Le devoir, 16 septembre 1992, Cahier B
CAHIER Le Devoir, mercredi 16 septembre 1992 LE GRAND DÉRANGEMENT Des p’tites bières.qui L’industrie canadienne de la bière est en pleine révolution; l’arrivée subite de la concurrence américaine, l’abolition des barrières interprovinciales, la baisse des ventes: pour les brasseurs rien n’est plus comme avant n’en sont pas Roland-Yves Carlgnan Roland-Yves Carlgnan JAMAIS, depuis la fin de la première guerre mondiale, une industrie n’aura subi autant de bouleversements en si peu de temps.C’est la révolution! « C’est bien simple, nous entrons dans la plus importante période de changements depuis l’époque de la prohibition », affirme sans hésiter le brasseur Peter McAuslan.C’est le grand brouehaha.D’une industrie surprotégée dans des coquilles de la grosseur d’une province — il était interdit de vendre dans les limites provinciales une bière brassée à l’ejrtérieur —, le marché de la bière est en train de devenir presque aussi libre que celui des boissons gazeuses et ouvre ses portes toutes grandes à la compétition étrangère.C’est-à-dire surtout américaine.D’ici septembre 1993, les lois protectrices mises en place après la pro-, hibition, à peu près semblables dans chaque province, seront tellement diluées qu’il ne devrait y rester que quelques petits articles blafards, entre autres pour freiner les abus.Bienvenue aux bières du monde entier! Bienvenue aux américaines, qui pourraient du jour au lendemain in-nonder notre marché! Pourtant, il n’y a vraiment pas de quoi paniquer.Les 2500 emplois reliés à cette industrie au Québec ne sont pas en péril, pas plus que les 195 millions de dollars que Labatt compte faire en profits cette année.Au contraire, même si le nombre d’emplois demeurera presque stable, au pire une centaine de pertes, les profits pourraient grimper à 250 millions en 1993, selon des analystes de l’industrie.Incroyable?Disons plus simplement que c’est la fin de la « dolce vita » pour les grands brasseurs et surtout la fin des aberrations qui prévalaient jusque là.Exit la petite gué-guerre que Molson-O’Keefe et Labatt se livraient dans leur carré de sable.Maintenant, ils devront jouer sur la plage, là où il y a beaucoup plus d’adultes.Tout a commencé récemment lorsque deux brasseries américaines, petites là-bas mais géantes selon les standards canadiens, ont fait pression sur le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) parce qu’elles se considéraient désavantagées d’avoir à passer par les distributeurs d’État de chacune des dix provinces, comme la Société des Alcools du Québec, pour pouvoir vendre leurs six-pack au Canada.C’est en effet la seule façon de vendre dans une province une bière qui n’a pas été brassée sur place.Ces deux petites brasseries, Stroh’s et Ileileman’s, voient leurs ventes diminuer au sud de la frontière et tentent ainsi d’avoir un accès direct au marché canadien, encore endormi, pour écouler leur stock, et à coup de caisses de 24 s’il-vous-plaît.Il s’agit pour elles de mettre leurs bières directement et à moindre coût sur les tablettes des dépanneurs — ou des beer stores dans certaines provinces — juste à côté des bières canadiennes, et de commencer une guerre des prix dans la logique du libre marche.Le GATT leur a donné raison : payer un distributeur d’État est une contrainte déloyale à la libre compétition et les provinces canadiennes devraient mettre un terme à cette pratique et permettre aussi les formats de 12 et de 24 bouteilles, a conclu l’organisme.Le GATT a ajouté que les 44 États américains qui imposaient des taxes aux bières canadiennes, en signe de représailles, devront aussi changer d’idée.Bref, c’est la fin du protectionnisme canadien — et américain.Dès maintenant, toutes les grandes brasseries américaines pourront s’infiltrer par la brèche qu’auront créée dans le mur les deux « petites ».Les plus voraces pensent être capables de capturer, au total, plus de 15 p.cent de notre marché, qui se fondrait tranquillement dans un grand marché libre nord-américain.Mais Jacques Kavafian, analyste financier chez Levesque Beaubien Geoffrion, est plus réservé.Il croit que l’ensemble des bières importées, y compris les américaines, pourrait occuper au plus sept pour cent du marché canadien, qui demeurera local.« Dans le cas particulier du Québec on pourrait aller jusqu’à dix pour cent avec certaines bières européennes, comme Heineken ou Beck’s», dit-il.Pour bien compléter le tableau, il faut aussi ajouter 15 p.cent accaparé par les Budweiser, Coors et Miller, trois bières entièrement américaines mais brassées chez nous sous licence, par Molson et Labatt.Au total, donc, on peut dire qu’une bière sur quatre vendue au Canada pourrait être d’une maraue américaine — ou importée —, des que toutes les provinces auront modifié leur loi pour répondre aux exigences du GATT.Adopter les lois du marché Alors, dans tout ce remue-ménage, on pourrait croire que la bataille va se livrer à grands coups de stout et de bières au goût plus raffiné, aux expériences toutes plus délicieuses les unes que les autres.Erreur! Fini le langage des maîtres brasseurs; pour la première fois, l’industrie de la bière canadienne ne pourra plus se la couler douce et se mettra à l'heure du libéralisme, sautant même quelques étapes pour tomber en plein dans le « néo ».Dorénavant, il faudra parler avec autant d’ardeur le même patois que les autres : productivité, rationalisation, réduction des coûts, sens des affaires, marketing et évidemment, pour ne pas être en reste, responsabilisation des employés.Par chance, les nouvelles dispositions légales, adoptées par les provinces, donnent en échange les outils de la rationalisation.Grâce à l’abaissement des barrières inter-provin- C’est la fin de la dolce vita pour les grands brasseurs, la fin de la petite guéguerre que Molson-O’Keefe et Labatt se livraient dans leur carré de sable.Maintenant, ils devront jouer à l’échelle du continent.ciales, qui assure enfin la libre circulation des bières à l’intérieur du Canada, les grandes brasseries ne seront plus obligées de faire fonctionner une usine par province — Labatt en possède actuellement 12 et Molson-O’Keefe neuf.Elles pourront en fermer quelques- unes et charger les camions qui transporteront librement la bière d’une province à l’autre.C’est l’Ontario qui a pavé la voie, en modifiant sa loi.Stratégie habile, il demande maintenant aux autres provinces de faire la même chose avant de pouvoir vendre leur bière chez lui.Tous les gouvernements emboîtent donc le pas, ce qui permet les économies d’échelle.