Le devoir, 5 septembre 1992, Page(s) complémentaire(s)
A-4 B Le Devoir, samedi 5 septembre 1992 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Vieux clochers ciussi.À l’école il y avait un Frère qui rtôùs faisait faire un grand signe de croix lorsque les pompiers passaient, ce qui avait le don de nous calmer drôlement, tiraillés d’inquiétude que nous étions : Et si c’était chez nous ?", Souvenirs de chevaux aussi.La vie de la rue était rythmée en bonne partie par le pas des chevaux.Ce (Pest pas qu’on était paresseux, mais c'est fou ce qu’on nous livrait à domicile.Chaque jour et par tous les temps, la rue appartenait aux courageux chevaliers de la livraison.Cette véritable procession de voitures commençait tôt avec les laitiers : je me souviens surtout de J.J.Joubert et de Guaranteed Pure Milk.(Ah, que les Anglos sont comiques avec leur manie de souligner la pureté de leurs produits.peut-on penser vendre du lait impur ?Je suis sur qu’il nous semblerait profondément ridicule de nommer une laiterie : Lait Pur Garanti.) Ensuite se succédaient les Durivage et autres.La voiture de boulangerie avait notre préférence.Haute en couleur avec son bois vernis et laqué, ses grandes lettres dorées pleines de fioritures, elle vous avait un petit air pimpant de carosse princier.Quant au parfum de pain frais et de gâteau vanillé, il ^’échappait de cet écrin pour affoler •nos narines point encore blasées.I Qui peut résister aux effluves ;d’une boulangerie ?Un extra-terrestre ?Ce n’est ;même pas sûr.Et puis venait l’impressionnant [costaud qui vous découpait au pic à [glace un énorme bloc qu’il charriait ¦avec sa grosse pince jusque dans Votre glacière.Puis, par les beaux jours d’été, le maraîcher sur sa charette bourrée jdë fruits et légumes, dont les prix déclinaient avec les rayons du fsoleil.; Puis ce personnage étrange, un peu inquiétant, le guenilloux ! Ce ramasseux, hirsute et sale, juché tomme un vautour sur son amas de vieilleries, nous semblait bien peu catholique, et nous n’étions [tranquilles que lorsqu’il s’éloignait, nous ayant soulagés pour quelques sous d’un vieux sommier rouillé ou [d’ijn fantôme de tricycle éreinté.•Puis, pendant les vacances d’été, cette voiture magique, qu’on ne voyait pas encore mais qu’on entendait de loin, car elle était munie ,d’un sifflet strident, terriblement persistant, et d’autant plus .tentateur.la voiture à frites ! I Le cauchemar des mères, puisqu’elle avait la détestable habitude de se pointer en milieu d’après-midi, à l’heure où tout gamin de bonne constitution éprouve un petit creux.• Et Montréal l’hiver.quel poème ! À cette époque, Montréal n’avait pas encore imaginé de se prendre pour Atlanta, en faisant semblant que l’hiver n’existe pas.On ne connaissait pas ces infranchissables mares à tous les .coins de rues.On ne savait rien de Ces vagues immondes qui font de lout piéton un valseur téméraire.On ne soupçonnait pas que de vouloir simplement traverser la rue puisse 'un jour procurer la sensation d’assister à une régate d’un peu trop ptès.\Non, le sel on le réservait pour la cuisine ! Oui, Montréal aimait sa neige.On l’entassait tranquillement en énormes bancs le long des rues, et on ;la gardait propre le plus longtemps possible.À peine dans les côtes et à (certains carrefours éparpillait-on un (peu de mâchefer, tout juste de quoi .éviter les dérapages (catastrophiques.Quant aux trottoirs, .c’était touchant de voir le préposé [puiser dans sa charette et y répandre le sable, du geste auguste [du semeur.; Ah, la rue toute blanche de neige ¦durcie, quel terrain de jeu ! D’autant [plus que les innombrables chevaux (Sillonnant la ville laissaient derrière [eux de merveilleuses boulettes fumantes qui se hâtaient de geler bientôt dur comme fer.Non, il ne serait venu à l’idée d’aucun petit Montréalais d’ignorer cette manne indispensable pour jouer au hockey.Aussi est-ce sûrement par reconnaissance qu’on les Sütnommait alors — aimable nûétaphore — « pommes de [koüte ».! Il existe au coeur du vieux Notre-4)ame de Grâce, tout à côté de Les consultations publiques sur le plan d’urbanisme de Montréal sont un échec Roland-Yves Carignan LES CONSULTATIONS publiques sur les orientations et les stratégies du plan d’urbanisme de Montréal, déjà peu courues depuis les débuts la semaine dernière, ont même vu les intervenants se désister un à un lors de leur dernière journée.Seulement trois organismes sur les sept prévus dans l’après-midi de jeudi se sont pointés au rendez-vous, et encore il y en a un qui est arrivé en retard.Ces groupes ont quand même manifesté leur appui au projet, tout en se demandant encore une fois si la Ville a vraiment les moyens financiers pour mettre son plan en application.Le conseiller municipal Pierre Goyer, régulièrement assis à la table des commissaires, dresse d’ailleurs un constat d’échec de ces consultations.