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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1992-10-09, Collections de BAnQ.

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A-4 ¦ Le Devoir, vendredi 9 octobre 1992 Les parents fransaskois s’estiment pris en otage Caroline Montpetit ARDENTS MILITANTS du OUI, les parents fransaskois s’estiment pris en otages dans la présente crise constitutionnelle, notamment en regard de leur droit de gérer leurs propres écoles dans leur province.En effet selon l’Association provinciale des parents fransaskois (APPF), qui regroupe quelque 500 familles de Saskatechewan et qui effectue présentement une tournée constitutionnelle au Québec, le gouvernement du premier ministre Roy Romanow a décidé de suspendre l’adoption d’un projet de loi accordant aux francophones le droit de gérer leurs écoles, le jour même où ce dernier signait à Charlottetown l’entente qui sera soumise aux Canadiens.En effet quatre jours après le dépôt du projet de loi en chambre, le 28 août dernier, le gouvernement suspendait les travaux, « en raison des débats constitutionnels».« Il nous a été dit à ce moment-là, par des sources gouvernementales, qu’on préférait ne pas éveiller les sensibilités linguistiques », expliquait hier Gérard Leblanc, président de l’Association.À l’heure actuelle, les francophones de Saskatchewan sont tenus d’envoyer leurs enfants à l’école d’immersion française, destinée aux anglophones, en raison du refus de , leur gouvernement de modifier la loi i sur l’éducation qui leur accorderait , )a gestion d’écoles typiquement francophones.Or, l’école d’immersion, par défi-• nition, est conçue pour transmettre le français comme langue seconde aux anglophones et non pour transmettre la culture française aux francophones, expliquait hier Gérard Leblanc.Relevant de commissions scolaires anglophones, ces écoles, qui sont pourtant souvent bondées de francophones, sont gérées en anglais, et offrent carrément aux étudiants une éducation adaptée aux besoins de bi-linguisation de la communauté anglophone de Saskatchewan.« Personnellement, ajoute Roger Gauthier (né au Québec, puis déménagé en Saskatchewan), j’ai bénéficié au Québec d’une éducation de qualité, que je peux offrir à mes propres enfants».À Gravelbourg, d’où vient pour sa part Annette Labelle, le refus du gouvernement de la Saskatchewan de financer et de reconnaître des écoles francophones, malgré les jugements rendus par des cours canadiennes de toutes instances, signifie qu’elle doit payer pour offrir à ses enfants une éducation francophone de qualité.Cette école primaire, qualifiée d’« indépendante » par ses fondateurs, est entièrement gérée et financée par les parents des 32 enfants qui la fréquentent.Or, a l’issue des dernières élections saskatechannaises qui portait au pouvoir le premier ministre néodémocrate Roy Romanow, ce dernier a promis aux parents fransaskois un amendement à la loi sur l’éducation qui permettrait de mettre en oeuvre le droit des minorités de gérer leurs propres écoles, en vertu de l’article 23 de la constitution canadienne.« M.Romanow nous avait promis que la loi serait modifiée pour le mois de septembre 1992, explique Mme Labelle.La suspension des travaux en chambre signifie que je devrai payer pour l’éducation de mes enfants encore une fois cette année».Selon M.Leblanc, les Québécois devraient manifester leur solidarité aux franchopones hors-Québec, dans le cadre référendaire, étant donné qu’ils font eux aussi partie de la « réalité francophone canadienne ».En dehors du Québec, souligne-t-il, cette réalité regroupe un million de francophones, dont 25 000 vivent et grandissent présentement en Saskatchewan.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Bourassa lier de personnes, pour s’en prendre vigoureusement à ses opposants.Lucien Bouchard et Jacques Parizeau, « on ne peut s’attendre de leur part qu’à de la malhonnêteté intellectuelle », a-t-il déclaré.Mais il prévient que lundi soir, M.Parizeau « ne pourra mentir aux Québécois parce que je serai devant lui pour rétablir les faits».Il promet par ailleurs de fournir à M.Parizeau une copie des textes juridiques de l’entente, avant la tenue du débat, dès qu’il aura pu lui-même les examiner.