Le devoir, 7 juillet 1992, Page(s) complémentaire(s)
J Montréal, mardi 7 juillet 1992 Ensoleillé.Max.: 25.Détail page 6 ! SOCIÉTÉ setdp.irV ' 'w, L’accès au fleuve Même s’ils vivent sur une Ile, les Montréalais n’ont plus vraiment accès au fleuve.Ou si peu.Surtout lorsqu’on se souvient de tous les projets qui, depuis 20 ans, prétendent redonner leur fleuve aux Montréalais.Page 11 Mme Mitterrand échappe à un attentat en Irak SOULEIMANIEH - Mme Danielle Mitterrand, épouse du chef de l’État français, a échappé de quelques secondes à la mort hier lorsqu’un attentat à la voiture piégée a été perpétré au moment du passage de son cortège dans les faubourgs de Soulei-manieh, dans le nord de l’Irak.Cet attentat a fait 5 morts et 14 blessés, selon les autorités kurdes ui contrôlent cette région du nord e l’Irak.Selon les enquêteurs du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), une charge explosive de forte puissance avait été placée à bord d’une voiture garée sur le bas-côté de la route.Ce véhicule a explosé quelques secondes après le passage de la tête du cortège dans lequel se trouvaient Mme Mitterrand et le ministre français de la Santé et de l’Action humanitaire, Bernard Kouchner, qui se dirigeaient vers la ville kurde de Halabja.Ces enquêteurs ont précisé que le cortège allait très vite au moment de l’attentat dont ils rejettent la responsabilité sur le gouvernement irakien.Les premiers témoignages recueillis sur place par l’envoyé spécial de l’AFP arrivé sur les lieux quelques minutes après le drame, avaient indiqué que c’était une voiture de l’escorte de Mme Mitterrand qui avait été piégée et qui avait explosé.Le fait qu’un véhicule de l’escorte atteint de plein fouet et à grande vitesse par l’explosion, ait été projeté à 150 mètres contre une dune ou il a brûlé, avait en effet fait croire aux premiers témoins que c’était une voiture des Peshmergas (combattants kurdes) de l’escorte qui avait été piégée et avait explosé en chemin.Ce n’est qu’après avoir écarté la foule qui s’était rassemblée sur les lieux de l’attentat que les enquêteurs ont découvert un cratère sur le bas-côté gauche de la route, indiquant le lieu de l’explosion du véhicule piégé en stationnement.Voir page 4: Mme Mitterrand Les autochtones n’ont plus l’appui de sept provinces d'après la Presse canadienne OTTAWA — Tandis que les autochtones n’avaient plus l’appui de sept provinces représentant 50 % de la population canadienne pour former un gouvernement autonome, les revendications du Québec n’avaient toujours pas été abordées en début de soirée, hier, après plus de 10 heures de discussions entre les ministres Joe Clark et ses homologues du Canada anglais réunis dans la capitale fédérale pur tenter de trouver une solution a l’impasse constitutionnelle.L’ordre du jour était copieux : droit inhérent à l’autonomie gouver- nementale, droit de veto du Québec, charte sociale, union économique, barrières tarifaires et autres éléments de l’ambitieux projet de la « ronde Canada » de négociations, déclenchée l’automne dernier par le gouvernement Mulroney.« Nous sommes toujours à traiter du dossier autochtone», affirmait peu avant 19 h M.Peter Cowan, attaché de presse du ministre Joe Clark.Comme cela s’est produit depuis le tout début des rencontres « multilatérales », la question autochtone a continué de dominer les tractations derrière les portes closes, surtout depuis que certains gouvernements commencent à s’inter- roger sur sa mise en oeuvre.Dès son arrivée au ministère des Affaires extérieures à Ottawa en matinée, le grand chef de l’Assemblée des premières nations, M.Ovide Mercredi, admettait que le concept de gouvernement autochtone faisait problème.« Pour l’instant, si les provinces opposées à la création d’un gouvernement autochtone ont gain de cause, nous n’aurons plus l’appui dont nous disposions il y a quelque temps», a déclaré M.Mercredi.Tout au long de la journée, les conseillers des négociateurs amérindiens ont évoqué la menace d'un départ abrupt des autochtones, ce qui Voir page 4: Les autochtones FESTIVAL INTERNATIONAL DE MONTREAL miiiiiiiiiiiiiiw Deux siècles à trois Sylvain Cormier ILS SONT, comme on dit, dans la force de l’âge.C’est-à-dire toujours aussi forts et sans âge.