Le devoir, 25 septembre 1992, Supplément
— CAHIER SPÉC) • ' : 1 Institutions finaneieneis] •.Mv-?«T*v i:’i^4dÀ %'ikŸ^f'¦ V " immmm > f J Z PHOTO JACQUES NADEAU Oeuvrant depuis 1949 auprès d’une clientèle principalement composée de professionnels, nous comprenons que vous devez avoir l’esprit tranquille pour vous consacrer à ce qui vous tient a coeur.Beau temps, mauvais temps, vous pouvez compter sur nos gens pour régler rapidement toute question relative à vos assurances habitation et automobile.MELOCHE Envisageons l’avenir avec plus d’assurance.COURTIERS D'ASSURANCES Nous demeurons à votre service 24 heures sur 24,365 jours par année.(514) 384-1112 — 1 800 361-3821 2 ¦ Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 cahier spécial INSTITUTIONS FINANCIÈRES Toutes portes ouvertes aux institutions financières Serge Trnffant DEPUIS le 1er juin dernier, le décloisonnement des institutions financières est en marche.Après sept années de vives polémiques et de volumineux rapports, sans compter qu’il aura fallu trois ministres pour mener ce dossier à son terme, les lois sur les Sues, sur les assurances et les tés de fiducie ont été en effet promulguées simultanément au début de l’été.Grosso-modo, le décloisonnement effectué au sein du monde financier permet aux compagnies ou acteurs animant cette industrie d’o- pérer dans les plates-bandes des uns et des autres alors qu’aupara-vant ils se contentaient d’y jeter un coup d’oeil En clair, cela signifie qu’entre les banques, les compagnies d'assurances et les sociétés de fiducie il n’y a plus désormais de frontières et le .ciel est ouvert Évidemment afin que l’industrie financière ne se transforme pas en une auberge espagnole, le législateur a arreté des balises.Des normes qui fixeront l’évolution des institutions entre la consolidation de celles-ci et une bonification des services offerts aux consommateurs.Telle est du moins l’intention affichée par le gouvernement.Dans cette perspective, on re- tiendra que malgré la ferme volonté des banquiers de vendre des produits d’assurances aux comptoirs des succursales disséminées à travers le pays, le ministre responsable du décloisonnement, M.Gilles Loiselle, a élaboré une série de réglements leur interdisant la distribution de polices diverses à travers leur vaste réseau.Par contre, et puisqu’il est question des banques, il leur ait dorénavant permis d’acquérir ou de fonder des compagnie d’assurances, des sociétés de fiducie, de fonds mutuels, de courtage immobilier, de gestion immobilière, de conseil en placement et de gestion de por- BANCASSURANCE Voilà ce qui caractérise de plus en plus la vision de notre Groupe.En recentrant notre développement sur deux grands secteurs financiers : la banque et l’assurance, nous voulons gagner en présence et en force.Pendant que l’Europe progresse sur la voie de la Bancassurance, nous développons de ce côté-ci de l’Atlantique un mariage unique et dynamique tout en bâtissant des ponts avec le reste du monde.Nous entendons devenir une institution financière canadienne d’importance en Bancassurance.LA CORPORATION DU GROUPE LA LAURENTIENNE tefeuille, de financement spécial (ex : pour les opérations de capital de risque), de crédit-bail autres qu’automobiles et meubles, tout comme on leur permet d’avoir des liens commerciaux avec des entreprises industrielles à la condition que ces banques n’en soient pas propriétaires.Aux compagnies d’assurances, le gouvernement accorde « pleins pouvoirs en matière de prêts à la consommation.» De fait, ces institutions « disposeront aussi de pleins pouvoirs en matière de prêts commerciaux à condition de se conformer à certaines exigences, à savoir un capital de base d’au moins 25 millions $ et l’agrément des auto- rités de surveillance, de manière à s’assurer qu’elles disposent des ressources humaines et des mécanismes de contrôle voulus pour gérer un portefeuille de prêts commerciaux.» Aux sociétés de fiducie on a accordé les mêmes droits que ceux dont peuvent se prévaloir les assurances.À ces deux types de compagnies, il est par ailleurs permis d’associer les réseaux de distribution pour faire évidemment la promotion et la vente des produits des uns comme des autres.Telles sont, de façon schématique, les nouvelles règles du jeu financier.Rien de trop neuf pour les assureurs québécois Claire Harvey Depuis 1984, la loi québécoise autorisait déjà les compagnies d’assurance à détenir des institutions financières via leurs filiales.La réforme du système financier canadien, en tant que telle, n’entraînera donc pas de grand changement sur l’échiquier des sphères d’activités des assureurs québécois.Toutefois, on peut s’attendre à des alliances stratégiques et de meilleurs réseaux de distribution chez les assureurs de dommages accompagnés d’une consolidation «prudente» chez les assureurs de personnes.Au Québec, les activités des assureurs de personnes se sont déjà diversifiées.Le décloisonnement des institutions financières s’est amorcé en 1984 par la loi 75 sur les assurances.« Par le biais de leurs filiales, certains offrent donc déjà des services fiduciaires, de gestion de fonds de pension et des produits d’épargne », explique M.Yves Mil-lette, vice-président de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (AC-CAP).« De grands changements, dit-il, seraient étonnants.Les assureurs ne se lanceront pas dans l’acquisition de compagnie à grands frais mais auront plutôt tendance à regrouper leurs fiducies et les transformer en banques.Les banques ainsi acquises feront partie de celles de l'annexe II ».L’industrie de l’assurance dommage, quant à elle, souffre présentement d’une surcapacité et commencera par se rationaliser.Selon M.Raymond Mezda, directeur du Bureau d’Assurance du Canada (BAC), la baisse des taux d’intérêt réduit d’année en année la marge de manoeuvre de ces compagnies.Leur volume de primes ne leur permet pas d’investir à long terme contrairement aux assureurs de personnes.Ce secteur de l’industrie ne dispose pas du capital nécessaire pour explorer d’autres sphères d’activité mais offrira tout de même de nouveaux produits financiers.Ces entreprises réduiront aussi leurs coûts d'administration et augmenteront leur productivité.Bref, croit-il, celles-ci surveilleront leurs états financiers.Quelques 421 assureurs au Québec se partagent les parts d’un marché de plus de 9,4 milliards de dollars.Cette somme représente 25.5 % du marché canadien de 36,8 milliards de dollars.« Si le décloisonnement offre des occasions, le véritable défi réside bien plus à faire face à la concurrence », dit M.Henri-Paul Rousseau, président et chef de direction de la Laurentienne Générale.« Nous y parviendrons en s’ajustant aux besoins des consommateurs.Pour rejoindre une plus vaste clientèle, l’accent sera aussi mis sur l’amélioration des réseaux de distribution ».« Pour devenir plus compétitifs et bénéficier d’économies d’echelle, on peut prévoir un certain nombre de fusion, dit M.Henri-Paul Rousseau.Le nombre d’entreprises devrait diminuer.Présentement il y a beaucoup trop de joueurs sur le marché ».La globalisation dans un contexte economique stagnant a aussi entraîné une guerre des prix.Les cycles de l’industrie se sont détériorés par le passé.Les pertes de revenus ont été plus vites que la possibilité d’augmenter les primes.« L’industrie devrait donc réajuster son tir en haussant progressivement les primes et retrouver son seuil de rentabilité», dit M.Raymond Mezda.En plus de cette concurrence et du cycle de d’industrie, les compagnies d’assurances québécoises redoutent l’intrusion des banques et cette crainte semble légitime.En 1987, lorsque le gouvernement fédéral les a autorisé à détenir une société de courtage en valeurs mobilières, celles-ci se sont emparées de tout le secteur des valeurs mobilières.Les compagnies d’assurances ne pourraient résister très longtemps à la puissance financière et au réseau de distribution des banques.« Les compagnies d’assurances bénéficient d’un moratoire de cinq ans, dit M.Alain Tuchmaïer, analyste financier chez McLean McCarthy.Elles doivent donc se consolider et se préparer à l’arrivée des banques ».A l’heure actuelle, la réforme des lois sur les institutions financières fédérales, présentée par M.Gilles Loiselle, le ministre d’État aux Finances et président du Conseil du 'lYésor protège en quelque sorte les compagnies d’assurances.Les banques ne sont pas autorisées à distribuer des assurances par leurs succursales ni à faire du marketing direct auprès d’une clientèle cible. cahier spécial INSTITUTIONS FINANCIÈRES Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 ¦ 3 Ottawa prêt à abolir le mur de la mutualisation PHOTO ARCHIVES Gilles Loiselle, ministre d’État aux Finances.Serge Truffaut PRÉSIDENT du conseil du trésor et ministre d’État aux Finances, Gilles Loiselle entend permettre d’ici peu la démutualisation des compagnies d’assurances et accélérer le processus d’harmonisation des lois fédérales et provinciales afin de consolider la réforme des institutions financières en cours depuis trois mois seulement.Au cours du long entretien qu’il nous a accordé, le ministre a promis en effet que d’ici la fin du mois il transmettrait « aux provinces l’approche du fédéral » en la matière sans nous en divulguer la teneur dont il réserve évidemment la primeur, on s’en doute, à ses homologues provinciaux.Sur les rencontres exploratoires que M.Loiselle a poursuivies avec les représentants des provinces, celui-ci a simplement laissé tomber que « si le climat était bon il faut bien dire que le processus de concrétisation était décevant.» Malgré ce hiatus, le ministre responsable des institutions financières s’est dit confiant de voir tous les acteurs impliqués dans ce dosser défendre « une approche commune qui faciliterait le renforcement des institutions canadiennes face à la compétition internationale.» Pas plus, pas moins.En ce qui a trait à la démutualisation des compagnies d’assurances de personnes, M.Loiselle a indiqué que la proposition de règlement sur laquelle il travaillait reprendrait notamment le modèle élaboré et adopté par le Groupe La Laurentienne.Si tel était le cas, si effectivement le fédéral reprend le principe « Laurentien », cela signifierait que les mutualistes seraient regroupés au sein d’une société mutuelle de gestion qui serait actionnaire majoritaire de la corporation ou entité au sein de laquelle le pouvoir décisionnel est concentré.