Le devoir, 5 septembre 1992, Cahier B
pWBM IÜk.^ raMvihi*, F _^5!SSe^V,.La brasserie Prud’homme, qui a été fondée en 1650 à Ville-Marie, est la première brasserie à avoir vu le jour au pays.L’HISTOIRE BRASSICOLE VUE DE LA RUE ST-AMB ROI SE Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 Jean-Jacques Lemêtre, l’homme-orchestre PHOTO NORMAND BLOUIN Le choeur des Atrides vibre au son de la musique de Jean-Jacques Lemêtre des A triées Gilbert David CA EST UN COLOSSE, Jean-Jacques J Lemêtre, au propre et au figuré.Avec ' la tête inspirante d’un gitan, la barbe généreuse et les cheveux longs où se mélangent toutes les nuances de grLs, le musicien au long cours des Atrides a l’air d’un ermite vaguement hippie ou d’un alchimiste qui serait allé à l’école d’Artaud.Ce dernier ne demandait-il pas en effet, dans Le Théâtre et son double, que la musique et son instrumentation répondent « à la nécessité d’agir directement et profondément sur la sensibilité » en recherchant « des qualités et des vibrations de sons absolument inaccoutumées.» ?Né d’un père breton qui venait mouiller au large de Terre-Neuve pour y faire la pêche à la morue, et d’une mère tzigane, Lemêtre a hérité d’une âme voyageuse et d’un appétit sans bornes pour toutes les traditions musicales.Il est le compositeur attitré du Théâtre du Soleil depuis 14 ans.Il a ainsi composé la musique de Mephisto, le roman d'une carrière (1979), des Shakespeare (Richard II, La Nuit des rois, Henry IV, 1981-1984) de L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge (1985), de L’Indiade (1987-1988).On le retrouve bien sûr comme maître d’oeuvre de la recherche musicale pour la tétralogie grecque des Atrides (1990-1992), mise en scène par Ariane Mnouchkine, et dont la première en sol nord-américain a eu lieu mercredi dernier à l’Aréna Maurice Richard avec Iphigénie à Auüs, d’Euripide.À neuf ans, Lemêtre gagne un prix en chant grégorien à Notre-Dame de Loretto (Italie).Plus tard, de 1971 à 1973, il faut ses classes au Conservatoire de musique à Paris en jouant de la clarinette, du saxophone et du basson, tout en suivant des cours d’écriture musicale.Il a travaillé à l’Orchestre symphonique de Paris, mais très vite il s’intéresse à la composition.En plus de participer sur une base régulière aux spetacles du Soleil depuis 1978, le compositeur a trouvé le temps d’écrire la musique de quelques films, dont La captive du désert de Raymond Depardon, celle d’opéras chorégraphiques et même du feu d’artifices au Trocadero, créé pour le Bicentenaire de la Révolution, le 14 juillet 1989.Il a présentement en chantier un opéra à être créé à Turin, la musique de scène d’une pièce pour le Théâtre de l’Est Parisien, celle d’un film et des chansons en collaboration avec Jacques Higelin.Avant de le rencontrer, j’avais écouté l’un des disques laser, enregistré en janvier 1991 et produit par le Théâtre du Soleil lui-même, où se retrouvent 36 plages de « Danses » pour les Atrides.« En fait, m’explique le musicien, j’ai écrit 124 danses, 17 heures de musique au total, pour provoquer l’imaginaire des acteurs au moment des répétitions qui ont duré huit mois pour les trois premières pièces des Atrides : Iphigénie à Aulis, Agamemnon et Les Choéphores.» Lemêtre a donc participé étroitement à tout le processus créateur qui a abouti aux spectacles actuels et il insiste sur la nature particulière du travail de musicien de scène qui est Voir page B-2 : Les Atrides La passion de la nouvelle Claude Saint-Laurent a le mandat de relancer Vinformation à SRC Paule des Rivières CONTRAIREMENT à son prédécesseur qui n’hésitait pas à inonder ses employés de mémos, le nouveau patron de l’information à Radio-Canada, Claude Saint-Laurent, parle directement à ses ouailles, se promène de studio en studio, s’assoit avec eux, les consulte, les encourage, relève leurs bons coups.Il faut dire qu’il a tout intérêt à tisser une équipe tricotée serrée car le défi est boeuf et, à l’aube d’un ou de plusieurs référendums, la mission délicate.Les détracteurs ne manqueront pas, d’un côté comme de l’autre, pour dire que Radio-Canada est trop ceci ou trop cela, qu’il fait le jeu des fédéralistes ou est truffé de séparatistes.En gros, il s’agit de rebrancher le public sur Radio-Canada, de faire en sorte que les téléspectateurs qui, ces dernières années, ont déserte le réseau d’État, reviennent au bercail, avec de nombreux petits amis si possible.D’où les nombreux changements en information cet automne.Prenons par exemple le Point, à 10 h25 la semaine, qui, à l’aube de son dixième anniveraire, accusait plusieurs signes de faiblesse.Comme son pendant anglais, The Journal, il était temps de « revoir la formule » comme l’on dit dans le milieu.Mais alors que CBC s’apprête à sceller définitivement le Journal, Radio-Canada concluait qu’un renouvellement suffirait à redonner au Point une deuxième jeunesse.Les changements du nouveau Point sont frappants pour ne pas dire spectaculaures.Un nouvel animateur, un seul pour donner plus de cohérence à l’émission, nous accueille.Jean-François Lépine évolue dans un nouveau — et immense — studio.Un autre que lui se serait peut-être égaré mais l’as-reporter de Radio-Canada semble déterminé à prendre ses aises, peu importe si l’entrevue n’est pas le genre qu’il a jusqu’à pré- sent le plus pratiqué.Un pro est un pro.Tout semble immense.La table, la salle et l’écran, qui, pour la première fois au réseau français, permet aux animateurs de voir leurs interlocuteurs.M.Saint-Laurent assure pourtant que ces modifications ne sont que la pointe de l’iceberg, que ce ne sont pas ces détails — détails dont l’implantation s’élève à plusieurs centaines de milliers de dollars et qui démontrent à quel point nous, qui croyions que le réseau était sans le sou, étions naïfs — qui symbolisent le nouveau Point.Us ne visent qu’à donner une plus grande flexibilité à l’équipe qui devra désormais « être plus collée sur l’actualité ».Exit les reportages qui ne correspondent pas à un sujet brûlant d’actualité.Un seul mot d’ordre aux journalistes : soyez pertinents.Fini les reportages qui, pour intéressants qu’ils soient, ne s’accrochent pas à l’actualité de la journée.« Il faut que le Point devienne plus nécessaire.Les gens trouvaient que l’émission était devenue moins essentielle.Us pouvaient aller se coucher sans Point et n’avaient pas l’impression d’avoir manqué quelque chose.Par exemple, le Point a présenté il y a quelque temps une émission sur les moniales.C’était bon.L’équipe a même gagné un prix.Mais ce n’était pas essentiel en termes de nouvelles.» « U a fallu renouveler nos outils, adapter le mode productionnel.Nous avons à Radio-Canada une petite palette électronique pour faire les cartes et les illustrations.Mais nous n’y avions accès que deux heures, le matin.C’est aberrant.Nous avions l’outil alors que nous n’avions pas encore décidé de nos sujets».Aussi, la modernisation de l’équipement permettra aux journalistes et techniciens des différentes régions du pays de participer au nouveau Point A Québec, Ottawa et Toronto, des équipes attachées à la fois Voir page B-2 : La passion PHOTO JACQUES NADEAU Claude Saint-Laurent.e FESTIVAL DE TROIS 3 7 SEPTEMBRE DERNIER LUNDI SOIREE CHANSONS CAPRICE ET CLASSIQUES avec SYLVIE TREMBLAY et Benoît Sarrazin, pianiste BILLETS LIMITÉS Animatrice: Germaine Dugas — Sous la présidence d’honneur de madame Lise Bacon, députée de Chomedey, vice-première ministre et ministre de l’Énergie et des Ressources TOUS LES LUNDIS DE JUILLET ET ¦¦S» AOÛT A 20 HEURES RÉSERVATIONS: (514) 662-4442 PRIX D’ENTRÉE: 10,50$ LIEU: Maison des Arts de Laval 1395, bout de la Concorde ouest, Laval Autobus Laval Henri-Bourossa # 35 - # 40 - # 42 RENSEIGNEMENTS: (514) 663-4028 H Ét a Hyd'o Québec Bell Mobilité l B-2 M Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 ^ » , d’éther et de tubes.Ce sont pourtant ces pièges-là qu’évitait avec brio la Française Christine Pascal dans Le Petit Ponce a dit, présenté jeudi et vendredi en compétition au FFM.Film tendre et bouleversant dont la cinéaste s’émerveille de mesurer l’impact émotif qu’il exerce sur le public.À Cannes, où il a remporté le Grand Prix du Public, les gens l’arrêtaient ajirès la projection, souvent émus aux larmes, mais en même temps apaisés devant la mort, réconciliés avec elle.Cette réaction est pour la réalisatrice un merveilleux cadeau.« Çomme si la dimension poétique l'emportait sur la maladie ».;Élle en parle comme du plus atjputi de ses films, et paradoxalement comme du moins personnel.Pour des oeuvres comme Félicité ou Zanzibar qu’elle a signées et réalisées auparavant, Christine Pascal s’était nourrie de ses propres expériences : passion amoureuse, jalousie, anorexie.Cette fois, elle a eu envié de s’ouvrir plus généreusement, d’offrir un film aux autres.En atteignant une maturité artistique, elle a voulu dépasser le mode d’expression intellectuel, chercher l’émotion au cdéur d’une situation explosive.Par dessus tout, au tournant de la quarantaine, la cinéaste a senti le besoin de parler de la mort.Parce qu'elle voyait des amis partir, emportés par le Sida ou comme Michel Berger par une crise cardiaque, parce qu’elle anticipait le décès de son père et sait que ce genre de choses vous sonne dur et pour longtemps.Le petit prince a dit raconte comment un père divorcé, ex-médecin, pris de panique devant la tumeur au cerveau de sa fille de dix ans l’enlève en voiture et part avec elle sur les routes.La mère est jouée par Anémone, le père, par Richard Berri.Quant à la petite, rondelette et aux antipodes de l’image habituelle de l’enfant malade — une trouvaille ce physique qui contribue à démystifier la maladie — ( Marie Keliber crève littéralement l’écran) fort bien accompagnée par les deux performances adultes.Le petit prince a dit tient sur les épaules des acteurs.« Le sujet de mon film n’est ni la maladie, ni la mort, mais la façon par laquelle une situation extrême peut transformer les gens, à petits pas.Quelle que soit l’issue finale, le père sera meilleur, plus fort, grandi par cette épreuve-la.Et les parents séparés, se trouveront grâce à elle réconciliés au vrai sens du terme, au delà de la rancoeur et de l’hystérie.» Le petit prince a dit se lit à plusieurs niveaux.Au second plan, il explore la relation père-fille, « J’ai mis en scène l’impuissance des pères.On attend des hommes qu’ils soient forts, puissants, protecteurs, pour finir par découvrir qu’ils sont bien plus faibles que les femmes.Or, le premier homme qui se dérobe à une fille dans ce rôle est le père.Quelque part, j’ai voulu offrir ce film au mien.» En filigrane, le thème fut pour elle l’occasion d’aborder des dimensions supérieures de conscience, zones éthérées où la mort gagne une dimension poétique, avec la vision d’une lumière blanche, d’un papillon symbole de la maladie, d’une scène d’extase vécue par la petite fille.« Les enfants sont beaucoup plus de FESTIVAL DES FILMS DU MONDE Les Nuits de cristal, un film de Tonia Markétaki.Élégie germano-hellénique Les Nuits de cristal De Tonia Markétaki, Grèce-France-Suisse, 138 minutes.En grec et en allemand, sous-titres français.Aujourd'hui à 17 h 30 et le 7 septembre à 10 h, au Parisien 6.Francine Laurendeau JE NE SAIS comment décrire ce film.On pourrait dire qu’en Grèce, dans les années trente, une belle femme à la quarantaine sophistiquée tombe amoureuse de son livreur de glace.On pourrait dire que, pendant la montée du nazisme, une Allemande (mariée à un Grec) s’éprend d’un jeune Juif.On pourrait dire enfin qu’une femme meurt et renaît et que durant le cours de ses deux vies, le monde évoluant, son histoire individuelle traverse l’Histoire tout court.Passion, drame familial, rencontres ethno-culturelles, hommage à Héraclite et réflexions élégiaques, vous aurez compris qu’il s’agit d’un film ambitieux et inclassable.Voici comment la réalisatrice répond à une certaine critique accusant son film Les Nuits de Cristal d’être confus, voire incompréhensible.« C’est vrai que l’excès de lumière est aveuglant.C’est vrai que si on laisse toutes les portes de l’esprit s’ouvrir sur l’univers, ce que l’on verra n’aura rien à voir avec la clarté linéaire d’un téléfilm.On verra des mondes consécutifs et parallèles, le puzzle complexe de la vie et des infinies galaxies.» Le film s’ouvre sur une cérémonie secrète au cours de laquelle une femme (Michele Valley) est initiée.Et régulièrement, les personnages fantastiques peints sur les murs de sa chambre viendront nous rappeler que cette passion amoureuse n’est pas une banale aventure bourgeoise mais une histoire de suicide et de réincarnation qui enjambe le siècle et défie le temps.Les dialogues sont à l’avenant, je veux dire sentencieux, planant haut, bien au dessus des contingences matérielles.Vous n’entendrez aucune considération prosaïque, de type « passe-moi le beurre ».Ce n’est pas pour rien que quand Tonia Markétaki a découvert Héraclite, elle est tombée amoureuse de lui.Non du matérialiste mais du poète.Et elle s’est promis de lui consacrer un film un jour.C’est fait: à l’instar de la théorie d’Héraclite, Les Nuits de Cristal a la prétention d’embrasser l’univers.« La prétention est une maladie sacrée, comme toute forme de folie, du reste, aux yeux des Anciens Grecs.1 II est possédé par les dieux ’, disaient-ils de celui qui devenait fou.Et cette conception n’est pas très éloignée de celle de l’Evangile, si ce n’est que pour les Juifs, le fou était possédé par les démons.» « D’aucuns pensent que mon film est philosémite, d’autres le contraire, poursuit la cinéaste dont le film était présenté à Cannes dans la section Un certain regard.Pour moi, ce n’est que l’impression d’un cerveau en feu qui s’adresse à ses semblables.Et je pense que le public du cinéma — ceux qui s’obstinent à aller au cinéma à l’époque où la surenchère d’images offertes à domicile sature les consciences — ce public donc qui s’obstine à rechercher dans la salle obscure sa magie et sa solitude, ces gens-là donc sont des cerveaux en feu.Il faut être fou pour faire du cinéma; il faut être fou pour aller au cinéma.» Ces propos sont tout à fait dans l’esprit de ce film qui disserte à l'infini non pas sur le cinéma mais sur le sens de la vie, de l’amour, de la mort.Je n’en ai pas détesté la poésie, bien que parfois lasse d’un tel flot de paroles (heureusement, c’est sous-titré en français) et un peu étonnée de l’utilisation qu’on y fait des archives de la période nazie.Il y a certainement là un auteur à découvrir et après tout c'est, de tout le festival, le seul film hissant le pavillon grec.PHOTO NORMAND BLOUIN es Christine Pascal sereins que les adultes face à la mort ».Christine Pascal a lu des ouvrages sur la vie après la vie, s’en est inspirée, comme elle s’est appuyée sur d’importantes recherches médicales pour décrire l’évolution de la maladie.Son scénario (écrit avec son mari Robert Boher) fut un exercice d’é-lagage.Christine Pascal a retranché les grandes phrases, les beaux sentiments, pour ne conserver que des répliques simplissimes.« J’ai dit aux acteurs : vos larmes ne m’intéressent pas.Aucun amour-pitié dans Le petit prince a dit, mais des scènes concrètes, souvent comiques : de la bouffe, une baignade, des courses; d’où naît paradoxalement l’émotion.« Si vous dites aux gens : voici l’histoire d’une petite fille qui a une tu- meur au cerveau, en quelque part, ce ne sera pas vrai.Tellement, le film se révèle moins sombre, plus aérien que son thème.» À 39 ans, Christine Pascal, d’origine Lyonnaise est à un tournant de sa carrière.Sortie d’elle-même, plus forte, et désormais réalisatrice de grande envergure.Elle qui fut lancée d’abord comme comédienne par Bertrand Tavernier qui lui donna un rôle en 73 dans L’Horloger de Saint-Paul, devait par la suite cosigner avec lui Des enfants gâtés.Depuis, Christine oscille entre le jeu, l’écriture et la réalisation.Son prochain film, aux antipodes de celui-ci explorera le genre de la comédie musicale, dans un club de strip-tease à l’heure de la montée du néo-fascisme.NOUVEAU! "Ni le premier, ni le dernier roman sur le FBI, mais à coup sûr un des meilleurs" Pierre Salinger m m Le tout dernier Mary Higgins Clark: un chef-d'oeuvre de thriller psychologique Cinq romans de P.D.James en un seul volume Pour les 7 à 9 ans Deux nouveaux romans do La Courte Échelle Plus de 200 pages magnifiquement illustrées OFFRE VALABLE DU 3 AU 11 SEPTEMBRE 1992 ¦revues LIVRES disques ¦ £ MT-ROYAL (Jiampigny 4380 ST-DENIS, MONTREAL, QC H2J 2L1 (514) 844-2587 PRIX DU PUBLIC • CANNES 92 COMPÉTITION OFFICIELLE • FFM, MONTRÉAL 92 ^«Sincérité, force, pudeur.Un film remarquable.» ¦ Eric Fourlanty / VOIR «Le dernier miracle s'appelle Christine Pascal.» Un Am dt CHRISTINE PASCAL ijefëûtftlticeo-d’t ?le* Avec RICHARD BERRY • ANÉMONE.MARIE KLEIBER A L’AFFICHE DÈS LE 8 SEPTEMBRE NE RECULEZ SURTOUT PAS LE MOMENT D'ALLER LE VOIR - Le Point "I HLM RARE, FIGNOLÉ COMME UN BEAU VIOLON.' - Première "C'EST UN BONHEUR CINÉMATOGRAPHIQUE.” - L'événement du Jeudi Daniel _ EmmahuelMIUL Amlré Dussollier compétition OFFICIEUX m FESTIVAL DE m VENISE!^ m LE DEVOIR CFGL 105.7 À L’AFFICHE DES LE 8 SEPTEMBRE B-4 ¦ Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 ' le cahier du i • ameai i Comme un vêtement Rien ne se perd, rien ne se crée trop ample Août De Henri Herré Alain Charbonneau UNE DÉCEPTION que vous ne pourrez pas partager (ou récuser) puisque le film ne repasse plus dans le cadre du présent Festival.Pour échapper aux humeurs d’Antoine, son concubin, Caroline — Anouk Grinberg, pâle copie de Juliette Binoche dont elle imite tout jusqu’aux éclats de voix et aux regards enivrés — se paye une glace au pied de l’architecture futuriste de la Défense, 3ui sert de cour intérieure aux HLM u coin.C’est là qu’elle rencontre un préposé aux laboratoires (Dominique Pinon, dont Delicatessen nous découvrait l’an dernier l’impayable tronche).Premier d’une suite étriquée de chassés-croisés où se mêleront un peu pêle-mêle jeux de séductions et scènes de jalousies, diluant progressivement la crise du jeune ménage en question.Très librement inspiré d’une pièce de l’écrivain autrichien d’origine Night on earth De Jim Jarmush.Scénario : Jim Jarmush.Avec Roberto Benigni, Gêna Rowlands, Béatrice Dalle, Isaach de Bankolé, Matti Pellonp .E.-U., 1991.Présenté au Rialto.raire — dans diverses grandes villes d’Europe et d’Amérique, ces cinq huis clos montés sur quatre roues motrices mettent chacun à nu l’éphémère relation entre un chauffeur et son client.hongroise Odôn von Horvath, que le cinéaste a transposée en France moderne, Août récupère en fait tous les tics et les trucs du cinéma d’un Bertrand Blier.Le génie de la mise en scène et l’art du dialogue serré en moins.Recourant à de vastes décors, parfois à la limite de l’abstraction, Herré a voulu créer une sorte d’état d’apesanteur, dont on ne saisit pas toujours le sens ni la fonction.Son film flotte plutôt comme dans un vêtement trop ample, et même le regard porté sur l’érosion des valeurs morales, à travers le comportement décadent de deux médecins lubriques (dont Jean-Claude Brialy), ne parvient pas à combler les espaces vides.Grande surface, mais peu de matière.Alain Charbonneau IFAMOUS PLAYERS ITOTO LE HEROS CENTRE EATON 70S SI* Calhfiint O (S Jeanne Moreau üfl mm INDOCHINE DAHS LAMER Catherine Deneuve PARISIEN "MM* 480 SU Catherin* O.(_x l?f>0 P») S Kl • PARISIEN ISO St* Catharine O W ç* CENTRE EATON »»» CENTRE LAVAL»”]' 'os St* Catherin* O "W C> 1600 Le Corbueier m C> I v«n a inn i DS 4 to fl r> To js es so-s Ç X-9 0C lions *es sous p, no * 'V ItAin «lui! Ii i»> li?no ion6oo9on DOCTEUR PETIOT 13 ¦fous **s so.«s6 00 9 0n I dm Mi 2 00 1 00 6 00 9 OC To .s 'es s -"S T, 00 9 01 CENTRE EATON»*™ 705 St* Catherin* O.(S ara i .J 4e- ’ 10 9 3rJ \ •**> .