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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-06-18, Collections de BAnQ.

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OEinc.to ans d'aipértanca à rotrt aarrtca SYSTÈMES D’ORDINATEUR PHILIPS nnmiffiia Pour renseignements, appelez 1 fl f tL I j Vol.LXXXIII — No 141 Ennuagement tôt le matin Max.: 26.Détail page B-6.Montréal, jeudi 18 juin 1992 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ Le Québec aura son «Conseil des arts» Le conseil des ministres donne le feu vert à la politique culturelle de Frulla-Hébert EXCLUSIF Jocelyne Richer de notre bureau de Québec À L’IMAGE du gouvernement fédéral, le Québec créera son propre Conseil des arts, un « Institut québécois des arts » indépendant du ministère des Affaires culturelles, qui aura la responsabilité d’accorder les subventions aux milieux culturels et aux créateurs.Tel sera l’un des changements majeurs inclus dans la politique culturelle québécoise, adoptée hier par le conseil des ministres, et dont LE DEVOIR a obtenu copie.Fort attendue, la politique culturelle du Québec, présentée par la ministre des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-Hébert, sera déposée à l’Assemblée nationale et rendue publique demain.Mme Frulla-Hébert aura donc tenu sa promesse, faite l’an dernier, à l’effet de donner au Québec sa première politique d’ensemble du secteur culturel avant le début de l’été 1992.Dès aujourd’hui, dans un grand hôtel de Montréal, la sous-ministre des Affaires culturelles, Mme Michèle Courchesne, informera les principaux intervenants culturels du contenu de la politique.D’après les informations glanées de diverses sources et à partir du document obtenu, qui fait plus d’une centaine de pages, LE DEVOIR a pu prendre connaissance des orientations privilégiées par le gouvernement Bourassa pour définir le rôle qu’il entend jouer dorénavant en matière de développement culturel : ¦ le gouvernement a consenti, en cette période de vaches maigres, à hausser le budget du ministère des Affaires culturelles de 3 %, injectant 10 millions de dollars dès cette année d’argent neuf.Cette somme serait répartie entre les créateurs, les bibliothèques, les grandes institutions nationales et les petits musées en régions; ¦ il crée un Institut québécois des arts, un peu à l’image du Conseil des arts canadien, censé être totalement imperméable à toute intervention politique.Le gouvernement veut ainsi « respecter le plus possible l’autonomie et la liberté de création », peut-on lire dans la politique.La création d’un organisme subventionnaire de ce type, calqué sur le modèle britannique respectant le principe du Arm ’s length, avait été une idée fort prisée l'automne dernier par bon nombre d’intervenants venus en commission parlementaire; un projet de loi créant cet institut sera déposé cet automne; ¦ le ministère des Affaires culturelles, créé en 1961, devient le super-ministère de la Culture, conformément à la recommandation du groupe-conseil Arpin, l’an dernier.Ce nouveau ministère, responsable de la mission culturelle au sein de l’État, devrait avoir un droit de regard sur l’action de type culturel exercée dans d’autres ministères du gouvernement.Des « répondants » à la culture seront identifiés dans chacun des ministères concernés.Le gouvernement souhaite voir éclore « une vision plus large de l’action culturelle », peut-on lire dans le document.Ce ministère, indique la politique gouvernementale, « devra veiller à la Voir page A-4: Conseil des arts ».18 e .Y SOCIÉTÉ La crise scolaire, au Nord comme au Sud Les ministres de l’Éducation des pays francophones se sont réunis cette semaine à Montréal et ont fait les mêmes constats : les systèmes d’éducation présentent les mêmes symptômes et connaissent des crises assez semblables.Un programme d’action commune de 300 millions $ a été adopté.Isabelle Parc a rencontré des participants à ce petit sommet de l’éducation francophone.Page B-l LE DEVOIR amorce un virage majeur Claude Turcotte Quand Vauquelin joue à l’épouvantail ! Louise Roy quitte la STCUM Laurent Soumis DEPUIS hier matin, la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM) se retrouve orpheline de ses deux plus importants gestionnaires.La présidente et directrice générale, Mme Louise Roy, a d’abord annoncé hier matin qu’elle tirera sa révérence dès le mois prochain pour accéder à la vice-présidente principale de la Corporation du Groupe La Laurentienne.Quelques minutes plus tard, le directeur exécutif et numéro deux de la STCUM, M.Francis Therrien, imitait son geste en annonçant son passage, après 27 ans de service, a la direction générale de la Société de transport de Ville de Laval.Le départ de Mme Roy, qui survient neuf mois avant l’échéance de son contrat, met fin aux spéculations sur les différends l’opposant au président du conseil et adjoint du maire Doré pour les questions de transport en commun, M.Robert Perreault.Hier, tandis que Mme Roy refusait systématiquement toute entrevue, M.Perreault minimisait en conférence de presse ces frictions connues dans le milieu comme « un secret de Polichinelle ».« Ce n’est pas Polichinelle qui mène une boîte semblable, a-t-il commenté.Les journalistes recherchent des nouvelles qui n’existent Voir page A-4: Louise Roy Bissonnette aux actionnaires du DEVOIR : page B-8 manoeuvre pour roder la formule jusqu’à l’atteinte de l’équilibre budgétaire, prévu dès le prochain exercice financier.Selon toute probabilité, il y aura encore un déficit à la fin de l’exercice en cours.Au fait, comme on le constatera en voyant les états financiers publiés dans cette édition, LE DEVOIR a connu une perte nette de 855 513 $ en 1991, ce qui porte son déficit accumulé à 2 759 067$ et la dette à son fournisseur principal, Québécor, à plus de 1,5 million $.Mme Bissonnette a souligné que ce journal connaît un certain nombre de problèmes structurels et que le déficit en fait partie, ce qui signifie que même une bonne reprise ne suffirait pas à faire disparaître automatiquement la situation déficitaire.En vue d'atteindre une nouvelle capitalisation du DEVOIR, des négociations confidentielles sont en cours et « les pourparlers sont suffisamment avancés pour que nous puissions espérer rendre ces arrangements publics d’ici quelques semaines », a mentionné la directrice, en expliquant que « LE DEVOIR est une entreprise comme les autres et qu'en conséquence il s'adresse à toutes les sources auxquelles les compagnies peuvent avoir accès».Les moyens permettant d’atteindre l’objectif sont multiples : prêts participatifs, investissements directs de sociétés et d'individus.Les cadres et les employés, y compris les journalistes, sont disposés à participer financièrement à la relance par l’en-Volr page A-4: LE DEVOIR PHOTO JACQUES GRENIER Quel perchoir idéal quand on fait partie de la gent ailée que la tête du lieutenant Vauquelin, dont la statue domine la place du même nom, entre l’Hôtel de ville et l’ancien Palais de justice de Montréal ! La technologie numérique, planche de salut de la radio ?Un groupe consultatif recommande à l’industrie canadienne de la radio d’accélérer les changements Paule des Rivières L’INDUSTRIE canadienne de la radio veut prendre le virage numérique afin de sortir de la deehe dans laquelle elle ne cesse de s’enfoncer depuis 10 ans.Le salut est à ce prix, conclut une étude d'un groupe consultatif remise hier au ministre fédéral des Communications, Perrin Beatty.Un groupe de travail sera formé sous peu afin d’examiner les transformations nécessaires à la naissance de la radio numérique au Canada.Parallèlement à cette étude, le ministère des Communications met un million de dollars de côté pour les groupes qui veulent travailler conjointement avec lui sur cette technologie, pendant que Radio-Canada procédera sous peu à des tests techniques sur la radio numérique.Aucun pays n’a encore une industrie radiophonique audio-numérique, dont le son, dit-on, s’apparenterait à celui d'un disque compact.Mais le marasme qui mine l'industrie fournit une excellente occasion de changer, estime l'industrie de la radio privée au Canada, qui remettait hier un rapport au ministre des Communications, M.Perrin Beatty, intitulé Pers- pectives nouvelles pour l’industrie de la radio canadienne.La radio numérique pourrait devenir réalité vers 1995 et il faudrait alors décider si le système actuel de fréquences AM et FM reste ou disparaît.Pour sa part, le groupe de travail favorise la disparition graduelle du système en vigueur.La radio numérique fait appel aux satellites dans sa diffusion.Radio-mutuel et Télémédia sont prêts, d’autres radios plus petites le sont moins.Pour plusieurs, la radio numérique avant l’an 2000 tient du rêve.Mais tous veulent commencer à y penser Voir page A-4: La radio Jean-Claude Lebel meurt à 58 ans Claude Turcotte et Guy Taillefer M.JEAN-CLAUDE LEBEL, qui a occupé une place proéminente dans plusieurs fonctions successives depuis le début des années 60, est décédé dans son sommeil dans la nuit de mardi à son domicite de Saint-Lambert.On peut sans doute dire de lui qu’il a été un artisan de premier plan dans l’évolution de la société québécoise vers la modernité.Il a occupé en effet de hautes fonctions tant dans le secteur public que privé, en plus d’offrir sa compétence à des activités culturelles, notamment comme membre très dévoué du conseil d’administration du Théâ- Volr page A-4: Jean-Claude Lebel LES DIFFICULTÉS passées et présentes placent aujourd’hui LE DEVOIR devant une alternative de type cornélien : ou bien mourir, ou bien trouver la force et la façon de ne compter que sur ses propres moyens, de générer des profits et de sortir de la dépendance.Ayant elle-même posé le problème hier soir devant les actionnaires de l’Imprimerie populaite Ltée, Mme Lise Bissonnette, directrice de ce journal, a fait part du choix sur lequel se sont arrêtés le conseil d’administration et la direction après plusieurs mois de réflexion: « D’emblée, on choisit la deuxième voie».À la suite de travaux et d’études auxquels ont contribué un nombre impressionnant de personnalités et de compétences, sous la direction de M.Guy Coulombe, président du conseil d'administration, Mme Bissonnette se dit maintenant en mesure d’affirmer que le projet de relance du DEVOIR qui nécessite une injection financière de l’ordre de 5 millions $ est « rentable et réaliste ».Par « simple prudence », la directrice n’a pas voulu dévoiler tout le contenu des réformes envisagées, mais, a-t-elle ajouté, « notre échéancier est prêt et c'est quasiment demain que devrait s’enclencher le cheminement qui sera tout à fait critique ».Et les moyens mis en oeuvre seront énormes, pour une petite entreprise comme LE DEVOIR.