« Les usines Labatt vont être en compétition l’une contre l’autre et nous sommes en train d’évaluer la possibilité d’en fermer quelques unes », précise Marcel Boivert, président au Québec des Brasseries Labatt, en griffonnant son plan d’attaque sur un bout de papier.Certai- nes sources parlent de cinq fermetures chez Labatt mais probablement aucune chez Molson, qui avait déjà mis la clé dans la porte de sept usines lors de sa fusion avec O’Keefe en 1989.« Nous allons aussi rationna-liser les opérations en fabriquant, par exemple, toute la 50 à Montréal et toute la Bleue dans une autre usine », ajoute M.Boivert.Même son de cloche chez le compétiteur, lorsqu’on parle de rationalisation et de compétitivité : « Il faut réduire nos coûts d’emballage et d’empaquetage, ce que nous avons déjà commencé à faire, par exemple en introduisant dans les bars et discothèques la caisse générique, qui n’indique pas le nom de la marque et peut donc être utilisée pour n’importe quel produit », affirme Alban Asselin, vice-president affaires publiques chez Molson-O’Keefe.À elle seule, la fin de la « guerre des bouteilles » où chaque marque avait son format représente la fin d’un gaspillage de l’ordre de 50 millions par année, principalement à la suite de la mise a pied de plusieurs centaines de personnes dans les centres de tri.Dorénavant il n’y aura qu’une bouteille pour l’ensemble de l’industrie mais, heureusement, il ne s’agit pas du retour aux affreux petits biberons bruns d’antan.Nous aurons droit à une bouteille moderne au long col.Le remplacement des 285 millions de bouteilles du parc québécois — 42 par personne ! — devrait être complété en 1994.Le nombre d’étiquettes devra aussi être revu à la baisse.« Molson et Labatt fabriquent actuellement plus de 40 sortes de bière alors que Anheuser-Busch, qui produit aux États-Unis 106 millions d’hectolitres — cinq fois le volume produit dans l’ensemble du Canada —, n’a que 13 marques sur le marché », fait remarquer l’analyste Jacques Kavafian.Moins de publicité La même règle devra s’appliquer aux coûts de marketing, qui devront être réduits sérieusement.Pour chaque hectolitre — à peu près 12 caisses de 24 —, les américaines dépensent 13 dollars en publicité et en commandite, alors qu’au Canada les entreprises en dépensaient 25 jusqu’à tout récemment — pour nous montrer de beaux mâles blancs entourés de filles en bikini, à la télé, et commanditer les courses d’autos.Chez Labatt, ce marketing représente annuellement une somme de 240 millions $ et on espère pouvoir réduire ce budget de 60 millions $ par an, pour les quatre prochaines années.Mais attention! Il ne faut pas se couper les pieds avec le couteau servant à trancher le gras.« La bière, c’est en grande partie du marketing », rappelé M.Kavafian.« C’est l’image qui compte, bien plus que le produit.» « Nous allons continuer à donner notre appui à la vie communautaire au Québec mais nous allons concentrer nos efforts sur quelques marques », résume M.Asselin, qui jure mettre autant d’argent dans le domaine de la culture que dans celui du sport — « si nous cessons de les subventionner, la plupart des festivals tombent au Québec», dit-il.Alors, qu’y a t-il au bout de la longue liste des compressions budgétaires?« Les grandes brasseries vont réduire leurs coûts de production d’environ 200 millions de dollars », estime M.Kavafian, en admettant qu’il s’agit là d’une somme énorme.Le chiffre d’affaires des grandes brasseries est de 1,35 milliard $ au Québec.Près de 64 millions de caisses de 24 ont été produites l’an dernier au Québec, soit l’équivalent de 95 litres de bière par adulte ou un six-pack par semaine par personne — ou encore une bière par jour, avec relâche le dimanche! Dans l’ensemble du Canada, Labatt a produit 8,3 millions d’hectolitres en 1991 et Molson-O’Keefe en a pompé 10,3 millions, ce qui représente en tout 227 millions de '¦r - m PHOTO JACQUES NADEAU Chaîne de montage dans une usine de la brasserie Labatt.jwwn y.gwQ ////// - h L’arrivée massive de la concurrence américaine obligera les brasseries canadiennes à « rationaliser ».Les budgets de publicité seront sérieusement révisés à la baisse.Pour chaque hectolitre — à peu près 12 caisses de 24 —, les américaines dépensent 13 dollars en publicité et en commandite, alors qu’au Canada les entreprises en dépensaient 25 jusqu’à tout récemment.I caisses de 24.Au sud de la frontière, ces chiffres sont de la « petite bière ».À titre comparatif, le Canada vend quatre fois plus de cervoise à son voisin, en volume, que celui-ci nous en vend.Mais la bière canadienne ne représente toujours pas un seul petit pour cent du marché américain.Par contre, les brasseries américaines détiennent déjà, en ce moment précis, 18 p.cent du marché canadien — trois pour cent en excluant les bières brassées ici sous licence.Quelques petites règles Il faut cependant rappeler que les États-unis ont un avantage de taille.Us sont dix fois plus nombreux que nous et leurs économies d’échelle seront toujours géantes à côté des nôtres.Par contre, ils ne sont pas reconnus pour leur gastronomie et la loi de la modération n’est pas de leur bord.