Le devoir, 1 septembre 1992, mardi 1 septembre 1992
Vol.LXXXIII — No 203 Ensoleillé avec passages nuageux.Max.: 19.Détail page 6.Montrés!, mardi 1er septembre 1992 Bélanger, Legault Design rama Toronto 85 cents 65* * TPS + TVQ SOCIÉTÉ Prague la mystérieuse Ville de Kafka, de Rilke, de Kundera, Prague est un joyau de l’Europe centrale.Odile Tremblay vient de la visiter et si la ville garde pour elle tout son charme et son mystère, elle en a trouvé les habitants plutôt moroses.Le postcommunisme n’est pas le paradis instantané que l’on avait cru.Page il Le « oui » incontesté en dehors du Québec Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa ALORS qu’un camp du « non » bien structuré s’organise au Québec en vue d’un référendum sur la Constitution le 26 octobre prochain, dans le reste du Canada le problème de l’heure consiste plutôt à faire cohabiter les forces disparates qui affluent vers le camp du « oui ».Près de deux semaines après l’intervention d’un accord constitutionnel entre Ottawa, les provinces et les chefs autochtones et avec la quasi-certitude d’un référendum pancanadien fin octobre, aucun adversaire de taille ne s’est encore manifesté à l’extérieur du Québec.Même le Reform Party de Preston Manning ne s’est pas encore prononcé définitivement.D’autres groupes, à qui l’entente inspire de sérieuses réticences, comme le Comité d’action sur le statut de la femme, ont à peu près re- noncé à faire campagne contre le projet.Ses dirigeantes ont conclu qu’il est impossible d’en dénoncer un aspect — dans ce cas-ci, le fait que l’entente ne garantit pas l’égalité absolue des sexes au Sénat — sans menacer l’ensemble, y compris par exemple le projet autochtone.Dans la plus grosse province au pays, celle de l’Ontario, le premier ministre Bob Rae a prédit hier que l’entente soulèverait, somme toute, fort peu d’opposition organisée.Chose certaine, avant même que l’hypothèse du référendum pancanadien soit officiellement confirmée, (cela devrait se produire plus tard cette semaine), les groupes les plus influents du reste du Canada succombent les uns après les autres aux charmes de la perspective d’une trêve constitutionnelle durable.Dernier en liste, le Congrès du Travail du Canada a donné hier un appui réservé à l’accord au terme d’une journée de délibérations.Comme le NPD fédéral la veille, le CTC était activement courtisé par les quatre chefs de gouvernements néo-démocrates associés à la négociation de l’accord.Même le gouvernement Mulroney s’est associé à cette cour, expédiant Jocelyne Bourgon, un des hauts fonctionnaires les plus intimement liés au dossier, pour expliquer l’entente aux hautes instances du monde syndical canadien.Malgré cela, le CTC ne sait pas encore si son appui se traduira par une campagne active une fois que le gouvernement fédéral aura officialisé ses projets référendaires.« Chose certaine, je ne m'imagine pas sur la même estrade que Brian Mulroney », a juré hier son président Bob White en faisant état de profondes divergences internes au sujet du rôle que devrait jouer son groupe lors d’un référendum.Le Congrès du Travail ne fera pas non plus campagne au Québec.Hier, le CTC s’est vigoureusement dé- Volr page 4 : Le « oui » Delors démissionnera si la France dit «non» PARIS (Reuter) — Jacques Delors, président de la Commission européenne, a réaffirmé hier sa décision de démissionner en cas de victoire du « non » au référendum sur Maastricht.« Je ne vois pas comment, vis-à-vis de mes collègues, je remonterai le handicap de la perte d’influence de la France et de tous ceux qui représenteront la France dans toutes les institutions européennes », a-t-il dit sur Europe 1.Jacques Delors a ajouté que « la solution alternative qui sera trouvée à ce moment-là devra être défendue par des gens qui auront été des apprentis sorciers et qui auront empêché de construire la maison européenne ».Il a cependant espéré que le dernier sondage montrant une remontée du « oui » au référendum constituait un renversement de tendance.Mais il est resté prudent, compte tenu des hésitations de l’opinion.