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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-09-02, Collections de BAnQ.

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Camp $2 Trails 0) INDISPENSABLE! n POUR LE RETOUR A L ÉCOLE )g Gamme complète de sac à dot (y 3525.chemm Queen Mary Tel 739-4451 2141 1* imjmm de plan «r le plus speciaM de Mm*M CD Vol.LXXXIII — No 204 Ensoleillé.Max.:2i.Détail page B-6.Montréal, mercredi 2 septembre 1992 Toronto 85cents 65* + tps + tyq \ Québec lance le processus du référendum SOCIÉTÉ Le Stade olympique: un manifeste à la création Et si ce Stade mal aimé signifiait beaucoup plus qu’on ne le croit?Pour Luc Noppen, architecte et professeur, la conception même de cet ouvrage tant critiqué est un manifeste à la création architecturale et un défi à la tradition américaine qui donne priorité à l’ingénierie sur l’art.Une invitation à voir le Stade d’un oeil nouveau.Page B-l Michel Venne de notre bureau de Québec LE GOUVERNEMENT du Québec a pris les devants sur le reste du pays et a enclenché hier le processus référendaire.Au moment d’aller sous presse, hier soir, le conseil des ministres était réuni en session spéciale à Québec pour décider de la date et de l’objet du référendum.À moins d’un revirement, les ministres se sont entendus pour que la consultation populaire ait bel et bien lieu le 26 octobre, tel que prévu à la loi 150 sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec.Mais il portera sur l’entente conclue par les premiers ministres à Charlottetown vendredi, et non sur la souveraineté comme le stipule la loi.Les députés seront convoqués à l’Assemblée nationale demain pour modifier la loi 150 en conséquence.La procédure devra s’étendre sur quelques jours.Entre-temps, les commissions parlementaires créées par la même loi reprennent leurs tra- vaux, l’une pour terminer la rédaction de son rapport sur les questions afférentes à la souveraineté, l’autre pour étudier le contenu de l’entente constitutionnelle.Le projet de question qui sera posée aux voteurs, à la fin du mois prochain, sera présenté à l’Assemblée nationale le 9 septembre, soit mercredi prochain.La loi québécoise sur les consultations populaires prévoit un débat de 35 heures.Un délai de 18 jours doit toutefois s’écouler entre le dépôt de la question et l’émission des brefs référendaires.La campagne proprement dite durera à peu près un mois.Vendredi, à Charlottetown, le premier ministre Bourassa a déclaré aux journalistes qu’il désirait une question assez simple, qui pourrait s’énoncer ainsi : Acceptez-vous oui ou non les offres qui sont faites au Québec ?Le texte officiel n’a pas été rendu public.Il n’est d’ailleurs probablement pas déterminé.Des consultations auront probablement lieu encore à sujet entre Québec, Ottawa Voir page A-4 : Québec La Cour supérieure casse le règlement de Montréal sur l’affichage érotique d'après la Presse canadienne LA COUR supérieure vient d’invalider un règlement de la Ville de Montréal interdisant l’affichage érotique.Dans un jugement d’une centaine de pages rendu public hier, le juge Ginette Piché en arrive à la conclusion que la Ville a outrepassé sa juridiction en adoptant ce règlement en plus de contrevenir à la liberté d’expression garantie par la Charte des droits et libertés.Le règlement, qui interdit d’afficher à l’extérieur une image qui représente le corps humain, avait été adopté en 1991 après que l’Assemblée nationale eut apporté des amendements à la Charte de la Ville de Montréal.Dans sa décision, le juge Piché souligne qu’une province n’a pas le pouvoir de légiférer en matière de moralité publique parce qu’il s’agit d’une question qui relève du droit criminel, donc de la juridiction du gouvernement fédéral.Les provinces ou les municipalités peuvent réglementer l’affichage érotique, estime-t-elle, mais elles n’ont pas le pouvoir de l’interdire.Dix-neuf établissements présentant des spectacles érotiques avaient contesté le règlement.La présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, Mme Léa Cousineau, a fait savoir par la voix d’une porte-parole qu’elle était extrêmement déçue.« Le jugement rendu par la Cour supérieure est tout en nuance », a-t-elle commenté.Nous en étudions actuellement les détails avant d’évaluer la possibilité d’aller en appel.» Le coroner Bouliane accuse Québec de mentir sur le coût de la sécurité dans le transport scolaire Caroline Montpetit LE CORONER Marc-André Bouliane estime que le gouvernement du Québec ment lorsqu’il avance qu’il en coûterait 100 millions $ pour établir des mesures de sécurité dans le transport scolaire partout dans la province.Le coroner Bouliane, qui a entamé cet été une enquête d’envergure sur les morts d’enfants dans le transport scolaire, a réaffirmé, hier, au DEVOIR, qu’il était, selon lui, potentiellement dangereux de laisser des enfants de 5 a 8 ans traverser la rue seuls devant un autobus scolaire.À ce jour, d’ailleurs, certaines familles ont décidé de ne pas laisser leur enfant prendre l’autobus scolaire pour se rendre à l’école.« Mme Lise Beauchamp, de Saint-Placide, dont le garçon de six ans a failli se faire frapper deux fois par l’autobus scolaire l’an dernier, révèle le coroner, a décidé cette année de l’envoyer à l’école par le biais du transport privé.J’ai aussi entendu parler d’un cas dans la région de Québec.Je crois encore que s’il faut f;arder les enfants à la maison pour aire avancer les commissions scolaires dans ce dossier, il faut le faire», dit M.Bouliane.Saluant l’initiative prise par la CECM de financer elle-même les mesures de sécurité dans le transport, le coroner reconnaît que certaines commissions scolaires affichent un déficit important dans le transport.Il nie cependant que le redressement de la situation en coûterait 100 millions $ au gouvernement du Québec.« Certaines commissions scolaires accusent un déficit parce que les mesures du ministère du Transport ne couvrent pas les frais du transport des enfants sur la période de dîner.Certaines commissions scolaires fi- nancent elles-mêmes ce transport, et, à d’autres endroits, ce transport est financé par les parents ».Selon le coroner Bouliane, le gouvernement du Québec a présenté l’excuse des frais de la sécurité dans le transport pour justifier son inertie dans le dossier depuis une dizaine d’années.« Les possibilités d’ajustement dans le transport scolaire sont connues depuis une dizaine d’années, dit-il.Je ne comprends pas qu’ils en soient encore à hésiter au lieu de rendre la solution.Les 100 mil-ons$, c’est un mensonge derrière lequel certaines personnes se cachent pour justifier le fait que les ajustements n’ont pas été faits.Si ces ajustements avaient été faits avant, on aurait probablement pas vu 22 morts et 3000 blessés dans le transport scolaire ».Par ailleurs, selon le coroner Bouliane, seulement 21 des 147 commissions scolaires rencontrées en cours d’enquête ont à ce jour pris des mesures pour assurer la sécurité des enfants.Pour chacune de ces commissions scolaires, le plan qu’il suggère est pourtant simple.Il faut d’abord modifier les parcours de façon à éliminer les traverses devant les autobus, puis, si possible, engager des brigadiers adultes, comme l’a fait d'ailleurs la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), pour accompagner les enfants là où le parcours est impossible à modifier.Pour sa part, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Mme Diane Drouin, a dit hier s’opposer à l’amorce de mouvement des parents de retenir leurs enfants chez eux en attendant que les commissions scolaires mettent en oeuvre les plans suggérés.