Le devoir, 4 août 1992, mardi 4 août 1992
LE DEVOIR Design st graphisme Haletions intercultui 514 2 84 23 23 Vol.LXXXIII — No 179 Nuageux avec éclaircies.Max.: 23 Détail page 8 Montréal, mardi 4 août 1992 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ /MSf, SOCIÉTÉ Les artisans du «projet Ville-Marie» Les congrégations religieuses sont intimement liées à la création même de Montréal.Le « projet Ville-Marie » reposait dès le départ sur une occupation pacifique du territoire où ces communautés jouaient un rôle prépondérant.On pourra s’en rendre compte en visitant l’exposition Mission Montréal au Musée Stewart de nie Sainte-Hélène qui retrace cet héritage impressionnant.Un reportage de Marie Laurier.Page U Les libéraux s’apprêtent à définir une nouvelle orientation Le congrès spécial reformulerait les conditions d’adhésion du Québec à la Constitution Pierre O’Neill SCEPTIQUES quant à la possibilité que le Canada anglais convienne d’un projet de réforme constitutionnelle qui satisfasse le Québec, les libéraux de Robert Bourassa se préparent à reformuler les conditions d’adhésion du Québec à la Constitution canadienne.Parce qu’ils doutent que les premiers ministres réunis aujourd’hui au lac Harrington puissent jamais s’entendre sur des offres acceptables au Québec, les dirigeants du PLQ comptent inviter le congrès spécial du 29 août à définir « de nouvelles orientations constitutionnelles », ont confirmé hier au DEVOIR le président du parti, Jean-Pierre Roy et le président des Jeunes libéraux, Mario Dumont.Dans l’esprit de Jean-Pierre Roy, il ne fait aucun doute que s’il n’y a pas d’offres fédérales acceptables, « il va falloir au congrès du 29 août que le parti dégage de nouvelles orientations qui permettront au gouvernement de gagner le référendum du 26 octobre.Ce sont les membres qui vont décider.Mais il va falloir que le Québec propose autre chose, au moins préciser les conditions d’adhésion.» Un point de vue que partage entièrement Mario Dumont pour qui le référendum demeure une échéance incontournable.« Le gouvernement et le parti se sont engagés à tenir un référendum.C’est un engagement incontournable.La décision de tenir le congrès spécial confirme qu’à compter du 29 août, le PLQ aura une orientation claire en vue de l’automne.Il m’apparaît évident que l’enjeu du congrès, ce ne sera plus les offres fédérales.Il faudra proposer autre chose, en s’orientant vers la deuxième option du rapport Allaire.» Après avoir boudé pendant 25 mois les conférences constitutionnelles, le premier ministre Bourassa prendra place ce matin à la table autour de laquelle seront réunis ses neuf autres homologues provinciaux, sous la présidence du premier ministre Mulro-ney.La plupart des premiers ministres qui se retrouvent au lac Harrington ont déjà fait savoir qu’ils tiennent à l’accord du 7 juillet, qui prévoit notamment que les provinces compteront chacune huit sénateurs élus.De l’aveu même de M.Bourassa, a confié hier au DEVOIR l’un de ses proches conseillers, il espère très u de cette rencontre et a consenti y participer à la demande insistante de son ami Brian Mulroney, qui estime que cette reprise des pourparlers avec la participation du Québec permettra d’effacer l’accord du 7 juillet et d’amorcer une nouvelle initiative, qui pourrait prendre la forme d’une résolution devant la Chambre des communes.Pour l’occasion, le premier ministre Bourassa sera accompagné uniquement du secrétaire général du conseil exécutif, Benoît Morin.Avant de quitter pour le lac Harrington, hier, M.Bourassa a consulté une douzaine de députés, ceux qui président les caucus régionaux des parlementaires.À l’issue de cette rencontre tenue à huis clos à ses bureaux du boulevard René-Lévesque à Montréal, le premier ministre a refusé de rencontrer la presse mais LE DEVOIR a appris que quelques-uns ont exprimé des craintes et ont tenu à être rassurés.C’est à l’occasion d’une réunion du comité exécutif du parti, dimanche soir, que fut prise la décision de convoquer la tenue d’un congrès spécial pour le 29 août.Contrairement à ce que laissaient croire certains rap-Volr page 4 : Les libéraux Jour de gloire pour Mark McKoy BARCELONE (Reuter) — Mark McKoy a pris, hier, la plus éclatante des revanches en s’adjugeant à l’Estadi Olim-pic de Barcelone le titre olympique du 110 m haies, une première canadienne depuis les deux médailles d’or de Percy Williams aux 100 et 200 mètres en 1928.Le Canadien, qui s’est imposé en 13,12 secondes devant les Américains Tony Dees et Jack Pierce, avait en effet beaucoup à se faire pardonner (ci-contre, il est entouré de l’Allemand Florian Schwarthoff, à gauche, et du Britannique Colin Jackson).McKoy avait été suspendu pendant deux ans par sa fédération pour avoir admis, après l’affaire Ben Johnson, avoir recouru au dopage.« C’est le deuxième plus beau jour de ma vie, le premier étant celui de la naissance de ma fille.Je n’ai connu aucun problème pour l’emporter.Mes entraîneurs Colin et Malcolm, avaient fait un excellent travail.» Autres informations olympiques en pages 6 et 7.L’«entente» économique ne devrait pas survivre d'après Canadian Press LE DÉJEUNER du lac Harrington devrait être l’occasion aujourd’hui pour les dix premiers ministres provinciaux et le premier ministre Mulroney de sabrer l’entente économique intervenue le 7 juillet dernier entre neuf provinces et le gouvernement fédéral.Cette entente a été très critiquée par deux ministres fédéraux de premier plan, des leaders des milieux d’affaires et par l’Institut C.D.Howe.Cette entente économique devait réduire les barrières tarifaires entre les provinces.Elle constituait une révision du chapitre 121 de la Constitution et visait a instaurer une sorte de libre-échange entre les provinces.C’était aussi le minimum demandé par le gouvernement fédéral.Mais la version finale de cette entente comprenait une liste de onze exemptions qui allaient des os de di-Volr page 4 : L’entente De plus en plus de pays réclament l’accès aux camps d’internement de l’ancienne Yougoslavie d'après Reuier et Ah'P GENÈVE — Le Comité international de la Croix-Rouge, auquel se sont joints les gouvernements français, américain et suisse, a de nouveau réclamé hier l’accès aux camps d’internement dans l’ancienne Yougoslavie, où il estime que tous les belligérants violent les droits de l’homme.La révélation de l’existence de ces camps a soulevé l’indignation des pays musulmans.Le roi Fahd d’Arabie Saoudite a appelé hier la communauté internationale à intervenir pour mettre fin au massacre de la population musulmane en Bosnie-Herzégovine, selon l’agence saoudienne SPA.Lors de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres à Ryad, le souverain saoudien, cité par l’agence, a affirmé qu’il suivait « de près les actes de violence et le massacre perpétrés contre le peuple de Bosnie, notamment les femmes et les enfants».« Cela nécessite une position ferme de la part de toutes les instances internationales pour arrêter cette tragédie », a-t-il ajouté.En Bosnie, les combats ont été moins intenses hier que les jours précédents, tandis qu’en Croatie, le président Franjo Tudjman semblait as- suré, selon les premiers résultats, de remporter les premières élections depuis la déclaration d’indépendance du pays.Les témoignages se sont multipliés ces derniers jours sur les mauvais traitements subis par des familles musulmanes et croates aux mains d’irréguliers serbes, dans le nord de la Bosnie.Deux anciens détenus interviewés par le quotidien américain Newsday ont affirmé que les Serbes, qui contrôlent le nord de la Bosnie, y avaient établi deux camps de concentration dans lesquels ils détiennent des musulmans et des Croates.Us y ont fait état de tortures et d’exécutions.Pierre Gauthier, porte-parole du CICR, a déclaré que toutes les parties avaient violé les droits de l’homme.« De très graves violations du droit et des pratiques humanitaires internationalement reconnues sur le traitement des civils dans les conflits militaires sont perpétrées par toutes les parties», a-t-il dit à Reuter.Pierre Gauthier, qui a parlé de huit centres de détention visités par le CICR pour l’ensemble de l’ancienne Yougoslavie, a souligné que de nombreux endroits où sont détenus des civils serbes, croates et musulmans, restaient fermés à toute visite.Un responsable des Nations unies bien au courant du dossier souligne que les Serbes ne sont pas les seuls responsables d’atteintes aux droits de l’homme.« Le fait que les Serbes soient mieux armés et contrôlent davantage de territoire rend certainement l’ampleur du problème plus grande de leur côté.Les milices serbes sont sans doute féroces mais les milices croates ne sont pas des anges non plus », a dit ce responsable qui a requis l’anonymat.À Londres, le premier ministre britannique, John Major, s’est prononcé contre une intervention militaire en Yougoslavie.Il a fait valoir qu’il serait impossible de rallier la communauté internationale à une telle solution qui poserait en outre des problèmes pratiques.Le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali, a de son côté averti que la Yougoslavie pourrait devenir le Viêt-nam de l’ON U si son intervention dans l’ancienne fédération yougoslave échappe à son contrôle.Sur le terrain, les faubourgs et une partie de la vieille ville de Sarajevo ont essuyé au cours de la nuit de di-Volr page 4 : Camps [% PHOTO AP .J I* -, j Grévistes armés en Afrique du Sud Des manifestants munis d’armes domestiques ont marché hier dans Soweto, à l’appui du mot d’ordre de grève qénérale de deux jours lancé par l’African National Congress (ANC).Des millions de travailleurs noirs ont fait la grève pour exiger la fin du règne de la suprématie blanche.Au moins 12 morts violentes ont été rapportées.Nos informations en page 9.EDUCATION RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES Formation des maîtres 842-9645 PARUTION le 15 août DANS Date de tombée: le 7 août 1992 LE DEVOIR D’ici l’an 2001, le quart des professeurs actuels des niveaux primaire et secondaire auront pris leur retraite.La situation est semblable dans les cégeps.Quels changements provoquera ce rajeunissement du corps professionnel?Quels standards doit-on exiger de ces nouveaux maîtres?Les futurs professeurs possèdent-ils une formation suffisante pour enseigner à nos enfants?Comment s’y prendra-t-on, dans les universités, pour accueillir cette nouvelle clientèle?Dans son édition du 15 août, LE DEVOIR se penchera sur l’éducation de demain au Québec.V 2 B Le Devoir, mardi 4 août 1992 Deux millions $ en conseils constitutionnels OTTAWA (PC) — La Loi d’accès à l’information a permis d’établir que le gouvernement fédéral a dépensé près de deux millions $, au cours de la dernière année, pour se faire conseiller sur des questions constitutionnelles.Des études ont été faites, entre autres, sur ce qui se produirait si l’agriculture était de compétence provinciale, sur divers problèmes concernant les Métis et sur la question de l’autodétermination des autochtones.Ottawa, d’un autre côté, a consacré quelque 400 000 $ à des sondages d’opinion, dont il a refusé de rendre les résultats publics.Cette décision lui a valu une contestation devant les tribunaux.Des contrats ont été accordés pour faire rapport du travail des médias.C’est ainsi qu’une personne a reçu 10 700 $ pour faire un résumé des chroniques et des éditoriaux de journaux sur la question constitutionnelle.Un contrat de 44 740 $ a été octroyé pour prendre note de la couverture télévisée des travaux de la commission Beaudoin-Dobbie, pendant quatre mois.Des adjoints du ministre des Affaires constitutionnelles, Joe Clark, ont bénéficié de contrats gouvernementaux.Michèle Bazin, directrice des communications de M.Clark, a obtenu un contrat de six mois, de 106 620$.Lawrence llagen, rédacteur des discours de M.Clark, a été payé 106 600$ en 10 mois.Parmi les autres contrats de communications, on note : John Maddi-gan, 102 376 $ en 14 mois; Brad Mann, 97 691 $ en un an; et Daniel Despins, 34 075 $ en deux mois.Trois professeurs d’université sont au nombre des conseillers du gouvernement en matières constitutionnelles : Peter Leslie, de l’Université de Toronto, 92 700$; Roger C.ibbins, de l’Université de l’Alberta, 85 644$; et Katherine Swinton, de l’Université de Toronto, 62 098$.La montant de deux millions $ ne tient pas compte des millions de dollars en temps de fonctionnaires, en dépenses de voyages, en conférences et autres frais.Campeau: un référendum au plus vite pour sauver Guy Taillefer JEAN CAMPEAU en a plus que marre.L’apocalypse économique guette le Québec, prophétise-t-il, si rien n’est fait pour mettre fin dans les plus brefs délais à la « folie constitutionnelle » qui s’est emparée du pays.Démence à laquelle M.Campeau prie le premier ministre Robert Bourassa de remédier une fois pour toutes en tenant un référendum « clair et net » sur la souveraineté.Du déjeuner au sommet qui réunit aujourd’hui les premiers ministres dans l’Outaouais, M.Campeau, qui le dit et le répète depuis quelques semaines sur tous les tons, n'attend strictement rien qui vaille : « C’est du temps perdu que d’aller danser le limbo sur la rive du lac Harrington en plaçant toujours la barre plus bas.» Le Québec et le Canada, a-t-il affirmé hier à Montréal, sont dans un état d’attentisme intolérable aux séquelles économiques extrêmement pernicieuses.« La pire chose qui pourrait arriver au lac Harrington, selon lui, serait que la question constitutionnelle soit reportée.» C’est que sur l’autel du débat constitutionnel « est en train d’être sacrifiée une génération de travailleurs éduqués et compétents à cause de notre incapacité à lui offrir des emplois », estime M.Campeau, qui était en compagnie du plus discret Michel Bélanger, coprésident de la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec.Le Canada anglais a fait le 7 juillet dernier des offres constitutionnelles que jamais les Québécois ne pourront accepter.Si bien que le plus dangereux dans le moment ne serait pas pour le Québec de devenir souverain, « mais de rester dans ce genre de fédéralisme non flexible », a soutenu M.Campeau, qui est actuellement président de Souveraineté Québec inc., un regroupement de gens d’affaires à vocation souverainiste.« Partout au Québec — on l’entend dire tous les jours — des gens d’affaires reportent des décisions économiques à cause de l’incertitude constitutionnelle », a de son côté fait va- loir le vice-président de Souveraineté Québec, l’ex-député péquiste Jean-Guy Parent, aujourd’hui courtier d’affaires dans le domaine immobilier.Une affirmation que M.Parent a toutefois refusé d’appuyer à l’aide d’exemples.Techniquement, la récession est terminée depuis avril 1991, a dit M.Campeau, mais cela n’empêche pas l’économie canadienne de connaître « ses pires années depuis l’après-guerre ».La « déconfiture constitutionnelle » du pays en est d’autant plus à blâmer, à son avis, que sont réunies toutes les conditions — taux d’intérêt et taux de chômage incroyablement bas — à la relance des investissements et de la consommation personnelle.Les chiffres sont en effet inquiétants : le taux de chômage au Québec est présentement de 12,9 % et le taux d’inactivité (qui combine le nombre de chômeurs et d’assistés sociaux) frôle le quart de la population, alors qu’il était de 20% en 1988.Une situation dont les coûts socio-économiques atteindraient les 30 milliards $, selon M.Campeau.Quant au Canada, indiquent de récentes études, il arrive onzième parmi 22 pays en terme de compétitivité et bon dernier en matière de dépenses en recherche et développement.Pour ramener le taux de chômage à 7 ou 8 %, selon une étude du gouvernement québécois dont a fait état M.Campeau, il faudrait créer 600 000 emplois d’ici l’an 2000.Or, les scénarios les plus optimistes ne prévoient pas la création d’ici là de plus de 300000 emplois.Autant de facteurs qui commandent le respect du calendrier référendaire.