« C’est un échec parce qu’on n’a pas réussi à attirer la participation populaire.Les informations sur le plan n’ont été données qu’en juin, forçant les groupes communautaires eu universitaires, par exemple, à faire la réflexion durant l’été.Or, ces groupes sont pour la plupart inactifs durant cette période », explique le conseiller du quartier Jean-Talon, qui n’est plus membre du Rassemblement des citoyens de Montréal, au pouvoir.« Mais il faut aussi dire qu’on ne peut pas refuser un plan comme celui-là.Je le répète, c’est comme une brioche avec de la cannelle et bien du crémage; il y en a pour tout le monde.On ne peut pas être en désaccord avec des orientations comme celles-là », ajoute-t-il.Comme d’autres commissaires, il espère donc que les audiences publiques sur les plans directeurs — les ramifications plus précises du plan d’urbanisme dans chacun des arrondissements de la ville — soient plus courues.Ces audiences auront lieu durant le week-end des 12 et 13 septembre.Lors de la dernière journée d’audiences, le vice-président et directeur général du Vieux-Port de Montréal Pierre Émond, est venu expliquer qu’il serait souhaitable de réduire au maximum la distance entre la ville et le fleuve, ou à tout le moins d’aménager cette interface de manière à ce que les citoyens puissent se réapproprier les rives.« Il faut voir le Vieux-Montréal et éventuellement le Faubourg Québec (projet domiciliaire) comme de vastes quartiers riverains et il faut constamment renforcer cette vision », a dit M.Émond.Jacques Côté, directeur exécutif des immobilisations au Canadien Pacifique, une entreprise possédant une •tonne part des terrains montréalais, s’est dit réticent de voir une piste cyclable aménagée dans les emprises ferroviaires, surtout pour des raisons de sécurité.11 a cependant ajouté que plusieurs emprises et anciennes cours de triage ne sont plus nécessaires et qu’il serait souhaitable de les réinsérer dans le tissu urbain.En soirée, la porte-parole de la Chambre de commerce du Montréal-métropolitain, Hélène Béïque, est venue s’ajouter aux voix qui s’interrogent sur les moyens financiers ainsi que sur les priorités du plan d’urbanisme.En tant que présidente du comité de développement urbain et d’habitation de cette Chambre, elle estime que l’accent devrait être mis sur le développement résidentiel au centre-ville ou en périphérie de celui-ci.« Un développement résidentiel adéquat dans les secteurs centraux est plus susceptible d’attirer les entreprises de bureaux et les sièges sociaux, dit-elle, en faisant augmenter proportionnellement la qualité de vie, que de tenter d’attirer directement ces compagnies dans les édifices actuellement vides du centre-ville.Par contre, si on n’a aucune priorité dans le développement, et qu’on tente de tout faire en même temps, on risque de créer l’effet inverse et d’accentuer l’étalement urbain.» Le rapport de la Commission d’étude sur les orientations et les stratégies du plan d’urbanisme sera adopté en assemblée publique le jeudi 29 octobre.Dans la semaine précédente, tous les rapports concernant les plans directeurs des arrondissements seront aussi adoptés.Le processus se terminera par l’adoption finale du plan par le conseil municipal, le 21 décembre.l’église et de son campanile, une concrétion de brique absolument innommable, mais qu’on persiste à nommer « Le Manoir ».Quiconque ayant les neurones un tant soit peu organisés devrait se demander en quel honneur cet affreux édifice a hérité d’une appellation si peu contrôlée.Le Petit Robert précise pourtant qu’un manoir est une demeure seigneuriale, un petit château qu’on imagine, tapi tout au bout d’une allée de peupliers.Point de mystère pourtant, un simple abus de terme.Il y avait encore dans les années 40, et à cet endroit précis, somnolant sous des ormes centenaires, une très belle ancienne demeure de pierre du siècle dernier — ayant sans doute pleuré la mort de Victor Hugo — à toiture à pignon percé de lucarnes, et flanquée sur sa façade d’une immense galerie de bois, propre à la lecture arpentée d’un sempiternel bréviaire — avait-elle été jadis presbytère ?