Le devoir, 30 juin 1992, mardi 30 juin 1992
Vol.LXXXIII No 150 Nuageux avec éclaircies Détail page 8 Montréal, mardi 30 juin 1992 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ Communications Design et graphisme % Relations interculturelles SU 264 23 23 Bélanger, Legault .• .üiîê'j.SOCIÉTÉ Le retour du train de banlieue De 1968 à 1988, le nombre de passagers sur la ligne Montréal-Saint-Hyacinthe est passé de 700 000 à 100 000.Pas étonnant qu’en septembre 88, le CN condamne définitivement ce tronçon : c’était le sixième à connaître ce sort depuis la fin des années 50.Quatre ans plus tard, la circulation aux heures de pointe est devenue cauchemardesque.Et si on ressuscitait les trains de banlieue?Page 11 Le président algérien assassiné ALGER (Reuter) — Le chef de l'État algérien, Mohamed Boudiaf, a été assassiné hier à Annaba alors qu’il y prononçait un discours, et son meurtrier a été immédiatement arrêté.Son assassinat a provoqué l’indignation et la consternation dans le monde.L’explosion de deux grenades a ébranle la tribune où le président du Haut Comité d’État (HCK) prononçait un discours.Il a ensuite été abattu par un homme en uniforme des forces de sécurité qui a surgi du rideau placé derrière la scène et lui a vidé dans le dos le chargeur de son pistolet-mitrailleur.« L’assassin a été arrêté et l’enquête en cours démasquera les instigateurs de ce crime et ses complices», a précisé le 11CE (présidence collégiale) dans un communiqué à la télévision.Après l’attentat, l’agence de presse APS avait dit que le meurtrier avait été tué sur place par la garde présidentielle.Dans son communiqué, le HCK s’est dit déterminé à « préserver l’autorité de l’État et à prendre rapidement toutes les mesures de sécurité pour faire face aux exigences de l’heure ».Le HCE a fixé au 1er juillet les funérailles de Mohamed Boudiaf, a rapporté TAPS.Une commission dirigée par le ministre de l’Intérieur, Larbi Belkheir, a été chargée de les organiser.Selon un diplomate, Larbi Belkheir, qui avait instauré l’état d’urgence en février, pourrait être le choix naturel du Haut Comité d’État pour succéder à Mohammed Boudiaf.Le mot islam a été le dernier prononcé par Mohamed Boudiaf avant de tomber sous les balles de son assassin, selon le film des événements diffusé hier soir par la télévision algérienne.« Les autres pays nous ont devancé par la science et la technologie.L’islam .» Sa phrase a alors été coupée par le crépitement d'une arme automatique.Le 11CE s'est réuni en session d’urgence après l’assassinat de son président, qui était âgé de 73 ans et était rentré au pays en janvier.Un deuil national d’une semaine a été décrété.Autres informations Page 9 Dans la fusillade qui a suivi l’attentat, 41 personnes ont été blessées.Selon TAPS, 19 ont quitté l’hôpital d’Annaba où elles avaient été admises, dont le ministre de l’Industrie et des Mines, blessé par plusieurs balles.Cet attentat a eu pour cadre la Maison de la culture et des arts de l’ex-Bone que le président algérien était venu inaugurer à l’occasion de sa deuxième visite en province depuis sa prise de fonctions en janvier dernier.Un diplomate occidental a estimé que les auteurs de cet attentat, quels qu’ils aient été, étaient « très bien organisés.Lancer deux grenades et avoir quelqu’un proche de Boudiaf pour le tuer montre que c'était organisé ».Cet assassinat, qui rappelle par ses circonstances celui du président égyptien Anouar el Sadate, il y a près de 10 ans, a semé la consternation dans le pays et à l’étranger, notamment à Dakar où a lieu le sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA).Le ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Ibrahimi, qui y dirigeait la délégation algérienne, a quitté la capitale sénégalaise hier après-midi pour Alger, a dit TAPS.Voir page 4: Le président Mohamed Boudiaf La Cour suprême des É.-U.rend plus difficile l’avortement L’armée canadienne se déploie à Sarajevo Sut-ua PHOTO AP ¦¦un - M ** , f \ Les Serbes libèrent l’aéroport Les forces serbes se sont retirées hier de l’aéroport de Sarajevo permettant aux casques bleus de hisser le drapeau de l'ONU.Quelques heures plus tard, un premier Transall français s'est posé avec des vivres et des médicaments pour les 300 000 habitants de la capitale bosniaque assiégée.Ce soir, plus de 800 casques bleus canadiens commenceront à se déployer sur l’aéroport pour en assurer la sécurité.— La CEQ se fixe pour mission la souveraineté du Québec WASHINGTON (Reuter) - Les neuf juges de la Cour suprême des États-Unis ont approuvé hier de nouvelles restrictions au droit à l’avortement, l’un des sujets clés de la campagne pour l’élection présidentielle de novembre prochain.Mais l’arrêt historique rendu par la Cour en 1973, qui avait légalisé l’avortement aux Etats-Unis, n’a pas été annulé, une majorité des neuf juges estimant que c’était une loi qui avait fait ses preuves.La Cour, composée en majorité de magistrats conservateurs nommés par les présidents George Bush et Ronald Reagan, a confirmé la plupart des clauses limitant le droit à l'avortement dans l’État de Pennsylvanie.La juridiction suprême américaine a jugé que les restrictions imposées au droit à l’avortement pouvaient être autorisées tant qu’elles Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa À LA VEILLE du 125ème anniversaire du Canada, le gouvernement fédéral et les provinces moins le Québec se sont donné, hier encore, un autre sursis pour tenter de s’entendre sur un projet de réforme constitutionnelle commun.À défaut d'avoir déniché la recette d’une formule de réforme du Sénat acceptable au cours d’un déjeuner de travail avec le premier ministre Brian Mulroney, les chefs politiques du reste du Canada se sont donné rendez-vous autour d'une autre table, vendredi, à Toronto, pour en reparler.ne chargeaient pas les droits des femmes d’un « fardeau immérité ».La loi en vigueur en Pennsylvanie prévoit que le médecin informe la femme du processus de développement du foetus et des solutions alternatives à l’avortement — comme d’abandonner l’enfant pour qu’il soit adopté — qu’il observe un délai de 24 heures avant de procéder à l’IVG, qu’il exige l’autorisation parentale ou celle d’un juge pour les mineures, qu’il fasse un rapport au gouvernement sur chaque cas d’avortement et qu’il informe le mari avant l’interruption de grossesse.Mais elle n’interdit pas l’avortement.Seule la notification au mari, considérée comme un « fardeau immérité », n’a pas été approuvée par la Cour supreme.La Cour a rendu son arrêt au dernier jour de sa session 1991-92 dans Voir page 4: La Cour dénouement de cette nouvelle dernière chance, il y avait hier des signaux que Québec pourrait devoir diminuer considérablement ses attentes.L’Ontario indique ainsi par la bouche de son premier ministre que Robert Bourassa pourrait bien devoir se contenter d’une simple expression de la volonté du Parlement fédéral en lieu d’offres formelles canadiennes à présenter aux Québécois.Et le premier ministre Brian Mulroney ne garantit pas que le rétablissement d’un veto pour le Québec ferait partie d'un éventuel projet constitutionnel fédéral.« Des problèmes considérables demeurent », a constaté le premier ministre fédéral dans son compterendu des entretiens d’hier, entrevoir page 4: La rencontre Isabelle Paré LA CENTRALE de l’enseignement du Québec s’est dotée hier d’une déclaration faisant de la promotion de la souveraineté du Québec une mission désormais incontournable, pleinement intégrée à ses statuts.Cette nouvelle déclaration, adoptée hier matin par les 850 délégués présents à Montréal, définit noir sur blanc la mission, les objectifs, les va- leurs et les droits et les libertés qu'entend dorénavant défendre à tous crins la centrale syndicale de 116 000 membres.Cette nouvelle « carte d’identité », qui sera intégrée aux statuts de la CEQ, vient notamment redire clairement l’intention de la centrale de s’engager dans une bataille rangée pour l’accession du Québec à l’indépendance et la défense des « aspirations nationales du peuple québécois et en particulier ses intérêts cultu- rels et linguistiques».En fait, la CEQ, qui avait obtenu en 1990 l’aval de ses membres pour promouvoir pleinement la souveraineté du Québec, rend ainsi cette mission permanente et prioritaire.« C’est un texte qui vient consigner le projet syndical de la CEQ et les valeurs que nous défendons.Cette déclaration donne une forme de permanence à ce projet », a soutenu hier Mme Lorraine Pagé, la présidente Voir page 4: La CEQ Immigration record en 91 au Québec Paul Cauchon LE QUÉBEC a reçu plus de 51 000 immigrants l’année dernière, une hausse spectaculaire jamais égalée depuis 1957, surtout attribuable à la régularisation du statut de plus de 10 000 demandeurs de refuge qui étaient installés dans la province et dont le gouvernement fédéral a accepté la demande l’année dernière.En 1990, Québec avait accueilli 40 842 immigrants et l’année dernière 11 en a accueilli 26% de plus, soit 51420.En fait, le chiffre de 51 000 est un 4j peu trompeur puisqu'en réalité le Québec a accueilli environ 40 000 « véritables » nouveaux arrivants : les 11 000 autres étaient des demandeurs de refuge qui pouvaient être installés ici depuis trois ou quatre ans et qui attendaient d’être officiellement reconnus comme résidants et ultérieurement comme immigrants.Il reste qu’on peut quand même parler de 51 000 nouveaux citoyens « officiels », et il faut remonter à l’an-néel957-1958 pour voir le nombre d’immigrants reçus dépasser les 50 000 personnes au Québec.Mais ces données doivent aussi être tempérées par les statistiques concernant les échanges entre les provinces, et le bilan annuel du ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration rendu public hier révèle qu’en 1991, 40 500 Québécois ont quitté la province pour aller vivre ailleurs au Canada pendant j que 28291 Canadiens venaient s’installer au Québec.Notons qu’au cours des dix dernières années il y a toujours eu plus de Québécois qui ont choisi d’aller vivre ailleurs au Canada que de Canadiens des autres provinces venus s’installer ici.Au cours des dix dernières années, le « solde négatif » le plus élevé en matière de migrations interprovinciales avait été enregistré en 1982 I avec un peu plus de 28169 personnes.Mais en bout de ligne, on compte | plus de personnes nouvellement arrivées (que ce soit du Canada ou des autres pays) que de Québécois qui j sont partis ailleurs au Canada ou à l’étranger.Selon les données fournies par le ministère, 21 % des 51 000 immigrants de 1991 se déclarent unilingues français et 16% déclarent connaître le français et l’anglais, pour un total de 37% des immigrants décla-Volr page 4: Immigration Mais avant même de connaître le La TVQ en vigueur demain Une orientation qui en agace certains La rencontre d’Ottawa n’a pas modifié les positions des provinces te' Numéro 98 / Été 1992 i ?*5§r1 QUEBEC (PC) - La nouvelle taxe de vente québécoise (TVQ) de 4% sur les services et les immeubles entrera en vigueur demain, le 1er juillet.Tous les services, de l'avocat en passant par le garagiste et le coiffeur, seront taxés.La mise en place de cette taxe qui devait être de 8 % à l’origine a été coupée de moitié dans le budget du ministre des Finances Gérard 1).Le- puis deux ans à la CEQ.« Ça agace beaucoup de gens, nous avions des mandats de voter contre cette proposition, mais on doit accepter la position de la majorité », faisait valoir hier M.Daniel Fricker, du Syndicat des professionnels du Collège Champlain.Venus avec le mandat clair de rejeter ces propositions, les délégués anglophones sont en quelque sorte habitués à ne pas faire le poids face à la lourde majorité francophone, admettait-il hier.Malgré le durcissement de la foi indépendantiste de la centrale, ces syndicats ne se disent pas prêts à faire bande à part, s’estimant par ailleurs très bien servis par la CEQ.D’autres délégués anglophones, préférant ne pas être identifiés, ont malgré tout indiqué hier n'avoir aucun mandat de leurs membres sur cette Voir page 4: Une orientation Fête du Canada Demain, 1er juillet, Fête du Canada, LE DEVOIR n’est pas publié.Bonne fête à tous et à jeudi.vesque du 14 mai dernier.Cette décision budgétaire fait en sorte que le régime de la TVQ comportera deux taux de taxation, soit un taux régulier de 8 % s’appliquant aux biens meubles généralement taxables actuellement et un taux de 4 % applicable aux services et aux immeubles et rapportera un milliard de dollars annuellement au Trésor québécois.Voir page 4: La TVQ (IP) — LA DÉVOTION maintenant tout entière de la CEQ à défendre haut et fort la souveraineté du Québec n'est pas sans embarrasser certains de ses membres, tant anglophones que francophones.Chez les rares syndicats anglophones que compte l’imposante Centrale de l’enseignement du Québec, on s’avouait hier bien impuissant devant la tendance de fond qui se dessine de- FORCES Au sommaire de ce numéro : • Au Québec, un réseau de musées qui irradie le territoire • La muséologie canadienne : jeunesse et innovation • Les musées américains : tendances et défis • Les musées de France prêts à jouer leur rôle dans lai nouvelle Europe • Les musées des sciences et des techniques en pleine effervescence • Les musées, carrefours du monde Pleins En kiosque et en librairie : 6,25 $ Société d'édition de la revue FORCES 500, rue Sherbrooke ouest, bureau 1270, Montréal (Québec) H3A 3C6 Pour abonnements : Téléphone : (514) 286-7600 feux sur les musées A l'occasion de la tenue prochaine au Québec de la XVIe Conférence générale du Conseil international des musées (ICOM) * v, ,2 M Le Devoir, mardi 30 juin 1992 Bell dit oui à la concurrence.Mais la récente décision du CRTC force Bell à modifier son réseau afin que les compétiteurs puissent s’en servir.Bell doit également assumer la majorité des coûts de ces modifications.En plus, Bell devra contribuer deux fois plus qu’eux pour financer le service local de base.Bell est donc obligée d’investir massivement pour faciliter l’arrivée de ses compétiteurs.Malgré ceci, Bell s’engage à continuer de baisser les tarifs de l’interurbain.La concurrence doit favoriser les consommateurs.Pas les compétiteurs.La CONCURRENCE EN INTERURBAIN DOIT FAVORISER .r LES CONSOMMATEURS.Pas les COMPÉTITEURS.Bell des gens de parole Le Devoir, mardi 30 juin 1992 ¦ 3 Doré et Lambert s’allient pour sauver l’Hôtel-Dieu Laurent Soumis Québec tient à son Centre des congrès dans le complexe «G» du gouvernement LE MAINTIEN de l'Hôtel-Dieu au centre-ville constitue un test de la volonté du gouvernement provincial de consolider le statut de métropole de Montréal, a fait valoir hier soir le j maire Jean Doré.I Témoignant devant le Comité con-; sultatif sur l’avenir de l’Hôtel-Dieu, I le maire de Montréal a déployé hier ila panoplie d’arguments qu’il ressasse depuis plusieurs mois contre la construction dans l’est de la métropole d’un hôpital voué tant aux soins de première ligne qu’à la recherche universitaire.Selon M.Doré, l’a priori en ce sens du ministre Marc-Yvan Côté contrevient à l’esprit même de la politique des « grappes industrielles » de son collègue de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie, M.Gérard Tremblay, notamment en minant le développement de la grappe scientifique médicale du centre-ville, essentielle à l’avenir de l’industrie pharmaceutique et de la recherche biomédicale.La décision du ministre Côté s’inscrit aussi à contre-courant des espoirs sucités par le Plan stratégique du Grand Montréal, lancé en décembre dernier par M.Daniel Johnson, et par le document de réflexion sur la problématique des villes-centres au Québec, déposé récemment par M.Claude Ryan, a fait valoir le maire de la métropole.M.Doré a relevé une à une les prétentions « nébuleuses » du ministre Côté concernant le bilan-lits, la vétusté physique des bâtiments, le manque d’espace pour le développement et les avantages financiers de la relocalisation.Selon lui, « l’Hôtel-Dieu doit demeurer au centre-ville et l’Est doit être doté d’un hôpital accordé aux Directives du juge et délibérations du jury au procès Mohawk d'après la Presse canadienne UN JURY de huit hommes et de quatre femmes a commencé, hier, ce :que l’on prévoit devoir être de longues délibérations, dans le cas de 34 Mohawks accusés à la suite de la crise d’Oka, en 1990.Ils sont inculpés d’entrave au travail des policiers, de voies de fait, de participation à une émeute et de possession d’armes à feu dans un dessein dangereux pour la paix publique.Dès le début de procès, le juge Louis Tannenbaum a acquitté cinq ;autres autochtones, dont la militante !Kahn-Tineta Horn, à cause du man-Ique de preuve.Le président du tribunal a de plus dirigé les jurés, hier, à acquitter Joe Deom de deux accusations de voies de fait, parce que les présumées victimes — des policiers — ont déclaré au procès ne pas avoir été agressées.Le juge Tannenbaum a de plus dirigé les jurés à des verdicts d'acquittement pour possession d’armes à feu dans le cas de Harold Oakes et i Robert Skidders, à cause du manque !de preuve.Au début de ses directives en droit, le juge a demandé au jury d’ignorer les remarques « intimidantes» contenues dans la plaidoirie de l’avocat de la couronne, Me Jean-Pierre Boyer.Me Boyer avait affirmé qu’un verdict d’acquittement ferait savoir au monde entier que le Canada tolère les conflits armés pour régler les différends.« Cela est inacceptable et équivaut à de l’intimidation, a souligné le juge Tannenbaum aux jurés.Vous devez effacer ces remarques de votre esprit.Il a ajouté : C’est votre droit absolu de prononcer quelque verdict que ce soit».À l’extérieur du tribunal, Me Boyer a fait savoir qu’il ne retirait nullement les propos qu’il a tenus.« Je ne crois pas avoir intimidé le jury, a-t-il noté.J’étais calme et je n’avais pas de marteau dans la main.» Dans sa plaidoirie, la semaine dernière, l’avocat de la défense, Me Richard Corriveau, a fait valoir que les Mohawks ne sont pas des criminels.Ils ne faisaient que défendre leurs terres, a-t-il plaidé.Un policier de la Sûreté du Québec, le caporal Marcel Lemay, a été abattu au cours de la crise d’Oka, qui a duré 78 jours et qui a nécessité l’intervention des militaires.Danny Year PHOTO CP Phyllis Lambert besoins des populations qui y résident ».Participant elle aussi hier soir aux audiences publiques boudées par le gouvernement québécois, la fondatrice et directrice du Centre canadien d’architecture (CCA), Mme Phyllis Lambert, a joint sa voix à celle du maire pour dénoncer cette atteinte « au patrimoine, à la vitalité et à l’économie du centre-ville » qui risque « d'affaiblir considérablement l’interaction entre des institutions de recherche et de soins médicaux».Pour Mme Lambert, le déménagement de l’Hôtel-Dieu fera perdre aux bâtiments existants « leur authenticité » liée à l'histoire de la métropole.L’exode vers la banlieue d’activités à caractère scientifique entraînera avec lui des populations et affectera plusieurs aspects de la vie urbaine.Selon Mme Lambert, la décision du ministre s’inscrit dans la philosophie américaine du début des années 50 — le « Urban Renewal » rebaptisé « Urban Removal» — : « une politique qui a bouleversé et chasse-les citoyens du centre-ville, brisé la diversité et les interactions indispensables à la qualité de vie en milieu urbain et entraîné la perte tragique du patrimoine bâti et du quartier ».« Il est inconcevable que dans notre province, dans notre propre ville, la population soit tenue à l’écart d’une décision aussi stratégique que la fermeture de l’Hôtel-Dieu au centre-ville de Montréal», a conclu Mme Lambert en dénonçant le caractère unilatéral et autoritaire de la décisision du ministre de la Santé et des Services sociaux.TENANT mordicus à son projet initial de Centre des congrès construit à même le basilaire du complexe « G », la ville de Québec a présenté une contre-proposition au gouvernement du Québec.Elle s’engage à fournir les terrains ou les bâtiments qui permettront de relocaliser les fonctionnaires que son nouveau Centre des congrès, une fois complété, délogerait de la Colline parlementaire.De cette façon, la ville réussirait à combler une partie des quelque 30 millions $ que réclame le gouvernement du Québec en guise de compensation pour les coûts entraînés par la cession des actifs et le déménagement des fonctionnaires provinciaux du complexe « G », a appris LE DEVOIR de diverses sources.Pour répondre aux exigences du gouvernement du Québec, la ville serait même prête à construire un bâtiment de 100 000 à 200 000 pieds carrés, qui coûterait quelque 20 millions $.« Ça permettrait de déménager les fonctionnaires à peu de frais », a noté hier un haut fonctionnaire près des négociations.Selon ce dernier, le site controversé de la « Grande Place » serait envisagé pour la construction de ce bâtiment.La contre-proposition aurait reçu un accueil favorable de la part du ministre responsable du dossier, Marc-Yvan Coté, a indiqué ce haut fonctionnaire, qui a requis l’anonymat.« Nous regardons attentivement tout ce que la ville soumet dans ce dossier », a pour sa part relevé, laconique, Bertrand Tourigny, directeur de cabinet du ministre Côté.L’architecte Pierre Thibault, qui a lui-même présenté un projet de Centre des congrès, demeure sceptique face à la solution envisagée.« Le gouvernement libéral laisse miroiter une solution miracle à M.L’Allier», a-t-il noté.Pour lui, les dés ne sont pas encore jetés : la décision reste à prendre.Avec sa contre-proposition, la ville répond ainsi à la proposition que le gouvernement du Québec rendait publique le 7 avril dernier.À cette date, après plusieurs mois d’attente, le ministre responsable de la région de Québec, Marc-Yvan Côté, avait an- noncé que son gouvernement investirait près des deux tiers des 81 millions que devrait coûter le nouveau Centre des congrès.Selon ladite proposition, le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, devait choisir le site où le Centre sera construit.ür, c’est là où le bât blesse.Lente à rendre sa décision, la ville de Québec n’a jamais caché qu’elle privilégiait son projet de Centre des congrès dans le basilaire du complexe «G».Toutefois, l’un après l’autre, les promoteurs ont présenté in extremis de nouveaux projets sur de nouveaux sites.Le géant immobilier Trizec a suggéré un bâtiment construit derrière sa propriété, l’hôtel Hilton.L’architecte Pierre Thibault a proposé un bâtiment qui occuperait, devant le complexe « G », la partie surélevée du boulevard Saint-Cyrille.Une proposition fantôme est même venue s'ajouter récemment : un Centre des congrès construit sur la côte d’Abraham, dans les locaux d’un ancien centre communautaire.« Une proposition tout à fait farfelue », a noté hier Richard Laçasse, attaché de presse du maire L’Allier.À l’Hôtel de ville de Québec, on en a visiblement soupé de « ces petits promoteurs qui arrivent l’un après l’autre avec leurs petits projets».Le projet Trizec aurait été mis de côté parce qu’il ne permettait pas notamment de passer à la phase deux du projet, un agrandissement éventuel du nouveau Centre des congrès.Quant au projet Thibault, il ne réglait en rien le problème d’aménar gement causé par le boulevard Saint-Cyrille.Mais la décision réelle tarde toujours.Le maire de Québec se refusé à tout commentaire sur l’état des né goeiations, a indiqué son porte-parole.« C’est un dossier complexe.Le nouveau Centre se trouve au coeur de l’aménagement de la capitale.On souhaite qu’une décision soit prise le plus rapidement possible.Sans improvisation ».Classée troisième ai) palmarès des organisateurs de congrès au Canada, Québec offre, avec son Centre actuel, une capacité d’ad-cueil qui la place au onzième rang des Centres de congrès au Canada Un nouveau Centre est primordial ii la relance de Québec, a souligné M.Laçasse.Les autochtones attendront sans manifester i la fin des rencontres entre premiers ministres Huguette Young de la Presse canadienne OTTAWA — Tenus à l’écart de la rencontre d’hier entre le premier ministre Brian Mulroney et les premiers ministres du Canada anglais, les autochtones ne seront pas invités non plus à la réunion de vendredi des premiers ministres à Toronto.L’Assemblée des Premières Nations a toutefois renoncé à sa menace d’organiser de vastes manifestations pour protester contre l’absence des représentants autochtones au déjeuner des premiers ministres, hier.Le chef national Ovide Mercredi a fait cette mise au point hier après avoir reçu l’assurance des premiers ministres que les sujets qui tiennent à coeur aux autochtones ne seraient pas discutés en leur absence au cours de la rencontre d’hier ou d’autres réunions ultérieures.M.Mercredi a indiqué qu’il voulait ainsi donner toutes les chances au processus multilatéral de fonctionner dans l’espoir d’en arriver à un consensus sur la question constitutionnelle.« Le processus multilatéral n’est pas rendu à terme, a-t-il souligné aux journalistes.Il contient les éléments les plus prometteurs pour en arriver à un compromis national qui soit honorable, juste, global et durable.» M.Mercredi a également déclaré que ce recul visait à encourager un déblocage sur la réforme du Sénat.Au cours du week-end, M.Mercredi avait menacé d’organiser des ralliements et des manifestations monstres si les autochtones étaient exclus du déjeuner privé des premiers ministres.Or, après avoir rencontré le premier ministre Brian Mulroney dimanche, il s’est ravisé.Au cours d’une rencontre privée avec les quatre organismes nationaux autochtones, le premier ministre Brian Mulroney a alors fait clairement savoir que les revendications autochtones sur l’autonomie gouvernementale pourraient ne pas trouver de réponse s’il n’y avait pas d’entente sur la réforme du Sénat.Le premier ministre avait également donné l’assurance que le gouvernement fédéral n’avait aucunement cédé aux pressions de certaines provinces qui désiraient assouplir l’entente négociée sur les revendications autochtones.M.Mercredi s’est laissé convain- cre, préférant conserver les gros mots et les grands moyens pour une autre occasion.Hier, il a indiqué que bon nombre de premiers ministres, dont MM.Bob Rae, Mike Harcourt, Frank McKenna et Gary Filmon s’étaient engagés à ne pas aborder la question autochtone en l’absence des principaux intéressés, les autochtones.M.Mercredi a lancé un appel au compromis, en signalant la contribution exemplaire des autochtones.« Le moment est venu pour que les gouvernements fassent preuve de ce même esprit de compromis et de générosité au nom de l’unité nationale », a-t-il signalé dans une lettre remise aux premiers ministres lue à haute voix.M.Mercredi conclut cette lettre en disant que les autochtones ne pourront pas faire d’autres concessions sans subir une profonde humiliation, ce qu’ils refuseront de faire.Une coalition de groupes de femmes a également défilé devant la résidence officielle du premier minis-, tre hier pour protester contre le fait que la voix des femmes n’était pas représentée au cours du déjeuner d'hier.PHOTO CP Le grand chef Ovide Mercredi se rei froidit.! Guy Bertrand n’a pas été la source Elizabeth II arrive de Lester dans l’affaire Morin André Bellemare de la Presse canadienne QUÉBEC — L’avocat Guy Bertrand n’a pas été la source du journaliste Normand Lester qui a dévoilé, le 7 mai dernier, que l’ancien ministre péquiste Claude Morin avait eu des contacts en retour de sommes d’argent avec le Service canadien des renseignements secrets (SCRS) de la GRC.C’est le reporter de Radio-Canada lui-même qui l’a affirmé hier devant le comité de discipline du Barreau chargé d’examiner la conduite de Me Bert rand dans le dévoilement de l’affaire Morin.L’ex-agent des services secrets Michel Papineau et l’ancien policier John Tardif ont prétendu que la primeur du reporter avait son point de départ dans le bureau de Me Bertrand.Par ailleurs, M.Papineau a brusquement mis fin à son témoignage hier après-midi, jugeant qu’il n’avait plus rien à dire et réclamant le statut d’intervenant au lieu de simple témoin.Il a quitté les lieux, préférant aller à la pêche, en laissant tout le monde médusé.Me Bertrand a expliqué qu'un mandat d'amener serait émis contre lui et que même une accusation d'outrage au tribunal pourrait être portée contre M.Papineau.Avant d’entendre le témoignage du journaliste Lester, l’avocat de M.Lester, Me John McLaren, a prévenu les membres du comité que son client « est prêt à confirmer que Me Bertrand n’est pas la source d'infor- mation, mais qu’il s’objectera si Me Bertrand cherche à connaître l’identité de la personne qui a informé M.Lester ».Aux questions de l’avocat Bertrand, M.Lester a répété que ses sources dans l’affaire Morin étaient de deux ordres, des anciens membres du SCRS et des personnes de l’entourage de l’ex-premier ministre René Lévesque.« Est-ce que Me Guy Bertrand faisait partie de l’entourage de M.Lévesque ?», a demandé l’avocat québécois.« Non et tout le monde du milieu savait aussi que MM.Bertrand et Lévesque étaient à couteaux tirés », a répondu le journaliste.Le président du comité de discipline, Me Guy Lafrance, est intervenu pour demander : « Est-ce que, oui ou non, Me Bertrand a été votre informateur ?».« Je ne pense pas devoir répondre de cette manière, mais je vous répète que mes deux sources d’information étaient d’anciens membres du SCRS et des gens de l’entourage de M.Lévesque », a dit encore M.Lester qui est demeuré d’une extrême prudence pendant son témoignage d’une trentaine de minutes.« C’est clair comme réponse », a dit Me Lafrance en mettant fin à cette partie de l’interrogatoire.Normand Lester a expliqué qu’il voyait Me Bertrand pour la première fois et qu’il lui avait parlé deux fois dans sa vie « et tout au plus deux minutes ».Plus tôt, l'éditeur Alain Stanké et le journaliste de TVA Patrick Mari-nucci ont répondu aux questions de Me Bertrand.M.Stanké a affirmé qu’il n’avait pas été menacé ou intimidé par Me Bertrand pour empêcher la parution du livre « Québec-gate » de MM.Papineau et John Tardif, comme ceux-ci l’ont laissé entendre.Avant de juger qu’il en avait assez de cette procéaure, M.Papineau a rendu un témoignage plus ou moins cohérent sur les raisons qui l’avaient incité à relier l’avocat Bertrand à l’affaire Morin.Il a voulu déposer des coupures de presse pour tenter de démontrer que « l’attitude générale» de Me Bertrand dans différents dossiers le renforçait dans sa conviction que l’avocat a informé Lester.Le président du comité de discipline, Me Guy Lafrance, a refusé le dépôt de ces documents en les qualifiant de non pertinents à la cause.Ces coupures de presse rappelaient des déclarations de l'avocat lors de sa candidature à la direction du Parti québécois en 1985, aux élections provinciales de septembre 1989 et pendant la crise amérindienne en 1990.Les affirmations de M.Papineau ont eu l’heur de déplaire à l’avocat Bertrand qui souvent avait peine à contenir sa colère.Me Lafrance a dû lui demander à quelques reprises de se calmer.