« Si nous poursuivons dans la même veine sans donner un solide coup de barre, a prévenu M.Campeau, nous handicaperons pour longtemps le développement de l’économie québécoise.» M.Campeau salue du reste la décision du Parti libéral du Québec de se réunir en congrès le 29 août prochain.Congrès que M.Bourassa aurait sans doute préféré éviter, croit M.Campeau, puisque ce sera pour les militants libéraux, qui ont entériné le rapport Allaire par une Les Fransaskois prévoient un génocide culturel et linguistique des minorités francophones Jean Dion LA PROPOSITION constitutionnelle formulée le 22 juillet dernier par le gouvernement fédéral n’est rien moins qu’« une approbation du génocide culturel et linguistique des communautés francophones et acadienne vivant en situation minoritaire », s’est insurgé hier le président de l’Association culturelle franco-canadienne de la Saskatchewan, Denis Magnan.Après l’envoi d’une pétition en ce sens au premier ministre Roy Ro-manow de Saskatchewan, le leader fransaskois a écrit hier à Brian Mul-roney pour joindre sa voix au concert de protestations qui émane depuis quelques jours des organismes voués à la défense des droits des francophones hors Québec.Ceux-ci dénoncent avec la dernière énergie l’entente conclue « en catimini », la semaine dernière, par Ottawa et Québec et qui a persuadé Robert Bourassa de participer, aujourd’hui au lac Harrington, au dîner informel des premiers ministres.Question d’accommoder le Québec, qui exige notamment que soit entérinée la clause protégeant son caractère distinct, on a ainsi convenu de modifier le libellé de la clause Canada telle qu’elle apparaissait dans l’entente du 7 juillet, conclue par le fédéral, les neuf provinces du Canada anglais et les représentants autochtones.Selon le nouveau libellé, la clause de « dualité linguistique » subit des changements, en vertu desquels il n’est plus ques- 3 5 0 A N S MONTRÉAL fête La Corporation des célébrations du 3501' anniversaire de Montréal et la Banque de Montréal présentent * %iSJ AV, rmÉMI X mm wÈm « 9 I îi lf< Une réalisation du Théâtre Sans Fil, producteur du Seigneur des anneaux.Un fabuleux spectacle son et lumière.Une expérience unique.A LA PLACE D'ARMES Devant la Basilique Notre-Dame Tous les |ours, saufles lundis, à compter du 14 juillet, à 21 h 30 Billets: 15$ (taxes incluses).En vente au Réseau Admission, (514) 790-1245 (appels locaux) ou I 800 361-4595 (extérieur de Montréal), ou en personne au Marché Bonsecours Pour plus de renseignements, composez le (514) 872-7292 tw> I","" s Banque de Montreal ® D»sr Canaris CASALS tion de « promouvoir » le développement des minorités de langue officielle, mais seulement de les « protéger ».Or pour M.Magnan, cela est carrément inacceptable.Il implore donc le gouvernement fédéral de renoncer à cette proposition et de « s’engager de façon crédible envers l’avenir des communautés de langue officielle en respectant le consensus du 7 juillet dernier».Cela dit, le président de l’ACFCS refuse de parler de trahison, comme l’avaient fait la semaine dernière les Franco-Albertains, ou de blâmer directement le Québec pour son consentement à la modification de la clause de dualité linguistique.« Nous comprenons qu'il est difficile pour le Québec de souscrire pleinement à une telle clause, compte tenu notamment du développement beaucoup plus avancé des infrastructures anglophones au Québec.Mais il importe de comprendre que ce n’est pas en piétinant les droits d’autrui que nous arriverons à un résultat satisfaisant.De toute manière, nous considérons qu’il sera toujours plus difficile pour le Québec de manifester son caractère distinct s’il ne peut compter sur la présence et l’appui des minorités francophones du Canada », a-t-il noté en substance lors d’un entretien téléphonique avec LE DEVOIR.Se disant conscient du faible poids que détiennent les francophones de la Saskatchewan au sein du débat, M.Magnan n’en espère pas moins que les discussions de la ronde Canada reprendront sur la base du compromis du 7 juillet ou, à tout le moins, « que l’on considérera son principe, soit le refus de l’asymétrie linguistique et l’engagement des gouvernements fédéral et provinciaux à veiller à l’émancipation de leurs minorités de langue officielle.» La population totale de la Saskatchewan avoisine les 995 000 habitants, parmi lesquels on compte 30000 francophones.Ottawa n’interviendra pas dans les négociations entre les transporteurs canadiens d’après la Presse canadienne LE MINISTRE fédéral des Transports Jean Corbeil n’a pas l’intention de s’immiscer dans les négociations de fusion entre Air Canada et Canadien International.Mais, a-t-il précisé au cours de la cession des aéroports Dorval et Mirabel à l’administration de Montréal, hier, il n’est pas question de laisser les voyageurs canadiens aux mains d’un monopole.« Nous possédons différents moyens d’assurer l’existence de la concurrence, parce que c’est une situation que nous ne tolérerions pas, s’il y avait un monopole et une seule source de transport aérien », a-t-il déclaré.Il est encore trop tôt, a-t-il cependant fait remarquer, pour annoncer comment Ottawa entend s’y prendre pour encourager la concurrence.Une fusion occasionnerait inévitablement des licenciements, des services réduits et des tarifs à la hausse, mais les analystes croient que les petites sociétés aériennes pourraient voler à la rescousse sur les lignes intérieures.M.Corbeil a rappelé que la loi de privatisation d’Air Canada oblige cette ancienne société d’État à garder son siège social à Montréal.Un porte-parole d’Air Canada, Denis Couture, a signalé pour sa part que les pourparlers se poursuivent avec P WA, la société mère de Canadien, et qu’une entente doit être conclue le plus rapidement possible.Au sujet de l’échec des pourparlers d’alliance entre PWA et AMC, société mère d’American Airlines, M.Corbeil a fait savoir qu’il était prévu que le gouvernement investisse « d’importantes sommes d’argent ».Ottawa a refusé et PWA s’est tournée vers Air Canada.Air Canada a perdu 218 millions $ en 1991 et 164 millions $ au premier trimestre de 1992.PWA a perdu 162 millions $ l’an dernier et 74 millions $ pendant les trois premiers mois de cette année.Selon les analystes, une fusion Canadien-Air Canada ne serait qu’un premier pas vers une alliance avec un transporteur américain, puisqu’on prévoit le jour où il n’y aura plus qu’une douzaine de « mégatransporteurs » dans le monde.De la sieste au stress MEXICO (AFP) — Mais qu’arrive-t-il au pays de la sieste de la mi-journée et des sombreros ?Les Mexicains souffrent de plus en plus de maux de tête et se laissent aller à des remèdes parfois curieux.Cette dégradation est surtout sensible à Mexico, agglomération gigan-teste constamment recouverte par un nuage de pollution et soumise à un rythme trépidant.Les piétons toussent et se bouchent le nez en se faufilant entre les files de voitures bloquées qui ne cessent de cracher des nuages de gaz carbonique.La semaine dernière, le premier congrès international sur la migraine jamais tenu à Mexico a montré que 11 des 55,3 millions de Mexicains de plus de 15 ans souffrent de migraines et que le stress est certainement la cause principale de cette maladie.Il n’y a d’ailleurs pas que les habitants de Mexico à en souffrir.Dans tout le pays, la vie est plus dure, en raison de la politique économique libérale du president Carlos Salinas de Gortari.Les banques et bon nombre d’entreprises nationales ont été pri- vatisées et il faut travailler plus dur.À Mexico, où la situation est la plus grave, on peut voir au sommet d’un immeuble une annonce pour un numéro de téléphone d’urgence réservé aux gens atteints de crise émotionnelle.Et les pharmaciens annoncent des ventes records d’aspirine, vitamines et produits anti-stress.C’est là la médecine officielle, mais les Mexicains recourent aussi à d’autres remèdes plus originaux : les plantes, mais aussi des cristaux qu’on pose en des points précis du corps ou encore des potions dont la composition viendrait des Aztèques.Pour les plus fortunés, les publicités proposent aussi des cours de méditation à plus de 200 $, sachant que « Bouddha vous mènera sur la voie de la paix intérieure».Autre méthode, le «psycho-massage» censé débloquer les tensions.Apportez une serviette et 50 $.Et pour les gens d’affaires, un gadget électronique à placer sur la ceinture comme un baladeur produit « discrètement » des impulsions relaxantes, qui allègent l’esprit.Le tabagisme menace votre santé 6^ l’économie Jean Campeau marge de 80 %, l'occasion de baliser les tentations fédéralistes du premier ministre et chef du parti.EN BREF.16 300 $ aux 12 victimes de Thibert Automobile QUÉBEC - L’Office de la protection du consommateur (OPC) a annoncé hier que des négociations entreprises avec la Corporation des; concessionnaires d’automobiles du ; Québec (CCAQ), dans le but d’indemniser les victimes des agissements de Thibert Automobile Ltée, viennent de porter fruits : la j CCAQ versera un total de 16 300 $ à ; 12 consommateurs de la région de • Montréal qui avaient été trompés ; par cet ex-concessionnaire d’automobiles de la Rive-Sud de ; Montréal.Une enquête approfondie; menée par l’Office de la protection ; du consommateur avait permis de ; mettre à jour une supercherie bien organisée à laquelle l’entreprise de Saint-Constant se livrait systématiquement lors de la vente de véhicules d’occasion.Certaines de ces automobiles usagées, présentées comme étant des démonstrateurs, au kilométrage peu élevé, étaient en fait d’anciens véhicules de location à court terme, dont l’odomètre avait été trafiqué de façon à afficher un kilométrage qui n’avait rien de commun avec celui réellement parcouru ! Thibert Automobile Ltée et certains de ses représentants avaient reconnu leur culpabilité à diverses infractions en rapport avec cette fourberie.Le tribunal avait alors sévèrement puni les intimés de leurs agissements.L’entreprise ayant fermé ses portes, les consommateurs lésés se retrouvaient le bec à l’eau.L’Office de la protection du consommateur a alors entrepris des démarches auprès de la CCAQ en vue de favoriser l’indemnisation de ces consommateurs.Une guerre des ondes désuète WASHINGTON Reuter - Une commission américaine a recommandé hier l’arrêt des émissions de TV Marti, qui émet vers Cuba, et de Radio Free Europe et Radio Liberty, qui émettent vers les pays de l’ex-Bloc soviétique.« La guerre froide est terminée », a déclaré Torn Korologos, président de la commission consultative sur la diplomatie publique.« Les programmes internationaux sont toujours importants, mais ils ne constituent plus pour les États-Unis la forme prépondérante d’action diplomatique dans l’ex-empire soviétique.» TV Marti est constamment brouillée par les autorités cubaines, et la plus grande partie des programmes de Radio Free Europe et Radio Liberty sont désormais des rediffusions de Voice of America, le réseau mondial du gouvernement américain, à souligné Torn Korologos.La Commission met en avant les économies qu’engendrerait la suppression de ces réseaux.New York perd son chef de police NEW YORK (AP) - Le chef de la police de New York, Lee Brown, a annoncé hier sa démission pour des raisons « personnelles et non pas professionnelles ».De graves accusations de corruption pèsent actuellement sur le département de police de New York et une commission d’enquête doit commencer ses travaux dans une semaine.La démission de M.Brown, 55 ans, sera effective à compter du 1er septembre.Il a explique quil souhaitait avoir le temps de s’occuper de son épouse souffrante.M.Brown a souligné que sa décision n’était pas liée à la mise en place de la commission d’enquête.Il avait été nommé par le maire David Dinkins, en 1990.Le chef de département David Scott a également présenté sa démission pour des raisons de santé.Gigantesque feu MOCCASIN (AP) - Deux mille pompiers luttaient hier contre des incendies de forêts qui ont détruit plus de 8000 hectares dans quatre Etats de l’Ouest américain, en Californie, dans l’Idaho, l’État de Washington et l’Oregon.Plusieurs pompiers ont été blessés, la plupart légèrement. Le Devoir, mardi 4 août 1992 M 3 I I ni Tmnrommwi!!** %, j ?* ffunçf i j Un quart des bébés montréalais nés de familles pauvres souffrent d’anémie d’après la Presse canadienne Les Algonquins se plaignent du Québec devant l’ONU Faussetés, rétorque le ministère des Forêts UN QUART des bébés nés de familles pauvres à Montréal souffrent d’anémie causée par une carence en fer dès l’âge de 14 mois, affirme une chercheuse de l’Université McGilL L’anémie serait attribuable au fait que les enfants sont nourris au lait de vache plutôt qu’au lait maternel ou à la préparation lactée, selon Mme Katherine Gray-Donald, puisque contrairement au lait matenel ou aux préparations pour bébés, le lait de vache est faible en fer.Les préparations commerciales pour bébés coûtent environ 80 $ par mois.Elles sont donc trop dispendieuses pour plusieurs de ces familles.Et peu de mères pauvres de Montréal allaitent leur enfant.« Cela ne fait tout simplement pas partie de la norme », affirme la scientifique.Seulement 17 % des enfants étudiés avaient été allaités.Par comparaison, dans les quartiers plus aisés de Montréal, de 70 à 90 % des mères ont allaité un certain temps leur nouveau-né, signale Mme Gray-Do-nald.Un rapport récent de Santé et Bien-Être Canada indiquait d’ailleurs que les mères québécoises francophones en général allaitent moins que les femmes du reste du pays.Les résultats de l’étude de Mme Gray-Donald, financée par les Laboratoires Abbott, qui fabriquent une préparation alimentaire pour bébé, sont publiés dans l’édition de mai du Canadian Medical Journal.L’organisme a besoin de fer pour produire l’hémoglobine, la protéine qui transporte l’oxygène des poumons aux autres tissus du corps.Si l’apport en fer est faible, les tissus reçoivent moins d’oxygène.C’est encore plus dangereux dans le cas des enfants, puisqu’on croit que de graves carences en fer peuvent causer des problèmes de développement, qui se traduiront par un plus faible quotient intellectuel.Mme Gray-Donald et ses collègues ont vérifié des échantillons de sang prélevés auprès de 218 bébés âgés de 10 à 14 mois, nés de familles ayant des revenus qui les plaçaient sous le seuil de pauvreté (19 000$ pour une famille de quatre personnes).Les chercheurs ont constaté que la plupart des bébés étaient nourris au lait de vache et que 25 % d’entre eux étaient déjà anémiques.Dans les populations aisées, « a faible risque », où l’allaitement maternel est considéré comme normal et où le coût des préparations commerciales ne constitue pas un obstacle, 3,5 % des bébés souffrent d’anémie, selon les plus récentes données disponibles.Sans le savoir, certaines mères ont cependant amélioré l’absorption de fer chez leur enfant en lui donnant des céréales comme du Pablum, qui contient du fer.Dans les cas où ils ont décelé une carence grave en fer chez des enfants couverts par l’étude, les chercheurs ont communiqué avec les parents et les autorités médicales.Caroline Montpetit LE MINISTÈRE des Forêts du Québec s’est défendu hier contre les accusations portées à l’Organisation des Nations unies par les Algonquins du lac Barrière, selon lesquelles le gouvernement du Québec n’appliquerait pas l’entente trilatérale signée l’an dernier sur l’exploitation des ressources forestières dans la réserve faunique de la Vérendrye.Les Algonquins ont présenté ces allégations à la sous-commission sur la prévention de la discrimination et la protection des minorités du groupe de travail sur les populations indigènes des Nations unies, au cours du mois de juillet, à Genève.Dans une déclaration soumise au groupe de travail, les Algonquins du lac Barrière ont fait valoir que les fonctionnaires forestiers du Québec refusaient de mettre en vigueur les mesures prévoyant l’harmonisation des activités forestières avec les activités traditionnelles des Algonquins.La bande indienne a affirmé que l’exploitation des ressources naturelles dans cette région, notamment la coupe de bois, avait des répercussions sur le mode de vie traditionnel des Algonquins.Les Algonquins se sont également plaints du refus du gouvernement du Québec de leur accorder un droit de surveillance sur le territoire couvert par l’entente, advenant que des bûcherons procèdent à des coupes illégales, en l’absence des fonctionnaires provinciaux.Les Algonquins soulignent de plus que le gouvernement fédéral refuse d’intervenir dans ce dossier, comme il a refusé d’ailleurs de financer l'entente trilatérale.« S’il n’y a pas de résolution à cette impasse, il ne fait pas de doute que les Algonquins du lac Barrière et le fouvernement du Québec passeront une confrontation », ajoute Russel Diabo, porte-parole des Algonquins au nom du chef de bande Jean-Maurice Matchewan.Dans un communiqué, le ministère délégué aux Forêts a fait valoir que le gouvernement du Québec avait signé l'entente trilatérale du lac Barrière en toute bonne foi et en dehors de toute obligation légale, « puisqu’il est l’unique gestionnaire des ressources forestières du Québec ».Québec souligne que les objectifs de cette entente doivent se réaliser dans le cadre préalablement défini lors des négociations et accepté par les Algonquins « qui ne prévoit aucunement la cogestion du territoire ».« Les fausses allégations des Algonquins risquent de mettre l’entente en péril, souligne le ministère.