— mais elle a disparu.C’était notre rendez-vous des jeunes, cette maison, servant de salle des fêtes, logeant bibliothèque, et les scouts et les guides, et le club de tennis et même un certain Club des Variétés Oratoires qui s’était donné la mission pompeuse de promouvoir l’art oratoire et le théâtre en ce quartier.Bref, peu après la guerre, la Fabrique, avec sa froide exigence de rentabilité, décida sans doute qu’elle était trop exiguë et au nom du progrès démolit « Le Manoir ».Il n’en reste que le nom dont on a affublé cet horrible blockhaus.Adieu, patrimoine.Adieu, souvenirs de tendre jeunesse.et tant pis pour les générations futures qui ne sauront jamais qu’un « Manoir », c’est bien autre chose qu’un grand cube de béton et de brique.J’ai vraiment l’impression que la seule chose qui n’ait pas changé à Montréal depuis les années 30, c’est le parcours du facteur.4 Cinéma çais, celle d’un autre lorsqu’il cause russe ! On n’arrive pas une seconde à croire à cette histoire, où un ancien champion d’échecs soviétique, exilé à l’Ouest, retrouve à Neuchâtel une femme qu’il a déjà aimée en Union soviétique.Il est avec son fils, qui vit à New York avec sa mère et le rejoint en Suisse pour des vacances.Il tombe (par hasard ?) dans un petit hôtel où cette femme loge avec quatre compatriotes en goguette, une délégation intersyndicale qui n’a pas un sou en poche et troque le « petit déjeuner compris » pour des bieres, et carbure à la vodka.Il va les inviter à dîner, leur donner du fric, etc.Et la femme d’âge mûr, l’ancienne flamme, refusera de rester en Suisse avec lui : « une vieille communiste ne peut pas refaire sa vie dans un autre pays ».Bodrov a complètement perdu la main.Les scènes traînent en longueur, certaines sont inutiles, et le portrait qu’il tente de tracer d’un groupe de Russes au pays le plus neutre du monde, portrait qui pourrait être intéressant, un beau choc entre cosaques et helvètes, s’enlise dans le banal et le pataud.Et Dusso- LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 LES 6U!>nt Administration.(514) 844-3361 OüVEPTS 2fnWDI\ Rédaction.(514) 842-9628 AÜL.nnA 16H3° DE 9hu Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sans Irais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour te service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.(514)844-5738 Montréal.Extérieur (sans frais).1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 Les chefs d’entreprises se résignent à l’entente Paul Mooney de la Presse canadienne LA RÉSIGNATION, plus que l’enthousiasme, semble etre le sentiment dominant chez la plupart des chefs d’entreprises du Québec devant l’entente constitutionnelle.Tout au long des négociations, les dirigeants du milieu des affaires du Québec ont réclamé l’élimination des ministères et des programmes dédoublés à Ottawa et Québec.Ils ont exercé de fortes pressions en faveur de la disparition des barrières tarifaires, ce qui permettrait la libre circulation des biens, des services et des gens.À l’opposé, les critiques de l’entente disent qu’ils se trouvent devant un accord qui entraînera de longues et coûteuses négociations en vue d’accords administratifs entre Ottawa et Québec.On entreprendra une procédure semblable chaque fois que le Québec voudra se retirer d’un nouveau programme fédéral dans un secteur de juridiction provinciale.Ayant abandonné leur demande antérieure d’un accord mieux défini sur le partage des pouvoirs entre Ottawa et le Québec, les dirigeants d’entreprises font actuellement des pieds et des mains pour trouver des motifs les incitant à appuyer l’entente.« C’est clair, ce qu’ils nous présentent là n’est pas ce que le milieu des affaires demandait», a admit M.Bernard Roy, président de la Chambre de commerce du Québec et ancien chef de cabinet du premier ministre, M.Brian Mulroney.