« On n’est pas pour lui donner les textes à huit heures lundi soir.» Parmi les opposants à l’accord, « ceux qui veulent briser le pays, je les élimine du débat », dit-il, parce que ceux-là seront toujours insatisfaits de quelque entente que ce soit.« Mais les autres, pourquoi n’accepteraient-ils pas des gains supérieurs à tout ce qu’on a déjà obtenu ?» Le premier ministre demande comment la population, qui était satisfaite de l’accord du lac Meech il y a deux ans, peut aujourd’hui rejeter une entente qui comporte Meech en substance et bien davantage.•À la faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, hier, où il avait Cette année, écoutez CIEL! ET PARCOUREZ LE MONDE! MAROC IDENTIFIEZ 5 MOTS PASSEPORT TIRAGE LE 30 OCTOBRE 1992 MOTS PASSEPORT DATE DE DIFFUSION REMPLISSEZ ET RETOURNEZ A: CIEL, C P 98.5, LONGUEUIL J4H3Z3 COUPON ORIGINAL OBLIGATOIRE PHOTOCOPIE REEUSEE LE DEVOIR TELEPHONE QUESTION D HABILITÉ A COMPLÉTER 90 ?B.5 = Bourse Les Fédéralistes pour le NON ne disposeront que de 42 000 $ Catherine Leconte LES « Fédéralistes pour le NON » du Québec, qui ont officiellement lancé leur comité hier, se tiennent à une prudente distance des dirigeants du comité-parapluie du NON, auquel la loi référendaire les oblige à se rapporter.« Ils comprennent que nos motivations sont différentes», a indiqué le co-président Keith Henderson, et « je dois dire que dans la pratique quotidienne des affaires, les relations sont très correctes».Les Fédéralistes pour le NON auront droit à 90 minutes de temps d’antenne gratuit à CBC et émargeront pour 42 000 $ au budget du comité national du NON, où leur con- tact est David Payne, l’ex-député pé-quiste de Vachon.Mais ils ont des bureaux distincts, à Dollard-des-Or-meaux et à Notre-Dame-de-Grâce.Et non, ils n’ont pas demandé à Pierre Elliott Trudeau de travailler avec eux.« Il se pourrait bien qu’il fasse d’autres interventions et je l’espère, mais il vaut probablement mieux qu’il les organise lui-même », a commenté M.Henderson.Le message qu’ils veulent faire passer est cependant très proche du sien : « Nous voulons encourager les gens à passer outre aux menaces proférées par nos adversaires », a-t-il expliqué, et « leur dire qu’ils peuvent voter un NON patriotique, loyal, voué à l’affirmation de nos valeurs et de notre pays et NON à sa destruction ».Les Fédéralistes pour le NON sont dirigés par une troïka solidement anglophone : le Parti Égalité y est représenté par M.Henderson, vice-président du perti, et par Tony Kondaks, auxquels s’est joint le fondateur et chef du parti Option Canada, Greg Gogan.On ne les verra jamais aux mêmes tribunes que MM.Bouchard et Parizeau ouvautres séparatistes, ont-ils promis hier, en soulignant au passage qu’en cela aussi, ils se distancient du chef du Parti Égalité, Rc-bert Libman, qui n’hésite pas à « l’association avec Robert Bourassa » au sein du comité national du OUI.Selon M.Henderson, le NON progresse actuellement parmi les anglophones du Québec tout comme il progresse dans le reste du Canada.Et ce qu’il compte leur dire, c’est qu’au lendemain d’une victoire du NON, « la prochaine étape logique n’est pas la souveraineté du Québec, mais la reconnaissance du fait que nous retournons au statu quo », ce qui, comme l’a dit l’agence américaine de cotation du crédit Moody’s, n’est pas en soi une catastrophe.Après l’échec de Meech, « le statu quo était inacceptable pour les politiciens mais il était parfaitement acceptable pour une majorité de citoyens canadiens », a renchéri Greg Gogan.L’entente de Charlottetown est selon lui « une concoction politique qui n’est importante que pour les politiciens qui l’ont négociée » et qui « a plus à voir avec leurs besoins électoraux qu’avec les besoins de la population ».