À titre d’exemple, Us déclarent que la grande superficie des coupes à blanc a un impact significatif sur leurs activités traditionnelles, alors que ce type de coupe n’est effectué en fait que sur moins de 1 % du territoire de l’entente.» Le ministère soutient en outre qu’il doit respecter les contrats d'approvisionnement et d’aménagement forestier qui ont déjà été signes avec des industriels autour de cette région.L’entente trUatérale concernant le territoire du lac Barrière regroupe le secrétariat d’État aux Affaires autochtones, le ministère provincial des Forêts et le ministère des Loisirs, de la Chasse et de la Pêche du Québec.EUe prévoit la mise en oeuvre, en avril 1994, d’un projet de plan d’aménagement intégré des ressources renouvelables sur un territoire de 10 000 kilomètres carrés, situé dans la réserve faunique de La Vérendrye.PHOTO CP La retraite des premiers ministres Les 11 premiers ministres se rencontrent aujourd’hui dans cette résidence d'été des premiers ministres canadiens, au lac Harrington, près d Ottawa.Présence paradoxale à un séminaire environnemental Le Parti civique reprend une idée de la Ville mais avec Pierre Bourque comme étendard La défense contre-attaque au procès du sang contaminé PARIS (Reuter) — Les avocats des quatre médecins jugés pour le « scandale du sang contaminé par le virus du sida » ont contre-attaqué hier et ont accusé le ministère public de s’être montré « inique » et « falsificateur ».Les avocats ont fait projeter devant la 16e chambre correctionnelle un film illustrant les doutes exprimés en 1985 par d’éminents spécialistes sur les dangers du sida.Me Christian Gardel, avocat du Fonds national de la transfusion sanguine, a en outre réclamé de nouvelles expertises en tentant de démontrer les failles juridiques de l’accusation.« Vous avez torturé les âmes et les faits, vous vous êtes montrée haineuse, inique et falsificatrice », a-t-il dit en réponse au réquisitoire de Michèle Bernard-Requin.Le ministère public n’a pu poursuivre les prévenus pour homicide involontaire ou coups et blessures en raison du délai de prescription.Seules les accusations d’infraction à la loi sur les fraudes et non-assistance à personne en danger ont été retenues.Michèle Bernard-Requin a réclamé la peine maximale — quatre ans d’emprisonnement ferme et 500 000 FF d’amende - pour Michel Garretta, ex-directeur du Centre national de la transfusion sanguine (CNTS).Elle a en revanche demandé que les peines pour les autres médecins soient assorties du sursis.Depuis le début du procès, Michel Garretta, son ex-ajoint Jean-Pierre Allain ainsi que les anciens responsables de la Santé Jacques Roux et Robert Netter affirment être des .« boucs émissaires ».La projection sur un écran de télévision des propos tenus par les spécialistes en 1985, à l’époque des faits, a jeté le trouble dans la salle du tribunal.LE PARTI civique de Montréal déposera une proposition, à la prochaine assemblée du Conseil municipal, recommandant la nomination de Pierre Bourque à la direction conjointe du Jardin botanique, de l’Insectarium, du Planétarium et du Biodôme.Le Parti civique revient ainsi au projet premier de la Ville de Montréal, de former une seule société pa-ramunicipale, en appuyant cependant Pierre Bourque en tant que di- Beth Dickey de l’agence Reuter CAP CANAVERAL (Floride) -Pendant que l’Agence spatiale européenne tentait de résoudre les problèmes de navigation du satellite Eu-reca, l’équipage d’Atlantis a préparé hier la seconde partie de sa mission, le déploiement d’un satellite remorqué destiné à produire de l’électricité.Le commandant de bord, Loren Shriver, a allumé par deux fois les deux moteurs de la navette hier matin afin de la ramener à une orbite basse de 290 km d’altitude.Aujourd’hui, l’équipage déploiera un satellite de fabrication italienne de 450 kg, relié à Atlantis par un cable conducteur de 19 km de long et seulement 0,25 cm de diamètre.La navette tirera ensuite le satellite derrière elle pendant 30 heures dans le champ magnétique terrestre, pour étudier son comportement et sa capacité à produire de l’électricité.Le flux d’électrons circulant dans le câble de cuivre reliant le satellite à la navette devrait générer un courant de 5000 volts.Le but de cette expérience est de permettre aux recteur potentiel.« On critique toujours les fonctionnaires en disant que tout est de leur faute, a précisé M.Pierre Gagnier, conseiller municipal du Parti civique.Or, pour une fois qu’il y en a un qui réussit très bien, on ne veut pas le reconnaître gagnant.Il porte peut-être ombrage a l’administation municipale.» Le Parti civique avait déjà appuyé Pierre Bourque, début juillet, dans ce dossier qui divise le scientifique chercheurs de développer de nouveaux systèmes d’alimentation électriques, destinés notamment aux futures stations spatiales.Mais la NASA craint que le satellite — qui a coûté 376 millions $ — et le câble ne deviennent incontrôlables.Les astronautes pourront rompre à distance le câble en cas de danger, mais il leur restera à récupérer le satellite pour le ramener sur Terre.Cette expérience est, selon la NASA, la plus difficile et la plus complexe jamais menée par une navette spatiale.Les sept membres de l’équipage d’Atlantis, cinq Américains et deux Européens, ont près d’un jour de retard sur le programme prévu, en raison des difficultés rencontrées lors du déploiement d’Eureca.Des problèmes de transmission et de manoeuvre survenus dimanche ont en effet obligé les contrôleurs du centre de Darmstadt, en Allemagne, à procéder à de longs tests avant d’autoriser l’équipage d’Atlantis à déployer le satellite grâce au bras articulé de la navette.Mais les problèmes d’Eureca ont continué après le début de la phase de propulsion, qui devait l’emmener Pierre Bourque et l’administration de la Ville de Montréal depuis plusieurs mois.« À la Ville de Montréal, on crée des sociétés paramunicipales, sans effectuer aucun suivi.On se retrouve avec des dépenses incontrôlables et des sociétés techniquement en faillite.Or, pour une fois qu’on a un gagnant reconnu, pourquoi ne pas l’utiliser à bon escient», a souligné M.Gagnier.à 512 km d’altitude.L’ESA a expliqué que la phase de propulsion avait dû être interrompue en raison de « problèmes de calibrage » des capteurs servant à la navigation du satellite, mais que ces problèmes pourraient être résolus.L’agence a ajouté qu’elle procéderait à une seconde tentative, peut-être dès hier soir, pour placer Eu-reca sur son orbite, dont il est toujours éloigné de 55 km.Eureca est doté de 15 appareils de mesure afin d’effectuer une cinquantaine d’expériences biologiques et physiques utilisant l’absence de gravité.Il doit rester neuf mois dans l’espace, avant d’être récupéré par une autre navette et ramené sur terre, où seront analysées les expériences.« Les expériences peuvent fonctionner dès maintenant, mais elles n’apporteraient pas les informations que nous attendons.Tout sera dès lors fait pour que le satellite se place sur l’orbite prévue », a dit Daria Robinson, porte-parole de l’Agence spatiale européenne (ESA).Avant de jouer aux électriciens, les astronautes ont dû jouer aux plombiers hier : leurs toilettes étaient bouchées.Danny Year À LONGUEUIL, une trentaine de professeurs des niveaux primaire et secondaire participent toute la semaine à un séminaire d’études environnementales, dont certains des commanditaires, tels Tioxide, sont parmi les plus polluants du Québec.La Fondation Riou-Delorme, qui organise l’événement, n’est pas troublée pour autant.Créée il y a quatre ans à la suite d’une initiative de Pé-tromont, industrie pétrochimique québécoise, la Fondation a un mandat clair : elle doit fournir une information « équilibrée » aux étudiants et aux professeurs sur le rô a des produits chimiques et pétrochimiques ainsi que sur leur impact sur l’environnement.Après avoir constaté le financement de Tioxide aux activités du séminaire, un porte-parole de la Fondation accepte et « assume » ce qui a tout l’air d’un paradoxe.« La Fondation ne peut pas refuser l’argent de Tioxide sous prétexte qu’elle connaît des difficultés environnementales.L’usine a pris des engagements.Il faudra attendre quelques années pour qu’elle les réalise.C’est peut-être un paradoxe mais nous l’assumons», a expliqué hier André Lapalme, vice-président du conseil d’administration de Pétro-mont et trésorier de la Fondation Riou-Delorme.Routier de l’industrie, M.Lapalme a cependant admis que sa patience ourrait avoir des limites.« J’aurais eaucoup de difficultés à accepter l’argent d’une entreprise qui se croise les bras.» En fait, une telle entreprise irait à l’encontre de l’esprit même de la Fondation Riou-Delorme.Tributaire de la philosophie du développement durable, « réconciliation de l’économie et de l’écologie », la Fondation se veut un lieu de rencontre entre l’industrie, les groupes environnementaux, le gouvernement et le monde de l'éducation.Son conseil d’administration reflète ainsi toutes les tendances de la société : trois membres de l’industrie, des membres du monde de l'éducation, des médias.« Au lendemain de la catastrophe de Bhopal, en Inde, notre industrie s’est rendu compte qu’elle était méconnue.Elle est souvent considérée comme une des causes des problèmes environnementaux.Mais, il faut le rappeler, sans la chimie, il n’y aurait pas de solutions », a souligné André Lapalme.Dans un effort de sensibilisation et d’information de la population, la Fondation organise un séminaire chaque année.Les professeurs qui assistent à celui de cette semaine, choisis au mérite, sont des boursiers de la Fondation.Au cours de journées au programme chargé, ils discuteront des problèmes environnementaux qui guettent les citoyens du prochain millénaire : pluies acides, gestion des déchets.En cours de route, les professeurs entendront des conférenciers de tous les horizons.À titre d’exemple, Jacques Moulins, du groupe Noranda, suivra aujourd’hui Christian Boulais, de l’Association québécoise de la lutte contre les pluies acides, dans une journée d’étude portant sur le thème « Nous avons créé une tribune où tous peuvent s’exprimer».Au cours de la semaine, les boursiers de la Fondation visiteront diverses entreprises, soit les Services environnementaux Laidlaw de Ville Mercier et l’usine de Himont à Va-rennes.L’École Polytechnique de Montréal ouvrira également ses portes aux participants.Rapprochement peu orthodoxe de représentants des usines parmi les plus polluantes, du gouvernement et de groupes environnementaux, cette rencontre se terminera vendredi par un « jeu de rôles » qui devrait permettre aux participants de « comprendre les difficultés que doit vivre une entreprise lorsqu’elle est placée en situation de crise », a expliqué Caroline Trudeau, organisatrice du séminaire.Lorsqu’il est sorti de l’École Polytechnique en 1960, son diplôme d’ingénieur en poche, André Lapalme ne connaissait rien des mots « environnement » et « écologie ».« C’est dire le bout de chemin que nous avons parcouru en trente ans », a-t-il expliqué.« On commence notre effort de sensibilisation par l’éducation.Avec de meilleurs ingénieurs, on aura peut-être de meilleures usines.» Atlantis amorce l’expérience la plus difficile jamais confiée à une navette Si la première classe est voire seule façon de voyager, Delta est votre seule ligne aérienne pour New York Départs pour New York 7 h 45 11 h 20 13 h 15 15 h 45 17h40 Consultez votre agent de voyages ou appelez Delta à Montréal au 337-5520.A DEÜAAIRUNES l'Amour Dit \lelier Nous Donne Des/\ilesu0 4 B Le Devoir, mardi 4 août 19Q?PHOTO AP Coureur disqualifié Le Marocain Khalid Skah franchit le fil d'arrivée dans ce qu’il croyait être une course victorieuse dans le 10 000 mètres masculin, au Stade olympique de Barcelone.Mais sa joie devait être de courte durée, car il était par la suite disqualifié pour avoir reçu de l'aide d'un compatriote.C’est finalement le coureur kenyan Richard Chelimo, que l’on voit ici à droite, qui fut déclaré vainqueur.Un jury d'appel doit se prononcer aujourd'hui sur ce cas.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Camps manche à hier des tirs d’artillerie serbes, mais les combats ont connu moins d’intensité qu’au cours des derniers jours.L’agence yougoslave Tanjug rapporte cependant que les forces serbes ont repoussé des attaques lancées par les musulmans contre les villes d’Ilijas, Rajlovac et Vogosca, proches de la capitale bosniaque.Les Serbes font aussi état d’offensives croates contre des positions serbes en Herzégovine.Les Nations unies ont annoncé qu’un Transall français avait été le 500e avion à se poser dimanche à Sarajevo dans le cadre du pont aérien mis en place le 3 juillet pour ravitailler la capitale bosniaque et qui a permis jusqu’ici de livrer plus de 6200 tonnes de secours.À Bonn, le ministère allemand de la Défense a annoncé qu’un soldat ukrainien membre de la Force de protection des Nations unies à Sarajevo avait succombé à ses blessures a l’hôpital militaire allemand d’Ulm où il avait été transporté après avoir été touché à la tête la semaine dernière à Sarajevo.Un autre casque bleu ukrainien grièvement blessé reste hospitalisé dans un état critique à Munich.En Croatie, le président Franjo Tudjman semblait assuré hier de remporter les premières élections en Croatie depuis la déclaration d’indépendance du pays, selon les premiers résultats rendus publics.L’Union démocrate croate (HDZ) paraissait également devoir emporter la majorité des sièges au Parlement.D’après des résultats officieux publiés par la commission électorale, Franjo Tudjman obtiendrait 55,7% après dépouillement de 74 % des suffrages et son parti, le HDZ, 41,5%.Drazen Budisa, du Parti social libéral croate (HSLS), arrive en deuxième position avec environ 22,5 % des voix alors que le HSLS, avec 18 % des suffrages, devient le plus important parti d’opposition.Franjo Tudjman et son Union démocrate croate (HDZ), gouvernent pratiquement sans opposition depuis qu’ils ont chassé les communistes du pouvoir lors d’élections en 1990.Selon les analystes politiques, la victoire du président Tudjman est en partie due au système électoral qui favorise le HDZ et à la mauvaise vo- lonté mise par les principaux partis d’opposition à former une coalition.L’extrême droite, représentée par le Parti des droits (HSP) et dirigée par Dobroslav Paraga, a réalisé avec seulement 7 % des suffrages un bien plus mauvais score que ne le prédisaient les sondages et que ne laissaient espérer d’importants rassemblements populaires en sa faveur.Cette élection soulève également la question de la minorité serbe, qui selon la loi électorale a droit à 13 sièges au Parlement.Mais aucun Serbe n’a été élu.+ Les libéraux ports de presse, non seulement M.Bourassa ne s’est pas objecté mais il est intervenu dès le début des discussions pour exprimer son accord et suggérer que ces assises se tiennent dans la dernière semaine du mois.La décision a néanmoins créé un climat de frébilité au sein du secrétariat central du parti, rue Saint-Denis à Montréal, où les dirigeants libéraux ont multiplié les réunions de stratégie toute la journée, pour évaluer les réactions des militants et faire rapport au bureau du premier ministre.C’est d’abord au Comité du suivi des engagements électoraux, présidé par Thiéry Vandal, qu’il reviendra d’évaluer les éventuelles offres d’Ottawa.Dans l’hypothèse d’un rejet, la décision du comité devra être endossée par le comité exécutif du parti.C’est alors que la direction du parti amorcera la rédaction de nouvelles orientations constitutionnelles devant être soumises au congrès spécial du 29 août et qui serviront de base à la question référendaire qui devra être déposée devant l’Assemblée nationale avant le 9 septembre, cela en vertu de la loi 150.Pour le président du parti et le président de la Commission jeunesse, le rapport Allaire demeure la seule référence légitime des libéraux et doit guider leur action en vue du congrès spécial.Adopté au congrès de janvier 1991, le programme constitutionnel du PLQ prévoit une alternative dans l’hypothèse de l’incapacité du Canada anglais de proposer des offres acceptables au Québec.« Dans le cas où il n’y aurait pas entente sur la réforme proposée par le Québec, que le gouvernement issu du PLQ propose l’accès du Québec au statut d’État souverain, que dans cette deuxième hypothèse, le Québec offre, au reste du Canada, l’aménagement d’une union économique gérée par des institutions de nature confédérale.» Un article qui inspire toutefois des nuances d’interprétation de la part des dirigeants du parti.Pour Jean-Pierre Roy, il n’est pas question que le texte réfère à la « souveraineté pure et dure » véhiculée par le PQ.Alors que pour Mario Dumont, il n’est pas si évident que les délégués du congrès d’orientation de 1991 aient voulu exclure l'option souverainiste en faveur de concepts flous comme la « la souveraineté partagée ».Quoi qu’il en soit, les Jeunes libéraux, qui formeront le tiers de la délégation du congrès spécial, entendent conserver l’initiative et seront les premiers à prendre position dans le dossier.La Commission jeunesse du PLQ tiendra son congrès les 14,15 et 16 août à Saint-Jean-sur-le-Riche-lieu.4 L’entente nosaures à Hydro-Ontario.Elle fut aussitôt déclarée inapplicable.Un représentant des milieux d’affaires a pu dire : « Nous avons là uji texte inepte, qui est scandaleusement inadéquat et qui constitue un affront à la communauté économique canadienne.C’est tout simplement inacceptable.» Les articles touchant l’économie ont amené les ministres Don Mazan-kowski, des Finances, et Michaël Wilson, du Commerce, à critique)-publiquement l’entente constitutionnelle conclue par leur propre gouvernement.Un haut fonctionnaire engagé à te dernière minute dans la rédaction des clauses économiques a affirmé que la situation avait échappé aux politiciens réunis pour en arriver à une entente constitutionnelle.Ils ont laissé les questions économiques glisser au dernier rang dé l’ordre du jour car certaines provinces refusaient de croire que le goü-vernement fédéral avait vraiment l’intention de s’attaquer à la question des barrières tarifaires dans la Constitution.j Mais, lorsque, après le déjeuner tÿ mardi, il est apparu possible d’avoir une entente politique, tous les gouvernements représentés se sont précipités pour rédiger quelque chosè sur l’économie.