Le devoir, 22 juin 1992, lundi 22 juin 1992
Déjeuner d’affaires aux Fruits de Mer Pto&OTAVC&NA bU WMPOMUM 4293 ST-DENIS 842-0867 Vol.LXXXIII — No 144 Montréal, lundi 22 juin 1992 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ C’est un marathonien, bien habitué à avoir les deux pieds sur terre, qui se retrouve à la tête de l’agence spatiale.Roland Doré aborde son nouveau rôle avec les atouts de son expérience et de sa personnalité : une longue carrière passée à l’École Polytechnique et un goût du concret qui l’a déjà conduit à améliorer les patins et les bâtons de hockey.Isabelle Paré l’a rencontré.Page 9 L'ENTREVUE DU LUNDI ROLAND DORÉ Robillard entend arrimer la science à la politique des grappes Jean Chartier LA MINISTRE de l’Enseignement supérieur et de la Science, Lucienne Robillard, cherche à arrimer le développement scientifique à la politique des « grappes industrielles » mise de l’avant par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie, Gérald Tremblay.Depuis dix ans, le rôle des partenaires scientifiques a été transformé au Québec mais l’heure est venue d’envisager en priorité l’appui de la politique des grappes industrielles dans la sélection du développement scientifique et technologique.Voilà du moins ce qui ressort d’un document intitulé Le développement scientifique du Québec que la ministre Robillard rendra public ce matin et que le DEVOIR a obtenu en primeur.Dans une lettre annexée au document, Mme Robillard demande au président du Conseil de la Science et de la Technologie : « Quels domaines privilégier, compte tenu des coûts de plus en plus élevés de l’activité scientifique et de la rareté des ressources financières?».Et, lors d’une entrevue exclusive au DEVOIR, elle a confirmé avoir demandé aux organismes consultatifs scientifiques si les grappes industrielles favorisées par son collègue de l’Industrie et de la Technologie, M.Gérald Tremblay, ne devraient La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science, Lucienne Robillard.pas être favorisées très clairement lors du choix des projets scientifiques ?Mme Robillard confie néanmoins que la question donne des maux de tête aux scientifiques délibérant à ce propos.Le document aborde cette question après une remarque fort prudente : « Il apparaît indispensable de soutenir prioritairement la capacité Voir page -4-: Robillard TCHÉCOSLOVAQUIE Havel soutient l’accord mais veut un référendum PRAGUE (AFP) - La Tchécoslovaquie s’est engagée sur la voie d’une « partition de velours » dont les deux vainqueurs des élections, le leader conservateur tchèque Vaclav Klaus, et le dirigeant nationaliste slovaque de gauche Vladimir Meciar ont défini le calendrier et les règles du jeu dans un accord politique signé samedi à Bratislava.Le président Vaclav Havel a soutenu hier l’accord conclu entre le Parti démocratique civique (ODS) et le Mouvement pour une Slovaquie démocratique (IIZDS) prévoyant la formation d’un gouvernement fédéral de transition et laissant le soin aux conseils nationaux (parlement) tchèque et slovaque d’initier la séparation du pays avant le 30 septembre prochain.M.Havel a cependant réaffirmé son attachement à la tenue d’un référendum, seule voie constitutionnelle, selon lui, pour décider de « la sortie de l’une ou des deux républiques de la fédération ».« À moins d’un changement par l’Assemblée fédérale de cette loi constitutionnelle », a-t-il ajouté.Le parlement avait adopté en juillet 1991 une loi constitutionnelle prévoyant l’organisation d’un référendum pour décider de l’avenir de l’État commun, créé en 1918 sur les ruines de l’empire austro-hongrois.C’est aussi « le seul moyen moral » de régler cette question, a estimé M.Havel, « car on ne peut considérer le résultat des élections comme une décision sur une question aussi grave ».Pour M.Klaus cependant, le référendum « n’est pas la panacée universelle à tous les problèmes ».L’accord de Bratislava « n’exclut pas le recours au référendum, mais il y a d’autres voies possibles dans un pays démocratique », a-t-il réaffirmé hier, lors d’une conférence de presse.M.Klaus a encore souligné qu’il y avait actuellement un « consensus Voir page -4-: Havel Mandela coupe les ponts L’ANC rompt ses négociations avec le gouvernement et l’accuse de complicité dans le massacre de Boipatong m te*- .r mm as- PHOTO AP Le président de l’ANC, Nelson Mandela, a chanté l’hymne de libération noir, hier, à Boipatong, là où 39 Noirs ont été massacrés mercredi dernier.d'après Reuter et ARP EVATON (Afrique du Sud) — Nelson Mandela a annoncé hier que l’ANC suspendait sa participation aux pourparlers sur l’avenir de l’Afrique du Sud en accusant le gouvernement de complicité dans le massacre de 39 Noirs dans le camp de squatters de Boipatong, près de Johannesbourg.« Le processus de négociation est complètement en lambeaux », a dit le président du Congrès national africain (ANC) après une visite dans cette cité noire où il a été fêté par les habitants qui avaient chassé la veille le président Frederik de Klerk.Une rencontre était prévue mardi entre l’ANC et les représentants du gouvernement pour tenter de faire sortir les négociations constitutionnelles de l’impasse, les deux camps s’opposant sur les pouvoirs à accorder a la minorité blanche dans un régime démocratique multiracial.« Mardi, l’ANC et le régime étaient supposés se réunir.Après le meurtre des nôtres, j’ai ordonné à Cyril Ra-maphosa (le secrétaire général de l’ANC) et à sa délégation de ne plus avoir de discussions avec le régime», a déclaré Nelson Mandela devant 25 000 personnes rassemblées dans un stade.Le président de Klerk étant en route pour l’Espagne, la première réaction des autorités est venue de Gerrit Viljoen, le chef de la délégation gouvernementale aux négociations, qui s’est dit « très choqué » par les propos du président de l’ANC.« C’est une affaire d’importance énorme et fondamentale.Nous n’allons évidemment pas réagir avant d’avoir étudié très très attentivement le contenu des déclarations de M.Mandela », a-t-il indiqué à Reuter.Par ailleurs, le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Pik Botha, qui assume l’intérim de la présidence en l’absence du chef de l’État Frederik de Klerk en visite en Espagne, a proposé hier soir des « pourparlers urgents » au Congrès national africain (ANC), dont le président Nelson Mandela avait, quelques heures plus tôt, annoncé une suspension de toute discussion avec le pouvoir.« Des pourparlers urgents sont nécessaires pour discuter tous les aspects et les faits concernant le massacre de Boipatong», a affirmé M.Botha dans un communiqué publié au Cap.De son côté, le chef de l’église anglicane pour l’Afrique australe et prix Nobel de la Paix 1984, Desmond Tutu, qui s’était rendu à Boipatong vendredi, a estimé hier que les sur-Volr page -4-: Mandela Les Franco-Albertains ruent dans les brancards La dissension éclate au congrès de la Fédération des communautés francophones Guy Taillefer OTTAWA — Effrayée par la perspective de sa marginalisation constitutionnelle, la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada (FCFA) a tenu ce week-end à Ottawa son assemblée annuelle sous la menace sécessionniste de son aile albertaine, qui accuse la direction de la fédération de défendre trop mollement les intérêts de la francophonie hors Québec.Deux journées de réunions et de discussions de coulisses ne sont pas parvenues — ou si peu — à endiguer ?Les Canadiens disent oui au bilinguisme : page A-3 l’insatisfaction de l’Association ca-nadienne-française de l’Alberta (ACFA), pas même la décision tardive d’Ottawa, annoncée samedi, de donner à la FCFA la place qu’elle réclame depuis plusieurs mois au sein de la délégation fédérale aux pourparlers constitutionnelles.L’assemblée annuelle de la fédération était à peine ouverte que le directeur général de l’ACFA jetait une douche froide sur les délégués en manifestant « sa déception et son impatience face à l’hésitation du président de la FCFA, M.Raymond Bis-son, à assumer un rôle de leadership dans le dossier constitutionnel.» À l’issue de l’assemblée, hier, le directeur général de l’ACFA, M.Georges Arès, a affirmé que les objections de son association à la façon dont M.Bisson menait les discussions avec Ottawa et Québec demeuraient entières.« Il faut devenir beaucoup plus agressif », a-t-il dit.Tout au plus les parties ont-elles accepté de se rencontrer au cours des prochaines semaines pour tenter d’aplanir leurs différends et maintenir la cohésion de la fédération, au moment où les négociations constitutionnelles entrent dans une période cruciale.L’ACFA se réserve néanmoins le droit de faire cavalier seul.Pas question d’ailleurs pour les francophones albertains de renoncer au siège dont ils disposent au sein de la délégation du Conseil national des autochtones — qui participe aux pourparlers multilatéraux sur une hypothétique Constitution renouvelée —, maintenant que la fédération-mère a obtenu Voir page -4-: Franco-Albertalns Les libéraux partisans de la stratégie du « couteau sur la gorge » ont perdu Michel Venne de notre bureau de Québec CELA s’est produit sans heurts et sans douleurs apparentes, mais les tenants de la stratégie dite du « couteau sur la gorge » au sein des troupes libérales ont perdu.Québec a renoncé progressivement à utiliser la menace d’une rupture pour amener le reste du pays à donner au Québec ce qu’il demande dans le cadre du débat constitutionnel.La dernière bataille perdue a connu son dénouement la semaine dernière lorsque le premier ministre Robert Bourassa a rejeté la thèse de la rupture.Pour se justifier, il évoquait l’absence dans le reste du pays d’un « interlocuteur unique » avec lequel Québec pourrait négocier sur une base nouvelle que ce soit la « souveraineté partagée » ou la souveraineté tout court.La ronde de négociations en cours a démontré que « le Canada est di- visé», a-t-il noté.Et c’est « un facteur qu’il faut considérer ».Les tenants de la rupture soutiennent que les tractations actuelles ne mèneront nulle part.Ils croient en conséquence que Québec doit cesser d’y participer même en coulisses ou au téléphone, « rompre » avec cette logique et relancer les discussions sur des bases nouvelles.Pour ce faire, ils suggèrent d’obtenir un mandat de la population, soit par un ré-Voir page -4-: Libéraux Le premier ministre Robert Bourassa ÉDUCATION — Formation des maîtres RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES___842-9645__________Date de tombée: le 7 août 1992 D'ici l’an 2001, le quart des professeurs actuels des niveaux primaire et secondaire auront pris leur retraite.La situation est semblable dans les cégeps.PARUTION le 15 août DANS LE DEVOIR Quels changements provoquera ce rajeunissement du corps professionnel?Quels standards doit-on exiger de ces nouveaux maîtres?les futurs professeurs possèdent-ils une formation suffisante pour enseigner à nos enfants?Comment s’y prendra-t-on, dans les universités, pour accueillir cette nouvelle clientèle?Dans son édition du 15 août, LE DEVOIR se penchera sur l'éducation de demain au Québec. 2 ¦ Le Devoir, lundi 22 juin 1992 Bourbeau prévoit plusieurs changements majeurs au régime de rentes des Québécois Norman Delisle de la Presse canadienne QUÉBEC — Plusieurs changements majeurs seront apportés au régime des rentes du Québec en vertu d’un projet de loi que vient de déposer à l’Assemblée nationale le ministre de la Sécurité du revenu, André Bourbeau.Selon le projet de loi, qui doit entrer en vigueur le premier janvier 1993, la rente du conjoint survivant à la suite du décès d’un cotisant sera accordée en priorité au conjoint marié et non au conjoint de fait.• Actuellement, cette rente est automatiquement accordée au conjoint de fait, même si le mariage qui a précédé l’union de fait n’a pas été dissous par un divorce.Par contre, un conjoint de fait survivant aura droit à la rente s’il vivait maritalement avec le cotisant depuis au moins trois ans.Dans le cas ou un enfant est né de l’union ou a été adopté, le délai de vie maritale a été réduit à une seule année.En outre, le projet de loi élimine toute discrimination par rapport à l’âge du conjoint survivant.Jusqu’à maintenant, la valeur de la rente différait si le conjoint survivant avait mois de 45 ans ou était âgé de 45 à 65 ans.Il faut noter aussi que la rente pourra être partagée entre conjoints a la demande de l’un d’entre eux.Un tel partage peut parfois être avantageux lorsque vient de temps de remplir les rapports d’impôts.Par ailleurs, les modifications législatives envisagées concerneront également les enfants qui touchent une rente d’orphelin.L’actuel système fait en sorte que 43 000 rentes d’orphelin sont versées aux enfants de moins de 18 ans mais aussi aux enfants jusqu’à 25 ans lorsque ces derniers poursuivent leurs études.C’est cette dernière catégorie de prestataires qui sera touchée : les rentes ne seront payables que jusqu’à 18 ans.Par contre, le projet de loi prévoit un mécanisme d’augmentation du montant de ces rentes, qui passera de 29 $ à 50 $ par mois, et prévoit leur indexation annuelle au coût de la vie.D’autre part, une modification fera en sorte que toute personne âgée de 60 à 65 ans pourra être éligible à la rente d’invalidité si elle est régulièrement incapable d’exercer le travail rémunéré habituel qu’elle a dû quitter en raison de son invalidité.On assouplit également les règles qui fixent le nombre requis d’années McLaughlin minimise l’impact négatif de l’impopularité du NPD ontarien d'après la Presse canadienne HAMILTON (PC) — L’insatisfaction des électeurs à l'égard du gouvernement social-démocrate de l’Ontario n’empêchera pas le Nouveau Parti démocratique (NPD) du Canada de remporter les prochaines élections fédérales, a déclaré hier, à Hamilton, la leader du parti, Audrey McLaughlin.Les politiques mises de l’avant par le gouvernement NPD de Bob Rae, pour faire progresser les droits des femmes, des autochtones et des minorités visibles, ainsi que son engagement à maintenir le système d’assurance-santé, sont des exemples positifs de ce qu’est la social-democra-tie, a-t-elle fait valoir lors d’une conférence prononcée devant les néo-démocrates ontariens, réunis pour la fin de semaine en congrès d’orientation.« Ces choses sont proches du coeur des Canadiens.Cela ne peut que nous aider lors des prochaines élections », a affirmé Mme MLaughlin.L’Ontario, qui détient 99 des 295 sièges à la Chambre des Communes, est perçue comme la province au pays qui déterminera l’issue du prochain scrutin fédéral.Le premier ministre Brian Mulroney doit convoquer des élections au plus tard en novembre 1993.Depuis son accession au pouvoir, en 1990, la popularité du gouvernement Rae a chuté dans les sondages d’opinion publique en raison de plusieurs facteurs: son intervention face à la récession, l’instabilité de l’électorat et le fait qu’il n’a pas tenu certaines de ses promesses comme, par exemple, d’étatiser l'assurance-auto et d’imposer aux sociétés un impôt minimum.Plusieurs bourdes commises par des membres du cabinet Rae ont également fait perdre des appuis au gouvernement, notamment lorsque Shelley Martel a insulté un médecin lors d’un cocktail, à la fin de l'année dernière.Des dissensions à l’intérieur du NPD-Ontario sont aussi apparues lorsque M.Rae a décidé d’aller à l’encontre des politiques de son parti, en permettant l’ouverture des commerces le dimanche et en légalisant les casinos.Ces divisions ont été présentes tout au long de ce congrès de trois jours, au cours duquel près de 1000 délégués ont réaffirmé leur soutien à plusieurs mesures malgré l’échec du gouvernement à les concrétiser.Mme McLaughlin, qui a demandé aux néo-démocrates de resserrer les rangs en vue du prochain scrutin fédéral, a affirmé ne pas craindre que les électeurs ontariens n’expriment leurs frustrations à l’endroit du gouvernement Rae en votant contre les néo-démocrates fédéraux lors des prochaines élections.D’autant plus que M.Rae avait été réélu la veille, sans opposition, à la tête de son parti, pour une période de deux ans.Des sondages réalisés par le parti montrent d'ailleurs que les électeurs ne puniront pas le NPD fédéral même s’ils sont insatisfaits de la performance du gouvernement Rae, a soutenu la présidente du NPD-Ca-nada et coordonnatrice de la stratégie électorale de la formation, Ju- lie Davis.« Environ 60 % des gens répondent que leur vote ne sera pas affecté, alors que 17 % disent qu’il ne le sera que très peu », a-t-elle noté.« Je crois que c’est probablement la même chose qui se produira dans les autres provinces du pays » où des gouvernements néo-démocrates sont au pouvoir (en Colombie-Britannique et en Saskatchewan, notamment).« Il y a certainement des questions auxquelles nous seront confrontés en début de campagne, au sujet des performances dans les provinces.Mais une fois la campagne lancée, les débats se feront sur les enjeux au niveau fédéral.À mon avis, c’est à ce moment que nous serons en mesure de réaliser de véritables percées », a fait valoir Steven Langdon, l’un des 44 députés néo-démocrates qui siègent à la Chambre des Communes.Pour bien des Canadiens, l’élection — pour la première fois — du NPD en Ontario a signifié que ce parti ne peut plus désormais être considéré comme un « parti marginal », a signalé M.Langdon./ pour toucher des prestations.Selon Jean-Claude Ménard, directeur de la planification à la Régie, les améliorations pourront augmenter de 13 millions $ environ la valeur moyenne annuelle des prestations versées.Une adjointe du ministre André Bourbeau prévoit que le projet de loi sera étudié et adopté par l’Assemblée nationale au cours de l’automne et entrera en vigueur le premier jour de 1993.La Régie des rentes du Québec administre la caisse collective de retraite des Québécois.Elle avait un actif net accumulé de 15,3 milliards $ l’an dernier, et recueillait les cotisations de 3,2 millions de travailleurs québécois.En 1991, la Régie comptait 836000 bénéficiaires, dont 600 000 touchaient une rente de retraite et 223 000 une rente de conjoint survivant.La moyenne des rentes de retraite versées est de 308$ par mois.Les cotisations que doivent payer les travailleurs à la Régie sont établies à 4,8 % de leur salaire en 1992.Les actuaires prévoient que les fonds accumulés par la Régie demeureront suffisants pour payer toutes les prestations si les cotisations sont haussées de 0,2 par année jusqu’à ce que le taux atteigne 13,2 %.Le Japon reste en tête des pays compétitifs Le Canada chute à la onzième place GENÈVE (AP) — Le Japon est resté en tête des pays les plus compétitifs du monde tandis que les États-Unis, à cause de la récession, ont chuté de la deuxième à la cinquième place, selon le rapport annuel publié lundi par le Forum économique mondial et l’Institut international de gestion et de développement.De son côté, le Canada passe de la cinquième à la lie place.Le Canada se retrouve au 20e rang pour ce qui est de la restructuration de l’économie en vue de l’accroissement de la compétitivité à long terme; au 21e rang position pour ce qui est de la solidité des assises manufacturières; en 19e place pour son expérience internationale et la qualité de ses gestionnaires les plus expérimentés.Le pays occupe le 12e rang pour la qualité de son système d’éducation et le 14e pour ce qui est de l’attitude au travail des jeunes gens.Ce classement, mené dans 37 pays, étudie la vitalité économique domestique, l’internationalisation des échanges, les infrastructures économiques, la finance, le management, les autorités gouvernementales, la science, la technologie et la population.En dépit du coût de l’unification, l’Allemagne progresse de la troisième à la deuxième place, devançant une Suisse qui pourrait bien être menacée par l’accroissement du chômage et de l’inflation.Les auteurs du rapport soulignent que le Japon reste en tête des classements dans le domaine de la rer cherche, de l’éducation et du déver loppement mais il régresse de la 1ère à la sixième place en terme d’échanges internationaux en raison de son protectionnisme et du ralentis,-sement de ses exportations.Concernant la France, le rapport indique que celle-ci se trouve toujours derrière la Grande-Bretagne (qui passe de la 10e à la 13e place) dans les domaines des échanges économiques internationaux, du gouvernement et des finances mais qu’elle était devant en ce qui concerne le management, la science, la techno,-logie et la population et en progression pour la compétitivité à long terme.Parallèlement, le Danemark enregistre la plus forte progression en passant de la 14e à la 8e place.Toutefois, les auteurs du rapport estiment que le « non » danois au Traité de Maastricht pourrait avoir « de sérieuses conséquences » sur l’avenir économique du royaume.Du côté des Nouveaux pays industrialisés (NPI), Singapour conserve la première place pour la quatrième année consécutive devant ses voisins du Sud-est asiatique tels que Taiwan, Hong Kong ou la Malaisie.L’obélisque bientôt érigé au Parc Lafontaine sera aussi un monument « indépendantiste » Michel Dolbec PHOTO CP Les chefs fédéraux et ontariens du NPD saluent la foule réunie au congrès de Hamilton.Cet été, Le Devoir vous accompagne en vacances.Cet été, Le Devoir sera disponible dans la plupart des lieux de villégiature au Québec.Pour connaître la liste de nos points de vente dans la région que vous visiterez cet été, n’hésitez pas à nous rejoindre.LE DEVOIR SERVICE À LA CLIENTÈLE de 9h à 16h30, du lundi au vendredi Montréal: (514) 844-5738 Extérieur de Montréal: 1-800-463-7559 Bonnes Vacances ! POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTII IAF7 I FS CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 842-9645 de la Presse canadienne PARIS — L’obélisque à la mémoire du général de Gaulle qui s’élèvera bientôt au parc Lafontaine, à Montréal, est aussi un monument « indépendantiste », admet son auteur, le peintre français Olivier Debré.Haute de 17 mètres et pesant environ 140 tonnes, cette sculpture a été donnée à Montréal par la ville de Paris à l’occasion du 350e anniversaires de la métropole.Elle sera inaugurée le 17 juillet en présence du maire de Paris, Jacques Chirac.L’oeuvre, qui vogue actuellement vers Montréal à bord d’un cargo, est constituée de sept blocs de granit bleu de Vire.Deux de ses trois faces sont lisses tandis que l’autre est rugueuse et traversée d’une fente.Sa réalisation, dans laquelle la ville de Paris a investi environ 700 000 $, a nécessité un an de travail.« L’obélisque est une forme qui évoque l’image de droiture et de fermeté du général, explique l’auteur, tout comme le granit bleu, qui est une pierre noble et solide.J’ai aussi retenu cette pierre dure pour marquer l’esprit de résistance des Québécois face à l’anglais.» Une plaque de bronze accompagnera le monument, sur laquelle sera gravée une phrase du général à la gloire « des hommes qui n’ont pas cédé».Car le peintre-sculpteur de 72 ans a surtout voulu rappeler l’importance pour les Français de maintenir des liens fermes et étroits avec les Québécois.Selon lui, le général de Gaulle a eu raison de lancer son « Vive le Québec libre » du balcon de l’Hôtel de ville de Montréal, il y a 25 ans.Il trouve déplorable que les Français ne se préoccupent plus au- tant du Québec.« De Gaulle, qui n’avait été ni compris ni approuvé, avait totalement raison, affirme Olivier Debré.Malgré cela, les Français ne soutiennent pas suffisamment les Québécois.C’est la grande erreur des Français de n’avoir jamais compris ce qu’était le Nouveau-Monde.L’avenir des Français, c’est le Québec, pas l’Europe et le Saint-Empire germanique.Si par malheur le Québec disparaît, nous disparaîtrons aussi.En ce sens, ma sculpture est un monument à l’indépendance, à l’amour et à l’admiration que nous devons avoir pour les Québécois ».Selon le sculpteur, l’anniversaire de Montréal, un événement « pas moins important que le bicentenaire de la Révolution », aurait dû être célébré avec faste par les Français.Il ne comprend d’ailleurs pas que le président Mitterrand ne se soit pas rendu en personne dans la métropole.