Le devoir, 21 octobre 1992, Cahier B
CAHIER Le Devoir, mercredi 21 octobre 1992 La valse à mille temps des experts en constitution Les exigences constantes d’autonomie du Québec ne sont pas anachroniques, affirme Edmond Orban PHOTO JACQUES GRENIER ¦MM Av | IU NL.U OU AIV 1 1 R lUvERAINETÉ F °ÉPASSÉE Les derniers mois ont donné lieu à la publication, en anglais comme en français, d’une longue et impressionnante série d’essais consacrés à la crise constitutionnelle canadienne.Gilles Lesage de notre bureau de Québec LES EXIGENCES cons tantes d’autonomie du Québec ne sont nuUement anachroniques, soutient le professeur Edmond Orban.Elles sont seulement disfonctionneUes dans le cadre d’un État fédéral aux possibilités de réforme incontestablement très limitées, comme on le constate plus que jamais.» C’est ce que le professeur émérite en droit constitutionnel de l’Université de Montréal (pendant plus de 30 ans) écrit en introduction de son plus récent ouvrage, intitulé Le fédéralisme?Super État fédéral?Association d'Êtats souverains?, pubUé ces jours-ci aux Editions Hurtubise HMH.« Les acteurs principaux de cet État fédéral (soutenus en cela par les provinces anglophones) ne renonceront que forcés par des circonstances exceptionnelles et incontrôlables au maintien de leurs pouvoirs essentiels, ajoute-t-il.Le contraire serait incompatible avec leurs intérêts en même temps qu’une atteinte aux fondements même de l’État fédéral.» L’ouvrage de M.Orban est le plus récent d’une longue et impressionnante série de livres publies depuis quelques mois au Québec et qui ont pour thèmes le fédéralisme et la souveraineté ou, de façon plus générale, la crise constitutionnelle canadienne.Au fil de leur parution, plusieurs de ces essais ont été signalés, dans Le plaisir des livres, par notre collaborateur Robert Saletti; il fera encore écho à d’autres, ce samedi.À la veille du grand rendez-vous référendaire, alors que le besoin et la soif d’information sont plus ardents que jamais, il peut être utile d’attirer l’attention sur d’autres essais d’une brûlante actualité, tels: Le fédéralisme d’Edmond Orban; Bilan québécois du fédéralisme canadien, sous la direction de François Rocher; Les objections de 20 spécialistes aux offres fédérales; 147 raisons de dire NON, de la revue L’Action nationale; et Le simple bon sens, d’Yves Leclerc.Le fédéralisme relatif M.Orban explore à nouveau les différentes formes de fédéralisme à travers le monde et au Canada.Il examine en long et en large des expériences de fédéralisme intra-éta-tique - pays disposant de gouvernements régionaux coiffés par un État fédéral - comme c’est le cas, notamment, du Canada - et de fédéralisme inter-étatique - association ou confédération d’États ou autres entités politiques, souverains au départ.Qu’il soit de l’une ou l’autre de ces deux catégories, provisoires et discutables, le fédéralisme n’est ni une fin en soi, ni une solution inévitable pour les problèmes de nos sociétés industrielles, fait valoir l’auteur.Le fédéralisme peut être considéré avant tout comme un moyen ou, plus précisément, comme une technique de gouvernement d’une portée et d’une valeur relatives.Le fédéralisme inter-étatique, inspiré ou non de l’expérience européenne, semble être une alternative valable, écrit cet expert réputé.Elle implique toutefois des transformations radicales du système politique et des mentalités.Elle se heurtera donc de plein fouet au conservatisme de nombreux intérêts en place.Ces derniers se sont accrochés, jusqu’ici, à un quasi-statu quo, rigide, infécond et finalement dangereux pour l’avenir des relations entre le Québec et le reste du Canada.En réalité, on assiste à l’affrontement de deux conceptions très différentes du fédéralisme et de la place que le Québec pourrait occuper pour assurer son épanouissement dans un monde en profonde mutation.Au sein de la fédération canadienne, écrit M.Orban en conclusion, un nombre croissant de Québécois considèrent qu’un État fédéral, quelles que soient les réformes apportées, risque fort d’accentuer la minorisation de la population francophone dans un ensemble où leurs pouvoirs de contrôle restent aléatoi- res.Leur recherche d’un autre modèle correspond à des besoins vitaux et n’a rien d’anachronique.Car, pour eux, il ne s’agit nullement de nier les nécessités d’une coopération économique; le problème est de savoir dans quel cadre décisionnel elle pourrait se faire et avec quel degré d’intégration.A ce point de vue, la Communauté économique européenne fournit des enseignements précis, indique l’auteur.Proudhon avait certainement raison lorsqu’il écrivait que « le XXe siècle ouvrira l’ère des fédérations ou l’humanité recommencera un purgatoire de mille ans».Amorcée depuis très longtemps, l’évolution du fédéralisme est fondée sur deux exigences absolument vitales pour l’épanouissement de l’Homme: l’ouverture sur le monde et l’enracinement dans un coin de la planète.Incompatibilité Autre son de cloche, plus polémique.Pour leur part, les auteurs de Bilan québécois du fédéralisme canadien, chez VLB Editeur, ne cachent pas leurs couleurs: « Les Québécois ont été amenés à constater clairement que les visions véhiculées dans le reste du Canada à propos du régime fédéral sont maintenant in- compatibles avec les principes du fédéralisme tels que le Québec les comprend et les souhaite », y lit-on en introduction.En fait, le Canada vit de moins en moins dans un régime de type fédéral qui reconnaît et respecte la diversité.C’est une valse à mille temps.Le reste du Canada est incapable de déroger au principe de l’égalité des provinces, et la portée de la reconnaissance du Quebec comme société distincte se réduit comme une peau de chagrin, à tel point que les conséquences juridiques en sont de plus en plus nébuleuses, fait valoir le professeur François Rocher, politologue de l’Université Carleton, sous la direction duquel une quinzaine de collaborateurs publient ce collectif.Le fédéralisme canadien n’est pas en mesure d’opérer un virage qui mettrait fin à la tendance centralisatrice qui le caractérise depuis plusieurs années, opine M.Rocher.Le régime politique actuel cherche plutôt à mieux encadrer les gouvernements provinciaux, sous le couvert de mécanismes de coordination et une meilleure représentation des intérêts régionaux au sein des institutions fédérales de plus en plus omnipotentes.Comme on le voit, ce Bilan comporte beaucoup plus de passif que d’actif, aux yeux de M.Rocher et de ses collègues.Dans un autre texte que M.Rocher signe avec son collègue Jean 11.Guay, on fait valoir que les oppositions les plus farouches à la reconnaissance constitutionnelle de la société distincte sont structurelles et plongent leurs racines dans la culture politique canadienne.Le débat, estiment-ils, ne peut que se cristalliser autour de symboles irréconciliables.Selon Mme Miriam Smith, par ailleurs, la notion de dualité est désormais considérée comme un mythe au Canada anglais.La notion des deux peuples fondateurs, ou des deux nations, est maintenant rejetée.Une charte illégitime Quant au professeur Guy Laforest, de Laval, il est d’avis que, dans une perspective québécoise, la Charte des droits et libertés de 1982 est illégitime et recèle des dangers considérables pour tout projet de protection et de promotion d’une société distincte.M.Laforest est catégorique : la sécession du Québec est une condition nécessaire pour mettre fin à l’illégitimité de la Constitution de 1982 et de la Charte qui y fut enchâssée, tout comme elle permettrait au Québec d’en finir avec le travail qualifié de corrosif du nationalisme canadien.D’autre part, les multiples réformes qu’ont connues les programmes de développement régional ont davantage cherché à accroître la visibilité politique du gouvernement fédéral et des partis politiques alors au pouvoir qu’à créer des emplois stables et de qualité, soutient M.Gérald Bernier.S’agissant de la politique culturelle fédérale, écrit le professeur Jean-Guy Lacroix, elle fut un échec, marquée qu’elle est du sceau de l’incohérence et de la timidité.De plus, visant à consolider l’unité canadienne, elle se bute à la culture québécoise, dont elle ne reconnaît pas le caractère distinct.Au chapitre corollaire des communications, écrit M.Marc Raboy, de Laval, les Canadiens continuent de payer les coûts du maintien d’une unité politique d’un océan à l’autre, tout en reconnaissant qu’il s'agit plutôt, dans les faits, de deux solitudes.D’un point de vue strictement québécois, indique pour sa part M.Daniel Salée, le fédéralisme canadien ne facilite nullement l’instauration d’une saine approche de la question autochtone, comme l’a démontré le cas de Grande-Baleine, quoique, par ailleurs, il ne soit pas évident qu'une latitude accrue améliorerait la situation.Combattre l’oscurantisme Les Editions Saint-Martin, de leur côté, publient Les objections de 20 spécialistes aux offres fédérales, suivies des plaidoyers de Jean Allaire, de membres de la Commission jeunesse et de membres dissidents du Parti libéral du Québec.Le titre est aussi explicite que le propos de ces experts qui, les uns après les autres, relèvent les nombreux reculs de l’entente de Charlottetown par rapport aux demandes traditionnelles du Québec, par exemple, dans les domaines de la langue, de la culture, du partage des pouvoirs et de la place du Québec dans les institutions fédérales.« Somme toute, lit-on en présentation, ce livre cherche à combattre l’obscurantisme et à alimenter le débat démocratique sur les vrais enjeux du référendum de ce 26 octobre.» Dans la même veine, l’édition de novembre 1992 de L’Action nationale présente quatre textes de MM.Jean-Marc Léger, Rosaire Morin, Claude Morin et Rodrigue Tremblay, suivis de 147 raisons de dire NON, a savoir des extraits de textes, de commentaires et d’éditoriaux des acteurs et observateurs de la scène constitutionnelle.Comment sortir de la crise constitutionnelle?Par Le simple bon sens, fait valoir l’ancien journaliste Yves Leclerc, devenu spécialiste de l’informatique, dans un petit ouvrage que publie Québec-Amérique.Sa conclusion: l’acceptation de l’entente du mois d’août ne réglerait rien; au contraire, elle ne ferait qu'embrouiller et retarder encore toute solution cor- Le politicologue Guy Laforest est catégorique : la sécession du Québec est une condition nécessaire pour mettre fin à l’illégitimité de la Constitution de 1982 et de la Charte qui y fut enchâssée, tout comme elle permettrait au Québec d’en finir avec le travail qualifié de corrosif du nationalisme canadien.recte.Cette solution passe forcément par la souveraineté du Québec.11 n’y a pas d’autre choix réaliste, selon M.Leclerc, pour qui la solution prendra ensuite la forme d’un nouveau fédéralisme (sans doute asymétrique), d’une association entre États souverains ou d’une séparation à l’amiable, selon le déroulement des événements, influencé par le simple bon sens des peuples concernés et par le courage de leurs gouvernants.Le simple bon sens, vous dites?TÉLÉVISION Rolande Allard-Lacerte Le cheval de Troie des faiseurs d’images J5 AI VU DES politiciens être montés, démontés, fabriqués.Je n’y arrive pas.Je suis comme je suis et je plaide l’incapacité à être fabriqué.» A Raison passion (R.