À l’ajournement de l’audience, sur l’heure du midi, M.Papineau a reproché au comité de discipline du Barreau « de jouer à l'autruche et dé refuser des documents pertinents à la conduite de Me Bertrand prise dans un contexte global ».L’enquête se poursuivra lundi prochain.OTTAWA (PC) — La reine Elizabeth II arrivera en terrain connu lorsque le Conçorde à bord duquel elle voyage touchera le sol canadien, aujourd’hui, en plein débat constitutionnel.Mais bien qu’un bref arrêt au Québec soit au programme de la reine, son séjour de 47 heures passera vraisemblablement inaperçu et aura peu d’impact sur le débat sur l’unité.Meme les indépendantistes québécois, qui se sont longtemps opposés aux visites de la famille royale, n'ont prévu qu’une manifestation symbolique, plus dirigée contre l’impasse constitutionnelle et les dépenses provoquées par les célébrations du 125e anniversaire du Canada.Quelque 100 personnes doivent brandir des pancartes dans le calme lorsque la reine fera une apparition d'une durée de 70 minutes au Musée de la civilisation de Hull.« Nous voulions seulement une petite manifestation, a expliqué Benoit Campeau, président de l’aile jeunesse du Parti québécois dans l’Ou-taouais.Ce n’est pas comme en 1990.» Il y a deux ans, Elizabeth II était venue au Canada alors que l’accord du lac Meech venait à peine de mourir, deux jours auparavant.Les responsables municipaux de Hull avaient alors boycotté son passage affirmant qu’elle n’était pas la bien venue dans la municipalité.La monarque s’était tout mêm( rendue à Hull, où elle devait visite] un hôpital pour enfants, et elle avai été accueillie par des manifestant: agitant des drapeaux québécois.La reine a effectué plusieurs ar rêts de courte durée dans la provint1» québécoise depuis 1964, alors qu'ell» s’était rendue à Québec.À cette oc casion, une marche de plusieurs cen laines de manifestants avait tourné ; l’émeute et 36 personnes avaient éti arrêtées.Elizabeth II et les autres mem bres de la famille royale n’ont toute fois jamais hésité à encourager le: i Canadiens à résoudre leurs problè mes.La reine doit prononcer un dis cours sur la Colline parlementaire), demain à l’occasion de la fête du Ca£ nada, mais on ne sait pas si elle e» profitera pour lancer un autre mt>4 sage en faveur de l’unité canadienne! Elle doit également s’entretenir ei i privé avec le premier ministre Bria i Mulroney.Le séjour officiel de la souverain ?commence aujourd’hui à midi, heur ; prévue de son arrivée, et se termin > jeudi à 11 h, alors qu’elle doit retour ner à Londres.À Barcelone en passant par la cour Qui reçoit quoi d’Ottawa, de Mount Carmel à Yellowknife d’après la Presse canadienne OTTAWA — Pour 5 $ gagnés en 1990, les Canadiens ont reçu 1 $ sous la forme de paiements de transfert, qui incluent les bénéfices tels l'assurance-chômage, le bien-être social et les régimes de retraite, a fait savoir hier Statistique Canada.Mais la dépendance économique des Canadiens vis-à-vis du gouvernement varie grandement à travers le pays.Les résidants de Mount Carmel, à Terre-Neuve, ont reçu de l’Étal 68 $ par 100$ gagnés, plus que dans toute autre ville du pays, selon Statistique Canada, qui est parvenu à ces résultats à partir des rapports d’impôts.Pour sa part, c'est Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, qui s’est le moins fiée au gouvernement alors que ses résidants ont obtenu 4 $ en paiements de transfert par 100$ de revenus.En moyenne, en 1990, les Canadiens ont bénéficié de 20,40 $ sous la forme de paiements de transfert d’Ottawa par 100$ de revenus.Les paiements de transfert comprennent les sommes que les gens obtiennent de l’État, comme l’assu-rance-chômage, les allocations familiales, les crédits sur la taxe de vente fédérale, les crédits sur la TPS, les crédits pour la garde d’un ou de plusieurs enfants, les versements de revenu garanti aux personnes âgées, les régimes de retraite du Ca- nada et du Québec, les paiements relatifs aux accidents de travail et le bien-être social.Certains de ces paiements, comme l’assurance-chomage et les régimes de retraite du Canada et du Québec, proviennent de sommes auparavant réclamées aux Canadiens.En principe, ces programmes sont donc autosuffisants.D’autres bénéfices prennent la forme de programmes sociaux qui ne sont pas directement liés aux sommes versées par les contribuables.À travers le Canada, Terre-Neuve est la province qui s’est le plus fiée aux paiements de transfert, principalement en raison d'une grande dépendance de sa population vis-à-vis de l’assurance-chômage.Les résidants de la province ont obtenu 36,90$ par 100$ gagnés.Les Territoires du Nord-Ouest ont été les moins dépendants, ses résidants n’obtenant que 9,10 $ par 100 $ gagnés.Au chapitre des importantes agglomérations urbaines, le plus grand nombre de chèques est allé à Victoria, principalement en raison des nombreuses personnes à la retraite qui y vivent.En moyenne, les citadins ont reçu 30,20 $ en paiements de transfert par 100$ gagnés.Calgary est la ville qui a le moins dépendu de l’État.En moyenne, ses habitants ont obtenu 12,60 $ par 100 $ de revenus.TORONTO (PC) — L’Association olympique canadienne a encore un sérieux problème sur les bras à l’aube des Jeux de Barcelone.Deux plongeurs, Billy Hayes, de Mississauga (Ont.), et Anne Monl-miny, de Pointe-Claire, ont eu gain de cause en Cour supérieure du Québec, hier.Leur recours visait à faire reporter la conférence de presse destinée à rendre publics les noms des 309 athlètes canadiens invités à participer aux prochains Jeux.Les deux athlètes estiment qu’ils méritent de participer aux Olympiques.La décision de la Cour est cepen dant parvenue trop tard au centre d» l’AOC et la conférence de presse a ei lieu comme prévu.« Nous n’entendons aucunemen défier la loi, a déclaré un porte-pa role de l’AOC Frank Ratcliffe.Nou: allons consulter nos avocats et sui vre leurs recommandations à la let tre.» Hayes et Montminy — médail lés d’argent sur tremplin de 10 mè très aux épreuves de qualification i Winnipeg le mois dernier — faisaien partie des six plongeurs en lice poui un poste au sein de l’équipe.Ne passez pas tout droit! Pour économiser, remplissez votre questionnaire ECOKILO.Il est encore temps! ËCOKIl.O 333-KILO a 4 ¦ Le Devoir, mardi 30 juin 1992 Benoît Bouchard n’ira pas à Toronto SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Le président Les cérémonies qui devaient marquer dimanche prochain le 30e anniversaire de l'indépendance, dont Mohamed Boudiaf a été l’un des artisans, ont été annulées.Radio et télévision d’État ont bouleversé leurs programmes pour diffuser des versets du Coran et de la musique classique.Mohamed Boudiaf était l’un des neuf chefs historiques qui avaient tancé la lutte armée contre la France à la Toussaint 1954, aux côtés notamment d’Ahmed Ben Bella, qui a déclaré voir dans son assassinat une « acte criminel contre l’un des symboles de la révolution algérienne ».Entré en dissidence contre Ben Bella, le premier président de l’Algérie indépendante, il avait été contraint à l'exil et condamné à mort par contumace en 1964.Il avait vécu 28 ans hors d’Algérie, principalement au Maroc, où il dirigeait une modeste briqueterie à Kenitra, au nord de Rabat, avant d’être appelé au pouvoir en janvier dernier.L’Algérie est alors en crise.Le premier tour des élections législatives laisse entrevoir un raz de marée des extrémistes du Front islamique de salut (FIS).Le président Chadü Bendjedid, qui est prêt à laisser se poursuivre le processus électoral, est contraint à la démission.Les élections sont annulées.Le 1ICE est mis en place et Mohamed Boudiaf, non compromis avec les régimes qui se sont succédé depuis 1962, est appelé à le diriger.L’état d'urgence est instauré le 9 février et le FIS interdit le mois suivant, mais ses éléments les plus extrémistes poursuivent leur lutte par une campagne d’attentats.Depuis mars, au moins 70 membres des forces de sécurité ont été tués.Hier, quelques jours avant le procès prévu des dirigeants du FIS incarcérés depuis un ans, Mohamed Boudiaf avait tendu la main à tous les Algériens, sauf « ceux qui ont tué .nos jeunes gens et que l’État traitera avec la plus grande sévérité».Leur procès, qui s’est ouvert samedi, a été ajourné le même jour et .reporté au 12 juillet.Les islamistes avaient annoncé une explosion dans .le pays si le pouvoir ne profitait pas de l’occasion pour chercher une réconciliation.Il y a 24 heures seulement, le ministre de la Défense, le général Kha-led Nezzar, considéré comme l’homme fort du régime actuel, avait déclaré une « guerre implacable » aux extrémistes islamistes, dont 26 ont été condamnés à mort depuis quatre mois.L’assassinat de Mohamed Boudiaf ajoute à l’incertitude politique qui prévalait en Algérie depuis six mois.4 Une orientation question, tant ce débat suscitait la surchauffe dans leurs troupes.Ils ont voté en leur âme et conscience.D’autres, par contre, sont par contre très soulagés d’avoir vu les « droits historiques des anglophones » et les « droits nationaux des autochtones » réaffirmés dans les engagements pris par la CEQ.lan Langelier, présidente élue de l’Association provinciale des enseignantes et enseignants, forte de 5300 membres, qui est associée à la CEQ seulement lors des négociations, s’est réjouie que les délégués entérinent cette notion de droits historiques.« Pour nos membres, la position sur la souveraineté est claire : c’est non.Nous voulons un Canada uni.Mais j’ai été rassurée de voir cette partie de la proposition votée et les amendements pour rejeter la notion de droits historiques battus par la majorité », a indiqué hier Mme Langelier.Mais il n’y a pas que les anglophones qui ont maille à partir avec la proposition souveraniste de la CEQ.Un bloc de 11 syndicats enseignants, surnommé le « Groupe des onze », a carrément proposé qu’on biffe de la mission de la centrale la promotion de l’accession à l’indépendance.Cette opposition origine cette fois non pas de raisons idéologiques, mais de l’impatience de syndiqués, excédés par la trop grande activité politique déployée par la centrale.« Il y a deux ans déjà, la centrale s’occupait de toute sorte de dossiers politiques alors que les négociations piétinaient.Plusieurs font encore cette remise en question.Est-ce vraiment à la CEQ d’être l’organisateur ou le véhicule d’un mouvement en faveur de la souveraineté ?», a soulevé hier M.Marc-André Gagnon, du Syndicat de l’enseignement du Saguenay.Selon ce dernier, plusieurs membres auraient souhaité que les délégués votent un « recentrage » des activités de la CEQ vers les conditions de travail de ses syndiqués.Malgré toutes ces dissidences, la présidente de la CEQ, Mme Lorraine Pagé, a soutenu avec verve hier qu’il était du rôle d’une importante centrale comme la CEQ de formuler clairement dans quel genre de société elle souhaite évoluer.Quant à la politisation de plus en plus grande de la CEQ, Mme Pagé affirme que la politique n'appartient pas aux seuls hommes et femmes politiques.« Tous les groupes ont investi le champ du politique et nous ne pouvons nous marginaliser en ne le faisant pas.Tout le monde s’étonne que Lorraine Pagé parle de souveraineté, mais personne ne s’inquiète du fait que le Conseil du patronat passe son temps à se prononcer sur la Constitution », a-t-elle rétorqué hier.4 La CEQ de la CEQ qui devrait aujourd’hui être réélue sans opposition pour un troisième mandat.L’importance de ce projet souverainiste, a insisté Mme Pagé, est rendue d’autant plus nécessaire pour la CEQ, compte tenu de l’impasse politique, sociale et économique à laquelle est maintenant acculé le Québec.Cette orientation ne signifie pas pour autant que la CEQ se mettra à la remorque d’un parti plutôt qu’un autre, a-t-elle précisé.La déclaration adoptée hier précise d’ailleurs clairement que la CEQ se devra de préserver « son indépendance face à l’État et aux partis politiques ».Des alliances conjoncturelles pourront survenir, a dit Mme Pagé, mais pas question que la C EQ se « mette en toute reddition derrière un parti politique ».Bien que dotée d'une étiquette souverainiste, la CEQ reconnaît par ailleurs dans sa déclaration que l’autodétermination du peuple québécois devra se réaliser dans le respect « des droits historiques de la communauté anglophone et des droits nationaux des peuples autochtones ».Ce bémol, que certains membres ont tenté de rejeter, a d’ailleurs donné lieu à de longs débats chez les délégués avant de recevoir le feu vert de la majorité.La déclaration met aussi au premier rang des orientations de la CEQ la valorisation du travail de ses membres, l'élimination du sexisme et de toute forme de violence, le plein emploi, l’égalité et l'équité salariale, la gratuité des services publics d’éducation et de santé, la répartition équitable de la richesse, la démocratisation de la société et la solidarité internationale.À ce titre, la CEQ aura elle-même du travail à faire pour atteindre ces objectifs puisque une étude dévoilée hier démontre que les femmes sont toujours sous-représentées au sein de ses propres instances syndicales.S’il y a eu de nets progrès depuis 1984, reste que les femmes, comptant pour 66 % du membership de la C EQ, ne sont représentées qu’à 48% au Congrès, à 38 % au Conseil général et à 71 % au Bureau national.La CEQ entend se relever les manches et fixer des objectifs précis pour redresser cette situation, a précisé hier Mme Pagé.Par ailleurs, les délégués ont aussi mis un terme à un autre débat épineux hier.Un débat portant sur une nouvelle répartition de la cotisation des membres entre les fédérations et la centrale, proposé par le Conseil général de la CEQ au terme d’une étude d’un an et demi sur la réforme des structures de la centrale.Ce débat a ouvert la voie à une bataille rangée entre les tenants de la décentralisation et les partisans d'une centrale « forte et unie ».L’Alliance des professeurs de Montréal et plusieurs syndicats d’enseignants dissidents, surnommés le « Groupe des onze », ont rué dans les brancards pour modifier cette formule dans l’espoir qu’une plus grande part des cotisations soit redistribuée à leurs fédérations.S’estimant bafoués malgré leur grand nombre, et de plus en plus étrangers à l’intérieur de la CEQ, certains enseignants ont même menacé de remettre en question leur affiliation à la centrale à défaut d'obtenir plus de ressources.Face à cette grogne, la présidente Lorraine Pagé a accusé les enseignants dissidents de vouloir faire « une vente de garage » de la CEQ en minimisant les ressources de cette dernière.Selon Mme Pagé, la CEQ ne pourrait continuer à défendre les objectifs qu’elle s’est donnés en laissant autant de ressources aux mains des fédérations.Finalement, la majorité a eu raison de ces opposants en endossant une formule de redistribution moins radicale, provoquant toutefois une vague de dissidences.Selon un des membres de ce « Groupe des onze », qui représente environ 12 000 enseignants, ce revers n’entraînera pas nécessairement des désaffiliations en bloc.« On est le seul groupe (les enseignants) qui met plus d’argent dans la centrale que ce que nous aurions en étant indépendants.On est d’accord pour partager, mais jusqu’où ça ira ?On est quand même venu pour travailler ensemble à ce congrès.Pour l’instant, je crois qu’il y aura des départs, mais les syndicats dissidents resteront vigilants », a indiqué hier M.Marc-André Gagnon, membre de l’un de ces syndicats.La CEQ compte 116 000 membres, dont environ 70% sont des enseignants et la balance provient des secteurs de la santé et des service sociaux, de la culture, des loisirs et des communications.Le 33e Congrès de la CEQ, qui se tient depuis vendredi à Montréal, se terminera aujourd’hui.La prochaine rencontre au sommet est prévue pour 1994, alors que sera débattue la pertinence de doter la CEQ d’un nouveau nom pour mieux refléter la composition de son membership.4 La rencontre tiens consacrés essentiellement au débat entourant la Chambre haute.En fait, Brian Mulroney avait tellement peu de faits nouveaux à communiquer au terme du déjeuner de plus de trois heures que moins de dix minutes après le début de sa conférence de presse, les questions ont commencé à dévier de la Constitution aux événements plus brûlants qui se déroulent en Yougoslavie.« tout événement, vendredi, le premier ministre fédéral sera déjà en route pour l’Europe et le Sommet des pays industrialisés.C’est donc en présence du ministre Joe Clark que les premiers ministres provinciaux vont tenter une nouvelle fois de réconcilier deux ingrédients jusqu’à présent incompatibles : celui de l’égalité des provinces auquel tiennent mordicus quatre d’entre elles et celui des poids démographiques radicalement différents des diverses régions du pays qui inspire les autres provinces à réclamer un Sénat dont la composition respecte ces réalités.Hier, le déjeuner privé des premiers ministres n’a pas produit, conviennent tous ses participants, de mouvement significatif dans un sens ou dans l’autre.« Il y a un consensus pour tenter de trouver une solution, mais pas de consensus sur cette solution », résume ainsi le premier ministre albertain Don Getty.Mais plusieurs premiers ministres, y compris Brian Mulroney, affirmaient y avoir détecté la volonté de s’entendre.Ainsi, le lieutenant québécois du premier ministre, Benoît Bouchard, parlait-il, à la sortie, « d’une volonté absolue de ne pas constater un échec », volonté, a-t-il expliqué, dont témoigne la décision des premiers ministres de se revoir dans à peine trois jours.Selon le premier ministre de la Colombie-Britannique, Michael Harcourt, il serait cependant « irréaliste » de s’attendre à ce qu’une éventuelle solution au problème du Sénat, si solutipn il y a, satisfasse tout le monde.À la place, Ottawa et les provinces seront à la recherche vendredi d’une entente à sept, soit le minimum requis pour amender la Constitution canadienne.En attendant, Ottawa maintient son plan de saisir le Parlement fédéral d’un projet constitutionnel canadien, quitte à ce qu’il soit de son cru seulement, dès la mi-juillet.Et hier, des premiers ministres provinciaux ont commencé à signaler qu’à défaut d’une entente liant le reste du Canada, Robert Bourassa aurait intérêt à se satisfaire des bonnes intentions fédérales.À témoin le premier ministre de l’Ontario, Bob Rae, que sa propre incapacité de même que celle de ses collègues à s’entendre n’ont pas empêché de faire une longue sortie sur l'inutilité de sonder les Québécois sur « un vague projet de souveraineté-association ».« Il serait sans signification d’obtenir un tel mandat», affirme-t-il.Et l’Ontario a également laissé entendre publiquement pour la première fois hier qu’il pourrait être du nombre des provinces qui se rallieraient, pour y donner plus de poids, à une proposition unilatérale d’Ottawa.« Si nous ne réussissons pas à aboutir, le gouvernement fédéral a le droit de présenter une résolution au Parlement et je crois qu’un certain nombre de provinces s’y rallieraient d’emblée », prédit Bob Rae.Mais dans ce dernier scénario, le gouvernement fédéral, a confirmé de son côté le premier ministre, ne peut pas garantir que le rétablissement d’un veto pour le Québec fera automatiquement partie des propositions qu’il soumettrait au Parlement.« Je ne peux pas vous dire aujourd’hui ce qu’il y aura là-dedans, répond plutôt Brian Mulroney quand on l’interroge précisément sur l’inclusion d’un veto dans des offres canadiennes.On verra.» Selon des sources fédérales, Ottawa aurait d’ailleurs entrepris de sonder auprès du gouvernement Bourassa le terrain d’une proposition qui ne comporterait pas de veto.L’hypothèse d’une résolution au Parlement constitue une des solu- tions de rechange évoquées au cours du déjeuner d’hier.Celle d’un référendum fédéral sur la Constitution a également été évoquée, rapporte le premier ministre.Mais sans qu’il se dégage de consensus pour ou contre, résume un autre participant.Hier, les discussions des premiers ministres ont porté essentiellement sur la question du Sénat.Mais si un déblocage devait survenir vendredi, les négociations multilatérales entre Ottawa, les ministres des provinces et les chefs autochtones reprendraient lundi à Ottawa pour tenter de résoudre les autres dossiers, dont celui des autochtones et celui de l’union économique, qui sont toujours en souffrance.4 Immigration rant connaître le français.Rappelons que le ministère s’est fixé un objectif de 40 % d’« immigration francophone» d’ici 19%.Trente-neuf pour cent de ces nouveaux arrivants déclarent ne connaître ni le français ni l’anglais, et 23 % déclarent ne connaître que l’anglais.L’Asie demeure le principal continent de provenance de l’immigration puisque 50% des immigrants proviennent des pays de cette région du globe.On trouve ensuite 24 % des nouveaux arrivants provenant de toutes les Amériques, 14% de l’Europe et 12 % de l’Afrique.À eux seuls cinq pays ont fourni le tiers des immigrants en 1990 : le Liban (14 % du total des nouveaux arrivants), ainsi que la Chine, Haïti, Salvador et la France (5 % chacun).La plupart de ces immigrants (45 % du total) sont des « indépendants» (retraités, travailleurs autonomes, entrepreneurs, investisseurs, parents aidés) alors que 30% sont des réfugiés et 25 % se situent dans la catégorie de la famille.Les travailleurs, qu’on retrouve dans toutes les catégories, représentent 60 % du nombre total des immigrants.Les hommes sont majoritaires (54 %), et la moitié de ces immigrants se situent dans la catégorie d’âge des 25-44 ans.Comme on le sait, ces immigrants s’installent à Montréal dans une proportion écrasante, 91 % en 1991, contre 3% à Québec, 2% dans l’Ou-taouais et 4 % pour toutes les autres régions du Québec.La régionalisation de l’immigration fait partie du plan d’action du ministère lancé l’année dernière et obsède plusieurs fonctionnaires, mais tout le monde convient que pour régionaliser adéquatement il faut prévoir une capacité d’insertion economique adéquate dans chaque région (en d’autres termes, ça prend du travail), ce qui est loin d’être le cas actuellement.Ces nouveaux arrivants vont-ils tous rester au Québec ?Le ministère ne compile pas de données sur les intentions des nouveaux arrivants, mais on peut tenir compte des chiffres suivants : lors du recensement de 1986, on a interrogé les nouveaux arrivants depuis les quatre années précédentes et on a pu mesurer que le taux de présence s’élevait à 77 %, c’est-à-dire que plus des trois quarts des immigrants demeuraient effectivement au Québec après quatre ans.On peut prévoir un nombre similaire d’immigrants en 1992, ne serait-ce que parce que Québec veut accueillir au moins 40 000 nouveaux arrivants et parce qu’il reste plusieurs milliers de demandeurs de refuge arrivés en 1989-1990 qui n’ont pas encore été officiellement reconnus comme tels.4 La Cour une salle de tribunal pleine à craquer.L’examen de la législation de l’État de Pennsylvanie a donné heu à plus de 100 pages d’avis.Sandra Day O’Connor, seule femme à siéger à la Cour suprême, s’est prononcée en faveur du rejet d’une clause de l’arrêt de 1973, qui autorise l’IVG sans condition pendant le premier trimestre de grossesse, mais a voté pour le maintien du droit à l’avortement.Les quatre membres les plus conservateurs de la Cour, le président William Rehnquist en tête, ont pour leur part indiqué qu’ils auraient souhaite annuler purement et simplement l’arrêt de 1973.Il s’agit de la deuxième fois en trois ans que la Cour suprême autorise des restrictions à l’interdiction volontaire de grossesse.Ce nouvel arrêt aura de profondes répercussions aux États-Unis, où, selon des estimations du gouvernement, sont pratiqués environ 1,5 million d’avortements chaque année.Un tiers des IVG concerne des adolescentes.L’avortement est un des sujets les plus controversés aux États-Unis.Le président George Bush s’est dit opposé à l’interruption de grossesse sauf en cas de viol, d’inceste ou lorsque la vie de la mère est en danger.Ses adversaires, le démocrate Bill Clinton et le milliardaire texan Ross Perot, se sont prononcés pour leur part pour la liberté de choix.Selon Kelly Conlon, de la Ligue nationale pour le droit à l’avortement, l’arrêt de la Cour suprême porte un rude coup aux droits des femmes.« Nous devons retrouver aux urnes en novembre ce que nous avons perdu devant la Cour aujourd’hui.Nous nous organisons pour faire adopter le plus tôt possible par le Congrès une loi sur la liberté de choix, qui rétablirait les droits garantis par l’arrêt de 1973», a-t-elle déclare.Maurice Girard de la Presse canadienne OTTAWA — Le ministre Benoît Bouchard a indiqué hier à la Presse canadienne qu’Ù ne participera pas à la réunion des premiers ministres sur la réforme du Sénat, vendredi, et qu’il pourrait bien ne pas assister à la rencontre des ministres des Affaires constitutionnelles, lundi prochain, à Ottawa.Raison officielle : trop de travail, horaire trop chargé.« Je ne sais pas.Vous savez, j’ai deux ministères à m’occuper et je ne sais pas si j’arriverai à me libérer pour lundi », a fait observer hier le lieutenant québécois du premier ministre Brian Mulroney au cours d’un bref entretien.Au début de juin, M.Bouchard, porte-parole des députés conservateurs québécois, avait décidé de son propre chef de bouder la dernière rencontre « multilatérale » des ministres « constitutionnels » par manque d’intérêt.Mais surtout parce qu’il jugeait qu’il avait mieux à faire à son ministère de la Santé et du Bien-être social.Son geste avait fait jaser sur la Colline parlementaire.Curieusement, il n’avait pas été invité à la première des deux rencontres avec son collègue Joe Clark à la résidence du premier ministre Brian Mulroney.Devant le tollé médiatique que « l’omission » avait provoqué, il a été invité à la dernière seconde.Le recul de deux semaines lui a OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral a entrepris de protéger la vie privée des Canadiens dans un monde où l’intimité est menacée par la technologie de plus en plus sophistiquée des télécommunications.Le ministre des Communications Perrin Beatty a rendu public hier, à l’intention de l’industrie des télécommunications, un ensemble de principes provisoires destinés à protéger la vie privée, principes qui, espère-t-il, constitueront l’essentiel d’une politique fédérale sur les télécommunications et la vie privée.« La vie privée est en voie de devenir chose du passé et les Canadiens s’en inquiètent », a dit M.Beatty, au cours d’une allocution sur le sujet.« Un malaise sous-jacent de plus en plus répandd nous permet de croire que si on ne doit pas arrêter le progrès de la technologie, on doit par contre se préoccuper sérieusement de cette question de la vie personnelle.» Voici quelques points qui touchent la vie privée dans le domaine des services de télécommunication : ¦ la nouvelle technologie facilite la collecte, le stockage, la consultation, le jumelage et la communication de données sur les individus, ce qu’ils achètent et les services qu’ils utilisent; ¦ l’usage des téléphones cellulaires, dont on peut facilement capter les communications, soulève la crainte de l’écoute électronique; ¦ les équipements de communication automatisés peuvent vouloir dire des appels de télépublicité effectués par ordinateurs répétés et parfois non désirés.La décision de M.Beatty de s’att-taquer aux risques que présente la L’arrêt rendu hier a également mécontenté les partisans de l’interdiction de l’avortement.Randall Terry, fondateur de l’organisation Operation Rescue (Opération Sauvetage), qui organise des opérations-commandos dans des cliniques où sont pratiquées des interruptions de grossesse, a estimé que « les trois juges nommés par Reagan et Bush avaient poignardé dans le dos le mouvement pour la vie (antiavortement) ».« Cette décision est terrible (.) Vous allez voir beaucoup de manifestations dans les rues », a-t-il ajouté.4 La TVQ La taxe sur les produits et services (TPS) fédérale de 7%, en vigueur depuis bientôt deux ans, continuera à être perçue.Donc, à compter de demain, les personnes qui feront appel, par exemple, aux services d’un plombier, d’un électricien, d’un menuisier pour l’entretien ou la rénovation de leur maison, d’un garagiste ou d’un mécanicien pour des réparations à leur automobile, verront leur facture augmenter de 4 %.Tous les honoraires professionnels (notaires, avocats, comptables) seront aussi frappés par la TVQ.Des services comme, entre autres, celui d’un déménageur ou d’un transporteur, seront aussi assujettis à cette taxe.Les industries touristiques et de loisirs, comme les chambres d’hôtel, le camping, les billets d’entrée dans les parcs d’amusement et aux événements sportifs, seront aussi tou chées.Selon une analyse de l'opposition officielle, publiée hier, le fardeau fiscal global des Québécois sera, en 1991, de 9,3% plus élevé que celui des Ontariens alors qu'en 1989 cet écart n’était que de 3,5 %.Cela veut dire qu’au Québec, les contribuables devront payer 2,8 milliards $ de plus que ceux (|e l’Ontario.fait voir les choses avec plus de détachement et d’optimisme, même si le problème reste « aussi difficile », dit-il.Hier, au déjeuner de travail des premiers ministres, M.Bouchard a ainsi observé l’absence « de positions irréductibles des dernières rencontres», un nouveau climat.Devant le temps qui file, poursuit-il, « on semble avoir une perspective plus positive et une conscience plus forte des échéances » référendaires au Québec et, peut-être, dans le reste du pays.M.Bouchard rappelle que pour le Québec, la réforme du Sénat n’est pas considérée comme une question prioritaire, même si sa transformation en chambre élue avec des sénateurs quasi égaux et aux pouvoirs non négligeables devrait produire un réalignement important du pouvoir politique au pays.« Pour le Québec, ce n’est pas un élément considéré comme majeur », remarque-t-il en ajoutant qu’il avait cru percevoir « un signe évident de la volonté des neuf premiers ministres » de régler ce problème.Le Québec, croit-il cependant, pourrait « s’accommoder » des trois ou quatre projets de réforme en discussion.M.Bouchard est heureux de la nouvelle vigueur des leaders politiques du Canada anglais.« Il n’y a plus que deux ou trois semaines.On va voir comment on va progresser d’ici le 15 juillet », conclut-il, content de retourner à ses oignons, le problème plus terre-à-terre de la santé et du bien-être physique des Canadiens.technologie des communications pour la vie privée a été accueillie avec satisfaction par ceux et celles qui se préoccupent des dangers mentionnés et d’autres qui menacent la vie privée.