« Cela montre, estime-t-il, son incompréhension et son aveuglement.» Peintre reconnu et respecté, Olivier Debré est né en 1920.Grand voyageur, il a puisé à travers le monde des émotions qu’il traduit dans l’abstraction depuis 1943.Il a séjourné à Montréal pour la première fois à l’occasion de l’Expo 67.« J’ai demandé un renseignement à un anglophone et il m’a répondu ‘speak white’, raconte-t-il.Aujourd’hui la langue française a pris sa place, les affiches sont en français.Les Québécois sont un exemple.» L’obélisque à la mémoire du général de Gaulle aura dans quelques années un grand frère à Paris.Une seconde sculpture, identique mais deux fois plus haute, doit en effet être érigée au centre d’un mémorial qui sera aménagé à Neully, au bout de l'Avenue du général de Gaulle, dans la célèbre perspective des Champs Élysées.Le granit bleu qui a servi à la construction du monument a été extrait des carrières de Saint-Michel-de-Montjoie, en Normandie.Le choix de cette pierre se veut donc aussi un hommage aux premiers Français qui ont immigré en Nouvelle-France et aux Canadiens qui sont morts sur les plages normandes lors du débarquement de juin 1944.Comment garder en région les 10 % qui s’y rendent ?Vous déménagez bientôt?Évitez les problèmes et les interruptions de service en nous avisant dès maintenant de votre changement d’adresse.C’est simple et rapide! Contactez notre Service à la clientèle en composant l’un des numéros de téléphone ci-dessous: LE DEVOIR SERVICE À LA CLIENTÈLE de 9h à 16h30, du lundi au vendredi Montréal (514) 844-5738 Extérieur de Montréal: 1-800-463-7559 Avisez-nous vite! BÉCANCOUR (PC) - Seulement 10 % des personnes qui immigrent au Canada vont vivre dans les régions.Beaucoup n’y restent que très peu de temps, préférant à la longue les grands centres urbains où ils se sentent moins isolés et où l’emploi est plus facile à trouver.Il s’agit là d’ailleurs d’un phénomène mondial.Le problème de la régionalisation est un des plus urgents et des plus importants actuellement dans le dossier de l’immigration.Dans le cadre d’une rencontre avec les membres des communautés culturelles du Centre du Québec, qui se tenait à Bécancour, samedi, la présidente du Conseil des communautés culturelles et de l’immigration (CCCI), Mme Raymonde Folco, a rappelé que les immigrants ont beaucoup à apporter à la société qui les accueille.« Les immigrants de la première génération ont plus d’enfants que les Québécois de souche.Souvent, ils créent des emplois car ils viennent ici pour travailler et la plupart d’entre eux ont déjà une formation professionnelle.Ce sont aussi des consommateurs et ils font donc rouler l’économie », signale-t-elle.« Les régions doivent créer des stimulants qui attirent les immigrants et les incitent à rester dans les régions», propose Mme Folco.L’Ou-taouais, raconte-t-elle, s’est très sérieusement penchée sur la question, récemment, et les propositions qui ont découlé des discussions sont déjà mises en application là-bas.« Je 3 régions mets les Mauricie/Bois- 6gl( Francs au défi de se pencher aussi sur cette question et de voir ce qui peut être fait et quelles sont les ave: nues possibles qui conviennent à leur profil respectif », invite Mme Folco.Selon la présidente du CCCI, deux facteurs majeurs doivent être pris en considération pour rendre les régions attrayantes aux immigrants.« Tout d’abord, il faut créer de l’emploi et pour cela, il faut une concertation entre l’entreprise privée, les élus, les institutions scolaires et le ministère de l’Emploi et de l’Immigration.On dit qu’il n’y a pas d’emplois, mais en réalité, il existe certains métiers pour lesquels on ne réussit pas à trouver d’employés.Il s’agit de voir de quoi on a besoin et de le publiciser par la suite», suggère Mme Folco.« On pourrait, par exemple, se préparer un profil économique, social et politique de la région et puis, s’organiser une délégation qui publiciserait ce profil dans les autres pays.Il faut aller de l’avant et se faire connaître», ajoute Mme Folco.L’autre élément qui doit être considéré par la région désireuse d'attirer les immigrants chez elle est le problème de l’isolation.« Les écoles et les centres religieux devraient se préparer à la venue d’immigrants chez eux.Ces gens ont besoin de contacts avec les familles d’ici, d’encadrement social.Ce n’est pas facile, bien sûr.On n’a qu’à penser à l’expérience d’accueil des ‘boat people’, il y a quelques années », rappelle la président du CCCI.Le défi de la décentralisation de l’immigration, rappelons-le, a été lancé en 1989 et fait l’objet d'un travail intense de la part du CCCI.Économisez jusqu'à 60$ par année en abaissant la température du thermostat de 22°C à 20°C quand vous êtes à la maison.ver IcoKim 333-KILO Q Le Devoir, lundi 22 juin 1992 ¦ 3 63% des Canadiens sont pessimistes sur l’avenir des relations entre anglophones et francophones Le bilinguisme conserve l’appui des deux tiers de la population 2 à 0 pour les anglophones au marathon de cinéma Un film de 15 heures en supplémentaire _________Maurice Girard de la Presse canadienne OTTAWA — Les Canadiens se montrent pessimistes sur l’avenir des rapports entre francophones et anglophones : 63 % pensent que les tensions entre les deux groupes seront permanentes.Pourtant, contre vents constitutionnels et marées linguistiques, la politique du bilinguisme officiel a conservé de remarquables appuis dans la population bien que les perceptions entre francophones et anglophones trahissent une appréciation différente de la réalité.Les deux grands groupes linguistiques s’entendent par contre pour dire qu’on ne fait pas suffisamment la promotion de leur langue dans la partie du pays où ils sont en minorité.Mais, dans l’ensemble, en dépit de l’exacerbation des tensions dans le sillage de l’échec de la dernière tentative constitutionnelle, les Ca- Les patrons acceptent une hausse de 10 % de la CSST LA HAUSSE des cotisations des employeurs à la CSST pour 1993, que le conseil d’administration de la Commission vient de fixer à 10 %, est « un compromis somme toute raisonnable », a estimé hier le président du Conseil du patronat du Québec (CPQ), Ghislain Dufour.En mai dernier, la CSST demandait 30,8 % d’augmentation pour 1993, tandis que la partie patronale au conseil d’administration de la commission offrait 6%.La hausse de 10 % fera passer les cotisations moyennes des entreprises de 2,50 $ à 2,75 $ par 100 $ de masse salariale, alors qu’une hausse de 30,8 % l’aurait portée à 3,27 $.Selon M.Dufour, cette majoration de leur cotisation fera quand même très mal à plusieurs entreprises, d’autant plus que pour plusieurs d’entre elles, la hausse sera beaucoup plus élevée.Mais il a aussi rappelé qu’elle ne fait que ramener les employeurs au taux de cotisation qu’ils versaient en 1989, alors que la CSST avait connu un surplus de 200 millions $.Le président du CPQ considère que les cotisations devaient être augmentées pour éviter de creuser le déficit actuel et de décapitaliser davantage le régime.Quitte à s’efforcer de les réduire ultérieurement, promet-t-il, quand les résultats de la nouvelle Loi 35 et d’une gestion plus serrée de la CSST se feront sentir.En contrepartie de son assentiment à la hausse de 10 % des cotisations, le CPQ a d’ailleurs obtenu de la CSST qu’elle mette prochainement sur pied deux comités chargés d’étudier des programmes que le CPQ a maintes fois dénoncés comme des sources d’abus.L’un portera sur la privatisation des 14 premiers jours payables à un accidenté du travail, l’autre sur le programme de retrait préventif de la travailleuse enceinte.nadiens favorables à la pohtique officielle de bilinguisme ont toujours formé un bloc solide des deux tiers de la population.Telles sont les grandes conclusions d’enquêtes d’opinion effectuées au cours des six dernières années par la maison de sondage Angus Reid et livrées au cours du week-end par un de ses analystes, M.Daniel Savas.« Une majorité de Canadiens continuent à appuyer la pohtique du bilinguisme officiel.Cet appui est constant depuis 1986, même s’il est un peu à la baisse», a expliqué M.Salvas dans une présentation faite au congrès annuel de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada.De mai 1986 à janvier 1992, la popularité du bilinguisme a fléchi de six points, avec un creux de 60 % en novembre 1989.Trois ans plus tôt, le taux d’appuis atteignait 71 %.En janvier dernier, il se situait à 65%.Au cours de la réunion de la fédération des francophones hors Québec, on a tracé le portrait-robot des adversaires en presence : Pour : « À l’extérieur du Québec.demeurent dans les provinces de l’Atlantique, ont entre 18 et 34 ans, sont des femmes, ont complété leur formation secondaire et gagnent un salaire de 30 000$ à 50 000$.Contre : « Toujours à l’extérieur du Québec.demeurent au Manitoba ou en Saskatchewan, ont plus de 55 ans, sont des hommes, ont fait quelques années d’école secondaire et gagnent entre 30 000 $ et 50 000 $ par année.» Ces résultats circonscrivent un peu mieux le portée de l’action du COR dans les Maritimes, de M.Près-ton Manning du Reform Party en Ontario et dans l’Ouest ainsi que du premier ministre de l’Alberta, M.Don Getty.D’ailleurs, fait observer M.Savas, « c’est en Saskatchewan, au Manitoba et dans les provinces de l’Est du pays que l’esprit de compromis est le moins fort alors qu’en Alberta — la terre de M.Getty — on semble prêt à accepter le bilinguisme si cela peut mener à une entente constitutionnelle ».Pourtant, il existe un soüde bloc de 39 % des électeurs qui insistent pour rayer le bilinguisme, même au prix d’un accord sur la constitution.Et un autre pourcentage plus élevé de 41 % opposé à la Loi sur les langues officielles quand on leur donne seulement deux choix : pour ou contre.L’analyste d’Angus Reid convient qu'il s’agit là d’une « opposition significative », pointant cependant du doigt une question plus nuancée : « Voyez la différence.Quand on donne trois choix aux gens — « Fortement en faveur », « Attitudes mo- dérées » et « Fortement opposé » — on obtient une majorité de 60% de modérés au Canada anglais contre 20 % et 18 % fortement en faveur.Si ce sondage nous démontre une chose, c’est que les Canadiens sont beaucoup plus modérés que ne nous laisse croire les médias».Les problèmes de perception abondent.Ainsi, on note « qu’on s’inquiète beaucoup plus de la protection de l’anglais au Québec que de la protection du français dans les provinces à majorité anglophone » en dépit du taux d’assimilation de plus de 30 % des franchophones hors Québec.On constate par contre qu’il existe « un courant d’opinion assez fort » au Canada anglais sur l’évidence du manque d’efforts qui sont faits chez eux pour la promotion de la langue de la minorité.« Les Canadiens demeurent très pessimistes quant à l’avenir des relations entre francophones et anglophones et quant à la résolution des différences entre ces deux groupes linguistiques dans un futur immédiat », conclut M.Savas.De l’Atlantique au Pacifique, on croit majoritairement que la situation va empirer.On reproche aux gouvernements de ne pas faire suffisamment d’efforts pour promouvoir le bilinguisme.Nathalie Petrowski — LES CINÉPHILES de langue fran-j çaise seraient-ils moins endurants j que leurs compatriotes de langue anglaise ?Si oui, est-ce dire que dans le grand marathon constitutionnel qui sévit depuis trop longtemps, les Ca-j nadiens vont finalement avoir raison j d’un Québec qui va démissionner d’é-j puisement au fil d’arrivée ?Après 10 jours, 250 heures de projection et une supplémentaire, la question se pose alors que tous les concurrents francophones du ciné-marathon ont été éliminés ou se sont éliminés d’eux-mêmes, les plus vaillants comme les plus enthousiastes, les plus lucides comme les plus fêlés.Ne restent plus au front que deux anglophones dûment certifiés, Laura Denison, une étudiante en Sciences politiques de McGill et Nicolas Steadman, un Britannique qui a suivi au pays une Québécoise rencontrée dans les vendanges et qui jusqu’au début du marathon, travaillait comme gardien de nuit dans un stationnement souterrain.Chose curieuse, personne au départ n’aurait parié sur ces deux-là.Non seulement n’avaient-ils pas la tête de l’emploi mais ils n’avaient surtout pas la tête à gagner quoi que ce soit.En commençant par Laura r K PHOTOS JACQUES NAOEAU Coup de coeur pour le biodôme Les enfants de tout âge ont été nombreux, en fin de semaine, à faire d'une pierre deux coups : accompagner leur papa et visiter — gratuitement — le Biodôme.Mieux valait toutefois s’armer de patience : plus de 46,000 personnes se sont précipitées, dans le cadre de ces deux journées « portes ouvertes », pour voir ce tout nouveau musée écologique, construit à l'ombre du Stade olympique au coût de près de 60 millions $.Sang contaminé: le procès s’ouvre à Paris dans un climat passionnel Nathalie Prévost de l'agence Reuter PARIS — Le procès de l'affaire du sang contaminé par le sida s’ouvre aujourd’hui à Paris dans un climat passionnel, lié à l’ampleur du scandale sans précédent qui a jeté la suspicion sur le système français de santé publique.Plus de la moitié des 3000 hémophiles français ont été contaminés par le virus du sida jusqu’en 1985 et 256 en sont déjà morts.Quatre médecins sont jugés par la 16e chambre correctionnelle pour avoir distribué des produits sanguins mortels, sans prévenir les malades des risques alors qu'on connaissait pourtant une technique fiable d'inactivation.Ils risquent des peines de quatre à cinq ans de prison pour infraction à la loi sur les fraudes ou non-assistance à personne en danger.Le gouvernement socialiste, qui a fait voter une loi d’indemnisation avant de réformer l’ensemble du système de transfusion, parle de dysfonctionnement et d'aveuglement des médecins.Mais certaines victimes dénoncent un crime d'État, un empoisonnement légal.Elles réclament un « vrai procès » devant les assises en s’indignant de l'absence des dirigeants politiques de l'époque sur le banc des prévenus.Les crimes et délits commis par des ministres en exercice ne peuvent en France être examinés que par la Haute Cour de Justice, réunie à l’initiative de l’Assemblée nationale et du Sénat.Les parties civiles vont tenter de démontrer tout au long du procès que le mobile du délit est l'argent.Elles reprochent surtout à Michel Garetta, ancien directeur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), d’avoir voulu tranformer urte vieille institution fondée sur le bénévolat en laboratoire industriel.Lorsque l'épidémie de sida a brouillé les cartes, les impératifs économiques auraient pris le pas sur les exigences morales.Des victimes se sont également élevées contre le train de vie des « barons de la transfusion».Les conditions financières du départ de Michel Garretta ont suscité l’indignation du ministre de la Santé, Bernard Kouchner, qui a demandé une expertise juridique sur les clauses de son contrat, prévoyant une assistance juridique.Avant même l’ouverture du procès, plusieurs prévenus, témoins, ou victimes du scandale ont brisé les consignes de silence des magistrats.Michel Garretta est intervenu à la télévision pour refuser d'être le «bouc émissaire» d'un système comprenant « des centaines de personnes ».« Vouloir faire retomber un drame de société sur quelques individus, c'est une injustice », a-t-il déclaré.Un autre prévenu, Jacques Roux, ancien directeur général de la Santé, CARTES D’AFFAIRES avait auparavant reproché au premier ministre de l'époque, Laurent Fabius, d’avoir retardé la mise en place du dépistage systématique pour des raisons budgétaires.L’ancien ministre des Affaires sociales Georgina Dufoix a également répété qu’elle se sentait « responsable, mais pas coupable » d’une « catastrophe sanitaire ».Une avocate des parties civiles, Me Sabine Paugam, a annoncé à Reuter sa décision de soulever dès aujourd’hui l’incompétence du tribunal afin de demander le renvoi du procès devant une cour d’assises pour crime d’empoisonnement.Les murs de la 16e chambre correctionnelle vont entendre pendant trois à cinq semaines des débats passionnés qui vont mettre aux prises scientifiques, politiques et familles d’hémophiles.À la quarantaine de victimes déjà parties civiles vont vraisemblablement s’en ajouter des dizaines d’au-tes, qui pourront se constituer à la barre.Une cinquantaine de journalistes assisteront aux audiences mais photographes et cameramen seront tenus à l’écart de la salle, à la demande des hémophiles qui désirent garder l'anonymat.Le dossier d'instruction du juge Sabine Foulon a été clos en décembre dernier, après une enquête de , trois ans et demi.Mais le choix de la date du procès a été rapide, à la demande de l’accusation et des parties civiles, emportées peu à peu par la maladie.Une demi-douzaine d'entre elles au Denison, 21 ans, qui avait décidé sur un coup de tête de joindre l’équipe pour remplacer une démissionnaire et qu’on imaginait épuisée au bout de première nuit et prête à déclarer forfait par manque de préparation.De la même manière, Nicolas Steadman, 26 ans, un grand maigrichon au teint malade et au regard fuyant ne laissait pas entrevoir l’ampleur de son endurance.À chaque nouveau film, on se disait qu’il n’avait pas la constitution physique pour tenir le coup et qu’il ne ferait pas deux jours sans s’étaler de tout son long, faute de réserves caloriques ou de réserves tout court.Plutôt silencieux et repliés suj-eux-mêmes toute la semaine durant, les deux marathoniens avaient tendance à disparaître dans la mêlée et à être éclipsés par la bonne humeur franchouillarde de leurs co équipiers québécois qui à force de faire des « sparages » et de s’exciter le poil dès jambes pour se tenir éveillés, ont fini par s’épuiser.J usqu’à samedi matin, l’organisation du marathon était persuadée que Sonia Audet, la jeune technicienne en géologie de Rouyé-Noranda allait l’emporter tant cette dernière était réveillée, volubile et prête à donner son corps et son âme au cinéma.Voilà pourtant qu’à deux heures, samedi malin pendant A l’est d’Kden d’Élia Kazan, Sonia a baissé les armes, laissant les Anglais s’arranger entre eux.Ce fut une grande défaite pour l’Abitibi-Témiscamirt-gue dont elle portait les couleurs fièrement et par le fait-même, une grande défaite pour le Québec de Jacques Parizeau.Hier après-midi alors qu’il était devenu clair pour tout le monde que Laura et Nicolas allaient se rendre jusqu’au lendemain pour la projection finale de Leolo, la direction du marathon était aux prises avec uh dilemme proprement cornélien.Car bien que le livre des Records Gui-ness se montre accueillant à n’importe quel exploit, il est hors de question que deux noms soient inscrit au registre.Ne restait plus qu’une solution: ajouter des supplémentaires jusqu'à ce que mort s’en suive et jusqu’à ce qu’un des deux finalistes se détache du peloton tandis que l’autre tomberait endormi pour longtemps.Restait à convaincre les principaux intéressés qui devaient attendre la fin de leur calvaire avec anticipation.Contre toute attente, les deux n’opposèrent pas la moindre résistance et accueillirent la nouvelle avec un sang-froid proprement anglo-saxon.D'autres auraient carrément refusé en invoquant la Charte des droits de l’homme et de la femme, pas Nicolas et Laura qui poussèrent le martyr jusqu’à suggérer leurs propres titres de films, dont Star wars, une demande spéciale de Laura qui ne lui fut pas accordée, on se demande encore pourquoi.Aux dernières nouvelles Laura et Nicolas se taperont tout de suite après Leolo, c’est-à-dire après 250 heures de projection, Jusqu'au bout du monde, le dernier-né de Wim Wenders, un film de deux heures et demi tout à fait approprié, puis Le roi du drum de Serge Giguère, suivi de Cyrano de Bergerac, de Histoires de fantômes chinois et de Do the right thing, de quoi achever n’importe qui, même Jane Fonda.Si d’aventure Laura et Nicolas sont encore de ce monde ce soir à 23 heures; ils auront droit à leur coup de grâcej Berlin, Alexanderplatz de Fassbinder, un film-fleuve de 15 heures et 21 minutes, de quoi les convaincre des avantages de la capitualtion, de quoi surtout les tuer pour de bon.moins sont décédées depuis les premières plaintes, en avril 1988.Après une bonne semaine de débats juridiques, dus à la défense comme à certaines parties civiles, la 16e chambre correctionnelle, présidée par Jean-Louis Mazières, entendra une cinquantaine de témoins, cités essentiellement par la défense.Outre tout ce que la communauté scientifique compte de spécialistes du sida, déposeront Laurent Fabius, Georgina Dufoix et Edmond Hervé, ancien ministre de la Santé.LALCOOL AU VOLANT QUOHSEL tBISe —0; I Régie de I assurance automobile* du Quebec ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Sl-Jacques.Montiéal.Ouébcc H2Y 3X2 Fax (514)845-/874 Tél.: (514) 98 R O B I C /rt ///r/SYr,y-ir r/c-I Invitation à la MESSE DE LA SAINT-JEAN présidée par Monseigneur Jean-Claude Turcotte ^ Archevêque de Montréal le mercredi 24 juin à lOhOO à l’église Saint-Jean-Baptiste Cette célébration commémorera le 350e anniversaire de fondation de Montréal Pierre Grandtnaison sera aux grandes orgues et Jean-Pierre Guindon dirigera le choeur btociudxx R E S U LTAT S loto q u é b Tirage du 92-06-20 g 11 32 34 35 48 GAGNANTS 6/6 2 5/6+ 7 5/6 290 4/6 17154 3/6 323 770 LOTS 1 386 658,60 S 118 856,40$ 2 295,10$ 74,30 $ 10$ Numéro complémentaire: 42 VENTES TOTALES: 19 520 743,00 $ PROCHAIN GROS LOT (approx ): 2 200 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 92-06-24 SELECT tî> Tirage du 92-06-20 1 20 27 31 37 42 Numéro complémentaire: 4 mise-tOt 2 10 24 29 GAGNANTS 116 LOT 431,00$ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 S 5/6+ 1 30 418,90$ 5/6 37 548,10$ 4/6 1 668 56,70 $ 3/6 27 089 5,00 $ Ventes totales: 1 090 486,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 OOO 000,00$ Tirage du 92-06-20 NUMÉROS 225103 25103 5103 103 03 3 LOTS 100000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. 4 B Le Devoir, lundi 22 juin 1992 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Mandela vivants n’avaient probablement pas inventé les accusations de complicité qu’ils ont lancées contre la police.Évoquant le massacre de mercredi soir à Boipatong, où un groupe d’environ 200 hommes a tué par balles ou à coups de hache 39 personnes, dont des femmes et des enfants, Nelson Mandela a déclaré : « Le fossé entre les opprimés et les Oppresseurs est désormais infranchissable.Après ce qui s’est passé mercredi soir, l’Afrique du Sud ne sera jamais plus la même ».: Les habitants de Boipatong ont mis en cause les occupants d’un foyer de travailleurs proche liés au parti zoulou Inkatha et ont accusé les forces de sécurité de complicité.Le gouvernement et l'Inkatha ont nié toute responsabilité dans ce massacre, le plus meurtrier depuis le début des réformes poütiques.La rivalité entre le parti zoulou et l’ANC a fait plus de 5 000 morts ces deux dernières années.Les militants de l’ANC réunis à Kvaton ont réclamé des armes à Nelson Mandela.« Nous voulons des armes, nous voulons des armes», ont-ils crié.D’autres ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: « Mandela, on en a assez».Le vieux dirigeant nationaliste a lancé un appel au calme et à la discipline en précisant que la direction de l’ANC se réunirait mardi « pour étudier nos options à la lumière de ce qui s’est passé».Il a en outre souhaité une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la violence dans les cités noires et s’est dit prêt à y prendre la parole, avant d’exhorter les gouvernements occidentaux à ne pas se presser pour lever les dernières sanctions contre Pretoria.« M.de Klerk a mal compris notre désir de paix.Nous sommes désormais convaincus qu’il veut imposer une solution à ce pays par la guerre.Nous répliquerons à cela », a déclaré Nelson Mandela, sans plus de précision.Il a toutefois assuré que l’ANC était une organisation pacifique.Après avoir été chassé de Boipatong, Frederik de Klerk avait laissé entendre samedi qu’il pourrait de nouveau décréter l’état d’urgence, qui avait été levé au début des réformes en 1990.Nelson Mandela lui a répondu en déclarant qu’une telle initiative entraînerait des actions de masse dont il prendrait lui-meme la tête.Il a par ailleurs accusé le chef de l’État d’avoir pris le risque d'enflammer la cité noire où des Noirs ont été tués par des armes autorisées par le gouvernement.Deux personnes au moins ont été tuées à Boipatong lorsque la police a ouvert les manifestants qui avaient chassé Frederik de Klerk.