Le devoir, 31 août 1992, lundi 31 août 1992
Casa I I KNANPR V •V R1STORANTE cun petit détour., pour une grande gastronomie italiennet> SO est, rut* Jam Risen al ions: (514) JSI-'MSO 65* + TPS + TVQ Montreal, lundi 31 août 1992 Vol.LXXXIII — No 202 Toronto 85 cents Nuageux avec éclaircies.Max.: 18.Détail page 8 KM VENTREVUE DU LUNDI \ Paul-Émile Roy Critique virulent de la réforme scolaire, Paul-Émile Roy est considéré comme un polémiste par la plupart des gens qui le connaissent.Lui qui a enseigné au collège Saint-Laurent pendant une trentaine d’années connaît bien le secteur dont il s’est fait le dénonciateur : il sait pertinemment de quoi il parle ! Et maintenant qu’il a pris sa retraite, il peut consacrer tout son temps à la rédaction de ses ouvrages.Isabelle Paré l’a rencontré.Page 9 Des libéraux s’organisent en faveur du Michel Venue de notre bureau de Québec UN PETIT groupe de militants libéraux déçus de l’entente constitutionnelle a commencé à s’organiser et prévoit dès cette semaine poser un premier geste pour exprimer son désaccord avec les dernières offres fédérales et avec la décision du congrès du Parti libéral, samedi, de les recevoir favorablement.Membre du comité du suivi des engagements électoraux du PLQ, M.Jacques Gauthier est l’un des instigateurs de cette intitiative.Il compte distribuer aux médias, au cours de la semaine si possible, un texte détaillé, signé par une dizaine de libéraux notoires.M.Gauthier a refusé de révéler l’identité des signataires.Nous avons appris toutefois que MM.Mario Dumont et Michel Bissonnette seraient du nombre.Ainsi qu’une autre membre du comité du suivi, Mme Carole Lavallée.M.Jean Allaire sera invité à se joindre à eux.Des démissions commencent par ailleurs à poindre aussi bien à l’exécutif du parti que dans les associations locales.Le président de la commission du parti pour l’animation et l’organisation, M.Philippe G arceau, déclare pour sa part qu’il va « fort probablement » démissionner de son poste, et perdra du coup son siège à déçus «non» l’exécutif.Il conserve toutefois sa carte de membre.Environ le quart des membres de l’exécutif du parti poursuit une réflexion sur son avenir au sein de l’organisation.M.Garceau estime pour sa part que « ça deviendrait incohérent » de dénoncer l’entente et de participer à l’organisation d’une campagne référendaire en sa faveur.M.Allaire est de ceux qui réfléchissent.Il a quitté le congrès, samedi, en se disant « déçu, peiné et un peu honteux qu’un grand parti comme le Parti libéral puisse être aussi illogique».M.Mario Dumont, quant à lui, a déclaré hier au cours d’un entretien, Voir page 4: Des libéraux Parizeau leur tend la main Pierre O’Neill LE CONGRÈS DU PLQ a été un exercice de grand cynisme politique, un congrès « paqueté », dit Jacques Parizeau, qui tend la main aux Allaire, Dumont et à tous les libéraux réformistes déçus, les invitant à se joindre au camp du non pour combattre les propositions constitutionnelles du Canada anglais.« Je souhaite vivement que tous les libéraux qui n’ont pas accepté les conclusions du congrès acceptent d'agir aux côtés de ceux pour qui ces propositions sont inacceptables au Québec », a déclaré hier en conférence de presse, le président du Parti québécois, à l’issue d’une réunion du conseil exécutif du parti.Cette union sacrée, M.Parizeau l’entrevoit tout à fait dénuée de par-tisanerie politique, au délà des lignes de parti, voulant en cela respecter la décision de ceux qui entendent continuer à militer au sein du PLQ.« Nous ne nous entendons peut-être Voir page 4: Parizeau Un tir d’obus sème la mort à Sarajevo BELGRADE (AFP) - QUINZE personnes ont été tuées hier par un obus tombé sur un marché très fréquenté de la banlieue de Sarajevo, tandis que de violents combats se sont poursuivis autour de la capitale bosniaque et sur les principaux fronts de Bosnie-Herzégovine.Selon la télévision de Sarajevo, l’obus est tombé sur le quartier d’Ali-pasino Polje, à l’ouest de Sarajevo, peu après midi heure locale.L’explosion, survenue à une heure d’affluence, a fait des dizaines de blessés, dont beaucoup sont dans un état grave et ne survivront pas, selon des médecins de l’hôpital de France.Au nord de Sarajevo, de violents combats ont opposé Serbes et Bosniaques dans la zone industrielle de Vogosca (à 2 km de la capitale), contrôlée par les forces serbes, selon un correspondant de l’AFP sur place.Des combats pour le contrôle du faubourg d’Ilijas (à 15km au nord de la ville), commencés la veille dans le cadre d’une tentative bosniaque de percée du blocus de Sarajevo, étaient également en cours dimanche.Alors que Radio-Sarajevo qualifiait cette opération d’« offensive impossible à arrêter », l’agence yougoslave Tanjug, citant des sources ser- bes, a affirmé que les forces serbes avaient « défendu avec succès toutes leurs positions et causé de fortes pertes à l’ennemi».Selon l’agence serbe SRNA, un convoi humanitaire conduit par la FORPRONU (Force de protection de l’ONU) devrait quitter aujourd’hui Sarajevo pour Gorazde, petite ville de l’est assiégée depuis quatre mois par les forces serbes.Ce convoi, le second depuis le début du siège, devrait être composé de 14 camions d’aide alimentaire et être accompagné d’un bataillon français de la FORPRONU.Le convoi sera accompagné également par les forces serbes sur les territoires qui sont sous leur contrôle, selon SRNA.Samedi, le leader serbe de Bosnie Radovan Karadzic avait annoncé avoir donné l’ordre de lever le siège de la ville.Mais hier, Radio-Sarajevo, qui cite des sources militaires bosniaques, a affirmé que les forces bosniaques avaient par elles-mêmes « libéré 80% du territoire de la ville» au cours d’une contre-offensive.Cette affirmation n’a pas été confirmée de source serbe.Les médias ont par ailleurs signalé de violents combats sur piu- Volr page 4: Un tir » PHOTO AP Un infortuné propriétaire d’un petit garage à Sarajevo assiste à la destruction de son atelier par un obus qui a fait 15 morts, hier.PHOTO NORMAND BLOUIN Liv Ullmann Liv Ullmann derrière la caméra avec Lopez et Leduc Trois films inspirés de la littérature lancent le premier week-end du FFM Robert Lévesque LES DÉBUTS fort réussis de Liv Ullmann derrière la caméra ; un film américain indépendant de Te-mistocles Lopez qui, dans son imperfection même, sonne très actuel ; et la sortie de La vie fantôme de Jacques Leduc, le film qui représente le Québec dans la course aux prix des Amériques.Ces trois événements du premier week-end, au 16e Festival des films du monde (FFM), du côté de la compétition, ont des résonances diverses.Ullmann révèle un talent de grande professionnelle dans un nouveau métier, Lopez était un inconnu qui sera dorénavant à surveiller de près, et Leduc remet sur le métier son ouvrage sans parvenir à le polir vraiment.Liv Ullmann, dans So fie, filme une Bovary danoise ; Temistocles Lopez pique le modèle de La Ronde d’Arthur Schnitzler pour construire un pince-fesse à l’ère du sida ; et Leduc s’accapare les personnages de Danièle Sallenave (La vie fantôme paru chez P.O.L.) pour filmer le slalom d’un homme entre deux femmes.Voilà du cinéma qui recourt à la littérature, et des cinémas qui tournent autour de deux ou trois choses que l’on connait d’elle, la vieille vie, c’est-à-dire l’amour, le désir, la mort.C’est Liv Ullmann qui a causé la Autres textes Page 11 ¦¦!¦¦¦¦¦¦¦« grande surprise de ces premiers jours du festival.La comédienne de 53 ans offre à Montréal la primeur de ses débuts de réalisatrice avec un film parfaitement maîtrisé dans lequel les acteurs danois qu’elle dirige, tous extraordinaires, jouent jusqu’à la limite du possible dans les entre-lignes de l’intime.Dans un magistral portrait de famille (des Juifs suédois qui vivent au Danemark à la fin du siècle dernier), où Sofie fait le lien entre trois générations, Liv Ullmann n’est pas loin d’atteindre la qualité d’émotion de certains films de celui qui l’a tant filmé, son ex-mari Ingmar Bergman.Sofie, qui vit avec son père et sa mère, est sur le point de devenir « vieille fille » lorsqu’elle frôle à la fois le grand amour (avec un peintre non juif) et s’engage par autorité familiale dans un mariage de raison avec un cousin.Le film, qui adapte un roman du Danois Henri Nathan-sen, va nous faire suivre à la trace la vie de Sofie, de 1886 à 1907, les malheurs de Sofie, en fait, à la suite de cette erreur qui brise sa vie.Son mari, Jonas, va entrer dans une mélancolie fatale ; elle, qui rêve à cet amour entrevu (la rencontre de Sofie et du peintre dans un bal, leurs échanges, leur séparation, sont des moments de cinéma admirables), va porter son malheur sans se résigner vraiment, avec une force de caractère qui en fait presque une Nora (le personnange d’Ibsen dans Maison de poupée, même époque), mais une Nora qui ne part pas, assume, et.couchera avec le frère de Jonas.Elle est un peu le contraire d’Hedda Gabier, pour demeurer dans le contexte culturel danois de cette époque, cette Sofie toujours gentille, attentionnée, déterminée mais solitaire, qui ne met à exécution aucune vengeance envers la vie.Au lieu de se venger, ou de se suicider, elle va vouloir changer le monde à sa vitesse, à sa manière, gentiment, de sorte que son fils, lorsqu’il voudra quitter la maison, trouvera chez elle des bras qui ne le retiennent pas, qui, de la fenêtre où elle a passé sa vie, lui lancent des grands signes d’adieu.Karen-Lise Mynster joue Sofie prodigieusement, et Erland Josephson, ce grand acteur de Bergman, trouve un grand rôle dans la peau d’un père juif suave.En fait, tous les acteurs du film sont parfaits, et l’on voit qu’une comédienne comme Liv Ullmann peut être une grande directrice d’acteurs.En conférence de presse, Liv Ullmann, qui a du caractère, et qui avait déjà au FFM renié un film devant son producteur italien, a tout de suite tenu à se dissocier de toute comparaison avec le grand cinéaste pour lequel elle a tourné 10 films, et qui l’a révélé au monde entier dans les années 60.« Je ne suis pas née avec Ingmar Bergman », a-t-elle laissé tomber après une question où on lui demandait si le maître suédois avait influencé son approche de réalisatrice.« Il serait stupide de dire qu’il ne m’a pas influencée, mais je crois que l’on apprend plus des mauvais directeurs que des plus grands.On apprend tout ce qu’il ne faut pas faire, quand on les voit par inexpérience tuer la sensibilité d’un acteur.Et puis j’ai appris de ma vie, de mes 35 ans d’actrice ».Voir page 4: Liv Ullmann SALON ICOM 1992 RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 Date de tombée: le 4 septembre 1992 À l’occasion du Salon international des musées ICOM 1992, un événement organisé en parallèle à la XVIe Conférence générale du Conseil international des Musées, LE DEVOIR publiera un cahier spécial le 12 septembre prochain.PARUTION le 12 septembre DANS LE DEVOIR De format tabloïd, ce cahier présentera la liste des exposants à ce salon où on retrouvera les grands musées du monde et le programme d’animation du Salon.Il sera également question des grandes orientations de développement que prendront les musées au cours des prochaines années. Le Devoir, lundi 31 août 1992 Bourassa renonce à la «souveraineté partagée» Si l’entente n’est pas ratifiée, les libéraux envisageront d’autres scénarios Michel Venne assortie d’une union économique et laissant entendre que les autres pro- veaux pouvoirs, notamment en main- Mlchei Venne de notre bureau de Québec LE PREMIER ministre Robert Bourassa a tiré un trait, samedi, sur le concept de « souveraineté partagée », et son parti a, à toutes fins utiles, renoncé à proposer cette solution aux Québécois si l’entente d’Ottawa se casse la gueule.Le congrès spécial du Parti libéral a rejeté, en effet, une proposition selon laquelle le scénario de rechange prévu au programme libéral (la souveraineté dans un cadre confédéral) « soit mis en application » si l’entente constitutionnelle n’est pas ratifiée.La proposition a été amendée de sorte que si l’entente meurt prématurément, comme est mort l’accord du lac Meech, les « instances concernées du parti » soient invitées à déterminer une nouvelle position libérale.Au mieux, le scénario de la souveraineté partagée sera « proposé » comme l’une des avenues à considérer.; En conséquence, les libéraux ont renoncé à faire peser sur les épaules du reste du Canada, d’ici à la fin du processus de ratification, la menace d’un référendum sur la souveraineté, assortie d’une union économique et du maintien d’un parlement commun.Cette menace était vue comme le moyen d’imposer au Canada une « obligation de résultat ».Le premier ministre a lui-même torpillé le concept qu’il a développé il y a 25 ans et qui fut ressuscité depuis deux ans sous diverses appellations, dont la « superstructure » évoquée par M.Bourassa en 1990 au cours d’une tournée en Europe.Aux militants de son parti, il a expliqué que cette option ne pourrait etre applicable au Canada que si elle était acceptable à nos partenaires canadiens et, d’autre part, si le progrès du Québec était sérieusement entravé en régime fédéral, ce qui n’est point le cas à son avis.« C’est une option qui est à la mode ; elle se retrouve dans les endroits les plus dynamiques de la planète, dit-il.On sait qu’actuellement chez nos ancêtres, on discute de cette question de transférer des instruments de souveraineté à un autre niveau de gouvernement que l’on peut appeler néo-fédéral ou supranational.Mais il faut tenir compte de l’acceptabilité d’une telle solution par nos partenaires », a-t-il ajouté, laissant entendre que les autres provinces canadiennes n’y voient aucun intérêt.Cette option « suppose aussi, pour la choisir, que le progrès ou le développement du Québec soit paralysé ou sérieusement entravé, dit-il.Mais on doit constater en toute objectivité que le Québec a des pouvoirs très importants, que le Québec est un État qui existe dans le temps et dans l’espace ».Le Québec, a-t-il affirmé, dispose dans le secteur culturel de la « quasi-souveraineté ».« Quand on voit par exemple que nous pouvons adopter des législations pour interdire l’utilisation d’autres langues dans certains secteurs, qu’on ne dise pas que le Québec manque d’outils».La reconnaissance du Québec comme société distincte prévue à l’entente constitutionnelle, ajoute-t-il, « reconnaît à toutes fins pratiques le Québec comme une nation ».Selon M.Bourassa, le Québec contrôle ses lois, son système légal avec le Code civil, il contrôle son immigration, il perçoit la majorité de ses impôts et possède d’importants outils économiques, dont la Caisse de dépôts.11 argue que la réforme constitutionnelle lui procurera de nou- veaux pouvoirs, notamment en main-d’oeuvre.