-C.) Jacques Parizeau réplique à Denise Bombardier qui insiste à lui parler de son « problème d’image ».— Mais non, comment dire.(longue pause) PersonneUement je n’ai pas de problème d’image, mais il est possible que l'organisation autour de moi en aie.L’homme qui tient le manche du parapluie du NON élabore.Il veut bien jouer le jeu jusqu'à un certain point, se « forcer des fois en surveillant ceci et cela », mais pas au risque de paraître artificiel.L’image avant le contenu, le plumage plutôt que le ramage, c’est bien à la télévision dévoreuse d’hommes (et de femmes entre parenthèses) qu’il faut imputer cette aberration.C’est conscient des gros plans indiscrets qu’elle permet, que François Mitterrand s’est résigné à se faire limer les canines.Son conseiller en image l'avait convaincu qu’elles lui donnaient l’air d’un prédateur.Pour jouer Casanova, l’acteur Donald Sutherland avait dû limer, comme l’exigeait Fellini, ses incisives.Ce n’est pourtant pas le rôle de Casanova que sont appelés à jouer les élus du peuple, mais ils ont le devoir de séduire avant d’être autorisés à conduire.De bon gré ou à leur corps défendant, ils cèdent.Il résiste autant qu’il peut, ce M.Parizeau.N’empêche qu’au cours de la campagne référendaire, on l’a vu alterner, entre la pub et le débat, empruntant tantôt l’allure du croque-mort, tantôt celle du bon vivant débonnaire dans son complet clair.Il a consenti à tamiser son ironie, se privant ainsi de l’arme suprême lors du duel à grands coups de parapluies.Et c’est sans doute pour obéir à quelque consigne lui enjoignant de sourire qu’il s’est retenu de donner des coups de patte vigoureux à son adversaire à l’air malingre et souffreteux.C’était, « comment dire ?», Gulliver consentant à s’auto-ligoter avec les câbles de l’arène.Dociles entre les mains des faiseurs d'images, les politiciens changent de garde-robe et de style; ils tentent de gommer les faux plis de certaines habitudes, les tics de langage et de comportement jugés non électoralement rentables.Cachez ce teint, monsieur le ministre, vous avez l’air blafard et sinistre.Redressez-vous, on dirait Atlas portant le poids du monde sur les épaules.Et cette cravate, un noeud pour vous pendre ?Et ce veston d’une autre époque, pourquoi pas un haut-de-chausses ?Et le politicien obtempère, change ou retourne sa veste, se redresse et s’abandonne au pinceau du maquilleur.Prêt à affronter les projecteurs.Et à séduire les téléélecteurs tapis dans l’ombre.Le langage trahit autant que le vêtement et les faiseurs d'images et de ramages perdent là leur emprise et croisent leur cheval de Troie.Le naturel revient au galop (comme ce cheval qui trotte une fois enlevée la barrière du droit de veto).Chacun a son tic que personne ne réussira à éliminer : « Comment dire ?» (Parizeau); «J’veux dire» (Bourassa); « Que voulez-vous ?» (Chrétien) servent de tremplin à leur pensée respective.Ils en émaillent leurs propros dès qu’ils doivent improviser devant la caméra impitoyable.Un mot lancé devant des milliers de téléspectateurs ne se rattrape plus.Ainsi cette petite phrase de Jean Chrétien (de son cru, hors de tout doute et de tout contexte) reprise au Téléjournal (R.-C.) lors d’une de ses rares et brèves apparitions : « Le Canada, un pays dont nous sommes tous confortables à l’intérieur » ! L’étoile éteinte Le dernier film — inachevé — de Marilyn Monroe a été retrouvé en mauvais état dans un entrepôt du Kansas.Des spécialistes conscients de sa valeur l’ont restauré avec d’infinies précautions, image par image, comme s’il s’était agi d’un tableau de maître découvert par hasard dans un marché aux puces.Something’s Got To Give (quel titre prémonitoire ! ) raconte les derniers mois de la vie de Marilyn Monroe.Ravagée par l’angoisse, au bord de l’effondrement, la célèbre star ne revendiquait que le droit de scintiller.Ce documentaire de la Fox Entertainment News (Rideau, R.-Q.rediffusion samedi le 24,14 h 30) nous restitue, 30 ans plus tard, « le mélange de beauté et de souffrance » de la star mythique.Une étoile éteinte dont la lumière nous parvient encore.Plus haut que l’Aigle noir.Dimanche soir, s’adressant à ceux qui avaient envie de voler plus haut que le combat référendaire, plus haut que l’Aigle noir, Caractères (TV5) a fait le point sur l’ex-URSS.Hélène Carrère d’Encausse a brillamment évoqué la faillite de l’utopie totalitaire : « La fin du communisme, ce n’est pas la fin d’une idéologie, c’est la fin d’un mensonge.» Malgré les bouleversements, les difficultés, c’est « la victoire d’un peuple et d’un pays, la Russie, qui se réapproprie son destin» (rediffusion dimanche le 25,14 h TV5).En début de nuit, Henri Guillemin présente En appel.Documents d’archives inédits ici.Le regretté philosophe, historien et polémiste parle des Provinciales de Pascal.« Écrits graves, très importants, qui ne manquent même pas d’une certaine actualité.» En raison de l’heure tardive (23 h 30), bienheureux sont ceux qui ont un magnétoscope.Il leur faut cependant être très méfiants et « enregistrer large » car, dimanche, il y avait un fâcheux décalage de 15 minutes.Pour éviter les frustrations si vous allez tôt au lit, que votre ’ prudence veille.Dimanche prochain, Guillemin consacrera son émission aux Pensées de Pascal (TV5).Northern Telecom présente Une production de: La Cité des Arts et des Nouvelles Technologies de Montréal FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SCIENTIFIQUE DU QUÉBEC 3e Festival international du film scientifique du Québec du 22 octobre au 1er novembre Quand la science se tait film'.Entrée gratuite Grandes soirées Hubert Reeves Jonathan Mann Charles Bennett (nasa) Michel Lemieux MONTRÉAL 22 octobre à 19h30, Jardin botanique (872-1424) Soirée officielle d’ouverture Actualité scientifique: nouvelles aventures du Big Bang.Films d’ouverture Hubert Reeves: président d'honneur du Festival 1922 Charles Bennett: astrophysicien à la NASA Pierre Maisonneuve: animateur Information générale: 849-1612 Avec le loutlen de: Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, Ville de Montréal, Musée de la civilisation, Sciences et Culture Canada, Ministère tédéral des Communications, Environnement Canada, Affaires Extérieures, M.A.I., M.L.C.P., M.I.C.T., A.C.C.T., C.Q.Y.B., C.R.I.Q., I.N.R.S., S.P.S.T., Québec Science, École Polytechnique, ConsulaU de France, Pratt a Whitney, Le Devoir, Radio-Québec, Alpha Vidéo et Film, Concept Audiovisuel, Régie du Cinéma, CITÉ-FM Rock Détente (Montréal), CITF Rock Détente (Québec).f B^2 ¦ Le Devoir, mercredi 21 octobre 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) — Consenting Adult ?h 15 9,h 15 II: Mighty Duck 7 h 9 h III: Under Sieges 7 h 15 9 h 20 IV: Mr Baseball 7 h 05-Sneakers 9 h 15 BERRI I: (849-3456) - Cuirassé en péril 1 h 30 3 h 30.5 h 30.7 h 30 9 h 30 II: Confessions d'un Barjo 1 h 40 3 h 25 5 h 15.7 h 15 9 h 15 III: Glengarry Glen Ross l h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30.9 h 30 mer 1 h 30.3 h 30.5 h 30 9 h 30IV: Le côté obscur du coeur 1 h 30 4 h.7 h.9 h 30 V: Le dernier des Mohicans 1 h 45 4 h 15 7 h 10 9>h25 BONAVENTURE I: (849-3456) - BROSSARD I: (849 3456) - Glengarry Glen Ross 1 h 10 9h 30 II: MrBaseballUi 9 h 25 III: Le dernier des Mohicans 7 h 05 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)- Sneakers »7*ti 9 h 35 2: Hero 7 h 9 h 30 3: Candyman 7 h 30 9 h 35 4: The Public Eye 7 h 35.9 h 40 5: Après l'amour 7 h 9 h 20 6: La belle histoire 8 h 30 CENTRE EATON 1: Mil— Festival de cinéma fantastique: Mutronics 1 h 15.3 h 15.5 h 15.7 n 15 9 h 15 2: Blade Runner 1 h 30 4 h 6 h 40 9 h 10 3: Under Siege 12 h 10 2 h 20 4 h 30 6 h 50 9 h CINEMA EGYPTIEN 1: 1455 Peel Mil (849 3456)— Sneakers 4 h 45 7 h 15 9 h 40 2: The Last of the Mohicans 4 h 45 7 h 9 h 35 3: Mr Saturday Night 4 h 45.7 h 05 9 h 30 |eu 4 h 45.¦9H30 CINÉMA FESTIVAL: 35 Millon (849-7277)— CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- The Hand thaï Rocks the Cradle 7 h 10 9 h 30 CjNËMA LANGE LIER 1: Jeune femme cherche colocataire 9 h 15 — Célibataires 7 h 10 2: Hero 9 h 20— Mr Saturday Night 7 h 3: Le dernier des Mohicans 7 h 15 9 h 30 4: The •Public Eye 7 h 05.9 h 05 5: Candyman 7 h 10 r9.li 10 6: Cuirassé en péril 7 h.9 h CINÉMA LIDO: — Cuirassé en péril 19 h 21 h 10— Jeu de puissance 19 h 21 h 10— Capl-‘ laine Ron 19 h— Le dernier des Mohicans J1 h 10— 1492 la conquête du paradis 19 h , 30— Cimetière vivante h 21 h 10 LE CLAP: (650CLAP)— Le voleur d'enfants 12 * li 30 16 h 45 21 h — Betty mei ieu 19 h 30 GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- Capi-' laine Ron 7 h 10 9 h 20- 1492 6 h 10 9 h 10-Jeu de puissance 7 h 05 9 h 15— Un coeur en hiver7h05 9h 15 mer 9h 15— Des souris et des hommes 7 h 15 9 h 35— Rock'N ¦ Nonne 7 h 20 9 h 30 PLACE CHAREST: (529-9745)- Le dernier CINÉMA NOUVEL ÉLYSÉE: Mtl (288-1857)-Festival du nouveau cinéma 115 au 25 oct >— mer Zero gravité/Les printemps incertains 17 h 20— Bar des rails 19 h — Amelia Rose Towers/ln the Name of God 19 h 20— Shadow on the Snow 21 h — Virginia or do all Roads Lead to Romeo/Bathroom Intimacies 21 h 20— Le prince des marées mer {eu 7 h — Robe noire mer /eu 3 h 15.9 h 20— The Playboys mer |eu 1 h — Jusqu'au bout du monde mer |eu 12 h 30.9 h 30— Marlene mer ieu 7 h 30— Le grand bleu mer |eu 3 h 45 CINÉMA OMÉGA 1: - Mutronics 7 h 30 9 h 30 2: Capitaine Ron 7 h 10— Cimetière vivant 2 9 h 30— 3: Jeu de puissance 7 h 15.9 h 30 4: Chérie j'ai gonflé le bébé 7 h — Jeune femme cherche colocataire 9 h 15 CINEMA PARALLELE: 3682 boul St-Laurent Mtl (843-6001) — Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal(Ih au 25 oct )— mer Mr Bojangle’s Memory-/Ten Thousand Things/Trans-Volces/S-tigmata 18 h — Tatl sur les pas de monsieur Hulot20 h — The Body Shop/Travelogue 4: Coming from the Wrong Side 22 h CINEMA PARIS: Mil (875-7284)- BlasFEmi n— Casablanca 5 h — Beauty and the Beast 7h 15— Mediterraneo 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Canada (849-3456)— Mr Baseball 7 h 15.9 h 40 2: The Public Eye 7 h 30.9 h 30 3: The Last of the Mohicans 7 h 9 h 20 4: Sneakers 7 h 9 h 35 5: Hero 7 h 9 h 30 6: Mr Saturday Night 7 h 9 h 30 CINEMATHEQUE QUÉBÉCOISE: (842 9768)— Festival du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal (15 au 25 oct )— mer Child's Play 19 h 15— Death of a Neapolitan Mathematician 21 h 15 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 ( 489-5559) -Ferme temporairement des Mohicans 13 h 30 16 h 19 h 21 h 30- Basic Instinct 16 h 10.21 h 15— Confessions d’un barjo 13 h 19 h 25— Netchaiêv est de retour 13 h 45 16 h 30 19 h 10 21 h 45— Jeune femme cherche colocataire 13 h 15.16 h.19 h 15 21 h 40- Candyman 12 h 30 14 h 30.16 h 40.19 h 35 21 h 50— Le côté obscur du coeur 12 h 35.15 h 30 19 h 21 h 30— Cuirassé en péril 13 h 15 16 h 20 19 h 15 21 h 40- Célibataires 13 h 30 15 h 50 19 h 05 21 h 20 PLACE QUÉBEC 1 : (525-4524)- ven au mar U.2 Rattle and Hum 6 h 45 9 h 15— Plnk Floyd the Wall 6 h 9 h STE-FOY 1: (656-0592)- 1492» h - Under Siege 6 h 55 9 h 05- Mutronics 7 h 15.9 h 15 CINËPLEX I: (849-3456) - Sneakers 7 h 05 .