« Toutes les commissions scolaires sont à la recherche de solutions, prévoir page A-4 : Le coroner Un danger pour les écoliers si on ne change pas les parcours des autobus.L’éolienne géante de Cap-Chat, dite à axe vertical, est la plus haute du genre jamais construite.Un Vietnamien et un Québécois achètent l’éolienne de Cap-Chat Louis-Gilles Francoeur UN INGÉNIEUR et avocat montréalais d’origine vietnamienne, M.Lam Chan Tho, et un homme d’affaires de Cap-Chat, M.Jean-Yves Bé-rubé, viennent de se porter acquéreurs pour 1 $ de l’éolienne de 100 mètres construite sur la côte de cette municipalité dans le cadre du défunt projet Éole.La nouvelle société commerciale, qui les regroupe, entend non seulement rentabiliser à court terme l’énorme engin à axe vertical mais aussi de se porter acquéreur d’une autre éolienne similaire, apparte- nant à une compagnie ontarienne et actuellement à l’essai au Atlantic Test Site de l’île-du-Prince-Édouard.L’équipe Tho-Bérubé projette, de plus, de mettre rapidement sur le marché deux éoliennes à axe vertical de calibre commercial, soit une machine de 75 KWh non haubannée (pas attachée avec des câbles ou haubans) et une autre, toute fin prête pour la construction, de 300 KWh, haubannée.Les éoliennes de 300 KWh sont une des catégories les plus en demande actuellement sur le marché international En comparaison, l’éolienne géante de Cap-Chat devait produire 4 MW (mégawatts), soit treize fois plus.Ce projet avait été réalisé par Lavalin dans l’esprit des méga-projets dont le Québec a le secret.Non seulement l’éolienne de Cap-Chat s’évite-t-elle à court terme de finir à la ferraille à la suite de ce rachat, expliquait hier au DEVOIR M.Tho, mais son concepteur et ex-directeur du projet Eole, M.Quraeshi Saeed, a profité de l’expérience acquise pour concevoir les deux modèles que la nouvelle société veut lancer sur le marché, un projet d’environ trois quarts de millions $.M.Quraeshi avait proposé à Lavalin d’amorcer la production commerciale d’une éolienne plus petite Voir page A-4 : Un Vietnamien illllllll Bonjour les dégâts Robert Lévesque JOURNÉE polar, hier, dans la course aux prix du Festival des films du monde.Deux films, deux thrillers et pas le temps d’aller pisser pour ne pas rater; un élément clé, un retournement, un indice.Il ne manquait que le popcorn, hier, au cinéma Impérial.Premier film : un journaliste suisse se tue pour échapper à un gang d’extrême-droite qui contrôle le gouvernement.Deuxième film : un jeune couple allemand l’échappe belle dans une chasse au trésor qui va finir très très mal.Dans le premier cas, L’ombre, c’est Claude Go-retta qui ne fait plus dans la dentellière et se casse la gueule dans le sous-Tintin, dans l’autre, Le mystère de la salle d’ambre jaune, c’est Roland Gràf, un cinéaste ex-est-alle-mand qui a lu Bob Morane trop tard la nuit.Dans un festival qui se veut de « catégorie A », comme le clame Serge Losique, c’était plutôt « série B » au FFM, hier.Hémoglobine et compagnie.Et puis bonjour les dégâts ! Claude Goretta, le cinéaste de la subtilité et du glissement progressif du récit, l’auteur de L’Invitation et de La dentellière, s’est égaré dans le film d’action comme c’est pas possible avec L’ombre, déjà sorti en Suisse et co produit avec la France Voir page A-4 : Bonjour PROFESSIONS Professions sans frontières RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 Date de tombée: 11 septembre 1992 PARUTION le 18 septembre DANS LE DEVOIR Les nouveaux enjeux concurrentiels et la mondialisation influencent l’évolution des professions.Les exigences de la formation s'accroissent alors que les stratégies de développement des sociétés-conseil doivent s’ouvrir aux besoins plus globaux des clients.En même temps que les barrières traditionnelles tombent, le concept de la multidisciplinarité prend racine dans plusieurs professions dites libérales et l’éventail des services s’élargit.Tel sera le thème du cahier spécial sur les professions, qui sera publié dans l'édition du 18 septembre.LE DEVOIR traitera également des enjeux proprement professionnels remis en cause par le ministre responsable de l’application des lois professionnelles qui touchent entre autres: • le Code des professions • le mandat de l'Office des professions • le rôle de l'inspection • les questions de déontologie • l’incorporation des sociétés de professionnels • l'accréditation de nouvelles corporations.N A-2 B Le Devoir, mercredi 2 septembre 1992 Les échéances de l’horloge référendaire fédérale Entre deux maux, | Libman balance Manon Corneilier de la Presse canadienne OTTAWA — Le Parlement fédéral sera rappelé la semaine prochaine pour débattre d’une éventuelle question référendaire, a confirmé hier le leader parlementaire du gouvernement, Harvie Andre.Ottawa n’a pas le choix s’il veut que le référendum national coïncide avec celui du Québec, le 26 octobre prochain.Pour respecter cet échéancier, le gouvernement fédéral doit aussi dès samedi soumettre sa question référendaire aux partis d’opposition.Selon la loi référendaire fédérale, les partis d’opposition comptant plus de 12 députés doivent être consultés pendant trois jours sur le libellé de la question.Ce n’est qu’une fois ces consultations terminées que le gouvernement peut donner un avis de 24 heures à la Chambre des communes pour que démarre le débat parlementaire.Le débat à la Chambre des communes et celui au Sénat doivent durer au plus trois jours.La campagne doit par la suite s’étaler sur au moins 36 jours.Donc, pour tenir un référendum le 26 octobre, Élections Canada doit émettre les brefs référendaires au plus tard le 20 septembre.Pour adopter la question pour Guy Taillefer LE PARTI québécois est « agacé et étonné » que Raymond Malenfant ait obtenu un nouveau sursis financier au moment où se font de plus en plus précises les informations voulant que le cabinet Bourassa soit sur le point de se prononcer sur l’établissement d’un casino à Pointe-au-Pic.« Faut pas être naïf », a affirmé hier Jacques Léonard, critique pé-quiste à l’Assemblée nationale en matière d’industrie et de commerce : « La décision (sur le casino) n’est pas encore officiellement annoncée que, déjà, on a l’impression que ça grenouille.» L’établissement d’un casino à proximité du Manoir Richelieu a fait l’objet cet été des délibérations d’un sous-comité du conseil des ministres cette date, le Parlement devra amorcer son travail au plus tard le 11, soit vendredi de la semaine prochaine.Comme Ottawa souhaite que la même question soit posée à travers tout le pays, il doit aussi tenir compte de l’échéancier québécois.Ceci signifie que la question doit être prête le 9 septembre, date légale du début de la campagne référendaire au Québec.Lorsqu’on fait le compte à rebours, cela oblige Ottawa à consulter les partis d’opposition à partir du 5 septembre, soit samedi de cette semaine.Dans l’entourage du premier ministre, on reconnaît que le temps presse.Mais pur gagner du temps, des consultations informelles sur le libellé de la question sont déjà en cours avec les provinces, les territoires, les autochtones et les partis d’opposition.On pense demander simplement aux Canadiens s’ils sont « pour ou contre l’accord constitutionnel » provisoire conclu vendredi à Charlottetown entre les premiers ministres, les représentants territoriaux et les leaders autochtones.Aux bureaux des chefs libéral Jean Chrétien et néo-démocrate Audrey McLaughlin, on s’attend à ce que la consultation formelle démarre après la rencontre du cabinet fédéral, qui doit avoir lieu demain.qui doit sous pu soumettre ses recommandations aux ministres des Finances, Gérard D.Lévesque, et du Tourisme, André Vallerand.Le cabinet Bourassa, au sein duquel le dossier du casino ferait l’objet d’un appui de plus en plus large, devrait être saisi de la question d’ici à quelques semaines, s’il faut en croire André Ménard, l’attaché de presse de M.Vallerand.M.Léonard ne va pas jusqu’à établir un lien direct entre le sursis accordé à M.Malenfant jusqu’au 15 octobre et la perspective d’un casino dont l’établissement contribuerait inévitablement à remettre financièrement sur ses pieds l’homme d’affaires.Mais la coïncidence porte néanmoins le député à se demander si les institutions financières impliquées dans le sauvetage de l’empire PHOTO CP m Harvey Andre Reste à clarifier comment les lois référendaires fédérale et québécoise s’harmoniseront.Selon de proches collaborateurs de M.Mulroney, Ottawa entend respec-ter la législation québécoise, mais on reconnaît qu’il sera difficile de résoudre les problèmes soulevés par la publicité nationale, en particulier à la télévision.La loi québécoise limite les dépen-ses de chaque camp, ce que ne fait Malenfant n’ont pas obtenu des informations privilégiées à ce sujet.Ce qui serait d’autant plus déplorable, estime le député, que le PQ souhaite que le gouvernement débatte publiquement des coûts sociaux et économiques de l’éventuelle ouverture d’un casino dans la région de Charlevoix — un second doit ouvrir ses portes à Montréal.