« La véritable menace vient des bières américaines cheap, de qualité moindre et vendues à bas prix », estime le vice-président de Molson-O’Keefe.Ces bières n’ont pas encore leur équivalent au Canada mais pourraient être à l’origine d’une sérieuse guerre de prix.Sauf que la guerre aura l’air d’un jeu d’enfant : la plupart des gouvernement provinciaux imposent en effet des prix planchers, avec la bénédiction du GATT, afin d’éviter une trop grande diffusion de la bière pour des raisons de santé.Ces prix sont un peu plus bas que ceux du marché actuel, mais l’écart est relativement faible.Déjà l’Ontario, la Coiombie-Bri-tanique, le Nouveau-Brunswick, la Saskatchewan et Terre-Neuve ont imposé une telle restriction, en fonction des prix actuels des bières importées.Au Québec, pas de plancher mais la taxation fédérale et provinciale est fixe, environ 22 cents par bouteille, ce qui assure déjà un certain prix minimum.En effet, 22 cents de taxes -F 10 cents de consigne + 48 cents de production, distribution et marketing + 17 cents de TPS et TVQ = 97 cents la bouteille.Ajoutez le profit du fabriquant et du détaillant et vous obtenez déjà une somme bien près du prix actuel, soit 1,25 J en moyenne.En bout de ligne, c’est donc une marge bien maigre pour se livrer à une guerre des prix.Mais c’est en fonction de cette marge que les brasseries canadiennes doivent aujourd’hui commencer leur opération de rationnalisation.Il s’agit d’une opération très sérieuse, certes, mais loin d’être impossible.Et il y a d’autres règles gouvernementales pour aider les brasseries canadiennes : par exemple l’obligation d’utiliser des bouteilles consignées plutôt que les cannettes d’aluminium recyclables souhaitées par les brasseries américaines.Celles qui viennent vendre leur bière ici devront donc retourner chez elles avec les bouteilles vides, ce qui leur coûte très cher en transport — alors que la cannette serait recyclée chez nous par d’autres entreprises.Il n’est pas impossible qu’une bataille par GATT interposé soit engagée à ce sujet par les brasseries américaines.Finalement, une fois que le Canada et les États-Unis se seront entendus sur le libre-échange en matière de broue, les brasseries canadiennes auront probablement eu le temps de s’accaparer, en douce, une plus grande part du marché américain.Les taxes étant très faibles là-bas, les bières canadiennes s’y vendent d’ailleurs beaucoup moins cher qu'à la maison.« Si on va chercher un ou deux pour cent de plus dans le marché américain, nous pourrons compenser amplement pour les pertes subies ici », estime le président de l’Association des brasseurs du Québec, Yvon Millette.« Nous serons capables de tirer notre épingle du jeu mais pour cela, il faut véritablement qu’il y ait réciprocité en matière d’échanges ».Il ajoute que le Canada a ouvert ses portes sous la pression du GATT mais que les USA ne semblent pas si pressés d’obtempérer.Un marché qui rétrécît sans cesse AU MOMENT MÊME où arrive la concurrence des bières étrangères, les taxes, les campagnes en faveur de la modération et.le manque de soleil font plafonner les ventes de bière chez nous, selon les dirigeants des brasseries.En fait, les ventes diminuent en moyenne de deux pour cent par année depuis 1985.Et cette année, jusqu’à la fin juillet, la situation fut dramatique au Québec : une chute de 4,5 p.cent par rapport à la même Eériode un an plus tôt, attri-uable apparemment au mauvais temps.Cela signifie 1,8 million de caisses de 24 en moins.Entre 7 et 8 millions de dollars en profits.« Dans cinq ans, le marché de la bière aura fondu et ne représentera plus que 90 p.cent du marché actuel », estime Peter McAuslan, président de l’Association des micro-bra-seurs du Québec.« Et dans ce 90 p.cent, la part des brasseries américaines sera de plus du tiers.» Ajoutez maintenant cinq points pour les bières de micro-brasseries et importées — autres qu'américaines — et vous réalisez que les grandes Molson-O’Keefe (51 p.cent du marché actuel) et Labatt (42 p.cent) devront se serrer la ceinture assez sérieusement dans les prochaines années.Ce QU’IL Y A de plus rafraîchissant chez les micro-brasseurs, c’est qu’on peut enfin parler.de bière.Des blondes, des brunes, des rousses et des blanches, toutes différentes, de la stout à la ale, mais toutes circonscrites à une petite niche qui représente à peine plus d’un pour cent du marché québécois.En marge des grandes, les six micro-brasseries du Québec font en effet figure de « p’tits gars », comme s’amuse à les qualifier Peter McAuslan, le père de la Saint-Ambroise et résident de l’Association des micro-rasseurs.Ce sont des jeunes, qui ont au mieux cinq années d’expérience et qui ne menacent ni Molson ni Labatt.« Nous croyons même que c’est une bonne chose car leur produit haut de gamme rehausse l’image de la bière », insistent en coeur Marcel Boivert, président au Québec des Brasseries Labatt, et Alban Asselin, vice-président affaires publiques chez Molson-O'Keefe.Au mieux, la « niche » pourrait un jour représenter 2,2 p.cent du marché québécois, c’est-à-dire une production de près de 120 000 hectolitres.La clientèle cible, les cols blancs qui ont au moins un baccalauréat, est beaucoup trop petite pour faire vivre une grosse industrie.Et la tendance actuelle est, à l’inverse, aux bières plus douces qui ont un goût peu prononcé.Mais M.Boivert suggère une raison encore plus simple pour expliquer l’étroitesse de ce créneau : « Si vous buvez une bonne quantité de bière brune, vous allez être malade en chien et cela limite le potentiel du produit ».Tout cela n’empêche cependant pas les micros d’offrir une vaste gamme de produits, y compris une nouvelle Blanche de Chambly brassée par Unibroue.Et cela n’empêche pas d’être innovateur : toutes les bières des « p’tits gars » sont filtrées à froid depuis toujours, même si Molson et Labatt viennent tout juste d’emboîter le pas et se disputent actuellement pour savoir qui a été la première à le faire.Les micros ne sont pas affectées non plus par le temps qu’il fait contrairement aux grandes qui ont connu une baisse de 4,5 p.cent des ventes en cet été frisquet.La brasserie McAuslan, par exemple, a augmenté les siennes de près de 35 p.cent, en particulier avec l’arrivee des deux nouvelles Griffon, une ale et une brune de haute qualité.(Des chiffres précis ne sont pas disponibles pour les micros-brasseries, non cotées à la Bourse.) Même les américaines ne leur font pas peur, alors que les grandes craignent les bas prix de cette compétition.