« Aux grands maux, les grands moyens, nous en sommes là », déclarait-elle.Parmi les mesures prévues pour effectuer « ce virage essentiel », il y a l’intention d'augmenter de 50 % les effectifs de la salle de rédaction, la réinformatisation de toute la production, le déménagement dans des locaux plus fonctionnels et plus centraux, la liquidation de la dette et enfin l'établissement d'une marge de ?Le discours de Mme Lise ESPRESSO SPECIAL FETE DES PERES UN TRIO IMBATTABLE AU CHOIX M0KITA • GRAN GAGGIA • AVANTI COMPACT ESPRESSO • CAPPUCCINO 7144 BOUL.ST-LAURENT • 270-9770 .A-2 ¦ Le Devoir, jeudi 18 juin 1992 Les femmes progressent plus lentement que prévu dans la fonction publique Frédéric Tremblay de la Presse canadienne QUÉBEC — Le gouvernement du Québec donne un second souffle aux efforts entrepris en 1987 pour accroître la représentation féminine dans les catégories d’emplois traditionnellement réservées aux hommes au sein de la fonction publique.Le président du Conseil du Trésor, Daniel Johnson, a annoncé hier une • seconde phase au Programme d’ac-' cès à l’égalité pour les femmes dans • la fonction publique, qui vise à augmenter la proportion de femmes dans ces groupes d’emplois.Par exemple, bien que les femmes représentent 42 % du personnel de la fonction publique, seulement 12% des postes d’encadrement supérieur sont occupés par l’une d’entre elles.Le ministre Johnson a aussi rendu publics les résultats de la première : phase du programme mis de l’avant : en 1987.: Les objectifs fixés dans le cadre • de cette première étape ont été pres- • que tous atteints, mais avec cepen-1 dant plus d’un an de retard.' Initialement, cette première " phase devait être complétée en 1990, mais il a fallu attendre finalement ! pour ce faire jusqu’en mars 1992, le ’ temps que la plupart des objectifs r puissent être rencontrés.En 1987, les femmes représen-: taient 7,2 % du personnel d’encadre- ¦ ment supérieur.Lors de la mise en ¦ place du Programme d’accès à l'é-1 galité, on s’était fixé pour but d’ac- • croître cette proportion à 12 %.1 À la fin de 1990, les femmes ne constituaient encore que 10,5 %de ce corps d’emploi.L’objectif a pu être finalement réalisé en mars dernier.' Il en va de même pour les catégo-' ries du personnel professionnel et en- • seignant et des agents de la paix, où les taux de représentation féminine : sont passés respectivement à 28,2 et ; à 9,2 % en mars dernier, rencontrant ainsi les objectifs déterminés en • 1987.Seul l’objectif fixé pour la catégorie du personnel ouvrier n’a pu ' être atteint.- En 1987, on souhaitait accroître la • proportion de femmes à 3 % dans ce , corps d’emploi.Or, en mars dernier, 1 les femmes ne représentaient que 1,7 % de ce groupe de travailleurs, soit légèrement plus qu’il y a cinq ' ans.D’autre part, la seconde phase du Programme d’accès à l’égalité des • femmes dans la fonction publique comprend des objectifs de quatre ordres, dont rétablissement de nou- • veaux taux de représentation féminine à atteindre dans les différentes ¦ catégories d’emplois.’• Ces nouveaux objectifs de repré-•' sentation seront établis à partir « des observations faites sur le taux de • présence et la disponibilité de la ! main-d’oeuvre féminine », a indiqué le ministre Johnson.On compte d’autre part s’assurer qu’une personne soit nommée dans chaque ministère et organisme pour prendre en charge la mise en application du Programme d’accès à l’égalité pour les femmes.La haute direction des ministères et des organismes visés sera aussi tenue de s’engager à respecter les objectifs fixés.Le PQ craint une entente à rabais annoncée en pleines vacances Michel Venne de notre bureau de Québec LE PARTI QUÉBÉCOIS impute au gouvernement l’intention de se prêter à des négociations secrètes sur la Constitution qui mèneront à « une entente à rabais, déshonorante, qui serait annoncée en pleine canicule, au moment où tout le monde est en vacances ».Le chef péquiste Jacques Parizeau a donc demandé au premier ministre Robert Bourassa, hier, de montrer une « franchise élémentaire à l’égard des Québécois » et de faire rapport à l’Assemblée nationale, avant l’ajournement de la présente session parlementaire dans quelques jours, sur l’état des discussions constitutionnelles avec Ottawa.M.Bourassa a bien sûr refusé de se soumettre à cette requête, alléguant rapporter quotidiennement aux députes, à la faveur des questions de l’opposition, les progrès des discussions.Il a par ailleurs confirmé que l’Assemblée nationale puisse être à nouveau convoquée durant l'été, « des prochaines semaines ou des prochains mois », vraisemblablement pour se pencher sur la question constitutionnelle.On soupçonne M.Bourassa de vouloir faire siéger les députés en août pour faire amender la loi 150 et faire porter le référendum prévu en octobre sur les propositions fédérales de réforme de la Constitution et non sur la souveraineté.On profierait de cette fenêtre pour faire adopter également certains projets de loi laissés en plan cette semaine.Le premier ministre a admis également participer à des rencontres, certaines officielles, d’autres « de consultation ou de travail » sans que le public n’en soit avisé.En termes vagues, le premier ministre a tout de même fait le tour des sujets qui intéressent le Québec en concluant que pour le moment rien n’est encore réglé.La question du Sénat est encore « un point qui accroche » et empêche ainsi un règlement sur la question d’un veto pour le Québec sur les changements aux institutions fédérales, puisque plusieurs provinces refusent de discuter d’un veto si elles n’obtiennent pas d’abord une réforme du Sénat qui soit satisfaisante.La clause faisant du Québec une société distincte semble faire encore problème, si l’on se fie à ce que dit le premier ministre : « Il reste la question de la rédaction de la société distincte où des propositions sont faites, où des consultations ont lieu».Par contre, le premier ministre affirme qu'on « se rapproche d’une solution acceptable » en ce qui a trait au contrôle du pouvoir fédéral de dépenser dans les spères de compétence provinciale et aux trois sièges exigés par le Québec à la Cour suprême du Canada.Quant au partage des pouvoirs, M.Bourassa se dit « encouragé par les énoncés de principe ».Il attend toutefois de voir les textes définitifs avant de se prononcer fermement.Il rappelle que la commission Beau-doin-Dobbie annonçait dans les principes l’exclusivité pour le Québec de certaines compétences, en culture par exemple, « mais on constatait en pratique que ce n’était pas le cas ».M.Bourassa se réjouit que les partenaires canadiens aient décide de respecter le calendrier prévu à la loi 150.Québec a d’ailleurs enclenché la mécanique référendaire, cette semaine, en autorisant le directeur général des élections à louer dans tous les comtés du Québec les bureaux dont auront besoin les directeurs de scrutin.D’autre part, sur le front constitutionnel, la commission d’étude sur la souveraineté doit en principe se remettre sur les rails ces jours-ci.Une réunion de travail devait être convoquée pour aujourd’hui, après plusieurs semaines de paralysie due à l’intransigeance des députés les plus farouchement fédéralistes du Parti libéral siégeant à cette commission, Depuis plusieurs jours, les membres de la commission sont invités à lire en privé, et sans pouvoir apporter une copie du document avec eux, une ébauche de rapport qui reprend pour l’essentiel les commentaires faits par les experts durant les audiences publiques sur divers sujets intégrité du territoire, monnaie, reconnaissance internationale, intégration des fonctionnaires fédéraux, etc.Certains députés libéraux « lisent lentement », déplore le président de la commission, M.Guy Bélanger, ou alors « se pensent plus experts que les experts » et allongent indûment le processus.Le document exprimerait de manière générale l’idée que la souveraineté est faisable et que, dans les cas où pourraient se présen ter des problèmes, comme par exemple l’intégration des fonctionnaires fédéraux, des mesures d’atténuation peuvent être envisagées.La nouvelle loi fédérale pourrait aider le Québec à régionaliser l’immigration Michel Venne de notre bureau de Québec QUÉBEC ACCUEILLE favorablement le projet de loi fédérale sur l’immigration déposé mardi aux Communes et qui a pour but de serrer la vis du système d’immigration, entre autres parce qu’il faciliterait l’établissement des immigrants dans les régions du Québec plutôt qu’à Montréal.C’est ce qu’a indiqué hier un porte-parole de la ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration, Mme Monique Gagnon-Tremblay, dans un entretien avec LE DEVOIR.Mme Gagnon-Tremblay a par ailleurs émis un communiqué pour « appuyer l’objectif de son homologue fédéral d’améliorer l’efficacité du système d’immigration canadien ».Québec a été mis au courant des intentions fédérales avant qu’elles soient rendues publiques.Ce projet de loi C-86 permettra au gouvernement fédéral et aux provinces comme le Québec qui ont le pouvoir exclusif de sélectionner leurs immigrants de leur imposer pendant un certain temps la profession et le lieu de résidence.Ce nouveau pouvoir s’appliquerait dans les cas ou quelqu’un est admis comme immigrant principalement parce qu’il exerce une profession qui est en demande, et est en demande dans une région spécifique.Quelqu'un est admis comme immigrant par exemple parce qu’il est médecin et qu'on a besoin de médecins en Gaspésie.Nanti de cette prérogative, le gouvernement du Québec pourra alors favoriser l’établissement d'immigrants ailleurs qu’à Montréal.C’est ce que Québec appelle « la régionalisation » de l'immigration, un objectif qui figure dans la politique et le plan d’action dévoilés l’an passé.Le porte-parole de la ministre a précisé que le ministère ne croit pas être en mesure d’utiliser à court terme ce nouveau pouvoir et ce, pour deux raisons.; Cet été, Le Devoir vous accompagne en vacances.Cet été, Le Devoir sera disponible dans la plupart des lieux de villégiature au Québec.Pour connaître la liste de nos points de vente dans la région que vous visiterez cet été, n’hésitez pas à nous rejoindre.LE DEVOIR SERVICE À LA CLIENTÈLE de 9h à 16h30, du lundi au vendredi Montréal: (514) 844-5738 Extérieur de Montréal: 1-800-463-7559 Bonnes Vacances! D’une part, il faudra d’abord que le règlement québécois sur la sélection des immigrants ainsi que la grille de sélection (les critères et les pointages) soient modifiés pour tenir compte de ce nouveau critère.D’autre part, Québec doit s’assurer que les régions sont prêtes à accueillir des immigrants chez elles, qu’elles disposent d’emplois à offrir et de services d’accueil, avant d’inviter des immigrants à s’y établir.Selon les données du recensement de 1986, 87 % des immigrés vivent dans la région de Montréal.Seulement 3 % sont établis à Québec, 2 % à Hull, à peine 1 % à Sherbrooke, à Chicoutimi comme à Trois-Rivières.Seule 7 % de la population immigrée vit dans le reste de la province.En comparaison, seulement 59 % de la population immigrée de l’Ontario est concentrée à Toronto.Dans sa politique, rendue publique en décembre 1990, la ministre faisait de la régionalisation un objectif.La concentration des immigrés à Montréal prive les autres régions de leur apport économique, écrit-elle.Mais surtout, elle fait porter aux seuls Montréalais la responsabilité d’intégrer les nouveaux arrivants.Ce déséquilibre peut créer, à long terme, deux Québec dans un : une métro- pole cosmopolite et le reste du Québec pure laine.Le document faisait état par ailleurs de « la complexité d’un tel objectif qui doit tenir compte de deux paramètres importants : la liberté de circuler des personnes (NDLR : que la loi fédérale viendrait atténuer) et la capacité d’accueil des régions ».