« Ce dernier sondage venant après ceux qui annonçaient une possible victoire du « non » montre à l’évidence à la fois la mobilisation des acteurs en faveur du « oui » et une certaine hésitation dans l’opinion française», a-t-il dit.Le président de la Commission européenne a souligné que le nombre des indécis (44%) n’avait «jamais été aussi important » que dans ce sondage Louis-Harris-VSD donnant le « oui » vainqueur avec 53 % des voix, contre 47%.Prié de dire si cette enquête traduisait un renversement de tendance, il a répondu : «Je l’espère tout au moins».Par ailleurs, Raymond Barre a demandé hier aux Français de ne pas mettre en péril par un vote épidermique en faveur du « non » à Maastricht la politique conduite depuis 40 ans et a souligné le risque d’une « Europe germanique ».« Je souhaite que les Français réfléchissent et qu’au-delà de leurs irritations actuelles (.) ils se rendent compte que nous sommes en face d’un problème d’intérêt national », a dit l’ancien premier ministre sur Antenne-2.Il a jugé qu’il serait tout à fait fâcheux que par un vote lié « pour une bonne part à une réaction épidermique » les Français remettent en question une politique « qui a assuré dans le passe la prospérité et l’influence de la France».Raymond Barre a souligné que cette politique pouvait permettre demain à la France « de jouer un rôle essentiel au sein de l’Union euro-Volr page 4 : Delors PHOTO AP Aide alimentaire pillée en Somalie La situation en Somalie demeure toujours chaotique alors que les secours ont de plus en plus de difficulté a être livrés à la population.Ainsi, les vivres transportés par ce cargo indien Rattana Naree sur les quais de Mogadiscio ont été pillés deux heures après son arrivée par des individus armés de trois chars d’assaut.Le ministre somalien des Affaires étrangères Mohamed Ali Hamoud a demandé hier que l’ONU envoie des renforts pour empêcher ce pillage, ce à quoi le Canada a répondu en annonçant l’envoi de 750 soldats en Somalie pour assurer la protection de l’aide humanitaire internationale.Le ministre de la Défense, Marcel Masse, a précisé que leur mission serait de créer le climat de sécurité nécessaire à la distribution de l’aide humanitaire.Plus d’un million d’enfants reprennent le chemin de l’école Caroline Montpetit GRAND JOUR de rentrée scolaire, hier, pour plus d’un million d’enfants du primaire et du secondaire qui ont repris le chemin, sans incidents majeurs, de la majorité des écoles du Québec.À l’heure où parents, pédagogues, et directions d’école se penchent assidûment sur la question de la réussite scolaire, les enfants ont franchi tranquillement la porte de l’école et les professeurs ont repris la craie et le tableau noir.En premier lieu cette année, dans les agendas des professeurs et des directeurs d’école, l’épineux problème de l’abandon scolaire qui touche plus du tiers des élèves du secondaire au Québec et qui se trouve depuis quelque temps sur toutes les bouches et dans tous les journaux.Impersonnalité de l'école, manque de soutien des parents, sécurité dans le transport scolaire, dépistage des troubles d’apprentissage dès les premières années du primaire, toutes ces questions seront abordées en cours d’année tant par les directions d'école que par les commissions scolaires avec, comme objectif collectif, de rapprocher les services des besoins de l’enfant.À la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), c’est 91000 élèves qui ont envahi hier les classes désertées tout l’été, sur lesquels 10 200 ont d’ailleurs bénéficié des mesures prises dans le transport scolaire par la commission scolaire, pour assurer la circulation des enfants en toute sécurité et éliminer les traversées d’enfants devant les autobus.La centaine de brigadiers embauchés par les compagnies de transport au servicer de la CECM sont d'ailleurs entrés en fonction tel que prévu.