été invité à exposer sa position, M.Bourassa s’est heurté à beaucoup de scepticisme de la part de son jeune auditoire, auquel s’étaient joints des professeurs.La période de questions a été monopolisée par des tenants du NON, péquistes comme jeunes libéraux défroqués.Un seul intervenant s’est prononcé pour le OUI.Un peu plus de la moitié de l’auditoire lui était hostile, avant même qu’il ne prononce une parole.La première question fut cinglante : puisque cette entente prévoit « une montagne de négociations », dit Philippe Lasnier et à la suite des révélations de l’affaire WU-helmy, des déclarations de Moe Si-hota et de Clayde Wells, « comment peut-on encore vous faire confiance comme négociateur dans l’avenir » ?M.Bourassa a habilement contourné la question, sinon pour dire qu’il a « sué à grosses gouttes pour récupérer le droit de veto ».Sa remarque a déclenché des rires.Il a plutôt longuement expliqué que la négociation fait partie de la vie normale de tout État.Si le Québec devient souverain, combien y aura-t-il de traités à renégocier ?Dont celui du libre-échange.« Et je ne sais pas .si le Québec serait en position de force face aux États-Unis.» Le premier ministre s’en est pris d’autre part au fait que l’on invoque des « arguments d’autorité », en citant les Sihota, les Wells ou les Ovide Mercredi pour dépeindre le négociateur du Québec comme un perdant dans cette ronde constitutionnelle.Il oppose à ces personnes les Laurent Beaudoin, Michel Bélanger, Jeanne Sauvé et Claude Ryan, qui appuient cette entente.M.Bourassa a provoqué des rires dans l’assistance quand il a prononcé le nom de M.Ryan.Plus tard, aux journalistes, il ajoutait que dans tout ce que les Wells, Sihota et Mercredi ont dit « il n’y a rien contre l’entente elle-même ».Les gains que dit avoir obtenus le premier ministre ont été contestés un à un, sur le partage des pouvoirs, le pouvoir fédéral de dépenser dans les sphères de compétence exclusive des provinces, les droits de veto (des « vetos vides », lui lance le professeur René Turcotte, un péquiste).Le premier ministre a rétorqué que le logement, le tourisme et les affaires urbaines n’étaient pas explicitement cités dans la Constitution de 1867.La clause sur le pouvoir de dépenser, elle existait dans l’accord du lac Meech, dit-il.« Tout le monde disait bravo il y a deux ans.» Quant aux droits de veto, personne ne peut dire « qu’ils ne seront pas dans la Constitution ».Ce professeur Turcotte, a commenté M.Bourassa, « il est mal informé; je me demande comment il peut influencer ses étudiants ».Le chef du OUI a recommandé à son auditoire d’oublier le rapport Allaire.« Comme chef de parti, j’étais d’accord.Mais comme premier ministre, dit-il, je suis obligé de vivre dans la vraie vie.» Plus tard, il a soutenu que si le NON l’emporte, ce que l’Histoire jugera c’est que les Québécois ont rejeté « tous ces gains ».À ce moment-la, « les programmes de partis politiques seront bien accessoires ».4 Crédit impayés est, en proportion évidemment, trois fois rIus élevée que le montant enregistré en 1981.Maintenant, pour bien localiser le lieu où réside l’intérêt financier de la Banque Scotia et de la Banque de Montréal, il faut savoir, il faut souligner, que l’une des principales sources de revenus réside dans le pourcentage qui est imposé au commerçant par chaque transaction réalisée.En 1991, les cartes Visa et MasterCard ont été utilisées dans plus de 617 millions d’achats divers, soit, là également, trois fois plus d’achats qu’en-1981.En tout, les consommateurs ont dépensé au-delà de 40 milliards $ contre 11 milliards $.Actuellement, plus de 24 millions de cartes des familles Visa et MasterCard sont en circulation.Dans ce contexte, on comprendra aisément pourquoi les autres institutions financières « surveillent de très près, pour reprendre les mots de M.André Dupras, porte-parole de la CIBC, le geste de la Banque Scotia ».À la Banque Nationale, M.Alain Charbonneau, responsable des communications, a indiqué que cette institution « considère la possibilité de suivre.La décision n’a pas été prise.» Fait intéressant, et ainsi que l’a spécifié M.Charbonneau, « l’une des principales questions que toutes les institutions vont se poser, c’est quelles sont les assurances qu’il faudrait prendre pour éviter une augmentation de soldes jamais payés » pour ne pas dire de faillites personnelles.En effet, si on se réfère au rapport du Comité gouvernemental l’élargissement progressif des possibilités de R ES U LTATÎ I o i o o u f b t i Tirage du 92-10-07 8 17 25 26 38 42 Numéro complémentaire: 14 GAGNANTS LOTS 3 583 605,90 $ 94 606,50$ 1 518,00 $ 54,30$ 10,00$ Ventes totales 33 468 611,00$ Prochain gros lot |approx ) 2 700 000,00$ Prochain tirage: 92-10-10 Tirage du 92-10-07 NUMÉROS LOTS 049069 100 000 S 49069 1 000 $ 9069 250 S 069 50 $ 69 10 S 9 2 $ T VA le réseau des tirages Lej modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, celte dernière a priorité.crédit au cours des années 80 a donné, entre autres choses, les résultats suivants : en 1991 le nombre de faillites personnelles a dépassé les 62 277 contre 23 036 en 1981, alors que le pourcentage de comptes en défaut1 était de 6,3% contre 5,2%.?Poiy Pour elle, tout cet incident, c’est une tempête dans un verre d’eau.