« Les provinces ont rédigé à la hâte quatre ou cinq versions et le texte commun est devenu un assemblage dit un officiel.Cela s’est fait très vite.» Aujourd’hui, les milieux d'affaire*; demandent à Mulroney de sortir dé cette confusion.L’Institut C.D.Ilowe a estimé qui* les clauses économiques de l’entente étaient si mauvaises qu’elles devraient être rejetées si elles ne sorit pas corrigées.Au lieu d’éliminer des barrières, l’entente, avec sa listp d’exceptions, ne ferait qu’en ajouter, « En somme, dit l’Institut, les défauts de l’entente sont assez graves pour en annuler tous les bénéfice); possibles.» Vaches maigres pour l’agriculture de l’Est Jonathan Lynn de l'agence Reuter VIENNE — Les agriculteurs d’Europe de l’Est, déjà touchés par la privatisation des terres et des exploitations et la disparition des subventions, doivent faire face cette saison à l’une des pires sécheresses qu’ait connues la région ces dernières années.Première conséquence du manque d’eau ; les excédents de blé engrangés l’an dernier vont disparaître, et plusieurs pays vont devoir recourir aux importations pour approvisionner le marché et reconstituer leurs réserves.La spéculation, déjà favorisée par le désorganisation des marchés, devrait profiter de cette situation.Les exploitants agricoles de l’Est continuent à se débattre entre l’effondrement de la demande de produits agricoles et la hausse des prix des marchandises indispensables à la production.Comme le montre une étude récente de l’Institut des études économiques comparées de Vienne, le développement des industries annexes, comme la production d’engrais ou de machines agricoles, reste la condition essentielle à la formation de secteurs agricoles solides dans l’ex-Bloc communiste.Mais la privatisation de ces industries, étape indispensable, nécessite la venue de capitaux étrangers, qui tardent à venir.Enfin, pour donner à leur agriculture les moyens d’être rentable, ces pays doivent mettre en place des systèmes de recueil et de diffusion de l’information, ajoute l’étude.Confusion Car pour l’instant, c’est plutôt la confusion qui règne sur les marchés agricoles nationaux.En Tchécoslovaquie, les fermes coopératives et les fermes d’État, transformées en coopératives à l’occidentale ou en exploitations privées, fonctionnent en plein flou juridique.Et depuis la promulgation des lois sur la restitution des terres, qui accordent aux propriétaires spoliés par le régime communiste ou à leurs héritiers le droit de récupérer leur terre, nombreux sont ceux qui ont usé de ce droit pour louer leur terrain et non pour le cultiver.« Les rendements agricoles stagnent », a récemment déclaré la radio nationale.« Seules certaines cultures sont rentables et les excédents, chers à la production, augmentent.» Et comme dans la Communauté européenne, certains en Tchécoslovaquie dénoncent le cercle vicieux qui consiste à subventionner les exportations après avoir soutenu la surproduction.En Roumanie, depuis la privatisation des terres, les autorités ignorent comment évolue l’agriculture.« Il est très difficile de faire des prévisions de récoltes depuis que nous sommes passés de 100 % des terres propriétés de l’État en 1989 à 82 % de propriété privée aujourd’hui», explique Radu Mateescu, porte-parole du ministère de l’Agriculture.Spéculation La terre roumaine est l’une des plus fertiles d’Europe, mais la Roumanie importera un million de tonnes de blé cette année.Et le gouvernement instituera un monopole sur le blé pour éviter la spéculation.« Ici, les requins ont déjà prévu de faire un malheur en achetant du blé pour le revendre beaucoup plus cher plus tard », a déclaré le mois dernier le premier ministre Theodor Stolo-jan.La production agricole baisse régulièrement dans le pays depuis 1989, essentiellement à cause du chaos engendré par la privatisation et le passage à l’économie de marché.' Mais les autorités roumaines continuent à miser sur le potentiel agricole et ont prévu d’augmenter les surfaces cultivées en céréales.« À partir de l’été prochain, la Roumanie n’aura plus besoin d’importer de blé», conclut Radu Mateescu.Les gouvernements réformistes, en supprimant les subventions aux produits coûteux, comme la viande et les produits laitiers, ont provoqué l’effondrement de la demande de ces denrées.Depuis lors, les agriculteurs ont considérablement réduit les surfaces consacrées à la production.Les agriculteurs hongrois ont ainsi semé en blé 25 % de terre en moins que d’habitude, a rapporté le quotidien Nepszabadsag.Importation Ferenc Nyujto, haut fonctionnaire au ministère hongrois de l’Agriculture, estime que la récolte de blé sera « moyenne » cette année et il reconnaît qu’en raison de la sécheresse, le rendement moyen sur les petites surfaces sera de 10 à 20 % inférieur à celui de l’an dernier.Résultat, selon des négociants londoniens, la Hongrie, premier producteur agricole de la région, réduira de plus des deux tiers ses exportations de blé pour la saison 1992-1993 : elles devraient passer de 1,5 millions à 450 000 tonnes.Et la Pologne, qui n’avait importé que 150 000 tonnes l’an dernier, devrait importer cette année entre un et deux millions de tonnes.Malgré la fin du communisme, les prévisions de récolte sont toujours classées secret d’État dans certains pays.C’est pourquoi le tableau ci-dessous, qui donne les productions de céréales, est incomplet pour l’année 1992.Il réunit les données fournies par les ministères de l’Agriculture et celles de l’Institut des études économiques comparées de Vienne.Production de blé en millions de tonnes ; 1989 - 1990 - 1991 - 1992 Bulgarie 9,8 8,0 8,8 inc.Tchécoslovaquie 12,0 12,6 11,9 9,6 Hongrie 15,5 12,2 15,4 inc.Pologne 27,6 28,0 27,8 21,2 Roumanie 18,6 17,8 19,3 inc.Et si l’on montait jusqu’au Mont-Blanc en train SAINT-GERVAIS (AP) - Avec ses trois lettres le TM B pourrait se prendre pour un grand, comme le PLM ou le TGV mais la comparaison s’arrête là.Avec sa voie métrique, sa crémaillère et ses voitures carrées le « Train du Mont-Blanc » est avant tout une attraction pour les touristes et un gain de temps pour les alpinistes.Du Fayet au Nid d’Aigle (2364 m), la ligne du TM B gravit tout de même quelque 2000 mètres de dénivelé à travers le plus haut massif montagneux d’Europe.À l’origine le TMB était un projet fou, grandiose : aller jusqu’au sommet du Mont-Blanc à 4807 mètres d’altitude en chemin de fer.Au début du siècle (comme aujourd’hui encore) deux communes Chamonix et Saint-Gervais dont les limites territoriales se situent exactement au sommet s’affrontaient sur l’enjeu touristique que représente le toit de l’Europe.Les travaux du TMB étaient lancés en 1905 à Saint-Gervais.Quatre ans plus tard les premières difficultés apparaissent et a la guerre de 14 le projet est définitivement abandonné.Il restait 2300 mètres de dénivelé pour arriver jusqu’au sommet.Entre le Fayet, au fond de la vallée de l’Arve et le nid d’Aigle, la ligne est aujourd’hui encore ouverte.Elle transporte quelque 100000 passagers par an.Les touristes en short chaussés de baskets y côtoient les alpinistes, armés de piolets et chargés de lourds sacs à dos.Ces derniers sont en route pour le sommet du Mont-Blanc, par l’itinéraire le plus facile, celui que devait emprunter la ligne ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Sl-Jacques, Montréal Québec H2Y 3X2 Fax (514) 845 7824 Tél.: (514) 98 R O B I C / rr z/iz//V/v/z r/c-j zz/A/z/yz/'/z'j le « Dôme du Goûter ».Il leur faudra quand même encore deux jours de marche, en haute altitude, pour atteindre ce qui aurait dû être le terminus du TMB.Les touristes eux s’arrêtent au nid d’Aigle, pour pique-niquer au milieu d’un panorama unique.La totalité de la ligne existante n'est ouverte que durant deux mois.Jusqu’au début juillet et à partir de la mi-septembre, les voitures jaunes et bleues s’arrêtent à la limite du rocher.Au-delà la voie n’est qu’un long serpent recouvert, 10 mois par an, de neige.Il faudra un mois à une poignée d’ouvriers pour la dégager, à raison d’une centaine de mètres chaque jour.C’est une pelle mécanique type « araignée » qui fait le travail tandis que des électriciens réinstallent les caténaires démontés en fin de chaque saison.Une opération nécessaire puisque cette portion du trajet est en haute montagne.Ici la voie a été taillée sur des pentes abruptes, balayées sans cesse, en hiver, par des avalanches qui auraient tout emporté.Tant que la ligne n’est pas dégagée la motrice ne peut monter.En deux mois d'été le TMB fait les trois quarts de son chiffre d’affaires.Le déneigement de cette portion permet à la compagnie privée qui exploite la ligne de transporter 30 000 passagers sur un trafic annuel de 100 000.LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 i fS B^^ÜoNT Administration.(514) 844-3361 OUVERT “Uedi Rédaction.(514) 842-9628 AÜ «n À16H30 0E 9H0° * Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro uns trais.1-800-383-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.(514)844-5738 Extérieur (sans frais).1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 CARTES D’AFFAIRES VOIR MONTRÉAL Montréal célèbre ses 350 ans.Redécouvrez l’histoire de l’architecture et de l’urbanisme montréalais avec Jean-Claude Marsan, chaque semaine dans LE DEVOIR, pendant toute la durée des festivités.Prenez donc rendez-vous tous les lundis, avec Jean-Claude Marsan et LE DEVOIR ECONOMIE Le Devoir, mardi 4 août 1992 Les négociations à trois se poursuivent à Washington d'après Canadian Press En dépit des assurances à l’effet qu’accord de libre-échange à trois ne mènerait pas à la création d’une * forteresse nord-américaine », des dispositions visant à fermer des portes aux pays tiers sont apparues dans le dernier droit des négociations en cours.Les négociateurs, à la suite des ressions américaines, inclinent renforcer les exigences de contenu nord-américain minimum requis pour que les voitures, les ordinateurs et les vêtements puissent circuler en franchise de douane entre les trois pays membres.Les pourcentages plus élevés décourageraient les compagnies étrangères de se servir du Canada et du Mexique comme tremplin pour pénétrer le marché américain.Plusieurs analystes qui se réjouissaient de ces négociations s’alarment maintenant du risque que les limites qui seraient ainsi imposées à la concurrence extérieure se retournent contre les trois pays membres.Le ministre Michael Wilson, la représentante américaine au Commerce, Caria Hills et le secrétaire mexicain au commerce, Jaime Serra Puche, se sont rencontrés, hier à Washington, pour la deuxième journée consécutive dans le cadre de leur septième et probablement dernière ronde de négociations.Ils ont effectué des progrès « sur un peu de tout mais sans que l’ensemble prenne forme », a déclaré John Fieldhouse, le porte-parole de Michael Wilson.« Je crois que nous resterons ici jusqu’à mercredi si nécessaire.Au-delà, ça reste à voir.» Si une entente survenait cette semaine sur la réduction des barrières au commerce et à l’investissement entre les trois pays, elle pourrait entrer en vigueur d’ici au milieu de 1993.Les demandes américaines pour un contenu nord-américain plus élevé ont été particulièrement insistantes en ce qui concerne l’automobile, mais se sont répandues à plusieurs autres secteurs discutés.L’Institut d’économie internationale, un organisme privé américain influent, a déclaré que les gains que pourraient retirer les États-Unis d’une entente à trois seraient minimisés si les compagnies américaines ne peuvent devenir des fournisseurs de classe mondiale.Des règles commerciales restrictives « constitueront un précédent pour des ententes commerciales discriminatoires en Europe et en Asie, et seront probablement imitées au détriment des exportateurs américains », a déclaré Gary Hufbauer, auteur de plusieurs études que le gouvernement américain a citées à l’appui de son projet de libre-échange trilatéral.L’industrie canadienne du vêtement a soutenu qu’Ottawa a apparemment cédé à la demande américaine à l’effet que seuls les vêtements fabriqués à partir de fibres nord-américaines pourraient se qualifier pour l’exemption de tarifs douaniers.James Bovard, de l’Institut Cato de Washington, s’en est pris aux règlements proposés pour le textile, les taxant de « protectionnismes » qui pourrait ruiner l’accord.Mais Alan Tenelson, de l’Institut de stratégie économique, a pour sa part soutenu que des normes de contenu élevées étaient nécessaires pour protéger les emplois américains qualifiés et semi-qualifiés.Pour les ordinateurs et les composants, l’exemption de tarifs serait réservée aux produits dans lesquels les circuits et la moitié du contenu total sont d’origine nord-américaine.Mise à part la question des règles d’origine, les États-Unis ont offert d’augmenter les quotas d’importation de sucre mexicain.Mais pour protéger les producteurs américains, les quotas des pays des Caraïbes et d’Amérique centrale seraient diminués d’autant.Un tel « échange » a soulevé des craintes que le libre-change continental excluerait d’autres pays pro-ducteirs, en dépit des promesses faites par les trois pays à l’effet qu’ils ne formeront pas un bloc exclusif.Les présidents et hauts fonctionnaires du commerce des pays d’Amérique centrale qui ont rencontré les gouverneurs d’Ètats du Sud des États-Unis la semaine dernière, ont déclaré que leurs relations commerciales et d’investissement avec Was-hongton souffrira à court terme de l’entente à trois.Le différend sur les règâes d’origine dans le secteur automobile est un des plus importants domaine de discussion.Les États-Unis veulent que 65% ou plus d’une voiture soit de fabrication nord-américaine poue se qualifier pour l’exemption de tarifs douaniers.Le Canada et le Mexique, à la recherche d’usines d’assemblage de voitures japonaises, ont tenté de maintenir les règles à 50%.«Je crois que le pourcentage, 60 ou 65 %, sera décide à la toute dernière minute », a soutenu Hufbauer.La santé des banques américaines s’améliore grâce à la baisse des taux Éric Leser Le Monde LES BANQUES américaines reviennent de loin.Elles doivent leur salut à la politique ininterrompue de baisse du loyer de l’argent de leur banque centrale, qui a ramené depuis décembre 1989 son aux d’escompte de 7 % à 3 %.Instruite par la faillite des caisses d’épargne (saving and loans) de la fragilité de l’ensemble du système financier américain, la Réserve fédérale a permis aux banques de se refinancer à des coûts de plus en plus faibles et d’accroître leurs marges de crédit.Les grands établissements ont ainsi pu mener de front des opérations « vitales », comme le nettoyage des bilans d’une partie des créances douteuses, la réduction des frais généraux et des restructurations et 'rapprochements afin d’atteindre la taille critique.Le paysage bancaire américain en ;est totalement bouleversé, après notamment les fusions spectaculaires de BankAmerica et Security Pacific pour constituer le deuxième établissement du pays, de Chemical Bank et Manufacturers Hanover pour former le numéro trois, et enfin de ;NCNB et C.and S/Sovran, donnant naissance au quatrième, Nations Bank.Et, ce n’est pas fini.Nations Bank possède une option d’achat sur une autre banque (MNC Financial Core.) et la Bank One va passer de la dixième à la huitième place, après avoir digéré l’acquisition de plusieurs petits établissements.Un contexte anormalement favorable ¦ Si, dans l’ensemble, l’opération de ¦sauvetage a plutôt bien fonctionné, ¦tous les établissements ne sont pourtant pas logés à la même enseigne.Parmi les plus grands, la situation la plus délicate est celle du premier, Citicorp.Après avoir perdu plus de 450 millions $ l’an dernier, la Citycorp a vu son bénéfice baisser de près de 37 % sur les six premiers mois de l’année, à 354 millions $ contre 561 millions $ en 1991.En fait, son redressement est masqué par de lourdes revisions sur le portefeuille immo-ilier.Pour de nombreux analystes, Citicorp a sans doute traversé la période la plus difficile de sa restructuration et a assaini de façon significative son bilan.Une opinion partagée par M.John Reed, le président de rétablissement new-yorkais, pour qui le redressement de la banque est « en bonne voie ».