À ce stade-ci de ce dossier, une chose est sûre : « On permettra la démutualisation à la condition que le principe de la propriété élargie inhérent à ce type de compagnies soit respecté.Cela dit, tous les modèles sont actuellement sur la table, l’essentiel étant que l’accès au capital leur soit facilité.» Selon les informations obtenues auprès de M.Yves Millette, vice-president de l’Association des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP), le modèle « Laurentien » mis à pari, le Fédéral proposera le modèle qui a cours aux États-Unis, soit la possibilité de transformer une mutuelle en compagnie à capital-actions.« On sait par exemple, de poursuivre M.Millette, que la Confederation Life est intéressée au principe américain alors que la North American Life aimerait bien adopter le principe de la Laurentienne.» Toute la difficulté pour le fédéral résidera dans le choix et l’application des règles balisant la propriété des sociétés ayant opté pour le profil américain.« Car si on ne limite pas le nombre d’actions que pourraient détenir une personne ou une société, de souligner M.Millette, on permettra de facto aux compagnies étrangères d’acquérir des institutions canadiennes.» « Il ne faut pas oublier que la Sun Life, de continuer le vice-président de l’ACCAP, avait opté en 1959 pour le principe mutualiste afin de ne pas passer à des intérêts étrangers.En fait, si on ne limite pas la propriété des compagnies souhaitant « On permettra la démutualisation à la condition que le principe de la propriété élargie inhérent à ce type de compagnies soit respecté.Tous les modèles sont sur la table, l’essentiel étant que l’accès au capital leur soit facilité.» se démutualiser on risque d’assister ici même au Canada à une concentration de l’industrie financière.Que deux ou trois banques canadiennes acquièrent autant de compagnies d’assurances de personnes et la concentration sera un état de fait.» Afin justement de pallier ou de contrer le phénomène de concentration de l’industrie financière en cours depuis que les banques ont acheté les grandes firmes de courtage en valeurs mobilières, les autorités gouvernementales se sont dotées d’un pouvoir discrétionnaire autant que décisionnnel suffisamment large que toute transaction d’importance devra recevoir l’imprimatur du ministre d’Etat aux fi- nances.Selon les précisions apportées par M.Loiselle, cet exercice solitaire du pouvoir s’effectuera entre deux pôles, soit « accroître la concurrence pour le bénéfice des consommateurs » tout en « favorisant la solidité des institutions financières canadiennes.» Est-ce que des règles précises ont été arrêtées ?« Non.Ce n’est pas possible d’établir des règles à l’avance.Le ministre étudiera cas par cas.» En fait, l’essentiel dans l’exercice de ce pouvoir résidera à éviter « une trop grande concentration dans les périodes de pertubation.On devra éviter la disparition raisonnable d'institutions actuellement indépendantes, comme on de- vra éviter les dérapages qui risqueraient de dérégler le système.» Et comment entendez-vous concilier l’intérêt des consommateurs avec celui des institutions canadiennes, notamment les banques qui critiquent le gouvernement en stipulant qu’il ne leur a pas accordé les pouvoirs qui leur auraient permis de concurrencer à armes égales les compagnies étrangères ?« C’est vrai que bien des institutions japonaises sont aujourd’hui plus grosses que des institutions canadiennes.Mais.« Mais lorsque le lobby des banquiers prend l’exemple de la Banque Royale en soulignant qu’elle ne figure plus parmi les cinquante grandes banques du monde par l’actif, il oublie de mentionner que la capitalisation et le ratio de profit de cette banque, comme d’ailleurs celui des autres banques canadiennes, est meilleur que celui des banques japonaises.Il est donc faux de prétexter, par exemple, que la Banque Royale a régressé et que, partant de là, le gouvernement aurait dû permettre aux banques de pénétrer le créneau du crédit-bail ou de vendre des assurances au sein des succursales bancaires.» Sur le front des assurances, on s’en souviendra, il est permis aux banques d’acquérir des compagnies oeuvrant dans ce secteur comme dans celui des services fiduciaires.Qui plus est, on permet à une compagnie d’assurances de s’allier à une société de fiducie afin d’offrir ses produits.Dans un tel contexte, ne craignez-vous pas que les banques usent de toutes les ouvertures contenues dans votre réforme et vous mettent devant le « Non.Ce n’est pas possible d’établir des règles à l’avance.Le ministre étudiera cas par cas.L’essentiel dans l’exercice de ce pouvoir sera d’éviter une trop grande concentration dans les périodes de perturbation.» fait accompli, de sorte que vous seriez obligez de leur autoriser ce qu’aujourd’hui vous leur refusez ?« Tout d’abord.« Tout d’abord, il faut souligner qu’il n’y avait aucune raison de démanteler le réseau de distribution existant car il sert bien la population.Pour ce qui est de votre question, on verra à l’usage.Et si jamais les banques dévient du cadre permis, je peux vous dire que des amendes considérables sont prévues.Cela dit, il n’y a pas d’absolu.» Telle que formulée, la réforme des institutions financières « n’est pas un dogme » de conclure le président du Conseil du trésor et ministre d’État aux finances.KJ Groupe La Mutuelle Le profil de l’avenir Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 cahier spécial INSTITUTIONS FINANCIÈRES L’industrie de l’assurance-vie est aux aguets Jean-Marc Salvet Dans les décisions qu’elles rendront sous peu, « les autorités fédérales de surveillance devront prendre en considération des éléments politiques avec un grand P », déclare Yves Millette, vice-président de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP).« Elles ne doivent pas seulement tenir compte d’éléments techniques mais aussi de la situation d’une industrie évoluant dans un pays donné, aux prises avec une situation économique particulière.Leurs décisions relatives aux nouvelles règles de capitalisation ne doivent donc pas être désincarnées.» Pour M.Millette, si certaines des propositions actuellement sur la table devaient être retenues, comme .semble le souhaiter le Surintendant fédéral et, dans une moindre mesure, l’inspecteur général des institutions financières du Québec, cela aurait un impact important sur l’industrie de l’assurance de personnes.Les parties devraient alors absolument convenir d’une période de transition.L’institutionnalisation de nouvelles normes de capitalisation doit offrir aux autorités et aux consommateurs la garantie que les compagnies sont suffisamment capitalisées pour les opérations qu’elles réalisent.Un principe auquel souscrivent les sociétés.« Mais suffisamment capitalisées ne veut pas dire trop capitalisées, déclare M.Millette.Il y a un coQt au capital que vous levez.» En retour de celui-ci, des dividendes ou des intérêts doivent être versés aux investisseurs ou aux prêteurs.Les observateurs estiment que, lorsque les nouvelles règles auront été adoptées et que la période de transition encore à négocier sera échue, les exigences de capitalisation seront vraisemblablement supérieures à ce qu’elles sont aujourd’hui.Les nouvelles règles devraient entre autres éliminer certains éléments d’actifs du calcul du surplus.Aucun État du monde ne s’est encore doté de normes minimales de capital et surplus.Comme le Canada, plusieurs entendent toutefois corriger cette lacune.En fait, le seul système en place semble être le système de capital et surplus minimum requis pour participer à la Société canadienne d’indemnisation pour les assureurs de personnes (SIAP), jugé trop libéral par les autorités de surveillance, particulièrement à Ottawa.Ce système est censé permettre à la SIAP d’appréhender l’état de solvabilité de ses membres.Il n’est cependant pas obligatoire et n’a pas force de loi.Voici environ sept ans, le gouvernement fédéral manifesta son in- UQAM Liuniversité actuelle Certificats spécialisés Ces programmes répondent aux besoins de perfectionnement du personnel des institutions financières et des compagnies d’assurances.Ils visent d’abord à permettre à l'étudiant-e de compléter ses connaissances de base dans le domaine de la gestion d’entreprise et de parfaire ses connaissances et son habileté dans le domaine des services où son entreprise oeuvre.Ces programmes répondent aussi aux exigences de perfectionnement de la Fédération des Caisses populaires, de l'Institut des banquiers canadiens, de l’Institut d’Assu-rance du Canada, de l'Institut québécois de planification financière, de l’Association des intermédiaires en assurance de personnes du Québec, de l'Association des courtiers d’assurance de la province de Québec, de l’Association des experts en sinistres indépendants du Québec et de l’Association des gestionnaires de risques et d’assurance du Québec.Programmes offerts : • Certificat en administration de services (4285) - banque - coopérative - assurances générales Tél.: (514) 987-8511 • Certificat en analyse financière (4207) Tél.: (514) 987-8513 • Certificat en assurance de personnes - assurance-vie Tél.: (514) 987-8511 Date limite d'admission : 1" novembre 1992 Formulaires d'admission: (514) 987-3121 Université du Québec à Montréal tention d’étudier la possibilité de créer un test visant a qualifier les actifs et les passifs des compagnies d’assurances de personnes et d’exiger un certain montant de capital en fonction du risque encouru par certains actifs.Des discussions ont cours depuis plus de deux ans entre l’industrie et les autorités compétentes.L’objectif est d’en arriver à l’institutionnalisation de règles harmonisées pour l’ensemble des compagnies du secteur qu’elles aient une charte fédérale, québécoise ou ontarienne.Les règles doivent être comparables pour les unes et les autres, affirme Jacques Labrecque, PDG de la Mutuelle des fonctionnaires du Québec.