« Pour ce qui est des minibus, les chauffeurs n’ont pas eu à descendre reconduire les enfants chez eux parce que les parcours ont tous été modifiés pour éliminer les traverses, explique Louise Richard, des relations publiques de la CECM.Pour ce qui est des parcours d’autobus scolaires, ils ont été modifiés surtout en fonction des arrêts effectués par le chauffeur.Certains arrêts qui n’étaient plus nécessaires aux enfants n’ont pas été préservés par exemple ».Hier en fin d’après-midi, il était toujours impossible de préciser si certains parents des autres commissions scolaires avaient choisi de garder leurs enfants à la maison, par crainte d’un accident de la route impliquant un autobus scolaire.En effet, l’enquête entamée cet été par le coroner Marc-André Bou-liane et concernant les décès d’enfants dans le transport scolaire ont suscité certaines craintes chez les parents de toute la province.« À la CECM, nous n’avons pas eu rapport que certains parents auraient gardé leurs enfants chez eux, de poursuivre Mme Richard.Dans les autres commissions scolaires, c’est une autre histoire».Par ailleurs, le plan d’action contre l’abandon scolaire annoncé en grande pompe cette année par le ministre de l’Éducation, M.Michel Pagé, attend petit à petit de voir le jour dans tous les milieux scolaires de la province.À la CECM, les listes d’attente pour les maternelles 4 ans demeuraient toujours en suspens pour les régions ouest, est et nord.« On va voir ce qu’on va faire avec les gens admissibles, mais pour l’instant, il y a des listes d’attente partout, poursuit Mme Richard.Pour ce qui est des classes d’accueil des immigrants, la demande est à la baisse dans deux régions.Les programmes d’éducation des adultes demeurent bondés, tant pour ce qui est des pro-Volr page 4 : Plus d'un PHOTO JACQUES NAOEAU Plus d’un million d’enfants du primaire et du secondaire ont repris le chemin de l’école, hier, au Québec.iysiEaS’7 Jm Dans l’ombre de Bergman Robert Lévesque L’OMBRE d'Ingmar Bergman plane sur la 16e édition du Festival des films du monde (FFM).À 74 ans, le maître suédois est à Fàro, dans son île, dans ses livres, dans sa vieillesse, il ne fréquente plus les festivals de cinéma et ne fait plus de films depuis 10 ans, mais à Montréal son nom est soudain de toutes les conversations au FFM, et les écrans du festival sont pris d’assaut par ses souvenirs et son influence.Après le film « bergmanien » de son ex-femme, la comédienne Liv Ullmann, qui a offert, dimanche à Montréal, la sortie mondiale de son premier film, Sofie, c’était hier au tour d’un des fils de Bergman, Daniel, de proposer dans la compétition la primeur de son premier film, Les en fants du dimanche, réalisé d’après un scénario de son illustre |)ère.Sans compter qu’on présente aussi au FFM le « palmé d’or » cannois, Les meilleures intentions, de Billie August, scénarisé également par l’auteur de Cris et chuchotements.Ombre de Bergman.Menaçante peut-être, comme lorsque l’écran en plein air de la Place du 350e, battu par le vent, s’est déchiré pendant la projection du film de Billie August dimanche soir (il sera projeté à nouveau ce soir à 21 heures), ou écrasante lorsque l’on sent dans le travail un peu maladroit de son fils une absence totale de la touche du maître, ou inspirante lorsque la comédienne Liv Ullmann, qui a tant travaillé sur des personnages avec le maître suédois, atteint à son tour à une direction d’acteurs quasi parfaite.Daniel Bergman a 30 ans.Il est né du mariage du cinéaste avec la pianiste suédoise d’origine estonienne Kàbi Lareiti, une pianiste qui a fui l’URSS durant la guerre pour se réfugier en Suède, et dont on connaît des