À la Fédération des caisses populaires du Québec, auquel M.Malenfant doit la somme de 11 millions $ dans l’unique cas du Manoir Richelieu, le porte-parole René Quimper a catégoriquement nié que les créanciers de M.Malenfant aient obtenu des garanties touchant l’établissement du casino.« On n’en sait pas plus que les autres.».Mais il reconnaît que la possibilité qu’un casino y soit établi a constitué pas la loi fédérale.De plus, les gouvernements fédéral et provinciaux ne sont pas soumis aux contrôles de la législation fédérale.Il n’est pas question pour Ottawa de répéter la stratégie du « rouleau compresseur de 1980», répète-t-on.Plusieurs ministres québécois ne l’accepteraient pas, indique un conseiller du premier ministre.De leur côté, les principaux partis politiques fédéraux n’ont pas décidé s’ils injecteront des fonds dans la campagne référendaire car ils ne veulent pas vider leurs coffres à moins d’un an d’une élection fédérale.Mais il s’agira d’une occasion en or pour roder la machine électorale et l’équipe de tournée du chef, avouent candidement la directrice nationale du Parti libéral du Canada, Sheila Gervais, et le directeur des communications du NPD, Terry O’Grady.Pour le ministre Pierre Blais, président de l’organisation conservatrice au Québec et au Canada, il ne faut pas confondre les enjeux électoraux et la résolution du contentieux constitutionnel.« Le cas de M.Chrétien, on le réglera durant la prochaine élection.Pour le moment, je suis heureux que tous les partis soient derrière l’entente.Comme cela, le choix est clair», a-t-il dit.l’un des éléments, quoique secondaire, de la réflexion des caisses populaires touchant le dossier Malenfant.Avant de faire au Groupe Malenfant, le week-end dernier, une offre conditionnelle de refinancement de 12,5 millions $, la Fédération sera d’abord parvenue à la conclusion que le plan d’affaires de M.Malenfant « contient des arrangements intéressants de la structure de ses entreprises ».Plan d’affaires à l’intérieur duquel il n’était pas fait mention de l’éventuel casino, à la connaissance de M.Quimper — qui n’a du reste pas été mêlé directement aux discussions.La création d’un casino injecterait au bas mot 10 millions $ dans l’industrie touristique de la région, selon le directeur général de l’Association touristique régionale de Charlevoix, Pierre Tremblay, qui soupirait d’aise hier.Les nouveaux délais donnés à M.Malenfant sont un « signe de confiance accordé à l’industrie touris- Pierre O’Neill INSATISFAIT de l’entente constitutionnelle intervenue entre les premiers ministres, Robert Libman hésite à se rallier au camp du « non », parce qu'il lui répugne de faire campagne sous le même parapluie que les Parizeau, Bouchard et autres souverainistes.La plupart des dispositions du nouveau projet de réforme constitutionnelle apparaissent acceptables au Parti Egalité, qui entretient par ailleurs de sérieuses réserves sur deux points : la société distincte et le Sénat.En conférence de presse, le chef du PE a fait valoir hier que les dispositions relatives à l’épanouissement des minorités linguistiques ne procurent ni les garanties, ni la sécurité qu’il en attendait.À son avis, c’est le genre de clause qui ne veut absolument rien dire, si la province ne manifeste pas clairement sa volonté politique de traduire ces principes dans des gestes concrets.Et précisément parce qu’il ne fait pas suffisamment confiance au premier ministre du Québec pour lui tique de la région », dit-il, qui verrait ses revenus du tourisme grimper en flèche si un casino y était installé.< Dans Charlevoix, a indiqué le président de l’association, Jean-Baptiste Bouchard, on souhaite que le Manoir retrouve le plus rapidement possible la place d’agent-moteur qui lui revient et on est prêt à collaborer pour garantir rapidement la relance de cette institution.» La Société de développement industriel (SDI) et la Caisse de dépôt sont également impliquées dans la restructuration de l’empire décomposé de M.Malenfant, que pourchassent en outre les fiscs québécois et fédéraux dans l’espoir de récupérer quelque 10 millions $ en impôts impayés.M.Malenfant aurait normalement dû rembourser, lundi soir, une partie de ses dettes à ses créanciers ordinaires et privilégiés.Le délai d’un mois et demi lui a été accordé à la toute dernière minute par la Cour supérieure.donner un chèque en blanc, Robert Libman n’appuiera l'entente que lorsque Robert Bourassa aura donné des signes de cette volonté politique.Comment ?Par exemple en appliquant cette recommandation du rapport Chambers, en faveur de l’ouverture de l’école anglaise aux enfants d’immigrants.Ou encore en promettant l’abolition de la loi 178.A l’instar de tous les Québécois, M.Libman a constaté que les premiers ministres anglophones opt réussi à faire fléchir les convictions du premier ministre du Québec, n a donc fait parvenir aux premiers ministres Roy Romanow, de la Saskatchewan, et Don Guetty, de l’Alberta, une lettre dans laquelle il les invite à faire pression sur Robert Bourassa.Il y manifeste la crainte que rengagement envers les minorités ne sqit qu’un geste symbolique vide et lenr demande d’exiger du premier ministre du Québec des preuves concrètes de sa volonté de promouvoir la vitalité et le développement de la minorité anglophone du Québec.La clause relative à l’épanouissement de la minorité anglophone québécoise n’est pas le seul irritant que le Parti Égalité a identifié dans l’entente constitutionnelle.Robert Libman trouve tout à fait inacceptable que les sénateurs francophones s’y voient accorder un droit de veto sur les lois que votera la Chambre des communes en matière de langue et de culture.Il lui paraît évident que les sénateurs francophones auront recours à cette disposition pour bloquer les lois fédérales susceptibles de favoriser l’épanouissement ou la vivacité de la minorité anglophone du Québec.Pour ces motifs, le Parti Égalité n’a pas pour l’instant l’intention d’eh-dosser l’entente constitutionnellè.Même que dans l’optique d’une campagne référendaire, ses principes lui suggèrent de rallier plutôt le camp du « non».Sauf que Robert Libman ne voit pas très bien comment il pourrait accepter de s’acoquiner avec des chefs politiques aussi « discutables » que Jacques Parizeau et Lucien Bouchard.« Ces gens-là veulent détruire le pays, alors que nous sommes fédéralistes».Quoi qu’il en soit, Robert Libman devra d’abord s’assurer que son parti est capable de faire consensus sur l’entente constitutionnelle.Il reconnaît lui-même que cette question divise les rangs du Parti Égalité, dont bon nombre de militants ont déjà fait connaître leur intention de s’y opposer.