« Mais soyons réalistes.Vu la fatigue que ressent le pays avec ces questions constitutionnelles, il serait téméraire et suicidaire (pour le Canada) de croire qu’à court terme, cet accord pourrait être amélioré.« Je ne vois aucune inconsistance dans ce qui paraît être maintenant un air de résignation».Prévoir une procédure de discussion pour accorder au Québec le contrôle de certains champs de juridic- tion provinciale au moyen d’ententes de cinq ans n’est pas extrêmement efficace, a reconnu M.Roy.Et la proposition d’accorder à un Sénat égal plus de pouvoir que ceux de la Chambre haute existante, rendra le fonctionnement du gouvernement fédéral « encore plus lourd, pénible et moins efficace», a dit M.Roy.« Mais si c’est le prix qu’il nous faut payer pour empêcher le fractionnement du pays, allons-nous tourner le dos à cette entente.parce qu’elle crée ici une sorte de monstre ?» Le politicologue Daniel Latouche et d’autres critiques qui favorisent l’indépendance affirment que plusieurs dirigeants d’entreprises du Québec demeureront décidément fédéralistes qu’importe l’issue de l’actuel débat constitutionnel.C’est parce qu’ils bénéficient de subventions, de contrats et d’une politique fiscale fédérale favorable aux corporations, disent les critiques.lier joue si faux qu’il est évident que cet acteur s’est contenté d’aller toucher là un cachet.Autre retour au FFM 92 pour un autre des cinéastes primés en 1989.Retour plus remarquable, celui-là, de la part du réalisateur Hiroshi Teshi-gahara qui, à 65 ans, poursuit avec la plus appliquée des élégances son histoire sur les grands maîtres de l’art du thé au XVIe siècle japonais.Avec Rikyu, qui avait obtenu le prix de la contribution artistique il y a trois ans, Teshigahara effectuait un retour au cinéma après 10 ans de silence.Avec La princesse Goh, présenté hier en compétition, il nous ramène où nous en étions à la fin de Rikyu, le suicide mystérieux de Rikyu ouvrant la succession à ce poste éminent où la fabrication du thé est l’un des beaux-arts de l’époque.Chez Teshigahara, le raffinement du sujet appelle le raffinement du récit, et de la façon de le filmer.Il faut être très disponible à ces lenteurs, ces largeurs de plans, ce jeu retenu et intense.Mais le cinéma de Teshigahara, contrairement à celui d’un Kurozawa (Ran), et évidemment à celui de la grande époque des années 60, n’a plus de force autre que la simple beauté de ces images, de ces cerisiers fleuris, de ces neiges pures, ces cérémonies, et tout y apparaît finalement comme dans un musée, figé, définitif, immobile.Un art mort.Un cinéma de porcelaine.Un très vieux cinéma.Le jury voudra peut-être distinguer Teshigahara, qui livre ici le second volet d’une oeuvre imposante.En 89, le cinéaste japonais n’avait eu qu’un prix de consolation.S’il est sensible à ce genre de travail minutieux et éminemment respectable (mais très ennuyant, pour ma part), le jury considérera La princesse Goh pour le Grand prix 92.C’est lundi midi que l’on sera fixé, et que le palmarès sera connu.Pour l’instant, la presse et le jury ont visionné 16 des 20 films en compétition (il reste à voir aujourd’hui le film portugais d’Antonio Campos et celui de Miklos Jancso, et demain deux films américains), et si l’on tente de faire des prédictions, pour ma part, à moins de surprises ce week-end, j’aligne dans un mince peloton de tête les films de Éliseo Su- CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Sl-Jacques.Montiêal, Québec H2Y 3X2 Fa* (514) 8457874 Tél.: (514) 98 R O B I C /y/ /////sV/v-ir f/r'i biela (Le côté sombre du coeur) et de Christine Pascal (Le petit prince a dit), en misant que ce sera un de ces deux-là qui aura le Grand prix du festival.Mais il y a aussi le Sofie, de Liv Ullmann, et le Teshigahara, que le jury pourrait avoir retenus pour la grande récompense.Et s’il y a de l’audace dans l’air, on pensera peut-être à Chain of desire, de Temisto-cles Lopez, seul film où parfois, entre deux balourdises et trois maladresses, le cinéma apparaît comme actuel, rajeuni.Chez les comédiennes, la jeune Marie Kleiber, de Le petit prince a dit, ou Karen-Lise Mynster qui joue Sofie sont à mon avis les plus remarquables, et chez les hommes ce sont Richard Berry et Erland Josephson pour ces mêmes deux films de Pascal et d’Ullmann.Dernières