« Il faut absolument éviter qu’il y ait d’un côté des compagnies Québec approved et de l’autre Canada approved.Le dossier des normes de capi-talisationîa pris une acuité nouvelle le 1er juin dernier.Depuis cette date, les compagnies à charte fédérale sont investies de pouvoirs de diversification et de placements semblables à ceux déjà conférés aux compagnies à charte québécoise.Mais alors que le Surintendant fédéral a déjà indiqué son intention de faire aboutir ce dossier d’ici la fin de l’année, l’industrie et les autorités réglementaires ne sont toujours pas parvenues à aplanir leurs différends concernant quatre points principaux : l’achalandage, le traitement des filiales, les gains et pertes non réalisés sur immeubles et, écueil encore plus technique que les trois premiers s’il se peut, les réserves négatives et les réserves pour déficience de valeur de rachat.Les deux derniers points affectent plus particulièrement les compagnies a charte fédérale tandis que l’achalandage et le traitement des placements dans les filiales représentent des questions de première importance pour celles détenant une charte québécoise.Ces dernières estiment essentiel qu’une certaine forme d’achalandage, « le bon achalandage, celui qui a une valeur perrmanente » continue d’être acceptée.Si les autorités de contrôle ne reconnaissent plus l’achalandage, les compagnies québécoises, s’étant beaucoup développées par acquisition au cours des dernières années, pourraient se retrouver avec un problème sur les bras.Une difficulté qui pourra toutefois être résolue par l’adoption d’un échéancier d’adaptation leur permettant V; Yves Millette, vice-président de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes.d’amortir leur achalandage dans le temps.Les sociétés redoutrenfrt également que le Surintendant fédéral ne les obligent à radier cxomplè-tement leurs investissements en filiales de leurs états financiers.Ce serait autant de capitau sur lesquels elles ne pourraient plus compter.Hormis « ces quelques points de divergence », pour lesquels le vice-président de l’ACCAP n’exclut pas que les parties puissent en arriver à des rapprochements d’ici décembre, l’industrie estime que, dans leur ensemble, les nouveaux standards de capitalisation visant à mesurer la solvabilité des assureurs seront « plus scientifiques » comme le prétend Richard Mathieu, adjoint au président de la SSQ-vie.Pour les opérations régulières des compagnies, des règles plus détaillées seront définies.Grâce à elles, les sociétés d’assurance-vie sauront précisément quel est le niveau de capital requis pour « chaque ligne d’affaires et même pour chaque produit».Ce qui est une bonne chose.Selon Yvon Charest, vice-président et directeur général actuariat et contrôle de l’Industrielle-Al- Les contrats d’assurance par Me Jean-Guy Bergeron Un ouvrage indispensable.Le seul ouvrage capable de vous assurer une indemnité complète.Mettez vos réclamations à l’abri.Pour apprécier vos assurances : Tome I, 596 pages 60 $ Tome II, 670 pages 70 $ LES Éditions SEM inc.C.P.34024 Sherbrooke (Québec) J1 K 3B1 Téléphone: (819) 821-7523 Télécopieur; (819) 821-7578 Jusqu’au 26 octobre 1992 30% de réduction aux 500 premiers acheteurs qui feront suivre cette annonce liance, il ne fait aucun doute que le consommateur bénéficiera à terme d’une sécurité accrue.« II saura que dorénavant les normes de capitalisation tiendront compte des risques pris par les assureurs.» Reste toutefois à voir quel sera le degré de sévérité des nouvelles normes.Si elles sont trop strictes, les assureurs feront preuve d’une « très grande discipline » et concentreront leurs activités dans des produits requérant moins de capitaux.Ou dans ceux permettant de dé- Sune meilleure marge béné-e.Evoquer un éventuel resserrement des normes de capitalisation, c’est aussi, par ricochet, aborder l’épineuse question du financement des mutuelles d’assurances.Si les nouvelles règles devaient avoir pour effet d’exiger une augmentation du capital requis pour opérer, celles-ci se retrouveraient plus dépourvues que les compagnies à capital-actions.Il est en effet plus difficile pour les mutuelles que pour les autres de lever des capitaux.C’est la raison pour laquelle des sociétés canadiennes, parmi lesquelles la Confédération Vie, ont récemment annoncé leur intention d’étudier la possibilité de se « démutualiser » ou de se «remutualiser».Un peu comme la Laurentienne et d’autres l’ont déjà fait afin d’avoir accès au marché des capitaux.Dans toute cette affaire, la période de transition sur laquelle les parties devront s’entendre apparaît d’ores et déjà comme une question capitale.« Elle devra être assez longue afin de donner aux sociétés le temps d’avoir accès aux capitaux et d’ajuster leurs affaires afin de se conformer aux nouvelles règles», dit Robert St-Jacques président et chef de la direction de la Laurentienne financière inc., le holding de la Laurentienne-vie et de l’Impériale compagnie d’assurance canadienne.Mais elle ne devra pas non plus l’être trop.Car, c’est toute l’industrie qui supporte « les risques associées à une société moins bien capitalisée ».M.St-Jacques pense à un échéancier d’adaptation courant sur une |)ériode de trois à dix ans.Selon lui, « trois ans serait un minimum et diwans un «uiximurtiu.' • • '11 i,a * * cahier spécial INSTITUTIONS FINANCIÈRES Le placement privé par courtiers risque d’être aboli Jean-Marc Salvet LES DIFFÉRENTES corn missions des valeurs mobilières au Canada se penchent actuellement très sérieusement sur la pertinence d’interdire ou de mieux baliser la pratique du placement privé (Bought deal).Le phénomène n’est pas encore alarmant mais il pourrait fort bien le devenir, affirme Jacques La-belle, le secrétaire général de la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ).Cette pratique, qui n’a cessé de prendre de l’ampleur au cours des dernières années, constitue une véritable entrave à une large distribution des valeurs mobilières parmi le public investisseur.Ils sont nombreux ceux qui déplorent le fait que de plus en plus de courtiers offrent de plus en plus souvent à des entreprises d’acheter privément une émission d’actions qu’ils revendent aussitôt à des investisseurs institutionnels.Que les émissions ainsi acquises soient surtout placées auprès d’investisseurs institutionnels ennuie particulièrement la CVMQ.L’investisseur individuel se trouve laissé pour compte.« Or, ajoute M.Labelle, si l’on veut pouvoir intéresser les investisseurs ordinaires, il faut offrir à tous la possibilité d’avoir accès à tous les produits financiers ».Si les meilleurs placements sont seulement proposés aux investisseurs institutionnels, cela risque de susciter « un désintérêt chez plusieurs investisseurs individuels, ce qui serait bien sûr néfaste à plus ou moins long terme ».La CVMQ songe à établir une réglementation ad hoc.Elle a déjà fait paraître dans son bulletin hebdomadaire des avis demandant aux parties intéressées de lui faire part de leurs observations en ce qui a trait au Bought deal.Lorsqu’elles envisagent de modifier une règle ou d’en adopter de nouvelles, la procédure habituelle veut que les commissions des valeurs mobilières fassent d’abord publier dans leur bulletin hebdomadaire respectif un projet par le- 3uel elles invitent les gens de l’in-ustrie, ainsi que toute personne intéressée, à faire connaître leur point de vue.Ce n’est qu’après Meilleure place au soleil pour l’industrie canadienne C’est une compagnie fiable et Ça prend pas de temps pour obtenir e règlement de nos reclamations.» avoir analysé ceux-ci qu’elles prennent une décision.M.Labelle a bon espoir que les commissions puissent prendre position sur ce dossier au cours de l’automne.Il confie que la nouvelle norme « pourrait aller jusqu’à interdire le Bought deal.Bien que la CVMQ l’ait traduite par « acquisition ferme », l’expression anglaise de ce placement privé par courtiers n’a pas encore trouvé d’équivalent français qui fasse consensus.Les maisons de courtage comme Tassé et Associés ne sont évidemment pas en mesure de sauter dans le train du Bought deal.Elles ne possèdent pas la taille financière requise.Jean-Louis Tassé, le président de Tassé et Associés, estime que le Bought deal est peut-être très bien pour la compagnie émet-trice, mais le client de détail est privé de la possibilité d’un investissement.« Ni lui, ni le vendeur de détail n’ont accès à ces titres.Dans la mesure où une partie du marché ne peut s’en porter acquéreur, juge-t-il, la pratique est inique ».Pour sa part, Bernard Tellier, premier vice-président, administrateur et directeur général de Richardson ii Greensluelds au Québec, serait davantage favorable, plutôt qu’à une abolition pure et simple, à ce que les autorités balisent la pratique de manière à la rendre plus transparente.Un peu comme l’a recommandé un comité formé par l’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières à la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario.« C’est de la mécanique, convient-il, mais le public aurait alors davantage la chance d’apprendre qu’une transaction s’en vient.» À l’instar de plusieurs de ses pairs, M.Tellier reconnaît que « présentement, il y a absence de visibilité dans ces transactions ».Cet épineux dossier devrait alimenter bien des discussions lors de la prochaine réunion des différentes commissions des valeurs mobilières canadiennes qui débute le 30 septembre à Vancouver.Parce qu’il a toujours existé sous différentes formes, le Bought deal n’est qu’indirectement lié au décloisonnement intervenu dans le secteur, en 1983 au Québec et en 1987 en Ontario.Il lui est en tout cas antérieur.La déréglementation a permis aux institutions financières de créer ou d’acquérir des maisons de courtage en valeurs mobilières.Ce qu’elles n’ont pas tardé à faire, élargissant ainsi la gamme de leurs services.Aujourd’hui Nesbitt Thomson appartient à la Banque de Montréal, Lévesque Beaubien Geoffrion à la Banque Nationale, Wood Gundy à la Banque Impériale de Commerce, Scotia Mcleod à la Banque de la Nouvelle-Écosse, etc.Richardson & Greenshields est l’une des dernières grandes firmes au Canada à ne pas être contrôlée par une institution financière.Certains opinent que le décloisonnement intervenu au plan de la propriété a peut-être favorisé le Bought deaL Celui-ci exige en effet énormément de capitaux.Même si elles en avaient déjà beaucoup, les grandes maisons de courtage en possèdent encore plus depuis qu’elles sont devenues filiales de puissantes institutions financières.Mais ce n’est pas tout.Les liens établis par les plus grandes firmes avec des institutions financières ont également l’heur de rassurer l’émetteur d'actions qui ne doute as que le courtier parviendra à ien placer son émission.Ce qui, encore là, aurait favorisé l’expansion du phénomène.nui est important pour nous, « Et c’est ce qu’on a avec Wawanesa.c’est sur! » ’ BIEN QU’ELLE ait eu pour conséquence, entre autres, la disparition de petites et moyennes firmes de courtage en valeurs mobilières du marché, la déréglementation a permis à l’industrie canadienne de mieux se positionner à l’échelle mondiale.« Elle a renforcé nos maisons de courtage », dit Pierre Lizé, directeur de l’encadrement du marché de la Commission des valeurs mobilières du Québec.» Elles ont désormais « une plus grande visibilité sur les marchés étrangers ».Elles deviennent membres de différentes bourses un peu partout dans le monde.Juste équilibré en fait puisque de plus en plus de courtiers européens s’installent aussi au Québec.Le fait qu’aujourd’hui, selon l’évaluation du milieu, 80 % du mar- ché des valeurs mobilières soit contrôlé par les filiales des grandes institutions financières en indispose cependant plus d’un.D’autant plus que plusieurs spécialistes croient meme probable que cette proportion puisse grimper à 85 % ou 90 % au cours des prochaines années.A la faveur d’une reprise économique, par exemple.Une estimation que ne partage pas Jean-louis Tasse, reconnu pour tenir farouchement à l’indépendance de sa firme.« J’ai plutôt l’impression que nous assisterons au cours des années 90 à la naissance d’une foule de petits courtiers », dit-il en rappelant que le Canada compte déjà beaucoup moins de courtiers par 100 000 habitants que les États-Unis.— J.-M.S WAWANESA ASSURE VOS BIENS.BIEN! 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Verdun.5369, av.Verdun BANLIEUES OUEST: Dollard-des-Ormeaux.3365, boul.des Sources .Dorlon.371, boul.Harwood 424-0741 © 1991, La compagnie mutuelle d'assurance Wawanesa.Fondée au Canada en 1896. 6 B Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 cahier spécial INSTITUTIONS FINANCIÈRES cahier spécial INSTITUTIONS FINANCIÈRES Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 ¦ 7 L’Inspecteur général ne pouvait pas endiguer la débâcle des Coopérants Robert Dutrisac AVEC la débâcle des Coopérants, l’Inspecteur général des institutions financières du Québec, M.Jean-Marie Bouchard, a testé les limites de ses pouvoirs.Cette crise sans précédent a aussi remis en question le fonctionnement de la Société d’indemnisation pour les assurances de personnes (SIAP) dont c’était la première épreuve.Sur deux questions, l’élargissement des pouvoirs d’intervention de l’Inspecteur général et les leçons à tirer de la crise des Coopérants, M.Bouchard a produit des rapports qu’il a qualifies de précis et détaillés au cours de l’entrevue au DEVOIR.Sur la redéfinition de ses pouvoirs et sur la révision de la nature de la SIAP, l’Inspecteur général a fait son lit.« Ma réflexion est faite », dit-t-il.Se défendant de vouloir « ouvrir des plaies qui sont cicatrisées », M.Bouchard, pour expliquer les raisons qui ont conduit à la débâcle des Coopérants, signale, dans un premier temps, que l’Inspecteur général « ne peut pas se superposer aux administrateurs» d’une compagnie en difficulté.« Nous ne sommes pas dans un système d’intervention gouvernementale de tutelle », rappelle-t-il.Tout ce que peut faire l’Inspecteur générât soutient M.Bouchard, c’est de produire un rapport sur les lacunes d’une compagnie et demander aux dirigeants de les corriger.« En vertu de la législation actuelle, c’est tout ce que je peux faire sauf à la limite quand la compagnie est sur le bord de l’insolvabilité.Mais il est trop tard.» « À un moment donné, poursuit M.Bouchard, l’autorité doit pouvoir exercer les contrôles requis quand elle sait qu’une institution ne veut pas prendre les moyens qui s’imposent.» L’Inspecteur général fait un rapprochement avec le Bill C-48 qui Jean-Marie Bouchard, Inspecteur général des institutions financières.élargit considérablement les pouvoirs d’intervention de la Société d’assurance-dépôts du Canada, l’organisme fédéral chargé d’indemniser les déposants des institutions de dépôt à charte fédérale en cas de liquidation.« La Société d’assurance-dépôts peut maintenant exproprier une compagnie lorsqu’elle est convaincue que les dirigeants ne prennent pas les moyens nécessaires pour éviter une débâcle », décrit-il.De là à penser que l’inspecteur général souhaite obtenir des pouvoirs semblables, il n’y a qu’un pas, un petit pas, minuscule même, que M.Bouchard refuse de faire, demeurant sur sa réserve bureaucratique.« On imagine que rigueur veut dire intrangigeance.Il faut en fait concilier ce qui apparaît irréconciliable, avec prudence et modération », répond-il évasivemnent.Selon des sources de l’industrie, M.Bouchard, en plus de réclamer VOUS DEVEZ PRÉSENTER ONE RÉCLAMATION FEU • VOL - INNONDATfON - VANDALISME - VENT • AUTOMOBILE • RÉSIDENTIELLE - COMMERCIALE ¦ INDUSTRIELLE - AGRICOLE VOUS AVEZ DES QUESTIONS COMMENT — COMBIEN — QUAND MOUS AVOMS LA SOLUTION Les expertises omer Payette inc.Experts en sinistres Au service des sinistrés 10293, rue Papineau, Montréal H2B 2AI (514) 389-5934 MONTRÉAL (800) 663) 663-2845 SANS FRAIS SERVICE 24 HEURES des pouvoirs élargis, proposerait de créer une régie étatique financée par le secteur privé pour remplacer la SIAP.Chargée d’indemniser les assurés dont la compagnie d’assurances est sur le point d’être liquidée,la SIAP, un organisme créé il y a deux ans à peine et administré entièrement par l’industrie, a connu plusieurs ratés dans l’affaire des Coopérants.On se rappelera qu’un groupe d’assureurs québécois a contesté avec succès devant la Cour le système de cotisations de la SIAP.De plus, l’organisme, appelé à financer une transaction qui aurait permis le sauvetage des Coopérants par l’Industrielle-Alliance, n’avait pu obtenir l’appui des banques vue l’absence de garanties adéquates.M.Bouchard est conscient des lacunes actuelles.« Lorsque vous avez un système d’indemnisation privé, administré par les compagnies, des difficultés surviennent à cause des conflits d’intérêt immenses entre les compagnies qui sont des concurrentes.Il est difficilement concevable que l’industrie privée joue un rôle de supervision et exerce des pouvoirs qui participent à ceux d’un organisme de contrôle », explique-t-il.Qui plus est, « c’est très difficile pour des entreprises privées qui sont en concurrence de se cotiser pour favoriser un concurrent qui va acheter une compagnie en difficulté et je les comprends », d’ajouter M.Bouchard.Par contre, l’Inspecteur général, qui assumerait la direction d’une régie étatique d’indemnisation des assurés, « n’a pas ce problème de conflits d’intérêt », fait-il remarquer.« Quand vient le temps de faire des sauvetages et qu’on dit par exemple qu’il est préférable de faire des avances de fonds sans intérêt, on le fait pour le bien commun.» Les deux rapports susmentionnés ont été produits sous forme d’avis à la ministre, ce qui n’en oblige pas la publication en vertu de Loi sur l’accès à l’information, au grand dam d’ailleurs de l'opposition et de son critique en matière d’institutions financières, le député pé-quiste André Boisclair.Tout en soutenant qu’il revient à la ministre de rendre public le contenu de ses avis, M.Bouchard a quand même voulu faire part de certains constats qu’il tire des dernières années tumulteuses.Au chapitre des pouvoirs dévolus à l’Inspecteur général, M.Bouchard estime qu’« il y a une rééva-lution fondamentale à faire».La question à laquelle il faut répondre, à son avis, est la suivante : demandons-nous aux autorités de contrôle une obligation de moyens ou une obligation de résultats ?.« Ça fait toute la différence au monde », es-time-t-iL « Entre vous et moi, le public de façon générale s’attend à une obligation de résultats.Il n’admet pas qu’il y ait des défaillances et s’imagine que les autorités de contrôle ont tous les moyens, tous les pouvoirs, tous les effectifs, toutes les possibilités pour éviter les catastrophes », fait-il observer.Or ce n’est manifestement pas le cas.Autre question qui tient à coeur M.Bouchard, la capitalisation des compagnies d’assurance-vie et, notamment, les normes fédérales issues de la nouvelle loi sur les assurances qu’Ottawa a sanctionnée.Ces normes, l’industrie dans l’ensemble du Canada en a décrié la première version.« L’industrie n’a pas accepté les normes élaborées par le fédéral qui étaient beaucoup trop rigiges, beaucoup trop sévères », relate M.Bouchard.En outre, « ces normes fédérales heurtaient de front la réforme du Québec », signale-t-il.« Je prends l’image d’un créancier qui veut tellement se protéger qu’il exige des conditions trop sévères pour son débiteur : il l’étouffe et le met en faillite.Ça n’avantage pas le créancier ».Le 11 novembre prochain, M.Bouchard défendra les couleurs du Québec lors d’une rencontre entre le gouvernement fédéral, certaines provinces et l’industrie où sera abordée cette épineuse question des nouvelles normes de capitalisation des compagnies d’assurances.M.Bouchant tentera d’y faire valoir son point de vue et, avec d’autres, convaincre le gouvernement fédéral « de la nécessité de faire des normes qui laissent une marge de manoeuvre ».Il y va du bon fonctionnement du « système sanguin de l’économie que sont les institutions financières », conclut M.Bouchard.imi* mm I» E P I N • AVOCAT E E T O II K IN E A 500, Pince d’Armes butenu 2200, Montféal (Québec) H2Y 3S3 Téléphone (514)284 3553 Télécopieur (514)284 2173 mm\ mm mm mm mm mm ¦ ilmliï'ii Louise Robic promet d’agir Louise Robic, ministre déléguée aux Finances.Robert Dutrisac T T NE année mouvemen //I I tée », concède la minis- '' tre déléguée aux Finances, Mme Louise Robic, une année marquée par « l’épisode des Coopérants ».