjugé.L'obligation explicitée précédemment s’applique pour tout sous-contrat d'un montant de 100 000 $ ou plus et s'adressant à un sous-contractant ayant plus de cent employés.Pour tous les types de contrats, on peut obtenir une copie du dossier d'appel d'offres moyennant la somme indiquée à la rubrique "Coût du dossier" lorsque applicable.Ce coût incluant les taxes est payable en espèces, chèque visé ou mandat-poste à l’ordre du ministre des Finances et est non remboursable.Les intéressés peuvent obtenir les renseignements et les documents pertinents en s'adressant aux bureaux suivants: QUÉBEC Service des contrats Ministère des Transports 700, bout.Saint-Cyrille Est 20’ étage Québec (Québec) G1R 4Y9 Tél.: (418) 644-8848 MONTRÉAL Service des contrats Ministère des Transports OU 35, rue de Port-Royal Est l#r Qtage Montreal (Québec) H3L 3T1 Tél.: (514) 873-6061 Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission ou offre reçue.Le sous-ministre, J Georges Lalande D Contrat no 1103-92-4211 - Déneigement et déglaçage sur les routes 299 et du Lac Ste-Anne, dans diverses municipalités, entre autres Baldwin, M.R.C.Denis-Riverin, circonscriptions électorales de Matane et Gaspé.Longueur de 87.86 km.Garantie de soumission exigée: ’ - cautionnement: 27 800 $ ou chèque visé: 13 900 $ Coût du dossier: gratuit La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à" 15 h.alors que débutera l'ouverture des plis.D Contrat no 1206-92-4216 — Déneigement et déglaçage de la route 132, dans diverses municipalités, entre autres St-Jérôme-de-Matane.M.R.C.Matane.circonscription électorale de Matane.Longueur de 49,68 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d’affaires dans les districts suivants sont admissibles: (06) Sainte-Anne-des-Monts Ouest, (03) Sainte-Anne-des-Monts Est, (04) New-Carlisle.(07) Mont-Joli.Garantie de soumission exigée: .- cautionnement: 15 500 $ ou chèque visé: 7 750 $ Coût du dossier: gratuit La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.D Contrat no 1208-92-4206 — Déneigement et déglaçage des routes 132.de l'Église et Grand'Maison, dans les municipalités de St-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup par.St-Georges-de-Cacouna village, et St-Georges-de-Cacouna par.M.R.C.Rivière-du-Loup, circonscription électorale de Rivière-du-Loup.Longueur de 17,88 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires dans les districts suivants sont admissibles: (08) Rivière-du-Loup.(07) Mont-Joli, (10) Saint-Pascal.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 5 600 $ ou chèque visé: 2 800 $ Coût du dossier: gratuit .La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 é 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.A Contrat no 1210-92-0010 - Nettoyage de regards et puisards sur diverses routes, dans diverses municipalités.M.R.C.Kamouraska et Témiscouata, circonscription 'électorale de Kamouraska-Témiscouata.Garantie de soumission exigée: r- cautionnement: 900 $ ou cheque visé: 450 $ Coût du dossier: 10 S La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 23 juin 1992 à 15 h.alors que débutera l'ouverture des plis.D Contrat no 1210-92-4206 - Déneigement et déglaçage des routes 289.du 6' Rang, du 4- Rang, de Picard et du Vallon, dans diverses municipalités, entre autres Pohénegamook ville.M.R.C.Kamouraska et Témiscouata.circonscription électorale de Kamouraska-Témiscouata.Longueur de 51,00 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d’affaires dans les districts suivants sont admissibles: (10) Saint-Pascal, (08) Rivière-du-Loup.(13) Samt-Jean-Port-Joli.Garantie de soumission exigée: , - cautionnement: 13 000 S ou chèque visé: 6 500 $ -Coût du dossier: gratuit .La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 2000-92-0303 — Marquage longue durée sur la route 175, dans un T N O.dans diverses MRC.circonscriptions électorales de Lac-St-Jean et Dubuc Longueur i 63,500 mètres.Garantie de soumission exigée: ,r cautionnement: 43 000 S ou chèque visé: 21 500 $ Coût du dossier 10$ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi.30 juin 1992 à 15 h.alors que débutera l'ouverture des plis.D Contrat no 2093-92-4207 — Déneigement et déglaçage de la route 169, de l'intersection de la route de l'Ascension dans Delisle, jusqu'à la limite des municipalités de .Ste-Monique et Péribonka, M R C.Lac St-Jean-Est, circonscription électorale du Lac St-Jean.Longueur de 22.12 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires dans les districts suivants sont admissibles: (93) Métabetchouan, (94) Chicoutimi, (20) Québec, (90) Roberval.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 4 700 $ ou chèque visé: 2 350 S Coût du dossier: gratuit La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h.alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 2094-91-0110 — Terrassement, structure de chaussée et aqueduc pour une nouvelle route reliant la Ligne Bagot au chemin de la Grande-Anse, dans la Ville de La Baie, M R C Le Fjord du Saguenay, circonscription électorale de Dubuc.Longueur "de 5,315 km Garantie de soumission exigée: - cautionnement 329 000 $ ou chèque visé 164 500 $ Coût du dossier: 60 S La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi.7 juillet 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 2099-92-3701 - Scellement de fissures à l'aéroport de Chibouga-mau-Chapais, dans la municipalité de Scott n o, circonscription électorale d'Ungava.Longueur de 7 500 mètres.Garantie de soumission exigée: - cautionnement 1 200 $ ou chèque visé.600 S ,Çoùt du dossier.10$ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 23 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 3111-92-0015 — Scellement de fissures sur la route 362, dans les ‘municipalités de Les Éboulements et de St-lrenée paroisse.MRC Charlevoix et Charlevoix-Est.circonscription électorale de Charlevoix Longueur de 12,49 km Garantie de soumission exigée: cautionnement 1 800 $ ou chèque visé: 900 $ Coût du dossier 10$ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 23 |uin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.D Contrat no 3111-92-4201 - Déneigement et déglaçage des routes 362 et 138, et des chemins suivants Chemin St-Placide.Cote de Pérou, chemin Bas et la Grande Côte, chemin Principal, chemin du Quai, deux (2) lits d'arrêt, bretelle plus l'aire de vérification des freins, dans diverses municipalités, M.R.C.Charlevoix, circonscription électorale de Charlevoix.Longueur de 70,95 km Garantie de soumission exigée: * cautionnement: 23 500 $ ou chèque visé: 11 750 $ •Goût du dossier gratuit ,La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h.alors que débutera l'ouverture des plis C Contrat no 3120-92-0316 — Construction de bases de supersignalisation en bordure des autoroutes 40 et 440, dans les municipalités de St-Augustin-de-Desmaures et Beauport, M.R.C.Communauté urbaine de Québec, circonscriptions électorales de La Peltrie et Montmorency.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 2 600 $ ou chèque visé: 1 300 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 23 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 3120-92-0326 - Marquage longue durée sur la route 175, dans un T.N.S., M.R.C.La Côte-de-Beaupré.circonscription électorale de Chauveau.Longueur: 45,530 mètres.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 30 800 $ ou chèque visé: 15 400 $ Coût du dossier: 10 $ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 3120-92-0922 - Terrassement, structure de chaussée et revêtement souple relatifs à la construction d'une voie de dépassement sur la route 175 sud.du km 112,55 au km 114,3.Réserve faunique des Laurentides, M.R.C.La-Côte-de-Beaupré, circonscription électorale de Chauveau.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 64 000 $ ou chèque visé: 32 000 $ Coût du dossier: 20 $ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 3120-91-0931 - Éclairage, supersignalisation et aménagement paysager à l'échangeur de l’autoroute 40 et la route Jean-Gauvm, dans la municipalité de Sainte-Foy ville, M.R.C.Communauté urbaine de Québec, circonscription électorale de La Peltrie.Garantie de soumission exigée: -cautionnement: 12 000 $ ou chèque visé: 6 000 $ Coût du dossier: 20 $ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 23 Juin 1992 à 15 h.alors que débutera l'ouverture des plis.D Contrat no 3129-92-4210 - Déneigement et déglaçage des routes 138 et 363.dans les municipalités de Deschambault s.d.et Grondines s.d., M.R.C.Portneuf et Ste-Anne-de-la-Pérade, M.R.C.Francheville, circonscription électorale de Champlain.Longueur de 39,57 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d’affaires dans les districts suivants sont admissibles: (29) Cap-Santé, (20) Québec, (32) Cap-de-la-Madeleine.