« C'était une vraie provocation (.) Nous acceptons ses condoléances mais elles sont accompagnées de larmes de crocodiles », a dit le président de l'ANC.À Washington, le secrétaire d’État américain James Baker a lancé hier soir un appel à la reprise des négociations entre Blancs et Noirs sur l’avenir de l’Afrique du Sud.James Baker, qui intervenait au cours d’une émission de la chaine de télévision ABC, a dit que le président Frederik de Klerk et Nelson Mandela avaient fait preuve d’un grand courage en menant les discussions jusqu’au stade actuel et qu’il était déplorable qu’elles soient rompues.« Je crois important que nous fassions tous le maximum (.) afin d’obtenir qu’elles reprennent », a-t-il souligné.Interrogé sur des allégations selon lesquelles le gouvernement sud-africain aurait introduit des Zoulous dans le camp de squatters de Boipatong, où 39 Noirs ont été massacrés cette semaine, James Baker a dit ne pas savoir qui était responsable de la tuerie: « Je ne sais rien à ce sujet.Je ne sais pas que c’est vrai, ni que ça ne l’est pas.Je l’ignore, voilà tout.» Il a toutefois dit douter que le massacre ait pu être ordonné par les autorités centrales.+ Libéraux férendum sur la « souveraineté partagée », soit par des élections sur ce thème à l’automne.L’hypothèse d’un référendum sur la souveraineté tout court est depuis longtemps écartée.M.Bourassa a carrément rejeté l’hypothèse électorale lors d’un point de presse jeudi dernier.Il continue de croire que des offres fédérales viendront en juillet et projette de les soumettre au peuple québécois en octobre.Le Globe and Mail rapportait vendredi que certains ministres suggèrent de soumettre les offres à la population, même si elles sont inacceptables.D’autres, comme M.Sam El-kas, ont suggéré déjà de poursuivre les négociations durant quelques années s’il le faut.De source libérale on affirme que le scénario des offres est le seul qui soit envisagé sérieusement à l’heure actuelle par le gouvernement.On ajoute cependant que l’optimisme qui règne au bunker (bureau du premier ministre) ne correspond pas du tout à l’état d’esprit des troupes libérales.Avec l’adoption en juin 1991 de la loi 150, prévoyant un référendum sur la souveraineté, plusieurs ont cru que la stratégie du couteau sur la gorge l’avait emporté.Dans le prolongement de la Commission Bélanger-Campeau et dans la logique même du rapport Allaire, cette loi envoyait au Canada le message suivant : soit vous faites des offres valables, soit c’est la souveraineté.M.Bourassa a remis dans son fourreau l’épée de Damoclès de la sécession du Québec.Chacun a pu entendre ses nombreuses professions de foi fédéralistes récentes.Mais il a imposé doucement sa stratégie à ses ouailles mesmérisées, patientes et attentis-tes, qui continuent de lui faire confiance, qui n’osent croire que leur chef puisse accepter l’inacceptable, tout en constatant privément que le processus actuel mène à un cul-de-sac.Les tenants du couteau sur la gorge sont ainsi littéralement muselés à la commission d’étude sur la souveraineté où, ceux que le Parti québécois appelle les « ayatollahs fédéralistes du Parti libéral », empêchent depuis des mois la publication du rapport.Avec à leur tête le député de Vi-ger, M.Cosmo Maciocia, ces députés multiplient les manoeuvres dilatoires pour retarder la publication de ce document officiel qui aurait appuyé la thèse de la « souveraineté faisable» et ainsi accentué la pression sur le reste du pays.Le président de la commission, le libéral nationaliste Guy Bélanger, ne cache plus que « les fédéralistes extrémistes bloquent les travaux», sans aucun doute avec la bénédiction de leur chef.Le député Maciocia n'a-t-il pas été mandaté directement par le premier ministre pour coordonner le travail des libéraux à cette commission ?Or, les sympathies du député de Viger pour le quasi-statu quo constitutionnel sont bien connues.En 1981, il fut l’un des neuf députés libéraux (avec notamment l’actuel ministre John Ciaccia) à avoir voté contre une motion unanime de l’Assemblée nationale dénonçant le rapatriement unilatéral de la Constitution, et ce en dépit du mot d’ordre du chef libéral d’alors M.Claude Ryan.Le rapatriement de la Constitution consacrait pourtant l’exclusion du Québec de la famille canadienne.En outre, Québec a mis une sourdine à des revendications classiques.Il aurait pu profiter du lancement en grandes pompes de sa politique culturelle, vendredi, pour affirmer sa volonté de récupérer les pouvoirs et budgets fédéraux dans ce domaine combien symbolique pour la société distincte.Il ne l’a pas fait.Mme Frulla-Hébert n’a pas dit un mot à ce sujet durant sa présentation au Musée du Québec.Le document n’aborde pas le sujet et la ministre n’y consacre qu’une phrase en préface.La politique québécoise sur les communications, dont l’une des plus récentes versions prévoyait un rapatriement massif de compétences LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 LES Administration.(514) 844-3361 rtiiVEflTS ÿSt, Rédaction.(514) 842-9628 *UV^il6H30 ——^ D£ 9H00 Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sans frais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Mon,réal.(514)844-5738 Extérieur (sans frais).1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 d’Ottawa, est bloquée depuis des mois au conseil exécutif (le ministère du premier ministre).Le traditionnel chapitre résumant la critique québécoise des programmes fédéraux de transfert et de péréquation n’était pas dans le dernier budget Levesque, contrairement à une coutume tenace établie il y a plusieurs années.En revanche, le gouvernement n’hésite pas à suspendre les règles de procédure de l’Assemblée nationale pour faire adopter à la vapeur un projet de loi à valeur hautement symbolique qui fait en sorte que nous célébrons la Fête du Canada dorénavant le même jour que dans le reste du pays.Pourquoi : « parce qu’on veut rester dans le Canada, nous autres », laisse tomber un conseiller du premier ministre cette semaine.Cette loi, adoptée vendredi, force les employeurs à donner congé à leurs employés le 1er juillet pour la Fête du Canada et non pas le lundi le plus près comme c’était le cas jusqu’à présent.Le premier ministre quant à lui, ne cesse depuis quelque temps de dénigrer les souverainistes et de décrier la souveraineté.Il laissait entendre encore il y a quelques jours que la situation dans un Québec souverain pourrait se comparer à celle qui prévaut en Yougoslavie : c’est la guerre civile là-bas.D’après lui, les Québécois préfèrent « garder la carte de la souveraineté dans leur manche ».Dans le reste du Canada, plus personne ne croit que cet homme fera la souveraineté même si les offres ne sont pas à la hauteur.Le collègue André Forgues, du Soleil, écrivait il y a quelques mois que M.Bourassa donnait l’impression de tenir le couteau sur la gorge du Canada anglais .mais par la lame.De sorte que plus il ajoute de la pression, plus il se fait mal.« Le couteau sur la gorge du Canada anglais, ce n’est pas assez, constatait justement au début du mois le député libéral de Vanier M.Jean-Guy Lemieux, dans un rare cri du coeur.Il va falloir que le sang commence à couler pour qu’ils comprennent que le Québec est sérieux », dit-il, au sens figuré bien entendu.Ce député nationaliste, l’un des plus actifs partisans du rapport Allaire, s’était imposé le silence depuis plusieurs mois.Mais après avoir consulté le contenu des consensus intervenus aux tables multilatérales, M.Lemieux conclut que « c’est inacceptable, c’est une sacrée farce, il n’y a rien de sérieux dans tout ça », dit-il au collègue Normand Girard.Au point où le statu quo lui paraît préférable aux offres qui circulent en ce moment.Des sources indiquent que d’autres militants nationalistes au sein du parti ont fait passer durant la dernière semaine certains « messages » à M.Bourassa et à son entourage.Sans briser la solidarité du parti en public, ces militants auraient voulu faire comprendre au premier ministre que la barque n’est pas menée comme ils l’entendent.On aurait fait comprendre à M.Bourassa que la majorité des militants refuseraient de mener une campagne référendaire sur la base d’offres aussi minables que celles qui sont en discussion dans le reste du pays et consignée dans un rapport d’étapes rendu public par M.Joe Clark le 11 juin.Les principaux porte-parole du parti continuent toutefois d’accorder publiquement leur confiance au premier ministre.L’auteur du programme constitutionnel libéral, Me Jean Allaire, refuse de porter un jugement sur la manière dont M.Bourassa a mené la discussion constitutionnelle avec le Canada.« Il y a peut-être des informations que je n’ai pas », disait-il hier au cours d’un entretien téléphonique.Me Allaire continue de dire que la position du Parti libéral n’a pas changé depuis 15 mois : s’il n’y a pas d’offres acceptables du Canada, l’autre voie est celle de la souveraineté dans une structure confédérale.Il nie que les partisans du rapport Allaire aient perdu la partie aux mains des plus fédéralistes.Il allègue que le programme est toujours le même et rappelle que seuls ceux qui l’ont adopté peuvent en changer.Le président des Jeunes libéraux, M.Mario Dumont, croit pour sa part que « M.Bourassa est trop au courant de la situation politique au Québec pour accepter des offres inacceptables et pour soumettre à la population des choses qui ne sont pas sérieuses ».Selon lui, ce qui est sur la table présentement n’augure rien de bon.Il a acquis la conviction que le processus ne donnera aucun résultat satisfaisant.M.Dumont estime que « les signes d’ouverture » de M.Bourassa envers le Canada anglais ne remettent nullement en cause la stratégie libérale « en autant qu’on garde nos positions sur ce qui est acceptable et ne l’est pas», dit-il au DEVOIR.« Entretemps, M.Bourassa doit composer avec la situation économique, a-t-il expliqué.Il doit éviter les éclats et tenir compte de l’impact de ses déclarations sur la cote de crédit du Québec.Mais l’obügation de résultat est toujours là et la date limite du 26 octobre n’a pas changé.» ?Franco-Albertains une voix à la délégation fédérale, une voix que le ministre des Affaires constitutionnelles, M.Joe Clark, avait jusque-là catégoriquement refusé de lui accorder.Les francophones hors Québec revendiquent par-dessus tout que soit inscrite dans la Constitution l’obligation pour les gouvernements de protéger et de promouvoir le développement des minorités de langues officielles.La crainte est vive au sein de l’ACFA qu’Ottawa se serve de cette revendication pour monnayer la réintégration constitutionnelle du Québec, pour lequel il ne saurait être question de faire la promotion de la minorité anglo-québécoise.D’où l’importance pour la fédération de faire preuve de plus de vigilance, selon M.Arès, que les atermoiements de Québec agace particulièrement.M.Bisson promet de son côté de « monter le ton au besoin », mais refuse de « fermer des portes ».Il croit encore possible de trouver un terrain d’entente avec Québec sur la promotion et la protection des minorités de langues officielles.Sur ce point, M.Bisson a semblé exprimer l’opinion générale des dirigeants francophones hors Québec.En témoigne le fait que plusieurs délégués ont pris à partie le ministre fédéral de l’Emploi et de l’Immigration, l’Acadien Bernard Valcourt, pour avoir prononcé devant eux, samedi midi, un discours acerbement anti-souverainiste, dans lequel il a notamment qualifié de « bravade » la Loi 178 sur l’affichage et promis à une mort lente le million de francophones minoritaires si le Québec choisit l’indépendance.« Notre pire ennemi n’est pas le Québec », a fait remarquer au ministre l’ex-présidente de l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO), M.Rollande Souci.Le Canada anglais est bien servi par la bisbille entre Québec et la FCFA sur la promotion des langues officielles, a fait valoir un autre délégué franco-ontarien: « Il ne faut pas que les alliances tactiques temporaires (avec la communauté anglo-québécoise) nous fassent oublier notre solidarité fondamentale avec le Québec.» Contrairement à ce que voudrait faire croire M.Valcourt, les francophones hors-Québec ne se sentent pas menacés par l’éventualité d’un Québec indépendant, a du reste estimé la sociologue Linda Cardinal, de l’Université d’Ottawa, qui a trouvé « misérabiliste » le discours ministériel.« Il fut un temps où la minorité francophone considérait le Québec comme son sauveur.Ce n’est plus le cas.Elle a appris à compter sur ses propres moyens.» Dans sa lutte en faveur de la promotion des langues officielles, la FCFA compte aussi un peu sur les Anglo-Québécois, dont le président d’Alliance Québec Robert Keaton participait en fin de semaine à rassemblée de la fédération.C’est que, toute tactique et temporaire que soit cette alliance, il semble qu’elle soit dans l’ordre des choses, si l’on en juge par une analyse des sondages Angus Reid effectués sur le bilinguisme et la dualité linguistique depuis 1986 au Canada.Il existe en effet chez les minoritaires francophone et anglophone une très nette parenté d’opinions, chacun estimant que les gouvernements n’en font pas assez pour protéger la langue de l’autre.+ Havel politique » entre les deux partis gouvernementaux, l'ODS et l’IIZDS, sur la mise en route de la procédure de séparation du pays par les parlements des deux républiques.« Évidemment, a ajouté M.Miroslav Macek, vice-président de l’ODS, les propositions que feront les parlements tchèque et slovaque avant le 30 septembre devront être approuvées par l’Assemblée fédérale qui pourra les amender ».Pour M.Klaus, la division de la Tchécoslovaquie en deux États indépendants tchèque et slovaque est inévitable.« Croire en un retour en arrière, en un changement de position de M.Meciar, a la division de son parti qui l'obligerait à changer d'avis est un rêve.À moins que M.Meciar renonce à son idée de confédération ».Les dirigeants de l’ODS prévoient que la partition de la Tchécoslovaquie deviendra effective dès 1993.Pour le leader tchèque, la fin prévisible de la Fédération tchécoslovaque, aussi regrettable soit-elle, n’a rien de désastreux.Elle se fera de manière démocratique.Face aux réactions négatives venant de diri- Économisez jusqu'à 70$ par année en installant une pomme de douche à débit réduit.géants de la CEE réunis à Luxembourg, M.Klaus a rassuré la communauté internationale.« Il n’y a rien d’effrayant ou de dramatique », a-t-il répété hier.« Et finalement, le monde ne peut nous aider, c’est à nous de nous décider ».M.Klaus a souligné que la continuité de la politique tchécoslovaque et des réformes économiques libérales faisait partie intégrante des accords de Bratislava.Dans ce contexte, les ex-communistes slovaques ont mis fin à tout espoir de Vaclav Havel d’être réélu président tchécoslovaque en annonçant qu’ils s’opposeraient à sa candidature, le 3 juillet prochain.Peter Weiss, le leader de la Gauche démocratique slovaque (SDL, ex-communiste) a annoncé que son parti ne soutiendrait pas la candidature de Vaclav Havel à un troisième mandat présidentiel.S’alignant sur la position adoptée par Vladimir Meciar, le leader nationaliste slovaque de gauche, farouchement opposé à la réélection de M.Havel, M.Weiss a souligné que « M.Havel n’est pas resté impartial », soutenant « aux moments-clé certaines forces poütiques, surtout en Slovaquie ».Comme ces forces politiques (ndlr : les partis qui étaient au pouvoir en Slovaquie) ont « perdu les élections », M.Weiss en tire les conséquences quant à « l’opinion des électeurs sur Vaclav Havel ».Cette menace, si elle est mise à exécution lors de l’élection du chef de l’État par la nouvelle Assemblée fédérale, enlève, sauf revirement po-ütique, tout espoir à M.Havel d’être réélu.En effet, le Mouvement pour une Slovaquie démocratique (HZDS) de M.Meciar, et le SDL disposent avec 46 mandats d’une minorité de blocage dans la Chambre des nations du parlement, pouvant empêcher la réélection du président Havel, aussi bien au premier qu’au second tour.La majorité aux trois cinquièmes est requise au premier tour prévu le 3 juillet, la majorité simple au second tour du scrutin qui doit avoir Ueu dans la quinzaine suivant le premier tour.Les candidats non élus après les deux premiers tours de scrutin sont éüminés de la course à la présidence et d’autres candidats doivent alors être désignés.L’opposition des partis slovaques risque d’entraîner une opposition des partis tchèques à tout candidat slovaque au troisième tour.Au cas où aucun candidat n’est élu, le président sortant, en l’occurence M.Havel, peut rester en fonction pendant trois mois, c’est à dire jusqu’en octobre.4 Robillard scientifique et technologique, donc le développement des compétences et les réseaux des établissements de formation supérieure.Rien ne saurait ébranler ces bases.Néanmoins, les développements sectoriels se font pressants.Les priorités économiques pèsent de plus en plus lourdement sur le développement scientifique et technologique».La question est abordée par la circonférence, si on peut dire, mais c’est le ministre qui lui donne un éclairage plus violent dans ses propos :« Dans ce contexte, écrit d’abord le document, les priorités discipünai-res ou multidisciplinaires de la recherche ou de la formation sont appelés à être influencés par les priorités économiques.Bref, le choix des priorités scientifiques devient progressivement une priorité, mais d’autant plus difficile à établir que les attentes grandissent sans proportion avec les ressources ou les moyens ».Mais, Mme Robillard sollicite dans sa lettre un avis très clair sur « les grands enjeux auxquels le Québec sera confronté lors de la prochaine décennie », sur « les priorités qui devraient être fixées à la science », sur « les ressources financières et humaines que l’État, les milieux de la recherche et les entreprises devraient consacrer à ces priorités », et sur « les outils et les mécanismes requis pour assurer un processus permanent de choix des priorités scientifiques ».Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science a demandé dès son accession à la responsabilité ministérielle voici 18 mois une évaluation des vingt ans de politique scientifique québécoise.Ce bilan s’avère fort positif, a-t-elle souligné, en citant les chiffres du document.Le rapport des dépenses de recherche et développement au produit intérieur brut est en effet passé de 0,92 % à 1,44 % entre 1979 et 1989, atteignant le montant fort impressionnant des 2 milliards 193 millions?.Ce nouveau pourcentage de 1,44% est supérieur à la moyenne canadienne de 1,14%, et Mme Robillard précise qu’il dépasse aussi le seuil de toute province.Les États-Unis et le Japon obtiennent évidemment des taux supérieurs, à un cheveu de 3% du PIB, mais parmi « les moyens pays », pour reprendre l’appellation de l’étude, le Québec se situe presque au niveau de la Belgique.Les gagnants dans cette catégorie s’avè rent la Suède et la Suisse, à proximité des 3%.« Nous avons une jeune tradition de recherche scientifique par rap port aux autres pays industrialisés, rappelle Mme Robillard, mais au cours des dix premières années de politique scientifique, nous avons investi massivement dans la recherche universitaire, au-delà de ce qu’ont fait les autres provinces canadiennes ».Les crédits alloués aux universités furent en effet portés de 188 millions?en 1970 à 908 millions?en 1980, selon le document.Si on examine strictement les fonds consentis à la recherche, la part de l’université représentait 627 millions ?en 1989.On peut rapprocher ce montant des 159 millions ?versés par Ottawa aux organismes de recherche et des 82 milüons ?versés par Québec.Les entreprises versent des sommes plus importantes à la recherche scientifique, en tout 1,280 milüard?pour 1989.Mme Robillard fait remarquer à ce propos que les entreprises actives dans la recherche scientifique obtiennent des crédits d’impôt, parmi les plus généreux au monde.Cette stratégie a été affinée en 1987 et 1988, selon le document ministériel.En fait, la part des activités de Recherche-Développement réalisées au Québec représente 25 % de la Dépense intérieure brute de Recherche-Développement (DIRD) du Canada au cours de l’année 1989.Ce document de 57 pages examine le régime québécois et conclut à ce propos: « l’expücation tient à l’existence de mécanismes originaux d’at- ; tribution des crédits à la recherche ; universitaire », notamment le Fonds : pour la formation de chercheurs et ! l’aide à la recherche (le FCAR), et le Fonds de la recherche en santé du Québec (le FRSQ).La production scientifique est majeure au chapitre des publications en sciences naturelles et en génie, à savoir 6000 pubücations en 1989.Cette production équivaut à celle de la Belgique et du Danemark, et le Québec se situe au 13e rang des pays de l’OCDE à cet égard.Ceci représente 1,1 % des publications scientifiques des pays de l’OCDE.La conclusion générale affirme que « le Québec n’est plus en rattrap-page ».En conséquence, « il faut penser à un nouveau partenariat en recherche ».La chronologie des 20 ans de poü-tique scientifique présentée est donc révélatrice d’un itinéraire fructueux qui a conduit à une forte augmentation du nombre de chercheurs.Au départ, « parler de recherche au Québec voulait dire parler de recherche universitaire Ubre».En 1971, il y eut création d’un Comité ministériel des poütiques scientifiques, puis publication d’un premier document intitulé Les principes de la politique scientifique au Québec.En 1979, un Livre vert fut rédigé et en 1980 on pubüa un Livre blanc sur la question.L’étude publiée ce matin s’avère donc le quatrième document ministériel majeur sur la question scientifique.Parallèlement, le gouvernement a créé le Conseil de la poütique scientifique du Québec en 1972, organisme qui a muté en un Conseil de la science et de la technologie en 1983.Il a instauré le Conseil québécois de la recherche sociale en 1979, et le Fonds de développement technologique, doté de crédits de 300 milüons ?, en 1988.Québec a aussi mis sur pied en 1992 la Société Innovatech du Grand Montréal ainsi que le programme d’Aide à la coopération scientifique internationale lié au Fonds FCAR.La coopération scientifique internationale se fait au premier chef avec les États-Unis comme partenaire dominant, ce pays ayant compté pour 43 % des activités de coopération entre 1980 et 1989.La France vient au second rang avec 20% des échanges scientifiques internationaux du Québec.La recherche clinique, la biomédecine, la physique, les mathématiques, les scien- : ces du génie et de la technologie dominent ces activités de coopération scientifique internationale.22 juin par la PC et l'AP 1990: mort de l’accord du Lac Meech.