-Jeune femme cherche colocataire 3 h 35.9 h 35 2: Mr Baseball 7 h 05- Wind! h 10.9 h 10 III: La femme de l'épicier» h 05.5 h 15.7 h 20 9 h 30 IV: El Lado Oscure DeI Corazon 3 h 40 7 h, 9 h 30 V: Mr Saturday Night b h 05.9 h 20- A Briet History of Time 3 h 20.7 h 30 VI: Le dernier des Mohicans 5 h 15.9 h 35— Célibataires 3 h 15 7 h 30 VII: The Public Eye 3 h 05 5 h 10.7h 15 9h 15 VIII: Candyman 3h 05.5 h 10.7 h 15.9 h 15IX: BeHy 3 h 10 5 h 15.7 h 20.9 h 25 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)-Après l’amour 2 h 5 h 10 7 h 20 9 h 30II: La belle histoire 1 h 30.5 h 8 h 30 III: Nord 1 h 30 3 h 30.5 h 30 7 h 30 9 h 30 IV: Simple mortel 1 h 45.3 h 45 5 h 45.7 h 45.9 h 45 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul Rene-levesque Mtl (283-8229)— Festival international de lilm et de vidéo de Montréal ( 15 au 25 oct ) CONSERVATOIRE O'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- The Adversary 20 h X CRËM AZIE: (849-FILM) — Requiem pour un beau sans coeur! h 05,9 h 10 DAUPHIN I: (849-3456) - Le voyage b h 11: Krapatchouk 7 h.9 h CINÉMA DËCARIE 1: (849-3456) - Candyman 7hX 9h30II: Hero7h 9h20 DORVAL I: (631-8586) - Consenting Adults 7 h 10 9 h 25 II: Mighty Ducks 6 l\tb 9h 111: Of Mince and Men 6 h X 9 h IV: >4928h DU PARC 1: (844 9470)- Under Siege 7 h 10 9 h 15 2: Consenting Adults 7 h 10 9 h 15 3: Singles 7 h 15 9 h 15 DU PLATEAU 1: (521-7870)- 1492 12 h.3 h.6 h 9 h 2: Jeu de puissance! h 15.3 h 15.5 h 15.7 h 15.9 h 15 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1: -Singles 7 h 15.9 h 35 2: School Ties 7 h 15 9 h 35— 3: Dead Bolt 7 h.9 h 15— 4: Under Siege 6 h X.9 h 10 5: Mighty Ducks 7 h 15.9 h X 6: 1492 6 h 20 9 h 20 7: Consenting Adults 7 h.9 h 15 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (849-3456)— A River Runs Through It 1 h 30 4 h .7 h 9 h 202: Glengarry Glen Ross 1 h 30.3 h 30.5 h 30 7 h 30 9 h 35 3: Hero 1 h 45 4 h 15.7 h 9 h 30 4: Husbands and Wives 2h4hX.7h.9h15 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal (16 au 25 oct )— Saint Mulekicker/Massillon 17 h 45- Stéréotypes/La vie a du charme 19 h 45— Song for Beko 21 h 45 GREENFIELD I:(671-6129)- *4928 h 2: Under AUDITORIUM DU COLLÈGE LIONEL- GROULX: 100 rue Duquel Ste-Thérèse— Présentation du film Retour à Howards End.le 21 oct.à 20h BAR LE FAC: 802 est Ste-Catherme.Montréal— La Ligue d'art visuel instantané présente I événement Peinture en direct, le 21 oct à 20h Les Matisse contre les Gauguin, les oeuvres sont mises à l'encan une fois celles-ci terminées BAR G.SHARP: 4062A St-Laurent Montréal— Jimmy Rogers le 21 oct LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)— J0|0's Band, les 21-22 oct.à 22h.X BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer Montreal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar.I9h a 24h mer au ven 17hX à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven à compter de 22h , sam à compter de 21h 30 — Billy Georgette, pianiste chanteur, lun.mar de I7h à 19h — Trio Billy Georgette, sam de 18h à 21 h 30—Le trio de Bernard Pruneau, les dim de 18h X à 24h.CAFÉ FLORESTA: 4670 St-Denis Montréal (843-4177)— Tous les mercredis Place Aux Poètes, animatrice Janou Saint-Denis, invité le 21 oct.Gabriel Laionde à 2lh CAFÉ DE LA PLACE: PDA Montréal (842-2112)— ¦ Avant la retraite • de Thomas Bernhard, m en s Alexandre Hausvater.du 28 oct au 12 déc., mar.au ven a 20h sam 16hXet21h CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Tritorium.255 est Ontario.Montréal (521-1 M2)— Les Grands Explorateurs présentent • L empire des Indes • de Emmanuel Braquet, le 21 oct.à20h , les 22-23 oct.à 19h CENTRE D ESSAI DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 2X2 Ëdouard-Montpetit 6e étage Montréal (343-7682)— Présentabon du film Le grand bleu, de Luc Besson le 21 oct a t9h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 1M est Sherbrooke Montréal (872-5338)— Jeunes artistes Julie Giraldeau.pianiste, oeuvres de Bach.Beethoven Debussy.Pépin.Barlok— Sophie Lussier et Francine Leng.piano à 4 mains, oeuvres de Brahms, le 21 oct a 20h CLUB BALATTOU: 4362 St-Laurent.Montréal-Aziza danse arabe le 21 oct CLUB PATRICE: 4171 St-Denis.Montréal (844-4481 )— Jean Claude Kamerun (basse) reçoit un pianiste du lun au sam a 22h ESPACE GO: 5066 rue Clark Montréal (271-5381)— « Les bonnes • de Jean Genet, m en s René Richard Cyr.du 13 oct au14nov à20h.Siege 7 h 9 h 10 3: Jeu* de puissance 6 h M.9 h 05 IMAX: Vieux Port de Montreal (496-4629)— En direct de l'espace Le grand canyon version française 10 h saut le sam 13 h X.15 h 15.17 h.19 h version anglaise 11 h 45 20 h 45— Les Rotting Stones 22 h X les ven et sam IMPERIAL: (288-7102) - >49212 h 15.3 h 15.6 h 15.9 h 15 LAVAL : (688-7776) — 1 : Jeu de puissance 7 h 20 9 h X 2: 14926 h 10.9 h 10 3: Célibataires 7 h.9 h 10 4: Consenting Adults 7 h.9 h 10 5: Under Siege 7 h 10.9 h X 6: Rock 'N Nonne 7 h 20.9 h 40 7: 1492 6 h.9 h.8: Mutronics 7 h 25.9 h 30 9: Mighty Ducks 7 h 10 9 h 20 10: Des souris et des hommes 7 h.9 h 10— 11: Capitaine Ron 7 h.9 h — 12: Cimetière vivant 21 h X 9 h 40 LAVAL 2000 1 : (849-3456)- Cuirassé en péril 7 h X.9 h 25 2: Le dernier des Mohicans 7 h 9 h 10 LOEWS l:(861-7437) - Reservoir Dogs 12 h X.2 h 45 5 h.7 h 10.9 h 25 II: School Ties 12 h 15.2 h 30.4 h 45.7 h 05 9 h 30 III: Of Mice and Men 12 h 05 2 h 35.5 h 05.7 h 20.9 h 40IV: Bob Roberts 12 h 10.2 h 20.4 h 35 7 h.9 h 20 V: Whispers In the Dark 12 h X.2 h M, 5 h 10.7 h 20.9h 35.|eu 12h X.2 h50.5h 10.9h45 OUIMETOSCOPE:(525-86M) - Salle 1 Décalogue 1-219 h — François et le chemin du soleil 21 h — Salle 2 La terre jaune 19 h 35— Kafka 21 h 15 PALACE 1 : - Under Siege 12 h 10 2 h 25.4 h 45.7 h 10.9 h 35 II: Consenting Adults 12 h.2 h 10, «h 25.6 h 40.9 h.Ill: Captain Ron 9 h 25-Innocent Blood 1 h.4 h.7 h IV: Dead Bolt 12 h 30.2 h 40.4 h 50, 7 h 10 9 h 20 V: Singles 12 h 40.2 h 45.5 h.7 h 15.9 h 30 VI: Mighty Ducks 12 h 10.2 h 25.4 h 45.7 h 05 9 h 15 PARADIS I: (354-3110)- Basic Instinct 6 h 30-Une ligue en jupons 6 h 45— La cité de la joie 7 h — t'arme fatale 3 9 h — Jeux de guerre 9 h 15- Boomerang 9 h X PARISIEN /.- (866-3856)— Indochine 1 h.4 h X.8 h II: I.P.51 h 30.4 h.6 h 30.9 h III: Le petit prince a dit 12 h X.2 h 45.5 h.7 h 10.9 h 25IV: Des souris et des hommes 12 h 15.2 h X.4 h 55.7 h 15.9 h 35 V: Un coeur en hiver 12 h 30.2 h 40.4 h M.7 h 05.9 h 20.|eu 12 h 30.2 h 40.4 h 50.9 h 20 VI: >4922h.5hX.8h X VII: Jeu de puissance 12 h M.2 h X.4 h 40.7 h.9 h 10 PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) — Candyman 1 h X.3 h X.5 h X.7 h X.9 h X II: Th* Public Eye 1 h 45.3 h 45.5 h 45.7 h 45 9 h 45 III: The Lastot the Mohicans 4 h.9 h 15- Mr Baseball1 h X.7 h |eu 1 h X PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - Cuirassé en péril 7 h 9 h 20 2: Célibataires 7 h 05- ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario.Montréal (526-6582)— « Amerika » d'après Kafka, m en s Gregory Hlady.du 14 oct.auénov .mar au sam à20h X.dim à16h.LA LICORNE: 4559 Papineau.Montréal (523-2246)— < La marche à l'amour > textes de Gaston Miron, du X au 31 oct à 20h X LE CIRQUE: 2112 St-Denis.Montréal (987-7658)-Snack'n Jazz tous les lun et mar à 21 h avec C Pa-pasoff et L Soulier.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario.Montréal (288-7211 )— Le Théâtre de l Avant-Pays présente • La petite fille qui avait mis ses parents dans ses poches • de Alain Fournier, m en s Michel Fréchette, lusqu'au 1er nov.les sam et dim à 15h MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm, Québec— Rendez-vous, soirée de cinéma Montparnasse de Modigliani, le 21 oct à 19h X NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Fred-Barry.4353 est Ste-Catherme.Montréal (253-8974)— Le Théâtre Parmmou présente t Les bleus amoureux > création collective, dans une m en s de Maureen Martineau, du 22 oct au 14 nov — Salle Denise-Pelletier < Antigone • de Sophocle, m en s Louise Laprade.du 13 oct.au 6 nov PLACE DES ARTS: 5e Salle.Mtl (842-2112)-Concert lyrique de Zarzuela avec Pedro Lavirgen.ténor.Nicole Lorange soprano.Antonio Lopez, pianiste.le 21 oct à 20h RESTAURANT CHAR-B-QUE: 1476 rue Crescent.Montréal (289-1943)— Buonassisi Chambers, les mar et mer à 17h RESTO-BAR DES GOUVERNEURS: 458 Race Jacques-Cartier.Montréal (861 -01 M)— John Mc-Gale en spectacle les mer à 21 h — Dave Gossage Quartet |eu a 20h 30— L'Ensemble de Dave Turner, les ven et sam à21h X THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI: 3900 St-Denis.Montréal (282-3900)— « Jote • de Pot Pelletier, m en s Gisèle Sallin.|usqu au 31 oct.mar au sam à 20h X.dim à 15h X THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul.Vieux Montréal (845-7306)— « Opéra tou ¦ spectacle de marionnettes, conception et m en s Vladimir Ageev à compter du 3 oct.sam et dim à 15h — La troupe Les Voix Ferrées présente • Le jardin suspendu • textes de Tardieu Cocteau et Ionesco, m en s Claudine Tremblay.|usqu au 31 oct à 20h THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier Montréal (288-3161 )— • The Guid Sisters • de Michel Tremblay, m en s Michael Boyd, du 1er au 25 oct THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherme.Montréal (861-0563)— « Six personnes en quête d'auteur • de Pirandello, mens André Brassard, du X sept au 24 oct.mar au ven à 20h sam à 16h et 21h THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins.Montréal (845-7277)— .Nez a nez > spectacle conçu et écrit par Benoit Brière et Stéphane Jacques.du X nov au 19 déc UNIVERSITÉ OE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy.Montréal— Salle B 484 Récital de piano et violon.Jean Genest.pianiste.Signy Glendmning.violoniste, oeuvres de Chopin, Hétu.Papineau-Couture et Saint-Saëns, le 21 oct à 20h LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Quebec-Le Théâtre du Trident présente « Famille d'artistes • de Kado Kostzer et Alfredo Arias, m en s Alexandre Hausvater, du X sept au 24 oct THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie.Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Blanc présente < Soirée bénéfice pour ceux qui ne seront pas là en l'an 2000 • de Michel Marc Bouchard, m en s Gill Champagne, du 13 oct.au 7 nov mar au sam à 20h THÉÂTRE DE L'iLE: Hull— • Fleurs d'acier > de Robert Harlmg.m en s Hedwige Herbiet.du 21 oct au 28 nov MUSIQUE CLASSIQUE i.