« J’aurais aimé avoir quelque chose de plus positif à constater mais malheureusement, c’est ce qu’on doit retenir », dit Mme Robic.Tout en faisant ce bilan de la dernière année dans le domaine des institutions financières, Mme Robic promet de déposer à l’Assemblée nationale un énoncé politique d’ici la fin de l’année.La ministre actuelle ne manifeste pas la boulimie législative de son prédécesseur Pierre Fortier qui avait réalisé, de 1985 à 1989, l’essentiel de la grande réforme québécoise des institutions financières, ce qu’on appelle depuis le décloisonnement.Cet énoncé de politique sera une occasion pour la ministre de faire sa marque dans la sphère financière au Québec et de régler de nouveaux problèmes issus du décloisonnement et ceux soulevés par l’internationalisation des marchés financiers.« Après huit ans de décloisonnement, c’est le temps de faire le point », croit-elle.Au cabinet de la ministre, on retrouve une demande de l’inspecteur général, M.Jean-Marie Bouchard, qui veut de plus grands pouvoirs d’intervention.Repose egalement l’avis de M.Bouchard sur la débâcle des Coopérants qui justifie ces pouvoirs élargis et qui remet en cause l’existence de la Société canadienne d’indemnisation pour les assurances de personnes (SIAP), du moins sous sa forme actuelle.Il est question de remplacer cet organisme privé par une régie étatique financée par le secteur privé à l’exemple de la Régie d’assu-rance-dépots que M.Bouchard dirige.De la liquidation des Coopérants, Mme Robic dira que c’est « une expérience difficile, mais nous sommes heureux des développements.Ce dossier est presque terminé et tout le monde a été protégé.» Certes, les assurés des Coopérants n’ont rien perdu dans la débâcle et la SIAP s’est chargée d’indemniser pleinement les détenteurs de polices, au-delà même de sa stricte responsabilté légale qui limitait à 60 000 $ par assuré l’indemnisation maximale.En revanche, les Coopérants, anciennement Les Artisans, une institution vieille de 70 ans, a coulé à pic et les efforts de reprise par L’Industrielle-Alliànce ont été vains.La SIAP indemnise les assurés mais n’a pu réaliser le sauvetage honorable des Coopérants.Par conséquent, la création d’une régie étatique financée par l’industrie pour remplacer la SIAP est dans l’air.« J’admets que c’est l’option que nous sommes à étudier présentement.Mais je ne suis pas prête à me prononcer immédiatement.J’attends le rapport de la SIAP qui nous dit qu’elle aura des choses à offrir pour améliorer le système.Je veux leur donner la chance de faire valoir leurs arguments », souligne Mme Robic.Contestée de parts et d’autres, la SIAP a formé un comité pour revoir de fond en comble ses statuts et son fonctionnement.Un rapport préliminaire est attendu à la fin du mois.Selon M.Yves MiUette, vice-président de la SIAP, l’organisme privé reverra la répartition des cotisations entre les assureurs actifs dans différentes provinces adve-nant la liquidation d’une compagnie dans une province donnée.Dans l’affaire des Coopérants, on sait qu’un groupe d’assureurs québécois a contesté avec succès en Cour le système de cotisations de la SIAP qui voulait que 95 % des 145 ou 150 millions $ que coûtera la liquidation des Coopérants soient versés par les assureurs actifs au Québec.Ces assureurs soutiennent que ces coûts doivent être répartis à la grandeur du Canada.L’indemnisation de 100% des montants assurés, ce que la SIAP a consenti dans l’affaire des Coopérants, est également sur le tapis.Tout comme le financement en cas de coups durs qui a manqué parce que les banques ont refusé de prêter à la SIAP et que le gouvernement du Québec n’a pas voulu garantir cet emprunt.Sur cette question cruciale, la SIAP envisage d’instaurer un système d’emprunts auprès de ses membres, tout en voulant éviter l’effet domino en cas de faillite importante.Quant aux pouvoirs élargis que réclame l’inspecteur général, Mme Robic se montre sympatique à l’idée de les accroître.« C’est sûr qu’il lui manquait quelques pouvoirs (dans l’affaire des Coopérants) et il faudra sans doute s’assurer de les lui donner dans une prochaine législation », fait-elle oIf server.Autre point qui se retrouvera dans l’énoncé politique promis par la ministre : la révision des normes de capitalisation des compagnies d’assurances, le bal que le fédéral a ouvert à la suite de l’adoption de sa réforme des institutions financières.« Nous jouons un rôle majeur à ce niveau.Nous avons réussi avec l’appui du ministre Loiselle à faire retarder le dépôt des nouvelles normes fédérales pour pouvoir participer aux discussions», révèle Mme Robic.À ces discussions qui se poursuivront au début de novembre à Toronto, Mme Robic a dépêché l’inspecteur général du Québec.Ces nouvelles normes devront être compatibles avec celles en vigueur au Québec.Parallèlement, Mme Robic a formé son propre comité qui se penche sur la capitalisation des compagnies d’assurances du Québec et dont le rapport sera remis au ministre à temps pour inspirer son énoncé politique.Enfin, Mme Robic s’insurge contre l’immixtion du fédéral dans le domaine des valeurs mobilières.À la faveur de la nouvelle loi fédérale sur les banques, Ottawa entend s’engager dans la supervision des intermédiaires financiers à l’emploi des banques.Mme Robic y voit un chevauchement inacceptable dans un champ de compétence provinciale, les valeurs mobilières.Cet été, Mme Robic a participé à une rencontre où étaient présents ses homologues de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.Ensembles, ils ont défini une position commune qui fut présentée au ministre fédéral Gilles Loi-selle et qui exige du fédéral qu’il abandonne son projet de duplica- tion.« S’il y a un domaine qui peut servir de modèle à la fédération, c’est le domaine des valeurs mobilières où il y a une très belle collaboration », juge la ministre qui ne voit pas la nécessité de créer un autre organisme d’autoréglementation.À l’aube du 21e siècle, Mme Robic croit à la création de grands ensembles québécois capables de soutenir la concurrence étrangère et son énoncé politique tiendra compte de cette mondialâisation financière.Les alliances internationales joueront un grand rôle à l’avenir.« Nous ne sommes pas suffisamment gros pour competitionner seuls sur le plan international.Notre porte d’entrée, ce sont les alliances, pas seulement pour les capitaux mais pour les marchés », soutient la ministre.Martineau Walker AVOCATS GROUPE EN DROIT DE L\ASSURANCE André J.Clermont (514) 397-7413 Marc Nadon (514) 397-7473 François Rolland (514) 397-7489 Claude Paré (418) 640-2003 George Pollack (514) 397-7549 Pierre Y Lefebvre (514) 397-7565 Guy Leblanc (418) 640-2004 MONTRÉAL QUÉBEC j Tour de la Bourse Immeuble Le Saint-Patrick [ Bureau 3400 Bureau 800 800 Place-Victoria 140.Grande Allée Est Montréal, Canada H4Z 1E9 Québec.Canada G1R 5M8 Téléphone 514/397-7400 Téléphone 418/640-2000 Fasken Martineau Montréal Québec Toronto Vancouver (affilié) Londres Bruxelles Les risques de l’auto font naître un pool en Ontario LE GOUVERNEMENT de l’Ontario essaie de réduire substantiellement le nombre de conducteurs d’automobile (en particulier ceux qui étaient classés comme piètres conducteurs et qui ne se sont pas avérés comme tels) qui sont actuellement assurés par l’Association des assureurs.Après consultation auprès des divers comités de l’industrie et ministériels, le conseil d’administation de l’Association des assureurs a répondu en présentant à ses membres, le 11 juin dernier, une proposition prévoyant la formation d’un pool de partage des risques qui constituera une section distincte de l’Association.Le but de ce pool est de réduire le nombre d’assurés de l’Association des assureurs en offrant un marché ordinaire pour les conducteurs de cette association qui ne représentent pas des risques élevés.Le mécanisme actuel de L’Association continuera de s’appliquer à toutes les voitures de tourisme utilisées à des fins non personnelles et à certains risques liés à des voitures de tourisme utilisées à des fins personnelles.Ces conducteurs seront classés dans une section du marché secondaire de l’Association.Les membres doivent accep- ter tout risque qui ne constitue pas un risque du marché secondaire, mais ils ont la possibilité de le conserver pour leur propre compte ou de le transférer au pool.Cette proposition a été approuvée par les membres le 11 juin 1992 et il est prévu que le pool, dont l’accès sera initialement limité aux membres de l’Ontario, réduira les risques liés aux voitures de tourisme relevant de l’Association des assureurs d’environ 50 % par rapport à 1991.La proposition vise à incorporer le pool dans le plan d’exploitation actuel de L’Association des assureurs et elle présente les avantages suivants : ¦ Tous les assureurs de risques d’automobile en Ontario seraient tenus, en vertu de la loi sur l’assu-rance-autumobile obligatoire, de devenir membres du pool.¦ Les courtiers et les agents seraient tenus de se conformer aux clauses du pool.¦ L’administration actuelle de l’Association des assureurs, y compris le conseil d’administration, les dirigeants et les comités, peut gérer le pool.¦ En incorporant le pool au sein de l’Association des assureurs, les coûts de démarrage seraient minimisés.QUELLE EST LA COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE LA PLUS IMPORTANTE DU QUÉBEC ?Celle de Desjardins.Assurance-vie Desjardins En effet, l'Assurance-vie Desjardins est bel et bien le leader de l'assurance de personnes au Québec.Imaginez.plus de 300 agents en assurance de personnes de grande compétence, le réseau des 1 339 caisses Desjardins, des services inégalés de télémarketing et de distribution directe.Même plus, au-delà de 3 500 entreprises y ont déjà leurs assurances collectives.l'S») Desjardins L'incroyable force de la coopération. 