impressions d’un festival ?Un calme inhabituel.Aucune controverse.Tout le monde dans le rang.Mais je connais maintenant les sièges bancals à éviter dans le vieux cinéma Impérial.Le fin frottement métallique de la toile peinte qui se lève avant chaque film.Richard Berry qui a complètement et lentement arraché l’étiquette de sa petite bouteille d’Evian durant la conférence de presse de Le petit prince a dit.Oli et Ana qui volent au-dessus de Montevideo dans Le côté sombre du coeur.Anémone qui crie la recette des bananes flambées.Des images, ici et là, impossibles à relier.Une fatigue.Le cinéma a 100 ans.C’est vrai qu’il est vieux.4 Le débat expert, en sachant qu’il aura fallu 15 ans à un Richard Nixon pour retrouver sa virginité et 15 jours à peine pour que la presse la redonne à Claude Morin.» Les accusations de traîtrise et d’hypocrisie ont fusé depuis le rappel de l’Assemblée nationale jeudi pour modifier la loi 150.Elles ont suivi des interventions de députés qui réclamaient un débat serein.« Il faut avoir le respect des gens du « oui » autant que de ceux du « non » et avoir un minimum de décence dans les propos que nous allons tenir et un minimum d’honnêteté intellectuelle», a soutenu M.Côté avant de s’en prendre aux Bouchard et Morin.La veille, au cours du débat nocturne, le député libéral de Louis-Hébert, Réjean Doyon, avait jugé opportun de souligner la nécessité de tenir des propos corrects.« Nous n’avons pas besoin d’invectives, disait-il, nous n’avons pas d’injures pour faire valoir notre point de vue, parce que les arguments logiques et rationnels auxquels nous allons faire appel sont suffisamment convaincants.» Cela n’a pas empêché un autre libéral, Jean-Pierre Bélisle, de dire que le chef péquiste « est prêt à vendre son âme au démon pour gagner le référendum».Quant au député péquiste du Lac-Saint-Jean, Jacques Brassard, il a accusé le premier ministre Robert Bourassa de s’être livré « à des opé- rations pour le moins dégradantes de manipulation par pure hypocrisie, par duplicité».La ministre de l’Énergie, Mines et Ressources, Lise Bacon, a elle aussi demandé un débat « où la surenchère verbale des dernières semaines à laquelle s’adonnent des membres de l’opposition » sera évacuée, avant d’accuser les péquistes de faire de la démagogie.« Il serait souhaitable que le souci de la rigueur, de l’honnêteté intellectuelle soit contagieux et que l’opposition en soit aussi atteinte, a-t-elle déclaré, puisque la population québécoise veut que le débat soit autre chose qu’un tir d’artillerie de la part du clan du « non » ».Pour le député péquiste Michel Bourdon qui s’est levé en Chambre, hier, immédiatement après le ministre Côté, les propos entendus « sont du niveau d’une taverne, quand des Québécois de toute allégeance discutent après avoir bu cinq à six grosses bières».« Le ministre nous a distribué, a soutenu M.Bourdon, une pluie d’injures à la façon d’un Maurice Duplessis.» 4 Question Les plans des trois chefs restent pour le moment vagues ou modestes.M.Mulroney ne prévoit donner aucun discours avant mardi et ses plans pour les jours suivants sont inconnus.Quant à M.Chrétien, il est en Mau-ricie pour le week-end et doit être de retour à Ottawa mardi.Il compte rester en Chambre toute la semaine.Son premier discours à l’extérieur de la Chambre devrait avoir lieu samedi prochain à Vancouver alors que son caucus et la section de la Colombie-Britannique du Parti libéral du Canada seront réunis pour deux jours.Quant à Mme McLaughlin, elle était déjà sur la route hier alors qu’elle participait à un débat sur les ondes de Radio-Québec, dans le cadre de l’émission Droit de parole.Ce week-end, elle visitera Brand-ford et Toronto.Mardi, elle assistera à une réunion spéciale de son caucus.Ses plans n’étaient pas arrêtés pour le reste de la semaine.Le gouvernement lui ne s’est pas traîné les pieds.Depuis jeudi, les citoyens peuvent signaler un numéro sans frais pour obtenir des copies de l’accord de principe.De plus, à partir du 14 septembre, les questions des CIEL mise ' | sur l’émissiori du matin •’ a M Pascale Pontoreau C’EST avec quelques jours d’avance — enregistrement oblige — que les équipes de réalisation de la radio CIEL-FM ont commencé à préparer les émissions de la nouvelle grille horaire.Dès le 8 septembre, vous pourrez synthoniser sur le 98.5 M F une programmation modifiée qui;de.meure fidèle au mandat de la station CIEL s’attache particulièrement,à diffuser de la musique francophone (50 % de la programmation touche la musique québécoise).