•% • • • • ¦ •'* • • CE SOIR.MERCREDI 21 OCTOBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • sextuor en la majeur op.48 (Dvorak) • sérénade en ré majeur op.25 (Beethoven) DEMAIN SOIR, 22:00 • concerto pour piano no 24 (Mozart) • quatuor en la mineur no 6 (Cherubini) I I I I I RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Leux qui ont LE PAS LÉGER MEURENT SANS LAISSER DE TRACES un film documentaire de BERNARD ÉMOND projeté dans le cadre du Festival International du Nouveau Cinéma le 22 octobre à 19h20 au Cinéma Élysée 2 # le 25 octobre à 18h au Cinéma Parallèle CINÉMA QUÉBEC SUR SCENE La télévision du mercredi soir en un elin d'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) K» Montreal Ce soir Marilyn g L’enfer c’est nous autres L’or et le papier g (7e/13) Enjeux Le Téléjoumal g Le Polnt/météo/sport Cinéma : L’enfance de l'art—Ft.88 Avec C.de Bayser et M.Bompoil rô-, WCAX (CBS) Burlington News News g Murphy g Brown Baseball / Série mondiale g News Dangerous Curves i nê-) WPTZ(NBC) ! Plattsburgh News News g Jeopardyig Wheel of Fortune g Unsolved Mysteries g Seinfeld g Mad About You g Law & Order g News The Tonight Show g CBMT(CBC) Montréal Newswatch Degrassi g Junior High The Wonder Years g Napoleon and Josephine : A Love Story (3e/3) g The National g The Journal News Newharig Star Trek (1ère/2) fmCFTMfTVA) till Montréal Le TVA g éd.18 hres Jeopardy I Loto-Quiz Hockey / les Sharks vs le Canadien Benny Hill Le TVA g éd.réseau TVA g sports Mongraln de set ,CV\ CFCF(CTV) •Jy Montréal Puise g Entertainment Tonight Seinfield g Baseball / Série mondiale g News g Lottery NewsgM Arsenlo g Hall Show m TV5 (Télé Ut; Francophones Feu vert Des chiffres et des lettres Journal de France?Vision 5 Geopolis Toutes griffes dehors (lère/6) Le divan (lère/2) Le cercle de minuit Autant savoir Journal de France 3 CIVM (R.-Q.) TUJ Montréal Passe- Partout Téléservice Le Clap Consommation g Visa santé g L'observateur Téléservice La période de questions m ffi?" Musique vidéo Fax: L’Inloplus Projection Musique vidéo Rock en bulle Rockambolesque — Le quiz WVNY (ABC) Burlington News News g Star Trek: g The Next Generation The Wonder Doogieg Years g Howser, md Home g Improvement Laurie g Hill Civil Wars g News Nlghtllneg Political Program m E 19h / Spotlight / Suzanne Vega Fax Vidéollow (Fpsi VERMONT ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour g The Nightly Business Hotline on Domestic Violence Frontline g Cinéma : Dodge City —km.39 Avec Errol Flynn et Ann Sheridan (35) Montréal La guerre des clans Sonia Benezra # Coup de louore Cinéma : La dame en question —Am.88 Avec Katharine Hepburn et Karen Austin 24/24 Le Grand Journal Sports plus Sports plus extra Cinéma ¦(E9| WCFE • ^ (PBS) Newton’s Apple g The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshour g Great Performances : Capriccio Encore ! Emmerdale Farm Listening To American With BIIIMoyers g Confessions d'un barjo»» 15 PLAZA COTE DES NEIGES: (849-3456)-1: Glengarry Glen Ross 7 h 10 9 h 25 2: Husbands and Wives 7 h 05.9 h X 3: The Lastot the Mohicans 7 h 10.9 h 25 4: Mr Baseball 7 h.9 h 20 5: Hero 7 h 05 9 h 40 6: Mr Saturday Night 7 h, 9 h 35 7: Sneakers 7 h.9 h X LE RIALTO: 5723 ave du Parc Mtl (274-3550) - Festival international du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal (15 au 25 oct )— mer Brother’s Keeper 19 h 30— In the Soup 21 h X VERSAILLES l:(353-7880) - 14926 h 15 9 h 10 II: Under Siege 7 h 20 9 h 30 III: Rock'N Nonne7 h 10— Cimetière vivant 29 h XIV: Des souris et des hommes 7 h 20.9 h X V: Jeux de puissance 7 h 15 9 h 10 VI: Capitaine Ron 7 h.9 h 10 TÉLÉVISION Les Plouffe, avec Denise Pelletier et Jean Duceppe, émission diffusée en octobre 1956.Place à l’âge d’or des téléromans Paule des Rivières LES JARRY DE Rue des Pignons, les Beaulieu, les Jacquemin de Terre humaine, les Plouffe, les Duval de Jamais deux sans toi, les Lambert et les Belleau, toutes ces belles familles revivront le mois prochain lorsque Radio-Canada présentera les meilleurs moments du téléroman québécois, en quatre épisodes d’une heure chacun.Pour préparer Restez à l'écoute, Radio-Canada et le producteur SDA ont retenu 75 des 125 téléromans réalisées au cours des 40 dernières années.Chaque émission contient une avalanche d’extraits qui défilent un peu rapidement mais qui réussissent a nous replonger dans l’atmosphère du temps.C’est qu’il a fallu trier et choisir parmi des milliers de bobines.Pas moins de 9000 heures de téléroman ont été présentées au Québécois depuis l’arrivée de la télévision.Plutôt qu’une analyse sur l’impact du téléroman, Jean-Pierre Plante, scénariste, et son équipe, ont voulu rendre hommage au téléroman.Jean Besré assure la présentation d’une manière un tantinet didactique — il parle trop lentement — mais assurément efficace.Il présente chaque série d’extraits avec humour, en expliquant par exemple que la mort d’un personnage obéit parfois à des impératifs étrangers au téléroman comme les exigences salariales trop élevées d’un comédien.Les extraits sont regroupés par thème.Ainsi, au cours de la première émission, le mardi 3 novembre prochain, vous aurez droit aux plus beaux becs des téléromans.Des petits, des longs, des drôles, des tragiques, des émouvants.Il y aussi cette scène, rarissime, où l’on voit Séraphin La loge pleurer de joie parce qu’il vient d’apprendre que sa Donalda, qui est malade, vivra.« Tu l’aimes donc tant que ça », lui dit un Alexis, surpris, qui croyait avoir le monopole de l’amour pour Donalda.Il y a les infidèles, jamais heureux dans les téléromans car il ne fallait pas récompenser le péché.En parlant de Joie de vivre, en 1961, l’auteur, Mme Jean Després, expliquait que « je peux créer un personnage vivant en concubinage mais je n’ai pas le droit de le rendre heureux ».Il y a aussi les cocus « comiques, tragiques ou, le plus souvent, pathétiques», note Jean Besré.Les extraits les plus savoureux portent sur les relations père-fille et surtout père-fils.Que la mère québécoise est donc envahissante ! Il y aussi cette très belle scène de Je vous ai tant aimé, entre Médée et Colombe.Cette dernière (Use Lasalle) parle de mariage avec son père et ils ne s’entendent pas sur le prétendant qu’il convient de retenir.Et Colombe de dire à son père, tout doucement : « Cher papa, ça servirait à rien de m’avoir tant aimée jusqu’ici si c’était pour m’aimer si mal à présent ».L’on dirait que c’est encore plus beau en noir et blanc.Les téléspectateurs passeront plusieurs minutes à se demander : « Mais c’est qui celui-là donc, il me semble que je le reconnais ».Les réalisateurs ont sciemment choisi de ne pas se perdre dans une nomenclature sans fin, privilégiant le plus grand nombre d’extraits possibles.Michel Drapeau, qui a fait le montage des émissions, soulignait, hier, que le fil conducteur de tous les téléromans est cette idée de développement, présente à toutes les époques.« La Famille Plouffe (premier téléroman présenté le 4 novembre 1953) s’ouvre sur cette perspective, avec des personnages qui ont de l’ambition et qui se transformeront, pour obtenir un certain succès ».La pauvreté également, habite longtemps nos téléromans, avec en arrière-fond la lancinante question venue des églises, peut-on être à l’aise sans être corrompu ?A SURVEILLER Ce soir à 19 h 30, ateliers de science cosmique animés par Jean-Marc Desjardins, au Réseau de science cosmique de l’Homme nouveau, 10 807 rue Millen à Montréal.Rens.: 385-5205.Egalement, ateliers pour enfants à Montréal.Rens.: Anne-Marie Dupont au 495-9190 ou Luce Assad au 276-2491.¦ « Molière et sa musique» par Michel Brunette, ce soir à 20 h, à l’Auditorium Saint-Albert-le-Grand, 2715, chemin de la Côte-Ste-Catherine.Rens.: 332-4126.¦ Ce soir à 20 h, la Société de géographie de Québec vous invite à une conférence de M.Paul Bouchard intitulée : « L’épopée de trois découvreurs de l’Amérique», au Collège Saint-Charles Garnier, salle Jean-Paul Tardif, 1150 rue St-Cyrille ouest à Québec.Rens.: 524-2032.¦ Ce soir à 20 h, la Société de philosophie de Montréal vous invite à une conférence de M.Jean-Louis i.abarrière intitulée : « Style en trompe l’oeil et discours politique selon Aristote», en la salle AM-050 du Pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM, 405 rue Ste-Catherine.Rens.: 279-9200.Ce soir à 19 h 30, la famille recomposée avec Gerry Mariono et Francine Fortier, psychologues et auteurs de La Nouvelle Famille, a la Bibliothèque municipale de Brossard, 3200, boul.Lapinière.Rens.: 926-7912.¦ Ce soir à 20 h, conférence du père André Lamothe, s.j.du Centre Justice et Foi qui nous parlera de la situation actuelle des groupes ethniques, à la paroisse de l’Immaculée-Conception, 1855 rue Rachel est.Rens.: 526-5961.Ce soir à 19 h 15, la Bibliothèque Émile-Nelligan située au 325, boul.Cartier à Laval vous invite à une rencontre sur le thème : « Le théâtre de Shakespeare ».Rens.: 662 4973.¦ Ce soir à 19 h, assemblée générale annuelle des Associés bénévoles qualifiés au Service des jeunes, au Centre 7400, 7400, boul.St-Laurent, suite 514.Confirm.: 948-6180.¦ Ce soir à 19 h 30, les Amis de la santé mentale vous convient à une soirée d’information, au 750 rue Dawson à Dorval.Rens.: 636-6885.¦ Le Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la prévention vous convie à une conférence de Danielle Laberge sur le thème : « La judiciarisation des pa tients psychiatriques », le jeudi 22 octobre de 12 h à 13 h, au 2910 rue Edouard-Mont petit, salle 101.Rens.: 343-6111, poste 4275.¦ Ce soir à 17 h 30, soirée d’information concernant les modalités pour devenir Grand Frère, au 3740 rue Bern, 3e étage à Montréal.Rens.: 842 9715.Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 18 h; à l’Université Concordia, 1455, boul.de Maisonneuve ouest, de 10 h à 17 h; à l’Annonciation, Centre sportif et culturel de la Vallée Rouge, 233 rue Therrien, de 13 h 30 ù 20 h 30; à St-Lam bert, cégep Champlain, 900 Riverside Drive, de 10 h à 16 h 30, et à Boisbriand, Club Aramis, 592 Grande-Côte, de 14 h à 20 h.Rens.: 937 1941 J * v ?r Le Devoir, mercredi 21 octobre 1992 ¦ B-3 CULTURE ET SOCIETE CINEMA /chronique La tentation du cinéma «Adieu tous mes amis» Willie Lamothe, lors de sa dernière apparition à la télévision.Alain Charbonneau C’EST SOUS LE SIGNE évocateur de la tentation que l’Abitibi-Témiscamingue tiendra la lie édition de son Festival du cinéma international du 31 octobre au 5 novembre prochains.En tout, 25 longs métrages, 24 courts et moyens métrages et 33 films d’animation, pour un total de 82 films en provenance de 16 pays différents, seront projetés dans les salles du Théâtre du Cuivre et du Cinéma Paramount de Rouyn-Noranda.Entre autres au programme, le film de Carole Laganière, Aline, qui a remporté le Bayard d’Or du meilleur film au récent Festival de Namur; le dernier film de Jean-Charles Tacchella, L'homme de ma vie, avec Maria de Medeiros et Anne Létourneau ; Est-ce ainsi que les hommes vivent ?, le documentaire de Guy Simoneau sur la misère d’être un homme aujourd’hui ; deux des moyens métrages réalisés dans le cadre de documentaires en vue, L'année qui change la vie de Suzanne G uy et Quand la vie se retire de Christian Blais ; et un hommage à Jean-Pierre Richard, qui viendra présenter en personne Les compères et Les fugitifs de Francis Weber, ainsi que On aura tout vu de George Lautner.Outre le grand blond à la chaussure noire, le Festival comptera cette année parmi ses invités de marque Jean-Charles Tacchella, Philippe Volter, Maria Medeiros, Gildor Roy et Pierre Falardeau.L’an passé, le Festival attirait près de 10 000 spectateurs et 125 invités, et les organisateurs de cette lie édition espèrent bien répéter l'exploit.Festival du nouveau cinéma QUELQUES changements ont été apportés à l’horaire du Festival du nouveau cinéma qui se déroule présentement à Montréal.Les séances 124 (à l’Elysée) et 132 (à la Cinémathèque) doivent se lire comme suit : Virginia or Do Ail Roads Lead To Romeo ?, de Lysianne Thibodeau, Allemagne-Canada, 88’, suivi de Bathroom Intimaciesde Jaime H.Ilermosillo, Mexique, 78’.