« Nos consommateurs n’aiment as les produits bas de gamme et les ières américaines ont encore moins de goût que les bières des grandes brasseries canadiennes », estime M.McAuslan.« Le seul problème c’est que les américaines vont prendre de l’espace sur les tablettes des marchands, ce qui risque de nous causer du tort.» En échange, l’abaissement des barrières inter-provinciales pourrait permettre une plus grande compétition dans ce petit segment du marché, en permettant par exemple aux micro-brasseries ontariennes de venir au Québec.Il y a au total 300 micros en Amérique du Nord qui pourraient toutes exporter chez nous.Évidemment, les six petites d’ici vont tenter l’aventure de l’exportation à leur tour.« Je ne sais pas si ça va marcher mais au moins nous allons pouvoir nous débarrasser de toutes nos vieilles bouteilles vertes (remplacées par la bouteille unique de l’industrie).En envoyant la bière à l’étranger tu ne revois plus la bouteille », explique M.McAuslan, ajoutant que les grandes brasseries vont faire la même chose en tentant de s’accaparer une part plus importante du marché américain.C’est lorsqu’on parle des minibrasseries que le ton change.Ces établissements, qui n’existent pas encore au Québec, possèdent un matériel professionnel et proposent aux clients de venir y brasser leur bière maison.Personne dans l’industrie n’est intéressé à avoir les mini-brasseries dans ses pattes.Mais le gouvernement québécois y songe et tient actuellement des audiences publiques à ce sujet.« Accepter ça, ce serait créer des alambiqués et c’est toute l’industrie avec ses 2500 emplois au Québec qui serait menacée », selon M.Asselin de Molson-O’Keefe, qui estime que le gouvernement perdrait aussi près de 10 millions $ en taxes.L’Ontario a déjà 200 mini-brasseries mais M.McAuslan pense que le concept ne pourrait pas fonctionner au Québec, « parce que les produits sans nom ne sont pas populaires ici, contrairement à l’Ontario».« Mais les gens peuvent essayer de faire leur bière et développer leur goût en même temps, poursuit-il.Et quand ils seront tannés, ils iront s’acheter un six-pack de Saint-Ambroise! » ? B-2 U Le Devoir, mercredi 16 septembre 1992 " : ; - ; "¦'////, Macintosh.Ou l’art de brancher un enfant sur son avenir L"ijvt'iii vendre a prix moindres Celle offre est valable jusqu'à épuisement des slocks.I.es servic es financiers snnl offerts par la firme Omimcorp financial Servic es Inc Apple et le c-AXriic i sont des marques de commerce cl Apple Compulcr, Inc, Apple Computer, Inc.est un usager inscrit delà marque déposée Classic Le pouvoir d’aller plus loin.Chez Apple?nous croyons que la majorité des jeunes possèdent un énorme potentiel.Et nous avons aussi la conviction que, de tous les ordinateurs que vous puissiez leur acheter, aucun ne saurait allumer ce potentiel mieux qu’un Macintosh* Macintosh favorise l’interaction avec l’enfant, et sur une base purement intuitive.L’ordinateur pense comme lui.Il a le même langage.Il travaille à son rythme et à sa manière.Et il encourage les jeunes à étudier sans pour autant les intimider avec l’informatique traditionnelle et tout son charabia.Que votre enfant soit âgé de 9 ans ou de 19 ans, il existe un ensemble ordinateur avec imprimante Macintosh conçu pour enflammer son ÉCONOMISEZ 395$' Classic avec Style-Writer ÉCONOMISEZ 904$’ LC II avec StyleWriter imagination.sans brûler votre portefeuille! 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fins d’établir une continuité dans la tenue de spectacles de qualité », précise-t-il, se disant optimiste quant à la réponse du public montréalais à la Flûte enchantée.Laterna Magika a été fondé par le metteur en scène Alfred Radock et le scénographe Josef Svoboda qui donnaient un premier spectacle à l’Expo de Bruxelles en 1958.Depuis ce temps, les productions essaiment à travers le monde dont celles de L’Odyssée d’Ulysse, Le Limaçon bavard, un opéra pour enfants de Jiri Pauer, La Vivisection et le Cirque magique.L’adaptation de La Flûte enchantée est une réalisation de Mme Milena Honzikova qui rend ainsi un hommage à Mozart qui avait fait de Prague sa seconde patrie et où le cinéaste Milos Forman a tourné son célèbre film Amadeus.Les exigences de la séduction LES ENTREPRISES culturelles s’ajustent autant qu’elles le peuvent à des conditions économiques difficiles.Après l’Orchestre symphonique de Montréal, qui permet cette année aux abonnés de confectionner eux-mêmes leur série de concerts en pigeant dans les différents programmes de l’Orchestre, voilà que le Ballet National du Canada, qui a ses quartiers généraux à Toronto, annonce des billets « moins chers que le prix d’un billet de cinéma ».Son « Flex Pack » permet de voir un ballet pour 6.50 $.« La beauté de la danse, c’est pour tout le monde », dit la direction du Ballet.La saison du Jeune Ballet LE JEUNE BALLET du Québec, fondé en 1990, entamera sous peu sa saison dans les écoles et les Maisons de la culture.Le Jeune Ballet est composé d’une quinzaine de jeunes qui peuvent ainsi se faire les dents dans un métier très difficile, avant de décrocher un emploi plus prestigieux.Le directeur de l’organisme, M.Jean Léger, compte également faire découvrir la danse contemporaine à un nouveau public qui n’a peut-être pas eu la chance de se frotter à cet art.Deux millions d’entrées au Palais de la Civilisation LE PALAIS de la Civilisation a accueilli hier son deux milionnième visiteur.L’institution de l’Ile Notre-Dame a ouvert ses portes en 1985 avec Ramsès II et son temsp qui, avec ses 700 000 visiteurs, faisait un tabac.L’exposition actuelle, Rome, 1000 ans de civilisation, a enregistré 130 000 entrées depuis mai, chiffre que, compte tenu de la conjoncture, les autorités du Palais jugent plus que satisfaisant.Le Palais de la Civilisation s’était taillé une place unique avec de grandes expositions thématiques.Mais d’autres ne tardèrent pas à emboîter le pas et il dut partager la clientèle avec eux.Au Jardin botanique POUR CLOTURER sa