À l’autre bout des États-Unis, BankAmerica affiche une bien meilleure santé.Après avoir réalisé, en 1991, un bénéfice de plus de 1,1 milliard $, son résultat a encore augmenté de 7 % au premier trimestre de 1992, à 303 millions $.La Chemical Bank avait vu ses profits fondre de 65 % en 1991 après des provisions importantes pour restructuration.Mais, sur les six premiers mois de l’année, son résultat augmente de 37 % à 500 millions $.Nations Bank affiche également une performance enviable avec une croissance de 22 % de son bénéfice au dernier trimestre, à 251 millions $.J.P.Morgan, la cinquième banque du pays par la taille mais la seconde en 1991 pour les profits, poursuit sur sa lancée avec une hausse de près de 36 % de son résultat semestriel, à 684 millions $ (3,4 milliards de francs).Ses revenus d’intérêt ont atteint 434 millions $ pour la première moitié de l’année, contre 354 millions sur la même période en 1991.Enfin, la Chase Manhattan, la sixième banque du pays, qui a renoué avec les bénéfices l’an dernier, améliore également sa rentabilité avec une progression de 18 % de ses profits de janvier à la fin juin, à 293 millions $.En dehors de Citicorp, la convalescence des grandes banques américaines semble bel et bien terminée.Leur rentabilité s’améliore, ce qui est loin d’être le cas de tous les secteurs d’activité.Mais, elles ne se retrouvent pas pour autant dans une situation idyllique.La baisse des taux leur a permis de se refaire une santé, mais les restructurations de portefeuilles immobiliers coûtent cher.En outre, elle ont pu bénéficier, lors des deux dernières années, d’un contexte « anormalement » favorable.Elles ont pu accroître leurs marges au détriment de leurs clients, particuliers et entreprises, sans se préoccuper de la concurrence ou se faire sermonner par la banque centrale.Cet âge d’or semble sur le point d’être révolu.D’abord, parce que le taux d’escompte ne devrait plus baisser, après avoir atteint son niveau le plus bas depuis 29 ans.En outre, M.Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale, commence à manifester des signes d’impatience.« Les banques ont été lentes à répercuter les baisses de taux et ont amplifié le ralentissement de la distribution de crédit », a-t-il déclaré mardi 21 juillet devant une commission sénatoriale.Air Transat devient le transporteur de Sunquest Elle signe un contrat d’une valeur de 250 millions $ sur cinq ans Serge Truffaut LA COMPAGNIE montréalaise Air Transat vient de signer un contrat d’affrètement d’une valeur de 250 millions J, sur cinq ans, avec la société torontoise Sunquest Vacations, un grossiste en voyages.Selon les termes de cette entente, Air Transat se porte acquéreur des actions de Sunquest Vacations moyennant un déboursé immédiat d’une valeur de 1 million $ et d’une autre somme qui reste à déterminer.En effet, M.Philippe Sureau, vice-président, marketing et ventes de Air Transat, a expliqué que la différence du prix à payer pour ces actions sera fixée en fonction des résultats obtenus par l’entreprise, en l’occurrence Sunquest, au cours des cinq prochaines années.Dans la foulée de ce contrat, Air Transat effectuera des vols nolisés pour Sunquest vers des destinations ayant pour dénominateur commun d’être les points de chute des consommateurs avides de soleil en plein coeur de l’hiver.Bref, on l’aura compris, Air Transat proposera des vols pour Aruba, Cancun, Margarita et plusieurs autres villes du sud.Plus important, selon les propos tenus par M.Sureau, ce contrat de 250 millions $ permettra au transporteur québécois de s’implanter enfin à Toronto où justement Sunquest est le principal grossiste.Au sein de Air Transat, « nous cherchions depuis longtemps à avoir une fenêtre à Toronto où nous avions du retard à rattraper».Qui plus est, ce contrat, additionné à l’acquisition récente d’un bloc de 50% d’actions de Regent Holidays, va hisser le volume d’affaires de Air Transat au niveau dit de la masse critique.« Il était vital que nous atteignions la masse critique suffisante pour concurrencer les autres PHOTO JACQUES GRENIER Grâce à l’entente signée avec Sunquest Vacations, Air Transat réalisera un chiffre d’affaires de 300 millions $ par année.compagnies ».En ce qui concerne Regent Holidays, un autre grossiste en voyages, il est prévu d’acquérir l’autre bloc de 50 % d’actions en 1996.Et pourquoi cette boulimie d’acquisitions ?« Ou bien, de poursuivre M.Sureau, nous nous développions à partir de l’infrastructure actuelle et nous devions attendre cinq à six ans avant d’atteindre la masse critique souhaitée, ou bien nous procédions par acquisitions afin d’avoir une taille favorisant une meilleure pénétraion du marché ».Conséquemment, entre l’acquisition de Regent Holidays et l’entente avec Sunquest, Air Transat a dépassé la masse critique envisagée.« Au départ, on s’était fixé comme objectif la réalisation d’un chiffre d’affaires de 200 millions $ par année.Avec Sunquest et Regent, le Groupe Transat fera 300 millions $ par année ».En fait, Air Transat, si l’on en croit son vice-président, n’avait pas d’autre choix que de forcer son développement en effectuant presque simultanément plus d’une acquisition.« Actuellement, l’industrie du voyage d’agrément est en pleine restructuration.Un nombre croissant de transporteurs s’associent avec les grossistes ».De plus, cette stratégie, entre autres avantages, « nous évite d’avoir à renégocier nos contrats ou ententes à tous les six mois.Financièrement ce type de procédé n’est pas viable.Se demander à tous les six mois avec qui on va travailler ne favorise pas une bonne planification des affaires.Tandis que là, on pourra mieux commercialiser notre produit».Au cours des six premiers mois du présent exercice financier, les revenus de Groupe Transat se sont établis à 115 millions $, soit une augmentation de 10 % environ sur les revenus enregistrés lors de la période correspondante l’an dernier.Le bénéfice net dégagé a été de 262 000$ contre une perte de plus de 1,6 million $ lors des six premiers mois de 1991.ADM prend possession des aéroports de Dorval et Mirabel PHOTO CANAPRESS Arthur P.Earle, président du conseil Catherine Leconte DORVAL le matin, Mirabel l’après-midi, le ministre fédéral des Transports Jean Corbeil a fait le tour hier des installations aéroportuaires montréalaises dont il remettait officiellement la gestion et l’exploitation à Aéroports de Montréal (ADM).Cette administration locale sans but lucratif entend, selon l’expression de son président Jacques Auger, « faire en sorte que les aéroports servent mieux les intérêts locaux » et jouent « un rôle encore plus important dans le développement économique de la grande région de Montréal ».ADM est une création de la SOPRAM (Société de promotion des aéroports de Montreal), un organisme de concertation où sont représentés les autorités municipales et les milieux d’affaires de la région métropolitaine.Depuis qu’Ottawa a annoncé en avril 1987 que le gouvernement fédéral souhaitait se décharger de la gestion des aéroports du pays sur des « administrations aéroportuaires locales » (ALL), Montréal est la troisième ville du pays où s’effectue cette passation de pouvoirs.Vancouver et Calgary ont eu droit à une cérémonie similaire le 2 juillet dernier et une autre doit avoir lieu à Edmonton aujourd’hui.Vu d’Ottawa, cette politique de privatisation, « axée sur une saine gestion économique et la compétitivité du réseau de transports », vise à « donner aux aéroports du pays une meilleure orientation commerciale pour mieux répondre aux intérêts locaux, régionaux, nationaux et internationaux », a dit M.Corbeil, mais aussi « à ce que le réseau aéroportuaire national soit plus rentable puisqu’il contribue davantage au développement économique régional ».Vu de Montréal, il s’agit qu’« Aéroports de Montréal prenne enfin la place qui lui revient dans le monde de l’industrie aérienne », comme l’a expliqué Arthur Earle, président du conseil d’administration d’ADM, en rappelant qu’il a fallu « 60 mois de négociations intenses » pour que M.Corbeil lui remette enfin, hier, les clés des aéroports montréalais.On se souvient qu’en décembre dernier, le « plan stratégique pour un redressement durable du Grand Montréal », élaboré sous la houlette du ministre responsable de la région de Montréal Daniel Johnson, affirmait carrément que « le fiasco survenu dans la transport aérien demeure l’exemple le plus saisissant (.) de l’incohérence des interventions fédérales dans la région montréalaise en certaines matières».Dans ce document, le gouvernement du Québec soutenait que la politique fédérale d’octroi de permis d’atterrissage (qui a favorisé Toronto comme port d’entrée des grands transporteurs aériens européens) avait entraîné « l’affaiblissement du rôle de Mirabel» et fait naître des problèmes d’interconnexion entre Dorval et Mirabel, « dont la cohabitation crée de nombreux effets négatifs.De fait, la décision de maintenir les deux aéroports en opération a sans doute constituté une erreur.» Le ministre Jean Corbeil applaudit d’ADM.Erreur sur laquelle le transfert de la gestion des aéroports à ADM ne permettra cependant pas de revenir, puisque l’un des conditions qu’Ottawa a imposées d’emblée à ADM, avant l’ouverture des négociations de cession, était précisément qu’elle s’engage à garder les deux aéroports.Dans les meilleures années, 6,5 millions de voyageurs passent par Dorval (qui a une capacité d’accueil totale de 10 millions de voyageurs par an) et 2,5 millions par Mirabel (dont la capacité.totale est de 6 millions).Autrement dit, en l’état actuel des choses, tout le trafic voyageurs de Dorval et Mirabel tiendrait à l’aise à Dorval.Mais à eux deux, les aéroports procurent de l’emploi à 16 200 personnes, et la consolidation de toute l’activité aéroportuaire de Montréal sur l’un des deux sites se traduirait inévitablement par des pertes d’emplois.C’est ADM qui emploie désormais les quelque 500 ex-fonctionnaires fédéraux dont le travail aux deux aéroports était relié aux responsabilités dont Transports Canada vient de se retirer.Aux termes de l’entente de cession de l’exploitation, Ottawa reste propriétaire des équipements (qu’ADM loue avec un bail de 60 ans renouvelable pour 20 ans) et reste responsable de la sécurité aérienne et de la sûreté au sol (c’est-à-dire que les employés de la tour de contrôle restent des fonctionnaires fédéraux, et que les Douanes et la GRC restent dans les locaux).KERR ADDISON MINES LIMITED AVIS DE DIVIDENDE Le Conseil d'administration a déclaré un dividende de quinze j cents l’action (devise canadienne) sur les actions ordinaires de la compagnie, payable le mardi 15 septembre 1992 aux actionnaires inscrits le vendredi 21 août 1992.Par ordre du Conseil, Le Secrétaire John B.Sage Toronto, Ontario Le 23 juillet 1992 EN BREF.Québec-Téléphone se maintient QUÉBEC (PC) - Québec Téléphone a rapporté hier, pour le semestre terminé le 30 juin 1992, un bénéfice de 13.3 millions $, soit 79 cents par action ordinaire, comparativement à 12.7 millions $ pour la période correspondante de 1991.Les revenus d’exploitation ont atteint 120.6 millions $, au regard de 114.2 millions $ durant le semestre correspondant de l’exercice précédent.L’augmentation des revenus est en partie attribuable à la croissance de 6,8 % du nombre de messages interurbains.MontréaLXXM mm 1804.98 - 4.07 TSE-300 fermé Dow Jones 3395.40 + 1.62 Dollar canadien (US Cents) fermé Or (New York-USS) fermé (PC) LES COOPÉRANTS, COMPAGNIE D’ASSURANCE GÉNÉRALE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE ET SPÉCIALE Avis est par les présentes donné que l’assemblée générale annuelle et spéciale des actionnaires de LES COOPÉRANTS, COMPAGNIE D’ASSURANCE GÉNÉRALE aura lieu au 2000, McGill College, Montréal, mercredi le 26 août 1992 à 13 heures, afin de recevoir le rapport annuel de la compagnie, ratifier les actes posés par le conseil d’administration, élire les administrateurs, choisir les vérificateurs de la compagnie, ratifier les règlements 1992-1 adoptant des nouveaux règlements généraux et 1992-2 concernant la rémunération des administrateurs et délibérer de toute autre question qui pourrait être soumise à rassemblée.Montréal, le 4 août 1992 Le Secrétaire Georges Smith > ¦ Le Devoir, mardi 4 août 1992 Barcelone 92 McKoy ou l’incroyable retour Stéphane Ghazarian A h'P BARCELONE -De la surprenante victoire de Mark McKoy sur 110 m haies au bond gigantesque de Mike Conley au triple saut (18,17 m), en passant par le fabuleux tour de piste de Quincy Watts (43.71), les 60 000 spectateurs venus s’entasser dans le stade olympique de Barcelone ont vécu une journée riche en sensations fortes.Le Canadien Mark McKoy, considéré comme perdu pour la compétition après sa suspension de 1988, a effectué un incroyable retour en coiffant les lauriers olympiques du 110 m haies, lundi à Barcelone.Après le scandale Ben Johnson, McKoy avait quitté la Corée du Sud sans prendre part au relais 4 X 100 m, par solidarité avec son ami Ben, ce qui lui avait valu une suspension de deux ans.Quelque temps plus tard, il avait même reconnu s’être dopé.« C’est incroyable ! Après 1988, je pensais que c’était fini pour moi », avouait le Canadien après son succès.Son retour et sa victoire, il les a dédiés au Britannique Colin Jackson avec lequel il s’est entraîné et qui échouait à une peu glorieuse sixième place.Le coureur de Willowdale, qui n’était jamais monté sur un podium olympique ni même mondial (quatrième à Los Angeles, Helsinki et Rome) avait trouvé des jambes toutes neuves et il a devancé enfin les spécialistes Américains.« Je veux oublier le passé.Je suis un nouveau hurdler et je continuerai à courir tant que mes jambes me le permettront », ajoutait McKoy, insistant sur sa fierté d’être Canadien.«Je suis heureux d’être Canadien et j’espère que les Candiens sont heureux de m’avoir.» Les supporteurs présents l’étaient visiblement à entendre leur encouragements.L’Américain Mike Conley, pour sa part, a volé sur la piste de triple saut pour atterrir à 18,17 m, manquant le record du monde en raison d’un souffle de vent légèrement au-dessus de la norme (2,1 ms au lieu des 2,0 ms autorisés).Conley, qui a pris la tête du concours à son deuxième saut, ne l’a ensuite jamais quittée pour s’imposer devant son compatriote Charles Simpkins, la troisième place revenant à Frank Rutherford, sauteur des Bahamas parti s’entraîner à Houston avec Tom Tellez.À 29 ans, Conley, considéré comme le plus grand sauteur pouvant combiner longueur et triple saut, trouvait la consécration qui lui avait échappé en 1984 — il finissait deuxième des Jeux de Los Angeles — puis en 1988 où il terminait quatrième des sélections nationales et se voyait ainsi privé du voyage à Séoul.Quant au jeune Américain Quincy Watts, 22 ans, il a lancé un sérieux avertissement à tous les prétendants au titre du 400 m.Le néo-Californien, qui s’est révélé cette saison à l’occasion des championnats universitaires, a bouclé son tour de piste en 43 sec 71, soit la deuxième performance mondiale de tous les temps ! ¦ Tina Poitras, de Hull, et Pascale Grand, de Montréal, se sont respectivement classées 21e et 29e au 10 km marche.Une autre Canadienne, Janice McCaffrey, a terminé entre les deux, en 25e position.« Je pense que j’aurais pu remonter plus tôt mais la température m’a amorti.C’est très difficile psychologiquement aussi », a commenté Grand.« Ça me donne juste encore plus d’ambition pour 1996, peut-être une médaille, qui sait ?», a pour sa part déclaré Poitras, tournée vers l’avenir.¦ Dave Frost, du Cap-de-la-Madelei-ne, devra passer par la demi-finale en canoe à deux sur 500 mètres.Lui et Larry Cain, d’Oakville, ont terminé au quatrième et avant-dernier rang de leur première course et seuls les deux premiers accédaient directement à la finale.C’est le petit nombre de compétiteurs inscrits dans cette épreuve, 10 équipes, qui leur permet de demeurer en vie plutôt que d’être envoyés au repêchage comme ce fut le cas pour Ken Pad-vaiskas, un autre Québécois, en K-2 (kayak) avec Jason Rusu, malgré une troisième place.Ils ont néanmoins atteint la demi-finale en soirée grâce à une autre troisième position.Voici les autres résultats des Québécois hier : ¦ En athlétisme, Rosey Edeh a terminé septième au 400 m haies et est éliminée.¦ En canoe-kayak, Caroline Brunet (K-l), Dave Frost (C-l) et Ken Pad-vaiskas (K-2) passent à la demi-finale.