enregistrements de Paul Hindemith.Technicien de cinéma, beau gosse, Daniel Bergman a travaillé sur le plateau de Sonate d’automne pour son père, et sur celui du Sacrifice, de Tarkovski, et n’envisageait pas de carrière de réalisateur avant que son père lui offre un scénario, celui des Enfants du dimanche.Ils étaient tous les deux à Fàro, en vacances, lorsqu’Ingmar Bergman a eu l’idée de lui proposer une histoire, une anecdote de l’été 1926 quand il avait huit ans.C’est un épisode qu’il raconte brièvement dans son autobiographie, Laterna Magika, et qu’il a développé dans ce scénario qu’il a donné à son fils, étant bien entendu qu’il ne se mêlerait pas de la production.Ingmar Bergman n’est pas allé au tournage du film.Il a vu le film terminé.Et son fils disait, hier, qu’« il a bien aimé».C’est l’été 1926, « Pu », qui était le surnom d’Ingmar Bergman gamin, accompagne son père pasteur à Gra-nas où il va prononcer un sermon.Le film se veut un portrait de la famille Bergman en villégiature, émaillé de récits faits par la bonne, de peurs entretenus par l’enfant, de rêves, d’une légende d’un horloger qui s’est pendu, d’un ver qu’il mange pour quelques sous, de photos de femmes nues que son frère aîné lui montre, et de ce voyage à vélo avec le père où une terrible pluie les avait surpris.En plus, dans quelques scènes d’anticipation, qui se placent très mal dans le film, très maladroitement, on voit Ingmar Bergman en 1968, dans une chambre sombre où son père va mourir (c’est « Pu » 42 ans plus tard), et où le fils va terriblement s’adresser à son père, lui rappelant sa sévérité, ses colères, et repoussant sa main tendue, refusant sa bénédiction.Il y a un malaise autour de ce film.Non pas tant parce qu’il est assez simplement filmé, avec des images Voir page 8: Dans l'ombre «C/5 SALON ICO IM 1992 RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 Date de tombée: le 4 septembre 1992 PARUTION le 12 septembre DANS LE DEVOIR À l’occasion du Salon international des musées ICOM 1992, un événement organisé en parallèle à la XVIe Conférence générale du Conseil international des Musées, LE DEVOIR publiera un cahier spécial le 12 septembre prochain.De format tabloïd, ce cahier présentera la liste des exposants à ce salon où on retrouvera les grands musées du monde et le programme d’animation du Salon.Il sera également question des grandes orientations de développement que prendront les musées au cours des prochaines années.1 2 B Le Devoir, mardi 1er septembre 1992 Une lointaine menace contre D’ex-membres de Bélanger-Campeau renient-ils leur signature?le poids des élus Québécois QUÉBEC (PC) — Le gouvernement du Québec se penche sur une disposition de l’accord constitutionnel qui pourrait menacer à long terme la garantie obtenue par le Québec de détenir au moins 25 % des sièges de la Chambre des communes.Il s’agit d’une disposition qui garantit qu’aucune province n’aura moins de sièges à la Chambre des communes qu’une autre province où la population est inférieure.Si jamais la population d’une province venait à dépasser celle du Québec, comme le laissent entendre les prévisions démographiques pour le milieu du XXIe siècle, cette dernière clause constitutionnelle heurtera de front la garantie de 25 % des sièges consentie au Québec.La province la plus susceptible de rattraper le Québec est la Colombie-Britannique, qui comptait en 1989 quelque 3,1 millions d’habitants, contre 6,7 millions pour le Québec, soit une marge de 3,6 milüons d’habitants favorisant le Québec.Mais le taux de croissance démographique de la Colombie-Britannique est nettement supérieur à celui du Québec.;Kn l’an 2036, des données de Statistiques Canada prévoient une population possible de 4,9 millions d’habitants pour la Colombie-Britannique, tandis que des scénarios — pessimistes, il est vrai — dressés par le Bureau québécois de la statistique envisagent qu’en l’an 2046, il n’y aurait plus que 5,4 millions de Québécois.