‘ ‘ ‘ Ob ¦ V 9 2 APRÈS NOUS avoir égarés dans les bayous de la Lousiane (Down by Law) et lancés à l’aveuglette sur les autoroutes sans fin du Nord des Etats-Unis (Stranger than Paradise), Jim Jarmush, dans un film volontairement répétitif et involontairement redondant, endigue ses escapades automobiles en les ramenant aux modestes proportions d’une course de taxi, et met du coup son cinéma de l’errance au rancart.Présenté l’automne dernier au Festival du nouveau cinéma, Night on Earth se présente un peu comme un road movie in vitro , comme un exercice de style, plus brillanté que brillant vraiment, sur un genre dont plusieurs cinéastes, Wenders le premier, se plaisent depuis quelques années à diagnostiquer l’essoufllement, voire la mort.Les cinq sketches qui le composent tricotent tous une seule et même action, à savoir : une course de taxi.Filmés à peu près en temps réel et selon les memes angles de caméra, et se déroulant simultanément — mais à des heures différentes, compte tenu du décalage ho- Inutile de dire que le thème est mince et la variation itou.Cette dernière se réduit pour l’essentiel aux numéros d’acteurs, qui sont souvent très bons : Roberto Benigni y va d’un petit rodéo taximétré et en fait voir de toutes les couleurs à son client romain, tandis que Gena Rowlands montre qu’elle sait jouer les dames comme il faut quand il le faut.Béatrice Dalle est de son côté nettement moins convaincante en handicapée de la vue.Mais c’est encore la course new-yorkaise, avec sa rencontre du troisième type entre un chauffeur noir et un immigrant clownesque, qui emporte la palme, et de loin, parce que de loin la plus drôle.Et c’est justement ce qui boite dans ce film où rien ne se perd, mais surtout rien ne se crée.On attend le sketch qui fera pâlir tous les autres, et lorsqu’on l’a trouvé, on se demande a quoi peut bien rimer l’ensemble.En fait, il ne rime à rien : il tourne à vide, et c’est un peu décevant de la part d’un cinéaste qui ne nous a pas vraiment habitués au surplace.Si le road movie est mort, il y a sûrement d’autres façons, moins ennuyeuses, de le mettre en bière.Qui sait ce qu’on peut trouver, en empruntant d’autres routes.Gena Rowlands dans Night on Earth.LA TÉLÉ DU WEEK-END ^'•i P Mil» _l Y\i CE SOIR Vlséo Élisabeth Paradis anime un nouveau magazine consacré à l’emploi, au monde du travail et à la formation professionnelle.(Radio-Québec, 19 h) ?Au nord le paradis A été diffusé plusieurs fois mais toujours aussi émouvant, ce El Norte sur des paysans guatémaltèques qui espèrent trouver le bonheur aux États-Unis (la scène où ils doivent traverser la frontière dans un tunel rempli de rats est mémorable).(Radio-Québec, 21 h) hommage à Montand ainsi qu’à Gainsbourg.(TV5, 21 h) ?DEMAIN «H*» l i fi i À bout de souffle Affaire de famille Un polar ironique et récent de Sydney Lumet avec une famille de criminels menés de main de maître par Sean Connery.(Quatre Saisons, 20h) ?Les 7e Victoires de la musique Gros machin enregistré en février 1992, l’équivalent de l’ADISQ et de nos Félix pour les Français.Histoire de voir des vedettes à la tonne et un Perdu dans la programmation d’après-midi un chef d’oeuvre de Godard et une pièce maîtresse de la nouvelle vague de la fin des années 50, avec un Belmondo pré-cabotinage et une Jean Seberg magnifique.(Radio-Québec, 14 h) MillefeuiUe La nouvelle émission littéraire de ' Gaston L’Heureux (elle sera reprise u le mardi soir apres le Point, une, T: heure plus intelligente).Avec Louis \'x Caron, Gabrielle Gaudreault, Christian Mistral, Anne-Marie Alonzo et Arlette Cousture.(Radio-Canada, 15 h) ?un ¦nq "tli ?TM /MC Voici tout ce qui se déroule! Jouez au Défi Canada 125! Voici un jeu fort amusant! Mettez vos connaissances du Canada à profit pour vous mériter des prix instantanés en utilisant un téléphone à tonalité.Il vous suffit de composer le 1-900-561-5555 (on vous facturera 50c pour la première minute et 35c pour chaque minute supplémentaire.La durée moyenne d’un appel est de deux minutes).On vous posera deux questions à choix multiples.Vous n'avez qu'à choisir les réponses et, si vous obtenez deux bonnes réponses, vous pourriez être choisi au hasard pour l'un des 125 prix instantanés disponibles chaque semaine et qui consistent en certificats d'appels interurbains d'une valeur de 10,00 $ chacun.Et vous pourriez gagner une “ olet T ' Chevrolet Lumina! A chaque fois que vous téléphonez, vous pouvez vous inscrire au sweepstake du grand prix.Vous pourriez gagner une Chevrolet Lumina sedan 1993; un des deux voyages pour deux n'importe où au Canada offerts par les Lignes aériennes Canadien international ; ou bien un NEC P401, l'un des plus petits téléphones cellulaires au monde, avec en plus un service «or- pour douze mois.Le concours commence le 1er septembre à minuit (heure de l'Est) pour se terminer le 30 novembre 1992.Tous les résidents du Canada ayant atteint l'âge de la majorité peuvent y participer.Si vous possédez un téléphone cellulaire mobile Bell enregistré en Ontario ou au Québec, vous pouvez vous inscrire gratuitement au concours en appuyant sur * 125.Pour les détails complets du concours, écrivez à : Défi CANADA 125, B.P.85, station "G», Toronto, ON, M4M 3TB.Le courage à l'écran dans une superbe série sur les héros canadiens Il existe des héros canadiens méconnus dans toutes les couches de la société.Ils accomplissent des actions remarquables quand il s'agit de vie et de mort.Selon les circonstances, des gens ordinaires deviennent extraordinaires, font preuve d'une bravoure remarquable et d'un courage peu commun.La Société CANADA 125 est fière de s'associer à une série télévisée de 13 demi-heures intitulée «Courage au coeur - Héros canadiens».Cette série rend hommage à des Canadiens remarquables.Les actes héroïques de ces Canadiens seront reconstitués, en utilisant les techniques du documentaire dramatique.La série comprend 18 épisodes canadiens.Chaque fois que la chose sera possible, les héros et les personnes qu'ils ont sauvées seront réunis.«Courage au coeur - Héros canadiens» sera diffusé cet automne par le réseau Global TV et à Télévision Quatre-Saisons.Inscrivez cette série à votre horaire de visionnement.Il s'agit d'une série qui ne manquera pas d'émouvoir tous les membres de votre famille et qui est particulièrement appropriée en cette année du 125e anniversaire du Canada.Le grand défi vidéo canadien Les caméras vidéo font partie du mode de vie de bon nombre de Canadiens.Voici un concours fait sur mesure pour célébrer visuellement le Canada.Il s'agit du Défi vidéo canadien.Vous êtes invité à produire un vidéo de 5 minutes ou moins sur l'un ou l'autre des six thèmes suivants : des événements communautaires ou des événements à caractère particulier; les sports et les loisirs; les arts et la culture; l'environnement; les services communautaires et les affaires; l'histoire et le patrimoine.Vous pouvez le produire à votre guise et dans le médium de votre choix.Seuls votre imagination et votre oeil vous dicteront les formes.Des prix seront accordés pour chaque catégorie et il y aura un grand prix.Pour vous donner une meilleure chance de gagner, les vidéastes et cinéastes professionnels ne peuvent participer au concours.Les meilleures productions seront diffusées lors d'une émission télévisée bilingue en décembre 1992.La date limite pour soumettre votre vidéo est le 20 septembre 1992.Pour savoir comment participer au concours, obtenir la liste des prix et votre formulaire d'inscription, composez le 1-800-361-1992.Poor encourager la paix Imaginez un endroit paisible qui pourrait être un parc dans votre région ou dans votre communauté, véritable oasis public où règne la paix.Vous pouvez transformer cette idée en réalité.Comment?En vous joignant au projet Parcs canadiens de la paix.Communiquez avec vos élus municipaux et provinciaux afin qu'un parc soit consacré à la paix dans votre municipalité ou dans votre région à l'occasion du 125e anniversaire du Canada.Votre parc sera un moyen de seasi-billser le public à la participation du Canada au maintien de la paix dans le monde et à la protection de l'environnement.Un bosquet circulaire de la paix, dont les douze arbres représenteront nos provinces et territoires, formera le coeur de chaque Parc de la paix.La plupart des parcs seront inaugurés simultanément le 8 octobre en même temps que la consécration, à Ottawa, du monument national du maintien de la paix qui commémore la participation active du Canada aux missions de maintien de la paix des Nations Unies.Le projet des Parcs canadiens de la paix est organisé par l'Institut international pour la paix par le tourisme, en collaboration avec la Commission de la Capitale nationale.Pour renseignements supplémentaires, communiquez avec Greg Ward ou Nina Burke à l'Institut international pour la paix par le tourisme en composant le (514) 281-9956 ou par télécopieur au (514) 848-1099, ou encore en appelant la Société CANADA 125 au (613) 953-2891.mt'im*' DEF 1-900-561-5555 Si vous dispose/ d un téléphone cellulaire Bell Mobilité enregistré au Québec ou en Ontario vous pouvez vous inscrire au concours gratuitement en composant *125.- mm: i Cxievrolet Pour plus d'information OFFICIAI Vf.I IIOUI f Of f ICIf I 1 800 361 1992 Canadi>n «TRANSPORTEUR OFFICIEL dr CANADA 125 Le blues à Francoeur Le nouveau talk-show hebdomadaire de Lucien Francoeur, censé nous en- ' tretenir des goûts et fantaisies de la société actuelle.On ignore s’il ven- in dra des motos et s’il conseillera le ,n condom.(Quatre Saisons, 18h) ?Design Pour les amants de la Coccinelle, un documentaire sur la Volkswagen (il n’y a pas de mauvais sujets, seule- ji ment de mauvais films.) < i (Radio-Québec, 18 h 30) ?Le dimanche Excellente initiative ; un bulletin d’information tous les dimanches, à heure fixe, qui regroupe les équipes du Point et du Téléjournal.Avec Bernard Derome et Jean-François Lépine.(Radio-Canada, 19 h) ?Regardez, c’est votre histoire H’ Le lancement officiel de la program- ! mation automne-hiver de Radio-Canada, avec toutes les vedettes de la maison.(Radio-Canada, 19 h 30) ?CS Le party L’univers de la prison décrit par Fa-lardeau.Un film très dur qui ne fait pas dans la dentelle (tous les gardiens de prison sont décrits comme des chiens) mais avec quelques personnages très forts, dont un Richard Desjardins tatoué jusqu’aux orteils et une Charlotte Laurier spectaculaire.* (Quatre Saisons, 20 h) ?• 11 f IL) - M Virginie Une reprise d’un téléthéâtre de 1968, signé Marcel Dubé, avec Denyse Pelletier en vieille fille à l’aube de la quarantaine qui découvre tout à coup l’amour.Une oeuvre qui a bien ou mal vieillie ?À tout le moins une occasion unique de voir une grande comédienne disparue.(Radio-Canada, 20h) u* 11 ?Le téléthon •" de la dystrophie musculaire 11 Comme la chute des feuilles l’au-tomne voit revenir les téléthons.24 heures de bonnes oeuvres.(Radio-Québec, 21 h) ?fi LUNDI La montagne du hollandais „ j Nouveau téléroman signé d’un nouvel auteur (Yves Amau) se situant dans les années 50, dans un petit vil- m lage forestier.>-> > (TVA, 19h) .(:i ?Taquinons la planète L’émission risquée de la société d’État, avec les Bleu Poudre (Pierre Brassard, Ghislain Taschereau et Jacques Chevalier), un trio d’humoristes de choc qui se bidonnent de l’actualité.( Radio-Canada, 19 h 30) — Paul Cauchon Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 M B-S t te cahier du % Marie Laurier L’ANALOGIE nous fait bien rire tous les deux: en déjeunant avec Jean-Pierre Ferland dans les Jardins du Ritz où il me raconte ses frasques et de grands pans de sa carrière en occultant d’un commun accord tout ce qui a été dit et redit sur son compte ad nauséam, il me vient à l’idée de comparer ce petit roi de la chanson à nul autre que .Jean-Paul Sartre! C’est que je viens tout juste de lire une biographie de l’écrivain et que j’y trouve une certaine ressemblance avec le tempérament de mon interlocuteur.Comme Sartre, Jean-Pierre aime jongler avec Les Mots — le dictionnaire est son livre de chevet —, il préfère la compagnie des femmes à celle des hommes, et jeune, il se trouvait si laid que pendant des années il s’est rasé à la noirceur de crainte de voir son image dans la glace ! De plus, tout comme l’auteur de La Nausée, il est un imitateur de tout premier ordre, n’hésitant pas à simuler savoir jouer au tennis sans jamais avoir touché une raquette.La galerie n’est jamais bien loin, dans l'un et l’autre cas.«31 me faudra lire cette biographie de Sartre», me dit Jean-Pierre qui s’accroche davantage à son Petit Robert pour me ramener à des considérations plus réalistes quant à son cheminement personnel, peu habitué semble-t-il à ce genre d’entrevue.« Et sachez, Madame, que je ne suis pas un cabotin.» Un qualificatif que je venais de lui accoler et qu’il récuse poliment, sachant pertinemment la signification de ce qualificatif, car il y a les mots qu’il aime et ceux qu’il n’aime pas.Vérification faite, un cabotin est un « comédien sang talent, (un) mauvais acteur».Ce qui, en effet, ne convient guère à ce poète-chanteur qui remonte sur scène après l’avoir désertée pendant dix ans.« C’est en apprenant le dictionnaire par coeur que je me suis instruit par moi-même et je ne dors tranquille que lorsque j’ai trouvé la rime qui convient.Je sais par exemple qu’il n’y a qu’un seul mot qui rime avec perdre (devinez lequel ?) mais je ne l’emploierai jamais dans mes chansons, je le trouve vulgaire.» La sincérité de cet homme de 57 ans qui chante l’amour et les femmes depuis trente ans ne peut être mise en doute quand il affirme: « Mon idéal c’est de rendre les gens heureux autour de moi.» Et pour y parvenir, tout comme le clown qui cache sa tristesse sous son masque et l’enveloppe dans des habits grotesques, Jean-Pierre Ferland surmonte inlassablement ses angoisses existentielles et sa propension naturelle au pessimisme pour jouer à l’hyper-optimiste et au comique qui fait rire la galerie.Incarner aussi dans ses textes, exprimer par sa voix chevrotante et sensuelle la tendresse, l’amitié, le partage, l’amour.Et tout à fait récemment la colère.Celle du Québécéois « pissou », selon le titre de sa chanson la plus « engagée », bien que ce ne soit pas tout à fait le mot qui convienne et que l’on finit par utiliser, faute d’un meilleur que l’on trouverait sans doute si l’on disposait d’un dictionnaire.Ce texte est une charge à fond de train à l’endroit des indécis que nous sommes devant l’affirmation de notre destin collectif.Les mots lui sont venus tout seuls, excédé d’observer les tergiversations de nos politiciens, d’entendre les discours alambiqués de peut-être-oui/mais-non/ sur les tribunes, de constater cette indécision chronique des Québécois.« Je rêve du jour où 80 % des Québécois se brancheront pour faire l’indépendance, mais je crains que ce n’est pas demain la veille, tant les pissous continuent d’avoir peur.» Et pourtant ils ont tous été témoins, comme lui de cette humiliation qu’il traduit ainsi dans sa chanson: (.)Quand un gros new-fie/Nous traite de Pepsi/On fly à Miami.Et il termine ainsi: C'est fou comme c'est doux/Un air de pissou/ enchaînant Alouette, je t’éplumerai.« Je n’avais pas prévu cette fin qui m’est venue tout naturellement lorsque j’ai enregistré mon disque Bleu, blanc, blues.Les anglais chantent souvent Alouette, et tout comme eux je ne m’étais jamais arrêté à la signification des mots.Et quand je les ai ajoutés à la fin de Pissou, les techniciens étaient morts de rire! et nous avons gardé cette version.» Mais il a supprimé un passage sur le comportement des autochtones tant il se sentait « dégoûté » devant leur impolitesse à prétendre ne rien avoir à discuter avec le premier ministre du Québec ! Le prétexte de cette entrevue n’était pas de jouer au couple Sartre-Simone de Beauvoir mais de rassurer Jean-Pierre avant son retour sur le plateau où il chantera l’intégrale ou à peu près de ses toutes nouvelles chansons bleu-blanc-blues mais aussi ses grands succès qui n’ont pas vieilli.Ses admiratrices les redemandent et comme Jean-Pierre ne sait pas résister à cette marque de confiance, il les a intégrés à son répertoire.Car un spectacle Ferland sans Le Petit roi ou encore sans Les .Journalistes ne saurait être complet ni tout à fait Ferland et il nous les servira à sa façon, se réservant ici et là un « punch », un petit commentaire humoristique, une observation passée à la lime d’émeri pour les réactualiser.Rien de méchant pour ce grand tendre qui sait aussi se servir de son esprit caustique pour démontrer qu’il n’est dupe de quiconque ni des événements.En 1980 il décidait de ne plus faire de scène, se croyant irrémédiablement fini et il s'est retiré sur sa terre en compagnie de sa PHOTO NORMAND BLOUIN Jean-Pierre Ferland Septembre PRO MUSICA LE TRIO KALICHTEIN-LAREDO-ROBINSON (piano, violon et violoncelle) Haydn, Schubert, Rebecca Clarke, Beethoven Le jeudi 10 septembre, 20h.Salle Claude-Champagne Billets: 20S ,15$ (étud.10$) Association des organismes musicaux du Québec Renseignements: 845-0532 EN COLLABORATION AVEC LE DEVOIR AOMQ ET COOPÉRATIVE "LES NUAGES" blonde et de ses chevaux.Et dans l’ordre et le désordre de cette décennie où il s’était juré « de faire de l’argent », fanfaron comme pas un, il a suggéré de faire tandem avec le sérieux Pierre Nadeau et « cela a marché », commente-t-il en éclatant de son rire contagieux.Un métier qu’il a vite abandonné mais qui lui laisse de beaux souvenirs.Et puis il y eut l’échec de Gala qui le reconduisit dans le silence de sa terre et les bras consolateurs de sa blonde et du réconfort de ses amis.Une réclusion qui ne l’a toutefois pas empêché de continuer à jongler avec les mots, la vie, l’amour et l’amitié, d’endisquer son dernier compact qui allait être sa carte de visite pour le convaincre de remonter sur une scène.« L’accueil que l’on a fait à cette nouvelle série de chansons m’a complètement guéri de cette culpabilité que je ressentais de ne plus pouvoir créer des textes qui correspondent à la mentalité du jour.J’ai compris alors que je n’étais pas responsable du climat de morosité qui régnait alors au Québec et dans le milieu artistique et que je devais continuer à y résister.» Avec une émotion contenue, Jean-Pierre Ferland rappelle que peu de temps avant la mort de Félix Leclerc il avait reçu le chansonnier à sa ferme.« Avant de partir, Félix m’a laissé ce message que je conserve bien précieusement: Je partirai avant toi, la clé est sous le paillasson.C’est aussi Félix qui m’a fait ce beau compliment en disant que j’avais sorti les femmes de leur cuisine.» Ce qui dissipe le malentendu entretenu par les ultra-féministes qui le traitaient de « macho », un jugement qui le fit cruellement souffrir.Il raconte aussi qu’il a préfacé un livre de son ami Gilles Vigneault par ces mots: « J’ai coupé un arbre-/Pour faire du papier/Pour que tu m’écrives pendant des années/S’il te faut de l’encre/J’irai saborder un pé- suis empressé d’en faire une chanson troüer/.» « Et tout de suite je me avant que le grand Gilles ne me vole L'ENSEMBLE ARION Concert de musique ancienne aux instruments d'époque CONCERT DE CONCERTOS Des oeuvres de Bach, Telemann et Vivaldi Le vendredi 25 et le samedi 26 septembre à 20 h Salle Redpah de l'Université McGill 3461, rue McTavish (métro Peel) Concert présenté en collaboration avec Les Arts Du Mauricr Ltée Billet: 18$ et 12$: Billetterie articulée: 524-4526 Abonnement 5 concerts (72$ et 48$): L'Ensemble Arion: 355-1825 mon idée! » Ce qui donne en effet un de ses plus beaux textes de sa nouvelle fournée.Parmi plusieurs autres dont Montréal est une femme écrite en hommage à toutes les Montréalaises de souche ou d'adoption qui peuplent notre ville et qui serait bien terne sans elles, dixit Jean-Pierre.Et aussi Mon copain Denise qui fait l’apologie d’une amitié indéfectible entre un homme et une femme.« J’ai toujours eu bien du mal à comprendre la con fusion des genres masculin et féminin.Pourquoi dit-on une fleur et un pétale?Le Canada et la province de Québec ?Et voyez le ridicule de cette phrase: Un bel amour ne coûte pas cher et dans le même souffle de belles amours ne coûtent pas cher ?Mors Denise pour moi est un copain.» La langue française est peut-être pleine de contradictions et de chausse-trappes mais Jean-Pierre réussit à s’en accomoder, lui qui écrit une lettre ouverte du Québec au Canada dans un texte qui s'intitule Androgyne et qui servira en quelque sorte de préalable au texte percutant de Pissou.En somme, cet éloignement des feux de la rampe depuis dix ans, Jean-Pierre Ferland l'a vécu comme une catharsis pendant laquelle il a ^ pansé ses blessures, tous genres con- ‘ fondus.t*1' Voilà que tel un cheval fringant il rebondit: sur le plateau du Théâtre du Nouveau Monde à compter du 10 septembre, en compagnie de ses musiciens et du chef d’orchestre et ar- ^ rangeur François Cousineau, du gui-tariste Alain Leblanc, des choristes ’ Dominique Faure, Monique Fauteux ¦ et Judi Richards.Cet automne, il présente Gala-Dali off-Broadway et j plus tard dans une version française,'», remaniée à Avignon et peut-être bien, vJ ici même.11 croit que cette fois ce ^ ' sera la bonne.Tout compte fait, Jean-Pierre Fer- j land n’a pas dit son dernier mot.11 en.‘,, apprend un nouveau chaque jour dans son dictionnaire, le dernier en ‘ titre, amour, à qui il donne une nou- (l) velle définition: « Seul l’amour est j important en ce bas monde», af-firme notre Petit roi de la chanson qui avoue avoir un trac fou à retrou-ver son public.On se demande bien.' ’ pourquoi, car ils et elles seront nom- t ’ Dreux à lui témoigner leur fidélité.'