« Il faudra mesurer les conséquences d’un échec potentiel de l’entente.Le débat ne sera pas facile ».CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.Le PQ soupçonne le gouvernement de faire miroiter un casino aux créanciers de Raymond Malenfant Nouveau ils Brunswick POSSIBILITES D’EMPLOI - Nous offrons l'Égalité d’accès à l'emploi - Selon le nombre de candidatures aux concours suivants, les exigences concernant les années d'expérience et la scolarité peuvent être accrues.MINISTERE DEL'ENS EIGNE MENT SUPERIEUR ET DU TRAVAIL RÉSEAU DE FORMATION ET D’ENSEIGNEMENT À DISTANCE Le projet, qui est financé par l’Entente de coopération de 1992 sur le développement de l’entrepreneuriat et le perfectionnement des ressources humaines, vise à offrir aux Néo-Brunswickois un accès accru et plus équitable à la formation à distance dans les deux langues officielles.Un bureau de gestion, comprenant bon nombre d'organismes et relevant du ministre de l'Enseignement supérieur et du Travail, sera responsable de la mise en oeuvre de ce projet quinquennal de 10,5 millions de dollars.Situés dans les collectivités et dotés d'employé(e)s à temps partiel, les centres de formation seront munis d'une gamme de techniques axées sur la formation à distance.Le bureau central du réseau sera probablement situé à Fredericton.Le Ministère accepte présentement des demandes pour les postes suivants d'une durée déterminée : Le travail rémunéré perturberait trop d’étudiants du secondaire Directeur général (Agent(e) d'administration IV) Relevant du président du Bureau de gestion, le directeur général élabore et recommande toutes les mesures nécessaires pour mener à bien le réseau.Il s'agit entre autres : de consulter les organismes de formation et d'enseignement de la province afin de déterminer leurs besoins ainsi que de collaborer avec eux s’il y a lieu; de définir les objectifs, les services et les activités de recherche reliés au réseau; de concevoir un programme d'information expliquant le réseau aux organismes du Nouveau-Brunswick ainsi que de dresser, recommander et administrer un budget annuel d'environ 1 million de dollars.Le directeur général est chargé t également de recruter le personnel, d'acheter le matériel, de rédiger les rapports et d'accomplir toutes les autres tâches connexes requises, i Les candidat(e)s devront posséder des j connaissances et de l'expérience dans la conception d'un projet de formation à distance, de sa mise en oeuvre et de la recherche reliée à ce domaine tant au ; Canada qu'à l'étranger, que viendra com-; pléter de l'expérience en gestion ou en supervision.Les candidat(e)s devront » détenir un diplôme universitaire en éduca-‘ tion ou dans un domaine relié à la nature ; du poste.La préférence pourrait être ac- • cordée aux candidat(e)s détenant un ’ diplôme d'études supérieures dans un do-J maine connexe.L'équivalent en formation • et en expérience pourrait être considéré.La connaissance de l'anglais et du français parlé et écrit est nécessaire.; Traitement : Jusqu'à 2 119 S à la quinzaine.en fonclion des compétences.Veuillez faire parvenir votre demande , d’emploi au plus tard le 18 septembre 1992, au : Ministère de l'Enseignement supérieur et du Travail.Services des res- • sources humaines - Dotation, C.P.6000, I Fredericton, (N.-B ), E3B 5H1.• Numéro du concours: 92-6100-019 Concepteur de programmes de soutien à la formation (Agent(e) pédagogique I) Les principales attributions du poste consistent à fournir des mécanismes de soutien à la formation aux organismes de formation et d'enseignement qui sont appelés à utiliser les centres de formation et à se prévaloir du système de distribution.Le(la) titulaire doit : concevoir le matériel i didactique et le rendre accessible au personnel affecté au réseau et a d'autres personnes; trier l'information relative aux programmes de formation reliés à la formation à distance; conseiller les personnes susceptibles d'utiliser le réseau en leur montrant l'incidence de leurs projets sur la programmation; concevoir des programmes de perfectionnement professionnel pour les autres concepteurs et les leur rendre accessibles; et encourager l'utilisation des mécanismes d évaluation des besoins éducatifs et les mettre en oeuvre Le(la) concepteur relève du direc-’ leur général En outre, le titulaire du poste aidera le(la) coordonnateur(trice) des services de soutien à la formation à concevoir et à livrer le matériel pédagogique et les programmes de formation, et il agira comme conseiller auprès du directeur général en ce qui concerne l'achat de technologie de formation.On s'attend que le titulaire se charge des activités de programmation, entre autres, de la rédaction de rapports maison, de la présentation de conférences et de la préparation de publications.Les candidat(e)s devront détenir un diplôme universitaire en éducation des adultes ou en conception de programmes de formation en plus d’avoir une grande expérience en conception de programmes.La préférence pourrait être accordée aux candidat(e)s détenant un diplôme d'études supérieures dans un domaine connexe et à ceux(celles) ayant des connaissances et de l'expérience des techniques de formation pertinentes reliées au réseau.L'équivalent en formation et en expérience pourrait être considéré.La connaissance de l'anglais et du français parlé et écrit est nécessaire.Traitement : Jusqu'à 1 870 $ à la quinzaine, en fonction des compétences.Veuillez faire parvenir votre demande d'emploi au plus tard le 16 octobre 1992, au : Ministère de l'Enseignement supérieur et du Travail, Services des ressources humaines - Dotation, C.P.6000, Fredericton, (N.-B.), E3B 5H1.Numéro du concours; 92-6100-020 Coordonnateur(trice) des services de soutien à la formation (Agent(e) pédagogique I) Il incombe au(à la) titulaire du poste d'élaborer les services de soutien à la formation et d'en surveiller la prestation dans les centres de formation communautaires; d’adapter aux besoins des Néo-Brunswickois, en ce qui a trait à la formation à distance, les expériences, les modèles et la recherche en matière de services de soutien.Il s'agit entre autres : d'élaborer et d'appliquer des règles et des modalités permettant aux responsables communautaires à temps partiel des centres de formation d'offrir de l'information et des services de soutien à la formation; de formuler les descriptions de poste des responsables communautaires à temps partiel des centres de formation; de participer au recrutement des responsables ainsi que de former et de surveiller ceux dont la candidature a été retenue; de choisir des Installations dans les localités retenues; et de mettre au point, coordonner et surveiller l'emploi du temps des employés et l'utilisation des installations des centres de formation.Le(la) coordon-nateur(trice) relève du directeur général.En outre, le(la) titulaire travaillera de concert avec le(la) concepteur des programmes de soutien à la formation en ce qui a trait au développement et à la prestation du matériel de formation et de soutien, et il(elle) conseillera le directeur général dans l'achat de technologie de formation.On s'attend que le/la titulaire du poste rédige les rapports maison et explique au public les services offerts par les centres de formation.Les candidat(e)s devront détenir un diplôme universitaire ou collégial en éducation des adultes en plus d'avoir une grande expérience en pédagogie ou en formation, préférablement en formation à distance.La participation à des activités de perfectionnement professionnel relatives aux services de soutien à la formation à distance serait un atout.La préférence pourrait être accordée aux candidates détenant un diplôme d'études supérieures dans un domaine connexe ou à ceux(celles) ayant de l'expérience de surveillance dans le domaine de la formation à distance ou à ceux ayant des connaissances et de l'expérience des techniques de formation pertinentes.L'équivalent en formation et en expérience pourrait être considéré.La connaissance de l'anglais et du français parlé et écrit est nécessaire.Traitement : Jusqu'à 1 870 $ à la quinzaine, en fonction des compétences.Veuillez faire parvenir votre demande d'emploi au plus tard le 16 octobre 1992, au : Ministère de l'Enseignement supérieur et du Travail, Services des ressources humaines - Dotation, C.P.6000, Fredericton, (N.