« Quelle est la vraie richesse d’un peuple si ce n’est le contrôle du développement de ses ressources humaines?» a-t-il demandé.L’entente d’Ottawa prévoit que le Québec pourra, à la suite d’une négociation avec Ottawa, exercer la compétence exclusive sur la formation de la main-d’oeuvre et gérer, en sous-traitance, le régime fédéral d’assurance-chômage sur son territoire.M.Bourassa rappelle que dans sa situation actuelle, le Québec possède des atouts mais aussi des contraintes dont celles de la concurrence internationale.Quelle serait le rapport de force d’un Québec souverain dans ses relations commerciales avec le géant américain, demande-t-il.Ironique, il laisse entendre que la souveraineté pleine et entière, un concept « archaïque », ne donnerait rien de plus au Québec que le pouvoir de « nommer des ambassadeurs ».« Dans les décisions que nous prenons, il est risqué d’assumer trop d’inconnu», dit-il.«Je ne peux pas jouer l’apprenti sorcier sur l’avenir du peuple québécois sans subir le vent froid de l’Histoire.» La revanche des fédéralistes Michel Venne de notre bureau de Québec UN MILITANT du Parti libéral résumait ainsi, samedi, en fin de journée, le résultat du congrès spécial du parti sur la constitution : nous voici revenus à la situation normale, il y a au Québec un parti souverainiste et un fédéraliste, le nôtre ; que ce soit clair désormais.C’était la revanche des fédéralistes libéraux, irrités, en mars 1991, d’avoir adopté à leur corps défendant le rapport Allaire, qui devenait le programme officiel du PLQ sur la question constitutionnelle et proposait une décentralisation quasi utopiste de la fédération canadienne.Ils avaient remis les horloges à l’heure.- La journée avait débuté par une ovation au premier ministre Robert Bourassa, présenté par le président du parti M.Jean- Pierre Roy comme « l’homme de la situation », fraîchement revenu de Charlottetown avec un accord constitutionnel dans son attaché-case.Tandis que la salle vibrait aux « Bourassa-Bourassa » scandés par les quelque 3500 militants présents, un carré de jeunes libéraux irréductibles, assis au milieu de la patinoire du PEPS de l’université Laval, restaient les bras croisés.Le père du programme constitutionnel du parti, M.Jean Allaire, n'était pas encore dans la salle.Il arriva discrètement quelques minutes plus tard, se faufila dans la dernière rangée de chaises et s’assit, seul, silencieux.Le ton était donné.Les dissidents, ceux pour qui l’entente constitutionnelle n’est pas acceptable, allaient se faire battre à plate couture.Us s’y attendaient : « Nous n’avons eu aucune surprise », dit hier le président dé la Commission Jeunesse, M.Mario Dumont, en faisant route pour Montréal où il allait voir, en soirée, en compagnie de son ami et prédécesseur aux mêmes fonctions Michel Bissonnette, le dernier film de Jacques Godbout au titre évocateur, Le Mouton noir.Dumont et son groupe sont restés de marbre, durant le discours de leur chef : « Nous sommes un parti de pouvoir, il nous faut être un parti lucide, responsable, leur dit-il.Tous constatent la très grande fatigue constitutionnelle des Québécois, tous constatent aussi l’acuité des problèmes économiques, le sérieux des pro- blèmes financiers.» M.Bourassa parlait à la tribune, devant un gigantesque panneau portant l’inscription : « Le Québec, une vision, un choix ».Il termina son discours par un appel à ces jeunes militants déçus du résultat de la négociation, déçus aussi qu’on leur présente « des arguments peu convaincants comme la fatigue constitutionnelle » pour vendre l’entente.Déçus aussi que « les décisions semblaient prises avant que l’on ait pu faire le débat de fond ».Le premier ministre leur dit : « Mon seul objectif dans tout cela, c’était de protéger l’avenir du Québec, et protéger l’avenir du Québec c’est d’abord et avant tout, logiquement, protéger sa jeunesse ».Les conciliabules continuaient d’aller bon train, par la suite, tandis que le ministre Gil Rémillard, présenté par le premier ministre comme son « vieux compagnon de route dans ce dossier », et M.Bourassa, tous deux en manches de chemise, assis devant la salle, ont expliqué l’accord et répondu aux questions des militants.Le député fédéraliste de Verdun Henri-François Gautrin, ainsi que le vice-président nationaliste du parti Denis Thérien, ont multiplié les tentatives de rapprochement entre les deux ailes libérales.Ils ont concocté un compromis — « un compromis sur les mots mais dans lequel les jeunes ne pouvaient pas marcher», dit Dumont —, pour que le congrès « reçoive favorablement » plutôt qu’il « appuie » l’entente d’Ottawa.Cet amendement, qui permettait à ceux qu’on appelle au parti les nationalistes modérés d’expliquer à leurs commettants qu’ils se gardaient une porte ouverte si les textes juridiques de l’accord ne leur plaisent pas, a été longuement débattu.Nombre de militants fédéralistes ont dit au micro qu’il fallait éviter l’équivoque et donner un appui sans réserves.Le véritable débat a pu enfin démarrer.L’aile fédéraliste avait soigneusement organisé son offensive.Pour contrer l’image selon laquelle les jeunes du parti s’opposent à l’entente, les fédéralistes avaient mobilisé des jeunes militants de leur allégeance pour défendre leurs positions au micro.Louis-Martin Richer, l’un des chefs de file des jeunes libéraux fé- déralistes, vint présenter avec enthousiasme la motion d’appui.Les militants qui étaient contre l’accord, avaient reçu le mot d’ordre de se taire si possible, sinon de ne pas s’identifier à la circonscription dont ils venaient s’ils se rendaient au micro pour ne pas mettre le député concerné dans l’embarras à la veille d’un référendum où il devra défendre l’entente.Le débat se déroula dans le calme.Un militant essaya de couper la parole à Mario Dumont, lorsqu’il vint au micro, en demandant que le vote ait lieu.Il répéta la manoeuvre, mais les deux fois en vain, comme le tour de parole de Jean Allaire arriva.Les jeunes libéraux furent hués lorsqu’ils ont voté contre la motion d’appui à leur chef.Sur quelque 3000 membres votants, un bon tiers n’étaient pas délégués.Plusieurs étaient venus dans l’un des 36 autobus nolisés qui emplissaient le stationnement.Tous les membres en règle ont droit de vote au congrès selon les statuts du PLQ.Jean Allaire fut attentivement écouté.Il était ému.Il dit à quel point il était difficile pour ce militant, au parti depuis 36 ans, de venir dire qu’il « ne marche plus », parce qu’on lui demande aujourd’hui non pas de faire « des compromis mais des compromissions».« On ne me fera pas dire que cette entente est un progrès pour le Québec», répéta-t-il.À sa suite, des militants déçus mais solidaires de leur parti et de leur chef d’abord, se sont ralliés à la position majoritaire, y compris le député nationaliste Jean-Guy Lemieux.Le vote eut lieu.Quelques centaines de cartons jaunes se sont levés lorsque le modérateur demanda ceux qui étaient contre.C’étaient essentiellement les jeunes, dont au moins deux centaines quittèrent l’amphithéâtre quelques minutes après ce vote.Ils le firent sans bruit, comme s’ils avaient choisi d’atténuer leur coup d’éclat.Ceux qui restèrent ont disposé du reste des propositions.L’une d’elle prévoit que le référendum québécois peut se tenir « simultanément ou ultérieurement » à ceux des autres provinces, ce qui autorise un référendum pancanadien, pourvu que, précise la résolution, il se déroule au Québec « sous l’égide de la loi québécoise ».La résolution en faveur de l’entente RÉUNIS en assemblée générale spéciale à l’université Laval, samedi, quelque 3500 militants libéraux ont adopté par une énorme majorité la résolution suivante : « Il est résolu: 1.que le Parti libéral du Québec appuie son chef Robert Bourassa dans sa démarche constitutionnelle et reconnaisse que le projet d’entente constitutionnelle provisoire négocié entre le premier ministre du Québec et ses partenaires canadiens, bien qu’en deçà du programme du parti, représente un progrès réel, progrès qui va dans le sens des revendications traditionnelles du Québec et en conséquence, qu’il reçoive favorablement cette entente provisoire ; 2.que cette entente soit soumise à la population du Québec par voie d’un référendum tenu soit simultanément ou ultérieurement à celui des autres provinces canadiennes et organisé sous l’égide de la loi québécoise sur la consultation populaire ; 3.que l’Assemblée nationale soit appelée à ratifier l’entente constitutionnelle uniquement : — s’il y a eu entente sur les textes juridiques ; — si la population du Québec se prononce majoritairement en faveur de cette entente ; et — une fois que toutes les autres législatures provinciales et le Parlement fédéral auront ratifié l’entente.4.que dans le cas où l’entente constitutionnelle ne serait pas ratifiée par l’Assemblée nationale, le processus prévu à l’article 2b, deuxième alinea du programme du parti (NDLR : proposer l’accès du Québec à la souveraineté assortie d’une union économique gérée par des institutions communes avec le Canada) soit alors proposé aux instances concernées du parti ; 5.que le gouvernement libéral utilise les mécanismes prévus à l’entente pour réaffirmer ses revendications historiques en matière de partage des pouvoirs.Le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard.Lucien Bouchard estime que le Parti libéral est complètement dénaturé Pierre O’Neil et Paul Cauchon « LE PARTI libéral n’est plus le Parti libéral » et « il devrait même changer de nom » déclare le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard au lendemain du congrès libéral spécial, un congrès qui a vu « l’establishment du parti manipuler » ce parti.Lucien Bouchard se demande maintenant où iront les jeunes libéraux qui ont osé s’opposer à la négociation conclue par le premier ministre Bourassa, puisque le parti « a décidé de suivre la génération des Ryan ».« C’est un débat qui concerne le futur du Québec, et le futur ce sont les jeunes, explique-t-il.Nous avons maintenant un avant-goût du débat : même les jeunes du PLQ rejettent l’offre actuelle.Si ce n’est pas bon pour les jeunes libéraux ce n’est bon pour personne.Ces jeunes peuvent devenir un symbole extrêmement puissant dans le débat ».En entrevue au DEVOIR hier, Lucien Bouchard a rappelé qu’après la période de Taschereau et de Godbout un nouveau cycle avait commencé au Québec dans les années 60 avec le Parti libéral de Jean Lesage et de René Lévesque.Le PLQ était alors « le parti de la résurgence du Québec, le parti qui construisait le Québec moderne, au delà du statu quo».Le PLQ demeurait évidemment dans les limites du fédéralisme mais « c’était le parti qui croyait qu’il y avait assez de flexibilité dans le régime fédéral pour donner au Québec une place comme peuple et se développer comme tel ».Les premiers ministres qui ont succédé à Jean Lesage sont demeurés dans cette lignée, ajoute M.Bouchard, autant Daniel Johnson que « Bourassa première manière et jusqu’à tout récemment ».Mais aujourd’hui « il n’y a plus de Parti libéral comme cela », au lendemain d’un congrès qui a « utilisé des méthodes qui détonnent avec celles d’un parti PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE 5 SEPTEMBRE LOUISE LEBRUN Soprano MOZART - ROSSI M ¦ MEYERBEER MASSENET • THOMAS » PtCCIM 19 SEPTEMBRE CHRISTIAN PARENT Pianiste SOIRÉE CHOPIN EUSSES QUATUOR ALCAN Quatuor à cordes SOIRÉE BEETHOVEN 7 NOVEMBRE MARIO DUCHEMIN Pianiste CHOPIN ¦ LISZT 5 DECEMBRE DUO CARMEN PICARD, ELIZABETH DOLIN Violoncelliste et Pianiste BEETHOVEN ¦ CHOPIN NICOLE LORANGE 10 AVRIL Soprano VIVALDI • SCARLATTI • BARBARA STRUZZI MARTLCC1 • KESPIUM ¦ TOSTI ¦ VERDI • BOITO CREA • nCUM ALAIN LEFÈVRE CLAUDE LABELLE Pianiste 1 F Pianiste SCARLATTI « CHOPIN MOUSSORGSK1 ¦ MAURICE RAVEL m ék BEETHOVEN • LISZT 20 FEVRIER duo ANNE ROBERT, SYLVIANE DEFERNE Violoniste et Pianiste BEETHOVEN « HRAUV1S QUATUOR CLAUDEL Quatuor à cordes SOIRÉEBEETHOVEN im 1993 RICHARD LACROIX GROUPE XYL0N Septembre Janvier et Février PIERRE LEBLANC MARIO BOIVIN & KATIA LEMIEUX Octobre Mars PIERRE PATRY EXPOSITION ITINÉRANTE Novembre «PLURALITE 92-93» avril MARC-ANTOINE NADEAU Décembre PIERRE GENDR0N Mai PAVILLON DES ARTS DE STE-ADELE 1364, chemin de la Ste-Marguerite (sortie 69, de l'autoroute des Laurentide) LE DEVOIR arm nn W5 CZSrnD l'Orpailleur Billets en vente à tous les comptoirs ADMISSION: 522-1245 ou 1- 800-361-4595 Billets: Adultes 25 $ Âge d'or: 20$ Étudiants: 10 $ Forfaits d'abonnement aussi disponible.RÉSERVATION TÉLÉPHONIQUE 1-229-2586 que j’avais toujours cru démocrate que».Le chef du Bloc québécois estimé donc que « l’Histoire vient de prerL dre fin : on ne parlera plus des ré* vendications historiques (du Qué-bec).En fait il n’y aura meme plus de revendications.Ce seront plutôt des espérances de négociations sans aucun rapport de force.Ce sont des vis-à-vis condamnés à l’échec ».Ü « Si M.Bourassa n’a pas été capable d’aller chercher plus que lé statu quo diminué, avec la force politique que lui donnait la mobilisation politique du Québec depuis deux ans, avec la force de son parti et celle du rapport Allaire, avec la loi 150, imaginez ce que ça va vouloir dire après! Je pense qu’il ne faut plus l’envoyer â Ottawa, parce que quand il va y aller ça va diminuer encore ».Prévoyant un débat référendaire « très vigoureux », Lucien Bouchard soutient que les Québécois devront avant tout examiner les offres qui sont maintenant sur la table, et ils devront se méfier de « l’attitude apocalyptique que les fédéralistes à là Bourassa adopteront », une attitude voulant qu’un refus des offres mènerait au désastre.« La tactique des fédéralistes est claire : ils voudront faire le procès de la souveraineté.C’est le bout dti paradoxe : voici des gens oui n’ont pas voulu faire porter le référendum sur la souveraineté, en dépit d’une loi qui les y obligeait, une loi qui se si] tuait dans le prolongement de toute une dynamique collective».Puisqu’# ils veulent maintenant consulter le peuple sur les offres qu’ils ont reçues, on va parler des of: fres» rétorque-t-il.« Ces offres on les examinera erf elles-mêmes, on se demandera si elles sont bonnes ou non, et si elles soqt inacceptables il faudra les rejeter.Je pense que les Québécois comprend dront qu’ils n’ont aucun risque à rejeter des offres qui ne sont pas bonnes.Tout ce qu’ils risquent c’est d’ai voir plus plus tard ».Lucien Bouchard prévoit alors qué ceux qui comme lui prônent la soul veraineté « devront convaincre les Québécois dans un autre référent dum.Ce sera un autre débat, une au-' tre décision, un autre moment de vérité référendaire ».Pour le moment Lucien Bouchard croit que tous les souverainistes dou vent demander à tous les Québécois « qu’ils soient souverainistes ou fédéralistes, de juger ces offres en elles-mêmes ».