* DÈS LE 11 SEPT.AU COMPLEXE DESJARDINS ClNFPLFX ODION « Un glissement progressif du désir et du délire.ENVOÛTANT » ¦ Éric Fourlanty, VOIR ¦ « Les amateurs de suspenses psychologiques bien faits seront captivés.» ¦ Huguette Roberge, LA PRESSE» « Lio et Rémi Martin, époustouflants de finesse » ¦ LIBÉRATION ¦ .LIO-REMI MARTIN NICOLAS PRIVÉ ÉSERVEZ onib*-es faits* billets 3RE DISP soir 20b ?septe^e„ 19Psepr'e^br' l’avance, et sam chaquerep les retan WPi (Lis); À l'occasion du 350e anniversaire de Montréal Festival de théâtre des Amériques présente BILLETS EN VENTE Aux guichets de la Place des Arts (lundi au samedi 12 h à 21 h) ATR I D tF i ; m v \ IPHIGÉNIE à AULIS d'Euripide, AGAMEMNON, LES CHOÉPHORES, LES EUMENIDES d'Eschyle Une création du THÉÂTRE DU SOLEIL mise en scène d'ARIANE MNOUCHKINE ?MON I IU Al A ^ nu DU 2 AU 20 SEPTEMBRE 1992 à l'aréna Maurice-Richard, 2800 boul.Viau, Montréal ©Viau INFORMATION GÉNÉRALE ET RÉSERVATIONS D’HÔTEL »'(514) 842-7750 A»" FRAW«#/ ry) 1-800-361-4otX> HÔTEL DES GOUVERNEURS LE DEVOIR s 4 B-6 ¦ Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 SJ5 ' J1SÛ as a ILS S le cahier du t • ameai M Violoneux pas tapocheux Pascale Pontoreau À L'IMAGE de sa programmation de l’été, la Place du 350e ne laisse rien au hasard.En ses derniers jours d’ouverture, le public peut y apprécier des canons de la culture québécoise.Et, si ce n’était Ginette Reno qui offrait le spectacle de clôture, lundi soir prochain, il eut fallu l’inventer.Pensez donc, madame Reno qui ne s’était pas produite en plein air — gratuitement s’il vous plaît — depuis le show sur la montagne en 1975.Ça ne nous rajeunit pas tout ça ! Avant de vérifier de visu que Ginette mettait bien de la buée dans leurs lunettes, les amateurs ont pu, hier soir, se régaler des contes enchantés de Jocelyn Bérubé.Pour ceux qui ne le connaissent pas, Jocelyn Bérubé est un artiste complet.Arrivé de Matane au milieu des années 60, il a commencé par le Conservatoire d’art dramatique pour s’en aller ensuite apprendre le violon et les reels avec Bruno Constanti-neau qui violonnait pas mal du côté de la Main dans les années 70.Résultat, Jocelyn Bérubé se promène de théâtre en téléromans, flirtant parfois avec les longs métrages.Côté scène, Bérubé a fait partie des premiers comédiens du Grand cirque ordinaire dès 1969.Cette troupe de création collective — on est dans les années bleues en la matière ! — réclamée par Albert Miliaire du Théâtre populaire québécois et mise sur pied par les bons soins de Raymond Cloutier, directeur du Conservatoire — brillait par son inventivité, sa marginalité.« On présentait des pièces de théâtre improvisées.Les spectateurs payaient, pas trop mais quand même, et ils ne savaient pas du tout ce qui les attendait.nous non plus d'ailleurs ! », raconte Jocelyn Bérubé.Le grand cirque ordinaire est mort de sa belle mort quelques années plus tard.faute de comédiens.« Tout le monde s’est éparpillé au gré de ses choix professionnels.Je n’en suis pas spécialement amer, peut-être seulement un peu déçu parce que je pense qu’on n’est pas allé jusqu’au bout de nos possibilités.» Au cinéma, la tête de Bérubé ne vous est certainement pas inconnue puisqu’elle apparaissait, entre autres, dans la télésérie Les Tisserands du pouvoir, dans Bach et Bottine d’André Melançon ou Les fous de Bassan d’Yves Simoneau.Pluridisciplinaire, Bérubé monte aussi des spectacles de violoneux qui ne rapportent, ma foi, pas grand chose.Fort de son expérience créatrice, Jocelyn Bérubé se fait aussi conteur, pour le plus grand plaisir de ceux qui ont pu l’écouter à trois reprises, Place du 350e, durant les soirées Music-hall du vendredi.Hier, il présentait Blanche et le vaisseau fantôme, un extrait d’un spectacle général écrit pour les fêtes de Montréal qui ne fut pas retenu par la Corporation.Avec Les contes de ma gran-ville, Bérubé entendait traverser les époques grâce à Ti Jo Grandchamps son personnage qui, dans l’art traditionnel du conte, mélange réalité et fiction.Dans Blanche et le vaisseau fantôme, le conteur aborde la période de Ville-Marie.En fait, l’his-tore transpose la conquête anglaise et l’arrivée de l’amiral Walker dont le navire se fracasse sur les écueils de l’ile-aux-oeufs.Blanche y est une jeune fille qui vient rejoindre sur un vaisseau français son fiancé François.Harcelé par les pirates, le bateau tente de leur échapper par la ruse.Rien n’y fait, seule Blanche, courageuse, sauvera l’équipage au péril de sa vie.François, au comble du malheur, criera sa mélancolie à la lune.C’est héroïque, c’est platonique, c’est un conte historique.Alors que cette présentation devrait être reprise à l’automne avec d’autres textes de l’auteur, Jocelyn Bérubé signe aussi la musique de La maison cassée, la dernière pièce de Victor Léry-Beaulieu qui sera présentée à la cinquième salle de la Place des arts dès cette semaine.« Ce n’est pas ma spécialité », précise monsieur Bérubé, « je suis avant tout comédien.Au moins, je fais de la musique qui puisse plaire à des comédiens.Seulement, quand on chosit le théâtre, il faut y sacrifier sa vie pour être vraiment créatif.Des gens comme Lepage, Maheu mettent leur vie dans le théâtre.Le théâtre, c’est l’aristocratie artistique.C’est tout ou rien ! Personnellement, je fais mon métier où je peux et non où je veux, je me trouve des gagne-pain.» Même si Jocelyn Bérubé demeure modeste sur sa carrière, peu de comédiens peuvent se vanter d’avoir de tels tableaux de chasse et l’on compte peu de metteurs en scène qui n’aient travaillé avec lui comme acteur ou comme musicien.Actuellement, il élabore son concept de contes.Dans le cadre de la Place du 350e, Jocelyn Bérubé s’estime heureux de la réception que ses récits ont eue.« Bien sûr, ce n’est pas le lieu idéal pour ce genre d’activité, mais je pense que tous les spectateurs situés dans le bas de la place écoutaient relativement attentivement.» Avec les succès qu’obtiennent dernièrement la Bottine souriante et Mi- Jocelyn Bérubé chel Faubert, on trouve remis au goût du jour les deux styles que privilégie Bérubé violoneux et conteur, qui s’accorde autant du folklore que de la tradition tout en les modernisant à sa guise.« Ce qui importe, c’est la création.Quel que soit le modèle utilisé, la reconnaissance de la l tradition est utile en autant qu’elle est évolutive.Personnellement,, je cherche toujours de nouvelles voix à explorer, des avenues que l’on ne vi* site pas.Le succès des Faubert ou de la Bottine, c’est autant d’encourû-gement pour tous ceux qui veulent rester dans la lignée de la tradition.» Pleins feux sur Pierre Boulez Debussy Pierre Boulez et le Cleveland Orchestra: Prélude à l'après-midi d'un faune; Images pour orchestre; Printemps « suite symphonique ».Deutsche Grammophon 435 766-2.Stravinski Pierre Boulez et le Cleveland Orchestra: Pétrouchka « scènes burlesques en quatre tableaux » {version de 1911); Le sacre du printemps « tableaux de la Russie PRO MUSIC A ms® SAISON 1992 1993 HUIT CONCERTS PLUS UN CONCERT GRATUIT Le Trio KALICHSTEIV LARKDO-ROBISSON piano, violon, violunctlle) J IJ DI.Kl st'pk'inlnv.Salle < laude-l Jtampagiu- I.Tnsemble CAMKRATA BURN avec IIKINZ HOl.l.KiKR.hautboïste JKI DI.15 octobre.Salle Claiide tlhampanne Le Quatuor STAMITZ l.l'NDI.Ift novembre.Salle Maisonneuve Le Quatuor EMERSON l.l Mil.50 novembre Salle Maisonneuve Les V IOLONS du ROY.La CHAPELLE NOl VEI.I.E-FRANCE direction Bernard Labadie DIMAV IIi: Jl mars Salle ( laiide-C.hainpagne LA MESSE EN SI MINEUR DEJ.S.BACH STEVEN ISSKRI.IS.violoncelliste RIAA SHARON, pianiste l.l NI il.J') mars.Salle Maisonneuve GABRIEL TACCIIINO et BRI NO RIGl no.pianistes l.l NDI 5 avril.Salle Maisonneuve MARC ANDRÉ IIAMELIV pianiste l.l NDI \ mai.Salle Maisonneuve CONCERT- PRIMi: 1.1 ADI.19 AVRIL ikii.isi: i;kskini:& vml.kilan Le Quatuor ST.LAWRENCE (tagnani du concours international de quatuors a cordes de Banff.1992 soi* HiIIvLn .1 10$ Ktiidtants V) ;imt1 m< (balcon «¦! b (j r »rdw'Ntr»- * (*) Sont indus la lave sur les spectacles ( II)"- ).la TPSC* i et les frais de la Plai e des Vrts ( I ,V5$/billel) Société Pro Musica inc.Tel.: 845-05.52 U 1*1 A*i -}j -M.A %.£ riiioion (0) L Impénale Hcxïchbt M j GL m/ Air Canada Q Bell SRC païenne en deux parties ».Deutsche Grammophon 435 769-2.Références Boulez: Debussy, Images, avec le Cleveland Orchestra; Prélude et Printemps, avec le New Philharmonia Orchestra (CBS LM2YK 45620, enregistré en 1969): Stravinski, Pétrouchka, avec le New York Philharmonie, Le sacre, avec le Cleveland Orchestra (CBS MK 42385, enregistré en 1970); Le sacre, avec l'Orchestre Narional de l'ORTF (Montaigne TCE 8800, enregistré en concert le 18 juin 1963 - Adès 13.222-2, enregistré en studio, fin juin 1963).Stravinski et le Columbia Symphony Orchestra Pétrouchka et Le Sacre (Sony SM3K 46291, enregistré en 1960).Carol Bergeron LA DEUTSCHE GRAMMOPHON (DG) marque sa rentrée automnale d’une pierre blanche avec deux enregistrements signés Pierre Boulez.Bien que leur collaboration remonte au début des années 1970, ce lancement représente la première étape d’un contrat exclusif à long terme des plus prometteurs.Après Debussy et Stravinski avec le Cleveland Orchestra, les prochaines parutions seront consacrées à Bartok, avec le Chicago Symphony, à Mahler, avec le Wiener Philharmoniker, à Ravel et Webern, avec le Berliner Philharmoniker.En compagnie de l’Ensemble Intercontemporain, l’éminent chef français poursuivra, notamment dans des pages de Messiaen, Ligeti et Birtwistle, ce qu’en 1980, avec deux disques Stravinski, il avait amorcé chez ce même éditeur allemand.Pour le moment, le répertoire demeure celui qui avait été gravé, il y a plus de 20 ans, sous l’étiquette Columbia, alors que Boulez était étroitement associé aux orchestres de New York, Cleveland et Londres.À noter que Sony qui a repris le catalogue Columbia (CBS) a presque tout réédité en CD.Pensant à Debussy et Stravinski dont il vient de refaire certaines pages, Pierre Boulez confie avoir vis-à-vis d’eux une distance et une familiarité plus grandes: « une plus grande distance parce que ces compositeurs m’influencent moins en tant que musicien qu’il y a encore 25 ans; je les ai replacés dans leur perspective.J’ai en même temps une familiarité plus grande avec eux parce que j’ai joué ces oeuvres nombre de fois.Je les connais certainement mieux qu’il y a 25 ans.» Sans doute, et ne prendrait-on que Le sacre du Printemps, que le chemin qui a conduit à l’extraordinaire version DG serait jalonnée de ces événements significatifs qui ont contribués à l’élaboration d’une grande interprétation.Il faut alors remonter le temps jusqu’en 1951, à cette époque où le jeune musicien de 26 ans rédige une analyse pointue qui fait ressortir les nouveautés rythmiques, dynamiques et intensives de la partition de 1913 (Stravinski demeure, publié aux éditions Du Seuil).Une quinzaine d’années plus tard (1965 et 1966), le chorégraphe Maurice Béjart obtient la collaboration du chef Boulez dans le seul spectacle de ballet auquel il ait concenti à participer : nous sommes au Palais Garnier pour un programme Stravinski avec le ballet de l’Opéra de Paris qui danse non seulement Le sacre mais encore Noces et Renard.Au disque, la première date importante est celle du 50e anniversaire de la création du Sacre qui, rappelons-le, avait eue lieu au Théâtre des Champs-Elysées.Or, de ce concert commémoratif donné dans la même salle parisienne, la Radio française a heureusement conservé le souvenir; ce qui permet de comparer cette lecture « in vivo » à celle du studio réalisée dans la foulée avec, bien entendu, le même effectif orchestral auquel les hautbois et bassons de facture française ajoutent une couleur locale aujourd’hui disparue.Ces gravures sont encore disponibles, et en laser.Lorsqu’en 1970, il soumet à nouveau l’ouvrage « stravinskien » à l’oreille du microphone, Boulez s’est quelque peu assagi, certains « tempi » se sont élargis.Il faut également penser aux progrès de la technologie, mais 20 ans plus tard, aujourd’hui, ces progrès sont encore plus important et justifieraient à eux seuls ce retour en studio.Quoi qu’il en soit, il devient révélateur de mettre en parallèle les qua- tre versions discographiques et même, pour ajouter à l’intérêt de l’exercice, de comparer le tout à l’aulne du compositeur en utilisant son propre enregistrement de 1960.Sans faire dire aux minutages plus qu’ils ne signifient, précisons que Stravinski consacre 14’30 à la première partie, et 16’28 à la seconde; chez Boulez, en suivant Tordre chronologique, nous obtenons 15T0, 15T8, 16’25 et 15’55 (première partie), 15’57, 16’43,17’35 et 17’27 (seconde partie).À la question de savoir s’il a écouté ses enregistrements anciens avant d’entreprendre le plus récent, Boulez affirme que non.Regarder de vieilles photos ne l’intéresse pas: « Je suis un homme du présent rétorque-t-il, et lorsque je suis en face d’une partition que je connais, je crois que j’ai un autre point de vue.En fait, je me regarde dans le miroir d’aujourd’hui, disons, sans regarder les photographies qu’on a fait de moi il y a 25 ans.» Malgré tout, ces nouvelles parutions feront les délices des « boule-ziens » et alimenteront les conversations sinon les travaux de nombreux musiciens qui s’amuseront ou s’appliqueront à relever les moindres différences entre l’auteur et son interprète, et chez ce dernier, entre le concert et les studios, entre le Cleveland de 1970 et le Cleveland de 1992, etc.Maître incontesté de l’oeuvre de Stravinski — Pétrouchka mériterait tout autant notre attention, ce qui nous permettrait de signaler les pe- tits détails qui distinguent les partf-tions de Stravinski et de Boulez pourtant identifiées comme étant li « version originale de 1911 » — Boulez n’a pas soulevé la même unanimité dans ses lectures de Debussy aux quelles on a reproché une certaine froideur analytique.«e Maintenant, ces réserves ne tien> nent plus, car avec le temps, le chqf semble avoir trouvé l’équilibre entre l’intellect et la sensibilité, entre 1’®-nalyse et la spontanéité.En écoutaiit son Debussy — et cela s’applique également à Stravinski — on croirait entendre le jeu d’un seul instrumentiste: il dirige l’orchestre comme il jouerait du piano.Il faut encore sou; ligner qu’infiniment souple, le Cleveland ne possède qu’une seule voix où se confondent toutes les individualités.À la réalisatrice Alison Ames quj lui demandait avec quel orchestre français il désirait enregistrer D«r bussy, Boulez répondit spontané* ment « Cleveland ».Ici, le rapport en-tre le chef et l’orchestre tient tout simplement du miracle.On le croit sans réserve quand il affirme qu’« al vec Debussy, même la phrase la plu; brève est pleine de séduction ; la sen sualité de son univers est on ne peu plus évidente ».Séduction et sensua lité font maintenant partie de lù perspective « boulezienne » de l’inj terprétation ; à mon sens, ces notions s’appliquent non seulement au Debussy des Images et du Prélude à Vq-pres-midi d’un faune mais à ce Stravinski du Sacre et de Pétrouchka.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CHARLES DUTOIT SAISON Charles Dutoit Abonnez-vous 842-9951 DES OEUVRES.L'intégrale des symphonies de Beethoven La Damnation de Faust de Berlioz L'Enfant et les sortilèges de Ravel La Symphonie no 9 «Du Nouveau Monde» de Dvorak La Symphonie no 9 de Schubert La Symphonie no 1 de Brahms Les Quatre Saisons de Vivaldi Le Boléro de Ravel T JW. Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 M B-7 le cahier du j • ameai L'EVASION.36 1 HtCttMK lutta'; U fOartnw üJWRtttf sjwvwh tuffi itaco IjlUPilÙ UUi AtUSOî ÜÉ1 ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILl.Chef d’orchestre: ALEXANDER BROTI PRO MUSICA TtePHA!YlTOM«tttaüPERÀ Cvr avec Robert lalonde.Louise l,upruile.Hun Musson.Kim Yaroshevskaya I PU 27 AVRIC AU 22 MAI 199» I LES TROYENNES Saint-Laurent.On pourra y voir des ¦ 11; chorégraphies de Manon Oligny ( Les > oeufs rient noir), Sara Porter (Amarillo Mia Bella), Nathalie Valiquette et Maryse Vachon (La langue à terre), Florence Figols (Aqua Ardens), Angela di Lauro ( L'ange est là ?), Francine Gagné (Chantsd’été), Geneviève Rousseau ( Fluctutu), Jean-Pierre Mondor 111 (Boris), Lee Saunders (Podere), -,;q Tammy Forsythe (Mustangcheeks),u\ Christian O’Leary (Quantième) et Sophie Michaud (Guêpierpour une guépière).Pour plus d’information : 597-2174.Canada Québec ss Ville (le Montréal cjuébec R endez-vous de plus de 2000 spécialistes des archives de 120 pays, prêts à relever les défis de «La profession d'archiviste à l'ère de l’information».Le Salon international de la gestion des documents administratifs et des archives présente les entreprises spécialisées les plus novatrices et les produits les plus réputés de l'industrie archivistique.I.e Salon national de l’arcliivistique illustre la diversité et l’efficacité des services d’archives au Canada.Entrée libre aux salons : 7 septembre : 13 h 30 à 17 h 00 8-10 septembre : 9 h 00 à 17 h 00 I I septembre : 9 h 00 à 12 h 00 Renseignements : Secrétariat du Congres ( loplanor ( àmgrés (5J4) 848-1133 Archives provinciales et territoriales du Canada Les Universités et les Institutions participantes à Montréal, Québec et Ottawa tl I ÿ IIE ICI - v.i'vV "°*1* *' V-VC S* O‘St mma ,H CtuntMl H ru •exist MMMU K MlllIflIMit (Klein fàj Desjardins I HNMIIjhti l"«U ill Ij ARCHIMMED ^W\w GROUPE BRUNET ^CHRYSLER WCANADA ZENNOR ,het*ay ($) JJD tü'j -T.' ::>v i&b JO.t lo e'h a va ¦)jl o'-ï mg ill 1 q ./ J .* Il ïOl m U il •né' \n * HM WJ • R •I) «•n Wl »«/ » •>(> La Leçon d'anatomie du 1 1 septembre au 4 octobre 1992 de Larry Tremblay mise en scène de René Richard Cyr interprète: Hélène Loiselle concepteurs: Angelo Barsetti Michel Beaulieu Mérédith Caron Ann-Marie Corbeil Michel Smith François Vincent Réservations: 282-3900 3900, ru* Saint-Denis, Montréal rvt *» aüJDnmB Direction artistique: Michelle Rossignol theatre d'aujourd'hui Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 M B-9 • le plaisir des ivres Un premier roman très réussi MARIE SUIVAIT L’ÉTÉ ljtee Bissonnette, roman, fyjréal (et Seuil), 1992, 111 pages.: Jacques Allard IJ \ÛTANT LE DIRE d’entrée de jeu, ce premier roman de la directrice du DEVOIR contentera tous les vrais amateurs.Il s’agit d’un récit dont la force première se coule en des phrases et des tableaux bien chantournés Gomme s’il fallait cette netteté brutale du langage narratif, de la langue aussi, pour que la Marie du titre arpente une vie qui est à l’image de la petite ville des origines : salie par sa mine.Cette émigrée de l’intérieur promène son oeil incisif dans les rues et le parc d’une « ville de nulle part » Elle suit effectivement l’été de ses 10, 20 ou 30 ans, elle piste les moments d’intensité et de vérité, mais c'est aussi pour s’y soumettre sourdement, puisque dans la dégradation même de son milieu, dans la fatalité ordinaire, se trouve finalement le cfiardon, les herbes folles du réel, tout simplement.