-B.), E3B 5H1.Numéro du concours: 92-6100-021 Coordonnateur(trlce) des services techniques Les principales attributions du poste portent sur la recherche, l'évaluation, l'achat et l'entretien en matière de technologie de formation pour le réseau; le(la) titulaire doit également fournir un appui technique au personnel et aux clients.Il s'agit entre autres de préparer les devis nécessaires au lancement d'appels d'offres et de gérer les appels d'offres de matériel, conformément aux directives et aux modalités du gouvernement.Il(elle) est également chargé(e) de recueillir des renseignements au sujet de technologies connexes, et des fournisseurs pouvant recommander des systèmes appropriés au personnel et aux clients ainsi que de recommander au directeur général les processus et les modalités qui conviennent en matière de services techniques, à savoir si ceux-ci doivent être exécutés par le personnel ou donnés à contrat.En outre, le(la) titulaire coordonnera et surveillera l'installation du matériel par les fournisseurs, fournira l'information technique dont a besoin le(la) concepteur de programmes de soutien à la formation, aidera le(la) coordonnateur(trice) des services de soutien à la formation à évaluer les connaissances techniques des responsables des centres de formation et rédigera les protocoles techniques, les manuels et autres documents au besoin.Le(s) candidates devront détenir un diplôme ou un certificat de formation en techniques d'art visuel, préférablement appliquée au domaine de i éducation, et avoir une grande expérience dans un poste de conseiller technique.L'expérience d au moins un de: terminal téléphonique analogique, ou réseau numérique de téléphonie, ou de télévision est nécessaire.La préférence pourrait être accordée aux candidat(e)s ayant de l'expérience à titre de formateur dans l'utlli-sation/l'opération du matériel.L'équivalent en formation et en expérience pourrait être considéré.La connaissance de l anglals et du français parlé et écrit est nécessaire Traitement: En fonction des compétences.Veuillez faire parvenir votre demande d'emploi au plus tard le 16 octobre 1992, au : Ministère de l'Enseignement supérieur et du Travail, Services des ressources humaines - Dotation, C.P.6000, Fredericton (N.-B ), E3B 5H1 Numéro du concours 92-6100-022 d'après la Presse canadienne QUÉBEC — Près de 50 % des élèves du secondaire combinent leurs études à un certain travail rémunéré, prétend le Conseil québécois de la famille, qui a publié hier une étude intitulée Quinze ans et déjà au travail.Ce travail des adolescents (de 12 à 16 ans) aurait pris tellement d’ampleur depuis quelques années qu’il contrecarrerait des activités plus importantes pour eux, particulièrement l’apprentissage scolaire.Sans aller jusqu’à dire qu’un travail rémunéré provoque le décrochage scolaire, le Conseil en est venu à la conclusion que les jeunes s’adonnent à cette pratique du fait que l’école secondaire n’est plus capable de les intéresser suffisamment.« Pire, ont souligné les auteurs du rapport, Mme Claire Noreau et M.Jean-Pierre Lamoureux, dans l’introduction de leur ouvrage, on peut observer que l'école secondaire s’adapte à cette situation en diminuant ses exigences et ses activités.» Le travail des adolescents, selon eux, n’est pas forcément mauvais, puisqu’il fournit certains avantages aux adolescents, mais malheureu- Pierre April de la Presse canadienne QUÉBEC — Pour la Fédération des enseignantes et enseignants de commissions scolaires du Québec (FECSQ), le plan d’action du ministre de l’Éducation, Michel Pagé, sur la réussite éducative est voué à l’échec faute de planification et de temps pour mettre en marche les projets locaux.Au cours d’une conférence de presse, hier, le président de la FECSQ, Luc Savard, a voulu rappeler à M.Pagé que l’élaboration des projets nécessite l’engagement du personnel enseignant « et qu’à cet égard, plus de souplesse dans l’échéancier peut être garant du succès de l’opération».« Il serait malheureux, a-t-il signalé, que la date du 30 septembre devienne une condition sine qua non à l’acceptation de projets et qu’on élimine ainsi des mesures qui pourraient être fort valables pour la réussite scolaire.Pour l’instant, selon le porte-parole des enseignants, l’opération tant publicisée depuis le début de la présente année pour contrer le décro- sement ils n’en sont pas vraiment les premiers bénéficiaires.« L’abus et la valorisation du travail précoce profitent davantage au roulement de la société de consommation qu’aux jeunes eux-mêmes », précise le document.Le type d’emplois diffère selon l’âge et le sexe des élèves.Parmi les plus jeunes, les filles font surtout du gardiennage et les garçons de la livraison de journaux et de prospectus.Les élèves plus âgés du secondaire travaillent surtout dans la restauration et le commerce au détail.En présentant l’étude, le président du Conseil, Bernard Fortin, a souligné qu’il traduisait le point de vue des parents sur ce phénomène préoccupant en affirmant que la situation actuelle et la tendance qu’elle annonce sont difficilement acceptables.Le Conseil estime qu’il faut avoir le courage d’aller à contre-courant devant cette situation qui prend de trop grosses proportions dans la vie des adolescents.« En fait, souligne-t-il, la société doit leur offrir des formes d’activités adaptées à leur âge, plus variées, plus nombreuses et plus stimulantes chage scolaire et ramener les décro-cheurs à l’école est lamentable.« Malgré tous les beaux discours, a soutenu M.Savard, on a pu observer, en ce début d’année scolaire, les effets néfastes des compressions budgétaires de 25 millions $ qui ont affecté le secteur de l’éducation des adultes au printemps dernier.» Les enseignants ont compté des milliers de jeunes de 16 à 18 ans à qui on a refusé l’accès aux centres de formation des adultes.Ils ont aussi remarqué avec stupéfaction qu’on retournait les jeunes désireux de raccrocher vers les écoles de quartier « des institutions non adaptées à leurs besoins, là où ils ont connu l’échec et abandonné leurs études ».« Plutôt oue de solutionner le problème du décrochage scolaire, a précisé M.Savard, l’application de cette politique risque au contraire de l’aggraver.» La FECSQ demande aussi au ministre l’instauration de mesures pour favoriser la réinsertion des adultes de plus de 18 ans qui attendent aux portes des centres d’éducation.Les chiffres parlent d’eux-mêmes, selon la conseillère à la FECSQ, Mme Lise Boudreau, qui a répertorié que le travail, particulièrement par le biais de l’école qui dispose de ressources importantes pour ce faire.» Un large débat public doit être mené, selon le Conseil, sur le rôle de l’école dans la prise en charge des aspirations des jeunes, tout en balisant le phénomène du travail rémunéré des adolescents et en le ramenant à des proportions plus normales, particulièrement par un meilleur accompagnement et l'action vigilante des parents.Les membres du Conseil ne demandent pas au gouvernement d’aller jusqu’à prévoir une législation limitant l’âge d’accessibilité à l’emploi, mais ils croient que des mesures doivent être prises pour s’assurer qu’un emploi ne compromette jamais la santé ni la sécurité des jeunes.