À eux trois, les vedettes des spectacles majeurs d’hier soir, le jazzmen Frank Morgan et les rhythm’n’blueseux Charlie Brown et John Lee Hooker, comptent plus de deux siècles de tribulations.Et l’avenir est encore devant eux.Saxophoniste alto quasi légendaire de son vivant, émule de Charlie Parker, ex-halluciné dans la tradition parkerienne, personnage coloré dont la feuille de route est aussi longue et impressionnante que le casier judiciaire, le grand Frank Morgan fêtait, hier soir, à la Salle Maisonneuve de la PDA, son retour au pays des hommes libres, un événement majeur dans le monde du jazz qu’il a célébré de la façon qui lui convient le plus : en concert, jouant la musique qu’il aime avec ses amis.Et quels amis ! En tout, ils étaient quatre, mais jouaient comme douze.Morgan et trois des plus grands pianistes avec lesquels il a battu la mesure : par ordre d’apparition sur scène, Kenny Barron, Barry Harris et Sir Roland Hanna.Trois pianos et un saxo.Combinatoire inusitée qui attisait la curiosité, et dont on supposait, à raison, l’infinité des variantes.Déjà, il avait résulté de cet assemblage inédit un album mémorable qui a fait date.Hier, pour la toute I première fois, l’expérience était tentée devant un public, une belle salle pleine, attentive et absolument consciente de la valeur historique du moment.La première partie était consacrée aux divers jumelages et performances solo que permettait — et exi-gait, en quelque sorte — une affiche aussi prestigieuse.D’abord Harris seul, tout en souplesse, jouant nettement et volontairement en-dessous Voir page 4: Deux La France embouteillée Malgré les interventions des forces policières à divers endroits, les routes de France sont restées bloquées par les camionneurs en colère, hier, comme en fait foi le Carrefour de l'Obélisque, à l'entrée de Fontainebleau, en banlieue de Paris.Page 5 PHOTO AP L’acquittement des Mohawks n’étonne Québec remet en cause les procédés de Stablex Les Sept envisagent une opération navale en Serbie pas les criminalistes Danny Year DEVANT le tollé et l’incompréhension qui ont suivi l’acquittement des 34 Mohawks, vendredi, la communauté juridique, notamment les avocats criminalistes, invite la population à bien comprendre la nature de la décision des jurés et à bien discerner « les accusations qui pesaient sur les autochtones » des images « trop évidentes», gravées dans l’imaginaire collectif, que les médias ont retransmises lors de la crise d’Oka de l’été 1990.Pendant ce temps, le Procureur général du Québec, (lilies Rémillard, étudie la possibilité d’en appeler de la décision des jurés d’acquitter les 34 Mohawks associés à l’échauffour-rée qui a marqué la fin de la crise autochtone de l’été 1990.« On examine la question », a affirmé, hier, Nicole Beaulieu, porte-parole du M.Rémillard.Le Procureur général a 30 jours pour interjeter appel.Si certains sont franchement étonnés du verdict du jury, les avocats criminalistes interrogés par LE DEVOIR ne le mettent nullement en doute.« C’est un jugement hautement pertinent», affirme le criminaliste de renom, Me Michel Massi-cotte.Pour sa part, la criminaliste, Me Sophie Bourque, comprend que les victimes du drame d’Oka, au premier chef les propriétaires des résidences saccagées, crient à l’injustice et fassent preuve d’une grande émotivité à la suite du verdict du jury.Mais, croit-elle, une grande part de cette incompréhension tomberait si les gens saisissaient quelles sont les accusations qui pesaient sur les Mohawks.Or, ces accusations étaient, toutes proportions gardées, peu graves et n’avaient rien à voir avec le saccage des maisons résidentielles d’Oka.« Contrairement à ce aue semblent croire les gens, ce procès n'était pas celui de toute la crise d'Oka », note Me Guy Cournoyer, de la firme Poupart et Cournoyer.Dans ce procès, pas moins de 41 Mohawks étaient accusés d’avoir entravé le travail des militaires ou d’agents de la Sûreté du Québec, le 26 septembre 1990, à l’occasion de la pagaille qui a suivi la reddition qui mettait fin à la crise amérindienne.Du même souffle, ils étaient accusés d’avoir participé à une émeute, lors du siège du centre de désintoxication d’Oka, du 1er au 26 septembre 1990.Parmi les 41 Mohawks, 22 hommes étaient également accusés de pos-Volr page 4: L'acquittement Louis-Gilles Francoeur LE PROCÉDÉ Stablex, qui sert à neutraliser les déchets dangereux inorganiques du Québec, et la sécurité du site d’enfouissement de Blain-ville, qui contient plus de 500 000 tonnes, sont remis en question par la Direction des enquêtes du ministère québécois de l’Environnement.C’est ce qui ressort, en effet, des deux rapports produits par la « police verte » en juin 1990, dont LE DEVOIR a obtenu copie hier en vertu de la Loi d’accès à l’information.Le rapport conclut que « le produit Stablex n’est pas inerte et qu’il n’est pas conforme à l’image présentée aux audiences publiques » de 1981.Il conclut aussi que l’espèce de béton, dans lequel les toxiques sont en principe stabilisés pour des générations après avoir été chimiquement neutralisés, laisse échapper dans les cellules d’enfouissement un liquide si riche en toxiques qu’il est lui-même un déchet dangereux au sens de la loi.On y trouve notamment des déchets « organiques » en concentrations supérieures aux normes alors que le procédé sert en principe au traitement des « inorganiques ».On y trouve principalement de l'arsenic, du cadmium, du nickel, des sulphu-res et des phénols.