À ces thèmes de départ (une ft>mme et son environnement physique, historique, social dans les années cinquante et soixante) viennent s’en greffer progressivement d’autres qui sont surtout les découvertes d’une jeune fille de bonne famille ouvrière.Marie, qui deviendra institutrice, ne désire pas de meilleure amie que Corrine, la serveuse de bar qui, elle, a l’audace de ses désirs (payants ou non) et n'en est plus aux attouchements amoureux, elle connaît « les hommes bons à prendre ».Marie, la passionnée de romans américains (qui a aussi lu Péguy et Claudel chez les bonnes soeurs) va aussi épouser Ervant, l’étranger d’O-densk, ordinaire surveillant des r li-* Bissonnette Marie suivait l’été Boréal hauts fourneaux.Sa force séduisante permettra de « refermer une porte sur elle » qui est de toute manière une « en allée en littérature ».Elle pourra continuer de rêver sans tomber nécessairement dans le bova-rysme.Comme on le voit, cette constellation thématique (la quête de l’amour dans les chemins de la ville anonyme, la pollution, l’altérité, Tailleurs, l’imaginaire) est bien d’aujourd’hui.Mais il ne faut pas croire qu’il y ait là effet de mode ou facilité.Le récit ne s’offre pas aussi commodément qu’il vient d’être présenté.On en a une idée à voir comment se pose d’abord, énigme à résoudre, son premier paragraphe donné en hors-d’oeuvre (avant le chapitre premier 1 : « Un mi-basset de jais fatigué traîne sa rondeur aux limites du parc.Il fait soif.Les hommes refluent sous les arbres trop maigres.En un juillet pareil, le soufre et le vent ont arpenté, autour du lac, l’espace où allait surgir la ville.Avec les premiers convois qui suivaient l’or ou la fraude.No man’s land Aux confins un sol jaune, brûlure.N’y chassent plus que chiens roussis et enfants de même couvée.Aux fourmilières, les buées invisibles du dimanche.» Ce tableau elliptique, qui fait songer à un incipit d’Anne Hébert plutôt que de Marguerite Duras, inaugure parfaitement le style de l’histoire à venir.En fait, le récit, déjà commencé dans la phrase à l’imparfait du titre, se poursuit au présent.C’est bien dans ce pays ravagé dès les origines par l’aventure et l’amour du lucre, sur cette terre brûlée que Marie, l’échappée de la fourmilière familiale est tout de suite (chapitre premier) à la recherche de sa liberté, son tricot blanc à la main.Elle est effectivement assise, dans l’oubli de son chien laid, sur un banc du parc, au bord d’un lac pourri, à la lisière du Nord.Là où les hommes sont aussi absents que la végétation est rabougrie ou l’eau souillée.Et dans le récit qui avance sournoisement, cachant le plus longtemps possible ses repères spatio-temporels, se découvre touche par touche l’Abitibi du mythe et de ses restes.On est loin de l’enchantement de L’Eldorado dans les glaces (Denys Chabot, 1978), sans avoir affaire pour autant au style « bon gars » du chanteur Desjardins.L’évocation amène à penser que la ville anonyme a sa source dans Rouyn-Noranda, son lac originel (Osisko), ses rues (Principale, Rhéaume).Il y a pourtant là comme un piège qui est celui-là même du littéraire.On aurait donc tort de s’enfermer dans telle ville de référence puisque la narration passe pudiquement sur son nom.Comme dans le classique Poussière sur la ville (André Langevin, 1953).Il s’agit en fait d’une autre « ville de nulle part », plutôt un coron, cette fois, sans le docteur humaniste de Langevin ni quelque Germinal.On ne descend pas plus dans la mine qu’on n’assume le poids du monde.Mais la ville minée parle.Il en va de même pour la référence aux temps étagés de l’histoire, aussi vagues, quoique les années cinquante et soixante se laissent tout aussi clairement lire.Ainsi peut-on entrer dans l’histoire qui nous amènera à Vienne et à New York.Que trouvera Marie dans les chemins de l’attente et du rêve ?D’abord le vrai monde, celui de Corrine qui finira par avoir son épicerie et son enfant roussi, à défaut de garder son Pietro.Celui aussi d’Ervant dont l’étrangeté tourne à la trop familière Amérique.Et, en apparence, il n’y aura plus de chemins, « car au bout de ce pays, ils y mènent tous ».Cette phrase du dernier chapitre nous renvoie, est-ce hasard ?au dernier recueil de Jacques Brault : Il n'y a plus chemin (1990).On y trouve d’ailleurs ces quelques vers qui auraient pu servir aussi à l’évocation du lac dépotoir autour duquel tourne l’histoire : « Quel est ce lieu / qui chante tout seul / à demi rongé / d’un air mauvais / quelle ville autour s’étend déserte».Mais comme Marie, le lecteur n’oubliera pas, parmi tant de tableaux convaincants l’incendie de l’église et les amours «jusantes» du château d’eau.Ne serait-ce que pour la vue contournée et pourtant limpide qui mène la narration (à la troisième personne).Dans ce pays jauni jusqu’à la brûlure par ses traditions autant que par ses brutalités, revient peut-être l’espoir d’un autre été, le suintement, le roman de la vie.J’écris, j’me trouve bon, et j’ie dis RÉINCARNATIONS Emmanuel Aquin, Montréal, Boréal, 1992, 174 pages.Pierre Salducci COMME dans Incarnations et Désincarnations, ses deux précédents livres, Emmanuel Aquin donne à nouveau libre cours à son imagination dans Réincarnations où il élabore toutes sortes de scénarios délirants et mystiques.Un personnage, tout d’abord critique littéraire, découvre ensuite qu’il est écrivain et qu’il évolue en fait dans son propre roman.Fort de cet avantage, il peut à sa guise se tuer puis se réincarner d’autant plus facilement qu’il se révèle par la suite être Dieu lui-même.Ainsi change-t-il d’époques et de lieux selon sa volonté, imposant sa loi de vie et de mort à tous ceux qu’il rencontre.Tout cela est bien gentil mais, hélas, ne présente pas un grand intérêt.Emmanuel Aquin a beau en être à son troisième titre, il ne maîtrise guère l’art romanesque.Sa prose est plate et ennuyeuse et se limite à un enchaînement de faits sans lien précis.Rivé à son seul vagabondage mental, le jeune auteur décrit chaque événement de façon anecdotique, restant systématiquement à la .surface des choses.Il se contente de suivre son personnage pas à pas et demeure incapable de trouver un moteur plus subtil à une fiction pour laquelle il manifeste pourtant les plus grandes prétentions.Car, Emmanuel Aquin se tient déjà en haute estime.Il se cite lui-meme et se livre à Tauto-complai-sance à longueur de pages, conjuguant sur tous les temps son credo : « J’écris, j’me trouve bon, et j’ie dis ».Il n’en demeure pas moins que Réincarnations souffre cruellement d’un système de narration simpliste et d’une structure romanesque extrêmement pauvre qui contrastent étonnamment avec les vastes ambitions du jeune auteur.À la fin du roman, lorsque le récit nous ramène tout bonnement à la case départ, on s’interroge sur sa raison d’être.La totalité du roman reste placée sous le signe de la gratuité.Gratuité 1 dans les scènes de violence.Gratuité dans des références bibliques qui ne mènent nulle part.Dans un humour gadget qui explose comme un pétard mouillé.Dans la vulgarité.La scato- logie.La sexualité.Le personnage de Réincarnations (que Emmanuel Aquin présente étrangement comme un double de lui-même ! ) en est encore à découvrir son corps et il plafonne au stade du « pici-caca ».Il se masturbe beaucoup et lorsqu’il trucide allègrement ceux qui l’entourent, il chante comme un choeur joyeux : « Mourez ! Mourez tous ! » (p.128).Misogyne à l’extrême, le héros est mégalo, parano, et présente de sérieux troubles du comportement .Polytechnique n’est pas loin.Quel est le but d’un roman comme Réincarnations ?Emmanuel Aquin voulait-il faire acte de provocation et choquer nos consciences ?Pourtant il ne choque pas; il fatigue et écoeure.Voulait-il questionner l’absurdité du monde, à l’instar de Camus ou Kafka, façon Orange mécanique ?Il n’en reste élas rien à la lecture.Toute intention demeure ici éclipsée par un ego déformé, un Moi démesuré et monstrueux qui ne laisse place à rien d’autre qu’à lui-même, surtout pas à la réflexion ou à l’émotion.Quand la chair se fait chère EU ZABETH HERRGOTT ET RECETTES COQUINES ET LIBERTINES Elizabeth Herrgott et Marine Éditions Jacqueline Chambon, 1992, 135 pages Francine Bordeleau JE NE DONNERAIS pas cher, horizontalement parlant, de ces gens qui avalent leur assiette en 10 minutes, mangent toujours la même chose ou ignorent l’usage des herbes et épices.Car c’est connu : notre comportement à table en dit long sur celui que nous adoptons au lit.Bien avant Elizabeth Herrgott, de qui on a pu lire récemment Le dieu et l'amant déchu, un récit érotique, un certain nombre d’auteurs se sont amusés à faire des livres consacrés à cette double volupté de la chère et de la chair.Se démarquent sensiblement les Recettes immorales (Le Mascaret, 1988) de Manuel Vazquez Montalban.Sacré Montalban qui s’y adonne tout du long, de l'entrée au dessert forcément aphrodisiaques, à umour pince-sans-rire et à la sa-sociale.Mais l’écrivain catalan sait que dans ces livres de recettes très spéciaux, le texte, quoique bref, a une importance capitale.En somme, « le verbe se fait chair », comme se plaît à le rappeler la psychanalyste Elizabeth Herrgott qui, avec sa fille Marine (tiens donc : le couple mère/fille reviendrait-il à la mode ?), se lance à son tour dans la concoction de recettes susceptibles de favoriser le passage à l’acte.Le moins que Ton puisse dire, c’est que les Herrgott sont aussi subtiles qu’un porte-jarretelles de dentelle noire avec leurs « Asperges phalliques à l’élixir de crème», leur « Verge picarde », leurs « Courges turgescentes à la coriandre ».Il est dommage qu’elles aient cédé à la tentation de ces appellations faciles car ce petit livre, avec ses commen- taires égrillards et légers, avec son ton plutôt bon enfant, est en général tout à fait réjouissant.En un mot : coquin.Mais la partie la plus plaisante de ce livre de recettes authentiques, c’est son glossaire qui explique les termes utilisés en cuisine, « un clin d’oeil en plus ».Ainsi, « braiser » signifie « laisser mijoter dans son jus (stratégie) » ; « ébarber », c’est « supprimer aux poissons ce qui dépasse (castration) »; « larder » est une opération qui consiste à « introduire à l’aide d’une aiguille à piquer des lardons, fruits ou condiments à l’intérieur de la bête (perversion) ».Sur ces dizaines de définitions, il s’en trouvera sûrement quelques-uns susceptibles de donner de la vigueur aux conversations défaillantes.SS l’hun tl&; LIBRAIRIE HERMES i rSSs*T I SCS heures J) ,k9h»22h V>2 jours par annu 1120.ave.laurier ouest, outremont, montréa! tel.: 274-3669 A- Roumon qui respire Cigarette vqul expire TRIPTYQUE C.P.5670, SUCC.C.MONTRÉAL (QUÉBEC) H2X 3N4 TÉL.: (514) 524-5900 ou 525-5957 I I S VII NSONGI S Tizlanna Beccarelli Saad \ ¦.TAN OR OSl:S » UNI: Les mensonges blancs (récits), 71 p„ 12,95$ Après Les passantes (récits, 1986) el Vers l’Amérique (roman 1988), l'auteure récidive avec ces trois nouvelles percutantes dont les thèmes et le ton gravitent autour des relations filiales et amoureuses.Mensonges par omission, maintenus dans le silence du mal être lilial, les mensonges blancs naissent du désir de ne pas gratter les croûtes et s'érigent comme un voile entre les êtres.Sous la direction de Fulvio Caccia et Jean-Michel Lacroix Métamorphoses d'une utopie Le pluralisme ethno-culturel en Amérique: un modèle pour l’Europe ?(essai) en coéd.avec les Presses de La Sorbonne nouvelle, 324 p„ 24,95 $ Au moment où s’estompent au Canada la notion des «peuples fondateurs» et aux États-Unis celle de «melting pot» travaillées parfois jusqu’à l’érosion par les progrès civiques, il apparaît urgent, selon les responsables de ce volume, de penser les configurations identitaires à venir.Parmi les collaborateurs: Lise Bissonnette, Hédi Bouraoui, Jean Ca-zemajou, Geneviève Fabre, Jacques Galinier, Pierre George, Yves Grandjeat, Fernand Harvey, Elyette Labarthe, Jean Lamore, Catherine Lejeune, Jean-Pierre Martin, Alain Médam, Patrick Menget, Michel Mqrin, Sada Niang, Hans Niede-rehe, Michael Oustinoff, Ignacio Ramonet, Régine Robin, Michel Têtu, Michèle Therrien et Heinz Weinmann.¦^UBBA'rÆ ft «T1 W NCIALLAH il ri ni suni.i ALEXANDRE JARDIN I l«»il«* munit LIRE INCHALLAH d’Griana Fallaci T rois mois d’enfer vécus par une garnison italienne dans Beyrouth assiégé.Est-ce vraiment la mort qui l'emporte sur la vie?éditions Gallimard, 638 p., 32,95$ LE PETIT SAUVAGE d'Alexandre Jardin Un livre qui ne pouvait être écrit que par l’auteur du Zèbre.Jamais Alexandre Jardin n’était pourtant allé aussi loin.Il signe ici certainement sa création la plus originale.éditions Gallimard, 228 p., 24,95$ ÉTOILE ERRANTE de J.M.G.Le Clizio Esther et Nejma, la Juive et la Palestinienne n’auront échangé qu’un seul regard et leurs noms.Séparées par la guerre, elles ne cesseront plus de penser Tune à l’autre, éditions Gallimard, 340 p., 29,95$ UN CIRQUE PASSE de Patrick Modiano À travers une série d’énigmes qui s’entrecroisent, une histoire d’amour se dessine empreinte d’un charme qui hante le lecteur pendant très longtemps.éditions Gallimard, 153 p., 24,95$ CANDY STORY de Marie Redonnet Roman policier, roman de mœurs, mais surtout roman d’amour, Marie Redonnet a une manière toute à elle de raconter les désastres- éditions P.O.L., 138 p., 22,95$ RÉPLIQUES de Françoise Sagan Françoise Sagan évoque l’amour, l’amitié, l’argent, l’écriture, les êtres et la vie.Un certain regard, le sien, lucide, sincère, attachant.éditions Quai Voltaire, 126 p., 22,95$ H de Lin Haire-Sargeant Depuis plus d’un siècle une question n’a cessé de hanter les lecteurs des Hauts de Hurlevent: où donc Heathdiff a-t-il disparu pendant trois ans?Lui seul pouvait nous livrer son secret, éditions Pygmalion, 305 p., 29,95$ LIRE i\(turni I Candy Story REDONNET SAGAN Répliques 3 fi-10 ¦ Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 leplaisirdes ; Andrée i MAILLET i : Achoses écrites i i Carnet 51 s I*E KEEPSAKE de Jean Basile est Î’une lecture délicieuse, un vrai laisir de vacances, un livre plein de antaisie, où l’originalité, la finesse et exquise sensibilité s’expriment à îoeur-joie.C’est qu’il était lui-même •> jeune homme de 60 ans, six pieds trois pouces, 180 livres de muscles et B; os; du charme autant que du «lent, un visage séduisant — |pnsible.La liberté d’écrire ce qui lui Emblait juste dans une chronique bdomadaire il y tenait fort.Il en publia souvent plus d’une dans la Sème semaine.Il eut, en ntrepartie, naturelle à l’horrible pâture humaine, autant d’ennemis qu’il avait de talent.(J’en ai eu ma part, assez pour me faire croire en moi).' Nous parlions de tout ; et un jour, d’un déjeuner auquel les adorables Neuville m’avaient conviée pour |tenir la tête à Marguerite Duras (accompagnée de son secrétaire-fils.Infirmier-amant et jeune homme à tout faire).Elle voulait être la Marguerite du monde entier, m’affirma qu’il n’y avait parmi les écrivains de France qu’une seule Marguerite : Marguerite Duras.Ce n’était pas la peine de lui dire une seconde fois que Yourcenar (Marguerite) avait bien aussi quelques mérites.JEAN BASILE : — Vous mettez ça dans vos carnets ! MOI (A.M.) : - Son AMANT DE LA CHINE DU NORD m’a cassé les pieds.JEAN BASILE : — Allez, allez ! Expliquez pourquoi ! A.M.: — Ce fils à papa qui pleure comme vache qui.et qui court à son papa demander la permission de vivre comme il lui plaît; un flanc-mou qui joue aux cartes avec son chauffeur, fume l’opium, séduit (on ne voit pas comment) une fillette de 14 ans; et re-larmes.Un paresseux, pourri-gâté; et triste, mon cher ! J’ai connu autre chose avec un Chinois de la Chine du Sud : adorable, énergique, sportif, passionné, et qui ne consultait que deux maîtres pour se conduire dans la vie : son coeur et sa conscience.C’était un mandarin, d’une famille de mandarins.Il était drôle, encore plus tendre que drôle.J’ai de jolies photos de lui et de moi.Chung-Ming m’a choyé autant qu’une fille peut l’être : il était insatiablement généreux — de lui-même et de ce u’il avait : une bourse des USA.Il tait admiré de ses congénères, respecté de tout le monde, et un étudiant modèle à Columbia.Et un sage.J’ai été sa seule folie.Quand j’écrirai qu’il venait écouter mes exercices vocaux.: « Ça suffira pour aujourd’hui, Chung-Ming.Jouez-moi un air, à présent.» Je me retournais (nous étions dans l’un des studios de musique de l’I.House.( 1 ).Assis en tailleur sur la moquette devant un brûle-parfum de bronze d’où s’élançaient, voluptueux, trois rubans d’une fumée bleuâtre, celle de l’encens chinois, il me jouait une mélopée sur sa flûte en bambou.Je me souviens d’avoir pensé : « Personne ne me croira jamais.» avant de me laisser envahir par.je ne sais pas, une torpeur, un envoûtement.Il avait un visage fin.Sa peau jaune, bronzée par l’été, elle était lisse, douce.Quand il m’amenait passer la fin de semaine tout en haut de la Bear Mountain dans une auberge — Bear Mountain Inn ou Lodge.je ne sais plus, un demi-siècle me sépare de ces années — qui ressemblait à un petit Manoir Richelieu mais avec une piscine plus grande; moi qui adorais nager, je m’étendais assez rapidement sur mon drap de plage afin de le regarder plonger, culbuter dans l’air, traverser la piscine dans sa longueur entre deux eaux, émergé, un casque de cheveux absolument noirs et droits ruisselant sur son corps doré à l’harmonieuse musculature.Je lui dois d’avoir appris à dire : Je t’aime.M'aimes-tu ?en mandarin.JEAN BASILE : — Vous devriez écrire cela, Andrée Maillet ! Vous avez tout de même l’âge d’écrire vos souvenirs !.1 — La Maison Internationale de New York ?ARTHUR PRÉVOST, as reporter, très aimé du public pour ses désopilantes prestations de comédien aux INSOLENCES D’UNE CAMÉRA, conserve au souvenir de mes père et grand-père une bien émouvante fidélité.Sitôt qu’il met la main sur une photo ou sur un article concernant Roger Maillet, il me l’envoit; ou tout au moins une photocopie.Comme je le remerciais d’un récent envoi, le printemps dernier, il m’apprit la disparition de Willie Chevalier — l’un de nos très grands amis.Un journaliste de race; un rédacteur en chef dont nul ne disputa jamais l’autorité qui vient du talent et de la haute compétence.(1).La concision, l’art de l’éditorial ramassé, renseigné à la source, détonnant tel une grenade bien amorcée, étaient entre d’autres qualités ce qui classait Willie parmi les journalistes d’envergure.Mon père admirait la finesse de son style, et son esprit caustique si français.Un rédacteur essayiste de D’ALEXANDRE JARDIN Un livre qui ne pouvait être écrit que par l’auteur du Zèbre.Jamais Alexandre Jardin n’était pourtant allé aussi loin.Il signe ici certainement sa création la plus originale.228p., 24,95$ tll\4AOIK JIIIU4 I L PETIT SAUVAGE ALEXANDRE JARDIN Organisé par la revue estuaire Quand [es poètes envahissent le Spectrum! TREAL Un spectacle de poésie mis en scène par Claude Poissant Ouverture de la soirée: LUCIEN FRANCOEUR LE VENDREDIJ1 SEPTEMBRE 1992 A 22H30 AU SPÉCTRUJH J# 9 PQ1P JOSÉ ACOUELIN CLAUDE BEAUSOLEIL - YVES BOISVERT NICOLE BROSSARD - JEAN-PAUL DAOUST - CAROLE DAVID - DENISE DESAUTELS HELENE DORION - JEAN DUVAL - GÉRALD GAUDET - MONA LATIF-GHATTAS GABRIEL-PIERRE OUELLETTE - BERNARD POZIER - ANDRE ROY - ÉLISE TURCOTTE EntréclOS Réservation: Réseau Admission; 1-514-790-1245 C.P.337, SUCC.OUTREMONT, MONTRÉAL, QC H2V 4N1 AVEC LA PARTICIPATION DES COMÉDIENS: ANNE CARON.PASCALE MONTPETIT.JEAN PETITCLERC ET LUC PICARD — J 5 O A N S MONTREAL ft" cette valeur, un reporter intrépide au flair affûté de naissance, celui d’Arthur Prévost : ces hommes font la force d’un grand hebdo.Un quotidien a rarement la veine de maintenir la même qualité rédactionnelle à moins de compter au service du public une cohorte de vétérans, trois ou quatre légats et tribuns des centurions et un nombre adéquat de contubemalis passionnés par le métier.Le journalisme est un métier militaire.Un journal par son système hiérarchique complexe ressemble à une légion romaine.D’une chose à l’autre, Arthur Prévost me dit ce jour-là qu’il ne passait jamais par le Carré Saint-Louis sans s’arrêter un moment rue laval, devant la maison de mon grand-père Gaston Maillet.— Est-ce parce qu’il était franc-maçon, mon cher Arthur ?— C’était un homme libre ! de me répondre Arthur Prévost qui en est un lui-même.Jean Basile était envoûté par les dons multiples — la grâce, l’abattage, le charme, la voix de Gisèle Schmidt.Il disait : « La plus belle voix de la radio, la plus belle voix de la télé ».Je lui dis que madame Gisèle S.avait lu, sur « cent virgule sept », des extraits de Choses Écrites, il y avait neuf ans.Il m’enviait : — Ah !.Si jamais quelqu’un faisait lire mon Journal poétique, j’exigerais qu’il fut lu par Gisèle Schmidt, dit-il rêveusement.Et de là, nous prenions la même tangente.— Vous souvient-il de La Petite Hutte?de L’Heure Éblouissante de La Quadrature du Cercle donc ! Notre Gisèle, hein ! — Je comprends ! Les yeux, le sourire, les trémoussements de Gisèle ! — Inoubliables ! Un allant, une drôlerie ! — Nous avons de grandes comédiennes, dit-il.— Nicole Déry en était une.Guy Beaulne et Yvon Dufour ligotèrent, chez elle, la comédienne; chez André Ricard, le metteur en scène génial; chez Andrée Maillet, l’aspirante dramaturge, faisant d’une pierre quatre coups.— Le quatrième ?— L’assassinat du Théâtre de l’Estoc, à Québec.(Un silence plein de signification).— Et Andrée Saint-Laurent qui vous entraîna sur nos rives ?— Tchékhovienne ! dit-il (ce qui pour lui était tout dire).Le départ de ce coq-à-l’âne — nos conversations en étaient toutes faites — était nos ancêtres, également admirés de leurs descendants.Les messieurs ( ?) R.Desjardins et Bernard Landry font bande à part : ils sont issus de l’éther; ce sont deux lumières d’étoiles destinées à se faire voir d’une prochaine planète.Uranus peut-être ?Ils n’y froisseraient pas grand monde, certes.1 — Lysiane Gagnon, elle-même journaliste émérite, a fait l’éloge de Willie Chevalier comme elle seule pouvait le faire.