saison d’expositions, le Jardin de Chine du Jardin botanique de Montréal présente jusqu’au 25 octobre les plus belles oeuvres de Ming Ma, tous le jours de 9 h à 18 h.Cet aquarelliste de réputation internationale vit à Montréal depuis 1882.Vive les Bleu Poudre LA SAISON est à peine entamée que déjà les Bleu Poudre s’annoncent un succès à Radio-Canada où ils occupent la case de 19 30 le lundi depuis deux semaines.Sans trop Vouloir pavoiser encore, Radio-Canada est fort heureuse des résultats d’un premier sondage préliminaire en vertu duquel près d’un million de téléspectateurs auraient regardé la première émission de Taquinons la planète, avec les trois drôles, qui sont en fait quatre, Pierre Brassard, Jacques Chevalier, Ghislain Taschereau et, invisible mais tout aussi présent, François Dunn.Nouveau directeur à la SOGIC M.PAUL-LOUIS GERVAIS est le nouveau directeur des services extérieurs de la Société générale des industries culturelles.M.Gervais, qui remplace Gérard Villeneuve, nommé depuis peu conseiller économique à Londres, est responsable d’un budget d’environ 1 million $ consacré aux ventes de produits culturels québécois à l’étranger.L’enfer, c’est nous autres Marjo à Saint-Tite (à cheval ?), Claude Meunier en entrevue (sans Pepsi), Jean-Pierre Ferland qui critique les critiques de son show (de quoi se plaint-il ?), Julie Snyder en tête-à-tête avec Robert Redford.(Radio-Canada, 19 h 30) ?Enjeux Le tourisme dans le monde, les destinations populaires, les effets du développement touristique.(Radio-Canada, 21 h) ?48 hours A l’intérieur d’un sujet sur les enlèvements, une entrevue avec Patty Hearst (1974).(CBS, 21 h 30) ?Ad Lib Entrevue avec un jeune homme bien qui pique notre curiosité, notre seul sprinter national, Bruny Surin.(TVA, 22hh) __ pau| Cauchon Andrea Chénier, de Giordano, présentement à l’affiche à l’Opéra de Montréal, nécessite une abondante distribution.On volt Ici les chanteurs et chanteuses réunis sur le plateau de la salle WUfrid-Pelletier.Cet opéra en quatre actes est présenté pour la première fols à Montréal et II reste encore quatre représentations, les 17,19,23 et 26 septembre.Végétation, de Pierre Gauvin.Les jeux du kitsch et du baroque Mario Duchesneau, Pierre Gauvin Galerie Clark 1591, rue Clark, jusqu’au 27 septembre 1992 Marie-Michèle Cron LORSQU’ON DIT « kitsch», on pense à la statuette de la Sainte-Vierge en plastique fluorescent qui s’illumine sur le tableau de bord d’une vieille Plymouth ou aux reproductions d’Elvis Presley sur papier glacé avec rangés d’ampoules synchronisées.Mais si le kitsch investit les objets d’un adjectif péjoratif, il dépasse cette simple définition fourre-tout pour devenir « une catégorie existentielle » (Kundera) et que l’explique avec lucidité Eve le Grand dans un numéro de Vice Versa (37) consacré aux batailles du vrai et du faux dans la sphère artistique.C’est par un discours amoureux sur les êtres et les choses, dans la quête inlassable du bonheur toujours précaire, que Pierre Gauvin nous entraîne : tendre enfance, amour luxueux, vie amère.À l’entrée de la galerie Clark, le faux triptyque qui s’ouvre tel un retable chargé de dorure et de scènes symboliques, désacralise l’univers de l’artiste qui n’est pas un dieu figé sur l’Olympe, mais un nomade (il a voyagé au Canada et au Mexique) friand d’un certain clinquant domestique qui cache sous ses effets de joies éphémères, une certaine nostalgie.Petites perles, grains de riz, haricots rouges, pâtes alimentaires fourmillent autour des images en un alphabet ludique : des phrases apparaissent dans cette foule gustative en autant de souvenirs et de constats timides.Les photographies qui procèdent par montagne, renvoient a un melting-pot culturel et à un bricolage coloré métaphorique.Une lampe avec les chutes du Niagara, à la fois feu de foyer, fée-électricité, cliché pour touriste modèle, et une petite poupée, figure humaine factice et jouet modeste, déterminent les pôles où s’imbriquent des oeuvres groupées formellement, telles des histoires privées et intimistes.Les cadres ont un rôle-clé dans ce théâtre du quotidien : parés de tissu blanc, de fourrure synthétique, de morceaux de feutrine multicolore, d’écorces de bois et de feuilles mortes, ils s’animent dans ce décor domestique d’une vie qui leur est propre.La fenêtre qui revient souvent dans l’imagerie de Pierre Gauvin, bascule constamment son point de vue sur l’extérieur, jardins et cours, et sur l’intérieur, appartement avec scènes de genre que l’on ausculte avec un certain voyeurisme, petites marionnettes qui miment des sentiments troubles.Un rideau tapissé de motifs florissants se réveille sous l’assaut de natures mortes photographiées en gros plan : la fenêtre recollée et décalée par rapport à la fron-talité de cette surface ambivalente qui s’inscrit à la fois dans le réel et l’illusion, déséquilibre notre position et notre perception du monde.Cette exposition est délicieuse.Mario Duchesneau, lui, procède par métonymie, prend une forme et la fait proliférer, inversant dans une installation qui interroge l’architecture, celle des hommes et celle des animaux, lieu public et lieu privé.Les maisons d’oiseaux que l’artiste emboîte, inverse, imbrique en une sorte de lego géant, est un clin d’oeil à la cabane de bois rond de nos ancêtres tout en évoquant par ailleurs, une isba russe.Du surplus et de la répétition des figures et des motifs, des perchoirs peints en rouge vifs, des jeux entre les pleins et les vides, et de notre promenade autour d’un espace que seul le regard peut pénétrer, il en naît une confrontation des styles.Classique avec des parties qui imposent l’ordre, la symétrie et la stabilité; baroque avec le mouvement, la métamorphose et la transe ornementale qui en dérèglent les autres.C’est simple et très intelligent.LE SPECTACLE de Laterna Magika présenté à Expo 67 à Montréal reste parmi les souvenirs les plus vivaces de cet événement en ce qu’il avait galvanisé les foules, à tel point qu’il était resté à l’affiche ici pendant un an et demi.Vingt-cinq ans plus