« Alors que la technologie est de plus en plus complexe et futuriste, le domaine des télécommunications touche de plus en plus à la vie privée », a souligné Mme Rosalie Daly Tod, avocate-conseil de l’Association des consommateurs du Canada.Selon Mme Ann Goldsmith, rechercheuse pour la Commission de la vie privée, l’existence de tels principes devrait mettre toute la question plus en vue.Ces principes exigeront des compagnies fournissant des services de télécommunications qu’elles songent aux répercussions de leurs services sur la vie privée et qu’elles informent les consommateurs de ces rapports.Si de nouveaux services réduisent la vie privée actuelle, on doit prendre les moyens pour éliminer cette érosion, à moins qu’il existe un motif excellent pour ne pas agir de la sorte.Et les consommateurs ne devraient pas payer pour ces change ments.Il doit y avoir des limites raisonnables à la collecte, à l'utilisation et à la révélation de toute information personnelle transmise par des ré seaux de télécommunication.Et cette information devrait être rê-eueillie et utilisée uniquement avec la permission de l’individu concerné.Les principes du ministre Beatty prévoient aussi une réévaluation périodique des méthodes existantes pour protéger la vie privée dans les communications.Le Québec est la seule province à avoir harmonisé son régime de taxes à la consommation à celui du fédéral.Les biens sont maintenant taxés à 15,56% et les services le seront à 11,28%.30 juin par la PC et l'AP 1989: la Banque du Canada met fin au dollar de papier pour le dollar sonnant.1988: l'archevêque traditionnaliste Marcel Lefebvre défie le pape et consacre quatre évêques, ce qui entraînera leur excommunication.1981: les postiers canadiens commencent une grève qui durera 42 jours; l’explosion d’une bombe au parlement iranien fait 74 morts.1976 : des photographies de Mars, prises par une sonde américaine, montrent que de l’eau a existé autrefois en abondance sur la surface de la planète.1974: en tournée nord-américaine, l’étoile de ballet soviétique Mikhaïl Baryshnikov fait défection à Toronto.1971 : les cosmonautes soviétiques Dobrovski, Patsalev et Volnov meurent au retour du voyage de 24 jours de l'espace, tués par la dépressurisation de leur cabine Soyouz.1965: un cessez-le-feu est signé entre l’Inde et le Pakistan.1964: fin des opérations militaires de l’ONU au Congo.1963 le cardinal Jean-Baptiste Montini est couronné pape sous le nom de Paul VI.I960 l'ex-Congo belge accède à l’indépendance, avec Kasavubu comme chef de Etat et Patrice Lumumba comme chef de gouvernement.1958: le Congrès américain approuve l’entrée de l'Alaska dans l'Union, en tant que 49e Etat.LE DEVOIR LES«S°i Renseignements (514)844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction (514) 842-9628 Annonces classées (514) 286-1200 Publicité (514)842-9645 numéro sans frais ‘ ' 1-800-363-0305 de 9 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.Extérieur (sans frais).(514)844-5738 .1-800-463-7559 Service a la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 Économisez jusqu'à 9$ par année en ajoutant des aérateurs a vos robinets.Ottawa prend des mesures pour protéger la vie privée dans les télécommunications ECONOMIE Le Devoir, mardi 30 juin 1992 Les femmes sont toujours peu présentes dans les hautes sphères des entreprises Robert Dutrisac CONSEILS D’ADMINISTRATION et hautes directions n’en comptent guère.Plusieurs sociétés, aux plus hauts échelons, s’en passent tout simplement.Bref, les femmes sont peu présentes dans les hautes sphères des sociétés québécoises et ne progressent sur ce plan qu’à pas de tortue.C’est ce qui ressort d’une compilation effectuée par une équipe de l’UQAM, dirigée par le professeur de comptabilité Léo-Paul Lauzon, qui s’est penchée sur les rapports annuels de 1990 de 676 entreprises canadiennes dont 257 québécoises, reprenant un exercice fait en 1985 et 1986.« Le secteur privé est lent à réagir aux changements.Il se comporte en dinosaure », a estimé, hier, M.Lauzon, qui commentait en conférence de presse les résultats de cette « recherche simple et empirique » sur la place faite aux femmes dans les conseils d’administration et les hautes directions des entreprises au pays.Ainsi, au Canada, 4,7 % des administrateurs des sociétés recensées sont des femmes et elles ne composent que 6,7 % de la haute direction.Au Québec, la situation est un peu plus reluisante pour les femmes qui comptent pour 5,1 % des administrateurs de sociétés et 7,3 % des membres de la haute direction.En nombre absolu, 671 Canadiennes participent aux arcanes du pouvoir économique aux côtés de 11496 hommes.« C’est un pouvoir d’hommes au Canada, un anachronisme », a fait observer M.Lauzon.La majorité des entreprises recensées au Québec n’ont aucune femme au sein de leur conseil d’administration (60%) ni à la haute direction (57%).Dans le reste du Canada, on se montre encore plus réfractaire à la présence féminine et ces pourcentages grimpent à 67 % et 63 % respectivement.Soulignons que les entreprises recensées sont cotées à la Bourse ou sont des sociétés d’État; on y retrouve donc les plus importantes entreprises canadiennes et aucune société fermée.Selon la compilation de M.Lauzon, 28 grandes entreprises québécoises (dont l’avoir des actionnaires dépassent 50 millions }) n’ont promu au- cune femme aux postes de commande et à leur conseil d’administration.C’est le cas notamment de la nantie Power Corporation, de Cascades, souvent citée en exemple, de la Beauceronne Canam Manac, de Molson, de Cogeco, de CFCF et de deux filiales du Mouvement Desjardins, Trustco Desjardins et Desjardins, assurances générales.De fait, seulement quatre entreprises québécoises sur 257 (14 sur 676 dans l’ensemble du Canada) ont fait place à trois femmes ou plus au sein de leur conseil d’administration.Il s’agit de Radio-Québec, de la Banque Nationale, de Logistec, une entreprise de transport maritime, et de la petite compagnie d’exploration minière Ressources Aunore.La faiblesse de la réprésentation féminine se remarque dans toutes les industries sans exception, mais elle est particulièrement incompréhensible dans certains secteurs d’activités, a souligné M.Lauzon.« Là où c’est condamnable, ce sont les institutions financières.Plus de 60 % de leurs employés et la moitié de leurs clients sont de femmes.Maintenant qu’il y a plus de femmes que d’hommes qui sont diplômés en adminis- tration, il n’y a plus de prétexte », a-t-il jugé.Dans le commerce de détail et de gros — là encore, les femmes constituent l’essentiel des effectifs —, elles n’occupent au Québec que 3,4 % des sièges des conseils d’administration et 7,4 % des postes de commande.Une seule femme est membre du conseil de Provigo et aucune ne fait partie de la haute direction.Situation comparable chez Métro-Richelieu : aucune femme au conseil et une seule à la haute direction.Quant aux progrès accomplis depuis 1985, ils sont réels bien que le rythme des changements soit particulièrement lent, note M.Lauzon.Ainsi en 1985,2,7 % des membres des conseils d’administration des entreprises canadiennes étaient des femmes contre 4,7 % en 1990.À la haute direction, la participation des femmes s’élevait à 2 % en 1985 contre 6,7 % en 1990.Enfin, aucune femme ne figurait au conseil d’administration de 75 % des entreprises en 1985, contre 64% en 1990, tandis que la haute direction de 83 % des compagnies ne comprenait aucune femme en 1985 contre 60% en 1990.La Bourse de Tokyo accueille mal le plan de relance économique du gouvernement TOKYO (Reuter) — Le marché boursier japonais a mal réagi au train de mesures de relance économique présenté samedi dernier par le gouvernement.À la Bourse de Tokyo, les valeurs ont clôturé à leur niveau le plus bas depuis 73 mois.Ce plan devrait cependant permettre au premier ministre, Kiichi Miya-zawa, de se présenter l’esprit libre devant ses homologues du G7 mais son efficacité est pour l’instant bien difficile à deviner, notent des économistes.L’indice Nikkei a perdu 71,46 points, soit 0,45 %, à 15 741,27, avec 150 (240) millions de titres échangés.Le Nikkei a atteint en matinée un plus bas de 15.641,61, soit un recul de 171,12 points.L’évolution du yen n’a guère eu d’influence sur les échanges.La plupart des investisseurs se sont tenus à l'écart, hier, le train de mesures de relance d’urgence proposé par le Parti libéral démocrate au pouvoir n’ayant pas suffi à déclencher les achats.« Certains jugent que les cours sont attrayants mais craignent que de nouvelles ventes sur les contrats à terme ne pès'ent sur eux », souligne un trader.Le dollar a fortement baissé contre le mark sous l’effet de ventes spéculatives et d'ordres slop-loss mais il a clôturé au-dessus de ses plus bas grâce à une vague de rachats du découvert.» Les transactions sur dollar-mark ont été incroyables.On pouvait gagner en vendant du dollar à n’importe quel niveau », a noté un cambiste.En revanche, les échanges sur le dollar contre le yen ont été ternes.Confronté à l’hostilité du ministère des Finances, le gouvernement n’a pas été en mesure de révéler le montant exact du train de mesures, bien qu’une source autorisée l’ait estimé à un total de plus de 6000 milliards de yens (47,6 milliards $ US).« Tant que nous ne connaîtrons pas l’ampleur exacte du plan, nous ne pourrons pas calculer son impact sur l’économie », a expliqué Soichi En-kyo, économiste de la Bank of Tokyo.Le PLI) a quand même donné quelque chiffres.Le plan comprend ainsi 1000 milliards de yens (7,9 milliards $ US) de crédits publics aux .petites et moyennes entreprises et une enveloppe budgétaire comprise ; entre 50 et 100 milliards de yens (390 ,à 790 millions $ US) pour des projets dans le domaine des sciences et des ; technologies.; Pour un analyste d’une maison de ; courtage, « cela ne change rien.Les Coup d'oeil boursier Dollar canadien (US Cents) .15 Or (New York-USS) 343.70 TSE-300 MontréaLXXM Dow Jones 1788.50 I 16.05 + 24.29 3319.86 3375.82 I 37.45 (PC' gens attendent toujours des chiffres précis et il ne peut donc y avoir aucun effet immédiat sur le marché ».Pour les économistes, un des points importants du plan de relance sera la proportion de crédits consacrés à des projets d’investissements publics susceptibles de stimuler la demande intérieure.Le gouvernement doit rapidement augmenter ses dépenses car de nombreuses entreprises sont encore dans une situation financière délicate et rechignent à investir, estiment-ils.Soichi Enkyo juge de son coté que, si le plan du PLD représentait effectivement 6000 milliards de yens et si la plus grande partie de ce montant était allouée à l’investissement public, le produit national brut japonais pourrait gagner plus d’un point.« Mais étant donné le cadre budgétaire contraignant et l’opposition ferme du ministre des Finances, nous ne nous attendons pas à ce que le gouvernement puisse se permettre de dépenser tant d’argent », a-t-il reconnu.Outre leur montant exact, la date d’application des mesures annoncées samedi reste dans le flou.Washington, qui demande depuis longtemps à Tokyo d’agir pour stimuler son économie afin de doper les importations et de réduire son excédent commercial, a accueilli favorablement ces mesures, aussi imprécises soient-elles.« Je me réjouis de l’annonce par les responsables japonais de leur intention de mettre en place un important dispositif budgétaire supplémentaire pour que le Japon atteigne son objectif de croissance pour (l’année fiscale) 1992 de 3,5 % », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Nicholas Brady.Mais la plupart des économistes prédisent cependant que le Japon n’atteindra pas cet objectif, à moins qu’il ne dépense beaucoup plus que 6000 milliards de yens pour stimuler son économie.T—T Pi##" %¦ PHOTO AP La baisse d’hier à la Bourse de Tokyo s’est faite dans le calme.EN BREF.Contrat d’Ottawa à CAE Electronics Nouvel accord entre IBM et Microsoft LE GOUVERNEMENT fédéral a commandé un simulateur de gestion de vol au coût de 37 millions $ à la firme CAE Electronics.« Le gouvernement démontre encore une fois son engagement à soutenir l’industrie aéronautique montréalaise », a déclaré le ministre des Transports, Jean Corbeil.Le simulateur, qui remplace celui utilisé depuis 1976, sera installé dans les locaux du nouveau centre de recherche et d’expérimentation des services aériens, à Ottawa.Il servira à développer les procédures de contrôle du trafic et à améliorer le service aux pilotes.Ultramar à la Bourse de Montréal (PC) — Ultramar Corporation a inscrit hier ses actions ordinaires à la Bourse de Montréal.Cette inscription survient dans le cadre d’un premier appel public à l’épargne prévoyant l’émission de 33 millions d’actions ordinaires, dont 1,9 million au Canada.Le prix de l’action a été établi à 15 $ US.La clôture de l’émission est prévue pour la semaine prochaine.Ultramar Corporation regroupe Ultramar Inc.et Canadian Ultramar Limited, deux anciennes fdiales de Ultramar PLC.Barmish achète Riviera Slacks (PC) — Le fabricant et distributeur de vêtements pour hommes, Barmish, a acquis, par l’entremise d’une de ses filiales, Riviera Slacks, de Toronto.« Cette transaction consolide la position de Barmish en tant que plus important manufacturier de pantalons pour hommes au Canada », a déclaré hier dans un communiqué M.Steven Barmish, président de Barmish, de Montréal.Les ventes de Riviera Slacks atteignent 16 millions $ par année.Entreprises et oeuvres de charité OTTAWA (PC) — Une enquête du Conference Board du Canada révéle que plusieurs entreprises commerciales, durement frappées par la récession, ont préféré l’an dernier contribuer en marchandises, en services et même en personnel aux oeuvres de charité, plutôt qu’en argent.Alors que l’argent représentait 90,5 % des dons en 1990, il constituait 79,4%en 1991.L’enquête, faite auprès de 224 entreprises commerciales, a montré qu’elles ont donné 153,4 millions $ l’an dernier.Les dons ont été faits à peu près dans les mêmes domaines que par les années passées, c'est-à-dire à l'éducation, à la santé, aux arts et à l’environnement.Les 57 plus grosses entreprises ont donné 104,7 millions } en 1991, comparé à 105,8 millions } l’année précédente.NEW YORK (Reuter) — Microsoft et IBM ont annoncé la conclusion d'un accord de licences et de royalties sur leurs systèmes d’exploitation respectifs Windows et OS-2.Les termes exacts de cet accord n’ont pas été rendus publics mais les deux groupes sont désormais liés par un accord de partage de licences sur leurs brevets actuels respectifs.Ils ont en outre décidé qu’après septembre 1993 il n’y aurait plus d’échange sur les nouveaux codes source relatifs à la technologie des systèmes d’exploitation.« La situation financière des deux sociétés n’en souffrira pas notablement (.) Cet accord garantira à nos clients un plein accès à l’innovation », est-il écrit dans le communiqué.Microsoft versera à IBM une somme, dont le montant n’a pas été révélé, pour cet accord de licences.Toutefois, les deux groupes divergent quant à la compatibilité future des matériels, Microsoft, par la voix d’un porte-parole, estimant qu’IBM ne pourra préserver la compatibilité avec Windows, tandis qu’IBM pense l’inverse, comme l’a dit à Reuter Lee Reiswig, chargé des logigiels pour systèmes personnels.Après septembre 1993, les deux groupes feront donc complètement cavalier seul, ne reconduisant pas ainsi un accord conclu en septembre 1990 qui prévoyait qu'IBM et Microsoft élaboreraient en commun un système d’exploitation plus performant que le DOS, introduit par IBM en 1981 pour accompagner ses ordinateurs personnels.Légère hausse de l’aide aux pays en voie de développement en 1991 PARIS (AFP) — Les pays industrialisés ont accordé 58,2 milliards}US d’aide publique au développement aux pays pauvres en 1991, soit un montant en légère hausse par rapport aux 55,1 milliards}US octroyés l’année précédente, selon l’OCDE.En termes réels, c’est-à-dire compte tenu de l’évolution des prix et des variations de taux de change, l’aide publique au développement (APD) a globalement progressé de 2,1 %, et a augmenté deux fois plus vite en direction de l’Afrique subsaharienne, selon un rapport publié mardi.Toutefois, les apports nets totaux aux pays en développement, y compris les apports du secteur privé, ont baissé de 1,6 milliard}US, soit de 1 % en termes réels, pour s’établir à 133 milliards} US, selon des estimations préliminaires.Le Comité d'aide au développement (CAD) de l’OCDE indique que les États-Unis sont restés le principal donneur d’aide publique en volume, avec 11,5 milliards}US, suivis du Japon avec 10,9 milliards}US.L’Allemagne (6,77 milliards } US) et la France (6,66 milliards } US) arrivent respectivement en troisième et quatrième position.L’étude montre que l’aide totale accordée par les pays non-membres du CAD a fortement décru l’an dernier pour tomber à son plus bas niveau, soit 4,2 milliards } US, moins de la moitié des montants déboursés en 1987.Cette chute est largement due à la guerre du Golfe.L’aide des pays arabes producteurs de pétrole, qui avait plus que doublé en 1990 à 6,3 milliards } US, est en effet tombée à 2,6 milliard-s } US en raison de l’effort financier « sans précédent » consenti par les États arabes du Golfe après l’invasion du Koweit par l’Irak.« Aucune donnée définitive » n’est disponible sur l’aide accordée par l’ex-URSS, qui aurait diminué de moitié à 1,1 milliard}US.Selon le CAD, les apports du secteur privé ont représenté 42 % du flux financier total, l’investissement étranger direct progressant de 5 % à 28 milliards}US, après avoir reculé en 1990.Les prêts des banques ont connu un net recul à 7 milliards } US contre 18,5 milliards}US en 1990, en raison notamment de la diminution des prêts aux États de la ligne de front durant la crise du Golfe.Les prêts obligataires ont connu un bond important pour atteindre 9 milliards} US l’an dernier alors qu’ils étaient négatifs en 1990.Les autres transferts privés sont restés stables à 11 milliards} US, le service de la dette baissant de 8 milliards} US, à 141 milliards } US.L’aide publique au développement accordée par les pays du CAD a représenté, comme en 1990, 0,43% de leur produit national brut, soit la moitié de l’objectif préconisé par les Nations-Unies (0,7 %), les États-Unis et le Japon demeurant dans le bas de la fourchette avec 0,2 % et 0,32 % respectivement.La Norvège, le Danemark, la Suisse et les Pays-Bas continuent d’être les pays qui consacrent proportionnellement le pourcentage le plus important à l’APD avec des taux de 1,14%, 0,96%, 0,92% el 0,88%.Au sein du Groupe des Sept, la France arrive en tete, puisqu’elle consacre 0,56% de son PNB à l’aide publique au développement, suivie du Canada (0,45 %), de l’Allemagne (0,4%), de la Grande-Bretagne (0,32%), de l’Italie (0,25%) et dès États-Unis (0,17%) en excluant l’annulation de la dette militaire de l’Égypte ou 0,19 % annulation incluse).Cogeco retrouve le chemin de la rentabilité d’après la Presse canadienne COGECO a rapporté hier que, durant la période de neuf mois terminée le 31 mai 1992, elle avait enregistré un bénéfice de 1 808 000}.Durant la même période, l’an dernier, elle avait subi une perte de 117 000}, après versement des dividendes sur les actions privilégiées, au montant de 1 350 000}.Sur une base non diluée, le bénéfice net par action s’établit à 5 cents, comparativement à une perte nette de 16 cents par action durant les neuf premiers mois du précédent exercice financier.Sur une base diluée, le bénéfice net pour les neuf mois terminés le 31 mai 1992 a été de 13 cents comparativement à un bénéfice de 2 cents par action.Le bénéfice d’opération de Cogeco durant les neuf premiers mois du présent exercice a atteint 41 361 000 }, au regard de 34 714 000 } durant la période correspondante, un an plus tôt.C’était une augmentation de 19,1 %, a souligné hier dans un communiqué M.Henri Audet, président et chef de la direction de Cogeco.Les revenus consolidés ont atteint 132 810000 } comparativement à 122 619000} pour les neuf premiefë mois de l’exercice 1990-1991.C’était une progression de 8,3%.Ces résultats tiennent compté d’une charge additionnelle de 2 188 000 }, comparativement à la même période de l’exercice précédent, pour l’amortissement des actifs incorporels, ainsi qu’un gain inhabituel de 883 000 } résultant de la vente d’un intérêt minoritaire détenu par Cablenet Limited dans 01 Cablesys-tems, entreprise de télédistribution dans les régions rurales de l’Ontario.Les fonds générés par l’exploitation, nets des dividendes sur les actions privilégiées, atteignent 12 372 000 } comparativement à 9748 000 } pour la même période ati cours de l’exercice précédent.C’était une progression de 27 %.Par l'entremise de ses filiales, Cd-geco dessert environ 410 000 abonnés de la télédistribution dans cinq pro: vinces du pays, exploite cinq stations de radio et quatre stations de télévision au Québec, et publie 34 journaux hebdomadaires au Québec et en Ontario.Le tabagisme menace ^ votre santé AVIS DE RACHAT E Maritime Telegraph and Telephone Company, Limited Obligations de première hypothèque, 8 5/8%, série S.échéant le I" août 1994 Maritime Telegraph and Telephone Company, Limited a décidé de racheter et rachètera, le mardi 4 août 1992 (la claie de rachat), toutes les obligations de première hypothèque, 8 5/8%.série S (les obligations série S) de la société.Les obligations série S deviendront exigibles et payables à la date de rachat.L'intérêt sur les obligations série S cessera complètement à compter de la date de rachat.Tous les coupons non échus pour l'intérêt dû après la date de rachat sont nuis et sans valeur.Le prix de rachat des obligations série S est lixé au montant en capital, plus 0.71 $ par tranche de I (XK) S du montant en capital, soit l'intérêt de trois jours couru à la date de rachat (pour un total de I (X)0,7I $ par tranche de I 000 S du montant en capital).Le prix de rachat sera payé lors de la remise des obligations (avec tous les coupons non échus dans le cas d'obligations à coupons) à toute succursale au Canada de La Banque de Nouvelle-Écosse.De plus, les porteurs qui désirent obtenir un paiement peuvent présenter les obligations, tous les coupons non échus et un exemplaire du présent avis à la banque ou à l'institution financière au Canada avec laquelle ils font habituellement affaire pour que celle-ci obtienne à son tour un paiement de La Banque de Nouvelle-Écosse.Daté à Halifax (Nouvelle-Écosse), le 23 juin 1992.Maritime Telegraph and Telephone Company, Limited par A.D.Hartt, trésorier 7, 6 I Le Devoir, mardi 30 juin 1992 EN BREF.Quand fêter ?CINQUANTE-NEUF pour cent des membres corporatifs du Conseil du patronat du Québec (CPQ) auraient préféré que la fête du 1er juillet soit chômée, hier, le 29 juin, plutôt que le 1er juillet, comme le décrète la loi 21 adoptée par l’Assemblée nationale à la toute fin des travaux de la session, révèle une consultation-express menée en juin par l’organisme patronal et rendue publique hier.Par ailleurs, 41 % des répondants, dont les entreprises de juridiction fédérale et celles dont les opérations sont pan-canadiennes, ont dit préférer que la fête soit chômée le jour même du 1er juillet.(PC) Appel à la prudence QUÉBEC — À la veille du congé de la Confédération, la Société de l’assurance-automobile du Québec (SAAQ) a lancé un nouvel appel à la prudence à tous les usagers de la route, automobilistes, motocyclistes, cyclistes et piétons.L’organisme a rappelé dans un communiqué que les jours fériés sont souvent des occasions de festivités qui engendrent plusieurs victimes sur les routes.L’an dernier, alors que le congé de la Confédération était jumelé à une fin de semaine, ce qui n’est pas le cas cette année, les accidents de la route avaient fait 10 morts, 109 blessés graves et 611 blessés légers.(PC) 17 feux de forêt QUÉBEC — Dix-sept feux de forêt étaient en activité au Québec, hier, mais ils étaient tous maîtrisés ou contenus.La température aidant, l’indice de danger de feu était donc faible en Gaspésie, sur la Côte-Nord et dans le Nord-Ouest du Québec et modéré pour les régions de Québec-Mauricie, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de l’Outaouais.L'indice de danger d’incendie était élevé dans la seule région du sud du Québec.Depuis le début de la saison, 613 incendies ont sévi au Québec, détruisant 9436 hectares de boisé.L’année dernière, à pareille date, 668 feux avaient dévasté 378 615 hectares.Le futur du lait Grand Pré flotte au gré des virages au « royaume de la tergiversation » Marie Tison de la Presse canadienne WASHINGTON — Le Canada a décidé à la dernière minute de ne pas demander la formation d’un groupe spécial d’experts sur le lait Grand Pré pour prendre le temps d’étudier une proposition américaine.Le Groupe Lactel, qui produit le lait Grand Pré, et la firme Interal Marketing, qui s’occupe de sa commercialisation, n’ont pas apprécié ce délai.« C’est le royaume de la tergiversation », a déploré M.Michel Gilbert, président d’Interal Marketing.À la mi-juin, le gouvernement canadien devait demander officiellement la formation d’un groupe spécial d’experts, en vertu de chapitre 18 de l’Accord de libre-échange ca-nado-américain, pour examiner la décision de Porto Rico d’interdire l’importation du lait Grand Pré, un produit stérilisé à ultra-haute température (UHT).Toutefois, au cours d’une rencon- tre avec le ministre canadien du Commerce extérieur Michael Wilson le 9 juin dernier, la représentante américaine au Commerce Caria Hills a proposé de réactiver un groupe de travail mis sur pied il y a plus d’un an pour déterminer les équivalences entre les normes canadiennes et américaines au sujet du lait UHT.Un porte-parole du ministère des Affaires extérieures à Ottawa, M.Richard Lecoq, a admis que ce groupe, qui s'est rencontré trois fois entre mars et octobre 1991, n’avait rien donné de concluant.M.Wilson a tout de même accepté de réfléchir à cette proposition et a reporté la formation du groupe spécial d’experts.Le revirement a été si soudain que l’ambassade canadienne à Washington n’a pas mis ce dossier à jour et, la semaine dernière, déclarait que le Canada avait bel et bien demandé la formation du groupe spécial d’experts.M.Wilson devrait indiquer ces jours-ci s’il accepte la proposition de Mme Hills.Il pourrait imposer ses propres conditions, par exemple demander à ce que le marché de Porto Rico soit rouvert au lait Grand Pré dans les 48 heures.M.Gilbert a affirmé que le Canada aurait dû quand même aller de l’avant avec le groupe spécial d’experts, quitte à l’annuler si les négociations avec les Américains étaient couronnées de succès.Il s’est dit découragé par l’attitude du gouvernement canadien.« On se laisse complètement endormir, a-t-il déclaré.Les Américains se conduisent durement vis-à-vis de nous, mais il faut dire qu’ils profitent de notre faiblesse».M.Gilbert a reconnu que le dossier du lait Grand Pré ne représentait qu’une « goutte d'eau dans la mer du libre-échange ».« Mais il y a des questions de principes, a-t-il lancé.Un gouvernement doit défendre ses citoyens.» Le directeur du développement des marchés et des produits pour le Groupe Lactel, M.André Roy, n’a pas voulu critiquer la stratégie du gouvernement canadien, mais il a dit craindre que les Américains ne cherchent à gagner du temps.« Il y a des revirements rapides, mais le dossier n’avance pas vite, a-t-il déploré.Il faut que ça bouge.» M.Roy a indiqué que l’usine du Groupe Lactel à Sainte-Claire de Dorchester n’avait pas encore fait de mises à pied, mais que les travailleurs s’étaient retrouvés avec moins d’heures par semaines.« Ça faisait 15 ans qu’on vendait à Porto Rico, a-t-il déclaré.On ne trouve pas ça drôle que l’usine ne marche presque plus à cause d’une décision arbitraire et injustifiée du gouvernement américain.» Porto Rico, un État libre associé aux États-Unis, a indiqué au Groupe Lactel au début de 1991 qu’il ne re-nouvelerait pas sa licence d’importation parce que le lait Grand Pré ne répondait pas à sa nouvelle réglementation.Les exportations de lait Grand Pré vers Porto Rico représentaient huit millions $ par année, avec une part du marché portoricain de 40%.AVIS PUBLICS CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE.COUd PROVINCIALE, NO: 700-27*016700-898.LE PERCEPTEUR DES AMENDES.Partie demanderesse, HABITATIONS ROIBOURG INC., Partie défenderesse.Le 1 Oième jour de juillet 1992 à 10hOO, au 480, Marcel, Si-Louis de Terrebonne, Qc, district de Si-Jérôme, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: HABITATIONS ROIBOURG INC.saisis en cette cause, consistant en: I camion de marque Dodçje modèle Ram Van, gris immatricule F679576 et accessoires.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Informations: DANIEL LAROCQUE, huissier, (514)471-8078.JACQUES LANCTOT HUISSIERS.955 bout De» Seigneurs, S-21, Terrebonne, Qc, J6W Province de Québec, district de Montréal, COUR MUNICIPALE.NO: L-333791054.LA VILLE DE SAINT-LEONARD.Demandeur, -vs-INNOCENZO CR1SPINO, Défendeur.Le 13 juillet 1992.à 11Ü0O de l'avant-midi au domicile du défendeur, au no 7655 rue Louis Quillico en la cité de St-Léonard, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Cadïlloc, modèle Gmmaron, 4 portes, de oouleur gris et accessoires.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.PIETRO MACERA, 352-5172, de l'étude: MACERA ET ASS., fitISSIERS.Montréal, le 26 juin 1992.Province de Québec, district de Montréal, COUR MUNICIPALE.NO: l-333816711.LA VILLE DE SAINT-LEONARD, Demandeur, -vs- DENIS LAFONTAINE, Défendeur.Le 13 juillet 1992f à 12h00 de l'oprès-midi, au domicile du défendeur, au no 7436 rue Provencher en la cité de Si-Léonard, district de Montréal, seront vendus par autorité de Mfice, les biens et effets du défendeur, saisis en celte cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Chevrolet modèle Chevy Von de oouleur brun très usagé et endommagé et accessoires.CONATIONS: ARGENT COMPTANT.PIETRO MACERA, 352-5172.de l'élude: MACERA ET ASS., HUISSIERS.Montréal, le 26 juin 1992.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en dote du 9 juin 1992 6 LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à MÉCANIQUE MICHELIN INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de LAVAL le 1 lième jour de juin 1992, sous le numéro 800703.Ce 1 lième jour de juin 1992.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.PROBLÈME DE DROGUE ?NOUS POUVONS T’AIDER mill: NARCOTIQUES ANONYMES §> 514-939-3092 Province de Québec, district de Montréal, COUR MUNICIPALE.NO: L-333410750.LA VILLE DE SAINT-LEONARD, Demandeur, -vs- MICHEL COTRONI, Défendeur.Le 13 juillet 1992, à 11 h30 de l'avant-miai, au domicile du défendeur, ou no 7714 nje Louis Quilico en la cité de St-Léonard, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, aonsistont en: 1 véhicule automobile de marque GMC modèle Tracker, 4X4 softlop, couleur noir et accessoires.