« Cette importante pollution organique, conclut le rapport, remet en question la conformité de la compagnie Stablex au procédé Sealosafe.» Le ministère de l’Environnement s’est opposé à la divulgation de ces deux rapports jusqu’à tout récemment tant que les quatre accusations portées contre Stablex étaient pendantes devant les tribunaux.Le rapport de plus de 250 pages remis au DEVOIR, et probablement aux citoyens de Blainville qui le réclamaient aussi depuis des mois, a été expurgé de quelques paragraphes contenant des informations sur les procédés industriels de Stablex.La compagnie a été condamnée à 17 500$ d’amende, le 5 juin, après avoir plaidé coupable à trois des quatre accusations portées contre elle en rapport avec cette enquête.Elle était accusée d’avoir entreposé des déchets dangereux dans un contenant à ciel ouvert, d’avoir modifié ses équipements sans autorisation du ministère et d’avoir dépassé son « quota » de déchets, fixe à 100 000 tonnes par année.Ces accusations ont été portées à la suite d’un raid spectaculaire des enquêteurs à l’usine de Blainville, le 15 décembre 1989, en pleine commission Charbon-neau.Les doutes soulevés par l’équipe d’enquêteurs quant à la fiabilité du Stablex et du site sont si importants ue le ministère a mis sur pied une quipe multidisciplinaire pour les éclaircir tous.Trois études, qualifiées hier de « majeures » par la sous-ministre adjointe aux Opérations régionales, Mme Cécile Clé-Volr page 4: Québec MUNICH (Reuter) — Les sept pays les plus industrialisés envisagent une éventuelle opération navale pour appliquer les sanctions de l’ON U contre la Serbie, a déclaré hier le ministre italien des Affaires étrangères, Vincenzo Scotti.Au premier jour de leur sommet de Munich, les Sept tentent également d’obtenir un rapprochement entre les démarches de la Communauté européenne et celles des Nations unies pour tenter de mettre fin au conflit yougoslave, a déclaré le porte-parole de l’Élysée, Jean Musi-lelli.Lors d’une conférence de presse, Vincenzo Scotti a confirmé que les ministres des Affaires étrangères des Sept (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) élaboraient une déclaration qui prévoit si nécessaire l’usage de moyens militaires pour appliquer les résolutions de l’ON U et acheminer l’aide humanitaire en Bosnie-Herzégovine.Le ministre italien a souligné qu’une surveilance navale serait peut-être nécessaire pour l’application effective des sanctions de TON U contre la Serbie.De source britannique, on a par ailleurs indiqué que l’Union de l’Europe occidentale (UEO) examinait les modalités d’une action navale.Selon Vincenzo Scotti, les neuf ministres des Affaires étrangères de l’UEO pourraient se réunir à Helsinki en marge du sommet de la Con- férence sur la sécurité et la coopération en Europe qui s’ouvrira jeudi, au lendemain de la clôture de celui du G-7 à Munich.De sources britannique et française, on souligne que les sept ministres ont évoqué la possibilité d’élargir la Conférence de paix de la CEE sur la Yougoslavie, présidée par Lord Carrington, aux trois membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU qui n’en font pas partie (États-Unis, Chine et Russie).« Nous continuons à soutenir la Conférence de paix de Lord Carri-gnton.Nous ne pouvons que nous réjouir de ce qui sera fait pour rapprocher les Nations unies et la CEE », a déclaré Jean Musitelli.« La conférence présidée par Lord Carrington reste notre priorité.Il y a des discussions sur l’élargissement du processus Carrington », a dit un délégué britannique, dont le pays assure la présidence tournante de la CEE.Selon une source française, les ministres des Affaires étrangères du G-7 travaillent actuellement à la rédaction d’une déclaration politique proche de celle adoptée le mois dernier par les 12 pays de la Communauté européenne.De sources française et britannique, on souligne toutefois que si le G-7 publie une telle déclaration sur l’ex-Yougoslavie, le conseil de sécurité des Nations unies reste maître des décisions opérationnelles.Voir page 4: Les Sept EDUCATION — Formation des maîtres RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée: te 7 août 1992 PARUTION le 15 août DANS LE DEVOIR D’ici l’an 2001, le quart des professeurs actuels des niveaux primaire et secondaire auront pris leur retraite.La situation est semblable dans les cégeps.Quels changements provoquera ce rajeunissement du corps professionnel?Quels standards doit-on exiger de ces nouveaux maitres?les futurs professeurs possèdent-ils une formation suffisante pour enseigner à nos enfants?Comment s’y prendra-t-on, dans les universités, pour accueillir cette nouvelle clientèle?Dans son édition du 15 août, LE DEVOIR se penchera sur l’éducation de demain au Québec.