« Nous es sayons d’offrir de la musique et des propos intelligents.Pas intello, c’est péjoratif.Intelligent ! », dit Micheline Ricard, la directrice de la programmation, n’hésite pas une seconde en défendant le mandat de la radio qui touche, selon les enquêtes BBM, environ 350 000 auditeurs âgés entre 30 et 50 ans, plutôt scolarisés et évidemment francophones., Pour la rentrée, trois nouveautés.D’une part, Jean-Pierre Coailier, le directeur de la station, n’animera plus l'émission du matin.Il laisse la place à une équipe de choc composée de Lise Bissonnette, Serge Turgeon.Yves Blais, Gilles Sénécal et Miche line Ricard.Ce réveil radiophonique devrait damer le pion à tous les' au très par la qualité de son informa tion.D’autre part, Jean-Pierre Coailier ne raccroche pas ses patins puisqu’il prendra les ondes de midi à 14 h, pour animer CIEL est à vous qui per mettra à tous les auditeurs de faire des demandes musicales spécifiques.Enfin, l’animatrice des Montrép-lités de Télé-Métropole, Nicole Simard, se chargera du retour à-la maison de 14 h à 18 h, joignant l’actu alité aux nouveautés culturelles.:.' et toujours en musique.• : 5 septembre par ta PC et P AP 1990: le pont Mercier est enfin rou- ’ vert à la circulation après 56 jours de fermeture, pendant lesquels les habitués de ce pont devaient corn ¦ tourner la réserve de Kahnawake * pour emprunter le pont Charm1 plain.ii 1987: des avions israéliens attaquent des bases de fedayin palestiniens près de Saîda : 41 morts, 60 blessés.1986: quatre pirates de l’air s’emparent d’un Boeing 747 de la Pari ' Am à Karachi; l’armée pakista'-'1 naisedonne l’assaut: 21 morts, unér centaine de blessés.1985: la Commission royale Mac) ! < donald recommande le libre) échange avec les États-Unis.1983: la navette américaine Criai-: i lenger se pose pour la première i : fols de nuit, après un voyage de six i-jours dans l’espace., 1979: annonce de la fusion des ban,- ;, ques Canadienne Nationale et Pro-,, vinciale du Canada sous le nom dç, Banque nationale du Canada.1978: décès à l'âge de 58 ans dp juge québécois Robert Cliche qui, ' fut président d’une commission / d’enquête sur les libertés syndicales dans la construction.1972: onze athlètes israéliens sont - * abattus pendant les Jeux olympi- • ques de Munich ainsi que quatre 1 terroristes palestiniens, qui lest * avaient pris en otages, et un poli, cier allemand, au cours d’une fusil- i lade qui durera 24 heures., >, 1971: inauguration du réseau de lér, lévision TVA au Québec., , 1945: le premier réacteur nur-, cléaire canadien entre en opération à Chalk River, en Ontario.Ils sont nés un 5 septembre: Le roi de France Louis XIV (1638 1715); le compositeur allemand Giacomo Meyerbeer (1791-1864); l'écrivain français Paul Bourget (1852-1935); l’actrice américaine Raquel Welch (1940); le comédien Bob Newhart (1929).gens seront référées à l’Association du Barreau canadien qui y répondrg, Du côté des forces du « oui »,.pn discute encore du genre de corçuti qu’on veut mettre sur pied.On ignare toujours qui le pilotera et qui en.seront les stratèges.À Élections Canada, on est nettement plus avancé.Dès l’adoption de la loi référendaire fédérale, le 23 juin, on s’est préparé.Tout est maintenant en place.Le matériel et le personnel sont prêts.*.Reste à savoir, a indiqué la porte-parole Carla Shore, où le référendum fédéral se tiendra.On ne sait toujours pas si la Colombie-Britannique et l’Alberta comptent utiliser leurs lois référendaires.Élections Canada doit recevoir un avis avant d’entreprendre l’énumération des électeurs et, pour ce faire, elle doit connaître le territoire à couvrir.Si le référendum fédéral avait lieu dans toutes les provinces, il en coûterait entre 140 et 150 millions $ à Ottawa, indique Elections Canada.On ignore les économies qu’entraînera la séparation des processus fédéral et québécois., Montréal sourit aux touristes.Dites-leur Bonjour! Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme 9
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