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.PIETRO MACERA, 352-5172, de l'étude: MACERA ET ASS., HUISSIERS.Montréal, le 26 juin 1992.Province de Québec, district de Montréal, COUR MUNICIPALE.NO: L-333646574.LA VILLE DE SAINT-LEONARD, Demandeur, -vs- MICHÉL COTRONI, Défendeur.Le 13 juillet 1992f à 11h30 de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 7714 rue Louis Quiliao en la cité de St-Léonard, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque GMÇ modèle Tracker, 4X4 softlop, couleur noir et accessoires.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.PIETRO MACERA, 352-5172, de l'étude: MACERA ET ASS., HUISSIERS.Montréal, le 26 juin 1992.Province de Québec, district de Montréal, COUR MUNICIPALE.NO: L-333169546.LA VILLE DE SAINT-LÉONARD, Demandeur, -vs-THEODORÔS TSEKOS, Défendeur.Le 13 juillet 1992.à 12n00 de l'après-midi, au domicile du défendeur, au no 6000 rue L'Assomption en la cité de Montréal, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Nissan, modèle Pulsar, couleur champagne.2 portes, incluant téléphone cellulaire fixe marque Nec et accessoires.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.PIETRO MACERA, 352-5172, de l'élude: MACERA ET ASS., HUISSIERS.Montréal, le 26 juin 1992.Province de Québec, District de Terrebonne, COUR MUNICIPALE, NO: 92-4366.VILLE DE ST-JEROME, demanderesse, -vs- GILLES RICHARD, Défenderesse.Le 13 juillet 1992, à 10h45 de l'avant-midi, ou domicile de la défenderesse, au no 5584 rue Esplanade, en la cité de Ville Montréal, district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause consistant en: 1 vidéo VHS, 1 fv couleur 20*, 1 vaisselier en bois vitré, 1 lave-vaisselle blanc.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT OU CHEQUE CERTIFIE.FILION & ASSOCIES HUISSIERS, 110 ouest, rue de Marfigny, St-Jérôme, Québec, J7Y 2G1.Tel: 436-8282.St-Jérôme, 23 juin 1992.Province de Québec, District de Terrebonne, COUR MUNICIPALE, NO: 2-4068-R et 2-1351-CSR.VILLAGE DE ST-SAUVEUR DES MONTS, demonderesse, -vs- RICHY WOOD, Défenderesse.Le 13 juillet 1992, à lOhOQ de Tovant-midi, au domicile de la défenderesse, ou no 810 rue Crescent, en la cité de Morin-Heights, district de Terrebonne seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause consistant en: I voiture Pontiac Firebird.1 télescope, 1 tv couleur, 1 vidéo, i omplificoteur, 1 lecteur disque compact, 1 equolizer, 2 enceintes acoustiques.CONDITIONS: ARGENT.COMPTANT OU CHEQUE CERTIFIÉ.FILION & ASSOCIES HUISSIERS, 110 ouest, rue de Martiany, St-Jérôme, Québec, J7Y 2G1.Tél: 436-8282.St-Jérôme, 23 juin 1992.a Hydro-Québec ERRATUM Annonça paru* la mardi 23 juin 1992 aurait dû paraîtra la mardi 7 juillet 1992.APPEL D’OFFRES LSB.25379.A pour 14 h, heure de Montréal la mardi 4 août 1992 Centrait Beauhamo» FOURNITURE ET MONTAGE D'UN NOYAU ET D'UN ENROULEMENT COMPLET 50 MVA A13,8 kV Admissibilité : Principals plaça d'affaires au Québec Garantie de soumission : 100 000 $ Prix du document: 25 $ (taxes Incluses) Le document d'appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de B h 30 à 16 h 30 à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION RÉGIONALE Direction Approvisionnement de l’exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d’actif 140, bout.Crémazie, ouest, 10e étage Montréal (Québec) H2P1C3 Pour renseignements : (514)858-2830 LE MONTANT DE 25 $ EST NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l’ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance ou de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'interessé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande du document d'appel d'offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats, Contrats et Surplus d'actif René Cantin, ing.UQAM ^université actuelle * rt.S' "'""'"'y' Appel d'offres Projet : Acquisition d'équipement informatique UNIX Garantie de soumission : 50 000 $ Date et heure limite pour la présentation des soumissions : le 29 juillet 1992 à 15 h Les conditions d’appel d'offres sont contenues dans le document disponible au service des approvisionnements, Université du Québec à Montréal, 800, boul.de Maisonneuve Est, bureau P-8705, Montréal (Québec) H3C 3P8.Quel que soit le mode d'expédition choisi par le soumissionnaire, toute soumission doit, pour être validement reçue, être sous pli cacheté et se trouver entre les mains du directeur des approvisionnements à l'adresse ci-dessus et au plus tard à la date et heure limite pour la présentation des soumissions.Les heures d'ouverture du service sont de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.L'ouverture des soumissions sera faite publiquement, immédiatement après la date et l'heure limite pour la présentation des soumissions, au service des approvisionnements et les soumissionnaires sont invités à y assister.Jean Grignon Directeur du service des approvisionnements "I Université du Québec à Montréal UQAM Luniversité actuelle Appel d'offres Projet : produits laitiers Garantie de soumission : 8 250 $ Date et heure limite pour la présentation des soumissions : le I4 juillet 1992 à 15 h Les conditions d'appel d'offres sont contenues dans le document disponible au service des approvisionnements, Université du Québec à Montréal, 800, boul.de Maisonneuve Est, bureau P-8705, Montréal (Québec) H3C 3P8.Quel que soit le mode d’expédition choisi par le soumissionnaire, toute soumission doit, pour être validement reçue, être sous pli cacheté et se trouver entre les mains du directeur des approvisionnements à l'adresse ci-dessus et au plus tard à ia date et heure limite pour la présentation des soumissions.Les heures d'ouverture du service sont de 9 h à 12 h et de 13 h à 17h.L'ouverture des soumissions sera faite publiquement, immédiatement après la date et l'heure limite pour la présentation des soumissions, au service des approvisionnements et les soumissionnaires sont invités à y assister.Jean Grignon Directeur du service des approvisionnements »# Université du Québec à Montréal a Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h heure de Montréal BCZ.20050.F I* mardi 14 juillet 1992 29 478 LAMPES AU SODIUM ET MERCURE Admissibilité : Placs d'affaires su Québec Garantis de soumission : 30 000 $ Prix du document : 25 $ (taxas inclusas) BGT.27036.F le mardi 14 juillet 1992 9 REMORQUES A POTEAUX Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10 000$ Prix du document : 25 $ (taxes Incluse EMG.20594.F le mardi 14 juillet 1992 FOURNITURE DE 300 TONNES D'HYDROXIDE DE SODIUM Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) KBL.26009.A I* mardi 14 juillet 1992 Rivière Sagusnay PEINTURE DE SIX (6) PYLÔNES D'ACIER SUR DES LIGNES A 315 KV Admissibilité : Principals placs d'affaires au Québsc Gsrantis dt soumission : 30 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes inclusas) HAE27010.F le mardi 4 août 1992 Centrale Shawinigan-2A Région Mauricie AMÉNAGEMENT DE LOCAUX À L'INTÉRIEUR DE LA CENTRALE Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 20 000 s Prix du document : 25 $ (taxes incluse LCP.28769.A le mardi 4 août 1992 Poste Saint-Césaire CONSTRUCTION D'UN BÂTIMENT DE SERVICES AUXIUAIRES, AGRANDISSEMENT DES BATIMENTS DE COMMANDE ET D'ENTRETIEN Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 40 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) LCP.28772.A LSM.24343.A LSS.27146.A le mardi 4 août 1992 le mardi 4 août 1992 le mardi 4 août 1992 Posta Arthur Buias CONSTRUCTION D'UN BATIMENT Poste Hadley Région Maisonneuve Secteur Rive-Sud DE COMMANDE, INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX RÉFECTION DES TOITURES SERVICES DE DÉNEIGEMENT CONNEXES DE GÉNIE CIVIL Admissibilité : DANS DIVERS POSTES Admissibilité : Principale place d'affaires au Admissibilité : Principale place d'affaires au Québsc Québec Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission : 150 000 $ Garantie de soumission : 10 000$ Garantie de soumission : 20 000 $ Prix du document : Prix du document : Prix du document : 25 $ (taxes incluses) 25 $ (taxes incluse 25 $ (taxes Incluses) Le document d'appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION RÉGIONALE Direction Approvisionnement de l'exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d'actif 140, boul.Crémazie, ouest, 10e étage Montréal (Québec) H2P 1C3 Pour renseignements: (514) 858-2830 LE MONTANT DE 25 $ EST NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance ou de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L intéressé à soumissionner doit fournir son numéro do téléphonode télex et/ou do télécopieur lors de sa demande du document d'appel d'otfres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats, Contrats et Surplus d'actif René Cantin, ing.appel d’offres Gouvernement du Québec Ministère des Approvisionnements et Services Fonds des approvisionnements et services Direction des acquisitions de biens Description des projets d’appels d’offres publics Projet Description Livraison 2099 Impression à partir de données informatiques pour Différents la période du 22 juillet 1992 au 21 juillet 1993.endroits Pour renseignements: Monique Fissette Tél.: 644-2661 Clôture des soumissions: 14 juillet 1992 à 15h00.Seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs ayant une place d'affaires au Québec et possédant les qualifications minimales requises.Les conditions d'appel d'offres sont contenues dans les documents disponibles au: Ministère des Approvisionnements et Services Direction générale des approvisionnements Bureau des appels d'offres 575, rue Saint-Amable, 4“ étage Québec (Québec) G1R 5N9 Tél.: (418) 643-5438 Le Ministère se réserve le droil.au moment de l'analyse des soumissions, de refuser toutes les soumissions présentées, même la plus basse.Toute personne désirant assister à l'ouverture des soumissions doit se présenter à l'adresse susmentionnée, à l'heure et à la date indiquées.PROGRAMME D'OBLIGATION CONTRACTUELLE — ÉGALITÉ DANS L'EMPLOI Toute entreprise québécoise ayant plus de cent ( 100) employés doit, pour se voir adjuger une commande de 100 000 $ et plus, s'engager au préalable à implanter un programme d'accès à I égalité dans l'emploi, conforme à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec (L.R.Q., c.C-12) ou détenir une attestation de rengagement à cet effet émise par le ministère des Approvisionnements et Services du Québec.Cette obligation s'applique également pour tout sous-contrat d'un montant de 100 000 $ et plus, s'adressant à un sous-contractant ayant plus de cent (100) employés.Le directeur général des approvisionnements, Jean-Claude Careau, ing.M OIH t SAVOIR.F*,*» ' V«Ft»E SAtlSFACtION à ï T# Québec a a a a Transports Québec Québec ss A PPE L Si D’OFFRES ET DE CANDIDATURES Les appels d offres qui suivent correspondent aux contrats de sen/ices auxiliaires (type A), de construction (type C), de déneigement (type D), de services professionnels (type P) et aux autres contrats non spécifiés précédemment (type S).À moins d'indications plus précises, pour les contrats de types C et D, sont admis à soumissionner les entrepreneurs dont le principal etablissement (place d'affaires) est situé au Québec, qui possèdent une licence de la Régie des entreprises de construction du Québec dans la ou les catégories pertinentes (lorsque cette licence est exigée) et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'ottres du contrat.A moins d'indications plus précises, pour les contrats de types A et P, seules les personnes physiques, les sociétés ou corporations ayant une place d'affaires au Québec et possédant les qualifications minimales requises décrites dans les documents d’appel d'otfres sont admises à présenter une oflre de services.Pour les contrats de types A et P, lorsaue le fournisseur compte plus de cent employés, il doit être détenteur d une attestation émise par le ministère des Approvisionnements et Services, à l'effet au'il s'engage à implanter un programme d'accès à l’égalité conforme è la Charte des droits et libertés de la personne, si le contrat lui est adjugé.L'obligation explicitée précédemment s’applique pour lout sous-contrat d'un montant de 100 OOO $ ou plus et s’adressant à un sous-contractant ayant plus de cent employés.Pour tous les types de contrats, on peut obtenir une copie du dossier d'appel d'otfres moyennant la somme indiquée à la rubrique «coût du dossier» lorsque applicable.Ce coût incluant les taxes est payable en espèces, chèque visé ou mandat-poste à l'ordre du ministre des Finances et est non remboursable.Les intéressés peuvent obtenir les renseignements et les documents pertinents en s'adressant aux bureaux suivants: QUÉBEC Service des contrats Ministère des Transports 700, boul.Saint-Cyrille Est OU 20• étage Québec (Québec) G1R 4Y9 Tél.: (41B) 644-0848 Le Ministère ne s’engage a accepter ni la ottre reçue.MONTRÉAL Service des contrats Ministère des Transports 35, rue de Port-Royal Est 1" étage Montréal (Québec) H3L 3T1 Tél.: (514) 073-6061 plus basse ni toute autre soumission ou Le sous-ministre, m Georges Lalande # C Contrat no 3223-92-0928 - Pont, terrassement et structure de chaussée sur le 5e et 6e Rang Nord, dans la municipalité de Sl-Victor de Tring, M.H.C Robert Cliche circonscription électorale de Beauce Nord Longueur de t ,56 km.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 32 400 $ ou chèque visé: 16 200 $ Coût du dossier: 20 $ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi 21 juillet 1992 à 15h, alors que débutera l'ouverture des plis.’ C Contrat no 4034-92-0122 Terrassement et structure de chaussée sur le chemin du Onzième Rang Ouest, dans la municipalité de Princeville paroisse MRC l'Érable, circonscription électorale d Arthabaska.Longueur do 3,160 km.Garantie de soumission exigée: cautionnement 40 000 $ ou chèque visé: 20 000 $ Coût du dossier 20 $ La réception des soumissions au bureau do QUÉBEC prendra lin le mardi, 21 juillet 1992 à 15h, alors que débutera l'ouverture des plis C Contrat no 6476-92-0207 Rélection de différents éléments d'un pont situé sur le chemin L'Annonciation/La Macaza, au-dessus du Ruisseau Chaud, dans la munici palité de La Macaza, M R C.Antoine Labelle.circonscription électorale de Labelle.Garantie de soumission exigée: - cautionnement 5 800 $ ou chèque visé: 2 900 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra lin le mercredi, 15 juillet 1992 è 15h, alors que débutera l'ouverture dos plis _________IL___________________________________________________________ U ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, mardi 30 juin 1992 ¦ '7 i LE MONDE EN BREF Observateurs de l’ONU en Somalie NEW YORK (AFP) — Le secrétaire général de TON U, M.Boutros Boutros-Ghali, a donné le feu vert pour l’envoi de SO observateurs militaires à Mogadiscio, qui seront chargés de surveiller le cessez-le-feu entre les factions en lutte pour le pouvoir dans la capitale somalienne.Dans une lettre publiée hier, adressée au président en exercice du Conseil de securité, l’ambassadeur de Belgique, M.Paul Noterdaeme, M.Boutros-Ghali souligne que l’envoi des cinquante observateurs, attendus sur le terrain à partir du 5 juillet, a été approuvé par les chefs des principales factions.Ces 50 observateurs non armés font partie de l’Opération des Nations unies en Somalie (ONUSOM), dont le déploiement avait déjà été approuvé par le Conseil de sécurité en avril dernier.Les observateurs militaires auront pour fonction de superviser, à Mogadiscio seulement, l’application du cessez-le-feu intervenu le 3 mars dernier entre le président intérimaire de Somalie, M.Ali Mahdi, et son rival, le général Mohammed Aidid.La décision du secrétaire général intervient après l’acceptation par le général Aidid de l’arrivée des observateurs, qui s’y était fermement opposé jusqu’à présent, considérant qu’il s’agissait d'une ingérence dans les affaires intérieures de son pays.Sous le commandement du général pakistanais Imtiaz Shaheen, les 50 observateurs militaires seront fournis par les pays suivants : Autriche, Bangladesh, Tchécoslovaquie, Égypte, Fidji, Finlande, Indonésie, Jordanie, Maroc et Zimbabwe.Leur déploiement total devrait intervenir avant le 10 juillet prochain, ajoute M.Boutros-Ghali.Dans une deuxième étape, le Conseil de sécurité a prévu le déploiement des soldats armés dans le cadre de l’ONUSOM pour protéger la distribution d’une aide humanitaire.Le nombre des effectifs de cette force, que M.Boutros-Ghali souhaite au minimum de 500, est encore sujette à négociations entre le représentant du secrétaire général pour la Somalie, M.Mohammed Sahnoun, et les chefs des principales factions, souligne-t-on de source diplomatique.Élections en Thaïlande BANGKOK (AFP) - Le premier ministre thaïlandais M.Anand Panyarachun a annoncé hier la dissolution du Parlement dans les 24 heures et de nouvelles élections pour le 13 septembre.Lors d’un discours télévise, M.Anand Panyarachun a déclaré que le roi Bhumibol l’avait chargé de dissoudre le Parlement aujourd’hui.M.Anand Panyarachun a également précisé qu’il réglera les affaires courantes jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement, après les élections de septembre.M.Anand Panyarachun avait été nommé premier ministre par intérim à la suite des violentes émeutes du mois de mai.Les troupes du général Suchinda avaient tiré sur des manifestants pro-démocratiques, faisant entre le 17 et le 20 mai, des vingtaines de morts et des centaines de blessés.Israël attaque le Hezbollah NABATIYEH (Reuter) - Trois hélicoptères israéliens ont tiré trois roquettes hier sur une maison appartenant à un membre du Hezbollah à Maris, à un km au nord de la zone de sécurité créée par Israël dans le sud du Liban, a-t-on appris lundi de source proche des services de sécurité libanais.Douze soldats libanais ont par ailleurs été blessés hier par une explosion accidentelle dans le village de Maghdousheh, à l’est de Saida.En Israël, un porte-parole militaire a déclaré que « des appareils israéliens ont attaqué cet après-midi une position du Hezbollah dans la région de Haris ».« La position a été touchée et tous nos avions ont regagné leur base sans encombre », a-t-il dit.L’attaque n'a pas fait de victime mais la maison est très endommagée, ont rapporté des sources proches des services de sécurité.Un porte-parole du Hezbollah (Parti de dieu, proiranien) a affirmé que la maison appartenait à un civil.L’artillerie de l’armée israélienne et de ses alliés libanais de l'Armée du Liban-Sud (ALS) ont pilonné hier pendant deux heures la région de l'Iklim el Toufah, où le Hezbollah est actif.Aucune victime n’a été signalée.Léotard inculpé PARIS (Reuter) — François Léotard, président d’honneur du Parti républicain, inculpé hier d'ingérence, trafic d’influence et corruption, a annoncé qu'il démissionnait de tous ses mandats électifs.Élu député du Var en 1978 et réélu en 1981,1986 et 1988, François Léotard, ancien ministre de la Culture du gouvernement Jacques Chirac de 1986 à 1988, était aussi maire de Fréjus.« Pour que la justice puisse faire convenablement son travail, je démissionne de tous les mandats électifs qui m’ont été confiés, ainsi que de mon mandat de président d’honneur du Parti républicain », a-t-il déclaré hier soir dans un communiqué.Les Canadiens vont protéger l’aéroport de Sarajevo t.Un premier avion français ravitaille les habitants de la ville d'après Reuter et PC SARAJEVO — Le drapeau de l’ONU a été hissé par les casques bleus canadiens hier sur l’aéroport de Sarajevo où un premier Transall français s’est posé dans la soirée avec des vivres et des médicaments pour les 300 000 habitants de la capitale bosniaque assiégée.Le Conseil de sécurité des Nations unies a ordonné à un bataillon de casques bleus canadiens de quelque 800 soldats de rouvrir l’aéroport pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire.Le Conseil a également brandi la menace de nouvelles mesures si des combattants des diverses factions ne coopéraient pas avec la Force de protection de l’ONU (FORPRONU) pour faire parvenir cette aide aux civils assiégés depuis trois mois.Les casques bleus canadiens doivent quitter leur base de Daruvar, en Croatie, ce soir à minuit pour Sarajevo, a déclaré un porte-parole du bataillon.Ce déploiement avait été recommandé par le secrétaire général, Boutros Boutros-Ghali.Au même moment, les forces serbes entamaient la dernière phase de leur retrait de l’aéroport.En dépit de tirs d’artillerie dirigés contre la ville, à quelques kilomètres de l’aéroport, des véhicules blindés serbes ont quitté l’aéroport, sous escorte de l’ONU.Le dirigeant serbe de Bosnie, Radovan Karadzic a confirmé le retrait de ses troupes mais averti qu’elles ne permettraient pas à des avions d’atterrir si l’aéroport tombait entre les mains des forces musulmanes et croates.Le major-général Lewis MacKen-zie, commandant canadien de la mission de l’ONU à Sarajevo, a dit à Reuter que ses forces avaient pris le contrôle de l’aéroport en accord avec les protagonistes du conflit, qui ont accepté de respecter le commandement de l’ONU, qui ne dispose actuellement sur place que de 34 hommes.Il a ajouté qu’il faudrait au moins encore deux jours avant que l'aéroport soit rouvert pour accueillir les secours.« Nous avons pris le contrôle (de l’aéroport), mais seulement parce que nous avons des garanties écrites des deux camps ».En début de soirée, un Transall français, venant de Split et transportant 6,5 tonnes d’aide a pu atterrir malgré l’absence de logistique.Cette arrivée marque l’ouverture du pont aérien humanitaire décidée dimanche parallèlement à la visite du pré- sident François Mitterrand dans la capitale bosniaque, a dit Jean Musi-telli, porte-parole de l’Élysée.Un officier de la FORPRONU a précisé que la cargaison ne serait pas déchargée tant que les organi; sations humanitaires n’auraient pas' mis en place un système de distribution.Un deuxième Transall français attend à Split.Un Hercules C-130 chargé de matériel pour la remise en service de l’aéroport est parti hier soir de Paris pour Sarajevo.Le Conseil de sécurité a appelé les factions rivales « à maintenir un cessez-le-feu absolu et inconditionnel et lancé un appel à toutes les parties pour qu’elles coopèrent pleinement avec la FORPRONU à la réouverture de l’aéroport, qu’elles fassent preuve de la plus grande modération et qu’elles ne recherchent aucun avantage militaire dans cette situation ».À Washington, le département d’État a annoncé qu’il soutiendrait un éventuel recours à la force si le Conseil de sécurité adoptait une résolution en ce sens.À Belgrade, le président serbe Slobodan Milosevic a accepté de tenir une table ronde avec l’opposion politique, qui réclame sa démission en PHOTO AP Une femme pleure la mort d’un proche lors des funérailles, hier, de 42 victimes du massacre de Boipatong.MF La COSATU demande la démission de De Klerk sacre.Nelson Mandela a exclu dimanche de reprendre les discussions sur la transition vers la démocratie tant que le président de Klerk n’aura pas pris de mesures concretes pour faire cesser les effusions de sang dans les cités noires.Le bilan du massacre de Boipatong est selon la police d’au moins 41 morts.La COSATU a lancé un appel à la grève pour hier dans la région industrielle du Vaal, où est située Boipatong.Selon la police, environ 10% des salariés de Soweto, la plus grande cité noire noir du pays, ont cessé le travail.Frank Chikane, chef du Conseil des Églises sud-africaines, a donné jusqu’au 15 juillet au gouvernement pour prendre des mesures de prévention des violences dans les cités, faute de quoi les dirigeants religieux sud-africains mèneront campagne à l'étranger pour demander à la communauté internationale de faire pression sur Pretoria.BOIPATONG (Reuter) - La principale organisation syndicale sud-africaine a menacé hier de faire descendre dans les rues des millions de personnes si le président Frederik de Klerk ne démissionne pas.C’est la première fois depuis le massacre d’au moins 41 personnes dans la cité noire de Boipatong, le 17 juin, qu’un mouvement proche du Congrès national africain (ANC) réclame le départ du président de Klerk.« Si vous ne partez pas volontairement, nous vous y contraindrons par l’action de masse », a lancé Jay Naidoo, secrétaire général du Congrès des syndicats sud-africains (Co-satu), à des milliers de personnes réunies à Boipatong pour les funérailles de 37 des victimes.« Nous ferons descendre des millions de personnes dans les rues.Nous voulons le règne de la majorité et nous le voulons maintenant », a ajouté Jay Naidoo, applaudi par plus de 20 000 personnes qui ont scandé « De Klerk doit partir».La foule a atteint 40 000 personnes un peu plus tard.En arrivant sur le terrain de sport de Boipatong, cité noire proche de Johannesburg, où se tenaient les funérailles, l’archevêque Desmond Tutu a lancé une mise en garde contre le chaos qui menacerait le pays si le gouvernement ne modifie pas son attitude.« Nos frères sont considérés comme de la chair à canon, comme des pions dans les manoeuvres politiques.Nous avons besoin de vrais hommes d’État.La balle est dans le camp du gouvernement », a déclaré le prix Nobel de la paix.Si les négociations échouent, « notre pays s’enfoncera probablement dans l’anarchie et connaîtra un bain de sang que personne n’ose imaginer», a-t-il ajouté.La tuerie de Boipatong a amené l’ANC de Nelson Mandela à suspendre la semaine dernière ses négociations avec le pouvoir blanc.L'ANC accuse la police de soutenir le mouvement zoulou Inkatha dont des membres auraient perpétré le mas- Deux durs à la tête de l’armée russe MOSCOU (Reuter) — La Russie a nommé deux partisans de la manière forte à des postes clés, une décision qui pourrait donner à l’armée plus de poids dans les conflits ethniques qui embrasent l’ancien empire soviétique.Le général de division Alexandre Lebed a été nommé chef de la XlVe armée russe, stationnée en Moldavie, et le général Boris Gromov, qui avait supervisé le retrait soviétique d’Afghanistan, devient vice-ministre de la Défense, rapporte hier l’agence Itar-Tass.« Il n'est pas dans la tradition ou dans le caractère du Russe de rester les bras croisés lorsque des civils sont tués, blessés et mutilés devant nos yeux », a dit le général Lebed, cité par l'agence de presse.La XI Ve armée est stationnée dans la république du Diestr proclamée unilatéralement par les Slaves habitant à l'est du fleuve traversant la Moldavie.Le gouvernement moldave l’a maintes fois accusée de soutenir les séparatistes, ce dont elle se défend.« L’armée (russe) continuera de rester neutre.Mais le caractère de celte neutralité changera.Elle de- viendra une neutralité armée », a dit le général Lebed.« Nous n’avons pas l’intention de nous résigner à des génocides comme celui qui a eu lieu ici du 19 au 22 juin », a-t-il dit, en faisant allusion à la bataille de Benderi, qui a 300 morts il y a une semaine près du Dniestr.L’ex-armée soviétique, qui dépend maintenant de la Russie, est encore présente dans plusieurs républiques de l’ancienne URSS.Elle est censée rester neutre mais l’intensification des conflits en Moldavie, en Géorgie, en Azerbaïdjan ou en Arménie la rend de plus en plus vulnérable.La presse russe fait souvent état d’agressions contre des casernes ou contre les militaires eux-mêmes.Si les officiers et hommes de troupes, souvent russes, ne cachent pas leur sympathie pour les importantes communautés d'origine russe vivant dans les différentes républiques, leurs chefs ont toujours démenti qu'ils soutenaient activement les rus-sophones en conflit avec les autochtones.Mais récemment, le vice-président Alexandre Routskoi et le ministre de la Défense Pavel Gratchev ont sou ligné que cette neutralité avait des limites.Ils ont autorisé l’armée à riposter en cas d'attaque.Hier, des inconnus ont tiré sur la voiture du numéro deux de l’armée russe en Géorgie, le général Soufiyan Beppayev, qui ne se trouvait pas dans son véhicule, a rapporté la télévision russe.Peu après, le ministre de la Défense a exhorté les militaires russes stationnés hors de Russie de prendre leur mal en patience face aux manifestations d’hostilité, et de ne pas répondre aux provocations.Par ailleurs, le président Boris Eltsine a nommé vice-ministre de la Défense le colonel-général Gromov, qui a la réputation d’être un nationaliste dur.Lors des élections russes de l’année dernière, il figurait sur la liste de l’ancien premier ministre soviétique Nikolai Rijkov.Il a aussi été l’adjoint direct du ministre de l’Intérieur Boris Pougo, un des participants au coup d'État contre Mikhaïl Gorbatchev, en août dernier.Boris Pougo s’est suicidé après l’échec du coup de force, auquel il a toujours démenti avoir été mêlé.l’accusant d’avoir voué la Serbie à la guerre en Croatie et en Bosnie de l’avoir l’isolée.Une délégation représentant quelque 10 000 manifestants rassemblés devant le parlement yougoslave a toutefois laissé entendre après une entrevue avec le chef de l’État serbe qu’elle pourrait ne rien accepter d’autre que sa démission.C’est donc au son du timbre de minuit, ce soir, au moment du 125e anniversaire du Canada, les forces canadiennes de maintien de la paix dans l’ex-Yougoslavie entreprendront un dangereux périple en direction de Sarajevo afin de rouvrir l’aéroport de la ville et permettre l’arrivée des secours.Le capitaine Douglas Martin, porte-parole des Forces canadiennes à Daruvar, en Croatie, a indiqué que les troupes ont été prévenues hier de préparer un convoi de 300 véhicules pour la capitale de la Bosnie-Herzégovine.Les ordres officiels de départ, prévu ce soir à minuit, heure locale, devraient être transmis aujourd'hui aux 800 militaires canadiens sous l’égide des Nations unies, a-t-il ajouté.Selon le capitaine Martin, qui est âgé de 32 ans, les soldats étaient occupés hier à préparer leurs véhicules et leurs aTmes, et le groupe sera prêt 11 aujourd’hui.,j, « Et, alors que commencera ila Fête du Canada, le premier véhicule canadien franchira la ligne de départ en direction de Sarajevo.C’est Ae plus incroyable 125e anniversaire.» Martin, un résident d’Halifax originaire de Brandon, au Manitoba, a indiqué que les soldats sont excités et appréhensifs à l’idée de leur mission." « L’attente est terminée, l’attente est très frustrante.Il y a toujours cet élément de tension et de crainte mais les soldats travaillent bien dans ce genre de contexte.» La plupart des troupes du comfoi proviennent du Royal 22e, certaines unités étant issues du Régiment canadien royal.Le convoi comprendra également du personnel non-combat tant dont des ingénieurs et des éqqi-pes médicales.Le capitaine Martin a enfin »u diqué que des troupes françaises ap puieront l’action canadienne mais que « c’est à nous que revient de pro téger l’aéroport et des passages dans Sarajevo ».L’officier canadien n’a pas vodlu préciser ce que les casques bleus feront si jamais on leur tire dessus, révélant seulement que des plans d’urgence sont déjà établis.Les élections municipales confortent ï le président Aylwin | SANTIAGO (Reuter) — Le gouvernement du président chilien Patricio Aylwin a été conforté par les élections municipales de dimanche, les premières depuis 21 ans.La coalition pro-gouvernementale — la Concertation pour la démocratie — a remporté 53,3 % des voix, a déclaré hier matin le vice-ministre de l’Intérieur Belisario Velasco dans un communiqué, après dépouillement de 90 % des bulletins de vote.Les deux principaux partis de droite, dans l’opposition, ont à eux deux recueilli 29,8% des suffrages.