À ce rythme, il n’est pas insensé de croire que la population de la Colombie-Britannique aura dépassé celle du Québec quelque part au milieu du prochain siècle, créant alors une nouvelle crise constitutionnelle.Le problème vient du fait qu’en dépassant la population du Québec, une autre province aura automatiquement droit à une représentation à la Chambre des communes qui dépasse celle du Québec.Comme le Québec a droit à au moins 25 % des sièges, la Colombie-Britannique verrait alors son nombre de sièges grimper radicalement.Cette augmentation mettrait en évidence le caractère contradictoire des deux articles de la Constitution.Une source au sein du Secrétariat aux affaires intergouvemementales canadiennes (SAIC) a indiqué samedi que ce détail n’avait pas échappé aux représentants québécois qui négocient les textes juridiques de l’entente constitutionnelle.« On se penche sur ce dossier pour tenter de trouver une solution », a indiqué cette source.Pierre O’Neill LES EX-MEMBRES de la Commission Bélanger-Campeau peuvent-ils endosser l’entente constitutionnelle intervenue le 22 août à Ottawa sans renier leur signature ?Non, prétendent les souverainistes, alléguant que le rapport prévoit la tenue d’un référendum uniquement sur la souveraineté et que les signataires ne peuvent, en conscience, déroger de cette recommandation.Oui, répliquent les fédéralistes, rappelant que le rapport de la Commission BC laisse ouvertes les deux voies de solutions, le fédéraüsme renouvelé et la souveraineté.Cette querelle d’interprétation émane d’échanges que les ex-commissaires des deux tendances ont eus la semaine dernière sur place publique.Les neuf souverainistes ont donné un conférence de presse pour Norman Delisle de la Presse canadienne QUÉBEC — Négocier des ententes administratives avec le gouvernement fédéral comme le propose le dernier accord constitutionnel « ne peut mener qu’au fouillis administratif », estime le Parti québécois, qui cite comme preuve l’entente intervenue en 1991 sur la TPS.Dans cette entente par laquelle le Québec perçoit la TPS fédérale, il y a 35 différences entre la taxe fédérale et la taxe de vente provinciale.Cela « cause un embarras aux entreprises et aux commerces qui doivent recueillir le produit de cette taxe et le remettre aux gouvernements», a fait valoir hier le député péquiste de Montmorency, le fiscaliste Jean Fi-lion.Lors d’une conférence de presse donnée conjointement avec ses collègues Jean Garon (Lévis) et Denise Carrier-Perreault (Chutes-de-la-Chaudière), M.Filion a produit un document où sont étalées les différences entre les deux taxes.Ainsi, les biens et services requis pour la location d’immeubles sont taxables face à la TPS mais non taxables pour la TVQ.Au fédéral, les biens et services faire savoir qu’ils rejettent l’entente.Les sept fédéralistes ont émis un communiqué pour annoncer qu’ils y souscrivent.Ce qui a aussitôt entraîné la réplique des neuf souverainistes : « Us ne respectent pas leur signature ».Ténor de l’aile fédéraliste de la défunte commission, le président du Conseil du patronat du Québec est revenu à la charge hier en qualifiant de « malhonnêtes » les accusations de ses anciens collègues souverainistes.De l’avis de Ghislain Dufour, les conclusions du rapport déposé en mars 1991 sont, à cet égard, très claires et ne souffrent d’aucune ambiguïté.