¦ Au tir a l’arc, Claude Rousseau est éliminé en huitième de finale.Les jumelles Villagos deuxièmes Guy Robillard Presse canadienne BARCELONE -Les Américaines Karen et Sarah Josephson ont remporté la première manche de la guerre des jumelles, mais n’ont pas gagné la guerre.En fait, selon l’entraîneur Julie Sauvé, « ce sont les juges » qui trancheront entre les Américaines et le duo québécois de Penny et Vicki Villagos, qui ont été devancées par quatre dixièmes de point, hier, lors de la ronde éliminatoire.Sauvé a affirmé que même l’entraîneur américaine est venue lui dire que ses filles avaient mieux nagé.Les Villagos elles-mêmes étaient ravies de leur performance.Quoi qu’il en soit, il faut se demander si dorénavant, pour accéder au podium olympique en duo de nage synchronisée, il ne faudra plus absolument être des jumelles.Le duo japonais se retrouve à 64 centièmes de points des Villagos avant les figures imposées de demain.« C’est très intimidant de nager contre des jumelles, a expliqué hier l’ancienne championne mondiale et olympique, Carolyn Waldo.Elles ont l’avantage d’être identiques.» Vicky Villagos semble d’accord : « Notre objectif était d’être parfaites, la précision à 100%, un effet de miroir.Et pour ça, il faut des jumelles ou bien des filles qui se ressemblent énormément.Nous, ce n’est pas seulement parce qu’on se ressemble au niveau de la figure et des Les jumelles Penny et Vicky Villagos.traits mais plutôt parce qu’on a la même force physique, les mêmes bras, les mêmes jambes, et on bouge de la même façon.Donc, quand on fait une routine avec la musique, on ne peut pas être plus semblable que si on est des jumelles.« Par contre, en étant jumelles, il faut vraiment être parfaite car si jamais il y a une erreur, ça parait encore plus.» Waldo venait juste de dire la même chose, en ajoutant que les avantages l’emportaient néanmoins, Vicky Villagos convient que des jumelles sont favorisées génétiquement pour faire des choses identiques en même temps.« Julie a dit que pour corriger nos duos, ça lui prend a peu près la moitié du temps que pour les autres.» TABLEAU DES MÉDAILLES Pays Or Argent Bronze Total CEI 31 27 19 78 États-Unis 21 24 22 66 Allemagne 16 11 21 48 Chine 13 17 9 39 Hongrie 10 7 2 19 Espagne 9 1 O 10 France 7 4 12 23 Australie 6 8 9 23 Corée du Sud 6 3 5 14 Canada 6 1 6 13 Italie 4 5 8 17 Roumanie 4 5 6 15 Grande-Bretagne 4 3 4 11 Cuba 4 2 7 13 Japon 3 7 7 17 Pologne 3 4 6 13 Tchécoslovaquie 2 2 1 5 Norvège 2 2 0 4 Turquie 2 1 1 4 Bulgarie 1 5 2 8 Nouvelle-Zélande 1 4 4 9 Pays-Bas 1 3 6 10 Brésil 1 1 0 2 Corée du Nord 1 0 2 3 Estonie 1 0 1 2 Grèce 1 0 0 1 Kenya 1 0 0 1 Suède 0 4 3 7 Belgique 0 1 2 3 Ser.-Mont -Macé.0 1 2 3 Israël 0 1 1 2 Lettonie 0 1 1 2 Autriche 0 1 O 1 Éthiopie 0 1 0 1 Jamaïque 0 1 0 1 Namibie 0 1 0 1 Pérou 0 1 0 1 Danemark 0 0 2 2 Slovénie O 0 2 2 Bahamas 0 0 1 1 Finlande 0 0 1 1 Mongolie 0 O 1 1 Surinam 0 0 1 1 NDLR : L’ordre tient compte en priorité du nombre de médailles d'or ensuite d’argent et enfin de bronze.Deux médailles de bronze sont en jeu dans chaque catégorie en boxe et en judo.Ce qui fera 26 médailles de bronze en plus au total que de médailles d’or et d’argent.PHOTO PC Waldo a même indiqué que des non-jumelles qui n’ont pas le même degré de stress et de nervosité essaient parfois de synchroniser leur rythme cardiaque, ce qui vient tout naturellement à des jumelles.« Honnêtement, on est presque toujours identique tout le temps, reconnaît Vicky.Parce qu’on a la même force physique, 'est curieux, quand une ressent de la fatigue dans les jambes, c’est pareil pour l’autre.» Vicky se souvient d’un détail précis : « quand nous avions à peu près 15 ans, on a fait une erreur majeure en même temps.» Autre exemple de l’avantage d’être des jumelles, raconté hier par Vicky : « Aujourd’hui, à un certain moment, il y a eu un vent de face et c’était plus difficile d'avancer, mais nous avons réagi tous deux de la même façon et même Julie ne le savait pas.» Les deux soeurs de 29 ans sont sorties de leur retraite de cinq ans en 1990 en sentant l’appel des Olympiques et depuis leur retour sur la scène internationale, elles se classent deuxièmes derrière les Américaines.Mais la marge rétrécit constamment, souligne Vicki.Trois médaillés disqualifiés p BARCELONE (AFP) — Le Marocain Khalid Skah, qui avait remporté le 10 000 mètres olympique de Barcelone en 27 min 46,70 sec, a été disqualifié par le jury de la course, la victoire revenant à son second, le Kenyan Richard Chelimo.Il a été disqualifié en raison de l’article 143, paragraphe 2, des règlements de l’athlétisme qui interdit « toute assistance d’un concurrent à un autre ».Doublé par Skah et le Kenyan Richard Chelimo au neuvième kilomètre, Boutayeb, au lieu de s’écarter, comme cela se fait toujours dans pareille situation, a accompagné les deux hommes qui étaient détachés en tête de la course.Un officiel lui fit alors signe de cesser ce manège.Ce qu’il ne fit qu’un peu plus loin, en abandonnant.Skah, qui l’avait emporté au sprint devant Chelimo, a donc vu son titre olympique s’envoler.Le Marocain avait très mal supporté son échec du Mondial de Tokyo où il avait été devancé par les Kenyans Moses Tanui et.Richard Chelimo, et s’était juré de prendre sa revanche.Après l’annonce des juges, Skah a déclaré : « Je suis un athlète propre.Je veux que l’on me rende ma médaille.Hammou ( Boutayeb 1 ne savait pas.C’est un analphabète.J’ai fait ma course.Ma propre course.Chacun pour soi.Je suis là pour gagner.Je n’ai pas parlé à Hammou.Je n’ai pas pris la tête lorsque Boutayeb a mené parce que j’étais fatigué.» La journée fut d’ailleurs la journée des disqualifications, puisque deux autres médaillés, les marcheuses Alina Ivanova (CEI) et Ileana Salvador, première et troisième du 10 km, ont perdu leur distinction pour allure irrégulière.Quand le maître rejoint l’élève BARCELONE (AFP) — Consacré vainqueur en classe Finn, l’Espagnol José Van der Ploeg avait déjà savouré le miel de la victoire voici quatre ans, aux Jeux de Séoul, en tant qu’entraineur de Josele Doreste, champion olympique avec le même bateau.Comment l’idée germa chez ce directeur technique de la fédération catalane de voile de remplacer son élève à la barre ?Il n’en sait toujours trop rien.Ce qui est sûr, c’est que cela demanda du temps, les pédagogues répugnant parfois à descendre dans l’arène.Installé dans la plus frêle embarcation olympique après l’Europe féminin, le solide José, qui accuse ses 86 kilos sur la balance pour une taille de 1,77 m, n’a pas fait le détail.Déjà assuré de son succès dimanche, il a même pu se dispenser de participer à la sixième et dernière régate.Par ailleurs, les Français Yves Loday et Nicolas Hénard sont devenus champions olympique de Tornado après avoir terminé deuxièmes de la septième et dernière manche.Devancés par les Américains et les Australiens au classement provisoire général avant cette ultime course, les Français ont dû non seulement batailler sur l’eau pour creuser un écart suffisant et renverser la situation en leur faveur, mais également patienter plus d’une heure.Premier titre pour l’haltérophilie allemande BARCELONE (Reuter ) — Ronny Weller, médaillé de bronze à Séoul, a offert à l’Allemagne son premier titre olympique d’haltérophilie des Jeux de Barcelone.Weller, deuxième après l’arraché, a battu le Russe Artur Akoyev en se surpassant à l’épaulé-jeté.Il a soulevé 240 kilos, dix de plus que son précédent record personnel et cinq de plus qu’Akoyev, qui a pris la médaille d’argent.Loin derrière les 432,5 et 430 kilos des deux hommes, le Bulgare Stefan Botev s’est adjugé le bronze avec 417,5 kilos au total.Weller, soldat de l’armée allemande, a pris une belle revanche en s’emparant d’une première place qui lui avait échappé à plusieurs reprises, notamment lors des championnats du monde l’an passé où il avait terminé juste derrière Akoyev.[/haltérophile avait également été éloigné de la compétition pendant un an après un grave accident de voiture en décembre 1989.Qui perd gagne C9 EST PLUS fort aue moi.Je ne peux pas résister, .que ce soit aux Jeux d’hiver ou d’été, à l’impérieux besoin qui me prend chaque fois d’avoir des mots avec les juges et les arbitres.Il ne s’agit pas d’être partial, subjectif et chauvin.Je me garde, par exemple, de faire comme beaucoup de Québécois présentement qui accusent le jury de la nage synchronisée de favoriser l’Américaine Kristen Baab Sprague aux dépens de Sylvie Fréchette parce que ce jury a un juge américain mais aucun canadien.Premièrement, je ne connais rien à la nage synchronisée.Je regarde, je trouve ça joli et je leur donnerais toutes presque dix.Mes critères, plus triviaux que ceux des juges sans doute, me permettraient de donner des points avant même que la nageuse ait plongé.Donc je me tais et j’attends les résultats.Cela n’invalide en rien certaines impressions désagréables sur les juges, des obèses souvent à la gymnastique et des fluets à l’haltérophilie.L’un d’eux a du reste trouvé à redire sur la position de la barre de 160 kilos que venait d’épauler honnêtement le Québécois Denis Garon et a annulé l’essai.Ils n’aiment pas ta sortie ou ton entrée, ta musique les indispose et, assis sous un parasol, ils lèvent leurs menottes pour te disqualifier avant d’aller manger leur paella et boire leur sangria en rêvant de corrida.Je sais bien qu’il y a des règlements, qu’ils sont sévères et qu’ils doivent être appliqués.Quand, dès les premiers jours des Jeux de Barcelone, les juges ont annulé la victoire des Américains sur les Japonais au volley-ball et ont déclaré gagnants ces derniers, on a su plus tard qu’ils avaient eu, semble-t-il, raison bien que l’arbitre soviétique du match ait été expulsé.De tous temps il y a eu de ces déplaisirs surtout dans les sports d’appréciation artistique mais on ne s’y habitue pas facilement, que la victime de l’injustice soit un compatriote ou un autre.Cette fois à Barcelone, on vient d’assister à la super bévue, à la grosse erreur, à pratiquement l’impossible.À la boxe.Eric Griffin, grand favori pour la médaille d’or chez les mi-mouches, se présente en riant au Pavello del Club de Basket Joventut de Badalona avec son entraîneur Bob Jordan.Son adversaire en huitième de finale est un inconnu, l’Espagnol Rafael Lozano.LE COMBAT Le combat commence.Rafael se bat bien.On sent qu’il ne détesterait pas gagner le million de dollars promis par la Banque d’Espagne à tout athlète espagnol qui monte sur le podium.Seulement, il fait face à Griffin.Ce dernier, même s’il se ménage pour les combats plus sérieux qu’il aura à livrer, l’emporte aux points après trois beaux rounds durant lesquels Lozano montre beaucoup de détermination.Les cinq juges lèvent leurs cartons et donnent la victoire à Griffin six points contre cinq.Mais l’arbitre en chef déclare Lozano gagnant.Pourquoi ?Because l’ordinateur.Ébranlée par la farce de l’arbitrage à Séoul, la Fédération internationale de la boxe avait imaginé pour Barcelone un système électronique de pointage en vertu duquel les juges marquent toujours leurs points sur des cartes mais enregistrent aussi ces mêmes points en appuyant sur un bouton.Le bouton bleu pour le boxeur en maillot bleu et le bouton rouge pour l’autre.Ainsi, impossible de changer d’idée que la foule, comme à Séoul, menace de tuer les juges si le favori local ne gagne pas.Dans le cas de Griffin, les cartes le donnaient gagnant mais pas l’ordinateur.Il semblerait que les juges ont mal ou pas assez appuyé sur les boutons.L’un d’eux a dit que Griffin frappait trop vite pour qu’on ait le temps d’inscrire son point sur le carton et appuyer en même temps sur son bouton.Vendredi, on avait fait passer à l’improviste un test d’ivressomètre aux juges de la boxe.Peut-être que l’informaticien de service commençait à douter de son système, allez donc savoir.Moi qui ai vu le combat mais qui suis plus familier avec les règles de la boxe professionnelle, j’ai pensé au début, ne sachant pas qu’on était en huitième de finale, que Griffin avait techniquement laissé gagner Lozano.Je pensais que Griffin avait pu lui dire : « Écoute, Rafael.Moi je suis un nègre pauvre de New MorrisviUe en Caroline du Sud et je sais que toi, tu as commencé à te battre dans les ruelles andalouses.Je te laisse gagner aux points et on partage le million de la banque d’Espagne.» Ça ne marche évidemment pas, même en finale.Je ne dis pas si Griffin était Chinois, Russe, Cubain ou Éthiopien, mais un Américain qui gagne la médaille d’or n’a pas besoin des doublons espagnols.Que de contrats publicitaires de lait, de poulet Kentucky, de tuques de laine, de riz, de crêpes et autres que l’ordinateur de Badalona vient de faire perdre à Eric Griffin, éliminé de la compétition.IL FALLAIT entendre Bob Jordan qualifier le système de ridicule, d’injuste et de fou.« Nous avons gagné aux points sur le ring, les juges nous ont donné la victoire et on perd ! » s’est-il écrié incrédule.Il a raison.Mais jusqu’à présent la Fédération a rejeté la demande de révision.C’est l’ordinateur qui a raison contre les juges, une bonne partie de la foule présente et l’évidence.Qui perd gagne.Victoire de l’Allemagne BARCELON E (AFP) - L’Allemagne a conservé son titre olympique de dressage par équipes en devançant les Pays-Bas et les États-Unis.Le succès de l’équipe germanique était prévu et les quatre cavalières allemandes ont même pris les quatre premières places du classerhent qualificatif pour la finale individuelle.La surprise est venue en fait de l’élimination, dans ce type de compétition pour laquelle chaque nation ne peut engager que trois concurrents, de l’Allemande Monica Theo-dorescu.Celle-ci, quatrième de son équipe, s’est donc trouvée éliminée pour l’épreuve individuelle.ainsi éliminée.L’équipe de France, après l’évic- tion de Corlandus, ne pouvait guère espérer de miracle.D’une part, elle a terminé à la neuvième place et, d'au tre part, Margit Otto-Crépin, médaillée d’argent il y a quatre ans à Séoul, n’a pas réussi à se qualifier pour la finale individuelle.?Par ailleurs, au tournoi de handball féminin, la CEI et la Corée du Sud se sont qualifiées, comme prévu, pour les demi-finales du tournoi olym pique de handball féminin en terminant invaincues en tête de leurs groupe respectif (A et B) au premier tour.Dans le groupe A, les joueuses de la CEI ont signé leur troisième victoire (28-22) devant l’Allemagne, qui a décroché le deuxième billet pour le dernier carré, alors que les États-Unis ont battu le Nigeria (23-21).Flute sacré sans trembler BARCELONE (AFP) — Le jeune Français Sébastien Flute (20 ans) a remporté à Barcelone la médaille d’or de l’épreuve olympique de tir à l’arc individuel aux dépens du Sud Coréen Jae-llun Chung (110-107) grâce à son grand calme.Champion du monde en salle et d’Europe, Flute a apporté sa première médaille d’or à l’équipe de France depuis la réintroduction de cette discipline aux Jeux, à Munich en 1972.La différence s’est faite entre les deux finalistes alors qu'il leur restait trois flèches à tirer.À égalité (81-81) avec Chung, l’archer français a fait la différence grâce à une extraordinaire dernière volée (10,10, 9), son adversaire ne pouvant s’aligner (8, 9, 9).Pour la médaille de bronze, c’est le surprenant Britannique Simon Terry qui s’est imposé contre le Norvégien Bertil Grov. Le Devoir, mardi 4 août 1992 ¦ 7 Barcelone 92 Min conserve son titre BARCELONE (Reuter) — La plongeuse chinoise Gao Min a remporté la médaille d’or au tremplin de trois mètres des Jeux olympiques de Barcelone en faisant montre d’une grâce et d’une technique incomparables.Gao, déjà médaillée d’or à Séoul et deux fois championne du monde, a conservé son titre avec une énorme marge de 60 points sur l’ex-sovié-tique Irina Lachko, médaillée d’argent, et sur l’Allemande Brita Bal-dus, qui a décroché le bronze, comme aux championnats du monde de Perth l’année dernière.La Chine réalise ainsi le parcours parfait en plongeon féminin après la victoire de Fu Mingxia à la plateforme des 10 mètres.Mary DePiero, âgée de 24 ans de Thunder Bay, en Ontario, a terminé huitième.Lachko, qui avait jusqu’alors tenu la tête de la compétition notamment grâce à un magnifique deuxième plongeon récompensé par un 10 parfait de la part d’un des juges, laissa filer ses chances de médaille d’or en manquant son septième plongeon.Mise en confiance, Gao réalisa ses deux plus belles prestations à ses deux derniers plongeons pour terminer avec 572,400 points.La Chinoise Gao Min PHOTO AP Le Canada encore battu BARCELONE (PC) — Gino Brousseau n’y a pas été avec le dos de la cuillère en faisant le procès de l’équipe canadienne de volley-ball.« Nous n’aurions pas dû perdre», a-t-il d’abord répété après la défaite du Canada en cinq sets face au Japon, qui le privait d’accéder à la ronde finale du tournoi de volleyball olympique.« Encore une fois, nous n’avons été capable de gagner au cinquième set.Le cinquième set, c’est comme un bris d’égalité au tennis.Il y a beaucoup de pression et nous ne sommes pas capables.Ça fait trois fois qu’on perd, ça ne prend pas un secondaire 2 pour savoir que nous ne sommes pas capables de prendre la pres- sion.« Notre objectif était de terminer parmi les huit premiers ; nous ne l’avons pas atteint et ça c’est dur à avaler.Je n’ai aucune idée de la façon dont l’équipe va réagir, mais là nous venons d’en avoir une.