à la séance 212, on projettera : Orlando de Sally Potter, co-production, 92’.Enfin, une supplémentaire de Forbidden Homework de Jaime H.Ilermosillo est prévue pour vendredi à 15 h 15 au Parallèle, ainsi qu’une autre de Opening Night de John Cassavetes au Rialto, dimanche à 13 h.Une rétrospective Ozu à la Cinémathèque CINÉASTE de l’épure et des moments fragiles, Yasujiro Ozu (1903-1963) est encore méconnu ici, et en Occident en général, où ses films ne sont que rarement présentés.Onze d’entre eux seront projetés dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathèque québécoise lui consacre pendant tout le mois de novembre.Une occasion unique de voir quelques chefs-d’oeuvre du célèbre précurseur japonais, comme Voyage à Tokyo et Late Spring, ou encore certaines oeuvres moins importantes, comme A H en in the Wind ou encore The Only Son, son premier film parlant.Pour connaître l’horaire complet, consultez la Revue de la Cinémathèque.Le cinéma et son financement LES 4 et 5 novembre prochains, l’Institut québécois du cinéma tiendra une audience publique sur les objectifs du soutien financier accordé au cinéma et à la production télévisuelle indépendante dans le contexte de la nouvelle politique culturelle rendue publique le 19 juin 1992.C’est à la suite de ces audiences que l’IQC transmettra au ministre des Affaires culturelles ses recommandations sur l’aide gouvernementale à l’industrie cinématographique.Toute personne, entreprise ou organisme, désireux d’émettre devant le comité des observations et des recommandations sur les objectifs de soutien, doit faire connaître son intention à l’Institut québécois du cinéma d’ici le 23 octobre.Pour informations, communiquez avec le Secrétariat de l’audience publique au (514) 288-7655.Sylvain Cormier « MON BACK-SACK sur le dos / Ma guitare, quelques photos / Willie r’viendra quand il fera beau », chantait Willie Lamothe en 1976.livrant son testament musical sur l’album de ses rêves, enregistré à Nashville, la Mecque de la musique country.Deux ans plus tard, une embolie cérébrale mettait un terme abrupt et cruel à plus de trente années d’une carrière extraordinairement remplie, où il avait connu le succès de toutes les façons: sur disque, à la télévision, au cinéma, et surtout sur toutes les scènes d’une Belle Province qu’il avait sillonnée presque sans discontinuer.Après quatorze ans de retraite forcée et de souffrance quasi ininterrompue, son calvaire est aujourd’hui terminé.Willie Lamothe n’est plus.Sa longue maladie l’a finalement emporté.Admis à l’hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe dimanche soir, on a prononcé le décès à 22 h 15 lundi.Il avait 72 ans.La dépouille sera exposée à partir d’aujourd’hui au salon funéraire Mercier, de Saint-Hyacinthe.On est prié de laisser son Stetson à l’entrée.Avec l’âme en paix et la satisfaction du devoir accompli, le cowboy canadien a donc enfourché sa dernière monture, et il est parti dans la direction du soleil couchant.Un grand bivouac l’attend, et s’il y a une justice de l’autre côté de la grande prairie, on lui aura ménagé une place entre Hank Williams, au cas où lui viendrait l’envie de pousser une p’tite toune, et Olivier Guimond, pour pouvoir s’échanger quelques bonnes farces.Car Willie Lamothe avait deux passions dans la vie : le country & western et la rigolade.À parts égales.« Il avait le don de rendre la vie intéressante, dix minutes par dix minutes», se souvient le réalisateur Gilles Carie, rejoint alors qu’il venait d’apprendre la nouvelle.Carie, rap-pelons-le, avait dirigé l’acteur Lamothe dans La vraie nature de Bernadette (1971) et La mort d'un bûcheron (1972).Profondément attristé, Carie a néanmoins en tête le fabuleux sens de l’humour de Willie Lamothe.Dans la mort, c’est le bon vivant qui renaît.« On ne s’ennuyait jamais avec lui.Il avait toujours des blagues, des aventures à conter.C’était un clown très très gai, mais avec un fond de tristesse qu’il avait gardé de sa jeunesse, de la misère qu’il avait connue.C’est ce qui l’a rendu chanteur country.Il me disait : « On ne peut pas être chanteur country si on n’a pas été miséreux dans sa jeunesse et qu’on en n'a pas gardé beaucoup de sentimentalisme.» C’est la meilleure définition du country que j’ai jamais entendue.» Né Guillaume Joachim Lamothe le 27 janvier 1920 à Saint-Hughes, septième d’une famille de neuf enfants, il s’éprend de la chanson western dès l’enfance, mais sera d’abord acteur de théâtre amateur, danseur à claquettes, professeur de danse, commis-voyageur.En 1939, il tâte la guitare, mais doit tout remettre à plus tard, Deuxième Guerre mondiale oblige.Conscrit, promu caporal, bombardé sergent, il finira instructeur de tir.Démobilisé, il se donne au western qu’il aime tant, genre inconnu chez nous, sinon par les ondes de la radio américaine.Le tout premier, il écrira des textes français sur les rengaines de l'Ouest à la façon de Gene Autry.En 1946, ses premiers enregistrements voient le jour.Je suis un cowboy canadien.Allô, allô, petit Michel et Je chante à cheval, entre autres, connaîtront un succès immédiat et retentissant.Des chiffres de vente avoisinant les 200 000 copies saluent chaque nouveau titre.Willie Lamothe, après La Bolduc et le soldat Lebrun, devient la plus grande vedette populaire du Canada français.En 1954, il partage le Forum avec son idole Gene Autry.Ostracisé par l’élite qui considère le western en français bâtard et sim- pliste, Willie Lamothe n’en a cure et mène sa troupe dans les hameaux les plus reculés du Québec, fidélisant à jamais un public reconnaissant.Roger Miron, une autre figure légendaire de la chanson country & western, surtout connu pour l’immortel /i qui le petit coeur ?, en témoigne : « On avait chacun notre troupe et on se croisait un peu partout.Dans les bals de la rue Saint-Jacques, dans les festivals, dans les partys.Willie, c’était un gars qui avait le diable au corps.On l’appelait notre carte postale parce qu’il était orgueilleux et prenait toujours grand soin de son apparence.» En 1960, il rencontre l’as guitariste Bobby Hachey, dont il ne se séparera plus.Ses années 60, plus discrètes, sont marquées par une apparition au Grand Ole Opry, le temple du country à Nashville.Pour la chanteuse country-pop Renée Martel, le Willie Lamothe de ces années-là était surtout un protecteur.« Mon père (Marcel Martel, un autre pilier du country) et lui étaient amis.Il m’a bercée.Quand je suis arrivée à Montréal (en 1967), je sais qu’il avait dit à mon père: fais-toi en pas, ta fille, je vais la surveiller.Il était plein d’énergie et d’humour, mais il avait des côtes très tendres, très généreux.Il a toujours eu un sentiment paternel pour moi.Il m’adorait, et je l’adorais.Sa mort me bouleverse.» Les années 70 verront s’ouvrir toute sorte de portes que l’on croyait à jamais fermées à un chanteur de country & western.Animateur de ra- dio à CJMS puis de télé au célèbre Ranch à Willie de Télé-Métropole — c’est en téléspectateur que Gildor Roy, futur acteur-chanteur country, l'a connu : « C’était un sapré bon entertainer, qui avait le respect du public et qui savait donner un show » — il renouera avec l'acteur des débuts, révélant un talent fou que personne ne lui soupçonnait.Sauf Gilles Carie : « Je l’avais vu à la télévision, et je m'étais dit: comment se fait-il que personne n’ait encore pensé à lui ?Tout ce qu’il avait fait, c’était un caméo extraordinaire dans Le soleil a pas de chance, de Jacques Leduc, pour l’ONF.Je l’ai vu et ça m’a confirmé dans mon idée.Je l’ai engagé haut-la-main pour tenir le rôle du facteur dans La vraie nature de Bernadette.Pour La mort d'un bûcheron, je n’ai pas pris que Willie Lamothe, j’ai pris son monde.La culture country qui me fascinait.Cet homme-là avait une immense culture orale, dont la plus grande partie meurt avec lui, et c’est triste.» Willie Lamothe fera du cinéma une carrière parallèle, jouant pour Jean-Claude Lord (Les Colombes, Bingo), Denis Héroux ( V a toujours moyen de moyenner) et même pour un réalisateur français, Jacques Lem (Le lit).Carie : « Après La mort d'un bûcheron, il a été une vedette instantanée à Paris.Surtout à cause de son langage d’une liberté extraordinaire.Il n’y avait rien de plus libre que le langage de Willie quand il se laissait aller.» Des apparitions sporadiques ont ponctué ses dernières années, défiant la maladie jusqu’au bout.L’an dernier, pour son remarquable documentaire Quand la chanson dit bonjour au country, la réalisatrice Carmel Dumas l’avait ramené sur scène, en compagnie de Paul Bru-nelle, Marcel Martel et de tous les grands du country.Un très grand moment.Elle le revoit ce soir-là, heureux, vibrant : « Il était allumé.Du moment qu’il avait un public autour de lui, il rayonnait.Autant il oubliait des choses dans le quotidien, autant il se rappelait de toutes les chansons par coeur et chantait d’une voix juste.» Jusqu'au tout dernier jour, en fait, il aura la musique en tête, ainsi qu’en témoigne Renée Martel : « Hier (dimanche), il a demandé à Jeannette, sa femme, si quelqu’un l’avait appelé pour faire quelque chose.» Les vieux cowboys ne meurent jamais que le colt au poing.Salut Willie ! À quoi bon la critique 9 i PHOTO ARCHIVES Le critique Robert Lévesque, en pleine « dissection ».Alain Charbonneau ON LES LIT, on les cite, on les réfute, si on est susceptible, on les déteste et si on est orgueilleux, on les ignore.Les critiques sont décidément des bêtes étranges.Baromètres du bon goût, tantôt juges tantôt bourreaux mais le plus souvent juges et bourreaux à la fois, ces ratés sympathiques inspirent à l’intelligensia bourgeoise de notre époque, celle qui fait l’art comme celle qui le consomme, des sentiments contraires, souvent mêlés de fascination et de répulsion, de passion et de haine, de reconnaissance et d’exécration.Marcel Jean les connaît bien.D’abord pour en « avoir été », comme disait Swann à propos des Guerman-tes.Ex-critique de cinéma au DEVOIR, Jean a été longtemps rédacteur en chef de la revue 24 images et enseigne toujours le cinéma à l’Université de Montréal.Ce n’est qu’as-sez récemment qu’il fit acte de dissidence, passant à la création en 1989 avec Le rendez vous perpétuel, puis plus sérieusement avec Vacheries, en 1990.Présenté le week-end dernier au Festival du nouveau cinéma et représenté à l’antenne de Radio-Québec le 3 novembre prochain à 21 h 30, son dernier film, État critique, nous propose sur le mode documentaire une stimulante radiographie des rapports que la critique québécoise entretient avec les créateurs et le public.