À Terre-Neuve, le premier ministre Clyde Wells refuse que l’Assemblée législative vote sur l’entente constitutionnelle.Le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, réplique que le Québec est maintenant libre d’assumer son propre destin.1989: le commandant Jacques-Yves Cousteau entre à l’Académie française.1988: l’autouroute 30 est baptisée Autoroute Jean Lesage.1987: CIRO-MF de Saint-Georges-de-Beauce entre en ondes; le génie de la danse, Fred Astaire, meurt à l’âge de 82 ans.1981 : l’ayatollah Khomemy limoge le président Abolassan Bani-Sadr, élu démocratiquement à la présidence de la République islamique d’Iran.1980: le pape Jean-Paul II procède à la béatification de Kateri Tekak-witha, de Mgr François de Montmorency Laval et de Marie Guyard.1976: la Chambre des Communes abolit la peine de mort.1973: l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est sont admises aux Nations-Unies.1969: l’actrice et chanteuse Judy Garland meurt d’une surdose de drogue, à l’âge de 47 ans.I960: les Libéraux de Jean Lesage prennent le pouvoir à Québec.1955: on commence l’installation d’un câble de communications transatlantique à Clarenville, Terre-Neuve.1941 : les Nazis envahissent l’Union soviétique.1940: la France se rend à l’Allemagne.1922: une tornade fait cinq morts à Portage-la-Prairie au Manitoba.1911 : couronnement du roi George V à Londres.1908: une conflagration détruit 300 édifices à Trois-Rivières.L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes 4 l’Information générale Jean Chartier, Yves d’Avignon.Jean-Denis Lamoureux, Louis-G L’Heureux, Bernard Morrier, Laurent Soumis,; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); h l'Information culturelle Michel Bélair (directeur), Paule DesRiviéres, Marie Laurier, Robert Lévesque.Nathalie Petrowski, Odile Tremblay (Le Plaisir des livres), à l’Information économique Robert Dutrisac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truftaut, Claude Turcotte: é l'information politique Josée Boileau.Pierre O'Neill (partis politiques), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Jocelyne Richer (information générale et parlementaire à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa).Jocelyn Coulon (politique internationale).François Brousseau (éditorialiste politique internationale et responsable de la page Idées et événements), aux affaires sociales : Paul Cauchon (questions sociales).Caroline Montpetit (enseignement primaire et secondaire).Isabelle Paré (enseignement supérieur).Louis-G Francoeur (environnement).Sylvain Blanchard (relations de Iravait), Clément trudel (affaires juridiques).Suzanne Marchand (adjointe à la direction).Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis).Danielle Cantara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle, Christiane Vaillant (clavistes).Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).Isabelle Baril (secrétaire à la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur).Manon Scott, Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice).Jacqueline Avril, Caroline Bourgeois, Brigitte Cloutier, Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, Lise Maior, Nathalie Thabet (publicitaires).Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon (maquettistes); Johanne Brunet (secrétaire) L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables).Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré Raymond Matte.Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (secrétaire A l’administration).Raymonde Guay (responsable du tinancement privé) LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Christlanne Benjamin (directrice), Monique Corbell (adlolnte) Monique L'Heureux.Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachel Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).Louise Paquette LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Françoise Blanc Manon Blanchette, Dominique Charbonnier.Marlène Côté, Françoise Coulombe, France Grenier, Josée Lapointe, Sylvie Laporte Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland.LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limilée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211 rue du Saint-Sacrement Montréal, H2Y 1X1 II est composé et Imprimé par Imprimerie Dumont, 7/43 rue Bourdeau, une division de Imprimeries Québécor l’nc 612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal L’Agence Presse Canadienne est autorisée é employer et é diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc, située au 775, bout Lebeau, St-Laurent Envol de publication - Enregistrement no 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Ouébec Téléphone général (514) 844 3361 , Abonnements (514)844-5738 LE DEVOIR (USPS 003708) is published dallvbv L Imprimerie Populaire.Limitée, 211 rue St-Sacremenl.Montréal.Ouébec H2Y 1X1 Subscription rate per year is S 439 OO USD Second Class Postaoe nairi al Champlain, N Y US POSTMASTER send address changes to Insa, P Q.Box 1518, Champlain.N Y 12919-1518 u ' r ECONOMIE date heure lieu 21-06 14 h 30 Kanata 22-06 11 h 00 Mississauga 22-06 10 h 00 Montréal 22-06 11 h 00 Toronto 22-06 16 h 30 Toronto 22-06 15 h 00 Montréal 22-06 10 h 00 Montréal 23-06 11 h 00 Montréal 23-06 11 h 00 Montréal 23-06 09 h 00 Montréal 23-06 10 h 00 Montréal 23-06 10 h 00 Etobicoke 23-06 14 h 00 Montréal 25-06 11 h 00 Ste-Foy 25-06 11 h 00 Dorval 26-06 09 h 30 Montréal 26-06 10 h 00 Toronto 26-06 14 h 00 Toronto 26-06 11 h 00 Québec 26-06 10 h 00 Markham 26-06 15 h 00 Calgary Le Devoir, lundi 22 juin 1992 Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie Mitel Corporation Camco Inc.Charlim Explorations Ltd.Denison Mines Four Seasons Hotels Inc.Gold Vessel Resources Inc.Ress.Ste-Geneviève Inc.Bombardier Inc.British Cont.Oilfields Ltd.Cantol Limitée Chesbar Resources Goodyear Canada Muscocho Explorations Ltd.Groupe Bocenor Inc.NSR Resources Inc.Alubec Inc.Belmoral Mines Ltd.Dundee Bancorp Inc.Ressources Robex Inc.Tie Telecom.Cda Limitée Waddy Lake Resources Inc.PRIVILÈGE D’ENCAISSEMENT PAR ANTICIPATION Lasmo PLC Symbole : ULC.D (anciennement Ultramar Capital Corporation) Valeurs : débentures 9,5 % échangeables le 30 avril 2001.Modalités : espèces 1000$ plus les intérêts accumulés et non versés pour chaque tranche de-1000 $ de débentures encaissées par anticipation.Notes : si la valeur des titres des détenteurs qui désirent profiter du privilège d’encaissement par anticipation représente plus de 85 % de capital des débentures en circulation le 1er mai 1992, la société compte racheter le reste des débentures en circulation.Le droit d’échanger les débentures susmentionnées contre des actions ordinaires d’Ultramar Capital Corporation a été remplacé par celui d’échanger ces débentures contre des actions ordinaires de Lasmo PLC, et le taux d'échange est passé de 23 actions ordinaires à 20 actions par tranche de 1000 $ de débentures.Les débentures sont échangeables en tout temps avant le 29 avril 2001.Date d'échéance : 7 juillet 1992.Date de paiement : 21 juillet 1992.RACHAT TOTAL Hydro-Québec Valeurs : 50 000 000$ 8,75 % débentures, Série « B! », 15 juillet 1999.Modalités : Hydro-Québec rachètera toutes les débentures 8,75 %, série « Bl » échéant le 15 juillet 1999 en circulation au prix de 101 % en plus de la valeur nominale et de l’intérêt sur cette valeur nominale couru et non payé à la date de rachat.Tout intérêt sur ces débentures cesseront de courir à partir de la date de rachat.Date de rachat : 15 juillet 1992.PROLONGATION DU PROGRAMME DE VENTE POUR LES DÉTENTEURS DE LOTS IRRÉGULIERS Banque Nationale du Canada Symbole : NA Le programme de rachat de petits lots d'actions (actionnaires de 20 actions ou moins au 30 octobre 1991) a été prolongé jusqu’au 11 septembre 1992.Dominion Textiles Inc.Symbole : DTX La société offrira deux programmes aux détenteurs de lots de moins de 100 actions inscrites le 16 mars 1992 ; A) Le premier permettra aux actionnaires de moins de 100 actions de vendre leurs actions sans frais de courtage.B) Le deuxième permettra aux actionnaires de moins de 100 actions d'acheter une quantité supplémentaire d'actions qui leurs donnera la possibilité de posséder un lot régulier de 100 actions, et ce, sans frais de courtage.Fin du programme : 30 juin 1992.EXPIRATION DU PRIVILÈGE DE RACHAT AU GRÉ DU DÉTENTEUR TransCanada Pipelines Ltd Symbole : TRP.PR.J Valeurs : actions privilégiées de premier rang, rachetables au gré de la société et du porteur, à dividende cumulatif série J.Modalités : En vertu du privilège de rachat au gré du détenteur rattaché aux actions privilégiées, le privilège expirera le 1er août 1992 au prix de 50$ l'action plus les dividendes accumulés et i courus.DIVIDENDE Dofasco Inc.Symbole : DFS Valeurs : actions ordinaires.Modalités : la société, sauf avis contraire, ne versera pas de dividende sur le titre susmentionné à compter de la date du dividende en juillet.Pengrowth Gas Income Fund Symbole : PGF.UN Valeurs : part de fiducie.Modalités : la société versera un dividende régulier de 4 cents par part de fiducie le 15 juin aux actionnaires inscrits à la date de clôture des registres, soit le 8 juin 1992.La société a modifié sa politique de paiement de dividendes: à compter de juin 1992, les dividendes seront versés le 15 de chaque mois, plutôt qu’à tous les trois mois.DROIT DE SOUSCRIPTION Waddy Lake Resources Inc.Symbole : WAD Valeurs : actions ordinaires.Modalités : un droit pour chaque action ordinaire détenue.Un droit plus 20 cents permettent d’acquérir une unité.Une unité consiste en une action ordinaire et un demi-bon de souscription série A de Waddy Lake Resources Inc.Cependant cette émission de droits de souscription n’est offerte qu’aux résidents de l'Alberta, de la Colombie-Britannique, Manitoba, de l'Ontario et de la Saskatchewan.Le privilège de sursouscription est accordé.Les actionnaires de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et de l'Alberta recevront leurs droits.Modalités du bon : un bon de souscription plus 30 cents permettent d’acquéir une action ordinaire supplémentaire de Waddy Lake Resources Inc.au plus tard le 12 juin 1993.Date de clôture des registres : 12 juin 1992.Date d'échéance : 31 juillet 1992.DIVISION D’ACTIONS Chauvco Resources Ltd Symbole : CHA Valeurs : actions ordinaires.Modalités : une ancienne action pour deux nouvelles actions; une action ordinaire supplémentaire pour chaque action ordinaire détenue.Date de clôture des registres : 22 juin 1992.OFFRE D’ÉCHANGE D’ACTIONS The Hamilton Group Ltd Symbole : HGL.A & HGL.B Valeurs : actions convertibles de catégorie A et de catégorie B.Modalités : la société"JWP Inc.a présenté une offre d’échange d’actions visant les titres susmentionnés.0,856 action de JWP Inc.pour chaque action de catégorie A ou de catégorie B d’Hamilton Group Limited.À TITRE D’INFORMATION À l’occasion de la Fête nationale du Québec, la Bourse de Montréal sera fermée mercredi le 24 juin 1992.Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de loi mais nous ne pouvons pas en garantir l'exactitude.Ce document, étant un bulletin d'information, pourrait s'avérer incomplet.Ces renseignements sont fournis par Tassé & Associés, Limitée Tassé Intérim et petits boulots au Japon Philippe Pons Le Monde TOKYO — Les revues hebdomadaires consacrées aux offres d’emplois le suggèrent, les statistiques du ministère du Travail le confirment : une évolution se dessine sur le marché du travail japonais avec le développement rapide d’une nouvelle sorte de demandeurs d’emploi uniquement temporaire.À ceux que l’on appelle traditionnellement part-timers (travailleurs à temps partiel) s’ajoute aujourd’hui une catégorie vaguement definie, essentiellement jeune : les freeters (de l’anglais free : libre).L’ensemble des travailleurs temporaires, dont font partie aussi les étudiants qui pratiquent des « petits boulots » (aru-baïto, de l’allemand arbeit, travail), sont 7,2 millions, soit 12 % de la population active (58 millions, non compris les agriculteurs).Haruo Okubo est l’un d’eux.Il a 24 ans et est diplômé en économie de l’université de seconde catégorie, Meiji.Plutôt que de chercher à entrer dans une entreprise où prévalent les avantages traditionnels (garantie de l’emploi, promotion à l’ancienneté), il préfère sillonner Tokyo à moto comme coursier d’une agence de transport urbain rapide.Il gagne 250 000 yens par mois (plus qu’un premier salaire dans une entreprise) et il est libre de son temps pour s’adonner à son sport favori, l’alpinisme, et voyager.Un de ses amis a préféré utiliser ses qualifications pour travailler, également de manière temporaire, pour une maison de titres.« Il a plus de contraintes», pense Haruo Okubo.Diplômés sans autre ambition sociale que de vivre à leur guise, fils de patron de PME qui ne veulent pas reprendre l’affaire de leur père, filles qui mesurent leur peu de chance de promotion dans un emploi fixe, entrent désormais sur le marché du travail temporaire.Selon une enquête d’avril 1991, réalisée par l’Association professionnelle japonaise, organisme dépendant du ministère du Travail, les freeters sont des jeunes entre 20 et 25 ans, ayant terminé leurs études mais rétifs aux professions fixes.Près de la moitié d’entre eux ont eu une expérience professionnelle comme salarié titulaire mais ont préféré changer.Pour différentes raisons : salaires insuffisants, contraintes de la vie dans l’entreprise, conflit avec le chef de service ou refus de déplacement dans une filiale en province.La plupart travaillent dans les services.Depuis l’entrée en vigueur d’une loi autorisant leur activité, en 1986, les agences de travail temporaire se sont multipliées et leur chiffre d’affaires est passé de 65 milliards de yens à 449 milliards en 1990.Selon une enquête du ministère du Travail, 510 000 personnes sont pas- O, éà sées par les agences d’intérim entre avril 1990 et mars 1991,19,2 % de plus que sur les 12 mois précédents.A la fin de cette décennie, un tiers du salariat sera composé de travailleurs temporaires.Ce phénomène traduit une double évolution.D’abord, un changement dans les mentalités : la jeune génération n’a plus les mêmes dispositions (loyauté à l’égard de l’entreprise, sens du sacrifice) que ses aînés.Les résultats d’une enquête de l’Institut sur la vie quotidienne de l’agence de publicité Hakuhodo, sont significatifs.La nouvelle génération, qui a grandi sans un Japon prospère, a plus d’exigences : temps libre (une aspiration qui se traduit par un refus des heures supplémentaires) et promotion en fonction des qualifications plus que de l’ancienneté.C’est plus la performance individuelle que celle du groupe d’appartenance qui mobilise l’énergie des jeunes diplômés.À cette évolution des mentalités s’ajoutent une pénurie de main-d’oeuvre, surtout ressentie en ville (tertiaire notamment), et un souci du patronat de continuer à disposer d’un personnel flexible afin d’éviter les problèmes de suremploi.Ayant fortement réduit l’embauche, les entreprises se tournent volontiers vers le marché du travail temporaire qui offre des avantages certains : salaire plus faible, pas de prime de départ, pas de bonus et pas de pensions.Il existe traditionnellement un secteur du travail temporaire au Japon : 3,5 millions de personnes émargent sur le registre de l’embauche provisoire (moins d’un et plus d’un mois) et 1,4 million sur celui de l’embauche journalière (moins d’un mois).Travail saisonnier Il serait réducteur de donner une présentation dualiste du marché du travail, avec un secteur de grandes unités où prévalent la promotion à l’ancienneté, l’emploi à vie et les avantages liés à la gestion paternaliste, et un secteur de PME caractérisé par une plus grande fluidité.En fait, les grandes unités de production jouent abondamment sur le travail saisonnier (notamment dans le secteur automobile) et le travail en régie (détachement de salariés de sous-traitants à la maison mère) pour adapter les effectifs à la conjoncture.En d’autres termes, la flexibilité de l’économie japonaise, dépend de mécanismes d’ajustement des emplois à la périphérie du marché (dans les PME).Le travail temporaire est en réalité souvent synonyme d’emploi précaire.À cette zone grise aux contours imprécis du travail temporaire, s’ajoute le prolifique marché des aru-baïto.Servir dans un café, un fast-food ou une station d’essence, distribuer les journaux, réassortir les rayons des supermarchés, trier les lettres, porter les colis ou, plus traditionnellement, donner des cours particuliers sont les travaux temporaires auxquels se livrent la plupart des quelque 4 millions d’étudiants.Cette pratique, autrefois impérative en raison du coût de l’éducation au Japon, est devenue, avec l’enrichissement du pays, un moyen de gagner de l’argent de poche : 3,6 % des étudiants travaillent pour vivre tandis que la majorité font des petits boulots pour s’acheter des disques, des motos, sortir ou voyager.Ils gagnent en moyenne 1100 yens de l’heure.Selon une enquête de Recruit, 70 % des étudiants interrogés faisaient des arubaîto qui leur rapportaient en moyenne 570 000 yens par an.^ 1 l Expérience Cette pratique, qui permet une expérience adolescente de la vie active.'', et encourage un goût pour l’indépendance financière, reflète un contexte social particulier : l’absence de notion de sot métier.Une activité, quelle qu’elle soit, est a priori respectable : même servir des consommations ou remplir des cornets de frites chez un McDonald’s.On retrouve chez les freeters l’aspiration à poursuivre au début de leur vie adulte l’expérience de Yarubaîlo.Le marché du travail temporaire est, comme auparavant, dominée par la main-d’oeuvre féminine.L’accroissement de l’emploi féminin constitue l’une des grandes évolutions du marché du travail au Japon.Entre 1975 et 1985, l’augmentation de , l’emploi féminin a contribué à 60 % de l’accroissement de la population active dont les femmes représentent 40%.Une Japonaise sur quatre travaille en usine, proportion élevée par rapport aux autres pays industrialisés.Nombre d’entre elles sont en réalité des pseudo part-timers car el- , les travaillent autant que les titulaires masculins sans bénéficier des avantages de ceux-ci.Emplois dévalorisés, rémunérations inférieures à celles des hommes, pratiques discriminatoires (telles que le « licenciement en cas de mariage ») : en dépit de la loi sur l’égalité devant l’emploi de 1986, les Japonaises au travail sont défavorisées.Au cours des récessions, la contraction du marché du travail féminin contribue à stabiliser le taux de chômage global.Le poids crois- , sant des femmes dans le cycle de production comme dans la consommation, conjugué à la pénurie de main-d’oeuvre, incite les entreprises à leur offrir de meilleures chances ¦ de faire carrière.TOURISME D'AFFAIRES Gérer les programmes pour grands voyageurs Normand Cazelais Collaboration spéciale LES PROGRAMMES de points-bonis à l’intention des grands voyageurs connaissent une grande vogue.Les sociétés aériennes, groupes hôteliers, compagnies de location de voitures, grandes cartes de crédit et autres acteurs majeurs sur la scène des voyages essaient de « fidéliser » une clientèle — surtout d’affaires — en lui offrant des récompenses liées à l’obtention de tels points-bonis.En fait, deux clientèles sont en jeu : les voyageurs eux-mêmes et les entreprises qui souvent défraient les dépenses impliquées.Clientèles qui n’ont pas toujours des intérêts convergents.Voyons d’abord quelques données.La plupart des programmes de points-bonis pour grands voyageurs sont pilotés, pourrait-on dire, par les grandes sociétés aériennes qui proposent des récompenses bien attrayantes : des voyages gratuits.Ces divers programmes comptent 13,9 millions de membres en Amérique du Nord, qui adhèrent chacun à quatre programmes en moyenne car le total combiné de cartes de membres atteint 54,8 millions d’unités.Depuis leur apparition sur le marché en 1981, plus de 875 milliards de points-bonis ont ainsi été accumulés par les adhérents.Pourtant — et la surprise est de taille — plus de 630 milliards d’entre eux ne furent jamais réclamés.Joli coup de marketing ! Les raisons pouvant expliquer cette apparente désinvolture sont nombreuses : manque de suivi ou abandon en cours de route par les membres, changements d’emploi, changements des pratiques de transport aérien chez les employeurs, oublis, pertes de dossiers, etc.À cet effet, les politiques des employeurs sont fort variables : certains laissent leurs employés totalement libres de gérer leurs programmes et d’utiliser leurs points-bonis comme bon leur semble, d’autres interviennent de manière plus ou moins directe et s’en servent comme éléments de motivation, d’autres enfin assument l’entière gestion des programmes et utilisent les points-bonis accumulés pour financer d’autres voyages d’affaires.D’où la divergence des intérêts susmentionnés.On peut aisément comprendre, dans un tel contexte, que nombre d’employeurs ne sachent pas quelle stratégie adopter.Si, en apparence, tous les programmes se ressemblent et présentent des avantages similaires, un examen plus attentif, à la lumière des impératifs particuliers des divers employeurs, révélera qu’ils peuvent, en fonction de nombreux facteurs (territoires couverts, récompenses offertes, etc.), se révéler plus ou moins profitables.La « fidélisation » à un ou des programmes de grands voyageurs ne doit pas que profiter aux adhérents et aux entreprises émettrices mais également aux employeurs qui, en bout de ligne, absorbent les dépenses.Ceux-ci savent très bien, d’autre part, qu’il s’agit là d’un sujet fort délicat qui touche la sphère largement imprécise de ce que le franglais appelle les bénéfices marginaux rattachés à certains types d’emplois.Comment intervenir en ce champ sans bousculer des acquis ni nuire à la performance des employés concernés ?Une entreprise américaine a récemment publié un guide, le Runzheimer Reports on Frequent Flyer Mileage Programs, qui fait le tour des différents programmes existants et compare les avantages et inconvénients des politiques et stratégies que peuvent développer les employeurs.L’ouvrage en question n’est pas donné : il se vend 78$, US bien sûr.Pour plus de renseignements, il faut s'adresser à Runzheimer International, 555, Skokie Blvd, suite 340, Northbrooke, Illinois, 60062, USA, (708) 291-9011/9581 (télécopieur).RELAIS D'AFFAIRES LAURENTIDES Économisez jusqu'à 9$ par année en ajoutant des aérateurs à vos robinets.n%\ ECOKIIO 333KILO a REIAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAlSTRES HÔTELIERS ESTRIE / NORTH HATLEY AIIRFRPF U ATI FY- plein a'r el 9as,ronomie dans un décor d'autrefois.Un relais HUDCnUC IIHILCI.p0ur les gourmets-gourmands, classé 4 fourchettes.Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer.Forfait conférence incluant 3 repas, 2 pauses-café, frais de service 140.00$ p.p.occ.simple/par jour ou 110$ p p occ dble/ par jour.Pour renseignements Tél.(819) 842-2451 Fax: (819) 842-2907 LAURENTIDES / STE-ADÈLE HÔTEL L’EAU A LA BOUCHE: vacances.Confort, calme, détente et tout le service auquel vous vous attendez.26 chambres luxueuses.Salons aménagés pour réunions.Le restaurant vous servira une fine cuisine du marché.Classé 4 fourchettes et 5 fleurs de lys.Demandez nos forfaits.Tél.sans frais de Mtl: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE / SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS: ^ St-Marc-sur-Ri- chelieu.Une hostel- lerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu où le personnel n'a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.584-2331.IJ 6 ¦ Le Devoir, lundi 22 juin 1992 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Un conflit de générations marque les élections d’Israël Élisabeth Levy Collaboration spéciale JÉRUSAl.KM — Tout est dans le non-dit.Alors qu’Israël vit les derniers jours de la campagne pour les élections législatives de demain, les deux grandes formations qui se disputent la direction du pays, le Likoud let le Parti travailliste, ont réussi un exploit, soit maintenir un flou artistique de bon aloi sur la question palestinienne et le processus de paix.À vrai dire, ils ne font là que répondre au souhait plus ou moins avoué d’une majorité d’électeurs : ne pas entendre parler de tout ça.Dignes enfants de Freud et de Woody Allen, les Israéliens sont passés maîtres dans l’art de refouler ce qui les louche au plus profond.« Si nous voulons faire basculer un nombre suffisant d’électeurs du Likoud, il nous faut éluder les vraies questions et éviter de donner trop de détails », remarque ingénuement un responsable de la campagne travailliste.Pour ratisser large au sein d'un électorat aux goûts supposés centristes, Parti travailliste et Likoud se sont donc attachés à gommer de leur campagne toute aspérité idéologique.Nul ne l’ignore, celui qui se risquerait aujourd’hui à parler d’État palestinien se fermerait la route du pouvoir.