8 B Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 cahier spécial INSTITUTIONS FINANCIÈRES Vers une multiplication presque à l’infini Claire Harvey des services Les consommateurs bénéficient déjà de plusieurs services et produits.Le jeu de la concurrence dans le contexte du décloisonnement des institutions financières accroîtra presque à 1 infini le nombre de ces derniers.Le dêcloisonnement des institutions financières, les progrès technologiques et la mondialisation des marchés entraîneront une multiplication des services et des produits financiers.Ce phénomène répondra aux besoins de plus en plus sophistiqués des consommateurs et des entreprises.Toutefois, la concurrence entre les différents secteurs des services financiers provoquera une réorientation des forces du marché dans un domaine où les banques à charte, par la solidité de leur réseau de distribution, possèdent déjà une bonne longueur d’avance.Depuis une dizaine d’années, la quantité de services offerts aux consommateurs a augmenté de façon considérable.Par exemple, certaines banques en offrent plus de 140 à leur clientèle.Le réaménagement des pouvoirs modifiera considérablement le canevas sur lequel évoluaient les institutions financières.Il s’accompagne en effet d’un contrôle serré des institutions financières pour surveiller d’éventuels conflits d’intérêts.La recherche des services financiers devrait normalement être plus facile pour les consommateurs puisque que les institutions offriront des produits similaires.« Toutefois, ce n’est pas nécessairement le cas, explique M.Bernard Éli, professeur en institutions monétaires et financières au Département des sciences économiques à l’Université du Québec à Montréal.L’augmentation du nombre de joueurs risque d’entraîner la création de produits de plus en plus complexes et par conséquent les consommateurs auront de la difficulté à les évaluer ».Normalement, les services et produits offerts devraient correspondre aux changements démographiques de la population.« En Occident, celle-ci vieillit, on pourrait assister à l’apparition des services à domicile, les personnes âgées les préférant de loin aux gadgets électroniques », fait valoir M.Henri-Paul Rousseau président et chef de direction de la Lauren-tienne Générale.Selon M.Jean-Marie Bouchard, Inspecteur général des institutions financières du Québec le vieillissement de la population a accru la demande des pro- duits de survie et ce phénomène s’accentuera probablement durant les prochaines années.On observe une modification dans le marché de l’assurance-vie.« Les rentes, dit-il, ont tendances à remplacer les polices-vie.» En dehors du marché domestique, les grands courants économiques et les politiques internationales auront un impact sur l’arrivée et la tarifications des produits et services financiers.« Ainsi, pour diminuer les risques des prêts consentis ici où à l’étranger, les banques à charte vont probablement augmenter le prix des prêts quoique les consommateurs devraient bénéficier d’une gamme de services plus vastes et à moindre coût », dit Allan Yarish, économiste en chef adjoint à la Banque Royale.Mentionnons que les frais chargés aux clients et aux entreprises pour différents services comme la paye, les virements de fonds, les swaps, les opérations à terme, les options sur les taux d’intérêt et les devises et les revenus des maisons de courtage, ont rapporté aux banques et aux caisses Desjardins respectivement 6,8 milliards et 381,7 millions de dollars en 1991.Présentement l’offre des services financiers excède la demande et nécessite une consolidation parmi les différents secteurs de l’industrie.C’est du moins l’opinion de M.Yves Millette, vice-président de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP), de M.Alain Tuchmaïer, analyste financier chez McLean McCarthy, et de M.Jean-Luc Landry, président de Bolton Tremblay inc.« L’analyse des différents secteurs de l’industrie indique un trop grand nombre de joueurs, explique Alain Tuchmaïer.Les petites entre- prises se feront donc absorber par les plus grosses ce qui devrait en quelque sorte rééquilibrer le marché».« Finalement le même capital sera distribué différemment pour faire face à ce nouvel environnement juridique, dit M.Henri-Paul Rousseau.C’est un processus lent qui ne s’effectuera pas du jour au lendemain.La concurrence dans tous les secteurs obligera les institutions à améliorer leurs méthodes de gestion, effectuer des fusions et trouver de nouvelles façons pour distribuer les services aux consommateurs ».L’aboutissement logique ?« L’apparition de grands réseaux de distribution alternatifs au réseau bancaire, affirme M.Henri-Paul Rousseau.Ceux-ci vont se développer, se renforcer et offrir aux consommateurs des produits compétitifs plus simples et de meilleure qualité.On va assister à une certaine rationalisation du nombre des entreprises qui offrent des produits financiers ».Pour bénéficier des économies d’échelle, la taille, la capacité et la qualité du réseau de distribution devient primordiale.Les banques à charte, par leurs succursales, constituent l’un des principaux réseau de distribution des services financiers au Canada ».« L’infrastructure de ces institutions et leurs coûts d’opération relativement bas comparativement aux concurrents les favorisent », explique M.Allan Yarish.La Loi des banques de 1992 donne la possibilité aux banques à charte du Canada d’élargir considérablement les services.Dorénavant, celles-ci peuvent offrir des services de conseil en placement et de gestion de portefeuille directement à la clientèle, et des produits de crédit-bail qui devaient auparavant être distribués par leurs filiales.En outre, elle leur permet de proposer par l’intermédiaire de leur réseau, des produits et services financiers d’autres institutions, exceptions faites, de l’assurance et du crédit-bail automobile.Les établissements financiers non bancaires ont, quant à eux, la possibilité d’accorder des prêts a la consommation et des prêts commerciaux directement à leur clientèle.Cette surabondance de l’offre des services financiers demeure donc totalement relative.La compétition entre les institutions financières provoquera une rationalisation de l’industrie dans un contexte de concurrence mondiale et d’intégration des économies nationales à de plus grands quisitions se solderont par de çgrands réseaux de distribution.« Ceux-ci seront en concurrence, les uns avec les autres, pour maximiser leurs transactions auprès d’une clientèle sollicitée comme jamais, conclut M.Henri-Paul Rousseau.McMaster Meighen AVOCATS CEUVRANT AU CŒUR DU MONDE DES AFFAIRES DE MONTRÉAL DEPUIS 1823 630, bout.René-Lévesque ouest, bureau 700, Montréal (Québec) H3B4H7 Téléphone: (514) 879-1212 Télécopieur: 878-0605 1 AFFILIÉ \ FRASER é< BEA I I Y IOKOMO VOIUIIYOKK O I 1 AWA VANCOl ATK IIOM.KOM, IStlL P! i GROUff UITIMA BRUNELLE, TRUDEL, MONETTE & LAFONTAINE inc COURTIERS D'ASSURANCES 10 000, rue Lajeunesse, Montréal (Québec) H3L 2E1 (514)384-7950 cahier spécial INSTITUTIONS FINANCIÈRES Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 B 9 Claude Turcotte ANDREW, l’ouragan, venait de tout fracasser dans le sud de la Floride et s’apprêtait à faire des dégâts semblables en Louisiane.John Harbour, président de Groupe Desjardins Assurances générales, fidèle au rendez-vous donné pour parler de l’industrie de l’assurance, ne pouvait pas s’empêcher d’espérer que ce cataclysme n’aurait pas un effet trop négatif sur l’ensemble des assureurs, y compris les compagnies qui relèvent de sa responsabilité.D’une certaine façon, le phénomène de la mondialisation existe depuis longtemps dans l’assurance générale, dite IARD (incendie, accidents, risques divers).À la base même de l’industrie de l’assurance, il y a la notion de partage du risque.Une compagnie peut rembourser des pertes à quelques uns de ses assurés, parce que la majorité de ses clients ne sont pas victimes de sinistres.Si un trop grand nombre d’assurés devaient être dédommagés lors d’un ouragan ou d’un tremblement de terre par exemple, une compagnie pourrait se retrouver dans une situation de faillite et dans l’incapacité de remplir ses obligations d’assureur.C’est précisément pour éviter une telle situation que toutes les compagnies d’assurances pratiquent ce qu’on appelle la réassurance, c’est-à-dire le partage des risques avec d’autres compagnies.Ainsi, les compagnies du Québec participent à un premier niveau de réassurance avec un certain nombre de pays.Puis, il y a un deuxième palier de réassurance qui lui est planétaire.Il existe au moins une compagnie qui joue un tel rôle mondial et c’est la Lloyd’s, qui s’est ainsi développée par besoin de protéger les intérêts britanniques à l’époque déjà ancienne où les flottes anglaises sillonnaient toutes les mers de cette planète.De nos jours, la Lloyd’s est plus nécessaire que jamais.« On ne peut pas se passer d’elle dans le monde », constate bien simplement M.Harbour.Et pourtant, même la Lloyd’s connaît des jours difficiles, même si ses actionnaires sont ce qu'on appelle des « Names» en Grande-Bretagne.Parmi ces gens, Cahier spécial Institutions financières Recherche : Serge Truffaut Mise en page : Yves d’Avignon Publicité-Vente : Jacqueline Avril Francine Gingras Johanne Guibeau Christiane Legault Lise Major Publicité-Production : Marie-France Turgeon Ce cahier spécial est édité par le journal LE DEVOIR sous la responsabilité de : Guy Deshaies Directeur des publications spéciales.