« Prendre conscience de la situation devrait inciter les parents à se réapproprier l’école et à accompagner leurs jeunes plus étroitement, conclut le Conseil.Le Québec ne peut se permettre que se perpétue une tendance dont les conséquences peuvent être irréversibles sur leur développement.» pas moins de 1000 refus pour des jeu- I nés de moins de 18 ans a la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), 200 à Drummondville, 400 en Montérégie, plus de 300 personnes en attente dans la région de Trois-Rivières, 100 à Charlesbourg et des centaines d’autres dans la région du Haut-Richelieu.Si la FECSQ avoue souscrire au fait que des mesures d’encadrement et d’accompagnement adéquates représentent des facteurs de réussite scolaire pour les jeunes, elle refuse cependant de croire que le recours au titulariat est la solution, comme l'a proposé le ministre de l’Éducation.« On est en train de créer une espèce de mythe autour du titulariat comme s’il était la seule voie pour parvenir à la réussite scolaire», a expliqué M.Savard.« On n’est pas pour commencer à s’engager dans des discussions inutiles et futiles autour des dispositions des conventions collectives alors qu’il y a des mesures en place dans le milieu qui ont du succès et qui n’ont pas entraîné des chambardements aux conditions de travail », a-t-il conclu.Le plan Pagé pour les décrocheurs va trop vite, avertissent des enseignants à Le Devoir, mercredi 2 septembre 1992 M A-3 Le boom des soldats de la paix pourrait miner Fin dfsiède * K SOUS les l’armée canadienne, craignent des experts pluies acides John Ward de la Presse canadienne QTTAWA — Le Canada déploie toujours davantage de soldats à l’étranger dans le cadre des missions des Nations unies, et certains craignent que cette contribution ait atteint la limite du tolérable pour l’armée., Le plus récent engagement verra J50 soldats, probablement du Régiment aéroporté canadien stationné à Petawawa, en Ontario, s’envoler pour la Somalie ravagée par la famine.Le mois dernier, la ministre des Affaires extérieures, Barbara McDougall, a promis d’expédier un autre groupe de 1200 soldats dans l'ancienne Yougoslavie, ce qui doublera la taille du contingent canadien dans cette région du monde.Ces deux dernières contributions porteront à 4200 le nombre total de Casques bleus canadiens engagés dans des missions onusiennes.Au coeur de la guerre de Corée, 9000 militaires canadiens servaient sous l’égide de TON U.La contribution canadienne aux efforts de maintien de la paix met l’armée à rude épreuve, a un moment où le gouvernement souhaite ramener ses effectifs de 84 000 à 75 000 membres d’ici 19% Cependant, les missions de pacification comptent généralement davantage sur la participation de l’infanterie, qui ne constitue qu’une faible proportion des Forces armées, ou de spécialistes en communication ou en génie.Pendant que les Casques bleus sont à l’étranger, l’armée doit assumer ses autres obligations, notamment à l’égard de l’OTAN et dans la formation des recrues, et intervenir dans le cas de catastrophes naturelles ou de conflits comme la confron- tation de l’été 90 avec les autochtones à Oka.Le ministère de la Défense nationale assure qu’il peut remplir sans problème les derniers engagements.Mais le colonel à la retraite Sean Henry pense que la participation canadienne est plus élevée que prévu.Et M.Alex Morrison, de l’Institut canadien d’études stratégiques, doute que l’armée puisse maintenir longtemps un effort aussi astreignant.« Comme je le comprends, l’armée a fait savoir que si sa taille est réduite tel que planifié, elle ne pourra pas remplir tous ses engagements au-delà de l'an prochain », a com- menté M.Morrison, qui suggère au gouvernement de réévaluer les réductions d’effectifs prévues.« Le Canada veut jouer un rôle important sur la scène mondiale.On ne peut pas continuer à jouer ce rôle si on persiste à réduire la taille de l’armée.» M.Norm Freeman, major-général à la retraite, soutient que les militaires sont inquiets.« Ils assistent à une baisse du nombre des militaires, à cause de la fin de la guerre froide, et en même temps, ils voient toutes ces obligations supplémentaires qui s’ajoutent.».Le cancer du poumon tuera bientôt plus de femmes que celui du sein OTTAWA (PC) — Le cancer du poumon est en voie de devenir la principale cause de décès dus au cancer chez les femmes, avant le cancer du sein, indiquent les chiffres rendus publics hier par Statistique Canada.« Le taux de mortalité due au cancer du poumon chez les femmes con- • tinue •de grimper de façon prononcée », a déclaré le docteur Jack Lai-dlaw, directeur des affaires médicales de la Société canadienne du cancer.Il prédit qu’il ne faudra pas plus d’un an ou deux pour que le cancer du poumon supplante le cancer du sein comme principale cause des décès dus aux cancers chez les femmes , dans certaines provinces, particuliè-, rement en Colombie-Britannique.Certains experts relient cette tendance au tabac et attribuent l’aug- • mentation de la mortalité due au cancer du poumon chez les femmes t.à la lenteur avec laquelle les fumeuses renoncent à leur habitude.¦, Dans l’édition 1992 de sa brochure sur le cancer, Statistique Canada évalue à 58 300 le nombre de Canadiens qui mourront du cancer cette année, et à 115 000 le nombre de nouveaux cas de cancer qui seront dépistés.Par comparaison, on estime qu’il y a eu 56 700 décès et 109 000 ¦nouveaux cas en 1991.• Statistique Canada révèle aussi que le nombre de nouveaux cas de cancer a augmenté ces dernières années d’environ 3000 par an en moyenne.Un Canadien sur trois ris- que d’être atteint de cancer pendant sa vie.Un Canadien sur quatre en mourra.Le cancer du poumon demeure le plus répandu chez les hommes, mais le nombre de cas et le taux de mortalité se sont stabilisés, vraisemblablement à cause d’une baisse du tabagisme.Le cancer du sein reste celui qui fait le plus de victimes chez les femmes canadiennes en 1992, démontre l’étude publiée conjointement avec Santé et Bien-être Canada, les registres provinciaux des tumeurs, l’Institut national du cancer du Canada et la Société canadienne du cancer.Mais Statistique Canada calcule qu’environ 5000 femmes mourront du cancer du poumon cette année, à peine moins que les 5200 décès prévus chez les femmes atteintes de cancer du sein.Déjà, on s’attend à ce qu’un plus grand nombre de femmes meurent du cancer du poumon que du cancer du sein cette année dans trois provinces: la Nouvelle-Écosse, le Manitoba et la Colombie-Britannique.Dans cette dernière province, environ 23 % de tous les décès de femmes dus au cancer sont attribuables au cancer du poumon — il s’agit du taux le plus élevé au pays.Le nombre de fumeurs masculins a régressé dans tous les groupes d’âge entre 1966 et 1989.Les fumeuses étaient plus nombreuses dans les groupes d’âge des 15-19 ans et des 25-44 ans.Le plan de Montréal plaît aux urbanistes Roland-Yves Carignan LE PLAN d’urbanisme de Montréal semble plaire, sur papier, mais la Corporation professionnelle des urbanistes du Québec met la Ville en garde afin de s’assurer que les règlements qui suivront lui soient conformes.Ce que la Corporation craint, c’est de voir le projet, qu’elle appuie dans son ensemble, dénaturé par l’ensemble des règlements municipaux qui doivent être adoptés afin de lui permettre de prendre vie.Elle se demande entre autres si la Ville a les moyens de ses aspirations et si, compte tenu du contexte économique, il ne faudra pas se contenter de demi-mesures menant à un affaiblissement des principes directeurs.« Les citoyens et citoyennes ne seront complètement rassurés quant aux chances de survie des grands idéaux clairement exprimés dans les orientations d’aménagement (amélioration de l’environnement, respect du cadre bâti, protection et mise en valeur du patrimoine) que lorsqu’ils auront saisi le degré de conformité des règlements de zonage et des règlements de construction avec le plan », annonce le mémoire de la Corporation, présenté hier soir par le président Serge Filion lors des audiences publiques sur le plan.L’immigrant paiera davantage OTTAWA (PC) — Le ministère fédéral de l’Immigration a annoncé, hier, les hausses de droits suivantes — en vigueur immédiatement pour les étrangers désirant s’établir au ", Canada: ¦ le coût d’un permis de séjour permanent passe de 350 $ à 450 $, à l’exception des immigrants reçus dans la catégorie affaires; ¦ les entrepreneurs, les investisseurs et les travailleurs autonomes doivent débourser 750 $, au lieu de 500|; ¦ le permis de travail est augmenté de 75 6 à 100 $ par personne.Le tarif familial ou de groupe est haussé de , 150$ à 2006.Le ministère explique, ¦idans un communiqué, que les revenus supplémentaires vont compenser l’augmentation du coût des ser-¦c vices et vont les améliorer, tout en aidant le gouvernement dans son plan quinquennal de hausse de l’immigration.