tard, la troupe tchèque nous revient avec une toute nouvelle production rodée d’abord en première mondiale en Italie la semaine dernière, avec un succès retentissant.Après son lancement officiel à Prague en octobre, Montréal accueillera Rêves sur la Flûte enchantée, d’après l’opéra de Mozart.Les représentations auront lieu du 17 au 29 novembre au théâtre Saint-Denis, un lieu jugé propice par les techniciens venus spécialement de Prague récemment pour pourvoir aux installations requises à ce genre d’événement.Laterna Magika utilise en effet une scénographie unique et originale qui a été perfectionnée depuis son invention en 1958.Ce nouveau type de théâtre qui amalgame la musique, la danse et le cinéma dans un décor, une chorégraphie, une trame sonore et des jeux d’éclairage subtils reflétés dans des miroirs, mettent en relief l’oeuvre dramatique.Rêves sur la Flûte enchantée est l’histoire romancée de la conquête ' de Papageno pour retrouver sa bien-aimée Papagena.Mozart a composé cette oeuvre onirique et romantique à Prague au cours des nombreuses années pendant lesquelles il a agi à titre de musicien du roi.La bande sonore a été enregistrée par le Deutsch Oper Berlin Orchestra avec la participation de plus de 130 musiciens et chanteurs.La venue ici de Laterna Magika est une initiative du nouveau Centre culturel Euro-Est, organisme sans but lucratif établi à Montréal depuis 1991.Ses fondateurs, MM.Julis Kudelka et Claude D.G.Rouleau se sont donné le mandat de favoriser les échanges culturels entre les pays de l’Est et le Canada, en se concentrant plus spécifiquement sur le Québec et la Tchécoslovaquie.La venue de Laterna Magika constitue donc un premier projet en ce sens depuis le début des activités de ce tout jeune organisme, encouragé en cela par le ministère des Affaires intergouvermentales du Québec qui initie ainsi des échanges culturels avec Prague.En guise de réalisation Fameux Suzanne Dansereau de la Presse Canadienne TORONTO — Lorsqu'il a lu le roman Le Zèbre, Thierry Lhermitte s’est tout de suite dit qu’il aimerait bien qu’on en fasse un film dans lequel il pourrait jouer le premier rôle.C’est fait : Le Zèbre, cette belle histoire d’un homme qui veut rallumer la flamme de son amour après 15 ans de mariage, vient d’être porté au grand écran et il met en vedette Thierry Lhermitte, dans le rôle du Zèbre, et Caroline Cellier, dans le rôle de Camille, son épouse.Le film, qui est sorti en France en juin dernier, fait un tabac au Festival de Toronto, où il a été présenté en première nord-américaine.On le verra dans les salles de cinéma québécoises dès le mois d’octobre.Le roman d’Alexandre Jardin, prix Fémina 1988, a toutefois été très difficile à adapter au cinéma, confie Thierry Lhermitte, lors de son passage au festival de Toronto.« Il y a eu quatre adaptations différentes, dont deux écrites par l’auteur du roman, Alexandre Jardin, avant qu’on ne trouve la bonne.il y a avait plusieurs problèmes.D’abord, le livre est écrit à la première personne — du point du vue du Zèbre — et il parle davantage de ses états d’âme que de l’action.Deuxièmement, le role du personnage féminin dans le roman (Camille) est très effacé, presque « zèbre » inexistant.Et troisièmement, si on respectait la chronologie du livre, on perdait tout le suspense ».On s’est donc éloigné de la chronologie ; on a mis plus d’accent sur le rôle de Camille, et ajouté des scènes comiques là où on ne trouvait que des embryons dans le livre.Résultat: une version légère et drôle, quoiqu’un peu superficielle et commerciale du livre de Jardin.L’histoire du Zèbre est celle d’un notaire de province vraiment original — très anticonformiste — qui utile mille trucs et subterfuges pour reconquérir sa femme.Rien ne l'arrêtera, pas même la mort, dans sa quête de l’amour éternel.Avec ses magnifiques yeux bleus, son regard un peu fou et sa gueule de comique — c’est lui qui joue aux côtés de Philippe Noiret dans Les Ripoux — Thierry Lhermitte était parfait pour le rôle.« J’étais très content, lorsqu’on me l’a offert », dit-il humblement.Lhermitte a aimé jouer un personnage qui est à la fois clown et profond, « ou l’on a des scènes ultra-comiques suivies de scènes d’émotions intenses», explique-t-il.« J e ne sais pas si je me serais autant amusé s’il n’y avait pas eu ces deux côtés.Je me suis régalé de toutes les scènes.C’est rare, et j’espère avoir assez remercié Jean Poiret (le réalisateur du film) de m’avoir donné à jouer ce rôle parce que c’est très rare».EN BREF.Un dictionnaire des artistes LE MUSÉE du Québec, en association avec les Presses de l’Université Laval, vient de publier le Dictionnaire des artistes de langue trançaise en Amérique du Nord.L’ouvrage compte 964 pages et 48 illustrations.Il contient les biographies des peintres, sculpteurs, dessinateurs, graveurs, photographes, graveurs et orfèvres de langue française, du Québec mais aussi d’ailleurs sur le continent.L’auteur est David Karel, professeur à la faculté des Lettres de l’Université Laval.Nouveaux prix du gouverneur général LA REMISE des prix du gouverneur général en littérature est un des événements littéraires de l’année.Les lauréats y gagnent une reconnaissance importante, un peu d’argent et, s’ils ont de la veine, voient la vente de leur dernier bouquin augmenter quelque peu.Voila qu’une nouvelle série de prix du gouverneur général sera inaugurée la semaine prochaine pour les arts de la scène, la musique, la danse et les arts dramatiques.A suivre. B-4 ¦ Le Devoir, mercredi 16 septembre 1992_ CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Sneakera 7 h.9 h 25 II: Honeymoon In Vegaa 7 h, 9 h III: Single White Female 7 h 10, 9 h 20IV: Rapid Flre 7h 15,9 h 15 BERRII: (849-3456) — Jeune lemma cherche colocataire 1 h 45,4 h 15,7 h 10,9h 30II: L'ee-prltde Caln 1 h 40.3 h 30,5 h 20, 7 h 10,9 h III: La mort voua va al bien 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30,9 h 30IV: Le côlt obacur du coeur 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 30 V: Twin Peaka 1 h 40,4 h 15, 7 h, 9 h 30 laque 7 h 15 5: Wind 7 h, 9 h 25 •: Jeune femme cherche colocataire 7 h 05,9 h 15 CINEMA OMEGA 1 : - L'arme fatale 3/Le retour de Batman 7 h 15 2: Contre-attaque 7 h, 9 h 15— 3: Rock’n Nonne! h 15— Baelc Inatlnct 9t\ 15 4: Chérie l’ai gonfU le bébé 7 h, 9 h CINEMA PARALLÈLE: 3682 Doul.St-Laurent, Mil (843-6001 ) — Montréal Off/Au paya dee bor-gnea/Trait d'union 20 h.