« Pour l’instant, nous penchons à droite, mais ce sera différent quand nous serons au gouvernement », avoue carrément Nissim Zvili.Ce grand gaillard de 50 ans, patron de l’association des moshavim — fermes qui n'ont plus grand-chose de coopératives — est l’une des étoiles montantes du parti travailliste.Il est d’ailleurs chargé de la campagne en direction des « jeunes, des Arabes, et des agriculteurs ».Sur la question des Territoires, il est difficile de trouver plus que des nuances entre les deux « Itzhak » — Shamir et Rabin — qui se disputent les suffrages des électeurs.Seule audace du second, son engagement de geler dans les Territoires occupés les implantations « politiques».Un concept pour le moins adaptable, quand tout point de ce minuscule pays peut être considéré comme «stratégique».Rien de neuf, en somme.Du coup, les commentateurs ironisent à l’envie sur l’apparente immortalité des dirigeants politiques.« C’est surréaliste, remarque un journaliste.La publicité du Likoud proclame que le futur appartient à la jeunesse et la plupart de ses candidats sont en âge d'être grand-pères.» Pourtant, quels que soient les résultats, mercredi, ces élections ressemblent bien au chant du cygne de la vieille garde.« Déjà, tous les anciens ministres ont disparu de la liste », se félicite Nissim Zvili.Mais la véritable bataille est à venir.La prochaine consultation, qui pourrait se tenir dans un an, sera, pour la première fois, l’élection au suffrage universel du Premier ministre.Les couteaux s’aiguisent en vue des règlements de compte post-électoraux.Les jeunes ambitieux qui ont émergé depuis un ou deux ans dans tous les partis s’apprêtent à jouer le meurtre du père.Encore que beaucoup aient atteint la cinquantaine, mais tout est relatif.Foin des idéologies, et même des idéaux.Au-delà de leur âge, peu de choses les rassemblent.Un langage plus moderne, une approche plus réaliste peut-être.Une autre culture sans doute.« Ils sont nés après l’État d'Israël, explique David Lazar, professeur de sciences politiques à l’université hébraïque de Jérusalem.Leur attitude n’est pas, comme celle d'un Begin ou d’un Shamir, déterminée par le ‘plus jamais ça’.Mais on trouve, parmi eux, des colombes et des faucons.Ce qui se prépare n’est pas une confrontation idéologique.Il s’agit d’une guerre de générations ».Eial Erad, proche de Bibi Netanyahu, le sémillant secrétaire d’État aux Affaires étrangères, et attraction médiatique du Likoud, fait à l’évidence partie des adeptes de la manière forte.« Pour nous, Israël est notre pays parce que nous y sommes nés.La seule paix qui compte est celle de la force », affirme cet ancien haut fonctionnaire qui a rejoint le privé pour « faire de l’argent ».Mais l'essentiel, pour lui, est ailleurs.« Israël doit faire sa révolution économique et sociale et devenir une puissance économique.Pour cela, nous nous appuierons, le moment venu, sur les forces réformistes qui existent dans tous les partis.» Au Likoud, la lutte pour la succession sera sans pitié.En cas de défaite.les poids lourds du parti, David Levy, Moshé Arens, et Ariel Sharon, qui se disputent déjà le leadership, ne manqueront pas d’accuser Itzhak Shamir de tous leurs maux.Mais ils pourraient bien être balayés par la « jeune garde ».Dan Méridor, le ministre de la Justice, Benny Begin, fils de Menahem, et Bibi Netanyahu, ne font pas mystère de leurs ambitions.Les deux derniers, qui semblent par ailleurs se vouer une profonde inimitié, ont déjà annoncé qu’ils seraient candidats pour représenter leur parti lors de l’élection du Premier ministre.Le parti travailliste semble moins déchiré par des rivalités internes.Il est vrai que les explications ont déjà eu lieu.Après avoir renoncé, il y a quelques semaines, à faire sécession pour rallier la gauche, les « colombes » formées à l’école de Shimon Peres, comme Iossi Beilin, Avraham Burg ou encore Yaël Dayan, pourraient obtenir une dizaine des 40 sièges dont on crédite le parti.Mais Itzhak Rabin, qui a concentré la campagne sur sa personne, sait qu'en cas d’échec, il sera impitoyablement balayé.Tout comme, du reste, son rival malheureux, Shimon Peres.« Si nous perdons, on accusera les deux vieux d’avoir mené le parti à la faillite par leurs éternelles querelles », affirme un militant.Les Brutus ne manqueront pas.Reste, en attendant, l’image emblématique de cette fin de campagne.Les deux Itzhak, Shamir et Rabin, ensemble, sur les hauteurs du Golan.Une scène qui préfigure peut-être la future coalition.Un dernier pied de nez, en tout cas, aux jeunes quinquagénaires qui piaffent.Les parlementaires se réunissent à Versailles demain Bon espoir de ratification de la révision constitutionnelle du Sénat PARIS (AFP) — La révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Maastricht devrait être entérinée sans difficultés par le Congrès, qui réunira demain les parlementaires français à Versailles, dans la banlieue parisienne.Les 895 députés et sénateurs se retrouveront à 8 II 30 GMT dans le prestigieux château de Versailles et les résultats du vote seront connus dans l’après-midi.La majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés est requise pour réviser la constitution.Cette convocation du Congrès par le président François Mitterrand met un terme à sept semaines de débats à l’Assemblée nationale (chambre des députés) et au Sénat (seconde chambre du parlement) sur la révision constitutionnelle.Ces débats, riches en péripéties, ont suscité de nombreux clivages.Ils ont entraîné notamment de très graves scissions dans les partis de l’opposition sur la question européenne, les libéraux et centristes étant favorables à Maastricht, tout comme les députés de la majorité socialiste, alors que les néogaullistes du RPR sont déchirés sur le sujet.La convocation quelque peu précipitée du Congrès avant le sommet de Lisbonne des 26 et 27 juin a d’ailleurs pris de court le RPR qui devrait prôner la non-participation, comme il l’avait fait en seconde lecture du projet de révision constitutionnelle à l’Assemblée nationale.Ses instances dirigeantes doivent se réunir aujourd'hui pour définir leur position.Cette attitude tranche avec celle des libéraux et des centristes qui sont bien déterminés, quant à eux, à voter « oui » de nouveau à la révision constitutionnelle, avec les parlementaires socialistes.Face au « non » des communistes et des opposants à Maastricht au sein du RPR, l’alliance pour le « oui » des Socialistes, des libéraux et des centristes devrait donc obtenir aisément la majorité des trois cinquièmes requises pour adopter la révision de la constitution.Le projet de loi a déjà été adopté par 388 voix contre 43 par l’Assemblée nationale et par 192 voix contre 117 au Sénat.Une fois la révision constitutionnelle définitivement adoptée par le Congrès, il s’agira de procéder à la ratification du traité de Maastricht lui-même.Le président Mitterrand a finalement retenu l’option du référendum qui devrait avoir lieu au début de l’automne, vraisemblablement en septembre.Cette deuxième étape est considérée comme cruciale.Un rejet par les électeurs français du traité de Maastricht aurait des conséquences extrêmement graves pour la Communauté, étant donné que la France est l’un des principaux moteurs et animateurs de la construction européenne.La convocation d’un Congrès est une procédure très rare en France.Il se réunira demain pour la quatrième fois depuis 1958, date de la naissance de la cinquième République, actuellement en vigueur.La réunion conjointe de l’Assemblée nationale et du Sénat permettait avant d’élire les présidents de la république.Elections au Turkmenistan I ACHKHABAD (TURKMENISTAN) (Reuter) — Le président du Turkménistan, Saparmourad Niyazov, candidat unique à sa succession, devrait être reconduit triomphalement dimanche pour la première élection présidentielle au suffrage universel direct de ce nouvel État indépendant.Les électeurs se sont rendus massivement aux urnes, environ 85 %des incrits — sur un total de 1,86 million — ayant voté avant midi.« C’est un début très réussi pour le vote», a déclaré Geldimiourat Nour-moukhamedov, membre du Conseil présidentiel au pouvoir.Secrétaire général du Parti communiste turkmène depuis 1985, Saparmourad Niyazov, 52 ans, est avec le président kazakh Noursoultan Nazarbaiev le seul dirigeant de l’ex-Union soviétique à s’être maintenu au pouvoir.« Niyazov se préoccupe du sort des gens », affirme Firiouza, une jeune femme turkmène sortant d’un bureau de vote du centre d’Achkhabad.« Il n’est probablement pas le meilleur, mais il n’y a personne d’autre en vue », déclare pour sa part Farkhad, un chauffeur de taxi d’une trentaine d’années.Les résultats définitifs de l’élection, qui doivent être annoncés aujourd’hui devraient égaler ceux du scrutin de 1990, dans lequel Niyazov avait remporté 98% des suffrages.Comme du temps de Leonid Brejnev, de la musique était diffusée par hauts-parleurs hier dans les rues de la capitale turkmène.Parmi les personnes interrogées à Achkhabad, peu d’opinions discordantes se font entendre.« Je ne vais pas voter», déclare Nina, une vendeuse russe.« La dernière fois, lorsque je suis allée voter, j’ai découvert que quelqu’un avait voté à ma place.» La majorité de la population, au niveau de vie très bas, semble avoir accordé sa confiance à Saparmourad Niyazov après sa promesse de transformer le Turkménistan en un « deuxième Koweit » en quelques années.Le Turkménistan produit annuellement 84 milliards de mètres cubes de gaz, dont 95% sont exportés.Hydro-Québec APPELS D’OFFRES pour 14 h, heure de Montréal CTC.23029.A AVIS PUBLICS AVIS est par les présentes donné que le contrat en date du 2 juin 1992 par lequel 2955-4573 QUÉBEC INC., a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal à titre de garantie, a été enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal, le 9 juin, 1992 sous le numéro 4511284.Banque de Montréal, le 16 juin 1992.AVIS TRANSPORT GÉNÉRAL DE CRÉANCES AVIS est par les présentes donné, conformément à I article 1571 d du Code Civil du Bas Canada que SÉRIGRAPHIE PROMO CONCEPT INC., dont la principale place d'affaires dans le Province de Québec est située dans le district judiciaire de Laval, a transporté toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs à la CAISE POPULAIRE DESJARDINS DOMAINE SAINT-SULP1CE à titre de garantie, par acte daté du vingt mai mil neuf cent quatre-vingt-douze (1992) et enregistré à Laval le vingt-deux mai mil neuf cent quatre-vingt-douze (1992) sous >e numéro 798388.Daté à Montréal ce 19e jour de mai 1992.Caisse Populaire Desjardins Domaine St-Sulpice 8955, André Grasset Montréal (Québec) H2M 2E9.PORTICIPOCTinrh AVIS est par les présentes donné que le contrat en date du 9 juin 1992 par lequel AVIONAIR INC., a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal à titre de garantie, a été enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal, le 11 juin, 1992 sous le numéro 4512415.Banque de Montréal, le 16 juin 1992.AVIS est par les présentes donné qu'en vertu des dispositions de la Loi sur les sociétés par actions (Canada), PLASTIQUES INDUSTRIELS P.T.B.INC.s'adressera au Directeur de Consommation et Corporations Canada afin que sa dissolution soit acceptée et qu'une date soit fixée à compter de laquelle la compagnie sera dissoute.Les opérations de la compagnie dissoute seront continuées en tant que division de la compagnie mère, PLASTIBEC LTÉE.Montréal, Province de Québec, le 5ième jour de juin 1992.STIKEMAN, ELUOTT Les procureurs de la compagnie.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500 12-202205 922 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT PROTONOTA1RE ADJOINT ’ MOLOUD ESKANDARI Demanderesse c.AHMAD ARBABIAN Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à AHMAD ARBABIAN, de comparaître par rapport à la demande en divorce au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice de Montréal, au 1 est, rue Notre-Dame, salle 1.100.dans les trente (30) jours de la aate de la publication au présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de AHMAD ARBABIAN.Lieu: Montréal Date: 11 juin 1992 MICHEL MARTIN, Protonotaire odjoinf.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-205053-923 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT MARIA VARGAS DE LOS SANTOS Partie demanderesse c.DOMINGO ADRIANO ALMONTE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à DOMINGO ADRIANO ALMONTE, de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, Qc, salle 1.100, dans lés trente (30) jours de la date de la publication au présent avis dans le journal Le Devoir.une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de DOMINGO ADRIANO ALMONTE.Lieu: Montréal Dale: 17 juin 1992 RÉAL PIOURDE.le mardi 14 juillet 1992 Territoire de la Baie James ENTRETIEN DES CHEMINS ET DES EMPLACEMENTS DES CAMPEMENTS ENTRE LE POSTE ABITIBI ET LA FIN DU CHEMIN BROADBACK Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : CMQ.28022.A le mardi 4 août 1992 Centrale de Beauharnois Comté de Beauharnois RÉFECTION DES GRILLES DU TABUER DES ASPIRATEURS Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 200 000 $ Société d'énergie de la Baie James PROJET BRISAY APPEL D’OFFRES N° 1LD-160-1-01 CONSTRUCTION D’UN CENTRE RÉSIDENTIEL ET COMMUNAUTAIRE PERMANENT A BRISAY Date et heure limites de réception des soumissions: Le 14 juillet 1992 à 15 h 30.heure de Montréal Garantie de soumission: 1 300 000,00 $ Prix du document: 250 S (toutes taxes Incluses) Les documents d'appel d'offres peuvent être achetés ou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h 30 à l'endroit suivant: Société d'énergie de la Baie James SERVICE CONTRATS 19e étage 500, boul.René-Lévesque ouest Montréal (Québec) H2Z 1Z9 Le paiement des documents s'effectue par chèque visé ou mandat fait à l'ordre de la Société d'énergie de la Baie James et n'est pas remboursable Une garantie de soumission au montant mentionné ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d'offres.Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipation ayant leur siège social et leur principale place d'affaires au Québec, qui possèdent l'expérience pertinente à l'objet du contrat et qui ont acheté le document d'appel d'offres de la Société d’énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d'accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions.Voir section "A" du document pour la date de la visite au chantier.Pour obtenir le document d’appel d'offres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le document d'appel d'offres, veuillez communiquer avec Susie Léveillé au (514)879-6700.Jocelyne Fortin Chef de service Contrats 80 000 $ Prix du document : Prix du document : 25 $ (taxes incluses) 25 $ (taxes incluses) Le document d'appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de8h30à12hetde13hà16hà l'endroit suivant : HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services Service Achats et Contrats 855, rue Sainte-Catherine est, 3e étage Montréal (Québec) H2L 4P5 Pour renseignements : (514) 840-4903 Le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, decautionnement fourni par une compagnie d'assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service Achats et Contrats Antonio Pinho, ing.LE DEVOIR OFFRE D’ABONNEMENT ?Oui je m’abonne au journal Le Devoir Lundi au Samedi (TPS et TVQ incluses) ?52 semaines ?26 semaines ?1 3 semaines, 66,45$ 196,45$ 36,05$ 103,66$ 18,78$ 55,76$ J’inclus mon paiement par: ?Chèque No carte:— Signature— ?American Express ?Visa ?Mastercard Date d’expiration Voici mon adresse Adresse Province Tel.(bureau) Code postal Tel.(domicile) Indications particulières pour la livraison:______________________________ Poster à: Journal Le Devoir C.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal (Québec) H2Y 9Z9 Service à la clientèle: (514) 844-5738 ou 1-800-463-7559 Avis public Ville de Montréal Service du greffe ORDONNANCES Avis est donné que le Comité exécutif, à sa séance du 17 juin 1992, a édicté les ordonnances suivantes: Ordonnance no 17 Règlement sur les véhicules hippomobiles servant au commerce du transport des personnes (5405, modifié — article 21 — paragraphe a)).CE92 01766 Ordonnance no 61 Ordonnance autorisant le bruit d’appareils sonores diffusant à l'extérieur des bâtiments, à l'occasion de la Saint-Jean-Baptiste édictée en vertu du Règlement sur le bruit (4996, modifié — article 19.3) CE92 01757 Ordonnance no 62 Ordonnance relative à la fête de la Saint-Jean-Baptiste édictée en vertu du Règlement sur le bruit (4996, modifié — article 19 3).CE92 01769 Ordonnance no 65 Ordonnance relative à la manifestation artistique «ACTE» édictée en vertu du Règlement sur les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié — article 41.1).CE92 01756 Ordonnance no 65 Ordonnance relative à la célébratlon de la fête de la Saint-Jean-Baptiste au parc Charles S.Campbell (1922) édictée en vertu du Règlement pour empêcher que les piétons ou la circulation ne soient entravés et la paix publique troublée dans les rues, ruelles et places publiques de la cité (333, modifié — articles 2aa, paragraphes c) et 3b)).CE92 01757 Ordonnance no 66 Ordonnance relative à la tète de la Saint-Jean-Baptiste édictée en vertu du Règlement pour empêcher que les piétons ou la circulation ne soient entravés et la paix publique troublée dans les rues, ruelles et places publiques de la cité (333, modifié — articles 2aa et 3b) CE92 01769 Copies de ces ordonnances peuvent être obtenues au bureau du Gretfier, bureau 09, Hôtel de Ville LÉON LABERGE Greffier de la Ville Hôtel de Ville, Montréal, le 18 juin 1992 Appel d’offres Ville de Montréal Service des travaux publics Des soumissions seront reçues, avant 14 h aux dates ci-après énoncées, au Service du grefte de la Ville de Montréal, 275, rue Notre-Dame est, bureau 15, Montréal (Québec) H2Y 1A6 pour DÉPÔT 70.00 î T.T.C.Soumissions Date # 7904 Fournir et Installer un système d'éclairage et de taux de circulation sur des rues de la Ville.6 juillet 1992 #7925 Fournir et Installer un système d’éclairage sur les rues McGill College et autres.6 juillet 1992 # 7930 Fournir et Installer un système d'éclairage sur les rues du nouveau développement #3-1992 6 juillet 1992 Les personnes Intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à ces appels d'oftres, contre un dépôt non remboursable en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du Service des finances de la Ville de Montréal en s'adressant au 700, rue St-Antoine est, à compter du 22 juin 1992.SOUMISSIONS 7927, 7925, 7930 Module voirie et circulation Bureau 1.500 (872-3280 ou 5780) Un chèque visé ou cautionnement doit accompagner ces soumissions SOUMISSIONS MONTANT 7904 20 000 $ 7925 20 000 $ 7930 15 000$ Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identitiée tournie par la Ville à cet effet Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d'honneur de l'Hôtel-do-Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires Le Greffier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville, Montréal, le 18 juin 1992 Oit SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER CANADIAN CANCER SOCIETY GÉNÉREUSEMENT 82 Le Devoir, lundi 22 juin 1992 ¦ 7 L ACTUALITE INTERNATIONALE Lettre de Moscou Quand les écrivains russes servaient le parti DKS choses incroyables se passent ces temps-ci dans un hôtel particulier prérévolutionnaire sur la rue Vorovska, au centre de Moscou.Se rencontrant dans les couloirs, des gens s’invectivent, se bousculent, crachent même l’un sur l’autre.Le bâtiment est, depuis les années 1930, le siège de l’Union des écrivains, une organisation qui, malgré son nom, eut peu à voir avec la création littéraire.Staline la mit en place pour mieux contrôler les écrivains, et tous, reconnus comme tels par l’État, devaient en faire obligatoirement partie.Le conflit actuel — une sorte de guerre civile interne — oppose les écrivains « réformateurs », souhaitant la « démocratisation » de l’organisation, et les autres, les tenants du statu quo, qui ont tout à perdre dans ce processus.Ces derniers comptent parmi eux toute une série de parfaits tâcherons du réalisme socialiste, de vrais « ingénieurs de l’âme humaine », selon l’expression de Staline.Jusqu’au début de la glasnost, toutes les librairies et les bibliothèques débordaient de leurs oeuvres.La marque principale de leurs textes était d’etre « progressistes » et « positifs ».Dans les années 1950, dans la période la plus délirante du réalisme socialiste, un roman pouvait raconter, par exemple, les amours — si l’on peut appeler ainsi une relation où l’attirance physique n'est jamais mentionnée —, dans un kolkhoze, entre une conductrice de tracteur et le chef de brigade à la porcherie.Le soir, couché dans l’herbe, le couple tenait un dialogue du genre : « Ce que je souhaite le plus au monde, c’est que notre kolkhoze réussisse cette année à dépasser deux fois les normes de production.Je le souhaite pour mon pays !.J’aime énormément mon pays, mais il y a une chose que j’aime encore plus.» « Dis, qu’est-ce que c’est ?» « Le Parti, bien sûr ! » CKS oeuvres étaient automatiquement tirées à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires et les droits d’auteur étaient payés pour le nombre d’exemplaires imprimés.La maison d’édition d’État envoyaient ensuite gratuitement les livres aux bibliothèques et aux écoles, ou les entassaient dans un entrepôt.Leurs auteurs recevaient régulièrement les plus importants prix littéraires, c’étaient, selon l’expression des « démocrates », les « généraux de la littérature ».Ils faisaient partie de délégations officielles partant à l’étranger et avaient accès aux datchas et maisons de repos de l’Union des écrivains.Ils collaboraient aussi fidèlement avec le K(!B, en rapportant les propos « non-orthodoxes » de leurs collègues écrivains.Ils n’avaient pas à aller loin avec leurs délations : le poste de secrétaire « à l’organisation » de l’Union était toujours occupé par un flic, qui ne prétendait même pas savoir écrire.Le talent était une chose hautement suspecte, comme tout sur quoi le parti n’avait pas d’emprise.10 PU IS sa fondation, l’Union des écrivains a suivi scrupuleusement la règle de base de ne jamais plaider pour ses membres, aussi grands écrivains qu’ils soient, que le régime avait décidé de persécuter », écrit dans un récent article un des écrivains « démocrates ».« Pas une seule parole ne fut ainsi proférée pour défendre nos génies martyrisés : le poète Osip Mandelstam qui mourra au goulag, le romancier Andrei Platonov, qui sera obligé de travailler comme concierge, des lauréats du Prix Nobel, Boris Pasternak qu’on traitera publiquement de « porc bourgeois», Iosif Brodsky, condamné pour « parasitisme », ou Véra Murray Alexandre Soljénitsyne, accusé d’être un « traître » et envoyé de force en exil ».Bien au contraire, les membres de l’Union des écrivains se bousculèrent à chaque fois que le comité central du Parti communiste et le KGB donnaient l’ordre de « condamner » un de leurs collègues.Ils voulaient tous être les premiers à signer, marquer ainsi leur loyauté.« Il existait même une classification inofficielle», continue le texte, « pouvoir signer une protestation collective dans la Pravda, journal du comité central, contre un traître comme Soljénitsyne, équivalait à la reconnaissance publique du statut de l’écrivain.Les gens moins en vue devaient se contenter de publier leur condamnation dans la Gazette littéraire.Signer dans un journal secondaire comme Moscou-Soir était presque une disgrâce, mais c’était toujours mieux que de ne pas être demandé à signer du tout ».L’opposition entre les « réalistes socialistes » et les « démocrates » se double d’un autre conflit : entre les « démocrates » et les « conservateurs », ces derniers étant parfois des écrivains de talent qui trouvent inacceptable l’actuelle désintégration morale de la Russie.Depuis deux ans, plusieurs assemblées de l’Union se sont transformées en engueulades monstres, avec des « conservateurs » hurlant : « Russophobes ! », « Traîtres ! » ou « Juifs cosmopolites ! », tandis que des démocrates y allaient de leurs « Réactionnaires ! » et « Putchistes ! ».Plusieurs des écrivains « conservateurs » ne se cachent guère de leurs sympathies pour ceux qui voulaient, en août dernier, tourner la roue en arrière.Trop compliqué tout cela ?Il faut bien sur savoir apprécier le côté byzantin et souvent extrêmement agressif des rapports entre les Russes.Mais fondamentalement, ce qui se passe à l’Union des écrivains est, en miniature, le conflit qui sévit actuellement à tous les niveaux de la société.Pas d’incident aux élections régionales d’Éthiopie VDDIS ABKBA (AFP) - Les élec-tions régionales en Ethiopie se sont déroulées hier sans incident, selon la radio éthiopienne.Des observateurs étrangers sont présents dans quelques-uns des 26 000 bureaux de vote depuis hier matin.