¦ •» Le chef du Bloc Québécois remarque d’ailleurs que « même M.Bourassa nous dit lui-même d’une façon subliminale que ce ne sont pas de bonnes offres puisqu’il admet qu’elles se situent en-deça de ses espérances ! » Lucien Bouchard rappelle qu’un sondage Crop indique que 25 % des gens qui votent libéral sont contré les offres présentées par le fédéral.Peut-être que la position du PLQ, qualifiée par Lucien Bouchard de « parti des anglophones », réflète une certaine lassitude « mais la lassitude ne résistera certainement pas à l’a] nalyse qui va suivre ».Il s’étonne par ailleurs que lés Québécois n’aient pas encore vu leS textes juridiques de l’entente fédé-, raie-provinciale alors qu’« on préJ tend décider de l’avenir du Québec, La situation de cette offre se détériora lorsqu’on connaîtra les textes »,' dit-il.' Bit il se réjouit presque de voir Robert Bourassa attaquer maintenant sa propre formation politique ! « C’est un bon signe pour le Bloc, le Bloc sera important dans le débat et dans les élections ».Aide à l'enfance-Canada Save the ( hildren-Canada r Le Devoir, lur.di 31 août 1992 M 3, Le bilan du passage d'Andrew: 33 morts et 30 milliards de dégâts d'après Reuter et AFP WASHINGTON - L’OURAGAN Andrew, l’un des désastres naturels les plus violents et les plus coûteux qui aient jamais frappe les États-Unis, s’est disloqué samedi au terme d’une semaine durant laquelle il a tué 33 personnes et laisse plus de 250 000 Américains sans abri.Né au début du mois au-dessus de l’Afrique sub-saharienne, Andrew, qui n’était encore qu’une petite perturbation, avait quitté le continent africain le 15 août en direction de l’ouest.Lundi matin, devenu ouragan, Andrew avait balayé la côte de la Floride avec des vents atteignant jusqu’à 225 km/h et, poursuivant sa course, il a fait plus de 30 milliards $ de dégâts dans le sud de la Floride et en Louisiane.Avant de frapper le continent américain, il avait dévasté les Bahamas, tuant quatre personnes et détruisant des dizaines d’habitations.; En Floride, 22 personnes au moins çont mortes et des dizaines sont encore portées disparues.Plus d’un million de personnes avaient été évacuées avant l’arrivée du cyclone.Des centaines de milliers d’habitants sont encore privés d’eau, d’électricité et de vivres.Le président George Bush, critiqué pour la lenteur des secours, a promis vendredi que les victimes d’Andrew recevraient du gouvernement fédéral américain toute l’aide nécessaire.Mercredi soir, Andrew, ayant perdu pratiquement toute sa violence, était devenu un simple orage tropical.Vendredi, des nuages orageux étaient pratiquement tout ce qui restait de lui.Samedi, il s’est évanoui quelque part entre les Appala-ches et la Pennsylvanie.Le bilan de l’ouragan Andrew a été porté officiellement dimanche à 33 morts, et la situation reste très difficile pour les centaines de milliers de victimes dépendant des services de secours pour leur abri, leur nourriture et leur santé.Un homme de 34 ans a été électrocuté à cause d’une ligne défectueuse en Louisiane.Le bilan est désormais de 25 morts et deux disparus en Floride, quatre morts en Louisiane et quatre aux Bahamas.Les problèmes de communication sont encore énormes.Après avoir été bloquées par les arbres abattus par l’ouragan, les routes sont maintenant encombrées par les particuliers qui apportent des secours et par d’autres qui viennent voir l’étendue des dégâts.Les lignes de téléphone sont saturées.Le département de la Défense, requis par le président George Bush vendredi, a annoncé samedi qu’il allait envoyer 14 500 militaires sur le terrain en Floride, soit le double du nombre initialement prévu.Les responsables militaires sur place ont indiqué hier qu’ils étaient prêts à porter le contingent à 20 000-25 000 dans les prochains jours.L’armée est chargée notamment de monter des villages de tentes pour abriter une partie des 180 000 sans-abri.Jusqu’à 10000 tentes pouvant accueillir chacune entre 20 et 25 personnes doivent être installées.Mais ces opérations ont à peine commencé.Les abris actuellement en service, notamment ceux de la Croix Rouge, n’hébergent que quelques milliers de personnes.Les militaires apportent également des centaines de milliers de rations alimentaires et la Marine doit acheminer quelque 2000 tonnes de nourriture et de fournitures diverses dans les prochains jours.Dans ces conditions précaires, sous une chaleur de plus de 30 degrés Celsius, les autorités sanitaires sont confrontées aux risques de maladies, notamment de gastro-entérites, et d’infections.Les détritus pourrissant au soleil attirent les insectes.Des avions ont répandu hier matin des produits antimoustiques sur les zones dévastées.Le président George Bush a annoncé samedi à l’issue d’une réunion à la Maison-Blanche que l’administration débloquait 300 millions $ pour l’Agence fédérale pour les secours d’urgence (FEMA) et 127,2 millions $ de bons alimentaires pour les plus pauvres.En Louisiane, où la situation est beaucoup moins difficile qu’en Floride (400 millions $ de dégâts contre 15 à 20 milliards, 8000 maisons détruites contre au moins 63 000), les autorités fédérales viennent d’ouvrir des bureaux pour venir en aide aux victimes.Les Québécois francophones préfèrent l’indépendance à la dernière entente QUÉBEC (PC) - UNE MAJORITÉ de Québécois francophones préfèrent l’indépendance pure et dure à la dernière entente constitutionnelle dans laquelle seulement six pour cent d’entre eux voient un progrès significatif, révèle un sondage effectué pour le Parti libéral du Québec (PLQ) par la firme Créatec.Çe sondage, mené du 25 au 27 août auprès d’un échantillon de 707 personnes, montre que 49 % des Québécois francophones choisissent « que le Québec se sépare du reste du Canada pour devenir un pays indépendant », contre 42 % qui préfèrent « accepter un accord constitutionnel sur l’entente de principe intervenue la semaine dernière », les autres huit pour cent étant indécis.Dans l’ensemble de la population, toutefois, 51 % préfèrent accepter l’entente contre 41 % qui se rallient à l’indépendance pure et dure.Ce renversement s’explique par l’adhésion massive (94%) des non-francophones à l'entente constitutionnelle.Toutefois, quand le sondeur du PLQ vérifie l’appui à l’accord sans lui opposer l’option indépendantiste, le résultat démontre que les Québécois sont partagés à parts égales, 36 % y voyant un progrès (petit selon 28 %, significatif selon 12 %) et 36 % y voyant un recul (petit selon 16% e significatif selon 20%) tandis que sept pour cent croient que l’entente n’amenerait aucun changement.Sur cette question aussi, lorsque l’on isole la population francophone, la déception de la majorité apparaît: 41 % considèrent que l’accord constitue un recul pour le Québec (dont 23% qui jugent ce recul significatif) contre 32 % qui y voient un progrès (dont seulement six pour cent disent qu’il est significatif).Le sondage révèle aussi que, malgré leurs réserves, une majorité de Québécois veulent la ratification de l’entente.En effet, après répartition des 14 % qui se déclarent indécis, 63 % des Québécois souhaitent fortement (27%) ou modérément (36%) que l’entente « soit ratifiée par l’ensemble des provinces et les autochtones, dans les meilleurs délais ».-—.— photo AP Deux jeunes de Homestead, dans le sud de la Floride, ne semblent pas trop s’en faire des dégâts laissés par l’ouragan Andrew.Derrière eux, une maison qui a été complètement soufflée.Ouverture du congrès sur l’air pur à Montréal î Caroline Montpetlt C’EST AUJOURD’HUI que débute à Montréal le 9e congrès Mondial sur l’air pur, qui se poursuivra toute la .semaine à l’Hôtel Reine-Elizabeth de Montréal.Sous le thème, « Vers l’an 2000, les questions cruciales dans l’Environnement global », un millier de représentants provenant d’une trentaine de pays aborderont une kyrielle de sujets aussi importants que les communications publiques, les questions de pollution reliées au transport, les effets de la pollution de l’air sur la santé, la recherche de sites de traitement des déchets, l’échantillonage de l’ozone, etc.Sous la présidence d’honneur du Les coyotes Louis-Gilles Francoeur LA POPULATION de «chevreuils» gaspésienne et celle du fragile troupeau de caribous du parc de conservation de cette région sont menacées à court terme d’extinction par les coyotes, confirme un rapport que vient de rendre public le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP).Ce verdict, prononcé par deux spécialistes en gestion de grands cervidés, MM.Serge Larivière et Michel Crête, confirme les appréhensions des chasseurs et commerçants de cette région, qui avaient organisé l’hiver dernier des battues pour diminuer le nombre de coyotes.Le MLCP, qui était intervenu pour interdire à tout le moins les battues en motoneige, avait soutenu que seule une politique de trappage soutenue allait pouvoir contenir le nouveau prédateur qui achève de « coloniser », comme disent les biologistes, tout l’Est de l’Amérique.La perte du troupeau de caribous du parc de la Gaspésie serait une perte importante pour le patrimoine génétique car il s’agit d’une sous-es-pèce unique au monde, isolée sur le gouverneur général du Canada, Ramon J.Hnatyshyn, près de 400 textes scientifiques seront présentés par des conférenciers de partout dans le monde, accompagnés d’une quarantaine d’expositions et de visites scientifiques.Le ministre de l’Environnement Jean Charest ouvrira pour sa part les soixante sessions techniques du Congrès.Le Congrès mondial sur l’air pur est organisé tous les trois ans par l’Union internationale des associations de prévention de la pollution atmosphérique.Depuis 1966, ces congrès se sont tenus an Angleterre, au Japon, en Argentine, en France, en Australie, et aux Pays-Bas.À Montréal, l’hôte organisateur de plateau gaspésien depuis la fin du quaternaire.Ce troupeau comptait une cinquantaine de betes, il y a quelques années et il a été classé « espèce menacée » lorsqu’il a franchi cette barre à la baisse.L’implantation des coyotes sur la rive-sud du Québec, notée pour la première fois au début des années 50, rend encore plus « imprévisible », selon MM.Martel et Larivière, la survie du troupeau de caribous du parc, créé en partie pour les sauver de l’extinction par la préservation de leur habitat naturel.« Il se peut, notent les biologistes, que les caribous développent des stratégies pour contrer ce nouveau prédateur.Mais il est aussi possible que des interventions humaines soutenues soient nécessaires pour assurer la pérennité de cette population animale.» Le ministère compte d’excellents spécialistes dans le contrôle des populations de loup et de coyotes.Mais les deux biologistes mettent de côté, du moins pour le cerf, la chasse intensive.« Une saine gestion du coyote par le piégeage, disent-ils, s’avère, à longue échéance, le meilleur outil pour équilibrer les systèmes fauniques et la conférence, sera la Air and Waste Management Association, qui regroupe quelque 10 000 membres dans plus de 50 pays, et dont 21 sections sont au Canada et aux États-Unis.Au Québec, on l’appelle la Air Pollution Control Assocation.Ses membres proviennent de plusieurs disciplines, sciences sociales et sciences pures, sciences de la santé, sciences juridiques, ingénierie et sciences de la gestion.Elle est composée de représentants de l’industrie, du gouvernement, des milieux universitaires et scientifiques, et elle tient une conférence annuelle, des conférences techniques et publie un journal annuel.Au programme, on retrouve notamment mercredi un panel sur la prévention de la pollution et son rôle assurer la conservation de toutes les espèces.» L’efficacité de cette méthode dépend par contre de facteurs comme le prix des fourrures, particulièrement bas ces dernières années dans le cas du coyote.En Gaspésie et dans d’autres régions du Québec, des commerçants et des municipalités, qui ne veulent pas perdre l’apport économique de la chasse, accordent maintenant des primes pour rehausser l’intérêt des trappeurs.Le rapport gouvernemental précise que le coyote, seul, n’arrive pas à décimer les populations de cerfs au point de les mettre en danger, comme le démontrent les ravages de l’Estrie qui n’accusent aucune baisse malgré la présence du coyote.Le cas de la Gaspésie est différents.Dans cette région, les rigueurs de l’hiver, et tout particulièrement le haut niveau d’enneigement, rendent les bêtes exceptionnellement vulnérables à la dent du nouveau prédateur.Le ministère n’a aucune évaluation de la population de coyotes sur les deux rives du Saint-Laurent, pas plus qu’il ne peut dire exactement quel est l’état actuel de la population du « chevreuil » en Gaspésie.Les bio- dans le développement durable, auquel participeront notamment Pierre-Marc Johnson, conseiller spécial de la Conférence des Nations^ Unies sur l’environnement et le dér veloppement, Louis-Paul Allard, président de la Fondation québécoise en environnement, Jean-Pierre Gauthier, directeur général régional de Conservation, Protection et Environnement Canada, Jack McLeod, président de Shell Canada, ainsi que des représentants de la Corée, du Brésil, des États-Unis.Ce matin, le maire de Montréal, Jean Doré présentera également un mot de bienvenue aux participants.L’AWMA, organisation d’envergue mondiale, a été fondée en 1907 sous le nom de Air Pollution Control Association.‘ri .1 ' T"» la Gaspésie logistes savent cependant que des ravages entiers ont disparu.Et le déJ clin de ce cheptel sauvage se reflète inévitablement dans la récolte annuelle: les chasseurs, qui ont récolté 1380 cerfs en 1986 et 1107 en 1987 voyaient le rendement chuter à 620 cerfs en 1988, à 413 en 1989, à 249 en 1990 et à un effarent 143 l’automne dernier.De là, leur verdict: « L’avenir du cerf en Gaspésie est notamment deà.plus incertains: compte tenu de la rigueur des hivers, il se peut que le cerf ne puisse se maintenir en pré-, sence du coyote.» En une trentaine d’années, le coyote a colonisé tout l’Est de l’Amérique où il a gagné environ 2000 km carrés par année.Mobile, rapide et plus petit que le’ loup, il tire profit des espaces ou-, verts par l’agriculture qui y voit un-nouveau fléau pour ses élevages.Les biologistes ont même découvert, en analysant leurs excréments, que les coyotes raffolent même des fruits sauvages, notamment des bleuets.Une telle diversité alimentaire leur assure un avantage important par rapport à leurs concurrents, plus spécialisés, si l’on peut dire.menacent les cervidés de Le trimaran Primagaz SAINT-MALO (AP) - DANS des conditions de navigation toujours aussi musclées pour cette troisième édition de la transatlantique en équipage Québec-Saint-Malo, le trimaran Primagaz, était toujours en tête dimanche matin à 575 milles de l’arrivée.Le Fujicolor de Loïc Perron a éclaté son mât et se traîne péniblement avec un gréement de fortune.Pierre 1er, skippé par Florence Arthaud, pointait a 121 milles du leader, incitant Laurent Bourgnon et son équipage à souffler un peu avant le passage du célèbre rocher du Fas-net (sud-ouest de l’Irlande), balayé depuis 24 heures par des grains violents.