(11 au 17 sept.) BONA VENTURE I: (849-3456) - BROSSARD I: (849-3456) - Ligue an lupona 7 h, 9 h 25 II: Reatez i l’écoute7 h 15— Baalc Inatlnct 9 h 25 III: Sneakera 7 h, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 1 : (849-3456)- Chrla-tophe Colomb 7 h, 9 h 30 2: Honeymoon In Vegaa 7 h 30, 9 h 35 3: Sneakera 7 h.9 h 35 4: L'eeprit de Caln7h 15,9h 155: tV/nd7h05.9 h 30 6: Single White Female 7 h 05,9 h 20 CENTRE EATON 1: Mtl- Enchanted April 12 h 30,2 h 40,4 h 45, 7 h 05,9 h 15 2: Confeaalona perveraea I2h35.2h 45.4h55.7h 15,9h 30 3: Rapid Fire 12 h 30, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 254: Unfor9fv«n12h15,3h,6h15.9h.5: L'arme fatale 3/Le retour de Batman 1 h 15,6 h 50, mer.1 h 15 8: Tolo le hiroa 7 h 15, 9 h 20-Freddle F.R.O.712 h 25, 2 h 25, 4 h 25, mar.mer.12 h 25,4 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil (849-3456)- Sneakera* h 45,7 h 15,9 h 40 2: Honeymoon In Vegaa 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 3: Single White Female 5 h, 7 h.9 h 15 CINÉMA FESTIVAL: 35 Millon (849-7277)— CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- The Hand that Rocka the Cradle 7 h 10,9 h 30 CINÉMA LANGELIER 1: Obaeaalon fatale?h 05,9 h 10 2: Une ligue en lupona 7 h— Unité apéclale9 h 30 3: Reatez i l'écoute 7 h 05,9 h 05 4: L'eaprlt de Caln i h 15— Contre at- Une co-production Société de U Place des Am -SNOtl vingt personnages y en quête cO d'une chanteuse jusoÆksS^ conception et mite en scène lue plamondon louise forestier 16 septembre au 17 octobre 1992 mardi au vendredi 20h, samedi 16h30 et 21b, relâche les dimanches et lundis Theatre du Cafe Reservations téléphoniques: \ de la Place 3 ace cos 514 842 2112.Frais a?services.Redevance de iS i-T.PS.) sur tout billet de plus de 10S.5N0M BEST*" ^ CKATOAM LE DEVOIR CINÉMA PARIS: MU (875-7284)- Batman Re-turna 2 h 30— Spotawood S h, 7 h 15— Ho-warda End 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1:6361 Trans-Ca-nada (849-3456)— Honeymoon In Vegaa 7 h 15,9 h 20 2: A League of Their Own 7 h, 9 h 30 3: Death Becomea Her! h, 9 h 15 4: Sneakera 7 h, 9 h 35 5: Wind! h, 9 h 30 8: Single White Female! h, 9 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-Flremen'a Bailli h 35— Le petit monde de Don Camlllo 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) -Fermé temporairement CINÉPLEX I: (849-3456) - Unlveraal Soldier i h, 5 h 15,7 h 15,9 h 30, mar.1 h, 3 h, 5 h 15,7 h 15, 9 h 30 2: The Player 3 h 30,6 h 45,9 h 15, mar.1 h, 3 h 30,6 h 45,9 h 15 III: Un ligue en lupona 3 fi 30, 7 h, 9 h 25, mar.1 h 05,3 h 30,7 h, 9 h 25IV: Contre attaquai h 10,5 h 10,7 h 10,9 h 25, mar.1 h 05.3 h 10,5 h 10.7 h 10,9h 25V: Death Becomea Heri h 40,7 h, 9 h 15, mar.1 h 05,3 h 40, 7 h, 9 h 15 VI: Baalc Inatlncti h 30,7 h, 9 h 25.irar.1 h 05, 3 h 30.7 h.9 h 25 VII: Proaperoa Book 3 h 40,6 h 45,9 h 15, mar.1 h, 3 h 40,6 h 45, 9 h 15 VIII: Playboya 3 h 20,7 h, 9 h 20, mar.1 h.3 h 20,7 h.9 h 20IX: Chrlatophe Colomb 3 h 25, 7 h 05,9 h 30, mar.1 h 10,3 h 25,7 h 05,9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)— Sana un cri 1 h 30.3 h 20,5 h 10,7 h, 9 h.Il: La Italie hlatolre 1 h, 4 h 30,8 h III: Léolo 2 h.5 h.'h 15,9h30IV: Leaecretde Tara 1 h50,4h 30,7 h, 9 h 15 COMPLEXE GUY-FAVnEAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul René-Lévesque, MU (283-8229)— Aah-tam/La mémoire du vent 18 h, 20 h (15 au 19 sept.) CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— Lee enfanta du parodia 20 h.CRÉMAZIE: (849-FILM) - La cité de la /oie8 h DAUPHIN I: (849-3456) - La belle hlatolre 7 h 30 11: Léolo?h 10,9h 20 CINÉMA QUÉBEC CINÉMA LIDO: —13 au 17 sept.Confeaalona perveraea mar.au jeu.19 h, 21 h 10— Obaeaalon fatale mar.au jeu.19 h.— Jeune femme cherche colocataire 21 h 10— Boomerang mar.au jeu.19 h, 21 h 10— Contre-attaque mar.au jeu.19 h, 21 h 10 LE CLAP: (653CLAP)- Le aecret de Tara 14 h 30,19 h 15- Twin Peaka 12 h, 16 h 45,21 h 30 GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- Le monde de cool 7 h, 9 h 15— Le petit prince a dit 7 h 10,9 h 25- Jalouale 7 h 15,9 h 15- Un-forglven 6 h 30,9 h 05— Indochine 8 h 15— Rock'n Nonne 7 h 20,9 h 30 PLACE CHAREST: (529-9745)-14 au 17 sept-Jeune femme cherche colocataire 13 h 15, 16 h, 19 h.21 h 30— Baalc /natinctüh, 16 h 10, 19 h, 21 h 40— Contre-attaque 13 h 30,15 h 50, 19 h 25,21 h 35— La mort voua va al bien 13 h 45,16 h 45,19 h 35,21 h 50— Sneakera 12 h 30, 15 h 45,19 h, 21 h 33- L'eaprlt de Caln 12 h 45, 15 h, 17 h, 19 h 20,21 h 25- Reatez à l'écoute 13 h, 15 h 30,19 h 10,21 h 20- Obaeaalon te-tais 14 h, 17 h, 19 h 30,21 h 50 PLACE QUÉBEC 1 : (525-4524)— Chrlatopher Columbua 7 h 10— Stay Tuned 9 h 30— Pet Sematary 27 h, 9 h 05 STE-FOY 1: (656-0592)— Confeaalona perveraea 7 h 05,9 h 20— L'arme fatale 3/Le retour de Batman 6 h 45,9 h 15- K2 Ultimate High 7 h, 9 h.FAMOUS PLAYERS æs [5*| CENTRE LAVAL68® 77’1 1600 Le Corbusrer (S 12 15 ?35 4 55 7 15 9 35 | 1 ?5 3 45 6 05 0 25 Tous sows 7 10 9 20 I sam dim ma' mere 12 30 2 50 4 50-7 109 20 COUCHE TARD sam 12 00 Tous les sons 0 30 sam 7 30-10 00 v* (fffilë&cr” - Les Films I _ _ du I Crépuscule | 1 10 2 504 306 10 7 509 35 PARISIEN 866 1161 480 Sle Catherine O (N DOCTEUR PETIOT PARISIEN 868 1868 480 Sle Calhenne O O 1?45 ?55 5 05 7 10 9 20 TOTO LE HEROS H.Tous le» SOWS 7 15 9 20 R1L © version o.anglaise ¦ ESSES S ' 15 3 155 15 M59 15 COUCMF TARD ’.am H 15 v» ?40 « 4*, : o*, 9 H I Tous IBS sows 7 00 9 00 I sam dim mar mern i?T0?V 4 • » • ICOUCHE IARD sam il u.PARISIEN “i1868 ¦ CENTRE LAVAL 6“_"76 480 Sle Catherine O W ( v B 1600 le Corbusier N , t_ Tous IBS soirs 6 00 9 00 sam dim mar mere 1?103 106 109 10 DU PLATEAU 787» ¦ JOLIETTE ?767 1166 15S4 Mont R0)»l E IrH'UPrniAL 720fu» Beaud'* ' 