Ça c’est le coup de grâce, je pense, qu’on vient d’avoir.« Autant pour les joueurs, autant pour le sport, autant pour les dirigeants du voleyball canadien, je pense que tout le monde vient d’en prendre une claque, parce que ça fait deux ans qu’on joue dans la Ligue mondiale pour essayer de régler le problème.On a un psycholoque sportif, on a tout pour gagner, mais on n’y arrive pas.L’Association canadienne a dépensé je ne sais pas combien de milliers de dollars dans la Ligue mondiale pour nous faire jouer de gros matches et cela n’a pas fonctionné.» Ivanisevic veut gagner pour la Croatie BARCELONE (Reuter) — Le rêve de Fabrice Santoro s’est brisé, sur la volonté farouche de Goran Ivanisevic de donner à la Croatie sa première médaille olympique.Le Français a été éliminé en quart de finale du tournoi olympique de tennis sur le score de 6-7, 6-7, 6-4, 64 et 8-6 après un marathon de quatre heures 25 minutes sous une chaleur plus écrasante que jamais.Ivanisevic a dit vouloir aller plus loin, jusqu’à la médaille d’or, pour donner du courage à tous les Croates déchirés par la guerre civile.Malgré la fatigue — il avait dit avant le quart de finale qu’il faudrait le transporter à l’hôpital en cas de nouveau match en cinq sets — Ivanisevic pourrait transformer le bronze en argent voire en or puisque les 20 premiers joueurs mondiaux ont été éliminés.En revanche chez les dames, les grands noms sont toujours présents.Steffi Graf s’est assurée une médaille en balayant la Belge Sabine Appelmans 6-1, 6-0.L’Allemande, tête de série numéro un, affrontera l’Américaine Mary Joe Fernandez pour une place en finale, mais la perdante gagnera de toute façon une médaille de bronze.Après avoir mal débuté la rencontre, Fernandez, tête de série numéro quatre, est sortie gagnante d’une bataille de fond de court contre la Suissesse Manuela Maleeva-Fragnière sur le score de 5-7, 6-1, 6-0.De son côté, la favorite du public catalan Arantxa Sanchez-Vicario (no 2) s’est qualifiée aux dépens de Con-chita Martinez (no 5) en deux manches 6-4, 6-4.AVIS PUBLICS CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500 05 011705-926 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE-ADJOINT LA COMPAGNIE DE FIDUCIE DU GROUPE INVESTORS LTÉE Avis est par les présentes donné que le contrai de venle en dale du 9 juillet 1992 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes déliés, résentes ou futures, payables à QUIPEMENT DE SERVICES TOUR DE FORCE INC./TOUR DE FORCE EQUIPMENT SERVICES INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregislremenl de MONTRÉAL le 15ième jour de juillet 1992, sous le numéro 4526139.Ce 31ième jour de juillel 1992.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.ITZHAK EREZ Intimé AVIS PRENEZ AVIS que les procureurs de la partie requérante ont déposé au greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal, au 10 est, rue St-Antoine, un avis de 60 jours en vertu des articles 1040 (a) et suivants du Code civil.A moins aue vous n'ayiez remédié à votre défaut conformément à ce articles dans les 60 jours de la présente publication, il sera procédé contre vous suivant la loi.Une copie de l'avis de 60 jours a été laissée au greffe de la Cour à votre intention.Lieu: MONTRÉAL Date: 30 juillet 1992 GILBERT CHAPADOS, PA Un bon conseil i Ne fumez pas IA FONDATION DU QUEUfcC DIS MALADIFS DU COEUR CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-011704-929 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE-ADJOINT LA COMPAGNIE DE FIDUCIE DU GROUPE INVESTORS LTÉE Requérante ITZHAK EREZ Intimé AVIS PRENEZ AVIS que les procureurs de la partie requérante ont déposé au greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal, au 10 est, rue St-Antoine, un avis de 60 jours en vertu des articles 1040 (a) et suivants du Code civil.A moins aue vous n'ayiez remédié à votre défaut conformément à ce articles dans les 60 jours de la présente publication, il sera procédé contre vous suivant la loi.Une copie de l'avis de 60 jours a été laissée au greffe de la Cour à votre intention.lieu: MONTRÉAL Date: 30 juillet 1992 GILBERT CHAPADOS, PA Province de Québec, district de Montréal.COUR SUPERIEURE, NO: 500-05-Ô02334-926.C.S.S.T., Demanderesse, -vs- ABD COUVREUR FERBLANTIER INC., Défenderesse.Le 14 août 1992, à 1 lhOO de l'avant-midi, A LA PLACE D'AFFAIRES du défendeur, au no 385A rue Laurendeau, en la cité et district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en celle cause, consistant en: path ère noire, radio, bureau bois et métal, photocopieuse Canon, filière, meuble de métal blanc, système téléphonique Panasonic, camion Ford Dièse! couleur rouge immatriculé LB75490 et acc., remorque de couleur rouge comprenant réservoir pour qouaron et acc imm.R735969, etc.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.ETUDE VALADE & ASSOCIÉS, HUISSIERS, 987-7683.Monlréal, le 27 juillel 1991 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500 12-205503-927 COUR SUPERIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT FRANCISCA ALTAGRACIA GRACIA VEGA Partie demanderesse VS- ANDRÉ DESROSIERS, Parlie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ANDRÉ DESROSIERS, de comparaître au greffe de celle cour silué au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la présente action en divorce a été remise au greffe 6 l'intention de ANDRÉ DESROSIERS.Ueu: MONTRÉAL Dale: 31 juillel 1992.GH BERT CHAPADOS, P.A Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 3 jui let 1992 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes déliés, présentes ou futures, payables à DR SONYA LACOURSIERE a élô enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTRÉAL le 24lème jour de juillel 1992, sous le numéro 4528417.Ce 31 ième jour de juillel 1992.LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05 011308-929 COUR SUPERIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT TRUST LA LAURENTIENNE DU CANADA INC.Demonderesse-requéranle HENRI TALBOT, C *ol- NICOLE CA1LHIER Défendeur-inlimés •et* LOUIS-MARIE DOYON -el- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DE LAPRAIRIE, Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à LOUIS-MARIE DOYON, de comparaître au greffe de celte cour situé ou 1, rue Notre-Dame Est, Ville de Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie du bref d'assignation, déclaration et avis selon l'article 119.1 C.p.c.a été remise au greffe à l'intention de LOUIS-MARIE DOYON.Lieu: MONTRÉAL Date: 31 juillet 1992.GILBERT CHAPADOS, PA CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE NO: 700-05-001821 -911 COUR SUPÉRIEURE 2760-6078 QUÉBEC INC.Requérante WARREN HARTZ ° -et- SANDRA MALONEY -et- DOMINIQUE BELLEUDY •et- MONIQUE LECLAIR -et- PATRICE SIMARD JOSÉ LECLAIR Intimés PAR ORDRE DE LA COUR A: WARREN HART, DOMINIQUE BELLEUDY, PATRICE LECLAIR, SANDRA MALONEY, MONIQUE LECLAIR, JOSÉ LECLAIR PRENEZ AVIS qu'une remiéle amendée en reconnaissance judiciaire du droit de propriété sera présentée le 18 octobre 1992, au Palais de Justice de Sl-Jérême, situé au 400 de la rue Laviofelte à St-Jérôme.Une copie de la requête en reconnaissance judiciaire du droit de propriété a été laissée au Greffe de la Cour Supérieure du district de Terrebonne, à Sl-Jérôme à votre intention.De plus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de comparaître à la date prévue, la requérante procédera à obtenir contre vous un |ugemenl par défaut conforme aux conclusions qu’elle sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE LACHUTE Ce 30 juillel 1992 ME PIERRE GIROUX 324A rue Béthanie, Lachule, Prorince de Québec, J8H2N2 514-562-0217 Procureur de la requérante AVIS PUBLICS HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant midi (12h) le vendredi.Publications du mardi: Réservation avant 16h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, Tét.286-1200 Fax: 286-8198 Transports Québec Québec APPELS D'OFFRES ET DE CANDIDA TURES Les appels d'offres qui suivent correspondent aux contrats de services auxiliaires (type A), de construction (type C), de déneigement (type D), de services professionnels (type P) et aux autres contrats non spécifiés précédemment (type S).À moins d'indications plus précises, pour les contrats de types C et D, sont admis à soumissionner les entrepreneurs dont le principal établissement (place d'affaires) est situé au Québec, qui possèdent une licence de la Régie des entreprises de construction du Québec dans la ou les catégories pertinentes (lorsque cette licence est exigée) et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat.À moins d'indications plus précises, pour les contrats de types A et P, seules les personnes physiques, les sociétés ou corporations ayant une place d'affaires au Québec et possédant les qualifications minimales requises décrites dans les documents d'appel d'offres sont admises à présenter une offre de services.Pour les contrats de types A et P, lorsque le fournisseur compte plus de cent employés, il doit être détenteur dune attestation émise par le ministère des Approvisionnements et Services, à l'effet qu'il s'engage à implanter un programme d'accès à l'égalité conforme à la Charte des droits et libertés de la personne, si le contrat lui est adjuge.L'obligation explicitée précédemment s'applique pour tout sous-contrat d'un montant de 100 OOO $ ou plus et s'adressant à un sous-contractant ayant plus de cent employés.Pour tous les types de contrats, on peut obtenir une copie du dossier d'appel d'offres moyennant la somme indiquée è la rubrique «coût du dossier» lorsque applicable.Ce coût incluant les taxes est payable en espèces, chèque visé ou mandat-poste à l'ordre du ministre des Finances et est non remboursable.Les intéressés peuvent obtenir les renseignements et les documents pertinents en s 'adressant aux bureaux suivants: QUÉBEC Service des contrats Ministère des Transports 700, bout.Saint-Cyrille Est OU 20r étage Québec (Québec) G1R4Y9 Tél.: (41 B) 644-8848 Le Ministère ne s'engage à accepter ni la offre reçue.MONTREAL Service des contrats Ministère des Transports 35, rue de Port-Royal Est V étage Montréal (Québec) H3L 3T1 Tél.: (514) 873-6061 basse ni toute autre soumission ou Le sous-ministre, M Georges Lalande # C Contrat no 4043-92-0106 — Remplacement de glissière de sécurité existante et pose de glissière de sécurité sur l'autoroute 40.dans les municipalités de Trois-Rivières-Ouest v.et Pointe-du-Lac s.d .M.R.C.Frartcheville, circonscription électorale de Maskinongé.Longueur de 5 877.52 m.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 20 800 $ ou chèque visé: 10 400 $ Coût du dossier: 10$ , t -J-' La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 25 août 1992 à 15h.alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 5024-92-4001 — Tamisage, pesée et mise en réserve d'un sable pour abrasif dans le banc Jean Baptiste Martin situé dans le rang IV, lot 172, municipalité de Marston, M.R.C.du Granit, circonscription électorale de Mégantic-Compton.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 1 400 $ ou chèque visé: 700 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 18 août 1992 à 15h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 6256-92-0205 — Réparation de deux poutres de rive du viaduc du Fer-à-Cheval, situé sur l'autoroute 20 en direction Est et Ouest, dans la municipalité de Sainte-Julie, ville, M.R.C.Lajemmerais, circonscription électorale de Bertrand.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 1 000 $ ou chèque visé: 500 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le mercredi, 19 août 1992 à 15h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 6267-92-0906 — Aménagement d'une nouvelle intersection de la route 217 avec la rue Principale et la rue St-Marc, dans la municipalité de Saint-Jacques-le-Mineur, par., M.R.C.Les Jardins-de-Napierville, circonscription électorale de Saint-Jean.Longueur de 0,56 km.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 25 200 $ ou chèque visé: 12 600 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le mercredi, 26 août 1992 à 15h.alors que débutera l’ouverture des plis.C Contrat no 6269-91-0206 — Réfection partielle du pont Turcot sur le chemin de la montée Turcot, dans la municipalité de Très-St-Sacrement, par., M.R.C.Le Haut-St-Laurent, circonscription électorale de Beauharnois-Huntingdon.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 3 500 $ ou chèque visé: 1 750 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le mercredi, 19 août 1992 à 15h, alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 6269-92-0211 — Reconstruction du pont Surprenant, situé sur le chemin Welsh, dans la municipalité de Franklin s.d., M R C.Le Haut-St-Laurent, circonscription électorale de Beauharnois-Huntingdon.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 12 000 $ ou chèque visé: 6 000 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le mercredi, 19 août 1992 à 15h.alors que débutera l'ouverture des plis.C Contrat no 6474-92-0203 — Remplacement d'un pont acier-bois par un ouvrage en béton armé situé sur la route 327, au-dessus de la Rivière aux Brochets, dans la municipalité de Montcalm, M.R.C.Les Laurentides, circonscription électorale d'Argenteuil.Garantie de soumission exigée: - cautionnement: 13 000 $ ou chèque visé: 6 500 $ Coût du dossier: 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra fin le mercredi, 19 août 1992 à 15h, alors que débutera l'ouverture des plis.Les archers du Bhoutan ont consulté les astres Paul Majendie Reuter BARCELONE -Les archers du Bhoutan, un minuscule royaume de l’Himalaya, ont consulté les astres pour définir la date la plus propice à leur déplacement à Barcelone.Et cela a marché.La compétition a posé plus de problèmes.Ils n’ont pas pu prévoir le meilleur moment pour décocher leurs flèches.L’astrologie ne leur a été d’aucun secours.Ils ont terminé derniers.Mais les six archers du pays des Dragons ne se plaignent pas.Ce qui comptait pour eux, c’était de participer et non de gagner.Et ils n’oublieront jamais le spectacle de l’archer espagnol tirant une flèche de feu pour allumer la flamme olympique, lors de la cérémonie d’ouverture ! Pour être sûr de partir au bon moment aux Jeux olympiques, les archers ont consulté des moines qui se sont plongés dans les textes anciens et les tables astrologiques pour trouver la date idéale, en pleine année du Singe.« C’est une tradition de consulter les astres avant un voyage », explique le chef de la délégation, D.K.Chetri.« Les moines leur ont dit à quel moment partir.Ils ont suivi le conseil et force est de constater que cela a marché, puisqu’ils sont arrivés sains et saufs.« Le problème, c’est la compétition.Ils n’ont pas pu choisir la date.Ce sont les organisateurs qui l’ont fait.Ils n’ont pas pu consulter les astres pour décider du moment où il fallait tirer.» Au Bhoutan, un pays bouddhiste d’un million trois cent mille habitants qui n’est sorti de son isolement volontaire que dans les années 1960, le tir à l’arc est le sport national suivi avec une ferveur religieuse.Le paradis terrestre pour Robin des Bois ou Guillaume Tell.« Dans les villages, les épreuves durent jusqu’à deux ou trois jours et nous y prenons beaucoup de plaisir », dit Chetri.Les paysans, victuailles et alcool local à portée de main, font de chaque compétition une véritable fête.L’équipement complet de l’archer, sur place, est dérisoire : environ 25 dollars, mais pour Barcelone, le coût a été beaucoup plus important.