( >n vote sur tout le territoire éthiopien, à l’exception des régions afar, somali, et de la ville d’Ilarrar (est du pays) où le scrutin avait été reporté mardi dernier en raison de « problèmes administratifs rencontrés et (de) la particularité de ces régions », selon une source officielle.Les résultats sont attendus en début de semaine.Selon les observateurs, le Front révolutionnaire démocratique du peuple éthiopien (EPRDF, au pouvoir) va probablement remporter ces élections haut la main, en l'absence de toute autre force politique de taille, même si on peut craindre un fort taux d’abstention.I ,a radio et la télévision éthiopiennes ont retransmis pour la première fois sans interruption le déroulement du vote dans toutes les régions.Interrogés au téléphone par la radio, les électeurs affirmaient que le vote se déroule sans incident, que ce soit dans les villes ou dans les campagnes.Beaucoup d'électeurs interrogés exprimaient toutefois leurs doutes quant au succès moral de ces élections qui sont boycottées par trois partis importants de l'opposition éthiopienne, ainsi que par d’autres partis de moindre importance.Le Front islamique de libération oromo (IFLO), le Front de libération oromo (OLF), et l’Organisation populaire de tous les Amharas (AAPO) accusent notamment l’EPRDF, au pouvoir depuis mai 1991 et la chute du régime du colonel Mengistu llailé Mariam, d'avoir « intimidé, harcelé, et emprisonné » leurs candidats et partisans.Dans la plupart des bureaux de vote de la capitale éthiopienne, on trouve de six à dix candidats, dont souvent plus de la moitié se réclament du EPRDF, présentés par ethnie (tigrée, amhara, et oromo), et les autres candidats se présentent à titre individuel ou pour des petits partis ethniques peu connus.Dans certains bureaux de vote, la procédure est ralentie par la vérification des pièces d’identité de chaque électeur, donnant lieu à des files (l’attente.Certains responsables de bureaux de vote envisagaient dans l’après-midi de repousser l’heure officielle de fermeture, fixée à 18 h (16 00h GMT), pour pouvoir satisfaire le plus possible de votants.FAITE^-U£ panric/pacnon Des combats d’une rare violence font plus de 200 victimes en Moldavie Moscou menace d’intervenir militairement pour mettre fin au conflit MOSCOU (Reuter) — Les combats ont repris hier en Moldavie entre les séparatistes russophones et les forces du gouvernement moldave, à qui le président russe Boris Eltsine a adressé une sévère mise en garde.« Les combats ont repris.Les séparatistes ont reçu des renforts et veulent repousser les forces moldaves », a déclaré le ministère moldave de la Défense, joint au téléphone à Kichinev, capitale de la Moldavie.L’enjeu des derniers combats est la ville de Benderi, située à 70 km au sud-ouest de Kichinev, qui appartient à la « République socialiste soviétique du Dniestr » proclamée unilatéralement par la minorité russo-phone et ukrainienne de Moldavie.La ville avait été en partie prise par les’forces moldaves samedi avant de repasser au cours de la nuit sous le contrôle des séparatistes.Les forces de Kichinev ont lancé une nouvelle attaque pour s’emparer de Benderi, seule ville de la Républi-que du Dniestr à être située sur la rive occidentale du fleuve.« Toute une série d’usines et de maisons sont en feu.Les services de premier secours ne sont pas en mesure de ramasser tous les morts », rapporte l’agence Itar-Tass.La ville est pilonnée par l’artillerie, ajoute-t-elle.Selon le porte-parole du gouvernement du Dniestr, 200 personnes ont trouvé la mort et 300 autres ont été blessées depuis le début de la bataille de Benderi.Des témoins ont fait état de dizaines de cadavres gisant dans les rues.Selon le gouvernement du Dniestr, la nouvelle offensive moldave mobilise 2500 hommes appuyés par dix à quinze chars, vingt autres blindés et des obusiers.Coté moldave, on indique que les séparatistes ont engagé dans la bataille neuf chars, huit transports de troupes blindés et plusieurs pièces d’artillerie de gros calibre.Georgy Montuano, du ministère moldave de la Défense, a affirmé que ces armes lourdes avaient été fournies par l’ancienne XlVe armée soviétique, basée à Tiraspol, capitale de la république du Dniestr.Mais il n’est pas allé jusqu’à accuser les soldats de la CEI d’intervenir eux-mêmes dans les combats.Samedi, la XlVe armée avait menacé de recourir à la force si les combats ne cessaient pas.Le président moldave avait réagi en envoyant un télégramme au gouvernement russe pour protester contre l’attitude de l’armée, qu’il a assimilée à une déclaration de guerre.Il avait en même temps réaffirmé que les forces moldaves n’attaqueraient pas les unités de l’armée, selon l’agence Tass qui a rapporté, sans autres précisions, qu’un régiment du génie avait été attaqué samedi soir.Les russophones du Dniestr s’opposent au rapprochement entre la Moldavie, devenue indépendante depuis Féclatement de l’URSS, et la Roumanie voisine, dont elle faisait partie jusqu’en 1940.Boris Eltsine a averti le président moldave Mircea Snegur que la Russie pourrait intervenir pour mettre fin a un conflit impliquant une communauté d’origine russe.« Nous voulons régler toutes les questions à la table des négociations (.) Mais lorsque des dizaines de personnes se font tuer et lorsqu’il y a une guerre, nous ne pouvons pas rester sans réagir, surtout quand cela se déroule à notre frontière », a-t-il déclaré hier.« Dans ce cas-là, nous devons réagir pour défendre la population et arrêter l’effusion de sang.Nous avons la force pour le faire », a-t-il ajouté à l'aéroport de Moscou à son retour d’une visite officielle aux États-Unis et au Canada.Samedi, le vice-président russe Alexandre Routskoi avait affirmé .que Moscou « ne laissera pas les conflits du Dniestr et de l’Ossétie du sud (Géorgie) être réglés par la force ».Alexandre Routskoi a enfoncé le clou hier en déclarant que les affrontements s’étendraient probablement à Dubossary, autre ville de la région du Dniestr.« Si un seul obus tombe encore sur les terrains des unités militaires ou sur les centres de pouvoir civils, ceux qui ont tiré cet obus en recevront dix en retour », a-t-il souligné.« Tout le monde doit être conscient que la Russie ne tolérera plus un tel traitement de la population russophone », a-t-il dit.Le ministre russe de la Défense, Pavel Gratchev, a lui aussi estimé que l’armée devait protéger les droits des Russes qui vivent dans les anciennes républiques soviétiques.Le ministre moldave de l’Intérieur Anatol Plugaru a répliqué que son pays défendrait sa liberté et son indépendance quoi qu’il arrive.« Il ne sera pas facile de nous mettre à genou à nouveau », a assuré le ministre, cité par l’agence Tass.Les séparatistes ont fermé un gazoduc passant par leur région et approvisionnant d’autres régions de Moldavie, rapporte en outre l’agence Interfax.ww La contestation gagne aussi le Monténégro L’accalmie à Sarajevo se fragilise BFILGRADE (AFP et Reuter) — La contestation étudiante, qui est entrée hier dans sa septième journée à Belgrade, a gagné le Monténégro où les étudiants ont approuvé « résolument » les revendications des universitaires belgradois portant entre autres sur la démission du président serbe Slobodan Milosevic et la création d’un gouvernement de salut national.La jeunesse de Podgorica, capitale du Monténégro, a organisé dans la nuit de samedi à hier un concert de rock, organisé par le Forum étudiant, connu pour ses activités pacifistes, qui se voulait « une bataille pour la paix dans l’ex-Yougoslavie ».Le concert avait été conçu comme un soutien aux étudiants de Belgrade et une « protestation spirituelle » contre la situation dans le pays et les sanctions internationales.La contestation étudiante naissante au Monténégro est doublée d’un mécontentement social croissant alimenté par les pénuries de produits alimentaires, l'introduction de bons de rationnement et des mises au chômage technique massives.Un Monténégrin sur six (pour 600 000 habitants) sollicite une aide sociale, plusieurs milliers de salariés touchent le minimum garanti et une centaine de sociétés sont sur le point de fermer définitivement leurs portes et de grossir de 20 000 personnes les rangs des quelque 60 000 chômeurs actuels.Le pouvoir monténégrin doit faire face également au mécontement non négligeable suscité au Monténégro par l’élection à la présidence de la nouvelle Yougoslavie (Serbie-Monténégro) de l’écrivain serbe Dobrica Cosic, défenseur acharné de la thèse selon laquelle la nation monténégrine n'existe pas.Le danger de guerre civile est de plus en plus ouvertement évoqué au Monténégro alors que le dialogue pouvoir-opposition ouvert à l’initiative de la présidence monténégrine marque le pas.Les étudiants ont invité l’écrivain, « et non le président de la République », Dobrica Cosic à venir prendre la parole à leur tribune de discussions où défilent depuis une semaine les noms les plus prestigieux du monde des lettres, du théâtre, du cinémas et des arts.Par ailleurs, l'artillerie serbe a pilonné hier un secteur de Sarajevo, tuant au moins un civil.Un responsa- ble de l’ON U a aussitôt déclaré que ces nouveaux combats empêchaient la reprise des opérations visant à rouvrir l’aéroport de la capitale bosniaque assiégée pour acheminer des secours à quelque 400 000 habitants.« L’intensité du conflit reste inadmissible.Nous sommes horrifiés par le bombardement du quartier de Do-brinja », a dit le général canadien Lewis MacKenzie, chef de la mission de la Force des protection des Nations unies (FORPRONU) en Bosnie-Herzégovine.La FORPRONU exige des forces en présence un cessez-le-feu d’au moins 48 heures pour reprendre la démilitarisation de l’aéroport, nécessaire pour organiser dés vols humanitaires.« Ce que nous demandons, c’est la possibilité (pour les casques bleus) de se déplacer sans armes autour de la ville et sur les collines entourant Sarajevo.Mes hommes ont été victimes de tirs tous les jours ces derniers temps », a déclaré à Reuter l’officier canadien, joint par téléphone.La première étape prévue par l’ONU avant la réouverture de l'aéroport consistait à retirer de la zone de l’aéroport les armes lourdes des Serbes — chars, artillerie et batteries antiaériennes.Mais cette opération a été suspendue par la reprise de violents combats.Plus de 7200 personnes ont été tuées en Bosnie depuis le soulèvement de la minorité serbe contre l’indépendance proclamée en mars dernier par les Croates et les musulmans.Selon le centre médical de crise de Sarajevo, 15 personnes ont trouvé la mort et 187 autres ont été blessées au cours des dernières 24 heures dans l’ensemble de la République.Radio-Sarajevo a rapporté que le pilonnage de Dobrinja par l’artillerie serbe postée à l’aéroport et à la caserne voisine de Lukavica avait fait un mort et plusieurs blessés dimanche.Après l'état de guerre et la mobilisation générale décrétés samedi par la présidence bosniaque, la station a diffusé un communiqué appelant les hommes de 15 à 55 ans à rejoindre les unités de réservistes.Selon des journalistes locaux, les forces de défense ne disposent pas d’armes en quantité suffisante pour tous les réservistes.* |V\ .},% ¦ ip %. c'pJe'e s.huTup * ebKsav.10 U LC- II S'EANT '! £'rBs e S 6 ; 8 9 10 l «EJBem 'NE!AGI SAN TES I .'C-V/-.Efl S tMA N A fl E N NE B'.VI [T BiP M.obMa AT.eMut i £o,n,e CJoBva u A N CSE U P, 130 Maisons ds campagne ST-ANICET Ferme 104 acres avec écur» 10S 000$.InE 1-377-4177.ST-JEAN-DE-MATHA.fermette oncettrale.4 c.c, bâtiments.2 arpents, 55 000$ C Molotn Re/Mox Lan Inc crtr 1-759-3008 ST-PAUUN.Ih de Mtt.90 arpenti, maion neuve avec écunepour 10 chevaux (sentierx équestres à l'infini).160 000$ 1-819-268-4037 132 Chalets A VENDRE OU LOUER.Mqnt Labelle à Label».2 chaieti.4 ipsort.bord mnône Rouge.plage.cable, sason/semaine/mois Penteideiki.1-819-686-3897 BORD LAC: Lanaudière.privé, fpyer.luperiicie 34 312 pi ca.68 000$ Re/Max Lan Ix.crtr L«e Gadbos 1-759-3008 CANTONS DE L’EST, chalet 4 saisons, grand lac Brampton, sla et moto-neige, prèi du club chaue et pèche, grand terrain 39 900 pica.70 000$ 1-819-846-4257 ST-JEAN-DE-MATHA bord Riv Noire.4 soaons,3cc,59 000$.CHERTSEY 5 c c .37 68) pi CO, 65 000$ Re/Max Lan.Inc.crtr Lise 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PhoenlR 31/22 i 42/27 J?4.Situation générale: comme si la saison faisait son entrée par la porte-arrière, le premier jour de l'été, hier, a été marqué par des nuages et de la pluie sur la majeure partie du Québec.Un vaste système dépressionnaire alors situé sur le centre de la province et s'étendant du nord vers le sud continuait cependant de se déplacer lentement vers l'est.À l'avant de ce système, on retrouvait du temps brumeux, accompagné de pluie et de bruine; à l'ouest, les nuages donnaient des averses dispersées et les températures descendaient bien en-dessous des moyennes saisonnières.Aujourd'hui, une crête barométrique fera son entrée sur l'ouest du Québec, dissipant graduellement les nuages.Ce dégagement se poursuivra demain, mardi, sur l'ouest du territoire alors que plus à l'est, la pluie et la bruine continueront à faire sentir leur présence.MONTRÉAL Nuageux, cet avant-midi; dégagement par la suite.Frais avec un maximum de 14.Demain: ensoleillé et frais.LEVER DU SOLEIL 5 h 06 COUCHER: 20 h 47 QUÉBEC Abitibi et Témiscamingue dégagement, ce matin.Frais avec un maximum de près de 14 Demain: ensa-leillé et frais Réservoirs hydroélectriques Cabonga et Gouin: nuageux avec éclaircies: dégagement graduel, tard cet après-midi Frais avec un maximum de près de 13 Demain: ensoleillé et trais Pontiac, Gatineau et vallée de la rivière Lièvre: dégagement graduel Frais avec un maximum de près de 14 Demain: ensoleillé et Irais.Hull-Ottawa et Cornwall: nuageux, cet avant-midi; dégagement par la suite.Frais avec un maximum de 14.Demain: ensoleillé et Irais.Laurentides: nuageux avec éclaircies et 30 % de probabilité d'averses; dégagement lard, en après-midi, ou en soirée.Frais avec un maximum de 15.Demain: ensoleillé et Irais.Trois-Rivières, Drummondville et Eslrie: nuageux avec éclaircies et 40 pour cent de probabilité d’averses.Max.: 16.Demain: ensoleillé et trais La Tuque et Lac-Saint-Jean: nuageux avec 40 % de probabilité d'averses; des éclaircies, cel après-midi.Max,: 13, Demain: dégagement graduel Saguenay et réserve faunique des Laurentides nuageux avec 60 % de probabilité d'averses.Max .14 Demain: nuageux avec 40 % de probabilité d'averses.Québec et Beauce: nuageux avec 60 % de probabilité d'averses Max : 15 Demain dégagement graduel el Irais.Charlevoix et Rivière-du-loup: nuageux avec 60 % de probabilité d'averses.Max.: 15.Demain: nuageux avec 40 % de probabilité d'averses.Rimouski et vallée de la Matapédia: pluie.Max : 13.Demain: nuageux avec un peu de pluie.Sainle-Anne-des-Monts, parc de la Gaspésie, Gaspé el parc Forillon: brumeux avec pluie ou bruine.Max,: 16.Demain: brumeux et pluvieux.Baie-Comeau el Sept-lles: brumeux avec pluie ou bruine.Max : 16.Demain: pluie.Basse-Côte-Nord, ile d'Anticosti, secteur de Nalash-quan el à l'ouest de ce dernier secteur brumeux avec pluie ou bruine Max 14.Demain: brumeux el pluvieux.Secteur à l'est de Nalashquan, saut le secteur de Blanc-Sablon; nuageux avec éclaircies et 60 % de probabilité d'averses.Max : 14 Demain: nuageux avec pluie intermittente Secteur de Blanc-Sablon ciel variable et 30 % de probabilité d’averses.Max.13 Demain: nuageux avec éclaircies et 40 pour cent de probabilité d'averses.Source: Environnement Canada DES AUJOURD'HUI! 0 FONDATION Of S MAI A DIES DU COEUR DU QUfBFC AUGMENTEZ VOS CHANCES DE LUTTER CONTRE L'ENNEMI NUMÉR01 440 boul.René-Lévesque Ouest, bureau 1400 Montréal (Québec) H2Z 1V7 Tél.: (514) 871-1551 ou 1-800-361-7650 (Siège social) Téléc.: (514) 871-1464 Montréal sourit aux touristes.Dites-leur Bonjourl Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme SOCIETE Le Devoir, lundi 22 juin 1992 _______— ; ROLAND DORÉ | il IN dans une m.en s.de Denis Marleau, du 3 au 28 juin, mer.au sam.à 206., dim.à 16b.PLACE DES ARTS: 5e salle.Montréal (842-2112)- Jeunes musiciens: Duo Ros-Garcia, guitaristes d'Espagne, oeuvres de Sor, Albeniz et de Falla, le 22 juin à 186.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal (398-4547)— Récitals gala du Conservatoire de McGill, classes d'interprétation, le 22 juin à 18h 30 et 206.THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul.Vieux Montréal (845-7306)— • Opéra tou » spectacle de marionnettes, conception et m.en s.Vladimir Ageev, sam.et dim.à 15h.THÉÂTRE MAISONNEUVE: Place des arts, Montréal (842-2112)— La nouvelle création de Carbone 14 « Le café des aveugles ¦ conçue et m.en s.Gilles Maheu, du 18 au 22 août à 206.30.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— • Marcel poursuivi par les chiens > de Michel Tremblay, m.en s.André Brassard, prolongation jusqu'au 4 juillet UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal— Salle B 484: Récital de piano, MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.LUNDI 22 JUIN LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • concerto pour piano en la mineur op.54 (Schumann) • symphonie en fa (Dittersdorf) DEMAIN SOIR, 22:00 • ouvertures célèbres (Offenbach) • concerto pour piano no 2 op.83, 3-4e mouv.(Brahms) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Joshua Grunmann, oeuvres de Bach, Beethoven, Chopin et Prokofielf, le 22 juin à 20h.BATEAU-THÉATRE L'ESCALE: autoroute 20.sortie 112, St-Marc-sur-Richelieu (584-2226, 584-2271)— < Mal de mères » de Chantal Cadieux, m.en s.Robert Lepage, à compter du 12 juin, mar.au ven à 21h., sam.18h.et 21h.CENTRE CULTUREL DU LAC MASSON: 414 boul.Baron Louis-Empain, Ste-Marguerite (514-226 2513)— « Les amuse-gueules » du 23 juin au 6 sept., mar.au jeu.et sam.à 206., ven.21h.30, dim.à 19h.30 MANOIR LA LORRAINE: 450 Béthanie.Lachute (514-562-5256, Mtl 4761302)- .Les délires de Madame Foucart > du 23 juin au 29 août, mar.au sam.à 20h.30 STUDIO-THÉÂTRE DA SILVA: 1155 Morel, Ste-Sophie (514-431-2373)— • Les grands chemins ¦ adaptation de Denis Chouinard du roman de Jean Giono, du 27 juin au 29 août, jeu.au sam.à 20h.30— Spectacle de marionnettes pour entants > Il était une lois » du 28 juin au 30 août, les dim.à 16h.THÉÂTRE DE LA BUTTE: 2554 Monty, Val-David (816322-3474)— « La Virée des Pirates », du 26 juin au 5 sept — « Boutie et frisson », du 26 juin au 5 sept.THÉÂTRE DES CASCADES: Autoroute 40 ouest jusqu'à Vaudreuil, route 540 direction Toronto, sortie Dorion, route 338 direction Pointe-des-Cascades (514-4568855)— • Corn Flakes » de Jack Sharkee, m.en s.Denise Filiatrault, du 5 juin au 29 août, mar au ven.à 20h.30, sam.à 19h.et 22h.THÉÂTRE LE CHANTECLER: Hôtel Le Chante-cler, sortie 67 de l'autoroute des Laurentides, Ste-Adèle (514-229-3591)— • Cherchez l’homme » de Jean-Raymond Marcoux, m.en s.Louis Lalande, du 18 juin au 23 août, mar.au dim.à 20h.30 THÉÂTRE DU CHENAL-DU-MOINE: 1645 chemin du Chenal-du-Moine, Ste-Anne-de-Sorel (743-8446, Mtl 393-9022)— » Sous-sol à louer • de Anthony Marriott el Bob Grant, traduction et adaptation Robert Lavoie, m.en s.André Montmorency, à compter du 12 juin, sem.206.30, sam.21 h.THÉÂTRE DE LA CHÈVRERIE: route 263, St-Fortunat (819-344-5550)— • Je n'aime que toi » de Renée Taylor et Joseph Bologna, du 24 juin au 29 août THÉÂTRE CHEZ BRAZEAU: Rang St-Charles, Papineauville (819-427-5611)— « Un cadavre à l'entracte ¦ de Pierre-Yves Lemieux, m.en s.Serge Paquette, du 25 juin au 8 août, jeu.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR: 611 rang de la Carrière, Upton (514-549-5828)— « Histoire lantastique d'une nuit blanche ¦ de R.Blackburn, du 19 juin au 23 août THÉÂTRE DES ÉRABLES: 870 Montée Laurin, Sl-Eustache (473-3357)— ¦ J'rêve d'être vedette » du 19 juin au 30 août, mer.jeu.20h.30, ven.sam.à 21h.THÉÂTRE D’ÉTÉ LES FEMMES COLLIN: 248 rang des Continuations, St-Esprit (514-839-6105, 589-4552)— « Ti-Cul Lavoie journalier.de Bertrand B.Leblanc, m.en s.Yvon Leroux, du 12 juin au 29 août, mer.au sam.à 20h 30 THÉÂTRE D’ÉTÉ DE ST-OURS: 2555 rang du Ruisseau, St-Ours (1-785-2732)— Le Théâtre Optique présente < C'est-y-clair, joualvert ! ¦ de Julie Poulin el Catherine Jalbert, m.en s.Michel Valls, du 19 juin au 6 sept., ven.sam.dim.à 20h.30 THÉÂTRE LA GRANGE DES SOEURS DE MARIEVILLE: sortie 37, autoroute des Cantons de l'Est, Marieville (460-2161.Mtl 447-6026)- • Du sang bleu dans les veines » de Georges Dor, m.en s.Seplimiu Sever, du 2 juin au 31 août.mar.au ven.à 206.30, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE LAC BROME: 267 Knowlton Road, Knowlton (243-0361)— • The Mystery ol Irma Vep » de Charles Ludlam, m.en s.Jack Langedijk, du 17 juin au 11 juillet, mar.au sam.à 20h 30, matinées les mar.et jeu à 14h.THÉÂTRE DU MANOIR DU LAC DELAGE: 40 ave du Lac, Lac Delage (8461818)— « Flagrant délire » de Jack Sharkey el Leo W Sears, m.en s.Jacques Lessard, du 12 juin au 29 août, mar.au sam.à 206.30 THÉÂTRE MOLSON: 191 chemin du Domaine, autoroute 40, sortie Berthier, St-Gabriel-de-Brandon (835-3441)— .Urgence en folie » texte et m.en s.Larry-Miche! Demers, du 17 juin au 5 sept.THÉÂTRE MONT-AVILA: Chemin Avila, Piedmont (avant le 15 juin 227-1599, après le 15 juin 349-4426)— » Chômage » du 19 juin au 8 sept., mar.au dim.THÉÂTRE PALACE DE GRANBY: Granby (Mtl 9365161, Ext.1-806361-8020)— • Fleurs d'acier » traduction el adaptation de François Tassé, m.en s.Michéle Magny, du 26 juin au 29 août, mer.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE LE PATRIOTE: 21 est Préfontaine.Ste-Agathe (8163263655, Mtl 861-2244)- « Décroche-moi la lune ¦ de Lawrence Roman, m.en s.Monique Duceppe, du 19 juin au 6 sept., mar.au ven.à 20h30.sam.à19h.et22h.THÉÂTRE PIGGERY THEATRE INC.: North Hatley (819-842-2431)— • Bedside Manners » de Derek Benfield, m.en s.Perry Schneiderman, du 24 juin au 25 juillet— • Perfect Crime ¦ de Warren Manzi, m.en s.Brian Dooley, du 30 juil.au 29 août.THÉÂTRE PONT-CHATEAU: autoroute 20, sortie 17, Côteau-du-Lac (456-3224)— • Qu'est-ce qu'on va taire avec » de Bertrand B.Leblanc, m.en s.Yvan Canuel, du 2 juin au 29 août, mar.au ven.à 20h.30, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE DE STE-ADÉLE: 1069 boul.Ste-Adèle.Ste-Adèle (514-229-7611, Mtl 393-9070)- • Les dix petits nègres » du 13 juin au 22 août.mar.au ven.à 20h 30.sam.19h et 221) 30 THÉÂTRE DE ST-SAUVEUR: 22 rue Claude, St-Sauveur (514-227-8466, Mtl 4361812)- • Ce soir on danse > à compter du 12 juin, mar.au ven.à 20h.30, sam.19h.et 22h.30 THÉÂTRE DE LA SUCRERIE: 1292 chemin du Théâtre, Casselman (613-764-5580)— « Week-end de rêve » de Jeanne el Sam Bobrick, m.en s.Richard Niquette, du 26 juin au 5 sept., mer.au sam.à 206.30 THÉÂTRE DU VIEUX ROCHER: 15, 6e ave, Grand-Mère (8165361716)— ¦ Un mari à tout prix » de Donald Chruchill, adaptation Robert Lavoie, m.en ' s.Claude Colbert, du 17 juin au 29 août, mar.au ven.à 20h.30, sam.à 216.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE: 867 rue St-Pierre, Terrebonne (492-4777)— • Harold et Maude • de Colin Higgins, m.en s.Jacques Rossi, du 17 juin au 29 août, mer au sam à 20h 30 THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly, Lon-gueuil (670-1616)— < La mandragore » de Jean-Pierre Ronfard, m.en s.Jacques Rossi, du 25 juin au 29 août, mer.au sam.