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 8 200 $ ou chèque visé: 4 100 $ Coût du dossier: gratuit La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.A Contrat no 3213-92-0307 — Réparation et remplacement des lampes sur les systèmes d'éclairage routier, des feux de circulation et des clignotants sur diverses routes, dans diverses municipalités, M.R.C.Montmagny et L'Islet, circonscriptions électorales de Montmagny-L'lslet et Kamouraska-Témiscouata.Longueur de 67,0 km.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 1 500 $ ou chèque visé: 750 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 23 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 3222-92-0116 — Terrassement et structure de chaussée sur la Route du Détour, dans la paroisse de Ste-Germaine-du-Lac-Etchemin, M.R.C.Les Etchemins, circonscription électorale de Bellechasse.Longueur de 2.39 km.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 32 000 $ ou chèque visé: 16 000'$ Coût du dossier: 20 $ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 3227-92-0623 - Traitement de surface simple, sur diverses routes, dans diverses municipalités, M.R.C.L’Amiante, circonscription électorale de Frontenac.Longueur de 37,62 km.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 30 000 $ ou chèque visé: 15 000 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h.alors que débutera l'ouverture des plis.A Contrat no 4000-92-CC01 - Inspection sous-marine de 16 ponts situés sur diverses routes, dans diverses municipalités, M.R.C.Maskinongé, Le Centre-de-la-Mauricie, Bécancour, Nicolet-Yamaska, L'Erable et Francheville, circonscriptions électorales de Lot-binière, Nicolet-Yamaska, Frontenac, Laviolette, Maskinongé, St-Maurice.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 2 200 $ ou chèque visé: 1 100 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 23 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 4032-92-0102 — Enlèvement et pose de glissières de sécurité sur la route 155, dans diverses municipalités, M.R.C.Centre-de-la-Mauricie et Mékinac, circonscription électorale de Laviolette.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 6 400 $ ou chèque visé: 3 200 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 23 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 4032-92-0104 — Terrassement, structure de chaussée et aménagement d'espaces verts sur la route 359, dans la municipalité de Lac-à-la-Tortue, M.R.C Le Centre-de-la-Mauricie, circonscription électorale Sl-Mauricie.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 25 200 $ ou chèque visé: 12 600 $ Coût du dossier: 20 $ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 4032-92-0205 — Renforcement d'une poutre de rive du pont sur la route du village de Champlain au-dessus de l'autoroute 40, dans la municipalité de Batiscan, M.R.C.Francheville, circonscription électorale de Champlain.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 4 400 $ ou chèque visé: 2 200 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 23 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.D Contrat no 4032-92-4210 — Déneigement et déglaçage de la route 155, du chemin de La Croche et du terrain du centre d'opérations 5 203 m' à la Bostonnais, ainsi que dans diverses municipalités.M R C.Haut-Saint-Maurice, circonscriptions électorales de Laviolette et Roberval.Longueur de 80,30 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires dans les districts suivants sont admissibles: (32) Cap-de-la-Madeleine, (29) Cap-Santé, (43) Shawinigan, (58) Joliette, (90) Roberval Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 20 000 $ ou chèque visé: 10 000 $ Coût du dossier gratuit La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l’ouverture des plis.P Contrat no 4831-92-KA02 - Vérification de la qualité des sols et matériaux utilisés et de la pose de ces matériaux dans la réalisation du projet 3120-92-0913, route 175, pont de Québec, municipalités de St-Nicolas et de Ste-Foy, circonscriptions électorales des Chutes-de-la-Chaudière, Jean-Talon et Louis-Hébert.La réception des soumissions se fera à la salle des soumissions de QUÉBEC ef prendra fin le jeudi, 18 juin 1992 à 15 h alors que débutera l’ouverture des plis P Contrat no 4831-92-KA07 Vérification de la qualité des sols et matériaux utilisés et de la pose de ces matériaux dans la réalisation du proiet 1104-8406, roule 132, municipalité de Pointe-a-la-Garde.circonscription électorale de Bonaventure La réception des soumissions se fera à la salle des soumissions de QUÉBEC et prendra fin le jeudi, 18 juin 1992 à 15 h alors que débutera l’ouverture des plis P Contrat no 4831-92-KA11 - Vérification de la qualité des sols et matériaux utilisés et de la pose de ces matériaux au cours de l'année 1992 dans la réalisation de divers projets de construction de roules et de réparation de ponts localisés dans les circonscriptions électorales de Bellechasse, Beauce-Nord, Beauce-Sud et Lotbinière La réception des soumissions se fera à la salle des soumissions de QUÉBEC et prendra fin le jeudi, 18 juin 1992 à 15 h alors que débutera l'ouverture des plis C Contrat no 5024-92-0117 — Terrassement et structure de chaussée sur le chemin du rang St-Michel, dans la municipalité de Lambton, M R C.Le Granit, circonscription électorale de Mégantic-Compton Longueur de 1,56 km Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 27 400 $ ou chèque visé 13 700 $ Coût du dossier 20 $ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis C Contrat no 5025-92-0120 - Terrassement, structure de chaussée sur la route 257, dans la municipalité du canton de Weedon, M R C Le Haut St-François, circonscription électorale de Mégantic-Compton Longueur de 860 mètres Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 26 000 $ ou chèque visé 13 000 $ Coût du dossier 10$ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra lin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h.alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 6139-92-0107 Remplacement et a|out de glissières de sécurité sur les routes 112 et 139, dans les municipalités de Granby ville, Sutton canton et Lac Brome ville, M R C La Haute-Yamaska et Brome-Missisquoi.circonscriptions électorales de Shefford et Brome-Missisquoi Longueur de 1751 mètres Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 17 000 $ ou chèque visé: 8 500 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le vendredi, 19 juin 1992 à 15 h.alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 6151-92-0114 - Terrassement et structure de chaussée sur le 7” Rang et le rang St-Georges, dans les municipalités de St-Dominique, s.d.et St-Liboire par., M.R.C.Les Maskoutains, circonscription électorale de St-Hyacinthe.Longueur de 2,37 km.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 29 600 $ ou chèque visé: 14 800 $ Coût du dossier: 40 $ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le vendredi, 26 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 6151-92-0912 — Terrassement, structure de chaussée et éclairage sur la route 122 et à l'intersection de cette route avec la route 132, dans les municipalités de St-Gérard-Majella par, St-Michel-d'Yamaska par., et St-David par., M.R.C.Le Bas-Richelieu, circonscriptions électorales Nicolet-Yamaska et Richelieu.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 233 000 $ ou chèque visé: 116 500 $ Coût du dossier: 60 $ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le vendredi, 3 juillet 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 6253-92-0204 — Remplacement du tablier et réfection des culées du pont en béton situé sur la route 133 au-dessus du ruisseau Barbotte, dans la municipalité de Saint-Athanase par., M.R.C.Le Haut-Richelieu, circonscription électorale d'Iberville.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 20 400 $ ou chèque visé: 10 200 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le vendredi, 26 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l’ouverture des plis.A Contrat no 6256-92-0022 — Nettoyage des puisards d'égouts et des conduites situés sur la route 134, dans les municipalités de Brossard, Greenfield Park et Longueuil, villes, M.R.C.Champlain, circonscription électorale de La Pinière, Marie-Victorin et Laporte.