« Nous utilisons 80 pour cent du potentiel du bateau.Il nous suffit de contrôler Florence jusqu’au bout sans prendre de risques », confirmait par radio l’équipier Bruno Peyron.Primagaz avait dû faire une courte escale au nord de l’île du Cap Breton pour prendre des lattes de grand-voile.Il leur faudra toutefois se méfier, à l’approche du rocher irlandais, car une violente tempête y a laissé une méchante houle de nord-ouest.Pour Florence Arthaud, il s'agit de lp dernière chance si elle veut sup- tlanter Borgnon.La navigatrice ançaise connaît toutefois très bien la Manche et ses « mistoufles» météo.Elle pourrait très bien jouer un four à Primagaz.« Nous avons décidé d’être raisonnables; pour nous, le but est d’arriver avant tout », soulignait hier le vainqueur de la route du Rhum 1990.Peut-être n’est-ce là que stratégie de sa part.Fataliste, Florence garde en mémoire les mauvais souvenirs des chavirages de Québec-Saint-Malo 1988 et de l’Europe-I Star de juin dernier.« Quand la mer devient trop mauvaise, cela me provoque des noeuds à l’estomac.Après tout, je n’ai plus 20 ans.Actuellement, la mer est croisée et foncer à 20 noeuds là-dedans n’est jamais évident.Et puis, c’est bientôt la pré-retraite », confie la skippeur de Pierre 1er, aujourd’hui âgée de 34 ans.Quant à Paul Vatine (Haute-Normandie), il se déclarait satisfait de sa position: « Notre but était la troisième place.Pour le moment, l’objectif est atteint.Nous n’avons plus grand chose à espérer ou à craindre (à 1050 milles de Saint-Malo), mais CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Sl-Jacques.Montreal.Québec H2Y 3X2 Fax (514) 845-7874 Tél.: (514) 98 R O B I C / AMM/.Ç.OjN- 7 d D HE.H l >AVeuUé; 10 S.EJ SME*/, ERZEMNEtl lUA-'- A I .-,_ri d.e R E AMATTENT/F SUTTON, LA PINEDE, choèt-condo entre 39 5XS et 49 7503.concept européen, occupotcnnov 92 Luc VoilloiKourt, 591-3224.Chalets Extérieur de Montréal GATINEAU, bord de rrvidre Outaouos, rue Hurtubise.maison luxueuse.3000 pi ca, beaucoup d'extra 390 0003 819-443-3388,669-9257 RAWDON, pour gentleman former Mi-domaine.mi-fermette, 9 arpents, mason, êcune, rivière, piscine.10 ons Vue magnifique 199000$ négocope 1-134-2634 Laurentldes A STE-AGATHE, LAC A LA TRUITE Sortie 83.terrains, bord de l'eau Semaine 583-5120, soir 689-6770 PRÉVOST-PETIT DOMAINE (8 min St-Sauveur).Terrain 31 7X pica, mason 5 1/2 pèces, 2 ce, pis pavillon d'invités Ousseau.ortxes matures 1-224-4165 Terres/fermes Terrains Appartements-logi à louer ements LAC BROME MANOIR INVERNESS Elégante coproonété de styè toyalste, dons rare ensemble riverain.1IX pico., plus terrasse.2 cc.1 s/bains, 5 appareils ménagers, foyer, grands rangements lous services mcluont 2 piscines, morino.tennis, entretien extérieur Copropriétaires soigneux, confort, sécurité, tranfluillité A moins de 30 minutes de 6 centres Oe sla.golf en développement en onnexe Loisirs 4 savons libre imméddtement Pnx: 125 OX S Sur rendez-vous jour: 987-3838, soin 388-2704.LAC MAGOG, directement berd première rongée, endroit boisé, calme, meubé.2-3 chambras, tove-vomelè, 2 foyers, bitord, beîe page, canot Prèiiki MontOifordetautoroute55 1500S 819-844-7117 eu 819-822-7823 Appartements-logements A partager LAC SIMON, cholet 005 rond.6 c c.168 pi façade, ploge 90 OXS IMM.PETITE NATION 819-428-3768 PRES THETFORO.très Peau chalet 4 saisons, bord ae l'eau, grand terrain, vue magnifique, près golfs, centre de ski, moins de 125 00CS 1-418-338-1359 VENTE DE DÉMÉNAGEMENT, prix très réduit, meubè hiver/été, 2 c c, à 1 mille des services et pentes ae ski.occès ptoge privée à St-Donot, 45 OMS nég 1-819-424-1955 BEAUHARNOIS RANCH-TERRE 19 ARPENTS Écurie moderne.11 taures Grosse maison pierre et brique 1973 Faut vendrai Super pnx HENRI TASCONE 632-5140 jour 692-1070, U29-2664 soir FERMETTE 40 ARPENTS ST-JUSTIN (50 km Tros-fRvères) Mason 3 ch.c, à l'étoge.Proprio Direct, code 6702 1-800465-8040 514-973-7777 BASSES LAURENTIDES GRANDE VENTE DE FIN DE RÉCESSION Prix « grondeurs ne pouvont être comporés ailleurs dans la région.Plusieurs plans de financement.Pout info ?coite de trajet M Rodrigue 688-4426 (sem).476-0973 (fin sem) 8502 ST-DENIS, 6 1/2 rénové, chauffé.2e.675S 668 0998,663-0368 A COTÉ métro Sovonne.V M R.grand 4 1/2, chauffé.65CS 731-5C67 A MTL-NORD.boul St-Vrtal.8 oces, chauffé, idéol professionnel 322-4137.AHUNTSIC, 8342 PAPINEAU: 6 1/2 élect, foyer, garage, 2 s/ boms, 335-0361 AHUNTSIC.jardin St-Suipice, luxueux 4 1/2, foyer, fias peint, très propre, libre, 68CS 381-9563 AHUNTSIC.près cégep.3 1/2, haut triplex, propre, ensoteïè.4105 343-4748 AHUNTSIC, près métro Crémoze, 61/2, ménage frai fart.PROC A DISCUTER 388-3276 AU COEUR DE LA VILLE Charmant et paisible (patrimoine Mtl), 2e.7 pces, rangements Réf 700$ 738-8872.BOUL ST-JOSEPH E.grand 5 1/2 chouffé.boton, métra 750$ 521-4498 BOUL.ST-JOSEPH: Coquet, joli 5 1/2 rénové, garage chouffé dspo 521-2752 BOUL.ST-LAURENT/Pr.Arthur, 6 1/2, loft, 1000 pi.co., sauna, puits de lumière, bosenes, poê'e à Bos 7005 842-6279 CD.N.5301 MCKENNA U DE MU DUPLEX RÉNOVE, IMPECCABLE Mkhel.344-9505.C.D.N., Rockhill, U de M, 4 1/2, grand, luxueux.2 s/bdins.tdps mur à mur, 854$ 1 mos gratuit ou plus, imm ou 1er oct 341-4587 C.D.N.belle mason bien située près U de M.6 1/2 soacèux, 2 s/boms.meubé ou non, confort, jardin, face porc 733-8723 CH-COLOMB métro Beouoen Superoe 5 1/2 fermé, chauf.calme, rénov après 17h 274-1688 CHATEAU LAUZANNE 2121 Tupper, 3 1/2, avec mezzanine, pscine.sauno.sun fleck, garage, metro.933-3362 DORVAl.à sous-louer 5 1/2 près commodté!, 1er sep’ 631-1387 DORVAl.à sous-louer, penthouse 4 1/2 vue sur do, près commodités, 1er sept 597-5238,son 631-1878 MEUBLÉ Outiemont, 61/2, bos ûup'ex, rue Du Monoir, 1 1/2 s/b, stot, 1 025 S choufté 769-3542,1-429-3624 Mil NORD.2 grands 4 1/2,1er étoge 41 OS, 2/sol 385S, chauffés, eou chaude tourne, comme neufs So r 332-4055 MTL NORD.5 1/2, haut duplex, nor chauffé, très propre 321-3274 MTL-NORD.grand 5 1/2, bout duplex résidentiel Services 322-9463 ou 329-1632 MÉTRO JEAN-TALON/Ch.-Colomb 4 1/2, propre, én.ent dv/séen 400$.279-3697.MÉTRO LAURIER, colme, gronde cour, rénové.6 1/2, 580S, chauffage élect 597-2420 MÉTRO.1 mois gratuit.Joliette, beou z 1/2 neuf, très tranquille, demi s/soi, style cende.2 ch fermées, chaut élect.5ÛCS 527-8918 NOUVEAU-BORDEAUX, luxueux 4 1/2 stot, 1 mos gratuit, à partir de 490$ 336 1951 OUTREMONT 6 1/2, bos duptex, rue Di Mono», 1 1/2 s /D.électromén.stot 1 025 5 chauffé 769-3542,1-429-3524 OUTREMONT 71/2, hout dupèx, rue Dt Monoir, 1 1/2 s /bams, garage 1 025 ! Chouffé 769-3542,1-429-3624 OU1REMONT.50 Wiltowdoè.2 1/2.3 1 /2 41/2, oscenceurs, chouffé 849-7061 OUIREMONT, face ou Mont-Royal, 33 ch Côte Ste-Cathenne, 2 1/2, 3 1/2.4 1/2 chauffés, gym, 'sun fleck' 277-5873 OUTREMONT, grand 4 1/2 éclairé propre.495S 276-9734 OUTREMONT, grana 6 1/2 rénové ensoleillé, terrasse, stot, 3e, 850$ sept Nothole 284-3322 Qr) 270-5215 (si) PIE IX près Rosemont, 4 1/2 ch .trèi porpra, 1 moi grot 494-8884,388-3079 PIE-IX/46e rue.5 x 41/2, propres, libres A partir de 330$ 648-1811,329-1046 PONÎ-VIAU, Bousquet, grand 5 1/2, ?statdnnement, libre 334-8632 PRES CENTRE-VILLE 1 MOIS GRATUIT Beaux dgements 3 1/2 -350S.4 1/2 • 4405,5 1/2 -460$.stot ext gratuit Prés métro 939-3626,938-0707 PRES PARC LAFONTAINE, grand 7 1/2, beaucoup d'extra, idéal pour professionnel, super.3 chambres, un bureau.2 s/ooms, 3 places d'autos Libre 895S 257-0078 PRES U DE M, grand 3 1/2, vue superbe, 10e, éclairé, garage, piscine, poèle/fhgo, 643S 870-0937.Soir: 381-5917 PRES U de M Haut duplex.8 1/2, ensoleillé, chauffé, eau choupe, cuisinlère/frigo, foyer, garage 1000S 737-3232 SHERBROOKE/MOREAU logement 2 ce., plancher! bois franc, rénové, jardin, start,odrme, près métro, 12M pica 750 S Fronçoe: 522-4671 SICAR0, près.Ps-IX.7 1/2, 520$.août gratuit 256-3079 528-9451 SNOWDON, duplex, grand 4 1/2 ensoleillé, frigo, poêe, immédiat, 5642 Coolprpok 369-1030.468-8235 ST-BRUNO.opp de luxe.1 385S Isabelle, 464-6575 ST-HENRI, 954 Ste-Marguente, 4 1/2.2e, 375$.chauf.élect., métro.Références Ap'ès 16h30 334-24C5 ST-JOSEPH.41/2.trosème, bodon.650S chouffé 597-1656 ou 366-0517, SMÉONARD, 4 1/2, chauffé, eau choitoe tourne, l'Pre 727-5265 SMÉONARD, 5 1/2 *¦ s/jeux, garage double, cour privée, 900$ non chauf., références S V P 322-1802,270-6727 SMÉONARD, 5 1/2, haut duplex rénové, tranquilte.55C$ 322-8263 SMÉONARD, seml s/sol, gr 4 1/2, parking, libre, 410$.324-7118,643-3716 SMÉONARD.spacèux bochedr propre, pfocommofltès 325-8143 VERDUN Pluseurs dgements rénovés à Ouer BON PRK 766-2171.Condominiums à louer AHUNTSIC Moderne, 1 cc.mezzanine, terrasse, meubé et éauipé, garage.1 000 S 388-4671 BORD DE L'EAU, luxueux grand 3 1/2, moderne, bei'e vue, garage mt, pseme ext, l-Ore, 700S nég 434-6654 GRAND CONDO de luxe au coeur du centre-ville, 3300 pi.ca , 2 garages 2450$ 494-2344 Tél après 13 août LUXUEUX 5 1/2,1 400 pi.ca.mezzanine, tort terrasse, garage Parc Angngnon 875 S/mos 366-4037,496-1282 VIUE SMAURENT, 4 1/2,5 1/2, garage Inrt.pscine.sauna.touibldns 856-6666 Propriétés à louer COTE ST-LUC Bungalow détaché, 4 chambres, 2 s /bains, gronde cuiine, 5 oppqre i ménagea, stot 4vortures 591-2919 ILE-DES-SOEURS, Dorwin, mason ae viiè.1er sept.3 c c, 1 s/bain, 2 cab toi, cuisine équipée, s/sol fini, garage, s/lavoge, patio, près piscines, tenns, e./eomm., nombreuses concessions 762-5636 MAISON SEMI-DÉT.à N D G .av Pnnce of Wales, cause départ Sept 92 Bon vosmage 880$/mos 486-9648 ou 486-8878 Hors-frontières à louer REGION DE FONTAINEBLEAU, domaine avec jardin, 4 c c.situé à lh de Pons Prxooordaoe 392-0329.Chalets à louer LAC D'ARGENT, bord de l'eau, choért 2 chambres, moi/sason 1-297-4889 MAISON DE VIUE, (studio 3 1/2).tout metis.329-0595.276-0499 Maisons de repos, retraite AU PLATEAU Mont-Royal Retraité e s, vous méntez du confort moral et physique, activités, bonne nourriture.Nouvelle adminitration 1 mois gratuit 527-0)22 PERSONNES ÂGÉES nourriture, logement, tendresse, luxe, s/bain individuelle 6$/jaus 539-4897.POUR PERSONNES ÂGÉES dutenomes, ambcnce famildle.traitées avec soin et tendresse, mfirmère 24/24, tout compris 626-9685 Entrepôts (vente-location) ATTENTION I Vimont, Laval, entrepôt commerçai, 55 X 35.à louer JOUR; 663-4245 SOIR: 669-0608 IDÉAL ENTREPRISE 10,000 pica ô duer, centre-ville, ovec manutentdn et service de transport.934-1700 Bureaux à louer BOUL ST-LAURENT/MT-ROYAL Bureaux rénovés, ISO à 2500 pUa.Prix raisonnable.495-4661 PARTHENAIS/SHERBROOKE 2 MOIS GRATUITS 1400 pi.co.ou bureau individuel.Aménagé à neuf, climatsé, rez-de-ch, star dsp 524-3034 PIE-IX ET BÉLAIR, 1200 pi ca neuf, a c Idéal professonnel 327-2525.643-0394 Ameublement CAUSEUSE 70 pouces, cuir bèu.comme neuf.1300$ 270-5944 Instruments de musique PIANO DROIT ô vendre Excellent état 849-9669,987-3830 Animaux OUARTER-HORSE, Gelding enregistré, 1500$ 1-819-397-5560.Emplois divers Emplois divers LE DEVOIR REPRÉSENTANTES Pour le salon ICOM à Québec.Nous sommes à la recherche de 2 représentant(e)s pour le kiosque du Devoir au Salon ICOM au centre des Congrès de Québec du 19 au 25 septembre 1992.Exigences: dynamisme, entregent et bonne présentation.Demandez: Nathalie Thabet: (du lundi au vendredi de 9 h à midi) (514) 844-3361 1-09-92 Déménagement «SUIS JODOIN TRANSPORT INC Déménagements de tous genres Spécialité Appareils éiectnques Assurance complète 253-4374 Bateaux, yachts, voiliers MORGAN 41'.sdop.aux lies Verges, 50% ossocèsou45 000S 463-1288 Automobiles B M W M6, 1987 ongrnaè, peinture de 3 mois.82.000km.cellulaire 26.000S estimé, (négocobè) (4)8)655-3340 CADILLAC CIMMARON 83.180,000km.Excellente condition Complètement équipée Inténeur cuit, manuelle, 5 vit.Mchelm TRX ?4 Michelin d'hiver 3 0005 flel7hàl8h 661-4665 CADILLAC ELDORADO 1988: gns foncé, freins ASS.équipés au complet, 25,000km comme neuve, garantie prodngée ovni 1994 23 9005 Partculer Tel: 254-8677 Automobiles CHEVROLET 1931 Spécial Sedan, modéè orginal.non restaurée, solide.Très qeu de rouille 5000$ ou mieux AUSTIN A40 DEVON, modéè digmol, non restaurés, suosibs pour restauration.1000S ou mieux,.CHEVROLET CORVETTE 1959, châiû^ rénové, corossene très propre, prête 4» nouler.25 000S ou mieux Phi.819-563-8606.Privé NISSAN 300 ZX 2 ?2 1990.prun/peite, 5 vitesses, 25 000 km, 22 500$ Bruce, bureau 495-2500, résidence 342-7860 Privé MOI, JE DONNE DU SANG CET ÉTÉ! Secteur vente Emplois divers Cours Education IA CORPORATION du 2275 St-Joseph Est est à la recherche de professeurs dynamtoues dimqnt travailler en équipe pour compèr les postes de professeurs suivants: pour semptembre, Boladi et redxotion Noussommeségaèmentôla recherche de professeurs en donse onentaè et conditionnement physque.Vous pouvez fane parvenir vos C V au 2275 St-Joseph Est, H2H 1G4, ô l'ottenton de Serge Lochopeiè WORD PERFECT/SÉMINAIRE 6 octobre 9], 65$ taxes lise!.CAROLE OUIMET, 967-2350 Bureaux RÉCEPTIONNISTE Avec expénence, porfartement bilingue, doit connoltre système Mitel, plus autres tôches Avantages socoux A 2 minutes de morche du métro l'Acadte Faire parvenir C.V à: C P.38, suce.Mt-Royal, VMR.H3P3B8 ANGLAIS INTENSIF, par diplômée de McGill, 15 S/hre.ANGU UNGA 527-6546.VENEZ pratquer votre angtoe avec des anglophone! Club bilingue Moitié-Moité.465-9128 Cartomancie, astrologie M.SAXHO, médium, voyont, vous ode à résoudre vos problèmes amour retrouvé, chance, affaire], etc Raptoe eteffcoce 271-0734 Entretien, rénovation RÉNOVATION, meilleurs qualité-prix-seivce.aussi lavage de topis RÉNOV-TEK 337-3969 Déménagement A BAS PRIX ACE Déménagement local-longue dstance Assuré 30 ans d'exp Roger 939-1533 DISPONIBLE TOUT TEMPS Déménagement, emballage.Entreposage Local et longue Pstonce Assurance complète 253-3275 Secteur vente Secteur vente lllll Leblanc & David lllll Marketing et promotiorfges ventes ' REPRÉSENTANTES Vente d’abonnements pour Le Devoir Nous sommes à la recherche de plusieurs représentantes pour la promotion des ventes d'abonnements du jounal Le Devoir sir les campus universitaires des régions suivantes : Montréal, Ottawa, Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières.SALAIRES: DURÉE DE L'EMPLOI: Environ 9$/hre 1 à 4 semaines Horaires flexibles EXJfiENÇES: Dynamisme, entregent, aptitude à la vente et bonne présentation.POUR RENSEIGNEMENT: Mtl.et ext.:(514) 982-0180 Québec : (418) 529-4250 (du lundi au vendredi, de 9h00 à midi) DONNEZ DÈS AUJOURD'HUI ! FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC AUGMENTEZ VOS CHANCES DE LUTTER CONTRE L'ENNEMI NUMÉR01 C 440 boul.René-Lévesque Ouest, bureau 1400 Montréal (Québec) H2Z 1V7 Tél.: (514) 871-1551 ou 1-800-361-7650 (Siège social) Téléc.: (514) 871-1464 ANJOU QUÉBEC, demande vendeuse! avec expérience pour service au comptoir de charcuterie, fromage et pôtiwerie Tempi plein ou partiel Se préænterau 1025 laureroueit CHANTEURS(EUSES) pour télégramme! chanté! Belle penonnalité, bilingue.Psponible, auto Solaire de bc:e Rem ChfBtion.727-8990 Services professionnels