à 20h 30 Le tabagisme menace votre santé IFAMOUS PLAYERS \Cllt lit •l/l, i m mi tu Un mit il fl till hi i usai 1 004 308 00 1?003 008 009 05 si s V Poem i le DEVOIR rf*TlrrO.LA VIEILLE QUI MARCHAIT DANS LA MER JEANNE MOREAU MICHEL SERRAULT INDOCHINE PARISIEN «f»» CENTRE LAVAI»”'» IIiOO 11» Cmhiisir» r \ 12 103 106 10910 PARISIEN »»,» IHf) Sir C.ilhponi» O ?i\ 12 50 3 005 lO7 20930 l»4i télévision du lundi soir en un elin d'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO eKfi0'1 17h30 / Ce soir L’enfer c’est nous Jardins d'aujourd’hui L’or et le papier p La loi de Los Angeles Le Téléjournal p Le Polnt/météo/sport L’enfer c'est nous S2 If < O Cinéma rsn WCAX (CBS) Burlington Newt News p The Golden Girls Evening p Shade Major p Dad Murphy p Brown Grapevine Northern Exposure p News Sweating Bullets (F) WPTZ(NBC) L5J Plattsburgh News NewiÇI Jeopardy I Wheel ol Fortune p The Fresh Prince.p Blossom p Love, Lies and Murder Special (2e/2) p News The Tonight Show n CBMT (CBC) IÂJ Montréal Newswatch CBC Newsmagazine Ear to the Ground The Fresh Prince.p Diary ot a Teenage.Northwoodp The Wonder Years p The National p The Journal News Newhart p Welcome Back.¦sar Le TVA ?éd.18 tires Jeopardy Secrets de famille Un homme au (oyer Minisérie : Le paradis des passions (2e/2 AdLib Le TVA p éd.réseau mp sports Loterie (23h45) €0 SEST1 Pulse p Entertainment Tonight The P Simpsons Night p Court Murphy p Brown Love, Lies and Murder (Dernière) p Newsp News Arsenlo p Hall Show m TV5 (Télé «a Francophones Obsidienne Des chiffres et des lettres Journal de A2 Vision 5 Wallonie 92 L'affaire Saint-Romans (21h15) Objectif Eco Mémoires d'un objectil H6tel m sar ' Passe-Partout L'étalon noir Le monde merveilleux de Disney Omni science La route des vacances Beau el chaud Cinéma : Moqambo-Am.53 Avec Clark Gable el Ava Gardner (25)5?” Musique vidéo Fax: L'Infoplus Rock Velours VJ: Sonia Benezra Musique vidé 0 Rock en bulle 21h15 / Musique vidéo 75» WVNY (ABC) Burlington News News p Star Trek : The Next Generation FBI : The Untold.American Detective FBI : The Untold.American Detective The Commish p News Nlghtilne Commercial Programs 19h / Muchwest Fax Big Ticket/The Barenaked Ladles Vldéocllps Monkees Spotlight / T.Rundgren Power 30 rsô) VERMONT ETV(PBS) The MacNell- NewshourÇ Lehrer The Nightly Business.Focus on Britain Legacyp The Glory and (he Power : Fundamentalisms Observed p.o.v.p Cinéma : The Servant-G.-B.63 Avec Dirk Bogarde et Sarah Mlles ®l) Montréal La roue chanceuse Zizanie Dossiers mystères Cinéma \ La state! le diplomate —Am.88 Avec Robert Wagner et Letley-Anne Down Coup de lou ore Le Grand Journal Sports plus Sports plus extra Cinéma Jtfjj So SS 17 h/Chlldren Programs The Nightly Business.The MacNeH-Letirer Newshour p Elizabeth R Great Performances : An Evening with Alan Jay Lerner Swim across the sound Easlenders Masterpiece Theatre p CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, lundi 22 juin 1992 Indépendance ou pas, l’ONF ne bougera pas Nathalie Petrowski LE MONDE pourrait s’écrouler, le Québec se séparer, la ville de Montréal être engloutie, le cinéma disparaître dans un grand bûcher de pellicule calcinée, l’Office national du Film du Canada ne fermera pas boutique, ne déménagera pas son siège social à Toronto, ne virera pas vidéo et ne cessera pas d’être ce qu’il est depuis sa fondation, à savoir la grande institution culturelle et cinématographique de la « nation ».Ainsi parlait la semaine dernière sa commissaire Joan Pennefather, dans des termes moins lyriques mais tout aussi déterminés.Le matin-même, la commissaire en poste depuis déjà deux ans et demi avait reitiré devant une assemblée comble de cinéastes, producteurs et journalistes, sa foi inébranlable en l'institution qui avait survécu au déluge du rapport Apple-baum-Ilébert, rapport préconisant ni plus ni moins sa fermeture, pour renaître de ses cendres et envisager l’avenir avec une étonnante confiance malgré le manque flagrant d’argent et le fait que l’ONF a besoin de 12 millions $ pour se rééquiper, se lancer dans la post-production digi- MUSIQ.UE / chronique Concert géant de deux grands orchestres au stade Marie Laurier LE CANADA tout entier entendra nos meilleurs musiciens le soir du 8 juillet.La fête du 125e anniversaire du Canada ne peut mieux être soulignée que par cet heureux jumelage de nos deux plus grands orchestres, ceux de Montréal et de Toronto.Ce dernier connaît présentement des difficultés en raison d’un conflit d’ordre salarial, mais il est déjà assuré que quoi qu’il advienne les musiciens torontois seront au rendez-vous du 8 juillet, a-t-on appris de source fiable.Donc ce sera la première fois que l’Orchestre symphonique de Montréal dirigé par Charles Dutoit et l’Orchestre symphonique de Toronto dirigé par Gunther Herbig partageront la même scène.Qui plus est, le concert sera diffusé sur les réseaux français et anglais de la télévision de Radio-Canada, ainsi que sur le réseau FM, couvrant ainsi le pays d’un océan à l’autre.Le directeur artistique de l’orchestre torontois dirigera d’abord les musiciens des deux orchestres dans la Cinquième symphonie de Beethoven et d’un extrait de Don Giovanni de Mozart avec le mezzo-soprano Judith Forst et le baryton Kevin McMillan qui sera également soliste dans Largo al factotum, un extrait du Barbier de Séville de Rossini.Charles Dutoit sera ensuite au pupitre pour la Danse villageoise du Montréalais Claude Champagne (1891-1965).Il dirigera aussi les deux orchestres dans des extraits de La Bohême de Puccini avec Mme Forst et le ténor Claude Robin-Pelletier.En grande finale, les 200 musiciens de l’OSM et l’OST joueront l’Ouverture 1 SI2de Tchaikovski avec une parade et des feux d’artifice.Et c'est gratuit pour les 50000 personnes: on peut se procurer des laissez-passer, à raison de quatre par personne, dans les comptoirs du réseau Admission et aux guichets du Stade olympique.Concert ce soir à Saint-Jean-Baptiste C’EST aujourd’hui à 20 h qu’a lieu le concert de l’orchestre-réseau du Conservatoire de musique du Québec sous la direction de Raffi Armenian à l’église Saint-Jean-Baptiste.L’orchestre poursuivra sa tôurnée pour se retrouver au Grand Théâtre de Québec le 25 juin et à l’Amphithéâtre de Joliette le 28 juin, inaugurant ainsi le Festival international de Lanaudière.La tournée comprend aussi ^enregistrement sur disque compact Mu programme présenté et elle est subventionnée par Bell Québec qui offre une bourse de 1000$ à chacun des 92 musiciens de l’orchestre choisis parmi les meilleurs des sept conservatoires de musique du Québec.L'OSM: tournée réussie L'ORCHESTRE symphonique de Montréal clôture ce soir au Barbican Center de Londres une tournée de 20 jours qui l’a aussi conduit à Madrid, Valence, Lisbonne, Séville (dans le cadre de l’Esposition universelle), Barcelone, Toulouse, Bordeaux, Ludwigsburg, Amsterdam et Rotterdman.À Paris, l’ensemble montréalais s’est produit devant près de 2000 personnes au Théâtre du Châtelet.« C’est un immense succès, a déclaré le directeur artistique Charles Dutoit, dans sa loge du Châtelet après le concert.L’orchestre, à cause de sa cinquantaine de disques, est extraordinairement populaire.Et comme toujours dans ses tournées, il s’est superbement comporté.Tout a été superbe, mais les musiciens sont vraiment fatigués maintenant.» L’OSM vient en effet de connaître «< une des années les plus chargées de son histoire ».Depuis 12 mois, il a effectué quatre tournées (en Amérique du Sud, en Suisse, au Japon et, maintenant, en Europe) et enregistré une demi-douzaine de disques.« Cette tournée était un peu spéciale, a noté Charles Dutoit, parce qu’elle soulignait plusieurs anniversaires : celui de Montréal, celui du Canada et, surtout, celui de la découverte de l’Amérique.» L’événement était donc résolument axé sur l’Espagne.En plus de se produire cinq soirs dans quatre villes ibériques, l’OSM a présenté un programme fortement hispanisant dominé par le Tricorne de l'Espagnol Manuel de Falla (1876-1946), deux suites d’orchestres que la formation de Dutoit a enregistré sur disque compact il y a une dizaine d’années et qui lui avait valu un prix spécial de la critique espagnole.Les jeudis de la Maison Trestler DE NOUVEAU cet été la Maison historique Trestler de Dorion présente neuf jeudis en musique à compter du 2 juillet avec Elizabeth Dolin, violoncelliste et Carmen Picard, pianiste dans un programme Beethoven et Chopin.Il y aura un concert hors-série avec l’Orchestre franco-québécois pour la jeunesse le jeudi 16 juillet, avec la jeune violiste Virginie Robilliard.Le programme de la saison se présente comme suit : le pianiste Claude Labelle le 9 juillet, le sensationnel Quatuor à cordes St.Lawrence de Toronto qui a gagné des prix à Melbourne et à Banff, l’Ensemble Arion le 30 juillet.La pianiste Sylviane Deferne sera l’invitée du jeudi 6 août, Musica Camerata le 13 août, Clavivent (flûte, clarinette, hautbois, basson et piano) le 13 août, enfin le lauréat 1992 du Concours international de musique de Montréal, le pianiste Richard Raymond le jeudi 27 août.Renseignements auprès de la directrice artistique Yolande Catrice: 424-5111.Le Moulin à musique à Saint-Malo LE MOULIN à musique, cette minitroupe qui apprend aux enfants l’origine des instruments de musique en les associant à des jeux et des mimes a été choisi par l’Office franco-québécois pour la jeunesse pour représenter le Québec à Saint-Malo.Il présentera son spectacle À Portée de la main II les 30 et 31 juillet ainsi que le 1er et 3 août à la Maison du Québec à Saint-Malo.Le Havre, ville portuaire de Normandie, accueillera au préalable le moulin les 27,28 et 29 juillet avec cette même production pour trois représentations et pour y animer des ateliers.Le Moulin à musique en est à sa 12e saison d’activité et sa directrice artistique Marie-Hélène da Silva est entourée de Jean-Luc Élhier, Claire Gignac et Jean Régnier.PHOTO SYLVAIN QOUGEON onaonlQ Le Moulin à musique: de gauche à droite Marie-Hélène da Silva, Jean-Luc Éthler et Claire Gignac.taie et continuer à présenter aux Canadiens, une multitude de réalités et de points de vue.Lorsque la salle fut vide et les tables du petit déjeûner desservies, lorsqu’il ne resta plus que deux ou trois serveurs croulant sous une montagne de nappes tachées, Joan Pennefather ne quitta pas les lieux pour autant et s’accomoda de la désolation du décor pour rétirer sa profession de foi.De fait, la commissaire qui est à l’emploi de l’ONF depuis 17 ans, qui a succédé à François Macerola après un interim discret de 9 mois et une nomination qui ne fit pas l’unanimité, semble plus vaillante que jamais, plus déterminée aussi a prendre les commandes d’une boite qui continue à produire dans la quasi-clandestinité et dont bon nombre de films, surtout documentaires, font une semaine au Cinéma ONF du Complexe Guy, avant d’aller mourir sur les tablettes.Joan Pennefather ne voit pas les choses de la même manière.Elle concède que ses films n’ont pas tous une brillante carrière commerciale mais souligne qu’ils connaissent une seconde vie dans les réseaux communautaires où ils sont loués par quantité de groupes et de troupes qui en font leur outil d’éducation privilégié.Les films restent en moyenne dix ans dans ce circuit communautaire où, veut veut pas, ils finissent pas y faire leurs frais.Reste qu’une institution cinéma-toghraphique ne peut pas s’endormir sur ses lauriers communautaires ni penser qu’elle est indispensable à la population si elle n’existe pas de façon plus visible et plus publicisée.C’est justement le défi que Joan Pennefather a décidé de relever.Pour ce faire, la commissaire entend répandre la bonne nouvelle « coast to coast » et s’assurer que TON F soit aussi connue des contribuables que Barabas dans la passion ou que le Big Mac dans les chaînes d'alimentation.Elle compte énormément sur l’impact de la télévision pour redorer le blason de son institution et faire en sorte que l’ONF se retrouve, via le petit écran, au coeur des grands débats de l’heure.Le programme est ambitieux mais les questions demeurent.La première vise directement le programme de fiction et de co-production avec le privé qui avait connu ses heures de gloire du temps de François Macerola et qui les dernières années, semble s’être replié sur lui-même.La question est d’autant plus complexe que le nouveau plan d’action de Téléfilm Canada qui veut encourager les films à gros budgets et les petits films d’auteurs, fait jouer à l’ONF un rôle qu’il ne veut pas forcément jouer.« Le plan de Téléfilm Canada nous inquiète un peu, répond Joan Pennefather dans la mesure où cela va devenir très difficile pour nous d’investir dans de gros projets.En général nous finançons les projets du privé à 10 %.Or, avec des films de 8 millions $, nous ne pourrons plus nous le permettre sans hypothéquer notre propre production.Est-ce dire que nous ne ferons que des petits films d’auteur, peut-être mais je ne peux pas encore l’affirmer.» Le problème est de taille dans la mesure où ce sont les locomotives comme Jésus de Montréal ou Leolo qui, au cours des derniers années, ont assuré à l’ONF une forte visibilité et des passages remarqués à Cannes sans compter que cet échange de bon procédés servait l’intérêt autant du privé que de l’ONF.Autre problème de taille.À force de donner la parole à tout le monde \ ?PHOTO S DIAMOND Joan Pennefather — les jeunes, les femmes, les handicapés, les autochtones, les minorités visibles et invisibles, les écologistes, les enfants absusés et tutti quanti — l’ONF est en train de devenir un CLSC de l’image et se retrouve aujourd’hui face à une demande grandissante de la part de tous les groupes et sous-groupes qui exigent un droit de cité.Or comment répondre à tout ce beau monde quand l’argent vient à manquer, quand en plus il faut bien faire travailler les réalisateurs permanents, les aînés comme les nouveaux arrivés, qui ont tous un ou deux projets dans leurs tiroirs et qui doivent prendre un numéro comme à l’épicerie ?C’est un de plus gros problèmes de l’ONF et par conséquence, un des plus gros problèmes de Joan Pennefather qui sait pertinemment que la santé pour le personnel permanent de l’ONF, c’est de tourner.Pas en rond ni à tous les cinq ans.« Il ne faut pas oublier que l’ONF est une famille nombreuse et que dans toute famille nombreuse, les membres doivent apprendre à partager et à attendre leur tour.C’est difficile parfois mais c’est ainsi.Ceux qui n’adhèrent pas à la tradition, ne sont peut-être pas faits pour travailler à l’ONF.» Dernière question : advenant l'indépendance du Québec, TON F ira-t-il se faire voir ailleurs et cessera-t-il de produire les films d’une province qi^i sera devenu le pays voisin ?« Pour l’instant c’est très clair pour le gouvernement, répond la commissaire, l’ONF est une institution culturelle nationale et le restera, peu importe ce qui arrive.Nous demeurerons à Montréal encore que ce n’est pastà moi de prévoir la tournure des événements ».I Cette dernière phrase prononcée avec prudence laisse entrevoir une certaine dose d’inquiétude que Jogn Pennefather refuse pourtant d’eu-dosser.« Je ne suis pas inquiète mais je ne suis pas naïve non plus.Il faut être lucide et ouvert.C’est pourquôi je suis contente que des filnjs comme Mouton noir de Jacques God-bout qui traitent de la question constitutionnelle, sortent en plein coeur du débat.Mon seul souhait, c’est que des institutions comme l’ONF, des institutions qui mènent leur barque toute seule, défient le système et ont des comptes à rendre au Parlement qu’une fois par année, perdurent peu importe la situation politique.» , t La fête de la musique avait lieu ici, pas ailleurs Pascale Pontoreau et Sylvain Cormier QUI AURAIT cru, lors de la première édition en 1984, que la Fête de la musique en France ferait des petits ?Meme le branché ministre de la culture, Jack Lang, ne devait point y songer.À l’origine, il s’agissait plutôt d'une «Faites de la musique» au sens impératif du terme.Summum de la démocratie dans l’imaginaire gauchisant du premier gouvernement Mitterrand, chacun y allait, aux quatre coins de l’Hexagone, de son petit coup de trompette au bord d’un trottoir sans crottes de chien.La foule sortait dans la rue pour jouer ou pour écouter.Et puis, Mercure s’est mis de la partie.La Fête de la musique est demeurée à but non lucratif, mais l’esprit « faites » n’y était plus.Chaque 20 juin est devenu l’occasion de spectacles parfaitement officiels dans des espaces parfaitement délimités.Adieu spontanéité et créativité ! Adieu lieu privilégié pour découvrir une relève francophone en carence de contrat ! Les vedettes sur le retour, en manque de public, ou encore les vedettes étrangères viennent maintenant glapir sans pudeur.Pour restaurer l’idée originale, rien de mieux que de chercher à exporter la recette.Avec un peu de chance, le principe ira en s’améliorant.Cette année, Montréal a fait le saut (au mileu des innombrables activités de Tété, une de plus, une de moins.).Pas de vice caché, mais un furieux désir de « faire la promotion des cultures et industries musicales nationales, favoriser un réseau d’échanges internationaux et célébrer l’importance de la musique ».Pour assurer la mondialisation de l’événement — Montréal rejoignait une soixantaine de capitales aussi variées que Séoul, New York ou Varsovie — un satellite assurait la retransmission des concerts de la Place de la Bastille à Paris.Décalage horaire oblige, il ne s’agissait pas d’un véritable duplex, les images ayant été reçues quelques heures avant le spectacle de la Place du 350e, puis rediffusées sur l’écran géant du Square Berri.Pour animer cette Fête de la musique, après Ici comme ailleurs, la fin de La course Europe-Asie et l’agonie de Studio libre, on avait dépéché le très disponible Michel Desautels de l’autre côté de l’Atlantique.Chose certaine, à en juger par les navrants extraits du spectacle de la Bastille auquels nous avons eu droit, le pauvre a dû vivre une soirée misérable.On se serait cru chez Drucker, un mauvais soir où toutes les vedettes se seraient désistées au dernier moment.Fonds de tiroirs de la variété à la française, on nous a ressorti une lambada poussive de derrière les fagots, un pseudo-rap genre scratch première époque avec les derniers breakdancers encore de ce monde, et enfin ce bon vieux Manu Dibango, qui a dépoussiéré son incontournable Soul Makossa dans l’indifférence générale.Autant d’interruptions qui auront eu le très mince avantage de distraire, à peine, la dizaine de milliers de spectateurs rassemblés au Square Berri pendant que les roadies manoeuvraient claviers et micros entre les séquences du spectacle montréalais, et le (grand) désavantage de retarder le spectacle d’une heure.De fait, à entendre Desautels louanger les nôtres à la foule de Français qui l’entourait, on en avait le mal du pays pour lui.Non seulement s’emmerdait-il là-bas, mais il ratait l’un des meilleurs shows collectifs jamais présentés ici.En effet, les Mitsou, Luc de Larochellière, Joe Bocan, Marie Denise Pelletier, Laurence Jalbert et Richard Séguin ont offert un spectacle magnifique, véritablement dédié à la musique, anticonceptuel, où l’essentiel du travail préparatoire a porté sur Tordre des chansons et la fluidité des enchaînements.C’était simple comme bonjour : ou bien on séparait les artistes aux styles trop différents par les séquences en duplex, ou bien le dernier à chanter lors des medleys collectifs restait sur scène pour livrer son mini-concert individuel.Dès lors, le succès de l’événement ne tenait plus qu’à la valeur des performances, qui furent étincelantes.On en retiendra celles-là, parmi bien d’autres : Mitsou, passablement aguerrie, relisant sa Lettre à un cow-boy à (Lucky) Lu«, Stetson sur les yeux, combattant un fou-rire; Bocan, de plus en plus enceinte et de plus en plus radieü§è, donnant à sa Charlotte de belles VJ-brations pré-natales avec le Quand on a que l'amour de Brel; le Six pitfls sur terre endiablé d’un Larochellière galvanisé par sa mission française; Richard Séguin entassant toute^à foule dans une décapotable en route pour une Journée d'Amérique gaç-pésienne; et surtout un set acoustique réjouissant de classiques tfje Charlebois, Forestier, La Bolduc ,gt Hugues Aufray (l’hymne de Dylan, The Times They Are-A-Changin’ en version française, interprété avec toute la grandeur d’âme dont Séguin est capable).L'opération aura donc au moins servi à démontrer que, pour ce qui est de fêter la musique, le Québec se suffisait à lui-même, et n’avait que faire d’un duplex avec la France, révélé pour ce qu’il était : un marché de dupes.L’été, tous les disques sont gais! James Bande James Bande T.Rock / MCA.Daniel Bélanger Les insomniaques s'amusent Audiogram.Pascale Pontoreau PAS FACILE de sortir un disque en été.Et pas n’importe quel été.Celui du 350ème anniversaire de Montréal.Allez savoir si c’est un honneur ou un vice de procédure.Personnellement, je pencherais plutôt pour la deuxième alternative.Les journalistes sont débordés.Entrevue par-ci, festival par-là.Pas de temps à perdre avec des petits nouveaux.Puis soudain, réveil de conscience.Et si je passais à côté de LA révélation de Tannée ?Alors, on va rechercher un fond d’énergie.On entend.On écoute, puis, on réécoute, et puis on se dit que c’est pas si mal et que ça valait bien un court moment d’attention.Au départ, il y a le nom.James Bande.Pour James Bond, pour bande dessinée et pour bander, dira-t-il.Avec beaucoup d’humour, on peut trouver ça drôle ou glauque ! Pas un soupçon de provocation, parait-il, mais une leçon de savoir « baiser » en 10 chapitres.Étape 1, une envolée lyrique sur le condom avec Y’a un pneu sur mon noeud.Étape suivante, les séropositifs, la masturbation, et ça continue sur ce même registre grâce à deux personnages, James, bien sûr — on n’est jamais si bien servi que par soi-même — et Frisette.Il faut dire que James est sûr de lui, il veut simplement « redonner le goût de faire l’amour ».rien de moins.Merci James de vouloir, comme ça, sauver la nature humaine persécutée par le syndrome sida.« La vie nocturne n’est plus ce qu’elle était», précise-t-il.Son mot d'ordre : « Dansez, baisez, riez ! » Mais James Bande veut en mettre plein la vue.Comme un adolescent qui veut régler des comptes avec la morale judéo-chrétienne, il jette du « con-bitte-mouille » à la face d’autres ados qui rougiront peut-être.Dix chansons, à la gloire des « crack-crack » vite-fait-mal-fait de discothèque, qui ferait débander justement, n’importe quel séducteur.Quant à la musique — Monsieur Bande fait tout lui même — son rythme de « cocké » évoque autant la sensualité qu’un malaxeur à viande.Lui appelle cela du « dance », du disco-punk et même de Talterno accessible.Si ! si ! Et ça veut donner des leçons ! Mais c’est même pas drôle.Le charme discret de la bourgeoisie EN PLEINE période de récession, quand plusieurs groupes tentent désespérément d’obtenir LE contrat avec une maison de disques, il est toujours surprenant de voir un petit nouveau débarquer sur une étiquette de taille.Alors quand Daniel Bélanger a pointé le bout de son Les insomniaques s'amusent il eut été facile de flairer l’arnaque.Pourtant, Daniel Bélanger rend honneur à son frérot à la tête d’Audiogram, et son disque n'a rien à envier à personne.La technique est parfaite.du travail de pro quoi ! Les arrangements sont subtils et la musique s’apparente plus à des ballades qu'à du techno-pop.Le charme discret d’un auteur-compositeur-interprète qui pourrait bien se transformer en coup de coeur.Daniel Bélanger n'est pas complètement inconnu du monde musical.Depuis une dizaine d'années, il roule sa bosse au gré des scènes du Québec.D’abord avec son propre groupe Humphrey Salade, puis comme choriste de Jean Leloup, Daniel Bélanger acquiert de l’expérience, de la confiance.Il sort même de ses complexes d'autodidacte pour s’offrir la finale de Rock Envol en 86.« C’était l’époque où je jouais au noir ! » ri-gole-t-il.Pas moyen d’en vivre, alors.Et, même s’il n;a pas encore quitté son poste dans un centre d’accueil pour personnes âgées, Daniel Bélanger devrait maintenant pouvoir envisager un avenir plus doré.Mais — on lui en est gré — le musicien n’a vraiment pas la grosse tête.Pourtant, la réalisation de l'album est signée Rick Haworth, le guitariste de Rivard et Piché.Et deux morceaux ont Paul Pagé pour maître d’oeuvre, à l’égal de Richard Séguin et de Pierre Flynn.« On s’est rencontré par hasard dans les locaux où je pratiquais.Rick m’a dit que si j'avais besoin d’un guitariste, il était prêt à venir me donner un coup de main.» Pas évident pour un blanc bec d’obtenir la confiance d’un musicien réputé.