« Ces résultats confortent notre gouvernement.C’est la confirmation claire et catégorique que le pays soutient la coalition », a déclaré le président Aylwin à la télévision juste après minuit.Le ministre des Finances Alejandro Foxley a déclaré à la télévision que ce vote équivalait à une approbation de la politique économique du gouvernement de centre-gauche.Ces élections municipales, les premières depuis 1971, sont une nouvelle étape du processus de démocratisation enclenché depuis la fin du régime militaire du général Augusto Pinochet en 1990.Elles constituent également un test dans la perspective de l’électinh présidentielle de 1993, à laquelle-le chef de l’Étal sortant ne pourra pas se présenter.il Huit millions d’électeurs chiliens étaient appelés aux urnes pour élfti» 2082 conseillers municipaux et mâj-res.ij Pour inciter les gens à voter, 1ë gouvernement avait provisoirement levé les restrictions de la circulation automobile décrétées à Santiafcb pour lutter contre la pollution, si Augusto Pinochet avait pris le pouvoir par un coup d'État sanglant en septembre 1973 et l’avait gardé 46 ans.I] En 1989, après l’échec d’un plébiscite, il avait du organiser une élection présidentielle, remportée par Patricio Aylwin.Le gouvernement de ce dernien â poursuivi la politique économique libérale de l’administration Pinochèt, qui a fait du Chili une des vitrinfes économiques de l’Amérique du Sud',, Mais les adversaires du gouvernement lui reprochent de ne pas faire profiter les couches défavorisées des fruits de la croissance et de se montrer réticent à demander des comptes aux militaires coupables de violations des droits de l’homme.” M.j i4 ' * * ! » » 'Mi i*' t * * M i « fl ***! # H ** ?m] ; k* ¦ ré'ij i i* * ?* * tu i » * 1 1 * * * n il « * **8 U ACTUALITE INTERNATIONALE *1 L’assassinat du président algérien provoque l’indignation à l’étranger Consternation chez les il Algériens de Montréal PARIS (Reuter) — L’assassinat du président algérien Mohamed Bou-diaf a semé la consternation à l’étranger, notamment dans le monde arabe, et sa condamnation est quasiment unanime.À Paris, le président François Mitterrand a exprimé sa « très vive émotion » et assuré l’Algérie de l’amitié de la France.« C’est avec une très vive émotion que j’ai appris la brutale et tragique disparition du président du Haut comité d’État de la république algérienne et populaire », a-t-il écrit dans un message de condoléances adressé au Haut comité d’État.« J’espère que l’Algérie saura surmonter cette lourde épreuve.File sait qu’elle pourra compter sur l’amitié de la France dans ce chemin », ajoute-t-il.À 'Punis, le président Zine Ben Ali a adressé un message aux autres membres du HCE leur rappelant que la Tunisie condamnait « terrorisme et extrémisme », allusion aux intégristes.En privé, des officiels n’hésitent pas à mettre ceux-ci clairement en cause.Tunis a décrété un deuil de trois jours.Toujours à Tunis, l’agence de presse palestinienne Wafa rapporte que Yasser Arafat, qui se trouve à Dakar pour le sommet de l’OUA, a présenté à la délégation algérienne ses « vives condoléances à la suite du martyre du président Boudiaf ».Le ministre algérien des Affaires étrangères, Lakhdar Ibrahimi, qui conduit la délégation algérienne à Dakar, a estimé que cet assassinat montrait les faiblesses de l’Afrique, qui « a payé le prix fort pour la violence, l’extrémisme et l’intolérance ».À Rabat, le roi Hassan II a adressé au HCE un message de condoléances dans lequel il déclare : « C’est avec une grande émotion et une profonde douleur que nous avons appris la nouvelle de l’assassinat de notre cher ami, son excellence le président Mphamed Boudiaf.Nous partageons la peine que vous ressentez à la suite de la grande perte que constitue la disparition de ce martyr et combattant dévoué ».Le souverain entretenait des liens d’amitié avec Mohamed Boudiaf, qui a passé plus de 20 ans en exil au Maroc.À Dakar où il participe au sommet de l’OUA, le président égyptien Hosni Moubarak, dont le prédécesseur Anouar el’-Sadate avait été assassiné il y a dix ans dans des circonstances similaires, a exprimé sa tristesse et son affliction.Mohamed Boudiaf, a-t-il dit, est « resté dévoué au service de son pays et de son peuple‘jusqu’à sa dernière goutte de son sang ».Au Caire, la Ligue arabe a « fortement condamné cet acte qui touche un chef d’État oeuvrant à unifier son pays et à rétablir sa fierté ».À Beyrouth, le premier ministre Rachid Solh a assuré que ce meurtre affligeait tout le monde arabe.À Damas, les media ont rapporté l’information sans aucun commentaire.Le dirigeant nationaliste sud-africain Nelson Mandela, qui se trouve également à Dakar, s’est dit abattu devant cette grande perte.Il rappelé qu’il avait suivi un entrainement militaire en Algérie avant d’être emprisonné pendant plus de 27 ans dans son pays pour lutte armée.Le sommet de l’OUA s’est ouvert par un hommage de son président sortant, le Nigérian Ibrahim Baban-gida, à Mohamed Boudiaf.Les participants ont observé une minute de silence.Le président sénégalais, Abdou Diouf, a déclaré que le président assassiné avait « lutté pour la dignité de son peuple et en faveur d’une Afrique libre, unie et unique».En Europe, les réactions sont similaires, et mêlées d’inquiétude quant à l’avenir de l’Algérie.« C’est alarmant, c’est une nouvelle catastrophique », estime-t-on de source proche de la Commission européenne à Bruxelles.Le président de la Commision européenne, Jacques Delors, a déclaré que l’organisation avait appris avec consternation l’assassinat de Mohamed Boudiaf.« La Commission est convaincue que les dirigeants et le peuple algériens seront en mesure de surmonter cette nouvelle épreuve avec raison et détermination », a-t-il déclaré dans un message de condoléances aux autorités algériennes.Toujours à Bruxelles, le ministre belge des Affaires étrangères Willy Claes a dit avoir pris connaissance de la mort de Mohamed Boudiaf avec consternation et espérer qu’elle « n’hypothèquera pas la poursuite des réformes iwlitiques et économiques» en Algérie.À Londres, le premier ministre John Major a « condamné sans réserve cet acte de violence » et rendu hommage au courage du chef de l’État algérien.A Washington, le département d’État a fait une déclaration allant dans le même sens.« Nous regrettons profondément l’assassinat aujourd’hui du président du Haut comité d’État.Ce meurtre insensé renforce notre conviction que la violence n’est pas la solution aux difficultés de l’Algérie.Nous appelons toutes les parties à éviter tout nouveau bain de sang », a dit Margaret Tutwiler, porte-parole.À La Havane, les autorités ont décrété deux jours de deuil national.Les chefs de la lutte pour l’indépendance algérienne, dont Mohamed Boudiaf, avaient reçu le soutien de Fidel Castro dans les années 1950-60.Boudiaf avait été choisi pour apaiser le pays ALGER (AFP) — Porté à la surprise générale, le 16 janvier 1992, à la tête du Haut Comité d’État (HCE, présidence collégiale) chargé de l’intérim de la présidence algérienne après la démission du président Cha-dli Bendjedid, Mohammed Boudiaf avait tenté d’apporter une légitimité historique à un pouvoir dont la légalité constitutionnelle était contestée par les principaux partis politiques algériens, du FIS au FLN en passant par le FFS.Dès son retour en Algérie après un exil de près de trente ans, M.Boudiaf, 73 ans, l’un des neuf chefs historiques de la révolution algérienne, s’est trouvé confronté à l’immense tâche de sortir son pays d’une situation à tous points de vue catastrophique.Son triple objectif, qu’il a à peine eu le temps d’amor.cer, était de rétablir l’autorité de l’État, relancer une économie moribonde et créer les conditions pour la reprise du processus électoral, avec l’organisation d’élections legislatives et présidentielles, après le raz de marée islamique au premier tour des premières élections législatives pluralistes en Algérie.Cependant, quelques jours avant son assassinat, il reconnaissait lui-même les difficultés à donner une légitimité réelle au pouvoir, en excluant toute idée d’élections présidentielles avant le retour de la paix civile.Son appel, début juin, pour une réconciliation nationale, a travers la création d’un Rassemblement national dont les islamistes auraient été exclus, aura fait long feu.Né à M’sila (hauts plateaux de l’est) en 1919, engagé très jeune dans le combat nationaliste, d’abord au Parti du peuple algérien (PPA), puis aux côtés de Messali Hadj, il fut l’un des fondateurs en 1947 de l’Organisation spéciale (OS), embryon de la lutte armée.En 1954, il est membre fondateur du Comité révolutionnaire d’unité et d’action ((’RUA), préfiguration du Front de libération nationale (FLN), membre en 1956 du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA), puis vice-président du Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA), dirigeant enfin de la puissante Fédération de France du FLN.Mince, le crâne largement dégarni, le visage en lame de couteau.à peine marqué de rides, il symbolisera immédiatement après l’indépendance en 1962 le refus de la « magouille» politique.Elle était incarnée alors, selon lui, par son compagnon de détention en France, Ahmed Ben Bella, porté au pouvoir avec le soutien de l’état-major dirigé par le colonel Houari Bou-médienne.Moins de trois ans plus tard, c’est Boumédienne qui renversera son protégé.L’obstination de Mohammed Boudiaf à réclamer la fin du FLN — dont la mission se limitait, selon lui, à arracher l’indépendance du pays — et son refus du système du parti unique, le mèneront en prison, en juin 1963, puis en exil volontaire au Maroc en novembre de la même année, où il séjournera en vivant d’une petite industrie.L’intransigeance morale de Mohammed Boudiaf s’exprimera au détriment de son propre parti, le Parti de la révolution socialiste (PRS), qu’il abandonnera brutalement en 1979, après la mort de Houari Boumédienne.Un terme est mis ainsi en 1979 à des années d’opposition clandestine, de tentative d’encadrement et de mobilisation contre le régime de Boumédienne, ce que certains de ses compagnons ne lui pardonneront pas.Dés lors, M.Boudiaf se replie sur un rôle d’observateur de la vie politique de son pays.Sollicité en 1988, après les émeuies sanglantes d’octobre, pour rentrer au pays comme tous les autres anciens dirigeants algériens en exil, notamment Ahmed Ben Bella et Hocine Ait Ahmed, il refuse.La montée du Front islamique du salut (FIS), qu’il disait ne pas comprendre, constituait son principal sujet d’inquiétude.Coincidence ou pas, son assassinai est intervenu deux jours après l’ouverture du procès des deux dirigeants du FIS, Ali Belhadj et Abassi Madani.Jean Dion LES VOIX des Algériens de Montréal se sont unies, hier, pour dénoncer l’assassinat du président Mohamed Boudiaf et faire part de leur consternation à la suite de cette nouvelle épreuve dans la difficile quête de la démocratie en Algérie.Les quelques Montréalais d’origine algérienne joints par LE DEVOIR dissimulaient mal leur dépit devant cet attentat et ont témoigné de leur inquiétude, quoique toujours mêlée d’espoir, quant à la suite des événements.Pour M.Krimo Bouaou, ingénieur et membre de l’association socio-cul turelle algérienne Averroès, il ne fait guère de doutes que l’assassinat de « la seule personne suffisamment crédible pour mener la barque de l’Algérie et y assurer la continuation du processus démocratique » augure bien mal pour l’avenir du pays.Le président Boudiaf, rappelle M.Bouaou, n’avait jamais trempé dans les « magouilles » qui ont caractérisé l’exercice du pouvoir algérien depuis trois décennies.Or, dans un pays où la légitimité historique fail foi de tout, la disparition violente de cet homme risque d’avoir des conséquences très graves.« L’accession à la présidence répondait, pour Mohamed Boudiaf, à un seul et unique objectif : sauver l’Algérie du marasme dans lequel elle est enfoncée.Un marasme économique qui a notamment conduit à la désillusion chez les jeunes et dont seul le redressement peut ramener le pays sur sur ses rails.M.Boudiaf avait pu dénicher quelques sources de financement à l’étranger, mais il faut maintenant craindre que l’instabilité politique ne rende encore plus ardue cette quête.» Néanmoins, M.Bouaou a dit maintenir un grand espoir dans le peuple algérien.« L’Algérie devait célébrer sous peu le 30e anniversaire de son indépendance.Cet événement prend maintenant un tout autre sens.J’ai à la fois confiance dans les capacités du peuple algérien de se reprendre en mains à la suite de cette tragédie, et très peur quant à l’avenir.» Également actif au sein du groupe Averroès, M.Djamel Khellef n’a pas hésité, à qualifier de « lâche » l’assassinat, mentionnant que le président Boudiaf venait de « tomber sous les balles des ennemis du progrès et de la liberté.Il incarnait l’espérance d’une Algérie des lumières face é l’obscurantisme et à la barbarie ôë fanatiques pseudo-musulmans ».« Les mots sont impuissants à traduire ma profonde peine et je retient difficilement mes larmes », a cojrv menté M.Khellef.Pour sa part, la journaliste et écrivaine Nadia Ghalem s’est dite « catastrophée », ajoutant « comprendre difficilement comment des Algérie!# peuvent combattre d’autres Algê riens.Nous faisons pourtant partie d’une génération (celle d’après-tn-dépendance) qui a grandi entouré des notions de fraternité et de sol darité.» Selon elle, M.Boudiaf était un homme sage, qui avait eu tout I.temps de réfléchir en dehors des hu bituels tractations et jeux de pou voir.À ce titre, il incarnait un vén table espoir de règlement des probl -mes.Mme Ghalem s’est néanmoins fai1 l’écho de M.Bouaou quant à l’avenu de son pays d’origine.« Je crains tout.Tout peut arriver.Mais gÿ même temps, je conserve une grande confiance dans le peuple algérien ».Mme Ghalem a aussi tenu à repla cor les événements, au-delà des trou blés internes auxquels est en proie l’Algérie, dans un contexte plus large.« Il est clair que le règlement de la situation passe un redressement économique.Tous les espoirs de la jeûné génération sont fondés là-dessus.Or on peut se demander à qui le blâme doit être vraiment attribué.Les pays riches ont également leur rôle à jouer dans l’étranglement des plus pauvres.Le tiers monde est une bombe à retardement.»» Enfin, « consternée », la coordonnatrice de l’Association Solidarité Femmes Algérie, Mme Nora Hamdi, a dit craindre que le pays ne soit An bord de troubles encore plus impor lants.! « La situation économique, loin n TRANSPORTEUR OFFICIEL r/c CANADA 125.Pour plus de renseignements, 1-800-361-1992 Chevrolet Of » ICIAL VEHICLE • VFHICUI F Ol I IL’.U I ?Su «>'l ¦ M ata « iiili A 10 B Le Devoir, mardi 30 juin 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (8494456) — Batman Return 12 h 4S, 3 h, 5 h 15, 7 h 30,9 h 45 II: Lethal Weapon 3ven.au mar.1 h 15.3 h 45,7 h 10,9 h 30-4 League ot their Own mar.jeu.1 h 15,4 h, 7 h, 9 h 30111: Unlawful Entry 1 h, 3 h 10,5 h 20,7 h 30,9 h 40 IV: Basic Instinct yen.au mar.2 h 55,9 h 15— Enclno Man van.au mar.1 h, S h 25,7 h 20— Lathal Weapon 3 mar.jau.1 h 15,3 h 45,7 h 10, 9h30 BERRII: (849-3456) — La retour de Batman 1 h 30.4 h 30, .7 h, 9 h 30 II: Basic Instinct 9 h 2b— FemguBy Isa aventuras da Zak et Crysta 1 h30,3 h, 4 h 30,6 h, 7 h 30 III: Alton 31 h 45,4 h 15.7 h, 9 h 15IV: Coyote 1 h 30,3 h 30.5 h 30,7 h ' 30,9 h 30 V: L'arma fatale 3 \ h45,4h30.9h 30— Basic Instinct 7 h BONA VENTURE I: (8490456) - Thundarhsari 7 h, 9 h 10 lh My Cousin Vhwtyl h 10,9 h 20 BROS8ARDI: (8493456) -La cité de la lois van.au mar.1 h 40,7 h.— Basic Insünctven.au mar.4 h 15,9 h 30— Horizons lointains mar.Iau.1 h 30,41)15,7 h, 9 h 40 II: Ldo/o 7 h 55,9 h 55— FemguUy Isa aventures de Zak et Cryata 1 h 35,3 h 15,5 h, 6 h 30 III: Coyote 1 h .30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30,9 h 40 CARREFOUR LAVAL 1: (8493456)- FemguUy les aventures de Zak et Crysta yen.au mai.2 h, 3 h 40,5 h 20,7 h.— Basic Instinct van.au mar.9 h 25— Horizons lointains mer.jau.1 h 30.4 h 20,7 h, 9 h 40 2: Unlawful Entry 1 h 50,4 h, 7 h, 9 h 30 3: Cojrotol I)35,3h35,5h35,7h 35,9 h 40 4: Housesltteryen.au mar.1 h 30,3 h 30.5 h 35.7 h 40,9 h 45, mer.jeu.1 h 30,7 h 10-Baslc Instinct mer.jeu.4 h 20,9 h 25 5: Léolo van.au mar.1 h 35,4 h 10,7 h 10,9 h 35, mer.jeu.7 h 40,10 h.— FemguUy les aventures de Zak et Crysta mer.jeu.2 h, 3 h 40,6 h.6: Allen 31 h 40.4 h 15.7 h 05.9 h 35 CENTRE EATON 1: Mil- Batman Returns 12 h 30,3 h 20,6 h 15,9 h 102: Batman Returns 2 h, 5 h, 8 h.3: L'homme rfEndno 12 h 50,3 h, 4 h 55,7 h 10,9 h 25 4: SockW Nonne 12 h 45,2 h 55.5h,7h 05,9h305: Lethal Weapon 3 U h 40.3 h 55,6 h 45,9 h 20 6: Lucky Luke 12 h 35,2 h 50.4 h 50.7 h, 9 h.CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl (849-3456)- Unlawful Entry S h, 7 h 15,9 h 30 2: Basic Instinct 4 h 30,9 h 30— Allen 3 7 h.3: .Housesltter5h,7h,9h CINÉMA FESTIVAL: 35 MBton (8497277)- CINÉMA JEAN-TALON: MO- The Hand that Rocks the Cradtelh 10,9h30 CINÉMA OMÉGA 1: - Plnocchlo 1 h, 3 h, 5 h, 7 h.— L'arme fatale 3 9 h.2: «tour de guerre 1 h, 3 h 30,7 h, 9 h 30 3: Rock'N Nonne 1 h.3 h 05,5 h 10,7 h 20,9h 304: Lucky Lukel h,3h,5 h, 7 h 15,9 h 15 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.SRaurenl, MO (843-6001 ) — Leroi du drum22 h.(2au 11 juillet) CINÉMA PARIS: MU (875-7284)- mar The Power ol One 3 h — Kafka 5 h— Daughters ol the Dust 7 h 15— Matador 9 h 30— mar.Daughters ol the Dust 2 h 30,9 h 45— Mississippi Masala 4 h 45— City ot Joy 7 h CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada (8493456)- Housesltter2 h, 4 h 25,7 h, 9 h 152: Allen 31 h 40,4 h 20,7 h.9 h 253: Poison Ivy) h 30,3 h 20,5 h 10,7 h 10,9 h 104: Far and Away 1 h 30,4 h 15,7 h, 9 h 40 5: Unlawful Entry 1 h40,4h05,7h,9h206: ThePtayerU) 30,4 h, 7 h, 9 h 20— A League ol their Own mer.jeu.1 h 35,4 h 10,7 h, 9 h 30 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— mar.Frantic 1B h 35— Cinéma Paradlso 20 h 35— Festival International de Jazz de Montréal: le roi du drum 22 h.(1er au 12 juMet) CINÉMA V - 1:5560 Sherbrooke 0.(4895559) -Patriot Games 7 h, 9 h 30 2: Slater Act! h 15.9h 40 CINÉPLEX I: (8493456) - Housesltter am.3 h 10, 5 h 15, 7 h 20,9 h 30 2: Urge sem.7 h 05, -Tous les matins du monde3 h 30,9 h 30 III: Aces, Iron Eagle 3 7 h, 9 bIV: La fleur du mal 2 3 h 15,7 h, 9 h 15 V: Le retour de Howards End sem.3 h 45,6 h 30,9 h 10 VI: Basic Instinct sem.3 h 30, 7 h, 9 h 25 VII: Far and Away sem.3 h 40,6 h 25,9 h VIII: Allen 3 am.3 h 10,5 h 15.7 h 20,9 h 30IX: Deep Coverven.au mar.1 h 05, 3 h 15, 5 h 25, 7 h 40,9 h 40— A League ol their Own mer.jeu.1 h, 3 h 40,7 h 05,9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS I: (8493456)- Cité de la Joleven.à mar.1 h 30,4 h 10,7 h, 9 h 35— Horizons lointains mer.jeu.1 h 40,4 h 20,7 h, 9 h 40 II: L«o/o2 h, 5 h, 7 h 20,9 h 40 III: Côte d'Adam 1 h 30,3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 30IV: MON MONTRÉAL À MOI La Corporation des Célébrations du 350* anniversaire de Montréal et l’Union des écrivaines et des écrivains québécois vous invitent à participer au concours “Mon Montréal à moi".30 ouvrages rendant hommage à Montréal ont été sélectionnés dans différentes catégories par un jury formé à cet effet.Ces 30 ouvrages, dont six seront primés par le jury, constituent la PETITE BIBLIOTHÈQUE OU PARFAIT MONTRÉALAIS".Un septième ouvrage sera primé par le public.Nous vous Invitons donc à voter pour le livre de la “PETITE BIBLIOTHÈQUE" que vous préférez.Le titre qui recueillera le plus de voix s'ajoutera aux six ouvrages couronnés par un prix et pour lesquels les auteurs recevront une bourse de 2,000$ lors de la cérémonie officielle de remise des prix en septembre 1992.En votant, courez la chance de remporter le premier prix offert par LE DEVOIR, soit “LA PETITE BIBLIOTHÈQUE DU PARFAIT MONTRÉALAIS”, constituée par les 30 ouvrages sélectionnés par le jury ou l’un des 20 lots des sept livres primés.Les noms des gagnants seront tirés au sort en septembre au moment de la remise des prix.Les coupons de participation seront publiés dans Le Devoir, les lundi, mercredi et samedi.FICTION (PROSE, POESIE ET THÉÂTRE Let Belles-Soeurs Michel Tremblay, Leméoc Éditeur Bonheur d'occasion Gabrieli# Roy, les éditions internationales Alain Stanké Une certaine fin de siècle Claude Beausoleil, Éditions du Noroît/Castor Astral Ces spectres ogltés Louis Hamelln, XYZ éditeur Les Fridolinodes (tome 1 ) Oration Oéllnas, les Quinze, éditeur La grosse femme d'à càté est enceinte Michel Tremblay, leméoc Éditeur La Jument des Mongols Jean Basile, Éditions de l'Hexagone Maryse Francine Noël, VLB Éditeur Le Matou Yves Beauchemln, Éditions Québec/Amérique Le Nex qui voque Ré|ean Oucharme, Éditions Gallimard La petite patrie Claude Jasmin, Éditions La Presse The Apprenticeship of Duddy Kravltx Mordecai Richler, McClelland & Stewart The Other Languoge: English Poetry of Montreal Anthologie présentée par Indre Fa riras The Muses Co./la compagnie des muses Two Solitudes Hugh MocLennon, Macmillan of Canada Zone, Marcel Dubé, leméoc Éditeur L'ouvrage que je préfère parmi les 30 titres de la La petite bibliothèque MONTREALAIS I > est le suivant: Titre: Auteur: Éditeur: Voici mes coordonnées: LITTERATURE JEUNESSE Nom: ; i Ahl belle cltél/A beautiful city Stéphane Poulin, les livres Toundra Alfred dans la métro Cécile Gognon, les Éditions Héntoge Les catastrophes de Rosolie Ginette Anfouste, Les éditons de la courle échelle Un serrurier en Nouvelle-France Danielle Pigeon et Hélé ne ChoHebois-Dumais, Éditons du Méridien Le visiteur du soir Robert Sowlières, Éditions Perre Tisseyre ESSAI, OUVRAGE HISTORIQUE ET ALBUM D'ART ET DE PHOTOS Adresse: Ville: r L'architecture de Montréal Pierre-Richard Blsson, Raymonde Gauthier Éditons libre Expression/ Ordre des architectes du Québec Guida dos stylos et des bâtiments: l'architecture de Montréal François RobiNard et Brian Merrett, Éditions du Méridien Histoire de Montréal depuis la confédération Pool-André Linteau Éditons du Boréal Mode GéHn-Lajoie, de mère en fille, la cause des femmes Hélène Peiletter-BoHlargeon, Éditions du Boréal Montréal Michael Drummond et Michel Tremblay, Éditons Hurtubise HMH Montréal en prose Anthologie présentée por Nathalie F redette, I editions d* l'Hexogone Montréal, esquisse de géographie urbaine Rooul Blanchard, VLB Éditeur Montréal, son histoire, son architecture (tome 1 ) Guy Pinard, Éditons la Press* Montréal, une esquisse du futur Jean-Ctovde Marsan, I Q P C Promenades littéraires dans Montréal Monique LoRue et Jean-François Chottay, Éditions Québec/ Amérique» Code postal: Téléphone: Vous pouvsz déposer votre coupon de participation dans l’une des bibliothèques ou librairies ci-dessous ou le poster directement à l'Union des écrivaines et écrivains québécois, C.P.96, Succursale C, Montréal, (Québec) H2L 4J7.Bibloirie CO JL, Bibliothèque Centrale, Bibliothèque tfnnlannr teISlfl,lf4l 1 ,Mia Tm m rti R il i 11 ii |4i A 11, • — rronrenoc, mouomeque ueorger*von*er, MDuoTTteque Maisonneuve, Bibliothèque Marie-Ugway, Bibliothèque Mercier, Bibliothèque Nationale du Québec, Bibliothèque Plateau Mont-Royal, Librairie Agence du livre, UDro'ne vnarnpigny, uuruines uemorc (Duvemay, Fleury, Complexe Desjardins), Librairies Demarc, Librairie du Square, librairie Flammarion (laurier), librairie Flammarion (Angrignon), Librairie Gallimard, librairie Hermès, Librairie Baffin, Librairie tenoud-Bray, Librairie Zone Libre.3 5 0 A N S UNION des écrivains et écrivains que!>ecui« LE DEVOIR MONT Rf.AI f é I e The Player va n.au mar.1 h 45.4 h 20,7 h, t h 30- La cité de la Jolaim.jau.1 h 30,4 h 10,7 h, 9 h 35 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouaat Bout.Rané-Lévaaqua, MU (283-8229)— Las Iris/Mon Amérique i mol 19 h — Le steak 20 h.(du 17 au 30 juin) CONSERVATOIRE D'ART CINEMATOGRAPHIQUE: (8493878)- mar Blackout 20h 30 CRËMAZIE: (849FILM) - Le retour de Ho-warda End 8 h DAUPHIN I: (8493456)-Laoto7hia9h30.il: The Player 7 h, 9 h 20 CINEMA DÉCARIE 1: (8493450)- Unlawful Entryl h.9 h 25 II: HouesdtSerih 15,9 h 20 DORVALI: (631-9586) - Batman Ratums 2 h, 5 h, 8 h.Il: Lethal Weapon 39 h 30— Plnocchlo 1 h.3 h 05,5 h 10,7 h 15 III: Stotor Art 12 h 30.2 h 45.5 h 15,7 h 25,9 h 35IV: Patriot Oa-mea 1 h, 3 h 45,6 h 30,9 h 10 DU PARC 1: (844-9470)- Batman Returns 6 h 15,9 h 15 2: Saftiian Rotomo 8 h 3: Stotor Ad 7h,9h DU PLATEAU 1: (521-7870)- Plnocchlo 12 h 30.2 h 30,4 h 30,8 h 25- Rock'N Nonne 8 h.9 h 50 2: Jeux do guerre 1 h 45,4 h 40,7 h 06,9 h 25 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1: -Indochine» h 30- Plnocchlo 12 h 30,2 h 30,4 h 30,6 h 30 2: Lelhal Weapon 31 h 3a 4 h 10,7 h, 9 h 35, mer.jau.9 h 05— Boomerang mar.|eu.1 h 30,4 h 10.8 h 50,9 h 30 3: Batman Relume 1 h 15,4 h 15,7 h 15,10 h 15 4; Patriot Games 1 h, 3 h 40,6 h 20,9 h, — 5: Enclno Man van.au mar.9 h— Plnocchlo 12h30,2h30,4h30,6h 30- fc Stotor» Ad 12 h 15.2 h 3a 4 h 45,7 h, 9 h 15 7: Batman Ratums 12 h 15,3 h 15,6 h 15,9 h 15 ft Batman Ratums 12 h 15,3 h 15,6 h 15,9 h 15 FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (8493456)-Allana 3ven.au mar.1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 20— A League otThatr Own mar.jau.1 h 30,4 h 15,7 h.9 h 25 2: Poison Ivy 1 h 30.3 h 20,5 h 10.7 h 10,9h103: Howards End2h,5h,8h4: The Playar2h 15,4 h 40,7 h, 9 h 15 GOETHE-INSTITUT MONTREAL: (4990159)- GREENFIELD I: (671-8129) - Batman Relume 12 h 30,3 h 30,6 h 30,9 h 30 2: Patriot dames 9 h 15- Plnocchlo 12 h 2S, 2 h 25,4 h 25,6 h 25 S: Joua de guerre van.au mar.• h 25,9 h 15— Lucky Lukeven.au msr.I2h30,2h30,4h30— Boomerang mar.jau.1 h 30,4 h 15,7 h, 9 h 40 IMAX: Vlaux Port da Montréal (496-4629)— Antarctica version tnnçtiss: 10 h 30,11 h 30,13 h 20,14 h 15.15 h 10,16 h 06,17 h, 19 h 30,20 h 30, vanion anglaise-.12 h 25,18 h 30- Las Rolling atones 21 h 30 (juaqu'au 13 aaplloua laa jour») IMPERIAL: (2897102) - Patriot Games 12 h, 2 h 15,4 h 35,7 h, 9 h 30 LAVAL : (6897776) -1 : Jeux de guerre 1 h 40, 4 h 20.7 h, 9 h 30 2: Batman Raùsma 12 h, 3 h, 6 h, 9 h 3:8lster Act12 h 45,3 h 05,5 h 05,7 h 15, 9 h 35 4: Enclno Men van au mar 9 h 20 — PF-nocchlo 1 h, 3 h, 5 h, 7 h.S: Indochine 12 h 10, 3 h 10.6 h 10,9 h 10 •: L'homme d'Endno 1 h, 3 h, 5 h 10,7 h 15,9 h 25 - 7: Roe*W Nom# 12 h 40,3 h, 5 h.7 h 10,9 h 30 8: Lethal Weapon 3 1 h 40,4 h 20.7 h, 9 h 20 mar.jau.9 h 20- Boomerang msr.jeu.1 h 30,4 h 10,6 h 55,9 h 25 9: PatriotGame 1 h 30,4 h 10.6 h 50,9 h 3010: Batman Return» 1 h, 4 h, 7 h, 10 h.11 : Batman Returns 1 h, 4 h, 7 h, 10 h.12: Lucky Luke 12 h 30,2 h 40,5 h, 7 h, 9 h.LAVAL 2000 1: (8493458)- Le retour de Batman 1 h 55,4 h 25,7 h, 9 h 30 2: L'arme fatale 31 h 30,7 h 20- La cMé de la Joie 3 h 40,9 h 20 LOEWS 1^861-7437) - Batman Ratums 12 h, 3 h.6 h, 9 h.Il: Slater Act) 2 h 15,2 h 30,4 h 45,7 h.9 h 15 III: Stotor Act 1 h 15,3 h 30,5 h 45,8 h, 10 h 151V: Casablanca 12 h 20,2 h 35,4 h 50,7 h 05,9 h 20 V: Where Angela Fear to Tread 1 h 30,4 h, 6 h 30,9 h 05 OUIMETO8COPE:(525-8600) — mar.Salla 1: La sarrasins 19 h 16— Lae yeux noirs 21 h 15.— Salle 2: Medlterranso 19 h — La bande des quatre21 h—mer.Salle): La Belle Noteeue» 19 h.— Salla 2: Conte d'hiver 19 h 15— Ban» témoin» 21 h 30 OUTREMONT: (278FILM)- PALACE1: — Lethal Weapon 3 mar.12 h 15,3 h 15,6 h 15,9 h, mer.jau.1 h.4 h, 6 h 45,9 h 20 II: PtooccMo 12 h 20,2 h 20,4 h 35,6 h 35,8 h 35111: Wayne's Woridven.au mar.12 h 40,2 h 50,5 h, 7 h 25,9 h 30IV: Class Act12 h 20,2 h 25,4 h 40, 7 h, 9 h 15— Boomerang mer.jeu.12 h 15,2 h 50, 5 h 30,8 h 10 V: Lathal Weapon Zven.au mar 1 h, 4 h.6 h 45,9 h 20— Boomerang mar.jau.1 h 15.3 h 50,6 h 30,9 h 10 VI: Enclno Man 12 h 30.2h45,5h.7h2S,9h36 PARADIS I: (354-3110)- mar.Beethoven 1 h-BesIL détective privé) h 05— Bugay) h 10— Au bout da aol 2 h 35— Capitaine Crochet 2 h 46— White Bande 3 h 40— La postière 7 h — La cobaye! h 10— Flemme sur glace 7 h 15— Les somnambules S h 50— Being at Homs with Clauds 9 h 15— Arrêta ou ma mère va tirer9 h 20— mar.Capitaine Crochet 1 h.— BaeU détective privé 1 h 05— Being et Home with Claude 1 h 10— Au bout de soi 2 h 35- Flemme eut Macs 3 h.— flaatfio vn 3 h 30— Lee somnambules 7 h— Arrête ou ma mère va tirer 7 h 10— White 8and» 7 h 15— Le postière 8 h 45— L» cobaye 9 h.— Bugey 91\ 16 PARISIEN I: (8693866)— Le» amants du Pont-neuf 1 h 10,3 h 45,6 h 30,9 h 10 II: Epouse» et concubine» 1 h 20.4 h, 6 h 40,9 h 15 III: La vlallle qui marchait dans la mar 12 h 50,3 h, 5 h 10,7 h 20,9 h 30, jau.12 h 50,3 h, 5 h 10IV: to-dochlnel h, 4 h 30,8 h V: Jeux de guerre 12 h 30.3 h 30,7 h, 9 h 30 VI: Indochine 12 h, 3 h, 6 h, 9 h 05, jau.12 h, 3 h.7: Jauz da guana2 h, 5 h, 8 h 15, jau.2 h, 5 h.PLACE ALEXIS NIHON 1^849-3456) - Unlaw-lul Entry 2 h, 4 h 30,7 h, 9 h 20 II: HotmeaUar 1 h 45,4 h, 7 h 30,9 h 45 III: Far and Away) h30, 4h1S.7h.9h40 PLACE LONGUEUIL 1: (8493456) - La retour do Batman 1 h 30,4 h 15,7 h, 9 h 35 2: AHan 31 h 45,4 h 20,7 h 05,9 h 45 PLAZA COTE DES NEIGE8: (8493456)-1: Houasslttarven.au mar.1 h 30,3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 35— A League ot thalr Ovm mar.jau.1 h35,4h15,7h,9h352: ThePlayer ven.4mar.1 h 45.4 h 20.7 h.9 h 25- HouaeaHtarmer.jau.1 h 30,3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 35- 3: Howards End2 h, 5 h, 8h 4: Far and Away lun.mar.1 h 30.4 h 10, 7 h.9 h 35— T7»m Playermt< jeu.1 h 45.4 h 20,7 h, 9 h 25 S: Unlawful Entry 2 h, 4 h 30,7 h 10,9 h 30 6: Le retour de Batmen 1 h 40.4 h 20,7 h, 9 h 35 7: Poison Ivy 1 h 30,3 h 25, 5 h 20.7 h 15,9 h 15 LE RIALTO: 5723 ava du Parc, Mil (274-3550) -mar.A Women’s Tale 7 h 15— Thunderheert 9h30 VERSAILLES l:(353-7880) - Jeux de guerre 1 h, 3 h 45,6 h 30,9 h 10 II: Balman Relume 12 h 30,3 h 30.6 h 30,9 h 30 III: Lethal Weapon 3 van.aumir.Oh — Ptnoeddol h,3h,5h,7hlV: Rock’N Norm 12 h 40,3 h.5 h, 7 h 1a 9 h 30 V: Lhomme tTEndnot h 39— Lucky Luke 12 h 30.2 h 50.5 h, 7 h.VI: Patriot Games 1 h.3 h 45.6 h 30,9 h ia mar.jau.9 h 10- Boomerang mar.jau.1h.3h45.6hi0.9h10.CINÉMA QUÉBEC CANARDIÊRE: (661-8575)—For and Away 20 h CINËMA LIDO: -Le retour de Batman 13 h.18 h 45.21 h 15- Coyote 13 h.19 h, 21 h 15- La cité da la Jola 13 h.18 h 45- Basic Instinct 21 h 10- Allan 313 h, 18 h 45,21 h 10- Jauz da guanel» h 45,21 h 15- FamguUy 13 h LE CLAP: (660CLAP)- Alton * 12 h 45,15 h, 17 h 15.19 h 30,21 h 40 GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)-Lftomme d’Endno 12 h 35,2 h 35,4 h 45,7 h, 9 h 20, jau.12 h 35,2 h 35,4 h 45,9 h 40- Batman Ratums 1 h, 4 h, 7 h, 10 h.