> y 4 B Le Devoir, mardi 7 juillet 1992 Mulroney prie les Sept d’éviter un bain de sang en Yougoslavie MUNICH (PC) — Le premier ministre Brian Mulroney a lancé un appel au G-7, hier, pour qu’il empêche un bain de sang en Bosnie-Herzégovine et protège la vie des militaires canadiens qui s’y trouvent.Les Allemands ont proposé d’ouvrir un corridor terrestre de la Croatie à Sarajevo, afin d'accélérer le transport de secours, et les Italiens ont suggéré d’ajouter un blocus naval, afin d’exercer des pressions sur les Serbes.« Il est intolérable qu’un pays comme la Yougoslavie se transforme en bain de sang, en 1992, dans une Europe supposée civilisée », a déclaré M.Mulroney dans une interview au réseau de télévision CNN.« J’espère que cette question va faire l’objet d’un débat vigoureux au sommet et qu’un plan d’action sera adopté pour mettre fin aux événe- ments cruels et insensés qui se déroulent en Yougoslavie.» Il est frustrant, a fait remarquer le premier ministre canadien, de constater que les leaders des pays possédant les deux tiers de la richesse du monde ne se trouvent qu’à une journée d’automobile de Sarajevo.M.Mulroney a par ailleurs prévenu le président de la Russie Boris Eltsine qu’il devra accélérer l’implantation de ses réformes politiques et économiques, s’il veut l’appui du G-7 pour les poursuivre.« Vous ne pouvez pas continuer à verser de l’argent a ce pays sans qu’il ne se passe rien », a dit M.Mulroney.M.Eltsine a conclu une entente avec le Fonds monétaire international, dimanche, pour obtenir un crédit initial de 1 milliard $ US.Le président russe voudrait que le sommet de Munich rééchelonne la dette étrangère de 60 milliards $ de son pays, mais M.Mulroney a soutenu que ce n’était pas l’endroit pour aborder cette question.Ce serait plutôt au Club de Paris, a-t-il suggéré, d’en discuter.M.Mulroney est arrivé à Munich dimanche, après une escale à Londres, où il a eu des entretiens avec les premiers ministres John Major, de Grande-Bretagne, et Kiichi Miya-zawa, du Japon.Les trois hommes ont rejeté, à cette occasion, la demande de la Russie de faire partie du G-7.M.Miyazawa a demandé un rapport, d’un autre côté, sur les négociations de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique et leur impact potentiel sur les usines d’autos japonaises au Canada.PHOTO CP Le premier ministre canadien, Brian Mulroney, s’est entretenu, hier, avec le chancelier allemand Helmut Kohl, à l’occasion du sommet des Sept qui s’ouvre à Munich aujourd’hui.V-.P W # i , “ V_’\- > SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 L’acquittement session d'armes dans un usage dangereux pour la paix du public.Dès le début du procès, le juge Tannenbaum a acquitté cinq des accusés pour manque de preuve.Puis, le juge a réclamé des verdicts dirigés d’acquittement, à cause du manque de preuve, dans les cas de Joe Deom, pour agressions, et de Harold Oakes et Robert Skidders, pour possession d’armes.Pour cette raison, le verdict de vendredi ne touchait plus que les 34 derniers accusés.Tous les juristes contactés ont rappelé cette vérité élémentaire : les 12 jurés ont dû déterminer si la preuve présentée par la défense avait été établie hors de tout doute raisonnable « pour des infractions spécifiques à des moments précis ».« Ces gens, les 12 jurés, ont assisté à la présentation de la preuve pendant deux mois, ils ont entendu l’adresse du juge.Ils sont certainement mieux ?lacés que quiconque pour rendre ce ugement», lance Me Cournoyer.Dans ce procès, les jurés auront visiblement conclu que la preuve était insuffisante.Personne n’est cependant en mesure de connaître les motifs véritables de la décision des jurés.Contrairement aux jurés des États-Unis, ils ne peuvent révéler le contenu des délibérations.« Ce jugement ne nie pas les événements d’Oka; ils ont eu lieu.Il signifie simplement que le jury a jugé que ces événements précis ne permettaient pas une condamnation », indique Me Julio Peris, l’avocat qui assumait la défense des autochtones dans le procès présidé par le juge Louis Tannenbaum.