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 3 400 $ ou chèque visé: 1 700 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le vendredi, 19 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.D Contrat no 6256-92-4214 — Déneigement et déglaçage du boulevard Bernard-Pilon, dans la municipalité de St-Mathieu-de-Beloeil par., M.R.C.La Vallée-du-Richelieu, circonscription électorale de Verchères.Longueur de 4,14 km.Seuls les entrepreneurs ayant une place d’affaires dans les districts suivants sont admissibles: (56) Boucherville, (51) Saint-Hyacinthe, (53) Iberville, (67) Napierville.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 1 000 $ ou chèque visé: 500 $ Coût du dossier: gratuit La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le vendredi, 3 juillet 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 6463-92-0312 — Installation d'un système d'éclairage routier à l'échangeur de l'autoroute 15 et de la rue de Martigny, sortie 43, dans la municipalité de St-Jérôme.M.R.C.La Rivière-du-Nord, circonscription électorale de Prévost.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 40 800 $ ou chèque visé: 20 400 $ Coût du dossier: 20 $ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le vendredi, 26 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l’ouverture des plis.C Contrat no 6474-92-0909 - Reconstruction du chemin rang St-Étienne, soit le drainage, structure de chaussée et revêtement, dans la municipalité de la paroisse de Saint-Placide, M.R.C.Deux-Montagnes, circonscription électorale Deux-Montagnes.Longueur de 1.01 km.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 17 200 $ ou chèque visé: 8 600 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le vendredi, 19 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 6562-92-0103 — Pose de glissières semi-rigides, en tôle ondulée sur poteaux de bois, sur la route 329, dans la municipalité de St-Donat, M.R.C Matawinie, circonscription électorale de Rousseau.Longueur de 2 063 mètres.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 22 000 $ ou chèque visé: 11 000 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le vendredi, 26 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.A Contrat no 7078-92-PB01 — Débroussaillage mécanisé sur les routes 148,301.303 et 366 et divers chemins, dans diverses municipalités, M.R.C.Pontiac, circonscriptions électorales diverses.Longueur de 313,3 km.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 30 000 $ ou chèque visé: 15 000 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le vendredi, 26 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 7078-92-0210 — Réfection partielle d'un pont-barrage, sur la route 301, dans la municipalité de Portage-du-Fort, M R C.Pontiac, circonscription électorale de Pontiac.Longueur de 0,203 km Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 72 000 $ ou chèque visé: 36 000 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra lin le vendredi, 26 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 7078-92-0213 - Réparation du pont couvert, de teinture du revêtement extérieur et travaux connexes, sur l'ancienne route #8 au-dessus de la rivière Cou-longe, dans les municipalités de Mansfield-et-Pontefract el Fort-Coulonge, M R C.Pontiac, circonscription électorale de Pontiac Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 7 000 $ ou chèque visé: 3 500 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le vendredi, 19 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 7078-91-0237 - Réparations mineures sur quatre (4) structures et à la mise en place d'une plaque d'acier et d'instruments de mesure sur une autre structure, sur l'autoroute 50.boul Raymond, boul Hautes-Plaines et Montée Paiement, dans les municipalités de Hull et Gatineau, M R C.Communauté urbaine de l'Outaouais, circonscriptions électorales de Hull et Chapleau.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 2 000 $ ou chèque visé: 1 000 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra lin le vendredi, 19 juin 1992 à 15 h.alors que débutera l'ouverture des plis.D Contrat no 8084-92-4213 - Déneigement et déglaçage des routes Joutel-Selbaie et Joutel-Poirier.dans la municipalité de Baie James, circonscription électorale d'Ungava.Longueur de 98,48 km Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 32 500 $ ou chèque visé: 16 250 $ Coût du dossier: gratuit La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.D Contrat no 8088-92-4217 — Déneigement et déglaçaae de la route 393 de La Sarre à Val Paradis et divers chemins, dans diverses municipalités, MRC Abitibi-Ouest, circonscription électorale d'Abitibi-Ouest.Longueur de 70,74 km Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 26 000 $ ou chèque visé: 13 000 $ Coût du dossier: gratuit La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis C Contrat no 9097-92-3201 - Réparation des défenses d'acier ainsi que le béton des créneaux du musoir du quai du traversier, dans la municipalité de Godbout ville, MRC Manicouagan, circonscription électorale de Saguenay Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 10 400 $ ou chèque visé: 5 200 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 23 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis.D Contrat no 9097-92-4201 - Déneigement et déglaçage de la route 172, dans les municipalités de Tadoussac ville et Sacré-Coeur s.d., MRC La Haute-Côte-Nord, circonscription électorale de Saguenay Longueur de 32,21 km Seuls les entrepreneurs ayant une place d'affaires dans les districts suivants sont admissibles: (97) Baie-Comeau.(98) Havre-Saint-Pierre, (94) Chicoutimi, (11) La Malbale Garantie de soumission exigée: - cautionnement 10 000 $ ou chèque visé: 5 000 $ Coût du dossier gratuit La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 à 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis D Contrat no 9098-92-4201 - Déneigement et déglaçage de la route 138 et du chemin des Forges (Moisie) dans les municipalités de Sept-lles.Moisie et Rivière-au-Ton-nerre, M R C des Sopt-Rivières et de la Minganie, circonscription électorale de Duplessis Longueur de 126,97 km Garantie de soumission exigée: - cautionnement 37 300 $ ou chèque visé 18 650 $ Coût du dossier: gratuit La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 30 juin 1992 è 15 h, alors que débutera l'ouverture des plis L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, vendredi 5 juin 1992 M A-7 40 000 civils sous les Les « Onze » veulent ratifier feux serbes à Sarajevo le traité de Maastricht au plus tôt de TOTAN, les Douze tiennent une réunion de crise PHOTO AP Le ministre des Affaires étrangères portugais Joao De Deus Pinheiro, président du Conseil des ministres de la CEE, à gauche, s’entretient avec son homologue des Affaires étrangères danois, Uffe Ellemann-Jensen, juste avant d’assister a la conférence de l’OTAN à Oslo hier.BELGRADE (Reuter) — Des chars et des canons serbes ont pilonné hier un quartier de Sarajevo où 40 000 civils sont bloqués depuis des semaines et manquent de médicaments et de vivres, ont rapporté des journalistes locaux.« Il y a beaucoup d’enfants à Do-brinja.Les gens, là-bas, disent volontiers qu’ils sont dans le camp de concentration le plus vaste d’Europe, tant ils sont amers et désespérés », a dit Zoran Pirovic, rédacteur en chef de la radio de Sarajevo.« Ces gens et des éléments des forces de défense territoriale (musulmanes) sont pris au piège par des barricades serbes.Ils n’ont presque plus de quoi manger, pas d’eau courante ni d’électricité.Ils supplient (la présidence bosniaque) d’obtenir la levée du blocus», a-t-il ajouté.Le ministre bosniaque des Affaires étrangères, Haris Silajdzic, a lancé hier matin à Paris lors d’une conférence de presse un appel à la communauté internationale.« Cette civilisation est-elle prête à voir des dizaines de milliers de gens mourir de faim en Europe ?Est-il vrai que tous ces progrès moraux, technologiques, matériels ne puissent être d’aucun secours ?» a-t-il demandé.