« On est constamment pointé du doigt parce qu’un jour un fou sanguinaire est passé.On en a assez que les gens nous ramènent la tragédie sur la tête sans arrêt », a-t-elle lancé.Marie Rousseau ajoute que les « gars et les filles sont sur un pied d’égalité à Poly ».Puis dans un dernier cri rageur : « On n’en peut plus.On se sent agressé sans arrêt à ce sujet.J’espère que ce sera la dernière fois ! » 4 Gorbatchev quelque chose au lieu de traiter les problèmes de la Fédération (russe), de la Communauté, de la réforme économique.» Mikhaïl Gorbatchev refuse d’abandonner complètement la politique malgré l’éclipse du Parti communiste dont il est issu et l’effondrement de la superpuissance qu’il dirigeait.Il tient résolument tête aux autorités en refusant de comparaître devant la Cour constitutionnelle, qui juge les activités de l’ex-PCUS.Boris Eltsine, qui avait alloué l’immeuble à la Fondation Gorbatchev en décembre pour rompre avec les persécutions imposées naguère aux dirigeants déchus, le lui a repris par décret mercredi soir pour le destiner à des experts financiers.Selon des proches de Mikhaïl Gorbatchev, trois cars de policiers sont arrivés hier matin devant l’immeuble.La plupart sont ensuite repartis en laissant quelques gardes sur place.L’ex-president a dit que les policiers avaient refoulé ses employés, saisi placards et comptes.« Ils trouveront des pièces d’or, des millions de dollars et des stocks d’armes », a-t-il grincé sur un ton sarcastique.La Fondation « est un groupe de réflexion fondé sur la libre circulation des informations et tout ce qu’elle produit est transmis au gouvernement», a-t-il ajouté.Par ailleurs, l’interdiction de sortie du territoire qui frappe M.Mikhaïl Gorbatchev est fondée sur une législation soviétique de 1970 réglementant l’attribution des visas de sortie, a expliqué hier la Cour constitutionnelle russe dans un communiqué diffusé par l’agence ITAR-TASS.La loi « en vigueur sur le territoire de la fédération russe », permet de « refuser la sortie hors d’URSS à un citoyen soviétique pour un voyage privé (.) si ce citoyen n’a pas rempli ses devoirs envers l’État (.), liés aux intérêts légaux des organisations publiques et étatiques ».L’article 25 de la loi du 22 septembre 1970 sur l’entrée en URSS et la sortie de l’URSS, est applicable « jusqu’à la réalisation de ces obligations » par le citoyen incriminé, précise le texte.Derek Walcott, prix Nobel de littérature STOCKHOLM (Reuter-AP) - Le prix Nobel de littérature 1992 a été attribué hier à l’écrivain de Trinidad Derek Walcott, 62 ans, par l’Académie des lettres suédoise.Né en 1930 à Sainte-Lucie, ancienne colonie britannique des Petites Antilles, Derek Walcott vit à Trinidad depuis 1953 et enseigne la littérature anglaise à l’Université de Boston.Le prix littéraire le plus prestigieux lui a été décerné pour une oeuvre poétique « marquée par une luminosité rare en même temps que par une grande force », combinées à une vision historique et à un engagement multiculturel, précise l’Académie.Le prix est assorti d’un chèque de 1,2 million $ US.Contacté par Reuter à Boston, De-rèk Walcott s’est déclaré surpris et bouleversé.« Le principal est que la littérature antillaise ait été reconnue sur un plan international, et c’est une bonne chose », a-t-il ajouté.Les deux grands-mères de Derek Walcott étaient, dit-on, descendantes d’esclaves.Son père, aquarelliste bohème, mourut alors que Derek et son frère jumeau, Roderick, n’avaient qu’un an.Sa mère dirigeait une école méthodiste.