— A.M.Conquistador moderne LA CONQUÊTE DU ROYAUME DE MAYA Angel Ganivet Traduit de l’espagnol par François Gaudry Phébus, Paris, 1992,284 pages Hervé Guay INCONNU des lecteurs d’expression française, Angel Ganivet compte pourtant parmi les géants de sa propre littérature.Son passage fulgurant dans les lettres castillanes a fait de lui l’une des figures de proue de la modernité espagnole.Or, il aura fallu attendre plus d’un siècle pour qu’on le traduise en français.Né en 1865 à Grenade, cet homme de lettres se noie à 33 ans en Lettonie.Il se jette d’un paquebot pour l’amour d’une belle Finlandaise.Des passagers ont beau plonger à sa rescousse et le ramener.Il leur fausse à nouveau compagnie quelques mi- nutes plus tard et se précipite pour de bon dans les eaux glacées de la Dvina.Son plongeon en littérature, il l’aura fait avec autant de conviction, se donnant pour mission de rendre à la langue castillane le génie provocateur qui fut le sien à l’époque des plus grands.Il est d’ailleurs patent qu’il a écrit La conquête du royaume de Maya et sa suite en écho au Quichotte de Cervantès à qui l’égale le critique français Jean Cassou, par exemple.Son héros Pio Cid serait, si l’on caricature, un curieux croisement de missionnaire, de Robinson Crusoé et de Machiavel.Le premier par l’absolu de sa quête civilisatrice, le second par l’acuité de ses observations et le troisième par son sens du pouvoir et de la manipulation.Au départ, cependant, Pio Cid n’est qu’un mercanti débarqué en Afrique de l’est pour faire fortune.Or, voilà qu’il y entend parler d)i mystérieux royaume de Maya où mil étranger ne s’est aventuré.Au bout de mille péripéties, il en viendra à présider aux destinées de cette contrée aux moeurs étranges.Par la suite, il cherchera sans cesse à améliorer la vie des Mayas par l’intrcf-duction progressive — plus ou moins réussie — de divers usages occidentaux tels que le papier-monnaie, lfe travail, le savon et l’éclairage.Ganivet a choisi ce biais afin d’illustrer l’arbitraire des conventions sociales d’abord — par quoi il est souvent hilarant.Il démontre ensuite à quel point chacune des mesures mises en vigueur profite aux dirigeants et aux sujets du Royaume.Le lecteur peut ainsi assister tout ensemble au stratagème et à ses conséquences.Ceci, avec l’insigne privilège de lire les commentaires et états d’âme du despote éclairé que se révèle en définitive l’habile Pio Cid.L’écrivain trace aussi nombre dé parallèles entre la tâche que se donne son héros et celle des conquistadors, revenant par la même occasion sur ce qui a conduit au déclin de son pays.Dans sa critique des moeurs Maya, Ganivet fait égale/ ment décocher à Pio Cid des flèche* empoisonnées à l’encontre des défenseurs de la Vieille Espagne.Ainsi Pio Cid se moque-t-il du culte que les Mayas vouent à leur passé, selon lequel chaque adolescent doit apprendre par coeur l’histoire du Royaume, d’où son commentaire ; « L’Histoire, seule science considérée comme utile, car elle sert à enthousiasmer la plèbe et à lui fairç oublier les misères du présent en évoquant les grandeurs du passé ».Observation doublement pertinente pour l’espagnol qui assiste impuissant au déclin de sa civilisation, laquelle, au seuil du XXième siècle, continue à se voiler de ses traditions, sourde au modernisme.En ce sens le récit fantasmagorique de Ganivet s’avère-t-il non seulement une redoutable revue du passé hispanique mais encore un phare pour l’avenir.L’ambiguité extrême de son héros, jamais pris au dépourvu quand il s’agit de réformer et de civiliser, sert du reste on ne peut mieux son dessein et prophétisé en cela plusieurs des avenues suivies ultérieurement par certains littérateurs sud-américains.La Conquête du Royaume de Maya donne le goût de creuser plus avant la production de cet auteur original, à commencer par la suite des aventures de son inimitable héros intitulée Les travaux de l’infatiguabtè' Pio Cid, aussi publiée chez Phébut.Rarement tombe-t-on sur des inédits de cette qualité.Décidément, à la lecture de Ganivet, on se rend compte que Gulliver a eu des suites et que Garcia Marquez poind à l’horizon.10 KGENCE DU LIVRE i ii|;J 10 LIBRAIRIE AGREEE 1710, rue St-Denis Montréal (Québec) H2X 3K8 Voisin de la Bibliothèque Nationale (514) 844-6896 Cinéma - Théâtre - Poésie - Musique - Beaux-Arts Littérature - Éducation - Sciences humaines Santé - Spiritualité - Alimentation - Guides pratiques Bandes dessinées - Documentaires jeunesse - Voyages Étudiants, étudiantes, nous pensons à vous! Nous vous offrons des remises de 10 % à 20 % sur LES MANUELS SCOLAIRES de niveau collégial et universitaire.BONNE RENTRÉE SCOLAIRE! 25,000 TITRES DISPONIBLES Toutes les collections de poche en librairie.PROGRAMMES DE CULTURE CANADIENNE VOLET LITTÉRAIRE LUNDI, 14 SEPTEMBRE 13H30 TIMOTHY FINDLEY VOLET HISTOIRE DE L’ART LUNDI, 21 SEPTEMBRE 13H30 ALEX COLVILLE .L'un des meilleurs conteurs du monde » selon le Globe and Mail Lauréat de nombreux prix littéraires Lecture, commentaires, discussions DE SES OEUVRES PRIMÉES m MÉTRO PLACE DES ARTS Ly ENTREE 5 $ (taxe* compris*») Artiste de renommée Internationale Un nouvel apport à la peinture canadienne Conférence avec diapositives sur SON OEUVRE, SES PROCÉDÉS TECHNIQUES ET SA VISION Interprétation simultanée en français CINQUIÈME SALLE BILLET8 EN VENTE A LA PUCE DE8 ARTS VOLET ARCHITECTURE1 MARDI, 29 SEPTEMBRE 13H30 DAN HANGANU Premier prix d'excellence en architecture Nouvelles réalisations dans le Vieux-Montréal Conférence avec diapositives sur sa NOUVELLE APPROCHE DE L'ARCHITECTURE L'ACCENT SERA MIS SUR MONTRÉAL PLACE DES ARTS Réservations: 842-2112 ou 937-7937 » r 41 Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 ¦ B-11 • leplaisirdes mes Sus aux vieilles dames Lisette ¦MORIN A :Le feuilleton fc’IGNOBLE PETIT FARAGUI jean Colin Paris, 1992, Les Belles Lettres, 174 pages.C’EST un « fripon d’enfant (cet âge est sans pitié) » qui s’attaque au pigeon de La Fontaine qui avait quitté le nid où il aimait pourtant çl’amour tendre un congénère.I Le gamin de 10 ans qui raconte son jüstoire dans le roman de J ean Collin t- son premier — est beaucoup plus qu’un fripon : c’est proprement — si l’on peut dire ! — un assassin.Et ses victimes sont de vieilles femmes sans défense.J Pourquoi le petit Sapin, rebaptisé Faragui à l’école et dans le quartier, déteste-t-il autant les vieilles ?f> Primo, je tue les vieilles parce qu’elles sont laides, qu’elles embêtent tout le monde et qu’elles js’embêtent elles-mêmes; qu’elles ne peuvent plus servir à rien, et puis, je ne les connais pas et je ne les aime pas.Je rends service à quelqu’un au moins, à moi et à elles d’abord ».Serviable le petit Faragui.Il tue les vieilles pour.leur rendre service; pour leur éviter l’extrême vieillesse, le froid de l’hiver dans des appartements sordides, et surtout la pauvreté et la solitude.Il n’est pas un L’ Jean Colin! ignoble petit Faragui r o m a n monstre, Faragui; il aimait bien autrefois sa grand-mère et souvent la regrette.Quand il offre à ses futures victimes de les aider à porter leurs gros sacs à provisions, à grimper les escaliers, comment pourraient-elles se méfier d’un petit garçon si gentil ?Mais le résultat est le même; une fois chez la vieille, il attrape un objet contondant, comme on dit dans les rapports de police, une louche, un manche de balai, une canne, tout ce qui lui permettra d’en finir d’un seul coup avec une pauvre femme âgée et souvent malade.Cet enfant terrible, et même terrifiant, n’est pourtant pas dépourvu d’intelligence.Il réussit assez bien à l’école, arrivant même à surclasser le fort en thème, un certain Richard, chouchou du maître mais souffre-douleur dans la cour des autres écoliers, jaloux de ses succès scolaires.Dans sa famille, le petit Faragui, fils d’épicier, se conduit si l'on peut dire normalement, bien qu’il n’aime guère ses père et mère et qu’il trace, du tableau de sa famille, un portrait sans complaisance.Ce qui séduira sans doute les lecteurs et lectrices qui ouvriront ce roman au sujet inusité — c’est tout le contraire de Poil de Carotte, bien que le style rappelle très souvent celui de Jules Renard — c’est l’habileté du conteur, capable de se mettre dans la peau d’un enfant et de décortiquer, avec une grande logique.enfantine, les mobiles de ces meurtres.L’ignoble petit Faragui sera bien entendu confondu, après son 34e assassinat — il en avait tué quatre le même jour — par un policier sagace.Et c’est lui qui l’obligera — convention romanesque qui en vaut bien une autre — à rédiger une confession complète.Le roman de Colin n’est évidemment pas un polar.L’enfant-assassin regarde son petit univers avec l’oeil déjà exercé d’un adulte en puissance.Il condamne l’ingratitude des fils et des filles qui abandonnent leur génétrice, la reléguant dans des taudis et ne la visitant — quand il suit ses parents à la mer ou à la campagne, pendant les vacances, regarde toujours les petites vieilles mais sans idée de leur infliger le même sort qu’aux vieilles dames de son quartier.Quant à ses longues conversations avec le policier qui l'a percé à jour, dès sa première visite à l'épicerie, elles tiennent à la fois du réquisitoire contre la société en général, la faiblesse des corps policiers, et une tendresse pudique pour l’enfance en général, l’homme étant célibataire et sans famille.L’éditeur de Jean Colin, La Société d’édition Les Belles Lettres, m’avait expédié, en service de presse, outre L'ignoble petit Faragui, un autre premier roman : Le Siège, de Nicolas Chaudin, un écrivain de 29 ans, et Monsieur Niquile, de Pierre-Robert Leclerc, qui n’est pas, lui, un débutant, la feuille de route de ce collaborateur du Magazine littéraire et du journal Le Monde étant assez impressionnante au plan des romans, des nouvelles, des essais déjà publiés.Pourquoi ai-je choisi Jean Colin ?Un coup de coeur, la première page étant raccrocheuse en diable : « La première, c’était en hiver et presque par hasard.Mais elle l’a bien cherché ! Elle m’énervait.D’abord, c’est elle qui m’a demandé de lui porter son sac, et sur un ton de commandement, comme si elle était ma mère.» Et voilà, c’est parti.Pour le premier meurtre d’une vieille dame.Après, on continue et c’est à la fois terrifiant et fascinant.N’empêche que ce romancier est tombé sur ma table au bon moment.Avant que la moisson d’automne — on annonce 331 romans pour la rentrée romanesque en France — ne commence à déferler.L’ignoble petit Faragui ne sera sans doute pas sur les petites listes des jurys parisiens.Mais il m’a fait passer une heure et trente de savoureuse lecture.Al Le pourquoi du comment ARAMIS OU L’AMOUR DES TECHNIQUES Bruno Latour, Paris, Éditions La Découverte, 1992,241 p.Marcel Fournier tLE TITRE est énigmatique à sou-nait.Aramis ?Il s’agit de l’acronyme 4e l’Agencement en rames automatisées de modules indépendants dans les stations.Pas très clair.Sauf si j'on sait que ce projet de recherche, mené en France entre 1970 et 1987, devait révolutionner le transport en .Commun : petites cabines automatiques effectuant un service à la demande, attelage immatériel, aucune correspondance.Les chercheurs et les politiciens français ont été enthousiastes; le ministère des Trans- ports, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) et la compagnie Matra ont engagé des sommes considérables.Et puis, le projet fut abandonné.Qui a tué Aramis ?Voici la question que se pose Bruno Latour.Philosophe et sociologue, Latour est professeur à l’École des mines de Paris; il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la science, en particulier d’une enquête ethnographique remarquable sur le Salk Institute de San Diego, La Vie de laboratoire (1988).Avec Aramis, l’ethnographe se transforme en véritable enquêteur-détective à la recherche de preuves; il interroge les nombreux « témoins » et suspects en dépouillant tous les documents disponibles.Sans découvrir de coupables pour autant ! Le projet est aujourd’hui mort, sans assassinat.Donc, pas de scandale.Tout au plus, peut-on conclure à un non-lieu.Pour certains, il n’était pas réalisable au plan technique; pour d’autres, il était trop coûteux.L’on a voulu répondre aux besoins de l’usager en mettant au point un véhicule hybride de la voiture individuelle et du véhicule de transport en commun.Utopie ?Interrogé, l’usager, lui, a répondu que le nouveau moyen de transport était loin de pouvoir le satisfaire : sensation d’enfermement, peur des agressions.Au cours de son enquête, le détective-sociologue fut donc amené à formuler autrement sa question : ne se contentant plus de demander pourquoi le projet de recherche a été abandonné mais aussi pourquoi il a été poursuivi aussi longtemps.Aramis était un projet porteur : pour les chercheurs et aussi pour les politiciens, qui désiraient le transformer en symbole pour l’Exposition universelle.Tous ont aimé la technique.«Une vraie histoire d’aramour», note Bruno Latour.Et, le plus heureux de tous est sans doute l’enquêteur lui-même, à qui Aramis offre la possibilité d’écrire un ouvrage de scientification.Latour s’amuse beaucoup, il fait parler Aramis, il mêle les genres : roman-policier, présentation de documents techniques, réflexion épistémologique.Une nouvelle façon de faire de la sociologie, qui parfois agace mais qui fournit une stimulante méditation sur les difficultés de l’innovation technique.Le quotidien en capsules RIEN QUE LA VIE Oreste Del Buono iVaduit de l’italien par Alain Sarra- bayrouse L’Arpenteur, Paris, 1992.J52 pages.Hervé Guay b 15ES HUMEURS d’Oreste Del ¦Buono, un peu comme les chroniques de Gilles Archambault, ne sont pas bien belliqueuses.L’un et l’autre montrent les dents de temps à autre.C’est sans danger.De même, toutefois, saisissent-ils, par le menu, cette vie passagère qui défile devant nous, mortels.:: Ils ont encore en commun de l’écrire en capsules plus ou moins étoffées de manière que ressortent le dérisoire, l'inattendu ou le comique des incidents dont ils sont témoins.Cela Sonne avec Oreste Del Buono un recueil agréable, ténu, dans lequel quelques obsessions (les chiens, les clochards) côtoient avec bonheur diverses incongruités ambiantes.‘ Sans faire de détour, l’auteur milanais débusque le paradoxe ou l’a- nomalie d’un geste ou d’un mot apparemment anodins.Parfois, c’est une conversation entendue lors d’un trajet d’autobus.Plus loin, des ennuis au téléphone ou de famille.Une rue traversée suffit encore à créer un instantané.Toujours dans ce registre malaisé à rendre du minuscule et de l'habituel.Del Buono en promeneur solitaire y fait merveille, Il alterne métaphores choisies, dialogues naturels et réflexions sur le vieillissement.Il aborde volontiers ce dernier sujet, avec l'élégance de celui qui connaît ce dont il cause.Voici ce qu’il fait dire à son père.« Ne crois pas les vieux qui évoquent leurs souvenirs.À partir d’un certain âge, la tête ne fonctionne plus beaucoup.Il faut vivre le présent, se résigner à ne pas posséder de futur.L’ennui, c’est qu’il faut aussi se résigner à ne pas avoir de passé.Sans doute, quelquefois, des visages, des propos, des faits me reviennent à l’esprit, mais de la même façon qu’ils ont émergé de l’oubli, ils y replongent avant que je les aie saisis exactement ».En ce terrain miné, l’écrivain tel que le conçoit Del Buono, rapporte essentiellement des bribes.Mais suffisamment pour qu’elles évoquent davantage qu’elles-mêmes.Car, qu’il observe ou qu’il laisse le lecteur l’observer, il y a toujours chez lui un détail révélateur ou attachant, du genre qui suscite un sourire d’approbation.On a l’impression qu’après s’être beaucoup méfié de l’écriture — Del Buono est également critique littéraire — le voilà réconcilié avec un certain prosaïsme, lequel révèle parfois davantage que d’excessives ambitions d’homme de lettres.D’où la réussite probante de Rien que la vie, ouvrage d’une singularité réjouissante.Dire qu’il s’agit simplement de notes mises bout à bout, frappées ce- pendant à partir d’un oeil et d’une oreille en constant éveil.Grâce à quoi, l’auteur montre de la diversité, une liberté d’investigation, d’autant plus appréciables qu’il s’en sert tout compte fait modérément, revenant souvent sur ses pas, sachant tirer parti du rien et des moindres chocs quotidiens comme personne.Il en résulte des observations d’une belle justesse, rare même.Rien de la prétention supposée des critiques.Au contraire, Del Buono se fait compatissant devant la faiblesse séculaire des hommes et la sienne propre.Ce n’est pas complaisance mais apaisement, j’imagine, de sa part.Lui dont le dernier roman (en français) s’intitule tout de même Ni vivre ni mourir.i WIhojB?LA NOUVELLE IDOLE DES JEUNES La clé du succès pour les jeunes de 9 à 15 Une présentation homogène pour une lisiblité maximale Tout sur le français en six chapitres complets organisés en leçons indépendantes Le HESCHERELLE Junior : une approche logique du français pratique L'éditeur : Hurtubise HMH 7360, boni Newman, Ville LaSalle Montréal (Québec) H8N 1X2 Tél.: 364-0323/ 1-800-361-1664 Télécopieur : 364-7435 v i n/i il DU JAMAIS VU ! 4 Analyses grammaticales poussées 4 Tableaux des principales conjugaisons * Racines grecques et latines des mots français 4 Comment utiliser un dictionnaire 4 Dictionnaire orthographique intégré En vente chez votre libraire LA RENTREE ROMANESQUE chez Gallimard POING MORT de Nina Bouraoui Pour fuir la vie trop débordante de rires, une femme a choisi de devenir gardienne de cimetière.Un roman noir et violent écrit par l'auteur de La Voyeuse interdite.102 p„ 19,95$ L'OFFRANDE DES YEUX LE SCULPTEUR DE FEMMES de Lisa Bresner C'est dans la Chine du XVIIe siècle que nous transporte ce premier livre d’une jeune romancière française de vingt et un ans, digne héritière de Georges Bataille.77 p., 16,95$ TEXACO de Patrick Chamoiseau Voici enfin, écrit dans une langue magique au rythme savoureux, le grand livre des espoirs et des désespoirs du peuple antillais du temps des chaînes à celui du développement moderne.433 p., 34,95$ CHERCHER SA DEMEURE de Sylvie Doizelet L’arrivée d’une étrangère vient troubler la vie paisible des habitants d’un petit village des landes du Yorkshire.Personne ne sera épargné dans cette histoire digne des sœurs Brontë! 