« S’il faut une intervention militaire, qu’il y ait une intervention militaire ».Les États-Unis ont demandé hier à leurs alliés, lors d’une réunion de l’OTAN à Oslo, d’envisager un recours à la force, en soutien aux sanctions votées samedi par le Conseil de sécurité de l’ON U contre la Serbie et le Monténégro, ou pour garantir l’acheminement de secours dans les zones de combat.Mais selon des sources proches de l’OTAN, cette idée s’est heurtée aux vives objections de plusieurs pays européens qui redoutaient que cela n’ouvre la voie à une intervention militaire du type « guerre du Golfe », et a été abandonnée.Sur place, Cedric Thornberry, un fonctionnaire de l’ONU, a négocié hier avec des commandants des forces serbes pour tenter de les convaincre de remettre l’aéroport de Sarajevo, afin de pouvoir acheminer des vivres et des médicaments pour les civils.Le général Bozidar Stevanovic, commandant en chef de l’armée de l’air fédérale, a accusé quant à lui les dirigeants serbes d’attirer les foudres de la communauté internationale contre la fédération yougoslave.« L’Amérique a réussi à rallier le soutien de l’opinion publique mondiale parce que nos politiciens ne sont pas assez souples et ont permis à une vision biaisée de la situation de prévaloir », dit-il dans une interview publiée hier dans le quotidien de Belgrade, Borba.La Tchécoslovaquie a annoncé hier, à l’instar d’autres anciens pays communistes d’Europe de l’Est, qu’elle se joignait à l’embargo commercial, pétrolier et aérien décrété par TON U contre la Serbie et le Monténégro.Le porte-parole du ministère tchécoslovaque des Affaires étrangères, Zdenek Zikmund, a cependant démenti que Prague ait demandé à l’ambassadeur yougoslave de quitter le pays, comme l’avait annoncé l’agence CSTK.« Une telle demande n’a pas été faite officiellement par les canaux diplomatiques », a-t-il dit.Les attachés militaires yougoslaves ont en revanche reçu l’ordre de quitter la Tchécoslovaquie d’ici la fin de la semaine.Dans la nouvelle fédération yougoslave, formée de la Serbie et du Monténégro, le Parti socialiste serbe au pouvoir à Belgrade a remporté les élections législatives du weekend dernier, selon des résultats officiels publiés hier.Ces élections ont été boycottées par les principaux partis d’opposition ui ont déclaré qu’elles n’étaient pas quitables.Les socialistes (ex-communistes) ont remporté 73 des 138 sièges de la Chambre des citoyens.Le Parti radical serbe (nationaliste) arrive en deuxième position avec 33 sièges.Le Parti des socialistes démocrates du Montenegro, qui compte d’anciens communistes dans ses rangs, a remporté 23 sièges.Un parti de la communauté hongroise et un parti communiste en ont remporté chacun un, et d’autres petites formations trois, rapporte l’agence Tanjug Les résultats ont été annulés dans deux circonscriptions à cause d’irrégularités.La Serbie et le Montenegro auront chaucun 20 représentants a la chambre haute, la Chambre des républiques et des provinces.Ils seront choisis parmi les députés de la Chambre des citoyens.Le nouveau parlement élira le président de la nouvelle République fédérale de Yougoslavie proclamée le 27 avril.Aux négociations OSLO (Reuter) — Les partenaires européens du Danemark se sont engagés hier à ratifier rapidement le traité de Maastricht dans l’espoir de convaincre les Danois de revenir avant la fin de l’année sur leur rejet de l’Union européenne.Les ministres des Affaires étrangères des Douze ont tenu en marge des négociations de l’Otan une réunion de crise pour surmonter l'obstacle inattendu érigé mercredi par une étroite majorité de Danois effrayés par l’Union politique, économique et monétaire de l’Europe.Après à peine une heure de pourparlers, ils ont adopté une déclaration de quatre paragraphes dans laquelle ils émettent le souhait que l’Union se fasse à Douze, excluent toute renégociation du traité et constatent que 11 pays sont décidés à ratifier ce texte selon le calendrier prévu.« (Les ministres) ont tous convenu que la porte restait ouverte pour une participation du Danemark à l’Union », ont-ils souligné dans ce texte.« Les Douze veulent rester ensemble », a commenté Joao de Deus Pineiro, ministre portugais des Affaires étrangères, dont le pays préside pour l’instant la Communauté.« Le Danemark fait partie de notre famille.» Même si, selon ce dernier, « toutes les options sont ouvertes », le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères a dit tout haut ce que les diplomates de presque tous les États membres chuchotaient dans les couloirs: seule l’organisation d’un nouveau référendum permettra de sortir de l’impasse et de maintenir le Danemark à l’intérieur de la CEE.« Il faut continuer comme si de rien n’était, en espérant qu'à la fin de l’année il y aura une nouvelle consultation sur la base de la nouvelle cohésion qui aura été atteinte », a dit Jacques Poos à quelques journalistes.Cette « cohésion » viendra de la ratification du traité par les 11 autres États membres, a-t-il expliqué.« Le Danemark peut rejoindre le peloton de tête et franchir la ligne d’arrivée avec nous le 31 décembre 1992 », date d’entrée en vigueur du traité.Le gouvernement danois sera mieux « armé » pour organiser un nouveau référendum qui porterait cette fois non seulement sur le traité de Maastricht, mais plus largement sur l'appartenance du Danemark à l’Union européenne voulue par tous ses partenaires.Uffe Ellemann-Jensen, le ministre danois, a pour sa part indiqué que l'organisation d'un nouveau référendum ne faisait pas partie de ses projets.Mais, selon des diplomates, il lui était impossible d’annoncer dès hier un tel retournement de situation.« Il a souhaité que les partenaires du Danemark lui laissent le temps de se retourner », a expliqué Roland Dumas, le chef de la diplomatie française.La préoccupation première des « Onze » a été de ne rien faire qui puisse choquer l’opinion publique danoise en donnant l’impression qu’ils lui posaient un ultimatum.« Ne parlons pas de pression, il faut respecter la décision du peuple danois», a souligné Hans van Den Broek, le chef de la diplomatie néer- landaise.« Peut-être viendra-t-il un temps où une majorité de la population danoise se sentira en mesure d’approuver le traité».En réitérant leurs « voeux de mariage », les partenaires du Danemark sont également soucieux de donner un signal positif à leurs peuples, notamment dans les pays — France et Irlande — où un référendum sera organisé pour ratifier Maastricht.« On s'adresse avant tout à nos opinions publiques, en espérant que l'opinion publique danoise écoute un peu », a souligné le Belge Willy Claes.Depuis le coup de tonnerre de mardi, le Danemark travaille en étroite coopération avec ses partenaires.Uffe Ellemann-Jensen a ainsi affirmé à Oslo que son pays renonçait à demander la renégociation du traité.« Le Danemark n’empechera pas les autres 11 pays de mettre en route le traité de Maastricht », a-t-il précisé.Les Douze ont en outre soigneusement évité de débattre des arti- fices juridiques qui devront être trouvés si leur stratégie de persuasion échoue.Devra-t-on alors exclure le Danemark de la CEE?Lui permettre de rester membre de l’actuelle Communauté mais pas de l’Union européenne, ce qui a été jugé impraticable par la plupart ?« On a jusqu’à la fin de l’année pour résoudre cette affaire », a dit Carlos Westendorp, ministre espagnol aux Affaires européennes.« Nous verrons alors si nous pouvons appliquer ce traité à 12 ou à moins de 12», a ajouté Roland Dumas.Une chose est sure, cependant: l’élargissement de la CEE aux pays « neutres» candidats, comme la Suisse, l’Autriche ou la Suède, subira les conséquences du vote danois.« Après cet incident, on sera plus stricts encore sur les engagements à prendre pour entrer dans l’Union », a dit Willy Claes.« La Communauté est ouverte aux pays qui respectent les règles du jeu et le traité de Maastricht », a renchéri Jacques Poos.alliés veulent que l’OTAN agisse dans toute l’Europe Un calme presque plat marque l’anniversaire de Tiananmen OSLO (OTAN) (AFP) - Les alliés se sont mis d’accord hier pour donner à l’OTAN un rôle de soutien à des opérations de maintien de la paix menées par la CSCE (Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe), a indiqué à la presse le ministre allemand des Affaires étrangères Klaus Kinkel.La manière dont l’OTAN assumera ce nouveau rôle — qui pourrait l'amener à intervenir pour la première fois hors de sa zone d’opération traditionnelle, y compris en Europe centrale et de l’Est — reste cependant à définir.Depuis sa fondation il y a 43 ans, les compétences de l’OTAN se limitent à la défense collective du territoire de ces membres.Le texte de compromis auquel sont parvenus les seize ministres réunis à Oslo souligne la « capacité » de l’OTAN à « contribuer à des actions efficaces» de maintien de la paix menées par la CSCE.