« Une telle accusation est indigne de nos ex-collègues».Outre M.Dufour, trois autres représentants du milieu des affaires au sein de la Commission BC ont trouvé « méprisantes » les attaques des souverainistes, laissant croire qu’ils n’ont pas respecté leur signature : Cheryl Campbell Steer, Marcel sont taxés à 7% mais au Québec, c’est 8 % pour les biens meubles corporels et 4 % pour les services, l’achat d’immeubles et les biens incorporels.Le taux de remboursement de la taxe pour les hôpitaux est de 83 %au fédéral, de 19 % au provincial.Pour les universités, les taux sont de 67 % au fédéral et de 30 %au provincial.Dans le cas des municipalités, ces taux sont respectivement de 57,1 % et de 40 %, a fait valoir le député Filion.Le député de Montmorency a également mis en relief des différences de perception de taxes au niveau des importations, du transport de marchandises et des réclamations.« C’est un fouillis magistral où personne ne se comprend.Des entreprises ont payé des sommes fantastiques pour modifier leur système comptable », a dit M.Filion.« Or la solution-miracle contenue dans l’accord constitutionnel pour empêcher les enchevêtrements est de multiplier à outrance ce genre d’ententes administratives.On ne va nulle part et pire, on s’enfonce davantage », a dit M.Filion.Pour le député de Montmorency, l’entente administrative afin de collecter la TPS et la TVQ est caracté- Beaudry et Charles-Albert Poissant.« Us ont toujours rejeté la demande souverainiste voulant qu’un éventuel référendum ne porte que sur la souveraineté.Us ont toujours affirmé, au contraire, qu’ils ne signeraient le rapport de la Commission Bélanger-Campeau que si un éventuel référendum pouvait porter autant sur les offres fédérales que sur la souveraineté, en l’absence de telles offres ».Au cours d’une entrevue au DEVOIR, M.Dufour a exhibé des rapports de presse de l’époque, démontrant que les quatre gens d’affaires ont toujours soutenu cette position, que l’on retrouve par ailleurs dans les addenda annexes au rapport de la Commission.Cheryl Campbell Steer y écrit : « Comme discuté lors de nos déübérations, le projet de loi proposé permet toujours au gouvernement québécois d’accepter les propositions qui lui seront faites par le gouvernement du Canada ».L’ex-com-missaire Marcel Beaudry précise ristique du Canada : « mettre le plus de complications possible de façon à ce que les gens ne comprennent plus rien ».Les trois députés péquistes de la région de Québec s’inquiètent également des conséquences de l’entente constitutionnelle pour la région et pour la capitale du Québec.« L’entente constitutionnelle signifie l’abandon de l’espoir de voir notre région accéder un jour au statut de capitale politique d’un État moderne et efficace », a affirmé le député de Lévis, Jean Garon.M.Garon et ses deux collègues croient que le statut de capitale nationale permet à une ville « un développement économique, social et culturel structurant».Un tel rôle pour la ville de Québec « est impossible quand on fait de l’ensemble du Québec un gros Nouveau-Brunswick, c’est-à-dire une province bien ordinaire », a dit le député Garon.« L’alternative de la souveraineté est tellement plus stimulante pour notre région qu’on comprend mal comment les députés liberaux de la région peuvent adhérer à un tel enterrement de nos aspirations légitimes », concluent les trois députés péquistes.dans son addendum : « La démarche proposée permet de façon non équivoque au gouvernement du Québec de recevoir du gouvernement fédéral et de ceux des provinces, de les accepter sans autres formalités, ou encore de consulter la population sur l’opportunité de les accepter ».Enfin, Charles-Albert Poissant y fait cette mise au point : « J’aurais voté contre le rapport à cause du trop court laps de temps accordé au reste du Canada pour nous faire des offres acceptables, n’eût été la possibilité pour le gouvernement québécois d’utiliser en temps opportun sa loi référendaire pour sonder l’opinion des Québécois sur le progrès des négociations avec le reste du Canada».Même après avoir pris connaissance des mises au point de ces excommissaires fédéralistes, la question demeure : quelle interprétation doit prévaloir ?Pour le savoir, l’idéal est de référer au texte officiel du rapport de QUÉBEC — Le débat