« L’expérience de régionalisation des réfugiés de la mer en 1979-80 a montré que, malgré toute la bonne volonté, la rétention des immigrants en région demeure difficile, car elle dépend avant tout de la capacité d’insertion socio-économique qu’offre la région et de la disponibilité de divers services d’accueil et d’intégration adaptés à leurs besoins.La possibilité pour les nouveaux arrivants de s’appuyer sur l’expertise d’organismes de leurs communautés et de se retrouver en nombre suffisamment important pour recréer une vie communautaire qui leur permette d’amortir le choc culturel qu’engendre la migration constitue un aspect déterminant de leur enracinement en région.» La plan d’action du MCCI daté de juin 1991 prévoit pour sa part une quinzaine de mesures pour favoriser rétablissement d’immigrés en ré- gion.On devait enclencher l’an passé l’implantation de centres régionaux du ministère et la mise en oeuvre de projets-pilotes.On prévoyait soutenir en outre les projets d’établissements d’immigrants agriculteurs en collaboration avec l’UPA et une aide accrue aux organismes des communautés déjà implantées en région.Curieusement, l’intérêt du Québec pour ce nouveau pouvoir lui permettant d’imposer le lieu de résidence à un immigré n’est pas spécifiquement abordé dans le communiqué officiel de la ministre.Mme Gagnon-Tremblay se félicite plutôt que le projet de loi réponde favorablement à quatre préoccupations du Québec : la réduction de la période d’attente des requérants au statut de réfugié; un meilleur contrôle des frontières « afin d’assurer la sécurité des citoyens et d’éviter les abus qui peuvent se produire » ; l’accélération du traitement des demandes d’immigration de conjoints et d’enfants d’immigrés déjà au Canada; le respect des dispositions de l’accord féderal-provincial qui donne au Québec le pouvoir exclusif de sélectionner les immigrants indépendants.Interrogations sur un contrat bien situé QUÉBEC (PC) — La vice-première ministre, Lise Bacon, nie être intervenue personnellement dans la décision d’Hydro-Québec d’installer son centre de conduite du réseau à Cho-medey, dans sa propre circonscription électorale.« C’est une décision administrative d’Hydro-Québec, prise par le conseil d’administration et basée sur les recommandations qui leur étaient faites par Hydro-Québec », a déclaré Mme Bacon, hier, à l’Assemblée nationale, alors qu’elle était interrogée à ce sujet par le péquiste François Beaulne, député de Bertrand.M.Bertrand s’est étonné que cette décision, qui implique un investis sement de 258 millions $, n’ait pas été prise en faveur du secteur des municipalités de Varennes-Sainte-Julie, où sont déjà installés plusieurs centres majeurs de recherche, gros utilisateurs d’électricité.M.Beaulne a fait valoir que 23 sites avaient été envisagés, mais que c’est étrangement le site de Cho-medey qui a été retenu.Mme Bacon est députée de Chomedey et ministre responsable d’Hydro-Québec.« Je savais très bien que l’opposition ferait des gorges chaudes (de cette affaire) en fin de session et essayerait d’y trouver un scandale », a soutenu Mme Bacon, en niant toute intervention.Les droits des homosexuels déchirent ! une fois de plus le caucus conservateur EN BREF.D’autres informateurs OTTAWA (PC) — Des politiciens fédéraux du gouvernement conservateur sont régulièrement informés de l’identité des informateurs de la Gendarmerie royale du Canada, a révélé hier le réseau anglais de la radio de Radio-Canada.Le réseau a cité une directive ministérielle datant de 1986 selon laquelle les solliciteurs généraux canadiens sont informés de l’identité des sources du service de police national.CBC a aussi cité des personnes, dont l’identité n’a pu être dévoilée, affirmant que le Service canadien du renseignement de sécurité compterait une centaine d’informateurs bien placés au pays, parmi lesquels se trouveraient des fonctionnaires fédéraux et des leaders syndicaux.Un comité des Communes s’est récemment fait dire qu’aucun politicien n’est inscrit sur la liste de paye des informateurs par le commissaire de la GRC, Norm Inkster.Bourassa dit non aux journalistes QUÉBEC — Le premier ministre Robert Bourassa a rejeté hier la demande que lui ont adressée les journalistes en poste à l’Assemblée nationale de tenir chaque semaine une conférence de presse, durant l’été, afin d’informer correctement les Québécois sur l’évolution des pourparlers constitutionnels.« Votre suggestion ne nous semble pas correspondre avec la dynamique constitutionnelle dont plusieurs éléments revêtent les caractéristiques les plus aléatoires et spéculatives de la politique », écrit la directrice des communications du cabinet de M.Bourassa, Mme Sylvie Godin.Le premier ministre promet toutefois de prendre « les moyens appropriés » pour informer les journalistes et la population « lorsque les circonstances l'exigeront ».Tribunal autochtone TORONTO (PC) — Les autochtones accusés de crimes mineurs dans la capitale ontarienne pourraient éviter de faire face aux tribunaux, mais se verraient en revanche imposer des peines par un conseil autochtone spécial, en vertu d’un nouveau projet-pilote annoncé par le gouvernement ontarien.Les autochtones ayant commis des crimes mineurs, comme le vol à l’étalage, le vol par effraction ou la prostitution, pourront éviter la prison si le conseil spécial le juge approprié.En vertu de ce programme, aucune trace de ces accusations ne paraîtra dans leur dossier judiciaire.Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa UN DÉPUTÉ conservateur a raconté à ses collègues hier comment son fils a été l’une des premières victimes du sida et comment il en est venu, de force, à se réconcilier avec l’homosexualité à cause de ses enfants.Un autre a cité la Bible pour expliquer qu’il ne pourrait jamais sanctionner la reconnaissance de droits aux homosexuels.Des gens qui ont choisi de dévier du droit chemin, a-t-il résumé.Un troisième a fait valoir que le jour où on découvre qu’un de ses proches est homosexuel, on ne veut pas que la société lui mette davantage de bâtons dans les roues.Un quatrième a prévénu qu’il ne donnait pas cher de son siège, convoité par le Reform Party, si son gouvernement reconnaissait explicitement que les homosexuels ne doivent pas faire l’objet de discrimination.Tout cela dans le cadre d’un débat féroce au sein du caucus conservateur sur le projet d’amender prochainement le Code fédéral des droits de la personne pour mettre les homosexuels à l’abri de la discrimination.En principe, la ministre fédérale de la Justice a promis de déposer un amendement en ce sens aux Communes avant l’ajournement d’été mardi prochain.Cet amendement doit s’inscrire dans une réforme plus vaste de la loi fédérale.Mais, en pratique, le gouvernement songeait hier à faire de nouveau marche arrière sur sa promesse vieille de plus de six ans.« Je ne sais pas, nous travaillons là-dessus », s’est bornée à répondre Kim Campbell hier après-midi quand on lui a demandé si elle entendait toujours mettre ses projets à exécution d’ici la semaine prochaine.Au terme du débat émotif qui a monopolisé la dernière rencontre hebdomadaire des troupes conservatrices avant l’ajournement d’été et à laquelle les députés du Québec ont surtout assisté en simples observateurs, ni les partisans, ni les adversaires du projet d’interdire la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle n’étaient en effet en mesure de parier sur le dépôt ou non des amendements de Mme Campbell.«Je serais très surpris», affirme à ce sujet le député John Reimer qui milite contre les amendements.« Je vous dirais qu’il faut les déposer, mais que je ne sais vraiment pas si on va le faire», ajoute de son côté son collègue Patrick Boyer.Ce député torontois a présidé un comité parlementaire qui a préconisé à l’unanimité que le gouvernement fédéral amende sa loi des droits de la personne en ce sens.en 1985.Depuis son rapport, pas moins de trois ministres de la Justice ont promis d’y donner suite.Et jusqu’à hier, tout indiquait qu’une entente était intervenue au sein du caucus conservateur.Le gouvernement donnait le feu vert à l’interdiction de discrimination sur la base de l’orientation sexuelle dans son code, mais l’assortissait d’une définition de la « famille ».Cette définition, expliquait-on, vise à exclure les couples homosexuels des avqn-tages sociaux et autres offerts aux couples plus traditionnels.La loi fédérale les protégerait donc contre la discrimination en matière d’emploi, en particulier dans les Forces armées, mais sans plus.Mais derrière les portes closes du caucus, plusieurs députés ont plutôt indiqué qu’ils ne se rallieraient jamais au projet de leur gouvernement.