— Jauz da guane9 h 40-PfnoccMo 12 h 15.2 h 05,3 h 55,5 h 40.7 h 25— Jauz daguarre 12 h 15,2 h 30,4 h 50,7h 10.9 h 40-/mtoeft/no 12 h 10,3 h 05,6 h 10,9 h 10- Rock'N Nonne 12 h 40,2 h 45,4 h 55.7 h 20.9 h 30 PLACE CHAREST: (5299745)- Le retour de Batman 13 h, 16 h, 19 h, 21 h 45— Lucky Luke 13 h 30.19 h 20, mer.jau.13 h 30, 16 h 30-L’arma fatale 313 h 50,16 h 45.19 h 15,21 h 50, mar.jeu.19 h 15— HouaMJIter16h30,21 h 25, mer.Jau.21 h 50— Horizon» lointaine mer.jau.12 h 30,15 h 30,19 h, 21 h 40- Staate /nettoct13 h 20.16 h 15,19 h 15,21 h 45- FemguUy 13 h 30, 15 h 20,17 h 05,19 h.— La cité de la Joie 21 h— Léolo 12 h 30,15 h 30,19 h 10,21 h 30- Coyole 12 h 15.14 h 25,17 h.19 h 45,21 h 50— Alton J13 h 45,16 h 30,19 h 25,21 h 56 PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)- Jeux de guerre» h 30,9 h.— Batmen Returns 6 h 20,9 h 10 8TE-FOY1: (6590592)- Batmen Relume 2 h, 5 h, 8 h.2: Indochine 2 )\ 15,5 h 15,8 h 15 3: Pl-nocchlo 2 h, 3 h 45,5 h 55,7 h 25, mer.jau.2 h.SUR SCENE LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Oenla, Montréal (844-0882)— Cari Tremblay, la 30 juin à 22h.30- Al Ward, las 1-2 juillet à 22h,30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rua Aylmer, Montréal (842-8656)- La Quatuor da Johnny Scott at Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar.19h.É 24h„ mar.au van.I7h.30 à 22h.— La Trio da Charlie Biddle, an permanence du mar.au van.à compter da 22h.,sam.à compter de 21 h.30—Billy Georgette, aniste/chanteur, lun.mar.de 17h.A 19h.— Trio lly Georgette, Mm.de 18h.à 21 h.30— Le trio da Bernard Primaau, lea dim.da 18hJ0 i 24h.BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 SFHubert, Montréal (842-2806)- 9a édition du Festival da la chaneon da Montréal, du 24 juin au 11 juillet mar.au dim.à 22h.BOITE A CHAN8ON8 LES DEUX PIERROTS: 114 est St-Paul, Vieux-Montréal— Lé groupa Red al Gilbert Lauzon, du 29 juin au 5 juillet a20h.CAFE THÊLËME: 311 est Ontario, Montréal- Festival de Jazz: la 1 er juillet, Nad'i Household Pats Jazz Band, i t9h.30 CHRIST CHURCH CATHEDRAL: Ste-Cithert-ne/Université, Montréal— Récital d’orgue da compositions canadiennes, Gerald Wheeler, organiste, la 1er juillet à 12h.30 EGLISE ST-JAMES UNITED: 463 ouaat StfrCft-therine, Montréal (2899245)- Récital d'été, Wllhal-mlna Tiemersma, organiste, ia 30 juin è 12h J0 FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAU- DIÊRE: Église St-Jacques, routa 158 à l'ouest de Joliette— Requiem de Duruflé, Choeur Polymnie sous la dlr.da Jean-Pierre Gulndon, oeuvres de Duruflé, Fauré, Franck, Mendelssohn, Brahms «t Pépin, le 30 juin à 20h.IMAGES DU FUTUR: Vieux-Port, Montréal (849 1612)— Exposition internationale, Art Nouvelles Technologies et Communication, ouvert tous les jours, du 15 mai au 20 sept.92, de 10h.à 23h., dim.jusqu'à 21 h.LE CIRQUE: 2112 St-Oenis, Montréal (967-7668)-Snack'n Jazz tous les lun.et mar.à 21 h.avec C.Pe-pasoff et L Soulier.LE LION D'OR: 1676 est Ontario, Montréal (842-2808)— Nuit magique da la chanson, plus d'une cinquantaine d'artistes dont: Dan Bigras, Danielle Oderra, Jim Zeller, Philippe Noireault, la 30 juin de 20h.à 8h„ 12 heures da spectacles pour venir en aide à la Maison du Parc MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ava Wolfe-Montcalm, Québec (419643-2150)— Cinémuaée: Tel qu'en Lemieux e< Jean-Paul Lemieux, le 30 juin à 14h.ORATOIRE 8T-JOSEPH: 3800 chemin Rem»44a-rie, Montréal (733-8211)— Les Concerts Spirituels présentent un concert d'orgue donné par Rachel Laurin, oeuvres de Laurin, Daveluy, Bach et improvisation, le 1er juillet à 20h LE PTTT CAFÉ: 1104 est Ontario, Montréal— Jazz: Luc Langkxs, vibraphone si Denis Poiiquln, guitare, Ie30jutnà20h.30 RE8TO-BAR DES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques-Cartier, Montréal (861-0188)— L’Ensemble da Dave Turner, les jeu.à 20h.30, les van.et Mm.é 21 h.30- Dana la cadra du Festival de jazz, Invité le 1er juillet Brian O'Kane, trompette 80CIÉTÉ CAFÉ: 1415 ruade la Montagne, Montréal— La Pâlit Club: Musicians da jazz eide rhythm & blues, lee jau.van.sam.à 22h — Les 2-3-4 juillet, Stéphanie Biddles THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux Montréal (8497306)— • Opéra fou • spectacle de marionnettes, conception et m.an s.Vladimir Agaev, aam.et dim.i 15h.THEATRE MAISONNEUVE: Place des arts.Montréal (842-2112)— La nouvelle création de Carbone 14 « Le café des aveugles > conçue et m.en a.Gilles Maheu, du 18 au 22 août à 20h.30.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherlne, Montréal (861-0583)- .Marcel poursuivi par les chiens • de Michel Tremblay, m.en s.André Brassard, prolongation jusqu’au 4 juillet BATEAU-THEATRE L’ESCALE: autoroute 20.•ortie 112, St-Marc-sur-RIchelieu (584-2226,584-2271)— < Mal de mères • de Chanta) Cadteux, m.en a.Robert Lepage, à compter du 12 juin, mar.au ven.à 21 h., sam.18n.el21h.CENTRE CULTUREL DU LAC MASSON: 414 boul.Baron LoutfrEmpain, StoMarauertte (514-229 2513)— • Les amusfrgueules > du 23 juin au 6 sept, mar.au jeu.et sam.à 20h., van.21h.30, dim.à 19h 30 MANOIR LA LORRAINE: 450 Béthanie, Uchute (514-562-5256.MD 4791302)-« Les délires de Madame Foucart • du 23 juin au 29 août, mar.au Mm.à20h.30 STUDIO-THÉÂTRE DA SILVA: 1155 Morel, Ste-Sophie (514-431-2373)— « Les grands chemins » adaptation de Denis Choulnard du roman de Jean Giono, du 27 juin au 29 août jeu.au sam.à 20h.30— Spectacle de marionnettes pour entants < Il était une lots i du 28 juin au 30 août les dim.à 16h.THEATRE DE LA BUTTE: 2554 Monty, Val-David (819322-3474)- « La Virée des Piratesdu 26 juin au 5 sept.— • Boude et IriMon », du 26 juin au 5 sept THÉÂTRE DES CA8CADE8: Autoroute 40 ouest jusqu'à Vaudreuk, route 540 direction Toronto, sortie Dorion, route 336 direction Pointe-des-Cascades (514-4598855)— « Corn Flakes » de Jack Sharkee, m.en s.Denise Filiatrault, du 5 juin au 29 août mar.au van.è 20h.30, aam.à 19h.et 22h.THEATRE LE CHANTECLER: Hôtel Le Chante-cler, sortie 67 de l'autoroute des Laurentldes, Ste-Adèle (514-2293591 )— • Cherchez l'homme • de Jean-Raymond Marcoux, m.en s.Louis Lalande, du 18 juin au 23 août, mar.au dim.à 20h.30 THEATRE DU CHENAL-OU-MOINE: 1645 che- ë FAMOUS PLAYERS IB MATINÉES À 5S lundi au vendredi CHINE Catherine Deneuve Vincent Perez Régis Wargnlcr V9P PARISIEN 480 SI* Catherin* O W i\ FAMOUS PLAYERS 8 «J» •»lto W.PUVzv FwChWo CENTRE LAVAL ew-mg 1600 La Corbusier WT (> STE-ADËLE PINE - 24 rue Morin S 1 00-4 30-6'00 12 003 0G6 009 05 imxJt 12 003 00 Tous l«s soirs 8 30 12 10-3 10-6-10-9 10 fous las sors 6 4$ 950 (JEANNE MOREAU GAGNANTE DU DE LA MEILLEURE ACTRICE) JEANNE MOREAU MICHEL SERRAULT LA VIEILLE QUI MARCHAIT.DANS LA MER -, LC DEVOIR CZr^CjP-.I S S f S ¦ p n (.PARISIEN «n» 480 Sle-Calherine O.C> 12503005 10720930 jeudi 12 503 005 10 Q [nui Hv sri ni n min du Chenal-du-Moine, Ste-Anne-de-Sorel (749 8446, Mtl 3999022)— < Sous-sol à louer • de Anthony Marriott et Bob Grant traduction et adaptation Robert Lavoie, m.en a.André Montmorency, i compter du 12 juin, asm.20h,30, sam.21 h.THEATRE DE LA CHËVRERIE: route 263, St-Fortunat (819-344-5550)— < Je n'aime que toi » de Renée Taylor et JoMph Bologna, du 24 juin au 29 août THEATRE CHEZ BRAZEAU: Rang Sl-Chariaa, Papineauvllle (819427-5811)- < Un cadavre à l'entracte • de Pierre-Yves Lemieux, m.ept.Serge Paquette, du 25 juin au 8 août jeu.eu asm.à 20h.THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR: 611 rang de la Carrière, Upton (514-5495828)— • Histoire fantastique d'une nuit blanche » de R.Blackburn, du 19 juin au 23 août THÉÂTRE DES ÉRABLES: 870 Montée Laurin, St-Eustache (473-3357)— « J'réve d'étre vedette » du 19 juin au 30 août, mar.jau.20h.30, van.aam.à 21 h.THEATRE D’ETE LES FEMMES COLLIN: 248 rang da* Continuations, St-Espril (514-839-6105, 5894552)— » TVCui Lavoie journalier » de Bertrand B.Leblanc, m.en a.Yvon Leroux, du 12 juin au 29 août mer.au aam.à 20h.30 THEATRE D’ÉTÉ DE ST-OURS: 2555 rang du Ruitaeau, St-Our» (f -7892732)- La Théâtre Optique présente ¦ C'eet-y-dair, jouahrert I » de Julie Poulin et Catherine Jalbert, m.en e Michel Ville, du 19 juin au 6 sept, van.aim.dim.à 20h.30 THEATRE LA GRANGE DES SOEURS DE MARIEVILLE: sortie 37, autoroute des Cantons de l’Est Marievtlle (460-2161, Mit 447-8026)- • Du sang bleu dans les veines • de GeorgM Dor, m.an s.Septlmlu Sever, du 2 juin su 31 soût, mar.au ven.é 20h.30, sem.19h.et 22h.THEATRE LAC BROME: 267 Knowlton Road, Knowtton (2490361)-.The Mystery oflrma Vep.de Charles Ludlam, m.en i.Jack Ltngedijk, du 17 juin au 11 juHIeL mar.au aam.à 20h.30, matinées tes mar.et jeu.à 14h. SURVEILLER Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal, au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; a Papineau ville, Centre communautaire Papineauville, de 13 h 30 à 20 h, et à St-Eustache, Aréna de St-Eustache, 220, boul.Arthur-Sauvé, de 10 h à 20 h 30.Rens.: 937-1941.¦ Marche de solidarité organisée par des Canadiennes, le 1er juillet.Le rassemblement aura lieu à l'angle des rues Amherst et Sherbrooke à 10 h 30 et le défilé se mettra en branle à 11 h.Rens.: 874-0379.¦ Une étude est présentement en cours sur la sclérose en plaques et les habitudes de vie, la nutrition et les antécédents infectieux.Les personnes souffrant de cette maladie, dont le diagnostic a été posé depuis janvier 91, sont priées de communiquer avec Marie-Krance Pilon ou Marie-Claire Goulet à l’Ilôtel-Dieu de Montréal au 843-2611, poste 4089.¦ Les Amis du Jardin botanique de Montréal organisent une randonnée d'observation, d'information sur les stades de comestibilité des plantes (ex.: têtes-de-violon, pousses d’asdépiades, épis de quenouille, etc.), modes de préparation en vue de cuisiner des recettes appétissantes.Le dimanche 12 juillet de 10 h à 17 h.Réserv.: 872-1493.Festival souvlaki de Lasalle, les 4 et 5 juillet de midi à 23 h, au Park Terrasse Serre, angle boul.Lasalle et Bishop Power (en cas de pluie, les 11 et 12 juillet).Rens.: 364-5442.H Un cours de danses israéliennes pour débutants et avancés avec les chorégraphes et professeurs d'Israël, de Californie, de New York et Toronto, est organisé, du 3 au 6 juillet, au Collège Notre-Dame, 3791 Chemin Reine Marie à Montréal.Rens.: 683-4283.¦ L’Université du Québec à Montréal organise un colloque québécois du PEN International, du 9 au 11 septembre 1992, au Pavillon Judith-Jasmin, studio-théâtre Al-fred-Laliberté (J-M400).Rens.: Raymond G.Lamarche au 987-3389.M Le dimanche 12 juillet, l’Autre Montréal vous invite à explorer la ville d’un autre oeil.Le thème du circuit de la visite guidée en autobus : la courtepointe montréalaise; Montréal multiethnique.Les bil- lets sont en vente à la librairie du Square.Rens.: 521-7802.¦ Tous les mardis soirs à 20 h, veillée de prières avec une personne ressource Invitée, à la Maison de la miséricorde, 830, 2e Rang Ramsay à St-Félix-de-Valois.Rens.: (514 ) 889-4100.¦ La libération féminine et la rupture de couples sont deux changements survenus ces dernières décennies.Une recherche est en cours à l’Univ.de Montréal et porte sur la satisfaction de vie et le concept de soi.Nous cherchons des mères monoparentales divorcées ou séparées et travaillant à plein temps.Rens.: L.Godin au 529-7679.¦ SAMSK1 organise une fin de semaine de golf à Sugarloaf, État du Maine, les 4 et 5 juillet.— Week-end de randonnée pédestre dans l’État du Vermont au petit village de Craftsbury, les 18,19 et 20 septembre.Réserv.: 345-0032.¦ L'Association de Laval pour la déficience intellectuelle inc.est un organisme à but non lucratif qui a pour objectif de promouvoir les droits et les intérêts des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.Nous recrutons des bénévoles afin d’établir une relation d'amitié avec ces personnes.Rens.: Gilles Guin-don au 973 6448.¦ Les Services d’aide à la famille juive de l’Institut Baron de Hirsch ont besoin de chauffeurs bénévoles pour accompagner des aînés à leur rendez-vous de médecin et autres.Rens.: Eva Kuper au 485-1112, poste 311.¦ L’Université du Québec à Montréal organise un colloque sur le thème : « Arts et technologies : vers de nouvelles approches de la création artistique », du 7 au 9 octobre, au Studio de l’Agora de la danse, 840 rue C'herrier est à Montréal.Rens.: 987-8570.¦ La Fédération des amis des Frères de Saint-Gabriel organise, le dimanche 5 juillet, un pique-nique à Sainte-Béatrix, au Camp Marcel, 1085 rang Camp Marcel.Cette rencontre se tiendra de 10 h à 17 h.Rens.: 387-7337.¦ Nous désirons vous faire pari que la chronique « A Surveiller » fail relâche durant la saison estivale, dès le 1er juillet, pour reprendre en septembre.La télévision du mardi soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO £Tk CBFT (R.C.) Montreal Ce soir L’enfer c'est nous autres Baseball / Expos vs Phillies Le Téléloumal g Le Polnt/météo/sport L'enterc'est nous autres Ciné: Le futur du danger Avec Burt Reynolds rôT WCAX (CBS) Burlington News News g The Golden Girls g Rescue 911 g Cinéma : Crosslnq To Freedom —Am.90 g Avec Peter O'Toole et Mare Winnlngham News Forever Knight g fë-j WPTZ(NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy 1 g Wheel of g Fortune Mann & Machine g Quantum Leap g Dateline NBC g News Wimbledon Update Tonight show (23IÎ50) n CBMT(CBC) tJ Montréal Newswatch CBC Newsmagazine Land and sea Witness g The Golden Girls g Empty g Nest The National g The Journal News Newhartg Welcome back.CBÏÏT’ Le TVA ?éd.18 lires Jeopardy 1 Secrets de famille La vfe en couleur Loto-Quiz Le match de la vie g Fauteux .prise 2 LeTVAg éd.réseau TVA g sports Loterie (23h4S) © sas,"1 Puise g Entertainment Tonight Recovering Irun «Mettons Full g House Home g Improvement Happy Birthday, g Canada ! With Glowing Hearts g Jones Chronicles News g Arsenlo g Hall Show m TV5 (Télé «U Francophone! Nord-Sud (17M0) Espace francophone Journal deA2 Vision 5 Envoyé spécial Tous è la une Ciel, mon mardi 1 m WP Passe- Partout L'étalon noir Le monde merveilleux de Disney Jeunes autrement Route des vacances Beau et chaud Cinéma : Sauve-toi, Lola— Fr.86 g Avec Carole Laure et Jeanne Moreau ®S?" Musique vidéo Fax: L'Infoplua Flashback Musique vidéo Rock en bulle Perledo (5» WVNY (ABC) 'mml Burlington News News g Star Trek: The Next Generation Full g House Home g Improvement Rouanne g Coach g Jack's Place g News Nlghtllneg Commercial Programs 19h / Muchwest Fax Ufe on Venus Ave Vldéocllps Monkees Spotlight / C.Vazslk Power 30 rsa\ VERMONT ^ ETV(PBS) The MacNeil/Lehrer News hour g The Nightly Business.Crossroads Nova g Frontline g Listening to America g with Bill Moyers Cinéma : Wargames—km.83 Avec Matthew Broderick et Ally Sheedy La roue chanceuse Zizanie Selle des nouvelles Cinéma : Mon premier amour—Km.88 Avec Beatrice Arthur et Richard Kiley Coup de lourtre Le Grand Journal Sports plus Sports plus extra Cinéma ®> as 17h/ChUdren Programs The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer News hour g Carreras, Domingo, Pavarotti In concert Bernstein In East Berlin Eastenders Secret Agent < Le Devoir, mardi 30 juin 1992 Et Stéphane Gagné collaboration spéciale Début septembre i988, le train du CN Montréal-Saint-Hyacinthe transportait ses derniers passagers.De 1968 à 88, l’achalandage annuel avait chuté de 700 000 à un peu plus de 100 000 passagers par année.Il s’agissait de la 6e ligne de train de banlieue à fermer depuis la fin des années 50.Devant un tel déclin du transport en commun, une relance s’avérait nécessaire.La STCUM a amorcé le virage mais il faudra sans doute aller beaucoup plus loin.Actuellement, dans la région de Montréal, seules deux lignes de train de banlieue sont encore en opération.Les lignes Montréal-Rigaud et Montréal-Deux Montagnes ont transporté environ 8 millions de passagers l’an dernier alors que le réseau de banlieue de Toronto (Go Transit) en a transporté trois fois plus.Le problème est similaire pour le métro et les autobus de la STCU M : la fréquentation baisse de 1 % annuellement.La STCUM espère que son plan de relance de 51 millions de dollars renversera la vapeur.L’amélioration du service des voies réservées sur cinq artères du centre-.ville et une panoplie d’autres mesures devraient permettre à la STCUM d’accroître l’achalandage de 4 % d’ici 1996.A ce jour, le pari de la relance tient ses promesses.Devant le succès des nouvelles lignes express, la STCUM a ajouté des autobus pour répondre à la demande.Guy Char-trand de Transport 2000, organisme voué à la promotion du transport en ¦ commun, souhaiterait que ce succès inspire les deux autres grandes sociétés de transport qui ont préféré réduire les services et augmenter les tarifs plutôt que de taxer plus fortement les contribuables pour améliorer le service.La Société de transport de la Rive Sud de Montréal (STRSM) a ainsi amputé son réseau de 18% et augmenté le tarif de sa carte mensuelle de près de 30%, de 40.$ à 53.$ dollars.Elle devra cependant réajuster son tir et augmenter, dès cet au tomne, le service sur certaines lignes devant le mécontentement général que suscite son nouveau plan de transport.La Société de transport de Laval (STL) a réduit elle aussi ses services (moins que le STRSM cependant), bien qu’elle ait profité d’une augmentation de son achalandage de 16 % en 1990.Or, elle a aujourd’hui pour politique de s’ajuster aux besoins de sa clientèle, sans plus.Un ajustement à la baisse aux dires de M.Chartrand.En général, l’engouement pour l’automobile ne démord pas.Dans la région de Montréal, la part de marché du transport en commun a diminué de 10 % de 1982 à 1990 passant de 38,5 % à 28,7 %.Pendant ce temps, les déplacements motorisés ont augmenté de 21 %.M.Chartrand croit que cette situation ne pourra durer indéfiniment.« Les banlieusards-automobilistes seront appelés à contribuer plus fortement a l’entretien des infrastructures routières.Pour ce faire, comme on ne peut augmenter sans limite l’impôt foncier, les politiciens devront, tôt ou tard, se tourner vers d’autres modes de financement ».Exemples : une taxe sur les stationnements hors-rue, à l’intérieur des édifices et les parkings ou un péage sur les ponts et les autoroutes, plus cher aux heures de pointe.Ces modes de taxation ont l’avantage de restreindre l’usage de l’automobile et de permettre d’investir dans le développement du transport en commun.Mais la perspective de nouvelles taxes soulevé de vives oppositions.« Des taxes supplémentaires pénaliseront les personnes à faible revenu qui n’ont pas le choix d’utiliser leur voiture soit pour leur travail ou autres», affirme M.Pineault du CAA Québec, organisme qui fait la promotion de l’automobile.« Les automobilistes paient déjà annuellement plus de 3 milliards de dollars en taxes, alors qu’une faible partie de ce montant sert à l’entretien du réseau routier ».M.Pineault tient à préciser que le CAA n’est pas contre le développe ment du transport en commun.Il soutient d’ailleurs que le plan de relance de la STCUM est un pas dans la bonne direction pour réduire le nombre d'automobilistes-banlieusards qui viennent à Montréal tous les jours.« Ce n’est cependant qu’une catégorie d’automobilistes, les trois autres types de conducteurs ne peu vent réduire leur déplacement aussi aisément ».Il s’agit des gens qui ont besoin de leur voiture pour travailler, les touristes-automobilistes et les automobilistes de transit — qui doi vent circuler à travers la ville pour atteindre une destination à l’extérieur de la ville.Tout n’est donc pas si simple, selon M.Pineault.Il ne croit pas qu'il faille donner une image négative de l’automobile pour encourager la fré quentation des réseaux de transport en commun.Que pense-t-il de la pu blicité de la STCUM sur son plan de relance ?Trop centrée sur l’automobile.« Pourquoi ne pas adopter une approche plus positive face à l’automobile qui, de toute façon, est là pour rester ».Pour encourager les transports en commun, il faut selon si on ressuscitait les trains de banlieue ! 1 — La problématique du transport en commun RtoRost.m metRC Wt'èWWM , PHOTO ARCHIVES L heure de pointe est devenue le cauchemar quotidien des banlieusards travaillant au centre-ville de Montréal.Dans ces files d’attente interminables menant aux ponts et aux voies dites rapides, c’est tout le développement urbain qui perd littéralement son sens.En général, l’engouement pour l’automobile ne démord pas.À Montréal, la part de marché du transport en commun a diminué de 10 % de 1982 à 1990 passant de 38,5 % à 28,7 %.Pendant ce temps, les déplacements motorisés ont augmenté de 21 %.lui miser sur un service plus efficace, plus confortable et plus rapide.Vitalité économique IL EST admis que la vitalité économique d’une grande agglomération urbaine dépend, en grande partie, de la qualité de ses infrastructures de transport.Plusieurs grandes villes l'ont compris : elles misent dorénavant sur un réseau de transport en commun efficace et rapide pour conserver ou améliorer leurs avantages économiques.En Europe, la majorité des grandes villes ont un système de transport en commun très efficace et rapide.Plusieurs pays appliquent des mesures fiscales pour restreindre l’utilisation de l'automobile.La taxation sur l’essence, la fermeture des centre-villes à la circulation automobile, le péage sur les ponts et les autoroutes, par exemple, sont des mesures couramment appliquées.Certains vont même plus loin : le Danemark perçoit une taxe de 120% à l’achat d’une automobile.Même au pays de la grosse bagnole (les États-Unis), le transport public aura droit à 31,5 milliards de dollars de fonds fédéraux au cours des six prochaines années, une augmentation de 64 % de la contribution de Washington en ce domaine ! Montréal a plusieurs atouts pour développer un réseau de transport en commun efficace et intégré.I,a région est parsemée de voies ferrées aux quatre points cardinaux en plus d’avoir 12 ponts ferroviaires sous-utilisés.M.Guy Chartrand, de Transport 2000.La congestion, la qualité de vie et la protection de l’environnement ont dorénavant un prix.Et un nombre grandissant de pays consentent à le payer.Un réseau de transport en commun bien fréquenté permet, entre autres, une plus grande fluidité de la circulation donc moins de perte de temps, et une meilleure efficacité dans les échanges économiques.Montréal a plusieurs atouts pour développer un réseau de transport en commun efficace et intégré.La région est parsemée de voies ferrées aux quatre points cardinaux en plus d’avoir 12 ponts ferroviaires sous-utilisés.« Ces infrastructures, en bon état, pourraient très bien servir au transport des passagers, à peu de frais », affirme David Hanna, professeur d’urbanisme à i’UQAM, intéressé aux questions de transport.« Comparée à cela, la construction d’un pont additionnel pour accéder à l’île de Montréal ou de nouvelles autoroutes sont des solutions onéreuses et temporaires qui ne résolvent en rien le problème de la congestion à long terme ».Autre atout : Montréal est le centre de l’industrie ferroviaire au pays.I.es fabricants Bombardier, General Electric, les ateliers de Pointe Saint-Charles ainsi que les transporteurs eux-mêmes (Canadien Pacifique, Canadien National et Via Rail) brassent de grosses affaires à Montréal.Cependant, cette « grappe industrielle » est en sérieuse difficulté « Le train est de moins en moins utilisé pour le transport des marchandises et des personnes ici », selon David Hanna.« La fermeture récente des ateliers Angus le prouve bien.Or, l’implantation d’un réseau de trains de banlieue pourrait rémédier, en partie, à cette situation ».Développement urbain LE DÉVELOPPEMENT urbain anarchique et sans planification de la région de Montréal est l’un de ses grands problèmes économiques.Contrairement à Toronto où les villes de la proche banlieue sont populeuses et peu nombreuses, Montréal doit composer avec une soixantaine de villes à faible population dont le point fort n’est pas toujours la concertation.L’examen de la structure urbaine et économique du Montréal métropolitain est primordial.C’est la tâche à laquelle s'adonnera le Groupe de travail sur Montréal et sa région, présidé par Claude Pichette, directeur général de l’Institut Armand-Krappier, et formé récemment par le ministre des Affaires municipales, Claude Ryan.On évaluera, entre autres, s’il y a lieu de fusionner certaines municipalités pour réduire le coût de leurs services.Mais les fusions ont des effets pervers.« Elles créent de grandes structures administratives éloignées des préoccupations réelles des citoyens », affirme David llanna.Alors, où est la solution ?« Il faut repenser le développement urbain », selon Pierre Larouehe, auteur du livre Montréal et l'Urbanisme, hier et aujourd'hui.« On doit concentrer l’habitat autour de certaines gares stratégiques d’un futur réseau régional de train de passagers tel que proposé par le CP BMI.Ces centres •• multi fonctionnels » seraient semblables à ce qui existe autour du métro Longueuil.On y trouverait des logements, des commerces et des bureaux autour d’une gare multimo-dale.Cette gare serait munie de stationnements pour autos et de supports pour vélos.Les autobus locaux s'y rendraient également.Tous les batiments seraient de moyenne et forte densité, ce qui permettrait de réduire les coûts sociaux et environnementaux liés à l'étalement urbain (destruction de terres agricoles, coût elevé en services municipaux, etc.).Les résidants de ces centres auraient ainsi un accès aisé à un mode de transport public qui leur permettrait de se rendre rapidement au centre-ville ou ailleurs ».Pour M.Larouehe, il est essentiel que le Montréal métropolitain en vienne à ce type de développement pour deux raisons : c’est la meilleure façon de rentabiliser le transport en commun et c’est le type de développement le plus humain pour la banlieue.À Stockholm, où de tels centres « multi-fonctionnels » existent, le ré- seau ferroviaire transporte 160 000 passagers par jour pour une agglomération de 2 millions d’habitants.À Montréal, seulement 18 000 personnes sont transportées, pour une agglomération de trois millions de personnes.M.Larouehe dirige d’ailleurs un comité à la Corporation professionnelle des urbanistes du Québec (CPUQ) qui entend promouvoir les centres « multi-fonctionnels».Il déposera un mémoire au Groupe de travail sur Montréal et sa région pour défendre cette idée.Dans le même esprit, le réseau de trains de banlieue proposé par le CP Rail serait un premier pas vers le développement de tels centres.Le projet du CP Rail BMI POUR la première fois, une coin pagnie ferroviaire propose de déve lopper un réseau de trains de banlieue en partenariat avec le gouver nement.Québec et le Conseil métropolitain de transport en commun (CMTC) examinent présentement la propos! tion du CP.À ce jour, quatre études réalisées pour le compte du CMTC ont conclu à la faisabilité de ce réseau.Le plan du CP Rail propose un réseau de transport de passagers sur rail qui couvrirait toute la région de Montréal.D’une étendue de 365 km (comparativement au 92 km actuel), ce réseau permettrait, selon le CP, une augmentation de l'achalandage de 8 à 20 millions de passagers et une réduction de 6 millions de voyages auto par année (voir carte ci-contre).Original, le plan du CP ne réinvente pourtant pas la roue.Un réseau similaire a déjà existé au mo ment où Montréal connaissait son « âge d’or du transport ferroviaire » dans la première moitié de notre siè cle.Robert Perreault, président du Conseil, affirme que le projet inté resse vivement le CMTC, le ministère des Transports et 110 municipalités de la grande région de Montréal.Mais la décision d’aller de l’avant avec ce projet devra être prise au conseil des ministres.Le projet pourrait-il s’éteindre à ce niveau ?En tout cas, le gouvernement a déjà laissé passer l’offre très avantageuse d’acheter pour 18 millions de dollars 60 wagons appartenant à Go Transit (service de trains de banlieue toron-tois).Ils ont été vendus à la ville de Lima au Pérou.Du matériel neuf comparable coûterait, selon le CP, 114 millions de dollars.Au CMTC, on reste tout de même optimiste.Du matériel roulant peut être acheté ou loué à un prix similaire ailleurs, dit-on ! Et pour le projet lui-même, Robert Perreault souhaite que le poids politique de 110 municipalités représentant la moitié de la population du Québec influence positivement le conseil des ministres.Si tout va bien, on procéderait à la mise en service de deux lignes de train dès septembre 1993.Il s’agit fie la ligne Montréal-Saint-Jérôme avec embranchement vers Mascouche et de la ligne Montréal-Iberville avec embranchement vers Châteauguay.Par la suite, les autres phases du projet CP (les lignes Montréal-Re-pentigny et Montréal-Saint-IIilaire) pourraient être prises.Autre grand intérêt de ce projet : la création d’emplois.CP Rail emploierait 350 personnes pour un investissement initial évalué à 53 millions de dollars.Jeudi, dans le deuxième et dernier article de cette série, la petite histoire du train de banlieue.Saint-Jérôme Repentigny Mascouche Vercneres Laval Deux-Montagnes St-Hilaire Brossard Chateauguay Rigau St-Jean Iberville Long de 365 km, ce réseau permettrait une augmentation de l’achalandage de huit à 20 millions de passagers et une réduction de six millions de voyages/auto par année.DÈS DEMAIN ÉCONOMISEZ 6% SUR LE PRIX DES BILLETS ALCAN FESTIVAL INTERSIGNAL iMA Hydro-Québec _ présente EFRMfOIIB 1 1'™» fîSSSSS RYTHMES DE MONTREAL UltrafTUN’ en collaboration avec S» Bfâie Spectrum de Montréal KING SUNNY ADE Amoureux des rythmes africains, laissez-vous embraser par le Roi-Soleil ! 12 ¦ Le Devoir, mardi 30 juin 1992 CULTURE ET SOCIETE Cri d’alarme Conseil des Arts VIDEO Omnicité : explorer Montréal dans l’espace et le temps du Paule des Rivières LE CONSEIL des Arts du Canada a lancé hier un nouveau cri d’alarme, pressant le gouvernement fédéral d’intervenir pour renflouer les institutions culturelles en crise du pays.Mais Ottawa hésite.Beaucoup.Pendant ce temps, la situation demeure extrêmement tendue à l’Orchestre symphonique de Toronto, qui ne peut s’entendre avec ses musiciens sur une réduction salariale de 15.6% pour les trois prochaines années.L’Orchestre symphonique de Toronto convoquera la presse ce matin, vraisemblablement pour déclarer faillite.Au ministère des Communications, l'on suit le dossier de l’OST et celui des autres organismes culturels dans le rouge.