TUTEUR en mathémotique!, pour toux eî ôge: et toui !ei mveoux Horaire et rémunératon oOopté! à votre irtuaiton Philippe 276-6377 Encadrez yotre annonce classée ?286-1200 HH La Société canadienne de la Croix Rouge Henri-Georges Bel-leau À l’hôpital St-Sacre-ment, le 29 août 1992, à l’âge de 64 ans, est décédé M.Henri-Georges Belleau, époux de Monique Perron.Il demeurait à Québec.M.Belleau a été professeur de sociologie à l’Université d’Ottawa et recherchiste à la bibliothèque du Parlement à Ottawa.Selon ses volontés il ne sera pas exposé.Un service sera chanté mardi, le 1er septembre à 14 h, en l’église St-Dominique et de là au crématorium Lépine-Clou-tier Idée, sous la direction de la maison Lépine-Clou-tier Idée, 715, St-Vallier est, Québec.La famille recevra les condoléances à l’église, une demi-heure avant la cérémonie.Il laisse dans le deuil, outre son épouse, ses beaux-frères et belles-soeurs : Murray Kemp (feu Thérèse Belleau) d'Australie, Georges-Henri Perron (Gisèle DÉCÈS Girard) de Chicoutimi, Colette Perron (Paul Gagnon) de Québec, Fernand Perron (Jacinthe Ouellet) de Chicoutimi, Michèle Perron (Jacques Tremblay) de Shawinigan, André Perron (Pierrette Bergeron) de Chicoutimi, Thérèse Perron de Québec, Madeleine Perron (Pierre Boucher) de Québec, Berthilde Daigle de Québec, Monique Leblond de Knowlton, ses oncles et tantes, ainsi que de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et amis.FILION, (Servêtre) Françoise À l'hôpital Notre-Dame de Montréal, le 30 août, est décédée, à l’âge de 80 ans, madame Gérard Fi-lion, née Françoise Servêtre, domiciliée à Saint-Bruno-de-Montarville.Lui survivent : son époux, Gérard Filion; ses neuf enfants : Nicole (Has- sen Ouaniche), Monique (drf Eugène Ménard), Pierreç (Johanne Grenier), Jean/i Marcel (Monique Poitras), Marc-André (Me Pierrette} Boivin), Louise (Serge Payette), Michel (Agathe Plamondon), Claudine;', quatorze petits-enfants et'-deux arrière-petits-enfants.' Les funérailles auront; lieu lundi le 31 août, à 15 h,c en l'église paroissiale de^ Saint-Bruno-de-Montar-n ville.Le convoi funèbre1 partira de la résidence fu-" néraire E.Tétreault & fils' Ltée (membre R.F.A.Q.),’ 1559 Montarville, Saint-V Bruno-de-Montarville, à 14 h 45 pour se rendre àc l’église paroissiale de Saint-, Bruno où le service sera cé- ; lébré à 15 h 00, et de là au cimetière de Saint-Bruno, lieu de la sépulture.Parents et amis sont'-priés d’y assister sans autre J invitation.Lundi, ouverture du sa*/ Ion à 10 10 h 00.¦J LA METEO -ij i;J Situation générale: Il y aura des nuages, des averses et un peu de soleil.La masse nuageuse qui recouvre l’est du Québec se déplace rapidement vers l’est.Mais dans certaines régions le soleil réussit à percer cette masse de temps à autre.Un front chaud qui donne présentement du temps nuageux et des averses sur l’ouest se dirige de très bon train vers l’est.Derrière ce front les nuages persistent mais le soleil devrait apparaître brièvement.Donc, le temps s'annonce aujourd'hui généralement nuageux et des averses dispersées sont encore possibles.Mardi une crête de haute pression dégagera le ciel dans l'ouest de la province, tandis qu'à l'est, les nuages persisteront.Un peu de pluie ou de bruine tombera sur la basse Côte-Nord.Les températures seront sous les normales saisonnières.MONTRÉAL Nuageux avec éclaircies.40 pour cent de probabilités d'averses.Max.: 18.Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Max.: 21.LEVER DU SOLEIL 0 h 00 COUCHER: 00 h 00 QUÉBEC Abitibi-Témiscamingue, réservoirs Cabonga et Gouin: nuageux avec 40 de probabilités d'averses.Max.: 14.Demain: ensoleillé avec passages nuageux Max.: 17.Laurentides, Trois-Rivières, Drummondville: nuageux | avec éclaircies.40 % de probabilités d’averses.Max.:, 17.Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Max: 20.>(i Pontiac.Gatineau et Lièvre: nuageux avec éclaircies 40% de probabilités d'averses.Max: 17.Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Max: 17.Ottawa-Hull: nuageux avec éclaircies.40 % de pro- ' babililés d'averses.Max.: 18.Demain: ensoleillé aveo > passages nuageux.Max: 21.Cornwall.Estrie: nuageux avec éclaircies 40% de probabililés d'averses.Max.: 18.Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Max : 2t.: 1 Québec.Beauce, Charlevoix et Rivière-du-Loup: i nuageux avec éclaircies.40 pour cent de probabilités , d'averses Max.: 18.Demain : ciel variable.Max.: 20.Lac St-Jean.Saguenay, La Tuque, reserve faunique 1 des Laurentides: nuageux.60 % de probabilités d'aver* ; ses.Max.: 15.Demain: ciel variable.30% de probabilités d'averses.Max.: 18.Rimouski-Matapédia, Ste-Anne-des-Monts, parc de la Gaspésie, Gaspé, parc Forillon: nuageux.40% dé.probabilités d'averses.Max.: 15.Demain: éclaircies;" 40 % de probabilités d'averses.Max.: 19.Baie-Comeau, Sept-lles: nuageux.60% de probabilités d’averses Un peu de pluie ou de bruine en après- -midi.Max.: 15.Demain: nuageux.60% de probabilités i d’averses.Max: 18 , Basse Côte-Nord, Anticosti saul secteur de Blanc-sablon: nuageux avec un peu de pluie ou de bruine., Max.: 14.Demain: un peu de pluie ou de bruine.Max.: < 15.15 Secteur de Blanc-sablon: nuageux avec un peu de pluie ou de bruine.Max.: 13.Demain: un peu de pluie ou de bruine.Max.: 13.•' Source: Environnement Canada il Si vous aviez un enfant qui souffre d'insuffisance rénale, vous comprendriez pourquoi La Fondation du rein vous incite fortement à signer une carte de don d'organes.LA FONDATION CANADIENNE DU REIN Parce que la vie ça n'attend pas! i SOCIETE Le Devoir, lundi 31 août 1992 L'ENTREVUE DU LUNDI \ PAUL-ÉMILE ROY I I professeur qui voulait tout changer II il il il II »l U il il II l> il Isabelle Paré -1- j SES AMIS l’ont traité de vieux prof blasé, de rabat-joie nostalgique.D’autres, moins sympathiques, lui pointaient ni plus ni moins le chemin de la retraite.Quel aigri!, pensait-on, l’invitant dsicrè-tement à tirer sa révérence.Qu’à cela ne tienne, Paul-Émile Roy, professeur de carrière jusqu’au bout des ongles, n’a pas démordu.Qui, il a pris sa retraite.Mais pour écrire un bouquin afin de dire tout de go ce qui le chicotait au tréfond de râme après avoir vu défiler autant de réformes que d’élèves en 30 ans d’enseignement.Son livre, Une révolution avortée est ni plus ni plus qu’un nouveau pavé jeté dans la mare déjà troublée de l’enseignement.Dans la foulée des émules de Jean Larose et autres inquisiteurs de l’école actuelle, Paul-Émile Roy passe au tordeur et martèle sous toutes ses facettes ce que d’autres ont élevé au rang de grande réussite de notre révolution tranquille : la réforme de l’enseignement.Non, il n’est pas tendre envers cette révolution qui n’a selon lui accouché que d’un maigre avorton.Un avorton parce qu’à son avis, le Québec a raté le coche en évacuant l’essence de ce que devait être cette révolution des classes.Pis encore, s’es-saye-t-il, on se convainc depuis non sans gloriole que nous avons atteint nos buts.Il n’en est rien !, pourfend notre polémiste qui, avec ses airs bon enfant et sa voix sablée par la tâche professorale, n’a rien du provocateur ordinaire.« Au début de la révolution tranquille, on parlait de la société de loi-,sirs, d’une société où on aurait plus de temps pour la lecture et la culture, pour la vie de l’esprit.On pensait préparer des jeunes pour cette société technologique.Il y a quelque chose qui n’a pas marché dans cette transformation.Ces jeunes ont été victimes d’une immense chimère, on leur a interdit de s’instruire, on les a trompés », pilonne-t-il vertement, reprenant le propos principal de son livre.Certains attribueront son insistance à la frustation d’un désabusé, mais son acharnement tient plutôt au dynamisme indécrottable et inextinguible qu’il voue à l’enseignement.En fait, avoue-t-il, candide, s’il n’aborde et dit tout net ce qu’il pense qu’aujourd’hui, c’est qu’il était trop occupé à s’occuper de ses classes, de ses élèves irrécupérables qui échouent par milliers au cégep.Idéaliste lui aussi, il était de ceux qui ont plané sur la vague frénétique de la révolution tranquille, prêts à refaire le monde sinon le Québec.La connaissance, la culture générale enfin accessible à tous.Le rêve enfin à portée de main.Rien de moins.« Soit, dit-il aujourd’hui, on a démocratisé l’enseignement, mais à quel prix ?Maintenant, le constat est incontournable.La grande majorité des élèves qui arrivent au cégep sont des illettrés et des incultes », tranche ce professeur du cégep Saint-Laurent.D’ailleurs, le verdict de Paul-Émile Roy est sévère : 10% de ses élève sont extraordinaires, 20 % ne sont guère que moyens et le reste d’une faiblesse incroyable.Or, le but du rapport Parent n’était-il pas que tous accèdent à la culture générale ?« J’ai des élèves qui me disent : Monsieur, Paris c’est loin de la France ?», s’exclame-t-il.Si des pas considérables ont été faits dans le secteur techniqde — quoique encore là il réserve quelques flèches — des élèves passent la porte du collégial sans savoir distinguer un verbe d’un adjectif, une préposition d’un adverbe.« Vous vous dites, que ce n’est pas possible, quel gâchis, quelque chose n’a pas marché», relance-t-iL Mais qui sont les responsables de cette révolution dégonflée qui voulait se faire plus grosse que le boeuf ?D’entrée de jeu, les enseignants ne peuvent se dissimuler devant pareil échec, croit l’auteur.Mais les causes sont encores plus profondes.Les bureaucrates, technocrates et autres fomentateurs de réformes en boîte sont aussi à pointer du doigt, mais il y a d’abord tout ce qu’a charrié la révolution tranquille.« Comme dans toutes les révolutions, on s’imagine que tout doit être changé, balayé.Même l’ordre du temps, comme on l’a fait après la Révolution française.Alors tous les liens ont été coupés.Le sens de l’histoire s’est perdu.Cette une perversion de notre révolution.On a pris ce tournant dans une sorte d’anarchie, avec un manque de lucidité », observe-t-il aujourd’hui.Bref, sabordées les valeurs de la discipline, de la rigueur et de l’effort, voilà venu le temps de l’expression de soi, de la libération et de la suprématie du « vécu ».Or rien n’a fait plus de tort à notre système d’éducation que cette pédadogie de la communication qui s’est élévée au rang de crédo, analyse le professeur.La plus grande supercherie des dernières années aura été de croire qu’on bâtirait un système d’éducation qui pourrait se passer de l’écrit, explique-t-il avec force détail dans son livre.Supplanté par l’image à l’ère des mass-média, on a cru que l’écrit était obsolète, que la pédagogie devait se baser sur l’audio-vi-suel, que la télévision prendrait le relais du maître.Bref, on a décrété de façon péremptoire que la pédagogie ne s’enracinerait plus dans les lettres.« Dans certains cours du secondaire, on s’est mis à dire aux élèves de créer des annonces publicitaires, de faire des eintrevues, des simulations de droit de parole.C’est débile ! Je ne suis pas opposé aux médias ou à la télévision, mais l’école n’a pas à singer la télévision, ni la société.Elle est là pour l’interroger », insiste l’auteur qui persiste à croire que seul un mépris envers les élèves peut motiver pareille pédagogie.Aujourd’hui, l’importance qu’il voue à l’écrit lui vaut souvent l’épithète de vieux jeu, de nostalgique du collège classique, de marginal ramant à contre-courant.« C’est tout de même impensable que des professeurs pensent ainsi.On ne tient même plus compte de la formation de la mémoire.Apprendre n’a plus d’importance ! Il n’y a presque plus d’examens au cégep.Pourtant, on se forme à partir de ce qu’on absorbe ».« La lecture des grands textes est difficile mais les élèves en sont capables.On est dans l’erreur de penser autrement.Ce sont parfois les professeurs eux-mêmes qui ne croient pas à la culture générale, à la connaissance des grands auteurs, aux données premières de l’histoire, de la géographie.Et je pense que c’est par facilité ou par démission plus que par conviction », pilonne-t-il, citant l’un de ses auteurs-phares, Neil Postman.Ce cher Postman, rappelle notre Paul-Émile, a écrit qu’enseigner, c’est d’abord résister.À son avis, le recul de la langue dans l’enseignement est le symptôme d’un recul de la pensée.De la culture.Point.L’auteur ne tarit pas d’exemples.N’est-il pas incroyable que le Conseil supérieur de l’éducation en arrive à dire, comme il l’a fait récemment, que l’effort intellectuel et la formation générale doivent être encouragés à l’école.« A-t-on pu déjà penser autrement ?C’est invraisembla- PHOTO JACQUES NADEAU PHOTO JACQUES NADEAU Paul-Émile Roy jouai, puis du québécois, puis du francophone et enfin du français.Ne soyons pas surpris si les jeunes qui passent pas nos écoles soient si per dus !, lance le critique.Quant à la réforme qui s’annonce au collégial, Paul-Émile Roy s’eii1 méfie comme il doute de tout ce qui est mijoté dans des officines à Québec, sans que ceux qui sont en classe ¦ avec les élèves n’aient mot à dire.« J’entends déjà ce jargon bureau1 cratique qui cache une impuissance et une ignorance.Va-t-on penser à des choses aussi simples qu’une grammaire pour tous les élèves ?» Après pareille mise à mort, peut-on encore penser que Paul-Émile Roy n’est pas un être amer jusqu’à la moelle, déconfit par moultes déceptions.Non.S’il persiste et signe, se défend-il, c’est qu’il tient, encore après trente ans, à revaloriser l’enseignement plutôt qu’à le laisser sombrer dans quelque nouvelle boul-labaisse pédagogique.La seule pointe d’amertume à laquelle il se laisse aller, c’est de penser à tout ce qui aurait été possible de faire à notre époque, avec tous les moyens dont nous disposons.Cet automne, Paul-Émile ne ren- ’ trera pas au boulot, il mettra sur le métier un nouveau bouquin.Il s’en trouvera pour se réjouir de voir ce fauteur de troubles loin de leur pan rage, mais d’autres souriront de voir enfin quelqu’un dire tout haut ce que secrètement, ils pensent tout bas-.depuis longtemps.infatigable que lui —, il raffole des mômes et ne rate jamais une occasion de s’envoler à la campagne avec ceux de ses petites nièces qu’il se plaît à gâter.En bon professeur, |il leur refile discrètement Le Petit Prince durant la fin de semaine.; Quant à sa femme, il ne tarit pàs d’éloges à son égard.« Un professeur admirable, confie-t-il.Tous les enfants qui passent par elle arrivent du cégep avec une longueur d’avance.Tous.Elle est d’une exigence ! Mais ses enfants l’adorent.Les hommes, on est plus mous et plus gentils.Mais ce n’est pas nécessairement ce qile les élèves apprécient le plus ».Mais pourtant, ces élèves l’aiment bien lui aussi.Assez du moins pour venir le rencontrer, le visiter et même lui demander des conseils.