« Dans ce genre de procès, très politique, le danger, c’est de chercher un bouc émissaire à tout prix.Or, dans tous les procès, les règles de preuve doivent être respectées.C’est une des garanties les plus importantes de nos droits et libertés », relève Isabel Schurman, nouvelle présidente de l'Association des avocats de la défense de Montréal.Plus cinglant, l’avocat criminaliste, Me Michel Massicotte, est d’avis que Québec s’est fait prendre à son propre piège dans ce procès.Le Procureur général du Québec a décidé de procéder par acte d’accusations préférentielles.Nécessitant l’assentiment du Procureur général, cette mesure d’exception, selon l’expression de Me Massicotte, enlevait aux accusés le bénéfice d’une enquête préliminaire : en clair, elle ne leur donnait pas d’autres choix que d’être jugés devant un jury et un juge de la Cour supérieure.« Un geste hautement politique », assure Me Massicotte.Selon lui, Québec voulait livrer les Mohawks en pâture à l’opinion publique.Ce jugement vient ainsi contrer les plans initiaux de Québec, croit Me Massicotte.Cette opinion doit toutefois être tempérée par le fait que le Procureur général utilise de plus en plus cette procédure et qu’il ne l’a pas utilisée dans le premier procès des Mohawks, Roger et Gordon Lazore et Ronald Cross.Le 22 janvier, au terme d’un procès qui s’est soldé par l’acquittement de Roger Lazore, deux figures marquantes de la crise amérindienne, Ronald (Lasagne) Cross et Gordon «Noriega» Lazore, ont été trouvées coupables d’accusations de voies de fait sur d’autres Mohawks durant la crise amérindienne, de méfaits et d’utilisation d’armes par un jury de la Cour supérieure.Ils ont été condamnés respectivement à des peines de 52 et 23 mois d’emprisonnement : ils ont purgé jusqu’à présent 19 et 17 mois de ces sentences.Cette décision est présentement en appel.4 Mme Mitterrand Selon le PD K, la voiture piégée était une Toyota Land Cruiser sur laquelle s’étaient activées deux personnes qui semblaient changer une roue et qui ont pris la fuite peu avant l’arrivée du cortège.Il s’est écoulé un peu plus de deux secondes entre le passage de la voiture de tête du cortège qui allait très vite, et celui du véhicule qui fermait le convoi, selon les enquêteurs.Ils estiment qu’il peut s’agir d’un « attentat d’avertissement » dont les auteurs ont délibérément raté leur cible en tête du convoi ou d’un « défaut de mise à feu dû à l’utilisation de poudre ».La voiture de l’escorte qui a été atteinte de plein fouet était la huitième du convoi, Mme Mitterrand ayant pris place dans un véhicule de tête, avec Bernard Kouchner.À son bord se trouvaient neuf peshmergas en armes, dont quatre sont morts.Un autre véhicule de l’escorte a également souffert de l’explosion et une journaliste allemande qui se trouvait à bord a été légèrement blessée au bras.Un minibus, rempli de passagers a effectué plusieurs tonneaux et un jeune enfant qui se trouvait à bord a été tué.Mme Mitterrand, dont le convoi s’est brièvement arrêté après l’attentat, a déclaré avoir ressenti le choc de l’explosion, comme si son véhicule avait heurté quelque chose sur la route et elle a indiqué qu’elle s’est retournée et a vu la fumée dégagée par l’explosion.Elle a décidé de ne pas interrompre son voyage humanitaire à Ha-labja, qui avait été bombardé à l’arme chimique par l’aviation irakienne en 1988, et avait eu 5000 morts.4 Les autochtones ne s’était pas encore matérialisé en début de soirée.Les dernières difficultés tournent autour de l’exercice du droit inhérent à l’autonomie gouvernementale.La Colombie-Britannique voudrait par exemple que le délai soit de cinq ans plutôt que trois ans avant l’intervention des tribunaux.Le gouvernement de l’Alberta fait partie du groupe aux réticences de plus en plus nombreuses.Hier, le ministre James Horsman faisait toujours preuve d’optimisme sur l’issue des négociations mais formulait plutôt explicitement ses réserves sur la mécanique du pouvoir autochtone.« L’Alberta a toujours fait part de ses réticences sur cette question.Nous avons clairement expliqué dans notre rapport (de la législature provinciale) et dans nos discussions que nous voulons une définition explicite du droit inhérent à l’autonomie gouvernementale, en particulier les pouvoirs qui seront dévolus à ce nouveau gouvernement», a dit M.Jim Horsman.Dans son commentaire, M.Mercredi a accusé à mots couverts les gouvernements du Canada anglais de donner leur parole puis de la retirer.