« À cet égard, ajoute le texte, nous sommes prêts à soutenir, au cas par cas » de telles opérations, « y compris en mettant à la disposition (de la CSCE) des ressources et des compétences de l’Alliance ».Les modalités pratiques de ce soutien seront définies ultérieurement par les autorités politiques et militaires de l’OTAN.Les ministres souli- KABOUL (Reuter) - Des tirs et des explosions ont été entendus hier dans l'ouest de Kaboul alors que les combats se poursuivaient entre les milices chiite et sunnite.Une partie des centaines de civils pris en otages ces derniers jours par les deux groupes a été libérée.Un porte-parole du gouvernement a cependant déclaré qu’il en restait encore beaucoup en détention.Ces combats, les plus violents depuis la chute du régime communiste fin avril, ont fait plusieurs morts et au moins 70 blessés, dont de nombreux civils.Le Hezb-i-Wahdat a enlevé mardi et mercredi des Pachtounes tandis que nttehad-i-islami a arrêté des gnent également que « d’autres pays membres de la CSCE et d’autres organisations» — par exemple l’Union de l’Europe occidentale (UEO) — pourront aussi contribuer au maintien de la paix en Europe.Le ministre français Roland Dumas a estimé, dans son discours à ses collègues, qu’il « ne s’agit pas de doter l’OTAN d'une dimension ou d’une mission nouvelle ».« La CSCE, a-t-il ajouté, doit garder la décision, la conception et le contrôle » de ces opérations.La France est traditionnellement hostile à une extension des compétences d’une alliance dominée par les États-Unis et privilégie la création par les pays de la CEE d’une défense européenne autonome.« Nous avons formellement chargé (l’OTANl d’une nouvelle mission — une mission de maintien de la paix — à remplir dans la nouvelle Europe», a en revanche affirmé le secrétaire d’État adjoint américain Lawrence Eagleburger.Les États-Unis, a-t-il ajouté, sont prêts à fournir pour ces missions des moyens logistiques et de transport et n’excluent pas d'y engager aussi des troupes terrestres.Les États-Unis et leurs alliés les lus proches (Grande-Bretagne, ays-Bas) sont les plus chauds partisans de cette idée.chiites Hazaras.Les otages ont été répartis entre plusieurs centres de détention dans la capitale afghane.Un porte-parole du président par intérim Sibgnatullah Modjadidi a déclaré dans la nuit de mercredi que la coalition gouvernementale avait servi de médiateur pour parvenir à un accord de cessez-le-feu.Mais il a été violé dès hier matin.La présidence a précisé hier que l’accord prévoyait la libération de tous les otages.« Nous réglerons ce problème.Ce n’est pas trop grave », a dit Sibgha-tullah Modjadidi à la télévision.« Si quelqu’un t’attaque, tu dois répondre », écrit l’alliance chiite en citant le Coran.« Grâce aux dollars des États-Unis et à leurs machines Des responsables de l’OTAN ont à plusieurs reprises souligné que l’Alliance, malgré son inquiétude devant l’escalade des conflits en Yougoslavie ou au Nagorny-Karabakh, n’avait pas l’intention de se transformer en bras armé de la CSCE ni en gendarme de l’Europe.M.Eagleburger a néanmoins estimé que l’OTAN « devrait être prêt à soutenir l’application » des sanctions économiques décrétées par l’ONU contre la Serbie « de manière appropriée et en coordination avec les autres organisations internationales ».Les ministres ont également discuté du projet de défense européenne, en référence à la récente création par la France et l'Allemagne d'un corps d’armée commun.Américains et Britanniques craignent que cet Eurocorps de 35.000 hommes, auquel les autres pays de la CEE ont été invités à se joindre, ne se transforme en une structure de défense concurrente de l’OTAN.MM.Dumas et Kinkel se sont efforcés hier de les rassurer.« La création du corps européen constituera une nouvelle contribution des Européens au système de défense collective de l'Allaince(.) dont l’Alliance dans son ensemble sortira renforcée», a affirmé le ministre français.de guerre, les Arabes wahhabites mènent des attaques contre la population sans défense de Kaboul».Le Hezb-i-Wahdat assure en outre avoir fait prisonniers plusieurs membres du groupe rival.L’Ittehad-i-islami a des liens étroits avec l’Arabie Saoudite.Des milliers de volontaires arabes ont aidé les moudjahidine dans leur « guerre sainte » de 14 ans contre le régime communiste du président Najibullah.Le groupe sunnite accuse les membres du Hezb-i-Wahdat d’être des pions de l'Iran.Des diplomates iraniens ont déclaré hier que les combattants d’It-tehad-i-islami avaient arreté des chiites devant l'ambassade d’Iran, dans le centre de Kaboul, dans le cadre apparemment une opération d’intimidation.Selon des diplomates basés à Kaboul, les derniers combats interethniques pourraient inciter les chiites, les Ouzbèks et les autres minorités du pays au séparatisme.PÉKIN (AFP) — Le calme régnait hier à Pékin où aucun incident sérieux n’a marqué le troisième anniversaire de l’écrasement du soulèvement étudiant et populaire en faveur de la démocratie de 1989.D’importantes mesures de sécurité étaient toujours en place, notamment sur la place Tiananmen, au centre-ville, théâtre des manifestations géantes du printemps 1989, et dans le quartier des universités.Le gouvernement a toutefois accusé les journalistes étrangers de s'être livré à des activités « illégales » pour avoir filmé, la veille, sur Tiananmen.Quatre dissidents, qui prévoyaient une marche silencieuse sur la place en souvenir des centaines de civils tués par l’armée et la police dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, ont été interpellés mercredi soir par des policiers, a-t-on appris dans leur entourage.L’un d'entre eux, Han Dongfang, 29 ans, qui a purgé près de deux ans de prison pour avoir fondé en 1989 le premier syndicat libre, a pu regagner son domicile mais avec l’interdiction de recevoir des visiteurs et de sortir de chez lui.Aucune information n’a pu être obtenue sur ses trois compagnons, Zhou Guoqiang, Zhang Jinli et Song J le.Contrairement à l’habitude, la plus vaste esplanade du monde étaitdé-sertée par les promeneurs et badauds, les autorités ayant demandé aux Pékinois de ne pas s’y rendre.L’activité était tout à fait normale dans le centre de la capitale.De nombreux policiers étaient toujours déployés dans le quartier de Haidian, dans le nord-ouest de la ville, où se trouve l’université de Pékin (Beida), berceau du mouvement de contestation de 1989.Les contrôles aux portes de l'université ont été sensiblement renfor- TYR (Liban) (Reuter) — L’aviation israélienne a bombardé hier une base du Front populaire de libération de la Palestine-commandement général (FPLP-CG) dans le camp de réfugiés de Rachidyeh, au Sud-Liban.Ce raid, le dixième effectué par Israël au Liban en l’espace de deux semaines, est intervenu au lendemain de l'annonce par l’Iran de la poursuite de son soutien aux maquisards libanais et palestiniens en lutte contre l’État hébreu.Selon les services de sécurité, trois hélicoptères ont tiré quatre roquettes sur un immeuble du FPLP-CG, qui a subi d’importants dégâts.Deux maquisards de l’organisation ont été blessés, a-t-on indiqué de meme source.Des combattants du FPLP-CG ont cés depuis plusieurs jours.Mercredi soir, le quartier était bouclé, pour empêcher notamment les véhicules dotés de plaques d’immatriculation noires réservées aux étrangers d’y pénétrer.Aucun incident n'a été enregistré dans la nuit de mercredi à hier, à l’exception de quelques bris symboliques de bouteilles sur le campus, a-t-on indiqué de sources estudiantines.Les services de sécurité de Beida avaient pourtant acheté systématiquement aux étudiants les bouteilles se trouvant dans les dortoirs et chambres.Le bris de bouteille est devenu un geste rituel des contestataires chinois, le mot xiaoping (petite bouteille) étant l’homophone du prénom du dirigeant Deng Xiaoping.Le seul incident sérieux avait été enregistré mercredi lorsqu'un Chinois, Wang Wanxing, 43 ans, chômeur, a été arrêté sur la place alors qu'il déployait une banderole mettant en cause les dirigeants chinois, tandis que huit journalistes étrangers présents sur l’esplanade étaient interpellés, dont certains après avoir été violemment frappés.La plupart d'entre eux s'apprêtaient à filmer le protestataire, qui a été emmené vers une destination inconnue par les policiers.Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Wu Jianmin, a qualifié hier l’activité des journalistes en cause d’« illégale », de même que celle d’un cameraman japonais battu par des policiers qu'il filmait, et qui a du être soigné à l'hôpital où il a obtenu un arrêt de travail de deux semaines.« Un petit nombre de personnes veulent que des choses se passent en Chine.Il n’y a pas de trouble en Chine », a ajouté M.Wu dans un point de presse hebdomadaire.tué un soldat israélien et en ont blessé un autre la semaine dernière dans une embuscade dans la « zone de sécurité » instaurée dans le sud du Liban par Israël.Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que les hélicoptères avaient attaqué des « cibles terroristes » et détruit une base de « l’organisation terroriste d’Ahmed Djibrü ».Ils sont ensuite retournés sans dommage en Israël.Lors d’un rassemblement mercredi à Beyrouth, le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Velayati avait déclaré que son pays continuerait à apporter son soutien total aux combattants libanais malgré les représailles israéliennes.« L’Iran considère comme son principal devoir le soutien aux peuples de Palestine et du Liban et aux Autre coup de filet à la Stasi KARSLRUHE (Allemagne) (AFP) — La police allemande a interpellé hier neuf nouveaux gangsters payés par l’ex-police secrète de RDA (Stasi), notamment pour exécuter des opposants au régime comuniste en Allemagne de l’Ouest, a-t-on annoncé de source judiciaire.Au total, douze interpellations ont eu lieu, après celles mercredi de deux anciens responsables de la Stasi qui supervisaient les missions, — les généraux Karli Coburger et Albert Schubert — et du chef du groupe de truands, Heinrich Schneider.Hier, la police a notamment arrêté dans la partie orientale de Berlin un tueur qui avait fui en 1983 en RDA pour échapper à la justice ouest-allemande, a indiqué le porte-parole du parquet fédéral allemand à Karlsruhe (ouest), Hans-Juergen Foers-ter.L'homme, Josef Tuszynski, 69 ans, y vivait depuis en toute quiétude sous une fausse identité.Tuszynski, qui travaillait sous le nom de code de « Karaté», avait tenté le 18 février 1975 de liquider un militant anti-communiste ouest-berlinois avec Heinrich Schneider, qui se faisait appeler « pilote de course ».Les deux complices avaient frappé au crâne le militant, Siegfried Schulze et avaient tenté de lui tirer un coup de révolver dans la bouche, mais l'arme s’était enravée.Selon le parquet fédéral, l’Allemagne de l'ouest était couverte par un réseau d'agents de la Stasi qui avaient pour mission d’exécuter de basses besognes, allant dans certains cas jusqu’à l’exécution d’opposants au régime ou d'Allemands ae l’Est ayant fui leur pays.combattants du sud du Liban et de la plaine de la Bekaa », avait-il dit.Les dirigeants libanais, qui redoutent une nouvelle invasion israélienne, ont demandé à Ali Akbar Velayati d’user de l’influence de l’Iran pour réfréner les combattants du Hezbollah et empêcher une explosion dans le sud du pays.Israël avait envahi le Liban le 6 juin 1982 pour écraser les Palestiniens.En se retirant, Tsahal avait créé une « zone de sécurité » occupée par des soldats israéliens et par les hommes de l’Armée du Liban-Sud (ALS, milice pro-israélienne).Avant le raid héliporté, l’armée israélienne et ses alliés de l’ALS ont bombardé hier matin les villages de Louwaizeh et de Mlita, situés au nord de la « zone de sécurité ».Le tabagisme menace votre santé Les combats se poursuivent entre chiites et sunnites à Kaboul Une partie des centaines d’otages est libérée Israël poursuit ses raids aériens au Liban A-8 ¦ Le Devoir, vendredi 5 juin 1992 ÉDITORIAL Pas de précipitation linguistique Le MINISTRE de l’Éducation est incorrigible.À quelques reprises depuis un an et demi, il laisse entrevoir des assouplissements au chapitre, on ne peut plus névralgique, de la charte de la langue française (loi 101) concernant le choix de la langue d’enseignement.Chaque fois, en dépit d’appels répétés à la plus grande prudence, y compris de la part de ses collègues, M.Michel Pagé ne se contente pas de « goaler les pucks » — pour reprendre la promesse solennelle qu’il a faite le jour de sa prestation de serment — mais il se lance à l’attaque avec témérité.Objet de sa sollicitude et de sa générosité, la communauté anglophone s’en réjouit sur le coup.Mais elle doit déchanter quand le gouvernement Bourassa, ainsi que le bon sens et le contexte socio-politique le lui imposent, reporte à l’an prochain, probablement pas avant l’automne 1993, l’ouverture de la boîte de Pandore linguistique.Le malentendu s’amplifie chaque fois que le ministre se met les deux pieds dans le même plat.Il trouve son origine dans la formation et les recommandations du Groupe de travail sur l’enseignement en anglais, communément appelé le rapport Chambers (du nom de la présidente, Mme Gretta Chambers, chancelière de l’Université McGill).Il y a un an, M.Pagé laissa entrevoir qu’il étudierait avec bienveillance un plan visant à modifier la loi 101 pour permettre aux immigrants de langue anglaise d’aller à l’école anglaise.Si cela stoppait l’hémorragie qui frappe le système d’enseignement anglophone, il serait disposé à le soumettre au conseil des ministres.Devant le tollé, le ministre atténua ses propos.Mais il les reprit de plus belle, à la mi-février dernier, lors de la publication du rapport Chambers et de ses 29 recommandations.Selon la principale, comme prévu, les enfants d’immigrants provenant de tous les pays anglophones du monde devraient être admis dans les écoles anglaises du Québec.Selon le rapport, il s’agirait de 10000 immigrants qui faisaient leurs études en anglais ou dont l’un des parents est originaire d’un pays anglophone.Pour le réseau anglophone, ce lot d’immigrants pourrait représenter une hausse de 10 % des effectifs, expliquait le rapport.Pour le réseau francophone, ce groupe ne représente que 1 % de la population scolaire.D’emblée, M.Pagé fit sien cet argument en faveur de l’assouplissement, considérant qu’en moins de 20 ans, la clientèle du réseau anglophone a baissé de plus de la moitié.Il laisse entendre que l’apport de jeunes immigrants pourrait compenser pour la chute de la natalité — qui affecte aussi bien le secteur francophone qu’anglophone — et pour l’exode qui appauvrit la communauté anglophone depuis plus d’une génération.Ce faisant, le ministre de l’Éducation oublie ou feint d’oublier que la venue de jeunes immigrants dans les écoles françaises reste, après 15 ans, le principal acquis de la loi 101, réduit par ailleurs à sa plus simple expression sous l’effet combiné des jugements des tribunaux.Certes notable, le progrès reste fragile.Il suffirait de peu pour que la situation, étant donné le contexte vul- nérable du Québec, se retourne dramatiquement contre le Québec français, comme avant 1977.La réaction de M.Pagé était prématurée et inopportune.D’autant plus que, quelques jours plus tôt, le ministre responsable de la charte de la langue française — à l’exception, toutefois, du chapitre relatif à la langue d’enseignement — avait tenu des propos nettement plus sensés.Invité à assouplir les règlements concernant l’affichage, M.Claude Ryan rappelle qu’en cette période d'insécurité, le moindre incident peut vite revêtir l’allure d’une crise.Citons ses propos au texte.