« Quelques uns atterrissent encoi’e chez nous dans les Laurentides, pour nous voir », raconte-t-il, un brin ému.Mais cet automne, Paul-Émile restera chez lui.Même en professeur inlassable, il ne dissimule pas sa joie de ne pas avoir de cours à préparer pour la rentrée.Allonc-donc !, notre polémique sera bien trop heureux d’avoir son temps pour cuisiner quelque autre idée à coucher sur papier.ble », ironise ce dernier, contre ce qu’il qualifie de vérité de La Palice.À ce portrait déjà pas tout à fait rose, l’auteur d'Une révolution avortée ajoute aussi à la liste en prenant cette fois à partie la « normalisation » qui a contaminé l’enseignement.Cet exercice maintenant répandu qu’il juge aussi absurde que pervers.Pervers, parce que l’obtention à tout prix du diplôme est devenue une obsession collective.Or au même moment, ce papier n’aura jamais été aussi vide de sens.Au collégial, s’entend.Ce phénomème que Paul-Émile Roy qualifie de « psychose » de l’étude en vient à faire que tous veulent obtenir un diplôme sans plus d’égard envers les connaissances qu’U suppose.« Dans une école secondaire, on voulait obliger les professeurs à faire reprendre un examen à l’élève qui a échoué une première fois.En cas de second échec, on prévoyait une nouvelle reprise et la note de passage était obtenue automatiquement.Comment voulez-vous que les élèves n’aient pas de mépris pour leurs professeurs ?Us ne travaillent pas, ils savent qu’ils vont passer ».Dans la foulée de la démocratisation de l’enseignement, plaide à nouveau ce détracteur, on a confondu l’éducation pour tous, avec un diplôme pour tous ! « La démocratisation de l’école est une notion pervertie, faussée.Ça ne veut pas dire que tout le monde a Isabelle Paré CERTAINS de ses élèves l’appelent « Paul-Émile le polémique ».Pourtant, Paul-Émile Roy n’a rien d’un agitateur né.Plutôt calme, il est même serein, souriant et optimiste.C’est peut-être pourquoi il a résisté à tant d’années d’enseignement sans se faner, gardant l’enthousiasme des jeunes venus.Né au Nouveau-Brunswick, Paul-Émile Roy atterissait à Montréal à l’âge de 14 ans.Le sort a fait qu’il débarqua au collège Saint-Laurent et n’en décolla plus pour le reste de ses jours.Ou presque.C’était l’époque des années 50, l’époque du collège classique et du moment où ces écoles étaient souvent le coeur des rares bouillonnements intellectuels et culturels de la ville.« On juge très mal cette époque.Il y avait beaucoup de bons côtés à cette vie.Tout était important : tant le sport, les lettres que le théâtre.La grosse différence, c’est qu’on était très encadrés.Mais c’est vraiment là qu’on m’a inculqué le goût d’apprendre », raconte le professeur, sans nostalgie déplacée.Puis après des années de sages ap- droit à un diplôme, mais que tous aient accès aux études.Pour le diplôme, il faut avoir réussi, et ceux qui ne le peuvent pas s’excluent eux-mêmes.Revendiquer un diplôme pour tous, peu importe les compétences, c’est démolir tout le système en tirant vers le bas », clame ce dernier.La démocratisation signifie-t-elle qualité proposée à tout le monde, ou médiocrité généralisée ?, interroge-t-il dans son livre.À ce chapitre, Paul-Émile Roy ne s’empêtre pas de formules enrobées et préfère dire les vérités toutes crues.À son avis, 80 % de ses élèves auraient dû échouer, incapables d’assimiler la connaissance transmise.Mais administration oblige, seulement la moitié ont été recalés.Ni diable ni bourreau, il se défend d’être un dur.« Plusieurs n’auraient pas dû être dans cette classe au départ.On doit avoir autre chose à offrir à ceux qui ont une intelligence plus pratique, plus concrète », s’impatiente-t-il.À son avis, il faut se défaire du credo du rapport Parent voulant que les élèves du secteur technique et professionnel se doivent d’être ensemble.« Tout le secteur général en souffre, et ceux du professionnel courent à l’échec par notre propre faute», opine ce dernier.Mais toute cette débandade face aux études, poursuit M.Roy, en particulier face à la langue, n’est pas que le fait des seules réformes scolaires.En fait, le statut politique et social donné à la langue française au Québec aura donné le dernier coup Paul-Émile prentissages, se produit le Big bang de l’éducation.Les années 60 et la révolution tranquille soulèvent dans leur foulée un enthousiasme délirant auprès de jeunes qui, comme lui, décident de se destiner à l’enseignement.« C’est difficile d’expliquer aujourd’hui l’euphorie que nous vivions à cette époque.On était fous ! Mais plutôt que de construire sur le rapport Parent, on dirait qu’on s’est assis dessus », laisse maintenant tomber l’analyste, non sans une pointe d’ironie.Et défilent ensuite à un rythme effréné toutes ces années passées au cégep Saint-Laurent à enseigner la littérature à des élèves — comme il le dit — qui n’ont jamais ouvert un livre.Et pendant tout ce temps, il n’a perçu qu’en filigrane toute cette dégringolade du système d’enseignement dont il fait aujourd’hui l’amer constat dans son livre.Mais toutes ces idées jetées sur papier qui, selon Pierre Vadebon-coeur, « sont aussi lapidaires que justes », mijotaient dans la tête de l’auteur depuis longtemps.La retraite arrivée, il s’est mis illico à la plume pour livrer quelques mois plus tard son manuscrit à l’éditeur.Bref, la de grâce à l’enseignement du français.Disons qu’à ce chapitre, Paul-Émile Roy affiche clairement ses couleurs : pour lui, le jouai est une abomination, la langue québécoise est une invention de l’esprit.Devenu un babel lnguistique, le Québec se fait lentement le faussoyeur de sa propre langue.Il s’expüque.« Le statut de francophones minoritaires au Canada et les positions permicieuses entourant le statut de la langue ont eu un effet dévastateur sur la formation de la jeune génération.Car ce statut façonne aussi leur rapport envers leur langue maternelle.Rouvrir la loi 101 n’aura jamais créé autant de tensions linguistiques et de confusions », persiste le professeur Roy.Quant à la déconfiture de la langue de Molière au Québec, la mode a voulu longtemps que la langue de la rue aie sa place à l’école pour faire « vrai », ironise notre auteur.D’ailleurs, tout un courant littéraire a aussi entretenu l’idée que la ‘langue’ québécoise ne devait pas avoir à rougir devant le français.« La vulgarité doit-elle être perçue comme un signe d’authencité ?C’est triste d’en être là.Pour moi, c’est une hérésie de penser tirer la sympathie des élèves en parlant le jouai.Faire du théâtre et enseigner, c’est deux choses.Le jouai est un niveau de langue, alors que le français est l’instrument de la pédagogie », explique-t-il dans son livre.On a parlé du le polémiste graine de polémiste a vite germé en lui et le voilà convié à des conférences, des entrevues, des émissions de radio.Mais au-delà des essais, Paul-Émile Roy s’intéresse aussi à la nouvelle.Sa prochaine intrigue, vous l’aurez deviné, oppose.deux étudiants et un professeur.Tous trois empêtrés dans un système dysfonctionnel.Allez savoir où il a déniché cette idée ! Autrement, il passe son temps à s’abreuver des grands classiques et, cet été, Omère est son oasis.Il se délecte de Molière, Bossuet et autres monuments de la littérature et rate jamais Rapp au passage pour profiter de quelques minutes de l’émis-sionCaractères.Fidèle lecteur du Devoir, il dit mordre dans l’actuahté comme dans un bon roman.Bien que féru des classiques, Paul-Émile Roy s’avoue tout de même déçu de voir que des auteurs d’ici, comme Rioux, Séguin, Vadeboncoeur soient si peu lus.« À mon avis, un auteur comme Vadeboncoeur ne sera redécouvert et apprécié à sa juste valeur que d’ici 20 ou 30 ans.C’est triste », soutient-il.Même s’il n’a jamais eu d’enfants avec sa femme — professeure aussi 10 B Le Devoir, lundi 31 août 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) — Honeymoon In Vegas 7 h, 9 h II: Rapid Flre 7 h 15.9 h 15 III: Single White Female 7 h 10.9 h 20IV: Stay Tuned 7 h— Death Becomes Her8 h 45 BERRII: (849-3456) — Jeune femme cherche colocataire 1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30.9 h 30 II: L’esprit de Caïn 1 h 40, 3 h 30, 5 h 20.7 h 10,9 h (II! Contre attaque 1 h 50,3 h 40, 5 h 30, 7 h 20, 9 ri 10IV: Twin Peaks (fr ) 1 h 40,4 h 15.7 h, 9 h 30 V: La mort vous va si bien 1 h 30.3 h 30.5 h 30,7 h 30,9 h 30 BONAVENTURE I: (849-3456) - BROSSARD I: (849-3456) - Ligue en /upons 7 h.9 h 20 II: Contre attaque 7 h, 9 h 10 III: Rester à l’écoute 7 h 30.9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (849 3456)- Christophe Colomb 7 h, 9 h 30 2: Contre attaque 7 h 30.9 h 35 3: Honeymoon In Vegas 7 h 30,9 h 354: L’esprit de Caïn9 h 15— Restez à l'é-coute 7 h 15 5: Single White Female 7 h 05.9 h.20 6: Twin Peaks (fr.) 7 h, 9 h 30 CENTRE EATON 1: Mtl- Unforglven 12 h 15,3 h.6 h 15.9 h 2: Indochine 1 h.4 h 30, 8 h 3: Christopher Columbus 12 h 30.3 h 30, 6 h 05, 8 0 45 4: Tlmescape 12 h 40.2 h 50,5 h 05,7 h ,9 h 25 5: Docteur Petiot 12 h 20, 2 h 30.4 h 45r 7 h 10, 9 h 35 6: Freddie 1 h, 3 h 5 h— Toto le héro 7 h, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil (849-''7458)— Honeymoon In Vegas 5 h 15, 7 h 15,9 b 15 2: Rapid Fire 5 h 30.7 h 30,9 h 30 3: Single White Female 5 h, 7 h.9 h 15 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (849-7277)- CiNÉMA JEAN-TALON: Mtl- The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10,9 h 30 CINEMA LANGELIER 1: Obsession fatale 9h 10— La mort vous va si bien 7 h 10 2: Une ligue en /upons 7 h— Unité spéciale 9 h 30 3: Restez à l'écoute! b 05.9 h 4: L’esprit de Caïn 7 h 15.9 h 15 5: Contre attaque 7 h 15.9 h 15 6: Jeune femme cherche colocataire 7 h 05, 9 h 15 CINÉMA OMÉGA 1: - Obsession tatalelh 20.9 h 30 2: Basic Instinct 7 h.9 h 30 3: Rock 'n Nonne 7 h 20— Unité spéciale 9 h 30 4: Chérie l’ai gonflé le bébé 7 h.9 h CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-Laurent, Mtl (843-6001 ) — CINÉMA PARIS: Mil (875-7284)- Edward 113 h— The Lunatic 5 h, 7 h 15— Prelude to a Kiss 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans Canada (849-3456)- Rapid Fire 7 h 15.9 h 20 2: A League of their Own 7 h.9 h 30 3: Death Becomes Her 7 h.9 h 15 4: Honeymoon In Vegas 7 h 20,9 h 20 S: Single White Female 7 h.9 h 20 6: Twin Peaks Firewalk With Me 7 h, 9 h 30 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— CINÉMA V - 1:5560 Sherbrooke O (489-5559) — Fermé temporairement CINÊPLEX I: (849-3456) - Universal Soldier mar 1 h 30.5 h 15,9 h 30.lun mer jeu 5 h 15.9 h 30— Obsession fatale mar 3 h, 7 h 15, lun mer |eu 3 h.7 h 15 2: Une ligue en jupons 6 b 45— Orange mécanique 3 h 25, 9 h 10 III: The Player mar 1 h, 3 h 25,7 h 05.9 h 25, lun mer |eu 3 h 25.7 h 05,9 h 25IV: Le secret de Tara 1 n, 3 h 25.7 h 10, 9 h 25 V: Death Becomes Her mar 1 h 05, 3 h 40, 7 h, 9 h 15.lun mer.jeu.3 h 40, 7 h.9 h 15 VI: Basic Instinct mar 1 h 05, 3 h 30, 7 h, 9 h 25, lun mer |eu 3 h 30, 7 h, 9 h 25 VII: Restez à l’écoute mar 1 h,3h,5h,7h,9h, lun v M O * P : \ CET ETE MOI J'AIDE À SAUVER LES PROJETS D'OXFAM-QUÉBEC.J'ENVOIE MON 10$ OXPAM QUÉBEC 169, aie Saint-Paul Est Montréal (Québec) H2Y 1G8 // suffit de prendre le temps.V/untie?bun, montez bien linu^e: et jouer en famille, entre anus Soyer bien dans votre peau Vous ( nxpterer dans la vie a belles dents Prenez 2 minutes pour remplir ce coupon Nous vous enverrons gratuitement notre brochure Sum /‘renom \ .,r ( f fur r urialr SIX, Montreal (Juèher //4A iP4 f '«U[m\tul VITAL il f77W7^„ pam tapât non ^ m mer ieu 3 h, 5 h, 7 h, 9 h VIII: Playboys mar 1 h, 3 h 20, 7 h.9 h 20, lun mer |eu 3 h 20, 7 h, 9 h 20 IX: Christophe Colomb3 h 40.7 h 05,9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- Le secret de Tara COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul René-Lévesque, Mtl (283-8229)— La conquête de l’Amérique 18 h (27 au 31 aoùl) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— CRÉMAZIE: (849-FILM) - La cité de la/oieS h DAUPHIN I: (849-3456) - Christophe Colomb 7 h.9 h 30 11: Léolo 7 h 10,9 h 20 CINÉMA DÉCARIE 1: (849-3456) - Honeymoon In Vegas 7 h 35,9 h 35 II: Rapid Fire 7h 30, 9 h 30 DORVAL I: (631-8586) — Pet Sematary 2 7 h 15, 9 h 30 II: Stay 7uned6h30,8h 30111: Christopher Columbus 6 h 45,9 h 10IV: 3 Nlnlas 6 h 30,8 h 30 DU PARC 1: (844-9470)- Stay Tuned! U 15,9h 25 2: Whispers In the Dark 7 h 20.9 h 30 3: Unforglven 6 h 45,9 h 15 DU PLATEAU 1: (521 7870)- Indochine 12 h 30.3 h 30.6 h 30.9 h 30 2: Chérie j'ai gonflé le bébé 1 h, 3 h— Les clés du Paradis 5 h 7 h 9 h CINÉMA QUÉBEC FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1: -Sister Act 7 h 15,9 h 25 2: Tlmescape 6 h 50,9 h 10 3: 3 Ninjas 7 h 05.9 h 05 4: Pet Sematary 26h 30, 9h 5: Whispers In the Dark! h 10.9 h 30 Dlggstown 7 h 10,9 h 30 7: Unforglven 6 h 20.9 h 05 8: Stay Tuned 7 h, 9 h FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (849-3456)-Death Becomes Hert h 30.3h 45.7 h.9h 15 2: Twin Peaks Firewalk With Ale 1 h 45.4 h 20.7 h, 9 h 30 3: Raising Cain 1 h 30,3h 25.5 h 20.7 h 20.9 h 30 4: A League of their Own 1 h 45.4 h 30,7 h.9 h 30, mer jeu 1 h 45, 4 h 30.9 h 30 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Pel Sematary 2 7 h.9 h 15 2: Christopher Columbus 6 h 30,9 h 10 3: Stay Tuned 7 h, 9 h IMAX: Vieux Port de Montréal (496-4629)— Antarctica version française: 10 h 30.11 h 30.13 h 20.14 h 15.15 h 10,16 h 05,17 h, 19 h 30,20 h 30.version anglaise 12 h 25,18 h 30— Les Rolling Stones 21 h 30 (jusqu'au 13 sept tous les |Ours) IMPÉRIAL: (288-7102) - Festival des films du monde LAVAL : (688-7776) - 1: Christopher Columbus 6 h 50.9 h 20 Freddie mar.12 h 50.2 h 50.4 h 50 2: Stay Tuned 1 h, 3h.5 h, 7 h, 9 h 10, lun mer |eu 7 h.9 h 103: Tlmescape 12 h 35,2 h 50, 5 h, 7 h 10.9 h 20, lun mer |eu 7 h 10, 9 h 20 4: Unforglven 12 h 50,3 h 40, 6 h 30, 9 h, lun mer jeu 6 h 30,9 h S: Pet Sematary 212 h 30,3 h, 5 h 10.7 h 20, 9 h 30, lun.mer jeu.7 h 20,9 h 30 6: Sister Act 12 h 45,3 h 05.5 h 05.7 h 15, 9 h 35, lun mer |eu 7 h 15,9 h 35 7: Rock'n Nonne 12 h 40,3 h.5 h, 7 h 25,9 h 40, lun mer jeu 7 h 25,9 h 40 8: Plnocchlo mar 2 h, 4 h- Indochine 6 h, 9h 9: Whispers In the Dark 12h 20, 2h 30.4 h 50.7 h 10,9 h 10, lun mer jeu 7 h 10,9 h 10 10: Boomerang \ h 30.4 h 10.6 h 50.9 h 20, lun mer ieu 6 h 50,9 h 20 11: Chérie /’al gonflé le bébé 1 h 20, 3 h 20.5 h 20.7 h 20.9 h 30, lun mer |eu 7 h 20,9 h 3012: 3 Ninjas 1 h, 3 h, 5 h.7 h.9 h 10, lun mer |eu 7 h, 9 h 10 LAVAL 2000 1: (849-3456)— Jeune femme cherche colocataire ! h 10,9 h 20 2: La mort vous va si bien 7 h, 9 h LOEWS l:(861 -7437) - Whispers In the Dark 12 h 30.2 h 50,5 h 10,7 h 20,9 h 35 II: Sister Act 12h15.2h30.4h45.7 h.9 h 15 III: Stranger Among U» 12 h 25,2 h 40.5 h, 7 h 20.9 h 35IV: Batman Returns 12 h.3 h.6 h.9 h V: Diggt-town 12 h 45,3 h, 5 h 15,7 h 30.9 h 45 OUIMETOSCOPE:(525 8600) - Salle 1 Les Commitments 19 h 30— La postière 2\ h 30— Salle 2 Les amants du Pont-Neuf 19 h— Jusqu'au bout du monde 21 h 15 OUTREMONT: (278-FILM)— PALACE 1: — Pet Sematary 212 h 10,2 h 30,4 h 50.7 h 15.9 h 35 II: Christopher Columbus 1 h, 3 h 40.6h 30,9h 15III: Stay TunedtîhtO, 2 h 45, 5 h.7 h 10, 9 h 10 IV: Clockwork Orangeih 15,9h— 3 Ninjas 12 h 15,2h 15,4h 15 V: Lethal Weapon 3 7 h, 9 h 30— Honey I Blew Up the Kid 12 h 20, 2 h 30,4 h 40 VI: Un-lorglven 6 h 10,9 h— Plnocchlo 12 h 10,2 h 10, 4 h 10 PARADIS I: (354-3110)— Fraction de seconde 7 h- Maltresse de maison 7 h 05— L'homme d'EncIno 7 h 15— Allen 3 8 h 50— Horizons lointains 9 h 05— Basic Instinct 9 h 15 PARISIEN I: (866-3856)- Festival dee filma du monde PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - Honeymoon In Vegas 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30,9 h 3011: Single White Female t h 45,4 h 30, 7 h, 9 h 15 III: Rapid Fire 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30,9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - Jeune femme cherche colocataire 7 h, 9 h 15 2: La mort vous va si bien 7 h 15,9 h 20 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456)- 1: Raising Cain 7 h 25.9 h 30 2: A League ol their Own 7 h, 9 h 25 3: Rapid Fire 7 h 20,9 h 20 4: Death Becomes Her 7 h 05,9 h 25 5: Honeymoon In Vegas 7 h 20,9 h 20 6: Single White Female 7 h, 9 h 30 7: Howard’s End3 h LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550) -, Prospero's Books 7 h— Monster In a Box9 h 20 VERSAILLES l:(353-7880) - Honeymoon In Vegas 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 15, lun mer |eu 7 h, 9 h 1511: PeJSémafar/212h50,3h,5h10,7h 15, 9 h 25, lun mer |eu 7 h 15,9 h 25 III: Single White Female 12 h 45,2 h 50,5 h, 7 h 20,9 h 30, lun mer jeu 7 h 20,9 h 30IV: Unforglven 6 h 30, 9 h 10- Freddie mar 1 h.2 h 50.4 h 45 V: Rock'n Nonne mar 12 h 45,2 h 45, 5 h, 7 h 10,9 h 30 VI: Whispers In the Dark 1 h.3 h 10,5 h 10, 7 h 20,9 h 25, lun mer |eu 7 h 20,9 h 25 CINÉMA LIDO: -Obsession fata/v 13 h, 19h, 21 h 10.mar mer |eu 19 h.21 h 10— L’esprit de Caïn 13 h, 19 h, 21 h 10, mar mer jeu 19h.21 h 10— Restez à l'écoute 13 h, 19 h, mar mer |eu 19 h— Basic Instinct 21 h 10— Fraction de seconde 13 h, 19 h.21 h 10, mar mer.