« Quand ça concerne les Amérindiens, certaines provinces voudraient que les choses se passent à leur façon.Nous sommes ici pour faire leur éducation et leur démontrer l’importance de mettre un terme à la domination blanche sur la vie des autochtones», rétorque M.Mercredi.Créature fédérale-provinciale mise sur pied pour élaborer une solution à la crise qui persiste depuis l’échec de l’entente du lac Meech, la « multilatérale » sur la constitution regroupe les ministres des provinces anglophones et du fédéral, a l’exception du Québec.Elle doit produire d’ici la semaine prochaine un projet global de réforme pour le rappel du Parlement le 15.La résolution fédérale, à laquelle les provinces pourraient être ou non associées, constitue en quelque sorte la réponse du Canada anglais aux revendications du Québec.En dépit des difficultés, qui semblent se multiplier au fur et à mesure que les discussions avancent, les ministres « constitutionnels » des provinces anglophones demeurent optimistes de pouvoir trouver un compromis global dans les prochains jours.Le premier ministre Brian Mulroney rentre d’Europe en milieu de semaine pour préparer le projet de réforme, qui doit être présenté au Parlement le 15 juillet, avec ou sans la coUaboration des provinces anglophones.Le Québec etudiera les « offres fédérales» en commission parlementaire.4 Les Sept Cette déclaration sera une actualisation de celle publiée par les Douze le mois dernier à Lisbonne, où pour la première fois les pays de la Communauté n’excluaient pas l’usage de la force et désignaient la Serbie comme responsable des combats en Bosnie.« Nous avons besoin d’une intervention humanitaire (en Bosnie) et de la garantir.Nous devons décider de l’usage de tous les moyens nécessaires à l’acheminement de cette aide, pas seulement à Sarajevo mais dans d’autres points de la Bosnie-Herzégovine qui en ont besoin », a souligné Vincenzo Scotti.Après trois mois de siège sous le feu de milices serbes, Sarajevo commence à recevoir l’aide humanitaire occidentale.Le pont aérien lancé par la France, auquel se sont joints d’autres pays, fonctionne depuis que les troupes de l’ON U ont pris le contrôle de l’aéroport.4 Québec roux, ont été demandées à Stablex.Ces études pourraient déboucher, le cas échéant l’automne prochain, sur une nouvelle étude d’impacts et une nouvelle audience publique.Si la compagnie paye pour ces trois études, conformément au principe pollueur-payeur, le ministère a exige d'approuver le détail du plan de travail, confié à des experts indépendants de Stablex.La négociation, qui a entouré l’élaboration de ces trois études, a failli déboucher sur une ordonnance du ministère mais Stablex s’est finalement rallié aux exigences de l’Environnement, a précisé Mme Cléroux.« Si les études nous montrent que le dossier doit être remis en cause dans ses éléments fondamentaux, a expliqué la sous-ministre aux Opérations, et qu’il faut, par conséquent, aller jusqu’à modifier le décret gouvernemental autorisant le projet Stablex, il faudra alors passer à nouveau par la procédure d’étude d’impacts et d’audiences publiques.Si, par contre, il s’agit d’ajustements, qui ne modifient pas le dossier dans ses éléments principaux, on pourra alors se contenter de modifier les certificats d’autorisation, ce que la compagnie nous demande depuis CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Si-Jacques Montréal QuéDec H?Y 3X2 fa» (514) 845 7874 Tél.: (514) 98 R O B I C '/r/ f/f'i LE DEVOIR L"SÇÎS\ Renseignements (514) 844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction (514) 842-9628 Annonces classées (514) 286-1200 Publicité numéro uns frais.(514)842-9645 1-800-363-4305 Abonnements Let numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal Extérieur (sans Irais) Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 » (5141844-5738 1-800-463-7559 longtemps mais que nous refuserons de faire tant que nous n’aurons pas fait toute la lumière sur la sécurité à long terme du procédé et du site.» « Pour l’instant, précise la sous-ministre, les données disponibles semblent indiquer que le site serait sécuritaire.Mais aucune conclusion ne peut être tirée avant plusieurs mois.» Les études en cours, tout comme les conclusions des enquêteurs de la police verte, ne portent pas sur le court terme car, comme l’affirmait un rapport du ministère l’an dernier, tous les produits toxiques qui suintent du Stablex, ne posent pas de problème « à court terme», à tout le moins d’ici la fin des études.Si la police verte conclut, de façon générale, que les procédures de contrôle de Stablex « sont en général bien suivies», ses enquêteurs ont noté qu’elles comportent « des lacunes principalement au niveau des contaminants organiques ».Stablex est autorisé à traiter des déchets « inorganiques ».Mais elle a accepté des sols contaminés, qu’elle a utilisés comme liant dans son ciment qui n’en est pas un, à la place du sable ou d’autres produits industriels utilisés pour faire solidifier son produit.Elle visait moins à économiser sur le sable qu’à ramasser l’argent des sols contaminés, qui n’étaient pas déclarés comme déchets dangereux puisque, pour elle, il s’agissait de matériaux de traitement ! C’est pourquoi elle a dépassé son « quota » de 100 000 tonnes par an et qu’elle fut condamnée à une amende probablement