constitutionnel reprendra probablement demain à l’Assemblée nationale alors que la commission chargée d’étudier les offres devrait entreprendre l’évaluation de l’entente provisoire intervenue le 22 août à Ottawa.Le président de cette commission, le député de Marquette, Claude Dauphin, semblait assuré hier d’obtenir du gouvernement « au moins un texte politique» décrivant les grandes lignes de l’entente constitutionnelle, à défaut de pouvoir travailler avec les textes juridiques qui ne seront vraisemblablement pas disponibles avant quelques semaines encore.Il ne veut pas convoquer la commission s’il n’a pas un texte entre les mains.U n’existe aucun texte officiel signé par les premiers ministres et M.Dauphin a dit qu’il se contenterait du procès-verbal.U faisait allusion au « compte-rendu de la réunion des premiers ministres sur la Constitution du 18 au 22 août 1992 » qu’aucune rovince n’a publié et qui a été donné la presse jeudi dernier par le dissident Jean Allaire.La loi 150 instituant cette commission parlementaire stipule que pour être soumise à l’appréciation de ses membres, toute offre doit lier formellement le gouvernement du Canada et les autres provinces.Or, le président Dauphin a statué la Commission.Or, les recommaS dations qui figurent aux pages 90,' 91 et 92 du rapport comportent les trois éléments clés : • J ¦ la tenue d’un référendum sur la souveraineté; ¦ la création d’une commission parlementaire pour étudier les questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté; ¦ la création d’une commission par- lementaire ayant pour mandat d’apprécier toute offre de nouveau partenariat de nature constitutionnelle faite par le gouvernement du Car nada.n C’est sur cette dernière recommandation que s’appuient les ex^ commissaires fédéralistes pour soutenir qu’ils peuvent endosser l’entente constitutionnelle sans renier pour autant la signature qu’ils ont donnée en mars 1991 au bas du rapport de la Commission Bélanger-Campeau.¦i la loi 150 demeure inchangée, sera d’informer la population sur les dispositions de l’entente provisoire grâce aux experts que M.Dauphin entend convoquer.« Ce seront, dit-p, des experts renommés et des deux tendances qui ont déjà comparu à la Commission Bélanger-Campeau.» 'n Entre-temps, le premier ministfjç Bourassa rencontrera ce soir lés membres de son cabinet pour mettra au point sa stratégie qui l’amèner^ robablement à convoquer la Chaire pour jeudi afin d’amender la loi 15°.,2 Cette législation l’oblige à tenir pour le 26 octobre un référendum portant sur la souveraineté.Or maintenant que M.Bourassa a réussi à faire adopter par ses militants l’ejj’r tente constitutionnelle du 22 août.¦ il Les ententes administratives ?, un fouillis, prédit le PQ qui cite 35 variations entre TPS et TVQ Les députés entament le débat sur les offres d'après la Presse canadienne LES RÉPONSES AUX QUESTIONS QUE VOUS NE VOUS ETES JAMAIS POSEES.gSlERPl® mm • LORS D’UN DECES, QU’ADVIENT-IL DES CARTES DE CREDIT?• MRS D’UN DÉCÈS, QU’ADVIENT-IL DES PROCHES DU DÉFUNT QUI ONT BESOIN DE SUPPORT PSYCHOMGIQUE?• l/)RS D’UN DÉCÈS, QU’ADVIENT-IL DU BAIL?• MRS D’UN DÉCÈS SURVENU A L’ÉTRANGER, QU’ADVIENT-IL DU RAPATRIEMENT DE LA DÉPOUILLE?• LORS D’UN DÉCÈS, QU’ADVIENT-IL DU COMPTE DE BANQUE?• LORS D’UN DÉCÈS, QU’ADVIENT-IL SI LES DERNIÈRES VOLONTÉS NE SONT PAS CONNUES?.Ivors d’un décès, mieux vaut connaître les réponses aux nombreuses autres questions qui se posent autant au niveau pratique que juridique.C’est pourquoi Urgel Bourgie met gratuitement à votre disposition le Dossier Prévoyance qui apporte des réponses précises quant à la planification des différentes circonstances entourant un décès.Mieux vaut ne pas attendre le moment le plus pénible pour trouver des réponses à toutes ces questions qu’on ne se pose jamais.Recevez gratuitement 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