« Je veux qu’on définisse la famille dans la loi, explique ainsi John Reimer, mais je m’opposerai toujours à ce qu’on ajoute l’orientation sexuelle à la liste des attributs en fonction desquels il n'est pas permis de faire de la discrimination.» Hier, précisent ceux qui ont assisté à la rencontre, le débat n’a pas été tranché.Selon les renseignements disponibles, le premier ministre Brian Mulroney, qui a pris publiquement position contre la discrimination envers les homosexuels aux Communes, ne s'est pas prononcé.Maintenant, le gouvernement a jusqu’à mardi pour décider si, avec l'appui des deux partis d’opposition, il entreprend de réaménager sa loi, quitte à terminer cette tranche de session sur un speetable embarrassant et à renvoyer chez eux pour l’été des députés en colère.Entretemps, la Colombie-Britannique a annoncé la semaine dernière qu’elle joindrait sous peu le Québec, l’Ontario, le Manitoba et le Yukon dont les Codes provinciaux des droits de la personne comportent déjà des dispositions interdisant la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.Air France fait campagne à Toronto sur le dos de Mirabel et de Montréal Jean Corbeil critique cette publicité du bout des lèvres Maurice Girard de la Presse canadienne OTTAWA — Le ministre fédéral des Transports, Jean Corbeil, critique du bout des lèvres la publicité de la compagnie aérienne Air France, qui donne l’impresson de vouloir exploiter la conjoncture au détriment de Montréal.« Ce n’est pas le concept le plus génial de publicité et de marketing qu’on m’ait présenté », a fait savoir hier le ministre fédéral par le truchement de son attaché de presse, Patrice Miron.M.Corbeil était en route hier pour Halifax, où il participait à des activités officielles.Il a fait con- naître sa réaction par communiqué.Depuis quelques jours, à Toronto, la compagnie aérienne française fait la promotion de son nouveau service sans escale Toronto-Paris sur de grands placards publicitaires, qui peuvent laisser croire que l’escale à l’aéroport international de Montréal reste une véritable épreuve pour le public voyageur torontois.« Évitez Mirabel, ce week-end » ou « On passe à 30 000 pieds au-dessus de Montréal» annoncent deux des enseignes blanches qui ravivent la rivalité entre les deux principales villes canadiennes mais qui le fait surtout aux dépens de la région montréalaise.Pour se justifier, un porte-parole de la compagnie à Toronto a expliqué à Radio-Canada que le terme anglais « miss » pouvait signifier « éviter » mais également « s’ennuyer ».Le ministre Corbeil n’est pas convaincu.« Je déplore qu’Air France ait lancé sa campagne et choisi de faire un jeu de mots dans un contexte politique compliqué.Ce n’est pas ce qu’il y a de plus habile », fait savoir le ministre.M.Corbeil estime que le concepteur publicitaire devra rendre des comptes, s’il y a lieu, pour cette insensibilité.Il rappelle toutefois qu’il appartient à l’entreprise privée de choisir les thèmes de ses campagnes publicitaires en conformité avec la liberté d’expression. Le Devoir, jeudi 18 juin 1992 B A-3 The Gazette sabre dans sa rédaction d'après la Presse canadienne THE GAZETTE éliminera 59 postes à temps plein, dont 32 emplois dans la rédaction, a annoncé hier M.David Perks, l’éditeur du journal, lors d’une conférence de presse convoquée à la hâte dans le hall du journal à laquelle assistaient des douzaines d’employés secoués.Seul quotidien de langue anglaise à Montréal, The Gazette a un tirage quotidien moyen de 170 000.De ses 825 salariés, 198 appartiennent à la rédaction.« Comme des employés à temps partiel seront également licenciés, le nombre des personnes renvoyées pourra en fait être plus élevé que 59, a noté M.Perks.Les congédiements entreront en vigueur le 21 août 1992 », a-t-il précisé.Des 59 postes éliminés, 32 sont à la rédaction, 20 au département du tirage, six à la publicité et un concierge.The Gazette est l’un des 18 quotidiens de la chaîne Southam, qui a accusé des pertes, l’an dernier, de 153 millions 3.The Gazette a par contre réaüsé des profits, que M.Perks a refusé de quantifier.C’est justement parce que The Gazette a réalisé des profits qu’U n’a pas le droit, selon la Guilde des jour- nalistes, de licencier des salariés.« La convention collective est très claire, a souligné le leader syndical J an Ravensbergen.La compagnie ne peut procéder a des licenciements que dans le but de réduire le personnel pour des raisons économiques.« Comme The Gazette fait des profits, il existe des précédents juridiques intéressants, qui pourraient obliger le journal à ouvrir ses livres et prouver qu’il éprouve des difficultés financières.» M.Perks a assuré que les licenciements n’ont pas été commandés par le siège social de Southam, à Toronto.« Si je fais cela, a-t-il dit, c’est parce qu’il faut maintenir The Gazette rentable et assurer la survie du dernier quotidien de langue anglaise de MontréaL» En avril dernier, M.Perks avait demandé aux syndiqués de renoncer à une augmentation salariale de 5 %, prévue pour juillet, et d’accepter des baisses de remboursements de vacances et de temps supplémentaire, ou de faire face à des réductions de personneL « Au cours des trois prochaines semaines, a-t-il annonce, nous allons discuter avec la Guilde, dans le but de mettre des noms sur les emplois supprimés.» L’éditeur de The Gazette, David Perks, lors de sa rencontre avec les journalistes du quotidien anglophone.PHOTO CP Les Montagnais sont prêts à s’impliquer dans la filière éolienne Louis-Gilles Francoeur LES MONTAGNAIS de la Basse-Côte-Nord ont applaudi hier à l’examen qu’entreprend Hydro-Québec de la filière éolienne-diésel pour alimenter leur région en électricité.Selon leur porte-parole, le chef de bande adjoint de la Romaine, M.Guy Bellefleur, un premier parc éolien dans cette région, même modeste, pourrait constituer l’embryon d’un développement économique régional axé sur l’exploitation d’une ressource renouvelable abondante, d’autant plus intéressante qu’elle semble plus compatible avec la volonté des Montagnais de préserver leur environnement.M.Bellefleur réagissait en ces termes à l’annonce hier par Hydro-Québec que toutes les hypothèses visant à alimenter la Basse-Côte-Nord en électricité étaient à nouveau étudiées et réévaluées, y compris pour la première fois la possibilité de coupler un parc d’éoliennes pour réduire le plus possible la facture de mazout des diésels.La réévaluation de toutes les hypothèses considérées jusqu’ici dans ce dossier et l’arrivée en lice de l’énergie éolienne résultent des prix très élevés qui ont été soumis a la société d’État lors de l’appel d’offres récent dans le dossier du lac Robertson, expliquait hier dans LE DEVOIR le vice-président à la planification d’Hydro-Québec, M.Louis Masson.Mais si l’idée d’une première en éolien sur la Basse-Cote-Nord réjouissait les Montagnais de la région, elle désarçonnait le maire de La Tabatière, M.Randy Jones, pour qui le barrage du lac Robertson, derrière son village, est synonyme d’aéroport, d’un chemin d’accès aux ressources forestières de l’arrière-pays et d’infrastructures municipales dont il rêve depuis des années.M.Jones affirmait hier que ses sources au sein d’Hydro-Québec avaient démenti toute remise en question du projet.« Ils (des employés d’Hydro-Québec) nous ont dit qu’ils négociaient toujours avec le plus bas soumissionnaire et qu’il n’était absolument pas question d’éolien dans la région.De toute façon, je ne suis pas d’accord avec des éoliennes.Pourquoi se faire un pays tout laid avec ces affaires-là.On est dans une crise et il n’y a pas d’emplois.Moi je pense que la vraie solution, c’est le barrage du lac Robertson.» Informés rapidement de la manchette du DEVOIR, les porte-parole amérindiens se félicitaient pour leur part car ils avaient eux-mêmes recommandé dans leurs mémoires en 1984, lors des audiences du BAPE dans ce dossier, un examen en profondeur de la filière éolienne.Sans présumer d'un éventuel examen des impacts d'un parc d’éoliennes, notamment sur les oiseaux migrateurs de la région, M.Bellefleur émettait l’avis que les retombées économiques seraient probablement plus grandes avec des éoliennes.« Avec le projet du lac Robertson, nous bénéficierons de 1 % du budget parce qu'il faudra couper le bois dans le futur barrage.C’est à peu près tout ce qui nous attend.Et encore, ces retombées seront partagées entre les dix villages de la région.Hydro-Québec entend toujours faire appel à une main-d’oeuvre qualifiée, qui a des cartes de compétence.Nous n’en avons pas.Il n’y a aucun Indien qui travaille à ses groupes diésels dans la région.Nous nous ferons passer ces nouveaux emplois sous le nez et ce sera probablement pareil avec les quelques emplois permanents créés avec le barrage.» Selon le porte-parole amérindien, la construction par étapes d’un parc local d’éoliennes pourrait permettre l’éclosion d'une main-d’oeuvre spécialisée dans la région si on prépare sérieusement ce projet.À son avis, c’est une bonne façon de créer une spécialité économique régionale par la mise en valeur d’un potentiel régional qui semble fort élevé et d’autant plus intéressant qu’il est renouvelable.« Il nous semble, du moins jusqu’ici, que ce serait beaucoup moins dommageable pour notre environnement que la perte d’un territoire giboyeux qui sera noyé.» Les Montagnais, ajoute-t-il, pourraient s’intéresser à ce type de développement économique et envisager de monter leurs propres projets de production éolienne si le projet d’Hydro-Québec devait être réalisé d’une part, et s’avérer économiquement intéressant d’autre part.C’est la première fois qu’une communauté amérindienne ouvre aussi grande la porte en matière d’énergie au point d’envisager d’y jouer un rôle de producteur.Il faut dire que les Montagnais discutent entre eux depuis des années de la meilleure manière d’assurer à leur communauté un développement économique compatible avec une protection rigoureuse de leur environnement, en misant d’abord sur les ressources renouvelables de leur région.Le vent pourrait bien s’ajouter aux espèces animales, dont ils envisagent l’exploitation, sans qu’il n’y ait rupture avec leurs valeurs.Ilydro-Québec achète présentement l’électricité des petits producteurs privés.Pour l’instant, les propositions lui parviennent de compagnies intéressées à construire des centrales sur de petits cours d’eau.Dans l’Ouest canadien, des fermiers albertains ont obtenu par les tribunaux que la société d’État provinciale achète à un prix intéressant l’électricité qu’ils produisent désormais sur leurs fermes avec des éoliennes, question de diversifier la production.Aux États-Unis, on parle d’ajouter au prix de l’électricité une prime « d’innovation » pour l’éolien en raison de ses faibles impacts environnementaux.L’Association des restaurateurs développe son offensive contre la carte American Express Jean Chartier L’ASSOCIATION des restaurateurs du Québec lance la troisième phase de son offensive contre les frais d’A-merican Express qu’elle déclare prohibitifs.Elle a donc invité par envoi postal les présidents des 1000 plus grandes compagnies canadiennes à remettre une autre carte que la carte Amex aux cadres et dirigeants de leurs compagnies respectives.M.François Meunier, directeur des communications, soutient que cette troisième phase de l’offensive des restaurateurs est accompagnée de mouvements similaires à Toronto et à Vancouver.L’Association a lancé en juillet dernier une campagne invitant ses membres à ne plus promouvoir la carte Amex.Si les détenteurs de cette carte ne sont pas les bienvenus dans plusieurs restaurants, explique M.Meunier, c’est qu’Amex retient des frais de 3,05% aux restaurants qui ont un chiffre d’affaires d’un million $ par année.Peu de restaurateurs obtiennent un tel achalandage, et la majorité paie donc des frais de 4,2%, voire de 4,5% à Amex.Par contre, Visa ne retient que 1,75 % et Mastercard 1,65 % sur les ventes des restaurateurs.