« Au début, je me sentais totalement p’tit cul.D’autant que n’ayant pas de formation musicale, je ne trouve pas toujours les moyens d’obtenir ce que je veux comme résultat.L’équipe m’a mis à Taise.Et, je me suis rendu compte qu’ils avaient aussi peur que moi.» Alors, ce fut bon, mais ce fut long.Deux longues années pour que le bébé prenne sa forme définitive.Et, ça valait le déplacement.Daniel Bélanger dont les influences se retrouvent plus chez les Français — Charlélie Couture à ses débuts — que chez les Québécois, même si les vieux Charlebois gardent toujours une place privilégiée dans sa discothèque, a su mettre de l’avant les textes qu’il écrit.Une poésie qui, si elle n'est pas particulièrement originale, s’offre le luxe d’images inhabituelles.«.Qu’avec toutes ses larmes qui tombent/ J’ai pensé calmer mes remords/ Et fournir en eau le tiers monde, » Sèche tes pleurs.D’autres évocations, plus grinçantes, complètent son tableau des méandres humains : « Un crocodile/ M’a fait un drôle de jour/ Quand je l’ai vu pleurer/ Aidé d’un faux chagrin/ Mangea du zoo le gardien/ Venu le consoler.» Le bonheur.Content du résultat, Daniel Bélanger pense déjà à la suite des événements.Les in somniaques s'amusent vient à peint de remplir les tablettes, qu’il pense déjà au suivant.Son objectif ?« Travailler plus vite, avec plus de spontanéité ».Aide à I'mlancr Canada Save the C hildren Canada 1 v 12 ¦ Le Devoir, lundi 22 juin 1992 ÉDITORIAL Régime de santé bien mal en point Le système d’assurance-santé à la canadienne est bien mal en point.Les décisions que viennent de prendre les ministres des Finances et de la Santé, réunis conjointement à Ottawa - une première en 25 ans, à laquelle le Québec a doublement participé - démontrent que bistouris et scalpels sont déjà à l’oeuvre pour des amputations majeures dans un régime qui, avec raison, fait la fierté de ce pays.Cette thérapie de choc est-elle inévitable et essentielle ?Il faut y regarder à deux fois avant qu’il ne soit trop tard.Il y a longtemps que des pressions se manifestent de part et d’autre sur le financement et les coûts du régime, implanté il y a plus de 20 ans, et qui coûte au bas mot plus de 70 milliards $ l’an aux Canadiens.Aux prises avec des problèmes budgétaires épouvantables, Ottawa a réduit graduellement ses versements au titre de la santé et du bien-être.Tant et si bien qu’il contribuait 50 % il y a à peine quelques années, et qu’il ne donne plus qu’autour de 30%.Sa bourse est moins généreuse, mais il tient à ce que le système reste intact dans toute son ampleur.À leur tour, les provinces sont obligées de composer avec des transferts réduits, des besoins qui augmentent de façon phénoménale et l’impossibilité de sabrer ici et là pour tenter de ne pas trop grever les finances publiques.Elles voudraient donc, sous le prétexte commode de la souplesse - qu’en franglais on appelle « flexilibité » à Ottawa - en prendre à leur aise avec des exigences et contraintes qui les gênent de plus en plus.Depuis deux ans au moins, le Québec s’est fait le champion de ces brèches.À titre de ministre de la Santé et des Services sociaux, M.Marc-Yvan Côté a lancé et soutenu une offensive en vertu de laquelle il aurait pu imposer un ticket modérateur - incitateur ou orienteur, selon le jargon technocratique à la mode québécoise - sur certains soins ou catégories de bénéficiaires.Chaque fois, par son homologue fédéral, M.Perrin Beatty, puis M.Benoît Bouchard, il s’est fait répondre qu’il n’était pas question de démanteler le système de santé canadien ou, même, d’affaiblir l’un ou l’autre des cinq principes essentiels du régime: public, universel, intégral, accessible et transférable.S’il en est ainsi, a fait mine de se choquer le ministre G il Rémillard, qu’Ottawa se retire du domaine de la santé, de compétence provinciale, et laisse le Québec le gérer à sa guise.No way, réplique M.Bouchard, pas de souveraineté avant l’heure ! Toutefois, pas plus que son homologue fédéral, M.Côté ne lâche prise facilement.Pendant que le premier opine, avec bon sens, qu’un meilleur réaménagement du système est la seule façon de réduire les coûts, le second promet une lutte féroce et essaie de contourner la loi avec un impôt-service et autres tours de passe-passe du même acabit.Dans cette étrange croisade d’arrière-garde, le ministre québécois trouve, heureusement, peu d’alliés, si ce n’est au Nouveau-Brunswick.En dépit des pressions énormes qui s’exercent sur elles aussi, les autres provinces, y compris l’Ontario, tentent l’impossible pour ne pas mettre en danger l’un des plus importants acquis des années 60 et 70.Ce en quoi les Canadiens leur donnent raison.En effet, selon le plus récent sondage Gallup, la plupart sont satisfaits des services de santé offerts dans leur province.Plus précisément, 87 % des répondants - c’est précisément la proportion au Québec - se disent satisfaits, ce qui est fort respectable.C’est, en substance, avec cette toile de fond que les ministres ont composé, mercredi et jeudi dernier, le Québec en profitant pour réintégrer en douce la famille canadienne.Le phénomène qui a cours depuis deux ans est encore observable.Des provinces, notablement l’Ontario et la Colombie-Britannique, restent constantes et cohérentes avec elles-mêmes : il n’est pas question de couper dans les services offerts, mais Ottawa met en péril le régime en rédui- Des ombres troublantes sur la carte-soleil du Québec sant ses transferts et en poussant les provinces à utiliser des stratagèmes pour se sortir du bourbier financier.Le gouvernement fédéral perd l’autorité morale pour dicter ses vues aux provinces, alors qu’il ne contribue plus que le quart des fonds requis, comme a dit un ministre.Curieusement, plutôt que de se battre avec les autres pour qu’Ottawa respecte ses engagements, le Québec reprend son plaidoyer en faveur d’une plus grande souplesse ou « flexibilité ».Le ministre des Finances, M.Levesque, fait miroiter d’hypothétiques changements qui ne mettraient pas en danger la loi canadienne.De deux choses l’une, fait valoir le porte-parole québécois: ou Ottawa rétablit sa part à 50 % des coûts, comme il y a dix ans, ou il fait disparaître de la loi la rigidité qui empêche le Québec d’imposer un impôt-service ou quelque autre frais à l’usager.Cette fois, virage en zigzag à Ottawa.M.Bouchard se dit disposé à être « plus flexible » dans l’application de la loi, mais sans la modifier pour autant.Comment cela se fera ?Nul ne le sait encore, pas plus le titulaire fédéral que le ministre des Finances du Québec.En même temps, M.Bouchard continue de prétendre que ce n’est pas un problème de ressources, qu’il s’agit plutôt de les gérer différemment et de façon plus efficace.Qu’est-ce à dire au juste ?Que celui qui peut décortiquer les états d’âme fluctuants du député-ministre de Roberval se lève: il passe en tête de la classe ! D’autant que, retrouvant son bon sens de naguère, M.Bouchard souligne qu’il ne saurait permettre quelque ticket que ce soit, sous peine de se réveiller, à brève échéance, avec deux régimes de santé au Canada, l’un pour les pauvres, l’autre pour les riches.Que ne s’en est-il tenu à ces rappels pertinents.Mais M.Bouchard qui, à ce jour, disait blanc en cette matière névralgique, dit désormais blanc et noir en même temps, parlant, comme d’autres, des deux côtés de la bouche.Il y en a au moins un qui se retrouve dans ce discours, à savoir le ministre Côté, dont la croisade commence à porter fruit.Astucieux comme pas un, il a finalement concocté des trucs qui, sans porter directement atteinte à la loi canadienne, la contournent et imposent, dans la brutalité des faits, une lourde sourdine aux services complémentaires de santé.Il s’agit, bien sûr, du projet de loi 15 (que le gouvernement fait adopter en fin de session, à coup de bâillon d’ailleurs, en raison de la farouche lutte de l’opposition péquiste), en vigueur depuis le budget du jeudi 14 mai, et qui : réduit les soins dentaires aux enfants ; réduit les soins optométriques aux jeunes adultes; impose aux personnes âgées des frais de 2 $ pour chaque médicament prescrit (non pas pour chaque ordonnance).C’est ce qui s’appelle jouer drôlement avec le feu et tenir un double discours.La prévention, lit-on dans le document de 200 pages, impose de réduire les caries dentaires chez les jeunes; mais la réalité législative impose tout juste le contraire.D’autre part, les personnes âgées ne sont-elles pas parmi les plus vulnérables parmi nous?Pourtant, c’est à elles que « Marc-Yvan Côté impose son petit 2 $ », pour reprendre la boutade de M.Levesque.Où est la logique, la cohérence et le bon sens ?En début de semaine dernière, le ministre Côté claironnait sa nouvelle politique de santé et de bien-être, mettant un accent inédit sur la prévention et l’aide aux plus vulnérables de la société.En milieu de semaine, il se rendait à Ottawa dénoncer l’incohérence d’un gouvernement qui n’a, manifestement et notoirement, plus les moyens de ses politiques dites nationales, et se sent obligé d’affamer les provinces.Puis il revenait dare-dare à Québec forcer l’adoption par l’Assemblée nationale d’un projet de loi sur les services de santé et les services sociaux contre lequel le « gendarme » fédéral ne peut rien, parce qu’il s’agit de services, non pas de base ou essentiels, mais complémentaires.C’est vrai que le système coûte terriblement cher et est de plus en plus dispendieux; c’est vrai que les nouvelles technologies, de plus en plus raffinées, permettent souvent de prolonger la vie.Est-ce à dire qu’il faille, avec le ministre Côté, soulever une terrible question sur la pertinence de soins, à laquelle une réponse affirmative équivaut â donner crédibilité et légitimité à une forme d’euthanasie ?Qu’il faille remettre en cause la gestion des services, nul ne le conteste.Mais les premiers intéressés, y compris les « vieux », sans lobby et bien faibles pour faire valoir leurs doléances, ont le droit de participer pleinement à cet examen.Le système de santé et d’assurance-maladie est un des plus chers fleurons de tous les Canadiens.Avant de le saborder, il doit y avoir un vaste et vigoureux débat, surtout au Québec, où cet acquis est assailli de toutes parts.GILLES LESAGE Épuiser toute dignité Maître en l’art de parler pour ne rien dire, le premier ministre du Québec, M.Bourassa, s’appuie sur une vieille tactique, mise au point par les imagiers politiques peu apres les débuts de la télévision.Quand on lui demande l’heure, il répond par le temps qu’il fait, et vice-versa.En plus d’être une esquive, la manoeuvre a souvent l’avantage de faire passer son vis-à-vis pour l’imbécile qui a posé la mauvaise question.Ainsi a-t-il usé jeudi dernier d’un éditorial que j’avais signé le samedi précédent.Je prenais acte du cul-de-sac où les négociations constitutionnelles avaient abouti la veille, et du caractère déjà impraticable des propositions qui restaient sur la table.Le Québec n’étant officiellement pas au nombre des constituants, j’observais qu’il disposait de la meilleure marge de manoeuvre pour s’extirper d’un projet de fédération plus contraignante que la présente.Je concluais qu’il n’y avait « guère d’autre porte de sortie qu’une forme de rupture, forçant nécessairement à des négociations sur une base nouvelle ».Voici la réponse de notre dialecticien en chef.« Le problème soulevé par madame Bissonnette, c’est l’absence d’interlocuteur unique au Canada anglais.Est-ce que la rupture va régler ce pro-blème-là ?Est-ce que le fait qu’il y ait une rupture va faire soudainement un interlocuteur unique ?» On ne peut raisonner plus tordu.D’une part parce que je n’ai jamais « soulevé », dans ce texte, « l’absence d’interlocuteur unique ».D’autre part parce que la question n’avait rien à voir.M.Bourassa lui-même ne l’a jamais évoquée, dans les situations où il a envisagé la possibilité de rupture, en juin 1990 après l’échec de Meech, à l’Assemblée nationale où il a fait adopter la loi 150 prévoyant un référendum sur la souveraineté, ou à Davos quand il en était à formuler précisément une question référendaire sur la « souveraineté partagée ».Le problème de l’interlocuteur du Québec, en cas de rupture, deviendrait évidemment un problème entièrement canadien.Le Québec n’aurait pas à s’en mêler.Mais évitons, justement, de nous ar- rêter à la couleur des pelures que sème M.Bourassa pour faire glisser la discussion dans l’absurde.Ce qui importe ici, c’est la manière.Confusion volontaire, distorsion, jeux de mots et de sens : tout le cirque de la fausseté s’installe pour embuer la vue, pour voir s’il est possible de couvrir les traces d’une reddition.Tout se passe désormais comme si M.Bourassa voulait contribuer lui-même à pousser ce qu’il appelle « la fatigue constitutionnelle » jusqu’à la dépression, jusqu’à une sorte de démoralisation collective qui lui donnerait le champ libre.C’est ce qu’on comprendra aussi de la conclusion de son échange de jeudi avec la presse.« La question de la dignité du peuple québécois est toujours très importante dans l’esprit des Québécois », disait-il.Conscient de cet important obstacle à son envie de signer à tout prix, il aura décidé de s’employer, justement, à épuiser toute dignité.« Tous les malheurs de l’homme, écrivait Baudelaire, viennent de ce qu’il ne se borne pas à ce qu’il connaît de plus élevé.» LISE BISSONNETTE LETTRES AU DEVOIR Et le stationnement ?LE DEVOIR d’aujourd’hui nous dit « Les Montréalais seront forcés de se convertir au transport en commun ».On veut inciter, que dire forcer, les Montréalais à utiliser les transports en commun.Soit mais où puis-je stationner mon auto afin d’être capable de les utiliser ?Toutes les rues autour des bouches de métro que j'ai étudiées portent des panneaux interdisant de stationner avant 10 h 30 ou 11 h.Ceci afin de pouvoir donner une contravention aux malheureux automobilistes qui auraient le culot de vouloir prendre le métro à temps pour se rendre a leur travail à l’heure.Vive les mesures dissuasives.J’aimerais cependant apporter une suggestion : a-t-on déjà pensé à faciliter le stationnement des automobilistes près des stations de métro périphériques ?Je veux prendre le métro plus souvent.Malheureusement, mes moyens financiers ne me permettent pas de payer 35 $ en contravention, en plus de l’aller-retour, chaque fois que je l’utilise.Jacques Massicotte Laval, 9 juin 1992 Respecter ce qui est L’HOMME A ÉTÉ doté d’un cerveau mais le créateur a oublié, semble-t-il, de lui en donner aussi le mode d’emploi.(Quoi que bien des sages ont fait des efforts en ce sens qui se sont perdus).Si celui-ci lui a permis dé-laborer le language, l’écriture, les mathématiques ainsi que de concevoir des inventions, des théories et des oeuvres d’arts re: marquables, par contre il lui a inspiré aussi des choses diaboliques telles que cette société industrielle que nous connaissons.Où est l’intelligence dans ce gâchis universel qui met la survie de l'homme et de la planète en danger ?C’est à se le demander sérieusement ?Pour ma part je crois que la vraie intelligence doit venir du coeur, de l’amour et du respect.Respect de son prochain et du miracle de la création.Car c’est bien d’un miracle qu’il s’agit.Si l’homme détruit tout, rien ne certifie que cela se reproduira.Ce monde n’a pas été créé pour une société industrielle.Il faudra bien en convenir.Et j’admire particulièrement les traditions, la religion et la philosophie des Indiens qui relèvent du respect du créateur et de sa création (lire la letttre du Grand chef Seatle, au Président des États-Unis, à ce sujet) avant un haut-delà et une survie hypothétique.Respecter ce qui est, vaut mieux que tous les plus belles prophéties et les plus beaux rêves.Raymond Lévesque Longueuil, 11 juin 1992 LE SILENCIEUX Terre des hommes ?L C’est à se demander si les hommes méritent la Terre qu’ils ont polluée ! ?Au sommet de la Terre, les États-Unis ont tourné court à mi-pente et ont amorcé leur désescalade.?La Terre doit avoir ses paradis, puisque même les justes ne sont pas pressés d’en sortir.?Inéluctablement, la Terre mourra puisqu’elle est née.?Demain.— Moment que choisit aujourd’hui pour avorter.?L’amour-propre a ces avantages sur l’amour tout court qu’il dure et qu’il ne nous trompe jamais.?Nombre de Québécois se font une fierté de faire sentir aux Français que les Américains nous ont mieux colonisés qu’eux.?L’autodidacte se reconnaît à ceci que les bancs de l’école n’ont pas usé ses fonds de culotte.?On dit de l’amour qu’il est aveugle pour ne pas avoir à nous avouer qu’il n’est pas intelligent.L’anticlérical n’est pas discriminatoire ; quand il dit « les curés », il range dans le même sac les cardinaux et les bedeaux.?La télé réussit ce tour de force de faire un divertissement de l’ennui qu’elle distille.?Je crois fermement qu’il y a une vie après notre mort : celle de nos survivants.?Monsieur Bourassa a dit que les Québécois sont « réalistes et prudents ».On aura compris que nous manquons d’imagination et que nous avons peur du risque.?Ne vous fiez pas aux statistiques sur le nombre d’orphelins.Elles ne tiennent pas compte de ceux dont les parents vivent encore.?Secte.— Religion qui fait ses premières dents.?Le coeur a ses migraines comme la raison a ses nausées.?On ne tombe pas en amour par inclination, mais par trébuchement.Albert Brie Jeffrey Simpson (Ine guerre de symboles FAIRE la réforme de la Constitution canadienne, c’est comme réparer un moteur en marche.Depuis presque 30 ans, plusieurs politiciens du fédéral et des provinces ont tenté de changer la Constitution.Avec un seul cas de « succès » connu, en 1981-1982; mais ce ne fut pas un « succès » en raison du refus provenant des politiciens de la province de Québec.La conférence de Victoria, en 1971, a échoué.Les tentatives faites à la fin des années soixante-dix n’ont pas eu de succès, l’accord dit du Lac Meech n’a pas réussi et il semble que les efforts en cours ne mèneront pas à une entente.Cette succession d’échecs en vue de modifier la Constitution veut-elle dire que le Canada, en tant que pays, est un échec ?L’impression demeure, bien sûr, après cette série d’insuccès, que le pays qu’est le Canada a échoué ou qu’il est en voie d’échouer.C’est une impression qui peut se révéler hautement ironique.De l’ensemble des relevés d’opinion, au Québec et dans le reste du Canada, se dégage une constante : la majorité des gens ne suit pas les débats sur la Constitution.Si on demande à un citoyen de placer dans une liste d’enjeux importants les questions constitutionnelles, on aura le plus souvent la réponse que ce point vient en bas de liste, ou presque.Nous, les journalistes, savons — ou devrions savoir — que chaque fois que nous traitons de Constitution, nous lançons au lecteur une invitation à tourner la page.D’un océan à l’autre, et dans les deux langues, les Canadiens sont totalement ennuyés par la Constitution.Entrez dans une brasserie, rendez-vous à une réception, prenez un taxi et vous verrez que la conversation marque un arrêt à la première mention faite de la Constitution.COM MENT peut-on avancer l’argument qu’un pays est un échec à propos d’un dossier dont la majorité des citoyens estime qu’il n’est ni important ni intéressant ?Si l’on parle de la « crise canadienne », s’agit-il d’une vraie crise ou d’une crise imaginaire ?Les gens sont-ils prêts à manifester dans les rues au sujet de la répartition des pouvoirs ?Le Canada se brisera-t-il parce que nous ne pouvons nous mettre d’accord sur une formule d’amendement du Sénat ?Les citoyens sont-ils disposés à acquiescer à des modifications fort différentes de la Constitution à cause du libellé d’une « clause Canada » de cette loi fondamentale ?Poser ces questions, c’est du même coup révéler que le débat constitutionnel ne porte pas sur des points susceptibles de diviser le pays.Ce qui est une source puissante de divisions, par contre, c’est le symbolisme derrière ces enjeux.Lorsque l’Ouest se prononce pour la réforme du Sénat, ce n’est que parce que les gens de cette région peuvent identifier les pouvoirs conférés au Sénat comme point nodal du développement social et économique de l’Ouest.La réforme du Sénat tourne autour du symbole que peut revêtir l’octroi à l’Ouest d’un pouvoir accru à Ottawa.Quand le Québec s’exprime en tant que « société distincte », cela peut vouloir dire le transfert de certains pouvoirs fédéraux au Québec.Mais cela signifie aussi que le reste du Canada reconnaît au Québec des qualités et des besoins distincts.Lorsque les peuples autochtones parlent d’un droit « inhérent » au « self-governement », du droit inhérent de se gouverner de manière autonome, ils peuvent avoir à l’esprit des pouvoirs spécifiques qu’ils entendent exercer.Ce droit « inhérent » à l’auto-gouvernement revient en réalité au respect que les autres Canadiens doivent porter aux aborigènes.Ce respect, les aborigènes croient qu’on le leur a nié dans le passé et qu’ils ne le recouvreront à l’avenir qu'en se gouvernant eux-mêmes.Le malheur d’une réforme constitutionnelle vient du fait qu’une fois les enjeux transformés en de profonds symboles, le compromis recherché devient extrêmement ardu.Plusieurs des changements que l’on veut apporter au fédéralisme canadien pourraient être obtenus sans réforme constitutionnelle.Dès qu’un groupe ou une région apporte ses demandes à la table constitutionnelle, tous veulent prendre part à la discussion.C’est la raison qui explique que maints citoyens vivant hors du Québec ont éprouvé des réticences vis-à-vis du Lac Meech et ont réclamé que, si le pays devait discuter de Constitution, il s’y mette immédiatement sur tous les points.La Constitution est un paradoxe en soi.D’un point de vue, elle ennuie complètement la majorité des Canadiens.De l’autre, c’est le lieu où se situent les batailles autour des symboles, des perceptions et du respect mutuel.On ne pourrait qu’en déduire que le débat constitutionnel au Canada est une source inhérente de divisions.Il existe sûrement des divergences au Canada sur la politique économique, sur les relations entre le fédéral et les provinces, sur la langue; ces divisions s’enveniment dès qu’on en discute dans un forum à incidence constitutionnelle.LES ÉLITES du Canada — au Québec et dans les autres provinces — ont fait pression depuis 30 ans pour que soient apportés des changements à la Constitution.Les gens qui vivent au Canada (au nombre desquels l’on compte les gens du Québec qui ne sont pas des partisans de l’indépendance) n’ont pas systématiquement insisté pour que l’on adopte des modifications à la Constitution.Les élites — y inclus les journalistes — oui.La majorité de la population ?Non.Ces élites ont mené le pays dans un autre cul-de-sac constitutionnel.Les Québécois doivent être sidérés de constater l’impasse à laquelle on en est arrivé ces dernières semaines, puisque le Québec n’était même pas présent à la table constitutionnelle.Les élites du Canada anglais, en retour, se sont révélées incapables — c’était prévisible — de décider du type de réformes souhaitées ou des reformes à « offrir » au Québec.Les Québécois, quant à eux, demeurent divisés dans l’opinion qu’ils ont sur la Constitution.Le magazine L’actualité, dans son dernier numéro qui porte en manchette la mention « Le Canada dans la peau » montre bien les clivages qui existent chez les Québécois appelés à se prononcer sur les symboles canadiens.Ce que l’on est en train de négocier — si jamais on en arrivait à vouloir l’appliquer — rendra le Canada quasi ingouvernable.Il s’agira du système de gouvernement le plus compliqué et le plus coûteux au monde.Une fois de plus, on en sera venu là à cause des élites.Le monde croit que le Canada est une réussite.Le monde pense que les discussions constitutionnelles qui ont cours au Canada sont folichonnes.Le débat sur la Constitution ne nous a pas procuré la paix intérieure.La majorité de la population ne suit pas ces débats.L’une des conclusions à tirer de ces observations sommaires est que, pour une décennie ou davantage, on devrait cesser de parler de Constitution pour effectuer les changements que requiert le pays en empruntant une voie autre que celle d’une réforme constitutionnelle.4
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