État critique s’attache d'abord et surtout à la profession de critique proprement dite.Mariant reportages et entrevues, Marcel Jean brosse une suite de portraits très libres de quelques-uns des bonzes les plus in- FESTIVAL INTERNATIONAL DE MONTREAL fluents de la critique culturelle québécoise : l’attachant et inépuisable Claude Gingras de La Presse , immergé sous les microsillons de sa phonothèque personnelle ; Robert Lévesque du DEVOIR , surpris devant son écran entre l’éreintement d’une pièce de théâtre et la dissection d’un film ; et Jean Larose, l’essayiste cérébral de La petite noirceur et le professeur de littérature à l’Université de Montréal.Sans oublier Jean Barbe, ex-rédacteur en chef de l’hebdomadaire culturel Voir et romancier de fraîche date, dont les brèves apparitions illustrent surtout la vulnérabilité du critique qui passe à son tour à la moulinette de ses pairs.En écho à ces portraits, qui constituent la véritable charpente du film, Jean recueille à chaud les réactions d’artistes au banc des accusés et interroge Michel Tremblay et André Brassard, qui connaissent bien la critique pour en avoir subi les éloges comme les foudres.État critique, c’est sa force à mon avis, ne se penche donc pas sur « la » critique, ou s’il le fait, c’est par la bande, en suggérant des éléments de réflexion plutôt qu’en formulant une pensée solide et polémique sur le sujet.La critique est un discours plus ou moins cohérent (parfois très cohérent) qu’on retrouve partout où il y a matière à critiquer, elle existe en quelque sorte indépendamment de ceux qui la formulent.Les critiques, eux, sont des hommes, faillibles par définition , inconstants de nature, qui exercent un métier dans les limites de leur compétence.Ils sont un peu au discours critique ce que les accidents sont à l’essence, pour parler philosophie.C’est ce métier, un métier exigeant, qu’il n’est pas donné à tous de pouvoir exercer, que Marcel Jean a l’intelligence de nous faire découvrir, évitant de se lancer dans un débat, qui n’aurait pas manqué d’être stérile dans les limites du cadre imposé, sur la fonction de la critique.Epinglant avec ironie la critique d’humeur et ses jugements réducteurs, modèle « J’aime, j’aime pas», le cinéaste revendique aussi, souvent implicitement, dans le simple choix de ceux qu’il suit, une critique qui soit elle-même créatrice, affranchie de sa dette envers l’objet dont elle parle.Mais du coup, il lui faut trahir ses partis pris de départ et s’aventurer sur des terrains on ne peut plus glissants.Et la réflexion n’est pas toujours à la hauteur.Si drôles et si divertissantes qu’elles puissent être, les citations d’auteurs, données entre deux plans sur carton, déplacent insensiblement l’accent, des critiques vers la critique, des hommes vers la chose, sans toujours faire les nuances qui s’imposent.Alors qu’il aurait fallu s’en tenir au métier, à ses dessous et à ses risques, qui sont nombreux.Quelles sont les contraintes, éditoriales en particulier, que rencontre le critique dans l’exercice de ses fonctions ?Qu’est-ce qu’être critique au Québec ?Comment vit-on, quand on est critique à la pige ?C'est cette veine qui est explorée, mais pas toujours approfondie.Le film reste passionnant du début à la fin.Il porte un regard complice et amusé sur cette race d’êtres bâtards, souvent déchirés entre leur plaisir et leur jugement, entre les forces centripètes du premier et les forces centrifuges du second.Et si la fonction d’un documentaire est de susciter des questions et de forcer le spectateur à l’interrogation, alors Etat critique mérite sans aucun doute l’attention du public.et la considération de la critique.Deux mots pour dire que si vous ne savez pas quel film courir voir, on présente pour la dernière fois ce soir, au Rialto, à 21h30, In the Soup d’Alexander Rockwell.Une comédie tout en clins d’oeil, qui raconte l’histoire d’un réalisateur en herbe à la recherche de fond pour produire son premier film et touve l’âme soeur en la personne d’un malfrat qui profitera de la naiveté de sa nouvelle connaissance pour boucler un recel de cocaïne.Amusant, divertissant et sans prétention.Avec Seymour Cassel, Steve Buscemi et la participation éclair de Jim Jarmush.Mongrain de sel On reçoit Jean Allaire.(TVA, 11 h 45) ?Géopolis Magazine géopolitique français qui se penche ce soir sur nos bibittes, en consacrant une édition d’une heure au Québec et au référendum.Toujours intéressant de voir comment on nous analyse de l’extérieur.(TV5, 20h) ?Chapeau Willie Reprise d’une émission sur Willie Lamothe, pour lui rendre hommage alors qu’il vient de disparaître.Cette émission spéciale remplace Enjeux.(Radio-Canada, 21 h) ?Visa santé Parmi les sujets, une question sur laquelle on peut facilement trébucher : le féminisme a-t-il tué l’érotisme ?(Radio-Québec, 21 h) ?Le divan Émission d’entrevues « psychanalytiques » qui reçoit ce soir un réalisateur passionnant, Bertrand Tavernier.(TVS, 22h) — Paul Cauchon THÉÂTRE Un petit triomphe tout plein de variété Folies des années folles D'après une idée de Danielle Hotte et Yvan Leclerc.Conception et mise en scène de Lorraine Beaudry.Arrangements musicaux et pianiste : Sylvie Boudreau.Conception visuelle de Louise Campeau.Costumes de François Barbeau.Éclairages de Claude Accolas.Chorégraphies de Danielle Hotte et Louise Lussier.Avec François Godin, Danielle Hotte, François Langlois, Joël Legendre, Brigitte Morel, Widemir Normil et Patricia Tulasne.Une production du Théâtre du Rideau Vert, présentée jusqu’au 1er novembre.Gilbert David DÉCIDÉMENT, la direction artistique du Rideau Vert aime les débuts de saison racoleurs.À pareille date, l'an dernier, on avait droit à des Lettres d’amour d’où suintait la sentimentalité d’un roman à l’eau de rose.Cette fois, on remet ça en versant dans la nostalgie, sous couvert d’un récital de chansons qui ont fait les beaux jours de l’entre-deux-guerres.Ne cherchez surtout pas le théâtre dans cette enfilade d’une quarantaine de succès populaires français et américains, de Maurice Chevalier à Piaf, de Lucienne Boyer à George Gershwin, de Je vous ai reconnu à Lily Marlene.Lorraine Beaudry a monté un spectacle de variétés qui ferait le bonheur sonnant et trébuchant de n’importe quel théâtre non subventionné, en restant au ras des âquerettes et des clichés confortâtes, sans prendre la peine de dramatiser un tant soit peu son superficiel palmarès des années folles et du temps de la Crise des années trente.Ce ne sont quand même pas les éphémérides dont la metteur en scène émaillé la soirée — les funérailles nationales de Laurier, l’exécu- tion de Sacco et Vanzetti, l’érection de la croix du Mont-Royal (sic), le Krach de 1929, la mort de Valentino (re-sic), etc.— qui peuvent tenir lieu de point de vue historique sur ce dont il retourne avec la culture de masse naissante, et pas davantage sur ce que disent les textes des chansons choisies.Ne demandez pas à ce spectacle complaisant de proposer une mise en contexte de la fuite en avant, la Grande Guerre passée, vers un nouveau conflit mondial.Ne demandez surtout pas à Lorraine Beaudry, par exemple, qui sont Brecht-Weill, la Bolduc et Fridolin, dans son entreprise de nivellement par le bas de toute une époque riche de ses contradictions, de ses critiques sociales et de ses espoirs déçus.Non, en lieu et place d’une vision du monde identifiable, d’un éclairage sur l’air du temps qui ne soit pas qu’une simple et inégale restitution de chansons célèbres ou de danses d’époque, on trouve l'étalage sans vergogne de facilités et de jeux de scène appliqués et prévisibles — tel ce concours d’amateurs qui tente de créer un semblant de jeu dans ce revival poussif et qui renvoie involontairement le spectacle à son terrain d’élection.Bien sûr que ça marche ! Et que le public, beau joueur, en redemande ! Doit-on s’en étonner ?Mais je persiste à dire qu’il y a erreur sur le théâtre, que le Rideau Vert s’égare dans un domaine qui n’est pas celui qu'une collectivité responsable devrait consentir à investir avec des subsides publics.Car tout se passe ici comme si le Rideau Vert avait, l’ancienneté aidant, un statut d’intouchable que personne, à commencer par les jurys de gens de théâtre, n’ose mettre en perspective.N’y a-t-il pas là, pourtant, matière à discussion ?La longévité est-elle un critère absolu qui doit interdire d’in- terroger les choix concrets des producteurs subventionnés au Québec, c’est-à-dire leurs programmations ?Les théâtres subventionnés ne se reconnaissent-ils aucune éthique artistique, qui commence par un examen scrupuleux des choix d’oeuvres dans un contexte où les producteurs privés, eux, — c’est bien leur droit, remarquez — se contentent d’exploiter des formules passe-partout et des recettes lucratives à coup sûr ?Si les créateurs théâtraux au Québec ne s’étaient pas eux-mêmes bâillonnés, au nom d’une solidarité grégaire qui les pousse à s’en prendre à des boucs émissaires plutôt que de regarder en face le sous-théâtre qu’ils produisent trop souvent, si ne sévissait pas dans le « milieu » ce qu’il faut bien appeler une sidérante loi du silence, le théâtre d’art ne s’en porterait-il pas mieux ?Je n’ai rien contre l’industrie du divertisse- ment : elle est importante pour les gens de la scène qui y trouvent des emplois et même, pourquoi pas ?des occasions de faire valoir d’autres facettes de leur talent.Ce n’est pas une raison pour que le Rideau vert s’y adonne, comme si de rien n’était.Car, revenons à ces Folies des années folles du Rideau Vert, je voq-drais bien savoir ce que vient faire un tel spectacle dans un théâtre qui devrait justement proposer du théâtre et non des variétés.Un théâtre qui renonce ainsi à signifier sans détour ce que la société gagne à soutenir l’art, troque pour des succès bien éphémères — et qui n’abuseront personne — des objectifs théâtraux et des critères artistiques identifiables.Au lieu de cela, les directions de certains théâtres seront peut-être tentées de dire que la critique n’a pas pour fonction de saisir le public de telles questions. B-4 ¦ Le Devoir, mercredi 21 octobre 1992 CULTURE ET SOCIETE CLASSIQUE Un Beethoven peu convaincant Série classique Orchestre Métropolitain Dir.Otto-Werner Mueller: Beethoven, Fidelio, ouverture en mi majeur op.72; Concerto no.3 op.37, avec Sylviane Deferne (piano); Symphonie no.4 op.60.Lundi 19 octobre, Théâtre Maisonneuve.Carole Bergeron SI