12 00 3 00 6 00 9 00 Tous ibs soirs 6 00 9 00 sam dim 12 00 3 006 00 9 00 TROIS-RIVIÈRES *171 ,“71 PLAZAREPENTIGNY 867«« IMPERIAL 442S Bout RoyJi C> ¦ '«'*¦**» Oé*eiM*WB*fWlte; WC* Tous ibs sons 6 00 9 0 Tous Ibs soirs 6 00 9 00 12 00 3 00 6 00 9 00 sam dim mar mere !?nrifPOLBY STEREO 11 MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.MERCREDI 16 SEPTEMBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • septuor en ré mineur op.74 (Hummel) • grand septuor en si bémol (Berwald) DEMAIN SOIR, 22:00 • quintette La truite op.l 14 (Schubert) • symphonie no 1 Classique (Prokofiev) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 CINÉMA DÉCARIE 1: (849-3456) - Sneakera 7 h, 9 h 25 II: Honeymoon In Vegæ 7 h 35,9 h 35 DORVAL I: (631-8586) - Enchanted April 7 h 10,9 h 1011: Conteealona perveraea 6 h 50,9 h.111: Whlepera In theDarkihiO, 9h.IV: Rapid FlreT h,9h.QU PARC 1: (844-9470)- Slater Act 7 h, 9 h.2: Whlapera In lhe Dark 7 h 20,9 h 30 3: Unfor-0/ven 6 h 45, 9 h 15 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Confeaalona perveraea 1 h 15.3 h 15,5 h 15.7 h 15.9 h 15 2: Indochine Wh, 3 h, 6 h, 9 h.FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1: -Slater Act 7 h 15,9 h 25, lun.12 h 35,2 h 40,4 h 50, 7 h 15,9 h 25 2: Lethal Weapon 3/Batman Returna 6 h 45- 3:3 Nlnjaa 7 h 05.9 h 05 4: Rampage 6 h 50,9 h 05 5: Whlapera In the Dark 7 h 10,9 h 30 6: Pet Sematary 2 7 h 05,9 h 25 7: Un forgiven 6 h 30, 9 h 20 K2 Ultimate High 6 h 45,9 h FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (849-3456)-Wlnd 1 h 30.4 h 15,7 h.9 h 30 2: Twin Peaka Firewalk With Me* h, 9 h 15- Death 0e-coniea Her 1 h 45,' 7 h 10 3: Ralalng Caln 5 h, 9 h 30— A League of their Own 2 h, 7 h.mer.2 h.4: El Lado Oecuro Del Corazon 1 h 30.4 h 20,7 h, 9 h 30 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Confeaalona perveraea 7 h 10,9 h 20 2: Honeymoon In Ve-0a«7h,9h1O3: K2 Ultimate High 9 h 15— Pet Sematary 27 h.IMAX: Vaux Port de Montréal (4964629)- Antarctica vanion française: 10 h 30,11 h 30,13 h 20,14 h 15.15 h 10.16 h 05,17 h, 19 h 30,20 h 30, version anglaise: 12 h 25,18 h 30- Lee Rolling Stonea 21 h 30 (jusqu'au 13 sept tous tes jours) IMPÉRIAL: (288-7102) - Rampage 1 h, 3 h, 5 h.7 h 05.9 h 15 LAVAL : (688-7776) — 1 : Rampage! h, 9 h, mar mer.12 h 40.2 h 50.4 h 50,7 h, 9 h.2: Confeaalona perveraea 7 h 20,9 h 20, mar.mer 12 h 30.2 h 40,5 h, 7 h 20,9 h 20 3: K-2 Ultimate High 7 h 20,9 h 40, mar mer 12 h 20,2 h 40,5 h.7 h 20,9 h 40 4: Enchanted April 7 h, 9 h, mar.mer.12 h 30,2 h 30.4 h 30,7 h, 9 h, S: Un coeur un hiver 7 h 10,9 h 20, mar.mer.12 h 30,2 h 50.4 h 50,7 h 10,9h 208: Stay Tuned!h,9h 10, mar mer.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 10 7: Rock’n Nonne 7 h 25,9 h 40, mer.mer.12 h 40.3 h, 5 h, 7 h 25,9 h 40 8: In-dochlne 6 h, 9 h, mar.mer.12 h 10,3 h 10.6 h 10, 9 h 109: Whlapera In the Dark 7 h 10.9 h 10.mar.mer.12 h 20,2 h 30,4 h 50,7 h 10,9 h 10 10: Boomerang 6 h 50,9 h 20— 3 Nlnjaa mar .mer 1 h.3 h.5 h 11: Chérie J'ai gonflé le bébé! h 20,9 h 30, mar.mer.1 h 20,3 h 20,5 h 20, 7 h 20,9 h 3012: Pet Sematary 2 7 h 20,9 h 30, mar.mer 12 h 30.3 h, 5 h 10.7 h 20,9 h 30 LAVAL 2000 1 : (849-3456)- Jeune femme cherche colocataire 7 h 10,9 h 20 2: La mort voue va al bien 7 h.9 h LOEWS 1*861-7437) - Enchanted April 1 h 15.3 h 15,5 h 15,7 h 15,9 h 15 II: K2 Ultimate High 12 h 15.2 h 30.4 h 50.7 h 10.9 h 30 III: Whlapera In the Dark 12 h 30.2 h 50.5 h 10.7 h 20.9 h 35 IV: S/eter Acf 12 h 15.2 h 30.4 h 45.7 h, 9 h 15 V: Stranger Among Us 12 h 25.2 h 40,5 h, 7 h 2S, 9 h 40, mer.12 h 25,2 h 40,9 h 40 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 : La pae-alon Béatrice 19 h — Lee lunettea d'or 21 h 30— Salle 2: Kalamazoo 19 h 15— Horlzona lointaine 21 h OUTREMONT: (278FILM)- PALACE 1: - Lethal Weapon 3/Babnan Returns 1 h 15,6 h 45, mer.jeu 1 h 15 II: Pel Sematary 212 h 10,2 h 30.4 h 50.7 h 15,9 h 35 III: Stay Tuned 12 h 40,2 h 45.5 h.7 h 10,9 h 101V: Dlggatown 12 h 15.2 h 30.4 h 45.7 h 05.9 h25 V: Chrlatopher Columbua 1 h, 3 h 40,6 h 30,9 h 15 VI: Unforglvon 12 h 30.3 h 15,6 h 10,9 h PARADIS I: (354-3110)— Horlzona lointaine 6 h 30— Allen 3 6 h 45— L'arme fatale 7 h — L'homme d’Endno 8 h 50— Mattreaee de malaon 9 h 05— Le retour de Batman 9h 15 PARISIEN I: (866-3856)- La vieille qui marchait dans la r et lin aesem 514-449-7354 Appartements-logements à louer ¦'Terres/fermes A ST-MARCIL sur Richelieu, basé 64 •rarpents comprenont plantation pms 21 tvons, bois tronc, mason, camps 1-794-.^367._________________ BEAUHARNOIS „ RANCH - TIRRI19 ARPENTS Écurie moderne, 11 taures Grosse •-moson pierre et briaue 1973 Faut -«vendre1 Super pnx HENRI TASCONE 632-c ^5140 jour 692-1070,1-429-2664 sot " ISTRï, termettes 1 ocre et plus, russeau, r- près de ski, futur golf 1-297-4647 : isTRÎË urMARTINVILLI (15 mm Sherbrooke), FERME 350 ocres dont ÉRABUERE175 “ocres, PRAIRIE 110 acres, PATURAGE 65 “rac'es plus GRANGE, ÉTABLE, MA'SON a.RÉNOVÉE Propno Donald Vens 1-819-^(8355249_______________________________ FERMETTE 40 ARPENTS -jiST-JUSTIN (50 km Tros-IRvràrei) Mason - 3 ch.c.à l'étage Propno Direct, code "6702 1-800-465-8040 514-973-7777 -M- .LOIS (S).(Terres), Posés de IX ocres à ,.vendre, entre Rimouski et Cabano, route 232 De 20 0XS à 40 CXS chacun 1-418-•’779-2831_____________________________ ST-GEORGES ae WndSOr, 226 acres de bois, de terre cultivable, praire et -bdtiments 1-819-828-2069 in ST-JUST1N 60 arpents, superbe mason et « bâtiments 655-9519 i\ >¦ — .¦ TERRE de 192 aments avec bâtiments, '' sons mason, peut pâtir, endroit posb’e, -ont 129 XOS Zonéogncoe 1-562-7552 itYvon ‘¦TERRE, environ 190 arpents, zoné vert (agriculture), située à St-Philippe ae , j ioprame, M min du centre-viiè (aucun bâtiment) 659-31X.aorès 17n DOMAINE DES VIGNOBLES LONGUEUIL GRANDS 3 1/2 —41/2 ENTRÉES LAVEUSE - SÉCHEUSE Libre immédiatement ou pour mois à venir.Tous services inclus, piscine extérieure, meublé ou non.PROMOTION EXCEPTIONNELLE Venez visiter nos appariements et.fixez le prix de location!!! 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