|eu 19 h, 21 h 10— Jeune femme cherche colocataire 13 h, 19 h, 21 h 10, mar mer |eu 19 h, 21 h 10 LE CLAP: (650-ClAP)— Le secret de Tara 12 h 15.14 h 30.16 h 45,19 h, 21 h 15- Orange mécanique 13 h 45,16 h 30,19 h 05.21 h 40 GALERIES CAPITALE 1 : (628-2455)- Le monde cool 7 h, 9 h 15— Toto le héros 7 h, 9 h— Single White Female 7 h 10.9 h 20— Un-forglven 6 h 30, 9 h 05— Rock'n Nonne 7 h 20, 9 h 30 PLACE CHAREST: (529-9745)— Jeune femme cherche colocataire 13 h 15,16 h, 19 h 15,21 h 45— Impardonnable 12 h 50,19 h 05— Basic Instinct 16 h 10, 21 h 40— Christophe Colomb 13 h.16 h 15.19 h 10, 21 h 45- La mort vous va si bien 13 h 45,16 h 45,19 h 35, 21 h 50— Ligue en jupons 13 h 30,19 h 15— Obsession fatale 16 h 20, 21 h 55— Contre-at-taque 12 h 30.14 h 35, 16 h 40,19 h 05,21 h 20-L esprit de Caïn 12 h 45, 15 h, 17 h, 19 h 20, 21 h 30— Restez à l'écoute 12 h 20,14 h 25,16 h 30, 19 h, 21 h 10 PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)- Whispers In the Dark 7 h 05,9 h 10— Raising Cain 7 h 25,9 h 20 STE-FOY 1 : (656-0592)- Pet Sematary 2 7 h, 9 h 05— Christopher Columbus 6 h 30, 9 h— Stay Tuned!h 15,9h 15 SUR SCENE LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)- Jaz2 à 22h 30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoltrey Lapp, en permanence, lun mar I9h à 24h, mer au ven.17h 30 à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven à compter de 22h .sam à compter de 21 h 30 — Billy Georgette, piamsle/chanteur, lun mar de 17h.à 19h — Trio Billy Georgette, sam de 18h à 21 h.30— Le trio de Bernard Primeau, les dim.de1Bh 30à 24h.LA BUTTE ST-JACQUES: 50 rue St-Jacques.Vieux-Montréal (748-7288)— « Toujours l'amour • revue théâtrale dans une m en s de Robert Maltais, jusqu'au 5 sept, les jeu ven.sam à 21 h CAFÉ DE LA PLACE: PdA.Montréal (842-2112)— « La maison cassée ¦, tragédie de Victor-Lévy Beau-lieu.du 2 au 26 sept., à 20h.le sam.à 16h 30 et 21 h — Louise Forestier propose • Vingt personnages en quête d'une chanteuse >, concept signé par Luc Plamondon, du 16 sept au 17 oct CLUB PATRICE: 4171 St-Denis, Montréal (844-4481)— Jean Claude Kamerun (basse) reçoit un pianiste tous les soirs à 22h.(saul dim.) FESTIVAL DE TROIS: Maison des Arts de Laval.1395 ouest boul de la Concorde, Laval (662-4442)— France Castel et Monique Richard, comédiennes-chanteuses.spectacle de Pauline Julien, le 31 août à 20h IMAGES DU FUTUR: Vieux-Port, Montréal (849- MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.LUNDI 31 AOUT LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • concern grossi nos 4 et 6 (Avison) • Idylle à Siegfried (Wagner) • symphonie no 32 (Mozart) DEMAIN SOIR, 22:00 • sonate pour violon et piano K.379 (Mozart) • quintette K.452 (Mozart) • impromptu D.899 no 1 (Schubert) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 1612)— Exposition internationale, Art Nouvelles Technologies et Communication, ouvert tous les jours, du 15 mai au 20 sept 92.de tOh à 23h , dim.jusqu'à 21h.LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— Tintamarre, Robert Cromp, auteur-compo-siteur-interprète, Claude Fradette, guitare, le 31 août— L Orchestre du Boulevard présente Hommage à Bons Vian, du 1er au 12 sept LE CIRQUE: 2112 St-Denis, Montréal (987-7658)-Snack'n Jazz tous les lun et mar à 21 h avec C Pa-pasotf et L.Soulier LION D’OR: 1676 est Ontario.Montréal (522-1245)— Stephen Faulkner en spectacle, les 2-3-4-S sept.PLACE DES ARTS: Montréal (842-2112)- 5e Salle Révélations 92: Lauren Wagner, soprano, au piano Frederick Weldy, oeuvres de compositeurs américains, le 31 août à 18h.RESTO-BAR OES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques-Cartier, Montréal (861 0188)— John Mc-Gale en spectacle, les mer à 21h.— L'Ensemble de Dave Turner, les jeu à 20h 30, les ven.et sam à 21 h 30 SALLE CALIXA-LAVALLÉE: 3819 Calixa-LavaF lée, Montréal (845-3340)— Le théâtre d'Alexandre présente ¦ Le Breakfast Club, la pièce >, m en s.Dominique La Vallée, les 4-5-6-11 -12 et 13 sept THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux Montréal (845-7306)— • Opéra lou ¦ spectacle de marionnettes, conception et m en s.Vladimir Ageev, sam et dim à 15h BATEAU-THÉATRE L'ESCALE: autoroute 20.sortie 112, SI-Marc-sur-Richelieu (584-2226, 584-2271 )— « Mal de mères • de Chantal Cadieux, m en s Robert Lepage, a compter du 12 |um, mar au ven à 21h, sam.18h.el21h.CENTRE CULTUREL DU LAC MASSON: 414 boul Baron Louis-Empain, Ste-Marguerile (514-228-2513)— € Les amuse-gueules » du 23 juin au 6 sept, mar au |eu et sam à 20h , ven 21 h.30, dim à 19h 30 STUDIO-THÉÂTRE DA SILVA: 1155 Morel, Ste Sophie (514-431-2373)— • Les grands chemins » adaptation de Denis Choumard du roman de Jean Giono, m en s Jean-Guy Sabourin, du 7 août au 5 sept, les ven et sam à 20h.20 THÉÂTRE DE LA BUTTE: 2554 Monty, Val-David (819-322-3474)— .La Virée des Pirates ., du 26 |uin au 5 sept — • Boutie et Irisson >, du 26 juin au 5 sept THÉÂTRE DU CHENAL-DU-MOINE: 1645 chemin du Chenal-du-Moine.Ste-Anne-de-Sorel (743* 8446, Mtl 393-9022)— .Sous-sol à louer.de An.thony Marriott et Bob Grant, traduction et adaptation Robert Lavoie, m en s André Montmorency, à compter du 12 juin, sem 20h 30, sam 21h THÉÂTRE D'ÉTÉ DE ST-OURS: 2555 rang du Ruisseau, St-Ours ( 1 -785-2732)— Le Théâtre Optique présente • C'est-y-clair.joualvert ! • de Julie Poulin et Catherine Jalbert, m en s Michel Valls, du 19 |uin au 6 sept.ven sam dim à20h.30 THÉÂTRE MOLSON: 191 chemin du Domaine, autoroute 40.sortie Berthier, St-Gabnel-de-Brandon (835-3441)— .Urgence en folie • texte etm en s Larry-Michel Demers, du 17 juin au 5 sept THÉÂTRE MONT-AVILA: Chemin Avila.Piedmont (349-4426)— • Chômage > du 19 juin au 8 sept mar au dim THÉÂTRE LE PATRIOTE: 21 est Préfontaine, Ste-Agathe (819-326-3655, Mil 861-2244)- .Décroche-moi la lune • de Lawrence Roman, m en s.Mo nique Duceppe, du 19 juin au 6 sept, mar au ven à 20h 30, sam à 19h et 22h.THÉÂTRE DE ST-SAUVEUR: 22 rue Claude, St-Sauveur (514-227-8466, Mil 430-1812)— .Ce soir on danse ¦ à compter du 12 |um, mar au ven à 20h 30.sam 19h et 22h 30 THÉÂTRE DE LA SUCRERIE: 1292 chemin du Théâtre, Casselman (613-764-5580)— < Week-end de rêve ¦ de Jeanne et Sam Bobrick, m en s Richard Niquetle.du 26 |uin au 5 sept, mer au sam à 20b 30 LA LIBERTE D'INFORMATION, C’EST CAPITAL.f?y AMNISTIE -U"' INTERNATIONALE (5 U) 766-9 766 La télévision du lundi soir on un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFTfR.C.) Montréal Ce soir L'enferc'est nous autres Desjardins d'aujourd'hui L'ADISQ en coulisse g La loi de Los Angeles LeTéléloumaig Le Polnt/météo/sport Double vue sur le festival L'enfer c'est nous autres PTi WCAX (CBS) GîJ Burlington News News g The Golden Girls g Evening g Shade Major g Dad Murphy g Brown Designing Women g Northern Exposure g News U.S.Open Tennis.Sweating Bullets nr) wptz(nbc) Plattsburgh News News g Jeopardyig Wheel ot Fortune g The Fresh Prince.g Blossom g Cinéma : The Revenge 01 Al Capone -Am.89 Avec Keith Carradlne et Ray Sharkey News The Tonight Show g r* CBMT (CBC) Montréal Newswatch CBC Newsmagazine Ear to the ground g The Fresh Prince.g Road g Movies Northwoodg Talkin’ About Alda The National g The Journal News Newhartg Star Trek © sar Le TVA?éd.18 hres Jeopardy ! Sardou en concert, Bercy 91 Les héritiers du rêve Le fantôme de l'opéra (1ère/4) AdLib Le TVA g éd.réseau TVA g sports A commu- niquer CU\ CFCF (CTV) Montreal Puise g Entertainment Tonight The g Simpsons Murphy Brown g Jack The Ripper g News g News Arsenlog Hall Show çrss TV5 (Télé UI Francophones Télétourisme Pyramide Journal de A2 Vision 5 Destination le monde Molière pour rire et pour pleurer (2e/6) La chance aux chansons Reportages Journal de FH3 Destination le monde ©ST’ Passe- Partout Téléservices Omni g Science Points de vue g Nord-Sud L'observateur Médecine apprivoisée Téléservice Avoir 20 ans.sous Gorbatchev ® ?,?“* Musique vidéo Fax: LTntoplus Musique vidéo Rock en bulle 21M5 / Musique vidéo rôô) WVNY (ABC) Burlington News News g Star Trek g The Young Indiana Jones Chronicles g Cinéma : Reds —Am.81 Avec Diane Keaton et Jack Nicholson News Nlghttine g Commercial Programs 19h / Spotlight / Tom Petty Faz Big Ticket /Kim Mitchell Vidéotlow rtïôT VERMONT ^ ETV(PBS) The MacNell-Lehrer Newshourg The Nightly Business.Mark Russell.Journey to Steinbeck's Baja National Audubon Society g p.o.v.g National Audubon.as m£w La guerre des clans Sonia Benezra Coup de foudre Cinéma : Nous ne sommet pas des anges -Am.89 Avec Robert De Nlro et Sean Penn Murphy Brown Le Grand Journal Sports plus Sports plus extra Cinéma (E?) WCFE ^ (PBS) 17h/Chlldren Programs The NlghUy Business.The MacNell-Lehrer Newshour g Il Poverello : The Story of St.Francis ol Asslsl Masterpiece Theatre : g Summer's Lease Jennie, Lady Randolph Churchill Eastenders The Shape of the World g VoW-DON rpcüJL cuÆu^ FORCE LE TÉLÉTHON DE LA DYSTROPHIE MUSCULAIRE 1992 4 Aidez-nous, donnez, durant la fin de semaine de la Fête du travail, .du dimanche 6 septembre, 21 h, 9^ a au lundi 7 septembre, 20 h.Radio Québec CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, lundi 31 août 1992 Un régal L’École Primaire De Jan Sverak, Tchécoslovaquie, 104 minutes, sous-titres français.Aujourd'hui à 9h10; le 2 septembre à I5h00 et le 3 septembre à 21h00, au Parisien 3.SI VOUS avez aimé Mon cher petit village, de Jiri Menzel, il est probable que vous éprouverez le même plaisir en voyant L’École Primaire, premier long métrage de Jan Sverak, fils du scénariste et comédien /.dene k Szerak qui a écrit ces deux films.Nous sommes dans la banlieue praguoise, au début de l’année scolaire 1945-46.Kda est un garçon de dix ans, sensible et gentil, choyé par ses parents.Il trouve sa mère très belle et admire son père qui travaille à l’équivalent tchécoslovaque de notre llydro-Québec.C’est lui qui rabiboche les transformateurs (au risque d’être calciné), c’est lui qui, d’un geste magique, allume chaque soir les réverbères du quartier.Mais si, pris isolément, Kda est un petit garçon bien élevé, en bande il fait partie de la pire des classes jamais vue à son école, une classe qui flanque à son institutrice un choc nerveux.La malheureuse sera remplacée par monsieur llnizdo, un dur de dur.Vont-ils se révolter, ces jeunes rebelles ?Au contraire.Ils tombent tous amoureux de leur tyran.Çar leur nouveau prof leur en met plein la vue en leur narrant ses exploits.Il a fait la guerre en première ligne, il a été un glorieux résistant.Il fait pleurer ses jeunes élèves en leur racontant le martyre d’un autre hé- ros tchèque, Jan II us, mort sur son bûcher.Kn plus, mélomane, il joue du violon et.dramaturge, il leur fait répéter un spectacle.Bref, les enfants n’ont jamais été aussi motivés, c’est l’euphorie.Voici que, contrevenant à mes principes, je suis en train de vous raconter le film.Mais ce n’est pas grave car l’essentiel de L'École Primaire, c’est le détail savoureux, la réplique drôle, la mimique éloquente.C’est la femme du conducteur de tramway qui trompe son mari à heures fixes ; c’est le voisin qui, engueulé par sa femme, se vêt en noir pour faciliter sa mise en cercueil ; c’est la curiosité enfantine qui brave les interdits dont celui de poser sa langue, l’hiver, sur un garde-fou en fer (ça ne vous fait pas penser à une chanson de Charle-bois?), bref, cette chronique d’un quartier de Prague a beaucoup de charme, un charme intelligent et raffiné.La séduction du film passe aussi par l’époque.Ici et là, forcément, on discute politique.Le fascisme est vaincu, le communisme n’est pas acquis, on peut encore croire aux lendemains qui chantent.Nous sommes un juste milieu entre la Russie, qui n’a jamais connu la démocratie, et l’Kurope de l’ouest, dit l’un, nous allons donner au monde l’exemple d’un socialisme humain.Nous sommes slaves, dit l’autre, mais nous sommes occidentaux : la Tchécoslovaquie ne connaîtra jamais la dictature.Inutile de dire que dans le contexte, de telles répliques portent.Un régal vous dis- je- Terrifiant Dügün — The Wedding DTsmet Elçi, Allemagne, 91 minutes, sous-titres anglais.Aujourd’hui à 19h30; le 1er septembre à 14h00 et le 7 septembre à 15h00, au Parisien 5.IL KST des civilisations où le poids de la tradition n’écrase pas seulement les femmes.Metin vit à Berlin depuis trop longtemps pour avoir envie de retourner dans sa Turquie natale.C’est avec méfiance qu’il reçoit Un télégramme de son père : sa mère est malade.Sa petite amie allemande, insiste : il doit se rendre au chevet de sa mère, peut-être mourante.De mauvaise grâce, Metin entreprend donc le voyage vers son village, en Anatolie orientale.Il aurait dû écouter son intuition.Car c’est bien d’un complot familial qu’il s’git.Sa mère est en parfaite santé.On l’a fait revenir pour le marier.Les infidèles l’ont assez corrompu comme ça.Metin tente de fuir, il est rattrapé et mis sous clé.On lui dit clairement que s’il recommence, il sera lué.Impossible d’ap- peler à l’aide, dans ce pays perdu.11 va devoir composer avec les événements avant de tenter