LA MUSIQUE de Beethoven ne risque pas de déplaire, sa popularité n’en fait pas une matière facile.Il suffirait d’en parler aux cornistes du Métropolitain qui peinèrent outrageusement, ou encore à la soliste invitée, la pianiste Sylviane Deferne qui éprouva du mal à s’entendre avec le chef d’orchestre.En admettant que la prestation des musiciens ne fut pas mauvaise, il demeure qu’elle ne s’imposa ni au chapitre de la perfection, ni à celui de l’expression.On n’y peut rien, les meilleurs interprètes ont presque tout dit sur Beethoven, et le mélomane le sait bien qui va au concert, le disque compact dans la mémoire: les neuf Symphonies et les cinq Concertos lui sont devenus familiers.Il a pris l’habitude d’une précision de jeu quasi absolue et n’a cure des circonstances atténuantes.Faut-il le blâmer de ne !FAMOUS PLAYERS ie fëtit Æifiœ ____________ a dit INDOCHINE PARISIEN 480 Slé-Calhtrin* O 12-30-2 45-5 00-7 109 25 PARISIEN 480 Slt-Calhtrln* O "W TERREBONNE «KM» 1071 Ctemtn du Coteau & 1 00 4 30 8 00 RESERVOIR DOGS version o.anglaise 16 LOEWS «'¦>«> 9S4 Sle Catherine O ?12 302 45 5 00 T 10 9 25 COUCHE TARD sam il 35 OU OiNI ML un I IG -• Sautet \tver3 ¦MP PARISIEN I PLAZA REPENTIGNY 480 Ste-Catherina O | WS«crriiii (S 12 302 40 4 50 7 05 9 20 leucJ.12 30 2 40 4 50 9 20 Tous l«s soirs 9 05 sam dim 3 05 9 05 Une vie sans amour est une vie foutue.Un film de Jean-Jacques Beineix «-tJlC rp PARISIEN 480 Sla-Calharin* O.W JOLIETTE ?IMPERIAL 220 lut Beaudry (S 1 30 4 00€ 309 00 Tous les soirs 7 009 X sam dim 2 004 X 7 009 X !?nniDOLBY STEREO] | Cette année, écoutez CIEL! ET PARCOUREZ LE MONDE! MAROC IDENTIFIEZ 5 MOTS PASSEPORT MOTS PASSEPORT DATE DE DIFFUSION REMPLISSEZ ET RETOURNEZ A CIEL.CP 98.5, LONGUEUIL J4H 3Z3 COUPONORiG'NAi '.Bipf P»',"/.',P f Pff .LE DEVOIR ififPHOf.f UUESTION D HABILITE A COMPLETER 10 * 8,5 exut1k tvut&Q W pas chercher à comprendre pourquoi, lundi soir, le Troisième concerto ne fut pas aussi « concertant » qu’il aurait dû l’être ?Après une double exposition plutôt réussie, la partie centrale (le développement) du premier mouvement laissa l’orchestre indifférent à l’idée de dialoguer, comme si le chef n’avait pas éprouvé le désir de s’impliquer, de répondre aux assertions du piano.À moins que, sous-estimant l’acoustique capricieuse de la salle, ce dernier ait agit avec une prudence excessive, de peur d’écraser le son même de l’instrument soliste.Ce qui ne laissa à Sylviane Deferne que la Cadence pour affirmer sans gêne sa présence.Marqué largo (lent avec ampleur), le second mouvement fut de loin le plus beau moment, la jeune pianiste d’origine suisse s’abandonnant à cette « ferveur profonde » dont parle le musicologue (biographe de Beethoven) André Boucourechliev.Une ferveur que Mueller partagea, cette fois, sans réserve.Retrouvant l’inconfort de \Allegro con brio initial, le Rondo final n’atteignit jamais l’entrain que commande son caractère ludique.L’interprétation de ce morceau demeura hélas prudente._ Depuis le temps qu’on le voit diriger l’Orchestre Métropolitain, on sait qu’Otto-Werner Mueller place les premiers violons à gauche et se- PHOTO JACQUES NADEAU L’ouverture de la saison musicale de l’Orchestre Métropolitain, sous la direction d’Otto-Werner Mueller et avec la pianiste soliste Sylviane Deferne.conds violons à droite, devant l’orchestre, ce qui oblige les violoncelles à se ranger a l’intérieur de la section de cordes.Cela rend beaucoup mieux perceptible l’écriture des violons, ainsi qu’on a pu le constater dans la Quatrième symphonie.Tou- tefois, au Théâtre Maisonneuve — et l’on s’étonne que Monsieur Mueller ne l’ait pas encore remarqué — les violoncelles font les frais de ce dispositif qui rend leur sonorité anémique.En conséquence, les graves manquent autant d’épaisseur.Cette lacune se fit sentir non seulement dans la première partie du Concerto mais encore, de manière générale, dans la Symphonie.Cependant, sans être d’une folle originalité, l’approche d’Otto-Werner Mueller ne manque ni d’acuité ni de musicalité.Solide, la « reconstruction » respecte les règles architectoniques du texte — les reprises sont toutes là.Mais pour défendre cette olympienne lecture, encore aurait-il fallu que l’Orchestre Métropolitain fut en meilleure forme.Faire place à la musique dans la politique culturelle Marie Laurier LE MILIEU musical du Québec attend du gouvernement des mesures concrètes de sensibilistion à la musique auprès des jeunes et du public dans l’expression de sa future politique culturelle.À cet effet, et pour ne pas risquer d’être oubliée, l’Association des organismes musicaux du Québec (AOMQ) soumettra ces jours prochains des recommandations précises à la ministre des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-IIé-bert.Réunis pour la première fois en journée d’étude cette semaine à Montréal, quelque 75 représentants des quelque 50 organismes-membres de l’AOMQ en plus de quelques observateurs — des créateurs, des interprètes, des enseignants, des producteurs et des diffusesurs — ont analysé et dégagé les lignes de force qui assureraient une présence et une visibilité plus grandes de la musique dans la communauté québécoise.D’un commun accord, ils ont réclamé être représentés dans le futur Conseil des arts et des lettres du Québec tel que déjà annoncé par la ministre.Selon Anne-Marie Messier, présidente de l’organisme, elle-même directrice générale de la Société de musique contemporaine du Québec, cette rencontre qui devrait être suivie d’autres semblables, aura permis à chacun des intervenants d’exprimer ses vues et ses attentes, d’identifier les besoins en régions, tous ayant reconnu que Montréal reste la plaque tournante et quasi exclusive de la concentration des manifestations musicales.« La musique classique est très peu présente ailleurs que dans la métropole du Québec, et Premier concerta la salle Pierre-Mercure m Société de musique contemporaine du Québec QUÉBEC-AMÉRIQUES Marc Bélanger, alto • René Lussier, guitare électrique • Joseph Pétrie, accordéon L'Ensemble de la SMCQ, direction Walter Boudreau Morton Feldman, The Viola m my life (1970) • René Lussier, Destination Soleil (Commande) Edgar Varèse, Déserts (1950-1954) • Serge Garant, Circuit 11 (1972) Alcides Lanza, Argltanum I ( 1986) Jeudi 22 octobre 1992 À 20 heures Salle Pierre-Mercure; 300, rue de Maisonneuve Est, Montréal — Métro Berri Prix des billets simples (r.ixcs incluses) : 19$ /11,50$ étudiants et aînés.Jeunes de 15 ans et moins accompagnant un adulte: gratuit.Renseignements et réservations: 843-9505 a MONTREAL.TRUST SRC MWAU'M V(»(0 la musique contemporaine pas du tout, rapporte Anne-Marie Messier.Nous suggérons donc la circulation des concerts dans tout le Québec et idéalement à l’étranger, de façon à ce que tous les citoyens puissent être en contact avec la musique».D’autres recommandations portant sur la création musicale, la diffusion et l’éducation à la musique seront portées à l’attention de la ministre des Affaires culturelles.« Le milieu musical est unanime pour dire que le gouvernement a un important rattrapage à faire quant à l’aide accordée aux compositeurs, aux interprètes, aux producteurs et aux diffuseurs, les uns n’allant pas sans les autres et formant une chaîne d’effectifs qui devrait être soutenue du début à la fin.» Une autre priorité fait concensus: la réintégration de l’enseignement de la musique dans les écoles: « Cette recommandation nous apparaît fondamentale, et à cet effet diverses avenues ont été explorées de façon à revitaliser la formation musicale des jeunes et à cet égard nous ferons valoir à la ministre que l’AOMQ est prête à collaborarer », commente Mme Messier qui donne en exemple le travail fait depuis quinze ans par L’Arsenal à musique qui fait découvrir aux jeunes les plaisirs des sons et les divers intruments de musique.Dans un même ordre d’idée, le milieu musical estime essentielle la revalorisation du loisir musical chez les adultes, dans un esprit d'excellence en mettant sur pied des programmes qui associeraient les professionnels et les amateurs.On souhaite également une présence plus importante de la musique dans les médias et dans les émissions culturelles, à la télévision notamment.La porte-parole de l’AOMQ souhaite vivement que ces recommandations ne restent pas lettre morte et que la ministre en tiendra compte dans la formulation de sa politique PHOTO JACQUES NADEAU Le milieu musical du Québec juge fondamentale la réintégration de l’enseignement de la musique dans les écoles.sectorielle et globale en matière culturelle.« Nous croyons le momentum favorable et nous irons personnellement assurer Mme Hébert de notre entière collaboration et de cette nouvelle solidarité entre nous, de façon à ce que la musique de concert pkrofessionnelle fasse partie intégrante de la vie de tous les Québécois.» Mme Messier, accompagnée de la directrice générale de l’AOMQ, Mme Andrée Girard et de membres du comité devraient présenter le dossier à la ministre ces jours prochains, pas avant le 26 octobre évidemment.mais avant les Fêtes certainement.& TB* é?.\-p du 9 au 31 octobre 1992 Salle Jean-Claude Germain Ecrit et interprété par POL PELLETIER mise en scène scénographie éclairages costumes conception sonore maquillage régie direction de production Gisèle Sallin Claude Goyette Louise Lemieux François Laplante Robbi Finkel Marie-Angèle Protat Joanne Vézina Harold Bergeron ret cCcomü ELLE CHANTERA, ELLE DANSERA ET ELLE RIRA BEAUCOUP billets également disponibles a la Licorne 4559, rue Papineau et à la Nouvelle Compagnie Théâtrale 4354, rue Ste Catherine est théâtre d'aujourd'hui Direction artistique : Michelle Rossignol réservations : 282-39C royal air maroc I I I PARUTION le 7 novembre DANS LE DEVOIR ELAAC (Entrée libre à l’art contemporain) RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 Date de tombée: le 23 octobre 1992 La sixième édition de Entrée libre à l’art contemporain (ELAAC), une exposition présentée à la Place Bonaventure du 12 au 16 novembre et qui a désormais le statut d'événement culturel majeur, sera l'occasion d’un cahier spécial grand format du DEVOIR publié le 7 novembre.• Une petite foire-exposition devenue grande • Le marché de l’art contemporain.Pourquoi en acheter?• Qui sont ces artistes?• La tension entre les galeries commerciales et parallèles • Quatre galeries belges se déplacent pour ELAAC • Les galeries de Montréal, de la rareté à la concurrence • Témoignage d’un assidu des galeries • L’art contemporain au cinéma • Plan de l’exposition, liste complète des exposants et horaires des conférences du DEVOIR durant l’exposition • L’impact du nouveau Musée d'art contemporain sur le marché 0183 L ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, mercredi 21 octobre 1992 Amnistie Internationale dénonce la violence infligée aux enfants^ Pierre Cayouette SUR TOUS LES CONTINENTS, des milliers d’enfants sont torturés, tués ou arbitrairement détenus par les forces de l’ordre, avec le consentement tacite des gouvernements, dénonce Amnistie Internationale.