inférieure au profit réalisé dans l’opération.La première partie du rapport de la police verte, qui porte sur le procédé Stablex, conclut que le Stablex pourrait bien ne pas se solidifier comme prévu, surtout lorsque la compagnie le laisse congeler dehors en hiver.Le décret gouvernemental et le certificat d’autorisation prévoient que la solidification doit se faire au-dessus du point de congélation.Stablex soutient que ce n’est pas nécessaire et que son produit n’en est que plus homogène lorsqu’il « prend » au printemps, ce que les études en cours devraient départager.La Direction des enquêtes estime d'autre part que, malgré l’étude d’impacts et l’audience publique de 1981, « la compagnie n’a pas démontré d'une façon convaincante que son choix de traitement et de formulation garantisse un produit Stablex environnementalement sécuritaire ».Plusieurs faits amènent les enquêteurs à conclure que « la qualité du produit n’est pas uniforme dans les cellules» d’enfouissement, ce que conteste Stablex.Les enquêteurs notent aussi que l’eau qui « ruisselle » après avoir touché au Stablex exposé à l’air libre ne rencontre pas les normes d’eau potable et même les normes de rejet aux égouts pluviaux.La deuxième partie du rapport de la police verte, qui porte sur l'état du site d’enfouissement lui-même, confirme que l’eau à l’intérieur des cellules « est fortement contaminée », ce qui ne devrait pas être le cas avec-un procédé de neutralisation dont la compagnie garantissait l’efficacité, en audiences publiques, au point de soutenir qu’elle pourrait vendre son « béton » commercialement ! Cette partie de l’enquête aurait peut-être débouché sur des accusations supplémentaires quant à la conformité du site avec les exigences gouvernementales.Mais la chose est impossible car une partie importante des échantillons n’ont pas de valeur scientifique et, partant, au plan légal.Le rapport de la police verte est vitriolique pour les services du ministère qui n’ont à peu près rien vérifié, sauf les arrivages, et qui n’ont surtout jamais analysé ce que valait ce ciment censé neutraliser pour plusieurs générations les inorganiques du Québec, et aussi une partie de ceux de l’Ontario et des États-Unis.La compagnie stocke depuis des années ses eaux contaminées et a commencé, il y a quelques mois, à traiter ces 80 000 tonnes « dangereuses pour l’environnement ».La police verte a notamment relevé que le contrôle de la conformité de l’entreposage n’est vérifié par le ministère que depuis 1988.La liste des réactions chimiques utilisées par Stablex est introuvable au ministère.Aucune surveillance n’a été.effectuée sur la solidification du Stablex, sur la fabrication du Stablex liquide, sur les coulées d’hiver et sa qualité après déversement en cellule.4 Deux de ses possibilités, privilégiant les passages tendres et mélodiques.Puis apparut Morgan, qui n’eut qu’à ouvrir légèrement les mains et sourire Eour que l’on comprenne qu’il était eureux et qu’il voulait nous dire : « N’était-ce pas magnifique ?» « Paix et amour à tous », finit-il par nous souhaiter, avant de se lancer avec Harris dans une reprise extrêmement sentie d’un classique de Charlie Parker, qui n’avait rien d’hommage mais tout d’une incantation, quelque chose d’un appel à l’âme du grand disparu.Et la foule recevait en plein l’impression d’une forte présence, comme si Parker, distrait pendant un moment du grand jam session qui fait toujours rage au paradis des musiciens jazz — où est-ce en enfer ?—, avait investi l’enceinte.Puis vint Barron, accompagnant Harris, piano contre piano.Changement de ton, voilà que le spectacle devenait une bataille de tranchées, certes amicale, mais où les échauf-fourées sur la ligne de feu succédaient aux trêves, où il n’y avait aucun perdant.À certains moments, Harris pilonnait les ivoires de son artillerie la plus lourde, alors que Barron s’amenait au front et improvisait, perçant des brèches, établissant des têtes de pont, bref, se démenant comme toute une division de fantassins.Chose certaine, le capitaine Morgan était absolument fier de ses troupes, et il le faisait savoir de façon éclatante.Le saxo exultait sa joie, prodiguant généreusement, avec une verve inépuisable, d’exubérantes envolées.Le manège se pousuivit avec Sir Roland liana, le plus aventureux des trois, parachutiste largué en territoire inconnu.Quittant à l’entracte, tombée de la première édition oblige, je n’ai pu qu’imaginer l’assaut final, et supposer l’inévitable hallali.John Lee Hooker m’attendait, et il n’est pas de ceux que l’on fait patienter.C’ est plutôt lui qui se sera fait désirer.Après une bonne heure et quart de l’infatigable pianiste Charlie Brown, sympathique emblème du Memphis