« Pour les Jeux, nous avons du faire venir tout notre équipement, avec des flèches en carbone, de New York.Cela a coûté environ 1000 $ dollars par archer», explique Chetri.Le Bouthan a également fini dernier des 20 équipes engagées dans l’épreuve masculine.Interrogé le lendemain de l’épreuve sur le fait de savoir comment les archers du Bouthan avaient réagi à leurs performances, Chetri a déclaré : « Je n’en sais rien.La compétition est terminée.Ils dorment encore.» Doublé des doubles chinois BARCELONE (AP) — Les Chinoises Deng Ya-ping et Qiao Hong ont remporté la médaille d’or en double dames dans le tournoi olympique de tennis de table.Leurs compatriotes Chen Zihe et Gao J un remportent l’argent.Le bronze se partage entre les Sud-Coréennes Hong Cha-Ok et llyun Jung-Hwa, et les Nord-Coréennes Li Bun-Hui et Yu Sun-Book.Dans cette finale sino-chinoise de très haut niveau, Zihe et Jun, championnes du monde en titre, n’ont pu enlever qu’un set à leur rivales (21-13, 14-21, 21-14, 21-19).Hong a été championne du monde en simple et double 1989 et vice-championne du monde 91, tandis que Yaping est la championne du monde en titre en simple.AVIS PUBLICS a Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h heure de Montréal FCP.27766.F FCP.27774.F FSO.27064.A te mardi 18 août 1992 le mardi 16 août 1992 le mardi 18 août 1992 Région Montmorency 26 UNITÉS D'INTERFACE DE 10 ONDULEURS DE 2 ET 3 kVa REMPLACEMENT COMMANDE POUR SYSTÈME D'ENTRETOtSES • "ALCID" AMORTISSEURS SUR UNE LIGNE Admissibilité : À 315 kV DANS LA RÉGION DE Admissibilité : Place d'affaires au Québec QUÉBEC Place d'affaires au Québec Admissibilité : Principale place d'affaires au Garantie de soumission : Québec Garantie de soumission : 10 000 $ Garantie de soumission : 10 000 $ 10 000 S Prix du document : Prix du document : Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) 25 $ (taxes incluses) 25 $ (taxes Incluses) DN0.27414.A GDN.21316.A HAE.27018.A te mardi 25 août 1992 le mardi 25 août 1992 te mardi 25 aoûl 1992 Région Saint-Laurent Poste Bois-Francs Région Laurentides Comté d'Arthabaska CONSTRUCTION DE Secteur Basses Laurentides CANAUSATONS SOUTERRAINES RÉPARATIONS MAJEURES AU ET DE PUITS D'ACCÈS DANS LA SFRVICFS D'ABATTAGE BÂTIMENT DE COMMANDE ET MUNICIPALITÉ DE MONTRÉAL D'ARBRES TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE (PROJET : ST-SULPICE, CIVIL PHASE III) Admissibilité : Admissibilité : Admissibilité : Principale place d’affaires au Principale place d'affaires au Québec Québec Principale place d affaires au Québec Garantie de soumission : 40 000 $ Garantie de soumission : 10 000 $ Garantie de soumission : 15 000 $ Prix du document : Prix du document : Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) 25 $ (taxes incluses) 25 $ (taxes incluses) JPS.23082.A LCP.28774.A LCP.20778.A le mardi 25 août 1992 le mardi 25 août 1992 te mardi 25 août 1992 Région Matapédia Poste Reury Montréal INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL Poste Rouyn CONSTRUCTION DE CANAUSATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D'ACCÈS (PROJET : MONT-JOLI ET STE-ANNE-DES-MONTS) Admissibilité : Principala place d'affaires au Rouyn, Abitibi CONSTRUCTION D'UN BÂTIMENT DE COMMANDE, INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL Admissibilité : Admissibilité : Québec Principale piece d'affaires au Principale place d'affaires au Garantie de soumission : Québec Québec 40 000 $ Garantie de soumission : Garantie de soumission : (Soumission partielle acceptable) 40 000 $ 60 000 $ Prix du document : Prix du document : Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) 25 $ (taxes incluses) 25 $ (taxes incluses) Le document d’appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION RÉGIONALE Direction Approvisionnement de l’exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d’actif 140, bout Crémazie, ouest, 10e étage Montréal (Québec) H2P 1C3 Pour renseignements: (514) 858-2830 LE MONTANT DE 25 $ EST NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance ou do lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d’offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'Intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande du document d'appel d'oflres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats, Contrats et Surplus d'actif René Cantin, ing. 8 B Le Devoir, mardi 4 août 1992 L ACTUALITE INTERNATIONALE L’ex-général de La Guardia affirme que le trafic de drogue était autorisé par les plus hautes instances de Cuba Bertrand de la Grange Le Monde L’EX-GÉNÉRAL Patricio de La Guardia, condamné à trente ans de prison en juillet 1989, a décidé de rompre le silençe qu’il s’était imposé depuis l’exécution de son frère jumeau, le colonel Antonio de La Guardia, condamné à mort pour « trahison » du fait de sa participation au trafic de drogue avec les cartels colombiens.« Ces opérations étaient autorisées par les plus hautes instances de notre pays », écrit-il dans un manuscrit de vingt pages sorti clandestinement de sa prison de La Con-desa (province de La Havane) et authentifié par son fils, Hector, réfugié à Miami depuis l’an dernier.Le texte, d’une écriture serrée parfois difficilement lisible, est daté du 5 octobre 1991, soit quelques jours à peine avant le quatrième congrès du Parti communiste cubain (PCC).À l’époque, ce congrès avait été considéré comme l’ultime planche de salut du régime, très durement affecté par la disparition de l’Union soviétique.Le document est adressé à deux membres du bureau politique du PCC, MM.Roberto Robaina, secrétaire général de l’Union de la jeunesse communiste, et Osmany Cien-fuegos, l’un des dirigeants historiques de la révolution.L’un d’eux, ou leur entourage immédiat, aurait décidé de rendre public ce témoignage que l’ex-général de La Guardia qualifie lui-même de « petite synthèse ».Il se propose de « développer bien davantage en donnant une foule de détails supplémentaires».« Qu’on me présente les preuves de ma culpabilité et je présenterai les miennes, menace-t-il.Aurait-on peur que la vérité sur le procès honteux qui m’a été fait et sur les raisons de ma condamnation soit rendue publique ?» L’allusion à M.Fidel Castro, qu’il ne désigne pas nommément dans le paragraphe du manuscrit consacré aux « plus hautes instances » du pays, est transparente et ne veut laisser aucun doute sur le rôle prêté au chef de l’État cubain dans le trafic international de stupéfiants, afin de trouver les « devises » indispensables au financement du budget national et des opérations de déstabilisation à l’étranger.« Je suis plus que certain, écrit-il, que mon frère était plus qu’autorisé à mener les opérations clandestines pour lesquelles il a été fusillé.» Pourquoi alors avoir attendu si longtemps pour le dire ?L’ex-gé-néral se justifie en donnant des détails sur les tortures psychologiques auxquelles il a été soumis depuis son incarcération, plus particuliérement au cours des semaines qui ont suivi son arrestation et son procès (sur les 11 personnalités jugées dans cette affaire, quatre ont été fusillées, dont le général Arnaldo Ochoa).Dans la cellule de la Villa-Marista, la prison de la Sûreté de l’État, où il avait été conduit après son arrestation, le 12 juin 1989, il a dû supporter, « nuit et jour, pendant 70 jours », un éclairage intense qui l’empêchait de dormir.Celui qui dirigea pendant plus de vingt ans les unités spéciales du ministère de l’Intérieur, chargées des missions les plus délicates sur tous les continents, décrit sa descente aux Enfers avec une sorte de résignation étonnée.« Toutes les vingt ou trente minutes, on ouvrait et fermait violemment la porte de ma cellule (.).Au cours des interrogatoires, on me maintenait en état de choc (.).Je suis devenu idiot au point de croire tout ce qu’on me disait.Je me suis reconnu coupable de délits que je n’avais pas commis, notamment d’avoir donné en cadeau je ne sais combien de voitures et d’avoir volé 30 000 $.Sans avocat pour m’aider, j’agissais comme un zombie.Je devais lire les documents trois ou quatre fois avant de les comprendre.» Trompés par le régime Condamné à trente ans de prison « pour ne pas avoir dénoncé son frère », l’ex-général Patricio de La Guardia — dans son cas, le tribunal militaire avait établi qu’il « n’avait jamais été mêlé au trafic de stupéfiants » — raconte comment lui et ses compagnons ont été « trompés » par les plus hauts dirigeants du régime, qui s’attendaient a être mis en cause par les États-Unis dans plusieurs affaires de drogue.« On m’avait convaincu de ne pas prendre d’avocat et de ne pas recourir à la Commission des droits de l’homme car, m’avait-on dit, la révolution ne dévore pas ses propres enfants et allait nous défendre en tant que révolutionnaires.J’étais encore romantique et plein d’illusions.Je me suis fait avoir ! » L’ex-général, qui exige une révision de son procès — « J’ai été victime d’innombrables violations de mes droits civils », — affirme que le régime cubain est impliqué dans une multitude d’activités illégales.Il reconnaît que son frère lui avait avoué avoir participé à « quatre opérations aériennes menées en coordination avec les hommes qui apportaient des États-Unis des produits de haute technologie, des armes, des médicaments .» en échange de cargaisons de drogue transitant par Cuba.« Tout cela était autorisé, m’avait dit Antonio, et il avait personnellement remis plus de 3 millions $ au ministre de l’Intérieur José Abrahantes et au vice-ministre (de l’époque) Luis Bar-reiro.» Kilos de cocaïne Antonio de La Guardia dirigeait à l’époque le département « MC » du ministère de l’Intérieur (« monnaies convertibles », selon la terminologie officielle, ou « marijuana-cocaïne » dans le langage populaire), sous l’autorité du général Abrahantes, décédé en janvier 1991 dans des conditions mystérieuses, après avoir été condamné à vingt ans de prison pour « négligence ».« Abrahantes avait félicité mon frère pour son travail et lui avait demandé en février [1989] de trouver 12 millions $ supplémentaires d’ici la fin de l’année.Mon frère lui avait répondu qu'il pourrait tout au plus chercher 3 millions », raconte l’ex-général de La Guardia.Ce dernier affirme également que « le ministère de l’Intérieur stockait 500 kilogrammes de cocaïne dans les locaux de la clinique du CIMEQ », le Centre de recherches médicales et chirurgicales situé à Siboney (banlieue de La Havane) réservé à la haute nomenklatura.Il dit encore que le truand américain Robert Vesco, réfugié à Cuba depuis les années 70 pour échapper à la justice des États-Unis, avait monté, à partir de 1982, des opérations de blanchiment de l’argent de la drogue dans la petite île cubaine de Cayo-Largo et que le cartel de Modellin avait offert deux avions au gouvernement cubain à la suite d’une rencontre avec « le trafiquant de drogue colombien Carlos Lehder ».« D’où venaient ces valises bourrées de coupures de 10, 20 et 100 dollars que mon frère remettait personnellement à Abrahantes ?» Outre le puissant ministre de l’In- térieur Abrahantes, qui était proche de M.Castro, et son frère Raul, toujours ministre de la Défense, ce sont encore les mêmes noms de la nomenklatura qui défilent page après Îage.On retrouve souvent celui de I.Abraham Maciques, directeur de la société nationale CUBANACAN (tourisme), mais aussi ceux de MM.Carlos Aldana, membre du bureau politique du PCC, et José « Pepin » Naranjo, un des plus proches collaborateurs du chef de l’État et des généraux Fabian Escalante et Cintras Frias.Tous seraient impliqués dans différents types de contrebande (armes, défenses d’éléphants, vente de cigares aux États-Unis.), selon l’ex-général de La Guardia, qui ne donne cependant pas de détails sur leur participation au trafic de stupéfiants.« Si je survis à tout ça, alors je dirai la vérité», s’était écrié lors de son emprisonnement le survivant des deux jumeaux.Avec ce document, l’ex-général, âgé de 57 ans, commence à régler ses comptes.Avec prudence pour l’instant, car il est encore l’otage de ceux qu’il dénonce et craint de subir le sort du général Abrahantes.C’est pourquoi il garde en réserve, dans un lieu sûr, les morceaux de choix de son journal, où il décrit les nombreuses « opérations clandestines extrêmement délicates et illégales sur le plan du droit international » que les troupes sociales cubaines ont menées pendant 25 ans dans le monde entier.Peut-être en saura-t-on davantage également, si ce journal devient un jour public, sur le complot que le général Ochoa, le plus populaire des officiers cubains, préparait contre les frères Castro lorsqu’il a été arrêté.Avant son exécution, un des co-inculpés, le commandant Amado Padron, avait réussi à faire parvenir une lettre à un de ses amis, dans laquelle il évoquait.« la démission de Fidel comme unique solution politique pour éviter une insurrection».Une « trahison », ajoutait-il, avait fait échouer le « projet » qui, selon divers témoignages, devait se concrétiser au mois de juillet 1989.pannc/pacrinn LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100-199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100-150 Achat-venle-écKonQe 160-199 location 200-299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200-250 Achat-vente-échangc 251-299 Location 300-399 MARCHANDISES 400-499 OFFRES D'EMPLOI 500-599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600-699 VÉHICULES Condominiums Co-propriétés Propriétés à vendre SMAMBERT: sur te got Mason ae grand iae.695.COCS 672-3970 Propriétés à vendre POINTî-CLAIRE Nouveau cortege lemn détaché, 3 chomb-es à coucner.1 l/2sPoni.9 9 90CS 624-2740, PRÉVOST.2 unités tog.cons' 89 3 c c, 2 -;- !/Doms car unté, 66 sis oc.io m.n st- Condominiums Jérôme, poss 140CS rev, 219 C0CS 518- Co-propriétés 224-2529 r r ST-LAURENT.secteur N-0 Impeccab’e s/dét 1981, 3 cc, 2 1/2s/oons.loyer, s/sol fini, grand gorage.jordm, + t EXTRA ?rx réduit 239 CCCS 334-8402 ILE RATON, au* Terrasse, 1640 pica ,4 c c., 2 s/bams, 2 balcons, 14e étage ouest,275 0C0S SVP.oosd'ogents 682-4388 LA METEO ï';;Accu-Weather® prévisions météorologiques^ -.ïïu jusqu’à midi, le 4 août * '/C.: y comprit let haute» et bettet T températures pour le* villes.O M dû Pn 'Je Beeucoup cJe s BS (sTk fTn A—— »»pw P%m RNty Edmonton SMkatoon / 28/12 28/12 / R«gtru 26/13 SI.John Victoria 20/12 a .fs Fra0ariçton 20/0 „Halifax *1 ?22T12 Saint Jorin 23/9 Winnipeg 2 VI2 Sudbury ontréal 23/10 N«w York 29/19 Sault Sla.Maria 22/12 Toronto San Francisco 24/13 Chicago 23/11 Windsor 24/12 Danvsr 2*14*.; r Washington H 30/20 i ; Situation générale: un vaste creux barométrique centré sur le Québec ne bougera presque pas aujourd'hui.On aura donc droit à des nuages et des averses sur la plupart des régions.Cependant, le centre et l’est du Québec verront !un peu de soleil pour débuter la journée de 'mardi.j Demain, le temps changera peu, sauf sur ,l'ouest du Québec, ou on aura du beau temps grâce à l'approche d'une crête barométrique.Les températures seront généralement sous les normales saisonnières durant les deux prochains jours.MONTRÉAL Nuageux avec éclaircies et 60 % de probabilité d'averses ou d’orages Max : 24 Demain: ensoleillé avec passages nuageux Max.: 22.: LEVER DU SOLEIL 5 h 41 ; COUCHER: 20 h 18 QUÉBEC Abitibi, Témltcamlngu* ai Rtearvoin Cabonga ai Gouln: nuageux avec éclaircies et 60 % de probabilité d'averses Max 19 Demain ensoleillé avec passages nuageux.Max.: 21.Pontiac, Gatineau, Lièvre ai Laurentidee: nuageux avec éclaircies 60 % de probabilité d'averses ou d'orages.Max.: 21.Demain ensoleillé avec passages nuageux.Max: 21 Ottawa, Hull, Cornwall, Trota-Ahrtèrea ai ürummond- vllla: nuageux avec éclaircies et 60% de probabilité d'averses ou d'orages Max 24 Demain ensCaillé avec passages nuageux Max 22 Eitrte: nuageux avec éclaircies et 6 % de probabilité d'averses ou d'orages.Max 24.Demain ensoleillé avec passages nuageux.Max 22.Québec et Beauce: nuageux avec éclaircies et 60 % de probabilité d’averses ou d'orages Max : 23 Demain: ciel variable.Max.: 21.Lac St-Jean, Lb Tuque, Réserve Faunique Ces Leu-rentitiet et Seguenay: ciel variable le matin Nuageux avec éclaircies et 60 % de probabilité d'averses ou d'orages par la suite.Max.: 22.Demain ciel variable et 30 % de probabilité d'averses Max 21 Charlevoix et Rhrtéra-du-Loup: ciel variable le matin Nuageux avec éclaircies et 60 % de probabilité d'averses ou d'orages par la suite.Max.: 22.Demain: ciel variable et 30 % de probabilité d’averses Max 21 RlmousM, Matapédla, Sta-Anne-dee-Monts et Parc de la Gespétle: ciel variable le matin.Nuageux avec éclaircies et 60 % de probabilité d’averses par la suite Max 20 Demain nuageux avec éclaircies et 60 % de probabilité d'averses Max : 20.Gatpé et Pire Forilton: ciel variable et 40 % de probabilité d'averses Max 21.Demain nuageux avec éclaircies et 60 % de probabilité d'averses Max 20.Bale-Comeeu: ciel variable le matin Nuageux avec éclaircies et 40 %de probabilité d'averses par la suite Max 20 Demain nuageux avec éclaircies et 60% de probabilité d'averses.Max.: 19.Sept-llet: nuageux avec éclaircies et 40 % de probabilité d’averses Max 18 Demain nuageux avec éclaircies et 60 % de probabilité d'averses Max 18 Basse Côte-Nord at Anticosti, Secteur è l'ouest de Chevery: nuageux avec 40 % de probabilité d'averses Max.16 Demain nuageux avec 70%de probabilité d'averses.Max : 16, Beeee Côte-Nord, Anticosti st Sscteur ds Chtvsry st à l’est nuageux avec 40 % de probabilité d'averses Max 14 Demain nuageux avec averses Max 15.Source: Environnement Canada Propriétés à revenus Appartements-logements Appartements-logements à louer à louer Bureaux à louer A LACHINE, Prével, grond 4 1/2.foyer, ttot.l 117pc,9950QS nég,634-8251 PRES HOPITAL MAISONNEUVE-ROSEMONT Cdndominium de prestige, tour du Méritas.6ème étage, vue dégagée et superbe sur ville et boisé protégé, lumière.Intérieur 1 500 pi ca plus terrasse près ae 400 pica., 2 s /bains, 2 garages intérieurs Tous servees incluant saunas, psenes intérieure et extéreure, bain tourbillon, salle d’exercices.Construction de dualité, cancierge résdent, coproprôtoires responsables, sécurité, confort, proximité de toutes artères Libre immédiatement.Prix: 210 000 S sur rendez-vous |our: 987-3838, soir 388-2704 DORION/Sherbrooke.1 x 6 1/2,4 x 3 1/2, rénové, tourbillon.Insonorisé, chêne, etc, près para Latontome.Rev 29 5005 ?é 1/2 libre ocheteur Prix 265 0005 385-5470 VIL1E ST-LAURENT, Cnâteoux de Casson, 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