-Xi-HLMU.lis l lu-JI! Le cumul des catastrophes impose le partage des risques par définition très riches, il y a notamment la famille royale, qui doit voir à ses propres intérêts, en plus de ceux du Royaume et du Commonwealth.Malgré ces très nobles appuis, cette compagnie en est tout de même à sa troisième année déficitaire consécutive.Il faudra donc le temps qu’il faut, mais la Lloyds va retrouver sa sécurité financière.En juin dernier, elle demandait à ses actionnaires de verser une taxe spéciale de 500 millions de livres.En plus, il y aura bien sûr les augmentations de « primes » qui vont se propager comme un jeu de domino du début jusqu’à la fin de la pyramide constitué par l’ensemble des compagnies d’assurances à travers le monde.Chez Lloyd’s, on déplore que les primes aient été diminuées au cours des années antérieures, qui ont été bonnes pour l’industrie, mais le vent a tourné et le nombre des cataclysmes majeurs a augmenté sensiblement depuis quelques années.Les plus récents de la liste sont Andrew dans le sud des États-Unis et Iniki à Hawaï, pour lesquels il faudra des mois pour une évaluation exacte des coûts pour l’industrie de l'assurance.L’année 1991 a été très fertile en catastrophes.Le typhon Mireille au Japon a causé des dommages évalues à 5,2 milliards $ US, des feux de forêt en Californie ont entraîné des dégâts de 1,2 milliard $, l’ouragan Bob a coûté 620 millions $ depuis le Maine jusqu’en Caroline du Nord.En Norvège, les défauts de construction d’une plate-forme de forage gazier ont conduit à un malheur de 335 millions $.Entre autres désastres en 1990, il y a eu la saisie par l'Irak de 15 appareils de Kowet Airways, pour une somme de 300 millions $, ce qui était néanmoins bien peu en comparaison de certaines catastrophes en 1989, alors qu’il y avait eu l’ouragan Hugo dans les Caraïbes pour des pertes minimales de plus de 4 milliards $ et le tremblement de terre de San Francisco a dépassé le milliard en dommages.Le pétrolier Exxon Valdez en perdant 40 millions de litres de pétrole brut sur les côtes de l’Alaska a laissé une trace de 425 millions $.À cela, on peut ajouter nos propres petits malheurs locaux au Canada.Les compagnies d’assurances ont dû payer 17,7 millions $ pour les victimes de la tornade de Mas-kinongé l’été dernier.La tornade à Edmonton en 1987 avait coûté plus de 252 millions J et les deux tempêtes de grêle à Montréal en 1986 et 1987 ont entraîné des pertes respectivement de 58,5 et 24,9 millions!.Tous ces rappels de catastrophes ne sont qu’un échantillonnage des sinistres majeurs à règlement multiple qu’il y a eu au Canada et ailleurs dans le monde depuis quelques années.De toute évidence, le total des montants payés par les assureurs, de tous les niveaux, est astronomique.En assurances comme en chimie, rien ne se perd, rien se crée, ce qui veut dire qu’en définitive, ce sont toujours les assurés qui doivent assumer rétroactiment les coûts de tous ces remboursements.Une fois cette constatation générale faite, comment pourrait-on établir la hausse du coût de l’assurance qui s’ensuit pour telle personne détenant une police d’assurance de telle compagnie, dans telle ville de tel pays?Ce n’est évidemment pas facile.Chaque assureur détermine lui-même la part des risques qu’il veut partager avec des ré assureurs.Au Groupe Desjardins, on ne dépassera pas le montant de 1 million $ de risque pour un seul événement, par exemple pour assurer la protection contre l’éclatement d’un barrage dans une même localité, ou encore l’assurance contre le feu de plusieurs édifices importants qui se voisinent.Globalement, la réassurance peut porter sur une somme se situant entre le tiers et le quart de la valeur des assurances données.Ainsi, sur des assurances de 360 millions $, il y aurait réassurance pour une valeur de 90 à plus de 100 millions $.Les méthodes actuarielles permettent de minimiser la part de risques, ce qui n’élimine pas complètement l’imprévu, n y a aussi la concurrence entre les compagnies d’assurances, qui incite les uns à prendre plus de risques et les autres à accepter des primes plus basses, ce qui à l’occasion peut conduire des géants comme Lloyd’s à une situation plus serrée.Le danger qui existe alors pour de petites compagnies comme celles du Québec et du Canada, qui n’ont pas eu le temps d’accumuler de grandes richesses comme leurs consoeurs européennes, beaucoup plus âgées, c’est de ne pas avoir toutes les possibilités de réassurance qu’elles aimeraient avoir.Il semble cependant qu’elles n’en soient pas là actuellement.Les contrats d’assurance W1# PHOTO NORMAND BLOUIN John Harbour, président de Groupe Desjardins Assurances générales.O O O UNIVERSITÉ LAVAL Faculté des sciences de l’administration ENSEIGNEMENT ET RECHERCHE EN ASSURANCE À L’UNIVERSITÉ LAVAL La Faculté des sciences de l’administration offre aux étudiants et aux praticiens intéressés à la carrière en assurance, diverses possibilités de formation : • Baccalauréat : six cours optionnels en gestion des risques et assurance sont disponibles ; • Certificat : les étudiants de l’Institut d'assurance du Canada peuvent suivre 4 cours dans le cadre du programme de Fellow (FIAC) en gestion des risques ; • MBA Plan «B» : une concentration en finance-assurance est offerte aux détenteurs d'un baccalauréat en administration ; • PhD.: il est possible de choisir l'assurance comme domaine de recherche dans notre programme de doctorat ; les * contrats d'assurance LES Éditions SEM inc.C.P.34024 Sherbrooke (Québec) J1 K 3B1 Téléphone: (819) 821-7523 ilétësweuG.lflt.PJ.PlJ JJ73.par Me Jean-Guy Bergeron Un ouvrage utilisable par les assureurs, les juristes et les assurés.Des centaines de solutions à votre portée.Pour comprendre vos assurances : Tome I, 596 pages 60 $ Tome II, 670 pages 70 $ Jusqu'au 26 octobre 1992 30% de réduction aux 500 premiers acheteurs qui feront suivre cette annonce La Chaire en Assurance de l'Université Laval, créée en 1975, promouvoit l’enseignement et la recherche dans les domaines de l’assurance et de la gestion des risques.Trois professeurs du département Finance/Assurance de la FSA sont experts de ces disciplines : Denis Moffet, Licentiat 3e cycle (NHH, Norvège), Gilles Bernier, Ph.D.(U.de Toronto) et Michel Gendron, Ph.D.(U.de British Columbia).Faculté des sciences de l'administration Université Laval Cto u"«v»vs-fd re Ouctnn: Cânadé K Pour info: Dr Jacques Saint-Pierre, dir.(418) 656-2499 ou C.R.McGoldrick (418) 656-2795. 10 ¦ Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 >'«••>< > r ' ¦ • i >«•«, •• #• « % • « cahier spécial INSTITUTIONS FINANCIÈRES Les banques misent quatre fois plus que le reste des entreprises sur la formation de leur personnel PHOTO LOUISE LEMIEUX André Giroux LES BANQUES canadiennes investissent environ quatre fois plus que l’ensemble de l’entreprise privée dans la formation et le perfectionnement de leurs employés.Une étude de Statistique Canada réalisée en 1987 constatait que l’entreprise privée consacrait 160 $ par employé à ce chapitre.Or, à la même époque, les banques affirmaient y avoir investi 130 millions $, soit 740 $ par employé.Ce montant incluait les dépenses effectuées en dehors des heures normales de travail ou pendant les heures de travail, avec salaire, mais ailleurs que sur le lieu de travail.Les données de Statistique Canada n’intégraient toutefois qu’une partie des dépenses salariales.Dans l’ensemble, les intermédiaires financiers, les assureurs et les firmes de services généraux aux entreprises arrivaient au deuxième rang de l’entreprise privée avec une moyenne annuelle de 220 $ par employé.Par contre, ils viennent à l’avant-dernier rang pour l’investissement par employé en formation, avec une moyenne annuelle de 430 î La taille des firmes bancaires explique une partie de leur budget de formation.Deux enquêtes récentes de Statistique Canada démontrent une corrélation entre le budget de formation par employé et les effectifs totaux d’une entreprise : les possibilités de promotions internes contribuent à réduire les risques, pour l’entreprise, de perdre son investissement en formation au profit d’un concurrent.Les économies d’échelle les avantagent également : avec le même investissement, elles peuvent former davantage d’employés.L’industrie bancaire possède sa propre maison de formation : l’Institut des banquiers canadiens.Au cours des deux dernières années, le taux de fréquentation scolaire a effectué un bond de 76 %.Alors qu’en 1990, plus de 14 000 employés étaient inscrits à l’un ou l’autre des cinq programmes de l’Institut, en 1992, ils étaient près de 26 000 à suivre au moins un cours.« Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation, estime M.Rosaire Couturier, directeur exécutif de l’Institut.La restructuration du marché financier demande de nouvelles compétences, la compétition entre les banques et les intermédiaires financiers s’accroît et le contexte économique incite les employés à parfaire leur formation.» Environ 40 % des personnes inscrites le sont au programme sur les valeurs mobilières et 35 % au programme de formation de base en administration des affaires.Ce sont principalement les banques, toutefois, qui forment leurs employés.Un sondage réalisé par l’Association des banquiers canadiens auquel huit grandes banques ont répondu concluait qu’en 1989, 133 000 employés se sont inscrits à des cours de formation donnés par leur banque.Pendant la même période, l’IBC n’en recevait que 17 000, soit environ 10 %.« Globalement, l’Institut des banquiers canadiens dispense une for- mation de base aux employés tandis que les banques assument la formation de pointe selon leurs besoins particuliers, estime M.Guy Berthiaume, directeur principal du personnel de la Banque Scotia (région du Québec).L’IBC, poursuit M.Berthiaume, également président du conseil régional de Montréal de l’Institut, joue un rôle important comme véhicule de promotion de la formation universitaire auprès des banques et de leur personnel.Les banques défraient les frais de scolarité de leurs employés qui, eux, y gagnent de meilleures possibilités d’avancement.» Quant au Mouvement des caisses populaires Desjardins, il a investi, en 1991, l’équivalent de 2,5 % de sa masse salariale.La directrice du service à la gestion de la Confédération des caisses populaires Desjardins, Mme Hélène Lafleur, insiste : « Nous parlons d’investis- sement au mouvement Desjardins, non de dépenses.» Cette entreprise a donné, en 1991, l’équivalent de 51 400 jours de formation et 42 700 jours ont été donnés par l’intermédiaire des cégeps et des universités.Au total, cela représente quatre jours de formation par employé.La première formule est utilisée pour expliquer aux employés les nouveaux produits et les nouveaux systèmes qu’instaure Desjardins.Elle est toutefois insuffisante.