« Nous n’avons pas les fonds mais à supposer que nous trouvions de l’argent, il faudrait s’assurer que les institutions survivent à long terme », déclarait hier un porte-parole du ministre des Communications, M.Perrin Beatty.Quelques heures plus tôt, le ministre avait reçu un appel pressant du Conseil des Arts du Canada, demandant au gouvernement « de répondre d’urgence aux besoins financiers désespérés des organismes artistiques et des artistes de tout le Canada ».Le Conseil des Arts a reçu, pour 1992-93, 106 millions $ du gouvernement, dont 98 iront en subventions à divers organismes et artistes.Il s’agit d’une hausse de deux millions par rapport à l’année précédente.Mais le Conseil, dont le budgets ont été gelés depuis 1986-87, répète depuis longtemps que les subventions qu’il reçoit ne suffisent pas à la tâche.Hier, il alancé un nouvel appel d’urgence.Le Conseil des Arts a fait valoir au gouvernement que l’on assiste présentement à l’effondrement des organismes artistiques les plus précieux, édifiés au fil des ans par les artistes et le public.« Nous perdons actuellement ce qui a été créé pendant 30 années de réalisations soutenues (.) et courons le danger de laisser à nos enfants un héritage culturel appauvri ».Sur la colline parlementaire, le porte-parole du ministre des Com- munications souligne que « nous ne pouvons nous contenter de sortir certaines institutions du trou, sans poser un regard sur l’ensemble de la situation.Et nous voulons nous assurer également que les institutions qui ont des problèmes fassent leur part, s’ajustent, modifient leur structure si cela est nécessaire».Les fonctionnaires du ministère des Communications se souviennent qu’il y a trois ans ils ont aidé l’Orchestre symphonique de Vancouver que guettait la faillite.Or, encore cette année, la formation musicale est dans une position extrêmement délicate.Une étude de Statistique Canada a déjà calculé qu’il faudrait 20 millions pour renflouer les grands organismes culturels — orchestres, théâtres, ballets etc — du pays.À Toronto, l’Orchestre symphonique demande à ses 101 musiciens de consentir à une diminution salariale de 15.6% pour les trois prochaines années, en réduisant leur année de travail de 50 à 42 semaines, ceci pour éponger un déficit de 3,7 millions $.Les musiciens ont accepté « l’offre» mais pour la première année seulement, en proposant un autre arrangement pour les deux années subséquentes, qui n’avait pas été accepté au moment de mettre sous presse.Le directeur de l’Orchestre avait déclaré à plusieurs reprises qu'il déclarerait faillite hier si aucune entente n'était intervenue.Hier, il a décidé d’attendre une journée de plus.Au ministère des Communications, l’on ne veut pas verser des fonds qui serviront à mettre en sourdine des problèmes de relations de travail sans contraindre l’Orchestre à régler ses problèmes une fois pour toutes et sans que la formation n’entreprenne une restructuration qui, croit-on, s’impose.Solution que le président de la Conférence canadienne des arts, M.Keith Kelly, trouve sensé.La Conférence représente les artistes et leurs intérêts, à travers le pays.Par ailleurs, M.Kelly est d’avis' qu’un programme d’abris fiscaux pour les gens qui investissent dans les organismes culturels s’impose.Il croit aussi que le budget du Conseil des arts doit être augmenté sensiblement.Daniel Carrière JEUDI DERNIER, Josette Gauthier Communications inc.et l’Office national du film du Canada lançaient un vidéo interactif qui permet à son utilisateur de découvrir Montréal suivant un itinéraire historique à sa mesure.Omnicité fait partie de la programmation officielle des Fêtes du 350e anniversaire de Montréal et sera au Marché Bonsecours jusqu’au 15 octobre.Conçu et réalisé par Philippe Bay-laucq et Wilfrid Lamoureux — le premier à titre de réalisateur, le deuxième à titre de directeur de projet — Omnicité a bénéficié du support financier de l’Institut canadien de recherche sur les entreprises culturelles, du CCRIT (Communications Canada), du Secrétariat d’État du Canada, de la Fondation CRB Bronfman, de IBM Canada et de Unitel, notamment, pour un budget de 780 000$.Omnicité se prête à de nombreuses applications muséologiques et éducatives — l’ONF est en train de mettre sur pied un réseau de distribution dans les écoles pour toute une série de vidéos interactifs — et offre la possibilité à son acquéreur d’ajouter son propre contenu au système, en y ouvrant de nouvelles portes.C’est ce qui le distingue des vidéos interactifs connus, comme ceux qu’on a pu voir, par exemple, au Musée de la civilisation à Québec, qui demeurent en quelque sorte fermés.Le réalisateur d'Omnicité, Philippe Baylaucq, nous assure que son imposante équipe d’historiens et d’informaticiens a conduit ce type de technologie, reposant sur vidéodisque laser et fonctionnant grâce à un écran tactile, aux limites qu’elle permet d’atteindre.« Au départ, explique-t-il, j’ai basé le concept sur la croix — la fondation de la Ville de Montréal n’est-elle pas une épopée ?La croix de la rose des vents, la croix du Mont-Royal et la ! croix du mouvement sur la Place d’Armes.L’interactivité va dans tous les sens.Il fallait trouver une forme qui soit éclatée et qui puisse contenir notre matière ».Les personnages du monument de la Place d’Armes prennent donc vie et nous proposent chacun une visite du territoire selon des thèmes qui leur sont propres, en fonction de quatre époques distinctes : Le régime français (1642 à 1760), le régime anglais (1760 à 1850), l’époque de l’expansion industrielle (1850 à 1940) et l’époque contemporaine (1940 à nos jours).Jeanne Mance nous en livre les aspects sociaux, Lambert Closse nous entretient de la croissance physique de la ville, Charles Lemoyne de la croissance économique, et l’Amérin-dien qu’on retrouve sur le monument, qu’on a baptisé Anahontah’ha (l’homme de la montagne), de la présence de son peuple.De Maisonneuve nous introduit à tout ce beau monde.« Je retiens une chose de cette expérience, poursuit Philippe Baylaucq : les contraintes de cette technologie sont hallucinantes.Les outils qu’on met à notre disposition sont au-delà du temps et des ressources dont on dispose pour les développer.C’est épuisant d’etre à la remorque d’une technologie très lourde et de faire en sorte que ça ne paraisse pas ».Outre la porte thématique mentionnée plus haut, qui donne accès à 16 capsules en combinant une période historique et un personnage du monument, la porte panoramique offre une vue 3D de l’île de Montréal en 1642, réalisée par Laflèche Dumais de Softimage, de même que des vignettes historiques sur 12 pôles de vie, 12 repères de la métropole à venir.En dernier lieu, la porte géographique s’ouvre sur 250 vignettes architecturales et thématiques, 12 vignettes historiques et 1000 images d’archives.Même s’il en résulte une expérience interactive pas aussi exceptionnelle que ses promoteurs le pré- tendent — on surestime d’emblée la mémoire et la souplesse de l’ordinateur — Omnicité est le prototype de » ce qui s’annonce comme le véhicule pédagogique par excellence de l’a-, venir.PHOTO BERTRAND CARRIERE* Le Sieur Paul Chomedey de Maisonneuve.en chair et os.THEATRE Délicieux délire à Sorel Bernard Fortin, Jacques Girard et Maude Guérin dans Sous-sol à louer.ÏL-.ii' Sous-sol à louer Comédie de Anthony Marriott et Bob Grant, adaptatée par Robert Lavoie.Mise en scène : André Montmorency assisté de Patrick Loubert; décor : André Hénault; costumes : Anne Vilandré; musique : François Sasseville Avec Annette Garant (Lucie Rousseau), Bernard Fortin (Simon Bouchard), Jacques Girard (Philippe Marchand), Christine Paquette (Nicole St-Pierre), Fabien Dupuis (Bruno St-Pierre), Donald Pilon (Député François Rochette), Josée Cusson (Manon Rochette) et Maude Guérin (Rachel).Présentée au Théâtre du Chenal-du-Moine, à Sainte-Anne-de-Sorel, du 12 juin au 22 août.Michel VaTs IL N’Y A PAS de rideau.On peut donc voir, en s’installant sur son siège, cet appartement en demi-sous-sol, constitué d’une seule grande pièce qu’entourent pas moins de cinq portes.Des portes solides; trois pleines, une vitrée donnant sur le jardin et une dernière composée de battants, menant sans doute à la cuisine.Des portes qui peuvent dissimuler, révéler, être claquées, bref, qui se préparent à jouer pleinement leur rôle.Au centre du plateau, un meuble incontournable trône : le divan-lit où l’on devine d’ores et déjà que l’essentiel de l’action sera consommé (T).Le décor du boulevard est planté, aussi transparent que l’arène d’un match de boxe.Voici justement que le personnage principal, pivot de l’action, entre en scène.Plutôt trapu mais athlétique, Bernard Fortin porte des espadrilles et un bandeau de jogger au front : il a le physique et la tenue idoines pour animer toutes ces portes comme un coup de vent et se faufiler à travers un inextricable chassé-croisé d’affabulations.Ce dont il s’acquitte avec brio, grâce à un texte, une adaptation et une mise en scène qui font florès.L’intrigue de cette comédie de situation met en présence Simon, un homme divorcé ayant perdu femme, emploi, maison, ami et marge de crédit, qui loue de son ex-femme un petit appartement en sous-sol, et deux locataires à qui il sous-loue ce même espace pour payer ses dettes.Nicole, en effet, l’ancienne femme de Simon, est la seule propriétaire de la maison, dont elle consent à louer le sous-sol pour payer les dépenses de son nouveau mari, un séducteur fainéant nommé Bruno (l’ancien ami de Simon).Les deux locataires de Simon, qui ignorent tout du stratagème, sont Lucie et Philippe, La première est censée occuper l’appartement uniquement les week-ends et le second, seulement les jours de semaine.Quant à Simon, il s’est arrangé pour dormir à l’étage au-dessus, en l’absence de son ex partie convoler sous d’autres cieux.Pour compliquer une action qui autrement serait bien trop limpide, Nicole revient à l’improviste avec son Bruno, et voyant que Simon ne la paie pas assez vite, elle décide de louer son sous-sol au député conservateur François Rochette — dont Philippe est le chauffeur et dont la fille Manon est la blonde de Philippe.vous me suivez ?— lequel député a besoin d’un discret nid d’amour pour recevoir les appétissantes escortes qu’il se fait expédier nuitamment par l’agence Marilyn.Hélas!, Lucie, qui avait prévu partir travailler toute la semaine à Toronto, a changé ses plans; Philippe a invité sa Manon à la maison au lieu de partir à Sherbrooke pour la fin de semaine; Nicole a reporté son voyage au Brésil, et à la fois Bruno et le député ont commandé une escorte à la même agence Marilyn.Et voilà le méli-mélo qui s’installe.Déterminé à ce que ses locataires et sa femme ne s’aperçoivent de rien, Simon change les tiroirs de la commode et les vêtements dans la garde-robe avant chaque scène, en essayant de n’oublier ni le nounours en peluche de Lucie qui doit dormir sur le lit, ni les gants de boxe de Philippe accrochés au mur, et sans mélanger les robes de chambre de l’une et de l’autre.Le texte de Marriott et Grant qui, avec de tels ingrédients, aurait pu vite tomber dans le sexisme et la grossièreté, évite ces écueils par plusieurs aspects.D’abord, il contient des retournements imprévus et habiles, mais jamais gratuits ou invraisemblables, comme dans la scène inquiétante où Lucie se retrouve seule au lit, en tenue de nuit, nez à nez avec un Philippe agressif sorti de sa salle de bain.Fort calme, elle lui assène une prise de judo magistrale qui l’envoie virevolter avec élégance.Le texte — et l’adaptation de Robert Lavoie y est sans doute pour beaucoup — renferme aussi plusieurs réflexions désarmantes, très terre à terre, à des moments cruciaux, qui ont pour effet de donner un peu d’humanité aux personnages : c’est Philippe le dur à cuire qui doit écrire une lettre à sa mère ou qui songe à s’acheter un gratteux chez le dépanneur, alors que la tempête sévit dans son appartement; ou c’est Lucie qui se rend compte qu’après son divorce, elle a parfois eu tendance à céder à des coups de tête amoureux; ou Simon, qui se laisse aller aux confidences sur l’épaule accueillante de Lucie.Mais il y a aussi, bien sûr, un chapelet de clins d’oeil et de gags souvent désopilants, qui déclenchent des tonnerres de rires dans la salle.Ainsi, quand Nicole prévient le député qu’elle a mis ses oeufs dans la cuisine, Simon ajoute : « et moi, la poule dans la garde robe», faisant une allusion voilée à l’arrivée de Rachel, émissaire très.dévoilée de l’agence Marilyn.Dans sa direction d’acteurs, André Montmorency a heureusement accordé une grande importance à la fraîcheur, à l’ingénuité des personnages.Ce ne sont pas des imbéciles mais des candides; ils sont vulnérables, ils ont des défauts et des qualités, bref, Ils vivent, ils sont attachants et sans prétention.Bernard Fortin, d’une forme athlétique stupéfiante, se dépense avec l’endurance d’une bête de somme, sans en remettre.Jacques Girard compose un grand benêt de motard au cerveau lent, qui fond comme une fillette quand on touche un de ses oints faibles.La scène où il offre un ouquet de fleurs à Manon est un petit bijou.Annette Garant est chaleureuse en Lucie et Donald Pilon, juste assez ridicule, un peu trop statique mais pas trop cabotin en Rochette.Par ailleurs, Montmorency a réglé des numéros de burlesque absolument dévastateurs.Le plus réussi est celui au cours duquel Christine Paquette se livre à un savant ménage en état d’ivresse, trébuchant sportivement sur l’aspirateur (et y perdant une savate), coinçant artistiquement son pied gauche entre les portes battantes de la cuisine, et survolant acrobatiquement le lit dans un numéro de haute voltige qui laisse pantois.Jusqu’au personnage moins consistant de Rachel, que Maude Guérin campe avec une charmante et contagieuse bonhomie.Derrière ce titre banal de Sous-sol à louer se profile donc un superbe capharnaüm.Comme si l’on ne voyait sur scène que d’innocents buissons, derrière chacun desquels se cachait uri arbre, qui occultait une forêt de gags.Couleurs africaines, rue Saint-Laurent1 ' i Pascale Pontoreau DU 12 AU 26 juillet prochain se tiendra la sixième édition du festival Nuits d’Afrique.Dans le paysage musical montréalais, Nuits d’Afrique s’affiche en figure de proue à la découverte de nouveaux talents venus d’ailleurs.Un ailleurs africain, antillais ou brésilien qui vient secouer le boulevard Saint-Laurent de ses rythmes endiablés.Le festival, crée à l’i-nitative du club Balattou, ouvre les portes de la discothèque à des vedettes du world-beat autant qu’à des artistes montréalais issus de différentes communautés ethniques.Cette année, la quinzaine a opté pour des noms déjà reconnus.Si la clôture du festival a été confié à la sud-Africaine Lorraine Klaa-sen, on retrouvera aussi le groupe Haïtien Rara Machine et la formation controversée Shamell 6 (ex-Ca- mel no5) dont la chanteuse Assar Santana lancera le 13 juillet, un nouvel album Ileea.Au registre des groupes locaux, Nuits d’Afrique s’ouvrira sur l’Algérien Cheb Dino et son rai montréalais, puis ce sera au tour du général Guyguycha de venir sou-kousser les hanches avec Africa nol.Le Zaïre a Montréal, Mobutu en moins! Toujours du Zaïre, cette fois en direct de Kinshasa, Kanda Bongo Man qui ira aussi faire danser les foules de Québec.La vedette de la présente édition sera sûrement le Sénégalais Ismael Lo dont l’album éponyme sorti l’an passé chez Barclay l’a vite issé au rang des Youssou N’Dour etSalif Keita.Mais, l’attrait de Nuits d’Afrique repose aussi sur sa capacité à faire découvrir de nouveaux noms.Des îles du Cap Vert, les sept membres du groupe Livity viendront nous faire partager des rythmes largement inspires de leur héritage afri- cain et brésilien.Les sud-Africains de Siyakha arriveront tout droit de, Toronto pour nous présenter leur’ musique de « township » sur laquelle ils dansent des claquettes.avec des bottes de mineur.En Afrique du sud, l’actuel point de mire après De Kleerk et Mandela, s'appelle Mz-wakhe Mbuli.Il traduit un message à la politique optimiste sur fond de poésie traditionnelle.Du Ghana, Théo Ya-Boakhe est largement connu de la communauté torontoise auprès de laquelle son album Smile a reçu un acceuil très chaleureux.Il sera à Montréal, histoire de nous convaincre de sa musique « high life » inspirée des mélodies traditionnelle en cours en Afrique de l’ouest dans les années 30.Enfin, summum d'une musique « multi-ethnique », le groupe Outback, mélange iconoclaste d’Australie et d’Afrique, qui se produira aussi au festival d’été de Québec.Le 125 e, Mitsou et la reine MITSOU SERA en vedette demain, au grand spectacle dans le Vieux-Port de Montréal, pour souligner la Fête du Canada.Pendant ce temps, à Ottawa, plus de 400 artistes célébreront le 125e anniversaire du pays, dont Roch Voisine, Anne Murray, Julie Masse, Jeff Healy, Kashtin et Gordon Lightfoot.À Montréal, la relève occupera toute la place : Lara Fabian, Sté- CE SOIR Fauteux.Prise 2 Parmi les invités du nouveau talk-show estival de Jacques Fauteux, Lucien Francoeur et Aline Desjardins.(TVA, 22 h) ?WarGames Un film assez ingénieux (et assez intéressant même s’il était conçu pour un public adolescent), tourné en 1983 avec Matthew Broderick : l’histoire d'un jeune maniaque de l’informatique qui finit par s’introduire dans l’ordinateur du Pentagone et déclencher une alerte internationale.( PBS 33, 23 h) ¦h -U -U DEMAIN Fête du Canada Day Le Canada idéal the best Canada, to-! talement bilingue totaly bilingual, j avec la même émission aux deux ré-I seaux with the same program at the ! same time, un gros show a big show-\ (Radio-Canada CBC, 21 h) — Paul Cauchon phane Bass, Nancy Martinez, les Ballets modernes du Québec, l’humoriste Michael Rancourt, le groupe de danse New Age Nation et la chanteuse Virginie seront présents.Un feu d’artifice clôturera la soirée.Mais le Vieux-Port n’attendra pas la tombée de la nuit pour s’animer : des troupes de folkore aux couleurs des différentes ethnies du Canada danseront de 14 h à 18 h.L’École de cirque de Montréal et le groupe Impact, lauréat du concours Cégeps en spectacle seront de la fête.Tout comme ce fut le cas pour la Saint-Jean, de la bouffe sera offerte aux Montréalais qui pourront participer à « un énorme pique-nique » dans le Vieux-Port.Radio-Canada suivra le tout, en commençant ce midi, avec la visite de la reine d’Angleterre.Une émission spéciale animée par Bernard Derome permettra de suivre Sa Majesté sur la colline parlementaire, où l’on dévoilera une statue soulignant les 40 ans de règne de l’invitée.MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.MARDI 30 JUIN LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • suite en la mineur (Telemann) • concerti op.3 nos 9-10-11 de l'Estro Armonico (Vivaldi) DEMAIN SOIR, 22:00 • octuor op.20 (Mendelssohn) • symphonie concertante op.84 (Haydn) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Le Devoir, mardi 30 juin 1992 ¦ 13 DES IDEES, DES EVENEMENTS L’opinion québécoise déboussolée Un état de névrose permanente entretenu par les politiciens Michel Sarra-Bournet Étudiant au doctorat et professeur à temps partiel en histoire politique à l'Université d'Ottawa.UN SONDAGE CROP publié à la fin de mars donnait à entendre que les Québécois souffrent de désorientation constitutionnelle.D’une part, ils semblent hésiter entre leur identité québécoise et leur appartenance au Canada, 42 % d’entre eux étant prêts à voter en faveur de la souveraineté, et 39 % contre, avec 20 % de « discrets ».D’autre part, les répondants ne paraissent pas bien comprendre la nuance entre souveraineté et indépendance, puisque 31 % croient que le Québec souverain ferait toujours partie du Canada, et que 20 % disent que les Québécois enverraient toujours des députés à Ottawa.Malgré leur aspect contradictoire, ces données peuvent être expliquées.Ce qui a fait reculer les intentions de votes souverainistes, c’est qu’on a pris conscience que le chemin de la souveraineté passe par une déclaration unilatérale d’indépendance.La baisse de la ferveur souverainiste Le premier phénomène observé est un glissement des appuis en faveur de la souveraineté vers le groupe des indécis.Un premier niveau d’explication renvoie aux politiciens qui entretiennent la confusion.La lassitude générale et les récents avertissements de Robert Bou-rassa au sujet des « coûts de transition » (après nous avoir chanté les louanges d’une « société distincte, libre et capable d’assumer son développement») et de Brian Mulroney sur les « effets catastrophiques » de la souveraineté (sans proposer d’alternative) en ont fait hesiter plusieurs qui, autrement, seraient prêts à faire le saut.Ensuite, on peut reprocher aux sondeurs de ne pas offrir d’options intermédiaires dans leur choix de réponse.On se rendrait vite compte qu’une grande majorité de Québécois ne veulent pas choisir entre le Québec et le Canada.Ils préfèrent une fédération renouvelée dans laquelle le Québec aurait plus d’autonomie.À preuve, dès qu’un espoir de règlement raisonnable pointe à l’horizon, la popularité de la souveraineté dégringole.L’exemple classique est la promesse de changement faite par Pierre Trudeau à la veille du référendum de 1980.Elle a fait pencher la balance.Les négociations subséquentes, la défaite de l’accord du lac Meech, les déclarations récentes de politiciens et les sondages d’opinions démontrent que le Canada anglais rejette autant la décentralisation et le fédéralisme asymétrique qu’un statut particulier pour le Québec.Pourtant, ces arrangements seraient autant de façons de satisfaire les demandes du Québec qui sont si simples, mais que l’on feint de ne pas comprendre.Au début d’octobre dernier, selon Environics, 48% des Québécois croyaient que les propositions Clark étaient insuffisantes, contre 4 % qui trouvaient qu’elles allaient trop loin.Dans le reste du Canada, les proportions étaient inversées, 5 % contre 53%.(Le reste des répondants les considéraient suffisantes, ou n’ont pas exprimé d’opinion.) Selon Angus Reid, 33 % au Québec contre 53 % dans le reste du Canada croyaient, au début d’avril, que les recommandations du comité Beau-doin-Dobbie constituaient une bonne base de négociations.Il reste à connaître ce qui motivait ceux qui ont répondu non dans chaque groupe.Il y a fort à parler que leurs raisons s’opposent.Enfin, un sondage Gallup du début de février indiquait que 92 % des Canadiens anglais rejetaient tout statut particulier pour le gouvernement du Québec.Meme « le couteau sur la gorge », les politiciens canadiens (y compris ceux du Québec) sont incapables de négocier un nouveau statut pour le Québec.Alors, comment expliquer que, devant cette impasse, les Québécois semblent soudainement prendre leurs distances face au projet souverainiste ?Plusieurs sondages indiquent, en effet, que l’appui à la souveraineté semble avoir chuté au niveau de celui de son opposition.L’explication réside dans l’ambiguïté entourant le concept de souveraineté.En effet, plusieurs Québécois croient que le Québec, s’il est souverain, fera toujours partie du Canada et enverra des députés à Ottawa.Au cours des trente dernières années, à défaut de trouver satisfaction à leurs aspirations, les Québécois se sont graduellement tournés vers une PHOTO PC Une marge de manoeuvre « large comme ça » pour Robert Bourassa.nouvelle stratégie : remettre en question de leur appartenance au Canada.Mais qu’entend-on par souveraineté aujourd’hui ?Qu’est-ce que l’indépendance ?Qu’est-ce que la souveraineté-association ?Être souverain dans le Canada ?L’indépendance (politique et économique) n’étant plus possible de nos jours (même le Canada est lié aux États-Unis dans une zone de libre-échange), on préfère parler de souveraineté, c’est-à-dire de « pouvoir suprême reconnu à l’État qui implique l’exclusivité de sa compétence sur le territoire national et son indépendance dans l’ordre international où il n’est limité que par ses propres engagements » (Robert).Pour bien des Québécois, la souveraineté est la meilleure option pour réformer le Canada.Ils postulent que l’association vient en même temps que la souveraineté.Jouant sur cette perception, M.Bourassa, dans sa déclaration à Bruxelles, a prétendu que l’on pouvait remplacer le régime fédéral actuel par une confédération binationale, en négociant de l’intérieur.Pourtant, un Gallup publié en mars a indiqué que 73 % des « sondés » du reste du Canada s’opposaient à un tel schéma.Cela s’explique facilement.Si nos « partenaires canadiens » refusent d’accorder plus d’autonomie à la « province » de Québec, comment pourront-ils accepter de faire du Canada anglais et du Québec deux partenaires égaux et souverains « liés par une union économique redevable à un Parlement uni au suffrage universel » ?Ce genre de « reconfédération » est possible, peut-être même souhaitable, mais absolument impraticable sans déclarer l’indépendance au préalable et négocier ensuite une nouvelle union, non pas entre provinces, mais entre deux États souverains et égaux en droit.Ainsi, le Québec, de meme que le Canada anglais, devront évoluer sans filet pour un temps.Ce qui a fait reculer les intentions de votes en faveur de la souveraineté, c’est que plusieurs souverainistes ont pris conscience que le chemin de la souveraineté du Québec passe par une déclaration d’indépendance, c’est-à-dire par une dissolution au moins temporaire et formelle du lien fédéral qui unit le Québec au reste du Canada.C’est la crainte du vide, plus que les coûts de transition, qui a fait fondre le sentiment souverainiste.Nos « partenaires canadiens » nous laisseront-ils à la dérive ?Pourtant, malgré toutes les déclarations laissant entendre le contraire, il y aura négociation.Déjà, en mars, dans le meme sondage Gallup où ils affirmaient ne pas vouloir d’une confédération binationale, un Canadien sur deux, à l’extérieur du Québec, se disait prêt à négocier une union économique avec un Québec indépendant.Québécois et Canadiens réaliseront très vite que la nature a horreur du vide, et ils imposeront des limites à leur souveraineté respective.Cette fois, les compétences mises en commun le seront par consentement mutuel, dans des domaines où ce sera avantageux pour les deux partenaires.Seuls des États souverains peuvent négocier d’égal à égal et accepter une « souveraineté partagée ».Bref, on rebâtirait « l’espace canadien » sur de nouvelles bases.Ainsi, il n’est pas du tout farfelu de croire, comme 31 % des Québécois, qu’un Québec souverain ferait partie du « Canada ».À terme, c’est sans doute là où on en arriverait.Le nouveau « Canada », formé du Canada anglais et du Québec souverains, pourrait être n’importe quoi entre une « zone de libre-échange » et une « confédération binationale » (voir Philip Resnick, Towards a Canada-Quebec Union), en passant par une « union douanière », un « marché commun» et une « union économique».Par ailleurs, il n’est pas plus chimérique de penser, comme 20 % des Québécois, qu’un Québec souverain enverrait des députés à Ottawa, à condition que les pouvoirs du gouvernement « supranational » soient délégués par les deux États constituant la confédération.Bref, il n’est pas impossible de voir un Québec souverain dans une union canadienne.Mais, il faut insister que ce Canada ne serait plus une union de provinces.À la limite, un Québec souverain pourrait même négocier un partage des pouvoirs convenant aux deux « partenaires » et choisir, en abandonnant formellement une partie de sa souveraineté, de se « refédérer » avec le Canada anglais, sur une base nouvelle et égalitaire.Une fédération binationale, comme la Tchécoslovaquie.Mais on ne parlerait dès lors plus de « souveraineté ».Ainsi, ce que les sondages nous apprennent, c’est qu’une partie de l’opinion publique québécoise voit dans la souveraineté un moyen de refaire la maison canadienne.En effet, pour une proportion non négligeable de l’électorat, des liens continueraient d’exister entre un Québec souverain et le Canada anglais.L’ambivalence des Québécois vient de ce désir d’autonomie et de cette peur de se détacher du Canada.La tactique absurde de M.Bourassa Devant la résistance à modifier le statut du Québec au sein du Canada, le Québec veut devenir souverain.Cependant, il ne saurait y avoir de souveraineté sans indépendance préalable.« Faire l’indépendance, c’est rompre », comme disait Laurent-Michel Vacher (Un Canabec libre).La tactique absurde de M.Bourassa, de ne pas négocier à onze, comme si le Québec était indépendant, n’a fait qu’empirer la position du Québec.Le vide autour de la table de négociations a été comblé par des acteurs qui, loin de renforcer une trop faible volonté de rencontrer les exigences du Québec (il s’agit plutôt d'une volonté de « garder » le Québec), alourdissent le menu constitutionnel de revendications auxquelles le Canada anglais ne saurait donner satisfaction.Toujours est-il qu’après deux ans de tergiversations, il n’y aura pas La tactique absurde de M.Bourassa — ne pas négocier à onze, comme si le Québec était déjà indépendant — n’a fait qu’empirer la position du Québec.d’offres intéressantes, du point de vue du Québec, de nos « partenaires canadiens ».Les Québécois doivent quitter les limbes constitutionnelles avant le référendum, sinon ils en sortiront divisés et affaiblis.Puisque le Canada n’a d’autre alternative a lui offrir que le statu quo, nos leaders politiques feraient mieux d’éclaircir les enjeux au lieu d’entretenir l’ambiguïté.Pour remettre en question la place du Québec à l’intérieur du Canada, il faut avoir le courage de rompre.Le reste est du bluff.Le Canada anglais refuse depuis trente ans de changer le statut du Québec.Et la souveraineté ne peut être négociée de l’intérieur.Alors, ou bien M.Bourassa retourne à la table de négociations comme premier ministre d’une province du Canada, ou alors il doit aller jusqu’au bout de la démarche souverainiste.Sinon, il maintiendra les Québécois dans cet état de névrose permanente.Le suicide et le droit d’être aimé Dépasser la violence, un acte de maturité André Paquet E Psychologue à l'Hôpital Rivière-des-Prairies DfiS QU’IL S’AGIT d’êtres humains, même les gestes les plus singuliers sont souvent socialement conditionnés.Le suicide n'est pas un acte intime, parce qu’il porte à la connaissance d’autrui une violence personnelle exercée contre soi-même.Un suicide peut difficilement être tu, et la prise de conscience d’un tel geste agresse normalement l’altruisme en nous et attire notre compassion.Ces sentiments révèlent l’origine sociale du geste suicidaire, et peut-être aussi sa visée relationnelle.L’actualité porte régulièrement à notre connaissance des violences familiales se terminant aussi par le suicide de l’agresseur.Quand les personnes violentées réussissent à s’échapper à temps, l’agresseur devient souvent la victime principale de sa propre violence.Cette mobilité de l’agressivité dirigée vers autrui ou vers soi, révèle sa nature sociale malgré des fondements psychologiques individuels.Reste à savoir si ces fondements sont innés, comme le pensent Freud et ses successeurs avec l'idée d'une « pulsion de mort » congénitale, ou si la violence ne pourrait as être le résultat d’un apprentissage af-ectif, fut-il involontaire et inconscient.C’est le second point de vue que nous nous proposons d'explorer ici.Il se trouvera peu de gens pour nier que la violence soit un fait psychologique universel, et que souvent la douceur apparente dissimule une volonté de toute-puissance.Comme la psychanalyse le démontre depuis longtemps, chacun de nous porte en ! soi un certain degré de violence, ouverte ou I inhibée.Admettre cela ne revient toutefois pas à conclure avec elle que, dès la conception, l’enfant soit un réservoir d’agressivité que le milieu devra subir.Cette hypothèse, trop souvent prise pour la réalité, est un aveu d'impuissance face à une nature humaine qui, comme le reste de la nature devrait suivre son cours.