« Les utilisateurs d’Amex sont-ils de meilleurs clients ?demande M.Meunier.Ce n’est plus le cas, car il existe 15 sortes de cartes prestigieuses ».Les restaurants ne boycottent pas Amex, mais ils se disent insatisfaits de leur entente actuelle.M.Meunier en profite pour noter que certaines compagnies n’acceptent pas Amex; il en est ainsi de la maison Laura Ashley depuis décembre 1991.M.Iven Shaffer, vice-président aux Affaires publiques d’American Faute de prêter serment à la reine, un Acadien est écarté du Barreau FREDERICTON (PC) - Un ancien étudiant de l’Université de Moncton, originaire de Balmoral, s’est vu écarté de l’admission au Barreau du Nouveau Brunswick car il a refusé catégoriquement, au nom de ses origines, de prêter serment à la reine comme en veut l’usage dans la province.René Arsenault et une quarantaine d'autres avocats en devenir étaient réunis, mardi, sur le campus de l’Université du Nouveau-Brunswick, à Fredericton, où avait lieu la cérémonie d’admission protocolaire devant les juges de la Cour d’appel.Tous ces candidats, sans exception, remplissaient les critères du Conseil du Barreau de la province.La cérémonie allait bon train.Son tour venu, René Arsenault s’est levé et a prêté le serment d’office comme le dicte la Loi et les règlements de l’Association des avocats du Nouveau-Brunswick.Il s’est entêté par la suite à ne pas prêter serment à la reine d’Angleterre.Sans perdre un instant, le juge Jean-Claude Augers, de la Cour d’appel, lui a laissé savoir qu’il n'était plus accepté au sein du Barreau.’ POUR OBTENIR DES ^ CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 842-9645 Lorsqu’il a insisté pour connaître les motifs de ce refus, René Arsenault a été expulsé de la salle.On lui a fait comprendre qu’un shérif serait appelé sur les lieux s’il ne quittait pas de son propre gré.« Le serment à la reine est une insulte à mes origines, rien de moins.C’est une question de principe », a expliqué René Arsenault.« Aucune loi du Nouveau-Brunswick impose à quelqu’un de prêter ce serment.Ce n’est pas un critère d’admission au Barreau », a-t-il renchéri.« Ce serment n’existe même pas en Angleterre », a précisé le candidat-avocat déchu.René Arsenault ne prône pas l’abolition pure et simple de cette pratique ancestrale.Depuis un an, il s’acharne toutefois à ce qu’elle devienne optionnelle comme c’est le cas au Québec, en Ontario et en Nouvelle-Écosse.« Le ministère de la Justice du Nouveau-Brunswick est d’avis qu’il faut rendre ce serment optionnel », a ajouté M.Arsenault.Même s’il a le sentiment du devoir accompli, M.Arsenault se dit déçu par la tournure des événements : « J’étais sensé devenir avocat, mais on m’a refusé.C’est certain que je suis déçu ! Ce qui me fâche particulièrement, c’est que les juges n'ont pas voulu expliquer pourquoi ils ont rejeté ma candidature.Ils n'ont jamais voulu entendre mon point de vue.Ils ont ainsi brimé mes droits fondamentaux en outrepassant leurs pouvoirs.» Express, rétorque que la compagnie a rencontré l’Association des restaurateurs du Québec à plusieurs occasions depuis un an.M.Shaffer rappelle que les cartes bancaires exigent un intérêt de 19 % de leurs détenteurs tandis qu’Amex ne retient aucun intérêt à ses clients, seulement un montant annuel de contribution, et un taux des marchands.« De nombreuses enquêtes sur notre clientèle révèlent que nos membres achètent deux fois plus que les détenteurs de cartes bancaires, affirme- t-il, et plus souvent.Depuis 35 ans, les marchands ont payé sans problème Amex ».Le vice-président d’American Express estime que le problème tient à ce que l’Association des restaurateurs du Québec cherche à obtenir un escompte pour ses membres, qui représente 4000 des 16 000 restaurants du Québec.M.Shaffer insiste sur le fait qu'il n’y a aucun mouvement de protestation à Vancouver et qu’un regroupement d'achat de restaurants a demandé à Amex un escompte pour ses clients à Toronto.« Il s’agit d’une association de restaurants de troisième ordre, à son avis.Le mouvement de contestation semble avoir été initié à Boston voici deux ans, mais il s’est éteint, selon M.Shaffer.Le dernier défilé?Louise Leduc « SI LA LOTERIE de la Fête nationale ‘Bonne fête Québec’ ne donne pas de meilleurs résultats d’ici au 27 juin, le défilé de cette année pourrait bien être le dernier ! », a annoncé hier en conférence de presse M.ean Dorion, le président du Comité de la Fête nationale de la Saint-Jean.Seuls 110 000 des 500 000 billets disponibles dans les supermarchés Pro-visoir et Provigo ont déjà été vendus, laissant présager un nouveau déficit que la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB-M) ne serait plus capable d’absorber en 1993.Quoique les festivités de cette année, qui se dérouleront au Parc Jarry, ne soient pas compromises, M.Dorion se demande comment il pourrait convaincre son Conseil général d’organiser un défilé l’an prochain si la vente des billets de loterie ne donne pas les résultats escomptés cette année.La loterie, qui devait permettre d’amasser 300 000 $, vient tout juste de franchir le seuil de rentabilité, couvrant les coûts relatifs à la mise en marché.Ce retard inquiète les organisateurs qui ont instauré cette loterie pour financer les fêtes à travers tout le Québec et venir à bout du problème de sous-financement.L’an dernier, le manque à gagner s’était élévé à environ 150000$.Gilles-Philippe Delorme, le directeur général du comité de la Fête nationale, blâme sévèrement le gouvernement du Québec pour son manque de collaboration financière.« En 1977, nous touchions 700 000 $.Quinze ans plus tard, avec le même mandat, le comité organisateur reçoit deux fois moins d’argent », déplore-t-il.M.Delorme ne comprend pourquoi le gouvernement du Québec lui refuse ce qu’il avait accordé à Rendez-vous 87 : une loterie relevant de Loto-Québec, bénéficiant de tous les avantages de ce canal officiel.Allant même jusqu'à soupçonner le gouvernement de vouloir tuer un adversaire politique, M.Delorme s’offusque que le poids du financement repose sur la seule SSJB-M à qui l’on ne donne pas les outils nécessaires pour éviter un déficit.Voila pour le côté négatif.La bonne nouvelle, c’est que deux innovations permettront aux Québécois de fêter pendant 30 heures cette année.Le 23 juin, André Lejeune sera le chef de file d’une veillée à saveur folklorique au cours de laquelle de vieux films seront également projetés.Le lendemain, un souper populaire sera servi pour 150 000 personnes.Au menu : les aüments typiques du Québec, tels les produits de l’érable et 5000 livres de crevettes de Matane.L’élève passe avant la performance de l’école, tranchent les commissions scolaires Pierre April de la Presse canadienne QUÉBEC — La présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Diane Drouin, a vigoureusement condamné, hier, les directions d’écoles qui pratiquent systématiquement l’exclusion aux examens de fin d'année des élèves les moins doués afin de mieux se classer dans le palmarès du ministère de l’Éducation.« Je n’accepte pas du tout qu’on favorise la performance de la commission scolaire au détriment de celle de l’élève », a-t-elle dit.Pour la présidente de la FCSQ, qui vient à peine d’endosser les recommandations contenues dans le plan d’action du ministre Michel Page favorisant la réussite scolaire, le rôle de l’école ou de la commission scolaire consiste plutôt à offrir du rattrapage à ceux qui connaissent des difficultés et non pas à les exclure.« Le principe qui me préoccupe, a ajouté Mme Drouin, c’est que le jeune s’astreigne à suivre ses cours et après cela qu’il puisse subir les examens et connaître les résultats.« Au niveau des principes, on ne me fera pas démordre », a conclu la présidente de la FCSQ, qui s’est engagée à poursuivre la démarche amorcée par le ministère de l’Éducation et son organisme pour combattre le décrochage scolaire.Ce débat sur la façon de relever les niveaux d’éducation ou d’enseignement au Québec a été relancé par la Commission scolaire des Manoirs, de Terrebonne, qui a adopté des mesures afin de rendre une de leurs écoles plus exigeante et plus rigoureuse.Dans un document signé par la présidente du Comité d’école Ar-mand-Corbeil, Mme Suzette Lalande, les intervenants du milieu en sont venus à la conclusion « que les résultats des élèves faibles qui se présentent aux examens insuffisamment préparés affectent à la baisse les résultats des autres élèves et leur portent préjudice ».Pour corriger la situation, l’école a donc décidé d’instaurer un « prétest » pour les élèves du secondaire V, qui a permis d’exclure de l’examen du ministère ceux qui n’atteignaient pas la norme.Le directeur de l’école et président de l’Association des directeurs généraux, Marcel Théorêt, a expliqué, hier, que le règlement du ministère décrète que « pour être candidat à une épreuve imposée par le ministre, l’élève doit avoir été légalement inscrit dans une école et avoir suivi le programme correspondant à l’épreuve, conformément aux règlements de la commission scolaire».M.Théorêt a interprété une autre directive du ministère qui poursuit « qu’en s’appuyant sur cette réglementation et conformément aux obligations de l’organisme scolaire, aucun élève ne peut être exclu ou excusé » en soutenant que lorsqu’on fait allusion au règlement de la commission, « cela veut tout simplement dire que des gens qui n’ont pas de chance de réussite peuvent être éliminés de ces examens».« Cela veut dire qu’ils n’ont pas d’affaire-là », a-t-il poursuivi.Le directeur général a indiqué que le « prétest », jugé non conforme aux directives par le MEQ, visait surtout à mieux préparer les élèves au véritable examen et à identifier leurs faiblesses.