« Il y a des améliorations que j’aurais aimé apporter dès maintenant.Il m’apparaît plus réaliste de prévoir pour l’an prochain la tenue d’un nouveau débat autour de la politique linguistique du gouvernement, explique le ministre.Je suis venu à la conclusion Que le ministre de rÉducation soit plus prudent et serein que c’était aussi bien de tout prendre cela ensemble.De nombreux dossiers, reliés de près ou de loin à la question linguistique, notamment le dossier constitutionnel, auront l’occasion de mûrir davantage au cours des mois à venir.Il en ira de même des questions que nous nous posons au sujet de certains aspects de la politique linguistique du gouvernement.» « En nous accordant encore un peu de temps pour étudier, réfléchir et écouter, insistait M.Ryan, nous rendrons davantage service à la collectivité qu’en prétendant trancher tout de suite certaines questions qui n’ont pas fini d’évoluer dans nos esprits.» D’autres ministres firent preuve de la même prudence.Ainsi, Mme Monique Gagnon-Tremblay note avec pertinence que l’on ne peut tenir deux discours, ni avoir deux catégories d’immigrants : ceux à qui on permet d’aller à l’école anglaise, et ceux à qui on l’interdit.La ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration rappelle que le Québec a décidé d’envoyer à l’étranger l’image d’une terre francophone où les immigrants, lorsqu’ils veulent s’intégrer et participer à la vie de leur société d’accueil, doivent apprendre et parler le français.Un changement de politique irait à l’encontre des efforts importants déployés par le gouvernement pour attirer des immigrants francophones ou francophoni-sables.Pour sa part, le ministre délégué à la Francophonie, M.Guy Rivard, fait valoir que l’admission obligatoire des enfants d’immigrants à l’école française constitue la mesure la plus utile et efficace en matière de francisation.Comme il se doit et conformément à sa tendance naturelle, le premier ministre manifesta aussi la plus vive prudence, d’autant qu’il est plutôt porté à remettre au surlendemain un problème qui se résoudra peut-être de lui-même demain ou que d’autres régleront à sa place.On se serait donc attendu à ce que le ministre Pagé laisse aussi passer l’échéance référendaire et attende calmement celle de la loi 178 sur l’affichage, à l’automne 1993, avant de susciter à nouveau l’espoir de la communauté anglophone.Mais c’est plus fort que lui.En fin de semaine dernière, s’adressant aux membres du lobby anglophone, Alliance Québec, le ministre de l’Éducation s’inquiète, à bon droit, de l’exode des jeunes anglophones et se lance à nouveau à l’attaque.Dès cet automne, au début de l’an prochain au plus tard, il se propose de soumettre au Cabinet différentes hypothèses visant à faciliter aux immigrants l’accès à l’école anglaise.« Ce sujet réfère à des questions presque intouchables, convient-il, mais je crois que la situation commande de s’asseoir et de voir s’il n’y a pas quelque chose à faire pour stopper cette hémorragie » des jeunes anglophones qui quittent le Québec par milliers.Il n’en fallait pas plus, en deux temps trois mouvements, pour remettre le feu aux poudres.D’un côté, l’opposition pé-quiste et les groupements nationalistes promettent un boucan de tous les diables si le ministre persiste à vouloir renflouer les écoles anglaises avec les immigrants.De l’autre, quelques ministres, plus fédéralistes à tout crin que bien inspirés, l’encouragent à aller de l’avant, avec l’appui prévisible du Conseil du patronat.Entre les deux, étalant à nouveau les lézardes gouvernementales dans les débats fondamentaux, la plupart des ministres en apppellent au bon sens, au calme et à un débat serein qui durera au moins un an.Le plus étrange, c’est que, tout en souhaitant légitimement que la discussion se fasse dans les meilleurs délais, Alliance Québec est plus prudente que le député-ministre de Portneuf : elle ne veut ni hâte ni précipitation dans ce dossier, explosif entre tous.Ce réflexe de modération prévaut, jusqu’à la prochaine incartade du ministre, aussi généreux qu’impétueux.Au lieu de se lancer ainsi à l’abordage, tel un preux capitaine sans équipage, M.Pagé serait mieux avisé de veiller à la mise en oeuvre, rapide et ordonnée, des autres mesures du rapport Chambers, ainsi qu’il s’y est engagé.S’il lui reste du loisir, qu’il prenne le pouls de la situation montréalaise, qu’il écoute à cet égard l’avis de ses collègues mieux au fait, au lieu de les provoquer, comme il le fait à tout bout de champ.Finalement, au lieu de mêler les cartes et d’entretenir des illusions, que le ministre anime, calmement si possible, le grand débat oue la société québécoise est disposée à refaire, comme il y a 15 ans, sans sauter prématurément aux conclusions péremptoires.Pour l’instant, qu’il se garde de prétendre, par des arguties dialectiques, que les Québécois sont disposés à transformer l’actuelle clause Canada, imposée par la Cour suprême, en clause universelle, pour faciliter l’accès des immigrants à l’école anglaise.GILLES LESAGE LETTRES AO DEVOIR Et Venvironnement ?POUR OBTENIR UN diplôme d’études collégiales, il faut avoir réussi un minimum de quatre cours en philosophie, de quatre cours en français, de quatre cours complémentaires, de quatre cours (ou huit demi-cours) en éducation physique, et de 12 cours de concentration.Pour la formation en environnement ?Rien d’obligatoire .rien ?C'est déplorable.Quand on considère l’importance des questions environnementales, il est déplorable de laisser partir nos finissants, ignorants pour la plupart des questions environnementales de l’heure.Tous les finissants et toutes les finissantes de cégep devraient avoir réussi au moins un cours obligatoire en environnement, cours dispensé par les vrais spécialistes que sont les professeurs du département de biologie des cégeps.On prévoit que, dans les années 2030 à 2040, la température de la planète aura augmenté de 1,5°C à 4,5°C, à cause de l’effet de serre.Ce seul phénomène aura comme conséquences d’augmenter la fréquence et l’intensité des ouragans, le niveau des mers, la désertification, la pénurie alimentaire, l’approvisionnement en eau potable etc., sans parler des effets dus à la diminution de la couche d’ozone et aux pluies acides.Il faut en informer tout de suite le plus de gens possible.À quoi sert de se préparer une belle carrière j en médecine, en politique, en droit ou en gé- ] nie.si, au cours du prochain siècle, on j manque de végétation, de nourriture, d’eau potable et d’espace de vie ?Il faut cesser de penser au profit et s’efforcer de penser qualité de la vie.Ce seront nos finissants et finissantes qui seront en mesure de prendre des décisions pour éviter ces catastrophes mondiales.mais, il faut leur en donner la formation et l’information .tout de suite.Nous formons les futurs avocats, administrateurs, psychologues, médecins, ingénieurs.les décideurs de demain qui seront en mesure de prendre des décisions favorables à leur environnement .Malheureusement, nous donnons à une infime partie d'entre eux un « semblant » de formation en environnement.Pour la majorité d’entre eux et elles, ils (elles) n’auront eu aucune formation en ce domaine, sinon quelques allusions de leurs professeurs de philosophie et/ou de sociologie.Nos confrères et consoeurs de philosophie et de sociologie font leur grand possible, mais ils (elles) ne disposent pas de laboratoires (comme nous en avons en biologie).De plus, la formation d’un(e) philosophe ou d’un(e) I sociologue n'inclut pas nécessairement de formation scientifiaue suffisante pour répondre adéquatement à la demande.« À chacun son métier ».Pis encore, le ministère s’apprête à réduire de moitié, le temps de formation en biologie générale (cours 101-301-78 et 101-401-78), le seul endroit où certains étudiants entendront parler un petit peu d’environnement.Quant aux futurs avocats, administrateurs, psychologues, sociologues, politicologues, comptables, économistes etc., ils et el-i les en sont complètement exclus.Le seul I cours ouvert à ces derniers est le cours com-j plémentaire 101-998 (Survie de l’humanité) j un cours contingenté, limité dans mon col-J lège, à un très petit nombre d’étudiants et d’étudiantes, par année.Notre College nous demande de viser à l’excellence de la formation.Faudrait nous en donner les moyens ! De grâce, Madame la ministre, cessez de réduire le temps de formation en biologie et, s'il vous plaît, rendez obligatoire l’information en environnement pour ces cégépiennes et cégépiens que nous aimons tous, pour leur assurer un avenir encore meilleur ! Georges Marx Maria Tran Jocelyn Laplante Louis-Joseph Charbonneau Professeurs de biologie Collège de l'Outaouais Gatineau, 28 mars 1992 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à l 'administration André Leclerc Rédacteur en chef adjoint Jean Francoeur Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Roch Côté Guy Deshaies Directeur des publications spéciales Pier re Beaulieu FAIS CE QUE DOIS Souveraineté-association LE FIGARO, dans son édition du mercredi 29 avril 1992, présente deux articles sur la Communauté européenne, affirmant que chaque pays membre conservera sa souveraineté après ratification.Raymond Barre y déclarait que jamais la France n’accepterait que l’Europe devienne une fédération, et que l’Europe demeurera, comme le terme le dit, une communauté économique où chaque pays conservera sa souveraineté et aura le loisir de mettre en commun certaines structures administratives grâce à l’abolition des douanes, à l’unification de la normalisation technique, à la création d’une monnaie commune, d’une alliance militaire, etc.Comme bien des Québécois, je suis pleinement d’accord avec le raisonnement de M.Barre.Si seulement le premier ministre canadien, M.Mulroney, pouvait raisonner avec autant de jugement, lui qui insiste toujours pour dire qu« 'alors que l’Europe s’unifie, les Québécois, eux, veulent diviser le Canada ».Il n’a rien compris ou feint de ne pas comprendre car ce que les Québécois veulent, dans le fond, ce n’est rien d’autre qu’une communauté économique canadienne avec, si le reste du Canada le veut, une monnaie commune, une alliance militaire, et pourquoi pas un comité conjoint au lieu d’un gouvernement central.Si les 500 millions d’Européens, et maintenant la Communauté des États indépendants (ex-URSS), trouvent cette solution logique, comment se fait-il que le Canada anglais ne puisse accepter une telle entente, qui permettrait de regler une fois pour toutes les tensions canadiennes ?Daniel Girard Chambly, 29 mai 1992 Du grand journalisme JE TIENS à vous féliciter pour la série d'articles que vous avez écrite sur l’énergie éolienne Du grand journalisme d’enquête ! Du journalisme qui n’est pas de la bete répétition du discours des institutions officielles.Il est rare que je sois perturbé par des idées émises dans un article de journal, et ce fut le cas.Bravo et récidivez ! Cela ne saurait manquer d’augmenter le nombre de lecteurs et lectrices du DEVOIR.