À la manière du parent, le psychanalyste serait à peine différent d’un astronome, un observateur de la nature plutôt qu’un physicien ou un chimiste qui peut la modifier.La prévention est possible La durée et l’inachèvement de l’analyse, et le constat maintes fois répété par Freud lui-même de l'immuabilité du caractère, plaideraient en faveur de l’innéisme des vertus et des travers humains.Les faits sont là et ils peuvent difficilement être niés.Cependant, des faits plus discrets contredisent cette vision innéiste et essentiellement déterministe de la nature humaine.Et ces observations témoignent d’une prévention possible de la violence, sinon de son dépassement dans certains cas.Un philosophe stoïcien disait : « L’empereur peut me tuer, mais il ne peut pas me nuire.» Cet état où l’on considère que les autres n’ont aucune prise sur notre estime de soi ni sur notre humeur, et où l’intégrité psychologique de la personne est totalement indépendante des circonstances extérieures, correspond à l’optimum du développement humain.Il s’agit de l’intériorité de la maturité où l’approvisionnement affectif n'est plus recherché ailleurs qu’en soi-même, contrairement à l'état de l'enfant qui, à l'origine, dépend entièrement de ses parents pour sa nourriture affective.La maturité affective est également différente de l’état adulte normal qui a encore besoin d'autrui pour son équilibre affectif, à divers degrés selon les individus et les époques de la vie.La pensée suicidaire est aux antipodes de l’estime de soi de la maturité.En effet, le suicidaire est tout entier dépendant d'investissements extérieurs, dont la perte appréhendée lui est plus insupportable encore que la famine physique.Il s'agit d'un soubresaut du droit inconditionnel d’être aimé, droit qui jadis lui a été refusé et dont la blessure se réactive à la faveur d'un événement actuel.THE NEW YORK TIMES L’ampleur de la violence ressentie cherche en contrepartie un exutoire permettant de conformer la réalité à ce besoin impérieux.C’est le maintien, la survie même de la trop fragile intégrité psychique qui est en jeu.« Tu ne seras pas si tu ne veux pas être ce dont j’ai besoin» ou «Je ne serai pas si je ne peux conserver ce dont j'ai besoin et ce que je perds » sont des variantes de la revendication délirante associée aux gestes violents.À l’opposé, aucune exigence impérieuse de ce genre n’agite le sage dont les besoins affectifs sont comblés en lui-même, au terme d’une évolution douloureuse mais édifiante, au sens où précisément elle l’établit fermement dans sa demeure solitaire à la suite du deuil de sa quête affective infantile.L’effet d’une blessure précoce Cette condition exclut la violence, dont le but est de faire correspondre la réalité extérieure à une quête affective inconsciente.Sans besoin affectif inconscient, l’intégrité psychique de la maturité ne dépend pas de l’extérieur pour l’essentiel.Et alors que le suicidaire tue parce qu’il se sent lésé, on peut tuer le sage mais non le léser.Les racines de la violence seraient dans une blessure précoce du droit immature d’être aimé.La frustration de ce droit laisserait un vide affectif et avec lui, une dépendance revendicatrice face aux investissements extérieurs.L’antidote de la violence résiderait dans la capacité d’altruisme des parents envers l’enfant, base d’un cheminement futur autonome vers la maturité affective.Par une réponse appropriée (suffisante sans être parfaite) à une quête affective justi-durant l’e: fiée I l’enfance, l’atruisme parental ; paren élaborerait ainsi les fondements de la capacité relationnelle de se prendre soi-même comme objet, d’être son propre parent, son propre consolateur et pourvoyeur affectif.Ainsi la capacité relationnelle de l’adulte serait le reflet de celle de ses parents à son endroit autrefois.Et son potentiel de violence serait l’image inversée de sa capacité relationnelle : il correspondrait à son degré inconscient d’incapacité d’estime de soi et à son besoin d’autrui pour la satisfaire.À la maturité, on assiste à l’aboutissement d’une intégration consciente du droit d’être aimé, c’est-à-dire au passage du deuil du besoin immature et inconscient d’être aimé inconditionnellement par autrui, à la capacité consciente de s'accorder soi-même cette considération.Et avec cette capacité s’évanouit le recours injustifié à la violence, qui dorénavant n’a plus de base intrinsèque.La « Conférence nationale » Une douteuse solution aux maux africains Fabien Betene Ebanda L’auteur est Camerounais LJ ÉVOLUTION politique de l’Afrique noire en général, et du Cameroun en particulier, peut se diviser en des étapes.Nous pouvons d'abord citer l'étape avant la découverte de l'Afrique par l'Occident; une Afrique «heureuse » ! La découverte de cette terre par les colons constitue une autre étape, avec tout ce que l’on connaît.Arrive alors l’étape des « indépendances », qui impose aux pays africains concernés (c’est le cas du Cameroun) un système politique monopartite pour mieux contrôler les masses.L’évolution intellectuelle pressant, le citoyen africain en général et camerounais en particulier aspire à davantage de liberté.Ce qui nécessite un système politique multipartite.Le passage à cette étape nécessite beaucoup de reforme : réviser la Constitution, refaire les lois des droits et libertés, redéfinir les règles du jeu démocratique, etc.Solution incontournable pour avoir un environnement démocratique viable.Ces changements s’avèrent spécifiques à chaque pays; sinon il y aura des incompatibibtés.Dans ce vent de changement, un outil semble s’être imposé comme étant celui sans lequel rien de sérieux ne peut s’opérer : la fameuse « Conférence nationale ».Au Cameroun, cette Conférence se veut en plus souveraine.Mais le peuple sait-il de quoi il retourne ?Au fond, la Conférence nationale est bonne en soit, mais S eut-elle procéder à toutes les réformes nécessaires ?Nos ommes politiques qui la préconisent lui donnent-ils le même fond initial ?Démagogiquement, ils nous répondront par l’affirmative.Pourtant, nous nous connaissons assez.Les intentions, les vertus et les défauts de chacun ne sont ignorés par personne.La Conférence nationale se veut souveraine.Au Cameroun, qui seront les délégués ?Les leaders autoproclamés des partis politiques, les religieux, certaines personnalités de la société civile et certains membres du gouvernement.Bref, des participants non mandatés par le peuple.C'est ce qui explique les désordres que connaissent les pays ayant eu une conférence nationale.En définitive, les réformes sont et restent la solution pour asseoir une démocratie véritable.Mais est-ce que la Conférence nationale est le seul moyen pour y parvenir ?Nous n’y croyons pas, car si elle peut être utile a un changement, elle ne demeure qu’un moyen parmi tant d’autres.Ce serait donc faire preuve d’insuffisance intellectuelle que de penser qu’un moyen peut être unique pour résoudre un tel problème.L’ équipe nls Lamoure du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes : à l'Information générale : Jean Chartier, Yves d'Avignon, Jean- Denis Lamoureux, Louls-Q.L'Heureux, Bernard Morrler, Laurent Soumis.; Jacques'Grenier et Jacques Nadeau (photographes): à l'Information culturelle : Michel Bélalr (directeur), Paule DesRIvIères, Marie Laurier, Robert Lévesque, Nathalie Petrowskl.Odile Tremblay (Le Plaisir des livres); à l'Information économique: Robert Dutrisac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Ti .‘ ¦ “' .Josée Boileau, Pierre O'Neill (partis politiques').Gilles Lesage (correspondant parlementaire et Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Turcotte; à l'Information politique éditorialiste A Québec).Jocelyne Richer (Information générale et parlementaire à ( Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire A Ottawa), Jocelyn Coulon (politique internationale), François Brousseau (éditorialiste politique internationale et responsable de la page Idées et événements); aux affaires sociales : Paul Cauchon (questions sociales), Caroline Montpetlt (enseignement primaire et secondaire), Isabelle Paré (enseignement supérieur), Louis-G.Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail).Clément trudel (affaires juridiques).Suranné Marchand (adjointe A la direction), Marie-Josée Hudon.Jean Sébastien (commis), Danielle Cantara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle, Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alarle (secrétaire A la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire A la direction).LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur): Manon Scott.Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Mlllette (directrice),Jacqueline Avril, Caroline Bourgeois.Brigitte Cloutier, Francine Glngras, Johanne Gulbeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault.Lise Major, Nathalie Thabet (publicitaires): Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon (maquettistes): Johanne Brunet (secrétaire).L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables): Florins Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thérlault (secrétaire A l'administration), Raymonde Guay (responsable du financement privé).LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Chrlstlanne Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zulda, Rachel Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette.LES ANNONCES CLAS8ÉE8 ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur).Françoise Blanc.Manon Blanchette, Dominique Charbonnier, Marlène Côté, Françoise Coulombs, France Grenier, Josée Lapointe.Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland.LE DEVOIR «si publié par l'Imprimaris Populaire Limitée, société é responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement Montréal.H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, 7743 rue Bourdeau, une division de Imprimeries Québécor Inc .612 ouest rue Saint-Jacques, Montréal L'Agence Presse Canadienne est autorisée è employer et é diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., siluée au 775.bout Lebeau, St-Laurent Envoi de publication - Enregistrement no 0858 Dép6t légal Bibliothèque nationale du Québec Téléphone général (514) 844-3361 .Abonnements (514) 844-5738 LE DEVOIR (USPS 003708) is published daily by L'Imprimerie Populaire.Limitée.211 rue St-Sécrement, Montréal, Québec H2Y 1X1 Subscription rate per year is S 439 00 USD Second Class Postage paid at Champlain, N Y, US POSTMASTER send address changes to : Insa, P.Q Box 1518, Champlain, N Y 12919-1518 14 ¦ Le Devoir, mardi 30 juin 1992 ÉDITORIAL L’Algérie sans tête QUI A TUÉ Mohamed Boudiaf ?Et qui profite de ce crime ?Les intégristes, qui mènent une guerre de basse intensité contre le pouvoir militaire algérien ?Des rivaux du sérail, livrés à une lutte de clan dans les hautes sphères du pouvoir ?Des forces étrangères, genre Djihad islamique ou commandos pro-iraniens, soucieuses de mettre le feu aux poudres dans le ventre mou du Maghreb ?Chose certaine, le président du Haut Conseil d’État algérien, disparu hier dans un assassinat dont la « qualité technique » laisse supposer un travail de professionnels et un bon réseau d’accointances, avait plusieurs ennemis politiques qui peuvent aujourd’hui tirer profit de sa disparition.Bien qu’on ne puisse pas précisément associer le court règne de M.Boudiaf au triomphe de la démocratie, ses meurtriers sont certainement, eux, des ennemis de la démocratie.L’accession au pouvoir de cet exilé, leader historique de la révolution algérienne, s’était faite en janvier dans les circonstances dramatiques que l’on sait : un processus électoral sans précédent allait porter au pouvoir, de la façon la plus régulière qui soit, des ennemis déclarés de la démocratie représentative, qui se réclamaient plutôt d’une légitimité divine et garantissaient que leur élection démocratique.serait aussi la dernière élection tout court.Sentant la soupe chaude, l’armée intervint, interrompit le processus électoral et demanda à M.Boudiaf de revenir de son long exil marocain, pour l’installer à la tête d’un Haut Conseil d’État, émanation de l’armée.Et les observateurs de l’étranger de se contorsionner, pour « déplorer » la chose tout en la « comprenant ».À la clé, une question fondamentale : quelle liberté pour les ennemis de la liberté ?Arrivé au pouvoir à l’occasion d’une espèce de coup d’État à blanc, d’un curieux « acte antidémocratique pour sauver la démocratie », Mohamed Boudiaf quitte aujourd’hui la scène dans la violence.Bien que l’on n’ait, hier, fait état d’aucune preuve, ni enregistré de revendication du meurtre par des islamistes algériens ou autres, c’est dans cette direction qu’on est spontanément porté à chercher l'explication de cet acte terroriste.L’idée selon laquelle, peut-être, la démocratie libérale est un luxe qu’on ne saurait laisser entre les mains de peuples « arriérés », a fait son chemin dans un certain public occidental spectateur du drame algérien.Parallèlement, la démocratie pour laquelle se sont battus tant de héros est en proie au discrédit populaire dans un grand nombre de pays du tiers monde, et même du « second monde » est-européen qui émerge, et dans quelle douleur, de la nuit communiste.Ainsi, a-t-on rapporté, une partie importante de la population algérienne remerciait hier le Ciel de cette « punition La disparition d ’un personnage qui incarnait la légitimité historique divine », tandis qu’une autre, heureusement aussi importante, frissonnait devant les lendemains terribles que pourrait annoncer cet attentat.Le drame algérien, qui au-delà illustre les déchirements du Maghreb et de tout le monde islamique, est une lutte de trois légitimités : légitimité historique, légitimité religieuse, légitimité électorale.Mohamed Boudiaf avait été installé au pouvoir en violation du processus électoral, donc démocratique.Mais il incarnait la légitimité historique : celle d’un combattant révolutionnaire de la période « pure », qui avait été éjecté dès le début des années FLN, avant la régression crypto-communiste et bureaucratique d’une clique corrompue au pouvoir.La légitimité religieuse, dont se réclamait un Front islamique qui avait ac- cepté de jouer, pour un temps, le jeu de la « démocratie pourrie », est ressortie de ces jours de décembre et de janvier avec l’aura du martyr.Une aura grandie par la mise hors-la-loi d’un mouvement indéniablement populaire, mais diminuée en même temps par la dérive terroriste d’une partie de ses militants, passés à « l’action directe » : il y a eu 100 victimes (le plus souvent policières) d’attentats intégristes au cours de derniers mois, doublées d’une trentaine de condamnations à mort.C’est que le régime de M.Boudiaf ne rigolait pas avec ses adversaires intégristes.La démocratie algérienne renaissante, mise entre parenthèses depuis janvier, ne gagne certainement pas à la disparition d’un personnage ambigu et paradoxal, à la fois intègre et intransigeant, civil au passé propre.devenu « homme de l’armée ».La légitimité historique, que le FLN avait épuisée, mais qui avait reçu une nouvelle chance avec l’accession au pouvoir de ce président assassiné, est aujourd’hui frappée au coeur.La légitimité religieuse, qui mobilise une certaine partie de la population mais pas sa majorité écrasante, peut aujourd’hui reprendre du poil de la bête.Mais il est douteux que les intégristes s’emparent demain du pouvoir à la faveur de l’attentat d’Annaba.Car les militaires au pouvoir, qui ne peuvent plus aujourd’hui s’abriter derrière la figure d’un « vieux sage » comme M.Boudiaf, vont maintenant vendre cher leur peau et leur pouvoir.Les masques sont tombés.Loin de la religion mais aussi loin des urnes, ils vont se cramponner et barrer la route à leurs contradicteurs, tout en agitant un éventuel « avenir démocratique » toujours remis à plus tard pour cause d’urgence.L’Algérie indépendante aura 30 ans vendredi.Elle a moins que jamais des raisons de fêter.Les spectres combinés de l’intégrisme et de la dictature laïque n’ont pas fini de peser sur le destin de plusieurs pays, dont celui de Mohamed Boudiaf n’est aujourd’hui que la plus criante illustration.FRANÇOIS BROUSSEAU Mitterrand, McDougall et la Bosnie LE « COUP FUMANT médiatique» de François Mitterrand à Sarajevo aurait-il contribué à accélérer les choses en Bosnie-Herzégovine ?Toujours est-il que c’est au lendemain de sa visite impromptue en plein champ de bataille, simplement pour dire « Coucou, je suis là et je pense à vous ! », que l’ONU accouche enfin de sa première action concrète — 800 casques bleus du Canada dans l’aéroport assiégé — pour venir en aide aux habitants martyrs de la capitale bosniaque.La visite du président français, saluée diversement hier par les gouvernements et commentateurs, a peut-être eu des effets psychologiques salutaires, en remettant au premier plan le drame des Balkans.Mais elle montre une fois de plus que l’Europe ne parle pas d’une seule voix dans les crises qui la regardent au premier chef.M.Mitterrand, en effet, venait de passer deux jours à Lisbonne avec ses collègues des Douze, pour parler entre autres choses, sans doute, de « politique étrangère commune ».Cachottier, il ne leur avait pas dit un mot de ce qu’il s’apprêtait à faire ! Comme concertation communautaire, on a déjà vu mieux.Encore et toujours, les grands principes et les grandes actions de politique étrangère trouvent leurs mobiles dans les menues préoccupations de politique intérieure, et l’obsession des cotes de popularité nationales.Apparence de retrait des Serbes agresseurs, tournée improvisée d’un chef d’État étranger : soudain, l’espoir est au rendez-vous dans les collines de Sarajevo.Mais quand, aujourd’hui ou demain, et à moins d’un miracle, reprendront les bombardements serbes, arrivera le véritable test : attaqués, harcelés, que feront les casques bleus ?Et une fois l’aide humanitaire hypothétiquement acheminée, laisserons-nous une fois de plus les Bosniaques crever de faim, dans deux semaines, un mois ou deux mois ?« Toutes les options restent ouvertes», déclarait hier, prudente, Mme Barbara McDougall au DEVOIR qui l’interrogeait sur le degré d’engagement militaire des forces internationales dans les Balkans.Mais la circonspection maladive des spectateurs étrangers devant le drame yougoslave est la meilleure alliée des conquérants serbes.F.B.LETTRES AO DEVOIR « Coyote » et Mme Petrowski UN COMMENTAIRE simplement, quant au bas de vignette s’adressant à la photo publiée aujourd’hui en page B-5 et concernant l’avant-première du film Coyote.Dans un premier temps, je trouve infiniment dommage que sept jours avant la sortie commerciale de ce long métrage de Richard Ciupka, on assassine d’un trait ce film ciblé pour les adolescents.On aurait pu avoir la décence d'attendre au moins la semaine prochaine et c'est généralement à ce code d’éthique professionnel qu’adhèrent les critiques de cinéma.Mais de toute façon, il est erroné d'exercer son jugement critique dans le contexte d’un bas de vignette, vous en conviendrez.Il y a des choses qui tombent sous le sens et l'on peut déceler ici le mépris qui a permis à cette inéquité d’exister.Ce mépris est d’autant plus manifeste qu’il se perçoit immédiatement dans le tracé de ce jugement lapidaire — et qui plus est, non signé — établissant la distance entre l’opinion de la journaliste en question et la réaction du public.Ce dernier s’est avéré pour le moins positif puisqu’on peut y lire dans le texte « Chaleureusement applaudi par la foule.» sauf que la critique du DEVOIR n’en tient absolument pas compte comme s’ils étaient tous des imbéciles qui n’ont aucun jugement.Or, ce film se veut populaire, n’a aucune prétention autre que de s’adresser au plus large public et ne se veut surtout pas « un film de critiques ».C’est, entre autres, ce qui a plu à Francine Grimaldi et à Paul Toutant de Montréal ce soir.Mme Petrowski, qui a suivi cette production depuis le tournage, le savait et toute la mise en marché du film reflète cette réalité.Alors, pourquoi ne pas y faire référence à moins que le public ne compte pour rien : le cinéma, ce n’est pas un mystère, est un média de masse.On n'a pas à choisir entre La demoiselle sauvage qui fait moins de 100 000 $ au box-office et Cruising Bar qui récolte 3,6 millions, même si chaque film a coûté des millions.Cette diversité est très importante pour notre société et, pour le bénéfice du milieu des arts, l’un ne peut pas vivre sans l’autre.Le mépris n’a pas sa place ici et j’estime dommage de le retrouver au coeur du DEVOIR, Comme je trouve infiniment regrettable ce coup bas au réalisateur, à qui l’on repro-j che son succès à l’échelle nord-américaine I dans le monde des pubs — à l’instar de Jean-Claude Lauzon, Yves Simoneau et cie — par une allusion que seuls les initiés peuvent comprendre.A qui parle-t-on quand on ne j s’adresse pas aux lecteurs ?À la chapelle ! Or, n’est-ce pas exactement ce que LE DE-I VOIR ne veut plus être sous votre direction .Cela dit, Nathalie Petrowski fait plus souvent qu’autrement un travail aussi formidable que nécessaire et je le lui ai dit.Mais ici, vraiment, son sens du fair play a pris une voie d’évitement que ne justifie pas le fait que LE DEVOIR ne saurait avoir aucune espèce d'influence sur la carrière de Coyote.Pierre Brousseau Vice-président Alliance Vivafilm Montréal, 19 juin 1992 Un silence honteux autour de l’Iran LE PEUPLE iranien crie toujours plus haut son mécontentement à l’égard du despotisme en place en organisant des manifesta-i tions et en commettant des actes de résis-! tance.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de I information Bernard Descôteaux Directeur délégué à I administration André Leclerc Rédacteur en chef adjoint Jean Francoeur Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Roch Côté Guy Deshaies Directeur des publications spéciales Pierre Beaulieu FAIS CE QUE DOIS Dans ce contexte, nous assistons au silence des mass média et des gouvernements devant la répression dont est victime le peuple iranien.Nous ne sommes pas étonnés du silence des gouvernements occidentaux « champions de la démocratie », qui misent sur le gouvernement de M.Rafsandjani pour exploiter davantage notre peuple.Mais que peut-on dire du silence des mass media ?Parmi toutes ces vagues de protestation, seule la manifestation du 30 mai dernier tenue à Machhad située dans l’est de l’Iran, qui avait entraîné l’arrestation de plus de 300 personnes, a été signalée par quelques | rares journaux.D’après le bilan officiel émis la semaine dernière, le régime « modéré » de M.Rafsandjani a exécuté quatre des personnes qui j avaient été arrêtées à Machhad.Cette der-j nière nouvelle n’a même pas eu assez d’im-[ portance pour attirer l’attention des jour-| naux, de la radiq et de la télévision.Comment peu't-on justifier ce silence ?L’intérêt à court terme représente-t-il la frontière de la démocratie ?Et qui les empêche de voir les flammes du combat pour la i liberté, balancer au bout des cordes.Le régime de M.Rafsandjani est mort-né; 1 il ne reste que son enterrement.Nous invitons tous les Canadiens et Canadiennes épris de liberté à nous aider à rompre le silence et ainsi briser la censure qui entoure la lutte du : peuple iranien pour la démocratie.Hossein Mahoutiha Montréal, 12 juin 1992 Bravo aux organisateurs du Tour de l’île DIMANCH E DERNIER, pour une troisième i année consécutive, nous participions au Tour de l’île.L'édition 1992 de cette grande fête populaire a été particulièrement réus-| sie pas de bouchons et très peu d’accidents.Le « miracle » d’une organisation de cette ampleur, c’est en premier lieu la présence de plus de 3000 bénévoles stimulants, serviables et joyeux C'est grâce à leur générosité qu’un tel événement peut exister.En ces temps de morosité, c’est un clin j d’oeil d’optimisme et d’espoir.Merci a vous tous qui avez consacré de nombreuses heures de vos loisirs à assurer notre sécurité et notre confort.Michèle Leprohon Jacques Demers Montréal-Nord, 10 juin 1992 Pêche : conflit franco-britannique LE MONDE ÊiüfoiRes ûe fftAOÇAiS ÉMPAfFÉS jf AlOôI-A'S V'veMEtjT > MAASTRICHT ! ÉÉÉÉt bbr mtJÊ Æùf/âL, Euclide Chiasson (In Parti acadien en 1992 ?Pas d’accord ! Cl EST EN 1972 que naissait à Bathurst, au Nouveau-Brunswick, le Parti acadien.L’émergence du Parti acadien à cette époque s’explique par l’insatisfaction d’une nouvelle élite face à la répartition du pouvoir, par l’arrivée d’un plus grand nombre de gens instruits voulant se tailler unev place au soleil, par la montée du nationalisme au Québec et ailleurs.Bref, c’était le début des années 70 avec tout ce qu’elles comportaient d’idéalisme.Dans les faits, le Parti acadien fut un mouvement politique plutôt qu’un parti électoraliste.En ce sens, il a contribué à un réveil, à une prise de conscience, à l’émergence d’une fierté.Sauf en une occasion, le Parti acadien ne fut jamais, sur l’échiquier électoral, une menace aux partis traditionnels.À toutes fins utiles, le Parti acadien est disparu dès la fin des années 70.En 1992, certains nationalistes rêvent toujours d’un parti politique bien à eux.Au mois d’avril, l’idée a refait surface.Le quotidien L’Acadie nouvelle titrait à la une la déclaration de Jean-Marie Nadeau, un nationaliste bien connu au Nouveau-Brunswick : « Sans Parti acadien, l’avenir du peuple acadien est menacé.» Comme si ! L’époque n’est plus à « nos bebelles et à notre cour », mais bien à l’ouverture sur le monde.Croire que les politiciens, qu’ils soient d’un parti nationaliste ou d’un autre, vont nous sauver, c’est croire au Père Noel et c’est attribuer beaucoup trop d’importance à la seule dimension politique dans la vie d’un peuple.LP] CONTEXTE a changé.Alors qu’en 1972, la création d’un Parti acadien fut considéré comme progressiste, aujourd’hui cette démarche s’inscrirait dans la foulée des partis de droite, comme le Confederation of Regions ou le Reform Party.En 1992, un Parti acadien serait instinctivement opposé au CoR; il serait obligé de réagir à ses digressions.Il lui serait difficile d’arriver à sortir des ornières politiques tracées par des partis essentiellement réactionnaires.Un Parti acadien serait, dans le contexte actuel, condamné à la réaction dans un terrain politique miné d’avance.Les Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick participent plus que jamais au pouvoir politique de leur province.Ce n’est certes pas un monde idéal : le partage du pouvoir avec la majorité anglophone ne se fait pas sans heurts.Le partage de l’espace politique se fait-il sans heurts ailleurs dans le monde ?La montée de l’entrepreneurship acadien, la vitalité dans les secteurs culturel et artistique, la place grandissante qu’occupent les Acadiens et Acadiennes dans le commerce international, constituent les meilleures garanties de survie du peuple acadien.ALORS qu’il faut continuer à lutter pour maintenir nos acquis dans le domaine linguistique, à valoriser notre patrimoine, la culture acadienne est en mutation.Et c’est tant mieux ! Ce n’est pas la « pure laine » qu'on doit défendre, mais notre place à la table avec une assiette aussi garnie que celle des autres.Les Acadiens, malgré les forces assimilatrices dans certaines régions des Maritimes, ont appris à naviguer en des eaux tumultueuses.Parfois, on doit aller avec la vague pour ne pas se faire enfouir ou pour éviter de se noyer.Nos 400 ans d’histoire démontrent la sagesse de cette approche.Le projet d’un parti politique essentiellement acadien peut avoir du sens aux yeux de certains nationalistes.Il est important que l’idée soit discutée ouvertement et librement.Par contre, l’on ne devrait as, à mon avis, croire que l’adhésion un projet de Parti acadien soit la seule mesure du degré de nationalisme des populations acadiennes.¦» Lettre d’Acadie Je ne sais pas si c’est que l’histoire se répète — ou simplement que je vieillis — mais l’idée de recréer un Parti acadien ne m’emballe pas et n’a certainement pas l’attrait de la nouveauté.De plus, la venue d’un nouveau Parti acadien, surtout s’il n’obtient pas le succès électoral escompte, laisserait aux anglophones tout le loisir de nous coincer politiquement.Eux mesureront la force de notre nationalisme aux succès de ce parti.Quant aux Acadiens et Acadiennes actuellement au pouvoir dans les partis traditionnels — surtout dans le Parti libéral du Nouveau-Brunswick — ils seraient peut-être tentés de se déresponsabiliser face aux besoins spécifiques de leur peuple.QUEL BEAU prétexte pour eux : les questions acadiennes, ne les avez-vous pas confiées à un autre parti politique ?Ou encore : si vous vouliez que le gouvernement s’occupe des questions acadiennes, vous n’aviez qu’à élire le Parti acadien (élection dont je me permets de douter).Dans le contexte actuel, ne devrions-nous pas consacrer nos énergies à fouetter l’ardeur nationaliste de nos élus acadiens, plutôt que de leur offrir sur un plateau une justification à l’immobilisme ?D’autre part, nous devons continuer nos luttes et nos avancées dans plusieurs domaines : économie, éducation, culture .Nous possédons déjà des embryons de pouvoir politique : pensons au palier municipal.En tant que peuple, nous avons de multiples entreprises à poursuivre : se concentrer au niveau politique sur une action électoraliste vouée à la marginalisation ne me semble pas le meilleur investissement à faire à ce moment précis de notre histoire.Quoi qu’il en soit, ce n’est pas que le peuple acadien ait beaucoup de choses à perdre en travaillant à la mise sur pied d’un parti nationaliste acadien.C’est surtout qu’il n’a pas grand-chose à y gagner.EUCLIDE CIIIASSON, rédacteur en chef de Ven'd'est, un magazine publié à Madran, Nouveau-Brunswick, présentera aux lecteurs du l)l
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