« L'examen, c’est quelque chose de sérieux, a soutenu M.Théorêt, et celui qui ne l’est pas ne doit pas venir pénaliser ceux qui le sont.Ce directeur général demeure convaincu que la majorité de la population souhaite qu’on donne « aux jeunes qui poursuivent intelligemment et sérieusement des études une école à leur mesure », et cela doit passer par un diagnostic juste.« L’examen, c’est la sanction, et le régime pédagogique confie cette responsabilité aux commissions scolaires, a-t-il conclu, et venir nous dire qu’on n’a pas le droit d’exclure personne, ça n’a pas de bon sens.» 10 minutes qui changeront votre vie! 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minimum, moitié plus d’emplois pour les Québécois, selon une étude commanditée et rendue publique hier à Montréal par le Grand conseil des Cris du Québec.Son auteur, Ian Goodman, consultant américain spécialisé dans les questions d’économies d’énergie, a souligné en outre que les emplois ainsi créés seraient de plus longue durée, plus diversifiés et mieux répartis dans le temps et géographiquement que ceux üés à la construction de complexes hydroélectriques dans le Nord québécois.Par ailleurs, les données utilisées par M.Goodman ont été incorporées dans le programme informatique que les Cris ont commandé à un autre expert énergétique américain, Robert McCullough, pour favoriser une critique détaillée du plan de développement d’Ilydro-Québec.Comme l’annonçait LE DEVOIR la semaine dernière, le Grand conseil des Cris a distribué hier des copies de ce logiciel, fondé essentiellement sur les informations que la société d’Etat est tenue de rendre publiques et dont cette dernière a de facto confirmé la validité technique.En se fondant sur les données de M.Goodman, M.McCullough calcule que d’ici à 2020, la mise en oeuvre de programmes d’économies d’énergie de l’envergure qu’envisage celui-ci permettrait aux consommateurs québécois de réduire de 6,2 milliards $ (en dollars de 1991) leur facture globale d’électricité.Ce qui équivaudrait à faire cadeau aujourd’hui de 1000$ à chaque citoyen du Québec.Pour l’essentiel, Hydro-Québee est d’accord avec tous les principes énoncés par M.Goodman, mais est en total désaccord avec l’ampleur possible des appücations réelles de ces principes théoriques au Québec.Le chef du service Planification commerciale de la société d’Etat, Roger Dunn, a volontiers confirmé hier en entrevue que « chaque dollar investi dans l’efficacité énergétique crée plus d’emplois que celui investi dans des équipements de production » (12 à 14 emplois par million $ investi dans les économies d’énergie contre 10 emplois par million $ investi dans la construction des centrales) et que ce sont effectivement des emplois « plus permanents, plus diversifiés et situés au Sud».M.Dunn s’est d’ailleurs réjoui du fait que les Cris, en prenant l’initiative de commander cette étude à M.Goodman et d’en publier largement les résultats, vont « contribuer à sensibiliser le public aux économies d’énergie.On est bien content que les gens s'occupent de ça.» Mais là où M.Dunn n’est plus du tout d’accord avec M.Goodman, c’est quand ce dernier soutient qu’« un programme québécois élargi d’efficacité énergétique pourrait fournir plus d'énergie que Grande-Baleine, par dollar investi».Pas d’accord parce que, dit-il, « il y a une limite à la vitesse avec laquelle vous pouvez faire adhérer les gens aux économies d’énergie ».Au-delà de cette limite, tout l’argent investi dans des programmes d’incitation aux économies d’énergie serait selon lui de l’argent jeté par les fenêtres.Hydro-Québec compte investir 1,9 milliard $ d’ici 10 ans dans des programmes d’économies d’énergie, investissements qui devraient lui éviter de construire des équipements qui lui auraient coûté entre 7 et 8 milliards $, explique M.Dunn.Mais au-delà de cette somme, « l’argent investi dans ces programmes nous procurerait moins de kilowattheures que si on l’investissait dans des équipements de production », affirme-t-il.À l’appui de Grande-Baleine, Hy-dro-Quebec et le gouvernement Bou-rassa ont souvent utilisé le chiffre de 62 000 personnes-années (c’est-à-dire l'équivalent 62 000 emplois pour une personne pour un an) pour caractériser la manne des retombées économiques directes et indirectes de ce projet.Chiffre calculé au moyen du « modèle intersectoriel » du Bureau de la Statistique du Québec, un logiciel informatique qui décrit les interrelations existant entre les divers secteurs industriels de l’économie et qui permet d’évaluer comment se répartissent dans l’économie les sommes'investies ou dépensées.Pour son étude, M.Goodman a utilisé ce même logiciel en faisant varier les hypothèses de calcul actuariel.L’une de ces hypothèses de calcul donne effectivement des retombées de 62 500 personnes-années pour Grande-Baleine, mais cette meme hypothèse donne des retombées de 94 800 personnes-années pour les projets d’économies d’énergie, soit 52% de plus.Les autres hypothèses de calcul retenues par M.Goodman tendent à valoriser le fait que les investissements requis, et les emplois créés, sont plus étalés dans le temps dans le cas de l’efficacité énergétique que dans celui de Grande-Baleine.Ces hypothèses creusent donc encore davantage l’écart entre ces deux choix énergétiques, en termes de création d’emplois : les programmes d’effi-cacite énergétique créent alors jusqu’à 106 % personnes-années de plus que Grande-Baleine.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Conseil des arts promotion des arts et de la culture, au développement des partenariats, à l’accès physique et intellectuel à la vie culturelle, de même qu’à la prise en considération plus systématique des effets des actions gouvernementales sur la population, sur les différents publics-cibles et sur le développement des marchés.Ses mandats : gestion de l’ensemble des programmes culturels incluant les industries culturelles, le patrimoine, les équipements culturels et « les ententes de développement avec les municipalités » ; ¦ le gouvernement a choisi d'exclure toute référence au dossier constitutionnel, malgré les multiples appels de la ministre sur le nécessaire rapatriement de la juridiction culturelle et malgré le fait qu'il s’agissait là d’une recommandation centrale du rapport Arpin; ¦ conformément aux demandes exprimées par les intervenants en région, le gouvernement met l’accent sur la décentralisation des structures de décision.Les directions régionales du ministère seront désormais responsables de la planification régionale des interventions du ministère, particulièrement en matière de patrimoine et d’équipements culturels.Elles verront à bâtir des liens avec les municipalités locales et régionales et les milieux de l'éducation; ¦ Montréal voit confirmé son rôle de pôle culturel, et le gouvernement entend signer une « entente globale de développement culturel où les projets et la contribution gouvernementale viseront à renforcer Montréal dans ses multiples rôles, principalement celui de métropole culturelle » ; ¦ on réaffirme le rôle des Conseils régionaux de la culture, qui devront jouer un rôle clé pour définir les priorités culturelles de la région; ¦ le rapport Arpin.proposait de créer un Observatoire des politiques culturelles chargé d’effectuer des recherches, de tenir à jour des indicateurs culturels, etc.Cette recommandation n'a pas été retenue, mais le mandat qu’aurait exercé cet observatoire sera rempli directement par le ministère; ¦ le mandat confié à la Commission des biens culturels et à la Société générale des industries culturellles (SOGIC) sera modifié de manière à accroître leur efficacité; ¦ trois grands axes d’intervention ont, de fait, été retenus : « l’identité culturelle, la création et les arts, et l’accès et la participation des citoyens à la vie culturelle.» Diverses mesures prévoient faciliter l'accès aux lieux de diffusion culturelle pour le grand public.On a également prévu faire une évaluation périodique de l’application de la politique.Présentement, le budget du ministère des Affaires culturelles s'élève cete année à 324 millions de dollars, ce qui représente 0,79 % du budget de l’État.On sait que le gouvernement libéral a maintes fois promis d’élever à 1 % la part de l’État consacrée à la culture.C’est le ?4 janvier 1991 que la ministre avait confié à un groupe le mandat de rédiger une proposition de politique culturelle.Le groupe comptait onze personnes, dont M.Roland Arpin, directeur du Musée de la civilisation, qui en assumait la direction.Cette proposition, appelée « rapport Arpin », avait été rendue publique le 14 juin suivant.Avait suivi à l’automne une commission parlementaire, une des plus imposantes de l’histoire du Québec, qui avait accueilli 263 mémoires.Au cabinet de la ministre, on se refusait cependant à tout commentaire hier soir, prétextant qu’on était encore à l’étape de « peaufiner » le document, sans autre explication.4 Louise Roy pas.» Mettant quiconque au défi de citer une seul cas de divergence, M.Perreault citait à preuve le ton louangeur des communiqués réciproques.Quoi qu’il en soit et dès son entrée à la STCUM en mars 1985, Mme Roy a dû s’initier à la difficile alchimie avec les édiles municipaux.En fait, c’est le ministère québécois des Transports qui a dicté, il y a sept ans, le choix de cette jeune gestionnaire de 37 ans pour remplacer le controversé Lawrence Hanigan et ce, en dépit du penchant avoué des élus à l’époque pour le directeur général à l’exploitation, M.Jean-Jacques Bourque.De façon intérimaire, elle sera maitenant remplacée par un autre cadre de la maison, M.Michel Sainte-Marie, directeur exécutif du transport de surface.Les Syndicats concernés exprimaient déjà hier certaines réserves envers l’ancien responsable des relations de travail à la STCUM.Malgré sa performance exceptionnelle pour redorer le blason de la société, assainir les relations avec ses 8000 employés et relancer cette entreprise dont le budget frise les 700 millions $, les premières tensions entre la pdg et le patron du conseil remontent au lendemain de la réélection de l’équipe Doré en 1990, ont noté maints rapports de presse sur la foi de sources diversifiées.LE DEVOIR ‘issgS DÉ Abonnements Renseignements .(514)844-3361 Administration (514)844-3361 Rédaction 15141842-9628 Annonces classées (514) 286-1200 Publicité (514) 842-9645 numéro uns frais .'.'.1-800-363-0305 Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.Extérieur (sans Irais).