•le suggère humblement au DEVOIR de procéder à un suivi de ce dossier : éditorial, réactions de l’Ilydro Québec et du gouvernement, etc.Encore une fois merci.Robert Cadotte Montréal, 1er juin 1992 M Üfc i \ê f[ A ü Jean-Robert Sansfacon Les bums de Montréal Ly INCENDIE qui a détruit, samedi dernier, trois roulottes installées depuis peu sur les terrains de la station d’épuration des eaux de la CUM, était vraisemblablement d’origine criminelle.Le bal serait-il reparti ?Au cours du récent conflit entre la Ville et ses cols bleus, des individus, gros bras en mal d’action, ont endommagé des véhicules, saccagé le terrain de golf municipal, mis le feu à un entrepôt de pneus, causé des milliers de dollars de dommages aux installations de l’AMARC et de l’usine d’épuration, fait exploser des bombes incendiaires, attaqué les résidences de cadres de la Ville à coups de billes d’acier et j’en passe.Résultats : côté cour, des millions de dollars en dommages et mesures de sécurité exceptionnelles ; côté jardin, comme par le plus pur des hasards, la signature d’une convention collective plus chromée que jamais.Quelques arrestations aussi, mais aucune condamnation jusqu’à ce jour.Maintenant que le conflit est réglé, on aurait pu s’attendre à la fin de tels comportements de bums dont on ne peut prouver la paternité avec précision, mais que seuls les plus naïfs jugeront tout à fait étrangers à la période des négociations.Or, il semble bien qu’il n’en soit rien.« À soir on fait peur au monde ! » Je vous résume en quelques mots l’objet du présent litige.Les cols bleus de la CU M sont payés à partir du moment où ils arrivent à leur centre de pointage respectif, le matin.De là, ils se dirigent ensuite vers leur poste de travail duquel ils reviennent pour chaque pause-café, pour le dîner et à la fin de la journée.Au total, huit déplacements quotidiens qui exigent une quinzaine de minutes chacun, parfois davantage.Le syndicat n’a jamais nié cette réalité, il l’a même utilisée comme prétexte pour justifier sa demande de réduction de la semaine de travail de 40 à 35 heures.En réduisant la semaine d’une journée tout en allongeant le nombre d’ heures par jour, le syndicat prétendait qu’il y aurait moins de pertes de temps en déplacement.Une journée de moins équivaut à sauver huit déplacements.S’agissait d’y penser ! MAINTENANT que la convention est signée, que les parties se sont entendues pour réduire le temps travaillé à 37,5 heures, il reste à calculer les gains de productivité réels.Or le syndicat semble déterminé à gagner sur tous les fronts : moins d’heures travaillées sans qu’il soit question d’augmenter l’intensité du travail.On ne le dit pas aussi clairement, mais c’est tout comme.Dès que la Ville, ou la CU M, introduit une nouvelle façon de faire susceptible de sauver du temps, le syndicat tente de se l’approprier à son avantage dans le calcul de ses propres gains de productivité.Par exemple, le syndicat exige que l’installation récente de trois roulottes confortables pour diminuer les déplacements inutiles sur le site de la station d’épuration, soit calculée comme un gain de productivité échangeable en réduction du temps travaillé.Tant qu'à y être, on pourrait aussi se demander si l’achat d'un camion deux fois plus gros permettrait de travailler deux fois moins longtemps ou de transporter deux fois plus de déchets ?Devant « l’intransigeance des boss », peut-être bien qu’une petite leçon de syndicalisme pur et dur ferait l’affaire ?C’est simple, radical, et ça marche à tout coup ! Lj INCIDENT survenu la fin de semaine dernière est la goutte qui fait déborder le vase.Le syndicat des cols bleus de la Ville de Montréal, affilié à la FTQ, fonctionne comme une équipe de hockey dont le seul objectif est de marquer le maximum de buts en prenant le minimum de punitions.L’adversaire, c’est nous.Si le recours à la violence n’y est pas institutionnalisé, on ne peut pas non plus affirmer que les dénonciations se font très fermes.Ça ne vous rappelle pas la triste époque de Dédé Desjardins ?À la CUM, le président Michel llamelin a exprimé sa colère et l’espoir d’entendre son homologue syndical dénoncer les actes de vandalisme, d’où qu’ils proviennent.Pendant ce temps, sous le couvert de l'anonymat, un autre dirigeant municipal fournissait une explication simple au fait qu’on accepte de négocier malgré la menace et le sabotage : — Quand on lance des billes d’acier dans tes fenêtres, qu’on brise ta voiture et qu’on menace ta famille, tout ce que t’espères, c’est que ça cesse au plus tôt.quel que soit le contenu du règlement négocié ! Alors qu’elles se targuent d’être des piliers de la démocratie et de la liberté d’expression, les centrales syndicales, la CSN et la FTQ, ne font pas suffisamment pour mettre fin aux pratiques douteuses auxquelles nous assistons trop souvent lors de conflits « ordinaires ».N’importe qui ayant déjà milité sait la complaisance avec laquelle sont traités ces dossiers.Loin d’être perçus comme des délinquants, les gars de bras de la sacro-sainte base sont tout au plus considérés comme les Shayne Corson de la lutte ouvrière : pas brillants, mais ben utiles ! Une autre façon de prouver qu’on est contre toutes formes de discrimination ?On l’a assez répété ces derniers mois, les employés municipaux sont les salariés les mieux traités au Québec.Leurs luttes ne sont pas « le dernier rempart de la classe ouvrière contre la montée destructrice du capitalisme ».Au contraire, elles sont devenues le symbole d’un syndicalisme de privilèges, d’un syndicalisme aux yeux bandés dans une société à deux vitesses.Devant le peu d’empressement manifesté par les dirigeants syndicaux à faire le ménage dans leur propre cour, et devant l’entêtement de certains employés de la Ville à utiliser les gros bras pour imposer leurs vues, il faut penser à autre chose.Pourquoi pas une enquête du ministre du Travail, ou carrément la tutelle, le temps de voir ce qui se passe dans cette boutique syndicale dont la stratégie de négociation emprunte aux méthodes d’organisations pas très catholiques ?La très grande majorité des cols bleus sont des citoyens ordinaires qui ne demandent pas mieux que de jouer un rôle valorisant et respecté dans la cité.Seuls quelques Rambo sont en cause, mais ils font la pluie et le beau temps.Or, comme le contrat que l’on vient à peine de signer se termine en décembre, si rien n’est fait il faut s’attendre à du sport cet hiver.yy MOYEN TERME, faute de gains de productivité significatifs, I \ facilement réalisables sans que personne n'en crève, il faudra envisager la privatisation de certains services municipaux devenus trop coûteux, sinon ce sont les services eux-mêmes qui seront coupés.Montréal et la CUM n’ont plus le choix : elles doivent moderniser autre chose que leurs organigrammes.Si les syndicats d’employés refusent de prendre le virage de l’engagement professionnel pour améliorer l'organisation du travail et la qualité des services aux citoyens, si leur seul intérêt se limite, comme aux belles années, à la bonification des conditions de travail de leurs membres, on n'aura plus de choix possible.A moins d’augmenter les taxes ?
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