« Il y a quelques années, explique Mme Lafleur, nous avions constaté la faible scolarité de nos employés.Lorsque nous décrivions nos nouveaux produits à nos employés, nous devions constamment revenir à des notions de base que nous croyions déjà acquises.Nous avons alors constaté l’importance que nos employés comprennent mieux les notions fondamentales de l’industrie bancaire.Les con- tacts avec le milieu d’enseignement collégial nous a permis de répondre à ce besoin.» La formation continue, au mouvement Desjardins, est volontaire; elle fait toutefois partie des exigences lors d’une promotion.« L’employé sait que son avancement professionnel est lié aux outils de formation qu’il se donne», affirme Mme Lafleur.Desjardins encourage la formation de base en permettant à ses employés de suivre les cours, en tout ou en partie, pendant les heures de travail.« Nous voulons permettre à chacun de développer ses compétences, affirme la directrice du service de gestion.C’est notre beau risque, parce que ce qui est en jeu, aussi, c’est notre capacité à demeurer concurrentiel sur le marché.Nous devons nous adapter aux nouveaux besoins de nos clients.Il y a 20 ans nous les aidions à préparer leur budget.Aujourd’hui, ils ont besoin d’informations sur des placements, la préparation de leur retraite, leurs besoins en assurance, etc.Nos conditions d’octroi de crédit se sont complexifiées suite à des interventions de l’Inspecteur général des institutions financières.La restructuration du marché financier nous oblige aussi à nous adapter.» Le marché des assurances est plus décentralisé que celui des banques.Peut-être est-ce ce qui explique la difficulté d’obtenir des données globales sur l’investissement en formation des employés.En fait, elles semblent inexistantes dans le domaine des assurances de dommages.Les données concernant les compagnies d’assurance de personnes ne sont que parcellaires.Par exemple, l’on sait que près d’une compagnie sur cinq dépensait, en 1989, plus de 625 000$ à la formation, mais on ne connaît ni la moyenne de l’investissement par employé, ni la proportion que cela représente par rapport à la masse salariale.Pourtant, le contexte économique oblige les compagnies d’assurance de personne à offrir de nouveaux produits; ce qui nécessite l’amélioration de la formation.« Nous devons affronter un nouveau contexte, plaide M.Yves Mil-lette, vice-président principal aux affaires québécoises de l’Association canadienne des compagnies d’assurance de personnes.Suite au désengagement de l’État, nous avons été appelés à développer des produits encore inexistants sur le marché.Or, lorsqu’une banque achète une compagnie d’assurance, elle acquiert aussi une expertise.» La francisation de la formation est un enjeu important dans le domaine des assurances.Il existe deux grandes institutions de formation en Amérique du Nord, toutes deux américaines : la Life Office Management Association et la Life Insurance Marketing and Research Association.La première forme le personnel des sièges sociaux, alors que la deuxième forme les vendeurs.La LOMA décerne un diplôme de fellow.Or, encore 40 % des cours ne sont ni francisés ni adaptés au contexte québécois.La LIMRA, quant à elle, tient cette semaine son premier colloque francophone pan-canadien.Une centaine de directeurs de marketing se réunissent pour discuter des techniques de pointe dans leur domaine.L’Institut d’assurance du Québec "Malgré les changements incessants, la mission de l’Institut d’assurance demeure la même, soit celle de promouvoir la formation continue par ses cours, ses séminaires, ses déjeuners-conférences, ses journées-conférences et autres activités auprès de plus de 4 000 membres.” Le président 1992-1993 de l’Institut d’assurance du Québec Me Yvan G.Paradis, B.Comm., LL.L, A.I.A.C., ADM.A.PERDRE UN ETRE CHER C’EST DIFFICILE.PERDRE L’ESPOIR C’EST INTOLÉRABLE.L’Association du diabète du Québec investit la totalité des dons “In Mémoriam” dans la recherche.NE LAISSEZ PAS FONDRE NOS DERNIERS ESPOIRS! Association du diabète du Québec Inc.1160, rue Panet Montréal (Québec) H2L 2Y7 cahier spécial INSTITUTIONS FINANCIÈRES Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 B 11 L’Institut des banquiers fête ses 25 ans CRÉÉ EN 1967, l’Institut des banquiers canadiens offre des programmes de formation professionnelle aux employés des banques canadiennes et de leurs filiales.D’abord orienté vers une formation générale pendant les dix premières années, l’Institut offrait peu à peu une formation axée directement sur les opérations bancaires.Aujourd’hui, l’un des cinq programmes offert porte essentiellement sur ce thème : il s’adresse aux cadres supérieurs de cette industrie.Les autres programmes permettent une formation de base en gestion des affaires, un perfectionnement en marketing ou en comptabilité, une expertise en valeurs mobilières et une acquisition de techniques de rédaction administrative.L’Institut des banquiers canadiens est présent sur plusieurs continents : il y dispense son enseignement et agit à titre d’expert-conseil en matière de formation bancaire en Europe, en Amérique du Sud, en Asie et dans les Antilles.« En territoire étranger, soulignait M.Rosaire Couturier, directeur exécutif de l’Institut des banquiers canadiens, au magazine Le banquier, nous ne jouissons pas du traitement de faveur qui nous est réservé ici.Par contre, nous tenons à ce que nos programmes soient pertinents pour les banques canadiennes et nous pouvons démontrer qu’ils le sont tout autant pour les autres banques.Nos démarches à l’étranger nous permettent d’exercer un contrôle de la qualité.Elles nous permettent aussi, non seulement de mettre nos programmes à l’épreuve, mais de les adapter au marché financier mondial.» Le 25e anniversaire de l’Institut des banquiers canadiens marque un point tournant dans son évolution.Pour la première fois, elle of- Précision La présidente de la Coiporation professionnelle des diététistes du Québec, Mme Nicole Saint-Jean-Demers, nous a signalé que les membres de sa corporation ne s’étaient pas reconnus sur la photo publiée dans le dernier cahier spécial du DEVOIR sur les professions, en page 5, qui montrait une technicienne en diététique plutôt qu’une diététiste, sujet sur lequel portait l’article.Mille excuses.M.Lambert \a rappeler.Il tra\aille mii un dossier important.» Àvousde jouer.Ne restez pas colle sur votre chaise.Étirez-vous entre deux appels, ("est bon pour votre dos et vos dossiers panTiciPBCTinn fre un programme d’études à la relève, c’est-à-dire aux diplômés du secondaire qui veulent faire carrière dans le secteur des services financiers.Depuis le mois de septembre, ce programme se donne au Collège Bois-de-Boulogne à Montréal et dans des établissements scolaires de Toronto et de Vancouver.Au Québec, le domaine des services financiers devient ainsi une option au même titre que celle du marketing déjà offerte par le Département de techniques administratives du collège Bois-de-Boulogne.C’est la seule institution collé- giale québécoisae à offror l’option services financier à des értudiants réguliers.Puisque le taux de natalité est à la baisse au pays, l’Institut des banquiers canadiens veut s’assurer qu’une partie de la main-d’œuvre de demain soit apte et intéressée à s’intégrer au marché bancaire.« Puisque notre programmez rporte sur les services financiers en général, précise M.Couturier, et qu’il s’adresse à des jeunes qui ne sont pas encore sur le marché du travail, il se révélera peut-être aussi utile aux banques qu’à leurs concurrents.» chiffres font Avec un actif de 50 milliards $ !belle mondiale et de 'Iliards $ au Canada, comptons parmi es vives du pays! La Standard Life est la première compagnie d’assurance vie à s’être établie au Canada.Nous avons assisté, depuis, à d’innombrables Changements.Cependant, les valeurs fondamentales sont restées lesmêmes.Ainsi, le désir de sécurité financière est aussi fort aujourd’hui qu’il y a 160 ans.Avec un actif qui s’élève maintenant à 50 milliards $ à l’échelle mondiale et une des seules cotes «triple A» au ; pays, la Standard Life, plus que jamais, peut vous aider à vous préparer un avenir financier des plus prometteurs.Il fait bon pouvoir compter sur une institution financière de l’envergure de la nôtre.Cela a d’ailleurs inspiré à nombre de Canadiens la confiance qui, au fil du temps, les a incités à nous confier leur avenir financier.Concepteurs d'avenirs financiers depuis 1833 STANDARD E LIFE ¦JmÉÈ,' «H V .4 ONDRKS WGI.KTKRRK: CABINET ASSOC II ljtjl.il .",,f 11 I ! I P'll 'ill' ï, il |,l:i,T > O i l AW A RKGION l)K YORK 12 B Le Devoir, vendredi 25 septembre 1992 MOS I KK U Ql KBK.C TORONTO OITAU \ KKGION l)K YORK ( AI OVRV VVNCOIVKR K l I.ONDRKS \N(,I.K 11 KRK: MAITRE DE LA SITUATION iimuuiiiim IIIIIIIIUIIMU llUIIIUIIOil UIIIIHMIIUM HiiiniuiiM iuiiui IHNU mil HIM HIM mu mu mu UIU IIUIIUI mi mu ums mu mu mu nui mit uni nui mu mu mu him mu nuLUIimu mil mu mu U U! Mil mm i n Même une entreprise dont la mission consiste à offrir des protections à ses clients doit s’assurer d’avoir les reins bien solides en vue des coups durs.C’est lorsqu’il s’agit d’encadrer une saine politique de gestion des risques, que la compétence en droit des assurances du cabinet Lavery, de Billy prend toute sa valeur et vous permet de demeurer maître de la situation.Montréal Bureau 4000 1, Place Ville Marin Montréal (Québec) H3B 4M4 (514) 871-1522 LAVERY DE BILLY AVOCAT S Québec Bureau 500 925, chemin Saint-Louis Québec (Québec) GIS ICI (418) 888-5000 Ottawa 20" étage 45, rue O’Connor Ottawa (Ontario) KIP 1 A4 (813) 594-4936 NMOA Kl NOIDMM VWV I IO OINOHOI OMII I if) IV IMINOIV NO(IAVHf) V S LISSA > vIMV IH II.HISSA I INDIA.) (IKK < \I.G\R\ V \NCOI A KR K l I.ONDRKS \N( 999
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