(5I4J844-5738 .1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 Rétrogradé de la vice-présidence du comité exécutif de la Ville au simple poste d’adjoint à la mairie, M.Perreault aurait eu quelque mal à respecter la frontière entre ses fonctions de président du conseil et celles de Mme Roy, pdg en titre et en fait.Ce malaise a culminé en début d’année alors que Mme Roy songeait ouvertement à quitter le transporteur public.Elle devait toutefois se raviser en mars dernier en acceptant un nouveau mandat jusqu’en mars 1993, « compte tenu des défis importants ».Devant leur mutisme actuel, seule l’histoire permettra un jour d’éclairer la mésentente entre le conseiller du RCM et l’ancienne militante de cette formation à qui, pourtant, le Parti civique avait offert en 1986 la succession de Jean Drapeau.En guise d’épilogue, Mme Roy a laissé hier un communiqué laconique saluant « le sens des reponsabilités » des chefs syndicaux », remerciant les gestionnaires pour « leur contribution exceptionnelle », soulignant « le professionalisme et le dévouement » des employés, et louant « la collaboration et l’appui » des élus et du « président ».Mme Roy a exprimé en outre « le sentiment profond d’avoir fait progresser l’entreprise sur plusieurs aspects fondamentaux».S’avouant « peu supris » du départ de sa pdg, M.Perreault était tout sourire et miel pour « cette femme qui a marqué de façon significative le transport en commun et qui a la chance de relever d’autres défis ».« Première femme de sa génération à occuper un poste de cette envergure, elle aura fait preuve d’une compétence et d’une détermination qui ne pourront que rejaillir sur l’ensemble de celles qui aspirent de plus en plus à des fonctions de cette nature.» Mme Roy quitte ses fonctions le 1er juillet et le conseil d’administration a mis en branle dès hier le processus visant à lui trouver un successeur permanent.Le passage de Mme Roy dans le monde des services financiers marque un changement de cap important dans sa carrière menée brillam ment depuis plus de 15 ans dans le domaine du transport public.Détentrice d'une maîtrise en sociologie et d’un doctorat en sociologie urbaine de l’Université du Wisconsin, elle a oeuvré dès 1979 comme directrice de projet au Conseil des transports de la région de Montréal, avant d’agir de 1981 à 1983 comme conseillère sur les dossiers montréalais auprès du ministère québécois des Transports.Elle assumera désormais le développement stratégique des ressources humaines, de l’administration, des services corporatifs au sein du groupe privé La Laurentienne, en plus de coordonner au plan international les relations avec le Groupe Vinci composé de sociétés européennes d’assurance.Le président du conseil et chef de la direction de la Corporation du Groupe La Laurentienne, M.Jacques A.Drouin, s’est félicité hier de sa venue, jugeant que « son expertise, sa vision stratégique et son sens marqué des relations humaines seront des atouts de première importance ».4 La radio dès maintenant.Parce que la situation est grave, M.Beatty a cru bon de poser quelques gestes dès maintenant.Ainsi, il a annoncé que le Conseil de la radiodiffusion et des télécom-munciations canadiennes (CRTC) .reverra, d’ici trois mois, l’ensemble des règlements touchant la radio.Un comité sera formé sous peu, que présidera Fernand Bélisle, vice-président du CRTC.Le CRTC examinera le nombre de minutes de publicité permises à la radio FM (la radio AM a très peu de contraintes).Et il pourrait alléger une autre obligation, en vertu de laquelle un nouveau propriétaire ne peut acquérir la station qu’il convoite s’il ne démontre pas, au préalable, qu’il améliorera la station de radio.Aussi, le ministère fédéral de la Santé et du Bien-être social est en voie de renoncer à sa responsabilité d’approuver toutes les annonces radio qui traitent de nourriture, d’alcool ou de produits pharmaceutiques.L’industrie de la radio se plaint depuis longtemps que.les médias écrits n’ont pas à se conformer à de telles exigences et qu’elle ne voit pas pourquoi elle devrait, elle, s’y soumettre.Car n’oublions pas que la publicité est le nerf de la guerre.Dix membres et un observateur ont donc travaillé depuis mars dernier à la préparation du rapport, sous la présidence du fonctionnaire numéro un dudit ministère, Paul Racine.L’on parle ici des diffuseurs privés, qui représentent 70 % des stations radio et diffusent 83 % des émissions.La majorité d’entre elles sont de petites entreprises autonomes.En 1991, la radio privée a perdu 14 millions $, après impôt.Mais cela ne veut pas dire que la radio n’est plus écoutée : en voiture, à la maison ou en joggant, presque chaque Canadien écoute la radio à un moment ou l’autre de la journée, et, sur une base hebdomadaire, presque aussi longtemps que la télé, soit 20 heures contre 24.Mais dans un monde où les entreprises n’annoncent plus n’importe où et préfèrent souvent la télévision à la radio, l’industrie radiophonique tire le diable par la queue.Les stations AM et FM ont chacune leurs problèmes et tous ne sont pas en chute libre.Mais pour plusieurs l’heure est grave.Et rien dans le rapport ne CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Sl-Jacque, Montréal Québec H2Y3X2 Fa< 1514) 845 7874 Tél : (514) 98 R O B I C /tf //wf/V/z jr ¦j Pour informations publicitaires contactez: JOHANNE GUIBEAU 1-800 363-0305 (514) 842-9645 [ PHOTOCOPIES URGENTES?| En noir?En couleurs?De qualité?À bas prix?Vite faites?Toutes grandeurs?Alors, adressez-vous à : SCRIBEC 385-9400, 45, RUE JARRY EST 8h30 4 /Oh, Samedi lOhJO A I 6h laisse croire que la situation est différente au Québec.Les membres du comité sur la radio sont, outre M.Racine, M.Michel Arpin, de Radiomutuel, Mme Liette Champagne, de Communications Télémédia, M.Bill Coombes, de Fraser Valley Radio Group, M.Terrence Flanagan, de National Campus and Community Radio Association, Mme Louise Hurtubise, de l’Association canadienne des radiodiffuseurs, M.Richard Matthews, du ministère des Communications, M.Robert Pilon, de l’Association québécoise de l’industrie du disque, M.Alain Pineau, de Radio-Canada, et M.Michel Tremblay, de l’Association canadienne des radiodiffuseurs.L’industrie canadienne de la musique a participé aux travaux car sa santé est liée à celle de la radio.Toutefois, elle n’a pu approuver l’ensemble du rapport, notamment la recommandation que le CRTC « dégage les stations privées de leur obligation .de contribuer aux initiatives de développement de talents canadiens».4 LE DEVOIR tremise d’une Société de placements dans l’entreprise québécoise (SPEQ).On songe en outre à créer une SPEQ publique, dans laquelle de simples individus, par exemple des lecteurs, pourraient eux aussi investir dans leur journal, en profitant des avantages fiscaux offerts par ce type de placement.Enfin, Mme Bissonnette a confirmé que l’on disposera de l’immeuble actuel, sis au 211 de la rue du Saint-Sacrement, dans le Vieux-Montréal.Des pourparlers sont en cours pour disposer de cet immeuble, que la directrice définit comme « un élément d’actif et un levier dans le règlement de nos dettes ».Elle a par ailleurs nié la rumeur voulant que le journal aille s’installer en périphérie; au contraire, il logera au centre-ville et déjà des invitations pressantes lui sont faites, pour des raisons de prestige et aussi parce que le marché de la location commerciale est à son point le plus bas.La confiance de la directrice et du conseil d’adminstration quant au succès de cette relance s’appuie sur divers facteurs, dont le plus convaincant peut-être est celui que ce journal n’a pas à ce jour pris vraiment les moyens pour s’ajuster aux temps nouveaux.Voici l’explication de Mme Bissonnette : « LE DEVOIR est exsangue, cela se voit d’emblée.Mais la plus grande partie de ses malheurs, il se les doit.La dernière décennie en a été une de restructuration dans le monde des médias.LE DEVOIR s’est situé en marge de ces réexamens, il a cru son marché captif, il a préféré imputer son déclin aux changements sociaux plutôt qu’à sa propre incapacité à suivre ces changements, à s'y adapter(.) Depuis une quinzaine d’années, il a été ballotté sous des impulsions divergentes.Il ne s’est jamais donné une stratégie, des objectifs clairs, des moyens plausibles, des outils adéquats ».Mais, si LE DEVOIR n’a à peu près jamais eu de capital financier, il a en revanche toujours pu compter sur « le capital de solidarité », ce qui demeure encore l’un de ses grands atouts, comme dit l’avoir constaté la directrice dans les réunions qu’elle a eues avec plus de 2000 Québécois dans des soirées-bénéfice dans plusieurs villes du Québec; il y en aura d’ailleurs une autre encore ce soir à Sherbrooke.Dans quelques jours, le nouveau conseil de la Fondation des amis du DEVOIR tiendra sa première réunion officielle.Il n’est donc pas question de laisser tomber la tradition des amis du DEVOIR.4 Jean-Claude Lebel tre du Nouveau Monde pendant plusieurs années.Son dernier poste aura été celui de sous-ministre du Bureau fédéral du développement régional au Québec.Il était également membre des conseils d’administration de la Banque fédérale de développement et de l’Office national du film.Âgé de 58 ans au moment de son décès, il était né dans le petit village de Saint-Épiphane, dans le comté de Rivière-du-Loup.Bachelier du séminaire de Rimouski, il a fait des études en sciences sociales et en économique à l’Université Laval, ce qui a sans doute marqué (comme tant d’autres) l'évolution de toute sa carrière.En 1959, on le retrouvait reporter au bureau de La Presse à Québec, puis dès 1960 organisateur du NPI), ce qui l’a conduit dans le syndicalisme chez les Métallos d’Amérique.Le véritable envol de sa carrière est cependant survenu en 1963, alors qu’il fut nommé directeur de l’animation sociale au Bureau de l’aménagement de l’Est à Mont-Joli, où il était le second de l’aménagiste en chef, M.Guy Coulombe, devenu son ami intime et collaborateur par la suite dans d’autres fonctions au sein du gouvernement québécois.M.Lebel fut notamment nommé au Conseil d'orientation économique (1967-1969), à l’OPDQ en 1970, au Conseil du Trésor en 1972; en 1974, il devient sous-ministre adjoint au ministère de l’Éducation, puis il succède à Guy Coulombe comme premier fonctionnaire de l’État québécois, à titre de secrétaire du Conseil du Trésor en 1975, poste qu’il occupe pendant 5 ans.En 1980, il prend un virage important en devenant premier vice-président et directeur général à la Banque Nationale.En 1982, il revient dans le secteur parapublic comme président de la Société générale de financement jusqu’en 1986.Pendant les trois années subséquentes, on le revoit dans le domaine privé comme président de la Compagnie de gestion et de développement, une filiale du Groupe CGI.De 1989 jusqu'à maintenant, il a été haut fonctionnaire fédéral à Montréal pour les activités économiques au Québec.En plus de sa carrière professionnelle, M.Lebel a été très tôt tenté par la politique, comme organisateur du N PD en 1960 et même candidat en 1962.En 1970, il se présentait sous la bannière de l’Union nationale dans le comté de Rimouski.Il n’a cependant pas réussi à se faire élire.Il laisse dans le deuil son épouse, Brigitte Biron, et trois enfants.La dépouille de Jean-Claude Lebel sera exposée aujourd’hui de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures au Salon Urgel Bourgie, 63 avenue Lome à Saint Lambert, ainsi que vendredi de midi à 14 heures.Les funérailles auront lieu ensuite à l’église de Saint-Lambert, sur la rue Lome.Son beau-frère, M.Rodrigue Bi ron, qui a dirigé l’Union nationale avant de devenir ministre péquiste, pleure un ami très cher.