« C’est la complexité de sa situation qui a été sa source d’inspiration la plus féconde.Trois loyautés sont essentielles pour lui : sa patrie caraïbe, la langue anglaise et son origine africaine », explique l’Académie.Il a consacré l’une de ses oeuvres principales, le long poème Another Life (1973), à son évolution et à sa formation dans ce milieu culturel.Son oeuvre poétique la plus récente est Omeros (1990), « puissant chant caraïbe en 64 chapitres», livre « d’une ambition incomparable », écrit l’Académie suédoise.« Omeros comporte de riches éléments basés sur la grande familiarité qu’entretient le poète avec la littérature, l’histoire et la réalité.On y voit apparaître Homère, Edgar Allan Poe, Maiakovsky et Melville, l’auteur y fait allusion à Brodski (.) et il y cite Yesterday des Beatles.» Derek Walcott a donné des preuves de son talent de poète dès la fin de son adolescence, mais il n’est devenu célèbre qu’avec le recueil In a Green Night (1962).Décès de Willy Brandt BONN (AFP) - Willy Brandt, patriarche de la sociale-démocratie allemande et mondiale, est décédé hier soir à l’âge de 78 ans après une longue bataille contre le cancer.Brandt a dirigé l’Allemagne fédérale de 1969 à 1974, obtenant en 1971 le Prix Nobel de la Paix pour sa politique de rapprochement avec l’Est.De son vrai nom Herbert Ernst Frahm, Willy Brandt, fils illégitime d’une vendeuse d’épicerie, est né le 18 décembre 1913 à Luebeck, dans le nord de l’Allemagne.Il adhère à 16 ans au Parti social démocrate (SPD).Loréqu’Hitler prend le pouvoir en 1933, il émigre en Norvège, où il prend la nationalité norvégienne, puis en Suède.Pendant la guerre, il se bat contre les Nazis sous l’uniforme norvégien.Après la victoire, il assiste comme journaliste au procès de Nuremberg, et rentre définitivement en Allemagne en 1947.H y fait officialiser son nom de guerre : Willy Brandt.Élu maire SPD de Berlin-Ouest en 1957, il affronte à ce poste, le 13 août 1961, la construction du Mur autour de sa ville.Devenu président du SPD en 1964, à 51 ans, Brandt entre en 1966 dans le gouvernement de « grande coali- tion » avec les chrétiens-démocrates comme vice-chancelier ministre des Affaires étrangères.Le 22 octobre 1969, il est élu premier chancelier social-démocrate de l’après-guerre, et lance son « Ostpo-litik », politique de rapprochement avec le bloc de l’Est : en 1970, il signe un traité avec la Pologne et un autre avec l’Union soviétique.En 1972, le « Traité fondamental » avec la RDA ouvre une page nouvelle de l’Histoire, améliorant considérablement les relations inter-allemandes.1974 sera l’année de la chute : Guenter Guillaume, son plus proche conseiller, est arrêté pour espionnage au profit de la RDA.Willy Brandt démissionne.Il passa le reste de sa vie au service du SPD, dont il demeure président jusqu’en 1987.L’Internationale socialiste en fait son président en 1976.Il restera à ce poste jusqu’à la veille de sa mort, en septembre 1992.Son dernier combat aura été pour l’unité allemande.En 1990, il sillonna la RDA, un pays où il est immensément populaire, pour gagner les Allemands de l’Est à la cause de la sociale-démocratie, et à Bonn il fer-, railla avec les responsables de son parti, hostiles à une réunification rapide.Le club de hockey Canadien Le nouveau temple de la sainte Flanelle Le projet du Nouveau Forum, annexé à la Gare Windsor, en est maintenant rendu au stade de l’approbation finale, attendue en décembre prochain, à la suite de l’ultime étude publique menée par la ville de Montréal.Le président du club de hockey Canadien M.Ronald Corey et le directeur exécutif de CP Rail, M.Jacques Côté, ont dévoilé hier, en présence du maire Jean Doré, le plan d'ensemble de ce nouveau complexe, entièrement financé par l’entreprise privée.Ce projet Nouveau Forum/Gare Windsor comprend la construction de l’amphithéatre sportif, la restauration de la gare Windsor et l’érection d’un complexe immobilier sur les des terrains adjacents à la gare, présentement utilisés comme espaces de stationnement.Le Nouveau Forum aura une capacité de 21 260 places, soit 5000 de plus que celui de la rue Sainte-Catherine.Les travaux devraient être amorcés au début de l’an prochain et Le Canadien devrait aménager dans son nouveau temple à l'automne 1995.t
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