153 p„ 24,95$ I \ I Ill'll | UN CIRQUE PASSE de Patrick Modiano À travers une série d’énigmes qui s’entrecroisent, une histoire d’amour se dessine empreinte d’un charme qui hante le lecteur pendant très longtemps.153 p., 24,95$ WM r ’’ LE PETIT SAUVAGE d’Alexandre Jardin Un livre qui ne pouvait être écrit que par l’auteur du Zèbre.Jamais Alexandre Jardin n'était pourtant allé aussi loin.Il signe ici certainement sa création la plus originale.228 p., 24,95$ | I » mrm -• de Marie Nimier Pour la jeune Cora, le grand jeu consiste à hypnotiser tout ce qui bouge autour d'elle.Seulement les jeux d’enfants deviennent moins innocents lorsqu'on a dix-huit ans.275 p., 27,95$ -j r B-12 ¦ Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 CINEMA Toutes les informations à paraître dans cette page doivent parvenir par écrit au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes d'insertion ou corrections doivent être adressées à l’attention de Christiane Vaillant.ASTRE I: (849-3456) — Honeymoon in Vegas 7 h, 9 h, sam dim lun 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h, sam dern.spect 11 h II: Rapid Fire 7 h 15.9 h 15.sam.dim.lun.1 h 15,3 h 15,5 h 15, 7 h 15,9 h 15, sam dern spect 11 h 30 III: Single While Female! h 10,9 h 20, sam dim.lun 1 h, 3 h 05,5 h 10, 7 h 20,9 h 30IV: Slay Tuned 7 h, sam dim lun 1 h.4 h 45,8 h 30— Death Becomes Her B h 45, sam dim lun.2 h 45,6 h 30,10 h 15 BERRII: (849-3456) — Jeune femme cherche colocataire 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30.9 h 30 II: L'esprit de Caïn 1 h 40,3 h 30.5 h 20, 7 h 10,9 h III: La mort vous va si bien 1 h 30,3 h 30.5 h 30,7 h 30,9 h 30IV: Twin Peaks (fr.) 1 h 40,4 h 15, 7 h, 9 h 30 V: Contre attaque 1 h 50.3 h 40,5 h 30, 7 h 20,9 h 10 BONAVENTURE I: (849-3456)- BROSSARD I: (849-3456) - Ligue en lupons 7 h, 9 h 20, sam dim 1 h 30.4 h 15, 7 h, 9 h 20 II: Contre attaque 7 h, 9 h 10.sam dim 1 h 45.4 h, 7 h, 9 h 10 ill: Restez i l'écoute 7 h 30.9 h 30.sam dim.1 h 30,3 h 30,5 h 30.7 h 30,9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (849 3456)- Christophe Colomb 7 h, 9 h 30.sam dim 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 30 2: Contre attaque 7 h 30,9 h 35, sam dim.1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30,9 h 35 3: Honeymoon In Vegas 7 h 30.9 h 35, sam dim 1 h 30.3 h 30.5 h 30, 7 h 30.9 h 35 4: L'esprit de Caïn 7 h 15.9 h 15, sam dim 1 h 35,3 h 30,5 h 25,7 h 15, 9 h 15 5: Tur/n Peaks (tr ) 7 h, 9 h 30, sam dim.1 h 40,5 h 15,7 h, 9 h 30 6: Single White Female 7 h 05,9h 20, sam.dim 1 h 40,3h 55,7 h 05.9 h 20 CENTRE EATON 1: Mtl- Untorglven 12 h 15.3 h, 6 h 15, 9 h 2: L'arme fatale 3/Le retour de Batman 1 h 15, 6 h 45 3: Christopher Colum- bus2h 25, 7 h— Tlmescape 12 h 15,4 h 50,9 h 30 4: Indochine iam au lun 1 h 05,4 h 30,8 h— Enchanted April mai au jeu 12 h 30,2 h 40, 5 h, 7 h 05,9 h 15 5: Docteur Petiot sam au lun.12 h 20, 2 h 30, 4 h 45, 7 h 10.9 h 35- Clockwork Orange mar au jeu 12 h 20, 3 h, 6 h 15, 9 h 6: Toto Te héros 7 h 15,9 h 20— Freddie 12 h 25, 2 h 25,4 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl (849 3456)— Honeymoon In Vegas 5 h 15, 7 h 15,9 h 15, dim 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 2: Rapid Fire b h 30,7 h 30,9 h 30, dim.1 h 30.3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 30.mer.5 h 30,9 h 30 3: Single White Female5t\, 7 h, 9 h 15, dim 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 15 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (849-7277)— CINÉMA JEAN-TALON: Mil- The Hand that Rocks the Cradle! h 10,9 h 30, sam dim 12 h 30, 2 h 50,5 h, 7 h 10,9 h 30 CINÉMA LANGELIER 1: Obsession fatale9h 10.sam dim lun.3 h.9 h 10, sam dern.spect 11 h 15— La mort vous va si bien 7 h 10, sam dim lun 1 h, 5 h 10.7 h 10 2: Une ligue en Jupons 7 h, sam dim lun.1 h 15,3 h 35, 7 h— Unité spéciales h 30, sam dim lun 9 h 30, sam dem sped 11 h 30 3: Pestez 4/'écoute7 h 05,9 h, sam dim lun 1 h 05,3 h 05,5 h 05,7 h 05,9 h, sam dern sped 11 h 4: L'esprit de Caïn! h 15,9 h 15, sam dim lun 1 h 15,3 h 15,5 h 15, 7 h 15,9 h 15, sam dern sped 11 h 05 5: Rapid Fire! h 15,9h 15, sam dim lun 1 h, 2 h 55,4 h 55, 7 h, 9h, sam dern spect 11 h 6: Jeune femme cherche colocataire 7 h 05,9 h 15, sam dim lun 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05.9 h 15, sam dern sped 11 h 20 CINÉMA OMÉGA 1 : - L arme fatale 3/Le retour de Batman! h 15, sam dim.1 h 30,7 h 15 2: Basic Instinctif.9 h 30— Plnocchlo sam dim 1 h, 3 h, 5 h 3: Obsession fatales h 30— Rock'n nonne7 h 20, sam dim.1 h, 3 h 10, 5 h 10,7 h 20 4: Chérie l'ai gonflé le bébé! h, 9 h, sam dim 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-Laurent.Mtl (843-6001) — CINÉMA PARIS: Mil (875-7284)- sam The Lunatic 2 h 30, 7 h 15— The Player 4 h 30— Basic Instincts h 30— The Best of the New York Erotic Film Festival 24 h — dim Ctty ol Joy 2 h- The Lunatic 4 h 45- 35 Up I h-The Commitments 9 h 45— lun.Mississippi Masala 2 h 30— Highway 614 h 45— Drowning by Numbers I h— The Lunatics h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Canada (849-3456)- Rapid Fire 7 h 15,9 h 20.sam dim 1 h 30,3 h 25.5 h 20,7 h 15,9 h 20 2: A League ol Their Own 7 h, 9 h, sam dim.1 h 35,4 h 10,7 h, 9 h30 3: Death Becomes Her7h, 9h 15, sam dim 2 h, 4 h 25, 7 h.9 h 15 4: Honeymoon In Vegas 7 h 20,9 h 20, sam.dim.1 h 30,3 h 25,5 h 25, 7 h 20,9 h 20 S: Single White Female! h, 9 h 20, sam.dim.1 h 50,4 h 15, 7 h, 9 h 20 6: Twin Peaks Firewalk With Me 7 h, 9 h 30.sam dim 1 h 40,4 h 15,7 h, 9 h 30 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— sam Le liche 18 h 35— dim.Péplnot et Capucine /Sol et Gobelet/Fanfreluche 15 h— The Adventures of Goopy A Bagha 18 h 35— Le monde d'Apu 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) -Fermé temporairement CINÉPLEX I: (849-3456) - Universal Soldier sam 1 h 30,5 h 15,9 h 30, dim.mar.1 h, 3 h, 5 h 15, 7 h 15,9 h 30, lun.mer jeu.3 h, 5 h 15, 7 h 15,9 h 30— Obsession fatale sam.3 h, 7 h 15 2: Une ligue en lupons sam.1 h, 3 h 30,7 h, dim mar.1 h, 3 h 25,6 h 45,9 h 10, lun mer |eu 3 h 25.6 h 45, 9 h 10— Orange mécanique sam 9 h 25 III: The Player sam dim mar 1 h, 3 h 25,7 h 05,9 h 25.lun mer |eu 3 h 25, 7 h 05, 9 h 25IV: Le »e-cret de Tara sam 1 h, 3 h 25, 7 h 10, 9 h 25— Obsession fatale dim mar 1 h 05.3 h 30.7 h, 9 h 20, lun mer |eu 3 h 30, 7 h, 9 h 20 V: Death Becomes Her sam dim mar 1 h 05.3 h 40.7 h, 9 h 15.lun mer jeu 3 h 40, 7 h, 9 h 15 VI: Basic Instinct sam dim mar 1 h 05,3 h 30, 7 h, 9 h 25, lun mer |eu 3 h 30,7 h, 9 h 25 VII: Pmsperos Book sam dim mar 1 h,3h40,6h45,9h 15,lun mer jeu.3 h 40.6 h 45.9 h 15 VIII: Playboys sam dim mar 1 h, 3 h 20,7 h, 9 h 20, lun mer jeu 3 h 20,7 h, 9 h 20 IX: Christophe Colomb sam 1 h 05, 3 h 05.5 h 05.7 h 05.9 h 05— Orange mécanique dim mar 1 h 05,3 h 50,6 h 45,9 h 20, lun.mer jeu 3h50.6h45.9h20 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)-Léolo dim au |eu 2 h, 5 h, 7 h 15,9 h 3011: Christophe Colomb ûim lun 2 h 15.4 h 45,7 h 05.9 h 25— La belle histoire mar au jeu.12 h 40.4 h 20.8 h III: Le secret de Tara dim au jeu 1 h 50.4 h 30.7 h.9 h 15IV: Orange mécanique dim lun 1 h 30.4 h 15,7 h, 9 h 30— Christophe Colomb mai au |eu 2 h 15,4 h 45,7 h 05.9 h 25 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul René-Lévesque, Mil (283-8229)— Being at Home with Claude 18 h, 20 h (1er au 6 sept) CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— CRÉMAZIE: (849-FILM) - La cité de la/ole 8 h, dim 2h,5h,8h.DAUPHIN I: (849-3456) - Christophe Colomb sam lun 7 h, 9 h 30, dim.2 h, 7 h, 9 h 30— La belle histoire mar au jeu.7 h 30 11 : Léolo 7 h 10.9 h 20, dim 2 h 15,7 h 10,9 h 20 CINÉMA DÉCARIE 1: (849-3456) - Honeymoon In Vegas 7 h 35,9 h 35, dim 1 h 35,3 h 35, 5 h 35, 7 h 35,9 h 35II: Rapid Fire 7 h 30,9 h 30, dim 1 h 30,3 h 30, 5 h 30, 7 h 30,9 h 30 DORVAL I: (631-8586) - L'arme fatale 3/Le retour de Batman 6 h 30, sam.dim.lun.1 h 30,6 h 30II: Pet Sematary 2! h 15,9h 30, sam.dim.lun.1 h, 3 h, 5 h, 7 h 15,9 h30111: Whispers In the Dark 7 h 10,9 h 10, sam dim.lun.1 h 10,3 h 10.5 h 10,7 h 10,9 h 101V: Christopher Columbus 9 h— 3 Ninjas 6 h 30, sam dim lun.12 h 30,2 h 30,4 h 30,6 h 30 DU PARC 1: (844-9470)- Lethal Weapon 3/Batman Returns 7 h.sam dim.2 h, 7 h 2: Whispers In the Dark 7 h 20, 9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h 10,5 h 15,7 h 20,9 h 30 3: Untorglven 6 h 45.9 h 15, sam dim 1 h 30,4 h 10,6 h 45,9 h 15 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Chérie J’ai gonflé le bébé 2 h, 4 h— Indochine 6 h, 9 h 2: L'arme fatale 3/Le retour de Batman 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1:-S/sterAcf 7h 15,9 h 25, sam.dim lun.12 h 35,2 h 40, 4 h 50, 7 h 15,9 h 25 2: Freddie sam.dim lun 1 h, 3 h, 5 h- Stay Tuned 7 h, 9 h 3:3 Ninjas 7 h 05.9 h 05, sam.dim lun 1 h 05,3 h 05,5 h 05.7 h 05,9 h 05 4: Lethal Weapon 3/Batman Returns 6 h 45.9 h 15, sam dim lun.1 h 30,4 h, 6 h 45, 9 h 15 5: Whispers In the Dark! h 10,9 h 30.sam dim lun.12 h 10.2 h 30.4 h 50.7 h 10,9 h 30 6: Pet Sematary 26 h 30,9 h.sam dim lun 1 h 40,4 h 05,6 h 30,91)7: Untorglven6 h 20,9 h 05— Plnocchlosam dim lun 12h 15,2h 15,4h 15 8: K-2 Ultimate High 6 h 45,9 h, sam dim lun 12 h, 2 h 15,4 h 30,6 h 45,9 h FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (849-3456)— Death Becomes Her\ h 30.3 h 45,7 h, 9 h 15 2: Twin Peaks Firewalk With Me 1 h 45,4 h 20.7 h, 9 h 30 3: Raising Cain 1 h 30.3 h 35.5 h 20.7 h 20,9 h 30 4: A League of their Own 1 h 45.4 h 30, 7 h, 9 h 30, mer jeu 1 h 45, 4 h 30, 9 h 40 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Honeymoon In Vegas! t\, 9h 10, sam dim 1 h, 3h, 5h, 7 h,9h 102: K-2 Ultimate High 6 h 50,9 h 15, sam dim 12 h 30, 2 h 45, 4 h 45, 6 h 50,9 h 15 3: Pet Sematary 27 h, 9 h 15, sam dim 12 h 30,2 h 30,4 h 45, 7 h, 9 h 15 IMAX: Vieux Pori de Montréal (496-4629)- Antarctica version française: 101)30,11 h 30,131)20,14 h 15,15 h 10,16 h 05.17 h, 19 h 30,20 h 30.version anglaise: 12 h 25,18 h 30- Les Rolling Stones 21 h 30 (jusqu'au 13 sept tous les jours) IMPÉRIAL: (288-7102) — Rampage mar au jeu 12 h 45.2 h 45.4 h 45.6 h 45.9 h 15 LAVAL : (688-7776) - 1 : Pot Sematary 2! h 20, 9 h 30, sam au mar 12 h 30,3 h, 5 h 10, 7 h 20,9 h 10.sam dern spect.11 h 50 2: L'arme fatale 3/Le retour de Batman 7 h 10, sam 2 h, 7 h 10.9 h 20, dim au mar.2 h 7 h 103: K-2 Ultimate High 7 h 20,9 h 40, sam.au mar.12 h 20,2 h 40,5 h, 7 h 20,9 h 40, sam.dern.spect 24 h 4: Untorglven 6 h 30,9 h, sam.au mar.12 h 50,3 h 40,6 h 30.9 h, sam.dern.spect.11 h 40 5: Lethal Weapon 3/Batman Returns 7 h, sam.2 h 10,7 h, 9 h 10, dim.au mar 2 h 10,7 h 6: Stay Tuned 7 h, 9 h 10, sam au mar.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 10, sam.dern spect.11 h 50 7: Rock'n Nonne 7 h 25,9 h 40, sam au mar 12 h 40,3 h, 5 h, 7 h 25, 9 h 40, sam.dern.spect 11 h 50 8: Indochine 6 h, 9 h— Plnocchlo sam au mar.2 h, 4 h 9: Whispers In the Darklf 10,9 h 10, sam.au mar.12 h 20,2 h 30.4 h 50,7 h 10,9 h 10, sam.dern.sped.11 h 50 10: Boomerang 6 h 50,9 h 20, sam.au mar 1 h 30,4 h 10,6 h 50,9 h 20, sam dern.spect.11 h 50 11 : Chérie l’ai gonflé le bébé 7 h 20,9 h 30, sam.au mar.1 h 20, 3 h 20,5 h 20, 7 h 20,9 h 30, sam.dern sped.11 h 50 gc12: 3 Nlnjas 7 h.9 h 10, sam au mar.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 10, jeu.9 h 30, sam.dern.spect.11 h 30 LAVAL 2000 1: (849-3456)- Jeune femme cherche colocataire 7 h 10.9 h 20, sam.2 h, 7 h 10.9 h 20.dim.2 h, 4 h 10, 7 h 10, 9 h 20 2: La mort vous va si bien 7 h, 9 h, sam.2 h 15,7 h, 9 h, dim.2 h 15,4 h 20, 7 h, 9 h LOEWS l:(861 -7437) - Enchanted April mit au jeu.1 h 15.3 h 15,5 h 15.7 h 15,9 h 15 II: Whla-pers In the Dark 12 h 30,2 h 50,5 h 10, 7 h 20,9 h 35, sam.dern.spect.11 h 55 III: Stranger Among Us 12 h 25,2 h 40,5 h, 7 h 25,9 h 40, sam dern.spect.11 h 50IV: K-2 Ultimate High 12 h 15,2 h 30,4 h 50,7 h 10,9 h 30, sam.dem.sped.11 h 40 V: Sister Act 12 h 15,2 h 30,4 h 45,7 h, 9 h 15— Dlggstownsam.au lun.12 h 45,3 h, 5 h 15, 7 h 30.9 h 45 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - sam Salle 1:4 propos d'Henry 19 h— Le roi pécheur 21 h— MUSIQUE Classique CHRIST CHURCH CATHEDRAL: Ste-Cathe-rme, angle Université, Montréal (843-6577)— Le Choeur de Trinity College, Cambridge, dir Richard Marlow, oeuvres de Monteverdi, Stanlord, Deman-lius, oratorio de Canssimi, Bntten el Sweelinck, mer 9 sept à 20h ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: angle Rachel-/Henri-Julien, Montréal— L'organiste Jacques Boucher aux messes de sam à 17h et 101) el 11h.le dim MUSÉE DU QUÉBEC: 1.ave Wolte-Monlcalm.Québec (418-643-2154)— Les Concerts Couperin Présentation de l'Ensemble vocal André Martin el Los Musicos del Rey, le 6 sept à 14h ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Queen Mary, Montréal (733-8211)— Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir Gilbert Patenaude.tous les dim à 11 h — A 151) 30, Raymond Daveluy à l'orgue Populaire LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)— Jazz à 22h 30— Blues Minute, les 4-5-6 sept — Bob Walsh Blues Band, les 11-12-13 sept.BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer, Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun mar de 19h.à 24h, mer au ven.17h.30 à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer au ven à compter de 22h , le sam à compter de 21h 30, invité les 4-5 sept, Kevin Dean, trompette— Trio Billy Georgette, sam de 18h a 21h 30— Le trio de Bernard Pruneau, le dim de 18h 30 à 24h., invité le 6 sept Boogie Gaudet, sax ténor CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario.Montréal (845-7932)— Jazz les ven et sam à 21h.30 CLUB CONTINENTAL: 4171 St-Denis.Montréal (844-4481)— Jazz les ven sam à 22h CLUB PATRICE: 4171 St-Denis, Montréal (844-4481)— Jean Claude Kamerun (basse) reçoit un pianiste tous les soirs à 22h.(saut dim.) RESTO-BAR DES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques-Cartier, Montréal (861-0188)— L'Ensemble de Dave Turner, les jeu.à 20h.30, les ven sam à 211)30 THEATRE LA BUTTE ST-JACQUES: 50 rue St-Jacques, Vieux-Montréal (748-7288)— « Toujours l'amour.revue théâtrale dans une m.en s.de Robert Maltais, jusqu'au 5 sept.les jeu.ven sam à 21 h.CINQUIÈME SALLE: PDA.Montréal (842-2112)— .La maison cassée • de Victor-Lévy Beaulieu, m en s Jean Salvy, du 2 au 26 sept, à 20h., le sam.à 16h 30 el 21h.SALLE CALIXA-LAVALLÉE: 3819 Calixa-Laval-lée, Montréal (845-3340)— Le théâtre d'Alexandre présente > Le Breakfast Club, la pièce ., m.en s.Dominique La Vallée, les 5-6-11-12 et 13 sept LE TERRAIN VAGUE: coin Bleury et Maisonneuve, Montréal (875-7175)— « Le porteur des peines du monde », m.en s.Yves Sioui Durand, du 10 au 14 sept THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux Montréal (845-7306)— .Opéra Fou » spectacle de marionnettes, conception et m.en s.Vladimir Ageev, sam.dim.â 15h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 3900 St-Denis, Montréal (282-3900)— « La leçon d'anatomie », de Larry Tremblay, m.en s.René Richard Cyr, du 11 sept au 4 oct du lun.au sam à 20h.et le dim à 15tr.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— • Mensonges » de Paul Wheeler, m.en s.Sophie Clément, du 21 sept, au 17 oct.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec- Le Théâtre du Trident présente • Famille d'artistes • de Kado Kostzer et Alfredo Arias, m.en s Alexandre Hausvater, du 29 sept au 24 oct.THÉÂTRES D'ÉTÉ BATEAU-THÉATRE L'ESCALE: sortie 112 de l'autoroute 20, SI-Marc-sur-Richelieu (584-2271)— ¦ Mal de mères > de Chantal Cadieux, mens Gilbert Lepage, à compter du 12 juin, mar.au ven.à 21 h , sam.à18h.et 21h.CENTRE CULTUREL DU LAC MASSON: 414 bout Baron Louis-Empain, Ste-Marguerite (514-228-2513)— • Les amuse-gueules » du 23 juin au 6 sept., mar au jeu.et sam à 20h , ven 21 h.30, dim.â 19h,30 THÉÂTRE D'ÉTÉ DE ST-OURS: 2555 rang du Ruisseau, St-Ours (1-785-2732)— Le Théâtre Optique présente • C'est-y-clair ?Joualvert ! » de Julie Poulin et Catherine Jalbert, m en s.Michel Valls, du 19 juin au 6 sept, ven au dim à 20h 30 La télévision du samedi soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) VSf Montreal Le télé-q Journal Lesfrancotoliesq de Montréal Ma maison Cinéma: Tuer n 'est pas Jouer —G.-B.87 q Avec Timothy Dalton et Maryam d’Abo Le Télé-q journal Double vue sur le Festival des dims.Cinéma rs-h WCAX (CBS) ^ Burlington News Newsq Star Search 1775 q Cinéma : Gorillas in the Mist—km.88 q Avec Sigourney Weaver et Bryan Brown News The New Honeymooners Night Court ©SSffiP riattsDurgn News Newsq Jeopardy iq Wheel ol Fortuneq The Golden Glrisq The Powers ThatBeq Empty q Nurses q Nest Sisters q News Saturday Nig ht Live • BP» The tacts ol life Kate&q Allie On the road again q Newhartq Cinéma : Stand By Me-km.86 q Avec Wll Wheaton et River Phoenix Mr.Bean The kids q In the hall National q Newswatch 23h40 / The Country Beat flDSÏÏT LeTVAÇ éd.18 tires Jeopardy! Top musique Cinéma : Police fédérale LA —Am.85 Avec William L.Petersen et Willem Daloe L’heure Juste Le TVA q réseau 23h42/Clnéma : Obsession • BP" Newsq Missing Treasures Star Trek :q The Next Generation Neon Rider q Counterstrike q The Commlsh q Newsq Lottery News Cinéma 12 fia TV5 (Télé «y Francophones Trois caravelles.Dossiers Juste Journal de A2 Vision 5 Thalassa Les 7e victoires de la musique Journal télé suisse Thalassa Ordy Omniq science Viseo Médecine apprivoisée Parler pour parier q Cinéma : Au Nord le Paradis -Am.83 q Avec Zalde Silvia et David Vlllalpando ® Sÿ" Musique vidéo Voxpop Concert plus / Usa Sansfield : Around the world rôô) WVNY (ABC) ^ Burlington 15h30/Football: Fighting n Wildcats Star Trek :Q The Next Generation Football : Hurricanes vs Hawkeyes WKRPinq Cincinnati Baywatch 19h / Spotlight / Faith no more Vidéoflow rs» VERMONT la® ETV(PBS) The Lawrence Welk Show Austin City Limits All creatures great and small Cinéma : On Golden Pond—Am.81 Avec Henry Fonda et Katharine Hepburn Doctor Who Montréal S.O.S.consommation Les Simpson Elle écrit au meurtre Cinéma : Allaire de famille —Am.89 Avec Sean Connery et Dustin Hoffman Le Grand Journal Sport plus À commu- niquer Cinéma £7) JS McLaughlin Group The Editors Austin City Limits The Best ol national q geographic The Adventures ol Robin Hood Naked Hollywood Ingmar Bergman : The Director Stan Laurel La télévision du dimanche soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO Découverte Le Dimanche Regardez, c’est votre q histoire Virginie 22h15/L'olseaudefeu Sports (23h10) Double vue sur le Festival des films du monde PTi WCAX (CBS) LsiJ Burlington 16h / Football : Les 49ers vs les Giants 60 minutes q Murder, she wrote q Cinéma : Do You Know The Muffin Man ?—km.89 q Avec Pam Dawber et John Shea News/g 23h15/Clnéma: Amazing Stories fcl WPTZ(NBC) Plattsburgh 16h / Football : Patriots rs Dolphins Tom Brokaw Special : q Decision 92 I Witness Videos q Cinéma : Crossing the Mob -km.88 q Avec Jason Bateman e< Maura Tierney OnScene: Emergency À commu- niquer Commercial Program » CBMT(CBC) tîJ Montréal The Magical World ol Disney To Road to Avonlea q Cinéma : School's Out— Can.92 O Avec Pat Mastroianni et Stacie Mlsrysyn Newsq Venture q Sunday Night Sportsweekend • BT» l evenemem Star d’un soir LeTVAq éd.réseau Cinéma : 260 Chrono -Am.87 Avec D.B.Sweeney et Charlie Sheen 23h10/Mlaml œEfi"1 Newsq Travel Travel W5Ç America's Funniest q To catch a killer q Newsq News Entertainment Tonight q m TV5(Té»é «y Francophones L’école des fans Journal deA2 Visions 7 sur 7 Caractères 22h10/Muslques au coeur Journal télé belge m mr 0 1 1 Design L’autre télé, l’autre vision Cinéma : La force de vaincre -km.90 Avec Fred Savage et Kevin Spacey Le Téléthon de la dystrophie musculaire Dadablz Jean-Pierre Fertand Guns N’ Roses : Use your Illusion (XXS WVNY (ABC) ^ Burlington News A communiquer Life Goes On q America's Funniest Q Jerry Lewis 1992 Muscular Dlstrophy Telethon ssïâ 19h / Spotlight / INXS Vidéoflow rssi VERMONT «» ETV(PBS) A 3-2-1 Contact Extra : q You can’t grow home again wiki g America Naturescene National Geographic Q Special Evening at Pops Masterpiece Theatre q Mystery iq Montréal Le blues èFrancoeur Caméra 92-93 Cinéma : Le Party—Cm.90 Avec Lou Babin et Julien Poulin 22h10/Grand Journal 22M0/Sport plus 23h10/lavie animale 23h40/Clnéma : Maladie d'amour WCFE laD (pas) 17h30 / The Avengers America Goes.Scared t«en! : Exposing q and ending child abuse Keeping Up Appearances Colin’s Sandwich Evening At Pops The art ol the western world Cinéma : The Bedroom Window Am.87 —Avec Steve Guttenberg Salie 2 Delicatessen 19 h 30— Retour i Howards End 21 h 15— dim Salle 1 Les chariots de feu 16 h 30— Frantic 1 9 h— Conte d'hiver 21 h 15— Salle 2: Kaos 16 h — Ils vont tous bien 19 h 15— Amoureuse 21 h 30— lun Salle 1 Richard et Co*/m* 19 h 15— Les fourberies de Scapln 21 h 15— Salle 2: Talons aiguilles 19 h— Le petit criminel 21 h OUTREMONT: (278-FILM)- PALACE 1: - Lethal Weapon 3/Batman Returns 1 h 15,6 h 45, sam 1 h 15,6 h 45,9 h 15 II: Pet Sematary 212 h 10,2 h 30,4 h 50,7 h 15,9 h 35.sam dern spect 11 h 55 III: Honey I Blew Up the Kid 12 h 20,2 h 30,4 h 40— Stay Tuned 7 h 10,9 h 10, sam dem spect 11 h 30 iV: Clockwork Orange sam au lun.6 h 15,9 h, sam dern spect.111)35— 3 Nln/asven au lun.12 h 15,2 h 15.4 h 15, mar au |eu.12 h 50,2 h 50,5 h.7 h, 9 h 05 V: Christopher Columbus 6 h 30,9 h 15.sam dern sped 11 h 50— Plnocchlo 12 h 10,2h 10.4 h 10 VI: Unforgiven 12 h 30,3 h 15,6 h 10, 9 h, sam dem spect 11 h 40 PARADIS I: (354-3110)- sam Le retour de Batman 1 h— Ferngullyl h 05— Maîtresse de maison 1 h 10,6 h 15— L'homme d’Endno 2 h 30.6 h 15— Horizons lointains 3 h 10, 9 h 45— L‘arme fatale J 3 h 25,8 h— Coyote 4 h 30,11 h— Allen 35 h 45,10 h 15— Fraction de seconde 8 h 15— Basic Instinct 8 h 30— dim.Le retour de Batman 1 h, 7 h 50— Femgully 1 h 05,4 h 20— Maîtresse de maison 1 h 10,5 h— L'homme d’Endno 2 h 30,7 h 40— Fraction de seconde 3 h 10,9 h 30— L’arme fatale 33 h 25,10 h 10— Allen 35 h 40— Coyote 5 h 45— Horizons lointains 7 h— Basic tns-Uncf9h30 PARISIEN /.- (866-3856)— La vieille qui marchait dans la mer mar.au jeu.12 h 50,3 h, 5 h 10,7 h 20, 9 h 25 II: Versailles rive gauche mar.au jeu.1 h 10,2 h 50,4 h 30,6 h 10,7 h 50,9 h 30 III: Docteur Petiot mar au jeu.12 h 45,2 h 55, 5 h 05.7 h 10, 9 h 20IV: Le petit prince a dit mar au jeu.12 h 15,2 h 30,4 h 45,7 h, 9 h 15 V: Indochine mar.au jeu.1 h, 4 h 30, 8 h VI: Un coeur en hiver mar.au jeu.12 h 30,2 h 45,5 h, 7 h 15,9 h 30 VII: Un coeur en hiver mit au jeu.1 h 45,4 h, 6 h 15,8 h 30 PLACE ALEXIS NIHON l:(B49-3456) - Honeymoon In Vegas 1 h 30,3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 30 II: Single White Female 1 h 45,4 h 30, 7 h, 9 h 15 III: Rapid Fire 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30,9 1)30 PLACE LONGUEUIL 1 : (849-3456) - Jeune femme cherche colocataire 7 h, 9 h 15, sam.dim.2 h, 4 h 30,7 h, 9 h 15 2: La mort vous va si bien 7 h 15,9 h 20, sam.dim.2 h 15,4 h 15,7 h 15,9 h 20 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456)- 1: Raising Cain 7 h 25,9 h 30, sam.dim.1 h 30.3 h 25.5 h 25, 7 h 25, 9 h 30 2: A League of their Own 7 h, 9 h 25, sam.dim.1 h 40,4 h 15, 7 h, 9 h 25 3: Rapid Fire 7 h 20,9 h 20, sam.dim 1 h 30,3 h 25.5 h 20, 7 h 20,9 h 20 4: Death Becomes Her 7 h 05, 9 h 25, sam.dim 1 h 40,4 h 10,7 h 05,9 h 25 5: Honeymoon In Vegas 7 h 20,9 h 20, sam.dim.1 h 30,3 h 30,5 h 25,7 h 20.9 h 206: Single White Female 7 h, 9 h 30, sam.dim 1 h 45.4 h 15, 7 h, 9 h 30 7: Howard’s End8 h, sam.dim.2 h, 5 h, 8 h LE RIALTO: 5723 ave du Parc.Mtl (274-3550) - THÉÂTRE MONT-AVILA: Chemin Avila, Piedmont (349-4426)— « Chômage » du 19 juin au 8 sept., mar au dim.THÉÂTRE LE PATRIOTE: 21 est Prélontaine, Ste-Agathe (819-326-3655, Mtl 861-2244)- .Décroche-moi la lune » de Lawrence Roman, m en s.Monique Duceppe, du 18 juin au 6 sept., mar.au ven à 20h,30, sam.