« Seules l’expérience du temps et l’analyse des projets à venir nous permettront d’évaluer votre capacité à convaincre, votre rigueur à conserver la cohérence entre les orientations du plan d’urbanisme d’une part et le cadre réglementaire, les choix budgétaires, les immobilisations, le comportement de vos pro- Eres leviers de développement ur-ain (organismes para-municipaux) d’autre part», poursuit-il.M.Filion estime que « les nouveaux règlements d’urbanisme devront être suffisamment simples et précis pour favoriser la compréhension et l’adhésion de la grande majorité des résidants et résidantes».Son organisme propose donc la création d’une commission « compétente et polyvalente » pour voir à l’application du plan d’urbanisme dans le respect de ses orientations.Un tel organisme serait aussi chargé d’évaluer tous les projets de construction ou autre dans le même esprit.Il pourrait finalement recommander des changements importants au plan directeur (transposition du plan d’urbanisme dans chaque arrondissement) si des projets, imprévisibles à ce jour, surgissaient.« Une ville capable de permettre la création tout en ne ridiculisant pas les acquis existants serait une sorte d’idéal à rechercher en permanence», précise le mémoire.Les audiences publiques se poursuivent demain et devraient se terminer vendredi.L’adoption du rapport de la Commission d’étude sur les orientations et les stratégies du plan d’urbanisme aura lieu en octobre, à peine un mois avant l'adoption définitive du plan par le conseil municipal, le 21 décembre.Jean Chartier PHOTO CP 750 Casques bleus canadiens en Somalie Quelque 750 Casques bleus canadiens se rendront en Somalie début octobre afin de participer aux opérations de distribution de l’aide alimentaire sous l'égide de l’ONU, a annoncé hier ia ministre des Relations extérieures, Mme Monique Landry.« Je crois que cela devrait faciliter la distribution de l’aide ajimentaire », a estimé Mme Landry, soulignant que les Casques bleus canadiens « seraient armés pour être sûrs que l’aide parvienne bien aux gens ».Les pillages portent actuellement sur 5 à 10 % de l’aide alimentaire, a estimé pour sa part le secrétaire général de la société de la Croix-Rouge canadienne George Weber.Le contingent canadien sera basé dans le port de Bosaso, au nord-est du pays.Le Conseil de sécurité de l’ONU avait approuvé vendredi dernier l’envoi de 3500 Casques bleus en Somalie.ON COMPTE 30 000 lacs acidifiés au Québec et 30 000 lacs en voie d’acidification.Des milliers de poissons ont disparu et la majorité des essences d’arbres sont touchées.Qui plus est, le mouvement ne se résorbe pas, car les pluies acides attribuables aux sources de pollution du Midwest ne vont pas diminuer avant l’an 2000.Telle est la conclusion qu’a livrée lors d’une entrevue M.Laval La-pointe, le coordonnateur du programme sur les pluies acides au ministère de l’Environnement du Québec.M.Lapointe s’est aussi adressé hier au 9e Congrès mondial annuel sur l’air pur qui se tient présentement à Montréal.Il souligne que le Québec a réduit de 63 % les sources majeures d’émission de dioxyde de soufre et d’oxyde d’azote, et l’Ontario de 30 %, mais les principales sources de cette pollution proviennent de l’Ohio, et elles n’ont pas diminué leurs émissions de 10 % depuis 1980.Avec de très hautes cheminées, l’Ohio évite les retombées de sulfate, car les nuages et les vents dominants rient ces particules de 200 à 1000 ilomètres au nord-est de leur source d’émission, en l’occurence vers Toronto, Montréal, les Cantons de l’Est, le Vermont, et jusqu'aux provinces maritimes.L’effort du Québec est impressionnant, l’effort des Américains est nul, explique M.Lapointe.On a prescrit de nombreuses réductions dans les raffineries de pétrole, les usines de pâtes et papiers et les alumineries du Québec.Le principal émetteur de S02 dans l’atmosphère, la fonderie de Noranda, a même réduit de 552 000 à 146 000 tonnes les émissions de S02 depuis l’année-référence 1980; la fonderie de Murdochville a aussi diminué ces émissions de 90 900 à 42 600 tonnes.Un effort majeur a également été consenti dans les systèmes de combustion : ceux-ci ont en effet réduit de 258 000 à 84 700 tonnes ces émissions.À titre de comparaison, le spécialiste des pluies acides fait le point sur le correctif québécois : « Si l’on considère le bilan de S02, entre 1970 et 1990, les émissions québécoises de dioxyde de soufre sont passées de près de 1,5 million de tonnes à 396 000 tonnes, soit une diminution de 74 % ».L’Ontario a pour sa part réduit de 1,8 à 1,2 million tonnes ses propres émissions de dioxyde de soufre.Dans l’est des États-Unis, les émissioas de ce poison atteignent un chiffre considérable 20 millions de tonnes.Les amendements à la loi américaine prévoient une diminution de 4,5 millions de tonnes de ces émissions dès 1995 et d’un autre 4,5 millions de tonnes en l’an 2000.Il s’agit alors d’une réduction de 40 % des émissions actuelles, mais M.Lapointe pense qu’il faudra attendre au début du 21è siècle pour en ressentir les effets.Les leucémiques auront plus de chance à la « loterie » des donneurs de moelle Isabelle Paré POUR les leucémiques, le don de moelle osseuse est la seule issue à un cul-de-sac sans lendemain.Hier, la décision de la Croix-Rouge de porter dès cette année à 6500 le nombre de donneurs de moelle osseuse au Québec vient apporter une petite lueur d’espoir à ces malades.Jusqu’à maintenant, le registre de donneurs de la Croix-Rouge au Québec ne comptait que 1300 noms et 37000 au Canada.Or, une personne atteinte d’une maladie maligne du sang n’a qu’entre 1 chance sur 450 et 1 chance sur 550 000 de trouver un donneur compatible.Après des mois de pressions effectuées par des malades, la Société canadienne de la Croix-Rouge s’est donc engagée hier à accroître ses ressources techniques afin que 50 analyses de sang (typage) paf semaine soient effectuées dans ses laboratoires de Montréal et jusqu’à une centaine par semaine dans la région de Québec.À Montréal, on se débrouillera à même les budgets actuels, tandis que les laboratoires de Québec compteront sur un apport de fonds supplémentaires.Car le problème actuel ne se limite pas a augmenter le nombre de donneurs, mais aussi à trouver les ressources techniques et humaines nécessaires pour l’analyse du sang des donneurs, essentielle à leur classement dans le registre canadien des donneurs de moelle.Contrairement au don de sang, les chances de compatibilité entre le donneur de moelle et le receveur sont très ténues.Comme l’explique France Desautels, une patiente en attente depuis deux ans, « trouver un donneur, c’est comme gagner à la 6/49.Il faut qu’il possède les six mêmes facteurs que moi dans son sang », compare cette dernière.Pour Mme Desautels, même l’accès au réseau de banques internationales de donneurs comptant plus d’un demi-million de noms n’a pas été suffisant.Aucun donneur compatible enregistré sur toute la planète.