« On les prend parfois pour cibles parce qu’ils sont perçus comme une menace, parfois aussi on les maintient arbitrairement en détention ou on les torture pour faire pression sur leurs parents.Dans d’autres cas, les enfants sont victimes de violences infligées par les forces gouvernementales ou les groupes d’opposition, simplement parce qu’ils vivent au centre d’un conflit armé », écrit l’organisme international dans une déclaration publiée hier.L'intervention d’Amnistie Internationale s’inscrit dans le cadre de sa semaine thématique annuelle, a précisé hier Mme Sophie Lussier, porte-parole de la section canadienne francophone de l’organisme.La déclaration ne fait aucunement mention de violations de droits fondamentaux des enfants au Québec ou ailleurs au Canada.Il en va tout autrement pour le Brésil, le Burundi, la Turquie, le Pérou et les États-Unis, tous dénoncés par Amnistie Internationale.L’organisme dit recevoir à chaque année des centaines d'informations faisant état de violations des droits fondamentaux des enfants.Le document insiste sur le Brésil.Des milliers d’enfants de la rue y ont été torturés ou tués par les escadrons de la mort, lesquels sont souvent dirigés par des policiers agissant en dehors de leurs heures de services et financés par des petits commerçants désireux de combattre la délinquance.Au Pérou, poursuit l’organisme, Moscou s’acharne à détruire la carrière de Gorbatchev MOSCOU (AFP) — La direction russe élargit son offensive de discrédit de Mikhaïl Gorbatchev et s’attache désormais à briser sa « carrière politique » en multipliant les accusations ou les insinuations, tout en assurant qu’elle ne recourra pas à la force pour obtenir qu’il témoigne au procès contre le parti communiste de l’URSS.Hier, le ministre de l’Information Mikhaïl Poltoranine a déclaré dans une conférence de presse que les autorités russes possédaient des « documents très sérieux » mettant en cause l’ancien président.Si sérieux qu’ils « ne sont pas rendus publics aujourd’hui pour des raisons de sécurité de l’État », a ajouté le ministre.Vendredi dernier, au cours d’un dîner avec des journalistes étrangers, M.Poltoranine, qui contrôle en particulier les archives dites « présidentielles » — les plus secrètes — avait notamment affirmé avoir « le texte complet du discours de Mikhaïl Gorbatchev lorsque l’URSS avait décidé d’envoyer des troupes en Afghanistan», en 1979.Cette nouvelle attaque a été lancée dès le retour de M.Gorbatchev de Berlin, où il a reçu l’autorisation de se rendre, en dépit de l’interdiction de quitter la Russie qui pèse toujours sur lui, pour assister aux funérailles de l’ancien chancelier ouest-allemand Willy Brandt.L’offensive contre l’ancien président est sensible partout, de l’accusation de fraude fiscale contre sa Fondation à la teneur des débats à la Cour constitutionnelle.Lundi, le président de la Cour constitutionnelle Valéry Zorkine a ainsi pu donner une longue conférence de presse, diffusée en direct à la télévision juste avant les informations du soir, pour justifier la position de l’instance judiciaire à l’encontre de M.Gorbatchev.Répondant aux critiques de l’Occident, M.Zorkine a souligné que M.Gorbatchev ne serait pas amené devant la Cour « les menottes aux poi- gnets », même s’il n’était pas dispensé de ses « devoirs de citoyen ».Le juriste a en revanche souligné que le refus de l’ancien secrétaire général de venir témoigner au procès du PC constituait « une erreur politique ».« Quel exemple donne-t-il?(.) la société ne peut se permettre d’élire un tel homme comme président, celà signifierait la mort de cette société», a-t-il dit.Au passage, M.Zorkine a fait allusion avec ironie à l’appui de l’Occident à M.Gorbatchev.« Gorbatchev a montré qu’il n’est pas un citoyen de Russie, mais d'Allemagne, de France, d’Italie ou de Corée du Sud (.) Qu’il soit donc citoyen du monde.Mais qu’il n’oublie pas qu’il doit alors dire adieu aux droits d’un citoyen russe», a-t-il dit.Certains commentateurs n’hésitent plus à affirmer que l’on veut forcer M.Gorbatchev à l’exil.En attendant, la direction russe va probablement continuer à utiliser contre lui les archives sur lesquelles elle a la haute main.La semaine dernière, alors que M.Gorbatchev et son épouse s’apprêtaient à partir pour l’Allemagne, le service de presse du président Boris Eltsine affirmait que l’ancien président avait dissimulé des documents sur le massacre de plus de 21000 Polonais à Katyn en 1940.Les prochaines révélations ne sauraient tarder.Les archives du Bureau Politique du PCUS contiennent de nombreux documents signés de M.Gorbatchev, a souligné M.Poltoranine hier.Il « a laissé sa signature partout comme une mouche laisse ses traces sur chaque ampoule », a-t-il ajouté.Quant à Boris Eltsine, le président russe qui a fait toute sa carrière au PC, « il n’était pas membre permanent du Rureau politique », a noté M.Poltoranine, assurant qu’aucun document ne mettait en cause l’actuel chef de l’État.M.Eltsine a été membre suppléant du Politburo de février 1986 à février 1988.La Russie suspend le retrait de ses troupes dans les pays baltes MOSCOU (Reuter) — Moscou a annoncé hier la suspension temporaire du retrait de certaines unités de son armée stationnées dans les pays baltes en invoquant des difficultés de réaffectation en Russie.Cette mesure est à replacer dans le contexte d’une détérioration des relations entre la Russie et les États baltes à propos du sort des minorités russes.« Le retrait est temporairement arrêté jusqu’au règlement de toutes les questions liées à l'installation (des soldats) dans de nouveaux emplacements », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué.Un porte-parole du ministère a précisé que le retrait de certaines unités se poursuivrait conformément à un programme déjà établi, mais que celles qu’on ne pouvait accueillir ailleurs seraient maintenues sur place.Il n’a pas cité de chiffres.Le communiqué ne précise pas si cette suspension concerne les trois pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie).Le rapatriement des milliers de militaires autrefois stationnés en Europe de l’Est pose déjà de gros problèmes à Moscou, qui a demandé aux États baltes de contribuer à la construction de logements en Russie pour accélérer les opérations de retrait.Quelque 130 000 soldats soviétiques étaient basés dans les pays baltes lors de l’accession de ceux-ci à l’indépendance, en 1991.D'après le département d’État américain, environ 40% d’entre eux ont déjà été rapatriés.D'autre part, la Russie s’est engagée à ne plus envoyer de nouvelles recrues dans cette région.La Russie, qui était opposée à la politique balte de l’Union soviétique, a aidé les trois pays à conquérir leur indépendance après l’échec du putsch communiste contre Mikhaïl Gorbatchev.Mais depuis lors, les relations se sont dégradées entre les deux parties, notamment à propos du calendrier de retrait des anciennes troupes soviétiques, passées sous contrôle russe, et de divergences politiques et économiques.Des trois républiques baltes, seule la Lituanie a conclu jusqu’ici un accord avec Moscou sur le retrait des troupes, aux termes duquel le rapatriement doit être terminé fin août 1993.Des négociations se poursuivent avec ta Lettonie et l’Estonie, sans succès jusqu’à présent.Le président Boris Elstine a exclu au début du mois la signature d’un accord de retrait militaire avec ces deux républiques tant qu’elles n’accepteraient pas de garantir les droits des minorités russes installées sur leurs territoires.De son côté, le vice-président russe Alexandre Routskoi a menacé Tallin de sanctions économiques.La Lettonie et l’Estonie ont voté des lois sur la nationalité très restrictives qui, affirme Moscou, font de leurs ressortissants russophones des citoyens de deuxième classe.En Estonie, ils représentent 40% de la population, mais n'ont pu participer aux élections organisées au début du mois.Moscou a évoqué l’affaire aux Nations unies, où elle a accusé les deux États de faire preuve de discrimination envers leurs minorités.Ceux-ci ont à la fois réfuté ces accusations et demandé à l'ON U d’accélérer le processus de retrait militaire.D’après l’agence Interfax, le communiqué du ministère de la Défense a été publié à l’issue d'une réunion de ses hauts fonctionnaires à Moscou.les enfants figurent parmi les nombreuses victimes du Sentier lumineux, un groupe armé d’opposition.Amnistie Internationale reproche aux États-Unis de continuer « à prononcer contre des enfants la peine la plus cruelle et la plus inhumaine qui soit », la peine de mort.Sept pays ont exécuté cette année des jeunes gens pour des crimes commis pendant leur adolescence.Le plus grand nombre de ces exécutions, cinq, ont eu lieu aux États-Unis.En février 1992, l’État du Texas a exécuté un délinquant mineur, Johnny Garrett, pour un crime qu’il avait commis à l’âge de 17 ans.Atteint de psychose chronique, l'adolescent souffrait de lésions cérébrales et de délires paranoïdes.La déclaration d’Amnistie s’attarde par ailleurs sur des atrocités commises en Turquie.Des enfants kurdes y voient leurs droits bafoués tant par les forces gouvernementales d’Ankara que par les rebelles uu ram uvî> uataïueuis uu ixunus-tan, l'opposition.Dans le document pubüé hier, on raconte l’histoire atroce d'une jeune kurde de 16 ans.Biseng Anik, morte en garde à vue après les troubles qui ont éclaté lors du nouvel an kurde.« La moitié de sa tête a été arrachée et, selon certaines sources, son corps était couvert de marques de tortures», rapporte l'organisme.La version officielle des événements fait plutôt état du suicide d’adolescente.Aucune enquête n’a été instituée.Au Burundi, dans le climat tendu des affrontements ethniques, deux femmes et cinq enfants ont été tués par une grenade lancée dans leur maison.La déclaration émise hier fait par ailleurs état de tortures à l’électricité infligées aux jeunes délinquants en Inde et à des orphelins croupissant dans les rues du Guatemala et du Mexique.En Roumanie, aussi, des enfants ont été blessés dans des ma- nifestations antigouvernementales.« Les enfants et les adolescents sont particulièrement vulnérables.Pourtant, trop souvent, on découvre qu’au lieu de les protéger, des gouvernements les font tuer, torturer et emprisonner.Les enfants ne sont pas à même de défendre leurs droits, il est donc impératif que les gouvernements prennent des mesures pour ganisme.En 1991, le Canada a ratifié la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant.Cette convention internationale protège la dignité et les droits sociaux, économiques, politiques et cul-.turels des enfants.____________________________________iCî LES MÉDICAMENTS, FAUT PAS EN ABUSER! 4» Santé et Services sociaux Quebec il 1 g I l§ ü ov 0^ x * t m Æ : \ o tjjgip jüwp$n mê A i§
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