à 19h.et 22h.EXPOSITIONS Ateliers et galeries ART ET ARTE: 3886 St-Hubert, Montréal (281-8556)— Oeuvres de Bernard Paquet, acrylique sur toile, du 10 sept au 3 oct ARTES: 102 ouest Laurier, Montréal (271-1211)— Oeuvres de Chemiakin, Cullen, Laperrière, Riopelle, Tobiasse, Weisbuch et bronzes de Varalta ATELIER-GALERIE LA GUILDE GRAPHIQUE: 9 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (844-3438)— La ville de Montréal représentée par Montoya, Chloé, Dandurand, Legwen, McCall et Steinhouse.jusqu'au 15 sept AUX BOBARDS: 4328, bout St-Laurent, Montréal-Acrylique sur toile de Anna Beaudm, du 2 au 15 sept B-312 ÉMERGENCE INC.: 372 ouest Ste-Cattie-rme.ste 312, Montréal (874-9423)— Sculptures de Douglas Buis, du 5 au 26 sept BIBLIOTHEQUE DE BEACONSFIELD: 303 boul Beaconsfield (697-9040)— Aquarelles de l'artiste Ulla Lucanus, du 1er au 29 sept BIBLIOTHÈQUE FRASER-HICKSON INSTITUTE, MONTRÉAL: 4855 Kensington, Notre-Dame-de-Gràce (489-5301)— Motifs de fleurs pressées par Ingrid Deward, du 24 août au 13 sept BIBLIOTHÈQUE MULTICULTURELLE: 1535, boul Chomedey, Laval (662-7977)— Exposition de documents et de photographies dans le cadre du Mois de la culture juive, du 1er au 30 sept sam Night on Earth 7 h, 9 h 30— Il Came From Outer Space 3D 11 h 45— dim City ot Hope 4 h 30— Night on Earth 7 h, 9 h 30— lun The Player! h- Night on Earth9h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - Lethal Weapon 3/Batman Returns 7 h.sam 2 h, 7 h, 9 h 30, dim lun mar 2 h, 7 h II: Pet Sematary 2! h 15, 9 h 25, sam au mar 12 h 50,3 h, 5 h 10, 7h 15,9h 25, sam dern spec! 11 h 30 III: Single White Female 7 h 20.9 h 30, sam au mar 121) 45,3 h, 5 h 10.7 h 20, 9 h 30, sam dern spect.11 h40IV;__ K-2 Ultimate High 7 h 20,9 h 30.sam au mar.1 h, 3 h 10, 5 h 20.7 h 20,9 h 30.sam dern spec! 1C , h 40 V: Rock ‘n Nonne 7 h 10, 9 h 30.sam aif mar 12 h 45,2 h 45, 5 h, 7 h 10,9 h 30.sam dern.spect 11 h 30 VI: Honeymoon In vegas ! h, 9 h { 15, sam au mar 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 15, sam dern.spect 11 h15.CINÉMA - QUÉBEC iM - rTÜl CINÉMA LIDO: -Contre-attaque 19 h, 21 h10wbi| sam dim 13 h, 19 h, 21 h 10- L esprit de Caln< -, 19 h, 21 h 10, sam dim 13 h, 19 h, 21 h 10- L*"“ monde de cool 19 h, sam dim 13 h, 19 h— Ba- W I sic Instinct 21 h 05- Obsession fatale 19 h.ii*;.21 h 05, sam dim 13 h, 19 h, 21 h 05- Jeunp^t ( femme cherche colocataire 19 h, 21 h 05J .sam dim.13h, 19h, 21 h 05 ‘ X5T» I LE CLAP: (650-CLAP)— Le secret de Tara 12 Kj 15,14 h 30,16 h 45,19 h, 21 h 15- Orange mé-'‘ can/que 16 h 30,21 h 30 ^»I11 GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- Le1™' monde de cool 7 h, 9 h 15— Plnocchlo sam *x>« « dim.lun.1 h, 2 h 50, 4 h 45— Les clés du PapJtR i radis 7 h, 9 h, sam dim lun.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h— _ Single White Female 7 h 10,9 h 20, sam.dim." ' lun 12 h 45, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20- Union given 6 h 30, 9 h 05— Chérie l’ai gonflé /•11» bébé sam dim lun.12 h 55,2 h 45, 4 h 40— In -, j^., dochlneBh 15,sam dim lun 2h 15,5h 15,8h 15— Rock 'n Nonne 7 h 20,9 h 30, sam dim.lun' 1 12 h 50,2 h 55,5 h 05, 7 h 20,9 h 30 ')W | PLACE CHAREST: (529-9745)- Jeune femme cherche colocataire 13 h 15,16 h, 19 h 15,21 h*v .45— Impardonnable 12 h 50,19 h 05— Basic Instinct 16 h 10, 21 h 40- Christophe Coi ' tomb 15 h 30,21 h 30, sam.au lun, 13 h, 16 h 15,19 ^ h 10,21 h 45— La mort vous va si bien 13 li1.3^ 45,16 h 45,19 h 35, 21 h 50— Ligue en lupons zm sam au lun.13 h 30,19 h 15— Obsession fatale sam au lun.16 h 20,21 h 55— Contre-attaquè' 13 h, 19 h 20, sam.au lun 12 h 30,14 h 35,16 h 4tf, ¦ 19 h 05, 21 h 20- L'esprit de Caïn 12 h 45,15 h,'2io 17 h, 19 h 25,21 h 35, sam au lun 12 h 45,15 h, 17,^ h, 19 h 30,21 h 30— Restez à l'écoute sam.au v.'.lun 12 h 20,14 h 25,16 h 30,19 h, 21 h 10 PLACE QUÉBEC 1 : (525-4524)- Christopher Columbus 6 h 30,9 h, sam dim 1 h 15,3 h 45,6 H 30,9 h— Stay Tuned! h 15,9 h 15, sam.dim.1 hï>F( > 15,3 h 15,5 h 15,7 h 15,9 h 15 j&q:, STE-FOY 1: (656-0592)- L'arme fatale 3/Lé'jd * retour de Batman 6 h 45, sam dim.1 h 15, Stay, 45— K-2 Ultimate High 7 h, 9 h, sam.dim.1 h, 3., h, 5 h, 7 h, 9 h— Pet Sematary 2 7 h, 9 h 05, sam'T__ ' dim.1 h05.3h05,5h05, 7h,9h05 ‘¦B*.IIO, - ¦J CENTRE COPIE-ART: 813 est Ontario, Montréal,,., (523-4830)— Artistes de la relève en technologie 92:, F Belzile, F Choinière, A.Fleurent, C Lefebvre, dU^1 26 août au 19 sept -IÏÉ.CENTRE CULTUREL DE DORVAL: 1401 Ch!*P, Bord-du-Lac, Dorval (633-4170)— Oeuvres de Jac-r>!S.ques Lavigne, sculpteur en céramique, jusqu'au y*U, .¦iUi CENTRE D’EXPOSITION DES GOUVER;vj, NEURS: 90 chemin des Patriotes, Sorel (746- ¦ 7923)— ¦ Deux siècles de navigation de passagers*0 ' les bateaux blancs » jusqu'au 7 sept.Tàl i CENTRE INTERNATIONAL D'ART CON^4 TEMPORAIN DE MONTRÉAL: 3576 ave du»q Parc, Montréal (288-0811)— Les Cent Jours d'Adjjb Contemporain de Montréal 1992, jusqu'au 1er nov.fi GALERIE D'ART STEWART HALL: 176 Bordas du Lac, Pointe-Claire (630-1254)— Oeuvres de Dons McCarthy, du 27 juillet au 13 sept GALERIE RENÉ BLOUIN: 372 ouest SteXattK* rine, ste 501, Montréal (393-9969)— Oeuvres de Ro- " ber Racine et Geoltrey James, du 29 août au 17 oct.GALERIE CHANTAL BOULANGER: 372 ouest Ste-Catherine, ste 502, Montréal (397-0044)— OeujÇt' vres de Anne Marchessou et Jacques Perron, jus-itty qu'au 19 sept.GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 372 ouest 4L Ste-Catherine, salle 418, Montréal (875-0071)— Oeuy^,).vres de Stephen Schofield et François Morelli, |us-,,k qu'au 5 sept f “ GALERIE CLARK: 1591 Clark.Montréal (288-4972)— Oeuvres de Mario Duchesneau et Pierre'1'1 Gauvin, du 3 au 27 sept — Oeuvres de Pierre Le-''T?clerc et Michel Lamothe, du 1er au 25 oct — Oeuvres de James Cart et Paul Landon, du 19 nov.au 13_ déc.GALERIE COLBERT: 5196 Paré.Montréal (738-àO 5209)— Oeuvres d'artistes du Québec: Ritart Briansky, Pierre Gilles Dubois, Colette Hébert, Carole'' Segal, Paul Soulikias, Luigi Tiengo Sculpteurs: Es-»~ lher Wertheimer.Catherine Lorain JS n GALERIE DARE-DARE: 279 ouest Sherbrooke, espace 311 B, Montréal (844-8327)— Peinture de^» Jennifer Walton, du 5 au 27 sept '¦** ' tue GALERIE DOMINION: 1438 ouest Sherbrooke,’" Montréal— Hommage à Montréal, peintures, compter du 22 juin Suite à la page B-13 MOTS CROISES DU MONDE?M I II III IV V VI VII VIII IX X l 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13* — *0» H iJO -m ¦ AU t U iZ< «JO Tr.JÊ dQ 'b- m m W M do ¦ r K* AO ! 1 A.t- ùj »aO un HORIZONTALEMENT I.Croquant.- II.Roi.Leurs adeptes sont persuadés d’avoir la bonne.- III, Font des manières.Rencontres de bagarreurs.On l’écrivit ainsi il y a peu.- IV.Fait son choix.Doivent être abordées.A perdu la tête pendant les secours.- V.Dégringolent.- VI.N'offre pas un grand passage.Monnaies.- VII.Montre.Général.Conjonction.Bonhomme, VIII.Rivière.Fait l’inventaire.- IX.Prêtes pour le printemps.Cépage.- X.Eurent grand peur.VERTICALEMENT I.Prend la tête.- 2.Pardon.Dans la norme.- 3.Note.Meilleur sur le champ.Dans cet état l’ordinateur ne peut rien faire.- 4.N’ont pas fait de choix.- 5.Tranquille.Il est facile de leur trouver un postulant.- 6.Ronge et se transmet parfois.Direction, -7.Pronom.- 8.En Corrèze.Personnage biblique.- 9.Note.A son sésame.- I0.C’est là.Conjonction.ns: Au Brésil.- 11.Le fruit du malin, -nu.12.Equipe.Commun, il fait rire, pro«M pre, il fit rire.- I3.Donnent quelques!!' indications.«f JUC SOLUTION DELA SEMAINE DERNIÈRE 55 lOO Horizontalement ;' visiteurs chaque année.Surprenant ?Moins qu’on peut le penser ! EN FAIT, le tourisme industriel pourrait s’avérer le tourisme le plus noble puisqu’il s’intéresse à la sueur des hommes, à leur labeur quotidien et à leurs lieux de travail, à leurs productions et aux moyens, techniques, ressources et structures d’organisation pour assurer ces productions.Il est une voie privilégiée pour s’intéresser de façon intime et concrète à la culture des individus et de leurs sociétés.Il permet de plonger dans leurs racines profondes.Pour l’économie en général et l’économie des régions et localités en particulier, le tourisme industriel présente de nombreux avantages.¦ Il ne demande pas d’investissements d’infrastructures puisque l’attrait existe déjà.Il n’y a pas nécessité de construire, d’édifier, d’ériger : en devenant des centres d’intérêt pour les visiteurs, les usines, ateliers et autres lieux de travail acquièrent une fonction supplémentaire, la fonction touristique.Les entreprises concernées doivent alors composer avec cette nouvelle vocation, en soi secondaire, et adapter leurs opérations en conséquence au moyen de déboursés somme toute assez modestes : aménagement de lieux d’accueil, mise au point de techniques d’information, d’horaires et de circuits de visites, embauche et formation de guides, etc.Les dépenses pour les collectivités — sous forme de prêts, de subventions, d’investissements directs, etc.— sont d’autant plus réduits, sinon éliminés, que ces frais sont à la charge des entreprises.¦ En raison de cette prise en charge de son infrastructure et de ses programmes par les entreprises, le tourisme industriel ne coûte pas cher aux visiteurs et organisateurs de voyages : la plupart du temps, les visites sont gratuites ou n’impliquent que de minimes frais d’entrée.Intégrer une ou plusieurs visites industrielles au sein d’un voyage offre un double avantage : meubler l’horaire des journées tout en n’entraînant pas de hausses marquées des coûts.D’où la popularité des visites industrielles auprès des clubs dits de l’Âge d’or et des groupes scolaires, qui ont des budgets limités.Marketing et relations publiques L’OUVERTURE au public de leurs propriétés et lieux de production s’inscrit dans les opérations de marketing et de relations publiques des entreprises.Le tourisme industriel leur permet de satisfaire de nombreux objectifs ; faire mieux connaître leurs produits et mousser leurs performances commerciales, fournir une vitrine privilégiée de leurs activités pour mieux positionner leur image de marque, leur donner l’opportunité d’agir en bons citoyens corporatifs ou, tout au moins, de se présenter comme tels.D’éléments indésirables ou tout simplement tolérés, les industries deviennent ainsi attrayantes par l’acquisition de cette nouvelle valeur que leur confère le tourisme.¦ Outre le développement d’une nouvelle cohésion sociale, le tourisme industriel contribue de la sorte à favoriser l’injection, dans l’économie locale puis régionale et nationale, de sommes que l’activité industrielle à elle seule n’aurait pu attirer.L’existence des établissements industriels et la prise en charge par les entreprises de l’organisation des visites facilitent également la mise en place de circuits et de forfaits ainsi que le développement de thèmes susceptibles de déclencher l’idée de départ chez de nombreux voyageurs potentiels.Et, de là, à favoriser l’image de marque d’une région — comme, par exemple, les industries de l’automobile et de la motoneige dans les Cantons de l’Est, les alumineries au Saguenay/Lac-Saint Jean, l’hydroélectricité et les papetières sur la Côte-Nord — il n’y a qu’un pas.Mais, malgré tous ces avantages, le tourisme industriel demeure encore au Québec à l’état embryonnaire.Peu d’efforts concertés sont faits pour en assurer le développement, même si en ces temps de la Commission Bruntland et du Sommet de Rio, il peut participer activement à réconcilier l’industrie et l’environnement.C’est ce que nous verrons la semaine prochaine.TOURISME /excursion L’autre Brésil : celui du Sud Normand Cazelais SELON LES LOIS de la géographie, l’hiver brésilien touche à sa fin.J’en entends d’ici qui seraient prêts, n’importe quand, à échanger tout l’hiver québécois contre des parcelles de l’hiver brésilien.Il n’en demeure pas moins qu’un village du sud du Brésil, dans les hautes collines du Rio Grande do Sul — Canela est son nom — se gausse de recevoir et de garder au sol pendant quelques jours une mince pellicule de neige.Nous sommes ici, ne l’oublions pas, dans l’autre hémisphère ; le nord et le sud ont des significations inverses à celles de chez nous.Constitué de trois États, Parana, Santa Catarina et Rio Grande do Sul, ce sud s’avance comme une pointe vers l’Uruguay, entre l’Atlantique, l’Argentine et le Paraguay.En cette partie du Brésil, le climat fraîchit doucement puisqu’on s’éloigne du Tropique du Capricorne pour gagner les zones tempérées.Ce sud est généralement ignoré des voyageurs européens et nord-américains.Sauf à Foz do Iguaçu, où les cataractes du Rio Ixtapu présentent, dans un décor de géants, un spectacle où l’homme se sent bien peu de chose.Ce sud représente un Brésil bien particulier, un Brésil fort distant et différent du Brésil tropical de Rio, africain du Nordeste, équatorial de l’Amazonie.Un Brésil plutôt européen de coutumes et meme de comportement.La main-d’oeuvre noire et esclave n’y fut pas nécessaire et, depuis le début du siècle, des vagues successives d’immigrés italiens, polonais, allemands sont venus colo- niser des terres qui ressemblaient à celles du pays natal.En ce sud brésilien, des paysans cultivent la vigne, habituellement pour de grandes propriétés (Château Lacave, par exemple), selon des techniques importées elles aussi d’Europe.Même si ces vins issus de merlot, cabernet et bonama ne sauraient encore prétendre aux grands honneurs, ils sont sur la voie d’une constante amélioration.À Blumenau, tout visiteur qui arrive dans la ville a l’impression de pénétrer dans un coin d’Allemagne aux odeurs de vieux colombages.À Ouro Fino, une riche famille italienne a aménagé, sur un vaste domaine, un jardin tout à fait romain, avec fontaines êt statues de marbre.Dans le parque Bosque Joao Paulo de Curitiba, capitale du Parana, un ensemble de maisons et de bâti- ments reconstruits, pièces sur pièces, remémore l’implantation des premières colonies de Polonais dans la région.Indubitablement, nous sommes dans un autre Brésil.Un autre Brésil qui reste toutefois ce Brésil que nous imaginons depuis nos lointaines demeures.À Floria-nopolis, insouciante métropole du Santa Catarina, une jeunesse dorée jouit de la vie sur les plages : elle a des accointances évidentes avec celle de la Riviera méditerranéenne ; le climat, le paysage et le fond de musique pop entretiennent l'illusion.Mais il suffit de regarder, un tant soit peu, vivre ces gens pour savoir que nous sommes bel et bien au Brésil.Sans l’ombre d’un doute.Nous remercions la société Varig de sa collaboration.EN BREF.L’OMT À Montréal L’ORGANISATION MONDIALE du Tourisme a récemment ouvert un bureau à Montréal, le premier du genre à l’extérieur de Madrid, où est établi le quartier général de cet organisme des Nation-Unies.Officiellement nommé “Secrétariat pour les Amériques”, ce bureau devient un membre permanent affilié à l’OMT et a pour mandat de recruter de nouveaux membres affiliés en Amériques du Nord et du Sud.L’OMT, créée en 1975, a pour mandat de développer le tourisme à titre de facteur de développement économique et de compréhension internationale.Il compte 109 pays et quatre territoires parmi ses membres et quelque 165 organismes divers apparentés à l’industrie touristique.Philippe Vaillancourt, un ex-fonctionnaire du ministère québécois du Tourisme, dirige le nouveau bureau montréalais.Swissair licencie LES TEMPS sont difficiles pour tous les transporteurs aériens.La compagnie aérienne suisse Swissair a annoncé à son tour quelle licenciera 200 employés jusqu’à fin février prochain.Swissair avait déjà annoncé ces suppressions d’emplois ainsi que 200 autres en juin dernier.Aucune autre suppression d'emplois n’est prévue dans l’immédiat, a fait savoir la direction qui a ajouté que des diminutions de salaires ne sont pas prévues pour le moment.De plus, la compagnie helvétique n’envisage pas de fusionner avec une autre société dans un proche avenir.Le promoteur frappe un mur LES PROMOTEURS d’un complexe touristique, à San Juan, Porto Rico, qui étaient à aménager un nouveau centre de villégiature au coût de 120 millions de dollars, ont frappé un mur.Ce n’est d’ailleurs pas une figure de style.En creusant le sol, ils sont tombés sur un mur vieux de 198 ans.En collaboration avec le gouvernement, les promoteurs ont consenti à protéger ces ruines.Les archéologues ont été chargés de transformer les lieux en parc.Ce mur faisait partie d’une batterie d’artillerie qui avait été mise en place par les Espagnols, en 1796, et qui avait pour vocation de protéger la ville contre une éventuelle attaque britannique.Les historiens croyaient que l’emplacement avait été entièrement rasé après la fin de la guerre espano-britannique.Hôtel-théatre •O LA COMÉDIE musicale Miss Saigon ne débutera à Toronto qu’en mai prochain.Pourtant, deux hôtels de la ville acceptent déjà les réservations pour cette présentation, à l’intérieur d’un forfait hôtel-théâtre.Au Park Plaza et au Bristol Place, on offre deux nuits d’hébergement, deux fauteuils d’orchestre, deux petits déjeuner et le stationnement.Le coût en est de 109$ pour la chambre, plus 97,50$ pour les billets de théâtre, ce qui fait un total de 304$ pour deux personnes.Pour plus d’information, signalez sans frais 1-800- Voyage éducatif UN STUDIO torontois offre un séjour didactique en Russie et en Lettonie impliquant de nombreux cours artistiques sur la peinture décorative, la dorure sur feuille, les meubles et accessoires antiques, etc.Ce séjour de deux semaines débute le 14 octobre à Saint-Petersbourg et se termine à Riga où un cours sera donné durant six jours à l’Institut des arts de Lettonie.Le forfait de 3795$ comprend l’aller-retour, l’hébergement, la majorité des repas, l’admission dans les palais, les théâtres et les expositions, ainsi que le coût des cours, et la fourniture du matériel et des outils nécessaires.Pour plus d’information, communiquez avec le Ritins Studio, à (416) 467-8920.Tarifs de ski LE CENTRE de ski Dorai Telluride Resort and Spa du Colorado, qui a ouvert ses portes en mai dernier, vient de publier sa grille de tarifs pour la prochaine saison.Selon la date du séjour, le forfait varie de 374$ US par personne pour quatre nuits, à 1158$ US pour sept nuits.Ces coûts couvrent le laissez-passer sur les pentes, le petit dejeuner quotidien et l’hébergement.Ces tarifs valent pour une personne avec double occupation et ne comprennent pas les taxes.Ce centre est situé dans les montagnes de San Juan, dans le sud-ouest du Colorado et se veut le plus luxueux de la région.Pour plus d’information, communiquez avec votre agent ou signalez (303) 728-6800.CHARLEVOIX Alincnnc PETITE MMIEI EIDE s arré,er à Port-au-Persil, c'est taire le nUDCnUC il IIIC ITmUCLLmC détour pour retrouver le temps qui prend son temps.Mais c'est aussi s'arrêter en soi-mème.Retourner à soi.C'est s’offrir ce lieu où pour un instant, tout recommence.L’auberge Petite-Madeleine domine tout Port-au-Persil et vous invite à venir en contempler les beautés.47,95 $/pers., occ.dble, comprenant: souper, dodo, petit déjeuner.400 Rte le Port-au-Persil, St-Siméon GOT 1X0.418 638.2460! ouberqe la maison Otis FORFAITS: Prix exceptionnel en semaine et tin de semaine à partir de 65 S p.p.(P.A.M ) par jour, occ.dbl.30 chambres toutes catégories, Salles à manger réputée, 4 fleurs de lys et 4 fourchettes.Piscine intérieure, saunas, bain tourbillons.Boîte à chanson Centre de santé-beauté.Boutique d'art.Au coeur du Baie St-Paul artistique, 23, rue Saint-Jean-Baptiste, Baie Saint-Paul (418) 435-2255.P Une des auberges les^ plus prestigieuses de Charlevoix, à l'enseigne du romantisme et de la détente.Vue spectaculaire sur le fleuve.Lauréat national du prix québécois de la gastronomie.Grand prix du tourisme 1991.Chambres coquettes et confortables, la majorité munies de bain tourbillon, salon, foyer, balcon privé.Forfait P.A.M.à compter de 93,00 $ par pers, occ.double.Informez-vous sur nos forfaits golf, noces, excursions aux baleines, Hautes Gorges, Fjord du Saguenay.1-418-665-3731 AUBERGE LES SOURCES +++ HIT Vous travaillez dans un milieu qui demande constamment de performer Fatigue, stress, anxiété et un désir intense de faire le vide à l'intérieur de soi Un séjour à l’auberge est une solution peu dispendieuse! 