une nouvelle évasion.Publiquement humiliée, sa jeune épouse ne survivra pas à la honte.Vous aurez compris que Dügün n’a d’allemand que la nationalité, c’est-à-dire le financement.Il se déroule entièrement en Turquie où est né, en 1964, son réalisateur qui vit à Berlin depuis 1979.On peut donc supposer qu’il connaît bien le double contexte et que cette « fiction » est un témoignage directement inspiré de la réalité.C’est cette authenticité qui lui donne tout son poids, d’autant plus (jue la reconstitution est minutieuse, colorée et fort proprement filmée.Nulle nostalgie cependant de la part d’Ismet Klçi qui jette sur celte commnaulé, sur ses hommes surtout.un regard lucide.Pour lui, la page est tournée.Impossible de convaincre ces patriarches tellement bardés de leur autorité qu’ils refusent d’écouter l’autre, de discuter.Il n’y a d’autre issue que la fuite.Un constat amer et terrifiant.Un voyage au Tadjikistan Bratan — Brother De Bachtijar Chudojnasarow, Tadjikistan, 93 minutes, sous-titres anglais.Aujourd’hui à 13h00 et le 1er septembre à 21 h30 au Complexe Desjardins 3.CHAQUE année, je m’étonne de voir une partie des festivaliers montréalais se ruer vers des valeurs sûres, quasiment se battre pour aller voir des films qui, de toutes façons, sortiront bientôt en salle.Comment savoir si le film est acheté ici ?Kh bien le catalogue du Festival donne la plupart du temps la réponse : si la colonne de gauche comporte la mention d’un distributeur canadien (Alliance, Prima, Malofilm, etc), c’est (jue le film est acheté.Alors qu’une telle manifestation est une invitation au voyage vers l’inconnu, vers le beau risque.Bien sûr qu’on peut se tromper.Mais quand on tombe sur une perle, quel bonheur.C’est ce qui m’est arrivé samedi malin.Tandis qu’une foule compacte prenait d’as-saut’le Parisien 6 pour voir Les Meilleures Intentions, l’excellent film de fiillie August d’après un scénario de Ijtergman, Palme d’or à Cannes, distribué ici par Alliance, nous étions Cinquante spectateurs à peine dans la salle d’à côté où on proposait Hr;i-tan, peut-être le premier film tadjik jamais projeté à Montréal.Car qui connaît le Tadjikistan?Le dictionnaire nous apprend qu'il s’agit d'une république ex-soviétique d'Asie centrale bordée à l'ouest et au nord par l'Ouzbékistan et le Kirghiztan, à l'est par la République populaire de Chine et au sud par l’Afghanistan.Mais liralan n’est pas un documen taire, je dirais même qu’il jiique no Je t’aime La Pomme de la discorde D'Amir Karakoulov, Kazkhstan, 81 minutes Aujourd'hui à 19h00 et le 6 septembre à 12h30 au Parisien 7 UKUX frères s’aiment d'amour tendre.Mais un beau jour, l’un amène et installe une femme au logis.L’autre, d'abord, en prend ombrage, se sent rejeté, va dormir dehors, n’arrive même plus à désirer quelqu'un d’au tre.Car le voici amoureux de la com pagne de son frère.Kt lorsque ce dernier part seul en voyage, la dé laissée devient sa maîtresse.J’aime autant vous dire que ça finira mal Mais pas pour qui vous pensez.("est du vidéo projeté sur écran, il faut s’habituer à celle image niqué cise, dont les couleurs bavent Mais le film est très maîtrisé.Le réalisa leur n’a pas misé sur le folklore mais sur l’universalité des sentiments.Ses tre curiosité et qu'on aimerait avoir son réalisateur sous la main pour lui poser plein de questions sur son film et sur son pays.Il nous raconte l’histoire de deux frères qui vivent chez leur grand-mère.L’aîné a dix-sept ans et s’occupe de l’éducation de son benjamin avec constance et affection, même si ses conseils ne sont pas toujours très orthodoxes.Les deux garçons décident un jour d’aller voir leur père qui habite à l’autre bout du pays.Pas un père mythique, comme celui du Via je de Sola nas.Un père tout à fait concret, médecin et collectionneur de plantes comme nous le découvrirons plus tard.Mais avant, il y a le voyage, un merveilleux voyage dans un drôle de petit train qui transporte à peu près tout et qui est régi par un conducteur obligeant.Le tortillard épouse les méandres et les collines de l’immensité de la plaine, ralentit dans les villages, rivalise de vitesse avec un tracteur, fait fuir des chevaux sauvages, est attaqué par des gamins lanceurs de pierres, s’arrête une heure parce que son conducteur est amoureux d’une capiteuse beauté, prend à son bord on étrange bonhomme qui échange des théières contre des tapis (les frères l’ont baptisé « monsieur Samovar ») et surtout, nous laisse pressentir par les silhouettes qu’il laisse derrière lui les parfums et les mystères d’un monde oriental à peine entrevu.Je ne suis pas en train de vous dire que c'est le chef-d'oeuvre du festival Mais que ce pot it film modeste est jilein d’imprévu, que ce voyage en noir (‘I blanc à travers le Tadjikistan est haut en couleurs., je te tue personnages parlent peu, ni* s’expliquent pas, ne se fâchent pas, se déplacent avec lenteur, calme, hiératisme.Une démarche et un style qui ne se démentent |ias.J'ai entendu, en sortant, un spectateur grommeler : Mais qu’est-ce qu'ils peuvent faire dans la vie, ces gens-là, pour pouvoir ne penser qu’au cul ?Ca me rappelait le reproche qu’on faisait jadis aux films d’Anto-nioni, ce cinéaste bourgeois dont les personnages désoeuvrés ne vivent que pour leurs sentiments Peut-être que, justement, au Kazakhstan, c'est novateur de réaliser un film sur l'amour, un film sans message ni morale Kn tout cas, des collègues ont dis tingué avant moi La Pomme de la discorde qui obtenait au Festival de Moscou le Prix de la FII’RKSCI, c'est-à dire de la critique internationale.ï Solanas brandit la caméra comme un fusil PHOTO NORMAND BLOUIN Odile Tremblay APRÈS que Subiela ait ouvert le F FM avec son poético-surréaliste Côté obscur du coeur, voici que Fer-nando Solanas expose dans Le Voyage le côté plein soleil du cinéma argentin : celui qui dénonce, qui brandit une caméra comme on pointe un fusil ou placarde un manifeste, celui qui fulmine contre les artistes qui se taisent ou simplement parlent d’autre chose que d’une planète en suspens et peut-être au bord du gouffre.« Tout est politique », disait Marx.Fernando Solanas le pense aussi.Kt le clame bien haut.À 56 ans, il est le grand prêtre du cinéma engagé.Kt la voix révoltée de l’Amérique latine.Depuis le milieu des années 60, à la face de l’Argentine et du monde entier, il réalise des films chocs qui font date dans le septième art, des films comme L'heure des brasiers, qui sonna en 66 l’appel à la prise de conscience natio-lale, comme Le fils de Fierro, comme Le regard des autres (sur le sort réservé aux handicapés physiques), comme Tangos, l’exil de Gar-del, Le Sud.On doit à Solanas un manifeste et plaidoyer pour l’émergence d’un troisième cinéma anti-împérialiste, une pléthore de déclarations virulentes contre les tyrans de tous poils.Il a connu la prison, l’exil en France, douze balles dans les jambes durant le tournage du Voyage pour avoir traité les diri- Fernando Solanas géants argentins de « bande de mafiosi ».Solanas n’a pas la langue dans sa poche.La prudence, connaît pas.Il est prêt à jouer sa vie pour garder la parole.« Comment comprendre, me demande-t-il en un français chantant mâtiné d’espagnol, que dans la période de trouble, de rupture et d’angoisse que le monde traverse aujourd'hui, quand H2 % des biens de la terre sont contrôlés par une poignée d’individus du Nord, comment comprendre (jue certains cinéastes jiro-duisent un cinéma si vide, si banal, parlent juste des fleurs, des nuages ?» Il le dit fort, s’étonne vraiment.« Lorsqu’on possède audience et notoriété, on ne peut rester silencieux ».C’est son choix.À ses yeux, le seul possible.Crinière blanche, oeil indifférent qui finit par s’éclairer, il a vraiment tout de l’homme libre et indépendant qui ne s’en laisse imposer par personne, même par les attachés de presse qui essaient de lui imposer un marathon d’entrevues.Mais Fernando Solanas fait ce qui lui chante : faire attendre les journalistes, décommander des rendez-vous, en étirer d’autres.Mieux vaut lui donner une réplique valable.Sinon, fini.Mais si vous gagnez son attention, il devient intarissable, ("est parti.Kntre toutes oppressions qu'il dénonce, Solanas en a long à dire sur l’impérialisme culturel hollywoodien qui envahit l’espace audio visuel du globe, à coup de formules toutes faites, d’un suspense inévitable, d’une structure nécessairement pragmatique.Lui, il se veut le héraut des cultures locales, «celle de l’Argentine se nourrit d’imaginaire, de fantaisie.» Son cinéma revendique une existence à plusieurs niveaux.Chaque fois qu’un de ses films tient l’affiche à l’étranger à côté des grandes machines américaines de l’heure, il a l’impression d’enregistrer une victoire au nom du film d’auteur.Dieu merci, le cinéma de Solenas.ne fait pas que parler.Il joue d’images poétiques, sa caméra s’en vole, son humour grince aux entournures.Avec un langage souvent surréaliste sur fond de comique noir, Le Vovage constitue une métaphore et une quête initiatique.Le film met en scène un jeune homme qui traverse l’Amérique latine, et qui, tantôt en bi cydette, tantôt sur le pouce, part à la recherche de son père dans un cou-, t ment ravagé par les inondations, les guerres civiles, la misère, l’oppression.Il rencontrera notamment au pavs des merveilles des politiciens à genoux, des cercueils qui flottent, des citoyens harnachés à force de «se serrer la ceinture.Film synthèse, plus long à réaliser que les précédents, cher aussi, parce qu’il a été tourné dans quatre pays', Mexique, Argentine, Chili et Brésil.Solanas a engagé partout des équipes locales, des interprètes du coin.Le Voyage a commandé de longues recherches, son montage fut interrompu quand le réalisateur se fit tirer dessus.Kn bout de route, Solanas s'avoue un peu épuisé, mais fier-.« Mon film est un regard contemporain sur le monde.Dans sa structure, Il correspond à l'absurdité de la période de vide que nous traversons », résume-t-il.C’est son oeuvre la plus ambitieuse.Kt à ses yeux.Le Voyage apporté un message d’espoir.Solanas fait confiance à la génération nouvelle qui se bal pour sauver l’écologie, et son jeune héros, à travers les épreûr ves, apprend à mûrir, à gagner sort indépendance.Pour le cinéaste argentin, tout va mal mais rien n’est perdu.Le monde retient son soufflée Aux enfants de lui redonner une force et une liberté.Prenez note (jue Le Voyaged« Fernando Solanas prendra l’affiche en salle dès le début d'octobre.Comme Mozart flottant sur Prague The inhabitants of Prague understands me De Vera Chitilova, Tchécoslovaquie.Aujourd'hui, Parisien 3,13h10.5 septembre, Parisien 3, 9h10.6 septembre, Parisien 3, 11 h,30.En v.o.tchèque, s-t- anglais.60 min.« MES PRAGOIS me comprennent », disait Mozart, en les opposant aux Viennois qui passaient un peu à côté de l’originalité de son génie.La phrase est restée, et dans la capitale tchèque on la sert aux touristes pour mieux les entraîner à une représentation de Don Juan.Klle a inspiré à Véra Chitilova The inhabitants of Prague understands me, mi-documentaire, mi-fiction, mêlant passé et présent, qui trimballe Mozart, Constance et ses maîtresses dans les rues de la Prague d’aujourd'hui, presque ausi belle que celle que le grand compositeur connaisait et aimait.C’est l’occasion d’une visite guidée à travers palaces baroques et ruelles.Le film, qui donne dans l'ul-tra-léger, est comme une bulle de savon, petite chose gracieuse qui s’élève et crève ensuite, sans conséquence mais non sans charme.Surtout pour les amants de Prague.Pour les mélomanes aussi.Tout au long, le spectateur est bercé par les mélodies mozarlien-nes.Wolfgang Amadeus avait composé son opéra Don Giovanni pour les Pragois qui savaient si bien le comprendre.On le retrouve donc en pleine fièvre créatrice dans la maison où cet opéra, inspiré par la frénésie amoureuse de Casanova, naquit.La caméra bouge et roule sur elle-même, au milieu des rues et des Light Sleeper De Paul Schrader.Présenté aujourd'hui seulement à 9h au Parisien 5 et à 19h 10 au Parisien 4.PAUL SCIlRADER est un scéna I iste de talent, capable aussi bien de raconter la vie de Mishima que celle d’un minable chauffeur de taxi ( Taxi Driver de Scorcese), doublé d'un cinéaste moyen, qui trouve rarement le ton juste et les images ajustées aux dialogues qu'il invente.Son dernier film, Light Sleeper, est à ce titre révélateur, puisque y cohabitent parfaitement un scénario honorablement ficelé et une mise en scène où l'on sent la griffe du réalisateur du prétentieux The Comfort of Strangers.Le héros, John LeTour, 40 ans, célibataire, profil bas, partage son emploi du temps entre la vente de drogue à quelques spécimens de la haute gomme new-yorkaise et la solitude de son appartement où, entre deux assoupissements, cet insomniaque chronique conjure la nausée existentielle en écrivant ce qui lui passe par la tête.II croisera par hasard une ancienne flamme, qu’il relancera mais sans succès, et dont la mort tragique, sous l’effet de la drogue, l'entraînera sur le chemin du repentir et de la rédemption.Chronique nocturne sur thématique urbaine, Light Sleeper doit beaucoup à la qualité rie son inter- Une scène de Jana and Jan, de Helmut Dziuba.places magnifiques que Mozart traverse en calèche.The inhabitants of Prague understands me est un peu un « remake» d'Amadeus, version tchèque, et par là, manque d’originalité.Ici aussi l’accent est mis sur la gauloiserie et la vulgarité du personnage, sur l'opposition entre l'élévation de son oeuvre et l’immaturité de sa vie.Mais cette riocu-fiction nous sert beaucoup de musique, des belles images, une élégance en survol.Rien qui reste, mais de la joliesse et de la grâce.Jana and Jan De Helmut Dziuba, Allemagne Aujourd'hui, Parisien 6, 21h40.3 septembre, Parisien 6, 17h.6 septembre, Parisien 6, 17h40.En v.o.allemande, s-t.français.85 min.("KST un film d’un réalisme noir (jue nous sert l’Allemand Helmut Dziuba, Paumé, passion et passé prétation.Susan Sarandon, toujours impeccable, campe avec la verve qu’on lui connaît une caïd de la coke, qui se prépare à se recycler dans l'industrie cosmétique.Kt, la narration en voix off à la première personne, cette plaie de nombreux films (dont le récent Léolo de Jean-Claude Lan zon), sert ici avec efficacité le jeu intériorisé de Willem Defoe, qui donne à son personnage une profondeur et un côté vulnérable d’une rare intensité.Love at First Sight De Rudolf Thome Présenté aujourd'hui à 15 h au Parisien 4 et le 3 septembre à 11 h 10 au Parisien 4 En v.o.s -t.anglais LUI est veuf et archéologue au chômage, avec deux enfants en bas âge à sa charge; elle est célibataire, futurologue et mère d’une fillette Kx-camarade de la défunte RD A, Xénon déterre le passé, tandis qu’Klsa, excitoyenne de l'ancienne RFA, prédkt l’avenir.Avec une symétrie bien allemande, et sur un scénario linéaire
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.