blues, dont les Driftin' Mues et les Bad Bad Whisky sentaient bon les champs de coton, et quelques boogies pas piqués des hannetons de son groupe d’accompagnement, le roi du blues a finalement fait son entrée, impérial, au moment même où l’on commençait à suer.Vieille canaille! Avant hier soir, alors que je terminais ma soirée de festivalier accrédité comme le plus désargenté des badauds, c’est-à-dire à l’extérieur, devant l’une des nombreuses scènes gratuites, je me suis exclamé: bon sang, le blues est vivant, et la vie est belle.Il faut dire que je regardais Sue Foley, blueswoman de son état, haute comme trois pommes, belle «comme le Larousse à la page des avions» (dixit le chansonnier suisse Sarcloret), qui me chantait à 23 ans des rimes et des bleus comme si elle était la réincarnation de Big Mama Thornton.L’avenir du blues est radieux, ai-je conclu.Le plus drôle, c’est qu’en sortant du show de ce vénérable jeune septuagénaire de John Lee Hooker, force m’était d’admettre que le passé du blues continuait d’avoir lieu, et se conjuguait au présent.Formidable et aussi cocky qu’au premier jour, Hooker était encore le maître céans et son aura était absolument intact.Il aurait pactisé avec le démon, ce diable d’homme, à l’instar de Robert Johnson, que je ne serais pas surpris outre-mesure.Qu’est-ce qu’il en imposait! Et ses Entente aux Postes d'après la Presse Canadienne OTTAWA (PC) — Après trois ans d’amères négociations, la Société canadienne des Postes et le plus important syndicat de ses employés en sont venus à une entente de principe.La société d'Etat et le Syndicat canadien des postiers, qui compte 45 000 membres, ont convoqué pour aujourd’hui une conférence de presse où ils doivent annoncer un accord, a fait savoir, hier soir, un informateur au fait des négociations.Les parties sont arrivées à cette entente sans l’aide d’un arbitre désigné par le gouvernement.: il On a obtenu peu de détails mais l’informateur a donné à entendre que les principaux points du contrat apportaient du nouveau concernant l’ancienneté ainsi que la rétroactivité jusqu’à la date d’expiration de l’entente collective précédente, soit au 31 juillet 1989.En octobre, le gouvernement avait mis fin à plusieurs semaines de graves tournantes au moyen d’une loi ordonnant le retour au travail.I# ministre du Travail, Marcel Danig, avait aussi imposé l’arbitrage obligatoire.Il y a moins d'un mois, trouvant' le processus d’arbitrage trop lent, les parties ont repris les négociations et c’est à la fin de la semaine dernière qu’elles ont rédigé le texte d’un accord.1 Les deux parties craignant sans doute devoir retourner à la table de négociation dans quelques mois, le nouveau contrat de travail sera valable jusqu’en 1995." Serge Truffaut en deuil de sa mère NOTRE collègue et ami journaliste Serge Truffaut est privé depuis hier matin de la chaleureuse présence de sa mère, Hélène, décédée à l’âge de 64 ans à la suite d’une longue maladie.Artiste-peintre qui avait fait ses débuts dans le courant des automatistes, Mme Truffaut a connu son ultime succès en septembre dernier lors d’une exposition à la galerie Frédé-ric-Palardy.Elle laisse son époux, Louis, de Montréal, ses filles Joëlle et Dominique, respectivement de Sète (France) et de Calgary (Alberta), ainsi que ses deux fils, Hervé et Serge, de Montréal, leurs conjoints et ses quatre petits-enfants.Une courte cérémonie funèbre de confession juive aura lieu ce matin, à 9 h, à la chapelle Paperman et Fils, située au 5605, chemin de la Côte-des-Neiges, à Montréal.La dépouille de Mme Truffaut sera inhumée plus tard cette semaine auprès de celles de ses parents en terre de Nice (France).La direction, les employés et tout particulièrement les collègues de la salle de rédaction du DEVOIR joignent leurs voix pour offrir à Serge et à sa famille leurs sincères condoléances dans cette épreuve.blues?Toujours les mêmes, de vieilles connaissances que l’on retrouvait comme si on ne les avait jamais quit-, tées.Longue vie au guérisseur! ” Entre-temps, nous en sommes, déjà à la mi-festival, marquée par le grand concert gratuit d’Uzeb et de.ses comparses invités, le violoniste Didier Lockwood, le trompettiste Tiger Okoshi et les claviéristes Jean; St-Jacques et Michel Cyr.On a agrandi pour la belle occasion la scène faisant face à l’esplanade de la ; PdA, à l’angle des rues Jeanné-I Mance et Ste-Catherine.Le plus grand U/eb Club de l’histoire se réü:.nit à partir de 21 h, et il y a fort à parier que plusieurs se rendront à l’évidence qu’un groupe de fusion peut groover comme s’il avait le;, rock au derrière.Économisez jusqu'à 9$ par année en ajoutant des aérateurs à vos robinets.Q
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