8 rue des Pins, C.P.458, Pointe-au-PIc - (418) 665-6952 Informez-vous de nos tarifs de basse saison MONT SAINTE-ANNE ( À uberüe La Camarine T A 3 Km du Mont-Ste-Anne une sympathique auberge \__________"___________________' 4 fleurs de lys reconnue pour la qualité de son service.31 chambres grand confort.Accueil chaleureux et attentionné.Table 4 diamants CAA, gagnant provincial Grand Prix Québécois de la Gastronomie, cave à vin exceptionnelle.Forfait Romance à partir de 89,50$ par pers., occ double incluant: le souper, la nuit, le grand déjeuner, les pourboires.Aussi disponibles forfaits golf, affaires.Réservation (418) 827-5703.Frais virés QUÉBEC LE MANOIR DU LAC DELAGE: Situé à 20 minutes au nord de Québec, au pied des Lauren-tides.Chambres spacieuses et suites.Piscine intérieure, sauna, bains tourbillons, mini-golf, tennis, bicyclette, badminton, randonnées pédestres.FORFAIT COULEURS incluant chambre, repas du soir, petit déjeuner et accès aux activités sportives: à partir de 73,00$ p.p.par jour, occ.double.Aussi disponible: forfait incluant équitation.RÉSERVATION: (418) 848-2551 ou 1-800-463-2841.Pour Informations publicitaires contactez: JOHANNE GUIBEAU 1-800-363-0305 — (514) 842-9645 A LA DECOUVERTE DU QUEBEC OFFREZ-VOUS UN SÉJOUR CHEZ LA FAMILLE DUFOUR MONT SAINTE-ANNE UnTTI If AI nrQ MripCQ, Centre de villégiature et de congrès situé au llU I LL ¦nL'ULU'llLluLU.pied du Mont Sainte-Anne.110 chambres de luxe, cuisine réputée, piscine intérieure panoramique, sauna, bain tourbillon, salle d'exercices, salles de réunion (12).Demandez nos avantageux forfaits: «Évasion à la montagne», «Coeur à coeur», «Golf», «Douces vacances», «Réunion d'affaires», etc.Tarifs et forfaits spéciaux pour groupes.Tél.: (418) 827-5711.Fax (418) 827-5997.Sans frais: 1 -800-463-5250.Hôte: 1-800-361-6162.BAIE SAINT-PAUL AlinCQPC I A Dlpunonunc.Auberge à flanc de montagne avec une vue ¦ «UDLiiUL Üi I lUHUnUllUCa magnifique sur le Saint-Laurent.À 10 min.du Massif de la petite rivière St-François.27 chambres tout confort, fine cuisine, salle de réunions et de jeux, piscine intérieure panoramique, bar-détente, ambiance chaleureuse.Demandez nos forfaits: «Évasion vers l’Art», «Coeur à coeur», «Douces vacances», «Réunion d’affaires», etc.Tarifs et forfaits spéciaux pour groupes.Tél.: (418) 435-5505.Fax (418) 435-2779.Sans frais 1-800-463-5250.Hôte: 1-800-361-6162.iLE-AUX-COUDRES HÔTEL CAP-AUX-PIERRES: Dans une ambiance familiale, 46 chambres i tout confort, cuisine exceptionnelle, piscine intérieure, billard, ping-pong, tournois sportifs, soirées animées, ambiance familiale.Demandez nos forfaits: «Randonnée en traîneau à chiens», «Évasion dans 111e», «Coeur à coeur», «Val-des-Neiges/Cap-Aux-Pierres», «Douces Vacances», etc.Tel.: (418) 438-2711.Fax (418) 438-2127.Sans frais 1-800-463-5250.Hôte: 1-800-361-6162.TADOUSSAC HÔTEL TADOUSSAC: Grand manoir traditionnel entièrement rénové avec sa vue imprenable sur la baie de Tadoussac.le St-Laurent et le Saguenay, 149 chambres tout confort, cuisine réputée, piscine, tennis, marelle, goll, mini putt, croisières à bord du luxueux Famille Dutour et de la fameuse goélette Marie Clarisse, etc Demandez nos forfaits: *50 ans, ça s'tête», «Coeur à Coeur», «Golf», «Découverte du Fjord du Saguenay., «Safari Visuel aux baleines», «Évasion au coeur des Rives», «Douces Vacances», «Réunions d'Affaires», etc.Tarifs et forfaits spéciaux pour groupes Tél : (418) 235-4421 ou sans trais 1-800-463-5250.Fax: (418) 235-4607 Ouverture en mai ÎLE D'ORLÉANS îchtüerge Ojntimonot Air brluii« Au bord du majestueux fleuve.Une magnifique Auberge « 4 Fleurs de lys» où vous trouverez des chambres et une salle à manger « Cuisine régionale, grillade et fruit de mer ».Forfaits disponibles.Un site unique situé à St-François de iTlo d'Orléans.Pour information ou r6servation (418) 829-2735 REIÀIS& CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAITRES HÔTELIERS CHARLEVOIX / CAP À L'AIGLE UDIIJCnUIJIÈDC- Sous un même toit.Un relais de campagne au con-I lllwUNIllEVIC.tort incomparable, un grand restaurant et une cave exceptionnelle.27 chambres joliment décorées dont certaines avec grande baignoire à remous, loyer ou lit à baldaquin.Piscine intérieure, sauna, tennis, plage sauvage et centre équestre classique.Deux magnifiques parcours de golf à proximité.Forfaits.La Pinsonnière, un nid douillet entre les montagnes et le Saint-Laurent.(418) 665-4431.Télécopieur: (418) 665-7156.LAURENTIDES HÔTEL-RESTAURANT L'EAU À LA BOUCHE: nomique à découvrir.Hôtel 5 Heurs de lys, 4 diamants CAA.Forfait Théâtre: Les dix Petits Nègres d'Agatha Christie: 1 nuit chambre-salon, petits déjeuners, billets pour le théâtre, 75$ plus taxes par personne, occ.double.Aussi disponibles: Forfait Gastronomique, Fortalt Parasol, Forfait Voyages de noces et Forfait Anniversaire de mariage.Tél.sans frais Mtl 514-227-1416 ou 514-229-2991.MONTÉRÉGIE / SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS: À St-Marc-sur-Richelieu.Une hôstellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu et où le personnel n’a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».Nous avons différents forfaits à vous proposer.584-2231.ESTRIE / NORTH HATLEY AIIRFRGF liATIFY* Plein air el gastronomie dans le contort et le 1 * * caractère d'une grande demeure ancienne.Un relais pour les gourmets-gourmands, classé 4 fourchettes et «commandeur du Mérite de la Restauration du Québec.» Visitez notre prestigieuse cave à vin.25 chambres tout contort, meublées et décorées à l'ancienne, certaines avec loyer, bain tourbillon, balcon, vue sur le superbe lac Massawippi.Accès au lac: canot, pédalo, chaloupe.Piscine chauffée extérieure.Forfaits-weekend 2 nuits à partir de 200$ p.p.occ.double, incl.souper petit déj., brunch et service.Forfaits PLEIN AIR & DÉCOUVERTES, GOLF et ÉQUITATION aussi disponibles.Pour une expérience mémorable, venez vous faire gâter à l'AUBERGE HATLEY Tél.: (819) 842-2451.Fax: (819) 842-2907.LANAUDIÈRE AUBERGE DE LA MONTAGNE COUPÉE: ++*+ L'évasion au naturel à 1h de Mtl.4 fl.de lys.50 chambres et suites, plsc.int., saunas bains lourb et loyers.Déj.el souper gastronomique, théâtre, équitation, vélo, golf à prox.Forfaits variés, dont 2 nuits avec repas et théâtre, à partir de 59$ p.p.par jour, occ.double.1-800-363-8614. Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 B B-15 le cahier du ARTS VISUELS VIDÉO : Ve«e* : : ::: ::: .¦ P R E S E N l E CX -V ill .E GENIE DU SCULPTEUR DANS L'ŒUVRE DE MICHEL-ANGE 12 JUIN - 13 SEPTEMBRE 1992 MA., , ' ' Z'”' * ' +* ' ^ L Quelque 160 dessins, sculptures, peintures et gravures de Michel-Ange et de ses contemporains : un hommage à la splendeur de l'œuvre et au génie créateur de Michel-Ange Heures d'ouverture : du mardi au dimanche de 11 h à 18 h; jusqu'à 21 h le mercredi et le samedi Billets en vente au Musée et aux comptoirs du réseau Admission : (514) 522-1245 ou 1-800-361-4595 Visites commentées gratuites les mercredis : en français, à 11 h et 17 h 30; en anglais, à 14 h et 17 h 30 Musée des beaux-arts de Montréal Pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380, rue Sherbrooke ouest Autobus 24 ou station de métro Guy-Concordia Renseignements : (514) 285-1600 y tu A.DELTA AIRLINES Çjmsi28 H Tourisme Q ¦Québec MUSHH DliSBHAUX-AHTS l)H MONTH HA H L’AVCI à Montréal en septembre Daniel Carrière LA 12e ASSEMBLÉE générale de l’Alliance de la vidéo et du cinéma indépendant (AVCI) se déroulera cette année à Montréal, du 22 au 26 septembre, au Centre Calixa-Laval-lée.L’AVCl regroupe, à travers le Canada, une cinquantaine de centres en production et distribution d’oeuvres de cinéastes et de vidéastes indépendants.L’Alliance est représentée dans chacune des provinces, et ses assemblées générales n’ont jamais beu dans la même ville.Le bureau national est situé à Montréal.Cette année, lors de la tenue de l’Assemblée, différents volets ont été prévus auxquels les cinéastes, les vidéastes et le public sont conviés.Mentionnons Les rencontres annuelles, qui mettent à l’affiche une sélection de films et de vidéos.Cette année, le thème est la Nation.Les projections ont lieu au Goethe-Institut, du 22 au 25 septembre, et seront suivis de rencontres avec les réalisateurs; de même que La Médiathèque, permettant d’avoir accès, en vi-sionnement privé, aux oeuvres les plus récentes des membres de l’AVCI.La Médiathèque se tiendra au Musée d’art contemporain de Montréal, du 22 au 26 septembre.Six écrans pour la France À PARTIR DU 10 septembre, jusqu’au 23, Emmanuel Avenel prendra la relève des deux installations vidéo dont nous parlions dernièrement, Voyager à petites journées et Une grande rivière qui s'enfonce si loin dans les terres.jamais personne n'est allé jusqu'au bout.Il présegr tera, dans l’antichambre réservée la vidéo de la galerie de l'UQAM, deuxième version de son installation photo-vidéo, France Ferroviaire cette fois-ci présentée sur six écrang, La première version, exposée aussi dans le cadre du dernier Mois de photo, sur deux écrans, saisissait l’instant perdu d’un tour de Francf en train, et projetait la durée de sa fuite, nar des images d’une précisioç mathématique.' JVC dans la Course ENFIN, QUELQU’UN y a pensé.Cette année, un prix sera décerné at participant de la Course destination monde qui se distinguera par l'effort soutenu pour assurer la qualité de ses images.Qui mieux pour le faiuf que la compagnie JVC, pionnière dans la standardisation des support® vidéographiques, offrant à chaque année son appui technique à lj* course, en plus de mettre gratuitement à la disposition de la Société Radio-Canada le matériel audio-vv suel nécessaire pour tous les participants.Le prix, d’une valeur de 3000$, sera remis lors du gala de fin de saison.Il indique un petit virage dans les mentalités.La qualité de l’image vidéo ne faisait absolument pas can sensus au moment où elle a fait sdji apparition, même à l’époque des premières courses.On lui reprochai! plutôt d’être sans qualité et sans definition.L’esthétique est à la remorque de la technologie, du développement de ses appareils d’enregistrement.On l’a compris lorsqu’on a cessé de reprocher à Van Gogh d’avoir peint avec de la moutarde.ACTIVITÉS Le samedi, 19 septembre: • Apportez vos objets d'art, des experts se feront un plaisir de les évaluer pour vous.• Orner Veilleux, mime, présente l'histoire d'une exposition.Le dimanche, 20 septembre: • Le théâtre Biscuit présente «Parade», spectacle de marionnettes.• Un rendez-vous.pour rire avec le Musée international de l'humour.• L'évaluation d'objets d'art continue.Le lundi, 21 septembre: • Apportez vos casse-tête d'œuvres d'art avec tous leurs morceaux et échangez-les contre de nouveoux.Le mardi, 22 septembre: • La ligue d'impro improvise sur le thème de la muséologie.Le mercredi, 23 septembre: • Vingt peintres sortent pots, toiles et pinceaux et vous en font voir de toutes les couleurs lors de «Peinture en direct».Une vente aux enchères des œuvres suivra.Le jeudi, 24 septembre: • Remise des prix de présence et de participation.Wyn Geleynse Galerie Brenda Wallace 372, rue Sainte-Catherine ouest Jusqu’au 17 octobre 1992 £ i Anne Marchessou, Jacques Perron Galerie Chantal Boulanger 372, rue Sainte-Catherine ouest Jusqu'au 19 septembre 1992 ; Marie-Michèle Cron DANS UNE AUTRE VIE, Wyn Geleynse devait être projectionniste pour M.Méliès ou assistant du peintre Daguerre qui étudiait les effets de la lumière sur la plaque d’argent alors que la photographie en était à ses premiers balbutiements.À moins qu’il ne fût comme Houdini, magicien céleste prêt à faire quelques passe-passe historiques pour échapper à la banalité de l’existence.En tout cas, s’il n’est pas cela tout à la fois, cet artiste qui manipule des projecteurs de 16 mm dans un mélange de bricolage esthétique et de rêve sans fin, fait glisser la photographie dans la peau du 7e art, mêlant à ses bribes de vie privée, un questionnement sur la mémoire qui a la faculté d’enregistrer, de représenter et d’effacer, aussi, l’image qui s’y accroche inlassablement.Ainsi de cette installation présentée à Dare-Dare en 1991 où dans des cadres posés sur un tapis, (certains étaient vides), apparaissait l’image projetée d’une patineuse aux vêtements étincelants, tournoyant inlassablement sur elle-même, et le visage de l’artiste couvert d’un masque, essayant d’expliquer ce processus magique.Le spectateur assistait à une mise en scène de l’inconscient, surpris par les trucages que l’illusion d’optique lui renvoyait.Ici, à la galerie Brenda Wallace, nous sommes invités à actionner un bouton qui met en marche la version réduite d’une oeuvre produite l’été 1990 au Building 70 sur Granville Island à Vancouver.Le projecteur avec ses manettes mystérieuses ronronne et renvoie sur un miroir posé de biais à l’arrière de la maquette d’un hangar abandonné un souvenir qui se fait chair derrière la porte d’entrée, sous le halo d’une lampe miniature, se reflète la photographie Pour la première fois en Amérique, Le Musée du Louvre, les musées de la province de Hubei en Chine et plusieurs autres musées de renommée internationale ouvrent leurs portes à Québec.Figure, de Jacques Perron.d’une fillette (celle de l’artiste) assise dans une voiture d’enfant, qu’une main caresse d’un geste doux et répétitif.Tout jeune, Wyn Geleynse jouait dans les entrepôts des chemins de fer CNR, catalyseurs de l’imaginaire puéril fertile, lieux de passage aussi pour les aventuriers avides d’horizons lointains.Cette main qui passe et repasse sur la photo, moment intime et nostalgique où l’on essaie de toucher et de sentir la réalité, est littéralement devenue la projection d’un fantasme, celui d’un père qui recherche son passé à travers l’image de sa fille, dans un vaste espace où résonne encore, telle une boucle sans fin, l’écho de l’enfance oisive et à jamais perdue.Chez Chantal Boulanger, Jacques Perron qui travaille comme Wyn Geleynse sur les liens entre le cinéma et la photographie, nous propose de pénétrer dans une chambre obscure où du déplacement du visiteur dans l’espace naît un corps-à-corps silencieux entre le frottement de l’image sur elle-même et sa projection en fondu enchaîné sur le mur du fond.Apparitions, disparitions.Le grain de la peau danse et brouille tous les contours d’un visage ombré de taches noires et blanches qui s’estompe pour réapparaître quelques secondes plus tard.Il rappelle un paysage abstrait ballotté par les vents d’hiver.À la différence du portrait qui demande une identité brusque, la notion de reconnaissance et d’identification, le visage est indéfini, flou, anonyme.C’est un songe, un spectre.On pense alors à cette oeuvre d’Édouard Manet, très dépouillée, une figure placée de trois-quart, les traits du visage à peine esquissés, pointant sa main droite vers nous.Jacques Perron violente la photographie, elle qui tient à fixer dans son ventre un réel qui tente toujours de lui glisser entre les doigts.C’est ce que fait Anne Marchessou.Sans monotonie et sans complaisance, son histoire est celle d’une vie qui voit s’effilocher le temps, rider la peau d’une main et la surface de l’eau, cerner le silence aveuglant d’un intérieur rempli d’activités intenses, celle de l’imaginaire, de l’écriture, de la peinture, de la photographie.L’artiste regarde l’envers des choses et des événements comme ce châssis posé sur le plancher usé où, dans un coin, une femme cache un sourire alors que derrière le tableau, se profile l’ombre fuyante d’une vague silhouette.Impression, surimpression, passage de la noirceur du laboratoire à la lumière con- trastée du jour, la pratique photographique d’Anne Marchessou qui exposera au CIAC en novembre prochain et que l’on avait pu découvrir l’an dernier dans le cadre du « Mois de la photo » où elle reçut le Prix de la jeune photographie, interroge aussi cette notion du cadre (de la fenêtre) qui enserre, mesure et se laisse parfois déborder par l’image qu’elle contient.Ainsi de ces deux surfaces vierges et légèrement abîmées par l’usure sur lesquelles se projette une diapositive : une femme dans un champ de blé tient un enfant dans ses bras et l’émotion de cet instant exulte dans les bordures de l’écran.On dirait des archives, les pages ouvertes d’un album de famille, la texture de la pellicule transparente se confondant alors avec celle de la toile.Ces oeuvres nous entraînent dans une atmosphère de curiosité et de timidité, celle que l’on retrouve dans les appartements inconnus et peuplés d’objets d’une symbolique richesse.Musée à la Malraux avec des masques primitifs sur un mur tapissé et ces lettres gisant sur un bureau alors que dehors, une échelle grimpe à un arbre et des balançoires attendent des cris de joie.Monde médiéviste qu’animent les visages résignés de ces seigneurs portant couronne, le teint blafard contrastant avec la richesse de leurs parures.Univers intime où des photomatons s’alignent sur le papier transpercé à l’endos par une fine écriture diaphane.Même si je préfère la série présentée l’an dernier à la Maison de la culture Marie-Uguay, paysages urbains désertés, au vide et au silence oppressants, il n’en reste pas moins que celle-ci est empreinte d'une grande poésie.Musées d'ici et d'ailleurs Évaluation d'objets d'art Festival de films sur l'art Conférences Tables rondes Activités spéciales tous les jours Prix de présence et de participation LE SALON INTERNATIONAL DES MUSEES B%¥lll I # MM Apparitions, disparitions, magie Centre des congrès de Québec Du 19 AU 24 septembre 1992 Gouvernement du Canada |t| Ministère des Communications LE SALON ICOM HEURES DOUVERTURE: 10 ¦ ru MMK’l 12 il 00 \ 20 h OO 20 mi 2 1 i ni Min i I I il OO \ 20 h OO COÛTS D ENTRÉE: .Al il H il s 6$ LE DEVOIR Gouvernement du Quebec Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science du Quebec ) B-16 ¦ Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 le cahier du i • ameai ARTS VISUELS L’art et l’argent : un couple incestueux Le génie du sculpteur dans l’oeuvre de Michel-Ange Musée des beaux-arts de Montréal Pavillon Jean-Noël Desmarais 1380, est rue Sherbrooke.Jusqu'au 13 septembre 1992 ROME : 1000 ans de civilisation Palais de la civilisation, Ile Notre-Dame Jusqu'au 27 septembre 1992 Marie-Michèle Cron AVEC UN TITRE aussi aguichant que celui-là, Le génie du sculpteur dans l’oeuvre de Michel-Ange, le spectateur qui voulait se payer un petit voyage dans le temps pour tomber évanoui foudroyé par ce que l’on nomme « le syndrome de Stendhal » — qui n’est en fait d’après des sources scientifiques, qu’un malaise passager dû à la chaleur méditerranéenne et aux longues stations de- bout — pouvait s’attendre à voir les sculptures majestueuses du grand maître de la Renaissance, fou génial, rival de De Vinci, jaloux de Raphaël, artiste torturé par la représentation idéale de l’homme, cette « expression de l’universel » qu’il immortalisa entre autres dans un « David » nu qui scandalisa nombre de ses semblables.Les 160 dessins, sculptures, peintures et gravures de Michel-Ange et de ses contemporains présentés ici de façon très didactique, l’éducation est un des mandats du musée et il le réussit fort bien, s'ils arrivent à nous faire saisir l’esprit du temps, la maîtrise d’exécution de dessins diaphanes, la torsion des corps pétris à même le matériau et que certains petits bronzes magnifiques arrivent à rendre, ne suffisent pas à justifier un rendez-vous loupé, annoncé en fanfare et dans un grand battage médiatique.On comprendra les contraintes techniques qui empêchent de transporter une oeuvre plutôt qu’une autre, comme on comprendra aussi que Surprenant! M.Dubois est enchante.Une splendeur, ces vestiges et ces artefacts! Jamais je n'aurais cru que nous avions tout ça sous nos pieds.J'ai appris plein de choses.Un rendez-vous avec notre histoire! Etonnant! Maria s'exclame.Un musee surprenant, avec des expositions qui nous font comprendre Montreal et qui amusent en meme temps.J'y ai meme laisse ma photo pour les archéologues du futur Un site a découvrir! ¦ -« i l Ht PoiNTE-ÀVjALLiÈRE POINTE-AjCALUÈRE Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal v,eux-Monetréaiale Musée d’archéologie information: (514) 872 9150 et d’histoire de Montréal 350, place Royale Vieux-Montréal Information: (514) 872-9150 T"\ ' * n Québec*# ***** TOWWA «SS» ' ”.> ¦ - "4/< ¦* ¦ .A.¦ W a* Cj-i3« BANQUE ROYALE VISITEZ FUTUR .-, * Hologrammes» Réalité Virtuelle • Télévision 3D • • Installation Multimédia • Cinéma par ordinateur • P>V0 U S VERREZ ÉGALEMENT
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.