« C’est très important d’augmenter le bassin de donneurs au Québec.Car la chance est plus grande de trouver quelqu’un de compatible à côté de chez soi qu’en France ou au Japon », affirme celle qui, de son propre chef, a recruté depuis janvier plus de 1000 donneurs en faisant campagne dans son quartier et son milieu de travail.Le président de la Fondation de la greffe de moelle osseuse, le Dr Robert Patenaude, lui-même sauvé de la leucémie en 1982 par une greffe, abonde dans le même sens.Les chances de réussite d’une greffe de moelle sont maintenant de 70%, deux fois plus qu’il y a 10 ans.Les technologies médicales s’affinent, reste plus qu’à augmenter le nombre de donneurs volontaires, croit-il.Car hors de la greffe, point de salut.Et à l’heure actuelle, près de 90 % des malades — environ 50 à 75 chaque année au Québec — meurent faute d’avoir trouvé un donneur.La maladie, qui frappe surtout entre 25 et 35 ans, terrasse souvent ses victimes en quelques mois.« Notre objectif c’est qu’au moins 6000 noms québécois s’ajoutent au registre canadien d’ici le 1er septembre 1993 », a-t-il insisté hier.Jusqu’à janvier dernier, aucun service d’analyse n’était même disponible dans la région de la Vieille Ca- pitale.« Nous avons fait des pressions et ces ressources additionnelles vont nous permettre de faire le typage (analyse de sang) d’un bassin d’environ 3000 personnes déjà recrutées dans la région du Lac-Saint-Jean, qui n’attendent qu’à faire partie du registre », s’est réjoui hier le Dr Hébert.r Poumon qui respire Cigarette l^qul expire ($2 L’enquête sur la mort du caporal Lemay On attend l’accord d’un avocat des Mohawks d'après la Presse canadienne L’ENQUÊTE du coroner sur la mort du caporal Marcel Lemay, de la Sûreté du Québec, survenue le 11 juillet 1990 à Oka, pourrait reprendra dès la mi-septembre.C’est ce qu’a déclaré, hier, le coroner désigné Me Guy Gilbert.Deux des trois avocats qui représenteront trois Mohawks et l’avocat américain Stanley Cohen cet automne devant les tribunaux ont laissé savoir au coroner qu’ils n’avaient pas l’intention de demander une injonction pour faire stopper l’enquête du coroner.« Me Corriveau, qui est le principal intéressé au dossier, n’a pas encore donné sa réponse », a indiqué le coroner Gilbert.Pour sa part, le procureur de la Couronne au dossier, Me François Brière, a affirmé il y a déjà quelques semaines ne pas avoir l’intention de contrecarrer la reprise de l’enquête sur la mort du caporal Lemay.À l’automne 1991, un juge de la Cour supérieure avait ordonné la suspension de l’enquête de Me Gilbert, à la demande des avocats de la défense des Mohawks, pour empêcher que les témoignages rendus à l’enquete du coroner ne viennent perturber la tenue des procès de la qua rantaine de Mohawks poursuivis relativement aux événements survenus à Oka à l’été 1990.En attendant la réponse de Me Corriveau, le coroner Gilbert s’est remis à la préparation de l’enquête.« J’examine les dossiers, je prépare mon équipe.Je veux reprendre les audiences publiques de l’enquête le plus tôt possible.« Je souhaitais reprendre au début de septembre.Je crois maintenant que d’ici une quinzaine on pourra se retrouver devant la tribune publique pour entendre des témoins.» Me Gilbert souhaite que l’enquête se déroule sans trop d’interruptions.10 KGENCE DU LIVRE 10 ri i ‘ 1 I LIBRAIRIE AGREEE , >» 1710, rue St-Denis - Montréal (Québec) { i H2X 3K8 (514) 844-6896 Voisin do la Bibliothèque Nationale Cinéma - Théâtre - Poésie - Musique - Beaux-Arts Littérature - Éducation - Sciences humaines Santé - Spiritualité - Alimentation - Guides pratiques Bandes dessinées - Documentaires jeunesse - Voyages Étudiants, étudiantes, nous pensons à vous! 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A-4 M Le Devoir, mercredi 2 septembre 1992 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Bonjour et l’Allemagne.Mais sans l’ombre d’un doute, Goretta n’a pas tourné à son aise, et il s’est planté.C’est dans les rires et les huées que s’est terminée la projection de L’ombre.Dans un quotidien de Genève, un journaliste tombeur et un documentaliste bon mari fouillent le passé de certaines personnalités proches du gouvernement qu’ils soupçonnent d’appartenir à un réseau d’extrême-droite.Mais le hic c’est que le documentaliste va découvrir que le journaliste (excellent Pierre Arditi, comme toujours) a une histoire avec sa femme.Choc.La petite vie de famille, le gosse, la maison, le petit arbre que l’on plante, l’amour, tout vole en l’air.Le documentaliste va casser la gueule au journaliste en pleine salle de rédaction.Et fuir le boulot.Jusque-là, la caméra de Goretta nous a assez bien fait entrer dans l’univers du documentaliste (bien joué par l’acteur-producteur Jacques Perrin), un homme vers la fin de la quarantaine, entre boulot et bilan.Mais cette cassure dans le rythme, et dans le ton, est fatale au film lorsque Goretta lance sa caméra aux trousses d’un homme (toujours ce documentaliste) en fuite du foyer, rebelle, et soudain replongé dans l’enquête du journaliste qui l’a cocu-fié.0 hasard, que de films on démolit en ton nom ! Voilà le documentaliste engagé par un fleuriste, et le voilà qui livre des fleurs chez le fameux financier véreux et fasciste objet de l’enquête de son journaliste cocu-fiant.Et, magnanime, il devient détective de choc ! Goretta, alors, va entrer carrément dans le sous-Tintin.Enlèvements, poursuites, ton compte est bon, mon gaillard, etc.Un n’y croit lus, on rit, et il y a presque du Mo-ère de troisième acte (une des filles supposément séduites par le journaliste tombeur était sa fille ! ), et c’est bien triste à la fin de voir un bon cinéaste aller dans les avenues sombres d’un genre qu’il ne maîtrise pas.La conférence de presse de Goretta ressemblait à un petit mea culpa tristounet.Oui, il admet que le film « ne fonctionne peut-être pas », mais « il n’attend pas là-dessus la vérité du public ou de la critique »; « c’est sûrement de ma faute », dit-il des huées à l’issue de la projection, « mais, ajoute-t-il, il y a des films qui ont été mal reçus, La règle du jeu n’a Eas marché, et Casque d’or a été ousillé en trois lignes.on attend de moi un certain cinéma, et on a été surpris ».Goretta a aussi lançé, pour prévenir les coups de la critique : « J’ai un gilet pare-balles depuis le début de ma carrière de cinéaste ».Fait étonnant de la part d’un cinéaste du renom de Goretta, il semble que ce soit le producteur qui a eu le dernier mot sur le film.Goretta : « Je voulais illustrer dans ce film le cauchemar d’un homme, placer l’action dans la dimension d’un cauchemar, mais l’idée n’a pas passé chez mon producteur, qui n’a pas voulu d’un film où, à la fin, on dit, voilà c’était un cauchemar ! Le cauchemar, pour moi, n’est pas disparu, il est demeuré dans mon esprit, dans ce que j’ai voulu faire avec cet anti héros, mais on ne le dit pas, il ne s’en réveille pas.Mais c’est vrai que cette dimension du cauchemar a disparu de mon film, et que ça explique peut-être sa faiblesse ».Chez Roland Gràf, il y a plus de contrôle, plus de maîtrise, même si là aussi il s’agit d’un cinéaste qui aborde le genre policier pour la pre mière fois.Le cinéaste du Joueur de tango (1990) a pour lui un bon sujet, pris dans le réel : la disparition du rant la guerre 39-45 des murs et moulures d’une vaste salle d’ambre dans le château de Kônigsberg, cadeau royal de Guillaume II, un trésor subtilisé par les nazis, et caché on ne sait plus où depuis, et jamais retrouvé à ce jour.Roland Gràf imagine trois personnages, un musicien, son amie dont le père meurt mystérieusement et que l’on croit relié à cette mystérieuse course au trésor, et un jeune homme étrange dont le père nazi avait participé au déménagement de cette salle d’ambre jaune.Le hasard les réunit.Il y a en effet du Gaston Leroux dans ce Mystère de la salle d’ambre jaune, et beaucoup de Bob Morane.Là aussi, comme chez Goretta, on devient détective en criant Tintin ! Mais l’action est plus resserrée que CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Sl-Jacques, Montréal Québec H2Y 3X2 fa» (514)8457824 Tél.: (514) 98 R O B I C /.
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