« C’était un frère, nous étions très proches l’un de l’autre.Ensemble, on réglait les roblèmes du monde autour d’une ière.» Ils se sont rencontrés dans les années 50 par le biais de la soeur de M.Biron, Brigitte, que M.Lebel a épousée.Mme Lebel était en vacances à l’extérieur du pays quand son mari est mort.C’est M.Biron, que nous avons rejoint hier à Québec, qui a eu la tâche difficile d’informer la fa mille du décès.« C’est rough, parce que c’est le premier de notre génération qui s’en va.Mon père le prend mal.Ma soeur le prend mieux, c’est une femme très forte.» M.Biron, qui possède maintenant une firme-conseil en transactions d’entreprises, estime que M.Lebel aura toujours été, où qu’il se trouvait, « un défenseur des intérêts du Québec ».Olivier Reichenbach, qui était jusqu’à vendredi dernier directeur du TNM, a travaillé en collaboration avec M.Lebel, qui a occupé à la fin des années 80 les fonctions de président du conseil d’administration du théâtre montréalais.« Je suis corn plètement atterré», a dit M.Reichenbach, qu’un message l’informant de la mort de M.Lebel attendait sur son répondeur quand il est rentré à la maison.« Je lui ai parlé, il y a de cela quelques semaines seulement.» « Il fait partie des plus beaux souvenirs que je conserve de mon passage au Théâtre du Nouveau Monde.Les grandes années du TNM, c’est avec lui que je les ai vécues.« Il était d’un dévouement extraordinaire, donnait toujours des conseils judicieux.C’était un homme qui ne parlait pas pour ne rien dire.Il avait beaucoup d’ascendant, énormément de leadership, mais il l’exerçait avec discrétion.Ce fut un honneur pour moi de le connaître.» M.Jean-Claude Rivest, conseiller politique du premier ministre Robert Bourassa, a connu M.Lebel dans les années 70.« Il a été un pilier de la fonction publique avec les Arthur Tremblay et Claude Morin.» En lui, M.Rivest salue un homme « très dé voué ».18 juin par la PC et l'AP I990: la France rend hommage au général de Gaulle en célébrant le cinquantenaire de l’appel du 18 juin 1940 et le centenaire de sa naissance.1989: célébration à Paris du bicentenaire de la Révolution française.1986: deux cent quarante-cinq guérilleros du ‘‘Sentier Lumineux" sont tués au cours d’une répression de mutineries dans trois éta-büssements pénitentiaires au Pérou.1985: la navette américaine "Discovery", à bord de laquelle se trouve un prince saoudien, dépose sur orbite un satellite destiné au monde arabe.1983: Sâlty Ride, qui fait partie, avec quatre hommes, de l’équipage de la navette spatiale “Challenger", devient la première américaine de l’espace.1979: Jimmy Carter et Léonid Brejnev signent à Vienne le traité de limitation des armements nucléaires stratégiques SALT-2.1975.l'assassin du roi Faycal d'Arabie Saoudite est décapité sur la place publique, à Riyad.1972: à Londres, en Angleterre, un avion de la compagnie British Airways explose peu de temps après son décollage, tuant 118 personnes.1953: la Corée du Sud libère 26000 prisonniers nord-coréens non-communistes.Ils sont nés un 18 juin: John Wesley, théologien et pasteur protestant anglais, fondateur de l’Eglise méthodiste (1703-1791); l’écrivain espagnol Cervantès (1547-1616); le compositeur français Charles Gounod (1818-1893); le “Beatle” Paul McCartney (1942 ); la canadienne Sandy Allen, la plus grande femme du monde, à sept pieds sept pouces et quart (1955 ).Économisez jusqu'à 60$ par année en abaissant la température du thermostat de 20'C à 17"C durant la nuit.fCOKMX ) 333-KILO ECONOMIE Le Devoir, jeudi 18 juin 1992 La CEE entend riposter aux États-Unis dans la guerre commerciale qui sévit GENEVE (AFP) - La CEE prendra à son tour des mesures de rétorsion commerciales contre les États-Unis si aucun compromis n’est trouvé dans les négociations bilatérales avec Washington, dont elle demandera formellement l’ouverture demain devant le Conseil du GATT, pour tenter de mettre un terme à la « guerre du soja » qui les oppose, a-t-on appris hier de source diplomatique communautaire à Genève.« Nous allons présenter des propositions de négociation aux États-Unis pour régler ce problème et nous leur ferons comprendre que leurs mesures de rétorsion ne resteront pas sans réponse », a indiqué un membre de la délégation de la CEE au GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce).Ce diplomate a précisé que la mise en oeuvre de représailles américaines entraînerait une plainte communautaire au GATT et des mesures de rétorsion de la part de Bruxelles.Les États-Unis ont, la semaine dernière, rendu publique une liste de produits d’exportation des Douze, représentant quelque 2 milliards!US, sur lesquels ils imposeront des droits douaniers prohibitifs pour sanctionner les subventions communautaires à la culture du soja.Le nouveau système d’aides aux revenus des producteurs européens d’oléagineux avait été jugé non conforme aux règles du G ATI' par une commission d’arbitrage (panel) de cette institution le 30 avril dernier.Les États-Unis avaient alors annoncé qu’ils mettraient en place des mesures de rétorsion commerciale unilatérales contre la CEE.Cette dernière avait demandé un délai, avant de se prononcer sur les conclusions du panel, qui dès lors n’avaient pu être adoptées par le Conseil du GATT.Les dispositions annoncées la semaine dernière à Washington par la représentante américaine au commerce, Mme Caria Hills, devraient entrer en vigueur à la mi-juillet.Elles toucheront notamment vins alcools et fromages.Plusieurs pays seront touchés, en premier lieu la France, le plus gros producteur de soja de la CEE, mais aussi l’Allemagne, le Royaume Uni et l’Irlande.Le conflit sur le soja oppose les deux principaux producteurs agricoles du monde depuis plusieurs années, et a pris maintenant un tour aigu.Washington reproche aux Douze d’avoir en vingt ans décuplé à coup de subventions coûteuses sa production d’oléagineux, privant ainsi les producteurs américains de soja d’un débouché traditionnel important sur les marché des Douze.Washington estime que dans ce conflit le préjudice subi par ses agriculteurs représente environ 1 milliar-d$US par an.Si dans cette guerre commerciale, de nombreux membres du GATr ont approuvé les États-Unis quant au fond, ils ont par contre réagi sévèrement à l’égard de Washington pour avoir annoncé son intention de déclencher des représailles unilatérales sans recueillir auparavant l’accord du GATT ni avoir épuisé tous les mécanismes de conciliation de cette institution.L’activité économique s’améliore aux États-Unis WASHINGTON (AFP) - L’économie américaine continuait à s’améliorer au début juin avec l’activité du secteur manufacturier regagnant de la vigueur dans l’ensemble des régions du pays, selon un document de la Réserve fédérale (Fed) publié hier.Ce document, baptisé « livre beige » et qui est fondé sur des enquêtes conduites jusqu’au 9 juin par les douze banques régionales formant le système de réserve fédérale, fait également ressortir une augmentation des dépenses de consom- mation à l’exceçtion toutefois du nord-est et de la côte ouest du pays.L’activité dans la construction de logements est également restée nettement supérieure à ses niveaux de l’année précédente dans la plupart des régions, souligne le « livre beige » qui note aussi une accélération de la demande pour des prêts bancaires.La veille, le gouvernement avait annoncé une augmentation de 11% des mises en chantiers de logements en mai et un accroissement de 0,5 % de la production industrielle pendant le même mois.Ce document servira de référence au comité de l’open market, le principal organe décisionnel de la Fed en matière de politique monétaire, lors de sa prochaine réunion le 30 juin.Malgré les appels répétés de l’administration Bush en faveur d’une nouvelle baisse des taux d’intérêt, la Fed ne paraît pas disposée pour le moment à assouplir davantage sa politique monétaire comme tend encore à l’indiquer le ton optimiste de son dernier bilan de santé de l’économie américaine, souligne-t-on dans les milieux spécialisés.La dernière baisse des taux d’intérêt remonte au 9 avril passé quand la Fed avait fait tomber d’un quart de point le taux interbancaire au jour le jour (Fonds fédéraux) pour le ramener à 3,75%.• Toutefois soulignent des analystes, le dernier livre beige de la Fed indique que l’inflation reste bien maîtrisée ce qui laisse une marge de manoeuvre à la Fed pour assouplir sa politique monétaire si l’économie donnait des signes d’essoufflement.Baisse de clientèle Le gouvernement russe remettra au.de"k!es centres 35 % de la valeur des entreprises privatisables d'après In Presse Canadienne LE PRÉSIDENT de l’Association des stations de ski du Québec, Serge Couture, a dévoilé hier les faits saillants de la troisième étude économique et financière de l’industrie du ski alpin pour l’année 1990-91.Sous la coordination de Michel Archambault, directeur de la chaire en tourisme de l’École des sciences de la gestion (UQAM), l’étude est basée sur la participation des centres de ski qui représentent 73 % de l’offre et plus de 70 % de la demande de toute l’industrie.Une légère baisse d’achalandage de 3,9 % a été constatée pour l’année 1990-91, ce qui représente un total de 7 278 052 jours-ski.Mais malgré une baisse des revenus, sept centres de ski sur 10 ont réalisé des profits grâce à une bonne gestion et un contrôle serré de leurs dépenses.Le bénéfice d’exploitation a nettement augmenté de 29,8% dans les : centres majeurs, de 20,3% dans les , grands centres, de 21 % dans les centres intermédiaires et de 2% dans les petits centres.Montréat-XXM [j * 1770.32 ' -27.30 || TSE-300 [ J 3368.19 - 39.08 Dow Jones - m 3287.76 41.73 | Dollar canadien (US Cents) | ¦«a m 83.58 - .01 Or (New Yor1
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